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» War is Hell

Miss E

Miss E
PNJ

C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 3894

Lun 26 Fév - 11:54


L'exécution de cette jeune femme résonne comme un cinglant rappel à l'ordre, alors que les echos de la détonation se font encore entendre. Les réactions viscérales de certains d'entre vous, emplies de haine ou de jugement, ne sont pas passées inaperçues. A chacune d'entre elles, le regard perçant du chef de guerre s'est rivé sur vous, impassible et autoritaire. Un simple soufflement de nez sec et moqueur, sonnant comme un jugement répondant aux vôtres, clôt cet échange informel.

L'intervention de Côme met une pause dans le mouvement. Les gardes qui l'entourent approchent leur arme, comme pour lui intimer de se taire. Mais le chef, qui s'apprêtait à faire volte-face pour retourner d'où il venait, s'interrompt et lève la main, forçant l'immobilité immédiate de tous ses sbires. D'un pas lent, il s'approche de Côme, jusqu'à lui faire face. Vous pouvez d'autant mieux constater sa stature imposante, et la musculature dessinée sous sa peau, discernable même malgré ses vêtements amples.

- Évidemment. Comment pourriez vous cautionner ce dont vous n'avez même pas connaissance.

Ponctuant sa réplique d'une courte pause, il en profite pour adresser au ranger un sourire à la fois amusé et désolé, comme une compatissance narquoise.

- Que les choses soient claires. Je ne vous considère pas comme responsables de la situation, je me doute bien qu'elle vous est soigneusement dissimulée. Malheureusement pour vous, les seules victimes innocentes dont vos pays se préoccupent, ce sont les leurs. En d'autres termes, vous êtes le seul argument qui atteindra mon ennemi. Je ne compte donc pas vous laisser partir si facilement.

Puis, il se retourne, et s'éloigne de quelques pas avant d'ajouter ;

- Merci pour ces précieuses informations. Pour le moment, je préfère discuter avec quelqu'un dont les exigences sont plus raisonnables. Et puis, comme on dit chez vous, premier arrivé, premier servi.

Il s'immobilise, et jette par-dessus son épaule un regard à Côme. Un regard moqueur, tout comme le ton de sa voix.

- Mais si jamais je ressens le besoin de faire "preuve de bonne foi", je ne manquerai pas de faire appel à vos généreux services, ô grand double vainqueur.

Puis, il s'éloigne, claquant des talons et des doigts. Immédiatement, les gardes, jusqu'ici immobiles comme des statues, se raniment comme s'ils avaient été mis sur pause, et recommencent à vous interjecter en vous poussant du bout de leurs armes.

Tandis qu'Hiromasa est guidé à la suite du grand chef par un combattant, le reste du groupe est mené jusqu'à la cellule que vous aviez repéré plus avant. Une fois tout le groupe entré, la lourde porte d'acier se referme dans un claquement retentissant, suivi du cliquetis saccadé d'un verrou grippé. La pièce est petite, sombre, chichement éclairée par un néon clignotant des plus désagréables. Sans doute un ancien local technique recyclé en cachot, seule une petite lucarne de vingt centimètres sur vingt vous laisse apercevoir l'extérieur, et semble donner directement sur le chaussée. Une vitre devait certainement la fermer auparavant, au vu des éclats acérés de verre qui y sont encore fixés dans les coins, mais vous pouvez entendre distinctement les bruits de véhicules et les voix lointaines de la ville, et sentir le vent chauffé par le bitume fissuré de la route qui vous surplombe.

Le sol en béton est humide et irrégulier. Les murs en brique sont râpeux et poussiéreux. Vous êtes trop nombreux pour pouvoir tous vous allonger en même temps, tout juste pouvez-vous vous asseoir, si superposer vos pieds ne vous fait pas peur. Chose étonnante, toutefois, vous n'avez pas été fouillés. Vos sacs vous ont été laissés, de même que vos pokeballs. Sans doute vos geôliers considèrent-ils qu'une base militaire improvisée remplie de combattants armés suffira à vous contenir en cas de tentative d'évasion. Ou bien vos interventions répétées ont-elles réussi à détourner leur attention ?

Justin

T'asseoir est ton premier réflexe, et il est bienvenu. Ton souffle se calme, et même si ce goût de fer te reste au fond de la gorge, te calmer semble te faire beaucoup de bien. Angel s'assoit instinctivement à côté de toi, presque collé à toi, sans vraiment que tu ne saches s'il le fait par choix ou par nécessité, au vu de la taille de la cellule. Tashi, lui, reste debout, et fixe la porte. Il ne t'a pas répondu immédiatement, se contentant d'un "non" de la tête, signe que ce n'était pas le moment. Mais à cet instant, il semble réfléchir, les sourcils froncés, l'air grave. Puis, un profond soupir l'anime, et il prend la parole, gardant une voix assez basse pour ne pas être entendu de l'extérieur, mais ne cherchant pas à cacher ses mots des autres prisonniers.

- J'avais un doute parce que la géographie du coin se retrouve dans beaucoup de pays de cette région du globe, mais vu leur dialecte, c'est des Vervilliens.

Tashi marque une pause, et, constatant que ce nom semble ne rien évoquer à certains, précise.

- Vervillia était une république qui a été annexée par son voisin expansionniste y'a plus de dix ans de ça. Nos pays ont formé une coalition pour les foutre dehors après plusieurs années d'occupation, mais ils se sont contentés de prendre leur place, et ça fait bien six ans qu'ils essayent de faire de Vervillia leur protectorat. Un terme politiquement correct pour parler de colonisation, quoi. Sauf que les vervilliens ont gagné de l'expérience en guerilla pendant leur occupation. Des extrémistes religieux ont pris le pouvoir à coups de beaux discours belliqueux, et les mouvements de résistance se sont renforcés au point de donner du fil à retordre à la coalition.

Tashi fait une nouvelle pause, parcourant des yeux le groupe, comme pour s'assurer qu'il n'a perdu personne en route.

- L'ironie, c'est qu'on leur a filé du matos et des armes pour résister contre leur occupant. Ces mêmes armes qui nous bottent le cul aujourd'hui.

Un ton amer se dessine dans la voix de Tashi. L'emploi de la première personne vous saute aux oreilles, et vous semble quelque peu hors de propos. A moins d'un patriotisme exacerbé, dire "nous" pour parler de l'armée de son pays n'est pas une habitude très répandue.

- Bref. Si je me gourre pas et qu'on est bien en Vervillia, on est dans la merde. Ca fait un moment que la Coalition n'envoie plus aucune troupe au sol pour combattre. Ils se contentent de faire des raids aériens à coups de bombes et de drones. Donc si on veut s'en sortir, soit on attend sagement qu'ils daignent nous libérer, soit on doit s'enfuir et chercher une base de la Coalition, dont la plus proche doit pas se trouver à moins de plusieurs centaines de kilomètres. Dans les deux cas, et en considérant le meilleur scénario, on en a pour des jours, voire des semaines.

La voix de Tashi se fait monocorde, froidement méthodique. Vous avez l'impression d'entendre un briefing militaire. Ses yeux sont rivés sur la porte et la fixent comme si elle pouvait sortir de ses gonds pour vous assaillir à tout moment. Ses poings sont serrés, laissant paraître des veines saillantes sous sa peau abîmée. Puis, il tourne le regard vers Angel, prostré contre Justin. Il semble s'adoucir presque instantanément.

- Le plus urgent, c'est qu'on veille les uns sur les autres. Si on s'entraide pas, on va y passer à tour de rôle.

Venant de la personne qui semble en savoir le plus, ce conseil ne donne pas l'impression de pouvoir être pris à la légère.


Amyra

Toi-même prisonnière, tu sembles toutefois garder tes réflexes de dirigeante car cet homme se comporte désormais comme ton propre captif. Il te suit, t'obéit, sans discuter. Sans doute a-t-il compris que l'aura que tu dégages suffit à le faire passer inaperçu. Toujours est-il qu'il t'accompagne en silence jusqu'à la cellule, prenant soin de s'installer dans un recoin, au plus près de toi. Tu remarques qu'il prend le temps et la peine d'arranger ses vêtements avant de s'asseoir, comme si le pressing était une problématique valable à cet instant.

Il reste silencieux pendant tout le discours de Tashi. Tu perçois toutefois quelques frémissements émanant de lui à plusieurs occasions. D'un œil perturbé, il écoute le jeune homme exposer la situation, bien que la plupart de ces informations ne semblent pas le perturber outre mesure. Il semble plutôt conforté dans son mutisme et sa volonté de disparaître, au point de se tasser tant et plus sur lui-même, jusqu'à enfoncer sa tête dans ses épaules.

Informations confidentielles réservées à Amyra:


Giacomo

La colère t'envahit. L'injustice. La gratuité de ce geste. Rien ne va dans tout ça. Les gardes semblent l'avoir ressenti, car ils semblaient bien plus attentifs à tes réactions qu'à celles des autres. Ou bien est-ce parce que tu es le seul à t'être rebellé ? En tous cas, te voilà en cellule comme tous les autres. Gina et sa fille sont à ton côté, Gina qui caresse d'une main les cheveux de sa fille qui peine à cesser de pleurer, et qui pose l'autre main sur ton épaule en te fixant d'un air à la fois inquiet et désolé.

- Je vous comprends. Mais essayez de ne pas vous laisser déborder. Ca ne vous apporterait rien de bon, et à nous non plus.

Elle soupire. L'incident l'a affecté, c'est évident. Mais comme depuis le début de votre mésaventure, elle semble garder la tête froide et un esprit de logique raisonnable. Sans doute l'enfant qu'elle serre contre elle constitue-t-elle une motivation suffisante pour ne pas craquer. Elle s'approche de toi, et murmure ;

- Ecoutez. Ce que j'essayais de vous dire tout à l'heure, c'est...

Elle est hésitante. Elle semble ne pas oser te parler d'un sujet trivial alors que tu es dans un état second, mais une moue de détermination semble l'aider à se décider, comme si elle se disait qu'elle allait peut-être pouvoir t'aider à penser à autre chose.

Informations confidentielles réservées à Giacomo:


Hiromasa

Alors que le groupe est emmené en cellule, tu es guidé à la suite du grand chef jusqu'à ce qui semble être une salle de repos. Une grande table encerclée de sofas rapiécés est recouverte de narguilés, bouteilles vides, assiettes sales et restes de lignes de cocaïne. Une décoration spartiate, mêlant caisses militaires et ornements orientaux, donnent une étrange ambiance à cette grande salle d'où émane une odeur mêlant fumées chimiques, senteurs parfumées et graisse pour arme. Le chef s'asseoit en tailleur sur un sofa, alors que son sous-chef se tient debout à son côté, et que le garde qui t'accompagnait reste devant la porte.
D'un geste de la main, il te désigne le sofa qui lui fait face.

- Assieds-toi.

Il se penche en avant et s'empare d'un narguilé, qu'il porte à ses lèvres et suçote bruyamment. Alors qu'un volute de fumée blanche s'échappe de ses narines, il s'étire en arrière, posant ses bras sur les dossiers, dans une posture de relaxation presque insolente.

- Mon lieutenant m'a fait part de ton courage, c'est pour ça que je t'ai choisi plutôt que ton ami. Mais il a raison, une célébrité comme lui pourrait bien m'être très utile. Alors tu as intérêt à ne pas me faire regretter mon choix.

Il prend une nouvelle bouffée qu'il recrache en l'air, la tête penchée en arrière. Lorsqu'il rive à nouveau ses yeux sur toi, il semble détendu. Mais pas avenant pour autant.

- Dans un premier temps, j'aimerais que tu me décrives exactement ce que tu sais de la situation dans ce pays. Je sais que votre propagande fait son office, mais je veux savoir jusqu'à quel point. Ensuite, et SEULEMENT ensuite, tu vas répondre à cette question.

Il se redresse, puis se penche en avant, les coudes posés sur les genoux. Il rive son regard dans le tien, bien plus grave.

Informations confidentielles réservées à Hiromasa:

---

Le temps est long. Les blessures, douloureuses. Les révélations, surprenantes. Mais tout ne semble pas perdu, car tandis que Hiromasa s'entretient avec le chef des combattants, la porte de la cellule s'ouvre à nouveau. Un soldat entre, l'arme à l'épaule, une caisse dans les mains. Derrière lui, un autre garde, son arme braquée sur vous.

L'homme dépose la caisse devant la porte et la referme aussitôt. A l'intérieur, une trousse médicale comprenant une boîte d'antibiotiques, une boîte d'aspirine, un flacon de désinfectant, quelques compresses et des pinces de chirurgie. Egalement, trois gourdes en métal rouillé de près d'un litre chacune, remplies d'eau. Une grosse boule de pain enroulée dans un linge. Ainsi qu'une petite tablette de chocolat et une vieille peluche de sapereau, élimée et maladroitement recousue. Une attention pour le moins surprenante au vu de la tournure des événements.



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avatar ©️ Cori Cometti ©️ 柚木昌幸 (minillustration)
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Justin Thyme

Justin Thyme
Modo RP & Agent

C-GEAR
Inscrit le : 08/04/2018
Messages : 1028

Région : Alola
Ven 8 Mar - 12:03
L’intervention de Côme interloque Justin. Double vainqueur de la ligue, hein ? Son visage ne dit rien au blond. En même temps, cela fait des années qu’il ne suit plus les actualités, bien qu’il s’intéresse aussi à la ligue. Un vieux rêve d’enfant. C’est un beau palmarès, certes, mais qui n’intéresse probablement personne ici. Peut-être que la célébrité peut aider, mais l’agent en doute, surtout que son collègue s’est déjà proposé pour les pourparlers. Il observe d’ailleurs celui-ci garder la tête haute pour faire bonne figure et manifester son implication avec sa posture et son charisme. Ce n’est plus l’adolescent, jeune adulte, qu’il a rencontré il y a plusieurs années. Hiro est un véritable agent maintenant, et il prend ses responsabilités. Justin le suit du regard jusqu’à ce qu’il entre, seul avec le chef de la milice, dans une pièce. Lui qui n’est pas croyant prie les dieux pour qu’il ne lui arrive rien. Il est encore si jeune, plein de bonnes volontés. Justin lui fait confiance pour les représenter au mieux. De toute façon, l’homme imposant n’a pas non plus l’air d’être un extrémiste sensible de la gâchette. Ses paroles, en réponse à Côme, ont soulevé des points intéressants. Ce ne sont pas des sauvages, seulement des êtres vivants qui font de leur mieux pour survivre dans des conditions horribles.

Emmené dans la froide cellule, l’agent est un des premiers à s’installer au sol. Chose étrange, les militaires l’ont poussé jusque-là, mais n’ont même pas pris la peine de le fouiller. Ryuko est toujours dans sa poche. Néanmoins, avec sa carrure, il ne peut pas la faire apparaître ici. Peut-être à l’extérieur, au travers de la vitre cassée ? Au fur et à mesure que les autres avancent dans la pièce, il se rend compte qu’ils vont manquer de place. Cependant, il ne peut pas se relever de suite. L’agent doit se reposer, il le sent. Quelque chose ne tourne pas rond. Il ferme les yeux pour se détendre, mais le clignotement du néon est perceptible à travers ses paupières fermées. Il se tient la tête pour se protéger de la lumière quand il sent quelque chose se rapprocher de lui. Justin ouvre brièvement les yeux et voit qu’Angel s’est assis à côté de lui, un peu trop près. Son état psychologique est au plus bas. L’officier en profite pour jeter un regard à Tashi qui n’a toujours pas répondu à ses questions. Visiblement, il attend un moment plus calme. Il sait des choses.

L’air concerné, l’originaire de Doublonville écoute attentivement les dires de son camarade. Vervillia. Justin en a vaguement entendu parler, mais comme tout pays lointain, il n’en sait rien si ce n’est le nom. Heureusement, Tashi leur a fait un véritable cours d’histoire sur le sujet. « Merci pour les informations, c’est mieux de savoir où on est. » L’agent se redresse, toujours en restant collé au mur pour se tenir. « Leur matos est vieux, mis à part celui du chef, c’est des vieilles armes, rafistolées avec les moyens du bord. Mais ça reste du bon matos, un AK-47 ça ne s'enraye jamais. Par contre, ils ont peu d’expérience. La majorité tient mal leur arme, et je mettrais pas une pièce sur leur capacité à viser une cible qui court. Ils sont pas formés, c’est des messieurs et madames tout le monde. » Dit-il en chuchotant. Il n’a pas envie de se faire remarquer par les miliciens. « En plus, ils ont pas l’air de surveiller leur matos plus que ça. Si on la joue bien, on doit pouvoir récupérer les armes et gilets qu’il y a dans les caisses devant. Tu sais t’en servir non, Tashi ? » Pour avoir autant d’informations sur le sujet, il doit baigner dedans d’une façon ou d’une autre. Sa façon de se tenir, les marques sur ses poings, son attitude… Un militaire ? Les mots qu’il a employés pour parler de l’armée intriguent Justin. « Pour info, Hiro et moi, on est des agents de police. C’est pour ça qu’il s’est proposé pour parler avec leur chef. » Autant jouer cartes sur table. Maintenant qu’ils sont enfermés dans une cellule à l’écart des autres, l’officier peut faire part de ses informations.

Quand la porte de la geôle est ouverte, le cœur de Justin s’accélère. Il retient sa respiration. Est-ce qu’ils ont entendu ce qu’il vient de dire ? Il se tient sur des gardes, la main dans sa poche, profitant de la proximité d’Angel pour la dissimuler. Le stress redescend quand il se rend compte qu’ils apportent simplement une caisse de vivres. Le chef n’a pas menti. L’agent parvient à marcher jusqu’à la caisse, la distance à parcourir n’est pas grande. Il y a une trousse de premiers soins. « Angel, il faut désinfecter ta plaie. » Dit-il en tendant le flacon et une compresse à l’homme. Faire une infection peut causer sa perte. Justin aperçoit la boîte d’aspirine. Il n’en prend pas pour le moment, attendant que les autres se servent d’abord avant d’en prendre un. De toute façon, maintenant qu’ils sont posés, il n’en a plus vraiment besoin. La douleur est supportable, pour le moment. « On sait pas à quelle fréquence ils vont nous apporter ce genre de choses, je suis d’avis de pas tout claquer. Est-ce que vous avez des affaires avec vous ? Ils nous ont rien pris. » Une chose est sûre : la peluche a une utilisation toute trouvée. Justin regarde la petite fille, toujours apeurée. À son âge, voir ces atrocités a dû la traumatiser. Elle lui fait de la peine. Il s'approche d'elle et s'accroupit pour être à son niveau. Le regard plein de compassion, il lui tend le Sapereau. « Ça va aller, tiens, regarde le beau lapin. » L’agent n’est pas forcément à l’aise avec les enfants, il tapote maladroitement la tête de la petite dans l’espoir de la réconforter. Comme Tashi l’a souligné, ils doivent veiller les uns sur les autres pour tenir, dans un premier temps, avant d’espérer s’enfuir. Justin ne se fait pas d’illusions, il est peu probable que l’armée envoie des troupes pour les chercher. Ils vont devoir se sortir de là seul, et rejoindre une base de la Coalition. C’est risqué, mais pas impossible. Et pour ce faire, il vaut mieux se soigner et se reposer.




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Amyra Richards

Amyra Richards
Modo Jeux & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 27/12/2021
Messages : 683

Région : Kalos
Mer 13 Mar - 16:27
Le groupe se met en branle et se divise systématiquement une fois à l'intérieur de la cellule, chacun gardant à ses côtés une ou deux personnes avec lesquelles une affinité semble s'être établie.
Un lien de confiance et de confidence.
Lorsque je parviens enfin m'asseoir, je sens mes muscles récalcitrant se contracter douloureusement.
Le choc brutal de notre écrasement retentit encore en un faible écho à travers le bas de mon dos, ma nuque et mes bras.
Le soutien du muret me permet de maintenir une posture droite et acceptable, malgré les élancements constants.

Près de moi, l'homme s'installe à son tour ; son maniérisme soigné me tire une moue désapprobatrice.
L'état de ses vêtements devrait être le cadet de ses soucis.
Les lèvres pincées, je réfléchis à quel commentaire je vais lui faire.
Mais avant que je ne puisse le recadrer, la voix de Tashi s'élève, suffisamment forte pour que nous puissions être les seuls à l'entendre un minimum.

Il prend ses précautions, une prudence justifiée par l'épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes et par la garde armée qui patrouille à l'extérieur de notre geôle.
Son discours me surprend par la richesse de ses informations.

Vervillia.

Ai-je déjà entendu ce nom ?
Durant une leçon d'histoire, à la télévision ou à la radio, par mon illustre père ?
Je fronce les sourcils, embêtée par le vide total que ce pays évoque dans mon esprit, et me contente d'écouter silencieusement la suite de ses révélations.

Je replie ma jambe amochée et entreprend de trouver les attaches pouvant être manuellement relâchées.
Elles sont au nombre de quatre, situé à des endroits précis et difficilement à déceler, sauf par des mains expertes et habituées à travailler sur ce modèle.


- Cela n'explique pas pourquoi ils s'en sont pris à un avion d'une ligne commerciale et qui n'a aucune implication directe avec le conflit. Je pense pouvoir parler pour la majorité du groupe en disant n'avoir aucun parti pris dans cette situation. Je marque une pause, accorde une seconde d'attention à mon membre artificiel qui semble bloqué sur place et impossible à retirer. Mes doigts se fatiguent rapidement et j'en viens à abandonner ma tentative d'examination. À bout de nerfs et de patience, je me laisse aller à une réflexion qui, depuis la prise de parole de Tashi, me tourmente. D'ailleurs... Pourquoi est-ce que nous volions au-dessus d'un territoire en guerre ? Ne devrait-il pas y avoir une zone d'exclusion aérienne ? Notre pilote aurait dû le savoir.

Je dévisage le jeune homme avec un regard plus aiguisé qu'à l'accoutumé, en quête de réponses ; mais j'ai cette désagréable impression qu'elles ne viendront pas.
Ou du moins, pas dans l'immédiat.
Mon intervention se termine sans plus de façon et je reporte mon attention sur mon compatriote.
Je le vois se pencher légèrement dans ma direction, pour me souffler son nom et sa profession.
Ou plutôt, l'empire pour lequel il travaille.
Mes yeux s'écarquillent.


- Plus que mort. Que je réplique dans un murmure tout en esquissant un vif mouvement de recul - mouvement qui n'est arrêté que par le contact solide du mur.

Je manque de me cogner l'arrière du crâne.
Je le regarde d'un air nerveux, incapable de masquer la lueur horrifiée qui s'est installée au fond de mes iris dorés.
Cet homme est une bombe à retardement, un danger pour notre groupe.
Je ne le perçois pas comme une monnaie d'échange sur le coup, car remettre son savoir entre les mauvaises mains ne fera qu'empirer les choses.

Mes paupières se ferment un instant et j'inspire profondément.
Lorsque je les ré-ouvre, je ne me sens malheureusement pas mieux.
Mais une chose est claire ; son mépris pour cette nation et ses habitants me dérange.


- Patrick, Patrick... Ma langue claque contre mon palais tandis que je secoue la tête. Cette fois, mon visage s'anime d'une expression presque féroce, et un rictus sec se dessine sur mes lèvres. Si vous pensez que Métalex s'associera avec vous une fois tout ceci terminé... J'étouffe un rire sans joie et lève vers lui un index taché de sang. Vos services ne m'intéressent pas. Gardez vos offres pour ces messieurs, qui n'attendent que le bon moment pour vous ficher une balle entre les deux yeux. Vous en tirerez certainement un meilleur profit.

Je suis peut-être dans une cellule miteuse, perdue dans un stationnement souterrain au beau milieu d'un pays en crise, mais cela ne changera pas les valeurs que j'accorde à ma compagnie.
Et m'acoquiner avec une multinationale qui va à leur encontre, en contribuant à nourrir les guerres et à ruiner des vies plutôt qu'à les améliorer...

Je serre les dents et rapproche les sacs que j'ai pu transporter moi-même.
Je fouille le premier et en sort deux petites bouteilles d'eau.
Elles sont entamées, mais contiennent suffisamment d'eau pour désaltérer partiellement la soif.


La porte s'ouvre soudainement et je suspends mes gestes.
Mon coeur manque un battement et je sens mon estomac se creuser froidement, envahie d'un mauvais pressentiment.
Mais l'intervention des gardes s'avère des plus surprenantes ; ils exécutent la promesse faite par leur chef, en nous apportant une caisse contenant le nécessaire pour apaiser temporairement nos maux.
Lorsqu'ils se retirent et que nous nous retrouvons de nouveau livrés à nous-mêmes, mes épaules s'affaissent.


- Je prendrais bien une aspirine. Je me tourne vers Schneider, l'air insistant. Il va falloir rationner le pain et l'eau. Nous ne savons pas quand notre prochain repas nous sera livré, mais au moins nous avons la preuve qu'ils ne sont pas des menteurs. Je jète un coup d'oeil en direction de Giacomo, car c'est lui qui possède les sacs que mes bras éreintés ne pouvaient porter. Est-ce que tu as quelque chose d'intéressant là-dedans ?

Pour ma part, je n'ai aucune provision supplémentaire.
La peluche spoink, bien qu'un peu sale, est en bon état ; je l'envoie rouler en direction de la gamine.
Cela lui fera un jouet de plus pour s'évader et pour tenter de se rassurer.
Je réquisitionne ensuite l'ordinateur portable, que j'inspecte en surface avant de soulever délicatement l'écran.
Il est endommagé, mais semble fonctionner.
Une luminosité soudaine éclaire mon visage.

- Il n'a pas beaucoup de batterie en réserve et je doute que nous puissions en tirer quoi que ce soit, surtout sans connexion internet. Hm. À moins que... ?

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Giacomo Tutti

Giacomo Tutti
Modo Jeux & Ranger

C-GEAR
Inscrit le : 02/03/2020
Messages : 936

Région : Galar
Mer 20 Mar - 23:49
Côme Potte. Je ne suis pas physionomiste mais quand j’entends ce nom, ça me dit quelque chose. Monsieur-Chaussure n’est pas qu’un simple Ranger et voilà qu’il se propose pour être gardé ici. Un sourire ironique naît silencieusement à mes lèvres. Pas l’impression qu’ils en aient quelque chose à foutre de sa célébrité, ici.

Au fond, je pourrais être admiratif si la rage et l’abattement n’étaient pas plus forts. Je sais que si je ne me contiens pas, c’est la violence qui prendra le dessus. Une violence vaine, stérile, qui n’apportera rien à notre groupe. Il faut que je souffle, que je mette de côté le reste.

C’est difficile.
… mais il faut que j’essaie.

J’approuve les dires de la businesswoman et me glisse à la suite de Gina et sa fille dans l’espace clos qui nous attend. Un mouvement du « grand » chef me fait quand même jeter un coup d’œil derrière mon épaule. Il s’est approché Côme et n’en a effectivement pas grand-chose à faire, de sa célébrité.

En un claquement de doigts, les gardes sont à nouveau sur nous et j’achève d’entrer dans cette putain de cellule. Hiro, de son côté, suit le chef. J’espère vraiment qu’on le reverra, ça semble être un bon gars.

Je serre les dents en m’asseyant au sol, tandis que l’épaisse porte est verrouillée. Ni mon genou ni mon ventre n’apprécient la manœuvre et s'il me faut un instant pour m’y faire, je crois que c’est toujours mieux que rester debout. Je réalise d’ailleurs que la pokéball de Folk est toujours là, dans la poche de mon pantalon. Avec tout ce qui s’est passé, c’est un miracle. Puis je me concentre sur la voix du brun qui s’élève. Celui qui parle la langue des gardes.

Vervillia. « Et merde... » Quand on a un frère comme le mien, prompt à farfouiller partout pour chercher à démêler ce que nos gouvernements préfèrent taire… (parce que c’est tous des connards corrompus qui ne pensent qu’à leur propre intérêt) oui, on a entendu parler de Vervillia et la guerre civile qui perdure, là-bas. Ou plutôt… ici. Je ne sais pas si « guerre civile » est le bon mot, mais c'est ce que m'en a dit Lino. Une guerre que d'autres ont apportée, et qui les arrange bien.

Le blond, l’autre, s’active et échange avec Tashi (le prénom est glissé). Ça parle matos, armes. Tout à mes réflexions, je ne réalise même pas que le jeune brun est passé de taciturne et discret à éloquent, très renseigné et agacé. Pas grave, toute info est bonne à prendre. Il a l’air de savoir ce dont il parle et l’autre aussi. Un agent de police, comme Hiro.

Ils veulent agir. Ça parle de viser une cible qui court et mon regard s’abaisse à mes côtés, sur Gina et Sally qui hoquette entre ses pleurs. Cette pauvre petite n’a rien à faire là, va-t-elle devoir courir pour espérer échapper aux balles ? Non. Tout le monde n’est pas entraîné à ça. Peut-être a-t-elle perçu mon regard à leur encontre, car Gina articule doucement des paroles justes. Mon soupir fait écho au sien, comme pour poser ma respiration, me reprendre. Elle a raison. « … Je sais, désolé. » Je ne peux pas prendre le risque qu’il arrive quoique ce soit à Sally par ma faute et mon tempérament de merde.

Gina se rapproche alors de moi. Dans un murmure, elle reprend le fil de ce qu’elle a essayé de me dire, plus tôt. Je l’écoute et mes yeux s’arrondissent de surprise. « Vous… vous êtes sûre ? » Elle confirme à nouveau de la tête et le flou s’accentue dans mon cerveau. Si c’est bel et bien le cas…

D’un coup, un bruit derrière la porte et celle-ci s’ouvre, dévoilant un garde et un second, derrière. Sans un mot, une caisse est déposée devant nous et ils repartent comme ils sont venus. Je laisse aux autres le soin de regarder ce qui nous a été apporté : du pain, de l’eau, des médocs… En petite quantité, mais c’est déjà ça.

« Grands princes, hein. » C’est notre valeur marchande qui les intéresse, c’est sûr. Chose bizarre, il y a une peluche dans le lot. A quel autre enfant a-t-elle appartenu, avant ? Il a dû en voir des trucs moches, ce lapin. Le flic se positionne en leader avec Tashi, et de mon côté je lance : « Je m’appelle Giacomo, au fait. Ranger aussi. Mais j’ai pas vaincu la Ligue, moi. » J’sais pas si c’est le temps de faire de l’humour, mais au point où on en est, autant savoir avec qui j’suis dans la merde.

« J’ai déjà un peu d’eau. » Je montre la bouteille récupérée dans l’avion et qui n’est pas tombée de ma poche. Je m’estime pas légitime à quoi que ce soit, j’ai ouvert ma gueule, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même d’avoir cette douleur de chien au bide, en plus de mon genou un peu merdique. Amyra me questionne sur le sac que je récupère du bras, c’est vrai que je ne l’ai pas ouvert jusque-là. « Hum… des habits, ah. » Des trucs intéressants. « Un sandwich, des sachets de bonbecs et… de l’aspirine ! » Je sors ce qui me semble le plus utile en l’immédiat. Dans la caisse des gardes, y’a aussi de l’aspirine, ça nous en fait en réserve, alors je me permets d’en prendre un, je me dis que ça m’aidera pour la douleur. « Pour ceux qui ont mal au crâne... » Je lance d’un geste le tube d’aspirine à Côme. Dans la voiture il avait l’air au bout de sa vie, à se tenir la tête, je me dis que ça peut lui servir.

De mon côté, je prends une gorgée d’eau pour avaler le cachet et interroge du regard Gina, pour savoir si elle en a besoin. Puis je termine de regarder le contenu du sac : « Ah, y’a des bouquins aussi... ». Je zieute les titres : Aime-moi je te fuis et A tout jamais. « Ça a l’air bien naze, mais si quelqu’un veut faire la lecture pour qu’on crève pas d’ennui... »

J’peux pas m’en empêcher. Non loin, Amyra a l’air plus pertinente, avec l’ordinateur qu’elle ouvre et qui s’allume. J’secoue la tête, j’ai rien qui peut aider pour ça… mais je réalise en captant le regard de Justin. « J’ai toujours ma pokéball, mon Noacier… et vous ? » Je demande à voix haute. Là, de suite, je vois même pas comment Folk pourrait tenir avec nous tous, mais d’autres ont peut-être des idées.



(1120 mots)

    Résumé.:


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Côme Potte

Côme Potte
Ranger Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh - Kantô - Paldea
Dim 24 Mar - 13:44
Sans surprise, mon intervention n’a pas l’effet escompté. Au fond, je ne sais pas vraiment ce que j’espérais en prenant la parole. Qu’ils laissent partir certains d’entre nous en échange de ma personne laissée derrière sans doute. C’est en désespoir de cause que je me suis exprimé, ma tête continuant à tambouriner comme une douleur plus sourde désormais. Je n’ai pas toutes mes facultés actuellement, il ne faut pas que je l’oublie. Au moins, cela a le mérite de clarifier la situation sur les positions de nos geôliers : ils ne nous veulent vraiment pas de mal. Du moins, ce n’est pas ce que je ressens en écoutant les mots de leur chef. Mais ils comptent bien essorer notre captivité pour en tirer un maximum de profit dans leur guerre contre nos gouvernements. Quels gouvernements sont concernés, ça, je n’en suis pas sûr. Tous ? Seulement quelques régions ? Difficile à dire tant cette guerre semble être une totale nouvelle pour nous tous. Enfin, peut-être pas tous, mais je n’ai ni le temps, ni l’énergie de réfléchir davantage et de prêter attention aux expressions et réactions de chacun.

Il finit par s’éloigner en embarquant le jeune homme qui s’était éloigné de l’épave de l’avion avant que nous soyons tous pris en otages. Peut-être arrivera-t-il à négocier quelque chose. Même s’il a l’air on ne peut plus jeune et inexpérimenté. Cependant, pas le temps de tergiverser là non plus, car les gardes se remettent en action comme un seul homme et nous poussent vers notre nouvelle prison, bien plus étroite et inconfortable que la précédente, mais beaucoup plus sûre pour eux et être certains que nous ne tenterons rien. L’endroit est froid. Non pas au niveau de la température, bien au contraire, mais au niveau de ce qu’il dégage. Une porte blindée, à peine un peu de lumière par une lucarne en hauteur, un vieux néon austère… Et rien. Quatre murs si étroits et nous devons tous y tenir.

Je me dirige vers le fond de la pièce, où je m’adosse au mur. Ma tête continue à tourner, et j’ai besoin d’être au calme et de ne pas bouger l’espace d’un moment. Néanmoins, lorsque je me sens un peu partir, comme le début d’un malaise, je me laisse glisser jusqu’au sol, dans un coin. De cette façon, je peux caler ma tête contre le mur, les yeux fermés, ce qui m’évitera de m’écrouler si jamais un vrai malaise survient. Je dois avoir quelque chose à la tête, c’est sûr. Mais quoi, ça, c’est autre chose. J’ai l’angoisse éphémère que mes jours, voire mes heures, sont comptés, s’il y a quelque chose de grave qui devrait être réglé en urgence dans un hôpital. Puis elle repart avec le tambourin qui reprend de plus belle dans mon crâne. Quelque peu groggy, j’essaie tout de même d’écouter ce qui se dit autour de moi, en ouvrant parfois l’œil pour mettre un visage sur les voix. Le jeune homme aux mains abîmées qui m’a donné son tour de cou pour mon pied semble savoir pas mal de choses, et en suspecter encore plus. Pour résumer, nous sommes vraiment dans la merde. Pas de mission de secours à l’horizon, une zone de guerre où nous ne pouvons compter sur nous-mêmes. Et il suffit de regarder autour de nous : nous ne sommes pas le groupe le plus en forme qui soit. Nous avons survécu au crash de notre avion, mais à quel prix. S’échapper par la force est tout juste impossible. Je soupire et referme les yeux, histoire d’ignorer si possible la réalité de la situation encore quelques instants.

Les conversations reprennent de plus belle, mais je ne parviens pas à en discerner le sens. Je pourrais faire un effort, me lever, me joindre aux échanges, mais je n’en ai tout simplement pas l’envie. Le fatalisme me tombe sur le coin de la tête plus douloureusement encore que la migraine qui va et vient. Dans ma poche, je serre la pokéball de Jaïa et caresse sa surface lisse du pouce. S’iil doit nous arriver quelque chose, je la laisserai partir avant tout chose. Par cette lucarne. Elle pourrait s’envoler extrêmement rapidement, c’est le propre de son espèce après tout. Ils n’arriveraient sans doute pas à l’attraper. Elle aurait une chance. Mais je sais bien qu’elle refusera de me laisser derrière. Nos destins sont liés, j’imagine. Nous deux, et tous les gens dans cette cellule de fortune.

L’ouverture de la porte ne me fait pas sursauter, mais son vacarme me fait grincer des dents. C’est fou à quel point on peut prendre pour acquis notre bonne santé. Il n’y a que dans ces moments-là qu’on se rend compte de la chance qu’on avait, en comparaison, quand penser n’était pas aussi assourdissant et douloureux. La remarque de Jacquot m’arrache un sourire. C’est vrai que ce n’est pas donné à tout le monde de triompher de la Ligue. Quoi qu’il advienne de nous, de moi, on ne pourra jamais m’enlever ça. Je redresse la tête en entendant parler d’aspirine. Voilà enfin quelque chose pour me redonner un peu d’espoir. Je n’arrive pas à attraper le tube qu’on me lance, trop lent et maladroit. Mais une fois ramassé, c’est avec beaucoup de plaisir que je prends un comprimé en espérant qu’il soit efficace et me permette de retrouver un peu de clarté dans cette sombre réalité. Une gorgée d’eau, qui fait du bien, mais pas plus. L’auto-proclamé leader de notre groupe a raison : autant conserver le maximum de vivres, juste au cas où.

Apparemment, je ne suis pas le seul à avoir toujours une pokéball sur moi. Lorsque Jacquot annonce avoir toujours celle de son Noacier, je sors celle de Jaïa de ma poche pour la brandir devant moi, toujours assis sur le sol dans mon coin, adossé au mur. « Ma Flambusard. Très rapide, si besoin, elle connaît hâte après tout. Et canicule aussi, si jamais quelqu’un a froid. » Je me fais rire, sans raison. La situation est vraiment mal engagée. Mais pas nécessairement désespérée. « Et vent arrière, si vous vous sentez d’essayer de courir et de vous faire tirer comme des Sapereau. » Qui sait, sur nous tous, peut-être que certains arriveraient à s’en sortir. Encore faudrait-il courir dans la bonne direction pour sortir de ce bâtiment, puis de cette ville qui n’en a guère plus que le nom de ce qu’on a pu voir à l’extérieur, puis de cette contrée funeste. Tous ces chemins hypothétiques semblent malheureusement mener au même endroit. La tombe. (1093 mots)
Résumé:


Côme rêve en teal.
 
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Hiromasa Watanabe

Hiromasa Watanabe
Agent Alola

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Mar 26 Mar - 17:13
Le double champion a eu de la chance que le chef à la tête du groupe d’opposants soit de bonne humeur. Une autre balle aurait pu trouver refuge dans la tête d’un survivant plus rapidement que ce qu’ils pensaient. Dans le déluge d’informations que cet inconnu au corps musclé a balancées, une a particulièrement été retenue par Hiromasa. *Le seul argument qui atteindra son ennemi !?* Bien que l’agent de police ne réussisse pas directement à en comprendre le sens, il ne doit pas la négliger, du moins, c’est ce que son instinct lui dit de retenir. Le soldat en chef termine sa tirade face à Côme avant de faire signe à tout le monde de reprendre la tâche qui leur avait été confiée. Hiromasa est pressé comme les autres à aller dans la direction qu’on lui impose. Difficile pour lui d’essayer de communiquer avec les survivants car les soldats bloquent le champ de vision alors que l’agent est amené, seul, dans une salle de repos. L’ambiance à l'intérieur est étrange, Hiromasa n’avait jamais mis le nez dans ce genre d’activités qui, pour les soldats, s’apparentent à du repos et un moyen de se détendre. A part voir quelques recrues fumer des cigarettes et boire quelques bières pendant leurs permanences, il n’a jamais été question de soumettre son cerveau à autant de choses illicites pour le stimuler. Trop de fortes odeurs viennent agresser les narines du jeune homme qui a dû mal à faire face à cette puanteur. Quelques émanations olfactives sont moins insupportables que d’autres, mais dans l’ensemble, Hiromasa est suffisamment mal à l’aise pour se sentir pris au piège dans le jeu de ses ravisseurs.

Ils sont quatre dans la pièce. Malgré son odorat mis à rude épreuve, ses autres sens sont toujours en éveil. *Le garde devant la porte. Le chef qui vient de s’asseoir sur ce sofa et cet homme qui est debout à ses côtés doit être son bras droit. Même si je n’en ai pas l’intention, impossible de prévoir un assaut dans ces conditions. Je suis seul, sans armes et dans un complexe dont je ne connais pas l’architecture… Je dois gagner du temps, comprendre pourquoi notre avion a été abattu…* Après s’être installé, l’homme aux commandes fait signe à Hiromasa de s’installer sur le sofa lui faisant face. Le temps que l’agent s’installe, un peu crispé, le dos bien droit, posant son sac à ses pieds avec son bras valide avant de le poser sur sa jambe, le chef en profite pour se mettre à l’aise. Il tire goulûment sur son narguilé avant de se mettre bien à l’aise dans son assise pour interroger le jeune garçon qui a voulu assumer quelques responsabilités. D’abord, il essaie d’intimider l’agent de police, lui faisant comprendre que maintenant qu’il est au courant d’une ‘célébrité’ dans son groupe, il va devoir se montrer efficace pour avoir une certaine utilité. Cet homme a un certain pouvoir et charisme à faire durer ce moment où il sait qu’il va avoir l’ascendant psychologique sur Hiro et après s’être satisfait du narguilé, décide d’attaquer.

La première partie de la question plante déjà le décor de la discussion qui va avoir lieu. Hiromasa a l’impression de se retrouver dans la situation inverse de la plupart des exercices d’interrogations qu’il a vécues. Alors que l’agent essaie de soutenir le regard du chef au maximum quand ce dernier se repositionne, l’expression de son visage qui se décompose en entendant la question qu’il venait de lui poser…
Suite du rp (pour le MJ):

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1 186 mots








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Miss E

Miss E
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C-GEAR
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Mer 27 Mar - 9:51


L'espace étriqué et inconfortable de la cellule n'enlève rien au calme qui succède à la tempête. Mais les informations que chacun commence peu à peu à accumuler n'aident pas véritablement à éclaircir la situation, quand bien même elles l'expliquent un tant soit peu.
Ici, le temps est long. Difficile de savoir combien de temps s'est écoulé depuis le crash. Les esprits échauffés se calment, les âmes paniquées parviennent à se reposer. Quant aux blessés, les quelques soins que l'on vous a fournis sont bienvenus, quoique superficiels.
Si le nom que révèle Tashi ne vous évoque rien, cela n'a pas grand-chose de surprenant. Les conflits dans ces régions reculées du globe sont bien peu médiatisées, passé le choc des premiers combats. La guerre semblant durer depuis plusieurs années, il est bien normal que vous en ayez oublié l'existence, car une guerre à rallonge n'est pas assez sensationnelle au goût des médias. Vous le savez sans y penser, et votre situation ne vous le rappelle que plus durement.

Justin

Tashi tourne un regard intrigué dans ta direction, lorsque tu évoques la possibilité de se servir dans les stocks de vos ravisseurs. A ta question, il se contente de hocher la tête, presque d'un air coupable. Tu perçois son regard qui parcourt aussitôt la pièce, comme pour s'assurer de ne pas avoir été vu. Il semble tenir à garder ses compétences secrètes, malgré sa maladresse à les retenir.

- On serait trois à savoir se servir d'armes. Enfin, deux et demi, comme ton pote a un bras dans le plâtre et qu'on sait même pas s'il va ressortir de là vivant. Dans tous les cas, c'est trop peu à mon goût. Ils sont pas pros, mais ils sont nombreux. Maintenant, si on a la possibilité de s'éclipser discrètement et de chourrer un calibre en passant, je suis pas contre. Mais ça reviendrait à passer en plein milieu des rebelles, et je doute qu'ils nous laissent faire gentiment.

Lorsque les médicaments arrivent, il prend sans un mot la trousse de soins qu'il utilise immédiatement et avec un savoir-faire surprenant pour traiter la blessure d'Angel, lequel semblait ne pas savoir quoi faire des instruments qui lui avaient été confiés. Les deux jeunes hommes échangent à voix basse, sans doute des banalités vu le difficile sourire que les propos de Tashi semblent tirer à Angel.

Puis, tu te diriges vers la petite Sally. Toujours en état de choc, elle tourne toutefois vers toi un regard curieux, bien qu'encore encombré de larmes, lorsque du lui présentes la peluche de sapereau. Elle avance timidement sa petite main vers le jouet, avant de le saisir par l'oreille et de le ramener vers elle, le serrant de toutes ses forces. Bien qu'elle soit recroquevillée sur elle-même et que sa voix soit à peine perceptible, tu distingues un "...ci m'sieur".

Pour ta part, tes fonctions respiratoires, bien qu'encore nettement affectées, semblent redevenir gérables. Tu n'as plus qu'un goût de sang au fond de la gorge, et la toux semble s'être calmée. Le repos a l'air de te faire beaucoup de bien, mais faire des cabrioles ne te semble toutefois pas à l'ordre du jour.


Amyra

Ton questionnement, plus que légitime, semble se faire poser à Tashi un problème auquel il n'avait manifestement pas songé. Pensif pendant quelques secondes, il répond :

- C'est vrai que c'est bizarre. Ca me paraissait pas déconnant de penser qu'une compagnie aérienne puisse faire une bourde, mais quand même. A moins que, depuis le temps que la guerre dure, quelques compagnies se risquent à couper par ici pour réduire leur temps de vol, et qu'après un temps sans accident, elles aient relâché leur vigilance. Si c'est ça, on n'a vraiment pas de bol, et on pourra leur coller un procès monumental en rentrant.

Il ponctue la fin de sa phrase par un rictus amer, signifiant plus que clairement "si on rentre". Mais ce genre de propos gagne à rester tu, dans une telle situation.

Ta réponse à Schneider semble le surprendre, puis l'horrifier. Ton regard semble le paralyser, tant il se contente de garder la bouche bêtement ouverte, balbutiant des onomatopées sans cohérence. Il semble lui falloir plusieurs secondes pour traiter l'information, avant qu'une expression de rage froide ne saisisse son visage. Une expression qui contraste grandement avec le visage impassible, parfois teinté de peur, que tu lui voyais jusqu'à présent. Sans doute ce que l'on appelle le vrai visage des gens.

- Si on m'avait dit que vous faisiez partie de ces idéalistes à la mords-moi le nœud. Très bien, Richards. Faites dans l'humanitaire si ça vous chante. Je ne vous prédis pas un avenir radieux avec ce genre d'état d'esprit. Mais rappelez-vous que si je tombe, vous tombez tous avec moi. Alors tâchez de garder vos piques pour vous.

Puis, il s'écarte, autant que faire se peut. Il observe le groupe, reste à l'affût d'une information, tout en continuant à faire profil bas. S'il ne semble pas vouloir vous nuire, il n'a pas également l'air de faire passer l'intérêt du groupe avant le sien. Au mieux les met-il sur un pied d'égalité. Ta remarque appuyée concernant vos geôliers ne lui tire qu'un rictus cynique. Sally, à l'inverse, parvient enfin à retrouver le sourire lorsqu'elle récupère la peluche que tu lui envoies, et qu'elle serre contre elle les deux doudous qui semblent la réconforter un tant soit peu.

Lorsque tu allumes l'ordinateur, tu constates qu'il est autant miraculé du crash que vous tous. Un impact lézarde son écran et a coûté la vie à quelques pixels dans le coin supérieur gauche, mais rien qui ne le rende inutilisable. Il semblait appartenir à un entrepreneur quelconque, au vu des intitulés des dossiers. De l'administratif, des factures, des listes de prospects, des images destinées aux réseaux sociaux, quelques jeux. Et bien entendu, pas de wifi.

Informations confidentielles réservées à Amyra:


Giacomo

Tandis que Gina secoue la tête à ta proposition silencieuse, tu sens que le seul fait d'avaler une gorgée d'eau te fait un bien fou. Le stress, la colère, la peur, l'air sec du désert, tous ces facteurs commençaient à transformer ta gorge en cracker. L'aspirine sera certainement bienvenue pour calmer ta douleur, mais ça, tu n'en seras certain que plus tard.

- Je veux bien un livre.

Gina récupère l'un des deux bouquins, et commence à faire la lecture à sa fille. Tout en prenant soin de simplifier les mots et tournures de phrases, naturellement. L'histoire a l'air d'instantanément captiver la petite fille, qui écoute religieusement sa mère en serrant ses peluches contre elle. Elle semble apaisée, et son regard curieux semble même s'être ranimé.

En observant les alentours, conscient de ton incapacité à faire surgir ton pokémon dans un espace si étriqué, tu réalises toutefois que le mur qui vous sépare de l'extérieur est en mauvais état, et composé de parpaings pas forcément bien agencés. Si ton pokémon est capable de déployer quelques lianes ou racines, il ne lui serait pas impossible de le fragiliser au point d'agrandir l'ouverture que constitue la lucarne. Si toutefois l'opération ne fait pas tomber de lourds débris dans la cellule, et que le bruit n'attire pas trop l'attention des gardes. Ce qui est loin d'être garanti.

Côme

Ton défaitisme, bien que justifié, semble t'attirer un regard appuyé de la part de Tashi, qui retient malgré tout l'éventuelle remarque qu'il semble avoir envie de t'envoyer. Sans doute comprend-il ta réaction, même s'il ne la cautionne pas. Toutefois, son regard te fait penser à son échange avec Amyra. Ton expérience des voyages en tant que ranger, ainsi que les législations que tu auras pu étudier au cours de ta carrière, entrent en totale opposition avec le problème qu'ils ont évoqué.

Jamais un avion civil ne survolerait un pays en guerre, depuis aussi longtemps en soit-il la proie. Les compagnies aériennes, quelles que soient leurs origines, partagent un goût prononcé pour la prudence. Un vol peut être annulé pour cause de mauvais temps, et le moindre incident aérien perturbe le trafic pendant des jours. Il est impensable qu'une compagnie prenne un tel risque, à moins d'un monstrueux problème de navigation. Or, le temps était clair. Rien qui ne puisse justifier une défaillance du système de guidage, ou même du sens de l'orientation des pilotes.

Votre présence au-dessus de ce pays cache quelque chose, qu'il s'agisse d'une erreur monumentale ou d'une malveillance. Un bref instant, ce cri d'agonie émanant du cockpit en flammes te revient à l'esprit. Peut-être son occupant aurait-il pu vous fournir des réponses.
Mais d'ailleurs, s'il était vivant, pourquoi ne s'est-il pas manifesté plus tôt ?

Hiromasa

L'homme de main du chef redresse le canon de son arme en te voyant te relever d'un coup, mais son supérieur l'arrête d'un geste de la main. Il semble plus intrigué par ce que tu as à dire, qu'inquiété par ta réaction. Il écoute en silence tes longues explications, aucune expression ne venant trahir un quelconque sentiment.

- Comme je le pensais, vous ne savez rien de mon pays.

Cet état de fait ne semble pas le contrarier. Il semble même plutôt satisfait de cette réponse, comme s'il n'en attendait pas d'autre, et qu'il était ravi d'avoir raison.

Informations confidentielles réservées à Hiromasa:

---

Alors que le temps semble s'allonger, la porte de la cellule s'ouvre à nouveau. Hiromasa paraît, suivi de près par le chef du groupe qui vous a ramenés jusqu'ici. Celui-ci, de son épais accent, vous interpelle en pointant Côme et Amyra du doigt.

- Vous deux, venir avec moi. Les autres, rester assis. Repas servi dans une heure.



Modération:


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Justin Thyme

Justin Thyme
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Région : Alola
Jeu 28 Mar - 19:07
Comme Justin le pensait, Tashi sait se servir d’une arme. Un simple hochement de tête en guise de réponse conforte l’agent. Néanmoins, le mystérieux garçon marque un point : ils ne sont que trois à être habitués à ce type d’instrument. En plus, Hiro n’est pas là. Impossible de savoir quand il reviendra, s’il revient. L’officier ne peut pas s’empêcher d’imaginer des scénarios dans sa tête, parfois les pires. C’est peut-être une désillusion de vouloir s’échapper d’ici. Que cela soit par la manière forte, ou la manière discrète, ils sont une poignée face à une armée. Ils ne savent même pas combien d’ennemis les entourent exactement. « De toute façon, on est pas en état. Attendons de voir dans quelques jours, comment tout ça évolue… En bien ou en mal. » Dit-il en regardant le double vainqueur de la Ligue. Le Ranger affiche une mine complètement désemparée. Il est dans son coin. Justin a de la peine pour lui, et d’un autre côté, il a envie de le secouer pour lui rappeler qu’il est vivant, comparé à d’autres. « Couper par ce pays pour gagner du temps ? C’est pas un procès que je vais leur coller en rentrant…Amyra marque un point, pourquoi notre avion, et pourquoi est-il passé par là. Peut-être qu’Hiro en apprendra plus sur ça avec leur chef. » Cela serait d’une grande utilité, en tout cas.

L’originaire de Doublonville décroche un léger sourire à la petite fille. Elle a accepté la peluche. Avec celle d’Amyra, elle en a maintenant deux. Ce n’est qu’une gamine, à son âge, tout est bon pour s’évader. C’est de la responsabilité de tous de la protéger. Sa mère se met même à lui lire un des livres dans le sac de Giacomo. Un autre Ranger, pas vainqueur de la Ligue cette fois. Justin s’avance vers lui. « T’as eu du cran tout à l’heure. Suicidaire, mais courageux. » Dit-il en lui posant une main sur l’épaule. Auparavant, le blond aurait pu avoir une telle réaction. Avec son métier, il a appris à gérer son tempérament enflammé. Toujours est-il que cela montre que ce Giacomo a un bon fond et des intentions louables. Son Noacier pourrait être utile. D’ailleurs, c’est étrange. Les ravisseurs leur ont laissé leurs Pokéballs. Côme revient d’entre les morts, l’aspirine lui a fait du bien. Il mentionne sa Flambusard, autour de quelques blagues qui ont le mérite de le faire rire. « C’est étrange non, qu’ils n’aient pas pris nos Pokéballs ? On a même pas croisé de Pokémons ici et pendant le trajet. Vous croyez qu’ils en utilisent pas, ici ? » Lui aussi sort sa Pokéball de sa poche, de manière discrète pour ne pas attirer l’attention des gardes. « Trioxhydre. Elle peut voler aussi, mais elle est surtout forte pour détruire des trucs. » Comme son maître, elle ne fait pas dans la dentelle. Une force de frappe considérable.

Du coin de l'œil, Justin observe Tashi soigner Angel. Décidément, le jeune homme cachait encore un atout dans sa manche. Qui est-il vraiment ? Ses capacités sont plus qu’utiles dans ces conditions. Le dresseur d’Alola l’a déjà assez interrogé pour le moment, il ne voudrait pas le braquer. C’est lui qui leur a apporté des informations sur la situation, alors autant ne pas le brusquer. Peut-être révélera-t-il d’autres choses. Toujours est-il que Justin est préoccupé par Côme. Il prend part à la conversation, mais il a cet air déprimé qui lui colle à la peau. « Ça va, Monsieur le Double champion ? Tu tires une gueule de six pieds de long. On est en vie, on est ensemble, ils nous ont filé des vivres. C’est pas le Club Hano-Hano, c’est sûr, mais si on veut tenir, il va falloir se serrer les coudes et surtout, serrer les dents. » Et être moins pessimiste, mais ça, il le pense très fort sans le dire tout haut. Il est probablement trop franc dans ses paroles. Tant pis, il n'a pas envie de rester dans ce trou à rats avec quelqu'un qui a baissé les bras. Ce n'est pas méchant. Peut-être un peu, mais il veut juste lui donner un coup de jus pour qu'il se ressaisisse.

La porte de la cellule grince à nouveau. Le bruit métallique du mécanisme donne des frissons à Justin. Cependant, son visage se décrispe quand il aperçoit son camarade. Hiromasa est sain et sauf. Bien qu’il ait toujours la boule au ventre, l’agent est soulagé. Pour autant, ils ne sont pas sortis d'affaires. Le chef des troupes ennemies demande à voir Amyra, qui a sorti un ordinateur, et…Côme. Justin le soutient du regard, il lui fait un signe de la tête pour lui souhaiter tout son courage. L’originaire de Doublonville attend que l’interaction soit passée pour aller voir son collègue et ami. « Ça va, ils ne t’ont rien fait ? Tu as de l’aspirine pour ton bras, si tu veux. » Dit-il en lui montrant la caisse. S’il en reste. « Ça s’est bien passé, tu as pu apprendre des choses ? » Toute information est bonne à prendre dans ce contexte.




HRP:

(863)







ULTRAAAA:
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Amyra Richards

Amyra Richards
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Région : Kalos
Jeu 4 Avr - 18:00
Mon commentaire au sujet de notre survol anormal - et de notre atterrissage brutal - d'une zone de guerre semble faire tourner les rouages des esprits qui m'ont entendu.
Tashi et Justin sont d'accord sur ce point, mais si le premier mentionne l'intention d'intenter un procès à notre retour - je frémis face à l'ironie et l'amertume qui ponctuent ce dernier mot, car rien ne laisse croire que nous reverrons un jour nos foyers -, le second coupe sa véhémence avec un grain de sagesse, en suggérant d'attendre le renvoi d'Hiromasa dans notre cellule.

Celui-ci détiendra peut-être de nouvelles informations au sujet de la situation et de nos geôliers.
Je toise un instant l'agent, ne sachant comment lui dire que dans ce genre de prise à part, les interrogations s'accompagnent parfois de violence et de tourments, pour faire parler ou pour satisfaire les goûts cruels et dérangés de ceux qui les infligent.
J'espère seulement avoir tort et que le jeune homme nous reviendra indemne - autant physiquement que psychologiquement.

Mon attention vacille ensuite du côté de Giacomo, qui a entreprit de fouiller le sac et de faire un bref résumé de son inventaire.
Au total, si l'on ajoute les vivres et les divers objets apportés par les gardes, nous avons de quoi survivre un ou deux jours.
À moins d'être servis régulièrement, mais je me permets d'en douter.
Justin entreprend de sortir Côme de sa léthargie silencieuse, en lui rappelant gentimment que malgré l'état des choses, nous nous en sortons bien pour le moment.
Somme toute, oui, cela aurait pu être mille fois pire.

Lorsque la question des pokémons est posée, je marque un instant d'hésitation.
Jusqu'à présent, personne ne sait quelle créature je transporte secrètement.
Les lèvres pincées, je me joins à mes compagnons d'infortune.


- Je possède une galeking. Elle est costaude, mais je ne sais pas si les plaques de son armure résistent à tous les types de balles. Elle peut servir à bloquer des tirs et ériger des murs de fer défensifs, pour nous protéger au besoin, mais...

Hormis les segments renforcés au metallum, je doute qu'elle puisse camper longtemps face à pluie de projectiles.
Ses résistances sont impressionantes, mais son endurance laisse à désirer.
Je me tourne ensuite vers Schneider qui, visiblement, n'a pas aimé mon manque de coopération à son égard.

Mes paroles auraient-elles froissé ou malmené un égo fragile ?
J'encaisse sa menace avec un haussement d'épaules.
Mais au fond de mes prunelles dorées, une lueur de froide arrogance danse.
L'envie de le piquer me démange.

Je ravale cependant mes commentaires, pour me concentrer sur l'ordinateur portable.
C'est une bonne chose que cet homme prenne ses distances, malgré le manque flagrant d'espace.

Je me concentre sur les différents icônes, clique ici et là.
Le pad de la souris fonctionne, mais je dois à plusieurs reprises effectuer le même mouvement pour la faire se déplacer sur l'écran.
En vue de ce que les fichiers contiennent, je me demande à quoi ressemblait le propriétaire de l'appareil.
La présence de jeux et de ce penchant pour les réseaux sociaux me fait penser à une personne dans la vingtaine - mais puisqu'il n'y a pas réellement d'âge pour apprécier ce genre de choses...


Au MJ:

Je referme brusquement l'écran de l'ordinateur portable lorsque la porte de la cellule s'ouvre.
Hiromasa est de retour, accompagné du chef et de ses loyaux fidèles.
Je n'ai seulement pas le temps de m'inquiéter du jeune homme que la voix lourde et caverneuse nous appelle, Côme et moi.

Un vent de panique me gagne subitement.
Ils savent !
C'est sûr et certain.
Je déglutis, m'empresse de ranger l'appareil dans le sac, puis tente de me remettre sur pieds avec toute la fierté et la dignité qu'il me reste.

Prendre appui au mur m'aide, car ma prothèse continue à faire des siennes et ne me rend pas la tâche facile.
Je boîte jusqu'au groupe hostile, avant de me tourner brièvement vers Côme.


- Ça vous dérange si je prends appui sur votre bras ou votre épaule ?

Je me dis qu'un contact physique m'aidera aussi à me rassurer.
Puis...
Si Hiromasa est revenu, nous reviendrons aussi, non ?
Mes iris dorés se posent une dernière fois sur nos alliés ; ils s'attardent sur Patrick, dont l'expression m'est indéchiffrable.
Se régale-t-il intérieurement de me voir quitter la première ?
Mes lèvres remuent.
Si je tombe, vous tomberez aussi.
Semblent-elles formuler, sans qu'un son ne s'échappe.
Ce jeu se joue à deux.


HRP:



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Côme Potte

Côme Potte
Ranger Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 02/11/2013
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Région : Sinnoh - Kantô - Paldea
Mer 10 Avr - 18:16
J’entends les autres tergiverser sur le pourquoi du comment du crash de l’avion. J’ai beau ne plus avoir toute ma tête depuis ce dit crash, la réponse me paraît pourtant plutôt évidente. Enfin, du moins, pas l’exacte réponse, mais je suis encore capable d’éliminer les faibles tentatives d’explications de certains de mes camarades. « De la simple malchance ? Justement, ces grands groupes feraient tout pour sauver leur peau, ils ne risqueraient jamais un tel procès qui se chiffrerait dans les millions pour chacun d’entre nous. » Non, c’est sans doute bien pire que cela. Est-ce que l’avion a été sciemment détourné ? Sans doute. Mais par qui, c’est là que la grande question se pose. Les autorités compétentes auraient dû directement repérer un avion qui dévie du chemin prévu, et j’ai envie de croire que l’alerte est déjà donnée mais, en même temps, je ne peux m’empêcher de sombrer très légèrement dans la paranoïa et la théorie du complot. Ah, si Sigrid était là, elle apporterait de l’eau à mon moulin !

En parlant de mon moulin, il retourne un peu mieux grâce à l’aspirine. Ce n’est pas un miracle, et il faudra du temps pour que cela fasse véritablement effet, cependant je sens déjà l’effet placebo, en quelque sorte. Le simple fait d’avoir bu une gorgée d’eau et d’avoir pris un cachet… Je hausse un sourcil lorsque je vois un des autres survivants me dévisager pour ainsi dire du regard. Je sais bien que je ne suis pas des plus agréables en ce moment, et j’ai quelques instants de lucidité et de recul sur la situation et mon état global, mais si mon état physique est sans doute meilleur que celui des autres, je doute que leurs facultés mentales soient aussi affectées que les miennes. Je fais du mieux que je peux et… c’est déjà bien.

Honnêtement, je suis surpris de voir tout le monde parler autant. Surtout le blond improvisé leader de notre groupe. Clairement, il n’a pas avalé sa langue pendant le crash. Ou peut-être est-ce justement l’adrénaline et le stress qui le font parler autant, ce n’est pas impossible. Quand il me regarde lui aussi, je cligne plusieurs fois des yeux en soutenant son regard avant de hocher la tête ironiquement. « Quelques jours, eh ? » Je sens l’ombre d’un sourire étirer mes lèvres, à peine perceptible. Déjà que je semble leur taper un peu sur le système, j’imagine qu’il faudrait que je revienne à mon optimisme habituel plus rapidement que prévu. Si seulement ma tête voulait bien écouter. Elle fonctionne cependant encore assez bien pour réaliser que nous avons des Pokémon plutôt intéressants avec nous, puissants et versatiles si on en croit les espèces. De là à faire une véritable différence dans notre situation actuelle, ce n’est néanmoins pas garanti. Il faudrait déjà réussir à sortir de cette cellule, incognito si possible et c’est là que les choses se compliquent. Et comment faire bouger un tel groupe sans être repéré et de manière efficace, surtout avec les blessés. Et une enfant. S’il y a bien un énorme facteur d’aléatoire dans une telle situation, c’est bien les réactions d’une enfant. Encore qu’elle semble plus composée que moi avec ses peluches et sa mère qui lui lit une histoire.

La pipelette blonde finit par s’approcher de moi et me parler directement. Je ne peux m’empêcher de grimacer quand il s’adresse à moi comme « monsieur le double champion. » J’ai juste essayé de négocier ma position en tant qu’otage en jouant sur ma notoriété dans nos régions natales pour qu’eux puissent partir et rentrer chez eux. On aurait pu s’attendre à un peu plus de reconnaissance. Enfin, j’imagine que l’ingratitude peuple le Pokémonde. Je me retiens de lui dire que je tire une « gueule de six pieds de long » comme il dit car certains d’entre nous seront sans doute bientôt — d’autres le sont malheureusement déjà — six pieds sous terre. Je souffle quand il me livre son joli discours à la kumbaya. Je n’ai pas toute ma tête, encore une fois, je ne peux pas le nier, mais il se trompe très largement sur mon compte. Je respire un bon coup pour répondre de la voix la plus calme possible, et le plus bas possible, histoire d’éviter que nos conversations incessantes finissent par rameuter les gardes. « Si j’ai appris une chose en étant ranger à devoir faire le deuil de certains de mes collègues qui ne reviendront jamais, c’est bien que je ne suis absolument pas intéressé par l’idée de mourir. » Je le dis par pure franchise, sans aucun venin. Dans un tel état de choc, les réactions des uns et des autres ne sont pas forcément raccord avec ce qu’ils ressentent, et je pense que c’est mon cas et c’est ce que je projette au reste du groupe, sans le vouloir. « J’ai essayé d’échanger ma captivité pour votre liberté. Je suis loin d’avoir baissé les bras. »

Et c’est fou, mais le simple fait de le dire, c’est comme si je le manifestais au lieu de simplement le ressentir. Finalement, j’ai eu beau grimacer en écoutant le blond, son intervention aura au moins servi à ça. Je relève le menton et le fixe du regard, comme pour lui dire que je suis toujours là, quelque part, pas entier, un peu brinquebalant, mais présent, et qu’ils peuvent compter sur moi, au maximum de mes capacités actuelles. Pas sûr de ce que cela représente cependant. Et je n’ai guère le temps de m’attarder davantage sur cette question presque existentielle car la porte s’ouvre avec un vacarme toujours aussi ravissant pour ma tête. L’aspirine a encore du travail ! Et voilà que la femme aux prothèses et moi-même sommes à notre tour convoqués par le grand chef. Moi, je comprends, après notre échange, mais elle, je ne comprends pas pourquoi. Surtout tous les deux, en même temps. Peut-être venons-nous de la même région du Pokémonde ?

« Jacquot, tu peux m’aider à me relever s’il te plaît ? » Je crois bien que j’écorche à nouveau son nom, je me rappelle bien qu’il m’a déjà repris là-dessus, mais je ne me rappelle plus exactement. C’est pourquoi je fais un effort de politesse et de ton en m’adressant à lui, histoire qu’il ne m’envoie pas valser, d’autant que le but de l’entreprise est de lui remettre le plus discrètement possible la pokéball de Jaïa, ma Flambusard. Je me suis déjà fait le scénario dans ma tête, en un quart de seconde à peine, comme dans les films d’espions. Il me tend la main et me relève, et sa silhouette me protège du regard des gardes, juste assez pour que je lui glisse la pokéball de Jaïa dans la main en soutenant son regard quelques secondes et en haussant légèrement les sourcils. Communication silencieuse entre rangers, ça devrait le faire. Un peu un mélange de « garde la en sécurité pour moi » et « s’il m’arrive quelque chose… » mais aussi « si jamais une opportunité se présente pour vous… ». J’ignore ce qu’il glanera dans mon regard, mais je pourrai difficilement lui dire de but en blanc sans alerter les gardes et qu’ils saisissent nos Pokémon. Ce serait le bouquet. Et puis, ça se trouve, je vais me prendre un magnifique vent tout ça parce que je n’ai pas retenu son prénom, et tout ce scénario que j’ai créé dans ma tête tombera à l’eau.

Une fois debout, je rejoins la femme en deux trois pas à peine et elle me demande si elle peut prendre appui sur moi. Décidément, une vraie bande d’éclopés que nous sommes ! « Pas de souci. » Par habitude dans des situations du genre, je passe son bras par-dessus mes épaules et passe mon autre bras autour de sa taille. Quand nous approchons de la porte et des gardes, je dois me mordre les lèvres pour retenir le fou rire qui monte dans ma gorge. Ce serait vraiment le pire des moments pour un rire nerveux. Mais vraiment, j’ai l’impression que nous allons clopin-clopant à l’échafaud et sans viatique, car le repas ne sera que dans une heure ! J’espère au moins que nous y aurons droit ici. Nous serons revenus d’ici là, j’imagine, j’espère. « Je suppose que ce serait trop vous demander d’avoir un petit lance roquettes ou du gaz lacrymo ou autre intégré à vos prothèses ? » Je murmure ça pour que les gardes ne nous entendent pas et dans une tentative maladroite de détendre l’atmosphère, un léger sourire sur le visage. Si le chat noir du groupe est revenu en un seul morceau et visiblement sans aucune blessure physique, c’est bien le signe que ce sera également notre cas, hein ? (1460 mots)
Résumé:


Côme rêve en teal.
 
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Giacomo Tutti

Giacomo Tutti
Modo Jeux & Ranger

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Région : Galar
Jeu 11 Avr - 23:38
Les bouquins ont l’air naze, c’est vrai, mais Gina en choisit un (Aime-moi je te fuis, pour ceux qui veulent savoir) et commence tranquillement la lecture à sa fille, dans un murmure, comme pour ne pas déranger les autres présents dans la pièce. Cette femme m’impressionne. Je me doute qu’elle puise cette force dans sa fille mais elle ne montre rien du stress ou de la peur qui doit l’habiter. D’autant plus au regard des informations qu’elle m’a communiquées.

Pendant quelques secondes, j’écoute simplement le son de sa voix, en laissant mon regard glisser sur le visage des présents. Notre leader auto-proclamé et Tashi, qui discutent de choses sérieuses, Côme dans son coin, dont le moral semble au plus bas et Amyra, plus loin, qui jette un regard sombre à l’homme plus âgé avec qui elle discute, et qui ne semble d’ailleurs vouloir converser qu’avec elle. Il y a Sally, aussi, qui serre ses doudous contre elle et l’autre jeune homme, blessé, qui écoute avec attention ce qui se dit face à lui. Je sais que ça pourrait être pire mais je me dis qu’on ne mérite pas ça… j’espère qu’on va sortir de là. Il le faut. Cette petite… elle ne peut pas finir dans une cellule comme celle-ci.

« Et dire qu’on a survécu a un crash d’avion... » Ça glisse de mes lèvres presque malgré moi, d’une toute petite voix, comme un écho aux conversations qui s’emballent, suite à la remarque d’Amyra et s’interroge quant à l’avion. Ce que m’a appris Gina m’empêche de participer, j’en viens à douter de tout, concernant ce vol. Une erreur de la compagnie, j’y crois pas une seconde et, tout à mes réflexions, je me contente d’écouter les uns et les autres.

Je suis surpris lorsque le blond – pas Côme, l’autre – vient vers moi et me pose une main sur l’épaule. Faut croire que dans pareille situation, tout compliment – si on peut appeler ça comme ça – fait du bien, car j’acquiesce de la tête. « Ça n’a pas été bien utile, mais merci. » Il commence à s’éloigner et, j’improvise, comme souvent.

Information transmise à Justin:

Au regard que j’adresse à Gina toute proche, tandis que le blond s’éloigne, je pense qu’elle a compris que j’ai divulgué l’info. Les autres ne font que débattre de l’avion, il faut bien que certains sachent. J’aurais pu le dire à voix haute, c’est vrai… mais ce n’est pas mon info et puis… ce Tashi, je ne sais pas quoi en penser. A la façon dont il a soigné l’autre jeune homme, à sa façon dont il semble se transformer maintenant qu’on est captif, je me demande ce qu’il nous cache. Je ne veux pas faire dans la parano, c’est sûr… mais ainsi enfermés, que nous reste-t-il d’autre ?

Quand j’évoque le sujet des pokémons, ils sont plusieurs à répondre et je réalise qu’on a tout de même un bel arsenal, si tant est qu’on arrive à les faire sortir, ici ou ailleurs. « Je dirais bien qu’ils n’ont pas pensé aux pokéballs… ça serait quand même bizarre. Mais on a de quoi faire. » Des pokémons assez bourrins, semble-t-il. Sauf peut-être la Flambusard de Côme. Ce dernier, d’ailleurs, est pris à parti par l’agent et ne semble pas apprécier le commentaire qui lui est fait. Sa voix claque, contrastant fortement avec son obsession de retrouver sa chaussure, tout à l’heure, et cela confirme ce que je pensais. Oui, il a voulu jouer la carte de la célébrité mais tout le monde ne l’aurait pas fait. Je respecte ça.

Soudain, la porte de la cellule s’ouvre. Je suis soulagé de voir Hiro revenir. Je le suis un peu moins quand le garde demande à Amyra et Côme de le rejoindre… « On va tous y passer ? » Très vite, le brun est assailli de question et je tends l’oreille pour entendre ses réponses, tandis que Côme m’interpelle.

C’est fou ça. Il a dit « Jacquot » et j’ai de suite tourné la tête. Le réalisant je lève les yeux et me redresse – en grimaçant un peu – pour le rejoindre. Le repos fait un peu du bien mais mon genou comme mon ventre n’aiment pas me voir bouger. Ça ne fait rien, il a besoin d’aide et je lui tends la main pour qu’il prenne appui. D’un geste, je le vois qui profite de la position, mon dos tourné au garde, pour me tendre sa pokéball qu’il pose dans mon autre main. Son regard est limpide et j’ai un tout léger geste de la tête. Comme un « Pas de problème, compte sur moi » silencieux. Je glisse l’objet dans l’une de mes poches et termine de l’aider à se redresser, tandis qu’il rejoint Amyra et le garde. La porte se referme derrière eux. « A priori, ils veulent pas qu’on crève de faim. » C’est déjà ça.

Cette fois, je vais m’appuyer contre l’un des murs. Le fait de me lever et me rasseoir est encore un peu trop douloureux pour moi et je préfère rester debout. Ainsi, j’ai un peu plus de hauteur et mon regard glisse sur la pièce qui nous entoure. Je constate quelque chose qui me chiffonne. De la main, je désigne le mur en face de moi, et surtout une portion un peu plus haut, celle qui donne sur la lucarne « Ce mur-là, il a été mal fait. J’ai bossé dans le bâtiment pendant pas mal de temps, les parpaings ont été posés à la va-vite. Suffirait de pas grand-chose pour péter une portion, profiter de l’ouverture, là. »

Sur le papier, oui. Dans les faits… faire ça discrètement, ça semble compliquer.

« Ou… le Flambusard de Côme. » Je tapote la poche de mon pantalon dans laquelle la pokéball est glissée. « Il peut passer par là. Si on fait de la place à un autre pokémon, peut-être que le piaf pourrait… récupérer les débris ? Empêcher que ça tombe au sol ? J’sais pas. Les lianes de Folk pourraient faire ça plus discrètement. »

Les autres parlent d’armes, moi je pense pokémons. Seulement, on ne sait pas quand s’ouvrira à nouveau la porte, quand Amyra et Côme reviendront (parce qu’ils reviendront). Cependant, pouvons-nous nous contenter de rester sagement ici ? J’arrive pas à savoir, mille trucs passent par ma tête – et probablement par celles des autres.



(1177 mots)

    Résumé.:


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