Le Deal du moment : -47%
FEBER Happy House – Maison de jeux pour enfants ...
Voir le deal
47.93 €

 
» et te dire qu'y a rien de plus beau

Romy Fitzroy

Romy Fitzroy
Coordinateur Kalos

C-GEAR
Inscrit le : 19/09/2013
Messages : 188

Région : kalos
Jeu 6 Jan 2022 - 18:01
- Je viens de voir ton message. Encore debout ?

Tu zieutes l'horloge murale de la cuisine et constates qu'il est bientôt deux heures du matin. Tu t'étais pourtant couchée tôt hier mais une petite phrase de ta fille, une simple remarque, avait fait partir le train du sommeil sans que tu sois montée à bord. Tu avais tourné plusieurs fois dans ton lit, rouspétant, t'enveloppant dans la couette comme un burritos en espérant que morphée passe te saluer mais rien, absolument rien. Les minutes et heures défilaient. A une heure du matin, tu avais décrété que tu étais ridicule. Autant remédier à ce qui t'empêchait tant de dormir, tant pis si cela imposait de passer le reste de la nuit à pâtisser.

- M'en parle pas, je suis en pleine détrempe de pâte feuilletée.
- De quoi ? Ca ne va pas ? Iago ?
- Non, fête des rois, Aaron.

Aaron marque un temps d'arrêt. Tu le comprends en même temps. Tu avais prévu le goûter des rois en famille depuis une semaine. Te connaissant, il savait pertinemment que tu avais dû pâtisser la veille au soir le gâteau des rois pour satisfaire aux goûts de votre fille.

- Tu n'as pas pu pâtisser plus tôt?
- Oh si, je ne bossais pas hier après-midi. Le gâteau a eu ses différentes pousses, il est superbe d'ailleurs. J'ai mis les petits sucres dont Olivia raffole et j'ai zappé les fruits confits. Il n'attend que vous, critiques culinaires hyper exigeants.

Tu devines son sourire. La fois précédente, les deux s'étaient ligués contre toi et avaient descendu ton gâteau. Tu avais eu le malheur de vouloir incorporer les fruits confits dans la pâte. Cela n'avait été au goût de personne (même pas de toi) mais tu ne pouvais te résoudre à avouer que tu avais juste trébuché avec le bol de fruits, le déversant sans le vouloir dans ton appareil alors que tu voulais les mettre de côté pour Aaron.

- Alors pourquoi une pâte feuilletée, je ne pige pas. Olivia préfère les gâteaux. Tu avais envie d'une frangipane ?
- Olivia préférait les gâteaux jusqu'à hier. Elle m'a avoué, au moment de dormir, tu t'imagines... Elle aurait pu me le dire en rentrant, au goûter, au moment des devoirs...
- Romy.
- quand elle m'a vu enfourner le gâteau dans le four ou je ne sais. Elle avait tant d'occasion mais les enfants sont sadiques, Aaron et la nôtre, ô la nôtre, elle adore ce petit jeu.
- Ro-my. Tu t'égares un peu.
- Oui, mais il fallait que ça sorte. Donc, à l'école, figures-toi que la maîtresse a ramené une frangipane. Là, rien de bien grave. Olivia en a déjà mangé, a déjà haussé les épaules en mode boarf. Je m'attends donc à ce qu'elle me dise "ma petite maman, j'ai si hâte de déguster ce qui est pour moi le vrai gâteau des rois". Beh figures-toi que.
- Dalle.
- Mais oui, que dalle ! Elle me sort : ça a le goût du paradis dans la bouche.
- Elle n'aime pas l'amande, pourtant, non ?
- Ah ! On est d'accord !
- Bon, ça change à cet âge. Ton palais se façonne. Ca continue toute ta vie, regarde toi avec l'avocat. Enfin, donc. Tu te lances, là, à deux heures du mat, dans une pâte feuilletée. Logique. J'aurai pu t'en ramener une, tu sais, nous aurions pâtiss...
- Ah non ! Une pâte toute faite ?! Grand fou, respecte toi un peu, Ronro...

Tu t'arrêtes. Vous vous appelez régulièrement depuis l'absence de Iago. Certains diraient même que c'est trop au vu de votre complicité ambigüe. Preuve en est, tu as failli sortir ce surnom ridicule dont tu l'affublais pour le taquiner. Puis, ne serait-ce que ce coup de fil nocturne. Un silence s'installe et, avant qu'il ne devienne trop gênant, tu relances la discussion.

- Non, c'est mort. Je pâtisse, je sais faire la pâte feuilletée, je la fais. Tant pis si je ne dors pas, tant pis si je suis un zombie demain. Ils ont droit à fêter cela, eux aussi !
- Enfin, tu veux dire "tout à l'heure".
- Exactement. Je suis lancée. Et nous t'attendons toujours au goûter mais passe plus tôt si tu peux, Olivia sera ravie.
- Ca marche. Ca va aller ?
- Si tu me laisses finir, oui.

Tu percutes alors que Aaron ne dort pas plus que toi à deux heures du matin. Tu as une raison stupide (ton égo) mais lui ?

- Ca va toi, au fait ?
- Oui, oui. Réveil en sursaut et impossible de me rendormir : Polthégeist a renversé une partie des tasses. Au fracas, se sont rajoutés ses jérémiades.
- Hum, ayez des enfants et des pokémons. Soyez heureux et reposés.
- C'est ça. Pâtisses bien, Romy, j'ai hâte de goûter ta cuisine.

Tu souris et raccroches. Tu râles mais cuisiner pour la fête des rois est un véritable plaisir. Elle avait été votre première fête avec Olivia célébrée dans la région de Kalos. L'enfant était peinée d'avoir quitté le confort de la région de Johto et notamment la famille, ce sentiment ayant été renforcé à votre retour après noël. Elle pleurait Aaron et tu culpabilisais. Tu espérais rendre le quotidien merveilleux. Difficile toutefois de gommer la distance.

La fête des rois était tombée à pic. Tu avais toujours adoré ce moment, même si la signification t'avait échappé enfant et que maintenant, elle avait perdu de son importance pour l'adulte que tu étais devenue. Cela n'enlevait toutefois rien au fait que tu adorais, littéralement, les gâteaux dégustés. Tu avais une large préférence pour la frangipane, ne comprenant pas les batailles de région. Autant manger celle qui a notre préférence et point barre, non ? Pour l'amoureuse de pâte feuilletée et d'amandes que tu étais, cette pâtisserie avait volé ton cœur. Tu décidas donc d'en préparer une pour Olivia. Plus encore, tu en fis ton petit commis. Manque de bol cependant, tu te rendis compte qu'elle aimait sans plus l'amande. Ni une, ni deux et pour ne pas la décevoir, tu te lanças également dans la préparation d'un gâteau des rois. Tant pis s'il n'y avait que des petits morceaux de sucre sur celui-ci, les fruits confits sont tous pourris de toute façon. Seuls Aaron et Norah aimaient cela, alors bon. Cette première fête des rois, tu avais vraiment mis les petits plats dans les grands. Olivia avait été nommée princesse, coiffée d'une magnifique couronne que vous aviez fait toutes les deux pendant les temps de repos des pâtisseries. Puis, ton enfant t'avait sorti une autre couronne qu'elle avait fait seule pendant que tu t'affairais à une énième détrempe. Tu avais été touchée de ce geste et avais demandé la permission de la porter, te présentant comme une princesse d'une autre contrée. Olivia rectifia toutefois : tu étais reine et elle était ta fille, c'était pourtant simple. Simple comme bonjour, Romy.

Ce souvenir heureux t'anime et tu poursuis la préparation de la frangipane avec le sourire. Tu t'émerveilles en tout cas des changements : elle détestait vraiment les amandes... Puis, ton instinct maternel percute. Il ne faudrait quand même pas que la maîtresse ait ramené une de ces frangipanes au chocolat ou au pomme !
(mots 1235)


    les dés n'attendent que vous, amigos !
Revenir en haut Aller en bas

Romy Fitzroy

Romy Fitzroy
Coordinateur Kalos

C-GEAR
Inscrit le : 19/09/2013
Messages : 188

Région : kalos
Lun 10 Jan 2022 - 18:28
Bordel, c'était bien au nutella. Tu bois de travers lorsqu'elle t'annonce cela triomphante. Tu modères l'enthousiasme de ta fille, lui rappelles à quel point le gâteau des rois, cette délicieuse brioche aérienne et sucrée que tu réalises à la perfection, relève aussi des saveurs du paradis. Olivia ne dit mot, semble concentrée avant d'acquiescer tout en ponctuant qu'elle l'adore surtout quand des petits morceaux de sucre ont été mis dessus. Tu te frottes les mains, fière de ton coup. Que les parents sont manipulateurs, c'est dramatique.

Aaron vous rejoint plus tôt que prévu (avec une frangipane au nut', le fourbe) et vous ingurgitez bien plus de sucre que votre corps n'est capable d'encaisser. Olivia se transforme en une véritable pile électrique et sollicite son père comme jamais. Ce dernier se retrouve à devoir prendre le thé avec la joyeuse compagnie (sous-préf, madame charlotte un petit nirondelle ayant décidé de se protéger de l'hiver dans vos combles et étant de plus en plus à l'aise en votre présence). Pendant ce temps, tu t'allonges sur le canapé, le bouton de ton pantalon défait. Tu n'avais pas mangé ainsi depuis un petit moment. Tu sens que ça va être difficile de survivre à cela. Tu ramènes le plaid sur toi, cales ta tête sur ton bras replié et te murmures que tout va bien s'passer et que, au pire, tu as des citrates. Tu te répètes cela trois fois avant de sombrer dans une bonne sieste digestive.

- C'est quoi c'truc ?
Ca ne devrait même plus t'étonner, Roro. Tes phases de sommeil sont chaotiques en ce moment. Reste que là, tu fais quand même face à la plus grande patinoire que tu n'aies jamais vu. A la plus dangereuse aussi : les bords ne disposent pas de barrières et pas besoin de se rapprocher pour capter que le vide n'attend qu'à t'engloutir. Tu déglutis mal, très mal, lorsque tu percutes que tu es chaussée de patins, justement. Tu sursautes et manques de te casser la face d'ailleurs lorsque des acclamations s'élèvent tout autour de toi, des "roro la malice", "roro n'tombe pas à pic !". Elle est bien bonne, tiens. Tu distingues aussi des "Allez la seconde Fitzroy". Tu parviens à trouver ton équilibre et tu te redresses. Tu captes alors les gradins, longeant le vide de part et d'autre. Ils n'ont pas peur les gars ? Vu leur enthousiame, point du tout. Ils poursuivent leur roro et numéro deux et tu affiches ton plus beau rictus. Tu n'aimes pas être appelée Roro par d'autres personnes que Aaron, tu aimes encore moins être réduite à la numéro 2. Tu voudrais incruster dans ta base de données mentale les personnes ayant scandé cela mais tu es interrompue par une voix qui te semble familière.

- Mesdames et messieurs, bienvenue à la Master Ligue ! Aujourd'hui, notre challenger est une habituée du stade puisqu'elle a déjà vaincu nos champions deux reprises déjà ! Je vous demande d'acclamer haut et fort, mademoiselle Rosemary Fitzroy !

Oh, Rosemary aussi, tu détestes. Tu percutes toutefois l'information première. Tu as quoi ? Péter la gueule aux membres de la Ligue ? Tu es dresseuse ?! Non sérieux, tu as fait quoi ? Pas le temps de cogiter cependant, tu es une bête de scène ma Romy. Il suffit de se souvenir de tes représentations de théâtre, de tes ballets de danse. Dès que tu le pouvais, tu poussais les autres pour briller davantage. Etre sur le devant de la scène, tu savoures totalement. Tes bras se lèvent spontanément et tu fais signe à la foule de faire plus de bruit. Celle-ci réagit vivement, te rendant toute chose.

- Pour corser un peu les choses, Master Ligue oblige, notre challenger devra franchir cette patinoire de l'extrême et aller défier son premier adversaire !

Tu zieutes l'étendue de glace. Ca pue mais qu'importe. Ce ne sont pas deux ou trois rochers, quelques ravins qui font te faire douter. Au-delà, tu vois qu'une porte s'est, en effet, ouverte. Un projecteur lumineux est braqué dessus.

- Qui sera donc le premier à se mesurer à notre challenger en titre ? Lequel des deux sortira vaincra de ce duel sanglant ?

Heu, faut s'calmer hein. Déjà, tu dois franchir la banquise là (bon, ça sera les doigts dans l'nez) et puis après, tu iras péter quelques dents. Tu portes ta main à la poche de ton blouson, constates que tu as six sphères bicolores avec toi. Tout ceci est donc vrai ? Tu souris et ressens une certaine forme d'excitation s'emparer de toi. Ca va être une dinguerie. Tu es sortie toutefois de tes pensées : une personne dans la foule se met à crier, puis deux, jusqu'à un brouhaha se forme. Tu suis alors les doigts pointés, tous désignant l'autre bout de la patinoire. Oh punaise, ton premier adversaire est sorti de sa cachette et il s'agit de.

- IAGO !

Tes yeux s'écarquillent. Non mais. Iago ?! En chair et en os, devant toi, devant eux tous ? Ta mâchoire t'en tomberait presque.

- C'est un combat au sommet, un combat de Fitzroy qui nous.

La présentatrice s'est arrêtée et pour cause, tu viens de t'élancer sur la glace telle une lionne. Tu manques de te casser la binette à plusieurs reprises mais tu te rattrapes in extremis et surtout, tu ne cesses de beugler, provoquant d'abord les rires puis le malaise, que tu vas lui faire sa peau à ce frangin, qu'il aurait mieux fait de ne pas pointer le bout de son nez, que tu l'aimes et qu'il t'a manqué mais que tu vas quand même lui faire manger la poussière avant de le ramener par la peau des fesses auprès de votre mère ! Tu te bouffes deux rochers, te faisant taire quelques minutes puis tu te relèves et reprends ta tirade entre vacheries et amour.

Lorsque tu arrives à lui, tu t'écroules au sol déclarant que le patin est beaucoup plus physique que tu ne le pensais mais cela ne change rien. Tu vas kicker ses pkmns de type acier puis vous irez manger une bonne part de gâteau, qu'importe l'issue du match. Tu lances ainsi ton premier coéquipier, toujours allongée mais déterminée comme jamais.


- MAMAAAAAAAAAAAAAAAAAN !

Tu te réveilles en sursaut et vois la bouille de ton enfant se décomposer.

- Maman, tu pleures ?

Tu portes une main à ta joue, constates en effet que des larmes ont roulé sur celle-ci. Tu regardes autour de toi, vous êtes seules dans le séjour. Tu as failli à ta mission, numéro deux.
(mots 1127)


    les dés n'attendent que vous, amigos !
Revenir en haut Aller en bas

Romy Fitzroy

Romy Fitzroy
Coordinateur Kalos

C-GEAR
Inscrit le : 19/09/2013
Messages : 188

Région : kalos
Ven 14 Jan 2022 - 18:49
Alerté par les appels de Olivia, Aaron déboule dans le séjour. Il invite votre petite à aller jouer avec Sous-Préfet afin de pouvoir te parler entre adultes mais celle-ci s'agrippe à ton bras, bien décidée à ne pas s'en éloigner d'un poil. Aaron peut faire ce qu'il souhaite, l'enfant ne veut rien entendre. Elle reste ici, avec toi et jamais elle ne te quitterait. Aaron lui demande pourquoi elle dit cela et Olivia, posant une de ses petites mains sur ta joue, a alors une parole d'adulte. Les mots sortent pourtant de sa bouche d'enfant et ont pour effet de serrer vos cœurs de parents. Maman, tu es triste car tonton est parti ? Je suis là moi, je partirai pas moi.

Après cet épisode, Aaron te propose de prendre l'air, de partir quelques jours loin de ton quotidien, de tes tracas. Il s'occuperait d'Olivia durant cette période, permettant aussi à l'enfant de décompresser du stress et mélancolie qu'elle ressent.

- De fuir, en gros ?
- Parfois, ça n'a rien de mal de prendre de la distance.
- Mais je fuis, je ne règle pas le problème.
- Certains sont trop gros pour être réglés rapidement. Ta santé mentale ne tiendra pas aussi longtemps.

Tu hausses les épaules. Tu ne te sens pas aussi vulnérable que le prétend Aaron. Tu as, certes, en tête cette phrase d'Olivia. L'enfant s'inquiète énormément. Tu ne t'en es pas rendue compte avant cette remarque mais depuis l'absence de Iago, elle te colle littéralement comme si elle redoute que tu t'effondres sans support. Tu pensais, auparavant, que c'était elle qui avait besoin de toi. Olivia avait inversé la tendance. Elle génère du stress par rapport à toi, ton état de santé. Tu acceptes donc la proposition de Aaron. Ne pouvant venir avec toi, tu décides de solliciter tes amis, en espérant qu'un d'entre eux soit partant pour un petit séjour.

Chloé avait répondu présente, libre suite à une énième rupture. Cela t'avait peiné puis tu avais été égoïste, éprouvant une sorte de regret de t'être manifestée et de tomber au mouvais moment. Partir avec une personne déprimée, vos vacances n'allaient pas être fun pour un sou. Toutefois, Chloé était, pour une fois, à l'initiative de la séparation et vivait très bien celle-ci.

- Mais quel plouc, je n'en pouvais plus ! Toujours dans les jupons de sa mère, qu'il y reste !

Tu n'as pas eu l'occasion de rencontrer le dénommé P-I (Pierre-Yves, apparemment le P-Y était moins vendeur) et tu en es presque désolée : cet homme semble être un sacré numéro de conneries. Du reste, tu le remercies : Chloé n'avait pas développé de sentiments amoureux.

- Tu es chez toi, ici alors fais comme bon te semble. J'avais prévu quelques restaurants : je peux maintenir les résas ou...
- Je pourrais payer la note sans m'endetter sur dix ans ?
- Ou je peux annuler et on s'fait des soirées cocooning au coin du feu !

C'est acté. Tu regardes autour de toi, appréciant le nouveau mobilier du chalet des Cerullo. Les décorateurs avaient fait fort cette fois-ci parvenant à créer un véritable cocoon dans les terres enneigées de Acajou plutôt qu'une ambiance bling-bling étalant la fortune familiale. Tu te sens beaucoup plus à l'aise que lors de ta dernière visite. Tu prends d'ailleurs la chambre qui t'avait été attribuée et rejoins ton amie pour votre première soirée à la montagne.

Acajou est une station pour le moins prisée et pour cause, les terres enneigées à Johto sont choses rares. Contrairement à Frimapic ou Frescale, elle bénéficie d'une si faible superficie qu'il est plus avantageux pour les locaux de partir dans une autre région assouvir leur passion-ski, neige et autre. La famille de Chloé fait néanmoins partie des riches investisseurs et de l'élite de la région de Johto, préférant rester dans leur coin sélectif plutôt que de jouir d'un domaine plus spacieux avec les gens de ta classe.

- Tu veux faire quooooiiiiii 'jourd'hui ?

Chloé dit cela tout en baillant. Tu remarques que ses yeux sont gonflés, preuve qu'elle a dû verser quelques larmes pour le feu P-I.

- Je m'étais dit qu'on pouvait aller chercher nos équipements et forfaits. Tu skies toujours ?
- Nos équipements ? Tu fais quelle pointure ? Tu es aussi petite que ma mère, tu devrais regarder en bas. Elle a plusieurs modèles de chaussures.
- Mais pour le snow... ?
- Oh, ça ! Faudra en effet descendre voir Umbert alors. Personne ne fait de snow dans la famille.
- Pourquoi, c'est...
- Tu n'as pas envie de l'entendre.
- C'est pas assez riche ?!
- Non mais tu délires, allez ! Finis moi ce café qu'on puisse bouger !

Vos boissons chaudes englouties, vous filez vous laver et vous habiller chaudement. Ton look est plutôt étonnant : tu avais chiné une combinaison colorée, alliant les couleurs rose, violet et vert, dans une friperie de Yantreizh. Chloé te regarde longuement avant de déclarer qu'elle adore ce côté vintage qui revient et que tu portes à la perfection. Il n'empêche qu'à voir sa tenue, tu comprends qu'elle laisse les autres porter ce style. Vêtue de veste et pantalon laissant imaginer son corps élancé, Chloé parvient à rester la bombe qu'elle est. Décidément, vous n'êtes pas du même monde.

Umbert te fait un prix d'ami, selon ses dires. Toi, tu es encore choquée du coût des équipements mais au moins, tu as économisé les chaussures. Vous récupérez vos forfaits et décidez de vous mettre en mouvement sans plus tarder. Tu ne saurais dire pourquoi la neige t'apaise autant. Tu n'y es pas souvent allée mais à chaque fois, tu t'émerveilles de la rencontrer. Chloé parle de tout et de rien, sans prêter attention aux paysages vous entourant. A croire qu'en y étant trop habituée, elle a perdu tout intérêt pour ces lieux. Arrivées en haut de la piste, tu te félicites pour ne pas te manger le télésiège : tu avais une fois pris la barre derrière le sommet du crâne, te faisant bouffer la neige avant même d'avoir amorcé la moindre pente. Les choses vont dans ton sens, Romy. Ces vacances seront bonnes.

Vous glissez quelques heures, pas du tout au même rythme. Chloé est une déesse dans tous les sens du terme et toi, tu es une patate colorée, voilà ce que tu es. Tu te marres toutefois. Une impression de liberté s'empare de toi : la neige craque sous ton snow, tu dévores (bien grand mot) la piste à coup de zig-zag (bien grand mot bis). Le soleil est haut dans le ciel et tu sens que joues et nez prennent des couleurs. Tu fais le plein d'air frais et de vitamines et tu te dis que tu mérites amplement cette parenthèse dans ta vie.

Vous vous arrêtez une heure, le temps de manger un bout. Chloé engloutit un burger tandis que tu picores une salade avec toast et chèvres chauds.

- Pas avec ça que tu vas draguer sur la piste, Fit'
- Tu as du ketchup sur le bout du nez, Cerullo.

Vous rigolez et repartez sur vos histoires de coeur. Chloé ne perd jamais le nord dans ce genre de discussion : Aaron. Elle avait été présente à votre rencontre et, bien qu'elle n'en ait rien vu car elle boudait à cause d'un autre gars, elle était persuadée que votre histoire - non terminée - avait commencé grâce à elle.

- On s'est quitté quand même, j'suis partie en dépression et tout, je te signale. Je dois aussi te remercier de cela ?
- Tu t'arrêtes que sur le négatif, toi aussi ! Non mais sérieusement. Tu n'as jamais.
- On parle toujours de cela, Chloé. C'est acté, c'est fini, c'est. Stop it now.
- Ouais... mais es-tu sûre ?

Vous retournez sur les pistes en début d'après-midi, cessez votre activité après que Chloé ait été contrariée par un skieur de pacotile l'ayant suivi sur plusieurs pistes et apostrophé comme un gros lourd. Cela tombe bien pour toi : alors que tu n'éprouvais aucune angoisse, voici que la descente commence à t'effrayer. Comme si tu prenais conscience que tu pouvais claquer et laisser seule ton enfant. Tu n'en parles toutefois pas à Chloé, elle a besoin d'attention. Tu sais que Chloé a toujours besoin de retourner dans son petit cocoon dans ces moments-là. Le temps peut défiler, certaines habitudes demeurent. Vous décidez donc de retourner à l'appartement afin de vous réchauffer un peu.

- Tu sais Romy, parfois je me dis que je passe à côté de ma vie. Comme si je ne cessais de rater le train, que je restais à la gare à regarder les gens. Ils montent eux mais moi, je reste là.
- Hein ?

Vous êtes à votre troisième verre de vin. Tu as chaud, commences à avoir mal à la tête. Tu grignotes de temps en temps, Oskar t'avait donné cette astuce pour faire passer l'alcool. Devant vous, le fameux scrabble a pris place. Tu ignores pourquoi mais à chaque séjour à la montagne, ce jeu ainsi que le trivial parviennent toujours à refaire surface. " Oubliés le reste de l'année, ils prennent leur revanche à la neige ". Tu te fais le jingle dans la tête puis te souviens.


- Je crois que tu te mets trop la pression, Clo. Tu es parvenue à ce que tu voulais, non ? Intégrer le comité de coordination, avoir l'appartement que tu rêvais sur Doublonville. Tu es parvenue à t'accomplir seule, sans l'influence de tes parents. Ce n'est pas parce que ta vie amoureuse n'est pas aussi.
- Est inexistante.
- Non, clairement pas. Le fait que tu ne te sois pas posée ne te réduis pas Clo. Tu trouveras une personne qui te convienne parfaitement, n'essaie pas de te caser juste pour.
- Ce n'est pas pour l'image, Fit, ni pour cocher la case avant trente ans. C'est juste que je me sens seule. Vraiment. P-I était un con mais il était toujours là pour moi. C'est réconfortant d'avoir quelqu'un sur qui réellement compter.
- Mais tu n'avais rien en commun avec ce type !
- Tiens. J'peux faire citron.

Chloé se ferme pour la soirée. Tu regardes ton amie, te dis qu'elle est restée la jolie fille de la bande ne sachant juste pas choisir ses mecs. Tu voudrais l'aider mais tu sais que cela doit venir d'elle, tu ne peux pas faire le boulot à sa place. Tu comprends néanmoins sa détresse : plusieurs fois, malgré tous tes petits tracas, tu t'étais dit que tu étais chanceuse dans ta vie.
(mots 1822).


    les dés n'attendent que vous, amigos !
Revenir en haut Aller en bas

Romy Fitzroy

Romy Fitzroy
Coordinateur Kalos

C-GEAR
Inscrit le : 19/09/2013
Messages : 188

Région : kalos
Dim 16 Jan 2022 - 16:55
Un imprévu sur le concours de coordination en préparation sonne la fin du séjour montagnard pour vous. Tu t'avoues être un peu triste : tu aurais aimé rester plus longtemps. Elle t'avait invité à finir tes vacances dans le chalet familial mais, sans elle, tu ne te sentais définitivement pas à ta place. Les gens fréquentant cette station service sont si différents de toi que, même s'ils ne te jugent pas, tu fais le sale boulot toute seule. Vous bouclez vos affaires en ayant perdu de votre folie des jours passés et filez en direction de la gare. Lorsque le train de Chloé se présente, elle t'enlace longuement. Elle en profite pour te dire des choses que tu sais déjà : que c'est toujours un plaisir de te voir et que vous devez absolument refaire cela très vite. Elle te demande aussi de la tenir informée pour Iago et, jouant à merveille l'amie relou, pour Aaron. Tu acquiesces à tout et lui fais promettre de ne pas tomber dans les bras du premier mec l'abordant, de prendre le temps et de croire en.

- En quoi ?
- En bah, je ne sais pas. En Cocotine ? Ca serait la représentation d'Aphrodite pour certains historiens et.
- J'sais plus à ça près, Fit !

Vous pouffez et les portes du train magnétique se referment sur la jolie blonde. Tu restes quelques minutes à poireauter avant que le monorail se présente. Direction le retour au bercail. Tu es heureuse d'y retrouver Olivia et te demandes bien quelles activités elle a pu faire avec son père. Aaron t'avait prévenu qu'il t'écrirait peu, ne t'enverrait pas de photo afin que tu puisses totalement déconnecter. Tu avais cru ne pas tenir les quelques jours et finalement, tu n'avais pas autant souffert. Tu faisais pleine confiance à Aaron. Reste que la fin des vacances étant avancée, tu te prends en pleine face le manque décuplé.

Tu arrives dans trois bonnes heures. Enfin, tu devrais. Cela fait bien trente minutes que vous n'avancez plus. Des pandarbares se sont installés sur les rails et, étrangement, personne n'est chaud bouillant pour les déloger. Les renforts ont été appelés mais les pkmns violents et têtus ne veulent rien entendre. Tu tends l'oreille, regardes de tous les côtés. Tu sais que ça pue et pour cause, la puissance de ces pkmns appelle à ne pas les contrarier. Soit des rangers parviennent à les faire bouger, soit vous devrez vous armer de patience en attendant que les créatures choisissent un autre lieu où se poser. Au bout de deux heures, tu te doutes de connaître la solution retenue. Le personnel du train vous laisse le choix de rester dans le train (des wagons pouvant faire office de couchettes) ou de le quitter, dans ce cas le service après vente vous contacterait pour régler les modalités de remboursement. Il vous informe alors que vous êtes entre auffrac-les-congères et quarellis. Bien, bien. Tu hésites un temps et vas à la rencontre d'une hôtesse. Elle t'apprend que les wagons de nuit sont complets et que beaucoup se retrouveront à dormir dans leur fauteuil attitré. Aussi, si tu souhaites sortir, elle te conseille de suivre les rails jusqu'à tomber sur un panneau " attention aux cabriolaines ". Si tu maintiens ta droite, tu trouveras un petit village où dormir. Tu la remercies et cogites. Peux-tu lui faire confiance ? Trouveras-tu l'endroit ? Lorsque tu entends les premiers passants râler et se prendre la tête avec l'équipe du train, tu te décides à sortir.

Chance pour toi, vous avez bien dépassé la ville enneigée de sorte que les températures sont douces. Tu vadrouilles un temps avec quelques autres voyageurs ayant aussi fait le choix de descendre puis tu te retrouves seule après que ces derniers aient appelé pokémontures, amis ou famille à venir les chercher. Aussi absurde soit-il, tu avais décliné toutes les propositions pour te ramener. Tu ne sais comment le formuler mais tu te sens bien dans la nature, enfin à ta place. Personne à qui rendre de compte, pas de réseau pour te rappeler la dure réalité ou juste te parasiter à coup de notifications débiles. Tu as envie d'une franche déconnexion et cet incident s'avère être une chance. Tu marches quelques temps, suivant les rails comme conseillé. Le panneau se présente à toi et tu longes le sentier à ta droite. Bientôt, tu rejoins le fameux hameau. Enfin "fameux", c'est mort de chez mort. Tu flânes un peu, restes bête d'y trouver une épicerie ouverte. A l'intérieur, une dame s'affaire à trier les fruits et légumes.

- Nous sommes fermés, madame !
- Oh excusez-moi, je pensais que.
- Et non, les horaires sont indiqués. Nous sommes fermés mais je peux peut-être vous aider autrement ?
- Je. Je cherche un coin où dormir pour la nuit. Vous avez des hôtels, ici ?
- Oh, vous en aurez tout un tas en vous rapprochant de la grande ville, Quarellis. Ici, pas d'hôtel mais vous avez le terrain de camping. L'été, il est vivant et beaucoup de monde y plante sa tente pour partir tôt en randonnée.
- L'été ok, mais je vais perdre mes orteils si m'y installe maintenant.
- Hum, faudrait que je demande sinon à Dimitri. Je pense à sa yourte. Hum. Vous m'excusez madame ?
- Fitzroy mais appelez-moi Romy.
- Enchantée Romy, je suis Magnolia. Voyons voir ce que je peux pour vous.

Magnolia utilise un téléphone d'un autre temps et te fait signe que tu peux vadrouiller en attendant. Tu quittes l'épicerie mais, aussitôt, la femme te prévient qu'elle n'a pas pu contacter Dimitri. " Il doit sûrement être avec les cabriolaines, il sera revenu dans l'coin assez vite, avant le coucher du soleil du moins ! ". Tu aurais pu continuer ta route mais tu appréhendais la nuit à la belle étoile. Magnolia t'avait proposé son aide et c'était la moindre des choses de lui accorder le bénéfice du doute. Tu déambules donc. Le hameau est constitué d'un centre où s'y trouvent épicerie (ouverte mais non), petit terrain vague avec une table de pique-nique et un grand arbre (faisant office d'espace restauration), bibliothèque municipale (fermée), école (fermée), un restaurant (fermé pendant la période de octobre à mai). De vieilles maisons en pierre sont édifiées ; la plupart ont les volets fermés (maisons secondaires ?) tandis que d'autres paraissent habitées. Pour autant, personne n'est dehors. Tu remontes ce qui doit être l'allée centrale, suis les habitations et caresses tous les petits pokémons domestiqués que tu rencontres (sauf le feunnec, faut pas déconner avec les créatures de type feu). Le chemin te mène jusqu'à une église (fermée) et tu constates que devant, une grande ardoise fait office de panneau d'affichage. Les habitants inscrivent à la craie des petites annonces, demandes de service etc. Tu apprends donc que Magnolia cherche à être remplacée à la boutique pendant le mois de janvier pour aller voir son fils à Frescale, que Manu a perdu une écharpe rouge et qu'il a peur de choper froid à la gorge, que Joe est arrivée depuis peu dans le coin, qu'elle bosse à l'école le matin mais que l'après-midi, elle serait ravie de visiter la jolie région avec un ou une habitué(e). Dimitri a lui aussi laissé un mot : aide pour sortir le troupeau recherchée, venez me parler à l'épicerie mercredi si intéressé. Ce tableau noir te fascine et tu aurais envie de prendre part à la vie de ce village. Ce dernier t'avait paru si froid à ton arrivée. Tu te rends compte qu'il est beaucoup plus humain que certaines grandes villes surpeuplées. Tu ne rédiges aucun mot toutefois, tu ne te sens pas légitime. Une petite voix se fait néanmoins entendre derrière toi.

- Vous êtes de passage ?

Tu te retournes, constates qu'un vieux monsieur est sorti de sa maison accompagné de son tout aussi âgé ponchiot.

- Vous avez un sac de randonnée, hum. Vous avez plein de départs derrière là : faut descendre un peu, tourner à droite là où vous avez un tas de ferrailles. C'est le garage de Mado, elle entasse ce qu'elle appelle des trésors mais moi, j'ai juste l'impression qu'elle ne parvient pas à jeter les choses. Vous tournez donc, longez le chemin. Vous verrez le bassin des crapauds, comme ça. Puis vous filez dans la montagne, paf. A vous liberté et aventure.
- Je vous remercie mais je cherche avant tout à un coin pour me dormir.
- Ici ?! C'est plus l'été que les gens viennent se poser dans le coin. Vous êtes allée voir Mag ?

Tu hoches la tête, indiques au monsieur que tu attends des nouvelles de Dimitri.

- Oh oui, sa yourte. C'est moche ces choses mais c'est pratique. Ca garde bien la chaleur. Je suis sûr que Dimitri pourra vous loger. Profitez-en pour regarder les étoiles, ce soir. Sans la pollution lumineuse, vous allez découvrir ce qu'est un ciel étoilé. Mais vous le savez peut-être déjà, vous avez l'air d'être une baroudeuse.

Tu voudrais rétablir la vérité mais ton nom résonne dans le village. Tu te retournes et vois Mag t'adresser des signes de la main avant de t'afficher un superbe pouce levé.

- Ma vue est mauvaise, madame. C'est qui ?
- C'est Magnolia, Dimitri semble rentrer et serait ok pour que j'occupe sa yourte.
- Bonne nouvelle ! Je vous souhaite une excellente soirée alors, à la prochaine.

Le vieux poursuit sa route et tu restes quelques temps immobile. Tu ne saurais dire pourquoi mais tu te sens bien dans ce drôle d'endroit. Tout semble déshumaniser et pourtant, tu as été prise en considération sans aucune contrepartie. Cela te fait réfléchir sur le côté démesuré de la ville : tu n'y as jamais autant croisé de personnes et pourtant, tu n'as établi que très peu de contact. Tu te sens reconnaissante envers Mag, Dimitri et ce vieux monsieur. Tu te décides donc à rejoindre cette dernière, ayant encore en tête l'annonce de Dimitri. Après tout, ton retour à Yantreizh n'était initialement prévu que dans trois jours.
(mots 1726).


    les dés n'attendent que vous, amigos !
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



C-GEAR
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Master Poké :: Le Pokémonde :: Région Kalos - 6E G E N :: Yantreizh-