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Haeshle Suibhne

Haeshle Suibhne
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Mar 3 Jan - 13:04
Jour 3On brise le quatrième mur.

Tu ne sais pas trop comment tu es arrivé là. Une brèche temporelle, qu'importe quelle autre foutaise, mais quelque chose ne tourne pas rond. Tu as ouvert la porte des toilettes pour une vidange journalière – disons ça ainsi – mais quand tu as refermé la porte et que tu t'es retourné, ce n'est malheureusement pas la cuvette que tu as su trouver. Ce n'est même pas ta maison d'ailleurs, puisqu'une personne inconnue se trouve actuellement dos à toi, sur un canapé qui n'est pas le tiens. Tu n'oses même pas bouger d'un millimètre, comme pour ne pas la déranger. Tu regardes simplement autour de toi, perplexe. Tu ne te manifeste toujours pas auprès de cette personne, tentant finalement une échappée furtive en rouvrant la porte par laquelle tu es arrivée. Sauf que celle-ci donne à présent sur une cuisine relativement petite. Tu te figes. Tu ne comprends pas comment tout ça est possible. Mais surtout, tu te demandes comment tu vas réussir à rentrer chez toi.

Tu refermes cette maudite porte, faisant quelques pas pour contourner le canapé et découvrir le visage de cette inconnue. Tu te dis que, foutu pour foutu, autant te présenter à elle. Peut-être qu'elle saura t'aider – même si à première vu tu n'es qu'un intrus qui s'est invité chez elle.
Tu restes piqué non loin d'elle, n'osant toujours pas l'interpeller. Dans un premier temps, tu ne voulais pas la déranger dans son activité, captivée par son ordinateur. Mais quand tu es laissé ta curiosité te guider, te penchant légèrement pour regarder par-dessus son épaule, ton cœur à loupé un battement. Elle était en train d'écrire une histoire. Une histoire qui est la tienne. Tu as vu ton nom, celui de Sharlieh et celui de ton pokémon. Jusque là, tu pourrais te dire qu'il s'agit d'une fan-fiction, que cette femme n'est qu'une fan. Sauf qu'à mesure que tu survoles ses mots, tu y découvres des noms de ton entourage que tu n'as jamais évoqué ou montré sur les réseaux. Ton pouls s'accélère, tu recules, effaré.

« Qu'est ce que tu fous ? » demande la dame en se tournant vers toi. Tu esquisses un vagues sourire gêné, à la fois parce qu'elle est jolie, mais aussi parce que tu ne sais pas comment agir maintenant que tu as son attention sur toi. Visiblement, elle s'attendait à ce que tu sois quelqu'un d'autre. Son conjoint, sans aucun doute. Tu la laisses te dévisager sans rien dire. Elle fini par poser son ordinateur sur la table basse, se lever et se rapprocher de toi... pour te toucher du bout du doigt. Tu ne t'es jamais senti aussi « chose ».

« Bah celle là elle est bien bonne ». Elle regarde son ordinateur, puis toi. Elle ne semble pas plus comprendre que toi. Elle te demande d'où tu es arrivé, tu montres sa cuisine d'un geste de la main. « Je ne comprends pas. » « Moi non plus ». Tu finies par lui demander ce que c'est, sur son ordinateur. Et la réponse est évidente : toi.

Elle t'invites à t'asseoir avec elle sur son canapé, te prenant la main comme pour t'annoncer une mauvaise nouvelle. C'est assez étrange, parce que tu as comme le sentiment de la connaître alors que tu ne l'as jamais vu. Et c'est à juste titre, puisqu'elle t'annonce que tu n'es pas réel – tout du moins dans son monde. Que tu n'es qu'un personnage fictif qu'elle aurait inventé et où elle s'amuse à raconter l'histoire sur un forum. Sur ce dit forum qu'elle te montre, il y a ton monde à toi. Tout ce que tu connais. Et ça te donne mal au crâne.

« C'est vraiment... Comment... Olalala ». Tu ne sais même plus articuler. Tu prends le temps de souffler avant de tenter une nouvelle phrase. « Tu dictes mes actes, ma vie, tout ». Elle hausses les épaules alors que tu es en train de tout remettre en cause. C'est donc ça de rencontrer Dieu ?
Elle te laisse le temps de digérer la nouvelle, de l'accepter. De toute façon tu ne peux rien faire contre ça. Ainsi est donc ta vie. Tu n'es que mot et ton destin est déjà tout tracé. « Mais du coup toi, qui t'écris ? ». Elle clignes des yeux, ne te réponds rien. Soit elle n'a pas la réponse, soit son monde est LE monde. Quoi qu'il en soit, tu as tout un tas de stupidités qui bousculent ton esprit. A commencer par lui dire « Merci de m'avoir fait aussi beau ». Il est visiblement le point le plus important dans ton cœur. Elle te dis alors que tu n'es le reflet d'un célébrité de son monde, dont elle te montre des photos. « Eh, je suis donc à demi-réel ! ». Elle rit et te dis qu'en un sens, oui.

« Du coup, tu sais déjà ce que sera mon futur ? ». Elle hoche la tête. « Plus ou moins, oui. » « Ok, alors... Je peux te poser quelques questions ? » « Dis moi ». Tu ne sais pas trop par où commencer, alors tu y vas par étape. Tu évoques tes parents et leur projet de refuge dans ta région, demandant alors si tu allais y être impliqué. Elle te réponds que oui, qu'elles t'ont laissé le choix et que tu as accepté de les aider, au début à contre cœur, mais finalement tu en es plus que ravi. Elle te dis que tu en seras le dirigeant de cette « boutique » là et te rassures même sur le fait que non, ça ne prendra pas tout ton temps comme ça a été le cas par le passé. Tu auras ta petite équipe à tes côtés et tes parents pour t'aider. Que concrètement ton temps est consacré à bien d'autres choses, mais que ton cœur reste tout de même attaché à cet bataille familiale. Et tu dois dire que cette révélation te plaît bien. Elle ne t'en dis pas plus à ce sujet, ni même sur ton avenir au-delà de ce projet. Tu as beau essayer de creuser, elle refuse de te spoiler. Peut-être qu'elle ne veut pas que tu modifie ta destinée, un risque qu'elle a bien raison de ne pas prendre.

« Et tu sais qui sont mes parents biologiques ? » « Bien sûr. » « C'est qui ? » « Tu le découvriras au moment opportun. » « Bon... Et Soo-Jin ? On va finir ensemble ? » « C'est compliqué... » « Je sais bien ça que c'est compliqué actuellement, mais à la toute fin, c'est moi qui gagne son cœur, n'est-ce pas ? » « Honnêtement, je ne sais pas ». Fichtre. Si même ton créateur n'est pas capable de t'éclairer sur ça, c'est vraiment qu'elle y porte une importance. « Tu mérites une romance tout aussi belle que la mienne. Seulement, je ne sais pas encore si elle est ton Lobster. Je laisse le temps et le hasard de tes rencontres en décider ». Tu comprends par ses références que ta culture est semblable à la sienne. Mais tu entends aussi que tout n'est pas encore tracé pour toi. Elle ne sait pas tout, ce qui te semble moins étouffant.

Au fil de votre conversation, de tes interrogations diverses et variées, tu comprends que tu es comme son bébé. Ta vie est dictée, ta façon d'être et tes choix sont en réalités les siens, mais tu sais à présent qu'elle ne te veux aucun mal. Et qu'au travers de ton bonheur, elle y trouve le sien. Tu te sens comme enveloppé dans un plaide douillet.

Tu quittes son canapé, te rapprochant de son ordinateur. Tu te plonges dans son regard une dernière fois. « Tu promets que tout ira bien à la fin ? Que tu me protégeras ? » « Toujours ». Elle te souris tendrement, une chaleur emplie ton cœur. Tu te sens soulagé, en sécurité.
Tu rapproches ta main de son écran et aussitôt tu te sens partir. Partir là où tu as toujours été, là où tu es sensé être, comme si tu n'en étais jamais parti.



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Haeshle Suibhne

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Ven 6 Jan - 17:39
Jour 6Haeshle subit la solitude.


« Mesdames et Messieurs votre attention s'il vous plaît […] suite aux perturbations météorologique touchant la région, nous avons le regret de vous annoncer que tous nos vols sont annulés ou reportés. Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée. Toutes nos équipes sont mobilisées pour vous accompagner et [...] ». Tout l'aéroport est en mouvement. Des enfants sont en pleur, des couples s'engueulent, l'humanité est en panique. Et toi, tu restes figé, aussi raide qu'un piquet. Tes mains se resserrent sur les hanses de ton sac à dos, tes yeux sont plantés sur le panneau géant déclarant tous les vols comme inaccessibles et tes oreilles quant à elles n'écoutent que cette annonce qui circule en boucle dans toutes les langues possible pour que le plus de personnes soient informés.

Tu ne paniques pas. Tu te dis que ça ne sert à rien. Tu préfères rester coincé ici, plutôt que de mourir dans les cieux. Cependant, si tu es figé de la sorte ce n'est pas sans raison. Tu as peur. Tétanisé par la simple idée de te retrouver seul, loin de tout, loin de chez toi. Tu en as même oublié la raison de ton voyage dans cette contrée inconnue. Tu ne penses plus qu'à cet isolement qui te salue gracieusement. Tu ne veux pas, tu aimerais même refuser. Mais as-tu seulement le choix ?

Jamais de toute ta petite existence tu t'es retrouvé seul. Pas même une seule fois. Tu as toujours été au minimum accompagné de ton Aquali chromatique. Tu as toujours tout fait pour ne jamais être laissé à l'abandon, dans la peur de ne plus jamais retrouver les tiens, de devoir recommencer une nouvelle vie à zéro, une vie que tu n'as pas choisi, un peu comme à ta naissance. Est-ce là le commencement de cette phobie ? Sans nul doute. Mais c'est sans importance, puisque cette phobie, tu vas devoir la confronter. Tu espères que ce n'est qu'une histoire d'une heure ou deux, même si dans le fond tu as bien conscience que ta situation peut durer sur plusieurs jours.

Ton premier réflexe est de prendre une grande inspiration, afin de rappeler ton esprit à la raison. Ensuite, tu reprends ta marche à la recherche d'un endroit un peu plus calme, à l'écart de la masse. Ce « calme », tu le trouves auprès de ces grandes baies vitrées, offrant en temps normal une vue merveilleuse sur les avions venant ou partant de la zone. Mais là, c'est à peine si tu parviens à apercevoir un bout d'hélice de celui parqué tout près. Le ciel est noir, la poussière vol dans tous les sens. Tu peux même entendre le vent siffler son mécontentement, tambourinent les parois te protégeant. Tu comprends que les autres s'en soient éloignés. Et pourtant, tu ne te sens en rien menacé. Tu es même subjugué par ce temps apocalyptique. Étrangement, il t'apaise.

Tu finis par te saisir de ton téléphone dans l'espoir de prévenir ton colocataire de ton emprisonnement à l'autre bout du continent. Seulement, tu n'as aucun réseau – pas vraiment étonnant. Tant pis. Tu te dis qu'il sera sans doute mis au courant via les actualités.
Tu retournes alors dans la masse, à la recherche d'un employé disposé à te porter assistance. Tu navigues ainsi dans l'aéroport durant de longues minutes. Tu commences à t'agacer du brouhaha autour de toi, du monde qui s'excite pour pas grand chose, comme s'ils n'avaient conscience de rien. Tu n'aimes toujours pas cette solitude qui te borde et pourtant tu as plus que jamais l'envie de sortir d'ici, d'être isolé, justement – un beau paradoxe.

On te viens finalement en aide, t'annonçant la triste nouvelle qu'aucun vol pour Galar ne sera reprogrammé avant lundi. Outre le fait que tu n'as que ton petit sac à dos avec toi et trois fois rien dedans, te voilà contraint de devoir louper une journée de cours. Ça t'embête, mais le petit monsieur face à toi n'y est pour rien – ni personne d'ailleurs. Tu dois simplement prendre ton mal en patience. Et pour cela, la compagnie aérienne t'offre l'une de leurs meilleures chambres d'hôtel dans laquelle tu pourras séjourné jusqu'à ce que la situation se résolve. On te dit également que tu pourras profiter du petit-déjeuné gratuit. Au moins, tu n'auras pas à dormir sur les bancs ici – comme certains moins chanceux.

Tu t'es rendu aussitôt dans l'hôtel partenaire, profitant avec joie du calme plat. Sur les premières heures, tu es plus que ravi d'être ici. Tu trouves ça relaxant d'être ta propre compagnie. Mais très vite l'ennuie est venu frapper à ta porte, prenant une place bien trop grande à ton goût. Malheureusement pour toi, le réseau n'est toujours pas réapparu. Ce qui veut dire pas de téléphone, d'internet, ni même de télévision. Tu n'as absolument rien pour te divertir, ce qui rend l'atmosphère pesante. Tu passes alors cette première soirée à contempler ce ciel noir jusqu'à la tombé de la nuit où tu as tiré les rideaux pour te retrouver nez à nez avec ton plafond blanc, n'attendant plus qu'à ce que le sommeil t'emporte.

Au lendemain, rien ne s'est arrangé. La tempête est toujours active et ta solitude grandissante. Tu te sens perdu, triste, misérable. Tu n'as même pas envie de descendre pour te sustenter. Tu préfères te morfondre sur ton triste sort. Tu restes ainsi sous la couette, contemplant ton téléphone et son merveilleux fond d'écran – une photo de toi et de Polar – dans le maigre espoir de voir apparaître une barre de réseau qui te permettrait de renouer avec la civilisation.

La solitude n'est pas ton amie et elle ne le sera jamais.



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Dim 8 Jan - 22:04
Jour 815 ans dans le futur. Haeshle a 38 ans.


« Papa, papa ! ». Tu laisses tomber ton livre sur tes cuisses, relevant la tête vers ce petit nez qui se jette sur le canapé – autrement dit, sur toi. Tu embrasses son front, la câline avec amour et lui prête toute ton attention en lui adressant le plus tendre des sourires. « Tu veux bien être mon exposé de classe ? S'teuuuuplaiiiiiit ! ». Tu fronces les sourcils, dans l'attente d'un peu plus d'explication. « En fait, la maîtresse veut organiser une journée où quelqu'un de notre famille doit venir parler de son métier à la classe. Et toi t'as un métier trop cool. C'est la semaine prochaine. Tu veux bien diiiis ? ». Tu souris, remettant une mèche de cheveux derrière son oreille. « Ça risque d'être compliqué, ma puce. Tu as demandé à maman ? » « Non ! Je veux que ce soit toi ! ». Ta fille prend une moue boudeuse, quittant aussitôt tes bras et s'asseyant loin de toi. Tu te redresses dans un soupir. Madame venait tout juste de quitter le jardin, vous observant au loin en s'essuyant les mains tout juste lavées. « Et pourquoi pas ? Tu sais que maman est bien plus disponible que moi et son mét... » « NON ! ». la jeune fille quitte le sofa, mécontente. « C'est trop pas juste ! » conclue-t-elle, allant dans sa chambre.

Dans un long soupire, tu quittes ton petit confort pour venir auprès de ta femme, voler un bisou. Tu tires la moue, un peu chafouin. « Je suis désolé. » « Pour quoi ? Elle est encore jeune, ça lui passera et elle oubliera. » « Je ne veux pas qu'il y ait de préférence entre toi et moi... » « Amour. C'est une enfant. Évidemment qu'elle aura des préférences. Un jour elle m'aime pour être là avec elle, parce que je l'emmène au refuge et je lui fais faire mes activités. Elle se sent grande et importante. Durant ce temps, elle déteste ton métier parce qu'il t'enlève loin d'elle. Et puis quand elle est à l'école elle va aduler ce que tu fais, parce que les copains trouvent ça super chouette d'être une rock-star ». Tu ris à ce dernier mot. « Elle aura toujours ses phases, il ne faut pas se prendre la tête avec ça ». Tu hoches la tête. « Comment ça va d'ailleurs au refuge ? » « Bien. Tes parents sont arrivés ce matin pour que je puisse profiter de ma journée avec vous. D'ailleurs, elles viennent dîner ce soir avec nous ». Tu exprimes ta joie de voir tes parents, tout comme de passer du temps avec ta femme. Une chose à laquelle tu n'as pas trop le droit dernièrement avec ta tournée, les émissions, la préparation du prochain album et tout ce qui s'en suit.

« Je vais voir avec Sharlieh si y'a moyen de me libérer l'après-midi pour son projet. Tu sais quel jour c'est ? » « Mercredi. ».Tu acquises, attrapant aussitôt ton téléphone pour composer le numéro de ton vieil ami et collègue. Mais c'est sans compter sur un petit bonhomme haut comme trois pommes, une couverture autour du cou faisant office de cape, courant dans ta direction en hurlant un mot que tu ne sais comprendre. Tu le rattrapes au vol, lui donnant un bref instant l'attention qu'il souhaite – et mérite – avant de le déposer dans les bras de sa mère. « Je dois m'occuper de ta sœur, champion. Mais après je reviens jouer avec toi, d'accord ? ». Il rit, hoches la tête, se montrant clément et patient.

Quelques appels et une enfant rassurée plus tard, te voilà contraint à te rendre dans l'école de ta grande de huit ans pour, visiblement, parler de ta vie professionnelle. Quand tu as discuté avec Sharlieh au téléphone, il t'as dit que ça l'arrangeait puisque ses jumeaux ont la varicelle et que son ex-femme ne souhaitait pas s'en occuper. Tu lui as dit que s'il avait besoin de quoi que ce soit, il pouvait compter sur toi – surtout que tes gamins à toi l'ont déjà eu et vous aussi.
Ta fille quant à elle se réjouissait déjà de pouvoir se pavaner devant ses petits camarades avec son « papa trop cool ».

Le jour J, tu es un peu déboussolé. Tu as l'impression d'être le seul parent à prendre ça à la légère, étant venu en tenue décontractée – dans un pull trop large pour toi et un jean troué volontairement par endroit. Cette « réunion » est-elle un prétexte pour s'impressionner les uns les autres ? Est-ce que ces personnes sont en train de se mener une petite guerre de celui qui a réussi sa vie ? A les écouter, oui. C'était clairement ça. Tout comme la plus part des élèves, tu t'ennuyais de les écouter. Tout sonnait faux, préparé, enjolivé. Et tu trouves ça triste.

Vient enfin ton tour de prendre la parole – poussé par ta fille avec beaucoup trop d'enthousiasme, qui avait fait exprès que tu passes en dernier pour garder « le meilleur pour la fin ». Tu te dresses face à la place, souriant, apaisé.
« Bonjour à toutes et tous. Je suis le papa de Chandler, Haeshle Suibhne. Je suis auteur-compositeur-interprête, musicien et acteur à mes heures perdues. Je fais partie d'un groupe plutôt connu – du moins je crois. Quand je suis à la maison, j'aide ma femme avec la firme familiale de refuge pokémon. Et... je n'ai absoluement rien préparé alors... Vous avez des questions ? ». Une flopée de mains se dressent en l'air. Sans le vouloir, tu as peut-être gagné la guerre du meilleur adulte au métier trop génial.

A quoi bon vouloir impressionner les autres, quand la seule victoire dans la vie c'est de réussir à être heureux ?



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Mar 10 Jan - 23:36
Jour 10Une expérience culinaire qui tourne au désastre.


Un gâteau de riz. C'était la ta mission. Ta seule mission de cette fête d'anniversaire surprise organisée par tes amis et toi-même. Cette fête aura lieu dans ton appartement, ce soir. Et puisque la fête est pour ton colocataire, il a fallu trouver une ruse pour qu'il s'éclipse pour la journée. En toute honnêteté, tu aurais préféré qu'on t'affecte cette mission, que tu passes la journée loin de chez toi et avec lui. Sauf que selon tes amis, c'était « trop obvious ». On t'as dit que tu risquais de vendre la mèche. Et surtout, si Sharlieh ne voulait pas sortir et que tu insistes, il aurait compris que quelque chose se tramait – et ces points sont assez vrais. Tu n'es pas très fort en mensonge. Encore moins s'il s'agit de Sharlieh. Il te connaît comme sa poche -et le soucis est peut-être là. Du coup, adieu le fun et bonjour la tâches toute moisie. Tes amis t'ont dit que c'était un truc facile à faire et que ça au moins tu ne risquais pas de le faire foirer. C'était visiblement mal te connaître. Sharlieh serait là, il rirait aux éclats.

Tu t'es ainsi isolé dans la cuisine pour préparer ce fameux gâteau – pourquoi celui-là, tu ne sais même pas. Visiblement pour sa simplicité, mais ne serait-ce pas plus logique de se casser le cul et préparer quelque chose dont tu es certain que la star de la soirée soit fan ? Enfin, ce n'est pas toi qui gère la chose. Tu ne fais que prêter ton appartement – puisqu'il s'agit aussi de celui de Sharlieh. Tu te plies alors sagement aux exigences des autres.
Tu poses ton ordinateur sur le plan de travail et tape sur internet le nom du gâteau suivit de « recette ». Tu cliques sur le premier qui dit être une version « à l'ancienne », mais surtout facile. Tu te mets un peu de musique pour te motiver un peu et hop, aux fourneaux.

« Blanchissez le riz, puis égouttez ». Tu regardes ton paquet de riz sans comprendre. Ce dernier étant déjà blanc, tu ne vois pas le rapport. Pourquoi ne pas simplement dire de cuire le riz, comme des gens normaux ? Quoi qu'il en soit, tu attends que ton eau boue pour plonger le riz dedans. Et puis tu attends à nouveau. Pour combler ton ennuie, tu scroll sur ton téléphone, regardant les actualités de la vie, mais aussi ce qui se passe sur tes réseaux. Tu réagis à quelques trucs et... « MERDE ! ». Ouai. Tu en as oublié ce pourquoi tu étais dans la cuisine. Tu as laissé la chose bouillir beaucoup trop longtemps. L'eau était en train de dégouliner de partout. C'est justement le bruit de l'eau bouillante tombant sur la plaque chaude qui t'as interpellé. Tu t'empresses d'égoutté le riz, qui tombe en un bloc dans ton récipient. Quand tu le transvase à nouveau dans la casserole, tu sens déjà la catastrophe qui va s'en découler. Ce n'était plus du riz, mais plus qu'une vulgaire pâte blanchâtre qui fait « spouic spouic » quand on plonge la cuillère dedans. Ça te dégoûte même un petit peu.

Perdu pour perdu, tu continues la recette l'air de rien. Tu te dis que de toute façon ça doit finir en pâte, comme pour n'importe quel gâteau. Peut-être que ça ne changera pas le goût – en tout cas, tu l'espères. La suite dit « rajoutez le sucre, le lait et la gousse de vanille ». Tu fais tout ça, sans la vanille puisque tu n'en as pas. Tu mets du sucre vanillé à la place. Deux fois, histoire qu'on sente la vanille. Et puis tu remues tant bien que mal le temps que tu laisses cuire le temps dit.

Et une fois n'est pas coutume, tu as loupé une ligne dans la recette puisque ça disait de remuer régulièrement durant une vingtaine de minutes. Sauf que toi, tu t'es tourné les pouces. Jusqu'à sentir l'odeur de cramer. Pris par la flemme de tout recommencer, tu continues sans te soucier, ajoutant les œufs, le beurre et le rhum comme demandé, remuant la chose – parce que c'est une sacrée chose.
Ça dit devoir être homogène avant d'enfourner le tout. Sauf que tout colle. Tu n'arrives à rien. Tu remarques même qu'il y a des morceaux de coquilles dans ta préparation. Tu ne pourras jamais rattraper tout ça.

« Ash, ça va ? Ça sent le cramé et... » « J'AI TOUT CASSÉ ! ». Quand ton amie arrive auprès de toi, tu la regardes dépité, les mains pleines de machin qui colle parce que tu as pensé intelligent d'y plonger tes mains. Tu paniques, tu implores son aide tel un enfant qui à fait une bêtise. Elle te rassures, te dis de laisser tomber, que vous nettoierez plus tard et que vous allez chercher un gâteau à la boulangerie pour rattraper le tire. « Vous », parce qu'il est hors de question de te laisser, toi, la catastrophe ambulante, gérer ça tout seul.



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Ven 13 Jan - 19:58
Jour 13La malchance entraine parfois la chance.


Tu t'es levé du mauvais pieds, de mauvaise humeur. Tu es même persuadé que tout ira mal aujourd'hui. A commencer par ton petit-déjeuner où tu renverses la moitié de ton lait végétal sur toi en voulant ouvrir la bouteille. Sans compter sur le paquet de céréale que tu renverses par terre. Tu pestes, râles, es en colère contre la terre entière. Par chance, tu n'as pas cours aujourd'hui. Toutefois, tu ne peux pas t'enfermer chez toi et attendre que la journée passe, afin de limiter la casse. Non, puisque tu as été affecté aux taches du quotidien – mais chiantes – nécessaire à votre bien-être, mais que ton colocataire ne peut remplir en ce jour. Il a profité de cette journée libre pour aller voir sa famille la ville voisine, aux abords des montages. Et tu ne peux lui en vouloir. Ta famille serait aussi proche, tu en ferais de même.

Abandonnant le petit-déjeuner, tu pars à la douche pour te booster et te lancer dans cette journée de l'enfer. Plot twist, l'eau se coupe au bout de deux minutes. Tu te dis qu'à ce niveau là, ce n'est pas de la malchance, mais une vaste blague. Tu abandonnes tout. La douche, le manger et même la colère. Tu acceptes ton triste sort, bercé par un soupir. Tu ne prends même pas la peine de te faire beau. A quoi bon ? Le destin a visiblement décidé de jouer de toi. Si par malheur tu te décides à te coiffer comme il faut, tu pourrais finir chauve. Alors une simple casquette pour cacher la misère suffira. Tu enfiles par la même occasion un jogging, gardant ton vieux t-shirt de pyjama, le recouvrant simplement de ton blouson. De vieilles baskets – troués – et hop, te voilà sorti.

Dans le hall d'entrée, tu découvres que des travaux sont en cours sur le réseau d'eau pour la journée. Tu relativise un peu, te dirigeant mains dans les poches en direction de la supérette du coin.
Dans ta balade maussade, tu prends conscience d'avoir oublié la liste de course que vous aviez dressé la veille avec Sharlieh. Quel idiot tu fais – mais ça, c'est une circonstance normale. N'ayant aucunement envie de perdre du temps en faisant marche arrière, tu te laisses aller à l'improvisation. Tant pis, tu ferras tous les rayons s'il le faut.

Et c'est ce que tu as précisément fait. Tu crois n'avoir rien oublié – et tu l'espères – en sortant de là. Au pire des cas, tu retourneras en courses après les cours le lendemain s'il le faut. Pour l'heure, tu t'empresses de rentrer chez toi, afin d'éviter toute nouvelle mésaventure – du type sac qui se brise entre tes mains et tes courses qui s'éparpille au sol.
Par chance, il n'en sera rien. Par contre, à quelques pas de ton bâtiment, ton regard est attiré par une petite chose brillante. Tu poses le pied dessus l'air de rien. Tu te doutes de ce qu'il peut être et tu ne veux pas que qui que se soit se mette à le réclamer. Alors tu attends quelques secondes, regardant tout autour de toi pour t'assurer que personne ne tourne son attention en ta direction. Tu poses tes sacs au sol, te baisses doucement, ramasses la chose et te relèves l'air de rien. Tu reprends tes sacs, l'objet en main et tu rentres rapidement chez toi.

Tu lâches tes sacs dans l'entrée, afin de jeter un œil à ta trouvaille.Et jackpot – ou presque – d'un jeton de casino. Un jeton de petite valeur, mais te permettant tout de même de jouer à quelque chose. Épris de curiosité, tu te hâtes de ranger tes affaires pour t'apprêter un peu plus et foncer au casino se trouvant à l'autre bout de la ville. Peut-être que finalement la chance sera de ton côté.

Et il en est bel et bien le cas. Arrivé là-bas, tu ne te questionnes pas longtemps et te diriges vers les machines à sous. Tu joues la dite pièce et banco ! Cette fois-ci c'est le vrai jackpot. Des centaines de pièces tombent. Sauf que tu ne veux pas te perdre des heures dans ce lieu malsain qui ne cherche qu'à pomper tout ton pognon. Et puis, ce n'est pas bon pour ta réputation de te voir flâner des heures dans des jeux d'argents.
Tu te diriges à la caisse principale, les bras prises de petites pièces, que tu déverses sur le comptoir. Même le gus semble surpris de ta réussite. Il te demande ce que tu souhaites faire de ton pactole. Tu dis vouloir l'équivalent en argent, rien de plus. Tu te dis que ça ne doit pas vouloir énormément, mais c'est toujours ça de pris.

Et tu ne pouvais pas te tromper plus, puisque le monsieur te donne en petite coupure la sommes de dix milles pokédollars. Tu n'en reviens pas tes yeux. Tu lui demandes même s'il ne s'est pas trompé, précisant que c'est ta première fois ici et que ça te semble assez exceptionnel. Et sa seule réponse est de t'offrir une grosse peluche de Wailord puisque, justement, il s'agit de ta première fois. Tu ne comprends rien, mais tu ne demandes plus rien, repartant avec l'animal en peluche sous le bras et l'argent dans tes poches. Une peluche qui servira de coussin à Flick. Comme ça, tu ne seras pas le seul gagnant de cette journée.



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Dim 15 Jan - 23:50
Jour 15Suite du post précédent - Haeshle gagne le gros lot.


Dix mille pokédollars. C'est ce que tu es en train de trimballer dans tes poches actuellement. Pas plus, pas moi. Ce n'est pas tant la somme qui te surprends. A vrai dire, tu as grandi dans la richesse, en quelque sorte. Tu ne sais pas vraiment si on peut parler de richesse à vrai dire. En tout cas, tu n'as jamais connu la pauvreté. Tes parents t'ont toujours offert les jouets que tu voulais, t'ont payés les meilleurs – et souvent les plus chers – instruments de musique. En bref, tu n'as jamais été malheureux. Tu ne sais pas ce que c'est de vivre sur tes économies. Tu ne fais même pas attention à ce qu'il y a sur ton compte en banque. Tu sais qu'il est bien fourni, que ce soit par la réserve qu'avait fait tes parents pour ta lancée dans la vie active – ou plutôt pour ton départ du nie à l'autre bout du monde – ou que ce soit de tes revenues de ta petite vie de l'internet. Tu n'as jamais eu à faire attention, ni à calculer. Tu dépenses sans compter. Tu travailles en fonction, il faut dire. Tu prends les opportunités qui se présentent à toi, tu te donnes à deux cent pour cent, tu te bats. Alors, dix mille pokédollars de plus, tu ne t'en soucies pas vraiment.

C'est plutôt l'improbabilité de la chose. Jamais tu aurais imaginé gagner une si grosse somme en jouant une simple pièce de casino trouvée au sol. Incroyable, c'est le mot. Tu es sur le cul.
Rentré chez toi, tu te poses sur le canapé, exposant sur la table basse face à toi ton butin. Tu le regardes sans bouger. Le coussin par contre, tu l'as déjà offert à Flick qui semble vivre sa meilleure vie. Aussitôt donné, aussitôt couché dessus.

Que faire de l'argent, donc ? Tel est la question. Tu pourrais être égoïste et garder tout ça pour toi. Après tout, ça ferrait une belle réserve pour l'avenir, « au cas où » comme aime dire les vieux qui ne vivent rien, évitant à tout prix les prises de risques. Mais toi, le risque, tu aimes ça. Tu ne vois pas d'intérêt à te garder tout ça sous le coude. Comme dis, tu n'en as pas besoin. Tu as largement de quoi combler ce « au cas où » si célèbre.
Tu songes ainsi à le donner. Mais à qui ? Et surtout, pour quoi ? Ta famille n'en a pas plus besoin que toi. Ta sœur, mannequin de renom est largement plus riche que vous. Tes parents n'en n'auront que faire et Sharlieh... Et bien, tu ne vois pas d'intérêt à lui donner. Certes, il n'a pas eu la chance de grandir dans la « luxure », mais il peut compter sur toi quand ça ne va pas. S'il te dit être limite, tu le dépannes. Et « dépanner » est une façon de parler, puisque tu donnes sans espérer de retour.

Tu as passé l'après-midi à réfléchir à la chose, puisque le loup vient de faire son entrée dans le salon. Surpris par tes liasses de billets, tu lui expliques ton aventure folle. Surpris, il s'assoie à tes côtés, te demandant rien de plus que « C'est quoi le plan ? ». Il te connaît, il sait que tu ne veux pas garder tout ça. Alors, tu tranches enfin ; « Une association. C'est bien, non ? ». Il hoche la tête. C'est donc acté. Demain, après les cours, tu iras déposer une enveloppe bien généreuses auprès de la Société de protection des Pokémons. Peut-être même que tu y rajouteras un peu de monnaie de ta propre poche.



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Mer 18 Jan - 23:41
Jour 18Flashback, Haeshle a dix ans.


« Je vais le dire à maman ! ». Tu regardes ta sœur sans comprendre ce que tu as bien pu faire de mal. Elle pointe alors ce que tu as entre les mains : une pomme bien juteuse. « Boh quoi ? J'ai faim » dis-tu la bouche pleine. « Mais on a pas payé et c'est pas sur la liste ! ». Pfff. Tu te dis qu'elle n'est qu'une rabat-joie. Ce n'est qu'une pauvre petite pomme. Personne n'a rien remarqué et ce n'est pas cette pomme en moins qui va faire s'écrouler le business du marché. Et puis bon, tu ne fais jamais ça et tu n'as pas fait exprès, en vrai. Tu n'as pas réfléchi. Tu avais faim et tu as pris la première chose qu'il y avait sur ton passage en écoutant ta sœur réciter la liste de course de vos mamans vous a confier. Déjà que tu n'es pas trop ravi de devoir faire le tour du marché au milieu de tout ces petits vieux qui pincent les joues, tu n'as pas besoin que ta sœur te fasse la morale.

Elle veut pas la payer, qu'elle dit. Parce que ce n'est pas sur la liste. Tu dis qu'on a qu'à rien dire, parce que personne n'a rien remarqué. Mais pour elle, ce n'est visiblement pas bien. N'importe quoi. Tu lèves les yeux au ciel en jetant ton trognon de pomme à la poubelle. Tu continues ton chemin, l'air de rien, parce que tu veux en finir au plus vite et que tu veux passer dans ta boutique préféré juste avant sa fermeture à midi, boutique qui est sur votre chemin retour.
« Madaaaaame ! ». Tu te retournes avec effroie. Qu'est ce qu'elle te fait là ? « Madame ! Y'a mon frère là, il vous a pris une pomme et... Et bah il l'a pas payé et il veut pas la payer. » « Allons bon ! ». Tu vois l'adulte te regarder en mettant ses mains sur ses hanches. Tu ne sais plus où te mettre. Tu as honte. Et tu déteste ta sœur par la même occasion. « Elle était bonne ? ». Tu ne réponds rien, surpris. Tu te rapproches d'un pas hésitant, entortillant le bas de ton pull entre tes doigts. « O-Oui, très... » souffles-tu sans oser regarder la dame dans les yeux. « Tiens, en voilà une autre mon grand ! ». Tu prends le fruit en main, la remercie timidement alors qu'elle te sourit. Ta sœur semble abasourdi par ta « chance ». Tu l'ignores.

Vous avez terminer vos courses dans le silence – un peu gênant d'ailleurs. Mais la bonne nouvelle étant que, du coup, vous aviez fini bien avant midi. Ce qui voulait dire que tu avais le temps de visiter ta boutique de cœur, celle où il y a plein de jouets trop cool, de BDs et de jeux vidéos. Tu baves un moment devant la vitrine avant de faire les yeux doux à ta sœur pour y entrer – puisque tu ne lui en avait pas parlé en amont. C'était ta mission personnelle. Elle souffle, mais elle est d'accord. Alors tu fonces, heureux. Elle te demande tout de même de faire vite, parce que vos parents vous attendent. Tu promets et tu l'oublies.

On t'accueille avec beaucoup de joie. On t'appelle même par ton prénom, parce que tu as l'habitude de venir là. On te parle des nouvelles sorties et tu t'arrêtes sur une BD sur un célèbre canard. Tu la veux. Tu regardes ta sœur. « On a pas l'argent » dit-elle simplement. Tu hausses les épaules. « Et si c'était comme la pomme ? » « N'importe quoi ! ». Tu t'avances vers la sortie, l'objet sous le bras, déterminé à faire le test. « Tu as trouvé ce qu'il te fallait ? » te demande le vendeur à la caisse alors que tu poses ta main sur la porte. Tu y vas au culot, lui montrant la BD. « Ouai ça. Merci ! ». Il te sourit, comme si c'était normal de partir sans payer. « Mais quoi ?! » cri ta sœur. Tu affiches un large sourire. « Tout compte fait, je vais prendre aussi le jeux là. Et je ne vais pas payer ! » « Très bien ! » conclu le vendeur en t'apportant le dit jeu, le sourire aux lèvres.

Tu sors de là un sac à la main de petites choses dont tu n'as déboursé aucun sous. Ta sœur ne comprend pas. Et tu dois dire que toi non plus, mais tu t'en fiche. L'important n'est pas là. « C'est pas juste ! » crache-t-elle finalement. Tu souris, l'air victorieux. « Tu vois Ruthie, dans la vie il faut savoir oser sans se soucier ! ». Tu te pavanes comme si tout ce que tu venais de faire était bien. Alors que dans les faits, tu es un voleur.



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Ven 20 Jan - 23:09
Jour 20Flashback, Haeshle fête son sixième anniversaire.


C'est ton premier anniversaire en famille. Enfin, en « famille ». Dans ta petite tête, cette famille est composée de quatre personnes : de tes deux mamans, ta sœur et de toi-même. Avant ça, tu étais trop jeune pour vraiment profiter de la chose, ou même de comprendre ce qui se passait. Et puis surtout, avant ça tes mamans étaient occupée avec leur travail et vous célébriez quelques jours après. A la place, tu allais taper à la porte de toutes les maisons du quartier avec ta sœur, déguisés, pour récupérer des bonbons. Tu as longtemps cru que c'était un truc qui se faisait pour les anniversaires. Et tu trouvais ça vraiment trop cool que tout le quartier porte une importance à ta fête. Sauf qu'il ne se passait pas ça quand venait la fête de tes copains. Et quand tu leur demandait s'ils avaient ramassés beaucoup de bonbons, on te regardait toujours de travers. Jusqu'à ce qu'un autre garçon vienne te traiter d'idiot en t'annonçant c'était Halloween qui tu décrivais. Tout prenait alors sens. On s'en fiche de ta journée à toi en ce jour si spéciale. Ce qui importe est au delà du vivant.

Cette année, tes mamans t'ont demandés ce que tu souhaitais faire au trente-et-un ; célébrer les morts avec tes copains ou rester chez toi et te célébrer toi. Sans hésité, tu as pris l'option numéro deux. Tu es encore jeune et égoïste, tu voulais être à l'honneur. Elles t'ont alors demandé si tu voulais inviter des copains de classe. Tu as dis non, que tu voulais quelque chose de simple. Alors qu'au fond, tu sais pertinemment que personne ne serait venu.

Le jour tant attendu, tes parents te font la surprise d'être totalement présente pour toi. Au petit-déjeuné, l'une te dit avoir fermé la boutique pour passer la journée ensemble, comme il arrive si rarement. Tu sautes de joie, surtout que tu es le roi du jour, tu as le droit de décidé des activités du jour. Tu ne fais aucun abus. Tu ne voulais rien d'extravagant. Tout ce que tu veux, c'est que tout le monde se déguise et que vous profitiez de la soirée autour d'un bon repas, d'un gros gâteau et d'un chouette film. Et ton vœu sera exaucé, parole de maman.

Tu passes l'après-midi à jouer à ton jeu vidéo préféré, tout en pratiquant un petit peu la batterie – parce que tu aime ça – le temps que les adultes préparent ta soirée d'anniversaire. A un moment, ta sœur te signal de te préparer. Tu quittes ta console pour fouiller dans ton placard et en sortir ton costume de l'année dernière : une pièce te faisant passer pour un gros Psykokwak.
Toutefois, tu ne l'enfiles pas tout de suite. Tu t'occupes d'abord de ton compagnon d'amour, ce cher Polar. Tu lui demande ce qu'il aimerait être. Tu t'attendais à quelque chose de basique comme les années précédentes. Des ailes, des cornes, quelque chose de facile à faire pour toi. Mais rien de tout ça. Par le biais d'une photo dans l'un de tes manuels d'école, il te fait comprendre qu'il aimerait être un Aquali non chromatique. D'accord, mais comment en retourne la chose ? Tu ne peux pas le faire être « normal » pour un soir. Tu réfléchi, regardant tout autour de toi jusqu'à trouver la solution : tes feutres de couleur.

Évidemment, rien ne se passe comme prévu. Alors que tu t'amuses à colorier ton ami, ta maman entre dans ta chambre pour savoir si tu étais prêt, horrifiée. Elle te demande d'arrêter sur le champ, même si tu n'as pas terminé ton œuvre. Elle t'engueule, te dis que c'est pas bien, se fichant que ce soit la demande de ton pokémon. Elle te dit que tu es responsable de lui et pas l'inverse. Toi tu trouves ça marrant, mais tu comprends et promet de ne plus jamais le faire.

Tu rejoins le salon habillé en canard, ton aquali mi-bleu, mi-blanc à ta suite. Ton autre maman te fait une petite réflexion, se retenant fort de ne pas te gronder à son tour. Ta sœur se moque de toi, tu l'ignores. Parce que ça n'a pas d'importance. Tu es sur le point de célébrer ton sixième anniversaire.
Le restant de la soirée se passe à merveille. Tu as reçu des cadeaux super chouettes, mangé un délicieux repas et passé une soirée incroyable devant un film que tu aimes fort. Tout ça dans la joie et la bonne humeur, bercé par les bras si doux de ta maman. Tu t'es même endormi en plein milieu du film dans ces derniers. Tu t'es réveillé dans ton lit, portée par ces mêmes bras. Tu remercies ta maman d'une petite voix pour cette soirée si spéciale qui valait de l'or, décrétant que c'était de loin le meilleur anniversaire qui soit. Elle te fais la promesse qu'il y en aura encore plein d'autre qui viendront. Tu t'endors sur ces paroles, la hâte au ventre.

Si tu devais choisir une seule fête pour l'année, ce serait de loin Halloween. Et ce n'est pas du tout parce qu'il s'agit de ton anniversaire, oh non non !



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Dim 22 Jan - 23:48
Jour 22Flashback, Haeshle a huit ans et rencontre sa grand-mère.


« C'est une très mauvaise idée ». C'est ce que l'une de tes mamans ne cesse de répéter. Mais l'autre lui assure que ça doit être fait, ce depuis des années. Juste une fois, pour la forme, qu'elle dit, et après on en parlera plus. On n'aura plus à le faire, visiblement.
Tu ne comprends pas tout. Tu es sans doute trop jeune pour comprendre ce qui se passe réellement. Tu essaies pourtant, mais tout te dépasse. Jusque là, tu as bien compris que vous vous rendez dans ma maison de la maman de ta maman. Une vieille dame que ta maman a toi n'a pas vu depuis des années. Pas depuis l'arrivée de Ruthie, ta sœur, dans la vie de tes mamans. On t'a fait te faire tout beau pour l'occasion, parce que visiblement, c'est pour ta personne que vous vous rendez là-bas. La vieille dame étant donc ta mamie réclamerait de voir son petit-fils depuis... et bien, ta naissance, tu imagines.

Ce serait l'histoire de quelques heures, rien de plus. En partie parce qu'il vous faut quitter votre île, mais surtout parce que ta maman ne veut pas y rester longtemps. Elle ne veut même pas y aller. Tu trouves ça triste. Si triste que tu viens lui faire un câlin. Tu ne veux jamais arriver aussi fâché avec ta maman un jour. Jamais jamais jamais. Et tu lui dis. Tu lui promets même de toujours l'aimer. Elle sourit, te caresse les cheveux et se baisse à ta hauteur. Elle te dit que ça n'arrivera pas, car quoi qu'il arrive dans la vie, quel que soit tes choix, elle sera toujours là pour toi, sans jugement. Tu ne sais pas trop ce qu'est le « jugement », mais tu devines que c'est quelque chose de fort et pas bien.

Dans la voiture – que tu n'as pas quitté, même pas pendant le trajet en bateau – tu demandes à ton aînée comment est mamie. Elle soupire, se tassant dans son siège. « Une vilaine dame » te dit-elle. « Physiquement, ou... ? » « Les deux ». Tu jettes un regard à l'avant. Tes parents ne la reprenne pas sur ses mots. Tu comprends qu'elles n'en pensent pas moins. Tu commences alors à avoir peur. Tu te faisais une joie de rencontrer quelqu'un de nouveau dans ta famille. Mais finalement, tu avais bien envie de faire demi-tour.

Arrivée sur place, la porte de la petite maison s'ouvre sur une ridée soutenue par sa canne. Elle ne souriait pas, vous fusillant du regard par dessus ses lunettes, comme si vous n'étiez que de vulgaires étrangers. Elle te glace le sang. Tu te caches derrière tes parents, n'osant pas te montrer. « Bonjour mère » souffles ta maman sans aucune passion. Pas de réponse. Un vague soupire. La vieille entre dans sa maison, tes parents suivent sans rien dire. Tu n'aimes pas cette ambiance. Tu veux rentrer.

« Où est-il ? ». Ton cœur bat fort. Tu n'aimes pas son timbre de voix semblable à une vieille sorcière. Tu attrapes la main de ta sœur qui se montre rassurante. Elle te regarde avec compassion, comme pour te montrer qu'elle est là, avec toi. « Bonjour mère » répète ta maman. « Oui oui ! Bonjour oui » souffle-t-elle, mécontente. « Bon alors ? ». Tous les regards se tournent vers toi. Parce que tout repose sur toi. Plus vite tout ça est réglé, plus vite vous pourrez partir.

Tu lâches la main de ta sœur, te faufile timidement entre les jambes de tes parents pour montrer le bout de ton nez. La vieille ronchonne. « Oh-la, un bridé ! On touche vraiment le fond ». Tu ne bouges plus d'un millimètre, tétanisé. Tu sens tes mamans à cran, alors tu n'oses pas dire quoi que ce soit. Mais ses mots ne te plaisent pas. On dirait les gens de l'école qui se moquent de toi et ta sœur, parce que vous êtes « trop différents » pour être parent. Tu n'aimes vraiment pas ça du tout.

La vieille te regarde sous toutes tes coutures. Tu te sens mis à nu. Tu trembles, tu veux fuir. « Pfff. Et moi qui avait l'espoir d'avoir un vrai petit-fils. Ah, si mon Maurice voyait ça... ». Tu ne sais pas qui est ce Maurice, sans doute son mari parti dans un autre monde. « Tout ça pour que ça finisse pd comme ses parents ». Ton cœur se serre. Tu n'aimes vraiment pas ses mots si violent. Tu te retournes en pleur vers tes parents. « Maman ? ». L'une t'attrapes pour te serrer contre elle, tandis que l'autre incendie sa mère, jurant que c'était là sa dernière chance et que plus jamais elle ne la reverrait, ni elle, ni ses petits-enfants. Tu ne comprends pas tout ce cri, surtout qu'on vous sort vite de là ta sœur et toi, te posant dans la voiture. Tu entends juste la vieille pester que vous n'êtes que des mimigrés – tu n'as pas trop compris le mot, mais en gros vous n'êtes pas de son sang.

« Quelle vieille bique » craches-tu en la regardant au travers de la vitre.



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Mer 25 Jan - 23:42
Jour 25Haeshle est en retard pour la visite d'un lieux bien particulier -winkwink.


Tu as perdu la notion du temps. Tu t'es lancé dans un jeu vidéo, dans ton salon, loin des réseaux, loin de toute caméra, seul comme tu as rarement l'occasion de l'être. Évidemment, tu n'es pas totalement seul, puisque tes pokémons sont à tes côtés, roupillant à défaut de pouvoir se divertir en ta compagnie.
Tu devais tuer le temps, c'était là ta seule mission. C'est pourquoi tu as lancé ce jeu qui te faisait si envie depuis longtemps. Mais tu étais loin d'imaginer qu'il te passionnerait autant, que tu serais autant captivé par son histoire et les aventures qu'il te fait vivre. C'est le retour à la maison de ton colocataire, rentrant de sa balade avec son gros toutou électrique, qui t'a sorti de ta bulle.

« Alors, ça s'est passé comment ? T'as signé ? » te demande-t-il. Ne quittant pas ton écran des yeux, tu lances un vulgaire « Hein ? », cliquetant frénétiquement sur ta manette. « La visite. T'y es pas allé ? ». Tu te redresses d'un bond, le regardant avec de gros yeux. Tu te jettes ensuite sur ton téléphone pour y découvrir l'heure. Et sans surprise, tu es en retard, très en retard même. « Fait chier » craches-tu en te levant en précipitation. Tu fonces dans ta chambre, cherchant à toute vitesse des vêtements propres. Tu ne prends pas les premières choses qui te passent sous la main, tu dois être présentable. Mais tu ne peux pas te permettre de prendre le temps de soigner ton image. Tant pis, tu y vas au plus simple, tant que ça se marie bien.
Tu traverse le salon à toute vitesse, sautant dans tes chaussures que tu lasses aussi rapidement que possible. Tu pestes tout ce temps, te maudissant d'être aussi bête. « T'es sûr que tu peux encore y aller ? » souffle ton ami peu convaincu. « J'en sais rien, mais je dois tenter. Mes parents vont me tuer ». Tu claques la porte sur ces mots.

Tu cours à travers la ville, bousculant quelques passant sur le passage. Tu n'as pas le temps de traîner. Tu n'as même pas le droit de prendre le risque d'user des transports en communs. Tu dois rattraper le coup, coûte que coûte. Tu appelles même le mec qui devait te faire la fameuse visite, pour le prévenir que tu arrives, pour t'excuser aussi, pour lui balancer toutes les excuses du monde, pour tout.
Malheureusement pour toi, ce dernier ne répond pas. Tu tentes une nouvelle fois, rien. Tu paniques. Mais tu ne perds pas espoir. Tu continues de courir. Tu dois te rendre sur les lieux, tu réfléchiras à une solution ensuite.

Tu arrives sur place en sueur, haletant. Tu poses tes mains sur tes genoux légèrement pliés, à la recherche de ta respiration. Tes poumons sont en feux. Ta tête tourne un peu, mais tu ne peux pas te laisser aller. Tu te redresses, à la recherche d'un signe de vie, d'une présence dans le bâtiment. Toujours rien. Aucune lumière, rien. Tu passes tes mains crispées dans tes cheveux, nerveux. Ça ne peut pas être possible. Tes parents vont te faire la misère. C'était elles qui t'avaient trouvé cette visite. Elles avaient flairé le bon filon, tu le sais. Elles flairent toujours le bon filon. Tu ne pouvais pas passer à côté de cette opportunité.

Tu tournes autour de l'entrée principale, admirant les environs, les murs, les escaliers, tout. Tu tentes une nouvelle fois d'appeler l'agent – parce que c'est ce qu'était ton monsieur, un agent immobilier. Tu restes sans réponse. Tu perds espoir, tu abandonnes. Tu ranges ton téléphone dans la poche, perdant ton regard sur ce qui aurait pu être à toi. L'emplacement est idéal. Le quartier est calme, propre au charme de Winscor avec son air « vieux ». Ça aurait été parfait.

« Monsieur Suibhne ? ». Tu te retournes avec désespoir. Serait-ce ta bonne étoile qui te sauve la mise ? « Je vous prie de m'excuser... ». Il est hésitant, puis il rit nerveusement. « En toute honnêteté, je vous avais oublié ». Tu affiches un large sourire. Quelle chance. « J'espère ne pas vous avoir fait attendre trop longtemps ». Tu hausses les épaules. « En toute honnêteté, je suis en retard de trois heures ». Il rit. Tu es soulagé. Tu ne tiendras jamais au courant tes parents de ce petit incident. Si on te demande, tout s'est passé comme prévu. « Et bien, allons-y ».



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Dim 29 Jan - 20:02
Jour 29Point de vue du Dracolosse de Haeshle.


« Mon humain à moi il est génial, d'abord ». Tu n'aimes pas trop ces pokémons là. Ils rient trop fort, te prennent pour une grosse nouille naïve qui aime aveuglement son humain. Tu es tout sauf une nouille, déjà. Et puis tu dis la vérité, ton humain, il est trop bien. Et tu lui diras de ne plus jamais revenir dans ce parc à la noix à l'avenir. Celui-là, il est mal famé. Tu ne sors pas beaucoup et tu n'es pas un amoureux d'exercice, alors le peu de fois où tu quittes ton coussin si douillet, tu espères au moins passer un bon moment. Et ce n'est pas le cas présentement.

Bon, ce n'est peut-être pas raisonnable de vouloir déserter ce parc. Déjà parce qu'il est porche de la maison, mais surtout parce que jusqu'ici, vous y passiez de bons moment, Polar, Hank – le pokémon de l'humain vivant avec mon humain, son ami quoi – et toi. Haeshle ne comprendra jamais que tu ne veuilles plus venir ici. Il te pensera malade et se ferra du soucis pour toi et tu ne veux pas de ça, oh ça non !
Tu devrais écouter Polar, qui te dit d'ignorer ces mauvais pokémons. Mais tu t'y refuses. Tu dois défendre ton humain, coûte que coûte. Tu te fais grand, bombant le torse et affirmant haut et fort qu'il est trop bien, ton humain. Tu te fiches des rires et des moqueries. Ils ne gagneront pas. Tout ça parce que ce sont des sauvages. Ils ne peuvent pas comprendre la chance que tu as.

C'est décidé, tu ne vas pas te laisser faire, tu vas gagner. Ils se moquent de toi, te traitant de bébête à papa gentiment dressé. On te dit de retourner dans ta pokéball bien douillette. Tu esquisses un sourire. La porte est grande ouverte. « C'est justement là que c'est génial : je n'en ai pas ». Ils se regardent en chien de faïence. Paf, tu leur as cloué le bec. « Je n'ai jamais été capturé, je suis tout aussi libre que vous, mais avec des avantages en plus ». L'un montre les crocs, mécontent de perdre pied. « T'es vraiment bête alors si tu es allé délibérément vers un humain ». Tu fais mines de réfléchir, alors que tes arguments sont déjà là, dans ta tête. C'est juste histoire d'ajouter un peu de piment. « J'ai un toit, de la nourriture à volonté, des câlins, la télé... Nan franchement je me trouve assez gagnant. » « La quoi ? » « La télé ? Télévision ». Pas de réponse, juste des regards perdus. Visiblement, ce n'est pas toi l'idiot ici. « C'est une boite avec des images animés qui racontent de belles histoires. Idéal pour faire une bonne sieste ! ».

Ils bégaient. Tu regardes Polar qui s'est assis à côté de toi, assistant avec beaucoup d'amusement au spectacle. Tu es fier de toi. Habituellement, c'est lui qui te défends des méchants. Tu es capable, toi aussi, de protéger les autres. Mais surtout, de défendre les valeurs de ton humain. « Et vous savez quoi ? Souvent, j'ai le droit à la nourriture des humains. Tous les jours même. Ils appellent ça « les restes ». » « O-Ouai, bah tu ne restes qu'une bête de foire ! Exploité jusqu'à la mort pour divertir ces idiots incapable de se battre par eux-même ». Tu ne comprends pas tout ce qu'il baragouine. Tu ne vois que la colère sortir de ses babines. Tu te tournes à nouveau vers Polar qui te dit que l'autre parle de combat. « Oh ça ? On ne se bat pas ». Et tu ne mens pas. Aussi loin que tu te souviennes, tu n'as jamais combattu avec cet humain là. Tu demandes à Polar, lui qui est avec Haeshle depuis l'enfance. Il te répond que ses combats se comptent sur les griffes d'une patte. Autrement dit, votre humain déteste vous voir vous mettre à mal. Un véritable ange, tu ne fais que le dire.

« C'est bon, tu as gagné. Tu as trouvé l'humain parfait. T'es content ? » « Oui ». Tu affiches un large sourire, victorieux. Tu n'as plus rien à faire avec eux à présent. Tu demandes à Polar de retourner auprès de votre ami – oui, ami et pas « maître » - qui vous attend sans doute pour rentrer à la maison.



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Jour 30Flashback, Haeshle a 6 ans.


« Maman ! Mamaaaaan ! ». Tu cours à travers toute la maison, paniqué, excédé. Tu es persuadé d'avoir perdu ton meilleur ami, disparu, volatilisé. Tu ne comprends pas. Tu te sens fautif, mais tu sais que tu n'as rien fait du tout. Tu as peur. Tu veux retrouver ton Aquali. « MAMAN ! » cris-tu en passant la tête dans une nouvelle pièce. L'une d'elle se trouvant là se tourne vers toi sans comprendre. Elle s'excuse auprès d'un monsieur que tu vois à peine tant tu es petit et le comptoir si grand, mais tu le sais vieux par le timbre de sa voix.

Maman se baisse à ta hauteur, posant ses mains délicates sur tes épaules. « Qu'y a t'il mon chéri ? ». Elle ne te gronde même pas d'être ici. Elle semble comprendre. Tu sais que tu ne dois pas venir, à moins qu'on te dise d'attendre par ici – souvent quand tes parents sont sur le point de fermer la boutique. Tu as toujours été curieux, mais tu as vite compris que tu étais trop jeune pour te mêler des affaires d'adultes. Tu sais que tu n'as rien à faire sur leur lieu de travail, mais tu es en situation de crise. C'est une urgence. Et tu ne peux rien faire, tu as besoin d'un grand qui comprend les choses. « C-C'est Polar ! Il est tout bizarre ! » « Comment ça, que lui arrive-t-il ? ». Tu ravales ta salive, essayant de balayer l'image qui te reste gravé en tête. C'est un cauchemar.

« Il s'est changé en grosse crotte de nez ! ». Ta mère a un sursaut. Tu crois d'abord à un hoquet. Et puis tu la vois te tourner légèrement en se mordant les lèvres. Tu comprends alors qu'elle se retient de rire. « Mais je suis sérieux ! Il est tout mou, tout dégeux ! J'veux pas d'un caca de nez de compagnie moi ! C'est saaaaale ! ». Elle se redresse, te demande de ne pas bouger alors que tu continues ton monologue, lui expliquant que t'as rien fait, que tu jouais avec lui quand il a éternué et pouf. Tu la suis bêtement sans réussir à fermer ton clapet. Les portes sont ouvertes, tu es animé par la peur. Tu as peur d'avoir tout cassé, d'avoir perdu à jamais ton copain.

Maman finit par trouver ton autre maman, lui demandant de tenir l'accueil le temps qu'elle s'occupe de ton problème qu'elle ne semble pas prendre au sérieux. Elle te demande de te conduire à Polar, là où tu l'as laissé aux milieux de tes jouets. Tu travers à toute allure l'allée derrière le bâtiment qui conduit à ta maison – comme c'est pratique que le travail de tes parents soit juste à côté.
Arrivé chez toi, maman te reproche d'avoir laissé grande ouverte la porte d'entrée en partant la chercher. Tu ne relèves pas. Tu n'es pas désolé, parce que c'est une urgence. Tu dévales le couloir pour rejoindre ta chambre et retrouver la chose.

« Tu vois ?! Et c'est pas moi qui est morvé tout ça ! Ça non ! ». Ta maman se rapproche du mucus sans crainte, mucus qui jouait avec tes jouets en attendant ton retour. Il se tourne vers elle. Il a un sourire dérangeant. Tu ne veux pas de ça dans ta chambre. « C'est un Metamorph, chéri. » dit ta maman sur un ton paisible. Es-tu sensé te calmer et trouver ça normal ? Non. Non non non, qu'on te rende ton Aquali !
Elle t'explique alors quel est ce drôle de pokémon gluant, son pouvoir un peu particulier. Elle avoue trouver étrange de ne pas s'être rendue compte avant de ce qu'il était. Tu t'offusques. Parce qu'elle est en train de te dire qu'en fait, tu n'as jamais eu d'Aquali et que ton copain c'est en fait une crotte. Tu n'es pas d'accord.

« Il est stupide ! J'en veux pas ! ». Mais visiblement, il n'était pas question de te laisser le choix. Tu vas devoir apprendre à faire avec. C'est ça ou pas de pokémon du tout. « Pfff. C'est trop pas juste ! » souffles-tu en croisant les bras, déterminé à bouder jusqu'à ce que tout rentre dans l'ordre.



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