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Abigail Wickwood

Abigail Wickwood
Coordinateur Galar

C-GEAR
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Région : Galar
Mar 3 Jan - 10:28
Jour 3 : « Aujourd’hui, on brise le quatrième mur ! Faites un post RP durant lequel votre personnage vous rencontre, vous, son créateur/sa créatrice. Qu’aurait-il à vous dire ?"

Elle se disait bien que le passage de son château à la petite maison était quelque peu étrange mais n’étant pas réveillée, Abigail n’eut pas vraiment de doute concernant la destination où elle avait atterri bien que… Il y avait un petit escalier en bois qui descendait vers ce qui semblait être l’entrée. Avait-elle dans sa grande bâtisse un endroit tel que celui-ci ? Ce n’est qu’en descendant péniblement les marches puis en voyant en bas que non, jamais elle n’aurait un tel manque de goût que la panique enfla en elle. Devenait-elle gaga ? “Sebastian ! Viens vite me chercher !” Elle avait beau être curieuse, elle avait l’impression d’être entrée chez quelqu’un d’autre et la personne qui se présentait face à elle était si étonnée que de la joie mêlé à de la peur dansait dans ses yeux. “Abi ?” La grand-mère se retourna, à moitié étonné que tout ceci ne soit qu’une farce avant d’hurler à la cantonade “Sebastian ! Viens vite me chercher, un jeune homme cherche à m’agresser sexuellement !” Une farce pour Abi, évidemment, surtout que vu l’aspect de son hôte inconnu, ce n’était clairement pas son type - il avait sa jeunesse du moins. Mais certainement ce qui l’avait le plus décontenancée fut la quinte de rire qui émanait du garçon, un rire assez aigu qui avait un aspect très communicatif. “Mais t’es encore mieux en vrai, j’adore !” Elle ne savait pas si elle devait rire ou se méfier, en tout cas, vu la tête qu’il faisait et l’empressement avec lequel il l‘invitait à venir prendre un café avec lui, elle se disait bien qu’il y avait rien à craindre.

“Ca alors ! Si j’avais pu imaginer un instant te voir en chair et en os” Il avait dit son nom mais elle avait déjà oublié. Quelque chose de fascinant flottait dans son état d’être, comme si une partie d’elle trouvait irrémédiablement son écho en cette personne. D’ailleurs, elle se sentait à l’aise même si, il faut l’avouer, un vouvoiement aurait été plus appréciable. Le gamin était toujours enjoué et offrait des biscuits en plus de la tasse de café fumante. “Je ne te propose pas du thé, je crois que ça va te rappeler des mauvais souvenirs non ?” Le thé, ah… Seulement bu lors des the party et il lui fallait se conditionner pour participer à ces excentricités qui ne devraient jamais exister. Mais la question était de savoir comment il savait tout ça. Et, comme s’il devinait exactement ses pensées, il anticipa sa question et lui répondit tout de go. “Ne t’inquiète pas, je suis ton allié, tu n’as rien à craindre de moi. Je ne suis pas Sébastian tu sais - et pas aussi talentueux que lui” "Je m'en étais rendu compte" Dans la précipitation et sa fébrilité du moment, le garçon avait renversé un peu de café à côté. Sebastian n'aurait jamais fait une telle erreur - il était le majordome de la maison Wickwood après tout, c'était là le minimum vital.

Il but doucement son café tout en l’étudiant quelqu’un comme si elle était passée sous rayons X. Va-t-il lui sauter dessus ? Et comment pouvait-elle se défendre ? Il s’était mis soignement face à face, ce qui, de facto, la rassura tout comme l’inquiéta avec le niveau de détails avec lequel il lui parlait. Ses yeux pétillaient de malice. “Tu as raison de te méfier de ton majordome tu sais, il n’est pas ce qu’il prétend être.” Abigail se figea. Encore une phrase qui sonnait beaucoup trop vrai et ce calme insolent du garçon l’irritait au plus profond d’elle. Mais la suite se révéla encore plus mystérieuse. “Par contre, si cela peut te rassurer, il ne te fera jamais de mal. Je pense aussi que tu aurais plus à perdre qu’à gagner si tu le chassais de ton manoir.” Il buvait à petites gorgées le café et elle eut l’horreur de voir qu’il faisait exactement comme elle lorsqu’elle étudiait quelqu’un. Ce mimétisme était vraiment agaçant. “Mais bon sang, qui êtes-vous pour me parler ainsi ?” Son regard était à présent plein de compréhension et d’amour, comme s’il regardait un enfant en train de découvrir le monde… “Peu importe, répondre à cette question n'apporte rien de plus que d'autres questions.” Il y avait là un secret qui ne devait pas être dévoilé et la mamie ne se doutait pas un instant qu’elle avait en face de lui celui qui l’avait créé. “Profitons du moment, je ne sais pas s’il se reproduira une nouvelle fois et c'est une chance que je n'ai pas envie de perdre”.

Alors ils discutaient autour de ces quelques biscuits et de ce café vanille - qu’elle appréciait sans pour autant le trouver incroyable, elle en buvait de meilleur dans son manoir - et chacun en apprenait plus sur lui. De tout et de rien, surtout des familles respectives de chacun. Il faut dire que c’était aussi floklo chez lui que chez elle, aussi mais il avait toujours la petite phrase qui faisait mouche. Au fond d’elle, cela la dérangeait d’avoir un gamin qui la comprenne aussi bien au plus profond de son être, mais elle s’habituait vite au dérangeant. Néanmoins, le jeune homme semblait gêné par ce qu’il venait d’entendre, notamment sur le fait qu’elle se sentait épuisée par le comportement de ses filles, cherchant plus à mettre la main sur son argent que de passer du temps avec elle. Et il lui suggéra une chose assez étonnante. “Est-ce que tu as pensé à placer ton argent dans quelque chose qui ne pourrait pas les intéresser du tout ? Encore mieux ! Quelque chose qui pourrait intéresser plus les petits enfants que tes filles ?” Abigail resta songeuse, trouvant la proposition aussi étonnante que réfléchie - elle avait aussi cette tournure d’esprit et chercher à contourner tous les problèmes en le voyant avec un oeil neuf. Il renchérit avec ce regard mystérieux. “Ca va venir, ce n’est pas la peine de forcer les choses.” Elle eut un petit sourire “Vous allez me dire de profiter de ce moment ? Vous radotez un peu très cher” Il lui rendit son sourire. Ils étaient vraiment sur la même longueur d’onde et Abigail se détendit encore plus.

Néanmoins, son sourire disparut quelque temps, une ombre passant dans ses yeux. Une pensée déplaisante, certainement. “Tu as de la chance tu sais ? Parfois j’aimerai que les pokémons existent dans notre monde. Bon, pas tous et je n’aimerai pas m’occuper autant de pokémons que vous mais… Je pense que ce monde aurait besoin d’un peu plus de féérie.” Abigail n’était pas de cet avis. Avoir ces créatures dans les pattes la gênait plus qu’autre chose. “Vous n’avez pas de pokémons ici ?” Elle avait bien vu des créatures à quatres pattes fureter ici et là et l’une d’elle avait même essayé de lui monter sur ses genoux osseux mais pas question d’avoir des poils partout sur elle. Chouchou était d’ailleurs bien pour ça car il n’avait pas de poils. Juste quelques problèmes gastriques. “Non et c’est bien dommage. Mais ce n’est pas grave, il y a mille autres façons de s’évader” Le garçon semblait avoir plusieurs appétences pour la musique, la peinture et l’écriture amis semblait tout autant versé dans les sciences dures. De toute façon, il semblait avoir un discours cohérent et solide quoique, un peu sombre par moments. En tout cas, cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas causé ainsi avec quelqu’un sans s’ennuyer, ni trouver un écho ennuyant à son discours. Le temps passa vite.

Je vous remercie, c’était très plaisant de parler avec vous. Je crains toutefois que retrouver le chemin vers mon manoir sera compliqué…” Elle n’avait aucune idée de comment revenir chez elle. Mais le garçon continuait de sourire quoique mélancolique à l’idée de devoir se séparer. Elle ne se doutait pas que sa philosophie de vie se retrouvait heurté par le désir puissant de la suivre dans son monde. “Je vais te raccompagner” Il n’y avait pas long à traverser et la porte bleue en bois se dressait, celle qui menait à la rue. Mais, comme le garçon le ensait, ce n’était pas la rue qui s’affichait mais une sorte d’aura blanche avec quelques traits difformes qui faisaient vaguement penser à un manoir. Cette rencontre de la quatrième dimension allait certainement rester comme un rêve pour Abigail, mais pas pour le garçon. “Si j’avais un dernier conseil à te donner, c’est de prendre soin de toi. Je sais que tu t’es jeté à corps perdu dans ton travail, à quel point tu t’es travestie dans ton être pour survivre dans ce monde de requins… Mais c’est ton moment à présent, lâche toi et ne t’occupe pas de ce que les autres pensent. Le reste viendra naturellement” Ce gamin était chiant avec toutes ses leçons de morale et d’esprit mais il n’avait pas mauvais fond et cela avait du sens pour elle alors elle le laissa dire sans commenter quoi que ce soit. Reprenant une posture digne et fière, elle clôt cette conversion de la façon suivante. La maison Wickwood vous accueillera autant de fois que vous le désirez et en sentirez le besoin. Au revoir …” Les dernières paroles se perdirent alors qu’elle avançait dans le couloir de ce qui semblait être le premier étage de son manoir. Et telles les brumes d’un rêve, elle rangea dans un coin de son esprit cette curieuse expérience avant de renfiler son rôle de matriarche de la famille Wickwood. Sebastian était présent, prêt à l’aider à descendre l’escalier.

(Etait-il aussi dangereux que voulait lui faire croire ce jeune flic ? Qui croire ?)

Elle verrait bien.


(1673 mots)


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Abigail Wickwood

Abigail Wickwood
Coordinateur Galar

C-GEAR
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Région : Galar
Ven 6 Jan - 17:11
Jour 6 : « Aujourd'hui, votre personnage est seul, vraiment seul. Pas d'amis, pas de famille, pas de Pokémon. Votre personnage a peut-être décidé de partir seul pour une balade après tout... Pouvez-vous décrire comment votre personnage se sent face à la solitude ? »

Le silence était omniprésent dans la maison Wickwood ce matin. Pas un bon, pas un bruit d’affairement, juste rien, absolument rien. Le simple froissement des draps de soie lui faisait prendre conscience que non, elle n’était pas sourde - hypothèse probable compte tenu de son âge avancé. La dure réalité lui revenait dans l’esprit : le majordome de la maison devait, pour raison exceptionnelle, partir durant la journée et aller enquêter sur les problèmes gastriques récurrents de Chouchou, dont les vomi étaient de plus en plus réguliers. Pour aller voir une pension spécialisée, le voyage était long et éreintant, aussi ils avaient décidé d’y aller tout seul. Et donc elle devrait se débrouiller toute seule. Dans son esprit tordu, elle se disait que cela devait être un coup fumeux de Jade que de lui donner un pokémon malade pour ses 70 ans, encore que, elle était bien loin d’imaginer ce qu’il en serait réellement une fois l’examen terminé. Péniblement, elle se déplia et dans sa robe de chambre rose de mamie sortie d’un magazine quelconque, elle ressemblait à un sac d’os bien fragile. L’esprit, par contre, était affuté et parlait pour lui-même dans cette maison trop silencieuse. La vérité derrière était qu’elle voulait, ne serait-ce que pour une journée se retrouver seule sans aucun élément parasite autour d’elle.

Dans le couloir qui rejoignait l’escalier central, elle s’arrêta quelques instants sur la peinture à l’aquarelle de son feu mari où il avait fait un auto-portrait en train de se dessiner lui-même. Certes ce n’était pas du très grand art et son talent n’était que limité : la technique était mal assurée, les traits grossiers et les tentatives de surcouche maladroites. Pour autant une chose frappante était son choix de couleurs, lumineuses. Elles semblaient lui parler, lui dire un obscur message de bien-être qui, pour du coup, lui échappait totalement. Elle se rappelait de ces moments passés avec lui, dans son atelier et le voir faire ses croquis tandis qu’elle lisait des livres. Ils n’avaient pas beaucoup de moments à eux, aussi c’étaient des moments rares qu’ils chérissaient.

Finalement, elle se décida vite et entreprit de monter le second escalier de la maison Wickwood. Une odeur poussiéreuse la prit à la gorge, mais aussi une odeur de vieux. Cet endroit avait été laissé un peu à l’abandon compte tenu que la plupart des possessions de George s’y trouvaient. Passant son bureau de travail, elle trottina jusqu’à une pièce qui avait été éclairée par la lumière du soleil. La verrière de l’artiste, construite exprès pour profiter de la vue sur les Terres Sauvages était toujours aussi impressionnante. Jetant un coup d'œil, elle fut surprise de voir que le terrain était vide de pokémons, pas une âme qui vivait, comme si elle était seule sur son caillou, dans sa maison. La vision lui donnait des sueurs froides. Pour qu’elle se retrouve seule à ce point, cela relevait de l’inédit. La vie grouillait toujours autour d’elle, d’une façon ou d’une autre. Et elle ne se sentait pas bien, cet état de fait la ramenant à de vieilles pensées cristallisées dans le temps et son rapport à la mort qui l’effrayait bien plus que sa belle-famille.

Elle devait se vider l’esprit et même si elle ne savait pas du tout ce que cela allait donner, il lui fallait mettre sur une toile ce qu’elle ressentait au fond d’elle. Le matériel de Georges avait été gardé tel qu’il était, le vieux tabouret, le pot de pinceaux et sa palette de peinture usée par le temps prêts au service. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle allait faire, mais ce sentiment de solitude qui menaçait de lui faire du mal devait être expulsé. Alors, elle laissa son bras frêle se laisser submerger par les émotions. Elle le voyait, le sentait, guider ses gestes, comme un fantôme du passé alors que les couleurs se plaçaient et que des formes apparaissent. Une route, une maison… Des souvenirs refluaient, comme des choses enfouies au plus profond d’elle qui perçaient sa carapace de paraître. Oui, elle se souvenait et ici, dans ce temple du souvenir, la toile d’un rêve longtemps oublié surgissait du néant. Sa frénésie s’accentuait.

Sa solitude n’était pas le fruit d’un manque de présence car elle en avait tous les jours des personnes autour d’elle. La mort était un sentiment somme toute normal pour quiconque apprécie la vie et ce qu’elle peut apporter. Non, ce n’est qu’en se retrouvant seule qu’elle comprit le creux caché en elle. Cette petite maison charmante qu’ils avaient déjà repéré depuis fort longtemps était un rêve laissé à l’abandon. Et seule, des larmes chaudes coulaient sur ses joues ridées alors que le tableau se précisait, ajoutant ici et là des petites fleurs, des ombres à ce tableau baignant dans la clarté du jour.

Sa véritable solitude était le fait qu’elle ne vivait plus aux côtés de son amour de sa vie. Et ça, c’était depuis bien trop longtemps. Mais aujourd’hui, en étant toute seule, elle venait d’y repenser. Et son cœur endolori n’avait plus la force de les dessiner tous les deux, mains dans la main, allant vers cette bâtisse modeste où ils auraient certainement vécu une histoire bien plus heureuse que ce que le destin leur avait réservé…

"Tu me manques Georges..." finit-elle dans une voix rauque cassée, se perdant dans l'immensité de la maison vide des Wickwood.

(901 mots)


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Abigail Wickwood

Abigail Wickwood
Coordinateur Galar

C-GEAR
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Région : Galar
Dim 8 Jan - 19:17
Jour 8 : « Dans 15 ans, votre personnage aura-t-il la même personnalité qu'aujourd'hui ? Est-ce qu'il aura réalisé certains rêves ou bien pas du tout ? C'est l'heure de réaliser un petit voyage temporel pour nous montrer cela ! »

85 ans. (Et plus toutes ses dents)

Il y avait beaucoup de monde dans l’immense bâtisse de pierre. De part et d’autre de l’allée centrale, de nombreuses personnes attendaient avec impatience l’arrivée des deux stars de la journée. Il y avait de beau gratin : une bonne partie de la noblesse de Galar était venue assister à l’évènement et pour cause : on se demandait bien à quoi pouvait ressembler une mariée à 85 ans. Les rumeurs allaient bon train sur l'identité du futur compagnon qui, selon les dires, serait bien plus jeune que madame Wickwood. Était-ce convenable qu’une telle chose puisse se passer ? Et puis, se marier à cet âge… ! Pourtant la rumeur, d’abord faible, avait finir par enfler pour faire l’effet d’une bombe. Déjà qu’elle avait pris en main malgré son âge avancé une pension - et que ça marchait plutôt bien, la bougre avait réussi son tour de force en changeant l’activité principale historique de la famille ! - mais la voilà qu’elle veut se marier. Pour toutes les dames de la haute, ce n’était ni décent, ni concevable. Même certaines de ses “amies” proches de la Tea Party avaient des pensées négatives malgré la nouvelle positive. Elle avait déjà donné son coeur à Georges autrefois, comment pouvait-elle le donner à un autre chose ? Au final, c’était plutôt la jalousie qui animait les langues de ces personnes coincées dans leur univers sans avoir été en capacité de le faire évoluer.

Le son de l’orgue se fit entendre et la marche nuptiale commença à entonner ses premières notes. Ces dames virent alors l’individu, un homme assez âgé - pouvait-il avoir plus de 80 ans ? Il semblait très dynamique et la posture était impeccable - avançait auprès de Jade Wickwood. Le duo était vraiment élégant et on aurait vraiment dit qu’un père était en train d’amener sa fille au mariage. Sauf que l’homme âgé était celui qui s’installait pas loin de l’autel. Certaines dames gloussèrent à la vue du monsieur, se demandant comment quelqu’un pouvait supporter une telle sorcière que Madame Wickwood ? Et ses accointances douteuses, assis plus en devant de l’assemblée n’était qu’un ramassis de punks débraillés avec des bracelets et colliers cloutés, tout de noir et de violet vêtus. Il y avait d’autres personnes sur l’autre partie de l’assemblée mais ils semblaient plus abordables que ces jeunes gens - dirait-on que c’était de la racaille mais dans le temps d’Arceus, mieux valait ne pas trop médire sous peine de subir sa colère céleste, quand bien même il s’agissait d’Abigail. Une des vampes pointa du doigt le futur marié et parla à sa voisine discrètement, éventail devant leur bouche. “Mais... J’ai l’impression que c’est son majordome ?” L’autre dame lui fit comprendre qu’elle était idiote. Et pourtant… Sebastian était bien là, prêt à prendre la main d’Abigail Wickwood. Elles se regardèrent, interdites. Qu'est-ce que c'était que ce mariage ?

Cette dernière était justement en train d’arriver à son tour, toute sourire et le costume de mariée ainsi que le rafraichissement de façade lui avait donné facilement dix ans de moins. En fait, elle semblait sincèrement épanouie et n’eut, que pour la moitié arrière qui l’observait comme on regardait de loin une reine un regard moqueur. Elle avait tellement évolué aux côtés de Sebastian, vécu et rencontré tellement de monde qu’elle se disait qu’elle avait bien de la chance d’avoir encore quelques années à vivre pour vivre ce moment-là. Elle avait avec elle son fils, Arthur Wickwood, dans une tenue et posture aussi élégante que Sebastian à la différence près qu’il était plus petit. L’éternel célibataire attirait le regard de bien des femmes mais Abigail savait au fond d’elle que seul le regard de Liam aurait de l’importance pour lui. D’ailleurs, une fois la bourgeoisie passée, elle eut un sourire enjouée envers les gamins de la Tea Yell qui ne put s’empêcher de faire du grabuge, exprimant leur joie. Elle les aimait bien ces petites crapules et même s’il y avait comme tout groupe des parties dissidentes, eux au moins étaient dignes de confiance. Ne pas les inviter à leur mariage aurait été un manquement à ses obligations car c’est bien grâce à eux et leur dynamisme que la pension pouvait tourner et que le nom des Wickwood a pu regagner ses lettres de noblesse. Il y avait également les amis de Sebastian qui avaient pris place et puis devant la famille d’Abigail - le majordome n’avait plus de famille depuis longtemps. C’est grâce à eux qu’elle eut la chance de vivre la plus grande chasse au trésor qui lui ait été donné de vivre, et avec cela une aventure humaine qui eut finit de soigner les vieilles blessures de son coeur et de s’ouvrir.

Elle ne put s’empêcher d’avoir une pensée pour sa troisième fille, actuellement en prison et purgeant sa peine suite à sa tentative d’assassinat. Même si elle méritait d’être là où elle était, c’était quand même sa fille et elle aurait voulu qu’elle soit là. En tout cas, depuis qu’elle n’était plus dans les parages, la famille connut des jours meilleurs. “Tu es magnifique” Sebastian la dévorait des yeux tandis qu’Abigail trottinait doucement à ses côtés. Elle avait l’impression d’avoir vingt ans, mais ce n’était pas comme avec Georges. Elle connaissait totalement son mari et elle savait que c’était la meilleure des personnes pour elle. “J’avoue que tu es pas mal non plus” S’ils pouvaient, ils se seraient embrassés sur le champ mais devant le regard inquisiteur de l'évêque du temple, ils eurent un petit sourire avant de se tenir la main, et ce pour le restant de leurs jours.

Alors oui, ils n’avaient pas beaucoup d’années pour vivre ensemble et cela faisait longtemps qu’ils auraient dû faire ça mais qu’importe ? La vie réserve son lot de surprises et les voilà ensemble prêts à démarrer une nouvelle aventure à la fin de leur vie. Les témoins étaient là : les enfants d’Abigail pour elle, et dans le cas de Sebastian, son meilleur ami et compagnon de chasse, archéologue de renom. Il y avait bien un drôle de pot violet également, qui se trouvait sur une chaise à côté du témoin de Sébastian. Certains se demandaient ce que cela signifiait dans l’assemblée. Peu de personnes étaient au courant de ce qu’il contenait réellement et tout le monde serait d’ailleurs surpris en voyant la chose prendre forme - nul doute qu’on critiquerait encore la mamie pour son manque d’élégance et son manque de convenance. Un pokémon en guise de témoin, était-ce encore déjà arrivé ? Les deux tourtereaux voulaient que celui qui les avait réuni soit bien là, avec eux. S’ils avaient pu, il aurait voulu que le pokémon fasse leur mariage mais ça aurait été beaucoup trop sauvage et audacieux.

La marche nuptiale s’arrêta. Quelques cris de hooligans dans l’assemblée mais rien de méchant. L’évêque était assez étonné de voir une telle disparité de personnalités au sein de ce vieux temple. Il en a marié des couples bourgeois et, disons-le clairement, c’était à peu près toujours le même standing. “Mesdames et messieurs, au nom d’Arceus je vous remercie d’être tous présents pour célébrer l’union de Sebastian et Abigail” Était-ce le fait que le début de cette cérémonie était différent de ceux qu’ils avaient déjà célébré qui lui donnait envie d’oser et de faire différemment ? Ou bien était-ce les deux amoureux qui avaient une mauvaise influence sur eux. “J’ai rarement vu autant de monde dans le temple et je suis heureux d’avoir l’opportunité de célébrer un mariage en aussi bonne compagnie et d’horizons aussi variés” Il eut un sourire envers les personnes de la team Yell qui se mirent à faire vrombir leur mégaphone suivi d'un tonnerre d'applaudissements. Abigail eut un petit sourire en voyant cette bande de voyous faire trembler les piliers de pierre avec des sons qui leurs étaient jusqu’à présent inconnus. En tout cas, c’était officiel, il y avait des personnes de plus de neuf régions différentes et un tel melting-pot était inédit, même si la majorité était originaire de la région de Galar. Il y avait bien un Alolien au long nez qui se tenait très droit sur sa chaine et un peu plus loin une femme avec son fils, tout sourire. Même le flic de l’ombre avait fait le déplacement pour assister à ce mariage. Ils étaient tous là, pour eux, pour ce moment. Des amis du couple qui, eux aussi, avaient bien grandi. Mais il y en avait bien d’autres, et le banquet annonce plus de deux cent convives, ne serait-ce que pour la galette.

Bon, on se dépêche ? J’ai la gorge desséchée !” Eclat de rire général. On passera le côté solennel, le moment était surtout propice à être plaisant et agréable. Comme l’était devenu Abigail avec le temps. Et avec un nouvel homme dans sa vie qu’elle aimait plus que tout, elle pouvait finir ses jours tranquille.

A 85 ans, elle réalisait une bien belle revanche sur sa vie. Et des dents, elle en avait encore quelques unes.

(1530 mots)


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Abigail Wickwood

Abigail Wickwood
Coordinateur Galar

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Région : Galar
Mar 10 Jan - 22:21
Jour 10 : « Votre personnage fait une expérience culinaire et/ou gustative. Spoiler : ça tourne mal. »

Abigail était surexcitée et cela se rapportait à son ramage, clinquant. Elle était couverte de plumes exotiques sur son chapeau assez haut de forme et lui donnait l’air d’une magicienne attablée autour de quatre druidesses toutes aussi exotiques que mal fagotées. Mais c’était l’hiver et les tours de magies avaient chez elle l’effet d’un froid polaire, surtout quand il s’agit d’annoncer une bonne nouvelle culinaire. “Mes chères amies, j’espère que vous n’avez pas trop mangé ce midi car j’ai une petite surprise pour vous. J’ai préparé une petite surprise dont vous me direz des nou-velles !” Peu de temps après, Abigail fit frapper ses mains, donnant l’ordre à Sébastian d’aller chercher la tarte aux pommes ainsi que les éléments pour faire le thé qui allait avec la collation. Bien évidemment, la tarte aux pommes avait été faite par les soins d’Abigail et si elle n’était pas mauvaise cuisinière, elle ne serait pas si transcendante et ne marquerait pas les esprits. Par contre le thé et sa petite surprise… Toutes les mamies glapirent de ravissement - c’est l’étiquette qui veut ça - aussi Abigail rigola de concert à l’idée de tester cette nouvelle décoction sur elle.

Sébastian arriva avec une desserte sur laquelle se trouvait de la porcelaine fine et une eau fumante qui flairait plutôt bon. Marie-Cunégonde était assise sur un des poufs et battait l’air avec ses mains protégées par une fine paire de gants en dentelle. Elle avait sur elle une robe peu digne d’intérêt si ce n’est pour tourner dans les vieux films des années 30, encore que, à l’époque, les dames avaient un peu plus d’esprit que cette invitée d’un jour. Sur l’échelle d’intérêt qu’Abigail lui portait, elle était entre le C et le D, ce qui n’était fort peu glorieux. Elle la prit par le bras et s’extasia “Tout est formidable chez vous Dame Abigail ! Et votre majordome… ! Aaaaah… Il est SI beau qu’on le croquerait !” Elle n’aimait pas trop le ton qu’elle prenait et ce regard lascif qu’elle lançait sur son majordome, imperturbable. Josiane, sa dame-de-compagnie-d’un-mois (parce que deux fois dans le mois ça fait trop) renchérit en disant “Toujours aussi impeccable ce Sebastian ! Tu ne voudrais pas nous le louer le temps d’un week-end ? Histoire qu'il puisse aussi prendre soin de nos vieux os hihihi...” Marie-Cunégonde et Josiane gloussèrent à l’idée tandis que Sebastian leur servit à toutes une part de tarte, le sourire poli. Eudoxie resta quand à elle silencieuse, fixant Lily-Rose qui elle, fixait les moindres faits et gestes d’Abigail. Elles étaient plus sérieuses que les deux autres dames, mais pas plus futées, surtout Eudoxie qui ne savait pas penser par elle-même. Mais sa bêtise l’attendrissait, elle avait un faible pour ses phrases si vides d’esprit.

Lily-Rose toisa du regard la tarte aux pommes avant de fixer son attention sur Abigail. “Ne me dites pas très chère Abigail qu’il s’agit là d’une simple surprise sucrée ?” Le sourire d’Abigail se fit mielleux, tout comme son ton, doucereux et arborant un air ravi parfaitement maîtrisé. “E-vi-de-mment. Ma très chère Lily-Rose, me feriez-vous l’immense plaisir d’être la première à goûter à notre nouvelle acquisition ?” Sebastian était en train de mettre des feuilles séchées contenues dans un pot avant de laisser infuser. L’étiquette voulait qu’on ne décline jamais l’offre de celle qui recevait, aussi c’était toujours un piège quand une telle question était posée. Lily-Rose était ce qu’elle était, toutefois, la source d’informations qu’elle représentait était toujours une valeur sûre et en cela, ainsi elle avait largement sa place dans ses Tea Party.

Un jour, il faudra qu’elle rassemble toutes les fortes têtes autour d’une seule et même table - mais ce jour-là, ce sera le début d’une nouvelle nuit noire sur Galar tant un tel rassemblement défierait les lois de la physique et de l’indécence. Quoique, chaque Tea Party était le théâtre de la décrépitude de l’âme humaine. Et cela n’allait pas en s’arrangeant avec l’âge. “Feuilles de thé vert avec des morceaux de pétales de Fragilady et un peu de baie de Goji pour équilibrer le goût. J’ai préparé le mélange moi-même” Avant de songer à une nuit noire, peut-être fallait-il déjà passer ce cap qui s'annonçait difficile.

Le piège ? La fleur de Fragilady, au goût rare et raffiné, pouvait avoir des effets hallucinogènes et en cela, il faut savoir doser la quantité pour supporter les effets secondaires. Mais le goût en lui-même était fade, du moins, quand elle avait testé au départ toute seule, elle ne sentait rien de spécial niveau goût. Elle eut juste l’impression d’un léger décollement de la terre et elle avait trouvé cela très drôle. Nul doute que ses invitées trouveront l’expérience amusante car, chez Madame Wickwood, on savait s’amuser et on aimait venir chez elle ! Bref, elle avait doublé la dose, bien sûr dans le dos de Sébastian et l’odeur légèrement entêtante de la fleur du Fragilady se faisait sentir.

L’une après l’autre, elles portent le breuvage magique à leur lèvre. Et si le sucre de la tarte aux pommes s’inscrivait bien au goût délicat du thé, les effets secondaires hallucinatoires commencent vite à se faire sentir. Eudoxie fut la première à trouver que les couleurs changeaient subitement. "Wouh ! Il m'a l'air fort ce thé..." ...avant d’avoir très vite sommeil, incapable de suivre le tourbillon de couleurs psychédéliques. Marie-Cunégonde avait de grosses suées et se cramponnait à son pouf, comme si elle chevauchait un cheval au triple galop : à tel point qu’elle cria de surprise à un moment et bascula en arrière, hors service. Josiane, qui n'avait pas tout bu d'un coup, rigolait à gorge déployée en voyant l'état de son amie, mais la chose inquiétante était qu’elle riait aussi à la vue de Sébastian, qui lui allait très bien et n'avait rien bu ! Lily-Rose, qui avait comprit le traquenard dans lequel Abigail les avait plongé, s’offusqua “Je… JE !... Je…” Elle était rouge comme une pivoine et certainement emplie de colère devant le regard tranquille d’Abigail qui continuait de siroter tranquillement sa tasse. On aurait dit une baie Tamato prête à exploser. Elle devait lutter contre l’étourdissement fou qui commençait à l’étreindre, et le simple fait de lever le doigt en l'air, de colère, lui donnait le tournis, ce qui, du point de vue d'Abigail était très drôle.

Sebastian eut un regard interrogateur en remarquant qu’Abigail était elle aussi drôlement concentrée sur un point fixe. La drogue avait déjà fait son chemin chez elle mais, en tant que cheffe de la Tea Party, elle devait montrer l'exemple. “Ma chère Lily-Rose, rappelez vous que chez les Wickwood, on oublie de paraître et on est.” Difficilement, elle tourna la tête avec un sourire affreux qui hanterait Sebastian sur les quelques jours à venir car on sentait que tel un chat de Schrödinger, elle était là tout en tant très loin de la place. “Je... Je te laisse le soin de tout ranger

Décollage réussi, la voilà partie loin, très loin, hors de la maison, hors de la terre, au plus près des étoiles*, dans un maelstrom de rires hystériques et de faux bien-être avant de sentir son crâne se scier en deux. Avant le blackout, elle se dit que finalement, elle avait peut-être fait une connerie en doublant la dose de la plante hallucinogène.

Mais le black-out arriva et c’était trop tard. Bof. Tant pis ?

(*Si vous avez Gold dans la tête, c’était voulu :/)

(1293 mots)


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Abigail Wickwood

Abigail Wickwood
Coordinateur Galar

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Ven 13 Jan - 18:19
Jour 13 : « Nous sommes le vendredi 13, un jour de chance ou de malchance. Vous nous écrirez une situation où votre personnage est chanceux ou malchanceux, à vous de nous décrire toute la situation ! »

Ce n’était pas dans ses habitudes que de descendre dans la ville de Kickenham mais aujourd’hui se tenait une course hippique avec beaucoup de jockeys accompagnés de leurs pokémons. Il y en avait beaucoup dans Galar, aussi il lui arrivait parfois d’y aller et de parier : non pas pour le gain mais plus pour le plaisir de voir des petits jeunes en costume moulant, la vue pouvait émoustiller Abigail. Le temps était relativement clément pour une fois - ces derniers jours il pleuvait à torrent et personne n’aurait pu prédire avec ce qui est tombé hier que la course allait être maintenue - et puis c’était le fameux vendredi 13. Hasard du calendrier, ça tombait pile ce jour-là et c’était une bonne chose car cela allait forcément drainer plus de monde. Il parait que le champion d’arène de la ville allait également participer - mais en vrai, elle le trouvait trop vulgaire et espérait qu’il s’écraserait dans une flaque de boue.

Il y avait effectivement beaucoup de monde mais, par chance, ils arrivèrent à trouver rapidement une petite place. Arrivant au guichet, ils payèrent leur entrée et choisirent leur quinté gagnant. Elle n’y connaissait rien, aussi elle cocha un peu au hasard - vaille que vaille, le but était surtout de passer un bon moment reluquage. Armé de ses jumelles, elle commença à essayer de voir si elle voyait des sportifs qui s’entrainaient pas loin du début du parcours - et elle vit un beau brun qui lui fit perdre la notion du temps pendant quelques minutes qui allait concourir avec un Dodrio. “Hum madame ? Vous devrions nous dépêcher de nous asseoir tant qu’il y a de la place” Surprise, un peu perdue dans ses pensées, elle vit alors qu’il y avait effectivement un peu plus de place de prévu, la majorité des gens semblant se masser auprès des guichets plus que de s’installer dans les gradins. “Oui oui, allons-y Sebastian…" Elle eut un regain d’énergie pour vite s’asseoir et braqua ses jumelles sur le bel étalon mais, hélas, il avait disparu des radars. Fichtre. Sebastian, dans son standing impeccable, ne fit aucune remarque et laissa son regard se perdre au loin. Cela devait certainement être pour lui un rare moment où il pouvait se permettre de se reposer.

Elle ne l’avait pas vu venir, perdue elle aussi dans ses jumelles mais le duo sortit de leur rêverie lorsqu’un homme - la quarantaine tout au plus - prit son chapeau entre les mains et demanda poliment s’il pouvait s’asseoir aux côtés d’Abigail. “Sir William Alister Nothington” Si la renommée des Wickwood n’était, pour ainsi dire, plus à faire, tomber nez à nez avec un autre membre des plus anciennes familles fondatrices de Galar était absolument improbable. Sir William était le deuxième fils de Mary-Love et Tom Nothington et celui qui était le plus pressenti pour diriger l’affaire familiale, une entreprise de scierie qui avait aussi un département de production de meubles de luxe. Elle devait d’ailleurs avoir quelques uns de leurs meubles chez elle, autant dire qu’une telle rencontre inopinée était un cadeau tombé du ciel, surtout que contrairement à son frère il était beaucoup plus solaire et radieux. Dommage qu’il soit déjà casé. “Mais bien entendu Sir Nothington, si vous m’en faites le plaisir ?” Abigail avait cette faculté d’afficher un joli sourire de façade, mais en vrai elle était sincèrement ravi de le voir dans son plus simple apparat - loin de ces demeures de luxe qui ne font que raviver un paraître bien trop présent dans leurs codes. Là, il avait un simple manteau, son chapeau et son billet pour venir voir la course hippique comme un tout à chacun. Si sa sotte de fille ainée ne s’était pas acoquinée avec son idiot de mari, cela aurait pu faire un très beau et bon mariage d’intérêts. “Vous êtes toujours aussi élégante dame Abigail. Cela faisait longtemps que vous ne nous étions pas retrouvé ainsi” Le hasard faisait parfois bien les choses, aussi se retrouver en compagnie d’un homme puissant et influent tout en ayant une conversation aussi délicieuse que simple suffisait à combler son coeur glacé. Les voilà donc tous les deux parti pour discuter longtemps de la famille, des affaires financières, sous l’oreille distraite de Sebastian qui, dans d’autres circonstances, ne devrait pas assister à une telle conversation de part sa condition de majordome. Aussi, c’était ici clairement une marque de confiance que lui faisait Abigail à son égard.

Le temps défila assez vite et ils tournèrent la tête un instant lorsque Roy, le champion de Kickenham s’afficha en compagnie de son Libégon. Vraiment ce jeune garçon était détestable et n’avait aucune allure, par contre son pokémon crevait l’écran à lui seul. Toutes les midinettes qui lui courraient après lui faisaient penser que non, les jeunes d’aujourd’hui n’avaient aucun goût pour trouver cette personne attirante sans compter qu’il verser dans le dressage et non l’élégance des concours. Impensable. “Au fait madame Wickwood, j’ai eu l’opportunité de voir que vous vous intéressiez aux pokémons ? Je veux dire, j’ai trouvé votre prestation fort amusante ! Pensez-vous continuer ou c’était simplement un coup d’essai ?” William était en fait amateur dans le dressage des pokémons avec une appétence accrue sur la scène de concours que celle du combat. C’est un peu par hasard qu’il est tombé sur la représentation d’Abigail et au delà du grotesque de la situation décrite, c’était la joie sur le visage usé de la mamie qui avait marqué l’homme de bonne famille. Et, à vrai dire, Abigail n’en avait aucune idée si ce n’est, qu’en dépit du fait qu’elle avait déshérité sa famille, elle devrait faire quelque chose pour les sauver de la faillite. “Je vous vois bien œuvrer auprès des pokémons. N’avez-vous jamais songé à ouvrir une pension ?” C’était rare de surprendre Abigail à ce point. Mais cette question, qui devait certainement venir de bon nombre de réflexions, venait de si loin que la mamie se mit à rire, comme si cela était une bonne blague. Elle, s’occuper de pokémons ? Alors qu’elle avait déjà du mal à gérer ses propres enfants ? Pourtant, et bizarrement, son regard était tout à fait sérieux et il semblait qu’il n’y avait pas là l’ombre d’une blague. “Vous êtes incorrigible William. Si votre mère savait ce que vous veniez de me proposer…” Les joues du gentleman s’empourprèrent, honteux d’avoir un peu trop franchi cette ligne de connivence. Mais elle ne lui en voulait pas car, contrairement à ses filles, il ne parlait jamais sans avoir murement réfléchi à la question. Et elle se demandait à quel moment ce jeune homme aurait pu s’imaginer capable d’une telle chose et en quelle occasion.

Puis ce fut la cohue. Abigail, Sebastian et William restèrent calme, le majordome avait les jumelles d’Abigail pour voir le déroulé de la course. Il y avait une quinzaine de coureurs sur la piste et ce fut assez serré. Bien évidemment, Roy était parmi les premiers, à en entendre les clameurs des filles prépubères. "Mais qu'il se plante bon sang..." Ce n'était qu'un bougonnement mais William avait bien entendu et se mit à rire, Sebastian ne laissait rien paraitre et se concentra sur le déroulé de la course. Sa prière fut entendue car l’un des participants - avait-on idée d’utiliser un Electrode usant de champ magnétique pour une course ? - fut touché par un des becs de celui qui avait un Dodrio. La boule s’illumina pour exploser dans la seconde qui suivit. Et, dans sa chute, ce concurrent entraina l’adonis brun mais également Roy qui s’écrasa au sol, surpris par la violence de l’explosion. Il était couvert de boue et visiblement dégoûté d'une telle déconvenue. Pour Abigail c'était comme si elle venait de toucher le jackpot et s'empresserait de voir demain les tabloïds pour voir la vidéo de sa chute - qu'il perde un peu de sa fierté le bougre.

En outre, une fois que la course fut finie, ils eurent tous les trois la surprise de voir qu’Abigail avait trouvé le bon trio de tête. Dans le désordre mais c’était quand même autour des 2000 pokédollars. Elle était évidemment extrêmement satisfaite. “Je crois que c’est votre journée Madame Wickwood. Avec votre chance, vous allez trouver un pokémon légendaire hahaha

Que demander de plus ? Elle qui ne croyait pas en la chance, il fallait bien se rendre à l’évidence que c’était sa journée. Gagner de l’argent un vendredi 13 et tomber sur de la très haute noblesse juste à côté d’elle. Avec un air malicieux, elle entonna à ses deux compères du jour “Je paie ma tournée !” C’était aussi sa façon à elle de remercier ce hasard qui avait bien voulu lui faire un joli cadeau aujourd’hui. Et puis, il faisait soif après toutes ces émotions alors autant partager cela autour d'un verre !

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Abigail Wickwood

Abigail Wickwood
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Région : Galar
Dim 15 Jan - 21:21
Jour 15 : « Ce n'est peut-être pas le genre de votre personnage, mais voilà, aujourd'hui, il a gagné le gros lot ! Que va-t-il faire de ce nouveau gain ? Est-ce que cela pourrait changer sa vie ? De quelle manière ? »

Mais qu’est-ce qui se passait dans la maison Wickwood ? Était-ce le fait que ce soit une nouvelle année et que les étoiles étaient alignées ? Après son coup de pot lors de la course de l’hippodrome, la voilà à nouveau gagnante et pas d’un petit truc. Un gros lot gagné grâce à un tirage du loto. Ce n’était pas vraiment une surprise puisqu’elle jouait toutes les semaines et qu’en cela, elle devait avoir remboursé la quasi intégralité de ses anciennes mises. Enfin, attendre autant d’années pour avoir la satisfaction d’être la grande gagnante comme il y en avait toutes les semaines… Comme l’avait dit Abigail, sa bouche eut une légère exclamation - horrible rictus en huit qui lui donnait un air affreux - avant de dire, avec son flegme habituel “J’ai cru attendre, depuis le temps !” Une grosse cagnotte de 10 millions de pokédollars à quelqu’un qui en avait certainement le triple au moins dans son compte en banque, ce n’était pas le montant qui lui faisait plus plaisir mais la satisfaction d’avoir réussi un truc contre les probabilités. Elle allait certainement faire une grosse the party un de ces quatre pour fêter cela, mais cela n’utiliserait pas l’argent, loin de là. Curieusement, la question la plus importante qui allait brûler les lèvres concernait ses enfants.

Maman, qu’est-ce que tu comptes faire de l’argent ?” Elle voyait déjà Agathe et Jade lancer leurs plus mielleuses paroles pour bien se faire voir et espérer avoir une plus grosse part du gâteau que l’autre sœur. Arthur, comme à son habitude, dilapidera l’argent dans ses soirées X où la drogue et l’alcool coulait à flots (malheureusement, il avait oublié depuis longtemps dans quelle famille il était arrivé mis à part le fait qu’il y avait beaucoup d’argent et à quel point ses frasques jetaient l'opprobre sur la réputation des Wickwood). Et pendant que Jade et Agathe argumenteront sur laquelle des deux avait le plus besoin de cet argent, Abigail sera obligée de supporter ses deux filles avec un regard faussement bienveillant en les voyant capable de s’écharper pour quelques billets de plus. L’idée la fit soupirer. “Je ne sais pas si je dois être contente ou pas de cet argent Sebastian” Toutes les deux n’avaient pas connu la rue et le manque de sécurité, elle ne connaissait pas vraiment la valeur de l’argent. Abigail en revanche n’oubliait pas d’où elle venait et à quel point cet empire financier auquel elle a participé n’était pas à elle à l’origine. Dans son esprit, il était clair qu’elle ne voulait pas de cet argent car elle n’en avait pas besoin et la famille n’en avait pas besoin. Elle avait bien pensé à en donner une partie à Sebastian mais elle avait peur qu’il ne se barre à la première occasion et ne la laisse toute seule dans son enfer familial. Il aurait toutes les raisons de le faire car si elle-même se retrouvait dans cette situation, elle aurait déjà quitté la barque.

Raide comme un piquet, le majordome prend une moue pensive, comme s’il arrivait au même niveau de pensées qu’elle-même. “A votre place, je ferais un don anonyme à une association caritative” “Oui Sebastian, je pensais à cette éventualité. Mais à quel organisme ?” Il y en a tellement et niveau caritatif, si elle en voyait bien les retombées d’une telle action, elle n’en avait juste aucune idée. Ce n’était pas son genre de faire dans le mécénat. Aussi, elle se demandait si son majordome ne venait pas de faire une proposition un peu trop audacieuse pour sa position qu’il avait : elle savait reconnaître quand quelqu’un faisait montre d’ironie. Et, devant le sourire pincé d’Abigail, son visage de pierre se fissura pour… Pouffer de rire. Voilà quelque chose d’inédit. “Sebastian ?” Le majordome partit dans un rire tonitruant qui d’abord surpris Abigail avant d’être prise aussi dans la contagion du rire de son homme de maison. Elle était quand même quelque peu piquée dans son orgueil car effectivement, il était en train de se foutre d’elle. “Eh bien ? Expliquez-vous Sebastian ? Pourquoi cette exultation à gorge déployée ? J’ai bien peur de ne pas comprendre…

Pardonnez-moi madame Wickwood, je n’aurai pas dû… Mais avez-vous seulement pensé un instant que vous pourriez utiliser l’argent pour vous ? Au lieu de réfléchir aux réactions de chacun et chacune pour ne blesser personne, avez-vous envisagé un instant que vous méritiez cet argent comme le badaud du coin et en profiter ?” Sebastian la regardait avec un air aussi désolé qu’hilare, comme s’il raisonnait une pauvre enfant qui n’avait rien compris à la vie. “Si cet argent vous embête, donnez-le moi et je saurais quoi en faire !” Abigail comprit dans le même temps que son intuition était la bonne concernant le fait qu’il prendrait la poudre d’escampette s’il avait eu une telle somme. Mais la pensée de Sebastian était ailleurs car ce n’était pas l’argent qui le motivait réellement et si cela pouvait l’aider, cela ne résoudrait pas tous ses propres problèmes et lui donnait à peine de quoi réaliser son rêve le plus cher. “Si avoir autant d’argent vous pose problème, soit. Mais permettez-moi de vous suggérer d’y réfléchir quant à ce que vous allez en faire dans un endroit plus approprié. Connaissez-vous les plages ensoleillées d’Alola ? Ils font des jus de baies absolument excellents

Et c’est comme ça que l’idée d’aller faire un séjour à Alola arriva, sans penser un instant que ce coup du destin allait effectivement faire bouger les horizons de la mamie.

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Abigail Wickwood

Abigail Wickwood
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Lun 23 Jan - 22:58
Jour 18 : « Et si nos actions étaient sans conséquences, que ferions-nous ? C’est exactement ce que vivront vos personnage durant ce défi : le temps d’un post RP, ils peuvent faire ce qu’ils veulent, il n’y aura aucune retombée ! »

Sebastian, j’ai envie de mettre le chaos aujourd’hui. C’est trop calme.

Abigail était de cette humeur massacrante ce matin. Elle n’avait pas de raison spéciale mais son esprit tordu par l’âge lui dictait qu’aujourd’hui elle devait faire quelque chose de particulièrement sournois. Sebastian la considéra avec prudence, ne sachant pas s’il devait en rire ou en pleurer mais devant le regard sombre de la mamie, il sut que c’était pour de vrai. La question n’était pas de savoir comment - son imagination n’avait pas de limites - mais qui. Et il en était à peu près certain que si l’envie sinon la pulsion était là, le visage ne s’était pas encore formé dans son esprit. Devait-il lors commenter ce qui semblait une préméditation en règle ? Préférant rester silencieux, la mamie alla dans le salon de thé et s’approcha d’une vieille urne ancienne - un inestimable trésor archéologique que l’équipe de chasseurs de trésors mené par le majordome avait réussi à mettre la main dessus. Un artéfact rare qui pouvait selon des conditions obscures s’ouvrir et libérer une calamité exauçant les voeux de son maître. En l'occurrence, la mamie trottinait jusqu’au meuble sur lequel se trouvait le vase scellé et avec un sourire vicieux, le fit malencontreusement tomber, se brisant dans un fracas qui glaça le sang du majordome.

L’invocation d’Hoopa était somme toute assez simple et sommaire si on effectuait correctement le rite. Mais en cas d’erreur manifeste, ce n’était plus le petit démon farceur qui apparaissait mais une créature plus grande, plus diabolique et plus effroyable. Les rares témoignages parlent d’un colosse ombrageux qui avait la capacité de faire des trous dans les espaces et les dimensions et d’y introduire des calamités enragées - sans compter la force de ce djinn, qui dépasse tout ce qu’un dresseur normal puisse connaître. Des nappes noires ténébreuses s’échappaient de l’urne scellée et rapidement, une forme très imposante qui faisait au moins le triple de sa taille se matérialiser en poussant un cri qui faisait trembler les murs et était diablement surnaturel. A coup sûr, il voulait faire peur à Abigail en l’impressionnant, voir en la tuant d’une crise cardiaque - il serait ainsi libéré de son maléfice. Mais c’était très mal connaitre la mamie dans ses mauvais jours.

Etait-elle folle au point de vouloir l’apocalypse dans son manoir ? Elle regardait le pokémon fabuleux se matérialiser sans la moindre once de peur, sinon une drôle de combativité qui semblait intriguer Hoopa. De là où il était, on aurait dit la visite du diable et s’il trouvait déjà impressionnant Hoopa dans sa forme chétive, cette fois-ci, sa simple vue lui donnait envie de s’enfuir. Ses six bras tenaient tous un de ces anneaux doré d’où tout et n’importe quoi pouvait arriver. Souriant de toutes ses dents, il s’attendait à l’ordre insolite, mais certainement pas à celui-ci. “Je voudrais rencontrer d'aures Hoopa. Tu crois que tu peux le faire ?” Avec un rire diabolique, les anneaux s’illuminèrent et à l’intérieur de ceux-ci, de nombreux vases commencèrent à se déverser dans la maison.

Elle avait fait quoi ?Au lieu de demander un voeu classique, elle avait carrément demander qu’il y ait plus de Hoopa dans la maison. Bien évidemment, il n’y en avait pas dans son monde mais les anneaux transcendaient l’espace et le temps, aussi un vase se retrouva éjecté sur le tapis, puis deux, puis… Tant qu’elle ne donnait pas d’ordre, d’autres urnes scellées commençaient à s’amasser dans le salon et son rire ravi semblait encore plus diabolique que celui du Hoopa, certainement amusée qu’une humaine demande une telle chose. Logiquement, une fois le vœu réalisé, il était libre de ses chaînes et pouvait faire ce qu’il voulait. Et il commencerait certainement par tuer cette idiote humaine qui venait de faire une grosse bêtise. Mais son sourire déformé par l’âge aurait du lui mettre la puce à l’oreille. Sans prévenir, alors qu’il continuait à ramener d’autres exemplaires de lui-même, un autre vase se brisa et un second Hoopa déchaîné se matérialisa, rendant les ténèbres environnantes encore plus noires. “Enferme-le dans une dimension d’où il ne pourra pas sortir” Il fallait le punir pour avoir ainsi brisé le tabou, aussi le premier Hoopa se retrouva aspiré par son homologue, les six anneaux dorés le transportant on ne sait où - après tout, elle s’en foutait, le seul truc intéressant dans l’histoire était qu’elle avait agrandi sa collection de vases.

Abigail était entouré de vases antiques, aussi le scond Hoppa ainsi libéré de son maléfice pensa avoir lui aussi retrouvé la liberté. Mais la vieille mamie eut un sourire sadique en lui montant un autre de ces vases. “Si jamais tu ne fais aps ce que je te dis, tu as vu ce qui est arrivé à ton copain non ?” Malgré son air diabolique, le djinn maléfique toisait avec méfiance la mamie comme s’il avait trouvé une créature encore plus puissante que lui. C’était du bluff - et elle s’en foutait de mourir, c’était tellement drôle selon elle ce qu’elle faisait ! - et elle comptait bien aller jusqu’au bout de son délire. “Si tu m’attaques ou tu t’échappes, je demande à un de tes amis de t’enfermer dans la même dimension que là où tu as mis le premier. Donc si j’étais toi, je me créerait une nouvelle urne scellée et je m’y installerais dedans. Au cas où” Le majordome contempla la maîtresse de maison. Elle avait vraiment fondu un câble aujourd’hui, mais genre le câble de survie. Elle était en roue libre et menaçait ouvertement un pokémon surpuissant capable d’apporter n’importe quelle créature mythique à ses côtés. C’était juste de la folie douce que de jouer avec ce pouvoir.

Le pokémon sembla hésiter un instant mais au dernier moment et se ravisa, fondant sur elle pour la déchiqueter. Sans une once d’hésitation, elle balança une pokéball violette dans la tête du pokémon. Il eut un instant de surprise, essaya de se tirer de là avant de lancer un anneau en désespoir de cause. La masterball l’attrapa mais l’anneau le transporta très loin du manoir dans un endroit inconnu. Abigail eut une moue dépitée. “J’ai gâché ma masterball, c’est dommage. Il faudra que j’en rachète une autre” Autour d’elle, il y avait encore une bonne dizaine d’urnes scellées mais les ténèbres environnantes avaient disparues. Doucement mais sûrement, elle posa sur le meuble sa nouvelle collection d’objets antiques qui se ressemblaient en tout point, comme si c’était des copies d’oeuvres d’arts. Puis, une fois sa tâche terminée, elle se tourna vers Sebastian, fatiguée. “Sebastian, vous auriez pu venir m’aider quand même. C’est votre rôle de majordome que de me seconder, je ne devrais pas vous le rappeler depuis le temps

Ce fut la première fois que Sebastian songea sérieusement à s’enfuir du manoir. Mais à la tête ravie de la mamie et vu son caractère facétieux, mieux valait être son allié que son ennemi. Elle avait encore 13 urnes à sa disposition. Elle songeait déjà à prendre le thé avec Arceus une prochaine fois.

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Abigail Wickwood

Abigail Wickwood
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Région : Galar
Mer 25 Jan - 20:46
Jour 25 : « Oh non, votre personnage est en retard ! Peu importe où il devait être et pourquoi, il est en retard et ça craint ! »

C’était la poisse totale. Pour une fois qu’il y avait un concours de coordination juste dans la ville où elle habitait, la voilà prise dans les bouchons. Sebastian, bien qu’arborant une composition calme, explosait à la vue de toutes ces personnes qui trainaient dans les rues. Il n’y avait en soi pas énormément de temps depuis chez elle mais ils auraient certainement mis moins de temps s’ils ne s’étaient pas retrouvé dans… Un mariage. Et les deux tourtereaux du jour (de beaux et parfaits inconnus soit dit en passant, encore des roturiers) n’avaient absolument pas l’air de s’inquiéter de l’urgence de la situation. Pire encore, le majordome klaxonner pour qu’on puisse le laisser passer mais les amis des mariés ainsi que leur famille klaxonnèrent à leur tour, comme s’ils voulaient également marquer leur joie d’un tel évènement. Abigail rêvait en cet instant précis de jouer les mamies Magneto deus-ex machina et de se frayer une voie royale jusqu’au bureau d’inscription des concours. Elle avait d’ailleurs, pour l’occasion, prit sa plus extravagante des robes et soigné plus que jamais sa mise en scène.

C’était sur le thème de l’amour. Voilà une thématique qui l’écoeurait pas mal, et sa malice lui avait donné l’idée de parler de tous ces gens qui vomissent leurs “je t’aime” à tout bout de champ, comme si l’espace et le temps leur était dédié. Même durant son mariage, ça ne s’était pas passé aussi bien et il ne faisait pas aussi beau. “Sebastian, nous n’avons plus beaucoup de temps… Je serais irritée si j’arrivais en retard, vu tous les efforts que j’ai consenti à me préparer à ce concours” L’effort le plus important était d’avoir choisi comment elle arriverait en scène et répéter son speech, moins de s’occuper de la mise en scène de son pokémon qui avait déjà été conditionné pour vomir au moment opportun sur un voile de marié bas de gamme qu’elle avait acheté pour l’occasion du concours. Sebastian était toutefois impuissant face à la réalité des choses et bien que ses coups de klaxon furent secs et se voulant vindicatifs, ils n’en firent rien et continuèrent à occuper tout l’espace et rouler au pas.Et manquer au devoir des Wickwood était comme cracher sur son costume qui n’a d’égal que son orgueil dans le domaine : impeccable et irréprochable. Autant dire qu’Abigail, sachant pertinemment que c’était cuit pour aujourd’hui, avait quand même envie de passer sa frustration sur son subordonné. “C’est dommage, j’étais VRAIMENT sûre de gagner le ruban cette fois.” Ses petits yeux aigris fusillèrent du regard les deux insconscients qui défiaient la volonté d’une mamie retorse. Sans crier gare, Sebastian se gara sur le côté dans un mouvement sec du volant avant d’inviter la doyenne des Wickwood… A monter sur ses épaules.

Voilà une chose qui n’était pas prévue et qui lui plaisait : un homme fort et musclé qui la prend comme une enfant. De loin, on voyait une tête âgée qui avait pris plus d’un mètre de hauteur, mais avec sa canne, elle était la cavalière prête à charger la troupe ennemie. “Hue mon brave Sebastian” Le départ du sprint était difficile et ses os allaient s’en rappeler encore un peu dans quelques jours mais son majordome l’avait bien prise sous ses fesses pour éviter qu’elle ne tombe. C’était la seule solution pour essayer de gagner un peu de temps mais tout dépendrait de l’endurance de l’homme. Alors, pour l’aider dans sa charge linéaire à travers le groupe de gens, Abigail n’eut aucune pitié et frappa avec sa canne la tête des gens qui se trouvaient dans sa trajectoire. Les gens, d’abord surpris, couinement de stupeur et d’effaremment en voyant une vieille dame se comporter comme une sauvageonne. C’était ça que de vouloir entraver son imminent succès dans la coordination. Et puis sur le thème de l’amour, vous pensez bien que cela allait leur donner une énergie supplémentaire.Et la mamie, à défaut de pouvoir courir un sprint, excellait dans l’art d’aplatir sa canne sur la tête des témoins du mariage et même sur un gosse qui se figea en voyant l’air hilare d’Abigail. Oh oui, elle adorait ça et elle en oublia presque l’urgence de la situation tant ce petit moment d’égarement fut drôle et plein de traumatismes pour les enfants. Pour couronner le tout, elle lança un baiser invisible au marié du jour qui fut aussi stupéfait que troublé - quel beau jeune homme, elle en ferait bien son quatre heure après sa représentation ! - avant d'agripper le voile de la mariée du bout de sa canne qui, déséquilibrée, tomba par terre dans les froufrous de sa robe en dentelle blanche. La voilà sa représentation, peu ou proue, de la thématique de l’amour. Ca leur fera des souvenirs à l’occasion et de son côté, Abigail avait pu décharger son stress de manière efficace !

Sebastian, concentré sur sa course, n’avait que vaguement conscience des informations et des indignations qui lui venaient à l’esprit. Il sut d’instinct qu’il lui fallait faire un effort supérieur car quelques invités, conscient du larcin gratuit de la grand-mère, se lancèrent à sa poursuite. Là dessus, au lieu d’aller vers le bureau du concours, il bifurqua vers une ruelle pavée et sombre de Kickenham qui avait connu des siècles histoires mais certainement pas une aventure comme celle-là. La vérité c’est que le majordome avait cramé son énergie en une seule fois et qu’il n’avait plus sa forme d’antan. Posant délicatement Abigail par terre, il s’asseya sur un vieux tonneau et reprit son souffle, tout en scrutant l’heure. Plus que cinq minutes et au loin, on entendait certains des invités qui cherchaient à les retrouver tous les deux. “Je… Crains que nous ne… Soyons en retard cette fois… Madame…” Il inspira profondément et s’inclina respectueusement, comme un domestique attentionné le ferait à sa maîtresse adorée, même si au fond de lui, tout cela lui semblait ridicule. “J’en suis profondément désolé, je vous donne le droit de me donner la sanction que vous jugerez adéquate en fonction du préjudice causé” C’était bien la première fois qu’une telle chose se produisait mais c’était aussi impossible humainement et physiquement parlant pour arriver à leur fin. Abigail était toutefois surprise par la solennité du jugement qu’il s’attendait à avoir. Elle savait très bien depuis le début que ce serait cramé - non pas à cause de lui mais des mariés qui ont bloqué la voie - et pourtant, il lui avait fait vivre une expérience des plus amusantes. Alors, pourquoi le punir ?

Prostré, il attendait sa sanction. Oserait-elle aller jusqu’au bout de ses caprices ? C’était le jour, et encore plus, elle était dans le mood de faire toujours plus. Avec délicatesse, elle se mit son voile de mariée volé tout à l’heure en turban autour de sa tête. Elle ne ressemblait à rien, mais puisque selon elle, l’amour véritable n’existait pas, pourquoi faire autant d’effort ? La robe tape à l'œil dans la voiture était juste là pour gagner des points envers son jury. Mais pour Sebastian, ce n’était pas la peine. “Soit. Puisque je n’ai pas de public ni de juge, ce sera à vous de m’observer et de me décerner mon premier ruban” Le majordome eut, aussi longtemps qu’il s’en souvienne, une moue étonnée, s’attendant à quelque chose de plus violent et indélicat. Mais il ne laissa rien transparaître et reprit sa composure de majordome de la maison des Wickwood.

Bien madame.

Poliment, il rejoignit le tonneau où il s’était reposé et observa Abigail dans ses vêtements de jour agir comme si elle était sur scène et rejoua, à sa façon, une scène tragi-comique de Roméo et Juliette - le Toxizap jouait le rôle d’homme caché dans la pénombre et il était prévu qu’à la fin, quand Juliette le rejoint, elle jette sur lui son voile de mariée en voyant qui il était réellement et qu’il vomisse sur l’instrument scellant l’union de deux âmes amoureuses, soit le voile de la mariée (à défaut des bagues trop peu visibles depuis une scène). Finalement, le retard n’avait pas rendu la journée plus pénible, et elle eut même les applaudissements d’un vieux croulant qui avait observé la scène depuis chez lui, pensant voir deux pauvres saltimbanques et gagnant un pokédollar. Que demander de plus ?

N'avait-elle pas prédit sa victoire tout à l'heure malgré le retard ? Elle avait été la star du jour, fait sa vilaine mamie et même remporté un ruban des mains de son majordome. Le retard avait du bon... Parfois !

(1451 mots)


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Abigail Wickwood

Abigail Wickwood
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Ven 27 Jan - 12:38
Jour 20 : « Nous avons passé le temps des fêtes, mais il y a de nombreux moments dans l'année où l'on peut se réunir en famille. Racontez-nous, en un post rp, comment votre personnage vit ces moments, est-ce qu'il les apprécie ou non, quelle est sa fête préférée dans le Pokémonde ? »

"Xavier, me feriez vous la gentillesse de me passer le chapon s’il vous plaît ?” Elle avait aujourd’hui cette voix sirupeuse qui mettait bien mal à l’aise le fringant Shehroz pourtant dans son plus bel appareil pour l’occasion : costume pour l’occasion, de dernière marque et franchement bien taillé. Dans une quelconque réception, il aurait attiré le regard de bon nombres de femmes jalousant la chance qu’avait Layna de s’être lié à lui mais également de plusieurs hommes qui maudiraient sa bonne étoile d’être né dans la bonne famille. Cet homme avait tout pour lui : gloire, richesse et un futur des plus brillants avec sa descendance. Mais comme toute chose devait avoir un prix, le voilà obligé de suivre les facéties de sa belle-maman qui ressemblait plus à un cul de poule qu’autre chose. Enfin, peut-être qu’il se faisait des idées sur elle mais elle n’avait jamais eu de réel signe d’affection vis-à-vis de lui. Et, qu’on ne se jette pas à ses pieds alors qu’il a toujours connu ça avec la carrière incroyable de son père et toutes les portes qu’on lui a ouvertes le mettait mal à l’aise.

Il était ici dans un univers bien différent de ce qu’il connaissait et pourtant : en famille, toutes les enfants Wickwood étaient conviés à manger le jour de Noël dans le manoir Wickwood, conjoints compris. Il y avait là la belle Jade et son (soyons poli) étonnant mari, Jean-Eude de la Rochefouquette, une personne qu’il connaissait bien compte tenu que son père avec souvent affaire avec sa famille pour des placements financiers avantageux. L’argent était bien le nerf de la guerre, surtout quand cela servait à financer des recherches qui pourraient bouleverser les vies futures. Il croyait dur comme fer au fait qu’il était capable de réussir le rêve de son père. Il avait toutes les cartes en main, aussi c’était important de se lier avec chacune des personnes de cette famille. Et d’autant plus avec cette Abigail dont la réputation sulfureuse n’était plus à faire. “Je vous en prie bonne maman. Voulez-vous un peu de sauce au vin également ?” “Vous seriez charmant Xavier. Arthur, tiens toi mieux ! Je ne devrais pas avoir à te le dire à ton âge !

Xavier tourna son regard vers le dernier de la famille, un certain Arthur. On pouvait dire que celui-ci tenait bien de sa mère vu comment il défrayait la chronique. S’il n’avait aucun intérêt particulier à converser avec ce garçon - sans compter que ses manières étaient loin d’être soignées - il restait un héritier potentiel de la fortune Wickwood et donc un interlocuteur à ne pas négliger. Ce dernier bayait ostensiblement à table, montrant son ennui profond de ces convenances et il n’en était pas loin qu’il boive le vin de manière bruyante. “Arthur, fais un peu d’efforts, c’est Noël !” Oui voilà, c’était Noël et c’était censé être une journée festive et pleine d'échanges cordiaux. Pour autant, toute la famille était réunie autour d’un repas beaucoup trop solennel et glacial. Trop dans le paraître. Et pourtant, quand il voyait Abigail presque s’amuser de la situation, le mari de Layna ne put s’empêcher d’être songeur. Est-ce que tout ceci n’était qu’un jeu ? Et pourquoi jouer ce jeu ? Quel bénéfice pouvait-elle en tirer ? L’agent du chaos qu’était Abigail défiait pour l’instant tous ses pronostics et elle était difficilement déchiffrable, autant que ce Sebastian qui la servait. Malgré ses renseignements poussés, il n’avait rien pu savoir de tangible sur lui. Et cette perfection dans son attitude et ses gestes le mettait en garde.

Cette famille était bien plus retorse qu’elle ne le laissait penser. Layna était une esprit simple qui se voyait plus intelligente que la moyenne et il pouvait en faire ce qu’il voulait. Jade et Jean-Eude ne poseront pas de problème, tout comme Arthur qui semblait être complètement coupé de ce monde. Abigail par contre… Il voulait une nouvelle fois prendre la température et voir comment elle réagissait. “Vous ne faites penser, Madame Wickwood ! Layna et moi-même voulions vous annoncer une bonne nouvelle. Il semblerait qu’un gisement de Galarion se trouve dans une de vos concessions - en dessous de Skifford. Nous avons effectuer, avec l’appui de Jean-Eude ici présent, une opération d’extraction de cette matière première. Vous allez aider à faire avancer le futur de Galar tout entier, c’est incroyable vous ne trouvez pas ?” Abigail eut un rictus amusé avant de porter à sa bouche un morceau de dinde délicatement coupé. Elle prit bien le temps de mâcher sa viande, puis de finir avec une gorgée de vin avant de répondre, avec sa voix faussement innocente. “C’est une très bonne nouvelle Xavier, je suis contente pour vous.” …Et c’était à peu près tout ce qu’elle avait à dire sur le sujet. Pas de colère, pas de joie, juste une réponse polie bien fade qui n’avait aucun relief dans l’esprit de l’entrepreneur. La vérité c’était qu’elle s’en foutait et que si la dinde était exquise, elle l’aurait été encore plus si ces jeunes hommes mettaient de côté leurs ardeurs et ambitions et qu’ils profitaient simplement de ce moment en famille. Layna piqua un fard et se mit à invectiver sa mère. “Tu pourrais au moins montrer un peu plus de joie Maman. C’est de ton avenir financier qu’on parle, le charbon n’a plus de futur, c’est d’un autre siècle tout cela !” Elle avait raison. La fortune familiale s’était faite sur près d’un siècle en plein boom du secteur de l’énergie aux ressources fossiles. Avec les considérations environnementales, extraire du charbon était devenu un non-sens et puis les exactions du beau-mère d’Abigail avaient bien donné du soucis à son mari pour faire en sorte de rétablir la barre tout au long de sa vie. Les pierres précieuses étaient un marché de niche, aussi si les clients avaient effectivement de l’argent, ils n’étaient pas nombreux et les pertes financières inéluctables. Le Galarion semblait être une bonne piste mais… Son instinct de mère matriarche lui disait que c’était une fausse bonne idée.

Alors oui, elle ne montrait pas de joie car elle sentait une catastrophe arriver, quand bien même ce Xavier était un gars plutôt bien solide sur ses pieds. Sur le coup, elle finit par botter en touche. “Layna, ma chérie… Je me disais juste que c’était Noël et qu’il serait peut-être temps de se plonger dans l’ambiance de fête non au lieu parler d'affaires ? Où sont les enfants d’ailleurs ? Nous allons bientôt passer à la bûche” Un message secret avait été ainsi envoyé à son fils Arthur qui eut, pour la première fois du repas un regain d'intérêt. Et à tord, parce que ce n'était pas pour le plaisir de manger un dessert mais de savoir que bientôt il pourrait prétexter n'importe quoi pour sortir de table. Sebastian, dans son standing le plus impeccable qui soit, informa à tout le monde où se trouvait les progénitures. “ Dans la bibliothèque Madame, ils jouent avec les cadeaux que vous leur avez offert. Voulez-vous que je les convient pour le dessert ?

Oui, voilà ce qu’il manquait à cette table : les enfants. Cette joie de vivre qui manquait terriblement à cette famille et à ce naufrage annoncé de ce qui serait le dernier Noël en famille. Personne n’osait rien dire à Abigail, mais cette dernière ressentait bien le malaise latent. A trop vouloir jouer la carte de paraître, on en perdait presque son âme. Peut-être que Noël ferait un miracle ? C’est aussi pour cela que cette fête avait une place à part dans son esprit et se devait d’être synonyme de rassemblement et de communion, qu’importe les comportements de chacun et chacune.

Et pourtant, à voir leur mine d’enterrement, ce fut bien la première fois qu’elle avait elle aussi envie que toute cette comédie se termine. "Faites-vite Sebastian, la buche glacée risque de fondre..." Et, à nouveau, il fallut les cris innocents des enfants pour briser le silence qui s'était encore installé à table...

(1408 mots)


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Abigail Wickwood

Abigail Wickwood
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Dim 29 Jan - 17:53
Jour 22 : « Votre personnage découvre un membre caché de sa famille, ou dont il n’avait pas connaissance (un enfant, un frère ou une sœur, etc.). Comment réagit-il à la nouvelle ? Comment accueille-t-il cette personne ? »

C’était le genre de journée qui s’annonçait pourtant bien. Il faisait plutôt chaud pour un matin du mois de Janvier, il n’y avait personne de prévu pour aujourd’hui et chacun vaquait à ses occupations. Sebastian était en train de s’occuper du linge de maison, aussi avait-elle un petit moment de répit pour profiter de son café du matin en compagnie de scones. Le courrier était déjà posé sur la table et à part les sempiternelles pub pour les personnes du 3ème âge, les courriers administratifs pour les différentes procédures à faire pour maintenir à flots l’entreprise Wickwood, elle était en train de faire le tri de ce pour quoi elle voulait prendre le temps ce matin. Et son regard se posa sur une étrange lettre, sobre, avec une écriture qui lui était inconnue - quoique plutôt élégante, mais âgée. Cela attisa sa curiosité car le courrier était adressé non pas à elle mais à elle et également à son mari, Georges. Une lettre qui pouvait venir de qui ? Des personnes qui ne sauraient pas que Georges était mort à présent ? Lorsqu’elle retourna l’enveloppe, elle vit un nom. Archibald F, avec une adresse qui semblait provenir de la région de Johto. Elle était ennuyée car, à sa connaissance, elle ne connaissait aucune personne proche dans son cercle familial qui vienne de là-bas. Aussi, elle n’hésita pas à ouvrir la lettre sans se douter d’un instant de la bombe que cela allait engendrer.

***

Aussi, la journée était bien calme et à part les tâches ménagères quotidiennes, Sebastian n’aurait pas grand chose de particulier à faire, aussi il avait demandé son après-midi pour prendre du temps pour ses propres pokémons. Même s’il n’était plus le dresseur au pinacle de son potentiel, il se demandait de prendre soin de ses compagnons et se tenir prêt au cas où. Après tout, il n’était pas prévu qu’il reste toute sa vie ici, encore que, la maison avait un petit je-ne-sais-quoi qui lui ferait un pincement au cœur une fois qu’il mettrait les voiles. Il pensait surtout à Abigail, qu’il a appris à connaître avec le temps et même si ses frasques sont exubérantes et que parfois, cela pouvait ressembler à un début de sénilité - le thé party de la semaine dernière en était un parfait exemple - il ne pouvait nier que contrairement à sa famille et surtout son père, elle n’avait pas mauvais fond. Elle était un peu l’élément étranger qui, en tout état de cause, ne lui aurait donné aucun état d’âme si un quelconque drame arrivait à quelqu’un. Alors oui, quand il entendit le cri d’effroi poussé par Abigail qui devait se trouver actuellement dans la cuisine, son cœur ne fit qu’un bond et il lâcha tout pour descendre rapidement le grand escalier et courra vers la cuisine. Là, il la vit, interdite, des larmes coulant sur ses joues avec une très inquiétante expression d’hébétude alors qu’elle tenait dans sa main gauche un long courrier manuscrit et une photo d’une jolie petite famille prise par un polaroid.

***

L’effet de l’annonce eut un effet impossible dans son esprit. Non, c’était tout bonnement impossible, il est mort ! Et pourtant… Non, c’est moi qui l’ait enterré trop vite, on n’a jamais eu confirmation qu’il était mort Et pourtant la photo le montrait bien, ce faciès si caractéristique des Wickwood avec cet air pincé et ces yeux en amande. Dire qu’elle voyait Georges serait un peu exagéré mais l’air de famille était évident pour avoir côtoyé son mari depuis bien trop d’années et puis ils étaient jumeaux. Et cette histoire absurde de famille éloignée dont on lui avait fait part et pour lequel son compagnon était une telle chimère qu’elle l’avait complètement oublié jusqu’à maintenant. Donc, outre le fait qu’elle avait l’impression de voir pour deux raisons différentes un mort sur la photo, c’était le paquet d’annonces qui l’avait fait japper. Sebastian, posé comme une ombre sur le pas de la porte de la cuisine, l’observa, inquiet et bouleversé. “Madame ?...” La question de poser si ça allait bien ou pas n’était évidemment pas de mise mais bon sang, apprendre ça à son âge aurait eu vite fait de la mettre six pieds sous terre. Et c’était tellement beau et dur en même temps que de nouvelles larmes roulèrent sur ses joues ridées sans qu’elle le veuille. “J’ai eu des nouvelles de Henri Wickwood, le frère de Georges. Il est décédé et sa famille nous convie à venir à son enterrement et apparemment nous remettre quelque chose - enfin Georges. Oh Sebastian, cela remue tellement de vieux souvenirs en moi, je crois que je ne pourrais jamais me remettre d’une telle nouvelle. Même morts, les deux jumeaux continuent de me rendre chèvre…

Elle avait, de ce fait, beaucoup de questions en suspens, notamment un essentielle : avait-il retrouvé la trace de la famille cachée de son père, une lignée Van Der Blook qui aurait bel et bien existé ? Et est-ce qu’il avait eu une descendance ? Qui étaient ils ? Est-ce que Georges savait tout cela ? Toutes ces questions lui donnaient le tournis. C’était le genre de nouvelles qui avait sa part sombre car toute l’existence était remise en question. Car, visiblement, son frère jumeau n’avait pas su que son frère était décédé, sans quoi il serait venu à son enterrement. Ils avaient supposé qu’il avait péri quelque part et qu’un jour ils auraient des nouvelles par des médias. Mais certainement pas de cette façon. Et puis… Il allait falloir prévenir ses enfants que leur oncle était mort, avait-il pensé à leur donner quelque chose ? A bien y repenser, ce n’était peut-être pas le cas puisque quand Henri était parti chercher l’origine de ses racines, ils n’avaient pas encore eu Layna. “Madame… Puis-je…?” Sebastian ne savait absolument pas quoi faire pour consoler la maitresse de maison. Ses souvenirs douloureux qu’elle pensait avoir enterré refluaient en bulles de souvenirs. Un deuil non enterriné qui allait en amener un autre, inattendu. Sa main gantée prit délicatement la photo où l’on pouvait voir ce qui ressemblait à une famille plutôt joyeuse, bien loin du stricte protocole de la maisonnée Wickwood.

Oh Sebastian, je ne sais pas si j’ai vraiment envie d’y aller, c’est… C’est juste trop dur et…” Le majordome continuait à regarder avec précision la photo, l’air songeur. Et pourtant, sa réponse ne se fit pas attendre. “Vous devriez y aller, en mémoire de votre mari. La boucle sera bouclée et qui sait, peut-être que ces personnes sauront vous expliquer ce qui s’est passé ?” Abigail le regardait, l’expression larmoyante. Elle avait vraiment perdu de sa superbe suite à cette annonce et son expression était tout à fait humaine. Sebastian préférait cette facette de la personnalité, tendre et sincère dans ses sentiments, contrairement à ce que le poids de la société lui avait obligé de devenir. Quand elle avait ce visage, son propre coeur d’acier semblait lui aussi se réchauffer un peu, quitte à dire des choses étonnantes. La parole dépassa la pensée. “Je viendrai avec vous si vous le désirez” Car oui, il ne voulait pas la laisser toute seule et ses enfants ne feraient que l’enfoncer. Pourraient-ils même à minima comprendre ce qu’elle traversait ? Et son instinct lui disait que ce voyage inopiné pourrait peut-être lui apporter quelque chose de puissant et d’important.

Une amitié par exemple ? Qui sait ce que cette famille cachée recelait comme potentiel de guérison ?

(1243 mots)


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Abigail Wickwood

Abigail Wickwood
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Dim 29 Jan - 23:25
Jour 29 : « Cela peut vous paraître fou, mais votre personnage n'est pas le centre du monde. Vous allez donc devoir, le temps d'un rp de 400 mots, le décrire depuis le point de vue d'un autre, que ce soit un Pokémon ou un PNJ. »

(Pdv de Sebastian)

Mesdames, faites vos jeux

Mais pourquoi se retrouvait-il dans cette situation ? D’habitude, il préfère prendre son temps libre pour lire ou aller marcher dehors mais la vioque s’était ramenée et lui avait dit “Sebastian ! J’ai envie de voir mes amies aujourd’hui et faire une partie de poker !” A tous les coups, elle avait besoin d’argent pour aller se faire des courses et au lieu d’aller puiser dans ses économies - qui devaient être énormes, mais encore plus importantes que tout ce qu’il pouvait imaginer - non, elle allait puiser dans les portefeuilles de ses amies ! Alors, encore une fois, il fallait bien comprendre qui elle invitait et ce qu’elle entendait par une partie de poker. Habile de ses mains, il pourrait, quand madame le déciderait, plumer ses invités et faire en sorte de lui donner des as et des rois. Il avait fait quelques séjours dans les casinos de luxe dans sa jeunesse, aussi les tours de passe-passe ne lui étaient pas inconnus. Lorsque quelqu’un s’apercevra de la supercherie, nul doute qu’elle n’aura plus personne qui voudra venir à ses parties, mais peut importe car, comme elle disait en haussant les épaules “J’ai déjà bien rentabiliser mon affaire et puis, que pourraient-elles faire si ça se savait ?”. Pouvait-on faire plus fourbe qu’elle ? La seule question qu’il se demandait c’était pourquoi elle s’abaissait à de telles choses alors que son mari avait hérité de l’empire financier de son père et dont elle en avait l’usufruit jusqu’à sa mort ? Il lui semblait parfois qu’elle cachait un dessein plus obscur encore, comme une nuance qu’il n’arrivait pas à concevoir. A moins qu’elle ne s’amuse vraiment de ses crises de facéties, allez savoir.

Devant le sourire de Coupe-Racine (elle portait bien son surnom la Suzanne avec sa dent proéminente qui faisait qu’on ne pouvait QUE voir ça), Louise-Marguerite essayait de se garder une certaine composition. Nul doute que ces deux dames, aux antipodes de ce qui constituaient chacune leurs univers, rendait déjà la partie risible. Suzanne était quelqu’un qu’Abigail appréciait beaucoup et on pouvait même dire que c’était une amie proche (elle aurait été parfaite sans ce rasoir dans la bouche) mais elle venait du monde rural. Louise Marguerite était plutôt une ennemie et ce devait certainement être pour envoyer un message clair au gang des mémés fleuries (elles avaient toutes un nom de fleur dans leur prénom, à croire que les plantes sont contres elles), surtout depuis la pub que lui avait faire Lily-Rose lors de sa dernière Team Party. Le mépris était une chose qu’elle savait réinventer à l’infini et la faire jouer entre Marie-Apollinaire (qui ne sent pas bon) et Geneviève tout en la mettant en face de Coupe-Racine ne lui donnait comme répit que de voir le faciès d’Abigail, qui devait jouir intérieurement de cette situation humiliante : la léser de son argent et aussi se moquer d’elle en la plaçant de manière désavantageuse, aussi aimable et cultivée qu’elle pouvait l’être une aristocrate. “Il fait chaud dans cette maison vous ne trouvez pas ?” Marie-Apollinaire fit battre un éventail pour essayer d’appuyer ses propos - comme si on avait pas compris - mais la vérité c’était qu’elle à cette table car elle était facile à plumer (dès qu’elle se retrouvait en position de stress, elle avait ses bouffées de chaleur et perdait les médales). Quand à la dernière… “Je n’ai pas compris, qu’est-ce que vous avez dit ?” La pauvre Geneviève avait en elle tous les vices des vieux, à commencer par une horrible surdité qui faisait que le majordome devait encore et toujours répéter dans ses oreilles ce qui avait été dit. Ce qui le gonflait vraiment. Abigail avait-elle fait exprès de l’inviter à cette table en sachant que sa présence serait obligatoire ? Sa frustration était autant plus importante qu’il avait vraiment prévu autre chose de bien plus intéressant mais, compte tenu de la lenteur de la partie, sa journée était foutue.

Abigail était satisfaite, à en voir son expression impassible. Sa main devait avoir quoi ? Un roi ? Un as ? S’il le voulait vraiment, il aurait pu, à l’instar d’un magicien, manipuler els cartes et faire venir sur le dessus ce qu’il aurait voulu réellement. Il avait, de ce fait, bien envie de laisser le hasard faire les choses. Genevieve avait elle aussi un as et un roi et même si elle était sourde, quand il s’agissait de gagner du fric, elle avait cette aura de super-saiyen qui transcendent ses capacités limitées. Abigail était confiante en misant mais Genevieve aussi. “Je passe un merveilleux moment en votre compagnie Mesdames mais il semblerait que la chance soit de mon côté aujourd'hui. Sebastien ? La suite !” Et pour preuve, elle avait déjà pris la quasi totalité de l’argent de ses amies du jour. Il s’était dit entre ses invitées qu’elle avait, il n’y a pas longtemps, gagné un joli pactole aux chevaux de course - et encore, elle avait gagné encore plus mais c'était en secret entre Abigail et lui seul - mais le karma semblait encore lui sourire. Genevieve demanda à nouveau qu’on lui répète ce que disait Abigail, ce qui faisait bouillonner de rage Sebastian, entre dépit et colère. Mais, comme un artiste qui savait trop bien jouer la comédie, il opta pour le masque du dépit et ne fit aucun commentaire, s’appliquant à exécuter les demandes sordides de la maitresse de maison.

Un jour, il sortira de tout ceci, mais sa patience était légendaire et du temps, il en avait encore. Il est vrai que depuis le décès de son mari, les choses avaient un peu changées dans la forme mais le fond de l’affaire n’était pas encore réglé. A la limite, tout ce qu’il espérait était qu’elle change au moins un peu d’attitude avant qu'il ne mette les voiles… Genevieve avait fait tapis et Abigail aussi… neuf de carreau, dame de pique et as de trèfle. Puis un roi de cœur. Savaient-elles déjà que tout était joué ? Lorqu’elles retournèrent, le sourire d’Abigail se crispa et elle le fusilla du regard. Il eut un regard désolé “Oh une égalité ! C’est rare dites-moi. Le pot est partagé !” Elle pensait en éliminer une sur ce coup mais nul doute que ce coup du sort rendait la partie plus attrayante. Louise-Marguerite leva les yeux au ciel, se demandant quand tout ceci finirait * il faut dire que le parfum mêlé à la sueur de Marie Apollinaire rendait le fumet final des plus déplaisants.

Que pensait Abigail de ce dernier tour de passe-passe ? A coup sûr, elle en verrait sa signature, elle ne croit pas au hasard - contrairement à ses sottes d'amies et, à vrai dire, devant le bon esprit de Suzanne, cela l'embêtait de savoir qu'elle allait se faire avoir à la fin alors qu'elle pouvait y aller en toute confiance avec elle. Aussi, puisque sa journée de repos était foutue, il était le maitre des cartes et c’était aussi une manière de lui faire comprendre que non, malgré le pantin qu’il était devenu entre ses mains, que ses articulations pouvaient toujours le faire bouger. Un rapport de force invisible qui avait échappé à tout le monde mais qui semblait faire ruminer la vieille alors qu'une partie de ce qu'elle aurait du gagner repartait chez Genevieve qui, de sa main pleine de bague, se jet dessus comme la pauvreté sur le monde.

Qu’elle le traite avec plus d'égards la prochaine fois et il la ferait gagner la prochaine égalité. Le karma la rattrapera tôt ou tard... Et le temps était son plus redoutable allié, du moins le pensait-il.

(1338 mots)


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Abigail Wickwood

Abigail Wickwood
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Hier à 23:31
Jour 30 : « Votre personnage a un Pokémon starter depuis le début de votre aventure, mais celui-ci n'est peut-être pas celui qu'il croit, il s'agit en fait d'un Métamorph. Racontez-nous en un rp de minimum 400 mots ce qu'il se passe pour votre personnage lors de cette découverte ! »

Alors ça c’est la meilleure…

Dire que cela affectait Abigail était aussi douteux que d’annoncer un blizzard en plein été, mais la nouvelle, choquante, n’eut pas l’air de l’émouvoir plus que cela. Le Toxizap de ses enfants serait en fait un Métamorph qui serait “coincé” dans la forme de sa dernière reproduction, aussi il avait été emmené par mégarde dans la famille Wickwood. Comme chacun n’y connaissait rien aux pokémons, personne n’aurait pu penser que sous ce bébé vomito se cachait… Eh bien une créature rose fluo au regard niais. C’était comme regarder un film dont on sait qu’on attend rien mais qui, au final, continuait à nous décevoir par la force des choses. Que ses enfants soient complice d’une telle erreur lui semblait absolument normal, moins que l’éleveur en question semblait en proie à un véritable soulagement d’avoir retrouvé son Métamorph égaré chez une vieille dame. “Je suis vraiment désolé qu’une telle chose soit arrivé, à vrai dire, je n’arrive toujours pas à comprendre comment une telle chose a pu se produire c’est inédit” L’éleveur, un certain Nobert, était un peu trop excité pour être désolé de la situation. Il semblerait que son compagnon rose ait complètement buggé lors de l’utilisation de son attaque Morphing et soit resté dans la stature de ce Toxizap pendant tout ce temps.

Cela faisait combien de temps ? Un an ? Peut-être plus ? A aucun moment, le pokémon n’avait manifesté quoi que ce soit qui aurait pu prédire une telle chose, ni par ailleurs que ce pokémon chewing gum était une rareté parmi les raretés de ce bas monde “On n’en trouve pratiquement plus à l’état sauvage et le salon des éleveurs en a protégé l’espèce en les revendant à des éleveurs agréés ayant acquis la possibilité de faire reproduire des espèces rares de pokémons” Tout ceci était bien loin de ces préoccupations, mais en voyant le pokémon rose, elle eut l’impression de voir un potentiel monétaire. Surtout qu’elle sut qu’à minima, ce pokémon coûtait, avec les instruments qui vont bien, pas loin de 20000 pokédollars. Une manne financière dont elle n’avait jamais entendu parler de toute sa vie. Non, Abigail voyait à présent le Métamorph faire son attaque Morphing et se transformer en pierres précieuses à gogo, du genre de celles qu’elle ne pourrait jamais s’acheter et qui ferait mourir de jalousie Pétunia et son gang de mamies fleurs. Qu’une roturière de naissance comme elle puisse s’offrir une telle chose était indécent. Le pire, c’était que c’était du pur capitalisme : le pokémon pondait l’oeuf de reproduction et elle touchait les intérêts en les revendant. “Et ça se vend combien un oeuf de Toxizap ?” Elle émit un sifflement quand elle sut combien cette espèce était vendue en moyenne. A coup sûr, elle allait vouloir se lancer dans la reproduction de pokémons à présent.

Ses enfants étaient des idiots finis mais dans leur bêtise, cela avait permis de faire la rencontre avec cet éleveur, et potentiellement de faire un premier lien. Confondre un pokémon avec un Métamorph était rare mais jamais cela ne durait autant de temps. Et vu le nombre d’oeufs que son métamorph avait produit, remonter la filière de production ne fut pas une mince affaire. “Mais non, il n’y a pas de soucis, ne vous inquiétez pas. Madame Wickwood va vous rendre votre pokémon et…” La redoutable femme d’affaire qu’elle était semblait sortir de son sommeil et ses prunelles brillaient d’une flamme ardente “Si je vous le rends tout de suite, vous comprendrez que je me sentirais lésée. Expliquez moi comment vous en êtes arrivé à ce métier et où vous travailler. Je veux TOUT savoir

Nul doute que cette mésaventure allait lui ouvrir de nouvelles perspectives. Si au départ elle avait été catapultée dans un univers de luxe reposant sur l’argent de l’héritage familial de son mari, transformer ce capital en quelque chose qui lui appartiendrait réellement la séduisait beaucoup plus. Et en voyant ce truc rose d’un goût aussi douteux que les mamies notées T (note la plus base allant de S à T, T signifiant Troll) dans son classement des amies conviées à la Tea Party, elle se disait qu’il y avait forcément un truc à faire avec les pokémons. Personne dans la famille n’en était réellement proche, aussi avait-elle l’impression de marcher sur des œufs en entendant parler de tous ces termes techniques. Et à vrai dire, elle s’en foutait, du moment que le Métamorph accomplissait sa tâche et lui rapportait de l’argent : son propre argent. Sa voix fluette laissait entendre à Sébastian que cette déconvenue, étonnante, aurait des répercussions qui ne tombaient pas dans l’oreille d’une sourde. Les fonds, elle les avait, le terrain, ça serait une formalité. Mais le travail demandait de la main d’oeuvre et elle eut un fou-rire en imaginant sa propre fille Layna dans la tenue de l’éleveur. “Vous m’êtes très sympathique Norbert. Soyez certain que je reprendrai contact avec vous. D’ici là, vous pouvez reprendre Chouchou, je viendrai vous rendre visite sous peu".

Norbert semblait foncièrement soulagé que la mamie accepte de lui rendre son Métamorph. Il lui a promis qu’il s'emploierait à lui produire un oeuf d’un autre pokémon identique, à défaut de pouvoir lui donner directement le métamorph qui coûterait bien trop cher à ses finances et un autre cadeau de son propre cru. “Faites comme vous pouvez” Ce fut quand même à regret qu’elle vit partir le blob rose, qui dans son esprit sénile, aurait bien du être plutôt de couleur verte comme l’était la couleur du pokédollar. Ca devait être fort en concours non ? Se transformer en n’importe quoi - en Arceus par exemple et lancer jugement sur le jury pour gagner automatiquement.

Etonnant que personne n’y ait encore pensé…

(1022 mots)


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