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» [Mission] Both of you, OUT !

Willi Toyotomi

Willi Toyotomi
Modo & Sbire

C-GEAR
Inscrit le : 19/09/2013
Messages : 3044

Dim 11 Avr - 22:34
Cette surenchère permanente entre les deux hommes plaisait énormément à Willi. Chaque compliment sincère était reçu avec ironie, servant de moyen de protection pour cacher ses propres sentiments. Ils avaient la même manière de fonctionner et c’était peut-être ça qui faisait qu’ils s’entendaient aussi bien. Ça et le fait que Castiel avait un côté très protecteur qui faisait totalement craquer le blondinet. Protecteur, charmant, attentionné, qui répondait à ses désirs et se laissait désirer en retour … Willi ne pouvait pas se permettre de se perdre dans ses pensées car il finirait par ne plus avoir aucun contrôle sur ses émotions et baisser sa garde plus qu’il ne le souhaitait. Il jouait avec le feu mais avait le sentiment de toujours avoir le contrôle de ses désirs, malgré les nombreux rougissements qui prouvaient le contraire et les baisers qui le laissaient totalement pantois. La discussion suivait son cours et le blondinet était ravi d’apprendre que Castiel faisait normalement preuve de sarcasme, mais qu’il avait droit à de la taquinerie. Il se sentait privilégié et il ne lui en fallait pas plus pour rester sur son petit nuage, l’ultime baiser auquel il avait eu droit avant la séance photo le faisant planer un peu plus haut.

Willi s’était offert à Castiel comme jamais il ne s’était offert à quelqu’un, prouvant par les actes cette confiance aveugle qu’il lui accordait. Mais il y avait également un côté malsain dans son petit jeu. Cette sensation d’être observé, de sentir le regard se poser sur soi – en particulier sous la ceinture, de susciter le désir ... Ce n’était pas des choses dont le blondinet avait l’habitude, loin de là, mais il y éprouvait un malin plaisir. Il était plutôt de nature réservé et coincé, il tenait fermement à son intimité. Mais pourtant, quelque chose le poussait à sortir de sa zone de confort, à explorer de nouveaux horizons. Il ne savait pas l’expliquer mais s’offrir à Castiel lui procurait un sentiment de satisfaction qui était étrangement agréable. Lorsque le blondinet s’assit sur le lit à la recherche de guidance, le brun le rassura. Willi ne put s’empêcher de sourire chaleureusement à l’écoute de ses mots. Il n’avait pas la sensation d’avoir été génial, loin de là. Mais s’il avait pu offrir matière à l’inspiration de son acolyte, c’était tout ce qui comptait. Les mots qui suivirent n’avaient pas fini de faire rougir le blondinet qui avait le sentiment que son visage allait exploser tant la sensation de chaleur était forte. « Merci… » Balbutia le blondinet, submergé par la gêne. Cette dernière n’était pas engendrée par de la honte, mais par un sentiment positif qu’il ne savait pas expliquer. Le fait que le brun parle aussi honnêtement de ce qu’il avait ressenti, de savoir qu’il le dévorait du regard le déstabilisait. Willi se faisait finalement prendre à son propre jeu. Il avait cherché à se faire désirer, à séduire, et maintenant qu’il savait qu’il avait réussi, il était perdu.

Les gestes de Castiel accompagnèrent ses paroles. Willi se laissait faire, complètement subjugué par son collègue. Sentir ses lèvres se poser sur sa peau faisait encore monter la chaleur qu’il ressentait, bien qu’il pensait que c’était impossible. Entendre sa voix basse proche de son oreille avait fini par l’achever complètement, un frisson parcourant tout son corps, des pieds à la tête. Castiel n’avait aucune inquiétude à avoir, le blondinet avait perdu toute confiance. Tous ses repères étaient chamboulés, il avait perdu la notion du temps et de l’espace. Tout autour de lui n’était que du vide, seul Castiel émergeait hors du noir. Il ne sentait plus que la chaleur qui avait envahi son corps, le souffle chaud du brun et la douceur de ses lèvres au contact de sa peau. Il n’opposa aucune résistance lorsqu’il fut invité à basculer en arrière, s’offrant une nouvelle fois entièrement à celui qu’il oserait désormais appeler son amant. Mais d’un coup, la douche froide arriva. Les quelques paroles prononcées par le brun suffirent à le ramener à la réalité dans un mélange de frustration et de peur. Pourquoi avait-il mis fin à ce moment qui était vécu si intensément par Willi ? Quel genre d’idée avait-il derrière la tête ? Le blondinet reprit ses esprits et observa Castiel avec attention. Lorsqu'il le vit attraper son appareil photo, il ressentit immédiatement un soulagement, rassuré que son idée ne soit pas un fantasme issu de nulle part.

Le brun s'excusa pour ce regain d'inspiration si soudain. Le blondinet ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Pour être inattendu, ça l'était. Lui qui était parti en voyage dans une autre dimension ne pensait plus un seul instant à la photographie. « Euh merci et tant mieux si je t'inspire à ce point ! » Ajoutant un clin d'oeil à ses paroles, Willi se demandait si Castiel verrait la pointe de déception qu'il avait voulu placer dans cette phrase. D'un côté, il était touché par ce compliment, de l'autre il aurait aimé que Castiel abandonne son appareil photo pour retourner au jeu de séduction. Et quand le brun ajouta de ne pas en profiter pour se rincer l'oeil, le blondinet détourna son regard du visage pour poser ses yeux un peu plus bas. Il sentit la chaleur sur ses joues devenir une nouvelle fois très intense . « Tu n'as pas à t'excuser, la vue est TRES agréable ... » Après tout, il n'y avait pas que le photographe qui avait le droit de profiter de jolies vues.

La proposition suivant de Castiel avait surpris Willi. Faire des photos ensemble ? Les choses lui paraissaient prendre une tournure sérieuse bien trop rapidement. Il n'y avait que quelques heures que les deux sbires s'étaient rencontrés, et seulement une nuit passée ensemble. Cependant le blondinet n'était pas contre cette idée. S'il pouvait lui aussi garder un souvenir de cette rencontre, c'était avec plaisir. « Ok mais tu dois me laisser prendre des selfies avec mon téléphone ! » Après avoir récupéré son téléphone, le blondinet retourna se blottir contre Castiel qui avait pris position contre le mur. Il proposa de prêter son appareil photo au jeune sbire, qui ne savoir pas quoi penser de cette offre. « Et pourquoi pas tout faire ? On prend quelques photos ensemble, ensuite tu joues au mannequin et après je viens me blottir contre toi ? » Willi accompagna ses paroles d'un baiser rapide dans le cou du brun, avant de déverrouiller sur téléphone et pointer l'écran face à eux. Il remonta un peu pour mettre son visage à la hauteur de celui de Castiel et colla sa joue contre la sienne. Un large sourire sur le visage, il mitrailla à l'aide son pouce le déclencheur pour prendre une dizaine de photos avant de changer de pose, déposant un long baiser sur la joue du brun pendant qu'il capturait ce moment. Les photos étaient probablement très mal cadrée et floue, le blondinet n'était pas un pro. A vrai dire, il n'utilisait que très peu la fonction appareil photo de son smartphone. Il était plutôt vieux jeu et réfractaire face à la technologie. Avoir dans son équipe un expert en technologie était vraiment quelque chose d'indispensable. Le fait de se contenter d'avoir des explications et appliquer bêtement ce qu'on lui disait lui suffisait largement.

Après avoir pris des dizaines de photos que le blondinet ne prendra jamais le temps de trier, il profita d'un moment de répit pour se lover de nouveau dans les bras de Castiel avant de réaborder son offre au sujet de l'appareil photo. « Ca te dérange vraiment pas de me prêter ton appareil ? Je suis pas très doué avec ce genre de choses, j'espère ne pas tout dérégler ou casser ... » Willi n'était pas fier de son côté technophobe. L'admettre le mettait toujours dans l'embarras, il était assez jeune mais n'avait pas suivi la mouvance. Généralement, les personnes avaient tendances à croire que les jeunes étaient à l'aise avec la technologie et arrivaient rapidement à prendre en main tout type d'appareil, mais c'était loin d'être son cas. Il ne pouvait pas s'empêcher de craindre que Castiel le prendrait immédiatemment pour quelqu'un de pas très intelligent, et qu'il ait des à priori qui le repousse. Willi n'avait pas conscience que ses pensées étaient complètement absurdes, il était hypnotisé par le charme de Castiel et n'avait plus aucun contrôle sur ses émotions.

Il attrapa l'appareil photo et se hissa hors du lit, regardant le brun des coeurs plein les yeux. Il regarda à travers l'objectif afin de se donner une idée du cadre qu'il pouvait obtenir. « C'est toi l'expert, si tu as des conseils ou quoi je suis preneur ! A mon avis, tu pourras vite voir la différence entre tes photos et les miennes ... » Il était un peu inquiet à l'idée de gâcher la pellicule et qu'au développement des photos Castiel se retrouve avec une montagne de flou non-artistiques et de photos ratées. Le blondinet faisait comme s'il s'y connaissait et regardait le soleil dans le ciel, à la recherche d'une lumière qui pourrait mettre encore plus en valeur le corps de Castiel. Mais il n'avait bien évidemment aucune idée de comment exploiter les lumières et différentes expositions que pouvaient offrir la petite chambre d'hôtel. Il se contenta d'appuyer sur le déclencheur, capturant le corps de Castiel qu'il osait comparer à une œuvre d'art. Il espérait qu'il pourrait un jour tenir entre ses mains ces photos. Bien qu'il n'avait absoluement aucune confiance en ses talents de photographe, il n'était pas contre l'idée de pouvoir admirer le corps du brun quand bon lui semble.

Malgré tout, le blondinet s'était lassé assez rapide de jouer aux photographes. Il déposa l'appareil photo sur le bureau, s'adressant à Castiel. « On peut revenir à la partie la plus intéressante ? » demandait-il avec un large sourire sur le visage. Il se glissa de nouveau dans le lit pour venir se blottir contre le brun, ne demandant qu'à faire qu'un avec lui. Le sentiment de sécurité qu'il ressentait quand il était dans cette posture était extrêmement agréable bien qu'incompréhensible. Il espérait vraiment qu'il n'était pas en train d'être manipulé et qu'on se jouait de lui. Si tel était le cas, il s'en voudrait terriblement et se sentirait très bête. Il repensa rapidement à Victoire et comment il serait gêné de lui raconter ce qu'il s'était passé s'il s'était fait entourlouper. Il chassa rapidement ses mauvaises pensées pour ne laisser que le positif et profiter de l'instant présent. Dans le pire des cas, même si Castiel n'était pas honnête et se servait de lui, il ne pouvait pas renier le fait qu'il vivait un agréable moment et que c'était toujours bon à prendre, en vue de ce à quoi ressemblait sa vie. « Qu'est-ce que tu as prévu pour l'après, tu vas retourner directement à Unys ? » Willi était curieux. Comme après chaque mission, il devait sûrement retourner le plus vite possible à Johto en attente de nouveaux ordres, mais s'il pouvait gratter un peu plus de temps avec Castiel, il s'en donnerait à cœur joie.


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Roy Harrison

Roy Harrison
Sbire Aqua

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Région : Unys
Lun 28 Juin - 17:28
En te relevant de manière aussi abrupte, tu aurais dû t’attendre à la légère confusion d’Honoré. Il semble sur l’instant ne pas véritablement savoir comment réagir, alors tu essaies de rendre la chose plus légère, même si tu n’es pas certain d’y parvenir. Mais, contre toute attente, c’est l’autre Aqua qui te donne l’impression de regagner en confiance, malgré son rougissement visible. Cela te déconcerte légèrement, bien que te dissimuler derrière ton appareil photo te permette de te sentir à l’abri, prenant encore un ou deux derniers clichés avant de retrouver une posture assise sur le lit, ajoutant quelques propositions concernant la suite des événements. « Ok mais tu dois me laisser prendre des selfies avec mon téléphone ! » Tu n’étais pas certain de l’accueil que ferait Honoré à cette idée, mais tu es rassuré en l’entendant te répondre. « Si tu veux ! » Après tout, le selfie est forme de photographie plus actuelle, rendant l’art plus accessible. C’est impressionnant de voir ce que certains peuvent faire à partir de leurs téléphones, d’autant plus quand on combine cela à une infinité d’autres fonctions sur un même appareil. Dans tous les cas, tu ne vois pas d’inconvénient à cela. Etant donné le nombre d’images que tu emporteras d’Honoré en rentrant à Unys, il serait malvenu de t’opposer à quelques photos dans son téléphone. D’ailleurs, le blondin attrape le cellulaire avant de venir se lover contre toi, une nouvelle fois. « Et pourquoi pas tout faire ? On prend quelques photos ensemble, ensuite tu joues au mannequin et après je viens me blottir contre toi ? » Tu apprécies de le retrouver de la sorte, tout autant que tu apprécies sa réponse. « Allez, faisons comme ça. » Le baiser déposé dans ton cou t’arrache un frisson d’aise.

Il faut désormais se prêter au jeu du selfie, avec Honoré se plaçant de sorte à avoir son visage à côté du tien. Et voici ton reflet dans l’écran du téléphone du blondin. L’impression que cela te fait, de te voir sourire aussi naïvement de manière spontanée, et de ne pas être le seul dans ce cas, est quelque peu déroutante. Il se dégage de cette action, de prendre des photos avec lui, une étrange banalité confortable. Sauf que vos vies sont ni banales ni confortables, elles ne ressemblent en rien au moment que vous vivez-là. Il s’agit d’une bulle, de votre bulle, et elle est bien réelle. Alors tu ne comptes pas dessiner d’ombre au tableau, au contraire. Tu saisis à quel point ce moment est précieux. Lorsque tu sens, et vois par la même occasion, les lèvres d’Honoré sur ta joue, tu souris de plus belle. Instinctivement, ta main vient se placer sur son torse. Le sbire enchaîne les photographies, sans y prêter attention plus que ça. Tu en profites donc pour t’amuser et gratifier la galerie d’images du téléphone d’Honoré d’une ou deux grimaces. Il est possible qu’il ne s’en rende compte qu’en parcourant ces photos prises, plus tard. Autant te permettre quelques espiègleries, puisque l’occasion se présente. Pour autant, Honoré finit par mettre un terme à la petite séance d’autoportraits et revient bien se placer contre toi, dans tes bras, que tu refermes sans serrer autour de ses hanches. Tu poses ton menton sur le haut de sa tête, tranquillement. « Ça te dérange vraiment pas de me prêter ton appareil ? Je suis pas très doué avec ce genre de choses, j'espère ne pas tout dérégler ou casser... » Tu ris légèrement. « Mais non, ne t’inquiète pas, il ne risque rien. A son âge, crois-moi, il a vu bien pire que des mauvaises manips. » Il faut dire que cela fait un certain nombre d’années que tu le traines, ce vieux machin. Il faudrait vraiment que le blondin y aille de toute sa force pour le casser, ou d’une malchance improbable.

Tu ne sais pas si c’est ce qui a suffi pour lancer Honoré, mais ce dernier se lève, appareil photo à la main. « C'est toi l'expert, si tu as des conseils ou quoi je suis preneur ! A mon avis, tu pourras vite voir la différence entre tes photos et les miennes... » Ce que tu aurais pu prendre pour un regain de confiance n’en est pas un. Son incertitude a quelque chose d’attachant, quelque chose qui attire ta tendresse, qui te fait fondre. Il y a une dynamique particulière entre vous deux, un équilibre qui se crée de lui-même. Cependant, il te sera cette fois difficile de le guider ou de le rassurer. « On s’en fiche, c’est justement ce qui est amusant, je trouve. Je ne t’aide pas vraiment mais… Fais comme tu le sens. » Tu ponctues ta phrase d’un clin d’œil amusé. Après tout, certains chefs d’œuvre sont issus d’accidents, le blondin pourrait créer la surprise sans le savoir. A toi de jouer les modèles maintenant, chose inhabituelle. Puisque tu sais être face caméra, tu devrais pouvoir t’en sortir. Dans tous les cas, tu abordes l’exercice en totale confiance. Tu ramènes une jambe vers toi et viens planter ton regard droit en direction de l’objectif. Contractant tes muscles pour les rendre plus apparents, tu affiches un sourire entre effronté et taquin. En résumé, tu joues sur l’aura de Castiel, sur son aplomb, son assurance. Honoré presse le déclencheur plusieurs fois avant de déposer l’appareil sur le bureau. « On peut revenir à la partie la plus intéressante ? » Tu souris, incapable de lui en vouloir. Il n’a pas obligation de partager tes intérêts, et tu es déjà extrêmement reconnaissant qu’il ait accepté de se prêter à ce jeu-ci. Sans compter le fait que tu ne perds absolument rien au change. « Allez, viens. » D’un signe de la tête, tu l’invites à te rejoindre, et Honoré ne se fait pas attendre.

Tu le retrouves, contre toi. Sa chaleur, la douceur de sa peau, son odeur. Tu ne vois que lui, ne penses qu’à lui, au point que cela chasse toute pensée inquiète de te savoir happé de la sorte. Une nouvelle fois, tes bras viennent l’enlacer, le serrer contre toi. Tu ne t’expliques pas cette attitude que tu te découvres. Jamais tu n’as été comme cela, en tant que Roy ou en tant que Castiel. Et pourtant, tu ne peux dire que tu ne te reconnais pas. C’est même plutôt l’inverse, ce qui est d’autant plus déstabilisant. De toute manière, toutes ces préoccupations s’envolent lorsque tes lèvres se posent dans son cou. « Qu'est-ce que tu as prévu pour l'après, tu vas retourner directement à Unys ? » La question te prend de court, t’interrompant dans tes attentions. Soudainement songeur, ta tête bascule en arrière, tu contemples le plafond à la recherche d’une réponse à formuler. Tu n’as pas réfléchi jusque-là, tu t’es contenté de te laisser porter par les événements, de te laisser emporter par ce moment avec Honoré. « Je… » Il te faut un peu plus de temps pour mettre tes idées en ordre et parvenir à répondre à l'Aqua.« Disons que tu n’étais pas prévu dans mon planning. Enfin, pas à ce point-là. » Tu te sens incroyablement maladroit, cherchant tes mots, employant des tournures de phrases approximatives. « Je vais improviser. Je dois forcément être de retour à Unys avant demain soir, j’ai des engagements professionnels, et avant ça il faut que je passe au QG pour faire mon rapport de mission. En dehors de ça… Je n’aurai qu’à trouver un prétexte suffisamment convainquant pour expliquer ce qui m’a retenu ici. » Etreignant toujours le blondin contre toi, les interrogations se soulèvent les unes après les autres. La boîte de Pandore semble malheureusement s’être ouverte dans ton esprit. A court terme, est-ce viable de rester là, auprès de lui ? N’est-ce pas un risque immédiat, lorsque tu devras te justifier de ce temps supplémentaire passé à Kalos, un risque que tu ne devrais pas prendre ? Et à long terme, à quoi cela rimera-t-il ? Tu ne tiens pas à t’impliquer dans quelque chose qui dépasse la raison de ton affiliation à la team Aqua, tu ne veux rien qui ne puisse entraver tes plans. Et puis, si le sentiment de sécurité s’est forgée sur l’instant, peux-tu véritablement placer ta confiance en Honoré ? Il semble certes avoir des convictions particulières concernant votre organisation, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il mettra de côté sa loyauté si tu venais à lui exprimer tes ambitions. Sans compter que cela risque d’influer sur d’éventuelles prochaines rencontres, de possibles nouvelles missions conjointes. Toutefois, impossible de résister, malgré le danger que cela représente, qu’il représente, sur tant de points. Le bout de tes doigts continuent de caresser son torse, inlassablement, distraitement.

« Le retour au jonglage entre mon métier et les Aqua, en résumé. » Tu dis cela dans un soupir. Non que tu te lasses de cette vie particulièrement trépidante, mais tu n’avais pas prévu que cela te prenne autant de temps pour rassembler les informations que tu es venu chercher. Tu n’avais pas anticipé ce flot de conséquences fortuites – dont Honoré fait partie – qui risquent de te retenir plus que tu ne le souhaiterais. Le fait que tu n’aies toujours rien concernant les deux individus que tu veux débusquer dans les rangs Aqua pèse sur ton moral, mais la motivation reste là, profondément ancrée. « Et toi, tu penses leur raconter quoi, à Johto ? » Après tout, il reste envisageable de vous mettre d’accord sur une version des faits qui vous permettrait à l’un comme à l’autre de justifier le temps plus long qu’aura nécessité cette mission, même si tu considères qu’il serait moins risqué d’évoquer des faits indépendants, que vous pourriez construire au gré des questions qui pourront vous être posées. Tu ne peux cependant t’empêcher d’arborer un air taquin, avant de volontairement abaisser le ton de ta voix pour parler à voix basse au creux de l’oreille d’Honoré. « Je doute que passer un bon moment avec l’Aqua le plus sexy d’Unys soit considéré comme une excuse valable… Même si ça devrait, à mon humble avis. » Tu joues les prétentieux, et tu assumes totalement ce trop-plein de confiance. Pourquoi ne pourrais-tu pas te le permettre, après tout ? Tu tiens à cette légèreté du moment avec Honoré, d’où cette volonté de ne pas rester trop sérieux trop longtemps.


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