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Maddison Kadd

Maddison Kadd
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Dim 19 Jan - 1:54
Plus vite et plus loin. Voilà un plan qui lui plaît et qui sonne la promesse d’une prochaine fois. Sans trop savoir pourquoi, cela enthousiasme Maddison. Peut-être que cette prochaine fois-là, elle aura sa propre moto et le permis qui va avec. Peut-être que cette prochaine fois-là, elle pourra ouvertement le challenger sur ses limites. Mais d’un côté, on ne sait jamais ce qui nous attend dans l’avenir ; et Mad Kadd n’est pas du genre à faire des plans sur la comète. Savoir de quoi est fait le jour présent est déjà suffisant.

Erik est donc « coincé » ici pendant deux jours. Maddison hoche doucement la tête. Est-ce qu’il s’attend à ce qu’elle fasse guide touristique pendant son séjour ou a-t-il prévu quelque chose de particulier ? Car sinon, leurs activités se trouveront et se feront à l’improviste. Un resto par ci, une balade par-là, un entraînement ou un combat pokémon dans le tas… Maillard est une petite commune mais il y a de quoi y faire ; et rien ne les contraint à rester dans le coin. Après tout, ils ont une moto fonctionnelle et ne sont pas très loin de Volucité, la grande ville la plus proche.

« Sinon il faut bien que je te paie. Tu préfères un paiement en nature ou en liquide ? »

Un sourire presque lascif apparaît sur les lèvres de la jeune femme. Loin de la décontenancer, elle n’hésite au contraire pas à rentrer dans son jeu :

« Généralement, il faut que la partie payée en liquide soit suffisante pour que le paiement en nature s’effectue. »

Une phrase qui peut s’habiller de nombreux sens, mais qu’elle ne prend pas la peine – ou plutôt dont elle prend grand soin de ne pas expliciter. À la place, elle fait le tour de son garage pour s’assurer que toutes les portes annexes sont fermées et termine en verrouillant la grande porte latérale donnant sur le parking.

« Maillard ne craint pas, tu pourras laisser ta bécane en bas de chez moi. »

Tout en prononçant ces quelques mots, elle désigne la moto d’un mouvement de menton. Ils viennent tout juste de revenir de balade mais les voilà déjà repartis ! Enfin, celle-ci risque de se faire en un éclair : Maillard est à tout casser à dix minutes à pieds d’ici, alors en moto… Grimpant sur le destrier mécanique, elle laisse Falco, resté discret jusque-là, monter sur son épaule et s’accrocher à son cou. Elle a suffisamment confiance en son équilibre et en son endurance pour savoir qu’il va tenir le coup, même si Erik pousse un peu sur l’accélérateur.

Lorsqu’ils arrivent à Maillard, Maddison guide son conducteur vers un petit immeuble de trois étages, situé au cœur de la petite ville. Entouré d’un parking fermé, il bénéficie également d’un petit parc verduré et d’une aire de jeux. Un endroit qui semble agréable à vivre.

L’appartement de la jeune femme se situe au dernier étage. L’immeuble ne possédant pas d’ascenseur, les quelques escaliers à gravir lui font office de sport quotidien. La porte d’entrée donne directement sur la principale pièce à vivre, le salon, rendu lumineux par une grande baie vitrée menant à un petit balcon. La porte entrouverte sur la gauche donne une vie sur le lit – laissant deviner qu’il s’agit de la chambre –, tandis que le plan de travail à droite délimite la cuisine. Quant à la salle de bain ? Elle se situe juste à côté de la chambre de Maddison. C’est toujours bon à savoir.

« Bon c’est pas grand mais c’est chez moi. On devrait quand même pas trop se marcher dessus, fait-elle en balançant son sac en cuir sur le canapé, une mauvaise habitude qui ne la quitte pas. Installe-toi ! Tu veux peut-être manger un truc avant d’attaquer les hostilités ? Ou le faire en même temps ? »

Mad Kadd adresse un sourire carnassier à son invité.
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Erik Hésotte

Erik Hésotte
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Jeu 30 Jan - 23:25
La réponse de la punk fit naitre un sourire suffisant sur les lèvres du motard. Elle avait du répondant, et de la malice. Elle avait sans nul doute calculé les multiples sens que pouvait revêtir sa phrase pourtant si simple. La soirée n’avait pas encore débutée qu’elle s’annonçait déjà bien.

Lorsque la mécanicienne eut finit de fermer son lieu de travail et rejoignit Erik pour repartir pour une autre ballade, mais plus courte cette fois.
Le blond se laisse guider par la jeune femme qui lui indique la route jusqu’à son domicile. L’endroit semble effectivement paisible, le quartier est plutôt résidentiel. Le parc ainsi que l’air de jeux installés démontrent sans aucun doute qu’il y a des familles qui vivent dans le coin. Cela ne devrait en effet pas poser de problème de laisser la moto dormir dehors ce soir.

C’est curieux que le sportif suit Maddison chez elle. Il se demande intérieurement à quoi cela peut bien ressembler. Il s’agit d’un deux pièces de taille correct. D’un côté la cuisine ouverte sur l’espace séjour et de l’autre l’espace nuit. Il n’y a pas énormément de mobilier et ce n’est peut-être pas plus mal puisque cela laisse plus de place pour circuler sans paraître vide pour autant. En réalité l’appartement d’Erik n’est pas plus meublé que celui-ci alors qu’il est même un peu plus grand.
    - Bon c’est pas grand mais c’est chez moi. On devrait quand même pas trop se marcher dessus. Installe-toi ! Tu veux peut-être manger un truc avant d’attaquer les hostilités ? Ou le faire en même temps ?
Le blond posa sa veste sur un recoin du comptoir avant de sortir l’objet du délit de son sac à dos. La bouteille remplie d’un liquide ambré d’une marque très connue. Il n’allait tout de même pas refuser une telle invitation. S’il pouvait se montrer charmant par moment il n’était pas un prince pour autant. D’un geste sûr il dévissa le bouchon qui se déverrouilla dans un clac satisfaisant. Erik apporta alors le précieux liquide à sa bouche à même le goulot. Un goût boisé avec un subtil parfum de vanille envahit son palais avant de venir rincer le fond de sa gorge. Il n’avait cependant pas avalé cul-sec.

Il n’avait pas oublié leur petit pari
    - Ne crois pas que je vais te laisser fuir cette fois. Alors … Ma première cuite j’avais treize ans.
Il s’avança ensuite en direction du canapé où il s’assit d’un air triomphant, jambes un peu écartées et coudes relevés. Une position un peu beauf mais qui se voulait surtout être provocatrice.
    - A toi maintenant si tu l’oses.
Il était d’humeur plutôt taquine et avait décidé de jouer les gentils provocateurs jusqu’au bout.

La jeune femme l’avait prévenu, elle n’était pas du genre à se défiler.

Plus la soirée avançait et plus les deux compères se dévoilaient par l’intermédiaire d’informations lâchées entre deux gorgées. Chacune des réponses était évidemment accompagnée d’une anecdote la concernant.

Ainsi Erik avait-il dû expliquer que chez lui faire ça c’était une sorte d’initiation à l’âge adulte. Que c’était surtout un gros délire de pré-adolescents prêts à conquérir le monde.

Il avait par la suite ainsi révélé que son premier pokémon était un Salamèche devenu Dracaufeu. Qu’il avait vécu plus la moitié de sa vie à Kantô. Qu’il n’aimait pas l’hiver et enfin que sa couleur préférée c’était le noir bien évidemment.




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Maddison Kadd

Maddison Kadd
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Dim 9 Fév - 21:07
« Oh oh, d’accord. T’es comme ça, donc ? »

Erik a ouvert les hostilités et, contrairement à ce que le ton surpris de Mad pourrait laisser penser, le large sourire qui étire ses lèvres prouve qu’elle est prête à le suivre. Elle qui s’apprêtait à aller chercher des verres vient se laisser tomber à côté de son invité pour lui arracher la bouteille des mains et l’imiter. Elle la lui remet une fois sa première gorgée avalée.

« Fuir ? Parce que tu crois que j’ai l’intention de fuir ? »

La phrase est suivie d’un rire franc. La seule raison pour laquelle elle a dû refuser son invitation la fois dernière est qu’elle devait prendre l’avion. Et prendre l’avion avec la gueule de bois aurait été aussi désagréable pour elle que pour son voisin de siège.

La soirée – qui débute en réalité en fin de journée – démarre sous les chapeaux de roue. À mesure que l’alcool coule dans leur gosier, les langues se délient, les informations fusent. Ce ne sont que quelques petites anecdotes lancées par-ci par-là, mais des anecdotes qui dessinent petit à petit le portrait de l’un et de l’autre. Lorsqu’Erik annonce qu’il a pris sa première cuite à treize ans, Mad lui avoue qu’elle a été plus précoce que lui dans ce domaine. Douze ans. Un an d’avance. Ce n’est pas grand-chose mais elle est fière de le doubler sur ce sujet, comme s’il s’agissait d’un concours. Lorsqu’il lui parle de la cuite comme rite d’initiation à l’âge adulte, elle lui répond que c’était, pour sa part, pour oublier. Elle ne prend conscience de ses mots qu’en percevant le regard du jeune homme sur elle. Elle s’efforce de rebondir rapidement sur un autre sujet, en lui demandant quel était son premier pokémon. Il accepte de la suivre sur ce coup-ci.

« Le noir ? Pfeuh, mais c’est même pas une couleur… »

Recrachant une bouffée de tabac, Maddison se laisse le temps de la réflexion pour lui répondre.

« Moi c’est le bleu. C’est une belle couleur. Elle est apaisante. Elle fait penser au ciel. Pas à l’eau. L’eau, c’est qu’un reflet. Une pâle imitation du ciel. »

L’alcool la rend plus bavarde qu’habituellement mais elle semble encore en pleine possession de sa lucidité. Elle penche la tête sur le côté pour regarder Erik.

« Quelles conneries t’as fait ? »

Elle marque une pause pour lui laisser le temps d’assimiler la question avant de reprendre :

« Quand on s’est rencontrés, tu parlais de défendre ta petite sœur de conneries que t’avais faites. Quelles conneries ? »
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Erik Hésotte

Erik Hésotte
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Jeu 20 Fév - 23:14
Erik était un peu éméché, mais ce n’était rien en comparaison de l’état dans lequel il était capable de se trouver en soirée. A ce stade on pourrait dire qu’il était simplement joyeux, loin d’être rond comme une queue de pelle. Mais le soleil n’était pas encore couché…
Maddison avait suivi le grand blond dans son délire, à la grande satisfaction de ce dernier. Ainsi étaient-ils devenus des adultes presque au même âge – même si les raisons semblaient profondément différentes. Erik ne s’aventura pas à questionner la jeune femme sur ce sujet, il désirait passer une bonne soirée et n’aurait en aucun cas voulu casser cette ambiance décontractée.

Les anecdotes s’enchainaient à mesure que s’installait l’ivresse et le tabac.
    - Le bleu ? Vraiment ? Je ne l’aurais jamais deviné… la taquina-t-il en reprenant une gorgée du liquide ambré.
Des paroles pour le moins philosophiques accompagne l’argument de la mécanicienne. Erik les écoute sans les comprendre. Son cerveau est en quelque sorte sur pause, il ne souhaite pas réfléchir. Seulement vivre, vivre l’instant présent.

Ces souvenirs qu’il évoque avec désinvolture le ramènent à ses jeunes années. Il y repense avec une pointe de nostalgie même si cette époque a été synonyme de galère, de souffrance et de trahison. La seule chose qu’il pouvait en retirer aujourd’hui de positif ce serait sans doute son amitié avec Hyde. Et encore, la définition de positif reste ici discutable.

Un peu perdu dans ses pensées, il manque cependant d’avaler de travers lorsque la jeune punk lui parle de Léna. C’est bête à dire mais la jeune femme lui fait un peu penser à un Chacripan avec sa tête penchée sur le côté et son air emplit de malice.
    - Petite curieuse. On t’a jamais dit que c’est un très vilain défaut.

    Le ton de voix est mielleux et le regarde quelque peu lubrique.

    - Ca tombe bien je n’aime pas les saintes nitouches. Annonça-t-il nonchalamment avant de reprendre une longue gorgée.

    La dernière que la première bouteille eût à offrir. Il était évident pour le sportif qu’ils n’allaient sans doute pas s’arrêter en si bon chemin.
    Il se redressa légèrement avant de reprendre la parole.

    - Disons qu’à une époque j’ai gagné ma vie avec des moyens pas très légaux. Vols, recels, trafics… Le soucis c’est que dans ce genre de métier on s’fait que rarement des amis et ça a pas loupé.
Un large sourire mesquin se dessina sur ses lèvres. Il se pencha en avant pour attraper le paquet de clope et se servir, comme à la maison.
    - ’Fin, maintenant y’a d’ja plus d’la moitié de coffré. Rajouta-t-il en allumant la cigarette.
Compte tenu du calibre de certains anciens camarades, y’avait de quoi être fier de la performance. Mais Erik n’était pas une boucave et avait laissé ce travail à ses nouveaux collègues de Kantô. Pour autant ces nouvelles-là lui apportaient toujours une certaine forme de satisfaction.
    - J’suis sûr que t’as aussi fait pas mal de bétises. Il prit le temps de réfléchir un instant. Alors dis-moi, c’est quoi la meilleure chose que t’ai fait dans ta vie ?.




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Maddison Kadd

Maddison Kadd
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Jeu 16 Juil - 1:59
C’est du tac au tac, et manifestement sans la moindre gêne ou once de culpabilité, que la jeune femme répond à son interlocuteur :

« Je trouve pas que ce soit un défaut, moi. »

Juste avant qu’il ne prétende préférer les personnes honnêtes. Dévergondées ? En réalité, Maddison ne sait pas vraiment ce qu’elle doit comprendre dans cette déclaration. Elle hausse les épaules pour elle-même : bah, cela a-t-il une réelle importance dans le fond ? Elle suit les mouvements d’Erik, observe ses doigts ouvrir le paquet de cigarettes pour en prendre une. Ses yeux glissent sur ses lèvres alors qu’il pince la clope entre celles-ci pour en allumer l’extrémité. Un geste anodin, quotidien, mais qui a quelque chose d’envoûtant lorsqu’on a un peu d’alcool dans le sang.

Lorsque le jeune homme répond enfin à sa question, il faut bien quelques secondes à la junkie pour reconnecter ses quelques neurones et se souvenir de ce à quoi elle faisait référence. Ah, oui : la petite sœur, les conneries. Ainsi, il n’a pas toujours été le bon flic qu’il prétend vouloir être ? Un large sourire étire les lèvres de Mad’ : c’est marrant mais au vu de son comportement, elle s’en doutait un peu… et elle ne se retient pas de lui faire savoir.

« Je savais que t’étais pas tout blanc, toi… Est-ce que ça fait de toi un bon ou un mauvais flic ? J’dirais que ça aide à savoir où on va, de faire des conneries. »

La femme aux cheveux bleus se découvre un côté philosophique, si bien qu’elle en adopte un instant le ton soucieux. Elle replie sa main sous son menton, perd son regard du côté de la fenêtre. Elle remarque que la soirée commence doucement mais sûrement à s’installer et qu’après avoir bu comme des assoiffés, ils auront sûrement faim. S’ils veulent commander quelque chose à manger, autant le faire maintenant… Une façon d’éviter la question qui vient de lui être posée ? Pas tellement. C’est qu’en réalité, son ventre commence réellement à gargouiller. Sans une explication, la voilà qui se lève et se dirige vers la cuisine. Elle ouvre des tiroirs, semble les fouiller. Ca ne l’empêche pas de répondre :

« La meilleure chose ?... Tomber en panne. »

Dit comme ça, ça paraît assez con, oui. Mais c’est vraiment le cas : il ne lui est jamais rien arrivé de mieux que de tomber en panne dans cette ville. Que de rencontrer Sylvestre, devenir son apprentie et, par la même occasion, quelque de bien. De meilleur, tout du moins. Réparer des voitures, ça l’a aidée à penser à autre chose qu’à son passé. À estomper sa haine. À faire taire sa tristesse.

« Enfin, c’est pas trop de mon fait alors je sais pas si ça compte… Tu veux bouffer quoi ? »

Lorsqu’elle revient dans le salon, c’est à peine si elle ne lui jette pas les cartes à la figure. Il y en a pour tous les goûts : pizzas, restaurants exotiques, fast food… Son choix sera le sien.



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PDOKFSPFpojfspfj désolée pour l'attente x_x
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Erik Hésotte

Erik Hésotte
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Dim 26 Juil - 21:24
Evidemment Maddison ne manque pas de répondant et lui signale tout de suite son opinion sur la curiosité. Ça a pour effet de faire sourire Erik. Quelque part ça l’amuse de discuter avec une personne aussi spontanée et franche comme peut l’être la mécanicienne. Ce n’est pas dans le mauvais sens du terme, au contraire, il passe du bon temps sans se prendre la tête.
De toute façon Erik a toujours préféré les personnes franches plutôt que de perdre son temps en blablas inutiles. Après il n’était pas non plus contre le mensonge, soyons honnêtes deux minutes : Erik n’est pas un saint et n’en sera jamais un. Il ment occasionnellement, quand une situation ne lui permet pas de faire autrement ou par envie. Il n’a pas vraiment de règle à ce sujet. Mais, quand il s’agit de relations sociales que l’on pourrait considérer comme positives il préfère que le tableau soit posé et que les choses soient dites.
C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’il a élevé Léna. Cela pourrait expliquer pourquoi la jeune fille possède aujourd’hui un fort répondant et un caractère bien trempé.

- Je savais que t’étais pas tout blanc, toi… Est-ce que ça fait de toi un bon ou un mauvais flic ? J’dirais que ça aide à savoir où on va, de faire des conneries.

La question était bonne. L’ancien voyou ne s’était jamais vraiment considéré comme un ‘mauvais flic’, mais peut-être pas de là à dire qu’il était un ‘bon flic’ non plus. Dans le sens commun un bon flic ne transgresse pas la loi qu’il est censé faire appliquer. Or Erik a sa propre vision de la justice. A quoi bon enfermer un petit dealer quand on peut faire de lui un bon indic qui lui permettrait plus tard de pêcher un poisson bien plus gros. Pour stopper un trafic il n’y a pas trente-six-mille manières : il faut couper à la source. Les intermédiaires ne sont que du menu fretin comparé à ceux qui s’en mettent plein les poches. Le blond était plutôt bien placé pour le savoir puisqu’il avait lui-même été un maillon de la chaîne. Mais la hiérarchie policière n’est pas vouée à aller tout le temps dans ce sens. Selon qui était aux commandes il s’agissait de faire du punitif – ce qu’Erik trouvait idiot et contreproductif. Dommage qu’il ne puisse pas se vanter de son passé de dealer auprès de ses collègues en uniformes, il aurait deux ou trois choses à leur apprendre.

- Si tu veux mon avis j’dirais que ce genre d’expérience ça permet au moins d’mettre de côté certains préjugés.

Il fronça un peu les sourcils quand la punk répondit à sa question depuis l’espace cuisine. Tomber en panne ? Bon il devait sans doute y avoir une explication logique derrière cette phrase qui ne semblait pas avoir de sens. L’esprit un peu embrumé il compris un peu mieux quand la colorée ajouta que ce n’était pas réellement de son fait. De ce qu’il comprenait c’était le fait de tomber en panne qui lui avait été positif. Bon, ça répondait pas vraiment à sa question mais il s’en contenterait. Chill and relax ce soir. Il était pas là pour faire un interrogatoire non plus.

D’ailleurs ce n’est que lorsque Madd lui demanda ce qu’il voulait bouffer qu’il se rendit compte que son estomac commençait à lui réclamer quelque chose de solide. En revanche il prend également conscience que sa mécano est elle aussi un peu éméchée puisque plutôt que de déposer les flyers sur la table basse c’est limite s’il n’en reçoit pas un dans la tronche.

- Hey ! Ne peut-il s’empêcher d’adresser à la jeune femme.

Cela ne l’empêche de regarder ce qu’il va bien pouvoir se mettre sous la dent. Il n’y a qu’une seule enseigne qui attire son attention en vrai : une fabrique de burger. Soudainement le blond est pris par une envie de frite. Limite le sandwich n’est pas ce qui le tente le plus, même s’il sait déjà qu’il en mangera un pour sûr vu qu’il en a déjà repéré un avec oignons fris et sauce barbecue à l’intérieur.
Il empoigne alors le prospectus et se dirige vers sa comparse d’un pas assuré. Il est proche d’elle pour lui montrer exactement sur la carte ce qu’il souhaiterait bien se mettre dans le ventre.

- J’me ferais bien un menu de ce truc. Genre celui-là, avec un supplément « grosse portion de frite ». Toi tu trouves un truc qui te botte ?
- Par contre apparemment ils livrent pas, ou alors c’est pas marqué. Faudra peut-être se bouger le fion. C’est loin ?


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T'inquiètes pas, no problem ;)




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Maddison Kadd

Maddison Kadd
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Ven 31 Juil - 13:14
« Hey toi-même ! Regarde plutôt ce que tu veux au lieu de te plaindre pour des bouts de papier. »

Le jeune homme s’exécute aussitôt ; il faut dire que c’est plutôt dans son intérêt. Il scrute consciencieusement les flyers – c’est tout de moins l’impression qu’il donne à Mad – puis opte pour la fabrique de burgers. Loin du fast food dont on a l’habitude, il s’agit là d’une petite entreprise locale qui fait de la sacrée bonne bouffe. Bon, c’est un peu plus cher qu’à l’accoutumée mais une fois de temps en temps, ça ne fait jamais de mal… Surtout que l’occasion est spéciale. Ce n’est pas tous les jours que Maddison reçoit quelqu’un chez elle !

« Bien choisi, en plus leurs frites sont super bonnes. Ils les font eux-mêmes. Effectivement ‘va falloir se bouger mais ça permettra d’éliminer ce que tu nous as obligé à boire ! »

Obligé, obligé… Comme si elle n’avait pas complètement adhéré au petit jeu.

« C’est un peu plus dans le centre ville, peut-être à dix-quinze minutes. Moi ça me dérange pas de marcher, le coin est cool. »

Et puis prendre la moto alors qu’ils sont encore probablement dans la courbe grimpante du taux d’alcoolémie dans le sang, ce n’est peut-être pas la meilleure idée. Non, autant prendre un peu l’air, se rafraîchir les idées et revenir après une petite demi-heure de marche, méritant amplement leur bon gros repas. Maddison ne récupère que le strict nécessaire dans son appartement – papiers, portefeuilles, clés – qu’elle glisse dans ses poches avant d’inviter Erik à la suivre. Tandis qu’elle verrouille la porte, elle rebondit – encore à retardement – sur le sujet précédent.

« De quels genres de préjugés tu parlais ? »

Ce n’est pas tant une question de curiosité qu’elle se sent un brin concernée par la question. Avec les soucis qu’elle a eus avec sa famille lorsqu’elle était plus jeune et sa dégaine punk, elle est probablement la première personne à être touchée par les préjugés. Alors certes, elle a fait quelques conneries et elle continue à en faire quand c’est nécessaire… mais au final, ses expériences ne l’ont-elles pas rendue plus forte et plus raisonnable, étonnement ? Elle désigne les escaliers à Erik, bien qu’il n’y ait pas d’autre issue possible.



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Erik Hésotte

Erik Hésotte
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Sam 8 Aoû - 0:20
La punk lui confirme que son choix est le meilleur. Miam, de bonnes frites maison y’a que ça de vrai. C’est presque s’il ne saliverait pas déjà. Il s’imagine un gros cornet de frites juste dorées comme il faut, croustillantes à souhait et pourtant moelleuses à l’intérieur. Il sent d’ici l’odeur spécifique de l’huile de friture lui travailler l’estomac. C’est officiel maintenant, Erik a faim. Finalement le burger ne sera peut-être pas de trop, surtout s’il est du même acabit que les frites.

- Ca me dérange pas de bouger, ça me fera faire une p’tite visite touristique dit-il avec un grand sourire.

Puis un peu d’air frais ça ne ferait de mal à personne même s’il n’était pas du genre à avouer avoir peut-être bu un peu trop vite. Surtout que selon l’humeur et le feeling du reste de la soirée ils ne s’arrêteraient peut-être pas en si bon chemin. Cela dépendra aussi du stock de boisson de la jeune femme, à moins qu’ils ne profitent de leur escapade nocturne pour ramener à boire en plus de leur dîner.
Erik suit Maddison en dehors de l’appartement. Il ne prend pas grand-chose avec lui, juste son portefeuille qu’il glisse dans la poche de sa veste. Après tout il n’avait pas besoin d’autre chose pour le moment.

La mécanicienne revient vers lui avec une nouvelle question après avoir verrouillé derrière elle. C’est avec un ton nonchalant bien qu’un peu blasé qu’il y répondit.

- Par exemple, celui qui prend du pain à son voisin pour manger est un voleur. Il doit être puni. Mais a-t-il réellement le choix s’il ne veut pas se coucher le ventre vide ? Y’a des injustices partout parce que la loi est elle-même injuste en fait. Mais personne ne change la loi ou puni ceux qui l’on faite injuste.

L’agent regardait droit devant lui avec cette petite étincelle dans les yeux qui prouvait qu’il croyait sincèrement ses paroles. Le sentiment d’injustice l’avait depuis toujours débecté, d’aussi loin qu’il puisse se souvenir. S’il était sorti de ses activités illégales de l’époque c’était uniquement parce qu’une personne - une seule putain de personne quoi - lui avait donné sa chance et sa confiance. Dire qu’Erik avait dû attendre presque vingt ans pour que cela arrive.

- De mon point de vue le monde n’est ni tout blanc ni tout noir. Y’a du bon et du mauvais en chacun de nous. Et même au sein des forces de l’ordre y’a des pourris. Je suis moi-même pas un enfant de cœur, tu peux me croire. Ça me révolte quand un jeune des quartiers vient au poste pour chercher de l’aide et qu’un collègue se fou juste de sa gueule. Le dernier qui a fait ça l’a regretté…

Il avait sur son visage ce petit sourire en coin satisfait qui en disait long sur la tournure de ces évènements. Dans cette histoire, Erik en était venu aux mains avec son ex-collègue au milieu du poste mais en fin de compte le gamin qui s’était présenté lui servait depuis d’indic. Pas forcément une pratique très légale mais efficace pour savoir ce qu’il se passe dans la gueule du loup avant d’y entrer.

La fraicheur du soir est vivifiante. En vérité ça lui fait même plus de bien qu’il ne le pensait que de respirer de l’air plus frais. Par réflexe, Erik porte une nouvelle cigarette à ses lèvres qu’il allume aussitôt. Il n’est pas un fumeur régulier, il fume quand il boit et quand l’ambiance est détendue. Une vieille habitude de sa vie précédente. Si Léna le voyait elle lui passerait sans doute un savon. Mais bon, chacun ses défauts.

Une fois en bas des escaliers le motard attendit Maddison pour finalement la suivre en direction du centre-ville. Il n’y avait pas grand monde dans les rues et ce n’était peut-être pas plus mal. Ça fait que l’endroit est calme et qu’il possède ce je-ne-sais qui de reposant. L’atmosphère est complètement différente de ce que peut être le quartier de résidence d’Erik. Ça ressemble plus à un quartier de résidences familiales où tout le monde ou presque est couché à minuit, là où chez lui c’était un peu plus animé, même le soir.

- Et finalement, c’était à cause de quoi la panne ?

La question venait un peu comme un cheveu sur la soupe sortie de son contexte. Mais en fin de compte il était quand même un peu curieux. Et puis il n’allait pas abandonné leur petit jeu aussi facilement malgré l’absence de boisson.


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Maddison Kadd

Maddison Kadd
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Dim 30 Aoû - 14:02
En dépit de l’air détaché qu’elle arbore, les mains dans les poches et la démarche nonchalante, Maddison écoute attentivement la réponse d’Erik à sa question. Elle partage sa vision des choses. Non : la sienne est même plus exacerbée. Si l’on vole du pain à son voisin, ce n’est pas pour se coucher le ventre vide : c’est pour survivre. Pour profiter tant que l’on peut de la lumière du lendemain. La jeune femme baisse brièvement les yeux sur ses chaussures usées mais lorsqu’elle les relève, un froncement de sourcils a transformé son air impassible en un rictus grave, presque colérique.

« Ce n’est pas la loi qui est injuste, lui répond-t-elle d’un ton plus rude qu’elle l’aurait imaginé. La loi a été construire sur une société qui, elle, est mal foutue. Si tout le monde avait les mêmes moyens de s’en sortir, la loi ne serait là que pour faire respecter les égalités. »

Un sujet complexe mais par lequel elle se sent concernée du le simple fait d’y avoir été confrontée. Sans avoir vécu la famine et la vie dans la rue, la famille de Maddison n’a jamais été très riche ni bien stable. Elle a tenté d’atteindre l’échelon de la classe moyenne sans jamais parvenir à s’y hisser et à force d’essayer, elle s’est écorchée, puis a abandonné. C’est là que ça a éclaté. C’est là qu’ils ont été séparés. C’est là que Shaman… La jeune femme se fiche une claque mentale. Ce n’est pas le moment. Ou peut-être que si. Non. Elle jette un regard à Erik, à ses côtés. Il lui semble ne jamais avoir pu discuter aussi ouvertement de cela avec quelqu’un, hormis Sylvestre à l’époque. Après tout, n’a-t-il pas été une des rares personnes à lui tendre la main et à sortir d’un cercle vicieux qui aurait fini par tuer tout espoir en elle, si ce n’est-elle tout court ?

« Y’a pas de bon ou de mauvais. C’est qu’une question de point de vue. On a juste chacun nos raisons d’agir d’une façon ou une d’autre. »

Elle sourit nerveusement à l’anecdote du jeune de quartier. Cette situation aussi, elle l’a connue. Pas assez riche pour être aidée. Trop désespérée. On juge sur le physique, sur la façon de parler, et on se dit que ça n’en vaut pas la peine. Que cette jeune-là ne n’en sortira pas, quelle que soit l’aide apportée. Maddison balaie le visage de cette flic sur lequel elle aurait volontiers abattu ses poings si seulement elle n’avait pas fait preuve d’un peu de jugeote. À la place, ce sont les délicieux burgers de chez Joceline qui se dessinent dans son esprit. La destination de son GPS mental.

« Et finalement, c’était à cause de quoi la panne ? »

La question arrive à retardement mais il faut croire que c’est quelque chose qui est propre à leur façon de discuter. Rien qui ne gêne Maddison.

« Huh ? Le joint SPI de la boîte de vitesse qui a claqué, et le moteur a pas kiffé. »

Sans savoir pourquoi – sans doute les effets encore présents de l’alcool ou la relative confiance qu’elle accorde à Erik –, Maddison continue.

« C’est un vieil ours qui m’a aidée. Il a fait plus que réparer ma bagnole, il m’a offert une occasion de sortir de ma merde. J’ai fini par taffer pour lui. Allez, c’est par là. »

La jeune femme engage la marche dans les rues calmes de Maillard. À mesure qu’ils s’approchent du centre-ville, l’ambiance change quelque peu : il y a plus de bruit, plus d’activités. Ils ont quitté le quartier résidentiel dans lequel Mad’ aime se terrer lorsqu’elle a besoin de calme mais s’attarder ici n’a pas l’air de la déranger plus que ça ; en témoigne son interrogation.

« Tu veux directement aller chez Joceline, ou tu veux t’arrêter quelque part ? Remarque, on peut aussi manger sur place. C’est comme tu veux. »

Elle jette un regard en arrière pour s’assurer que Falco y soit toujours. Elle aurait pu le laisser dans l’appartement mais, tout comme elle, le pokémon aime tout particulièrement se dégourdir les pattes.



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Erik Hésotte

Erik Hésotte
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Dim 11 Oct - 13:08
Erik écoute les propos de la jeune femme à ses côtés. Il partage son point de vue d’une certaine manière. C’est peut-être que le cumul des années passées « du bon côté de la barrière » qui a rendu le grand blond moins amère. Ou bien est-ce l’expérience acquise – qu’importe le camp – qui le fait relativiser aujourd’hui. Il aimerait la voir, cette société idéale où tout le monde part avec les mêmes chances. Mais il sait que cela n’existe pas et n’existera sans nul doute jamais. Le sujet est évidemment bien vaste et il existe peut-être des thèses écrites par de grosses têtes à ce sujet. Erik, lui, se dit que c’est l’instant présent dont il faut profiter car personne ne sait s’il sera encore là demain.

Alors que Maddison lui raconte que c’est grâce à l’aide d’un ours mal léché qu’elle a pu, enfin, respirer en dehors de l’eau, Erik ne peut s’empêcher d’être à cet instant envahi par une vague de nostalgie. Madd et lui se ressemblent dans leurs parcours respectifs, et ce détail fait encore une fois écho.
Lui, c’est un loup qu’il a rencontré et qu’il a aiguillé sur un meilleur chemin, pour lui et pour sa sœur. Et comme la jeune punk, Erik a fini par travailler dans le même domaine que cet individu : la police. Aaahh. André aurait sans doute été fier du chemin qu’Erik avait parcouru depuis leur rencontre dans ce bar miteux. C’est aussi grâce à cet homme que le grand blond a pu découvrir un visage autre que celui d’agents ripoux. Si on lui avait dit à l’époque qu’il serait agent un jour il ne l’aurait jamais cru lui-même.

Erik ne renchérit pas sur le sujet. Pas que cela le mette mal à l’aise ou autre. C’est simplement que pour le moment l’idée ne l’effleure pas. Peut-être parce que son esprit se concentre sur le chemin qu’ils empruntent. Plus ils se rapprochent du centre de la ville plus l’ambiance extérieure est animée. Ils ne sont pas les seuls à être de sortie ce soir. Il y a un peu de tout : des jeunes, des moins jeunes, des couples, des groupes, des personnes seules, avec ou sans pokémon… D’ailleurs le petit Riolu de Madd les suit. Il flâne à quelques pas derrière eux.

Le Braségali d’Erik est quant à lui retourné dans sa pokéball. Le coq n’est pas du genre à se promener. Il écoute en revanche ce qu’il se déroule en dehors. Il connait son dresseur, il sait que ce dernier a tendance à se fourrer dans de sales draps. Travailleur, Braségali se tient toujours prêt, juste au cas où.

- Je sais pas, y’a des trucs sympa à voir dans l’coin ? A moins que tu ne veuilles m’emmener dans une ruelle sombre… répond Erik à la dernière question de Maddison.

Le flic avait son air narquois peint sur son visage. Evidemment il plaisantait, enfin, à moitié, peut-être. En même temps, il y avait tellement de choses à faire une fois à l’abri des regards trop curieux. Ou bien faisait-il allusion à leur première rencontre ? Celle-là même qui les avait conduits à jouer de leurs poings respectifs. Erik avait toujours été d’un naturel pugnace. Pendant longtemps cela avait été le seul moyen pour lui de se sentir vivre à proprement parlé. Même clean et rangé aujourd’hui, aucune drogue au monde n’avait plus d’effet sur lui que cette adrénaline du combat.

Mais la jeune femme n’avait pas encore répondu que… ggrggrrooooowwwwlll

C’est un gargouillis venu du fin fond des entrailles du grand blond qui manifesta un autre besoin naturel : celui de manger. Les pommettes d’Erik se colorèrent d’une légère teinte rosée, il ne s’était pas attendu à ce que son corps le trahisse de la sorte. Mais après la surprise vint un rire franc.

- Je crois que j’ai faim en fin de compte articula-t-il de sa voix grave alors qu’il se calmait.
- Allons manger, et boire ! On a la nuit devant nous ! s’enjoua-t-il.


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Désolée d'avoir été si longue !





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Maddison Kadd

Maddison Kadd
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Ven 4 Déc - 23:19
À la question d’Erik, Maddison répond par une main tendue. Elle désigne ce qui se trouve devant eux : de nombreux commerces encore ouverts, des bars et même des complexes de divertissement. Maillard est peut-être une petite ville, il n’en demeure pas moins que pour quelqu’un comme Mad, qui n’a pas besoin d’être constamment au contact de la population et dans le feu de l’action, les activités proposées sont largement suffisantes.

« Y’a de quoi faire ouais. Bar, ciné, y’a même un laser game qui a ouvert y’a pas longtemps… Y’a bien des ruelles sombres mais je crains que t’y trouves pas ce que tu cherches. »

Elle laisse libre court à l’interprétation d’Erik. Après tout, en tant que flic, il est le plus à même des deux de savoir ce qui se déroule dans ce genre de lieux, à l’écart des populations ordinaires.

« Mais ouais, autant te nourrir avant que tu te décides à bouffer ce qui te passe sous la dent. »

Elle lève l’index en guise d’avertissement.

« Et je suis pas comestible. »

C’est ainsi que continue leur petite excursion dans le centre de la ville. Les gens font à peine attention à eux : ils sont trop occupés à discuter vivement autour d’un verre ou à rigoler à gorge déployée autour d’un bon repas. Les plus calmes d’entre eux se baladent en léchant les vitrines ou main dans la main. Il faut dire que la température est idéale pour sortir, en ce début de soirée.

Maddison et Erik ne tardent pas à atteindre Chez Joceline, la fameuse fabrique à burgers. La devanture de l’établissement ne paie pas de mine – l’enseigne est petite et peu travaillée – mais le monde qui s’y trouve atteste de la bonne qualité des produits. C’est avec une mine soucieuse que la jeune femme aux cheveux bleus jette un œil à l’intérieur : elle vérifie s’il reste encore de la place. Elle repère quelques petites tables vides. Il faut dire que la plupart des personnes qui viennent manger ici le font généralement en groupe. Il n’est pas rare en revanche que certains travailleurs y viennent seuls le midi, durant leur temps de pause.

Galante, Maddison tire la porte et adresse un signe théâtral à son accompagnateur. Elle le ponctue d’un « si monsieur veut bien » prononcé d’un ton sournois. Qu’il accepte ou non de passer avant elle, tous deux finiront par pénétrer dans l’établissement où flotte une agréable odeur de produits frais. À l’instar de l’extérieur, la décoration ne paie pas de mine : c’est un peu vieillot. Les banquettes sont couvertes de tissus rayés, plusieurs pans de murs sont recouverts de papiers peints de l’époque – très chargés en motifs. Les nombreux coussins posés ici et là offrent néanmoins un côté agréablement cosy à la fabrique à burgers. Ca, la musique country et les serveurs enthousiastes.

« Pour deux personnes ? demande poliment l’un d’eux après les avoir salués.
- Yep ! »

On leur indique une table à laquelle Maddison va s’asseoir sans plus attendre. Le temps que le serveur revienne vers eux, la junkie conseille quelques cocktails maisons à son accompagnateur.



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T'en fais pas, j'ai pas fait mieux !
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Erik Hésotte

Erik Hésotte
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Dim 21 Fév - 16:11
Erik allait faire une remarque aux propose de la jeune punk, mais cette dernière ne lui en laissa même pas le temps, à croire qu’elle avait bien cerné sa personnalité dit donc. Ce n’est donc pas d’elle qu’Erik calmerait la faim qui lui tirait les intestins. Et puis, l’idée d’un bon burger le faisait tellement saliver aussi si vous voulez tout savoir. Pas sûr qu’il lui reste de la place pour le dessert…

Le duo pénètre un peu plus dans le centre-ville de Maillard, au fur et à mesure de leurs pas les rues sont plus animées. Erik y retrouve l’esprit citadin des grandes villes. Les terrasses des restaurants et bars sont pleines, d’autres badauds se promènent nonchalamment dans les rues et ruelles de la ville. Amis, couples, collègues de travail… que ce soit pour une sortie en groupe, en amoureux ou au sortir du travail ces inconnus discutent, rient, dans une atmosphère décontractée. Une question se pointe alors dans la tête d’Erik. Une question bête, comme il peut y avoir tant d’autres. Il s’est soudain demandé comment Madd le voyait. Pas qu’il y apporte une grande importance, loin de là. Qu’elle le voit comme un client ou un pote cela ne changerait pas grand-chose se disait-il silencieusement. Après tout, ils étaient tous deux de ceux que la vie avait malmenés à un moment ou à un autre. Pas besoin de partager les détails pour comprendre qu’une fois blessé profondément on ne guéri jamais totalement. On va mieux, mais la cicatrice reste à jamais.

Sans s’en rendre compte, Erik est devant ce qui semble être le restaurant que lui a si bien vendu Maddison. La devanture n’a rien de très élégant mais la douce odeur de viande et de bon gras qui se dégage de l’intérieur a largement de quoi compenser l’enseigne vieillie. Et au vu du monde à l’intérieur c’est que la bouffe devait être largement correcte.
La jeune punk l’invita alors à entrer en lui maintenant la porte ouverte et avec une révérence digne d’un acteur, ou d’un clown.

- Si monsieur veut bien…
- Certainement très chère, répondit Erik d’une voix exagérée avant de passer la porte tenue par sa compagnie.

La décoration est à l’image de l’extérieure : datée. Il était fort à parier que la personne l’ayant faite la devait aujourd’hui avoir l’âge d’être en maison de retraite. Et pourtant il y avait une espèce d’atmosphère confortable. Surement le même genre que lorsqu’on va manger chez mamie le dimanche. Pour rappeler l’ambiance d’un diner il y a un fond de musique country. Bien qu’il n’y ait que la veste typique, c’est avec un uniforme rappelant un peu les tenues de cow-boy que sont habillés les serveurs et serveuses. Au moins ils se distinguent bien des clients et il est impossible de les rater.
L’un d’eux s’avance et demande si c’est pour deux personnes avant d’indiquer à Erik et Madd une table carrée déjà dressée.

Au centre de la table il y a une petite ardoise avec les quelques suggestions du chef mais aussi une carte plastifiée pour les boissons. Maddison est sans doute une habituée des lieux puisqu’elle propose quelques spécialités de la maison à Erik.

- Hum… je me laisserais bien tenté par le Golden Tauros… , répondit Erik pensif tout en lisant la composition de ce cocktail maison.

Une base de whiskey, du schnaps de baie pêcha, du rhum vieilli et un soupçon de jus de baie citrus. Un mélange qui s’annonçait déjà savoureux (et très alcoolisé) sans être trop sucré. Mais la petite balade jusqu’au restaurant avait déjà permis au flic de s’aérer et de décuver un peu déjà. Du coup il pouvait amplement se permettre de recommencer à boire. Et puis, ils allaient manger aussi, les frites allaient donc l’aider à éponger ce liquide.

- Et toi tu bois quoi ? Grande ou petite soif ? , tout en ayant les yeux rivés sur la petite carte des suggestions avant d'ajouter:
- Je crois que je sais aussi ce que je vais me faire. Et au cas où, ce n'est pas de toi que je parle. Lança-t-il d’un air narquois et provocateur.


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(Insertion de l'oeuf de Absol-S)

Désolée du temps d'attente T.T





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Maddison Kadd

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Jeu 29 Avr - 16:57
« Le Golden Tauros… J’me demande si je l’ai déjà goûté celui-là. Allez, ce sera deux Golden Tauros ! enchaîne Maddison, répondant par la même occasion à la question de son vis-à-vis. Et fais gaffe, je vais vraiment croire que t’es pas venu que pour réparer ta moto… »

Elle lui adresse un clin d’œil, de ceux qui font montre d’une certaine confiance en soi. Sur ces sujets, il est impossible de surprendre ou de gêner Maddison, ce qui ne l’empêche pas de réfléchir sérieusement à la question : si Eric venait à lui proposer une activité plus intime, accepterait-elle ? Après tout, elle n’a aucune attache affective, ni aucun intérêt à refuser. Mais pourrait-elle pour autant s’offrir à quelqu’un qu’elle ne connaît pas tant que ça, même si le courant passe bien ?

Elle élude la question aussi vite que les boissons sont apportées. Ses mains s’enroulent autour du verre bien frais, qu’elle ne tarde pas à porter devant elle :

« Bon, à la santé de quoi ? De ta moto ? »

Une fois qu'ils ont trinqué, Maddison trempe ses lèvres dans la douce boison alcoolisée. Le whiskey relève tout d’abord le goût de la baie citrus, acide. S’en suit la chaleur du schnaps de baie pêcha, achevé par une touche plus douce de rhum.

« Pas mal… Golden Tauros, donc, note-t-elle mentalement. Et du coup, qu’est-ce que tu comptes prendre, en repas ? »

Bien que spécialisé dans les burgers, l’établissement propose aussi de généreux plats à base de produits frais et de viande cuite sur planche. Une délicieuse odeur de grillade s’échappe d’ailleurs de la cuisine, légèrement entrouverte. Elle met l’eau à la bouche de Maddison, qui sait déjà ce qu’elle va prendre : ce n’est pas comme si elle avait l’habitude de commander la même chose à chaque fois qu’elle vient ici – exception faite, du coup, de l’apéritif.

« Je t’ai pas demandé d’ailleurs, t’as loué un hôtel, ou tu veux que j’te fasse une petite place à la maison ? Ca sera pas confortable mais j’ai de quoi nous occuper. »

Elle résiste à lui lancer une de ses petites phrases ambigües dont Erik semble raffoler mais elle s’abstient, le serveur revenant à la charge pour leur rapporter de l’eau. Pas bête, tiens : ça serait bien qu’ils boivent un peu autre chose que de l’alcool s’ils veulent préserver leur foi…



396 mots
C'est dans notre rythme je crois :D
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Erik Hésotte

Erik Hésotte
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Mar 1 Mar - 16:36
L’ambiance entre Erik et Madd était détendue. Cela faisait un moment que le grand blond n’avait pas été de sortie dans une atmosphère aussi décontractée. Aux yeux des autres clients du restaurants, ils devaient sans doute avoir l’air de deux bons vieux amis qui se retrouvent après un certain temps pour boire un coup et se raconter leurs vies.

- Oh tu sais je ne dis jamais non pour joindre l’utile à l’agréable…

Le ton se voulait taquin et l’attitude désinvolte. Erik ne prenait jamais trop ça au sérieux lorsque cela se passait un peu plus bas que la ceinture. En bon oiseau de nuit, il était plutôt volage, pas vraiment du genre à faire trop de sentiment ou à avoir des étoiles plein les yeux.

Sa moto était réparée et c’était déjà l’essentiel. Arriverait ce qui arriverait avec sa bonne compagnie du soir. Allaient-ils se laisser aller à quelques étreintes ou bien rester sages ? Seul un devin ou une entité supérieure avait cette réponse.
Pour Erik, il ne souhaitait pas froisser Maddison. D’une part parce qu’avoir un contact mécano c’est toujours bien, et ensuite parce qu’il la respectait assez pour cela.

- Bon, à la santé de quoi ? De ta moto ?
- A cette très chère bécane alors ! Qu’elle puisse encore avaler des milliers de kilomètres !

Les verres s’entrechoquent avec un agréable tintement. Erik apporte ensuite le sien à ses lèvres pour en prendre une bonne gorgée. Le mélange est justement dosé. L’amertume et le tanin sont présents mais aucun n’est écœurant grâce à l’acidité du jus de baie citrus. La sucrosité de la baie pêcha vient arrondir le tout sans tomber dans l’excès ou masquer le goût de l’alcool.

La jeune femme lui demande ensuite ce qu’il compte manger et s’il a un endroit où passer la nuit.

Si pour la première question le grand blond a déjà la réponse, c’est une toute autre histoire pour la seconde.
Ce n’était pas comme si Erik roulait sur l’or, il était plutôt du genre sur la paille avant la fin du mois. Et ce n’était pas avec ses derniers états de service qu’il serait augmenté. Pourtant cela ne lui faisait ni chaud ni froid d’être presque constamment à découvert. Le blond n’avait jamais vraiment su gérer son argent comme « un bon père de famille ». Et pourtant, s’il était indéniable qu’une partie non négligeable de son salaire passait en débit de boisson, en essence ou en autres dépenses futiles, le plus gros était envoyé sur le compte bancaire de Léna. Pas un livret ou un compte avec des intérêts. Juste un simple compte sur lequel l’adolescente pouvait effectuer toutes les opérations qu’elle souhaitait. Erik ne savait même pas combien il pouvait y avoir dessus à l’heure actuelle.

- Est-ce que vous avez choisi ? leur demande le cow-boy tout en dégainant son petit calepin et en regardant alternativement les deux convives.
- Pour moi ce sera un burger Frison avec des frites et un supplément bacon. Et toi ? lance-t-il à Madd.

Une fois que la mécanicienne eu passé sa commande Erik prend le temps de répondre à sa question.

- J’ai rien réservé. J’m’étais dit qu’au pire je trouverais bien un endroit à l’abri de la pluie et du vent au cas où… sous un pont ou dans la forêt par exemple. Ca me dérange pas de dormir dehors, j’ai l’habitude et j’tomberais pas malade pour ça. Mais si tu me propose de crêcher chez toi j’vais pas te dire non.

Il bu une autre gorgée de son cocktail avant d’ajouter sur un ton malicieux.

- Si tu m’héberges on a qu’à dire que tu pourras me demander un petit service à l’occaz…


607 mots

\o/




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Maddison Kadd

Maddison Kadd
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Dim 14 Aoû - 17:43
Le menu est toujours ouvert sous les yeux de Maddison quand le serveur déguisé en cow-boy vient prendre leur commande. Elle est comme ça, Mad’ : à chaque fois qu’elle vient ici, elle hésite toujours sur le burger à prendre, bien qu’elle les ait quasiment tous essayés. Elle hésite une nouvelle fois, se gratte la joue, puis s’exclame en fermant le menu :

« OK, pour moi ce sera un Texas Ranger, et pareil : frites et supplément bacon. »

La sauce du Texas Ranger, comme son nom peut le laisser deviner, est apparemment pas mal piquante. Si elle a mal au ventre ce soir, elle saura pourquoi ! En remerciant le serveur qui récupère les menus, Maddison s’enfonce un peu plus dans son siège. Il grince sous le mouvement et elle craint un instant que la pression que son dos exerce dessus ne le fasse craquer, alors elle se redresse, juste un brin.

Erik, finalement, prend le temps de répondre à sa question. Face à son honnêteté et à ce qu’elle dévoile, Maddison se met à cligner des yeux, incrédule. Minute… Il est venu jusqu’ici sans le moindre plan pour la nuit ? En se disant que si Mad’ refusait de l’accueillir chez elle, tant pis, il dormirait à la belle étoile ?

« C’est quoi ces conneries ? qu’elle ne peut s’empêcher de lâcher, les mains bien à plat sur la table en bois. Déjà, tu me prends pour qui pour te laisser dormir sous un pont ? »

Elle retient de justesse un petit « t’es con », du genre plus affectif que réellement insultant. Elle soupire.

« T’sais, on est pas obligés de se renvoyer l’ascenseur tout le temps. J’veux dire… C’est ok, j’t’accueille avec plaisir, mec. Au piiiire du pire, si tu te sens vraiment obligé, une p’tite balade à moto avant que tu repartes ça me suffit moi. Mais y’a assez de place chez moi pour une nuit ou deux, c’est tranquille. »

Elle jette un œil au comptoir, plus distraitement que pour réellement savoir où en sont les préparatifs de leurs burgers, malgré son ventre grognant. Elle secoue vaguement la tête d’un air désapprobateur.

« Non mais sérieux… Si je t’avais pas demandé tu serais allé dormir dans la pampa sans rien dire ? »

Elle se sent presque vexée, sans savoir réellement pourquoi. Ça se trouve, c’est que ça lui plaît, de dormir à la belle étoile. Oui mais… S’il avait plu ? Si une tempête s’était déclarée ? Et puis est-ce qu’il a au moins le nécessaire pour un minimum de confort ? Ça n’avait pas l’air, quand il a déposé ses affaires à l’appartement.



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J'espère que tu vas bien o/
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