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» Faisons fondre un peu de glace

Karl A. Mhel

Karl A. Mhel
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C-GEAR
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Région : Hoenn
Jeu 21 Fév - 19:21
Suite du SD

Oups, tu es grillé, semble-t-il. Est-ce qu'Océan aurait, par un hasard tout à fait inattendu et fortuit, découvert que tu n'étais pas aussi innocent que tu le prétends ? Oh là là, dire que tu t'étais donné tant de mal, vraiment, pour paraître le plus innocent du monde. Tu retiens le rire que te provoque tout ce cinéma ironique tu fais dans ta tête. Il ne faut pas être un génie pour comprendre que tu fais semblant au moins d'une chose. Soit d'être un dragueur, soit d'être une personne tellement innocente que c'est à peine croyable. C'est donc le plus logique de se dire que tu fais semblant d'être innocent, parce que pourquoi quelqu'un de réellement ingénue ferait semblant d'être un dragueur ? Ce n'est donc pas étonnant qu'Océan ait compris ton petit jeu, mais ce n'est pas grave. Si tu voulais ne pas être découvert, tu aurais agi totalement différemment. En fait, tu t'en fiches d'être percé à jour. Dans une partie de poker, même si les mains des joueurs sont révélées, l'excitation et l'amusement sont encore présents tant que le croupier n'a pas révélé les cinq cartes qui permettent de créer des combinaisons. Ce n'est pas parce qu'Océan ne se laisse plus abuser par ton masque d'ingénue que la partie est terminée.

Pourtant, quand il se lève soudainement pour aller au bar en t'invitant à le suivre, là tu ne t'en fiches pas. S'il était parti au moment du roulement, parce que tu avais un peu trop abusé des signaux contradictoires ou un peu trop tiré sur la corde, ça ne t'aurait pas gêné parce que tu aurais profité jusqu'au bout de la chose jusqu'au moment où le jeu se termine. Mais là, il n'est pas encore terminé et si tu veux le continuer, tu vas devoir suivre ce mec comme un gentil toutou jusqu'au bar. C'est un retournement de situation parfaitement violent et horriblement irritant.

Tu considères pendant un instant l'idée de ne pas le suivre. C'est une réaction purement orgueilleuse, et même un peu enfantine. Le fait qu'il t'arrache le contrôle de la situation aussi soudainement et que tu n'as d'autres choix que de subir les choses te donneraient bien envie de tourner les talons et d'aller partout sauf au bord. Ça, ce serait un mouvement d'humeur qui gâcherait tout, mais ça ferait du bien à ton ego. Seulement, tu décides de jouer son jeu et de le suivre. Tu aurais pu choisir l'option violent qui était de partir pour reprendre le contrôle, mais tu préfères suivre le courant et le reprendre par toi-même, avec tes propres talents. Disons que c'est seulement un défi supplémentaire.

Du coup, en prenant ton verre presque vide avec toi, tu rattrapes le jeune homme. Tu ne fais pas une démarche lente et digne, comme aurais pu le faire quelqu'un qui ne suit pas habituellement les gens mais qui daigne le faire dans ce cas. Tu préfères adopter l'attitude du jeune homme qui accoure parce qu'il est parti avec un peu de retard. Bien sûr, tu gardes l'expression innocente qui va avec. Puisque tu sais qu'il sait que tu fais semblant, tu vas continuer d'autant plus juste pour l'agacer.

Tu ne peux t'empêcher d'éprouver une petite joie légèrement méchante en voyant Océan commander de la vodka sans glaçon, et d'en boire une bonne gorgée. Voilà ce qui arrive quand on essaie de jouer les aguicheurs en retirant son manteau malgré le fait qu'il fait bien froid. Visiblement, il n'est pas comme toi. Tu arrives assez bien à gérer le froid que tu sens. L'aide de tes vêtements qui le bloque, de ton petit jeu avec ce mec et aussi de ton cher mocaccino alcoolisé. Sans compter qu'avant de descendre de ta chambre pour rejoindre le speed dating, tu avais pris soin de faire chauffer tes vêtements. Merci l'hôtel d'avoir inclus un fer à repasser dans les chambres. Ça t'a permis de lutter efficacement contre les plis et le froid, le temps que tu te réchauffes autrement.

- Je ne sais pas comment tu fais pour boire de la vodka, c'est beaucoup beaucoup trop fort pour moi. Remarque, ça doit te faire du bien parce que tu as l'air d'avoir bien froid.

Dit par le mec qui continue à jouer les ingénues et qui porte juste un t-shirt sous son manteau sans montrer le moindre signe de froid. Sûrement que ça doit être agaçant.

Quand la fin du tour sonne, tu attends de voir quel sera le mouvement d'Océan. Tu l'écoutes parler, sans rien dire et ton sourire toujours sur le visage, puis le regarde partir vers une autre table. S'il avait fait les choses différemment, tu aurais pu penser que la partie était terminée. Seulement, ce n'était pas du tout le cas. Tu n'as qu'à le retrouver au bar à la fin du prochain tour, si tu ne trouves pas ton bonheur. Océan a peut-être fermé la porte, mais il a laissé la fenêtre grande ouverte. Ça en dit long. Probablement une petite revanche à ce que tu avais fait plus tôt. Tu avais émis l'idée que tu allais voir d'autres participants, et bien lui fait de même. Il te rend la monnaie de ta pièce. Ça, c'est drôle.

Et donc, qu'est-ce que tu fais ? Tu t'assoies et tu commandes au barman un autre mocaccino alcoolisé à la liqueur de chocolat, pour commencer. Pendant qu'il le prépare, tu sors de ta poche ton téléphone, et tu te sers de l'écran éteint comme d'un miroir pour voir où se trouve Océan sans avoir besoin de te retourner. Bien sûr, tu essaies d'être le plus discret possible. Tu finis par le voir, et tu le vois même de face. Donc lui aussi peut te voir facilement. Tu ne sais pas si c'est un hasard ou bien un fait exprès, mais tu ne vas pas dire non. Tu sors d'une autre poche un accessoire que tu avais emmené au cas où, pour t'amuser. Une jolie paire de lunette sans correction. C'était un achat tout sauf cher, et tu adores les porter. Déjà, elles te vont bien, puis tu adores le look qu'elles te donnent et surtout c'est un mensonge de plus qui te permet d'avoir plus de possibilités. C'est vraiment drôle de faire tomber ses lunettes et après de faire semblant de ne rien voir. Ça peut apporter un air mignon, mais aussi déraper sur une drôle de situation. Quoi qu'il en soit, tu les mets sur le bout de ton nez, puis tu croises les jambes. Viens maintenant le dernier truc qu'il manque, une sucette que tu sors de ta poche. Tu en as apporté plusieurs avec toi, encore une fois pour permettre tout un tas de situation. Tu as même prévu des sucettes au chocolat, comme ça ne va pas dénoter avec ton mocaccino. Tu défais l'emballage et la met dans ta bouche. Voilà qui complète le look que tu voulais créer. Tu serais une femme, tu aurais dit que c'était le look secrétaire sexy. Enfin, en tant que mec et avec le look que tu penses avoir, tu dirais que tu es plus en mode écrivain sexy. Qu'importe, le principal est que tu es sexy. Si jamais Océan jette un coup d'œil vers toi, qu'il ne soit pas totalement indifférent.

Tu ne fais de trop obscène ni de trop explicite avec ta sucette. Tu te contentes de la déguster en bouche en attendant ta boisson. Elle arrive justement peu de temps après, avec une paille comme tu l'avais demandé. Tu sors alors encore un truc d'une autre poche, c'est que tu en avais prévu des choses, et ce n'est pas encore fini. Tu poses sur ton petit cahier de poche et un stylo pour aller avec. Puis, tu poses un coude sur le comptoir, mais pas du côté où se trouve Océan, pour ne pas lui gâcher la vue. Puis, tu poses ta tête sur ta main pendant que de l'autre tu déverrouilles ton téléphone. Tu as simplement choisi ton positionnement avec minutie pour Océan, mais tu vas te désintéresser de lui pour la suite et simplement savourer le moment. De temps en temps, tu vas boire à la paille ta boisson, tu vas continuer à manger ta sucette en toute simplicité et tu vas continuer de rassembler des informations pour ton futur de dresseur. C'est de ça qu'est rempli ton petit cahier. Informations sur tes pokémons, sur ceux qu'on trouve dans ta région, sur tous les champions, type, forces, faiblesses. Tu es du genre à ne rien laisser au hasard pour les sujets sérieux, et ton avenir de dresseur en est indubitablement un. Tu vas continuer à chiner des informations sur internet en attendant qu'Océan agisse. Ensuite, suivant ce qu'il fera, tu aviseras.




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Anonymous

C-GEAR
Sam 23 Fév - 16:32
___Océan avait beau tenté, il n’arrivait pas à percer le masque de son partenaire du soir pour comprendre ce qu’il était réellement. Quelqu’un simplement venu ce soir pour s’amuser ? Un jeune adulte en manque de compagnie ? Dans ce cas, pourquoi jouer ainsi la comédie ? Océan n’avait jamais été quelqu’un qui savait décrypter les personnes à qui il faisait face, pas dans la profondeur. Il savait voir leurs intentions, deviner où on voulait le mener ; mais comprendre les émotions ou ce que ces personnes pouvaient ressentir n’était pas quelque chose qu’il savait faire. Alors, simplement, il laissait le jeu se dérouler. Parce qu’il a compris la direction que cela prenait, et c’était bien suffisant pour lui. C’était même tout ce qui l’importait. Après tant de speed-dating qui ont fini par le rendre hésitant quant à ce que le karma pouvait en penser, une personne telle qu’Elie semblait parfaite pour renouveler tout cela, et il doutait risquer quoi que ce soit quant au karma. Avec assurance, il décida donc de reprendre les rennes, pour un instant, celui de se prendre un verre.
___La remarque du garçon aux cheveux de neige le décida à les prendre une seconde fois. Un tour de plus, un tour de moins, cela devrait passer. Et puis, si Elie choisissait d’abandonner et de partir, il serait le perdant de son propre jeu. Océan espérait qu’il aurait assez de jugeote pour ne pas le faire. Satisfait de le provoquer à son tour et de rendre la pareille à ce qu’Elie avait pu faire ou dire, il se détourna, mais, avant de partir, glissa un regard vers son partenaire.
    « C’est vrai que j’aurais bien besoin de me réchauffer. »

___Et, ceci étant dit, il s’éloigna et s’assit à la table qu’on lui présenta.



___La rencontre qui résulta de cette décision fit remettre à Océan son innocence de la soirée en question. Que le karma ait mis sur la route cette fille… En tout cas, il fallait reconnaitre qu’il avait eu du mal à se concentrer sur une retrouvaille plutôt inattendue avec, dans son angle de vu, Elie. Evidemment, il n’avait pas passé la rencontre à lorgner sur son partenaire du tour précédent, mais avait détourné le regard de celle du moment une ou deux fois. Suffisamment pour voir le garçon rester, occupé à être penché sur quelque chose, une sucette en bouche, l’air concentré. Une sucette en bouche. Ce détail faillit faire rire Océan sans raison, ce qui aurait sans doute laissé sa partenaire bien désorientée. Quel âge a ce garçon au juste ? En tout cas, force est de constater qu’il sait jouer. De bout en bout. La deuxième fois qu’Océan laissa son regard dériver vers Elie, il le fit avec un peu plus d’insistance, et ses yeux se plissèrent imperceptiblement. La vue était trop agréable pour être négligée. Puis, après plusieurs longues et intenses secondes, il ramena son attention sur sa partenaire, et ne la quitta plus jusqu’à ce que la cloche sonnât.
___Quand cela arriva finalement, et qu’il se séparèrent tous deux, Océan prit ses affaires, son verre vide dans une main, sa veste dans l’autre tandis qu’il avait remis son écharpe autour du cou et il retourna au bar d’un pas nonchalant et assuré. Il ne s’arrêta pas immédiatement là où était assis Elie, bien qu’il laissât sa main frôler la table de ce dernier pour être sûr d’entrer un instant dans son champ de vision, d’un geste qu’il laissa paraître des plus fortuits, sans baisser les yeux vers le jeune homme. Il ne trompait personne en faisant cela évidemment, mais ce n’était pas le but après tout, n’est-ce pas ? Une fois au bar, il demanda un verre de vin, et ce n’est que lorsqu’il l’a enfin en main qu’il daigne se diriger vers Elie pour s’asseoir en face de lui. Posant sa veste autour de ses épaules pour se protéger autant que possible du froid, il posa un regard perçant sur le jeune homme.
    « C’est quand même un peu affligeant de voir quelqu’un travailler à un événement de speed-dating tu sais. »

___Buvant une gorgée de son vin, il ne jeta pas un regard au fameux travail de son vis-à-vis, n’ayant pas le moindre intérêt pour ce qu’il pouvait bien écrire. Il se contentait de fixer Elie. Puis, soudain, sans prévenir et sans demander la moindre autorisation, son bras s’allongea par-dessus la table jusqu’à atteindre le bâton de la sucette d’Elie pour la prendre, avant de la glisser entre ses propres lèvres. Le goût sucré du chocolat lui tira un sourire, qu’il adressa d’un air provocateur au jeune homme. Mais rien de plus. Là où, dans d’autre circonstance, il n’aurait pas hésité à l’aguicher un peu plus, à tirer profit de ce qu’il avait là en bouche ou de la proximité de leur jambe, il ne fit que savourer le goût de la sucette.
    « Tiens, tu ne semblais pas avoir une mauvaise vue tout à l’heure. »

___Tu te penches un tout petit plus vers lui.
    « Au fait, qu’est-ce que tu fais là aussi tôt ? Tu as finalement quand même fait mauvaise impression à un autre participant ? »

___Il n’allait pas lui vendre l’information qu’il le savait ici depuis le début. Peut-être l’autre l’avait-il remarqué, mais quand bien même cela ait été le cas, il jouait simplement lui aussi l’innocent. Il en avait bien le droit lui aussi, aussi étrange pour lui que ce jeu soit-il. Agir autrement que ce qu’il faisait toujours avait quelque chose de stimulant. D’affriolant.
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Karl A. Mhel

Karl A. Mhel
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C-GEAR
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Région : Hoenn
Lun 25 Fév - 2:03
Tu es en train de parcourir les pages d'un forum dont le sujet est un des champions d'arène de la région d'hoenn. C'est rare que tu trouves des informations utiles sur ce genre de site, et même si tu en trouves, elles sont généralement à prendre avec des pincettes. Certains penseraient que c'est donc une perte de temps, mais ce serait également idiot de ne pas jeter un coup d'œil. C'est donc pendant que tu te brûles la rétine en lisant des messages remplis d'abréviation parfois obscurs, de fautes d'orthographe quelques fois monstrueuses et de smileys beaucoup trop présent et multiples qu'Océan vient finalement te rejoindre. Avec une remarque et un verre de vin. Tu remues la sucette rapidement dans ta bouche pour t'empêcher d'éclater de rire. Un verre de vin. Le cliché total. Manque plus qu'il se mette à parler italien pour compléter l'image du dragueur.

Ton rire meurt dans ta poitrine quand ce mec te vole ta sucette. Comme ça, sans prévenir. Du coup, tu adoptes une réaction enfantine, avec un air mi-contrarié mi-boudeur que ferait un enfant. Tu n'as d'ailleurs absolument pas besoin de jouer la comédie puisque tu es toi-aussi un véritable enfant. Non seulement ce bonbon était à toi et tu avais envie de le finir, mais en plus le fait de t'arracher la sucette de la bouche aurait pu vraiment mal tourner. Si jamais tu avais eu les dents un peu plus refermées, alors Océan aurait pu sacrément te faire mal en voulant prendre ton bonbon. Dans le pire des cas, tu aurais même eu quelques dents cassées. Et en plus, il la fout dans sa bouche en suivant. C'est sensé de te faire quoi, exactement ? T'émoustiller ? Te donner envie de le prendre sur la table ? Ou bien de lui verser son verre de vin sur la tête ? Parce que si c'est la dernière option, c'est plutôt bien réussi.

Pourtant, tu remets ton masque de gentil petit ingénu et tu lui souris comme si t'étais heureux de le revoir. Sans l'épisode de la sucette, ç'aurait été le cas. Tu ranges rapidement ton téléphone et ton carnet pendant que tu écoutes ce qu'il a à dire. Tu vois qu'il te parle comme si tu avais continué le speed dating au lieu de l'attendre. Tu es sûr qu'il avait la possibilité de te voir mais ça ne t'indique pas s'il l'a effectivement fait. Cependant, tu n'as absolument pas cherché à être discret et le fait d'être habillé de manière aussi claire facilite encore moins la chose. Alors, qu'est-ce qui est le plus probable ? Que ce mec ne t'ait absolument pas remarqué du coin de l'œil alors qu'il revient te voir en mode dragueur au lieu de continuer le speed dating ? Ou bien qu'il ne veuille pas dire qu'il t'a remarqué juste pour t'embêter, de la même façon qu'il lance toutes ces petites piques ? La deuxième hypothèse te semble la plus logique. De toute façon, ça ne change pas grand-chose.

En penchant un peu la tête en avant, tu attrapes tes lunettes avec tes deux mains et les retire doucement de ton visage. Tu te sers de ce mouvement pour donner un peu plus de poids au regard charmeur que tu lances.

- Je ne suis pas allé voir un autre participant. Je n'avais pas envie de tenter le diable et de passer à côté de quelque chose.


Et ensuite, tu te cales au fond de ta chaise et tu fais disparaitre toutes traces de ce regard, en reprenant tes airs habituels. Tu replies les branches de tes lunettes et les tient encore un peu en main pour illustrer tes propos.

- Et puis, je n'ai pas vraiment une mauvaise vue. C'est juste qu'avec mes études, je suis obligé de lire énormément alors mettre des lunettes évite d'épuiser mes yeux. Et puis, il fallait bien que je m'occupe alors j'ai un peu bossé.

Cette fois, tu ranges totalement tes lunettes, et tu considères tes options. Tu ne sais pas vraiment quoi faire ensuite. Le comportement de ce mec à changer la dynamique de ton petit jeu. Il y a non seulement ses actions pour reprendre le contrôle de la situation, mais aussi ses gestes maladroits comme le fait de te chiper ta sucette. C'est bien simple, son comportement était purement et simplement de l'antijeu, et ça a gâché pas mal de ton amusement. Du coup, tu hésites sur la marche à suivre. Est-ce que tu vas tenter de reprendre ton petit jeu ? Ou bien au contraire cesser toute cette comédie et passer à des activités plus adultes ? Et si, en fait, tu faisais un peu des deux ? Tu as un petit quelque chose en réserve, qui pourrait répondre à toutes tes attentes. Tu ne l'avais pas exactement prévu pour ça, mais le faire de cette façon ce sera tellement plus amusant.

Du coup, tu te penches un peu en avant, tu poses tes mains à plat sur la table et tu prends l'air le plus sérieux et grave que tu peux.

- Écoute, je pense qu'il serait temps d'être sérieux. Plus de stratagème, plus de faux-semblant, plus de masque. Il faut prendre une décision alors, on arrête de jouer.


Et ensuite, en te recalant au fond de ta chaise et en prenant l'ait le plus ingénue, innocent, espiègle et tout un tas d'autres d'autres d'adjectifs du même genre qui te fait passer pour le plus grand gamin de la terre, tu souris de toutes tes dents.

- Alors voilà ce qu'on va faire. J'ai une sucette dans une poche et une clé dans l'autre. Tu vas choisir au hasard une des poches et son contenue va déterminer le reste de cette soirée. Si tu tombes sur la clé alors je te suivrais où tu veux, mais si tu tombes sur la sucette alors tout s'arrête là. Peu importe ce qui va tomber, sache que je ne changerais pas d'avis.

Sans perdre ton sourire, tu prends la paille de ton verre avec le coin de tes lèvres et prends quelques lampées. C'est vraiment drôle. Tu penses que ce que tu viens de faire pourrait être considéré comme un coup bas, tellement tu vas loin dans le foutage de gueule. Ce n'est même pas comparable avec le petit jeu que vous faisiez avant, parce que là il n'y a aucun doute sur le fait que tu te moques de lui. Pourtant, tu ne mens pas vraiment puisque tu ne changeras effectivement pas d'avis. Que ce soit la sucette ou la clé, tu n'iras pas contre ce que ça indique. Tu lances littéralement une pièce en l'air. Soit il y aura deux gagnants, soit il y aura deux perdants. Et dans l'un ou l'autre, ça te va.

- Tu vois, je crois en une force supérieure qui oriente nos existences, alors quand je ne sais pas quoi choisir, je laisse décider le hasard. Je sais que c'est toujours le bon choix qui sort. Donc, droite ou gauche ? Et sache que si tu prends la décision de ne pas choisir, je considérerais que tu as tiré la sucette.

S'il est sceptique, il ne devrait pas trop se prendre la tête en se disant qu'il a cinquante pour cent de chance d'avoir la décision qu'il veut. Cependant, s'il a la moindre croyance, alors ça risque de lui prendre un peu plus la tête. Sans compter tout le foutage de gueule. Ça lui apprendra à ce voleur de sucrerie.




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Invité

Anonymous

C-GEAR
Lun 25 Fév - 12:06
___Océan ne rata pas l’étincelle qui passa dans les yeux d’Elie, puis la réaction enfantine qu’il eut. Il se retint de soulever un sourcil dédaigneux. Quel âge avait-il au juste ? Aimer le jeu et refuser de laisser la main, ne pas supporter la moindre contradiction ; ce n’est pas ce dont Océan avait l’habitude. Il faut reconnaitre que les clients du Val étaient rarement jeunes, et lorsqu’ils l’étaient, l’endroit dans lequel ils se trouvaient alors les poussait bien souvent à la maturité. Les seules fois où il avait affaire à des personnes à la mentalité un peu plus immature, c’était à l’université. Cela lui faisait du changement, mais il n’y avait jamais eu quelqu’un pour attirer suffisamment son attention pour qu’il y gaspille son temps. Or, ce soir, ce garçon si ambigu a réveillé son intérêt, mais il n’arrivait toujours pas à le saisir, et cela en devenait compliqué. Bien rares étaient les fois où il devait faire attention à ce qu’il disait, mesure ce qu’il pouvait faire ou non. Visiblement, il était cette fois allé plus loin qu’il n’aurait dû. Il ne le regrettait pas pour autant, cela dit. Il fallait bien que lui aussi teste les limites de l’autre, même si celui-ci n’aimait pas se faire prendre à cela.
___Cela ne dure cependant pas très longtemps, et bien vite le visage d’Elie reprit ses mensonges de candeur. Il y a quelque chose de mignon, pourtant, dans ce sourire, Océan devait bien le reconnaitre. Mais il ne pouvait s’empêcher de tenter de déceler qui se cachait derrière ce masque. Il en perdait jusqu’à son avis sur le physique du jeune homme aux cheveux blancs ; mignon, séduisant, beau ? Tout changeait sans cesse à chaque provocation déguisée, à chaque regard innocent, à chaque réaction imprévue. Océan fut à nouveau surpris quand ce fut un regard charmeur qui l’accueillit tandis qu’Elie retirait ses lunettes. Puis à ce qu’il dit, et les sous-entendus que cela pouvait offrir à Océan. Puis cet éclat disparu à nouveau. Puis il avait de nouveau son air candide. Il jonglait d’un visage à l’autre si facilement que c’en était déroutant.
___Océan décida de garder un ton neutre, détaché, là où il aurait glissé avec naturel une pointe de séduction ou un regard évocateur face à quelqu’un d’autre.
    « Cela aurait été bien dommage, en effet. »

___Elie évoqua ensuite ses études concernant les fameuses lunettes qu’il tenait désormais en main, et Océan hocha la tête, un léger sourire aimable aux lèvres.
    « Bosser à un speed-dating, ça reste un concept bien étrange. »

___Dixit celui qui faisait ici exactement la même chose qu’il faisait à son travail. A part qu’il ne gagnait aucun argent ici, contrairement à là-bas. Mais le frisson du risque rattrapait le manque de salaire. Surtout avec quelqu’un comme Elie face à lui. Rien n’était encore joué, il le savait. Elie ne tarda d’ailleurs pas à le lui dire explicitement. D’un air si grave qu’Océan dû retenir un éclat de rire avec difficulté. Alors qu’il se rassoit, celui aux cheveux de jais défia celui aux cheveux de neige du regard.
    « C’est toi qui parle de faux-semblant ? Je suppose que tu te parles surtout à toi-même dans ce cas. »

___Il écouta ensuite les teneurs du jeu que lança Elie, et plus les explications avançait, plus Océan se montrait sceptique. Miser tout l’investissement de sa soirée sur le hasard d’une chance sur deux ? Il n’aimait pas beaucoup l’idée. Après tout le temps qu’il venait de passer et tous les efforts qu’il avait mis, sans compter surtout sa curiosité et sa sincère envie de séduire pour le seul amusement de le faire, alors qu’il n’est ni question d’argent ni de performance, tout miser sur un choix ne lui plaisait guère.
___Il évoqua ensuite l’idée d’une force supérieure, et ces propos trouvent inévitablement écho en Océan. Alors était-ce cela ? Le karma venait donc se mêler à cette soirée ? Le jeune homme pensait pourtant avoir fait les bons choix ce soir, et avoir attiré la chance de son côté. Il n’avait pas risqué de briser des cœurs, il n’avait jeté personne à la mer alors que la personne en question portait une robe blanche qui cachait la honte d’un cœur qu’elle rejetait, il n’avait même pas ne serait-ce qu’évoqué la moindre notion d’argent ce soir alors que cet événement se devait de rester dans la gratuité. Et le karma le lui rendait en lui offrant un pile ou face ?
___A son tour, Océan se pencha sur la table, vers Elie.
    « Il suffisait de le dire, que tu as soudain pris peur et que tu préfères te défiler. Je ne vais pas te poursuivre. »

___Sur ces mots, il croqua dans ce qu’il restait de la sucette qu’il avait toujours en bouche pour en arracher le chocolat restant, avant de poser le bâton sur la table.
    « Et je n’ai pas non plus la moindre envie de t’emmener où que ce soit simplement parce que tu as misé dessus. »

___Il n’était pas du genre à forcer la main à quelqu’un, fût-ce été de la faute de cette même personne ou non. C’était bien trop mauvais pour le karma. De toute façon, ce n’était pas comme s’il comptait entrer dans son jeu.
___Cependant, les dernières phrase d’Elie résonnent en Océan. Lui aussi croit que les choses arrivent telles qu’elles doivent arriver parce que le karma en décide ainsi. Donc quelle que soit le résultat, c’était qu’il devait en être ainsi ; qu’avait-il donc à perdre ? A part le temps investi, mais il savait qu’il l’investissait pour le jeu plus que pour réellement tomber sur quelqu’un. Il ne pensait d’ailleurs pas que cela tournerait ainsi aussi vite. Au final, même si c’était maintenant fini, il pouvait toujours repartir dans le speed-dating pour trouver quelqu’un d’autre. Même si après sa dernière expérience, il n’était pas certain d’en avoir envie ; qui sait quel autre fantôme de son passé pouvait faire irruption ? Et surtout, cela lui semblerait sans doute bien terne après le petit jeu étrange et aguichant d’Elie.
___Mais le jeu était le jeu.
    « Gauche. Mais quel dommage ce serait que tu n’aies comme par hasard qu’une sucette en poche à cet endroit. »

___Car la seule explication pour lui de cette prise de risque, c’était une tentative de fuite de la part de son vis-à-vis. Et de par son ton et son regard, il le lui fit bien comprendre.
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Karl A. Mhel

Karl A. Mhel
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Lun 25 Fév - 23:13
Décidément, tu passes une bonne soirée. Certes, il y a eu quelques petites choses qui sont arrivées et qui ne t'ont pas plu, mais dans l'ensemble ça reste une bonne soirée. Il faut avouer que ce mec est délicieux. Tu le tournes totalement en bourrique et pourtant il continue. Les dragueurs que tu as connus aurait lâché l'affaire depuis longtemps. Quand eux recherche des coups d'un soir, toi tu cherches en premier à t'amuser, puis à avoir un coup d'un soir. Du coup, si tu leurs fait comprendre que toi aussi tu as envie de finir dans une chambre, le jeu va rapidement s'écourter et adieu le fun. Le problème, c'est que si tu t'amuses en racontant tout et n'importe quoi et en ignorant les signaux de drague, alors ces types laissent tomber. C'est toujours compliqué de jouer avec ce genre de gars ; voilà pourquoi c'est tellement plaisant d'être avec Océan. Tu n'as pas l'habitude de ce genre de jeux, alors le plaisir est d'autant plus grand. Tu sens qu'à un moment tu risques d'éclater de rire, juste pour soulager toute ta jubilation que tu retiens au fond de toi. Tu passeras peut-être pour un cinglé, mais il faut bien avouer que pour jouer comme tu le fais, il faut être un peu bizarre.

Tu ne réagis pas spécialement aux commentaires ou aux petites piques d'Océan. Tu gardes un sourire imperturbable. Tout cela t'importe peu. Ce ne sont que des réactions à ce que tu as dit, s'y attarder ne serait qu'une perte de temps, en plus de ralentir inutilement les choses. Il y a tellement mieux à faire.

Pendant que tu énonces les règles de ton petit jeu, tu ne manques pas une miette des réactions d'Océan. Visiblement, l'idée ne semble pas le ravir. Il ne doit vraiment pas avoir l'âme d'un joueur, dans ce cas. En même temps, c'est sûr que l'idée que tout se termine sur un simple caprice du hasard ne doit pas enchanter beaucoup de monde. Pas toi en revanche. Tu sais que tu ne seras jamais véritablement perdant, pas à un de tes propres jeux.

Tu ne retiens pas ton sourire de s'élargir un peu quand Océan te dit que tu souhaites te défiler. C'est une façon amusante de voir les choses. Tu n'aurais pas cru qu'on pourrait croire que ton jeu passerait pour une tentative de fuir. À moins que ce ne soit que de la provocation. Tu miserais sur la provoque, parce qu'il vient en plus de finir ta sucette, le salaud. Et il rajoute qu'il n'a pas envie de t'emmener ailleurs, bien évidemment. Menteur.

Après qu'il ait fait son choix, tu souris encore plus. Tu lèves ensuite ta main droite, puisqu'il doit parler de sa propre gauche, et la diriges doucement vers ta poche. Seulement, tu t'interromps juste au-dessus, et tu prends un air perplexe.

- Ah mais attend, tu as dit gauche et je vais à droite. Désolé. Ah, mais non, tu as dû parler de ta gauche, donc de ma droite. Encore désolé. À moins que tu parlais en fait de ma gauche à moi…

Pendant que tu faisais l'imbécile, tu faisais suivre à tes mains tes changements d'avis. Un coup tu relèves la main droite, puis c'est la main gauche, puis à nouveau la droite. C'est très drôle et ça fait durer le suspense. Finalement, tu plonges ta main dans la poche qu'il avait choisie, ta poche droite. Tu fouilles un peu en prenant bien tout ton temps, et tu ressors son contenu. Tu n'as pas besoin de regarder ce que tu tiens car tu le sais déjà. Il faut dire que la forme d'une sucette est bien différente de celle d'une clé alors c'est facile de les différencier au toucher. Du coup, ton attention est fixée sur Océan, juste pour voir sa réaction quand tu sors la clé de ta poche.

- Apparemment, l'univers a envie que je continue cette soirée en ta compagnie.

Tout sourire et tout content, tu ranges la clé dans ta poche et prends la sucette qui est dans l'autre. Celle-là, tu comptes bien la finir et ne pas te la faire voler.

- Donc, tu décides de faire quoi ? Parce que moi j'ai eu la réponse de l'univers, et elle me va totalement, mais, je te cite, tu n'avais pas la moindre envie de m'emmener où que ce soit. J'avoue que je suis un peu perdu et je te trouve un peu ambiguë. Ce serait gentil de clarifier un peu les choses, non ?

Et pour bien enfoncer le clou, tu as bien sûr dit tout ça de la façon la plus angélique possible. Comme si c'était lui qui était ambiguë et comme si c'était lui qui devait clarifier les choses. L'hôpital qui se fout de la charité et tout le tralala. C'est vraiment drôle.

Tu fais un peu rouler ta sucette dans ta bouche pour en savourer pleinement le goût. Heureusement qu'Océan n'est pas tombé dessus, autrement tu lui aurais donné en guise de lot de consolation. Enfin, il te serait toujours resté celle dans ton autre poche. Parce qu'après tout, tu avais une sucette dans chaque poche depuis le début, de même qu'une clé, bien évidemment. Droite ou gauche n'avait aucune importance, puisque le contenue de tes poches était identique et que c'était toi qui décidais de que tu allais en sortir. Tu es un menteur, il ne fallait pas s'attendre à un jeu honnête. En plus, tu n'allais certainement pas risquer de perdre simplement sur un coup du hasard. Ce serait terriblement frustrant. Tu as beau aimé les risques, tu détestes l'idiotie.

Ce qui est drôle, c'est que tu lui as montré la clé qui était dans la poche qu'il a choisie et que tu as pris une sucette dans l'autre poche, donc il y a très peu de risques qu'il se dise que le jeu était truqué. En plus, s'il est croyant, il risque même de penser qu'une force supérieure veut que vous passiez la soirée ensemble. Ça, ce serait la cerise sur le gâteau.

Tu ne retiens pas le sourire que tu offres volontiers à Océan. Il n'est pas du tout simulé, c'est un sourire absolument sincère de joie et de gratitude. Tu ne peux pas t'en empêcher, tellement tu t'amuses grâce à lui. Ce sourire, c'est comme un petit cadeau que tu lui fais pour le remercier de te faire passer une si agréable soirée.




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C-GEAR
Mar 26 Fév - 8:53
___Le sous-entendu qu’il ne serait qu’un lâche le fit donc sourire. Bien. Un nouvel élément qu’Océan avait du mal à analyser. Pour lui qui n’était pas quelqu’un qui cherchait à comprendre les autres, cet homme était peut-être le pire des mystères. Il ne pouvait comprendre que ce qu’il aurait lui-même fait, et si quelqu’un avait fait la remarque qu’il venait de faire, il aurait nié, ou approuvé. Mais il n’aurait sûrement pas souri comme si cela était le moment le plus amusant de sa journée. Le jeune homme prit une nouvelle gorgée de vin. Il fallait bien cela pour affronter le paradoxe humain qu’il avait devant lui. Si ce dernier n’avait pas eu joli minois, peut-être même serait-il déjà parti. Seulement, entre le jeu et le plaisir des yeux, cela en valait encore la peine. Pour le moment.
___Les sourcils d’Océan se haussèrent un peu plus à chaque fois qu’Elie fit mine de changer de main, faussement confus. Un instant, une pensée complètement différente traversa l’étudiant ; il était si bon à son petit manège qu’il pourrait monter un spectacle. C’était cela, voilà ce que cela rappelait à Océan. Les mauvais spectacles de clowns qui se produisaient parfois au cabaret pour occuper la salle pendant l’attente des véritables artistes. Finalement, comme peu intéressé par le résultat final de cette comédie, il prit de nouvelles gorgées de son vin.
___Jusqu’à ce qu’une clé vint briller sous ses yeux, au creux de la main d’Elie. Au final, il n’était même pas sûr de la poche qu’avait choisi son vis-à-vis tant il s’était fait détaché, mais en tout cas, le résultat était parlant. Et surtout, pour Océan, truqué. Il était évident que le garçon comptait faire cela. Avec son jeu de l’imbécile qui ne savait pas comment interpréter, il avait pu choisir la poche avec facilité. Rien de compliqué dans cela de brandir une clé plutôt qu’une sucette.
    « Rappelle-moi quel âge tu as ? »

___Ce fut la première chose qu’il demanda après les questions de l’autre, qui insistait pour évoquer l’univers instigateur de ce heureux hasard. Le ton n’était pas particulièrement désagréable, mais il n’était pas joueur non plus. Il était sérieux, sincère et détâché, comme si Océan doutait sérieusement de l’âge d’Elie. Ce qui n’était pas le cas, évidemment, car un gamin tel qu’il prétendait être par ses actions ne saurait être si retors. Sans compter qu’il n’avait nullement l’air d’un adolescent, même lorsqu’il s’en donnait presque les apparences.
___Un instant, Océan faillit se pencher par-dessus la table pour venir poser lui-même ses mains contre les poches d’Elie, pour mettre à jour ce qui ne pouvait être qu’une mascarade. Il croyait si fort au karma que c’était la seule entrave qu’il ne se risquait jamais à ignorer, il n’était ni crédule ni stupide. Seulement, il réalisa la seconde d’après que peu lui importait de montrer à l’autre qu’il était découvert. A quoi cela les avancerait-il ? Il l’avait déjà mis une fois face au fait qu’il n’était pas dupe, cela n’avait rien changé. Au contraire, le faire pouvait simplement éteindre le jeu, et ce faisant, la flamme de provocation alimentée par les faux-semblants qui brûlait entre eux depuis le début. Alors Océan se ravisa. A la place, il se pencha tout de même brusquement par-dessus la table, son verre posé sur le côté de sorte à ne pas le gêner. Pour la seconde fois de la soirée, il prit le menton d’Elie entre ses doigts, mais cette fois, ce fut léger, nullement pour prétendre effacer une quelconque trace de chocolat. Il poursuivit son chemin pour se pencher jusqu’à ce que très peu de distance restât entre ses lèvres et celles du garçon aux cheveux blancs, entre lesquelles se trouvait un nouveau bâton de sucette. Se mettant dans l’angle de celui-ci pour qu’il ne le dérange pas, Océan s’avança encore, juste assez pour qu’il manque de frôler les lèvres d’Elie, avant de soudainement se retirer et se laissa retomber sur sa chaise. Il poussa un soupir dépité, puis s’assit un peu plus confortablement, malgré le frisson de froid qui lui parcourut le dos, avant de finalement prendre la parole. Accuser l’autre d’ambiguïté ne le mènerait nulle part, et il le savait. Mais il avait une autre carte dans sa manche.
    « Oui, je l’ai dit. Je ne suis pas quelqu’un qui aime corrompre les innocentes personnes. C’est une vertu que trop peu de gens possèdent de nos jours. Je suis le premier à ne pas pouvoir me venter de l’avoir. »

___Il fit mine de secouer la tête d’un air déçu mais vaincu.
    « Je ne peux pas faire quoi que ce soit, que l’univers l’ait décidé ou non, ce serait bien mauvais pour moi d’en tirer profit avec quelqu’un de si candide. »

___Evidemment, il n’en pensait pas un mot. A part évidemment le fait qu’il ne pourrait tâcher la candeur de quelqu’un. C’était là la stricte vérité. Un risque bien trop grand pour son karma, qu’il s’était toujours gardé de prendre. Les rares fois où cela avait pu arriver, c’était quand il n’en savait rien, car en face, la personne avait joué la carte de la maturité. Cela lui retirait donc toute responsabilité. Puisant son mensonge dans ses convictions profondes, il y insuffla une sincérité qui l’aurait presque étonné lui-même. S’il ne savait pas déjà que lui aussi pouvait très bien jouer à ce petit jeu.
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Karl A. Mhel

Karl A. Mhel
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Mer 27 Fév - 2:33
Tiens, on dirait que tu as un petit trou de mémoire. C'est embêtant ça, surtout parce que le mec en face semble sérieusement te redemander ton âge. Sûrement à cause des sucettes, mais c'est quoi le problème de tout le monde avec les sucettes ?! Depuis quand un adulte n'a pas le droit de manger des sucettes sans que ça le fasse passer pour un gamin ?! Et après, hein ? Un gosse de dix ans boit une bière et il sera assez vieux pour bosser à MacDo ? Que dalle, donc stop, un adulte a le droit de mettre ce qu'il veut dans sa bouche. Ok, formulé comme ça les gens ne penseront pas forcément que tu parles de sucette, mais c'est tout aussi vrai.

Quoi qu'il en soit ça ne change rien au problème que tu as maintenant. Tu n'arrives pas à te rappeler de l'âge que tu as donné. Tu te rappelles du nom, du métier mais tu n'arrives pas à être sûr pour l'âge. Tu ne sais plus exactement si tu as dit vingt-deux ou bien vingt-trois. Tu peux risquer un chiffre au hasard, ou bien tu pourrais aussi carrément demander à Océan ce que tu avais dit en début de soirée. Non, tu ne peux pas faire ça. N'empêche que ça serait assez drôle, tu dois le reconnaitre. Non, tu ne vas pas le faire. C'est idiot de ruiner toi-même ton mensonge avant l'heure, surtout si ça va détruire toutes tes chances. Tu vas miser sur l'âge le plus jeune. Si ce n'est pas ça, tu pourras toujours t'arranger avec une histoire d'anniversaire et comme quoi tu n'y es pas encore habitué. Ça devrait passer.

- Mon âge ? J'ai vingt-deux ans. Je ne l'avais pas dit ?

Avec une petite pointe d'ingénue, ça devrait passer comme sur des roulettes. Le seul ennui, c'est que ton petit truc n'a pas eu l'effet escompté. Tu ne sais pas lire dans les pensées, mais ce n'est pas la première fois que tu fais ce genre de tour et la tête d'Océan ne fait pas partie de celles appartenant aux convaincus. Il n'a pas l'air dupe. Tu sais qu'il bosse dans un cabaret, peut-être donc qu'il a déjà côtoyé des prestidigitateurs et que donc il a déjà quelques connaissances sur les trucs derrières ton style de jeu. Bon, c'est vrai aussi que ton trucage ne demande pas d'avoir un cerveau hors-norme, mais la plupart des gens ne se méfieraient pas ou ne penserait pas que le jeu était truqué. Si Océan se mettait tout un coup à vouloir inspecter tes poches pour découvrir le subterfuge, tu ne serais pas étonné. En fait, tu le laisserais même faire sans broncher. Ça ne servirait à rien de nier, alors tu assumerais, disant que tu voulais vraiment continuer la soirée avec lui. En définitive, ça t'aurait même fait gagner quelques points.

Comme tu t'y attendais, il se lève brusquement. Seulement, surprise, il semble viser ta bouche avec sa main. Geste réflexe, tu serres les dents sur le bâton de ta sucette. Il ne te refera pas le coup une deuxième fois. Finalement, il vient simplement prendre ton menton une nouvelle fois. Encore une trace de chocolat imaginaire ? Non, il semble plutôt vouloir tenter un baiser. D'accord. Tu ne réagis absolument pas, tu restes avec un sourire que tu as figé, immobile et les yeux grands ouverts, tu regardes ce qu'il fait. Est-ce que tu te serais en fait trompé et ton jeu avec la clé l'a convaincue ? Ou bien c'est encore une provocation ? Tu attends de la savoir.

Pendant qu'il se rapproche bien près de toi, tu en profites pour respirer par le nez afin de voir comment il sent. Si une personne pue, il n'est jamais trop tôt pour le savoir. Et puis de toute façon, tu n'as pas vraiment mieux à faire. Mais ça va, il semble sentir bon. Ce n'est pas l'info la plus utile de l'univers, mais tu préfères ça à son contraire.

En définitive, son action était seulement de la provocation. En prime, il lâche un soupir tout ce qu'il y a de dépité. Toi aussi, tu as bien envie d'en pousser un. Il faut dire que tu es un peu déçu. Pas déçu qu'il ne t'ait pas embrassé, ou en fait si, t'es déçu qu'il ne t'ait pas embrassé. Mais pas parce que tu en avais envie. Uniquement parce qu'on dirait que c'est le seul genre de provocation qu'il peut faire. C'est donc tous ce qu'il peut faire ? Simulé des actes, sans la moindre trace de subtilité ? C'est tellement banal. Toi au moins, quand tu faisais ce genre de choses, c'était un peu plus subtil, et tu pouvais toujours sortir la carte de l'ingénue. Tandis que là, le doute n'est absolument pas permis. C'est clair, évident, sans la moindre équivoque. En bref, pas vraiment drôle. C'est dingue, ça. Ce mec t'amuse tellement sur certains plans, mais t'ennuie tout autant ou te frustre sur d'autres. Tu ne vois pas ça tous les jours.

Mais voilà que ton petit jeu se retourne contre toi. Parce que tu joues le jeu de l'ingénue, il s'en sert pour confirmer le fait qu'il n'envisage rien de plus excitant ce soir. Bien sûr, tu ne le crois pas une seconde. Tu le crois pour le fait qu'il n'a pas forcément envie de corrompre une personne innocente, mais il t'a donné la preuve plusieurs fois qu'il voyait très bien derrière ton jeu, et son comportement indique aussi qu'il a envie que la suite ne se passe pas autour d'une table. C'était clair comme de l'eau de roche, mais pourtant tu te retrouvais piégé. Sois tu abandonnes le masque, et donc le jeu, pour pouvoir continuer la soirée ailleurs, soit tu continus à jouer au petit innocent comme tu le fais, mais alors tu lui donnes le contrôle du jeu, puisqu'il n'aura qu'à rester droit dans son affirmation pour te bloquer. Tu as beau te creuser les méninges, tu n'arrives pas à trouver une autre solution ou une autre issu. Tu es à court de stratagème, il n'y a littéralement plus rien dans ta manche. Tu es coincé.

Et alors, sous le coup d'une prise de conscience soudaine, tu ne peux t'empêcher de ricaner. Tu mets bien sûr le poing devant ta bouche et tu baisses un peu la tête pour éviter de regarder Océan, qu'il ne s'imagine pas de fausse idée. Rapidement, ce ricanement s'amplifie à mesure que tu penches en avant. Tu te retrouves alors presque plier en deux, les yeux fermés à cause de ton hilarité et la bouche grande ouverte pour laisser sortir ton fou rire. Allons bon, voilà que tu te mettais à prendre ce jeu au sérieux. Tu étais réellement en train de te triturer les méninges pour trouver une solution pour réussir à te sortir de la situation dans laquelle tu étais fourré. Depuis quand exactement tu prends ces petits jeux au sérieux ? Parce que tu t'es laissé emporter, tu y as mis plus de sérieux que d'habitudes, mais ce n'est pas comme ça que tu es. Toi, tu n'es pas celui qui va draguer quelqu'un en lui servant un mensonge bien construit pour attendrir ou charmer afin de la mettre dans son lit et de disparaître grâce à ta fausse identité. Toi, t'es celui qui ment en prétextant être d'autres personnes banales, et qui réussi tout de même à emballer grâce à ton talent de dragueur. Tu as beau prévoir quelques ruses, ce ne sont que des plans de secours. Toi, tu te pointes à un speed dating pour enchaîner les rendez-vous de quelques minutes en inventant à chaque fois de toutes pièces des personnages totalement dans l'improvisation, juste pour le plaisir de faire croire que tu es quelqu'un d'autre. Le nombre de baffe que tu t'es pris parce que tes mensonges n'étaient pas parfait et le fait que tu t'en fiches est une preuve bien suffisante que tu ne prends pas tout cela au sérieux. Le jeu de ce soir ne fait pas exception.

Après avoir réussi à calmer ton rire, tu te redresses en essuyant au passage les quelques petites larmes qui sont venues poindre au coin de tes yeux. Tu reprends ton souffle en croisant tes bras contre toi à cause du froid, en prenant garde toutefois à garder ta sucette en l'air pour éviter de salir ton manteau. Heureusement que tu l'as prises un peu avant ton fou rire, autrement elle serait tombée par terre avec ta bouche grande ouverte.

- Désolé pour le fou rire, c'est juste que je viens de réaliser quelque chose sur moi de très drôle.

Là, c'est la pure réalité. Pour une fois, ce n'est pas un mensonge ou une phrase dite derrière un masque. Au moins, tu seras naturelle en disant ça. Tu remets la sucrerie dans ta bouche et prend aussi quelques gorgées de ton verre. Il a bien refroidi.

Tu sais que c'est à ton tour de jouer, Océan doit probablement attendre ta prochaine action. Tu te demandes ce qu'il pense que tu vas faire, ou même s'il se demande ce genre de chose. Même s'il n'a pas l'air très joueur, il a l'air de ne pas vouloir perdre ce bras de fer. Dans ce cas, tu vas faire ce que tu fais d'habitude. Quand un jeu coince ou deviens moins amusant, tu te contentes de battre à nouveau les cartes. Alors tu débranches ton cerveau et tu improvises.

Toi aussi, tu te lèves soudainement. Sauf que tu restes à ta place. Sans perdre trop de temps, tu entreprends d'enlever tes gants. La droite, puis la gauche et tu les ranges dans une poche. Ensuite, tu enlèves ton manteau. Avec le froid environnant et seulement un t-shirt, tu ne peux pas t'empêcher de frissonner un peu. Tu as fait ces actions le plus naturellement du monde, comme si tu n'avais pas un dragueur à deux pas de toi. Tu ne l'ignores pas, loin de là, mais simplement tu ne fais pas ses actions pour lui. De même, si tu essaies de rester classe en faisant tout cela, c'est uniquement pour toi, parce que c'est ce que tu es. Ton manteau dans les bras, tu te rassois et étend ton manteau sur toi comme une couverture, la partie interne du manteau toujours vers toi. Tu t'arranges pour coincer des pans du vêtement entre ta chaise et ton dos pour ne pas faire passer le froid, et tu croises les jambes. C'est seulement là que tu regardes à nouveau Océan.

- Désolé, c'est peut-être un peu ridicule mais j'avais vraiment froid. Il faut dire que je ne me suis pas vraiment couvert, je n'ai pas été très clairvoyant.

Tu ne reprends pas un rôle d'ingénue en disant ça. C'est vrai que c'est amusant ce petit manège, mais à la ronde c'est surtout redondant et assez prévisible. Là, tu te contentes d'improviser et ce qui est venu, c'est un masque que tu qualifierais simplement d'amical. Tu adoptes le genre d'attitude qu'aurait quelqu'un en compagnie d'un bon ami. Un sourire et un ton gentil, poli, amical, sans le moindre sous-entendu. Au fond, c'est un peu ce que tu ressens en ce moment qui a inspiré cette improvisation. Le bonheur d'avoir ri un bon coup et le plaisir de se réchauffer un peu quand on a froid, font que tu es simplement serein et de bonne humeur.

- Je suis curieux, tu possèdes quel genre de pokémon ? Et tu comptes te spécialiser dans un type en particulier ou bien tu vas développer une équipe hétéroclite plus polyvalente ?

Une question comme ça qui est passé par ta tête. Tu n'as pas réfléchi, et c'est ce qu'il faut faire. Aussi par curiosité, tu regardes les tables de speed dating autour de toi. Tu es curieux de savoir s'il reste encore beaucoup de participant ou bien si au contraire ils sont partis en duo faire tu ne sais quoi. En passant un bras dans la manche de ton manteau, tu sors de ta poche ton téléphone pour regarder l'heure. Tu sais que les tours ne doivent pas faire plus d'une dizaine de minute, donc tu dois être presque à la fin du troisième tour. Tu regardes à nouveau les tables. Tu ne t'embêtes pas à trop réfléchir sur ce que tu vois, tu gardes l'esprit léger. C'est juste pour passer le temps.




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C-GEAR
Ven 1 Mar - 12:52
___Vingt-deux ans. Si ce n’était censé n’être qu’une sorte de blague, bien que dite avec sérieux, la réponse qu’offre Elie à Océan fait réagir ce dernier. Il fronça légèrement les sourcils, surpris et intrigué. Il lui avait dit avoir le même âge à peine plus tôt. Le détail ne l’aurait pas fait tiquer s’il n’avait pas une référence précise, mais savoir que quelqu’un est du même âge est plutôt un détail facile à retenir. Pourquoi venait-il de lui dire autre chose ? Océan fixa un instant ses doigts posés sur le contour de son verre à vin.
    « Je croyais, commença-t-il en observant son verre avant de finalement relever les yeux vers Elie, que tu avais le même âge que moi ? »

___Quand bien même le détail ne fut guère important, quelque chose l’intriguait. Il passa cependant très vite à autre chose lorsqu’il décida de faire mine d’enfin agir, quitte à être le premier à ranger les armes, avant de se raviser. Satisfait de son tour, qui lui correspondait bien, il se rassit. Ses mains jouèrent un instant avec son portable, juste assez pour remarquer une notification. Soit il s’agissait quelqu’un sans importance, soit d’Ambre, de Luna ou de Savannah. Qui que cela fut, il se voyait mal se mettre à envoyer des messages en plein milieu d’une conversation, bien que la tentation pour agacer son vis-à-vis se fit grande, il ne voulait pas trop pousser, au risque de réduire tous ses efforts à néant. Délaissant son portable, il prit une nouvelle gorgée de vin tandis que, soudain, Elie se mit à rire, de plus en plus, jusqu’à en être plié en deux. Océan, perplexe, le dévisagea avec insistance. Ses sourcils se haussèrent, ses yeux se plissèrent, et il croisa finalement les bras tout en attendant que cette crise passe à son vis-à-vis.
___Alors que ce dernier se calmait peu à peu, Océan songea à tout laisser tomber et de repartir dans le speed-dating. Aussi divertissant et stimulant que soit cette rencontre, il ne savait pas encore combien de temps il pourrait continuer ainsi. Seulement, l’idée d’en rester là s’éteignit bien vite. Quelque chose en lui devenait de plus en plus affamée à cause de ce jeu de dupe. Un sentiment qu’il ne connaissait que trop rarement aujourd’hui, effacé par la routine et l’habitude. Ce n’était sûrement pas au Val qu’il trouverait quelqu’un pour lui donner cette excitation. Alors, sans regret, il décida qu’affronter l’étrangeté d’Elie en valait la peine.
___Il expliqua finalement la raison de son fou rire, raison qui n’avança absolument pas Océan. Que voulait-il dire par réaliser quelque chose sur lui de très drôle ? Que venait-il bien de se passer ? Un sourcil toujours haussé de circonspection, Océan dévisagea le garçon aux cheveux blancs. Ce dernier agit d’ailleurs à nouveau comme si de rien n’était, savourant sucette et boisson d’un air tranquille.
___Sans prévenir, Elie se leva brusquement et enleva soudain ses gants et sa veste. C’était si soudain et inattendu qu’Océn se demanda sérieusement si son vis-à-vis n’était pas possédé par un quelconque esprit ou quelque chose du même acabit. Mais non, l’autre ne tarda à pas à se rassoir et expliquer que le froid était à l’origine de son comportement inattendu. Océan hocha la tête.
    « Non, effectivement. C’est bien pour ça que je t’avais proposé ma couverture. »

___Ce fameux geste qu’il avait eu ce qui n’était que quelques dizaines de minutes plus tôt mais qui semblait remonter à des jours entiers. Tout était parti de là après tout, non ? Ce jeu de dupe, ces mensonges auxquels aucun ne croyait mais que tous deux suivaient comme un orchestre suivrait son chef pour donner vie à une partition de la meilleure manière possible. Tout avait commencé après l’offre d’Océan de partager sa couverture.
___D’ailleurs, Elie semblait avoir abandonné les faux-semblant, étonnamment. Sa voix était normale et posée, sans les accents de cette hypocrite et fausse innocence qui lui donnait jusqu’à présent. Etait-ce cela qu’il avait compris sur lui ? Que son mensonge était inutile, futile, démasqué ? Peut-être bien. Il sembla soudain prendre la véritable apparence d’un homme de vingt-deux –ou vingt-trois ?– ans. Il se montrait soudain avenant, tranquille. Comme si tout ce jeu n’avait jamais existé. Océan, sans délicatesse, secoua la tête d’un air perplexe.
    « Tu es vraiment difficile à suivre. »

___Mais c’est plaisant. D’un coup d’œil sur le côté, Océan repéra une couverture délaissée sur une chaise non loin, tandis que son vis-à-vis reprenait la parole en évoquant soudain les pokémons. Celui aux cheveux de jais ne s’y attendait pas. Le sujet avait été effleuré, à peine, un peu plus tôt, mais ils ne s’y étaient pas attardés. Et voilà qu’il remettait cela sur le tapis. N’avait-il pas sous-entendu qu’il resterait un dresseur médiocre ? Si Océan n’avait nullement été affecté par la remarque, il se demandait ce qu’Elie attendait maintenant de lui. Faisait-il cela uniquement pour lui lancer une nouvelle pique ? Son ton ne semblait pas indiquer cela, mais si Océan avait bien compris quelque chose, c’était qu’il ne pouvait pas se fier à la façon de parler de son partenaire. Cependant, il répondit, animé d’instinct.
    « Je ne sais pas encore pour mon équipe, je début tout juste et je ne me suis pas encore penché sur la question. »

___En même temps, il avait décidé de devenir dresseur du jour au lendemain peu avant, sans la moindre connaissance dans le sujet, comme chaque chose par lesquelles il n’était pas concerné. Ce manque d’information lui faisait clairement défaut pour tenir une conversation intéressante sur le sujet. Il ne pouvait donc que répondre à la première partie de la question, ce qui lui tira une sorte de grimace. Songer à ses pokémons n’était guère quelque chose de satisfaisant pour le moment.
    « Je n’ai qu’un Brindibou, qui m’a été donné comme premier pokémon… »

___Et qui passe plus de temps à faire la poussière de son appartement en roulant partout et à piailler qu’autre chose.
    « … J’ai aussi un Dédenne qui s’est retrouvé dans mes pieds. Mais je compte trouver d’autres pokémons bientôt. »

___Il trouverait bien quoi faire de Karmà, quant à Nezumi… Mieux valait ne pas y penser. Le Dédenne était une catastrophe qui lui était tombé dessus alors qu’il pensait que Karmà était le pire qui pouvait lui arriver.
___Subitement, alors qu’Elie regardait les autres tables, Océan se leva à nouveau, cette fois sans un regard ni un mouvement pour l’autre, et alla vers l’une des tables proches inoccupées. En saisissant la couverture abandonnée sur l’une de ses chaises, il retourna vers sa propre table. Ce ne fut pas sa place vers laquelle il se dirigea mais celle où était assis Elie. Délicatement, avec finesse et simplicité, il posa la couverture sur Elie. Cependant, sa main entre la couverture et les épaules du jeune homme, Océan laissa ses doigts glisser contre ces dernières avec lenteur mais sans insistance, les remontant jusqu’à son cou, dérivant jusqu’à sa nuque avant d’enfin se détacher de lui pour revenir s’asseoir. Il était là dans un rôle qu’il ne connaissait que trop bien. Car c’était le sien. Tourner autour de sa cible était quelque chose qu’il aimait faire, mais il fallait finir par s’avancer vers elle, car à prendre trop plaisir à jouer, elle finir ait peut-être par fuir avant qu’il ne se décidât. Sans compter que les soudains changements d’humeur et de comportement du jeune homme étaient trop imprévisibles pour trop jouer avec. Sa soudaine amicalité était source de méfiance pour Océan. Avait-il si bien marché dans le jeu que l’autre l’avait cru ?
___Il retourna se rassoir avec grâce, croisant les jambes, prenant l’une des dernières gorgées de son vin. Il regarda ensuite Elie avec insistance, avant de finalement lâcher, la voix nonchalante mais l’air sérieux :
    « Tu m’as demandé ce que je décidais de faire, mais toi, que veux-tu faire au juste ? Parler de pokémons le reste de la soirée ? Je pense que si c’est ça, avec mon manque de connaissance sur le sujet, la fin de cette rencontre risque de vite arriver. »

___L’honnêteté, tout simplement. Il ne savait pas trop, maintenant qu’il paraissait enfin normal, si son partenaire arrêtait enfin les faux-semblants ou non, mais rien ne lui coûtait d’essayer. Et lorsqu’Océan voulait demander quelque chose, il ne cherchait pas les détours et les sous-entendus. Sauf quand cela faisait partie du jeu bien sûr, mais ce jeu, il était temps de le mener à quelque chose.
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Karl A. Mhel

Karl A. Mhel
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Sam 2 Mar - 2:50
Eh bien, on dirait qu'en définitive tu n'as pas dit le bon âge. Voilà qui est fâcheux. Maintenant que tu t'es trompé, tu te rappelles qu'effectivement tu as dit avoir le même âge que lui, donc vingt-trois ans. Zut et flûte. Tu souris un peu face à tes pensées. C'est en effet une erreur bête, mais tu t'en fiches éperdument. Peut-être que c'est grâce à l'alcool mêlé à ta crise de rire, mais le masque que tu portes en ce moment semble être quelque chose de bien léger et détente. Pour l'heure, tu te sens comme le spectateur de ta propre improvisation et tu te demandes ce qui va arriver ensuite.

- Désolé, j'ai sans doute menti. Si tu regardes sur ma carte d'identité, tu verras qu'il y a marqué vingt-deux ans. Au moins, je ne suis pas mineur.

C'est drôle, on dirait que tu as adopté le rôle de quelqu'un qui se montre bien franc. Mentir en disant la vérité est toujours très amusant, alors sans doute que tu vas te laisser balloter par cette franchise. Après ton petit jeu des faux-semblants, se montrer un peu trop sincère risque de rendre les choses un peu plus intéressantes. Tu aimerais pouvoir être dans la tête d'Océan, juste pour voir si tu as réussi à y mettre un peu le bazar. Il t'arrive parfois de souhaiter être une personne lambda et d'être face à toi, juste pour voir l'effet que tu fais. C'est peut-être un peu arrogant mais ça serait quelque chose d'amusant.

Ça te fait rire quand Océan te dit que tu es quelqu'un de difficile à suivre. Tu ris doucement, sincèrement et gaiement. C'est vrai que c'est drôle de te dire ça, comme s'il y avait la moindre logique derrière ton comportement. L'improvisation est ton maître-mot, c'est donc normal que ce soit difficile à suivre. Il faudrait qu'Océan fasse comme toi, c'est-à-dire ne pas se prendre la tête.

- Merci du compliment.

Tu souris également avec gratitude, comme si on venait de te flatter. C'est d'ailleurs le cas, tu le prends véritablement comme un compliment. Tu te réjouis de ne pas être terriblement ennuyeux au point que n'importe qui arrive à te suivre. Sûrement encore un autre signe de ton arrogance, mais ce n'est pas vraiment de l'arrogance si c'est la vérité. Ok, ce genre de phrase peut aussi paraitre arrogant, mais il n'empêche que c'est vrai. Tu ne te surestimes pas, mais tu ne te rabaisses pas non plus. T'es quelqu'un de réaliste.

La réponse du jeune homme à propos de son équipe pokémon vient encore te titiller. Il n'a pas la moindre idée de ce que va ressembler son équipe, sous prétexte qu'il vient de commencer, mais à moins que ce fût il y a deux semaines, son excuse n'est pas valable pour toi. C'est juste de la légèreté et un manque de sérieux. Mais bon, tu ne vas pas faire le vieux rabat-joie. Tu vas plutôt porter ton attention sur les pokémons inconnus qu'il a mentionnés. Avec ton téléphone, tu fais une recherche sommaire sur ces deux pokémons, juste histoire de voir à quoi ils ressemblent et leur type. Puis tu ranges ton téléphone et sort de ton autre poche ton petit carnet. Tu le feuillettes jusqu'à tomber sur la table des types que tu as recopiée plus d'une fois pour te la rentrer dans le crâne.

- Un pokémon plante, vol et un autre qui est électrique, fée. Ce Brindibou possède des faiblesses embêtantes, comme celle contre les types feu, vol et roche, sans parler de cette double faiblesses glace, alors que ses résistances ne sont pas vraiment nombreuses ni très intéressantes. Par contre, ce Dedenne a peu de faiblesses sur des types pas si fréquent que ça et possède des résistances assez appréciables. Je pense qu'il y a mieux, mais il y a aussi sans doute pire.

Tu ranges maintenant ton carnet après ce petit exposé. Tu n'as pas pu t'empêcher de profiter de l'occasion pour éprouver tes connaissances et donner quelques conseils à ce mec qui débuterait tout juste. Même si tu es loin d'être vraiment qualifié en la matière, ça ne mange pas de pain de balancer deux trois trucs. On ne sait jamais ce qui peut servir.

Pendant que tu regardais les autres tables, la levée de monsieur je-n'arrive-pas-à-rester-assis attire ton attention. Quoi encore ? Une autre approche ? Après la caresse de lèvre et le presque-baiser, qu'est-ce qu'il peut faire de plus ? S'asseoir sur tes genoux ? Visiblement quelque chose d'autre tu le vois en train de s'éloigner de votre table. Son verre de vin n'est pas encore vide et est encore sur la table, donc il ne devrait pas être en train de te faire faux bond. En fait, il semble plutôt être en train de te ramener une couverture. Ça, c'est vraiment une agréable surprise. En plus de te la mettre dessus pour te réchauffer, il y a aussi la petite caresse qu'il se permet au passage. Ce n'est pas vraiment l'acte le plus original du monde, mais c'est de loin l'approche la plus intéressante de la soirée. C'est assez agréable.

- Merci, c'est vraiment gentil de ta part.

Tu lui souris encore une fois. Tu continus jusqu'à ce qu'il ait fini de parler, en te demandant ce que tu veux faire. Là, tu prends un air gentiment perplexe, presque pas feint. Tu prends également la clé qui se trouve dans ta poche droite.

- Je ne comprends pas ce que tu veux dire. Quand tu as tiré cette clé, je t'ai dit que je te laissais décider de la suite de la soirée, mais tu m'as répondu ne vouloir m'emmener nulle part, alors j'ai pensé que tu voulais continuer à discuter, mais tu n'as pas l'air de vouloir ça non plus. Peut-être que je comprends mal les choses, mais j'ai l'impression que tu n'arrêtes pas de te contredire. Moi je sais ce que je veux, mais est-ce que c'est le cas pour toi ?

Tu poses ensuite la clé devant toi, sur la table. Également, tu croques ta sucette pour la finir et pose le bâton sur la table, à coté de la clé. Ce que tu viens de dire était vrai, même si ça ne l'était pas entièrement. Tu viens d'énoncer que des faits, purement vrai, mais totalement épurés du petit jeu qui a conduit à ces paroles. Ce jeu de la franchise peut être un peu vicieux, cependant, il reste assez drôle pour pimenter cette partie de la soirée.

Une idée amusante vient poindre le bout de son nez et tu penses que tu vas la mener à bien. Afin de combler rapidement le vide dans ton existence, tu as dû te montrer très bon dans l'art de reproduire ce que tu vois. Du coup, avec l'image d'Océan en tête, tu te lèves brusquement, c'est décidément une habitude entre vous deux, et approche ta main jusqu'à saisir doucement son menton. Puis, lentement avec ton pouce, tu passes d'un bout à l'autre de ses lèvres en disant dans un sourire amical qu'il lui restait un peu de vin. Tu reprends ensuite ta place en remettant sur toi la couverture qui était tombée. Puis, l'air un peu désabusé et avec le regard qui n'est focalisé sur rien de précis, tu nettoies le bout de ton pouce avec ta langue. Tu portes que du blanc alors une tâche de vin serait vraiment le drame.

- Comme je le pensais, ce genre de provocation est vraiment insipide et banale. Mais je dois bien avouer que c'était drôle de t'imiter.

Tes yeux sont revenus sur Océan en disant la dernière partie de ta phrase, avec toujours le même sourire gentil. Tu n'as pas vraiment réfléchi aux tenants et aux aboutissants de ce que tu viens de faire, et tu t'en fiches. Tu as le cerveau débranché et tu ne comptes pas encore le remettre en service. Ce n'est pas le moment de se prendre la tête pour rien.

- Alors, qu'est-ce que tu décides ?




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C-GEAR
Lun 4 Mar - 8:34
___Ce fut avec un sourire, comme si cela l’amusait profondément, qu’Elie expliqua qu’il devait avoir menti sur son âge. Un aveu fait dans une telle simplicité surprit Océan, mais ce n’était pas comme si c’était la première fois que l’autre le surprenait ou le laissait déconcerté. Il décida de se laisser faire par ce courant mené par Elie. En faire autrement finirait par le fatiguer, et s’il était fatigué il prendrait ses affaires et partirait après un dernier soupir. Cela aurait été bien dommage. Aussi, après avoir laissé échapper un léger rire, il hocha la tête.
    « Tant que tu n’es pas mineur. »

___Car cela aurait véritablement été un problème pour Océan. S’il avait des soucis pour avoir fait quoi que ce soit avec quelqu’un alors qu’il en était défendu par la loi, qui sait ce que son avenir dans le cabaret pouvait donner. Perdre son travail par la faute d’un menteur aurait été bien contrariant. C’était bien l’une des seules choses qu’il n’avait aucune envie de risquer.
___Il désigna ensuite la remarque d’Océan comme un compliment, et cela lui tira un rire à lui aussi. Un rire étouffé et presque sarcastique, mais sincèrement amusé. Nul doute qu’il serait déjà loin si Elie ne se trouvait pas être un tel divertissement. En revanche, lorsqu’il commença à utiliser son portable et son carnet après qu’Océan lui ait parlé de ses pokémons, ce dernier perdit peu à peu son sourire. Aussi intéressé qu’il fut par le dressage maintenant qu’il avait décidé de s’y lancer, il n’avait nul envie d’assister à un cours sur la stratégie pokémons ce soir. S’il avait voulu de cela, il serait allé dans un des cours de sa fac, ou encore à une école pokémon. Pas à un speed-dating. L’ombre de l’ennui se dessina au-dessus d’Océan lorsqu’Elie lui exposa le résultat de ses recherches, et il raffermit la prise sur sa veste. Il allait se lever pour partir au moment où il range enfin son maudit carnet. Peu importait à Océan de savoir si ce Brindibou à poussière et ce Dédenne capricieux étaient bons ou non, il ne comptait pas spécialement les garder. Seulement, il se garda d’offrir cette information à son vis-à-vis. Son intérêt pour ce dernier venait déjà d’en prendre un certain coup, ce serait le dernier que de prolonger sur le sujet. A la place, il hocha simplement la tête pour confirmer qu’il avait écouté, bien que cela ne fût qu’à moitié vrai, puis son attention fut enfin occupée par autre chose lorsqu’Elie commença à ôter sa veste.
___Au moins cette distraction ne tarda pas à balayer la déception qui commençait à se faire un chemin dans l’esprit d’Océan, et qui se retira au moment même où il se décida à aller saisir une couverture libre pour la poser avec une pointe de lasciveté sur les épaules d’Elie, qui sembla apprécier le geste, lui souriant et le remerciant. Celui aux cheveux de jais sentait son impatience grandir. Il était temps que ce jeu de la tentation s’arrête avant qu’il ne se lasse et perde l’intérêt qui avait été si habillement éveillé.
___La réponse d’Elie fut telle qu’il l’attendait ; il se montra interloqué, comme s’il ne comprenait pas où Océan voulait en venir. L’intéressé ne retint pas un sourire railleur. Bien sûr, c’était lui qui ne semblait pas savoir ce qu’il voulait. Alors que l’autre avait passé tout ce temps à jouer des rôles, à prétendre et à mentir. Alors c’était le moment des cartes sur table. Comme cette clé et ce bâton de sucette. Au final, tout ne se résumait qu’à ces deux objets là, n’est-ce pas ? Le résultat de ce jeu de dupe.
___Au moment où Océan relevait les yeux vers Elie, alors qu’il allait répondre, ce dernier se leva soudainement pour se pencher au-dessus de la table et de prétendre, tout comme Océan l’avait fait lui-même au début de la rencontre, qu’il avait une trace de sa boisson sur les lèvres. Le contact du doigt d’Elie contre ses lèvres tira un sourire amusé à Océan, et une légère flamme s’alluma dans ses yeux gris. Cette flamme ne fit que s’intensifier lorsqu’Elie critiqua ses tactiques de provocation. Océan passa sa langue entre ses lèvres, légèrement, sans même y penser, à la recherche du goût du vin. Il prit la dernière gorgée de sa boisson alors que celui aux cheveux blancs lui demanda ce qu’il voulait faire. Alors seulement il répondit à la première des questions du jeune homme.
    « Oh, je sais exactement ce que je veux, ne t’inquiète pas pour ça. »

___Il se leva, puisque rester assis ne servait visiblement pas à grand-chose entre eux, et posa les doigts autour de la clé. Cependant, il ne la garda pas en main, ne l’observa même pas ; il se contenta de la glisser dans la poche de sa veste qu’il tenait contre lui. Toutes ses affaires dans les bras, la clé en supplément, il vérifia qu’il avait bien toujours lui-même la clé que lui avait donné l’hôtel pour la chambre qu’il avait ici grâce à l’invitation. Il n’avait aucune idée de ce qu’était la clé que lui avait montré Elie, mais il risquait fortement de vouloir la récupérer si elle était à lui. Si elle était à l’hôtel, ils n’avaient pas besoin de deux chambres différentes.
___Océan contourna la table pour se place à côté d’Elie, l’observant depuis la hauteur qu’il avait sur l’autre encore assis. Après un instant comme ça, il se pencha vers le jeune homme. Les yeux légèrement plissés, un sourire séducteur aux lèvres, tout masque ôté.
    « C’est toi qui a imposé ces provocations insipides et banales. Maintenant, si tu veux que je te montre vraiment mieux, il te suffit de me suivre. Tu n’es pas le seul à savoir mener la danse. »

___Il se pencha un peu plus, assez pour réduire une nouvelle fois suffisamment la distance entre eux pour que ce soit ouvertement provocateur.
    « Je suppose que le minimum que je puisse faire maintenant, c’est te donner une garantie que je ne suis pas simplement en train de prétendre. »

___Avançant d’un minuscule pas, il effaça l’espace qui les sépara et embrassa Elie. Et il ne se contenta pas de lui déposer un baiser sur les lèvres, non. Il ferma les yeux, passa ses doigts vers la nuque de l’autre pour le frôler dans des caresses fantômes subtiles et embrassa ce dernier avec implication et délicatesse, force et retenue. Sans chercher à l’approfondir, sans se refuser à le rendre brûlant.
___Puis il se détacha de l’autre, rouvrit les yeux, se releva et, après un regard pour Elie, se dirigea vers la grande porte qui marquait la sortie de l’événement speed dating, décidé à rejoindre les couloirs des chambres et d’aller dans la sienne. Si l’autre le suivait, il y passerait la nuit, sinon, il n’aurait qu’à chercher une âme en peine un peu trop solitaire ce soir. Cela ne devait pas être trop compliqué alors qu’un événement de célibataire se passait au rez-de-chaussée.
___Mais peut-être que cette personne-là, il la ferait payer. Ce soir, il n’y avait qu’une seule personne qui pouvait espérer avoir droit à son corps gratuitement.
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Karl A. Mhel

Karl A. Mhel
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Jeu 7 Mar - 23:39
Apparemment, Océan ne semble éprouvé pas le moindre intérêt pour l'avis que tu as sur ses pokémons. Tu as vu le désir et l'envie s'éteindre de son visage aussi rapidement que la flamme d'une bougie sous une cloche. Heureusement que tu es resté bref. Tant pis pour lui. Là, tu es en mode sans prise de tête alors tu ne vas même pas t'attarder sur ce que cette attitude révèle de ses capacités de dresseur. T'es pas assistante sociale pour pokémon, tu vas juste mettre tout ça dans un coin si éloigné dans ta tête qu'un mouvement malheureux ferait tout tomber par une oreille. Tu as d'autres priorités pour le moment.

C'était amusant d'imiter Océan. De choper son menton, de passer ton pouce sur ses lèvres. Visiblement, il n'est pas tout à fait comme toi. Ce genre de tactique semble marcher sur lui, vu ses réactions. C'était assez drôle à regarder. Une fois que tu as fini tout ton manège, que ce soit avec cette provocation ou ce que tu as dit, tu prends ton verre et commence à le terminer à l'aide de ta paille. Tu sens que ce jeu-là va bientôt arriver à son dénouement, bon ou mauvais. Tu n'as pas envie de laisser un verre non terminer derrière toi, tu le regretterais. Sûrement à cause de ton côté un peu radin.

Les lèvres un peu pincées sur la paille, ta boisson que tu avales par petite gorgée, presque tout te donne l'impression de n'être plus qu'un spectateur qui regarderait un film en vue à la première personne. L'esprit vide et léger, tu regardes Océan agir. Tu souris un peu en l'entendant dire qu'il savait exactement ce qu'il voulait, avec un ton qui ne laisse aucune équivoque. Tu souris un peu plus quand il prend clé et la glisse directement dans sa poche. Le message était clair. Si tu veux avoir une chance de la récupérer, alors tu vas être obligé de le suivre où il voudra te conduire. Après tout, c'est bien le droit que tu lui as donné avec cette clé, non ? Une chance que cette clé n'ait pas la moindre importance pour toi. Tu ne sais même pas ce qu'elle ouvre.

Tu viens de finir ton verre quand ce dragueur contourne la table pour s'approcher de toi. Tu reposes donc ta boisson en attendant de voir quel sera le mouvement d'Océan. Même si ce jeu arrive à sa fin, ça ne veut pas pour autant dire que tu vas te montrer moins joueur. Tes possibilités se réduisent considérablement mais il te reste quelques occasions de taquiner ton beau brun. Tu n'as pas envie d'en louper une, alors tu restes attentif à tout.

Quand tu entends que c'est apparemment toi qui as imposé toutes ces provocations banales, le gamin en toi ne peut pas s'empêcher d'émerger avec un sourire franchement espiègle. Tu ne cherches pas à feindre quoi que ce soit, ou à minimiser autre chose. Tu laisses juste les choses s'exprimer. C'est un peu une manière de récompenser Océan pour t'avoir autant amusé et être resté jusque-là. Tu peux bien stopper cinq minutes le jeu des masques. Au moins une petite partie.

- Ne me rends pas responsable pour ton manque d'originalité. Moi au moins, j'ai essayé de ne pas faire dans le commun.

Tu ne dissimules pas le moins du monde ton amusement face à ses manœuvres. Tu te demandes ce qu'il vaut, quand il mène la danse. Il pique ta curiosité en te parlant de garantie et ne te laisse même pas le temps de réfléchir un peu qu'il illustre ce qu'il voulait dire. Ce baiser te surprend totalement. Tu t'attendais à une autre provocation ou à une autre feinte, pas quelque chose de ce genre. C'est une agréable surprise. C'est donc de ça que ça a l'air quand il mène la danse. Très bien, tu vas donc suivre le rythme, voir où il veut te mener. Pour l'instant.

Tu observes et tu savoures. Tu ne restes pas froid mais tu essaies de ne rien ajouter de plus à son jeu. Tu tentes de ton mieux de te mettre à son diapason. Tu n'as fermé les yeux qu'après un petit moment. Il faut dire que le spectacle du visage d'Océan, les yeux fermés et en train d'embrasser, est quelque chose qu'on a envie d'admirer un peu plus longtemps. Quand tu sens que le baiser arrive à sa fin, tu ne peux pas résister. Avant que vos bouches se séparent un peu trop, tu lui mords doucement la lèvre inférieure. Rien de trop intense, juste de quoi le pincer un peu. Même si tu le laisses mener la danse, tu ne vas pas te priver de le taquiner tout de même.

Enfant que tu es, l'espièglerie se colle à ton visage sans aucun effort de ta part. Elle ne disparait pas quand Océan commence à s'éloigner, mais tu la figes alors parce que des pensées s'agite dans ta tête. Là, la politique d'Océan c'est « qui m'aime me suive ». Tu en as d'ailleurs bien envie, mais l'idée de le suivre comme un petit toutou hérisse quelque chose en toi. Tu as envie de rester là, ou même d'aller ailleurs, juste pour ne pas être celui qui court après quelqu'un. Une réaction parfaitement puérile et débile. Ça ne ferait que tout gâcher pour absolument rien. Il va falloir prendre rapidement une décision parce qu'il y a un beau petit cul qui est en train de s'éloigner.

Des tas d'idées te traversent l'esprit. Des idées pour taquiner encore Océan, mais qui ne sont absolument pas réalisables ou pertinentes. Ça serait drôle de prendre un autre chemin pour l'attendre devant sa chambre, mais tu ne la connais pas. Ce serait drôle aussi de débarquer soudainement devant lui en glissade sur les genoux, dans cet hôtel de glace, ou bien de s'étaler carrément. Seulement, ça serait trop ridicule. Tout ça, ce sont juste des idées pour faire l'idiot. Ça ne serait absolument pas amusant. Il va falloir te résigner, tu vas devoir simplement suivre ce mec.

Et là, une dernière idée te traverse. Une idée un peu cinglée mais qui serait sacrément drôle. Non, tu ne peux pas faire ça. Et pourquoi pas ? Non, c'est peut-être un peu risqué. Ouais, mais ce serait tellement amusant. Aller, tu vas le faire. Tu vas bien te marrer.

Vite, tu essayes de le faire le plus rapidement possible, non seulement parce que ton plan du soir est en train de s'éloigner, mais aussi parce qu'on risque de te jeter de drôle de regard. Tu tentes de te servir un maximum de la couverture que tu as sur toi pour essayer de te dissimuler le plus possible. En fait, ça a pris moins de temps que tu le pensais. Vite, tu renfiles ta veste et tu fermes tous boutons. Finalement, tu vas peut-être défaire les deux du haut. De quoi faire un petit décolleté.

Fin prêt, tu prends tes affaires et gambade carrément pour rattraper Océan. Tu t'en fiches maintenant d'être celui qui court après un mec, puisque tu es actuellement le gamin qui vient de préparer une farce. Tu as d'ailleurs le sourire bien gai du gamin qui rit par avance de sa blague. Si l'occasion de jouer encore un peu avec Océan se présente, tu ne vas pas laisser ça.

Mine de rien, tu as mis un peu de temps à te préparer donc tu dois tout de même gambader plus que tu avais prévu. Le problème n'est pas l'endurance mais plutôt le froid. C'est qu'il fait frisquet. Ce n'est pas grave, c'est un peu tard maintenant pour y changer grand-chose. Tu arrives finalement à la hauteur d'Océan et tu te mets à son côté.

- Désolé, j'ai mis un peu de temps à me rhabiller.

Tu te penches un peu en avant, juste ce qu'il faut pour bien attirer le regard sur le haut de ta veste qui est ouverte. En plus avec ton t-shirt qui pend à ton bras devant toi, ce serait difficile de louper le fait que tu es torse nu sous ta veste. Tu ne fais pas non plus dans l'exhibitionnisme, donc tu n'en montres pas trop. Un inconnu ne remarquerait même pas que tu n'as rien en dessous. Mais ce n'est pas le cas d'Océan. Il sait que sous ta veste tu n'avais qu'un t-shirt, que tu as en ce moment entre les mains. Il doit donc savoir ce que les quelques centimètres de peau visible veulent dire. Peut-être un peu fou comme acte, mais tellement drôle. C'est peut-être lui qui mène la danse, mais c'est toi au final qui décide de la musique.

Maintenant, tu te dis que le trajet de là vers probablement la chambre de ce mec serait sans doute la dernière occasion dont tu disposes pour jouer encore un peu. Dès le moment où la porte de la chambre se refermera avec vous deux à l'intérieur, le jeu sera terminé et un autre commencera alors. Ce serait dommage de gâcher le temps qu'il te reste sans tenter un autre truc.

- Au fait, toi tu m'as donné une garantie intéressante, mais tu ne m'en demandes pas une également ?

Tu passes une main dans tes cheveux pour replacer une mèche et prend un sourire séduisant. Pas dragueur ou aguicheur, mais simplement de quoi te rendre un peu désirable. En fait, tu prends un peu la tête que tu faisais quand tu voulais charmer les clients du resto pour avoir un plus gros pourboire. Une tête un peu adorable.

- Peut-être que je ne suis qu'un aguicheur et un excellent bonimenteur. Tu n'aurais pas envie d'être déçu, non ?




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C-GEAR
Mer 13 Mar - 19:19
___Un sourire se dessina sur le visage d’Océan lorsqu’Elie évoqua son apparemment manque d’originalité. Il fallait avouer que le rentre-dedans dont il avait fait preuve n’était guère très novateur. Seulement, se renouveler n’était pas quelque chose que le jeune homme avait eu envie de faire ce soir, il n’y avait donc aucune raison pour qu’il l’ait fait. Cette pensée l’amusa. Même au cabaret, il ne faisait l’effort d’agir sans que l’envie ne soit vraiment là qu’à condition que l’argent suive. Et encore. Il n’était pas le genre de personne qui donnait ce que voulait la personne à qui elle faisait face. Il ne donnait que ce qu’il voulait donner. Passer pour une personne des plus communes ne lui faisait ni chaud ni froid, et l’envie irrépressible qu’avait visiblement son vis-à-vis à vouloir être le meilleur et supérieur aux autres le faisait bien rire. Qu’il se complaise dans cette sensation si cela lui faisait plaisir, Océan lui laissait volontiers.
___De toute évidence, l’innocence qu’avait prétendu Elie toute la soirée était du passé. Ses dents qui se refermèrent sur les lèvres d’Océan scellaient la fin de cette comédie-là. Ce qui n’était pas pour déplaire à ce dernier. Il planta un regard amusé sur le jeune homme aux cheveux blancs, et une étincelle commença à briller dans ses yeux. L’espièglerie de l’autre l’amusait et le rendait un peu plus impatient. Sentiment qui ne tarda pas à s’intensifier lorsque quelques secondes plus tard Elie le rejoignit alors qu’Océan marchait vers sa chambre tout en comptant précisément sur ce genre de consentement. Surtout lorsqu’il réalisa que l’autre n’avait guère plus de vêtement sur lui que sa veste, son t-shirt désormais dans les bras. L’étudiant ne put retenir une expression oscillant entre la perplexité et l’amusement. Il devait vraiment avoir un sacré problème, pour avoir de telles ressources. C’était à se demander où il cherchait toutes ces idées plus farfelues les unes que les autres. Bien sûr, Océan ne se gêna pas à apprécier le spectacle que lui offrait la vue du jeune homme penché à côté de lui. Des centimètres de peau qui révèlent assez mais trop peu au goût d’Océan. Il remercia l’habitude et la retenue qui l’incitait à ne pas tenter de le déshabiller dès cet instant, car l’envie était bien là. Seulement, la faire attendre encore un tout petit peu ne lui ferait que mieux savourer lorsque le moment de s’abandonner arriverait enfin. Ce désir était assez rare pour qu’il n’en prenne pas le plus grand soin pour l’attiser et le savourer.
    « Tu as une drôle de façon de te rhabiller. Non pas que je n’apprécie pas, mais tu devrais peut-être faire attention à ne pas passer pour un mec aux mœurs douteuses. »

___Dit celui qui offrait son corps pour l’argent. Un sourire d’amusement étira silencieusement ses lèvres. Ce qu’il aimait le principe des mœurs tant il prenait un malin plaisir à n’en avoir que faire de les respecter.
___D’ailleurs, son partenaire du soir évoqua une garantie que lui n’avait pas donné. Cette fois c’est un léger rire qui s’échappa des lèvres d’Océan. La pensée qui l’avait instantanément traversé était si évidente et en même temps si inattendue pour qui que ce soit d’autre. Il n’avait qu’une envie ; la formuler à voix haute. Ce qu’il fit tandis qu’ils arrivaient devant la chambre correspondant au numéro sur la clé d’Océan.
    « Normalement je demande de l’argent à mes clients avant d’entrer dans la chambre, ce qui constitue la meilleure des garanties, mais comme ce soir je suis ici précisément pour changer de mes habitudes et non pour de l’argent, je vais me contenter de ta parole d’éventuel simple aguicheur. »

___Tout en parlant, il déverrouilla la porte de la chambre. Un rire cristallin vint ponctuer son affirmation, ce qui laissait planer le doute sur le potentiel sérieux de ses mots. Son regard ne s’attarda guère sur l’agencement ou la décoration de celle-ci, tout ce qu’il prit le temps de voir du coin de l’œil, ce fut le lit. La pièce n’était pas vraiment plus chaude que le reste du bâtiment de glace, et Océan en décida qu’il ne passerait pas une seule minute ici sans être accompagné. En revanche, malgré le froid ambiant et son corps qui lui criait de ne pas le faire, il ôta ses gants, son écharpe, son gilet, toutes les couches jusqu’à ce qu’il ne lui reste que son sous-pull, qu’il ôta à son tour, révélant son torse nu agressé par le froid. Il laissa choir toutes ses affaires sur une chaise près de l’entrée de la chambre et fit signe à Elie de le suivre. Comme s’il ne s’était pas interrompu, il reprit :
    « Et puis il serait dommage pour toi de partir maintenant. »

___D’un pas, il se rapprocha à nouveau d’Elie et passa ses doigts dans les passants du jeans du jeune homme pour l’attirer ensuite vers lui. L’une de ses mains remonta, effleurant le tissu blanc de son manteau en chemin, jusqu’à ce qu’elle arrive au bouton fermé le plus haut. Tout en commençant à le défaire, il tira un peu plus le jeune homme comme pour venir une nouvelle fois joindre leurs lèvres, mais il s’arrêta au dernier moment, si proche.
    « Je n’ai pas envie d’être déçu, non, alors donne-moi donc une garantie… J’espère bien que tu ne comptes pas t’enfuir en courant. »

___Moins qu’une garantie, il s’agissait surtout du pas final qui les emmènerait dans cette nuit. Il s’agissait de toute évidence de la dernière occasion pour Elie de se dérober, car franchit ce pas, il serait bien difficile de s’arrêter en si bon chemin, et bien cruel. Malgré tout, Océan ne disait pas non à cette garantie. Il ne disait jamais non à ce qui pouvait fortement lui plaire.
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Karl A. Mhel

Karl A. Mhel
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Jeu 14 Mar - 23:53
Même si tu t'amuses bien, tu ne peux pas t'empêcher d'être un tantinet triste de savoir que cette partie de la soirée va bientôt se finir. C'est vrai que le jeu que tu as joué ce soir était d'un genre dont tu n'as pas vraiment l'habitude et qui franchissait assez souvent la frontière de l'agréable et du frustrant. C'est vrai que simplement grâce à ce jeu, tu peux dire que tu as passé une bonne soirée, mais tu trouves simplement dommage de n'avoir pas pu profiter un peu plus des autres personnes. Océan est la première personne sur avec qui tu es tombé et c'était une belle surprise, mais tu aurais aimé jouer un peu plus avec d'autres avant de monter dans une chambre. Peut-être que finalement tu aurais dû faire comme lui, partir pour un second tour de speed dating au lieu de l'attendre en travaillant. C'est vrai que bosser à un tel événement est assez singulier. Pour le coup, tu n'as pas vraiment été le plus clairvoyant des hommes. Tant pis.

Tu es heureux de voir que ton petit stratagème a fonctionné. Tu savoures l'expression d'Océan quand il remarque ce que tu as fait, avec ton t-shirt dans les bras et la peau nue qui se révèle un petit peu par les quelques boutons ouverts de ta veste. C'est visible que tu l'as mis encore plus en appétit. C'est comme faire sentir l'odeur des croissants tout chaud à quelqu'un qui meurt de faim au réveil. Le genre de truc qui séduit par l'acte en lui-même, mais aussi par la surprise. Qui aurait pu s'attendre à ce genre de choses ? Peu de gens ont l'esprit aussi tordu et gamin que toi. Sans compter que la gêne est pour toi davantage un concept qu'une réalité. Encore une fois, tu te demandes ce que donnerait une soirée avec toi-même. Sûrement qu'avec ton envie d'être le meilleur, les choses vireraient rapidement à l'absurde à cause de la surenchère constante qu'il y aurait entre toi et toi. Au moins, ce serait drôle.

Pendant que tu suis le jeune homme, tu continus à te creuser la tête pour essayer de trouver un nouveau truc drôle à faire, surtout s'il accepte que tu lui donnes une garantie. Seulement, comme tu l'avais déjà compris, les occasions ont presque totalement disparue, et tu crains que la moindre tentative de ta part ne ferait que créer une fausse note qui ne serait rien d'autre que frustrant. Il va falloir te faire une raison, le temps des jeux est fini.

Tout ce raisonnement disparaît de ton esprit quand Océan lâche l'air de rien une bombe avant de rire, également comme si de rien n'était. Ses propos et les termes qu'il a employé indique clairement qu'il travaille en tant que prostitué, mais le rire après pourrait signifier que c'est une blague. Comme si tu allais le croire. Durant toute la soirée, il n'a jamais montré ce genre de comportement où il fait ce genre de plaisanterie, d'autant plus que tu es sûr que son objectif principal de la soirée était de mettre quelqu'un dans son lit. Il a été réceptif à ton jeu de séduction et y a même participé, tout ça dans le but de se retrouver là, dans sa chambre avec quelqu'un. Et là, il mentirait tout d'un coup en disant qu'il est une pute, juste avant d'entrer dans sa chambre. Si tu te bases sur son comportement de la soirée, ça n'a aucun sens de lâcher ce genre de mensonges qui risqueraient de tout gâcher. Donc, c'est que ça doit être la vérité, ce qui ne t'étonnerait pas spécialement. Tu as bien vu ce soir que ce mec avait l'art et la manière de séduire. Même si c'était terriblement banale et ennuyeux, ses tactiques marcheraient sans doute avec la majorité des gens. C'est sûrement le genre de choses qu'il fait avec ses clients. Déformation professionnelle.

Tu suis docilement Océan dans sa chambre, l'expression que tu avais figée au visage. Peut-être un peu crispé, parce que tu n'as pas vraiment envie d'arborer ce sourire maintenant. Il faut dire que ça cogite à l'intérieur. Rapidement, des pièces d'un puzzle dont tu ignorais l'existence sont en train de s'emboîter. Plus tu te repasses la soirée, et plus le fait que ce mec est une pute te semble vraisemblable. Cette espèce d'assurance, de presque flegme qu'il avait, ses jeux, ses stratégies, tout cela n'est pas l'appareillage d'un amateur. C'est vrai que quelqu'un peut être doué pour séduire sans obligatoirement vendre son corps, la preuve avec toi, mais ce n'est pas comme si c'était tout. Ce mec n'a pas l'air d'être du genre à mâcher ses mots, ou à faire attention à ce qu'il dit. Quand tu jouais à danser entre l'innocent et le séducteur, il n'hésitait pas à lancer des piques. Jamais il ne t'a donné l'impression qu'il se souciait que tu prennes mal quelque chose. Est-ce que ce serait si étonnant qu'il lâche alors ce genre de bombe dans un tel moment ? Pas vraiment.

Tu n'as pas vraiment suivi ce qui est en train de se passer, mais tu regardes que ce mec est maintenant torse nu. Comme si tu en avais quelque chose à foutre. Là, le petit hamster de la luxure qui faisait tourner la roue dans ta tête vient de se prendre une balle par un sniper embusqué. Les secours ont bien sûr été appelé, mais ce n'est pas sûr qu'il survive. Profitant alors que la place est libre, c'est un autre rongeur qui vient faire tourner la roue. Une petite belette du nom de « colère ». Ouais, tu la sens doucement se mettre en branle, enflant doucement en toi. Alors qu'Océan continue son petit jeu, se déplaçant, t'attirant à lui, faisant des trucs avec ses mains. C'est d'un comique. Il lâche le fait qu'il vend son corps, et il dit que ce serait dommage de partir. Il réclame même une garantie, en espérant que tu ne comptes pas t'enfuir en courant, bien entendu. À quoi il joue ? C'est de la provocation ? Ou bien une porte de sortie ? Là, tu sens que ton sourire n'est plus figé, et la crispation est dû à autre chose. Le sourire crispé du mec énervé qui se retient. Avec fermeté, tu attrapes les deux poignets d'Océan pour l'empêcher d'aller plus loin. Tu ne sais pas vraiment si tu sers fort, mais tu aurais pu être plus délicat. Dommage pour lui.

- Donc, si je comprends, t'es une pute. Et, tu ne me le dis que maintenant ? Là, quand on est dans ta chambre ?

Dire ses choses à haute voix ne fait qu'enfler plus encore la colère que tu ressens. Tu lâches ses poignets et l'écarte de toi, les mains sur ses épaules. Tu recules même d'un pas. Là, tu ne souris plus. Tu sens une autre émotion poindre en plus de la colère, bien différente, plus acide.

- Je suis dégouté. Ouais, c'est ça, je suis en colère et dégouté.

Puis, n'y tenant plus, tu laisses les choses sortir. Parce que ça va te servir à quoi de garder tout cela en toi ? Tout cela est la faute d'Océan alors le mieux est que tu laisses tout sortir, sinon ça va te ronger de l'intérieur.

- Mais putain ! Tu ne te rends pas compte de tout l'amusement que j'ai manqué parce que je n'ai pas su ça depuis le début !

Complètement frustré, tu ne peux pas t'empêcher de te prendre ta tête avec tes mains en râlant.

- J'aurais fait les choses complétement différemment si j'avais su que t'étais un prostitué, on se serait beaucoup plus amusé ! Argh, j'ai tellement d'idées qui me viennent en tête maintenant, toutes meilleurs les unes que les autres ! Je suis dégouté de pas pouvoir les réaliser ! Sérieusement, t'es méchant, t'aurais pu me le dire avant et pas maintenant que le jeu est fini !

Ok, tu avais un peu dramatisé le trait de tes émotions pour te venger d'avoir caché cette info, mais maintenant tu ne dramatises plus, tu montres bien la colère et le dégout que tu ressens. La colère et le dégout d'un gosse qui passe à côté d'un jeu qui avait l'air tellement drôle. Les idées pullulent dans ton esprit, de choses que tu aurais pu faire durant toute la soirée pour jouer encore plus. Des mensonges, des provocations, des attitudes que tu aurais pu avoir. Ton jeu de l'ingénu aurait même été encore mieux. Non, réellement, ce n'était vraiment pas sympa de le dire maintenant.

Tu soupires profondément, fataliste, et en refaisant un peu tes cheveux. Tu ne vas pas t'appesantir longtemps sur la question, ça ne servirait à rien. Alors, autant reprendre les choses là où elles en étaient, surtout que tu as moyen de t'amuser un peu. Tu sens justement le petit hamster de la luxure qui sort justement de l'hôpital pour venir reprendre sa place. C'est qu'il a la peau dure, il lui en faut plus pour l'arrêter de faire tourner la roue dans ta tête.

- Ce n'était pas très gentil de me cacher ça, il va falloir que je trouve un moyen de te punir, et je me souviens que tu m'as demandé une garantie alors…

Rapide et soudain, tu réduits à néant la distance qui vous séparez, puis tu glisses une main derrière sa tête, l'autre descendant au bas de son échine, tu glisses également une jambe entre ses cuises et enfin tu fonds vers sa bouche. Tout cela dans un même mouvement. Avec tes mains, tu pousses Océan contre toi, sa bouche contre la tienne, son bassin contre le tien. Tu utilises intelligemment ta jambe placée à un endroit judicieux, et tu utilises tes lèvres et langue pour rendre cet instant le plus brûlant possible. Si le baiser d'Océan tout à l'heure était plein de légèreté et de promesses, le tien est intense et complet. Une véritable bande-annonce. Tu lui montres des scènes intenses, pleines d'actions et le tout relevé d'une bande sonore bien corsée. Et bien sûr, comme toute bande-annonce, tu le fais court. C'est pour cela que seulement après quelques secondes, tu l'écartes à nouveau de toi, et cette fois recules bien plus que d'un pas. Le sourire malicieux, tu amènes une main au niveau de ta poitrine, le bras correspondant lever pendant que tu étends l'autre de l'autre côté, le tout en t'inclinant dans une petite révérence.

- J'espère que cette garantie vous aura plus et vous donnera envie de voir la suite.

Tu te redresses, le sourire encore plus malicieux. Pendant que tu étais incliné et avait la main à l'abri de son regard, tu en avais profité pour défaire quelques boutons supplémentaires de ta veste. Puis, en ramenant ton autre main vers toi, tu la diriges vers les boutons du bas de ta veste. Tu les défaits alors doucement.

- Si une force supérieure existe vraiment, alors elle doit vraiment avoir un curieux sens de l'humour pour nous avoir placé sur le même chemin.

Quand il ne reste plus qu'un bouton, un situé au milieu, qui retient encore ta veste fermée, tu te jettes sur le lit. Tu n'as pas pu résister tellement il a l'air confortable. Tu te mets alors sur le dos, couché entre les coussins et la tête sur l'édredon. Ta petite galipette a mis n'importe comment les pans de ta veste et révèle un peu plus que prévu, mais il faut dire qu'avec seulement un seul bouton restant, c'était inévitable.

- « Le Menteur et le Prostitué ». Voilà un titre aguicheur. Ça donne envie de connaître la suite.


Tu te redresses sur le lit en ramenant tes jambes vers toi et tu t'assois sur tes talons. Ta veste risque de glisser de tes épaules aux moindres mouvements fâcheux alors tu fais bien attention. Tu es un peu penché sur le côté, une main appuyée sur la couverture pour rester bien droit. Avec l'autre, tu joues doucement avec le dernier bouton de ta veste. Tu le taquines simplement du bout des doigts. Et pour compléter le tableau, tu prends l'air le plus ensorceleur que tu peux.

- Qu'est-ce que tu en dis ?


Utilisation CS Vol de Passerouge (jamais utilisé)




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Invité

Anonymous

C-GEAR
Sam 4 Mai - 4:19
___La réaction soudaine de rejet d’Elie ne choque pas Océan, mais il est indéniablement surpris. Il pensait que cela ne suffirait plus à le faire fuir, il pensait Elie moins prude que cela. De ce qu’il avait vu, avec toutes les provocations auxquelles il avait eu droit, avec tous les sous-entendus et les jeux qu’ils avaient fait, le prostitué ne pensait vraiment pas que révéler son activité allait déclencher une réponse aussi violente. Il regarde avec étonnement le jeune homme s’agacer de plus en plus, se révolter. Le visage d’Océan ne trahit rien, il reste de marbre et ne tente pas de racheter sa cause, car il n’a aucune envie de le faire. C’était le risque qu’il avait pris, maintenant, il ne lui restait plus qu’à voir où cela le menait. Dommage, vu l’envie qu’a éveillé Elie en lui, dommage, mais pas irremplaçable. Alors il laisse ce dernier se mettre en colère, sans un mot.
___Puis, soudain, l’exclamation la plus improbable, celle à laquelle Océan n’était absolument pas préparé tombe, et il arque un sourcil, la surprise asseyant un peu plus sa place en lui. Cette crise de colère n’était due qu’au fait qu’Elie se serait davantage amusé s’il avait su ? Quelle personne normale avait une telle réaction ? Océan fixe son vis-à-vis en croisant les bras lorsque ce dernier prend sa tête entre ses mains. Il avait l’impression de faire face à un gamin en pleine crise de colère. Décidément, ce garçon était à part. L’étudiant ne tente pas d’intervenir au milieu des plaintes de celui aux cheveux blancs, préférant le laisser finir. Il n’avait pas envie de tenter de se rattraper. Lui n’avait absolument rien à refaire. Si l’autre se plaignait de ne pas avoir fait mieux qu’il aurait pu faire, ce n’était pas le problème d’Océan, qui se sentait parfaitement satisfait.
___Enfin, la longue expiration d’Elie signe la fin de sa crise de colère. Le petit enfant rentre enfin dans sa maison, et ce n’est pas plus mal. Ce n’était pas un enfant colérique qu’Océan avait envie de mettre dans ce lit. Puis, soudain, sa phrase à peine terminée laissant tout juste le temps à Océan de comprendre qu’il n’allait pas devoir chercher une nouvelle proie, Elie effaça la distance qui les séparait. D’instinct, les bras d’Océan se décroisèrent immédiatement de sa poitrine pour venir attraper les hanches de son partenaire alors que leur corps se rencontraient presque avec violence. La jambe d’Elie vint arracher un râle satisfait à Océan, et bien qu’il laissât l’autre mener la dance, il ne se priva pas de répondre à ce baiser sulfureux. Un sourire se dessina sur le coin des lèvres d’Océan. Visiblement, sa soirée était loin d’être gâchée par sa révélation soudaine. De ce que lui montrait Elie, la fin était encore bien loin.
___En revanche, un peu trop vite à son goût, son vis-à-vis se retira pour esquisser une courbette. Océan étouffa un rire. Il ne connaissait que trop bien ces façons de faire monter la tension, cette manière de montrer ce que la nuit pouvait réservé tout en mettant fin à cette démonstration si rapidement que cela créait de la frustration… Ce soir, Océan comprenait un peu mieux ce qu’il infligeait à ses clients.
___Et il savait que la prochaine fois qu’il le ferait, il n’appréciera que davantage le faire.
    « Cette garantie me semble effectivement bien intéressante. »

___Un sourire carnassier s’afficha sur son visage lorsqu’il réalisa qu’Elie en avait profité pour ouvrir la veste qu’Océan avait commencé à ouvrir un peu plus tôt. Encore plus lorsqu’il le vit continuer faire, sur les boutons du bas. Alors qu’il se jeta sur le lit, Océan ne tarda pas à l’y suivre, peu préoccupé par le fait d’agir exactement comme Elie le souhaitait. Le jeu de la frustration ne l’intéressait plus. Maintenant, il avait envie de voir si Elie était capable de tenir ses promesses.
___Ce dernier mentionna alors une histoire de titre, qui intrigue Océan. Le menteur ? Seulement, il n’avait aucune envie d’y réfléchir immédiatement. Il voulait savoir ce que l’autre voulait dire par là, oui, mais après. Après avoir pris possession de ce corps, après avoir enfin consommé ce autour de quoi il avait tourné toute la soirée, après avoir satisfait le désir qui vivait en lui et prenait à cet instant toute la place. Il se mit à genoux face au jeune homme qui jouait avec le dernier bouton de sa veste.
    « J’en dis que les explications de ce titre m’intéresse, mais qu’il donne bien assez envie de connaître la suite pour les reporter à plus tard. »

___Sans perdre plus de temps, les mains d’Océan vinrent se charger de déboutonner ce qu’il restait de la veste, révélant enfin le torse d’Elie, avant de pousser celui-ci contre le matelas. Ses lèvres se scellèrent d’abord sur celles de son partenaire pour mener une dance enflammée, avant de descendre, le long de sa mâchoire, puis de son cou, pour arriver sur son torse. Ses mains glissèrent le long de ses côtes, puis de ses hanches, et lorsqu’elles arrivèrent à la limite de son jeans, elles s’afférèrent à l’ouvrir, avec la dextérité de l’habitude.
___La luxure était depuis bien longtemps son domaine de spécialité.




___Océan passa une main contre son cou perlé de sueur, avant de se lever pour aller chercher son portable et vérifier l’heure. Sans aucune pudeur de son corps nu, il se tourna ensuite vers celui avec qui il venait de passer un excellent moment.
    « Tu as parlé d’un menteur et d’un prostitué tout à l’heure, n’est-ce pas ? Puisque je devine sans mal lequel je suis, tu m’expliques pour le menteur ? »

___Nul reproche dans la voix d’Océan, pas même de la suspicion. Il n’arrivait pas vraiment à imaginer ce que cela pouvait signifier, mais il savait que la révélation d’Elie, quelle qu’elle soit, ne lui ferait pas grand-chose. En réalité, il était simplement curieux, et cela s’entendait dans sa voix. Dans la chaleur de la luxure et du désir, il avait eu tôt fait de balayer cette évocation d’une main, mais maintenant que tout cela était passé, l’envie de comprendre était bien présente. La seule chose qui aurait pu être dérangeant aurait été qu’il annonce avoir menti sur son attirance des hommes, mais il était là évident que cela ne pouvait pas être un mensonge, donc Océan n’avait aucune peur quand aux révélations finales qu’Elie s’était bien gardée de lui faire. Après tout, lui aussi n’avait rien dit quant à son métier avant l’endroit clé de la chambre, et cela n’avait rien changé. Il doutait qu’Elie avait un meilleur aveu que cela.
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Karl A. Mhel

Karl A. Mhel
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C-GEAR
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Région : Hoenn
Dim 16 Juin - 2:11
Doucement, presque tendrement, cette sensation s'infiltre peu à peu dans le corps. Elle a commencé par faire tressaillir l'épiderme, puis est descendue dans les muscles. Elle a envahi l'entièreté du corps sensible. Un bras en travers de la tête couvrant tes yeux, la bouche entrouverte par la béatitude que tu ressens, tu savoures cette sensation tellement agréable. La fatigue. Tu la ressens dans tout ton corps et à mesure qu'elle l'appesantie, elle le détend également. Tu sens le sommeil alourdir tes paupières. On dirait presque que Morphée en personne presse de ses doigts tes yeux de se fermer. Ta conscience pourrait d'une minute à l'autre s'évanouir. Et pourtant non. La voix soudaine d'Océan vient briser ce plaisir si fragile que tu ressentais. Ton corps si détendu se tend quasiment de surprise. Tu ne t'attendais vraiment pas à l'entendre parler. Tu ne pensais pas qu'il était du genre à vouloir discuter après le sexe. En plus, ton orgueil en prend un peu un coup de ne pas avoir réussi à l'épuiser suffisamment pour qu'il n'ait même plus la force d'articuler. Enfin, c'est compréhensible. Après tout, il s'agit d'un professionnel, donc il doit avoir l'habitude et de l'endurance. Il n'empêche que tu restes un tout petit peu déçu.

Tu ne retiens pas un soupir agacé. À ce stade du jeu, tu ne t'embêtes plus de porter un masque ou quoi que ce soit du même genre. Là, tu ne t'amuses pas, tu as juste envie de dormir. Le plus simple est d'aller droit au but.

- Je ne savais pas que tu étais du genre à tailler le bout de gras après t'être envoyé en l'air. C'est le service après-vente ?

Tu ne retiens pas le ricanement que cause ta propre blague. Sûrement la faute à la bonne humeur post-coïtal. Pendant que tu remontes la couverture sur toi pour te protéger du froid, tu réfléchis à ce que tu vas bien pouvoir répondre. Même si tu te fiches à présent de dire la vérité, rien ne t'oblige à dire plus que nécessaire. Tu peux très bien te contenter du strict minimum pour t'assurer une place dans ce lit pour la nuit. C'est vrai qu'au vu du comportement d'Océan durant toute la soirée et de son travail, tu doutes qu'il prenne la mouche et te chasse de sa chambre si tu lui dis toute la vérité, mais on ne sait jamais. Les hommes sont toujours pleins de surprises.

- Disons que si tu avais regardé ma carte d'identité, tu aurais vu bien plus intéressant que mon âge.


En montant cette fois la couverture jusqu'à ton cou, tu te positionnes sur le côté en même temps que te viens un bâillement. Tu as sorti une main de sous les couvertures pour la mettre devant ta bouche et elle est vite repartie en dessous quand tu as fini. Pendant que tu te blottis confortablement dans les draps, tu regardes Océan avec un seul œil ouvert et un petit sourire. Si jamais il décide de te virer, ça risque d'être maintenant.

- En fait, je ne suis même pas sûr d'avoir dit une seule chose de vrai de toute la soirée.




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