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» Faire le deuil de sa propre mort.


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Ex-Champion

C-GEAR
Inscrit le : 13/08/2013
Messages : 5345

Région : Johto
Dim 8 Juil 2018 - 23:53
La remarque de Leon concernant Arthur, comme quoi celui-ci est bien souvent dans l’intériorisation, pas du genre à s’épancher, ne surprend aucunement Iago. Au contraire. Leurs positions et leurs tempéraments respectifs font que beaucoup des champions « trient » un peu les informations qu’ils donnent sur eux-mêmes et sur leurs émotions. Même au sein de la Ligue, tous ne sont pas forcément à l’aise avec l’idée de se dévoiler. C’est pas Iago qui viendra reprocher quoique ce soit à l’aveugle, à ce sujet. Il se contente de hocher la tête, même s’il ne peut que l’imaginer, il sait la place importante que l’agent occupe auprès du Stockton.

Au sujet de leur organisation, Iago est déjà surpris d’obtenir quelques clarifications. Ça ne lui en viendrait pas à l’esprit d’en demander plus. Il sait que tout cela doit relever de choses confidentielles et très cadrées. Il est inutile de pointer quoique ce soit du doigt, de toute façon. Il a fait simplement l’écho de son ressenti, et apprécie que Leon lui réponde sans se braquer. « Ouais, j’imagine bien. C’est presque triste à dire, mais tant mieux que des personnes comme vous agissent, dans bien des cas. » J’espère juste ne pas avoir à agir contre vous, songe-t-il. Parce qu’il se doute sans mal que le secret des uns et leur pouvoir indirect doit parfois contrecarrer certaines missions officielles à différentes échelles des forces de l’ordre. Il ne faut quand même pas minimiser le boulot abattu par la Défense dans bien des cas, souvent sous couverture. Pas dit que l’organisation en question ait visibilité sur tout. Il s’abstient de le faire remarquer, car il n’a pas dans l’immédiat une visibilité pleine et entière de ce qui se trame dans l’organisation de Leon et Arthur. Il n’est pas certain de vouloir avoir un jour ces informations, de toute façon. Tant mieux si jusqu’à présent rien de tel ne s’est produit, et que Leon reste convaincu d’agir du bon côté. Iago ne peut que faire confiance au jugement de son vis-à-vis à ce propos.

Par automatisme, le voilà qui imite presque le rictus de l’agent, à sa petite phrase. Le goût du risque, chacun à sa manière, ils savent ce que c’est. On ne peut pas œuvrer dans ce domaine sans être accro aux missions délicates et à l’adrénaline qu’elles procurent. « Bien entendu. », ponctue-t-il en levant les yeux au plafond, amusé.

Bien que la conversation va et vient sur différents sujets, certains plus sérieux que d’autres, ces deux-là gardent une légèreté dans leur échange qui leur fait du bien. Iago le ressent pleinement. Comme un break qu’ils méritent tous deux de s’accorder. Alors ils en profitent, à leur manière. Cela fait un moment que Iago n’avait pas bu de whisky en une telle compagnie et une soirée aussi calme, et il apprécie. Il parle, échange et se livre un peu avec une facilité qu’il n’a pas le souvenir d’avoir eu depuis longtemps. A croire qu’à se côtoyer de loin, sans réellement prendre le temps de discuter énormément ainsi que le fait de voir l’homme évoluer sans cesse auprès d’Arthur, le met facilement en confiance avec Leon. Et s’il se fait flatteur, il ne le réalise pas forcément. Il se dit juste qu’il est bien, en cet instant et qu’une occasion d’en savoir plus sur le fameux Leon Bayle est toujours bonne à prendre.

S’il s’attardait un peu plus sur son attitude, l’expert des plantes admettrait peut-être que l’autre homme a toujours retenu son attention depuis qu’il a croisé sa route. Qu’il a toujours apprécié sa posture autant que l’efficacité et l’aura de réserve presque mystérieuse qui l’entoure. Le genre d’homme dont on veut parfois retirer la cravate, déboutonner un peu la chemise, troquer le costume sur mesure pour un jean à la cool, décoiffer les cheveux et à qui on aimerait gueuler de lâcher prise, rien qu’une fois. Leon Bayle sait-il lâcher prise ? A ce moment, Iago sait qu’il a de la chance d’avoir surpris ainsi son interlocuteur, pour autant, même si en cet instant il paraît plus détendu que jamais, il parvient toujours à maîtriser l’échange. Ça aussi, ça lui plait, au Fitzroy. Il se demande bien où cette conversation peut les mener, et c’est quand Leon rebondit sur ses remarques qu’il se rend parfaitement compte qu’il n’y a rien de neutre, dans leur discussion. Plus que l’alcool, voilà qui fait pétiller une lueur presque électrique dans l’obscurité de ses yeux.

« Oh, a bien y regarder, Robocop a belle carrure et puis... » Il marque un temps d’arrêt volontaire. « Le métal peut toujours fondre. » Cette phrase est tellement clichée qu’il accentue un grand sourire, avant de se laisser porter sur le sujet des fans.

Il faut dire que la relation entre les champions et le public est aussi une grande part de son quotidien. Savoir gérer son image, faire en sorte d’être apprécié ou du moins d’intéresser les foules… il y a un côté pantin qu’on habille à loisir qui le dépasse souvent, mais bon. Iago invité du JT. Iago joue au foot. Iago participe à « Qui veut gagner des pokédollars ? ». Iago au zoo, à la plage, à la montagne… Avec le plus souvent des caméras et des photos pour relater de ces différents évènements. De quoi se croire transformé en héros d’une série de livres pour enfants. Bien entendu, cela fait parti du rôle des champions. Que ce soit de bon cœur ou non, il l’accepte. D’après Dakota, il s’en sort pas mal, en plus !

« C’est vrai que là-dessus, chacun fait à sa manière. Mais personnellement, je ne sais pas ce qui m’agace le plus, les fans hystériques ou les journalistes people et leurs questions déplacées ? » Sur ce point, il admire Arthur qui gère d’une main de maître ses conférences avec la presse, donnant toujours l’impression de gérer parfaitement la moindre des paroles à l’égard des médias. Il leur donne parfois des miettes à ressasser pendant des dizaines d’articles mais jamais des choses bien passionnantes comme peuvent en rêver les tabloïds. Sauf quand il n’a pas le choix… bien sûr. C’est ce qui lui donne une réelle stature de Maître de la Ligue, de toute façon, et Iago sait parfaitement que l’aveugle, de part son handicape autant que son contrôle sur les choses attire lui aussi les curiosités et l’admiration de beaucoup. « Arthur s’en sort bien, et les fans ont plus de réserve à son égard, je pense. »

Mais il peut se tromper.

Alors qu’il est tout à son délire de star éplorée, la réponse de Leon autant que ses gestes, surtout, attisent la lueur qui brille dans les prunelles du plus jeune des deux. Rien n’est innocent dans tout ça et il ne peut retenir un frisson en sentant la caresse de Leon sur son menton et en sentant son autre main prendre la sienne. Il exerce une légère pression dessus, presque automatique, peut-être pour confirmer ce qui se trame là. Il soutient sans faillir le regard plongé dans le sien. « Je savais que je pouvais compter sur toi. » fait-il en se redressant à son tour, regrettant presque de voir sa main finalement délaissée.

Il y a un léger flottement et il en profite pour vider en quelques gorgées rapides le fond de son verre. L’alcool allège peut-être leurs postures respectives, mais Iago sait que ça va au-delà. S’il y avait eu quelqu’un d’autre, dans cette pièce, les choses ne se passeraient pas ainsi. Aucun des agents (hommes ou femmes) de ses collègues n’a su retenir son attention comme Leon Bayle. Iago n’a de toute façon jamais eu de souci avec sa bisexualité et s’il a beaucoup « exploré » par le passé, il a tendance à toujours préférer une personnalité à tout le reste. Et quand ladite personnalité sait avoir un charme fou dans un costume trois pièces parfaitement taillé autant qu’au milieu de la nuit affalé sur un canapé c’est d’autant mieux.

Il sait, pourtant, que sa tendance à précipiter les choses, bien souvent, n’est jamais une bonne idée. Encore moins dans un cadre tel que celui-ci, avec une personne comme celle à ses côtés. De toute façon, il se dit en son for intérieur que des deux, il y a peu de chance que ce soit lui qui mène la danse, même si l’envie est là. L’endroit n’est pas propice, et il ne faudrait pas non plus qu’il lise là des signaux contradictoires.

La proposition de partager une – dernière ? - cigarette n’a rien d’un signal contradictoire, pourtant, et il reste un instant à fixer ladite cigarette, puis les yeux de Leon, puis ses lèvres, puis la cigarette, puis ses yeux, puis ses… « Oui. » Aucun des deux ne pourrait nier la tension qui s’est brusquement abattue, même si la conversation se veut légère. Il laisse Leon fumer la première taffe et se penche légèrement, sa jambe effleurant celle de l’autre homme, alors qu’il tend la main pour récupérer la cigarette. Au collège, ils appelaient ça un baiser indirect. Autant dire qu’ils ne savaient rien, alors, de ce que pouvait être un vrai baiser.

Il la porte à ses lèvres et tire lentement dessus, conscient que leur soirée touche tranquillement à sa fin. Il souffle alors la fumée lentement, le visage tourné en direction de Leon, laissant l’odeur de nicotine s’élever entre eux, tout en faisant remarquer : « On devrait se faire ça plus souvent. » Il lui tend la cigarette. « J’ai limite tout oublié du dossier prise de tête qui m’attend là-haut. Une enquête bien corsée et non élucidée qu’on m’a transmise... » Il a aussi presque oublié qu’il est dans un premier jour de cycle de manque, à boire et à discuter ainsi. Il est incapable de dire l’heure ni même depuis combien de temps il a rejoint Leon ici.


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C-GEAR
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Jeu 23 Aoû 2018 - 13:50
Leon entendait les paroles de Iago et savait bien les interpréter. Il valait probablement mieux ne pas trop lui en dévoiler sur l'organisation car tout aussi sympathique qu'il semblait être à présent, il pourrait rapidement devenir un ennemi si tout cela changeait. Pour le moment, il n'y avait pas de raison, mais Leon aimait contrôler et faire des paris sur l'avenir, des paris qu'il était sûr de gagner. En tout cas, Iago avait raison : il était bien d'agir, c'était même un devoir et il comptait bien continuer jusqu'à sa mort.
En attendant ce moment fatidique, Leon devait reconnaître que la soirée était belle. Et comme on ne doit jamais livrer ses plans, à un ami comme à un ennemi, l'agent préférait de loin s'amuser et parler de choses plus triviales lui semblait bien plus agréable.

Apprendre à découvrir Iago Fitzroy était une vraie bonne surprise et Leon comptait bien le connaître d'autant plus. Heureusement pour lui, que ce soit l'alcool ou cette nouvelle proximité permettait à Leon d'arriver à ses fins. La couleur ambrée de la boisson dans son verre embrouillait peut-être aussi un peu l'agent. Jusqu'ici, il parvenait à garder le contrôle et ne disait rien qui dépassait sa pensée, c'était peut-être ça qui l'intriguait. Il se sentait réellement bien à ses côtés et voulait continuer ainsi.
Il observait le champion depuis un moment, il fallait dire qu'être l'agent d'Arthur lui conférait une place inespérée pour lui qui aimait tout observer, tout connaître et contrôler. Loin de lui l'envie de décortiquer complètement qui était Iago Fitzroy, puisque le mystère avait également quelque chose d'extrêmement attirant et intriguant. Enfin, l'agent préférait pour le moment finir son verre – et se resservir – plutôt que dire ou faire une sottise qui suivrait complètement sa pensée.
    « Tu as du talent pour parler, je me demande si tu en as pour d'autres choses. »
De l'extérieur, il se demandait si ce dialogue n'avait pas des allures de grotesque série B. Pour le moment, il s'en fichait encore, mais c'était bien parce qu'ils étaient seuls et que rien ne pouvait les arrêter.

Ils avaient tout deux un rang à tenir et Leon en était plus que conscient, depuis qu'il était l'allié d'Arthur il l'avait suivi partout, aussi bien dans les galas de charité, les soirées mondaines qu'à un match d'arène pour suivre l'avancée d'un sérieux challengeur. Évidemment, à chaque fois tiré à quatre épingles, avec des conversations répétées et des sourires pour toutes personnes venant à leur rencontre. Si Leon savait se faire discret, tout le monde savait que c'était un indispensable de la garde-robe du Maître et que c'était avec lui que l'on traitait les affaires. Autant dire qu'à l'inverse de son ami, une apparition dans un magazine people et toute la confiance qui était mis en lui s'écroulerait.
    « Le plus dur là-dedans c'est d'avoir le sens du timing, c'est bien pour cela qu'Arthur tient toujours à leur faire manger le Barpau afin de conserver le caviar pour lui – même s'il n'en profite pas. C'est un jeu du Chacripan et du Rattata, mais je pense que je peux arrêter les images, tu as saisi l'idée. Je suis tellement bavard avec toi. »
Il lui fit un sourire avant de reprendre une gorgée. C'était décidément plus difficile qu'il n'y paraissait de garder sa langue. Le mieux était sûrement à venir et le fait de devenir soudainement plus tactile avec le brun effritait un peu plus son masque. Tant pis, ce serait sûrement une envie d'un soir et il était probablement mieux de la combler lorsqu'il en avait l'occasion.

Et Leon ne ferait rien pour gâcher cela, expert en bien des choses concernant les relations humaines, il souhaitait piquer légèrement Iago avant de réellement se décider. Ils étaient adultes et devaient savoir ce qu'ils faisaient. L'agent proposa cette dernière cigarette et sans attendre la réponse de son vis-à-vis, commença à la fumer en observant le brun du coin de l'oeil. Il analysait tout : ses mouvements et ses intentions. En récupérant la cigarette il effleura ses doigts et en soufflant la fumée il l'observa. Leon, quant à lui, semblait s'embraser tout autant que le seul lien qu'il y avait entre ses lèvres et celles de Iago.
    « Je suis d'accord. »
Il l'était vraiment, même si cela voulait dire prendre du temps pour lui et négliger un peu Arthur – car il semblait évident que son ami serait mieux comme ce soir dans son appartement plutôt qu'entre eux deux, à méditer.
Leon reprit sa cigarette des mains de Iago, effleurant ses doigts. Il détestait cela, mais après avoir pris une nouvelle bouffée du poison, il écrasa la cigarette dans le cendrier avant de poser ses doigts sur la tempe du brun.
    « Si tu as vraiment la migraine, tu aurais dû m'en parler. Je connais un excellent moyen de faire passer ce genre de choses. »
Il fit glisser ses doigts jusqu'à sa joue puis à sa nuque, l'attirant vers lui, se relevant en même temps. Leon se redressa, le regard de Iago le transperçait et le mettait à nu, ce qu'il ne vivait pas comme une expérience désagréable, bien au contraire. Lentement ses lèvres s'approchèrent des siennes et Leon l'embrassa, sa main caressant sa cuisse d'un geste lent et précis, s'accrochant à son pantalon.
    « Je peux aussi aller te chercher du café si tu préfères, cela aide aussi pour les maux de tête. »
Il était encore tout près de lui après avoir décroché ses lèvres et eut un petit sourire en le regardant dans les yeux. Il avait attendu de longues minutes pour obtenir sa récompense et elle en valait réellement le coût. Il espérait simplement que son charme fonctionnait toujours et qu'il n'allait pas prendre tout cela mal, même s'il n'avait pas de doute là-dessus puisqu'il y avait bien eu deux candidats pour ce jeu dangereux.



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C-GEAR
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Dim 7 Oct 2018 - 20:07
Petit à petit et sans détour, la conversation entre les deux hommes prend une tournure toute autre. Face aux métaphores vaseuses de son interlocuteur, Iago ne peut contenir un rictus amusé mais n’ajoute rien de plus. Non, car c’est la suite qui retient toute son attention. Cette cigarette partagée, cette proximité qui n’est pas due au hasard. Ce petit jeu du chat et de la souris, ou plutôt, du Chacripan et du Rattata, pour reprendre les mots de Leon, ce n’est pas que d’aujourd’hui. Là, ils mettent des gestes dessus, mais les regards appuyés de Iago sur Leon, le fait qu’il le cherchait systématiquement des yeux lors de grands événements et qu’il l’incluait à chaque fois dans les discussions… ce n’est pas nouveau. Parce qu’il a toujours apprécié la prestance de l’agent. Il a très vite compris, à son contact, qu’il y avait une personnalité des plus intéressantes sous ces costumes sur-mesure et une application constante à toujours tout faire, et le faire bien.

Non pas que Dakota n’est pas du même genre, mais elle n’a pas le charisme de Leon, ni son charme. Bon, il ne lui dira pas – elle se vexerait – mais Iago n’en pense pas moins ! Lorsqu’il a découvert la « double-vie » de l’agent et d’Arthur, leur implication dans cette organisation, c’est quelque chose qui a renforcé encore plus sa curiosité à l’égard de l’homme. Le fait aussi que Iago recherche, d’une certaine façon, son approbation dans leurs échanges, autant qu’à retenir son intérêt. C’est inconscient, peut-être puéril, mais véridique. Cela ne signifie pas pour autant qu’il pensait agir à ce propos… non. Il a commis des gaffes, il a été trop volage par le passé et n’a finalement jamais été bien doué en la matière. A trop « picorer » on oublie parfois l’essentiel : l’intimité de l’autre et ses propres choix. Cependant, dans les mots qu’ils échangent, il n’y a progressivement plus de mystère et il ne quitte pas son rictus amusé, tandis que Leon écrase la cigarette.

Leurs doigts se frôlent, leurs regards s’accrochent. A la remarque de son vis-à-vis, Iago hausse un sourcil. C’est Leon qui prend l’initiative, comme il pouvait s’y attendre. C’est lui qui glisse ses doigts sur sa joue, l’attire et soutient son regard. Iago ne s’en rend peut-être pas compte, il est comme une poupée que l’on manipule et sa respiration se coupe. Finalement, des lèvres se posent sur les siennes, il y répond instinctivement, et bien trop rapidement, Leon se recule, la main toujours sur sa cuisse. Iago n’a rien de chaste, c’est ce qu’il voulait, et bien plus peut-être, mais il a un temps d’arrêt face à ce Leon qui fait presque mine de rien. Comme une évidence. Sans doute en est-ce une ?

« J’ai peut-être atteint mon quota de café pour la journée. » C’est pas peu dire. « Je pense que je serais ravi de tester ton autre méthode. »

Ses yeux sont désormais rieurs et il n’hésite pas. Il n’hésite plus. Il pose sa main sur celle, joueuse, toujours posée sur sa cuisse et prend l’initiative d’un second baiser cette fois-ci. Il prend plus son temps, son autre main glissant dans les cheveux courts de Leon, qu’il ébouriffe volontairement. C’est une confirmation. Oui, ils sont sur la même longueur d’ondes.

Lorsqu’ils se séparent, Iago garde ses prunelles rivées sur celles de l’agent et récupère de la main le verre que celui-ci s’est rempli peu avant. Le sien est vide alors il en profite pour porter celui de Leon à ses lèvres, en une gorgée. Puis, il observe l’homme devant lui, il y a comme un voile qui s’est levé, une honnêteté qui s’affirme avec une petite saveur pimentée. Un léger flottement s'impose et Iago s’amuse à déboutonner le troisième bouton de la chemise de Leon, avant de ponctuer : « J’ai envie de faire ça depuis que je t’ai vu sur ce canapé. »

Ça étant un peu tout à la fois.

Comme pour contempler son œuvre, ce Leon, cheveux ébouriffés, lèvres un peu rougies (par l’alcool sans doute, par leurs baisers aussi, tout autant que les siennes), cette chemise déboutonnée à l’excès désormais, Iago se relève, lui faisant face.

Il tend alors la main en direction de l’autre brun et souffle : « J’ai un lit, là-haut. »

Il n’y a plus de faux semblants et dans l’immédiat Iago se fout des conséquences.

Il ne sait même plus pourquoi il est descendu, à la base, et ce dossier prise de tête sur lequel il travaillait lui parait bien loin. Dans son esprit, en cet instant, il n'y a plus que Leon et cette réponse qu'il attend. Ce n'est peut-être pas subtil, certainement rapide... mais ils ont passé l'âge de jouer les vierges effarouchées.


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