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» Valentine's Day ~ ♥


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Eleveur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2013
Messages : 978

Région : Kantô
Ven 14 Fév - 22:15
La Saint-Valentin, San Valentino, Valentine's day... des cœurs, du rose, des bougies et des roses, des musiques de lovers et plein d'amour à souhait. Pour beaucoup de couples, cela signifiait des échanges de cadeaux, l'achat de bracelets ou d'autres bijoux, peluches ou bouquets de roses offerts assis sur un banc, sur la plage ou dans l'herbe, lors d'un moment des plus romantiques avec la douce ambiance par-derrière, et puis une journée passée ensemble ou séparés, mais toujours réunis une fois le soleil couché, pour un délicieux dîner dans un grand restaurant étoilé ou confortablement chez soi, en intimes, et terminé par une nuit... à deux. Vision trop romantique et idéalisée de ce jour ? Bien sûr que non ! Je vous assure qu'il y a énormément de couples, de tous âges, qui fonctionnent comme cela pour la Saint-Valentin, en n'en voyant pas que le côté commercial que les trois quarts des célibataires, puisqu'ils n'ont rien à y fêter, font exprès de mettre en avant pour se donner des raisons de la mépriser. Les rabats-joie. Non, la Saint-Valentine est vraiment un très beau jour pour la plupart des couples. L'amour, l'amour...
Quant au côté commercial, ça, lui aussi, il était présent. Et Miné et moi étions parmi les mieux placés pour le savoir... Mais nous ne faisions pas notre travail dans un souci d'argent et de rentabilité, non, mais pour rendre heureux les gens ! Pour apporter un peu de bonheur à nos clients ! Pour leur servir ce qu'ils désiraient, et pour leur permettre d'accéder à leurs rêves, oui, et de libérer leurs fantasmes et d'être beaux ou ce qu'il leur plairait, et ce jour-là, le jour de la Saint-Valentin, était réellement celui où tout ce que je disais là était le plus vrai !
Faire plaisir aux couples... Nous avions des afflux de clients pour la plupart des fêtes, mais la période de la Saint-Valentin était bel et bien le moment de l'année où nous créions et vendions le plus. Avec notre marque et la Boutique Akichi, Miné et moi, bien sûr aidés de Cécilia, dessinions, cousions et commercialisions toutes sortes de tenues : de simples déguisements de Carnaval pour les enfants ou même les adultes, des vêtements de tous les jours, donc du prêt-à-porter, quoiqu'élégant tout e même (l'un n'annulait pas l'autre, et de toute manière, pour être bien habillé, il n'y avait que ça de vrai), des tenues de soirée, et... des costumes spécialement faits pour les adultes, qui voulaient passer des soirées amusantes entre amis ou amoureux. Tenues d'infirmières ? D'agents de police ? Robes de mariée, pour femmes... comme pour hommes ? Ce que nous vendions était donc très diversifié, même si tout était de notre style, et nous avions évidemment un certain nombre de clients... Particulièrement pour la Saint-Valentin. Les gens voulaient plaire et s'amuser toute l'année, mais surtout ce jour-là ; et ainsi, à l'approche du 14 février, Miné et moi travaillions énormément.

Ce jour-là, donc, ne dérogea pas à la règle. Nous étions le 14 février, et nous reçûmes des clients toute la matinée – beaucoup d'inconnus, alors que le reste de l'année venaient principalement nos habitués. Vers midi, le flux commença à se calmer, pour se tarir définitivement aux alentours de quatorze heures : enfin un peu de repos ! Tous les couples intéressés par la fête, et ne travaillant pas, devaient maintenant s'être retrouvés, et ce n'était pas nous qui vendions les derniers bouquets de fleurs que les retardataires voudraient acheter. Nous aurions peut-être droit à un regain d'intérêt en début de soirée, mais pour l'instant, c'était le moment de la pause. J'en profitai pour rendre visite aux Pokémon qu'on nous avait confiés pour la Pension, pendant que Miné, au cas où, gardait le bureau d'accueil du salon. Ces derniers jours, nous ne nous étions pas très occupés de... l'Ortide... horrible... et des autres, la belle Joséphine, l'oiseau et l'insecte, si bien que j'allai les entraîner une petite heure dans les bois près de la Pension. Le reste du temps, ils s'amusaient notamment avec Color l'Arkeapti ou même Roudoudou, si bien que je ne pensais pas qu'ils s'ennuyaient.
Dix-huit heures. Le reste de l'après-midi s'était tranquillement écoulé. J'étais allé faire quelques courses en ville, notamment l'achat de muffins (et de biscuits au sucre pour Cécilia), et quand je revins, dans le salon juste en face de la pièce d'accueil de la boutique – la pièce principale de celle-ci, dont seul le couloir nous séparait -, toujours ouverte, nous prîmes le thé en goûtant. Comme le soleil déclinait déjà, nous avions allumé une lumière tamisée. C'était plus joli.
Dix-neuf heures. Nous avions fermé la boutique. Dix-neuf heures trente. Nous avions laissé le portail ouvert pour qu'il puisse entrer ; le traiteur sonna à la porte. « Bonsoir, je suis bien chez M. Sôma ? » « C'est bien ici ! » répondit Miné d'un ton angélique. Pour une fois, elle avait revêtu une autre tenue que son uniforme, bien que charmant, de domestique : une superbe robe d'un bleu marine profond, rehaussé d'un peu de noir, en dentelle, et de rubans pourpres, qui lui donnait l'air d'une princesse. C'était peut-être aussi pour cela qu'elle était si radieuse. Lorsqu'elle revint dans le salon, la table à présent mise, le traiteur l'ayant aidée à apporter les plats, elle s'assit en face de moi, puis je lui tendis une rose rouge que j’avais achetée le jour même. Ses pétales étaient tout juste assez ouvertes, sa tige encore sombre : elle tiendrait quelques jours, avant de s’éteindre. Il n’y avait vraiment qu’à la Saint-Valentin qu’on pouvait en trouver à vendre de si belles, au Bourg Palette.

- Merci, elle… est superbe… murmura Miné en l’acceptant.

Ses yeux étaient brillants, et je crois qu’elle était vraiment très émue. Je l’étais aussi : l’an dernier également, nous nous étions échangé des roses, mais cette fois… C’était la première que nous faisions un tel geste, l’un envers l’autre, depuis que je lui avais dit que je l’aimais, et qu’elle m’avait accepté…
C’était bien la première fois, depuis ce jour, que nous avions un mouvement, l’un et l’autre, qui était chargé d’amour, qui ne pouvait être interprété que comme cela. Je l’aimais toujours, mais depuis cette fois-là, nous n’en avions jamais reparlé de vive voix. En vérité, tout cela me semblait tellement naturel ! Bien sûr que je l’avais plusieurs fois embrassée, de beaux baisers. Car je l’aimais, et je savais désormais qu’elle aussi. Mais c’était si simple… c’était comme ça… Tout de faisait si naturellement. Même aujourd’hui…
Nous avions posé la rose rouge, que j’avais offerte à Miné, dans un vase fin, sur la table. Nous avions commandé chez le traiteur, comme l’an dernier, car nous savions qu’avec tout le travail de la journée et de ces derniers jours, nous n’aurions le temps de rien préparer. De toute manière, faire la cuisine… bon… Miné était plus douée que moi pour le sucré… et puis voilà, elle avait eu d’autres choses à faire. Je lui tendis aussi un autre sac, que j'avais également acheté aujourd'hui. L'an dernier, partout dans le salon, nous avions éparpillé des roses rouges. Cette année, j'en avais acheté des blanches. « Quarante roses blanches. C'est le symbole de l'amour éternel. On décore ? » Cette fois, Miné ne semblait plus gênée : elle arbora un sourire qui s'élargit en me regardant. « D'accord ! »
La faible résistance de la viande en sauce, bien tendre, sous nos fourchettes. Les petites pommes de terre ; avant, il y avait eu les légumes. Le plat était petit, tout de même, nous ne mangions jamais beaucoup au dîner, préférant les petites pauses goûter. Nous avions même acheté du rosé, c'était le seul alcool que je trouvais à peu près bon. Avec le champagne. Et ça faisait classe. Mais juste un verre, parce que bon. Le dessert, après. Le sucré ! Cécilia avait joué un peu avec les roses, puis mangé ses biscuits au sucre et un peu de gâteau, après quoi elle était montée à l'étage, nous laissant tous les deux. Moi aussi, comme Miné, je portais une très belle tenue. L'intérieur du salon était beau, bien décoré, la lumière tamisée, nous avions allumé quelques bougies, la nuit dehors. « Les roses sentent fort... » « C'est vrai. Mais j'aime bien cette odeur... » Lorsque le dessert fut terminé, je cherchai, dans ma poche, le dernier achat que j'avais effectué ce jour-là – ou plutôt, la commande que j'étais allé chercher, car je l'avais déjà réservé depuis un certain temps. « Miné. J'ai un cadeau pour toi... » M'inclinant avec élégance, de la même manière qu'elle le faisait, elle, d'ordinaire, lorsqu'elle me paraît en m'appelant « Monsieur » et en me vouvoyant, pour plaisanter un peu (elle plaisantait quand elle s'inclinait, sauf à de très rares moments, mais elle me vouvoyait souvent, par exemple devant les clients), je lui tendis une boîte rouge foncé. D'Andrinople. Elle l'ouvrit doucement, et ses yeux étincelèrent lorsqu'elle vit ce qu'elle contenait.

- Oh...!

Je lui avait offert un collier en argent, à la chaîne fine et au pendentif fait de cristal, une goutte lisse, limpide, qui semblait presque réellement faite d'eau lorsqu'on faisait glisser, s'écouler, le bijou sur ses doigts. Il était à la fois beau, fin, et très clair, brillant ; avec lui, dans la boîte, se trouvaient deux petites boucles d'oreilles pendantes, allant avec le collier. Miné avait les oreilles percées mais n'y portait d'habitude que deux petites perles qui se remarquaient à peine.

- Je pense que cette parure t'ira à merveille, lui dis-je d'un ton doux.

Miné ne répondit pas tout de suite : elle nous fixait, les bijoux et moi, tour à tour, et peut-être ne trouvait-elle pas ses mots pour parler. Miné... Elle, même quand elle ne parlait pas, je croyais comprendre ce qu'elle ressentait. Je posai ma main sur son poignet, plongeai mon regard dans le sien.

- Joyeuse Saint-Valentin. Je t'aime, Miné...

Lorsque vint le moment, je me levai pour l'aider à mettre le collier.


Elle aussi avait un cadeau à m'offrir. Une boîte de chocolats, qu'elle avait cuisinés, le plus discrètement possible, cette après-midi quand je n'étais pas là ; et un habit. Un ensemble, plus précisément, un pantalon et une chemise, mais pas tout simples, vraiment originaux, bel et bien imaginés par ma chère assistante, et – qu'elle avait dessinés et cousus elle seule ! D'habitude, pour nos collections, c'était surtout moi qui m'occupais des dessins préparatoires et Miné de la machine à coudre, mais pour découper les tissus ou utiliser la machine pour certaines finitions complexes, nous nous y mettions à deux... Mais pour cette tenue, elle avait tout fait elle seule ! Et sans que je la voie ! Elle avait dû profiter des moments où je n'étais pas là pour s'en occuper. Mais l'ensemble était tellement beau ! La taille, évidemment, serait parfaitement la bonne, vu le nombre de fois que nous nous étions mesurés pour faire les prototypes.
Le rosé accompagnait bien les chocolats. L'alcool n'était toujours pas ce que je préférais, mais c'était élégant, jusqu'à la couleur translucide, les reflets presque de nacre ; après ça, il se faisait tard, et ce n'était quand même pas le plus grand jour de l'année, mais nous avions tellement travaillé cette semaine que c'était agréable de fêter ce jour ainsi, de se récompenser.

Je remontai dans ma chambre, mis ma chemise de nuit. Miné était là, elle s'amusait un peu avec le Roudoudou qui grommelait, de s'être senti délaissé, peut-être – mais il râlait tout le temps. J'ouvris en grand la fenêtre et, comme à son habitude, Miné vint me rejoindre sur le petit balcon, pour parler un peu mais parler, nous l'avions déjà fait, durant toute cette soirée passée ensemble ; et il y a des moments où les mots ne viennent pas. Sont inutiles. Le paysage, dans cette nuit d'hiver, était beau, n'est-ce pas ! Miné était bel et bien la plus belle avec ses deux grands yeux noirs derrière ses lunettes, ses cheveux sombres détachés alors que moi, au contraire, je n'attachais les miens que pour la nuit, sa peau claire, ses bras minces, sa robe de nuit grise avec un peu de rose pâle – c'était l'une des rares tenues que je lui connaissais avec un peu de rose, elle qui demeurait toujours, d'ordinaire, vêtue de blanc et noir. Son petit visage. Et toute cette bonté, cette bienveillance, cette gentillesse. Je regardai encore un peu vers le lointain, dehors, puis je posai mes yeux sur elle. Elle fit de même. Il faisait assez froid, le vent faisait flotter nos chemises de nuit et s'engouffrait partout sur notre peau : nous ne pouvions pas rester là bien longtemps. Nous rentrâmes à l'intérieur, je fermai la porte-fenêtre, poussai les rideaux. Je sentis qu'elle me prenait ma main, et je la regardai donc de nouveau.

- Akichi...

La lumière, dans un coin de la chambre, qui nous éclairait légèrement. Elle m'embrassa. Un baiser plein de délicatesse, ses lèvres si douces. J'avais mis mes mains un peu au-dessus de sa taille. Nous nous embrassions. Avec tant d'amour... C'était le deuxième baiser que nous échangions dans cette chambre, et cette fois, je ne pleurais pas.
Lorsque je m'allongeai dans mon lit, elle vint m'y rejoindre, se glissant, toute fine, à côté de moi. Ses bras étaient encore froids d'être restés dehors quelques instants. Il nous était déjà arrivé de dormir ensemble : mon lit était grand, et elle prenait si peu de place ! Elle se faisait si discrète, quand elle le voulait. Mais j'aimais tellement sa présence auprès de moi. Elle s'était glissée près de moi et je sentais sa peau contre la mienne, sa douceur. Jusque son visage, tout près du mien. Miné.

- J'espère que tu feras de beaux rêves...

Son sourire, si gentil. Ses deux yeux lumineux, noirs, mais dans lesquels se reflétaient tant de lumière, et tant de gentillesse. Tant de personnalité. Miné.
Elle tendit la main en arrière, éteignit la lumière.

Je l'aimais.

~



~ abl pension ~ solo ~ duo ~ duo ~ trio ~ duo pension ~ duo pension ~ merveilleuses aventures ! ~
(ava & signa Elisa - DC Ada Freimann & Kestrel Manori)
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