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Midori Tachibana

Midori Tachibana
Coordinateur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 29/09/2019
Messages : 221

Région : Johto
Jeu 6 Fév 2020 - 12:10
Comme tous les samedi matin, papa et maman nous amenaient au parc, Akira et moi. J'étais triste de laisser Luna seule à la maison et à peine quittais-je le pas de la porte que j'avais hâte de la retrouver. On pouvait profiter du week-end pour passer plein de temps ensemble, elle et moi ! D'ailleurs, on était en train de travaille sur une nouvelle prestation toute les deux, sur le thème... Des héros ! En marchant sur le retour de l'école, nous étions passé avec papa devant une boutique de bande dessinée qui venait tout juste d'ouvrir ! Tirant sur le bras de mon paternel, j'avais insisté pour regarder la vitrine pendant de longue minutes, m'émerveillant devant l'ensemble des couvertures soigneusement disposées et mises en valeur. Des dessins aux allures les plus épiques, des images plus calmes illustrant une tranche de vie... Tellement de choses ! Et les comics ! Et les mangas ! Ils en avaient plein !
Je sautillais littéralement sur place jusqu'à ce que mon père, résigné, me laissa entrer dans la caverne d'Alibaba. Me ruant vers le fond de la boutique, j'avais exploré les quelques tomes éparpillés d'une série racontant l'histoire d'une jeune fille qui devenait une idole, harcelant mon père ensuite pour qu'il accepte de m'ouvrir les quelques premiers de la série complète. Et, à force de négociation, il fut acté que les trois premiers tomes seraient pour maintenant, et que les trois prochains seraient pour mon 8ème anniversaire. Fière de mes acquisitions, nous allions sortir lorsque la vendeuse nous proposa un petit fascicule proposant des extraits des nouveautés à venir...
Le soir même, après le dîner, j'étais monté dans ma chambre, Luna se couchant sur mes genoux alors que je parcourais le catalogue, particulièrement happée par une série à venir : "Mon Héro"
Elle racontait l'histoire d'une petite fille qui rencontrait un héro alors qu'elle était embêtée à l'école par des vilains camarades de classe. Il venait l'aider et alors la petite fille décida de devenir comme son héro et d'aider les gens en le cherchant pour le remercier parce qu'elle n'avait pas pu le faire ! Cette histoire m'avait touché en plein cœur et je souhaitais la présenter à toute la famille dans un petit spectacle improvisé dans le salon au plus vite. Alors je serais le héro, et Luna serait la petite fille ! Je voyais déjà les costumes, les accessoires, la mise en scène...
Oui, j'avais hâte de rentrer à la maison pour m'y remettre !

Papa et maman s’assirent sur un banc proche de l'aire de jeu, le "sac du samedi" avec eux. Le fameux sac qui contenait nos rollers, un ballon, une corde à sauter et la panoplie de dresseur en plastique de mon frère. Bien vite, des amis à papa et maman arrivèrent, les copains d'Akira et les miens aussi. Rejoignant Julie et Elodie à grandes enjambées, je les saluais avec un grand sourire, remontant mes lunettes sur mon nez. Elles glissaient dès que je courrais de toute façon.
MIDORI - Coucou ! Alors, alors, vous voulez jouer à quoi ? On pourrait faire un Chacripan ?
JULIE - Oh oui ! Mais ce n'est pas moi le Chacripan, hein !
MIDORI - Moi non plus ! Clamais-je alors le plus rapidement possible, laissant Elodie bougonne.
ELODIE - Oh non... Pas encore moi, je l'étais hier déjà à la récré !
JULIE - Bouuuuh, Elodie, elle est mauvaise joueuse !
MIDORI - Le dernier qui dit est le Chacripan, c'est la règle !
ELODIE - Mais c'est toujours moi ! Julie, c'est jamais elle le Chacripan...
Ma bonne âme me perdra sans doute mais je finis par soupirer.
MIDORI - Bon, d'accord, je veux bien être le Chacripan... Mais tu me devrais une carte d'album Panino !
ELODIE - D'accord, on fait comme ça !
Ni une, ni deux, mes camarades se mirent à courir, moi sur leurs talons. Poussant de toutes mes forces, je finis par toucher Julie avant de m'enfuir à toute jambe droit devant moi. Ma stratégie : me cacher pour être sûre de ne jamais être touchée. La plupart du temps, nos partis de Chacripan finissaient toujours en cache-cache improvisé.
Me ruant pour rejoindre les buissons les plus proches, je finis de m'y enfoncer, bien à l'abris des regard mais ayant toujours un visuel sur mes camarades et mes parents. Règle de base : toujours savoir où sont les parents, et ne jamais les perdre de vue. Je m'étais perdue une fois, la première fois au parc... Je m'en souvenais comme si c'était hier et m'en souviendrais sans doute toute ma vie. J'avais eu tellement peur...
Reculant pas à pas, je m’éclipsais un peu plus encore, finissant par m'asseoir en tailleur dans les feuilles et l'herbe, attendant patiemment mes camarades de jeu que j'entendais un peu plus loin. Je guettais, à droite puis à gauche, jusqu'à remarquer quelque chose qui capta mon attention. Il y avait un garçon, assis sur une balançoire, tout seul... Il avait l'air d'avoir mon âge et ne se balançait même pas. Pourtant, la balançoire, c'est pour se balancer... Non ? Il était juste assis là, à rien faire.
Curieuse, je me glissais hors de ma cachette, quelques feuilles accrochées dans les cheveux, me redressant en essuyant vaguement mon jean de la paume des mains. En plissant des yeux, on aurait dit qu'il s'était fait mal, il avait éraflures... Oh ! Une illumination !
Et si ça se trouve, il se balançait et il était tombé de la balançoire ! C'est pour ça qu'il se balance plus ! J'étais une véritable génie ! Mais... C'est triste de ne plus se balancer de peur de se faire mal, non ? Maman disait toujours de remonter sur le vélo même après une chute, quand j'apprenais à en faire. Parce que sinon, après, tu ne peux plus en faire parce que tu as trop peur. Et aussi...
Je fouillais à la va vite dans les poches de mon pantalon, trouvant l'objet de ma quête : un petit paquet de bonbon, entamé de la veille. Lorsqu'on a un bobo, rien de mieux qu'un bon bonbon ! Sucrerie à la main, je me dépêchais d'approcher à hauteur du garçon, le regard confiant. Me plantant devant lui, je tendis solennellement le paquet de ma main droite dans sa direction, demandant alors.
MIDORI - Tu t'ais fais mal ? Tu veux un bonbon ? C'est bon les bonbons quand on se fait mal... C'est ma maman qui l'a dit.
Et les mamans ont toujours raison.


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Justin Thyme

Justin Thyme
Dresseur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 08/04/2018
Messages : 409

Région : Alola
Jeu 13 Fév 2020 - 14:33

Il y a presque 10 ans…



Le week-end, un moment que beaucoup de famille passe ensemble. Parents et enfants se retrouvent après avoir passé une longue semaine de travail et d’école, pour nouer des liens. C’est l’image que renvoyait une majorité de personne. À l’école, les camarades de Justin étaient tous empressés de partir en week-end pour pouvoir faire des activités avec leur famille, ou même leurs amis. Et à chaque fois, le vendredi, en partant de l’école, le garçon avait un pincement au cœur. Il ne voulait pas rentrer chez lui, il voulait rester avec son groupe de copains. Il avait beau proposer des sorties, comme jouer au football, se balader dans le parc à la recherche de Pokémons, on lui répondait toujours la même chose : “J’ai quelque chose de prévu avec ma famille”. Pourtant, lui, il ne répondait jamais ça. Au contraire, même. Il voulait tout sauf passer un moment avec sa famille, qui se résumait à son père, et lui. Là où les autres enfants se faisaient récupérer à la sortie de l’école par leur mère, le blondinet, lui, rentrait seul jusqu’à sa maison. “Moi ma maman…” Combien de fois a-t-il entendu cette phrase dans la bouche d’un de ses camarades ? Beaucoup trop, et cela avait le don de l’énerver. Il n’avait pas connu sa mère, ou tout du moins, il ne se rappelait pas d’elle. On lui posait souvent la question, mais où est-elle ? Lui-même ne le savait pas. Elle avait dû l’abandonner pour une raison obscure. Son père, en revanche, il ne s’était pas évaporé. Le blondinet aurait préféré que cela soit l’inverse, ou même que son paternel disparaisse à son tour. Être seul vaut mieux qu’être mal accompagné. Justin détestait les week-ends pour une seule et unique raison : son père. Il ne voulait pas se retrouver avec lui et ses sautes d’humeur.

Malheureusement pour le petit Doublonvillois, il n’avait pas son mot à dire. Il attendait impatiemment le moment où il pourra partir de cette ville, loin de son père. Il devait déjà faire affaire avec le côté colérique de son paternel, mais comme si ce n’était pas suffisant, il découvrit le subterfuge derrière la pension familiale. Enfin, découvert...Il n’avait même pas encore dix ans, que monsieur Thyme l’obligea à faire des tâches ingrates pour son compte. Pour le moment, l’enfant n’avait dû que nettoyer des cages, couvertes d’excréments et de sang, mais malgré son âge, il se doutait très bien de la signification. Alors que les gamins de son âge sont censés jouer, s’amuser, rire, Justin paraissait si loin de tout ça. Comme si ce n’était pas suffisant, son père le forçait aussi à prendre des cours de sports de combat. Pourquoi un enfant aurait-il besoin de ça ? Néanmoins, le Muay-Thaï commençait à devenir une échappatoire, un endroit où il pouvait se défouler et évacuer les émotions négatives. Et puis d’après son entraîneur, Justin progressait étonnement vite. Au fond, il avait le secret espoir de devenir suffisamment fort pour tenir tête à son père, et retourner tout cela contre lui.

Si le samedi matin avait débuté sans encombre, puisque le blondinet était resté dans sa chambre pour regarder des dessins-animés avec des Pokémons - ses préférés - , cela prit une mauvaise tournure lorsque son père déboula telle une bourrasque. « Oh, mais t’as cru quoi ? Allez, bouge toi le cul, tu vas m’aider. » Même pas un s’il te plaît, rien. L’intonation dans sa voix était horrible, comme si Justin n’était qu’un outil pour lui. De peur d’avoir à subir des représailles, comme cela avait pu arriver de rares fois, le garçon s’exécuta. Il éteignit la télévision, et suivit son père dans les escaliers. « Ils font que chouiner, fais quelque chose. J’en peux plus de les entendre, sinon je vais les défoncer. » L’adulte parlait clairement des Pokémons qu’il avait enfermés dans sa cave. Justin ne les avait encore jamais vus de ses propres yeux, seulement des cages vides. Après que son paternel ait ouvert la porte du sous-sol, bien évidemment fermée à clé, le garçon descendit dans cette cave de l’horreur. À peine fut-il arrivé en bas, qu’il entendit les cris de ses pauvres êtres-vivants retenus contre leur gré. C’était horrible. Justin n’avait jamais rien entendu d’aussi triste que cela, et les larmes lui vinrent presque aux yeux. Le bruit était insoutenable, les Pokémons souffraient. « Je...Ça va aller, hein ? Vous avez faim, c’est ça ? » Le blondinet avait intérêt à trouver de quoi les apaiser, sinon son père leur fera du mal. Déjà que les entendre était insupportable, il ne préférait pas imaginer le pire des cas. « S’il vous plaît… » Il essaya de les calmer avec des caresses, mais la majorité se laissait à peine toucher, par peur de se faire frapper. Ils étaient terrorisés.
Après avoir trouvé un sac de nourriture dans un coin du sous-sol, Justin en déposa une poignée dans chacune des cages. Cependant, un Pokémon en particulier retint son attention. Celui-ci n’avait pas l’air de bouger, malgré la nourriture. « Et oh ? » L’enfant tapota les barreaux de la cage, mais aucune réaction ne se fit remarquer. Le garçon eut alors l’idée de l’ouvrir. Après tout, le trousseau était sur le bureau en bas des escaliers. De toute façon, le Pokémon avait l’air inerte, alors qu’est-ce qu’il risquait ? « Ça va, t’es vivant ? Tu veux pas manger ? » Dès lors que la clé tourna dans le cadenas, et que la grille s’entrouvrit, le Pokémon se redressa et se précipita vers la sortie. « Qu’est-ce que t’as foutu ?! » Alerté par le grabuge, le père avait débarqué au sous-sol, accompagné de son Galifeu, et maîtrisa le Pokémon échappé, en profitant pour lui asséner quelques coups gratuits, histoire de “lui apprendre à se tenir”. « Putain, mais t’es con ? J’ai jamais vu quelqu’un d’aussi incompétent, tu sers à rien, allez, casse-toi ! » Mêlant les gestes à la parole, l’homme gifla l’enfant avant de l’envoyer au sol, et de le traîner vers la sortie.

Les vêtements poussiéreux, le visage encore marqué par le coup de son père, Justin avait été viré du sous-sol. Il était allé plus loin que ça : il avait quitté la maison après s’être fait frapper. Il ne voulait pas rester ici, il ne voulait pas savoir ce que son père réservait à ses pauvres Pokémons. La seule option pour l’enfant était de s’échapper. Il avait décidé de se rendre dans l’endroit le plus rassurant pour lui : le parc naturel de Doublonville. Là-bas, on trouvait plein de Pokémons en liberté, et qui se laissaient parfois approchés. Avec un peu de chance, le garçon pouvait tomber sur un de ses camarades. Néanmoins, au terrain de jeu où ils avaient l’habitude de jouer, il n’y avait personne. C’était un des terrains les moins fréquentés du parc, à cause des Pokémons insectes venant parfois s’y loger. Du coup, Justin se retrouva seul, et s’assit simplement sur la balançoire. Il n’avait pas envie d’en faire, il voulait juste s’arrêter quelques instants.
Le garçon repensait au dessin animé qu’il avait regardé plus tôt dans la matinée. Son père était exactement comme le méchant, à vouloir capturer les Pokémons et faire du mal aux personnages principaux. Il ne reculait devant rien, il allait jusqu’à frapper son propre fils. L’enfant en venait à se demander s’il n’avait pas fait quelque chose de travers. Pourquoi tous ses amis avaient l’air d’avoir une famille normale, et pas lui ? Pourquoi devait-il vivre ça à longueur de journées ? Pourquoi ?

Les larmes affluaient vers les yeux du garçon, qui avait basculé sa tête vers le bas entre ses mains. Il ne vit pas arriver cette petite fille avec des lunettes, qui l’interpella. « Hein, t’es qui, toi ? » Reniflant aussi fort qu’il le pouvait, Justin voulait faire disparaître la morve qui commençait à couler de son nez, et s’empressa d’essuyer ses joues avec les manches de sa veste. « Bah ta maman, elle a menti. » Comme si des bonbons pouvaient résoudre les problèmes de Justin. Qu’est-ce qu’elle en savait sa mère, de ce qu’il devait vivre ? La sienne l’avait abandonné, laissé à son sort. Le blondinet descendit de la balançoire pour se relever, et tourna le dos à la gamine qui était venu le déranger. « Pourquoi t’es venue ici, j’étais tranquille moi et je t’ai rien demandé, d’abord. » Si Justin avait voulu de la compagnie, il serait allé jouer dans la partie du parc la plus fréquentée, et non pas l’inverse. Il était en colère contre son père, et cette haine se reportait sur cette pauvre fille qui n’avait rien demandé.
Trop occupé à faire des reproches, le blondinet n’avait pas remarqué qu’en se levant de la balançoire, il avait fait tomber une de ses cartes de collection des membres de la ligue. Elle était allée se loger juste devant les pieds de la jeune fille.




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