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» Dans un rêve chimérique

Makev Strauss

Makev Strauss
Modo Jeux & Ethologue

C-GEAR
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Région : Kantô - Alola
Dim 26 Jan - 17:02
«On est encore perdu.»

L’endroit était magnifique. Des arbres majestueux se dressaient un à côté de l’autre, créant une forêt à part entière. Les branches se pliaient doucement jusqu’à créer une avenue d’inspiration féérique. Le sol était parsemé de mousse et d’herbe douce. Les chemins secondaires se perdaient parfois dans les vastes étendus. Et le silence! Le silence était en lui-même impressionnant. L’air était doux. Le parfum de la terre venait envoûter le sens de l’odorat. On aurait dit un sanctuaire de paix. Entre les voies créées par les arbres, d’autres chemins se rejoignaient. Il y avait de bonnes chances de se perdre dans ce labyrinthe naturel et ancestral. C’était ce qui était arrivé au jeune homme.

Un peu las de suivre la voie régulière et le chemin tout tracé de son devoir de dresseur, Makev Strauss, un jeune homme de Kantô, avait tendance à prendre des transports au hasard et découvrir des endroits enchanteurs comme celui-ci. Cette semaine-là, son choix s’était posé sur un train en direction de Johto. Il avait aperçu un article qui vantait les randonnées dans des endroits uniques et splendides. Ce moyen de transport lui permettait de se remplir la panse tout en observant les paysages se dévoiler. Les billets avaient un prix alléchant, surtout qu’ils étaient après la saison touristiques. Le coût était plutôt plaisant pour son portefeuille. N’étant pas un sauvage combattant, son seul revenu se composait dans les aides et le bénévolat où on le nourrissait ou lui donnait un fond respectable pour survivre aux séjours. Cette situation ne lui déplaisait pas. Le reste de ses revenus venait de ses recherches de gens perdus ou des secours en montagnes. Son nom avait traversé les régions suite à ses implications. Cette fois, c’est lui qui en avait de besoin. Tout se ressemblait par ici. Il n’y avait pas de bloc indicatif, pas de routes secondaires creusées. On ne pouvait se fier que sur la voie principale. De plus, le terrain était plane. Le jeune homme avait tendance à grimper pour retrouver sa voie par-dessus les arbres. Ici, les branches se penchaient gracieusement, effaçant tout repère.

Il déposa son sac contre un arbre le temps de penser à une solution. Son petit Pokémon, Togepi, sauta dans l’herbe pour se dégourdir les petites pattes. Il tourna en rond en chantant et roucoulant doucement. Le Pokémon était au moins heureux. Normalement, la deuxième solution du voyageur était d’écouter la nature pour se repérer. Les rivières ou les ruisseaux dévoilaient un autre type de chemin, parfois difficile à suivre, mais il menait toujours à une ville ou un court d’eau plus gros. Il tendait l’oreille, mais seul le bruit du vent dans les feuilles plus hautes lui parvenait. Il y avait des situations pires que celle-là. Il ferma les yeux et respira l’air frais. La journée était bonne et il avait encore beaucoup de temps devant lui.

L’inquiétude était encore à un niveau plutôt bas. Il profitait de la situation au lieu de laisser la panique l’envahir. Sa vie lui avait emmené un lot plus grand de problèmes. Ce malheur était doux et agréable. Il chercha néanmoins quelques repères visuels. Il ne pouvait pas se fier à la forme d’une branche ni a un type de broussailles. C’était plaisant d’écouter sa propre respiration. Son regard se porta vers le chemin qu’il venait d’emprunter. La courbe des arbres lui empêchait de savoir si le reste du chemin était droit ou pas. C’était vraiment facile d’aller tout droit et ne plus savoir où on se trouvait. C’est dans ce genre de moment qu’il regrettait l’évolution de son Roucool. Ce dernier pouvait facilement traverser ce genre de feuillage pour atteindre le ciel. Maintenant, il était plus gros que lui. Il était devenu redoutable comme adversaire, mais ici, il n’était d’aucune utilité.

Le dresseur sentait parfois la présence de créatures. Il avait les échos d’un vrombissement lointain, signe d’un Dardagnan en course. Il espérait sincèrement ne pas en croiser un.

« Tu avais une bonne idée Mei, jusqu’à maintenant. Qu’est-ce qu’on fait? »

Il se tenait au milieu d’un croisé de trois chemins. De son point de vue, il ne voyait ni le chemin principal, ni aucune issu possible. Il sourit à son Pokémon qui gazouillait. La vie était toujours heureuse pour ce dernier, sauf quand son dresseur avait d’autres intérêts que lui. C’était un trait de son ancienne propriétaire. La jalousie n’a pas de prix avec elles.

«Hey!»

Même sa voix n’avait pas d’écho. Il se sentait seul au monde. Il ne manquait qu’un nuage brumeux et une pénombre pour que cet endroit soit la meilleure place pour accueillir des spectres et des chercheurs de fantômes. Il redoutait un peu de passer la nuit ici. Même ses pas ne faisaient pas de bruit. Les branches étaient rares sur le sol. Il se sentait prit dans l’espace et dans le temps. C'était comme un rêve.


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
Ethologue Johto

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Région : Johto
Dim 26 Jan - 17:27
Allan montre tout son mécontentement en décidant de s'asseoir par terre, ses grands yeux furieux envers ta personne. Cela t'oblige à t'arrêter, le sourire moqueur et les bras croisés contre ta poitrine.

Quoi ? Tu boudes, maintenant ? Tu sais, c'est pas si grave d'être perdu ! Et puis on s'en sort pas trop mal, on ne s'est fait attaquer que deux fois... bon OK, tu n'aimes pas les pokémons insectes, mais personne n'est mort, alors sourit ~


Ca ne marcherait pas. Tu commençais à connaître ta petite tête de mule de Germignon et ce dernier avait décidé d'être fâché. Il secoue sa grande feuille verte comme pour réfuter tous tes arguments ; en désespoir de cause, tu noues tes long cheveux humides de sueur en queue de cheval et attrape ta bouteille d'eau. S'il veut bouder, qu'il boude ! Toi tu vas quand même profiter du paysage.
Bon. Il est vrai que ce n'est pas le meilleur endroit du monde pour se perdre... et le pire ? Vous n'êtes pas si loin d'Ecorcia. Mais tu as de quoi camper, et ce n'est pas la zone la plus terrible de Johto ! Tu attrapes ton petit carnet de notes et passe en revue tout ce que tu sais de ces bois, la faune, la flore, et les dangers qui vous attendent si vous restez de nuit.

Bon, on ne craint pas le pire si on se tient éloigner des points d'eau, j'ai pas envie de me faire enquiquiner par un akwakwak. Allan, si tu ne bouges pas tes mignonnes petites fesses, je te jures que tu finis le chemin dans ta pokéball.

Vexé comme un poux, ton pokémon finit quand même par se redresser et sautille jusqu'à toi. Tu souris, quelque peu victorieuse, avant de replacer le carnet dans l'une des grandes poches de ton manteau long. Vous reprenez votre route, clairement à l'aveuglette, jusqu'à ce que tu penses repérer une voix... mais rien de moins sûr.

Tu as entendu ça ?

Allan plisses les yeux, concentré, et semble repérer quelque chose bien avant toi. Il trottine jusqu'à une zone que tu ne connais pas où se trouve... un jeune homme ? Une jeune femme ? Possédant en tout cas un togepi tout choupi ! Avec un grand sourire, puisque ça faisait un moment que vous n'aviez pas croisé un seul humain, tu fais un geste dans la direction de la silhouette en essayant de l'interpeller.

Hey salut ! ~ alors comme ça je ne suis pas la seule qui aime se perdre en forêt ? Ca va, tu t'es pas trop fait attaquer par de drôles de petites bestioles ?
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Makev Strauss

Makev Strauss
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Région : Kantô - Alola
Dim 26 Jan - 18:29
Un écho aurait été plaisant en retour à son cri d’appel. Il rabattit son capuchon sur sa tête. Il se sentait toujours mieux ainsi. La joie du Togepi était contagieuse au moins. On se plaisait à le regarder danser en rond et jouer avec le moindre petit caillou. Il souri tendrement en se disant qu’il pourrait relaxer quelque minutes le temps de…

«Ahhh!»

Une surprise l’attendait déjà. Cette traitre de forêt vous faisait le mauvais coup de retirer tous les sons apparents pour vous faire sentir seul pour vous lâcher des surprises dans votre dos au moment où on ne s’attendait plus en avoir. Il se retourna d’un bond, le cœur sautant dans sa poitrine. Il pensait subir une crise cardiaque. Ses yeux ronds devaient témoigner de sa peur subite. Il se permit de respirer en voyant la silhouette d’une femme souriante jusqu’aux oreilles. Il leva doucement les yeux pour rencontrer les siens. Son corps se détendit un peu. Malgré le manque de danger, l’état d’alerte était toujours aussi exacerbé.

«Je vais bien oui…enfin je crois.»

La main au cœur, il desserra ses doigts, un peu gêné d’avoir réagit aussi vivement alors qu’il avait effectivement envoyé un appel à l’aide d’une certaine manière. Le jeune homme avait une apparence plutôt commune, filiforme aux traits doux. Sous son capuchon, on devenait aisément la présence de ses cheveux blonds qui envahissaient son visage en permanence. Sa composition l’aidait beaucoup dans ses sports où il devait se hisser constamment pour atteindre des sommets difficiles ou se projeter sur une autre paroi. La course, son second loisir, nécessitait aussi cette composition de corps. Il s’était adapté à ses besoins. Pour la force, il comptait sur son équipe de Pokémon apte aux travaux.

Ne sachant pas si elle s’adressait à lui ou à son petit compagnon de route, il évita de répondre. C’était ce genre de moment qui créait des silences interminables et gênant. Avec ses collègues, il était habitué à des mots plus sévères et critiques que des termes comme bestioles. Tous les gens s’adressaient à Togepi d’une manière enfantine et non mesurée pour l’entendre roucouler et rire en permanence. Est-ce cela qu’elle tentait de provoquer? Peu importe ce qu’il pensait, c’est-ce qui se produisit. Togepi s’approcha du Pokémon de la dresseuse devant lui et se pointa en avant, cherchant une réaction. Il redoutait une crise et s’interposa rapidement entre les deux. Makev l’entoura de ses mains et le leva du sol avant qu’une bataille ne se déclenche à cause du tempérament de feu de cette chose trop mignonne. Il faut se méfier des apparences.

Rah! Il n’osait pas avouer qu’il ne connaissait plus son chemin. Le fait que la situation était le contraire de ce qu’il vivait normalement l’empêcher de se dévoiler. Il avait déjà assez honte d’avoir sursauté.

«Je m’excuse pour le cri. Je ne pensais pas que quelqu’un apparaitrait aussi vite et dans mon dos de surcroit. On a l’impression d’être inexistant ici. Alors croiser quelqu’un en dehors de la route principal est d’autant plus surprenant.»

Togepi tira sur le cordon du capuchon, lui faisant disparaître le visage sous le tissu. Il le retira prestement en jetant un regard de la mort à son Pokémon. Il aurait aimé lui dire que si il continuait comme ça, se serait une grosse bestiole qui lui tomberait dans la gueule et non pas une gentille femme au milieu de nulle part. Le petite Pokémon était chanceux d’avoir un témoin dans l’aventure. Si il calculait bien son geste, la jeune femme arrivait exactement de la place où lui-même avait tourné tout à l’heure. Le chemin principal était surement dans cette direction. Il s’en méfiait également. Les arbres pouvaient créer une intersection qu’il n’avait pas aperçu en avançant tout droit.

«Je me suis fait avoir à mon propre jeu! La forêt est plutôt vaste et intéressante à découvrir.»

Et étrange, féérique, magique…Beaucoup de synonymes pouvaient se rajouter pour décrire ce genre d’espace verdoyant et presque vierge de passage des hommes. Il n’y avait pas de marques de peintures, de coupes droites d’une scie ou des traces de roues sur le sol. Tout était dans un état tout à fait naturel et envoutant. Il appréciait vraiment cette place, encore plus si il y avait du réseau ou si il possédait une carte. Chaque voyage emmenait son lot d’exercices et de leçons à apprendre sur la vie et la survie en forêt. La prochaine fois, il allait prendre un peu plus de temps à la garde pour se procurer un bout de papier utile pour son expédition.


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
Ethologue Johto

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Région : Johto
Dim 26 Jan - 19:31
Son sursaut se répercute sur ton pokémon et toi-même puisqu'Allan glisse en avant tandis que tu trébuches dans une racine.

Olé ! Bon sang, faut pas faire ça en pleine forêt, j'ai cru que j'allais faire une attaque...

Tu penches la tête de côté, laissant ta queue de cheval tomber le long de ton épaule. Tes yeux pétilles, mais tu ne lis pas le même genre de sentiment dans le regard de ce qui semble être un jeune homme. Il montre clairement tous les signes du stress ! Mais en même temps... tu n'es probablement pas suffisamment inquiétée d'être perdue en forêt. Tu as beau le regarder, l'homme ne te répond pas vraiment quand tu lui parles. Tu attends quelques secondes, puis finis par plisser les yeux.

— Pardon, ai-je parlé trop vite ? t'inquiètes-tu alors qu'un grondement lointain semble à peine audible au milieu des bois.

D'ailleurs, tu n'analyses pas immédiatement la possibilité de véritablement se retrouver sous un orage. La dernière fois près de Doublonville c'était déjà le cas... pas deux fois quand même !
Tu remarques à peine le petit togepi qui s'avance d'Allan. Mais ton germignon baisse un peu la tête, comme prêt à attaquer si l'autre s'avançait trop.

Allan ? Doucement, veux-tu ? le réprimandes-tu en lui faisant signe de reculer.

Ce dernier obtempère mais tu sens bien que quelque chose dans le comportement de son semblable lui a déplu. Tu soupires, un peu dépitée, avant de reporter ton attention sur le jeune homme.

Ah, c'était bien toi ? Pas de problème, j'étais simplement curieuse d'entendre quelqu'un hurler de cette manière, de loin on aurait pu croire que tu te faisais attaquer par un spectre !

Ce qui ne doit pas être la plus agréable des rencontres, d'ailleurs. Cela dit il ne répond pas tout de suite à la question que tu lui as posé ; élan de timidité ? Tu n'en sais rien. Tu ressors ta bouteille d'eau pour en avaler une gorgée ; tu penses d'ailleurs que tu devrais peut-être faire l'effort d'au moins prendre des baskets et un pantalon quand tu pars en terrain forrestier, mais la jupe et la chemise te sont si confortables que tu ne parviens pas à t'en débarrasser. Tu tires un peu sur le bandage qui barre ton cou avant d'écouter la suite.

— Ton propre jeu ? Ah, je vois. J'étais venue également par curiosité, mais rapidement lassée du sentier battu. Après tout, soit on est explorateur, soit on ne l'est pas ! ris-tu de manière joviale. Par contre, je n'ai aucune idée d'où se trouve la ville la plus proche.
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Makev Strauss

Makev Strauss
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Région : Kantô - Alola
Dim 26 Jan - 21:20
Il avait causé une réaction en chaîne imprévue. Il ne pouvait s’arrêter dans ses excuses. En même temps, il n’avait pas prévu se faire aborder en plein milieu de la nature. Dans le peu de conversation qu’ils avaient déjà eu, il savait que le petit Pokémon se surnommait Allan. Il avait dans son attitude quelque chose de semblable à Mister B de sa cousine; confrontant et têtu. Le Pokémon semble complémentaire à sa maîtresse. Bien que la situation ait mal commencée, l’attente devrait se forger peu à peu. Il ne put qu’acquiescer à sa question concernant l’appel dans la forêt. Il l’avait fait sans vraiment de but précis. Il ignorait que quelqu’un se trouvait si proche et allait répondre de manière aussi spontanée. Ce qui était plaisant, c’est qu’ils étaient sur le même point d’égalité pour la frousse subit. Elle insinua qu’il avait probablement déjà rencontré un fantôme. Il ne le souhaitait pas. Ses divagations sur les substances illicites lui en avaient fait voir de toutes les couleurs pour ce qui était des spectres et des monstres étranges. Il y avait eu des hurlements à vous glacer le sang, des griffes déchirer la peinture sur les planches de bois de la maison décrépie, des hurlements qui ne finissaient plus, des piscines qui contenaient probablement des cadavres. Il avait sérieusement eu peur d’y finir lui aussi si il ne sortait pas de là.

Ici, le paysage était tout autre. Il semblait être dans un rêve plutôt que de vivre un cauchemar éveillé. Il n’osait pas juger la jeune femme qui n’avait pas un ensemble approprié pour l’aventure dans les bois. Dire qu’il se disait qu’il n’avait pas l’étoffe du dresseur à son départ de la maison de ses parents. Il y avait d’autres cas pire que lui. Quelque chose cependant attira son attention. Elle possédait un bandage au cou. Elle y passa ses doigts. Il ignorait si c’était fait exprès ou pas, mais une blessure à cet endroit était soit rare, soit causé par la personne elle-même. Il avait plus de bleus sur ses genoux et avant-bras qu’au niveau supérieur de son corps. La chute qu’elle avait fait n’avait pas laissé de trace au moins. Sinon, il possédait une trousse de secours de base pour ses propres petits bobos. Que voulait-elle prouvé par ce moment? Il aurait aimé le savoir, mais c’était un peu impoli de faire la remarque. Elle ne parlerait bien elle-même si ils essayaient de sortir ensemble de cet endroit.

«Je suis bien l’initiateur du *hey!*»

Oui, il était explorateur en quelque sorte. Le mot n’était pas précis dans son cas. Il le faisait par loisir au début et ce loisir était lentement devenue une proposition alléchante. Il ne lui restait qu’à faire ses preuves pour vraiment l’affirmer. Il ressentait une sorte d’attachement pour la dame devant lui. Elle agissait de manière totalement joyeuse, vagabonde et captivante. Une ensorceleuse particulière dans un décor enchanteur. Il commençait à douter si elle était véritable. Pourtant, il n’avait rien consommé et avait toutes ses idées. Le sourire était contagieux. Il bassa sa garde.

«Moi non plus!»

Il rit. Il annonçait s’être perdu, sans vraiment y mettre les mots de la honte.

«Je ne suis pas de la région et je ne croyais pas que les couloirs des arbres allaient autant me déstabiliser. On n’a pas ce genre de forêt à Kantô.»

Il n’avait rien vu de semblable non plus à Alola. Les climats différents des régions pouvaient vite vous faire perdre vos repaires normaux et vous emmener à explorer le bout du monde.

« Je m’excuse encore pour la frousse. Je m’appelle Makev et voici Mei. »

Retenant le Togepi d’un bras, il tendit sa main droite en pure politesse. Il avait l’air d’un complet débutant perdu dans une région inconnue à la recherche de ses premiers Pokémons. Il était loin du sauveteur chevronné qui avait entraîné un champion de la ligue, ou du constructeur des mers. Il n’était qu’un pauvre jeune homme perdu en forêt avec comme compagnon un foutu Togepi qui lui faisait maintenant la gueule. Il se retenait de sortir son équipe au complet ou de grimper dans un de ces arbres pour admirer les alentours. Elle ne pourrait le suivre cependant. Il doutait de ses capacités avec sa jupe et son chemisier qui mettait ses courbes en valeur. D’un côté, elle avait l’air à l’aise dans son accoutrement. De l’autre, il doutait aussi de ses capacités. Il s’était promis de ne pas la juger, mais il ne pouvait s’en empêcher. Makev n’allait quand même pas jouer comme un gorille et prouver qu’il était le dresseur le plus fort. Ça ne servait à rien de sortir ses gigantesques spécimens pour seulement jouer. Aucune preuve n’était nécessaire.

Ils avaient des intérêts en commun. Ce n’était pas du temps perdu après. Il pourrait apprendre de cette charmante femme. Elle pouvait cacher bien des choses. La curiosité les tuerait probablement.


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
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Région : Johto
Mar 28 Jan - 17:17
Tu avais un don pour reconnaître la personnalité de quelqu'un. Enfin, c'est quelque chose qu'on te dit fréquemment, mais la vérité est toute autre ; tu aimes imaginer la personnalité de quelqu'un, et il se trouve que de temps en temps, ton fantasme correspond à une réalité vraie pour au moins la personne concernée. Alors tu t'exerces à la même fantaisie face à ce jeune homme qui admet finalement être perdu, même s'il n'était pas le plus détendu du monde à ton arrivée. Un étranger ? un très jeune dresseur, comme toi ? Ou quelqu'un de plus expérimenté ? Un jeune dresseur n'aurait peut-être pas un togepi... qui ne semble pas être leplus avenant du monde ! Ca te fait rire, surtout qu'Allan continue de se montrer méfiant. Tu jettes un oeil aux bandages qui parcourent tout ton corps ; est-ce que cela va déranger l'inconnu ? Ca intrigue, en général, mais tu ne te laisses pas trop distraire alors que le blond se met à rire.

Oh ! Kantô ? Cela fait très longtemps que je ne m'y suis pas rendue et, ça me manque un peu, je dois avouer. Mais tu viens d'où, du coup ?

Tu n'es pas du genre à freiner ta curiosité. Ton sourire est grand et les rencontres te ravissent, surtout que tu es facilement sujette à la mélancolie quand tu es seule, encore. Et cette mélancolie a été une mauvaise compagne en certains temps que tu souhaites laisser derrière toi.

Les arbres ne sont pas des ennemis mais ce ne sont pas toujours des alliés dans ces bois.

Tu tapotes l'écorce d'un vieil arbre comme s'il s'agissait d'un compagnon de voyage. En même temps à tes yeux, tout est chose et tout est personne. Ca aide à éliminer la solitude ! Tu te retournes vers le dénommé Makev, un nom agréable mais qui sonne étranger, et lui présente l'une de tes mains bandées.

Pas de soucis ! Une petite frayeur nous indique que notre cerveau est toujours fonctionnel, ce n'est pas si mal. Je m'appelle Gédéon, et comme tu l'as peut-être entendu, voici mon compagnon de route, Allan.

Ce dernier, malgré sa réticence, s'avance un peu pour lever une patte en direction de Makev, lui signifiant ainsi qu'il accepte de le saluer.

Bon ! Je ne sais pas ce que tu comptais faire, mais avec la nuit qui approche je pensais me trouver un petit coin pour dîner et camper. Vous voulez vous joindre à nous ?
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Makev Strauss

Makev Strauss
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Région : Kantô - Alola
Mar 4 Fév - 23:27

L’atmosphère devenait moins lourde avec la conversation qui défilait. Plutôt rapide sur le mouvement, il aimait bien prendre ce temps. De toute façon, son sac commençait à le faire souffrir. Une heure ou deux avec sur le dos passait bien. Quand on dépassait un nombre de temps en particulier, la charge commençait à épuiser, puis à blesser. Il ne s’était pas encore rendu à ce stade et préférait l’éviter. La pause avait été nécessaire. Elle pouvait encore durer une petite heure sans qu’il chigne. La vie était un vent de liberté. Il était plaisant de juste s’arrêter, respirer et admirer la nature. La différence entre ses écarts normaux et maintenant, c’est qu’il ne savait plus dans quelle direction aller pour s’en sortir. L’aide qu’il espérait n’en était pas une à proprement parler. Il allait devoir essayer de compter sur son orientation ou tenter de s’en sortir avec l’aide de ses Pokémons. Il détestait un peu les sortir quand il était désespéré. Il préférait les voir agir dans un milieu contrôlé. Il devait déjà subir Togepi dans son cou en permanence. Beaucoup cadeau capricieux.

«Mes parents habitent en bordure du Bourg Pallette vers Jadielle. Je n’y suis plus.»

Ce n’était pas nécessaire de l’ajouter. Elle pourrait facilement deviner que le jeune homme parcours le monde avec les quelques phrases qu’il avait déjà dit. Il n’était pas entièrement d’accord avec sa nouvelle connaissance. Dans certains endroits et certains moments, les arbres étaient le symbole de la voie que tu devais suivre. Mais comme un idiot, il n’a suivi que le chemin, ne sachant pas si il allait au nord ou au sud. Il grimpe des montagnes habituellement. Le chemin plat l’avait déstabilisé au point de ne plus se reconnaître. Tout semblait pareil à quelques détails près. Il aimait quand même la position des branches descendant au sol comme si ils faisaient une révérence. S’excusaient-ils de faire perdre la tête aux gens comme lui? Il aimait bien se l’imaginer. Elle se dirige droit vers un arbre et touche son écorce comme si l’arbre allait lui parler. Le jeune homme ne pouvait pas dire que c’était idiot, par il scrutait la roche de la même façon pour ne pas se faire avoir en hauteur. Un éboulis pouvait vite arriver sans prévenir. Les failles sont invisibles.

Elle s’appelait Gédéon.

Il se répéta le nom plusieurs fois pour éviter la bourde de l’oublier. Jusque-là, il avait évité les politesses. Elle était plus vieille que lui. Elle était trop femme pour être dans la pure adolescence ni avoir dans le début vingtaine. Si il faisait ce qu’on lui avait enseigné, il devait s’Exécuter avec des madames et des vous. Mais, elle s’était juste prénommé comme il l’avait fait. Il ne savait pas sur quel pied danser. Il voit le Pokémon lui faire un salut. Il répond par un petit mouvement gêné. Il n’a pas l’habitude de prétendre que les Pokémons sont comme des humains. Il a une autre vision de la chose…sauf pour Togepi. Celui-là est aussi peste que sa maîtresse. Avait-il un air prétentieux ou il se l’imaginait? Autant éviter de le toucher pour ne pas froisser la petite créature à feuille. D’ailleurs, il lui faisait penser au Bulbizarre de sa cousine. Il était juste un peu moins envahissant des espaces vitaux.

Se répétant le nom, il n’avait pas écouté le début de la phrase. Heureusement pour lui, il revint rapidement à la réalité et réagit au reste de la phrase. Il regarda autour. La place était bonne, bien qu’humide, pour planter sa tente et dormir. Faire un feu, il en était moins sûr. Ils devaient trouver un espace libre sous le couvert du ciel étoilé au risque de brûler cette forêt ancestrale d’une étincelle échappée. Il imaginait bien le désastre qu’il pouvait provoquer à sa simple présence. Malchance commune pour le jeune homme.

«Je ne croyais pas faire du camping ici ce soir.»

Il regarda rapidement son champ de vision. Il ne faisait pas confiance à ces arbres. Il sentait l’approche des spectres en profiter pour lui chatouiller les pieds ou hurler comme le monstre félin de l’halloween. Trop de souvenirs y étaient rattachés.

«Mais à deux c’est possible. Ayyeee!»

Togepi venait de lui tirer une mèche de cheveux.

«À quatre…à quatre. J’ai compris le message.»

Il avait dans son sac la base pour la journée. Il ne comptait pas cuisiner en plein air. Il avait pris l’habitude d’acheter un plus gros déjeuner et de l’accompagner de fruits. Les soirs, il se joignait à des gens connus ou le Centre Pokémon. Les restaurants étaient un bon terrai d’accueil, mais hélas, les finances suivaient aussi. Il réfléchit à ses plans possibles. Il pouvait faire un petit quelque chose aux Pokémons. C’était le minimum. Pour lui cependant, les options étaient plus rares.

«J’ai peut-être un saucisson et une portion de riz quelque part dans mon sac que je n’ai qu’à hydrater au besoin.»

Les options étaient minces. Il avait peut-être aussi une pomme rouge et des noix. Il était meilleur pour survivre, mais il n’osait pas donner d’autres options plus sauvages à quelqu’un d’aussi bien habillé. Son état de vagabond ne donnait pas un grand pouvoir de persuasion. Malgré cela, elle s’approchait et le respectait. Son retour en ville allait être plus dur. Il pointa son sac, voulant s’excuser de ne pas pouvoir faire mieux.


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
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Région : Johto
Dim 9 Fév - 11:46
Jadielle… Jadielle… ah ! Oui, tu vois où c’est, même si cela t’aura nécessité quelques secondes supplémentaires à te remémorer la carte de la région de Kanto. Ce n’était pas très loin de Johto sans être parfaitement à côté ; cela dit tu sauras retenir l’information, aussi inutile pour la présente conversation soit-elle. Mais c’est toujours bon de noter d’où viennent les gens… cela t’aide à t’en souvenir, en tout cas. Ca sera donc Makev de Jadielle, bien que la dénomination ne soit pas précise. Mais ça, il n’a pas besoin de le savoir… sauf si tu écris un jour un livre sur lui.

Allan semble se méfier tu togepi et honnêtement tu le comprends ; ce dernier à l’air d’être aussi agréable que ta fouinette, c’est-à-dire pas beaucoup. Même si ton pokémon a des tendances plus colériques que capricieuses, il faut bien l’avouer.

Et ça fait longtemps que tu es sur les routes ? continues-tu pour alimenter la conversation.

C’est-à-dire que le jeune garçon avait l’air assez gêné de votre rencontre, tu n’aimerais pas qu’il ne se sente pas à l’aise ; même si ce n’est pas tout à fait quelque chose que tu peux maîtriser, de toute façon tu ne chercherais pas à le faire. Mais si tu peux aider, ne serait-ce qu’un peu, à ce que Makev ne se sente pas trop mal, ça serait toujours cela de fait !
Tu souris avant de rire et rabat tes cheveux vers l’arrière. Toi non plus tu n’étais pas partie pour faire du camping ici, mais tu as toujours de quoi te débrouiller au cas où que tu ne saches pas retrouver une ville avant la nuit tombée.

Moi non plus, crois-moi, mais autant j’aime me balader dans la nature autant je préfère être prudente quant aux balades nocturnes ; les racines peuvent être traitresses et le mauvais temps peut toujours éclater au pire moment !

Tu pouffes lorsque le togepi se manifeste, ce qui enchante également Allan déjà revenu au niveau de tes pieds. Tu n’es pas certaine d’en avoir la bonne analyse mais tu doutes que Makev ait le même rapport que toi avec les pokémons ; tu n’as peut-être pas le comportement le plus adapté, mais ces bestioles ont pour toi des sentiments et des caractères au même titre que les humains, parfois de manière plus prononcée. Mais bon ! Tu ne questionneras pas ton compagnon de fortune tout de suite de toute façon ; non, mieux vaut regarder d’abord comment vous pourriez vous installer pour la nuit et surtout voir si vous avez de quoi manger ; si tu pouvais éviter de chasser pour ce soir, ça t’arrangerait ! Surtout que tes compétences en la matière ne se sont pas spécialement améliorées en quelques semaines de voyage.

Du saucisson et une portion de riz, c’est pas mal… voyons voir.

Tu ouvres ton sac pour vérifier ce que tu avais pris.

Alors de mon côté j’ai du pokémiam pour Allan et ton pokémon, pour nous il me reste essentiellement de la viande séchée et des pêches au sirop ! On peut peut-être profiter des derniers rayons du soleil pour aller cueillir quelques fruits ou quelques baies.

Tu lèves le nez vers le ciel pour confirmer ta théorie ; ça va quand même tomber assez vite, mais au pire tu as toujours ta lampe torche pour te guider dans le noir.

J’ai une petite tente pliable mais au peut facilement y rentrer à plusieurs, si ça t’intéresse ! Je la monterais tout à l’heure, proposes-tu finalement.
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Makev Strauss

Makev Strauss
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Région : Kantô - Alola
Dim 9 Fév - 21:32
Pour ne pas perdre de temps inutilement, il ouvrit la poche supérieure de son sac. Il se doutait un peu de l’endroit où se trouvaient ses rations de survie. Un achat allait suivre cette expédition toute en surprise, car il ne pourrait plus s’aventurer au grès du vent sans rien à se mettre dans le ventre. Ce genre de situation pouvait être qualifié de catastrophe. Comme la star locale le disait si bien, on ne peut pas penser ni bouger comme on veut quand le ventre vous déchire en deux. Une chance que son sac fût bien ordonné. Il l’avait rempli avant de repartir de Kantô et en avait retiré une bonne partie de son équipement d’escalade. Il n’en avait pas besoin ici. Ça ne servait à rien de s’encombrer pour de petites visites ici et là en nature. Il pourrait le regretter, mais la location de matériel varié était toujours possible. Il avait agi ainsi depuis le début. Le début…elle lui demandait depuis combien de temps il parcourait les routes. Assez longtemps pour avoir changé, encore grandit et avoir des badges dans sa manche. Il pouvait faire un retour sur cette période d’insouciance et de recherche. La vie est parfois dure en voyage, bien que les situations se sont souvent bien terminées. On va éviter les quelques petites cicatrices sur ses jambes et bras. Sinon, il s’en était bien tiré. Enfin, il le croyait. Il fit une pause de fouille pour lui répondre.

«Bientôt deux ans.»

C’était bientôt le cas. Il avait quitté la demeure de ses parents, le sourire aux lèvres avec la certitude que sa vie pouvait être des vacances permanentes. La réalité était autre, mais il avait effectivement la chance d’aller où le vent le portait.

«Je suis parti avec un petit sac-à-dos sur le dos et un Bulbizarre dans une Pokéball. Je ne regrette pas mon choix. À cette vitesse je serai maître Pokémon dans six ans.»

Il envoya un autre sourire. Il se moquait de sa propre situation. Deux badges en deux ans. Il pourrait aisément avancer d’une autre étape. Les combats Pokémon n’étaient pas son passe-temps favori et il préférait explorer la moindre faille rocheuse dans une montagne plutôt que de se pointer dans une arène et provoquer le meneur de la place. Ruminant dans sa tête, il ne savait pas comment retourner la question. Était-elle dresseuse? Scientifique? Ranger? Son compagnon Pokémon n’était-il justement qu’un compagnon? Il essayait de ne pas la juger. Elle parle pourtant de balades nocturnes. Ce n’est pas quelqu’un qui se protège à la moindre probabilité d’averse. Il arrêta à sa blague et pu sortir ce qu’il avait énoncé plutôt ; les saucissons et le riz préparé. Elle semblait satisfaite de sa trouvaille. Son sas semblait déborder de bonnes choses aussi. Togepi semblait heureux de voir autant de nourriture, dont une partie qui allait lui appartenir.

Il suivit son regard. Le temps ne pressait pas encore pour lui. Il avait plus de chances de sortir d’ici, ou pas, que de rester dormir. Il surévaluait ses chances de s’en sortir pour aujourd’hui. Sa nouvelle connaissance semblait si sûre d’elle-même. Son enthousiasme était contagieux. Le malaise disparaissait rapidement. Il ignorait d’où veniat ce sentiment d’intimidation qu’il vivait dans sa tête. Son corps devait aussi parler. Makev espérait qu’elle n’arrête pas sa bonne humeur pour encore de longues minutes. Une fois bien implanté, il pourrait être plus attentif et divulguer davantage d’informations. Il ne se connaissait depuis seulement quelques minutes. Malgré tout, elle ne semblait pas une menace. Il ne le sentait pas comme tel. C’était plus une source de connaissance qui lui manquait, une expérience à venir dont elle seule connaissait le secret. Ce dont il était certain, la nourriture rapprochait toujours les gens.

«Pour ce genre de cueillette, j’aimerais te présenter un maître.»

Une collection de baies l’attendait dans son repère près d’Argenta. Il avait hâte de produire quelque chose à partir des choses rares qu’ils avaient trouvés en chemin depuis le début. Certains avaient une bonne longévité de préservation. Il avait aussi nourri au maximum les besoins de chaque fruit avec les conseils d’un scientifique. Sans être infirmier ni éleveur, il avait appris certaines techniques avec le temps et les baies en faisaient grandement parti. Grâce à son Pokémon curieux, ses récoltes avaient grandement augmentées et il allait bientôt pouvoir en exploiter ses efforts. Le jeune homme fit bondir une Pokéball sur le sol. Elle s’ouvrit et dévoila son gracieux rayon rouge. La silhouette floue arrivait à la taille de son dresseur. Les longues griffes et les longues pointes de son dos apparurent. Soudainement, sur place, se trouvait un Sablaireau de bonne taille, les yeux curieux et le nez reniflant. Il planta ses griffes dans le sol et voulait déjà suivre une piste. Fier, Makev le regarda se déployer dans sa splendeur.

«C’est un Sablaireau. Je l’ai recueilli alors qu’il était encore très jeune. Il se nomme Citrius. La première baie qu’il a trouvée était une Sitrus…Je trouvais ça logique de le nommer ainsi.

Makev était partagé avec la dernière annonce qu’elle avait fait. En premier lieu, ce n’était pas une femme moche. Elle était même plutôt jolie aux formes voluptueuses. Elle semblait plutôt bien dans sa peau, confiante et engagée. Il ignorait comment prendre ce genre de proposition. Il évita de rougir en se concentrant sur son Pokémon et rabattant son capuchon sur sa tête. Il ne savait pas comment jongler entre le fait qu’elle était plutôt intéressante et que cette offre était surtout…non pas déplacé, mais un peu tout même. Il avait sa propre toile qu’il pouvait hisser au besoin. Une tente était trop ample et lourde pour son genre d’expédition. Il se trouvait d’autres solutions ou s’invitait chez des amis. L’idée de passer une nuit complète avec elle le laissait en émoi. Il allait probablement tenter de se mettre le plus loin possible dans ce petit abri si il acceptait. Il pouvait encore attendre avant de répondre. Il s’en donnait le droit. Il devait impérativement changer de sujet avant de laisser d’autres mots s’échapper. Malheureusement pour lui, les premières notes furent trop aigues. Il se rattrapa en se raclant la gorge et continua sa question.

«Je suis…eum eum…Je suis d’accord pour trouver un peu de choses pour garnir le repas. On regardera plus tard pour le reste de la soirée…»

Il suivit son Pokémon en essayant d’éviter le regard de la jeune femme. Il espérait qu’elle ne le prenne pas personnel. Ses amis vont le frapper si il refuse ce genre d’invitation et ose leur dire ce qui est arrivé. Pourquoi n’était-il pas plus enthousiasme? Pourquoi ce genre de chose lui arrivait? Si il ignorait quoi dire maintenant, qu’est-ce que ça allait être dans une proximité aussi petite qu’une tente? Le moment pouvait vite devenir horrible. Il devait la relancer pour ne pas avoir l’air déconnecté. Elle ignorait ce qui se passait dans sa tête.

«Pourquoi l’avoir nommé Allan?»

Bravo! Il avait encore évité de prononcer une politesse ou une familiarité. Il s’en sauvait encore de justesse.


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
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Dim 9 Fév - 22:43
Un petit sifflement admiratif dépasse tes lèvres. Deux ans sur les routes, c’est pas rien ! Bon, tu ne peux décemment pas être impressionnée par ce genre de performances, tu as passé plus de la moitié de ta vie sur des sentiers loin d’être régulièrement battus. Mais en tant que dresseuse, tu n’es sur les chemins de la région que depuis officiellement quelques semaines ; alors pour l’instant et mentalement, tu préfères te considérer bien débutante face à quelqu’un qui a une expérience plus légitime que toi sur les routes ! Mais peut-être pas en forêt. Voilà alors qu’il continue tandis que tu finis de trier ce que tu as dans ton sac : un bulbizarre et un petit sac sur le dos… bien loin de ton propre départ dans cette vie. Cela t’arrache un sourire plutôt, au moins jusqu’à ce que tu fronces les sourcils et réprimandes ton germignon qui tentait de se servir dans les rations de nourriture.

Hey Allan, c’est pas encore l’heure, chenapan !

Ce dernier grogne avant de s’assoir en secouant sa feuille. Tu ne tardes pas à lui caresser la tête ce qui l’apaise ; une petite astuce que tu as appris bien vite à votre rencontre l’an dernier.

C’est bien de ne pas regretter, c’est un sentiment horrible que je suis contente de ne pas beaucoup ressentir non plus. C’est un peu comme un lent poison qui nous assaille sans que l’on s’en rende toujours compte et qui empêche d’avancer !

Et malgré ton discours tu restes assez souriante et détendue. Non, toi ton poison, c’est la mélancolie. Chose dont tu ne te débarrasseras jamais et qui te colle à la peau comme une pluie fine en permanence au-dessus de ta tête. Tu ne peux pas lutter mais simplement la cacher au fond d’un tiroir de ton esprit, que tu ne t’autorises jamais à ouvrir volontairement au contact d’autrui ; sauf tes pokémons. Car quand on voyage avec des personnages si sensibles, ils finissent par voir votre vraie nature. Allan, Tempête et les autres ne dérogent pas à cette règle.

C’est ton objectif, devenir maître pokémon ? soulèves-tu, très curieuse d’entendre la réponse.

Certains te trouveraient assez intrusive avec toutes ces questions, mais tu es ainsi. Tu te nourris des histoires des autres pour éviter, parfois, à souffrir des tiennes. Et puis tu n’as encore jamais rencontré quelqu’un qui désire aller aussi loin dans les combats de pokémon ! Donc tu aimerais bien qu’il réponde, même si un refus de sa part ne te vexerait pas le moins du monde.
Plus le tems passe, plus Makev semble de moins en moins mal à l’aise à l’idée de te parler ; intérieurement, tu le vis comme une petite victoire qui colore un peu ton nez et tes joues, tirant le blanc laiteux vers un rose plus doux encore.

Un maître ?

Tu écarquilles les yeux d’émerveillement face au sablaireau qui apparaît entre vous. Allan sursaute un peu, méfiant, prouvant que c’est pour lui aussi la première fois qu’il voit un tel pokémon.

Woah ! Il est superbe… coucou Citrius, je m’appelle Gédéon ~ chantonnes-tu en t’accroupissant à hauteur du nouveau venu.

Et très vite, tu ne peux pas t’empêcher de noter sa taille, son poids potentiel, ainsi que quelques autres caractéristiques physiques sur un petit calepin que tu dégaines plus vite que ne le ferait un ranger avec une pokéball. En tout cas, cela te distrait suffisamment pour ne pas remarquer les joues rouges de ton interlocuteur ainsi que quelques petits détails comportementaux qui auraient pu te donner une idée de ce à quoi il pouvait bien penser. Ce n’est que lorsqu’il bégaye que tu relèves les yeux vers lui, toujours penchée au sol.

Super ! Et oui, de toute façon ma tente est faite pour être montée ou démontée assez rapidement. Tant qu’il ne pleut pas, on aura pas trop de mal à s’y faire.

Tu te redresses finalement et invites tout ce petit monde à partir en expédition.

En avant pour le repas ! Woohoo ! ~

Allan sautille de joie et cherche du regard le togepi pour une raison que tu ignores. La question de Makev te fait un peu tourner la tête en sa direction ; tu souris, ne t’y attendant pas spécialement.

C’était le prénom de mon défunt fiancé. Quand je l’ai vu ça m’a simplement paru être la bonne chose, et mon germignon l’a tout de suite adopté alors, c’est resté.
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Makev Strauss

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Dim 1 Mar - 14:43
Il se souvenait de Molly. Le regret d’avoir toujours été prise entre des barreaux invisibles et pourtant présents l’avait rendu plus combative et amère. Certes, il avait son propre lot d’expérience et de temps qu’il aurait aimé modifier, mais ça ne servait à rien d’y revenir avec un pincement au cœur. Autant regarder vers demain et avancer dans les rayons du jour. Le regret était un sentiment terrible.

Cette relance était appropriée. Il avait ouvert la porte vers une idée d’un temps imparti que sa jeunesse pouvait lui offrir. Devenir maître Pokémon était un désire flou qui ne comptait pas vraiment dans sa tête. C’était plutôt une pression sociale des autres dresseurs qui s’acharnait sur les autres afin d’être le meilleur. Makev n’était pas ainsi. Les voyages et la liberté l’avait toujours plus passionné qu’un combat Pokémon dont il était incapable de prévoir le coup d’avance. Il se tenait sur des détails qui finalement étaient complètement inutiles. Il se sentait jeune contrairement à cette femme qui se distinguait par sa juste présence. Comment pouvait-il rivaliser? Ne sachant pas si elle pratiquait ce genre d’exercice depuis longtemps, il ne préféra pas demander. Il commençait à apprécier à répondre aux questions. Elle avait une curiosité exacerbée et ne pouvait le cacher ni le retenir apparemment. Quoi qu’il en soit, elle sauvait les situations de malaise qui lui grondait au ventre. Lorsque la question franchit les lèvres de son interlocutrice, il ne put que ramener ses mains derrière sa tête et légèrement bombé le torse.

«Non! Enfin je ne crois pas le devenir un jour.»

Il s’arrêta à cette phrase. Il pourrait revenir plus tard sur des explications plus poussées une fois le campement assuré et la nourriture trouvée. Pour cela, le Pokémon allait pouvoir les conduire à différent endroit, même si ce n’était pas visible au premier coup d’œil. Le jeune dresseur se fiait toujours sur la curiosité et les compétences de son allier pour se diriger dans de tels endroits. Ils avaient découvert bon nombre de cachette depuis. Devant l’enthousiasme de Gédéon, il ne pouvait que se relier à son sourire et avancer de plus belle. Sablaireau avait déjà le nez dans les feuilles et cherchait probablement la prochaine baie ou buisson regorgeant de petits fruits.

Alors qu’ils avançaient, sa question, qui était pourtant si simple, semblait avoir pris une tournure complètement différente. Il ne pensait que demander le nom d’un Pokémon, qui pour lui était tout à fait banal, allait prendre cette envergure. Il se figea un peu devant le début de la réponse. Elle avait été mariée et son compagnon de vie était décédé. La vie était injuste. Pour cette situation du moins, et pour Makev qui avait le don de s’engouffrer comme pas possible dans des problématiques hasardeuses et tout aussi dangereuses.

«Je suis désolé…»

Il exécuta une brève révérence pour démontrer que son intention était plus grande que des mots. Il respectait les morts. La douleur associée était trop énorme pour qu’on passe à côté d’une mention honorable à leur égard. Le Pokémon représentait-il son mari en tout point? Il ignorait si il trouvait la situation glauque ou si cette renaissance dans un autre être était nécessaire. Elle semblait à l’aise avec cette idée et il la respectait pour cela. Cette confidence les rapprochait d’autant plus. Ce n’était pas à n’importe qui qu’on pouvait clamer une telle nouvelle sans amertume. Regrattait-elle ces beaux jours? Elle n’en avait pas glissé mot. Respectant les conventions, il ne demanda pas plus de détails sur la disparition de cette personne. Elle s’ouvrirait si elle se sentait en confiance. Il ne pouvait que changer de sujet pour ne pas enfoncer le pieux dans le cœur. En marchant lentement, ils pouvaient aisément reprendre un nouveau départ.

Se sentant un peu trop libre, il fit volontairement un saut. Quelque chose clochait.

«Mon sac-à-dos! Cit attend…»

Il leva les yeux sur Gédéon et expliqua brièvement son changement de décision et son sursaut visible. Il partait sans reprendre son sac sur son dos. Ils s’étaient déjà perdus jusqu’ici, les chances de ne pas revoir son sac était grandes.

«Je vais l’emmener pour ne pas perdre la position. Arrête merde!»

Il avait tourné son regard vers son Pokémon aux derniers mots. Ce dernier, curieux, continuait de chercher sans se soucier des gens qui le suivait. Il avait de belles qualités, mais il était aussi têtu et lunatique. Aux paroles plus graves de son maître, il s’arrêta et releva le haut de son corps, la pointe des griffes déposé contre le sol. Heureux, Makev se retourna et fit quelque pas de course pour récupérer son sac. Il vit son sac légèrement éventré. Togepi avait sûrement fouillé dedans…TOGEPI! Toujours silencieux, on pouvait facilement lire la panique dans ses gestes. Il regardait partout dans la petite clairière pour finalement se retourner vers Gédéon. Elle avait sans doute remarqué la disparition du petit Pokémon qui roucoulait habituellement. Il n’était pas sur son harnais ni près du sac. Makev se jeta à genou et commença à fouiller dans les compartiment de son sac, vidant son contenu sur le sol.


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
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Jeu 5 Mar - 13:03
Une mine un peu déçue s’invite sur tes traits féminins. Alors comme ça, Makev n’a pas l’ambition de devenir maître pokémon ? Dommage, ça aurait été un bon sujet de roman ! Mais tu peux toujours t’imaginer qu’en vérité c’est déjà quelqu’un de très important chez les dresseurs, et que ce dernier ne veut tout simplement pas trop m’en dire sans quoi il serait obligé de t’éliminer si jamais il en disait trop, justement ! Perdue dans tes fantasmes, tu ne réalises même pas pourquoi il s’excuse subitement, la mine basse. Tes cheveux glisses sur ton épaule à mesure que tu penches ta tête de côté, curieuse comme une roucoul devant un nouveau jouet.

Désolé, de ? Ah ! Si attends, je viens de comprendre. A moins que tu m’apprennes subitement que tu es responsable de la mort de mon ancien aimé, tu n’as pas de raison de t’excuser ~ chantonnes-tu d’une voix mielleuse.

Et tu le penses vraiment. Tu as toujours eu un peu de mal avec ce comportement des gens autour de toi, pour ceux en tout cas que tu ais croisés depuis l’accident. Qu’on te présente ses condoléances, pourquoi pas, même si ça date un peu. Mais qu’on s’excuse ? C’est comme s’excuser d’exister ; tu ne t’y perdrais pas, même avec un couteau sous la gorge. Mais quelque part, et même si tu ne l’avoueras jamais à voix haute, tu notes quand même la pointe de chaleur au creux de ta poitrine. Ce n’est pas désagréable, de voir quelqu’un qui semble sincèrement désolé pour ce qu’il a évoqué. Tu t’en souviendras la prochaine fois qu’un élan de mélancolie deviendra trop fort pour que ton masque ne puisse pas tomber à tes chevilles.
Vous commencez donc votre petite exploration avant que la nuit ne finisse d’assombrir le ciel et le terrain que vous foulez ; même si pour le coup, il vous suffit simplement de suivre le pokémon de Makev, qui bien que rapide ne vous sème pas vraiment. Sauf que très vite, tu vois bien que quelque chose travail ton nouveau collègue de route, et tu ralentis le pas jusqu’à ce qu’il s’arrête. Tu as repris tes affaires sur ton dos, mais il est vrai que lui-même a laissé ses affaires ; ce qui ne te paraît pas incohérent, puisque le spot sur lequel il s’était arrêté à l’origine n’était pas dégueulasse en matière de camping. Allan sursaute quand il entend Makev hausser le ton. Tu t’arrêtes, vois le jeune homme rebrousser chemin, jusqu’à ce que la panique ne rende ses gestes plus erratiques.

Makev ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

Tu t’approches et fais signe à ton petit pokémon de te suivre, ce qu’Allan fait non sans jeter un regard à la bestiole derrière lui. Tu remarques que le togepi n’est plus là, et comprends donc très vite la source de la panique qui brille dans le regard du blond.

OK, bon, vu sa taille il a pas dû aller bien loin ! Attends voir…

Tu sors de ton sac une pokéball qui grossit rapidement dans ta même, et la laisse s’ouvrir jusqu’à ce que la forme de ton caninos n’apparaisse. Ce dernier glapit en secouant la queue, heureux d’être ainsi invoqué après les événements de Doublonville.

Bon, Lucifer, on a égaré un togepi, tu nous aides à le retrouver ?

Puis tu te tournes vers le blond, soucieuse de le voir ainsi s’agiter.

Ton pokémon a des habitudes, des endroits qu’il craint particulièrement ou dont il raffole ? Des baies peut-être ? Il a dû partir en chercher de son côté sans se préoccuper de nous. On va t’aider à le retrouver.
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Makev Strauss

Makev Strauss
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Lun 9 Mar - 19:06
Ses yeux brillaient de reconnaissance. Elle semblait prendre la situation en main. Il était perdu entre la panique semi-contrôlée et la peur d’avoir perdu ce truc si grincheux mais si attachant. Le Togepi était une source de souvenirs importante pour le jeune homme. Comment avait-il pu oublier ce détail? Ah oui…la gêne éprouvée de passer une nuit à côté d’une femme mature dans une petite tente. Il s’en voulait. Le petit Pokémon n’a pas dû s’éloigner bien loin, mais maintenant, son sac était ouvert de tous les côtés et ses effets personnels affichés à la vue de tous. Une chance que certains morceaux étaient cachés dans des sacs de compression.

«Je viens de perdre Togepi.»

Normalement, il aurait envoyé son Roucoups à la recherche rapide dans les airs, mais la forêt l’empêchait de s’exécuter correctement et d’être efficace. La pratique au sol allait être la meilleure à moins de détruire une partie du chemin. Il commençait à penser d’ouvrir une voie dans cet endroit pour tous les dresseurs qui s’y perdaient. Ils ne devaient pas être les seuls à subir ce genre d’aventure. S’empêchant de réagir comme un étourdi et de tout saccager, il se fia à l’assurance que Gédéon démontrait. Le moindre problème était une nouvelle aventure et non une cause de désespoir. Les coups du destin commençaient à le faire frustrer davantage. Il était dû pour se reposer à l’ombre de ses arbres fruitiers en culture. Il pourrait, à partir de là, retourner se glisser dans les failles du Mont Sélénite et trouver la cachette des Mélofée. Les voyages étaient toujours quelque chose de passionnant. Seulement, sa concentration était toute autre. Il devait faire effectuer une meilleure performance dans ses recherches et pour cela, il était impératif de se poser à Kantô et recommencer à suivre une route plus stable. Peut-être trouver un ou deux badges de plus pour avoir un peu de renommée supplémentaire. Pour le moment, le plan le plus prioritaire était de retrouver Togepi avant qu’un autre Pokémon ne décide de le manger ou qu’un dresseur ne veuille en faire un de ses Pokémons. Il ne se voyait pas insister pour la garde. Il n’était pas très avare de paroles au départ.

La jeune femme fit apparaître un Pokémon de belle parure. Son poil était luisant, ses yeux vifs et il semblait tout aussi enthousiaste qu’elle. Les Pokémon ressemblaient souvent à leur dresseur. Il l’avait rapidement analysé au fil de ses rencontres. Togepi était le premier spécimen qui ne pouvait pas renier sa maîtresse. Lucifer, le caninos, semblait être un Pokémon de travail. Peut-être souhait-elle être agente? C’était un Pokémon commun aux agents et les raisonnements rapides de cette dernière le portaient à la juger ainsi. Il se sentait en confiance. Il était reconnaissant de la rapidité d’esprit de cette personne.

«Elle est têtue, mais reste prêt de moi normalement et sur le sac. Elle aime avoir l’attention des filles. Je ne sais pas si elle boude ou si elle a tenté de nous suivre. Je ne l’ai pas vu en revenant. Il y a des baies dans mon sac pourtant.»

Makev prit dans sa main trois sortes de baies, des Kiwan, des Micle et des Prine. Ce n’était pas les favorites, mais elles pouvaient remplir un petit ventre tel que celui de la petite créature. Quoi qu’il en soit, elle avait pu apercevoir le petit harnais bricolé sur le dessus du sac qui était la position régulière du Pokémon. Le jeune homme recommença à remplir le lourd sac d’expédition pour pouvoir commencer les recherches sans en perdre un autre morceau par le fait même. Ce ne serait pas long, puisque l’ordre n’était pas nécessaire. Si une odeur était quémandée, l’espace haute du sac était la meilleure place pour renifler.

Le Pokémon ne se distinguait pas sur son endurance, sa hauteur ou sa vitesse. Ce n’était qu’une petite chose pas très entraînée et faible. Ses pouvoirs n’en étaient qu’à leur naissance encore. Makev n’avait pas priorisé ses capacités. Il tentait surtout de s’en accommoder et le redonner à la maîtresse. Si seulement Seal pouvait réapparaître et reprendre ce petit démarreur de problèmes. Il avait rencontré la jeune fille à Jadielle. Elle ressemblait un peu à sa cousine dans ses habitudes. Deux femmes fortes, de caractères, mais douces et belles. Les deux avaient les cheveux roses et un parfum sublime. Les liens avec cette demoiselle s’étaient rapidement liés. Ils avaient passés plusieurs jours ensemble après un fâcheux accident et des négociations ratées.

«Sauf si elle a vu un reflet rose...»

Il passa de la position à genoux à être couché sur le ventre. Légèrement surélevé grâce à ses coudes, il regardait autour de la clairière. Cela pouvait paraître étrange. On s’arrangeait pour être plus haut lorsqu’on amorçait des recherches. Il se souvenait des paroles de sa mère qui disait qu’’on devait se mettre à la hauteur des yeux d’un enfant pour retirer tout ce qui avait un potentiel dangereux. Si il se laissait choir sur le sol, il pouvait peut-être voir quelque chose de nouveau. Il l’espérait fortement. Ses efforts n’étaient pas si concluants. Son premier aperçu était négatif. Il cherchait, néanmoins, un signe ou quelque chose qui bougerait. Peut-être que le Caninos aurait plus de chance en cherchant l’odeur sur le sac. Makev espérait qu’il soit formé pour ce genre de recherche. C’était peut-être un de leur seul espoir. Il ne comptait pas sur Sablaireau pour retrouver une trace aussi précise. Ce dernier vaquait à ses recherches de façon complètement libre.


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
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Région : Johto
Jeu 12 Mar - 11:19
Un brin de curiosité te fait parcourir du regard les affaires étalées de Makev, mais tu n’y perds pas trop de temps non plus ; la situation fragilise le jeune homme, et ça ne sert à rien de le torturer si jamais tu trouves quoi que ce soit qui pourrait un peu plus le gêner, le pauvre. Tu écoutes attentivement la description du blond à propos de son Togepi, tu apprends même qu’il s’agit en vérité d’une femelle.

Un petit pokémon bien capricieux en somme.

Vous avez de la chance qu’il n’est pas plu ou qu’il ne pleuve pas, les odeurs persistent un peu plus par temps clair, de ce que tu en sais. Tu n’es pas une pro de la chasse, mais tu as appris à traquer quand tu étais plus jeune ; une enfant des routes comme on en fait plus, même si ce passé te paraît furtif et très lointain.

Lucifer, approche, souffles-tu à ton caninos pour qu’il vienne renifler le haut du sac.

Il prend quelques secondes, puis se tourne vers toi.

Il faut qu’on retrouve le Togepi. Tu peux faire ça pour moi ?

Un jappement heureux confirme ce que tu savais déjà à propos de ce jeune chien ; loyal et fier d’aider, deux qualités que possèdent également Allan, le sens olfactif en moins. Tu adores ta petite plante feuillu mais il faut reconnaître qu’ils n’ont pas les mêmes compétences. Ce dernier s’avance d’ailleurs au niveau de Makev, prudent, et semble chercher la même chose que le blond allongé sur le sol. Lucifer commence à renifler l’air, et se dirige dans une direction que tu décides de suivre. La nuit est presque tombée mais quelques rayons lumineux de l’astre solaire vous parviennent encore ; ça sera plus compliqué lorsque la lune apparaîtra sous une couche d’ombre. Vous êtes sous de grands arbres, qui plus est, donc rien qui ne facilitera des recherches d’un petit pokémon.

Tu tends l’oreille pour essayer de déceler un couinement, un bruit, un gargouilli qui pourrait provenir de la bestiole. Au bout de quelques minutes, tu vois Lucifer s’arrêter près d’un buisson. A-t-il vu, ou sentit quelque chose ? Le voilà immobile, et tu te prêtes à attendre une réaction. Un pokémon sauvage ? Le togepi ? Tu cherches Makev du regard, peut-être pourrait-il tenter de l’appeler ?
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