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» Non ma fille tu n'iras pas danser.

Sila Wolodji

Sila Wolodji
Coordinateur Unys

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Ven 17 Jan 2020 - 23:59



non ma fille tu n'iras pas danser.
10h52, à un arrêt de bus de Volucité.

Cela fait deux jours et quelques heures que Sila a atterri à Volucité. Elle a grandi à Illumis, elle est de ces urbains qui se repèrent facilement dans une grande ville et ne savent plus comment se diriger dès qu’ils approchent un coin de verdure, une forêt. C’est une réalité dont elle est parfaitement consciente et qui explique en partie pourquoi elle regarde sans arrêt si elle a suffisamment de batterie sur son téléphone. Elle c’est que c’est lui et sa fonction GPS qui pourra la sortir d’un mauvais pas « si jamais ». Mais dans l’immédiat, la découverte de la ville et surtout du port fait son bonheur. L’architecture est bien différente : de grands bâtiments tout en hauteur, beaucoup d’employés qu’elle voit s’affairer dans la zone d’affaires de la ville et des touristes ça et là. C’est une métropole et ça ne la change pas véritablement de la vie d’Illumis, c’est étranger et réconfortant à la fois… difficile à expliquer. Elle est quand même convaincue d’avoir fait le bon choix en décidant de s’envoler pour Volucité et pas un coin moins peuplé de la région. Ça ne la change pas trop trop.

Elle est déjà venue sur Unys mais n’en garde pas un souvenir extrêmement précis. Elle était adolescente, voyageait avec ses parents et devait certainement traîner des pieds. Sa situation présente est bien différente. Elle est seule, libre de ses choix. Elle n’a pas d’impératif, personne ne l’attend. C’est… grisant et presque décevant en même temps. Pour que quelque chose l’attende, encore faut-il qu’elle fasse quelque chose. Pour le moment, elle joue les touristes et c’est pas plus mal, elle sait toutefois que si elle ne veut pas faire de ce voyage un flop, il faut qu’elle se donne un objectif, un but. Elle ne s’en inquiète pas pour le moment, elle a trouvé un hôtel bien sympa, dans son budget – sans trop d’exubérance non plus, elle n’a plus de rentrée d’argent, elle doit gérer. Présentement, elle attend un bus censé l’amener au Nord de la ville, dans un coin qu’elle n’a pas encore eu le temps de visiter. Ses écouteurs aux oreilles, elle écoute sa playlist fétiche, alternant hits du moments, musiques d’ambiance et chansons à textes, trucs qui bougent et airs de blues. C’est extrêmement éclectique. Ça lui ressemble pas mal.

Dans ses mains, un petit sachet qui contient un muffin tout chocolat qu’elle vient d’acheter en passant devant une boulangerie. Elle a bien décidé de s’accorder des petits plaisirs, et celui-ci en est un. Elle en croque une bouchée généreuse et ne peut contenir un sourire satisfait. Il y a de grosses pépites de chocolat, tout ce qu’elle aime. En plus, il fait plutôt beau, elle a sur elle son manteau de mi-saison, une écharpe mais c’est un froid ensoleillé, parfait pour une journée dans la ville. Elle va pour croquer à nouveau dans le muffin lorsque son téléphone se met à vibrer. Elle fronce les sourcils, repose son muffin dans son sachet et s’empresse de récupérer son téléphone dans l’une de ses poches. Sur l’écran, un nom : « Papa ». Elle soupire. Elle n’a pas envie d’avoir cette conversation. Elle se doute très bien de ce qu’il va vouloir lui dire… A-t-elle le choix ?

… Elle décroche.

- Allo, Papa ?
- C’est moi.

Sans blague. En deux mots de son habituel ton de voix grave, elle sent déjà l’accusation.

- J’me doute. Ça va ?
- Oui.

Ok. Elle marque un temps d’arrêt. Elle sait qu’il sait. Qu’il le dise. Qu’il gronde comme il sait si bien le faire. Qu’il lui reproche ses choix, ses décisions… comme d’habitude. Elle ajoute rien volontairement et sent déjà son corps qui se crispe. Elle ne lui laisse pas le choix, c’est lui qui parle, alors.

- Ta mère m’a dit que tu nous faisais une crise d’adolescence…

Et voilà ! Trésor Wolodji dans toute sa splendeur ! Il ne questionne pas. Il ne cherche pas à savoir. Il juge ! Sila qui démarrait cette journée sous de bons auspices a maintenant le visage fermé et le regard noir, plus noir encore qu’au naturel. Par chance, sa tête est désormais baissée vers le sol, un point quelconque du béton du trottoir qu’elle fusille sans le réaliser. Il faut dire qu’elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue lorsqu’elle se met dans cet état. Lorsqu’elle parle à son père, souvent.

- Je doute qu’elle ait dit ça comme ça.
- C’est sûr, elle préfère prendre ta défense et soutenir ta petite lubie.
- … Papa, tu m’appelles sérieusement pour me dire ça ?
- … J’aimerais comprendre. Tu avais une situation, des perspectives d’évolution, pourquoi…
- Tout le monde n’attend pas la même chose que toi ! Mon salaire est une chose, m’épanouir dans la vie en est une autre !
- Sila, la vie n’est pas ni un film ni un roman ! Il faudrait que tu restes les pieds sur terre, un peu ! C’est quoi, ton projet ?

Son projet. C’est très ironique comme tournure de phrase, surtout à cet instant là, où elle se posait d’elle-même la question. Elle n’en a aucune idée mais elle ne pourra pas lui dire ça, ce serait le satisfaire. Elle ne veut pas le satisfaire. Elle veut le contredire. C’est un exercice de longue haleine, tenir tête à Trésor Wolodji.

- Devenir maître du monde. Elle tente l’humour et fait face à un mur de silence. Elle se racle la gorge et ponctue. Je plaisante.
- Ce n’est pas le moment.

Soupir, à nouveau. Sa mère lui a fait la remarque, par le passé. Son père a définitivement perdu le sens de l’humour depuis qu’il a le sens des affaires. Et donc depuis bien longtemps.

- Mon projet, le mot est fort, ça serait voyager, voir du pays, trouver de l’inspiration…
- … Ce n’est pas sérieux. Si c’était des vacances que tu voulais, tu pouvais en avoir sans faire ton petit coup d’éclat !
- … Ce ne sont pas des vacances. Je veux reconsidérer mon mode de vie, mes objectifs, justement. Trouver ce qui me fera avancer en restant moi-même. Pourquoi pas faire des concours de coordination ou du dressage !
- Des concours ?! Avec ton Quartermac ?
- Tu sais très bien que j’en ai déjà essayé un.
- Et tu as échoué. Sila… pourquoi gâcher ton potentiel avec une décision aussi absurde. Alors quoi ? Tu veux devenir saltimbanque ? Défier l’Élite ? C’est grotesque, tu n’as plus 15 ans.

Même à quinze ans, il ne lui aurait pas permis, elle le sait. Il est attaché à ses propres pokémons, a toujours évolué avec ces créatures autour de lui mais comme un accompagnement, jamais un objectif de vie. Elle le sait très dédaigneux à l’encontre des Maîtres coordinateurs et autres Champions de la Ligue qu’il qualifie de guignols.

Sila entrouvre la bouche pour lui répondre mais voit le bus qu’elle attend se profiler un peu plus loin dans la rue.

- Attends Papa, mon bus arrive, j’te rappelle un peu plus tard.

Elle n’attend pas sa réponse et raccroche. C’est éprouvant de discuter avec lui. A une époque, ça lui paraissait tellement plus simple. Aujourd’hui, c’est pire qu’un combat de boxe. Ça lui fait mal, en plus. Sa mère a émis des réserves mais elle la soutient, elle lui laisse sa chance et veut lui permettre de faire ses preuves et ses propres erreurs. Son père, c’est l’inverse. Il est complètement hermétique à tout ce qu’il ne considère pas comme « sérieux », comme « productif », comme « concret ». S’il apprécie l’art, c’est comme un loisir, un plaisir. S’il apprécie les pokémons, c’est comme une présence amicale et des jeux d’enfant… rien de plus. Sila aimerait bien s’essayer à l’exercice de la coordination et du dressage, pourtant. Y accorder plus de temps qu’elle n’a pu le faire par le passé. Elle n’a jamais envisagé posséder une équipe pokémon importante puisque dans la maison familiale, il y avait les créatures de ses parents, cela lui convenait. C’est en grandissant, en voyant ses amis avec leurs pokéballs qu’elle a fini par se dire qu’elle aussi, elle pourrait essayer et faire plus dans ce domaine. Tout comme elle devrait faire plus dans l’écriture de scénario, chercher des partenariats d’écriture, essayer de se faire remarquer… sauf qu’en bossant comme cadre dans une grande boite, ce n’est pas possible. Cela demande du temps. Elle aimerait tellement que son père comprenne sa décision. Qu’il lui laisse sa chance et qu’il la prenne au sérieux. Rien que ça. Est-ce trop demander ?

Perdue dans ses pensées, elle monte dans le bus, valide le ticket et va s’asseoir, contre une vitre. L’agitation de la rue elle ne la voit même pas, toute à sa réflexion. Son cœur reste agité et elle sait qu’elle n’a fait que retarder la suite de ce semblant de conversation. Son père est égoïste, lui-même il a bien pu faire des combats pokémons à une époque, des arènes aussi. Oui elle a trente ans et c’est aujourd’hui qu’elle décide d’essayer tout ça, elle aussi ? Pourquoi est-ce qu’il ne l’encourage pas ? Elle est suffisamment grande pour faire ses propres choix !


Ça l’énerve et elle serre avec force le sachet contenant le pauvre muffin.
Victime collatérale de ce dialogue père-fille.


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Sila Wolodji

Sila Wolodji
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Dim 19 Jan 2020 - 23:58



Le temps du trajet, la frustration parvient à redescendre quelque peu chez Sila. Elle a remis ses écouteurs, relancé sa musique et entreprend même de picorer les miettes du muffin qui survit encore, pas mal déformé, dans le sachet désormais sur ses genoux. Il faut dire qu’elle ne va pas laisser un coup de fil – loin d’être terminé – lui gâcher sa journée. Non non non. Finalement, elle laisse ses yeux dériver sur les décors à travers la fenêtre, voyant ici un bâtiment intrigant, là une jeune femme vêtue avec goût, plus loin encore un pokémon qu’elle ne connaît pas.

Vingt minutes plus tard et après avoir vérifié plusieurs fois pour ne pas se tromper d’arrêt, elle descend sur le côté d’une grande place ouverte, abritant un marché les jeudi et dimanche, à en croire la description qu’elle en a trouvé. On est lundi, l’endroit est vide mais imposant. Cela donne matière à observer les bâtiments qui encerclent le lieu. Ça et là, des coins de verdure aménagés. Elle en profite pour faire apparaître Uxo, son Quartermac, afin que celui-ci en profite pour se dégourdir les pattes. Lui, tant qu’il a sa dresseuse dans son champ de vision, tout va bien. Il aime bondir un peu partout et grimper quand il le peut. Comme sur cette barrière, ce banc et plus loin… ce lampadaire. Dans sa poche, Sila trouve un pokébloc qu’elle avait prévu pour son compère et le lève haut :

- Hé, Ux’, regarde par là ! Et d’une main habile, elle prend une photo de l’animal, perché quasi tout en haut du lampadaire, le regard brillant en direction de la friandise. En quelques bonds, il arrive prestement au niveau de sa dresseuse et vient chiper le pokébloc. Gourmand, va !

Sila se sent étrangement paisible, sans contrainte particulière, sans pression. Ça lui fait vraiment bizarre, comme si elle avait oublié quelque chose, qu’on l’attendait quelque part ou qu’on allait lui dire que « Non non non, c’est une blague, ça s’arrête de suite. » Sauf que c’en est pas une. Elle s’est donnée les moyens de partir. C’est sa décision. Certes, elle l’a fait dans la précipitation, sur un coup de tête… ça ne change rien. Elle est libre d’aller et venir, de flâner dans les rues de Volucité et de s’amuser avec son Quartermac autant qu’elle le veut !

… enfin, presque. Parce que là, de suite, une pluie s’abat d’un coup sur la ville. La Wolodji n’a rien vu venir. Dans le bus elle a préféré observer les rues plutôt que le ciel. Ce dernier était ensoleillé quand elle attendait à l’arrêt et désormais, c’est l’inverse : voilé de gris, menaçant. C’est une pluie épaisse qui tombe d’un coup. Heureusement Sila a son manteau chaud et a opté pour un jean, mais clairement, c’est pas comme ça qu’elle envisageait sa journée ! Uxo est dans ses pattes et elle s’empresse de ranger son téléphone dans sa poche. Puis d’un geste habile, elle défait son turban dans des teintes bleus et oranges et le noue de façon à ce qu’il recouvre l’entièreté de sa chevelure. Et ceux qui rigolent, on voit bien que vous n’avez aucune idée de ce que c’est que d’avoir de tels cheveux et de les voir mouillés ! Ils vont friser d’autant plus (comme si c’était possible…). Elle termine d’attacher le turban puis recouvre le tout de son épaisse capuche avec un rebord en fausse fourrure.

- Raaah, quel temps. Génial, c’est donc ça la pluie unysienne !

Rien de bien différent de Kalos, mais on n’est pas un touriste si on ne râle pas un peu face au mauvais temps ! A ses pieds, Uxo se colle contre elle et s’amuse à glisser tantôt sa tête entre son manteau qui descend bas, et tantôt à l’extérieur.

- Ux’, fais pas l’idiot !

Clairement, c’est pas le moment. Pour ajouter à la pluie voilà que commence à apparaître… des grêlons. Oui, sérieusement, des grêlons ! Petits, certes, mais pas agréables du tout.

- Roh bon sang !

Sila observe aux alentours, la place est découverte, plate, sans endroit où s’abriter. Il va falloir traverser la route… elle cherche du regard…

- Oh, un Centre pokémon, nickel ! Ux’, tu me suis ! On court !

Oui, il vaut mieux parce que la pluie froide parvient à passer légèrement dans son cou et ça la fait frissonner. Sans parler des grêlons qui font « poc poc » sur son manteau et face auxquels Uxo fronce les sourcils, quand il n’essaie pas d’en attraper de la main. Ce n’est pas nouveau, la Wolodji n’est pas une pro de la course mais… elle fait au mieux. Heureusement qu’elle avait opté pour des sneakers et pas des talons, car elle passe sur de la terre battue blanche et ne regarde pas les flaques qu’elle traverse à grands pas. Elle se fait klaxonner en traversant sans regarder la route et se précipite dans l’entrée du Centre pokémon. Les deux portes s’ouvrent automatiquement devant le duo qui entre à toute vitesse.

- Fiou ! Sila reprend bruyamment son souffle et se redresse. Elle en profite pour faire retomber sa capuche et se baisse au niveau de son pokémon. Oh, Ux’, t’es tout mouillé ! Ça et là des grêlons sont même visibles qu’elle s’empresse de retirer d’un geste de la main. Des gouttes tombent au sol mais personne ne lui en tient rigueur, d’autres arrivants n’ont apparemment pas échappé à la pluie, eux non plus.

Réalisant qu’elle se trouve dans l’entrée, Sila s’avance un peu plus et une infirmière pokémon s’approche vers elle avec sourire.

- Hé bien, la pluie ne vous a pas épargné, tenez, voici de quoi vous sécher un peu ! Elle tend à la jeune femme une serviette.

- Oh, c’est gentil, merci beaucoup !
- C’est bien normal.

Et sans demander son reste, Sila s’essuie prestement puis en fait de même pour son Quartermac qui s’amuse de la situation avec de petits cris.

- Et toi, tu rigoles ! Tsss.





MODÉRATION.
Demande d'apparition d'un pokémon.


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Mister K

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Lun 20 Jan 2020 - 16:33
Non ma fille tu n'iras pas danser. Sprite_554_chromatique_NB
C'est EXCEPTIONNEL ! Un Darumarond shiny apparaît, il est de niveau 15 !

Que voulez vous faire ?


Un combat ? D'accord. Je suis MISTER K.
Aux paroles je préfère les actes. Mais viens pas pleurer après. En garde !

LA MODÉRATION RP, UN ART DE VIVRE.
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Sila Wolodji

Sila Wolodji
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Mer 22 Jan 2020 - 23:58


Une fois Uxo un peu plus sec et le pelage en pétard par endroit, le duo est légèrement plus présentable. Sila soupire en se redressant et s’empresse de jeter un coup d’œil sur son téléphone, histoire de voir si son père s’impatiente – ce n’est pas le cas, il doit partir du principe qu’elle va le rappeler, comme elle le lui a dit… elle le fera, oui – et s’il n’y a pas d’eau dessus. Uxo, lui, s’amuse avec la serviette qu’elle lui a laissé entre les mains. Il n’est pas bien compliqué et c’est l’une des choses qui font qu’elle apprécie son pokémon. Parfois, il peut entre dans des colères farouches pour un rien, c’est vrai. La Wolodji depuis le temps qu’elle le connaît sait comment il fonctionne et parvient toujours à le faire se calmer. Le plus souvent, il reste une créature curieuse et presque enfantine, dans ses réactions… Elle apprécie. Cela tranche avec certains aspects bien trop sérieux de sa vie, jusque-là. Sans doute qu’il va être ravi de cette vie qui leur temps les bras et dont ils ne savent rien encore…

Même si, aujourd’hui, la journée démarre assez mal. Jouer les touristes, avec ce temps, c’est un échec, clairement.

- Espérons que la tempête passe… Elle a un coup d’œil un peu blasé en direction des portes automatiques du Centre pokémon. De l’autre côté la grêle est encore plus épaisse et s’accumule sur le sol, comme en une fine neige. Personne ne se laisserait tromper pour autant, vu que la luminosité extérieure s’est considérablement réduite. Le ciel est tout gris et les ampoules allumées au sein du Centre ne sont pas de trop pour éclairer l’endroit, même s’il est aux alentours de 11h30.

Uxo est toujours en train de s’amuser avec la serviette qu’il a maintenant roulé en boule et qu’il lance au dessus de lui, avec des petits cris.

- Ux’, calme-toi ! Et rends-moi ça, tient, ça n’est pas à nous ! Il fait la tête quand elle lui récupère son jeu et la suit en bondissant tandis qu’elle s’avance vers le comptoir derrière lequel s’agitent l’infirmière de toute à l’heure et un Nanméouïe à ses côtés. Quand elle tourne la tête vers Sila, elle lui sourit.

- Oh, ça va mieux ?
- Oui, merci beaucoup, je vous rends ceci.

L’infirmière hoche la tête et récupère la serviette en question. Sila en profite pour détailler le Nanméouïe et ne réalise pas que l’autre femme en fait de même avec son Quartermac, en se penchant par dessus le comptoir pour mieux le voir.

- Voulez-vous que l’on observe un peu votre Quartermac ? Tant qu’à être ici…
- Oh, et bien… Elle jette un coup d’œil à son pokémon. Il n’est pas spécialement confiant dans ces cas-là mais comme souvent, il attend son approbation ou sa décision. Il ne la conteste pas. Il ne la conteste plus, disons. C’est peut-être une bonne chose, Ux’, on va voyager, autant s’assurer que tu vas bien.
- Cela me semble être une sage décision.
- Oui… d’accord. Ux’, je te confie à cette dame.
- Cela ne va durer que quelques minutes, une dizaine tout au plus. Vous pouvez en profiter pour vous installer si vous le souhaitez ? Du doigt, elle désigne une partie du Centre avec plusieurs fauteuils dans un coin, ici quelques journaux et revues, des distributeurs de friandises et de boissons.
- Oh, oui. Merci.

Sila tapote sur la tête de son Quartermac et le rappelle dans sa pokéball avant de la confier à l’infirmière. Celle-ci ne se départit pas de son sourire et se glisse dans une porte derrière tandis que le Nanméouïe reste derrière le comptoir. La Wolodji a un dernier regard pour ce dernier et se retourne. Du regard elle observe le reste du Centre Pokémon. Il y a l’endroit où patienter, des bornes diverses pour des échanges et autres paperasses et un écran de télé dans accroché dans l’angle à l’endroit opposé des fauteuils. Elle longe cette zone et entend des gens parler face à la télévision.

- Hé ben, ça arrête pas à Sinnoh, leur grève !
- Faut dire, la taxe Bétochef, là… j’ai pas bien compris le calcul mais c’est certain ça va nous retomber dessus.

Dès qu’elle entend la taxe Bétochef, Sila se fige et passe un coup d’œil curieux sur l’écran de télévision. C’est une chaîne d’information continue avec des images de manifestations et un bandeau qui titre : « Taxe Bétochef : les cheminots rejoignent le mouvement et craignent la Taxe Démanta ». Ok. y’a donc du nouveau ! En tant que fille de Trésor Wolodji, PDG de SIVIUS, Sila a nécessairement grandi avec les mouvements sociaux, les acquis des uns, la pénibilité du travail des autres, les « prises d’otages » et autres pertes de chiffre d’affaire et remboursement nécessaires lors des grandes grèves le plus souvent placées pendant les fêtes de fin d’année. Elle connaît ça très très bien. Les dernières nouvelles sur le sujet, elle les a lues à l’aéroport en attendant son avion pour Unys. Elle a toujours pas mal d’alertes qui l’informent et la question de la Taxe Bétochef fait grand bruit. Tout est parti des mines de Charbourg et des difficiles conditions de travail des mineurs à Sinnoh. Cette contestation est devenue un noyau dur dont l’étendue n’a de cesse de grandir et fédère tous les mécontentements du monde du travail actuel.

Elle observe les images d’affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre dans les rues de Charbourg et d’Unionpolis. Il y a des drapeaux de syndicats de cheminots et elle ne peut s’empêcher de penser à son père. Curieusement, rien dans sa voix au téléphone n’a trahi la situation. Il peut se prétendre confiant autant qu’il le veut… elle sait qu’il ne l’est pas. Depuis treize semaines le mouvement a démarré à Charbourg. Les employés de la mine se plaignent de conditions de travail toujours plus dures pour des salaires qui n’augmentent pas et ne sont pas en adéquation avec le coût de la vie. Ils veulent toujours plus, tout le temps. C’est un discours qui ne change pas et face auquel Sila a trop longtemps été bercée par les réactions de son père pour s’être forgée un avis complètement dissocié du sien. Elle peut entendre la difficulté du travail des mineurs mais elle a plus de mal quand il s’agit de celui des cheminots. Pourtant, ces derniers sont de toutes les contestations sociales. Ils forment un groupe fort et uni, et dès qu’ils se lancent dans la bataille pour la défense des acquis sociaux… ça déborde. Toujours. Sila sait que de leur côté, ils craignent des revalorisations du à la fameuse Taxe Démanta qui, sans avoir encore été adoptée par les régions fait couler beaucoup d’encre. Plus de flexibilité et une prise en compte de l’automatisation et la facilitation du travail ferroviaire. C’est sûr que ça allait les faire grincer des dents… Eux, ils sont éternellement habitués à leurs avantages et refusent qu’on touche à un poil de ce qu’ils ont déjà ! S’adapter, c’est pas leur fort, hein !

- De toute façon, dès qu’on veut remodeler quelque chose, même pour aller dans leur sens, ils disent non. Systématiquement. Ils ont ça dans le sang. Il disait ça, son père. Quoique l’on décide, ils disent qu’on va leur faire un sale tour, qu’on va revoir leurs salaires à la baisse… Un mur. C’est un véritable mur.

Un mur qui déborde, pourtant. Sila le sait parfaitement. Son père tout autant. Si les cheminots de Sinnoh rejoignent le mouvement contre la taxe Bétochef, ce sont les cheminots de toutes les régions qui vont s’y mettre, eux aussi. Déjà, à Sinnoh, les trains des grands axes sont pour la grande majorité à l’arrêt, aujourd’hui et dans les jours à venir. La jeune femme soupire. Voilà la grande arme des travailleurs : empêcher les autres de pouvoir travailler ou faire ce qu’ils ont à faire, paralyser tout un pays et faire croire que l’on unit les gens lorsqu’on se contente de les « contraindre » ! Elle n’a jamais compris. Elle ne comprendra jamais. La paralysie et descendre dans la rue agiter des banderoles, ça va un temps… mais quand il s’agit de prendre des décisions qui vont véritablement dans le sens de la société actuelle là, forcément, tout doit prendre des semaines et des mois voire des années. Car jamais les syndicats et les différents groupes de représentants des travailleurs et du patronat ne parviennent à se mettre d’accord. Au final, tout stagne et s’il n’y a pas de passage en force de certaines décisions, rien n’avance. La force contre la force, personne ne s’entend et tout s’enlise. Elle n’aurait pas la patience de faire de la politique, elle le sait. Personne ne prend suffisamment du recul. Les travailleurs sont d’éternels utopistes qui ne voient que leur petit nombril !

Elle sait que son père n’a pas toujours pris les décisions qu’il fallait à la tête de SIVIUS et l’état de l’entreprise le prouve aujourd’hui encore… seulement, il y a bien quelque chose qu’elle ne lui reprochera pas : au moins il a agi. Il s’est pas contenté de bêtement protéger des acquis face à la concurrence du fret et du transport des personnes comme certains vautours protègent leurs œufs. Il sait, comme n’importe quel entrepreneur, que pour faire face aux évolutions de la société il faut prendre des décisions, fussent-elles impopulaires. Seuls face à leurs écrans de TV beaucoup doivent le comprendre, mais dès qu’ils sont plusieurs dans la rue, les gens s’amusent à gueuler des slogans et ajouter des banderoles plutôt que de concentrer leur énergie sur ce qui importe véritablement. Dans certains cas il en va de la survie de tout un pan industriel… les mineurs autant que les cheminots devraient le comprendre, non ?





MODÉRATION.
Tentative de capture.:
 


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Mister L

Mister L
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C-GEAR
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Ven 24 Jan 2020 - 9:34
Vous lancez une pokéball !:
 

Que voulez-vous faire ?


Non ma fille tu n'iras pas danser. Ae5rm0Oh, vous savez, je ne suis pas du genre violent... Je suis MISTER L. Quand je le peux, j'évite, mais quand il le faut vraiment, combattre ne me pose aucun souci.

LA MODÉRATION RP, UN ART DE VIVRE.
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Sila Wolodji

Sila Wolodji
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Ven 13 Mar 2020 - 12:28
Sila s’éloigne de la télévision et de ceux qui la regardent en secouant la tête. Cet entêtement à manifester, à aller à l’encontre du progrès et des adaptations dans cette société en pleine mutation, ça la dépasse. Personne n’a envie d’agir contre l’intérêt des travailleurs, si les grands dirigeants doivent y venir, c’est qu’ils n’ont pas le choix. Elle en est convaincue, et son père lui a toujours présenté la chose ainsi… Naïve ? Non. Elle vous dira qu’elle ne l’est pas, elle sait qu’à la différence de bien des gens, en ayant un père PDG, elle a eu très tôt les yeux ouverts sur l’envers du décor. Les enjeux de restructuration, d’équilibre budgétaire, de concurrence également, que les gens n’imaginent pas forcément. Son père n’a pas pris les meilleures décisions, mais il en a pris. Aucun PDG ne peut avoir de stratégie parfaite car tout ne dépend pas uniquement de lui. C’est tellement facile de prendre systématiquement le parti des travailleurs, campés sur leur position. La Taxe Bétochef, c’est une solution d’ajustement nécessaire. Elle n’a pas tout lu sur le sujet, mais de ce qu’elle en a compris, elle voit la chose ainsi. Plutôt que de tout refuser en bloc, les syndicats devraient travailler conjointement avec les dirigeants pour l’appliquer dans les meilleures conditions qui soient. Vouloir son retrait pur et dur, prétendre à un complot capitaliste qui voudrait anéantir la cause des travailleurs, c’est se battre contre des moulins à vent, tout simplement. Certains l’ont déjà compris mais ne sont pas entendus.

Enfin, si elle a quitté Kalos c’est aussi pour s’éloigner de l’influence de son père, inconsciemment. Ici au moins, elle n’a pas le logo SIVIUS visible sur chaque gare et à l’approche de chaque ville. Tranquillement, elle observe le décor autour d’elle. Elle est quand même bien mieux à l’intérieur qu’à l’extérieur où la pluie tombe encore fortement. Il y a pas mal de monde dans ce centre pokémon. Ce qu’elle apprécie, c’est qu’il n’est pas « que » un lieu de soin, mais également un lieu à vivre. Sur le côté, des bornes pour acheter différentes choses… Elle passe devant et fait sa curieuse. Il y a des pokéblocs de tous types pour les pokémons, des objets de soin et sur une autre partie, des distributeurs pour les humains. Avec des boissons, des snacks. C’est pas raisonnable mais elle se laisserait bien tentée. En vrai, elle résiste pas longtemps et décide de se prendre un jus de fruits frais. Rapidement, elle récupère la petite bouteille et va s’installer sur une zone avec des fauteuils disposés en carrés et des revues de toute sorte sur une table au centre. Ça fait très salle d’attente de médecin et à y réfléchir, c’est sûrement ce que c’est.

En attendant que l’examen médical d’Uxo se termine, elle peut bien se poser un peu. Elle ouvre la bouteille de jus d’orange, attrape une revue de mode et se met à lire en diagonal les différents articles. Deux fauteuils plus loin, sur la gauche, elle remarque un monsieur, dans les quarante ans peut-être, qui paraît s’impatienter et scrute sa montre sans cesse. Elle n’en tient pas compte et poursuit sa lecture. Cinq minutes doivent bien passer ainsi, tranquillement. Le jus de fruit est terminé, la revue aussi, et elle se lève pour la reposer puis cherche du regard une poubelle pour la bouteille. Celle-ci est située de façon à ce qu’elle doive passer devant l’autre homme. Ce qu’elle fait. Au passage elle se permet un :

- Tout va bien monsieur ?

Celui-ci ne s’attendait visiblement pas à ce qu’on lui adresse la parole car il lève la tête avec étonnement.

- Oh euh… oui. J’attends.
- J’imagine que vous vous inquiétez pour votre pokémon ? L’infirmière que j’ai croisé m’a semblé très professionnelle, j’espère que tout va bien se passer.
- Oh, non. Je suis entré pour me protéger de la pluie, en vérité j’attends… une amie. Mais je crois qu’elle m’a posé un Laporeille !

L’expression la fait sourire légèrement, cela fait longtemps qu’elle ne l’avait pas entendue. Elle hoche la tête.

- Ah, je vous souhaite que non… cela fait longtemps que vous attendez ?
- Elle a quinze minutes de retard, là. Elle ne répond pas à mes messages.

Navrée, Sila s’installe sur le fauteuil à droite du monsieur et lui sourit.

- Peut-être a-t-elle été surprise par la pluie ? C’est une véritable tempête, après tout ! Je ne sais pas si c’est courant par ici mais moi la première, je ne m’y attendais pas !
- … J’espère. Il a un air penaud et reprend finalement. Vous n’êtes pas d’ici ?
- Non, je suis originaire d’Illumis, à Kalos ! Je suis venue en touriste.
- Ah, ça explique l’accent.

La remarque la fait rire et le monsieur reprend la discussion, tranquillement. Avec un peu de chance, voilà qui les fera patienter tous les deux.


(805 mots)

MODÉRATION.
Demande d'apparition d'un pokémon.


Non ma fille tu n'iras pas danser. EIGQ2tv
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Mister K

Mister K
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C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 14184

Sam 14 Mar 2020 - 18:14
Non ma fille tu n'iras pas danser. 557
Un petit Crabicoque niveau 17 apparait !

Que voulez-vous faire ?


Un combat ? D'accord. Je suis MISTER K.
Aux paroles je préfère les actes. Mais viens pas pleurer après. En garde !

LA MODÉRATION RP, UN ART DE VIVRE.
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Sila Wolodji

Sila Wolodji
Coordinateur Unys

C-GEAR
Inscrit le : 29/01/2019
Messages : 181

Région : Unys
Lun 30 Mar 2020 - 22:11
S’il était réticent à parler au début, le monsieur s’avère finalement bavard et de bonne compagnie. Sila elle-même a toujours eu une facilité naturelle à discuter avec les autres, que ce soit dans le domaine professionnel ou personnel et parvient aisément à alimenter n’importe quelle discussion, en général. Même si ce n’est que de façade pour faire bonne impression. Par chance, elle n’est plus chez BtoBilly et n’a pas d’image à maintenir. Elle est sincèrement intéressée par discuter avec son vis-à-vis qui lui parle de vacances passées sur Kalos.

- Oh, je garde un très bon souvenir de Flusselles, quelle jolie ville ! Et les spécialités gastronomiques… ça, c’est sûr, vous savez bien manger sur Kalos !
- Je dirais pas l’inverse mais je suis certaine que vous vous défendez bien aussi à Unys ! On m’a parlé de spécialités à base de poissons…

Et l’autre de confirmer avec entrain. Sila aime bien manger, ce n’est pas un secret, alors si elle peut récupérer quelques bonnes adresses ou des noms de plats à tester, elle est preneuse. Par chance, l’homme a de quoi en dire et elle mémorise au mieux ces conseils. Pris comme ils sont dans leur conversation, ils ne réalisent pas forcément qu’une autre personne s’approche en leur direction. Ce n’est que lorsqu’elle est véritablement à leur niveau, placée dans le dos du monsieur, que l’attention de Sila se porte sur elle. C’est une femme dans les quarante ans, blonde aux cheveux bouclées et plutôt bien habillée. Elle a une parka encore mouillée avec elle et un air contrit. La Wolodji croise le regard bleu clair un peu désolé de la femme en question et hausse volontairement les sourcils pour que l’homme qui lui fait l’éloge de la gastronomie du côté de Vaguelone s’interrompe.

Il a un temps d’arrêt et Sila l’encourage d’un petit geste de la tête à se retourner. L’homme s’en étonne et s’exécute.

- Oh, Anne !
- Georges, je suis vraiment désolée, mon téléphone est déchargé je n’ai pas fait attention et j’ai été prise dans les bouchons…
- Tu me rassures, j’ai cru que tu m’avais oublié !
- Non, bien sûr que non. Je me suis dit que si tu m’attendais encore tu devrais t’être mis à l’abri.
- Oui, c’est exact.

A l’air réjoui du dénommé Georges, Sila comprend que l’homme aurait tout pardonné à son amie. Il paraît véritablement soulagé et heureux de la voir là et la jeune femme en est émue à son tour. C’est touchant et elle sait qu’il est temps pour elle de s’effacer. La femme qui s’appelle donc Anne a justement un regard en sa direction et Sila affiche un sourire doux.

- Vous voyez, je vous avais bien dit qu’elle devait avoir une bonne raison de ne pas vous répondre.
- Hé oui…
- Je ne vais pas vous retenir plus, j’ai bien mémorisé vos conseils gastronomiques et je ferais en sorte de goûter tout ça.
- Faites donc, vous ne serez pas déçue !

Il la salue, Sila en fait de même avec politesse et les suit du regard tandis que le duo s’éloigne en direction de la sortie du Centre pokémon. L’homme a avec lui un parapluie qu’il n’hésite pas à utiliser tel un gentleman et déjà la Wolodji s’imagine une ambiance de film des années 20, Fedora et cigare, musique au piano et Charleston. Le genre de contexte qui la rend nostalgique sans qu’elle sache bien de quoi. Il y a un charme à ces vieux films, ces histoires d’amour basées sur les rencontres et les bons mots que l’on retrouve assez peu désormais. Peut-être que Georges et Anne pourraient être les héros parfaits d’un tel film… Elle les voit qui passent bras dessus bras dessous devant la fenêtre face à elle et elle s’imagine une intrigue douce et souriante. Une amitié de plusieurs années, chacun des expériences et des parcours de vie propres. Ce ne sont pas des jeunes premiers, ce sont des personnes qui ont pris le temps de se connaître, de s’amadouer, des gens qui ont connu d’autres personnes. Pourquoi pas des amis communs ? De ce gens qui ont toujours gravité dans l’univers de l’un et de l’autre. Qui ont toujours fait parti du même décor sans que l’occasion ne se présente, sans que l’étincelle soit forcément là, au début. Et puis, petit à petit… son divorce à elle, sa séparation à lui. Une déception amoureuse et il était là, ami d’un ami et finalement l’épaule sur laquelle elle a pris le temps de pleurer. Il l’a amené au cinéma, justement. Ils ont parlé d’un livre, d’une exposition. Ils ont parlé d’une époque ancienne qu’ils ont connu tous deux, dans des villes différentes. Oui, pour Georges, Anne est avant tout une « amie », il n’oserait en dire plus encore, même s’il espère beaucoup. Il sait qu’elle sait. L’invitation de ce jour a une saveur différente. C’est le jour où l’on se dévoile, où l’on admet… Sera-t-elle sur la même longueur d’ondes ? Voudra-t-elle faire le grand saut en sa compagnie ? Celui où l’amitié de longue date devient plus encore ? Il l’espère, il…

- Madame ? … Madame ?

Sortant de sa rêverie et de son imagination débordante, Sila se tourne en direction de la voix. Elle n’a pas directement compris que l’on s’adressait à elle.

- … Oui ?
- Nous avons terminé l’examen de votre Quartermac.
- Oh, excuse-moi, je… j’étais plongée dans mes pensées.

Et pas qu’un peu. Elle se lève et suit l’infirmière. C’est la même que tout à l’heure et elle ne paraît pas trop dérangée par l’attitude de Sila. Tant mieux. Elle arrive donc sur le côté du comptoir et Uxo est là, étrangement calme.

- Alors ?
- Tout va bien, votre pokémon est globalement en pleine forme. Je vous conseillerais simplement, si vous le pouvez, une petite cure de baie siam, à l’occasion. Cela lui donnera un petit boost de vitamine D car il a une légère carence en Calcium.

Sila doit afficher un air soucieux car rapidement l’infirmière apporte des précisions.

- Rien de bien grave, hein ! C’est juste un conseil pour qu’il se porte d’autant mieux. Ses os ne sont pas fragilisés, rassurez-vous. C’est simplement pour qu’il retrouve un seuil parfaitement optimal.


(1024 mots)

MODÉRATION.
Tentative de fuite.:
 


Non ma fille tu n'iras pas danser. EIGQ2tv
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Mister MP

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C-GEAR
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Messages : 13027

Lun 30 Mar 2020 - 22:11
Le membre 'Sila Wolodji' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'[MOD] Fuite n°1' :
Non ma fille tu n'iras pas danser. Fuitec10


Non ma fille tu n'iras pas danser. Mpsigna_by_kith_cath-dbzshdd
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