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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
Ethologue Johto

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Jeu 16 Jan - 13:02
Ses multiples tentatives pour ne surtout pas poser les yeux sur certaines parties de ton corps t'amusent au plus haut point. Ca ne fait qu'accentuer ton sourire alors que tu rattrapes une goutte de saké qui glissait sur le bord de ta coupole. Ah ! Tu hausses les sourcils lorsqu'enfin, ses yeux caressent ta poitrine. Les hommes sont amusants dans ce genre de circonstances, aussi te contentes-tu d'une remarque muette. Ah bah quand même.

Ces légendes ne sont probablement pas issues du néant, et beaucoup de théories, bien qu'alambiquées, doivent cacher quelque chose de bien plus grand que ce qu'on imagine.

Ta tête est encore un peu penchée en arrière, et ton sourire s'est mué en quelque chose de plus réfléchit, comme si l'actrice de théâtre que tu étais venait de changer de masque. Tes ongles tapotent le comptoir à mesure que ta ligne de pensée se poursuit.

Je dois t'avouer que ça fait partie des éléments qui me font sortir de mes habitudes. Je veux rencontrer ces gens qui chassent les pokémons légendaires ou les légendes elles-mêmes, qui vouent leur vie ou en tout cas une partie de leur vie à déterminer si les légendes ne sont que des fantaisies d'enfants, des délires sectaires ou de véritables mythes fondés sur la réalité.

Un fin sourire s'étire jusqu'à former des fossettes aux creux de tes joues.

Je n'imagine même pas la satisfaction que ça doit être de découvrir la vérité. Je veux faire partie de ceux qui la raconte.

Mais avec des mots bien plus jolis que ceux employés par les scientifiques ! Tu restes une littéraire dans le fond. Tu ne vois pas le regard du rouquin loucher sur une autre banquette, surtout que vous êtes le seul spectacle silencieusement attendu par toutes les personnes présentes.

On n'imagine pas toujours le pire de l'espèce à laquelle on appartient, et pourtant c'est ce chaos ambiant qui nous définit le mieux ; beaucoup de gens sont prévisibles, mais bien plus encore ne répondent qu'à une logique qui leur est propre. Et je ne sais pas si on peut mesurer la valeur de quelqu'un à sa place dans une société ; ça serait remettre en question l'essence même de la nature. Nous cohabitons sur les mêmes terres et les mêmes eaux que des pokémons, mais bien souvent nous ne sommes que des intrus, comme des parasites. On ne devrait pas l'oublier.

Des touristes, aussi. C'est comme ça que tu vois certaines personnes ne faisant absolument pas attention aux pokémons et à leurs habitats naturels, aisément détruits pour les constructions de villes comme Doublonville.

J'ai aussi entendu parlé de cette Eglise. Drôle d'histoire, mais je serais bien curieuse de m'y frotter.

Tu as eu le temps d'éplucher pas mal de bouquins à ce sujet ; en même temps avec le peu de sortie que tu as faites ces dernières années, il fallait bien combler tes temps libres.

Va pour la poudre de perlimpinpin alors ! Et je suis assez d'accord. Les débuts ne sont que rarement extraordinaires, ponctués de coup de génie et de chaos absolu ; c'est ce qui nous distingue de la plupart des créatures vivantes, d'ailleurs. On se questionne sur notre libre arbitre en se laissant porter par une certaine dose de hasard, comme lorsqu'on cherche à débusquer des pokémons chromatiques.

Tu hausses les épaules avec un petit sourire en coin, avant de te lever en prenant tes affaires sous le bras, emportant la bouteille de saké et ta coupole. La petite banquette à l'air bien mieux ! Et c'est avec souplesse que tu t'y déposes comme une feuille dans un saladier.

Aaah, c'est bien plus confortable ~

Tu sifflotes pour attirer Allan et ce dernier ne tarde pas à tirer la gamelle dans ta direction ; ne manque plus que le rouquin qui, tu l'espères, ne feras pas des ronds de jambe pour rester à sa place.

Si aborder une femme est si risqué pour toi, tu ne feras peut-être pas long feu en tant que dresseur ! Pourquoi diable voudrais-tu te faire lyncher ? On est à Bourg Géon ici, pas dans une émission de télé-réalité. Oh, je ne savais pas que tu étais un fan, je croyais que c'était ta grand-mère ! souris-tu sans répondre à sa question de risque qui te paraît bien ridicule.
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Yagyu Kokiji

Yagyu Kokiji
Ethologue Johto

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Jeu 16 Jan - 18:03

Smooth Jazz for the Living

Je ne saurais dire ce qui me plaisait le plus : parler avec quelqu’un ou parler avec Gédéon en particulier ? Instinctivement je me tournais vers la seconde option et je n’avais qu’à l’écouter pour m’en assurer. Il ne s’était pas rendu compte de certaines de ses particularités dans le cadre professionnel. Une personne devait être côtoyée à plusieurs niveaux pour être comprises dans son ensemble, ou en tout cas se rapprocher de l’idée globale que l’on peut s’en faire. Entre cette expérience à la tour Radio et cette apéritif cela faisait deux fois qu’il la rencontrait et dans des cadres si différents que l’on aurait cru à une toute autre personne ce soir !

— Je partage ton envie : moi aussi j’aimerais rencontrer de vive voix ces gens qui croient dur comme fer à leurs convictions. J’ai malheureusement trop souvent vu ces mêmes convictions s’étioler et se fondre dans la masse globale à Doublonville. Les miennes ont failli en faire les frais à long termes mais finalement, cette retraite à Bourg Geon me permet de revenir aux sources.

Et en parlant de source, je ressens aussi ce besoin chez elle. Sauf que cela semblait se manifester chez cette auteure à succès sous une forme bien plus précise et cela ne manqua pas de le faire sourire chaleureusement.

— Je peux à peine imaginer cette satisfaction moi aussi, et je serais plus qu’heureux et honoré de te voir atteindre une vérité que nul n’a encore atteint pour la relater au reste du monde. Je pourrais dire que j’étais là au début de ton voyage à ceux qui croiseront ma route et qui n’auront que ton nom et tes découvertes aux lèvres, mademoiselle l’éthologue dresseuse et écrivaine à succès !

Je m’étire quelque peu, remarquant bien que je n’ai pas été assez précis sur ma demande silencieuse. Ceci dit c’est comme pour l’aborder : il faut se jeter à l’eau ! Mais la politesse m’inculque de prendre le temps de l’écouter et de lui répondre avant d’évoquer un besoin aussi matériel qu’une meilleure installation !

— Nous faisons parti du chaos naturel dans une certaine mesure, et au même titre que les fameux pokémon chromatiques il y a des humains aux talents géniaux. Je me souviens de ce joueur de jazz que nous avions vu nous faire un solo en live à la tour Radio, c’était quelque chose. Oh, veux-tu, hum.

Je ne sus quoi dire car Gédéon venait de migrer d’elle même avant que je l’invite à opérer ! Finalement elle avait peut être remarqué mon regard ou alors, elle avait juste eu la même idée que moi, ce qui n’était pas sans provoquer chez moi un sentiment de forte satisfaction. Ainsi je m’installais sur la banquette à côté d’elle, tandis que nos pokémons montaient à nos côtés. Ayant bien mangé et joué, Oscar vint simplement se coller à ma cuisse comme il le faisait parfois pour s’assoupir. Une main sur son dos je lui grattait la nuque en regardant le Germimi tirer joyeusement sa gamelle de Pokémiam jusqu’à eux.

— Bourg Geon peut être vu comme un plateau-télé de plus dans une certaine mesure. Les clichés y pullulent mais sans conséquence, sans moquerie. On finit par s’y faire et c’est vrai que c’était exagéré de ma part de partir avec une telle idée en tête en venant simplement te parler. Cette pensée était là, tout simplement. Et effectivement ma mamie est fan de tes livres, cela ne veut pas dire pour autant que je ne le suis pas. Je trouve juste l’idée de l’autographe plutôt tape à l’oeil. Ma plus belle réussite en tant que fan est d’avoir cette conversation avec toi Gédéon. D’ailleurs, un souvenir à partager sur tes relations vis-à-vis de tes fans, toi qui a passé si longtemps loin des autres ?


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
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Ven 17 Jan - 14:17
Tu claques des doigts en lui faisant un clin d'oeil lorsqu'il t'affirme partager tes envies.

Encore un point commun !

Tu avales une nouvelle gorgée de saké. Décidemment, tu ne te lasseras jamais Ô grand jamais de cette boisson, ni de beaucoup d'autres. Il faudrait peut-être juste que tu évites de boire lorsque tu es avec tes pokémons... enfin, pour l'instant il n'y a qu'Allan, et il t'a déjà vu dans des états pas possibles.

Dis comme ça, ça sonne incroyablement épique. J'espère que je saurais répondre à ce genre de fantasmes ! J'ai toujours bien aimé être au centre de l'attention.

Tu fais un petit tour d'horizon, épiant les sourires parfois gênés ou au contraire beaucoup plus assumés des gens autour de vous.

Oh, tu aimes le jazz ? Est-ce qu'à tout hasard, tu ne jouerais pas d'un instrument ?

Peut-être n'en avait-il pas le temps, mais on sait jamais. Ca pourrait vous faire un nouveau point commun, lui et toi.
Alors que vous migrez sur l'autre fauteuil, bien plus confortable, tu ne sais identifier la moue qu'il fait. Avait-il pour projet de rester sur les fauteuils du comptoir, si inconfortables ? Non, il pensait même peut-être déjà à migrer ici. Tant mieux ! Les grands esprits se rencontrent, comme dirait l'autre.

Je comprends mieux ta vision de la chose. C'est intéressant, en un sens, voir une ville si minuscule à l'échelle du monde être comme un microscopique plateau-télé ; mais il manque quand même les caméras, que l'on pourrait néanmoins retranscrire par le bouche à oreilles. N'est-ce pas vous autres ?

Quelques murmures s'élèvent au moment où tu interpelles le public, désignation bien tendre pour des gens qui se contentent de vous épier.

L'idée de l'autographe était chou. Et des souvenirs avec des fans ? La plupart ne connaissent pas mon visage. J'ai fais quelques salons, notamment à Hoenn ou à Kanto, pour présenter mes oeuvres. Les gens étaient surpris et pensez que j'étais la femme de Gédéon Vermeil, je me suis aisément prêtée au jeu pour être honnête !
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Yagyu Kokiji

Yagyu Kokiji
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Ven 17 Jan - 16:52

Smooth Jazz for the Living

Le centre d’attention. Voilà bien une qualification que je n’ai jamais eu le besoin de ressentir lorsque je travaillais à la tour Radio. Mais en réalité n’avais-je pas refoulé cette envie instinctive de briller en société ? Et si pour cela je devais réellement devenir dresseur et aller au bout de ce délire ? Cette idée seule avait de quoi faire frissonner car il s’agissait autant d’un saut dans l’inconnu que d’un fantasme d’enfant ! Parcourir les routes avec ses Pokémon, affronter les champions des arènes de Johto et finalement la Ligue des 4 ! Une revanche sur l’Histoire houleuse entre Johto et Kanto d’ailleurs que d’arriver à vaincre la Ligue. Et ainsi, devenir une légende nationale ! Un doux fantasme mais n’était-ce pas mon crédo que de vivre ces derniers au jour le jour ?

Comme celui de parler avec Gédéon de surcroît, qui aimait donc être le centre de l’attention.

— Tu es le centre d’attention de ce salon de thé et de bien des gens Gédéon. Moi y compris.

Ce qui n’était pas difficile vu la sensibilité que j’avais en cet instant avec sa proximité, dû à l’alcool d’une part mais à ses indéniables qualités d’une autre. Certes le narcissisme assumé pouvait être dangereux mais qui n’aimait pas se faire mousser de temps en temps ? Je ne pouvais le lui reprocher.

— J’aime la musique en général, du moment qu’elle m’évoque quelque chose de concret. Il faut qu’elle provoque un sentiment, une sensation, une réaction chez moi et je lui serais acquise. Je jouais du piano dans ma jeunesse, sous l’impulsion de mes parents mais j’y ai pris beaucoup de plaisir. Et toi Gédéon ? Tes mains ne font-elles qu’écrire ? Cela nous ferait un autre point commun en plus d’avoir finalement une fibre artistique en commun.

Minaudais-je avec un sourire en coin de mes joues rouges. Je me tortillais alors doucement pour installer Oscar plus confortablement ce qui me rapprocha un peu plus de Gédéon. Presque cuisse contre cuisse, coude contre coude et un souffle de sa joue je pris un ton plus lancinant, assez involontairement je dois dire.

— Ton audace est à ton image. Je n’aime pas tant me faire remarquer mais j’ai besoin de ton avis : est-ce toujours aussi, grisant, malgré la gêne, de se savoir observé ?

Demandais-je sur le ton de la confidence. En effet après qu’elle ait interpellé le public présupposé qui effectivement n’avait rien eu de mieux à faire ce soir que de vous écouter discuter dans ce salon de thé revisité en bar par leur soin. D’assez près donc je l’observais, elle, sa peau, ses yeux, ses lèvres et ses bandages si intriguant mais également signes d’une éventuelle souffrance. Je la détaillais ainsi avant de répondre.

— Je me souviens de cet article sur le salon de Safrania à Kanto ! Quelle bonne idée tu as eu ! Les gens étaient déçus de ne pas voir le célèbre Gédéon et en plus bon nombre d’entre eux étaient jaloux qu’il ait une femme aussi belle pour l’épauler à sa place. Et à travers la crainte qu’il ne vienne jamais, la peur de ne pas le rencontrer et finalement, la surprise de te voir, il y a eut ce fabuleux moment sur scène où l’animateur t’a fait venir pour un talkshow live avec le public après déjà deux séances de dédicaces où la confusion avait été semée ! J’ai vu les photos, leurs visages étaient mémorables ! Ahah.

Avec un petit rire je me balançais légèrement sur le côté. J’avais la tête légèrement lourde de pas mon manque d’endurance mais cela fît entrer mon épaule en contact avec la sienne et je me redressais immédiatement !

— Excuse-moi. Je ne suis plus habitué à consommer de l’alcool. Encore moins avec une personne aussi originale que toi.


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
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Mer 22 Jan - 0:24
Tu joues avec une de tes boucles entre tes doigts, qui danse et danse au rythme d'une discrète musique présente uniquement dans ton esprit. C'est quelque chose que tu apprécies faire ici et là, sans personne pour venir te dire à quoi réfléchir ; l'alcool aide à ce genre de philosophie, même si tu parais bien plus habituée à la boisson que ton confrère assit à tes côtés.

Houuu, et crois-moi que j'en frétillerais de la queue si j'en avais une ~

Tu chantonnes à cette blague à double-sens qui pouvait dire bien des choses selon les oreilles qui l'entendaient alors qu'imperceptiblement, tu as décroisé et recroisé les jambes à seul but de te rapprocher de Kokiji. Son laïus sur la musique t'amuses et te fascines, et tu l'écoutes avec un poing soutenant ton visage comme si ta tête allait rouler sur le canapé. Chose qui serait cocasse mais peu appropriée pour la propriétaire du salon de thé qu'on pourrait confondre avec un plateau télé sur l'instant ; une bien divine comédie.

J'aime les instruments à cordes ; j'ai déjà tâtée du violon et de la contrebasse, mais mon instrument fétiche et que j'ai tendance à souvent avoir sur moi et le hurdy gurdy, un instrument étranger mais qui m'amuse énormément.

Tu ris en haussant les épaules.

J'aime ta définition du son. Je ne prétends pas être une grande musicienne, mais j'aime à ce que l'on ressente et image quand je joue, sinon je n'en vois pas l'intérêt. Il en va de même pour l'être et l'écriture ; je ne me contente pas d'être joli dans ce que je fais, ça ne me suffit pas. Je me sens... insatiable, parfois.

Tu te délectes de son rapprochement, toi qui n'as pas besoin de faire grand chose pour le séduire ; bien que cela ne soit pas ton but, tu aimes simplement quand les hommes te tombent aisément dans les bras.

Se savoir observé est comme manger un aliment interdit en cachette. On se demande si c'est vraiment bien, on hésite à culpabiliser de recommencer avant de se laisser porter par l'adrénaline et la confrontation avec... le tabou, notamment.

Vous n'êtes plus qu'à un souffle l'un de l'autre, tu hésites à rire, à l'embrasser devant témoins, ou à simplement te lever pour emporter Allan avec toi. Mais tu as toujours une coupe bien remplit dans la main et tu ne la lâcherais, pour l'instant, pour rien au monde, trop énivrée par le ton que prend la conversation.

Les gens sont crédules et impatients, mais c'était l'une de mes meilleures séances de dédicaces, acquiesces-tu avec un petit hochement de tête.

Et quand il tombe à peine sur ton épaule avant de sursauter, tu éclates de rire et te tapes sur la cuisse.

Allons bon ! Tu as pourtant à peine bu. C'est l'air de la ville qui t'a affaiblit à ce point ? Mais ne t'inquiète pas, je ne vais pas tenir bien longtemps avec la fatigue que j'ai dans les pattes...

Petit mensonge ; tu vas très bien et tu pourrais boire encore une bouteille entière avant de vraiment être trop mal pour marcher droit. Mais ça, ce brave Kokiji n'a pas besoin de le savoir, et tu n'es pas en compétition avec lui.
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Yagyu Kokiji

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Mer 22 Jan - 9:48

Smooth Jazz for the Living

Le rouge me monte aux joues : pourquoi faut-il qu’elle soit aussi sexy quand elle dit des choses aussi bêtes ? Bien entendu je ne pensais pas à bête dans le sens stupide, juste à “bête” dans le sens amusant du terme. Bon sang, même en pensée je ne désirais pas la froisser ! Le fil de mes pensées se traduisit par un sourire amusé tandis que je me passais une main sur la joue, toujours accoudé à la table aux côtés de Gédéon.

— Le Hur… quoi ? Bon sang le nom de cet instrument n’est pas évocateur de quoi s’agit-il ? Tu l’as sur toi du coup ? J’aimerais beaucoup le voir.

Son rire qui même quand il ne l’est pas m’apparaît comme légèrement moqueur m’enchante et je me rends compte que je prends vraiment goût à cette situation dont je n’avais plus goûté les tourments depuis longtemps, ou en tout cas pas de ma propre volonté.

— Il est évident et je suis sûr que tu l’as vu à Doublonville pendant ton court passage qu’on y confond la beauté physique et le bagout. Il y a des personnes qui ont les deux, et d’autres qui ne cultivent que l’un ou l’autre. Et même certains qui n’ont rien, mais qui pensent le contraire. Je dois dire que d’ici, je te vois posséder les deux : la beauté -il fait chaud dans ce salon de thé non ? - et le bagout total et implacable. Que voudrais-tu de plus pour contenter cet aspect insatiable ?

Que je possédais également sous une autre forme. Je ne pensais pas l’être en temps normal mais là de suite, je ne pouvais pas dire que je me sentais d’un petit appétit ça non. Surtout à me perdre ainsi dans son regard, son souffle, et la chaleur irradiante qui émanait d’elle, ou de moi je ne savais plus trop le distinguer en cet instant. Je voyais les yeux de Gédéon courir sur mon visage d’une manière assez inédite : rares étaient les personnes à Doublonville qui m’avait fait me sentir ainsi sous leurs regards.

Peut être étais-je moi aussi crédule et impatient dans un sens, comme son public. Mais il était tellement bon de croire, d’avoir l’espoir de plus, d’une vie meilleure, d’un soupçon de fantaisie. Je ne parlais déjà plus depuis quelques instants, l’écoutant juste. Jusqu’à ma malencontreuse bévue qui provoqua chez elle un rire et une soupape de sécurité. Ainsi j’échappais quelques instants au trouble qui m’étreignait pour rire avec elle de mon manque d’endurance.

— En fait c’est plutôt l’inverse : je n’ai plus bu d’alcool à Doublonville depuis des années. Le goût de chaque chose en ville était semblable à… enfin, ce n’était vraiment plus attrayant pour moi et je trouve personnellement que sans un goût délectable il y a certaines choses qui ne nécessitent pas de s’en enivrer, comme l’alcool en somme. Je ne pensais d’ailleurs pas commander du saké ce soir dans un salon de thé qui ferme à 21 heures par ailleurs, soit dans, dix minutes. Mais… je ne pensais pas te voir ici et avoir l’irrépressible envie de venir te parler.

Je respirais profondément, oxygénant mon cerveau pour me redresser. Il est vrai que j’avais à peine bu, je me devais de faire bonne figures ! Mon honnêteté était louable mais pas glorieuse pour un sou et j’avais dors et déjà pris la décision de lui proposer de…

— Puis-je t’aider à finir ton verre pour que nous puissions continuer cette conversation à l’ombre de la neige ? Le temps du trajet jusqu’à ta chambre d’hôte ou ton auberge ?

Ah, j’avais encore parlé sans m’en rendre compte ! Au moins c’était dit !


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Gédéon Vermeil

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Mer 22 Jan - 21:08
Tu éclates de rire. Non, c'est sûr que ce n'est pas l'instrument le plus connu du monde, mais tu ne peux pas t'empêcher de trouver la réaction de ton interlocuteur hilarante. Tu pointes du doigt l'étui que tu as laissé près du comptoir, et tu apprécies le fait que toutes les têtes se tournent dans cette direction en même temps. C'est comme maîtriser une baguette magique, mais en mieux. Certains s'en rendent compte et rougissent instinctivement en faisant semblant de regarder autre chose là où d'autres n'ont même plus honte de leur vice.

L'autre nom de l'instrument est vielle à roue. C'est un peu comme le mix parfait entre un violon, un piano et une guitare je dirais !

Ceci dit, tu n'amorces pas de mouvement pour aller le chercher. La flemme ? Oui, la flemme, et il ne devinera probablement tout seul, sinon tant pis. Quoique, quand tu captes un regard presque amoureux se poser sur toi, tu n'as qu'à sourire au trentenaire qui te dévore des yeux pour qu'il ne se lève et t'apporte ton étui.

Merci beau-gosse ~

Une fois l'étui sur tes genoux, tu l'ouvres pour laisser Kokiji y jeter un oeil sans possibilité d'être épié par le reste du salon de thé. Cela vous conserve une certaine intimité, provoquant peut-être quelques jalousies dont tu délectes rien que de les imaginer.

C'est vrai que beaucoup de choses se confondent à Doublonville...

Tu approches ton visage du sien pour le regarder dans les yeux. Alors comme ça tu as le bagou et la beauté ? Et il se demande quand même ce que tu veux ?

Je veux tout.

Et tu refermes brusquement l'étui qui vous protégeait du regard des autres pour te redresser. Tu te passes une main dans les cheveux, satisfaite de ta petite scène théâtrale en espérant le faire réfléchir.

Mmh, c'est vrai qu'on va devoir bouger...

Tu observes la tenancière dans l'espoir qu'elle se lève pour vous dire que vous pouviez rester, mais cette bonne femme ne semble pas désirer aller dans ton sens, tant pis.

Pourquoi pas ! Je n'ai pas encore décidé où nous allions passer la nuit, tu n'auras qu'à m'aider ~
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Yagyu Kokiji

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Mer 22 Jan - 22:05

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Je ne connaissais pas cet instrument et j’avais un peu peur que cela me fasse passer pour un inculte aux yeux de Gédéon. J’aurai préféré ne pas donner une telle image de moi-même mais son sourire ne semblait pas me juger si négativement. Et quand bien même si cela avait été le cas, je suis certain qu’elle serait déjà partie depuis un moment. La fumée de la cigarette, la douceur odeur du saké, tout cela leur plaisait à tous les deux. Par contre je ne visualisais vraiment pas à quoi l’instrument pouvait ressembler et c’est quand la magnifique auteure me montra son étui du bout du menton que je me rend compte de sa présence. Je me retournais alors vers elle, cherchant autant son regard qu’un indice sur la marche à suivre : voulait-elle que j’aille le chercher ? Plissant les yeux et remontant une mèche rousse de mon front je me rendais donc au comptoir, quittant le confort douillet de la banquette pour me saisir avec délicatesse du bien de la musicienne. Une fois remis en main propre je me rassis mais en laissant un peu de place cette fois. Il semblait évident que Gédéon allait faire une démonstration et j’étais aussi enthousiaste qu’un enfant à cette idée ! Et puis, elle venait de dire, certes avec un ton taquin et décalé, que j’étais un beau gosse non ?

— De rien belle artiste ~

Ah, je venais une fois encore de répondre sans vraiment réfléchir mais comme nous étions déjà en train de jouer à un jeu tous les deux cela ne me dérangeait pas plus que ça de continuer ainsi. Tandis qu’elle déballait son instrument son visage tourné vers le mien ne manqua pas de me faire sursauter à l’écoute de sa réponse.
Tout vouloir était à la fois vague, philosophique et d’une ambition démesurée mais n’était-ce pas un mot qui pouvait marquer une partie de leur conversation ce soir ? Gédéon était ambitieuse et sa réponse continuait de le faire penser. Je ne manque alors pas de sursauter ! Lorsque l’étui se referme d’un coup sec !

— Oh, j’espère avoir euh, hum, l’occasion d’écouter le son de cet instrument !

Tentais-je alors de dire en reprenant mes esprits, sous le choc comme une partie de l’assistance de ce coup théâtral. D’ailleurs celui-ci avait réveillé Oscar sur la banquette qui, petit Héricendre qu’il était, cherchait à se souvenir ce qu’il faisait là après sa petite sieste. Il se dandina jusqu’à moi pour sa tête sur ma jambe, mais je le maintenais éveillé d’une friction dans le dos, lui faisant comprendre que nous allions bouger.

— Oh, je pensais que tu avais déjà une chambre de réservée quelque part. Nous pouvons faire un rapide tour des chambres d’hôte mais à cette heure-ci… Enfin, ça ne coûte rien d’aller demander. Et en cas de refus je suis certain de te trouver une chambre quelque part.

Aussi je me levais également pour aller au devant de la fermeture du salon de thé qui n’avait finalement de bar qu’une ambiance fugace qui s’envola avec leur buée une fois sortis. Les mains dans les poches et Oscar sur les talons j’indiquais une destination de l’index.

— Par ici il y a madame Hoota qui a peut être des chambres. Ensuite il y a madame Fatii et hum, non à une heure aussi tardive les autres sont déjà sur l’heure du coucher. Et au pire je demanderais à mamie si elle ne dort pas. Et quand bien même elle dormirait, ça ne la dérangerait sans doute pas d’offrir l’hospitalité à la célèbre Vermeil. Commençons par là donc, et puis on remontera jusqu’à chez elle par la rue là-bas. Si tu d’accord bien sûr ? Je ne voudrais pas avoir l’air de te commander ou quelque chose comme ça.


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
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Mar 28 Jan - 16:56
Tu te pinces les lèvres en voyant l'homme que tu envoyais silencieusement chercher ton instrument se faire griller la priorité par ton rouquin d'interlocuteur. Tu ne sais pas s'il la fait sciemment, mais l'autre bafouille quelques mots dans sa barbe avant de repartir s'asseoir... certainement bien triste de ne pas avoir un tant soit peu briller à tes yeux. La manoeuvre ne fait qu'accentuer ton intérêt pour le Yagyu, surtout qu'il rentre complètement dans ton jeu tel un caméléon sur une nouvelle surface ; il est habile.
Tu souris ; tu aimes quand les gens autour de toi n'attendent qu'une chose, que tu te mettes à jouer. Ton instrument fait toujours le même effet sur le public ; on est curieux, avare de savoir comment cela fonctionne. Mais ce soir n'est pas le bon soir ; tu réfléchis comme une diseuse de bonne aventure, et on te raillerait que tu lis dans les étoiles quand tu estimes que "ce n'est pas le bon soir", mais peu t'importe. Tu refermes le clapet en faisant un clin d'oeil à Kokiji.

Un jour, peut-être ~

Tu ressens comme s'ils étaient tout près les soupirs désespérés alors que toute l'assemblée ressent votre départ proche. Comme quoi, l'homme d'affaire de Doublonville ou l'écrivain au nom d'homme auront formé un beau duo dans cette petite bourgade ; l'individu n'aura pas su passer outre la combinaison des deux personnalités, pour le meilleur... et juste le meilleur ! Du moins pour l'instant.
Allan comprend bien vite que vous n'allez plus tardé quand tu te lèves, faisant danser les tissus que tu portes autour de toi d'un grand geste théâtral alors que tu t'inclines vers ton public officieux.

Allons-y dans ce cas ! Et malheureusement non, je ne suis pas si prévoyante ; mais en même temps je n'avais pas vu l'heure tourner alors que mes pas me guidaient sur des sentiers peu connus.

Tu rattrapes tes effets et te diriges vers la sortie, veillant à ne pas trébucher car mine de rien, l'alcool te descend dans les chevilles plus fortement que tu ne le pensais. Tu n'es pas encore bourrée à t'en étaler par terre ou à bégayer, mais si tu ne fais pas attention tu pourrais, par exemple, écraser ton pauvre petit et mignon compagnon qui se méfie de ta valise.
Une fois dehors, tu sors ton paquet de cigarettes et en propose machinalement une au futur dresseur à tes côtés, avant d'allumer la tienne et de lever la tête vers le ciel enneigé.

Je te suis alors ~ quelle solution penses-tu être la meilleure ? Dans tous les cas je te rassure, mes finances sont assez aisées et si je dois payer un petit supplément pour déranger tardivement une mamie ou une autre, j'ai tout prévu !

Y compris de dormir à la belle étoile, mais ça ne t'arrange pas outre mesure. Et puis Allan te ferait certainement quelques représailles, lui qui n'aime pas beaucoup ce froid hivernal.
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Yagyu Kokiji

Yagyu Kokiji
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Mar 28 Jan - 21:10

Smooth Jazz for the Living

L’avantage d’une soirée imprévue était bien celui-ci : l’imprévu. Et je n’avais pas une seule seconde imaginée qu’elle ressemblerait à Gédéon Vermeil. Je pensais simplement prendre un thé après le dîner, car mamie dînait tôt, puis rentrer me coucher pour réfléchir une fois encore à ce drôle de rêve que je vais de plus en plus. Pris d’une soudaine envie de parler de cela, je me penche vers l’auteure à la sortie du salon de thé et après quelques pas partagés dans la neige de Bourg Geon.

— C’est amusant que tu parles de sentiers parce que, je rêves souvent ces derniers temps que je cours sur un chemin qui n’évoque chez moi aucun souvenir une fois éveillé. Mais mon subconscient lui le connait bien et à chaque fois que je l’emprunte j’ai l’impression de savoir où je vais. Je cours de toutes mes forces en regardant parfois derrière moi si quelqu’un ou quelque chose me suit mais bien souvent j’y suis seul. Et puis il y a peu j’ai rêvé que je croisais une personne sur ce chemin et que cette personne, une femme, me laissait lui saisir la main pour l’entrainer avec moi dans ma course.

Je relevais alors le nez vers le ciel, repensant à ce souvenir si saisissant. Rien à voir avec Gédéon d’ailleurs car la femme en question avait l’apparence miroitantes de plusieurs visages, comme un amalgame de toutes les femmes pour qui j’en avais pincé durant ma vie. D’ailleurs ça pouvait passer pour une drôle de tentative de…

— Pardon, je viens de me rendre compte à l’instant que ça pouvait passer pour une technique malhabile de drague. Ce n’était vraiment pas le cas, juste, un souvenir amusant qui m’a traversé l’esprit.

Et que je n’avais pas spécialement prévu de partager jusqu’à ce que mes cordes vocales vibrent et ne transmettent l’information à ma place ! Souriant et toujours aussi ragaillardi par le saké j’affrontais donc le froid campagnard sans trop de soucis. Je me recouvrais malgré tout comme il le fallait : l’alcool ne nous montrait que ce que nous voulions voir et c’était souvent une image très biaisée de la réalité. J’attrapais la cigarette tendue par la jeune femme et la laissait me l’allumer au bout des lèvres sans me brûler le nez ! Ensemble nos vapeurs se mêlaient machinalement avant de disparaître dans le souffle nocturne.

— Et bien c’est décidé dans ce cas ! Le plus simple pour voir si une mamie dort, c’est d’écouter. Par ici.

M’improvisant guide des personnages âgées susceptibles de louer leurs chambres à des touristes j’entrainais donc l’artiste à travers le village. Mon premier arrêt chez madame Hoota fût amusant en soi. Mimant le silence avec l’index j’approchais à pas de loup de la porte de la vieille dame à la propriété conséquente. Une fois contre le bois de celle-ci j’y posais mon oreille et peut être que Gédéon ferait de même. De là j’écoutais simplement ce qu’il se passait à l’intérieur et, ça ronflait pas mal. Secouant la tête pour ne pas déranger cette grand-mère je continuais ainsi à deux autres arrêts où le résultat fût le même, jusqu’à finalement m’arrêter devant une propriété que je connaissais très bien.

— Voilà chez mamie. Tout le monde dort à cette heure, même elle sans doute, mais au moins il y a de la place et, j’ai la clé ! Tu es certaine que ça ne te pose aucun soucis ?

Demandais-je en me plaçant face à elle, prêt à être éconduit autant qu’à l'accueillir chez ma grand-mère paternelle. Les deux options étaient légitimement envisageables à mes yeux ! Mais une partie de moi espérait bien qu’elle reste, bien sûr.


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
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Mer 29 Jan - 14:06
Tu commences doucement à humer l'air hivernal. Allan est loin d'être ravit mais de ton côté, tu aimes sentir la morsure du froid sur tes joues et sur les quelques morceaux de peaux qui dépassaient de tes vêtements ou de tes bandages. Vous ne faites pas quelques pas dans la neige que Kokiji se met à te raconter un rêve ; ou une suite de rêves ? Ca a l'air d'être plutôt ça. La chose est amusante, intéressante pour quelqu'un comme toi qui s'est déjà amusé à recréer des histoires complètes à partir de songes parfois éveillés. Il y a toujours quelque chose à tirer d'une élucubration spirituelle, même si vous êtes peut-être un peu trop alcoolisés pour vous prêter pleinement à cet exercice.

C'est mignon, commentes-tu avec un sourire tandis qu'Allan lève les yeux au ciel, visiblement agacé.

Tu hausses les sourcils en allumant la cigarette de ton compagnon, puis un sourire se dessine sur tes lèvres.

Alors que tu me drague, d'accord, mais que tu t'en excuses ? Je ne suis pas certaine de savoir comment le prendre.

Ton rire éclate au milieu des cristaux enneigés comme autant de petits vaisseaux de lumières. Tu secoues tes épaules pour chasser la neige qui s'y installe, et vous vous mettez en route. Au moins, cette soirée t'aura beaucoup distrait de ta vie qui prenait un tournant bien singulier depuis quelques mois. Pour le mieux ! Du moins l'espères-tu. Vous faites le tour des maisons de mamie, avec ton guide préféré qui s'approche comme un loup prêt à dévorer un agneau en se plaquant contre des portes d'entrées. Plusieurs fois tu te prêtes à l'exercice, essayant de ne ni rire ni mettre le feu aux plantes près des portes avec ta cigarette ; cigarette qui finit de se consumer avant d'arriver vers la dernière maison.

Eh beh, ça ronfle fort une mamie quand même !

Ca t'amuse d'autant plus que tu n'as connu aucun de tes ancêtres. Tu contemples la maisonnée, plus grande que ce que tu imaginais, avec une simplicité toute complexe qui faisait qu'elle rayonnait même en pleine nuit. Mais peut-être que cette sensation de chaleur en plein hiver était dû à la personnalité de la personne qui y résidait ; tu te tournes vers le rouquin, tête penchée. Qui peut être sa grand-mère ? Comment étaient ses parents, sont-ils toujours en vie ? Autant de questions qui ne trouvent pas de réponses immédiates, puisque pour l'instant tu veux surtout te réchauffer.

C'est si gentiment demandé ! Et... non, ça ne me dérange pas. Au moins comme ça, ça nous permet de prolonger un peu cette rencontre qui a tout d'exceptionnel ~
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Yagyu Kokiji

Yagyu Kokiji
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Mer 29 Jan - 21:40

Smooth Jazz for the Living

Y avait-il sur Terre quelque chose de plus doux et charmant que le rire d’une femme qui a repris goût à la vie ? C’était aussi mon cas dans une certaine mesure et comme il y avait un parallèle spécial entre nous je ne pouvais m’empêcher de ressentir comme une fierté toute particulière à être à l’origine de ce rire. C’était comme si notre connexion à travers nos expériences partagées rendait tout cela possible. Du malheur pouvait naître l’espoir d’une vie meilleure à tout moment et c’est ce que m’offrait le rire de Gédéon en cet instant.

— En tout cas tu prends ça très bien !

Son rire était communicatif et me contamina quelques instants. Nos étions deux adultes riant par grands froids dans un petit village reculé de Johto. La poésie de l’instant aurait pu rester intacte si, à force de rire, je n’avais pas manquer alors de trébucher, me rattrapant de juste à l’épaule de l’auteure, provoquant alors un contact imprévu et vraiment pas calculé pour le coup.

— Désolé, les sentiers tanguent légèrement ce soir.

D’un sourire je me redressais pour finalement continuer ma route avec elle à travers Bourg Geon. Sa complicité dans leur petit espionnage du voisinage me rappela des jeux enfantins et nostalgiques que nous avions, quelques jeunes et moi-même avant que je ne reparte chaque printemps vers Doublonville pour y retrouver ma famille. Mais ces moments passés ici chez mamie restaient parmi les plus doux de mon enfance et quelque chose chez la femme aux bandages me les rappelait. L’espace d’un instant dans la nuit, je relevais alors les yeux vers le ciel couvert : un vrombissement lointain venait de secouer légèrement la neige alentours, comme un… appel. Je regardais en coin Gédéon pour voir si j’avais été le seul à le capter. D’après mon psy j’étais le seul à voir beaucoup de choses par ailleurs alors je prenais plus facilement à témoin des passants quand quelque chose d’aussi anodin et pourtant troublant qu’une vibration venait étreindre la nuit de son voile de mystère. Reprenant sur une conversation plus terre à terre, laissant aux ténèbres cette vague impression qu’elle ait été partagé ou non par la jeune femme :

— On finit vite par s’accoutumer à ces ronflements. Ils ont quelque chose de rassurant à la longue. Ca veut dire que la personne qui nous héberge est encore de ce monde.

Nous étions donc à l’arrêt devant chez mamie Tsunada. Ma mamie. La seule qui me soutenait un temps soi peu dans tout cet océan de désespoir dans lequel j’avais plongé. La clé dans ma poche chauffait par avance d’être utilisée tandis que j’attendais la réponse finale de Gédéon à ma proposition somme toute, rapide, selon certains standards de la ville, mais simplement bienveillante selon les miens. Bien qu’entre l’alcool et la soirée je ne puisse aucunement nier une attirance si jamais la question m’était posée, jamais je ne me serais montré si entreprenant sans un minimum de respect pour la femme que je venais de retrouver dans un cadre extrêmement différent de celui dans lequel nous nous étions croisés. Ici l’idée n’était pas de la mettre dans une boîte avec un chien enragé voulant à tout prit la mordre pour la faire pleurer - ce qu’il n’avait pas réussi à faire - mais bien de simplement l’héberger pour la nuit.

— Dans ce cas je t’invite humblement chez ma mamie ! Prudence et, oh. Ton compagnon devrait trouver un coin douillet dans le hall d’entrée pour se reposer. Mamie a un Snubbull de compagnie. Il n’est pas agressif malgré sa bouille il a même accepté Oscar très rapidement.

Alors que je passais la clé dans la serrure, je me fis malgré tout la remarque intérieure que c’était la première fois depuis des années que je rentrais chez “moi” avec quelqu’un. Certes j’étais chez mamie mais c’était aussi un peu ma maison et j’y invitais une personne de qualité ! Qui souhaitait poursuivre notre conversation au chaud. Et je comptais bien lui offrir cela pour la nuit ! Une fois à l’intérieur j’invitais silencieusement Gédéon, à se défaire de sa veste au porte manteau. De mon côté je m’en allais fureter dans le salon et la cuisine. Mamie avait laissé un doux, un peu imprudent, et devait être dans sa chambre à l’étage. Snubbull quand à lui dormait sur un coussin près de la porte d’entrée. Il se réveilla à peine en les entendant rentrer. Revenant vers Gédéon je l’invitais à me suivre vers la cuisine.

— Un verre d’eau, un thé ? Un couteau ?

Plaisantais-je en désignant les couteaux de cuisine de mamie alignés sur le plan de travail. Pour ma part je me sortais un verre d’eau pour me rafraîchir le gosier qui avait prit légèrement cher avec le saké, tout en gardant une main sur le placard pour en sortir le nécessaire à préparer quoique ce soit pour l’auteure qui l’accompagnait. Au passage j’enchaînais avec une question un peu terre à terre mais qui avait son importance pour la nuit.

— Tu ne sembles pas très frileuse, n’est-ce pas ? Ma chambre est là-bas à côté du salon, collée à la cheminée. Il y fait assez chaud mais du coup je tenais à savoir si tu supportais bien la chaleur, que je sache si je dois éteindre le feu de cheminée ou pas pour la nuit.

Bien sûr que l’organisation de la nuit allait passer à l’ordre du soir. Intérieurement je ne me voyais pas dormir ailleurs que par terre que ce soit dans le salon ou à côté de mon lit, laissant celui-ci à mon invitée. Mais peut être avait-elle d’autres idées en tête ? Après tout les fantasmes peuvent fonctionner dans les deux sens.


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
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Jeu 30 Jan - 14:59
Tu te permets de lui mettre un très léger coup de coude, accompagné de ton presque éternel sourire sur le faciès.

Je n'ai pas de raison de mal le prendre, et quand bien même, ça rendrait la discussion plus malaisante ; ce n'est pas ce que je recherche ! Et comme je sais que tu serais du genre à me demander "que recherches-tu dans ce cas ?" je vais y répondre immédiatement ; rien en particulier ~

Tu ne dérobes pas quand il se rattrape à ton épaule, l'aidant même à se remettre sur pied. Il faut dire que tu n'es pas certaine d'être aussi silencieuse que tu ne le penses, et encore moins de marcher droit. Mais cela fait partie de votre épopée, qui aura bien démarrée autour d'un verre de saké (et d'un muffin aux myrtilles de ton côté).
Quand un vrombissement étrange retenti et se répercute tel l'écho dans une montagne, à la différence que vous êtiez bien loin d'un tel lieu, tu lèves le nez vers le ciel. Curieuse, tu ne remarques même pas que le rouquin a cherché une réaction sur ton visage. En même temps, il pourra pleinement contempler ton profil puisque tu ne quittes pas des yeux la provenance du rugissement avant de te prendre les pieds dans une marche.

Oops.

Tu manques de renverser un pot de fleurs mais bien heureusement, tu l'évites avant d'en voir son contenu sur le sol.

Je vivais, il y a très longtemps, avec quelqu'un qui avait une fâcheuse tendance au ronflement et honnêtement, ça ne me manque !

Tu essaies de faire passer la chose sous forme de blague, mais le fond est quand même d'une tristesse sans nom. Enfin, l'alcool te désinhibe autant que cela te permet de sourire face à ta propre remarque, c'est que ce n'est pas si terrible tout compte fait.
Quand Kokiji te parle du coin douillet pour Allan, ce dernier sautille sur lui-même et jette un regard amusé envers le petit Oscar. Tu hoches la tête, montres que tu as noté l'information et suit le rouquin à l'intérieur de la maisonnée.

Hey, j'aime bien la déco !

Et comme tu t'en doutais, tu peux ressentir tout l'amour et la chaleur d'une vieille dame envers son prochain dans ce lieu. Tu te passes les mains sur tes bras, sans vraiment t'en rendre compte ; c'est comme si la chaleur t'agressait, quelque part. Toi qui a surtout été habituée à vivre dans des endroits très froids, autant sur le plan spirituel que physique.

Je ne dirais pas non à un thé et... wôw, les couteaux sont magnifiques.

Tu passes le doigt sur le tranchant de l'un d'eux avec un petit sourire qui en disait long ; ton avis sur les objets coupants était aussi bizarre que dangereux, aussi t'éloignes-tu rapidement de la table de cuisine sur laquelle ils sont entreposés et sors tes bottes trempée. Tu profites pour également retirer ton manteau et poser ton sac à l'entrée histoire de ne rien salir.

C'est gentil, mais Allan apprécierait qu'on laisse le feu allumé ; je préfère avoir un peu trop chaud que trop froid, de toute façon !

Et tu ne dis pas ça UNIQUEMENT car tu ne crains presque pas le froid, non non non.
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Yagyu Kokiji

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Jeu 30 Jan - 18:24

Smooth Jazz for the Living

Gédéon corroborait très bien sa vision du monde et de ses attentes dont elle avait évoqué la teneur plus tôt dans la soirée. Ne rien chercher de particulier tout en désirant tout obtenir du monde autour de soi avait ici valeur de réalité pour la jeune femme et je ne pouvais que me sentir charmé de cette idée quelque peu extrême et encore très loin d’entrer dans mes propres standards. Ma prise de position envers mon propre quotidien était loin d’être aussi poussée Mais j’avais tout de même déjà quelques cheminements qui allaient petit à petit dans le bon sens à mon actif. Je souhaitais m’en sortir, avancer au-delà du burnout et revenir peut être, un jour, plus fort à Doublonville.

Lorsque retentit cet écho vrombissant au-dessus de nous et que je scrutais le visage de la jeune femme à mes côtés j’eu le plaisir de la voir réagir à celui-ci. A tel point qu’elle ne remarqua même pas que je la dévisageais, ce qui était une bonne chose en faite. Je n’avais pas dans l’intention de lui faire peur ! D’ailleurs le sourire que j’arborais alors, malgré l’inquiétude de savoir que je n’avais pas halluciné ce son si particulier, était plus parlant que moi-même sur la joie que j’éprouvais alors à partager mon temps libre avec elle. Aussi lorsqu’elle avança à s’en prendre les pieds dans une marche, je me portais immédiatement à sa hauteur pour la retenir par la taille et lui éviter à elle, et au vase de mamie, une chute fatale. La catastrophe venait d’être évitée.

— Je ne suis pas le seul à être facilement distrait on dirait.

Plaisantais-je en la remettant sur pied, ce qui voulait dire “la lâcher” en termes simples. Sa remarque, son morceau d’histoire et de drame personnel car son ton faussement humoristique le laissait présager, ne manqua pas de m’alerter sur le terrain glissant sur lequel nous pouvions nous engager dans cette conversation et je décidais de ne pas relever la phrase, profitant du silence induit par le fait de rester discret chez mamie pour simplement sourire, hocher la tête et passer à autre chose.
Tandis qu’Oscar et Allan semblent prendre place non loin du Snubbull somnolant pour enfin se reposer, nous mêmes poursuivons notre soirée.

— Mamie aime bien le style manoir à l’ancienne comme on en trouve dans certains magasines. Il me semble qu’elle a tenté un style Galarite, Galarois, je ne sais plus trop. Mais en tout cas c’est confortable et assez original pour rendre jalouse ses voisines. C’est la petite fraise au sommet du gâteau de la vie qu’elle prend plaisir à dévorer chaque jour qui passe. Je m’occupe du thé.

Ce fût donc un verre d’eau et du thé que je ramenais dans le salon pour en profiter avec Gédéon. Sa remarque sur les couteaux me fît sourire mais qu’elle passe son doigts sur le tranchant de l’un d’eux me fit tiquer. Peut-être avait-elle tous ces bandages pour des raisons que je ne soupçonnais que tout juste. Quoiqu’il en soit et une fois installés confortablement nous pouvions reprendre la conversation.

— C’est noté pour la cheminée. Même Oscar et Snubbull s’en porteront rien comme ça.

Je n’enchainais pas de suite, laissant le temps du silence marqué du crépitement des flammes douces s’installer entre nous. Cela instaurait une ambiance toute particulière. Qui plus est mes interrogations n’avaient pas toutes été satisfaites mais je décidais d’évoquer ou non la possibilité fantasmer de dormir à ses côtés avec la frustration et le désir pour seuls horizons plus tard. L’idée était déjà délectable en soi, surtout à ce stade avancée de la soirée où plusieurs barrières étaient déjà tombées entre eux. Toute la subtilité était de savoir combien il en restait dans les deux sens et si tous les deux désiraient les faire toutes tomber.

— Tu as entendu ce son tout à l’heure ? Est-ce que je pourrais savoir ce qu’il t’a évoqué ? C’est pour mon psy. Il ne me croit guère quand j’évoque les phénomènes étranges qui se déroulent autour de nous et qui n’ont pas d’explications concrètes fautes de moyens pour en prouver la véracité.

Carte sur table. En quelques phrases je venais d’évoquer ma thérapie, facilement compréhensible avec le burnout, le fait que mon psy me diagnostiquait peut être quelque chose de pas joli et ma volonté de faire partager mon point de vu mais également de récolter celui des autres tel un journaliste. On pouvait appeler ça des réminiscences du travail en somme. Après tout une partie de ma formation était journalistique avant d’occuper ce poste d’assistant de production à la Tour Radio !


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Gédéon Vermeil

Gédéon Vermeil
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Ven 31 Jan - 11:41
La distraction est le mal des gens curieux... mais la curiosité est, de mon point de vue, loin d'être le pire défaut ! On aurait pas découvert comment communiquer avec les pokémons sans une bonne dose de curiosité.

Tu dis tout cela avec un sourire enchanteur qui te va bien, tu le sais. Si la chaleur ambiante t'a d'abord fait frémir, avec ce désagréable frisson qui accompagne parfois les mauvaises découvertes, à mesure que Kokiji t'offre une explication tu te sens de moins en moins mal à l'aise jusqu'à ce que la sensation ne s'estompe jusqu'à la disparition. Une fois que tu l'as, tu entoures la tasse de thé au citron entre tes doigts. Si tu n'es pas une grande adepte de la chaleur, le fait de ne plus avoir à subir la neige au dehors reste une bonne nouvelle.

De Galar, reprends-tu avec un grand sourire, je n'aurais pas su le deviner toute seule, mais c'est représentatif d'un bon esprit. Et ta grand-mère aime le fait de rendre jalouse ses voisines ? Elles n'ont qu'à se sortir les doigts pour faire mieux, non ?~

Tu as toujours été très critique, mais pas fondamentalement méchante ; et tu espères que c'est ce qui en ressort de tes mots. Tu bois une gorgée de thé en farfouillant du regard la décoration ; en effet, la grand-mère possède quelques vieilleries qui semblent venir d'un autre temps comme d'un autre continent. Cela donne un aspect antique travaillé au salon que tu apprécies beaucoup. Il note pour la cheminée, ça t'arrange même si puisque tu es en position d'invitée (tant qu'il ne t'a pas demandé de le payer, en tout cas, et tu es parée à toute éventualité) tu n'aurais pas été capricieuse ; ce n'est pas spécialement dans ta nature de toute façon, sauf à quelques exceptions près et qui souvent plus là pour emmerder certaines personnes que pour te faire plaisir.
Un petit silence s'installe, silence que tu ne renies pas et dont tu profites. Vous entendez quelques bruits nocturnes, de petits pokémons peut-être ou simplement la neige accumulée à certains endroits qui font tomber des objets ici et là. Allan est partie se camper bien vite face à la cheminée, ne réveillant qu'à peine le snubbull qui dort. La vision t'attendrit quand il se colle au héricendre qui ne montre aucun signe de désagrément ; qui aurait cru qu'un pokémon feu s'entendrait si bien avec un autre du type plante. Mais bon, peut-être que le proverbe "les opposés s'attirent" prévaut de temps à autres sur son contraire ; tu as un parfait cas sous les yeux.

Le silence paisible dans lequel vous étiez installés s'efface quand il reprend la parole. Tu tournes ton regard brun vers lui, interrogée par le sujet qu'il amène sur la table.

C'est pour ton psy ou pour te convaincre que tu n'es pas fou à lier ?

Ta question est sérieuse même si elle est dénotée par un petit sourire en coin. Tu hausses les épaules et relèves la tête jusqu'à ce que tes cheveux glissent dans ton dos.

Surement un pokémon ou un glissement de terrain très lointain. Ou un subtil mélange des deux... je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que j'entendais parfois des choses toutes aussi étranges près de chez moi, au niveau de la Grotte Argenté. C'est ce qui m'a donné envie de partir à l'aventure, de tenter ma chance. Je me suis rendue compte que malgré mes connaissances théoriques, j'en savais bien peu sur le monde dans lequel on vivait ! Et c'est bien dommage.
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