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» [OS-JOUR 4&6 ] Les étoiles sont juste les parures du ciel

Célestia Orlov

Célestia Orlov
Coordinateur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 04/03/2019
Messages : 147

Sam 4 Jan - 14:44
Cher Journal,

Cela faisait presque 3 mois que j’ai quitté les planches et nous étions de retour depuis presque 3 semaines. Ris passait de nombres heures à son université et j’ai essayé de le convaincre de prendre une résidence sur place, nous pourrions également vivre à l’hôtel, mais sa réponse est à chaque fois négative. Je t’avoue que je comprenais de moins en moins son choix de retour ici. Il fait chaque jour l’aller-retour entre le manoir et Joliberg, mais je pouvais voir que cela l’épuise. L’humeur massacrante de ma mère n’arrangeait rien et elle essayait toujours de lui faire renoncer à son rêve de devenir médecin. J’avoue que mon époux à vraiment des nerfs solide, à sa place, j’aurai déjà pris la poudre d’escampette. En réalité, je crois qu’il pense que cela serait l’équivalent d’une fuite, si nous déménagions. Cependant, mes parents vivent toujours dans l’ignorance concernant notre mariage, ce qui fait que nous devons gardé un minimum de distance. Anya se fait toujours désirée, elle me manque cruellement, j’ai vraiment hâte qu’elle arrive conformément à sa promesse. Mis a part, une petite ballade à Vestigion, je restais confinée ici. Une chance que ma mère reste dans la salle de musique, avec ses différents élèves, la plupart de la journée et me rejoignais uniquement pour le repas du soir. Je pense que si je devais la fréquenter plus, il y a longtemps que je serai devenue folle. J’essayais de sortir tout de même, mais je ne vais jamais plus loin que la grille de l’entrée. Je ressentais encore des courbatures de ma séance d’équitation, ce que je camouflais soigneusement à Ris, il serait capable de donner des ordres aux domestiques, pour m’empêcher de prendre Zilva pour une ballade. Il a une très bonne relation avec les différents membres du personnel, tous le contraire de moi, qui n’arrive même pas à mémoriser leurs noms.

Ainsi, malgré son personnel et les va-et-vient, ce manoir est vide pour moi. J’avais fait quelques exercices à la barre, ce matin, mais une fois terminé, il ne me restais plus rien à faire. Mes journées sont longues et particulièrement pénible. Pour la première fois en 25 ans, sinon plus, je m’ennuyais.

J’étais installée dans le salon, en train de ruminée mes pensées, quand le majordome est arrivé et m’a annoncée que j’avais reçu un colis de la part d’Anya. D’un simple hochement de la tête, je le congédiait. J’ai attendu qu’il referme les deux portes, avant de me glisser contre la table du salon, avec une certaine impatience. Le paquet était grand, je m’étonnais qu’il est pu se mouvoir du hall jusqu’ici sans rencontrer d’obstacle et même réussir à ouvrir les portes. Je pense même que je l’ai entendu frapper avant d’entrer, je ne suis pas certaine. Mettant de côté, ce genre de réflexion sans intérêt, j’enlevais le ruban adhésif et m’empressai d’ouvrir le carton.

Mon souffle se coupa, ma bouche s’assécha et je fis de mon mieux pour retenir les larmes qui me montait aux yeux. Je restai pétrifiée un instant devant son contenu et j’osais à peine avancer mes mains. C’était avec beaucoup de prudence, que je passais le bout de mes doigts sur l’étiquette qui dépassait. De l’index, je dessinais le contour de la marque ‘’Boutique Akichi’’. J’ai regardé quelques retransmission de concours à la télévision, entre deux spectacles, le seul coordinateur qui avait réussi à m’abstenir de zappé, c’était lui. La qualité de la prestation était de haut niveau, le choix de la musique toujours parfait, mais surtout les costumes étaient magnifique. Parfois, quand j’avais un peu de temps libre et qu’Anya était disponible nous regardions ensemble ses prestations. C’était toujours des rediffusions, jamais du direct notre emploi du temps ne nous le permettais pas, mais nous pouvions partagé ainsi notre passion. Par contre, j’ai pu constaté que ce n’était pas l’art de coordination que j’aimais, c’était agréable, mais sans plus. Il n’y avait que les représentations d’Akichi qui me faisait autant d’effet.

Lors d’une tournée, alors que nous étions au Kanto, j’ai vu une publicité sur sa boutique et je voulais y aller, mais mon planning était beaucoup trop serrer. Il n’y avait aucune représentation à Bourg Palette, la ville était beaucoup trop petite. J’y suis aller plusieurs année, sans jamais pouvoir me rendre sur les lieux. J’avais confié à Anya, que j’allais parfois sur leur site internet afin de voir les différentes créations. La renommée d’Akichi commençait à faire son petit bonhomme de chemin et il s’est même mis à être designer pour d’autres coordinateurs. J’ai regardé les différents concours d’Elisa Kanes, uniquement pour ces costumes. Je penses sincèrement que la jeune femme aurait eu beaucoup moins de point, sans ses œuvres d’arts sur le dos.

En réalité, un de mes rêves, c’était de porter une de ses tenues quand je serai danseuse étoile. Je voulais pouvoir entrer dans sa boutique et lui demander de me dessiner les différents costumes des héroïnes de ballets. J’étais certaine de pouvoir briller encore plus fort, que toutes les autres danseuses, qu’il pourrait mettre en lumière chacune de mes prestations. Quand j’avais découvert sa collection contes de fée, j’avais été vivement déçue qu’elle s’adressait essentiellement aux enfants. J’avais déjà passée l’âge depuis longtemps, mais peut-être que si je lui demandais pour un spectacle, cela irait ? Cependant, le maître de ballet n’avait jamais voulu entendre aucune de mes suggestions et j’ai fini par renoncer. Je dansais, c’était bien suffisant et je n’avais pas envie d’avoir la réputation d’être ingrate ou même difficile.

Une larme m’échappa tout de même, j’ai du renoncer aux rêves que je me faisais comme danseuse étoile. J’ai du également faire une croix sur ma carrière, je pensais que le reste de mes espérances étaient aussi enterrée. Le grand public ne me verra jamais danser dans un de ses costumes, mais ce n’est pas important. J’aime la danse et rien ne m’empêche de réservé ceux-ci pour une prestation privée ou même un petit spectacle locale. Je ne peux plus faire de grand ballet, mais une ou deux danse, cela est encore possible. J’aimerai au moins porter chacune de ses tenues, au moins une fois. Il faut que je penses à comment mettre ses œuvres arts en valeurs et peut-être même terminé ce projet que nous avions Ris et moi. Il m’avait dit qu’il m’écrirait un ballet, il a fini depuis des années la musique, mais je n’ai jamais écrit les pas.

Vraiment, je ne sais pas ce qu'il y a comme magie dans ses différentes étoffes, mais je crois qu'Akichi doit être du type fée ou qu'il l'a été dans une vie antérieur. Sinon, comment expliquer que cet homme puisse distribuer des rêves aussi facilement ?

Pour la première fois depuis longtemps, j'entrevoyais la fin de ma carrière comme autre chose qu'une fin.



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Célestia Orlov

Célestia Orlov
Coordinateur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 04/03/2019
Messages : 147

Lun 6 Jan - 17:57
Forte de cette idée, je pouvais sentir un sourire naître sur mes lèvres. Je passais une nouvelle fois mes doigts sur l’étiquette, ma peau glissa un peu sur l’étoffe. Il y a longtemps que je n’avais pas touché de vêtements aussi doux, mais j’étais certaine que ce n’était pas de la soie pour autant. Peut-être est-ce le même fil qui entourait le chenipan et qui se transformait en chrysacier ? Si c’était bien le cas, c’était sans aucun doute un signe. Ensuite, je fermais le carton, pour le protéger des éventuelles poussières et de la lumière. J’hésitais, je pouvais demander au majordome de porter le paquet jusqu’à ma chambre, il semblait vraiment lourd après tous. Il prenait une bonne partie de la table basse après-tout et il était aussi large que haut. Je le soulevais, autant par curiosité que pour confirmer mon impression, je fus étonnée de réussir à le porter aussi facilement. Malgré la dizaine de tenues, certainement les accessoires en plus, car je voyais mal un styliste avec autant de goût qu’Akichi Soma, se contenter de fournir uniquement les robes. Le tissus devait être incroyablement léger, j’avais la sensation que le colis faisait moins 5kg, c’était beaucoup moins à ce que je m’attendais. J’avais réussi, sans trop de difficulté, à me mettre également debout, malgré ma charge dans les bras. Je restais un instant sans bouger, surtout pour tester mon équilibre et que mes jambes tenaient bon. Un nouveau sourire se glissa sur mes lèvres.

Je jetais un coup d’œil vers l’entrée, j’étais moins optimiste pour la suite et mon trajet jusqu’à la porte du salon. Pourtant, j’avais réussi à atteindre la porte, sans trop de difficulté ni même me cogner dans aucun obstacle. Visiblement, je commençais à connaître suffisamment les pièces pour réussir à me mouvoir sans tomber. Contre le panneau en bois, je posais quelques instants le carton contre la clenche gauche et poussait vers le bas sa jumelle à droite. Les deux portes s’ouvrirent et je me hâta de franchir les panneaux en bois. J’étais vraiment contente de cette petite victoire, cela faisait longtemps que je n’avais pas tester ma force. Ris avait toujours ce pli d’inquiétude qui lui barrait le front, quand je tentai de bouger comme avant, il craignait tellement que je tombe. Pourtant, en tant que ballerine, les chutes ne m’était pas inconnue, loin de là. Par contre, je dû reconnaître en avoir fait suffisamment, ainsi je cherchais des yeux un endroit pour poser mon fardeau.

-« Mademoiselle ! » S’éleva la voix d’un domestique, alors que je venais de faire un pas dans le couloir. « Avez-vous besoin d’aide ? » Demanda-t-il en s’approchant rapidement, sans pour autant courir. Ce n’était pas le majordome, pas le bon uniforme, mais c’était tout aussi bien. Mieux, peut-être, parce que j’avais un peu de difficulté avec le chef du personnel.

Je me contentai de mettre le carton dans les bras du serviteur et je me dirigeais vers le hall pour rejoindre les escaliers qui montait à l’étage.

*****

J’ouvris la porte de ma chambre, je montrais le bureau au jeune homme afin qu’il sache où il pouvait déposer sa charge. Je le remerciais de son aide, j’avais conscience qu’il avait délaissé ses tâches pour me porter assistance. Il s’inclina légèrement puis disparu, il prit tout de même le temps de refermer la porte derrière lui. Je m’assis sur le lit, j’ôtais mes chaussures et posa celle-ci sur le coin du meuble. Je gardais mes bas, je ne comptais pas rester longtemps dans la pièce, je me dirigeais vers la penderie, une fois mes deux pieds sur le sol. Devant l’armoire, je mis mes genoux contre la moquette rose, je plongeais la tête la première à la recherche de mes deux valises. Je déplaçais les manteaux et ne tarda pas à trouver les objets en questions. Je sorti la plus petite des deux, mes doigts passaient sur le tissus avec presque révérence. Je choisi de prendre à pleine main la poignée et lança le bagage presque vide sur le lit. Je ravalais un sourire, en constant mon succès, alors qu’il atterrissait en plein milieu de l’édredon. Ma coordination était très bonne aujourd’hui, j’évitais tout de même de tester plus ma chance, en me relevant doucement et en me tenant à l’armoire. Je n’avais pas l’habitude de circuler en chaussette, j’ignorai si je risquais de glisser, si je bondissais sur mes pieds.

Debout, je revenais vers le bureau et alors que je m’attendais à fouiller quelques secondes dans le pot à crayon, c’était toujours tellement difficile de trouver quelques chose là-dedans, mes doigts avaient de suite buter contre le coupe-papier. Le petit couteau dans la main, je me dirigeais de nouveau vers le lit et je tirais vers moi, la valisette. Je pris une bonne inspiration, je me sentais un peu nerveuse, puis découpais le fond du sac. J’ignorai le nœud dans mon estomac, tandis que le morceau de tissus tomba. Devant mes yeux, j’avais les différentes partitions du ballet ‘’ La ballerine et le pianiste’’ qu’avait écrit Ris pour moi. Cela faisait 5 ans que celles-ci reposaient dans la doublure de ma valise. Je pris celles-ci dans mes mains et analysait le papier, elles semblaient intacte. Je relâchais ma respiration, le nœud se dénoua et cela fini de balayer mes craintes. Je sentis un nouveau sourire sur mes lèvres, c’était la seconde bonne nouvelle de la journée.



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