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Benedict Björnsdóthir

Benedict Björnsdóthir
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C-GEAR
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Jeu 2 Jan - 23:34
Jour 2 – Flashback - Point de vue de Benedict, huit ans, en école primaire.


« Quand je serais grand, je voudrais être Ranger ! ». Tu étais bien droit, debout devant toute la classe, une feuille de papier entre les mains et un large sourire collé à tes lèvres. Tu regardais tes camarades un à un, comme s'ils allaient avoir une réaction particulière à ton annonce. Bien évidemment, ils restaient tous silencieux, te fixant sagement sans montrer un grand intérêt à ce que tu avais à dire. Tous, sauf un. « Moi aussi ! » avait hurlé ton copain Eliott, levant bien haut la main. Tu ris légèrement, le regardant alors. Tu étais content qu'il partage ton enthousiasme, bien que la maîtresse ne soit pas aussi ravie, lui demandant de se tenir correctement.

Eliott et toi avez fait réellement connaissance il y a de cela une semaine, lors d'une intervention dans votre classe. Avant cela, il n'était qu'un camarade comme un autre avec qui tu pouvais jouer dans la cours quand était venue la récréation sans te soucier de si tu le connaissait réellement ou pas. Car vous n'aviez pas besoin de ça pour jouer au ballon.
Lors de cette intervention, plusieurs hommes et plusieurs femmes étaient venus pour vous parler de leurs métiers, chacun leur tour. Il y avait un pompier, un éleveur, une agente de la police, une boulangère, quelques autres dont tu avais oublié le nom sans même comprendre ce qu'était leur raison de vivre, et puis il y avait une Ranger. Déjà, elle était très jolie. Et puis, tout ce qu'elle vous avait dit sur son métier t'avait envoûté. Tu l'avais bombardé de questions, totalement subjugué par ce qu'elle racontait. Tout comme cet Eliott, devenu depuis ce jour ton plus grand ami. Vous partagiez la même envie et cela te suffisait pour devenir ton copain. Vous n'êtes pas aussi compliqués que les adultes, vous les enfants. Vous n'avez pas besoin de parler pendant des heures sur divers points pour savoir ce qui déterminerait votre amitié. Pour vous, petits humains, un simple mot, ou un simple goûté partagé était parfaitement suffisant. Pourquoi demander la lune quand on peut se contenter de petites choses simples ?

Revenant à tes esprits – et parce que la maîtresse te demandait de continuer – tu pris une grande inspiration avant des soupirer lentement. Et puis tu redressas ta feuille face à toi, pour pouvoir la lire. « Si je veux devenir Ranger, c'est grâce à la dame qui nous à parler de son métier la semaine dernière. Elle a dit tout un tas de choses intéressantes qui m'ont tout de suite convaincu. ». Tu relevas la tête pour regarder tes camarades, mais surtout Eliott qui brandissait ses deux pouces en l'air en guise de soutien moral. Ce qui manqua de te faire rire. « Mais surtout, c'est parce que j'adore les pokémons. Moi j'ai un Rototaupe qui me quitte jamais, à part quand je viens ici. Et je n'aimerais pas qui lui arrive quelque chose de mal. Alors je veux le protéger lui. Mais aussi tout les pokémons des autres et de ce monde. Parce qu'ils sont super et qu'ils méritent une jolie vie. Toute aussi jolie que la notre. Voilà. » soufflas-tu d'une traite. Tu relevas une nouvelle fois le nez de ta feuille, tout souriant. « C'est tout ? » demanda alors la maîtresse. « Bah oui, je crois. » répondis-tu simplement. Après tout, tu n'avais que huit ans et tu n'avais qu'une semaine pour préparer ce devoir. On ne pouvait pas demander plus de toi. Surtout que ton « papa » ne connaissait quasiment rien sur les Ranger. Alors comment pouvais-tu te renseigner sur eux quand on t'interdit de parler à des inconnus ? Ta sœur t'avait bien dit d'aller à la bibliothèque pour faire des recherches dans des livres. Mais c'était trop ennuyant comme idée. Tu n'aimais que les livres qui racontaient de belles histoires de fantasy. Ou alors des histoires d'horreur. Mais des documents d'informations, beurk. Sauf ceux sur les pokémons. Eux ils sont cool !

En retournant à ta place tu avais bien compris que ce n'était pas suffisant et que la maîtresse était déçue. C'est vrai que les autres s'étaient mieux préparés que toi. Mais tu t'en fichais pas mal. T'étais content de toi. Et on t'avais appris qu'être content de soi c'était très très important. Alors qu'importe ta note, tout allait bien.




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Benedict Björnsdóthir

Benedict Björnsdóthir
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Sam 4 Jan - 19:33
Jour 4 – Présent - Point de vue de Benedict, chez lui.


Tu étais épuisé. Tu venais tout juste de rentrer de ta semaine au Glaive de Thémis et tu avais désormais le week-end devant toi pour souffler et décompresser de tout ce que tu avais vécu. Installé dans un fauteuil sur ta terrasse, un verre de Whisky à la main, tu regardais tes pokémons jouer et gambader dans le jardin, l'air pensif. Tu repensais à ta semaine, mais surtout, tu restais focalisé sur la première journée que tu avais vécu en compagnie de cette chère Praline. Ce n'était pas la plus commode des femmes et tu ne pouvais pas dire que cette expérience était des plus réjouissantes – malgré la tournure des événements plutôt amusantes. Sans ce petit vieux étrange dans les archives, tu aurais vécu la pire journée. Tu ne pouvais pas non plus dire qu'elle et toi étiez devenus de grands amis. Et pourtant, tu étais là, seul chez toi, à repenser à cette jeune femme. Tu étais bien loin d'être tombé sous son charme – étant bien trop jeune pour toi – mais tu avais découvert une facette de son histoire qui te laissait admiratif, bien que perplexe par rapport à la tienne.

Le jour suivant ta rencontre avec Praline, tu as un peu cherché à en savoir plus sur elle. Et surtout, tu voulais savoir pourquoi on t'avait fait travailler avec elle. Et c'est ainsi que tu as découvert que vous aviez un point commun, une histoire similaire, mais aux tournures bien différentes. Car elle aussi avait perdu la mémoire. Mais à l'inverse de toi, elle a sut faire preuve de courage. Si toi tu as décidé de tourner la page, de reconstruire ta vie sous une nouvelle image sans te soucier de ton passé – bien trop effrayé par ce qu'il pouvait caché – Parline elle cherchait à l'affronter, pour découvrir ce qui lui était arrivé. N'importe qui pourrait lui reprocher son sale caractère. Et tu ne pouvais contredire qui que ce soit sur ce point. Mais tu ne pouvais t'empêcher d'éprouver de la sympathie – ainsi que de l'admiration – pour cette femme. Tu étais quelque part un peu envieux de cette fougue, de cette envie de savoir, de cette rage de vaincre l'amnésie. Cela te faisait réfléchir sur ta propre situation. Peut-être que finalement tu devrais toi aussi faire preuve d'un peu de courage et chercher à retrouver ce qui était perdu dans l'oublie. Comment pouvait-elle ne pas avoir peur de ce qu'elle a encore à découvrir ? Comment réussit-elle à faire autant preuve de courage ?

Dans le lot, tu admirais surtout le fait qu'elle n'ait rien changé à ses habitudes d'avant – dans la limite de ce qu'on pouvait lui avoir dit ou de ce dont elle pouvait se souvenir. Et surtout, elle n'avait visiblement pas changé de métier. Et là, tu ne pouvais que t'incliner. Tu avais catégoriquement refusé de retrouver ton post, de retourner auprès de tes équipiers Ranger, toujours poussé par la peur. Et en réfléchissant de la sorte, tu réalisa à quel point tu étais peureux finalement. Tu savais que c'était bête, que rien ne t'empêchait de faire comme elle l'avait fait. Surtout que tes collègues t'auraient sans doute aidés pour te retrouver dans tout ce brouillard autour de ton esprit, ce qui devait sans doute être le cas de Praline. Peut-être que tu aurais mieux fait de retourner là où était ta place ? Tu étais partagé, surtout que maintenant tu avais fait tes preuves en tant que jeune agent de Police. Sans ce changement de carrière, tu n'aurais jamais rencontré ce personnage haut en couleur qu'était Praline. Ce qui aurait été bien dommage, tu devais l'avouer. Car finalement, bien que tu ne la connaisse que très peu, elle t'apportait du bon. Son parcours et ses choix t'aidaient à y voir plus clair, à prendre de meilleurs décisions sur ton avenir. Tu n'irais pas non plus à faire exactement comme elle, mais tu ne voyais que du bon à t'inspirer un peu de cette femme.

Dans un soupire, tu terminas ton verre de Whisky que tu déposas sur la table basse. Tu te redressas légèrement, comme pour te donner de l'élan. Tu devais essayer d'être un peu comme elle. Ou tout du moins, de faire comme elle. D'essayer de recoller les morceaux, de retrouver quelques bases solides de ton passé. Même si cela fait peur et même si cela fait mal. Tu pouvais au moins essayer. Histoire de prouver à toi-même que toi aussi tu peux réussir, tout cela en suivant son exemple.




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Benedict Björnsdóthir

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Lun 6 Jan - 21:40
Jour 6 – Présent - Point de vue de Benedict, au centre commercial de Voilaroc.


A la fin de ton service, tu rentras au plus vite chez toi. Tu quittas ton uniforme pour tes vêtements habituels et tu roulas jusqu'au grand centre commercial de la région. Tu étais assez limité dans le temps et tu devrais au plus vite trouver un cadeau pour l'anniversaire de ta sœur ce week-end. Tu étais invité chez elle pour le fêter samedi. Et avec le boulot, tu n'avais pas encore eu le temps d'y réfléchir, ni même de l'acheter. Alors à quelques jours de l'échéance, tu profitas de cette journée où tu terminas un peu plus tôt pour foncer à Voilaroc. Au moins là-bas, tu étais quasiment certain de trouver quelque chose.
Tu fis quelques boutiques de beautés, de vêtements, ainsi qu'une boutique d'objets en tout genre utiles au quotidien. Tu trouvas quelques idées, mais rien de satisfaisant. Tu voulais gâter ta sœur, lui trouver quelque chose qui pouvait montrer à quel point tu l'aimais, un cadeau qui saurait la surprendre et l'émerveiller. Tu pressas alors le pas, de peur de rentrer bredouille. Tu achetas à défaut un pack de soin du corps, histoire d'avoir une solution de secours. Et c'est en sortant de cette boutique que tu constatas un homme qui te fixait étrangement au loin. Pour finalement avancer dans ta direction, ce qui n'avait rien de rassurant. Tu détournas le regard, prétendant ne pas l'avoir vu et tu galopas en sens inverse, zigzagant dans les grands allées du centre, manquant presque de perdre ton Rototaupe qui courait difficilement derrière toi. Tu t'arrêtas un instant pour lui épargner une crise cardiaque, surtout que tu te pensais tiré d'affaire.

« Ah bah vous voilà ! » cria cet homme qui avait réussi à te rattraper. Tu sursautas, te tournant finalement vers lui sans savoir quoi faire. « Ça va pas la tête de courir comme ça ? Vous voulez ma mort ou quoi ?! ». Tu ria nerveusement, t'excusant par la même occasion, ne comprenant pas ce qui était en train de t'arriver. « Enfin bon. J'voulais vous rendre ça, vous l'avez fait tombé dans le magasin là-bas. ». Il te tendit alors ton porte-feuille que tu attrapas dans un nouveau sursaut. Tu étais tellement pressé que tu ne t'étais même pas rendu compte que tu ne l'avais plus. « Et bien merci beaucoup ! C'est très gentil de votre part. » « Oh bah si j'avais su que vous m'auriez fait courir comme ça, je me serais abstenu. J'voulais le déposer à l'accueil moi à la base. C'est ma femme qui a insisté pour que j'vous le ramène en personne. Vu que, à la base, vous étiez pas loin. ». Tu t'excusas à nouveau, un peu gêné par la situation, mais incroyablement reconnaissant. Et puis tu tournas les talons en saluant cet homme qui bougonnait encore.

Tu naviguas encore un peu entre les boutiques, t'arrêtant devant une agence de voyage et d’événements en tout genre. Et alors tout te semblait soudainement évident. Pourquoi cherchais-tu compliqué quand tu pouvais faire simple ? Car oui, il y avait ce fameux parc d'attraction où vous alliez de temps à autre quand vous étiez adolescent qu'elle n'a jamais cessé d'aimer. Et tu te disais alors que lui offrir un passe annuel ne serait pas une si mauvaise idée. Ce n'était pas donné, certes, mais ça lui ferait tellement plaisir que le montant de l'offre n'avait aucune importance. Mais tu ne pouvais pas faire ça ici, il te fallait rentrer à la maison et faire les démarches par internet. Peut-être même que tu pourrais organiser un petit séjour dans le parc pour vous ; ta sœur, Eliott et toi. Ce serait sympa. Comme au bon vieux temps.
Tu fus interrompu dans ta réflexion par ton Rototaupe qui tirait le bas de ton pantalon. Tu baissas la tête vers lui et tu le découvrit en train de brandir au dessus de sa tête un billet de cent pokédollars, l'air joyeux. Tu lui pris alors des pattes, surpris. « Bah ça alors... ». Tu regardas tout autour de toi, mais personne ne semblait chercher quoi que ce soit par terre. Tu demandas alors à ton pokémon où il l'avait trouvé et il t'indiqua tant bien que mal que c'était là, par terre. Tu rangeas le billet dans ta poche sans plus te poser de question. La chance te souriait aujourd'hui et tu n'allais pas cracher là dessus.
Tu repris alors ta petite taupe entre tes mains, le posant sur ton épaule. Tu quittas l'allée dans laquelle tu te trouvais, pour rejoindre le parking et rentrer chez toi pour commander ce fameux passe. Et c'est le sourire aux lèvres que tu retournas à ta voiture, plus que convaincu que tu pouvais décidément te faire plaisir et réserver ce séjour qui vous ferra le plus grand bien à tous les trois.




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Benedict Björnsdóthir

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Ven 10 Jan - 21:58
Jour 10 – Futur plus ou moins proche - Point de vue de Benedict, chez sa sœur.


« Ça fait deux ans qu'on supporte tout ce bordel et j'en ai ma claque ! ». Tu étais resté sans voix à ce premier haussement de ton. Tu ne savais même pas comment vous en étiez arrivé là. D'un simple repas chez ta sœur, tu en es arrivé à un règlement de compte avec Eliott. Tu n'avais pas l'habitude de le voir aussi énervé. Surtout pas contre toi. Ta sœur avait beau essayer de le calmer, en lui demandant de lâcher l'affaire, cela ne suffisait pas. Tu ne pouvais même pas dire quelle était la question qui avait démarré la bataille, bien qu'elle ait été posée il y a de cela quelques secondes. La surprise l'avait balayé de ta mémoire. « Je... Je ne comprends pas. » soufflas-tu timidement en regardant ta sœur qui semblait perdue. « Ça sert à rien, laisse tomber... » murmura ta sœur à l'attention de son fiancé, sans grande conviction. « Et pourquoi donc ? On lui ferrait ce petit plaisir, en faisant encore un effort pour lui ? Il peut pas en faire un peu de son côté ? C'est demander la Lune ? » dit-il en te désignant d'un geste de la main. « Pardon ? » « Ouai, tu peux t'excuser ouai. ». Tu serras la mâchoire. Tu détestais quand il avait cet air hautain. « Qu'est ce que tu attends de moi au juste ? ».

« D'être comme avant, par exemple. ». Tu ris nerveusement, ce qui ne semblait pas plaire à ton ami. Ta sœur soupira, quittant la pièce avec vos assiettes pour se réfugier dans la cuisine. « C'est pas si facile. » « C'est surtout que tu ne veux même pas essayer. » « Ne dis pas n'importe quoi. » « Pardon ? Tu te fous de moi là ? ». Tu ne répondis rien, le fixant les sourcils froncés, attendant plus d'explications. « Je vais te poser une simple question : Est-ce que tu t'es déjà intéressé à ce que pouvais être ta vie avant ton accident ? Est-ce que tu nous as déjà demandé, concrètement, plus d'information sur qui pouvait partager ton quotidien à part nous ? Ou ce que pouvait être ton quotidien, tout simplement ? ». Tu restas sans voix une fois encore, quittant ton air fâché pour une mine un peu plus abattue. Tu baissas la tête, presque honteux de lui donner raison. Car le peu que tu avais demandé, c'était simplement parce qu'on te mettait les faits sous le nez. Et jamais tu n'étais allé plus loin. « Arrête Eliott, ça suffit comme ça. » intervint ta sœur qui sorti un instant de la cuisine, une assiette à la main qu'elle était en train d'essuyer avec un torchon. « Tu n'arrête pas de me dire que ça te fatigue toute cette histoire et tu veux encore le protéger ? Vous n'êtes pas jumeaux pour rien. Aussi peureux l'un que l'autre ! ». Tu relevas la tête au moment où ta sœur tourna les talons, ne souhaitant sans doute pas participer à cette prise de bec. « Où est passé ce Benedict que j'ai connu ? Celui qui n'avait peur de rien, celui qui se souciait peu des conséquences et qui a bien failli perdre la vie à cause de ça ? ». Tu tournas la tête un instant. Ton cœur se serra et ta mâchoire se crispa. Tu n'aimais pas cette situation. Car tu ne pouvais pas contredire ton ami. Tu avais peur de bien des choses, et en particulier de retrouver la mémoire, ainsi que des conséquences à affronter derrière. Et cela te faisait mal de l'admettre. « T'es qu'un putain de lâche, voilà tout. ». Tu détournas le regard une nouvelle fois, te mordillant la lèvre inférieur tout en te laissant tomber au fond de ta chaise.

« Je ne sais pas quoi te dire. » soufflas-tu en le regardant de nouveau droit dans les yeux. « C'est con parce que moi j'en ai des tas des trucs à te dire. ». Un silence, puis il reprit. « Tu me déçois tellement. Comment tu peux avoir la conscience tranquille ? » « C'est pas une situation facile Eliott. » « Ça l'est pour personne. Tu penses qu'à ta petite personne depuis ta sortie de l'hôpital. ». Il se leva alors, quittant la table. « C'est faux. » dis-tu presque offusqué. « Ah ouai ? Si ce n'était pas le cas, tu te serais un peu plus préoccupé de savoir si tu abandonnais des choses importantes en refaisant ta vie de la sorte. ». Il fit quelques pas en direction de la cuisine, avant de se tourner une nouvelle fois vers toi. Il semblait hésitant. « Au lieu de ça, tu as laissé une femme et un gosse sans père, ni mari. » « Eliott !! ». Ta sœur était réapparue offusqué. « Qu'est ce qui te prends ?! ».
Tu étais bien heureux d'être assis finalement. La nouvelle fit l'effet d'un choc. Un poids tombait sur tes épaules et tout bourdonnait autour de toi. Tu entendais ta sœur et Eliott s'engueuler, mais c'était comme s'ils étaient loin. Tu étais pris de panique. Tu ne voulais rien savoir. Pas comme ça, ni maintenant. Alors, sans dire un mot, tu te levas lentement, attrapant ta veste que tu enfilas tout aussi lentement. Tu voyais bien qu'on t'adressais la parole, mais tu n'en avais que faire. Tu devais prendre l'air. Et seul. Alors tu claquas la porte derrière toi, laissant chez ta sœur le reste de tes affaires, à savoir ton sac et ton téléphone portable. Mais également ton pauvre Rototaupe qui ne devait rien comprendre à ce qui se passait. Tu entendais encore Eliott te dire que tu étais un lâche, ce qui était sans doute vrai. Et à cet instant précis, tu l'assumais totalement.




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Benedict Björnsdóthir

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Dim 12 Jan - 13:45
Jour 12 – Présent - Point de vue de Benedict.


Les pokéballs. Il y en avait de toute sorte, de quoi satisfaire les envies les plus folles de chacun. Et pourtant toi, tu étais toujours là à essayer de les utiliser le moins possible. Tu n'aimais que très peu leur fonction, l'idée d'enfermer ton pokémon à l'intérieur de cette petite sphère. Tu as entendu tout un tas de chose au sujet de ces objets, mais ça n'a jamais suffit pour te convaincre. Tu préférais la bonne vieille méthode de l'amitié, de la confiance mutuelle et laisser leur liberté à tes pokémons. S'ils préféreraient voir ailleurs et voyager vers de nouveaux horizons, tu ne pouvais que leur souhaiter tout le bonheur du monde. Tu les considérais un peu comme les humains. Des amitiés naissent et se termines, mais quoi qu'il arrive on ne reste jamais réellement seul. Et tu ne veux forcer personne de rester au près de toi. Quelque part, tu te serais sans doute senti à ton aise à une époque plus lointaine, où tes ancêtres n'avaient pas toute ces technologies dans leurs vies. Ils n'avaient pas d'autres choix que de cohabiter avec les pokémons et de vivre leur vie d'égale à égale. Ceci dit, ces petits êtres ne devaient pas courir les rues, tout comme les humains ne devaient pas tant se balader dans la nature comme maintenant. Tout était plus facile avec ces inventions incroyable désormais. Et vous n'aviez pas encore fini d'être émerveillés par de nouvelles choses époustouflantes.

Tu émettais beaucoup d'hypothèse sur le passé, en t'imaginant cent ans en arrière, voir un peu plus loin encore. Mais tu appréciais tout de même tout ce dont tu pouvais bénéficier à l'heure actuelle. Même si tu faisais volontairement une croix sur les pokéballs, du devais admettre qu'elles étaient bien pratique pour les transferts en centre pokémon, où depuis les ordinateurs en libre service tu pouvais envoyer un pokémon à une personne à l'autre bout du globe. Et encore, bientôt – si ce n'est pas déjà le cas – on pourra gérer tout ce petit business via nos téléphones portables. En un simple mouvement et un petit clique, tout serait réglé. Quelque part, tu aimerais que ce soit pareil avec vous. Que vous aussi, humain, puissiez entrer dans une petite chose et voyager où on le souhaite en un clique, en toute simplicité. Peut-être qu'un jour tout ce qui est utilisé pour les pokémons pourra également être bénéfiques pour vous, humains. Tu n'es pas au point de t'imaginer apprendre une capacité techniques et cracher des flammes, mais tu espérais un centre de soin pour vous tout aussi efficace que pour eux, pokémons. Que le moindre petit bobo puisse s'envoler à l'aide d'un simple remède. Une gorgée de potion et hop, on est comme neuf.

Tu te perdis un peu plus dans tes pensées en t'imaginant de potentielles inventions futurs, tel qu'une application annexe aux pokédex, qui permettrait de traduire la langue pokémon et inversement, créant ainsi une conversation simple avec ses compagnons. Car bien que tu sois très proches de certains, pour d'autres il est encore très difficile de se faire comprendre clairement.
Dans un autre registre, peut-être qu'un objet permettant de respirer sous l'eau sera inventé. Comme une sorte de gélule, permettant ainsi de nager librement sous l'eau avec ses compagnons aquatiques. Et pourquoi pas l'inverse aussi, permettant aux poissons de se sentir à l'aise une fois hors de leur habitat naturel.

Mais ce à quoi tu t'attendais le plus, c'était des technologies avancés à l'aide des Motisma. Ces petits êtres qui aiment se glisser dans n'importe quel objet électrique pourrait aider sur biens des points. On pourrait avoir des Motivoiture, ou des Motimoto, bien plus écologique du coup – en espérant que le pokémon ne soit pas un petit farceur. Et de ce fait, il ne serait même plus nécessaire de conduire, puisque ce serait lui qui dirigerait le véhicule. On pourrait automatiser tous les transports en communs grâce à lui en réalité. En partant du principe que ce soit bien assez divertissant pour les Motisma pour qu'ils accepte, évidemment. Dans tous les cas, tu étais certain que ce pokémon était plein de ressource et qu'il pourrait en surprendre plus d'un !
Ton imagination avait des limites, mais tu restais à l’affût des actualités dans l'espoir de découvrir de nouvelles technologies totalement inattendues.




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Ven 17 Jan - 21:48
Jour 17 – Présent - Point de vue de Benedict, chez lui, puis au centre pokémon.


Voilà deux jours que ton pauvre petit Caninos était au plus mal. Hier encore, il y avait de l'espoir pour qu'avec un peu de repos tout aille un peu mieux. Mais malheureusement, ce ne fut pas le cas. A ton réveil, tu le retrouva en boule, dans le salon, dans un coin de la pièce. Il couinait et convulsait. Tes autres pokémons n'osaient même pas l'approcher. Tu posas alors une main délicate sur son pelage pour le réveiller sans l'effrayer. Il releva doucement la tête dans ta direction. Son regard était humide. Avait-il pleurer pendant son sommeil ?
Tu t'agenouillas dans un premier temps, pour finalement t'asseoir par terre, face à lui. Tu lui caressas le haut du crâne, tout en essayant de le rassurer. Il tremblait par instant. Tu étais incapable de savoir s'il avait de la fièvre réellement, mais son front – tout comme ses joues – était brûlant. Tu ne pouvais décidément pas le laisser dans cet état, surtout que tu n'avais aucune idée de ce qui pouvait lui arriver. Et puis surtout, tu n'avais absolument rien pour le soulager. Seulement des médicaments pour humains, donc non adaptés aux pokémons. Tu n'avais donc pas d'autres solutions que de l'emmener au centre pokémon le plus proche. Seul les infirmiers et médecins du centre pourront lui venir en aide.

Tu le caressas encore quelques minutes pour le rassurer un peu, pour lui montrer qu'il n'était pas seul dans cet épreuve et que tu étais là pour lui. Tu prononças quelques paroles rassurantes par la même occasion. Et puis tu te relevas enfin. Tu devais le quitter un temps, pour te changer. Car tu ne pouvais pas sortir dans la rue en caleçon, surtout pas en cette saison. Tu fis signes à Chandler, ton Zoroark, de venir par ici et de veiller sur le canidé le temps que tu te prépares. « Si jamais son état s'empire ou quelque chose ne va pas, tu sais quoi faire. ». Le pokémon loup hocha la tête et s'assit exactement là où tu te trouvais juste avant, caressant le crâne du Caninos comme tu le faisais. Tu souris légèrement en le voyant t'imiter. « Tiens bon Ash. » soufflas-tu ensuite. Et puis tu quittas la pièce.

Tu ne pris pas plus de cinq minutes pour te tenir prêt. Tu te fichais pas mal de ton apparence, puisqu'il y avait bien plus important à te soucier pour le moment. Tu avais donc enfilé un jogging posé là, un t-shirt pioché au hasard dans ton armoire, tout comme tes chaussettes. Et puis tu pris un pull, celui de la veille qui était resté dans le salon. De retour dans ce dernier, tu enfilas ton manteau, attrapa tes clés de voitures et celles de la maison. Tu ouvris la porte, la laissant grande ouverte pour ainsi déverrouiller et ouvrir la porte arrière de ta voiture. Tu revins sur tes pas, prenant délicatement Ash dans tes bras, pour le déposer délicatement sur le siège arrière du véhicule. Tu refermas la porte, et puis en revenant à la maison, tu demandas à Chandler de veiller sur les autres. Tu expliquas également à Spooky, ton Rototaupe, qu'il valait mieux qu'il reste à la maison. Et puis de toute façon, tu n'allais pas être long – enfin, tu l'espérais. C'était clairement pas le week-end dont tu rêvais !

Arrivé au centre pokémon, tu te présentas à l'accueil, le Caninos agonisant dans tes bras. Tu expliquas son cas, énumérant le peu de chose que tu savais. On te demanda toutefois d'attendre un instant en salle d'attente. Mais par chance, ton attente fut relativement courte, puisque quelques minutes plus tard un médecin vint à ta rencontre, te conduisant à son bureau. Il l'examina ton pokémon sous toutes ses coutures. Et malgré tout, il n'était pas capable réellement de savoir ce qui clochait. Il t'annonça qu'il serait préférable pour lui de le garder en observation, car il était possible qu'une petite opération soit nécessaire. Rien de bien grave, insista-t-il. Peut-être qu'il n'en ferrait rien et que de simples médicaments suffiront. Dans tous les cas, il estimait que tu devais rentrer chez toi sans ton compagnon. Tu demandas tout de même si tu allais le revoir bientôt, ce à quoi on te répondit de repasser demain, en début d'après-midi. Et qu'à ce moment là vous verrez ensemble ce qu'il en est de l'état de ton pauvre pokémon. Tu soupiras, remerciant tout de même le médecin. Et puis tu quittas les lieux, plutôt déconcerté.

Le lendemain, tu étais de nouveau là. Non pas dans l'après-midi, mais en fin de matinée. Tu avais passé une effroyable journée une fois rentré sans ton Caninos, noyé dans le stress, il était donc impensable pour toi de faire durer tout ça plus longtemps. A l'accueil tu demandas à voir le médecin avec qui tu t'étais entretenu, et une fois encore on t’invita à attendre en salle d'attente. Cette fois-ci, tu attendis un long moment avant qu'il ne vienne te chercher. Une fois dans son bureau, tu retrouvas Ash qui avait meilleure mine. Il toussait et avait toujours le regard humide, mais il semblait un peu plus réactif à ce qui l'entourait. Te voilà donc soulagé.
Le médecin t'expliqua donc qu'il n'y avait rien de bien grave. Ton pokémon avait simplement prit froid et avait contracté une sorte d'angine – si on devait comparer à une maladie humaine. Il t'expliqua également que dans un premier temps, il avait peur que ce soit tout autre chose, un problème un peu plus grave propre aux pokémons de type feu. Tu ne compris pas tout ce qu'il te disait – surtout que tu écoutais qu'à moitié – alors tu acquiesçais poliment pour écourter au plus vite cette visite. Tu allais pouvoir rentrer avec ta boule de poile et tu en étais ravi. Mais bien-évidemment, tu allais avant tout devoir payer ta consultation et sa garde, ainsi que ses médicaments pour le soigner. Mais ça n'avait pas d'importance, tant qu'il pouvait aller mieux !




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Benedict Björnsdóthir

Benedict Björnsdóthir
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Dim 19 Jan - 13:24
Jour 19 – Flashback - Point de vue de Benedict, neuf ans, à Frimapic.


Ils avaient annoncé une tempête de neige à la télévision et ils n'avaient pas menti. Car aujourd'hui tu étais privé d'école pour cette raison. Elle préférait fermer pour des questions de sécurité. Dans un premier temps tu étais relativement content, tout comme ta sœur d'ailleurs. Tu allais pouvoir jouer dans la neige avec vos Rototaupe. Peut-être même que tu pourrais aller voir ton copain Eliott pour jouer ensemble. C'était une journée idéale ! Malheureusement, tout n'allait pas se passer comme tu l'avais imaginé. Selon votre « père », vous étiez trop jeune ta sœur et toi pour rester seuls à la maison. Pourtant, vos parents biologiques vous laissaient souvent seuls avec le Capidextre qui vous servait de nounou et qui appartenait maintenant à ta sœur. Vous essayez de négocier un instant avec votre papa de maintenant, qui ne cessait pas de répéter que ce n'était pas parce que vos parents faisaient ça qu'il devait répéter la même erreur. Tu savais que ça partait d'une bonne intention, qu'il ne voulait sans doute pas qu'il vous arrive quelque chose de mal pendant qu'il n'est pas là. Mais ça ne t'arrangeait pas. Toi tu voulais t'amuser, profiter de cette journée sans école comme il se doit. Tu ne voulais pas t'ennuyer au temple, car là-bas il n'avait pas le temps de jouer avec lui. Vous étiez donc livrés à vous-même, cloîtré dans ce grand temple sans aucun jouet. Tu aimais bien être là-bas quand tu avais des devoir à faire, c'était parfait pour te concentrer. Mais aujourd'hui, tu voulais t'amuser !

A force de négocier, votre père accepta enfin de ne pas vous emmener avec lui. A condition toutefois que vous alliez chez quelqu'un de confiance. Il pensa tout de suite à la maman de ton copain Eliott, ce qui te réjouissait au plus haut point. Toutefois, Sorinah refusa. Elle disait ne pas vouloir aller chez ton « copain bête et nul, avec vos jeux de garçons nuls ». Tu haussas les épaules, estimant qu'elle n'était pas moins bêtes que vous. Mais comme ce n'était pas son copain à elle, tu pouvais comprendre sa réaction. Alors elle ira chez sa meilleure copine dont t'avais oublié le prénom. Vous attendez donc sagement le temps que votre papa appelle les gens concernés pour savoir s'ils étaient d'accord de vous garder pour la journée – et par chance ils l'étaient. Il ne vous laissa pas le temps de faire votre sac ou de prendre des affaires, car pour l'heure il ne neigeait que très peu, alors il voulait partir rapidement pour ne pas être coincé ou que ce soit – car il était impératif pour lui d'aller au temple, comme toujours. Vous prenez donc que vos pokémons avec vous. Tu réussis toutefois à glisser dans la poche de ton blouson ta console portable et quelques jeux avant de partir. On ne sait jamais, ça pourrait servir !

Vous quittez donc la maison. Comme tout le monde habitait en ville – à part vous, mais vous n'étiez pas très loin – il n'était pas nécessaire de prendre la voiture. De toute façon, vu la couche de neige au sol, il aurait été compliqué de la sortir. Tu avais de la neige jusqu'aux hanches et tu avais bien du mal à avancer. Tu portais même Spooky au dessus de ta tête, de peur de le perdre et qu'il s’étouffe là-dessus. Ta sœur faisait de même avec Blanche, sa Rototaupe. Car là, il serait compliqué de la retrouver si jamais vous la perdiez, puisque son pelage était tout aussi blanc que la neige – oui, elle portait bien son nom. Vous suivez avec difficulté votre papa qui ouvrait la marche. Ce n'était pas toujours évident de vivre en recul de la ville, car personne ne venait déneiger par chez vous. Après, avec les circonstances actuelles, personne n'avait prit la peine de déneiger.
Au bout de quelques mètres, puisque ta sœur et toi aviez du mal à avancer à l'allure de votre père, Capie – le Capidextre de ta sœur – qui était resté derrière vous vous attrapa et vous porta bien au dessus de la couche de neige, à l'aide de ses deux grands bras. Et alors tu serras bien fort Spooky dans tes bras pour pas qu'il ne tombe.

Et sans surprise donc, toute la ville était également ensevelie. La neige recommençait à tomber de plus belle, vous fouettant le visage, portée par le vent de plus en plus violent. Par chance, vous arrivez chez la copine de ta sœur que vous saluez très brièvement avant de partir en direction de la maison d'Eliott à toute vitesse. Ton père essayait de courir tant bien que mal, te portant sur le dos – puisque Capie était resté avec ta sœur. Heureusement pour lui d'ailleurs, car il avait l'air totalement gelé. Arrivé chez ton copain, sa maman insista longuement pour offrir un café à ton papa pour qu'il se réchauffe, mais il refusa. Il devait vite partir avant de ne plus pouvoir rejoindre le temple. Il t'embrassa le front et parti. Tu ne savais même pas si tu le reverras ce soir, tant la tempête semblait ravageuse. Peut-être que tu ne pourras pas quitter la maison et que tu dormiras ici, avec ton ami. Ce qui serait génial !

Ta journée commençais alors bien, puisque tu pris ton petit-déjeuner avec ton ami, riant de vos bêtises. Sa maman vous laissait tranquille, s'occupant avec des choses d'adultes dans le salon. Alors, une fois votre petit repas terminé, vous partez avec Eliott dans sa chambre, pour jouer à la console ensemble toute la matinée. Tu avais visiblement bien fait de la prendre avant de partir. Malheureusement, vous avez bien vite marre de ces jeux. Par chance, il était temps de déjeuner. C'était de délicieux hamburgers maison, fait par la maman d'Eliott. C'était une femme adorable. Tu l'adorais. Elle mangea en votre compagnie, ce qui occupa un petit moment de votre après-midi, puisque vous restez un moment à table à discuter avec elle. Vous parlez un moment de la sœur d'Eliott qui est à l'université – tu ne savais pas trop ce que ça représentait encore, mais tu savais que c'était pour les grands. Et là-bas, il n'y avait pas de neige. Elle était donc libre de gambader à l'air libre, pas comme vous.

Après le repas, vous passez avec ton ami un moment à regarder la neige tomber dehors à travers la baie-vitrée. Tu avais le nez collé contre la vitre, comme pour essayer de passer à travers et sortir t'amuser dehors. Tu avais envie de sauter dans la neige, de faire un bonhomme de neige. Mais tu ne pouvais pas. C'était dangereux, tu l'avais bien compris. Dans un soupir collectif, vous réfléchissez à quoi jouer ou quoi faire avec Eliott, sans rien trouver. Sa maman vous proposa de lire des choses sur les rangers qui vous passionnaient tant, mais vous n'en aviez pas l'envie. Alors elle vous proposa de regarder un film. Ou bien de jouer avec vos pokémons. Mais là, c'était eux qui n'avaient pas envie, plutôt de l'avis de ne rien faire et dormir. Alors vous optez pour un film. Tu ne pensais pas un jour maudire la neige. Tu aimais ça, mais visiblement quand il y en a trop, c'est beaucoup trop chiant. Alors tu gardais toujours un œil vers l'extérieur, dans l'espoir que cette tempête cesse et que vous puissiez aller jouer dehors. La seule bonne nouvelle dans tout ça c'était que l'école allait rester fermer encore une journée de plus, c'était sûr !




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Benedict Björnsdóthir

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Mer 22 Jan - 21:31
Jour 22 – Non daté - Point de vue de Benedict, période de Noël, Unionpolis.


On t'avait laissé quitter le boulot plus tôt, en partie parce que tu partais ensuite en congé pour toute une semaine et ainsi tu pouvais plus en profiter. Mais aussi parce que dehors la grève faisait rage. Et comme tu n'habitait en dehors de la ville, il était nécessaire pour toi d'essayer de te dépatouiller de tout ce beau bordel. Une bonne partie de tes collègues avaient également désertés les locaux – en tout cas ceux qui n'avaient pas besoin d'être sur le terrain au milieu des grévistes en colère. Sans oublié qu'on était à quelques jours de Noël et que beaucoup d'entre vous avaient déjà des repas en famille pour cette occasion. Et tu faisais partie de ces gens là. Enfin, pas totalement. Mais tu devais te rendre chez ton père pour aider aux préparatifs de ce repas qui aura lieux le lendemain au soir. Tu étais sensé t'y rentre avec ta sœur, mais cette dernière avait prit sa journée – en prévision de cette maudite grève. Et quelque part tu te disais que tu aurais mieux fait de faire pareil.

Tu sortis alors du commissariat, les clés de ta voiture en main. Tu n'étais pas totalement serein quant à ton itinéraire. Initialement, tu voulais retourner par chez toi, récupérer quelques affaires et puis prendre un bus pour te rendre à la gare d'Unionpolis pour aller jusqu'à Frimapic. Seulement voilà, la bonne majorité des trains étaient supprimés et la ligne de bus que tu voulais prendre n'assurait aucun service. Sans compter sur les embouteillages ci et là. Tu grimpas dans ta voiture, prenant le temps de réfléchir à une alternative. Tu ne voulais pas rouler jusqu'à Frimapic, car à cette saison les routes étaient impraticables tant elles étaient enneigées. Tu pouvais toujours te rapprocher au maximum et terminer ton périple à pied, mais ça s'annonçait plutôt risqué. Dans un soupire, tu attrapas ton téléphone et tu composas le numéro de ta sœur. Tu savais qu'elle serait de bon conseil. Elle ne te fit aucune réflexion sur le fait que tu n'aies pas prit de congé comme elle. Parce que tu n'étais pas le seul dans cette galère ; Eliott quittait tout juste le boulot, comme toi, et ne savait pas non plus comment faire pour rejoindre Frimapic. Elle te conseilla alors de voir avec lui pour que vous vous rejoignez et tu étais de son avis. Peut-être qu'à deux vous trouverez une solution, un moyen quelconque de rejoindre les autres. Tu raccrochas au bout de quelques minutes, une fois votre conversation terminée, pour appeler ensuite ton ami de longue date. Tu exposas les faits, demandant comment c'était de son côté et ce n'était visiblement pas mieux, puisque lui non plus n'avait pas encore quitté son boulot. La bonne nouvelle c'était que vous étiez tous les deux à Unionpolis. Et dans un élan de désespoir, il te proposa de quitter vos voitures et de vous rejoindre près de son appartement, devant le bar non loin de là, qui se trouvait à égale distance entre ton boulot et le sien. Ce que tu acceptas sans hésiter.

Tu quittas ton téléphone, ta voiture et tu partis à pieds en direction du lieu dit. Avec toi, il y avait Spooky et Ash qui te suivaient en silence. Tu allumas une cigarette, dont te délecta sans scrupule pour passer le temps. Au bout d'une dizaine de minute tu arrivas enfin au lieu de rendez-vous. Tu attendis cinq minutes de plus avant l'arrivée de ton ami, te laissant ainsi le temps de te griller une seconde clope. Vous vous réfugiez ensuite chez lui, où vous vous posez sur le canapé avec son ordinateur portable. Tes pokémons quant à eux s'occupaient avec ceux de ton ami et de ta sœur restés là. Vous démarrez alors une conversation vidéo avec ta sœur, cherchant ensemble une solution pour vous réunir. Vous étudiez d'abord les bus, mais c'était sans espoir. La grève couplée avec la neige ne faisait pas bon ménage !
Vous regardez longuement les trains, envisageant tous les détours possibles et imaginables sans jamais trouver une seule correspondance pour Frimapic. Il vous restait donc bien que la voiture comme seule solution, ainsi que la marche. Et peut-être qu'en partant maintenant, vous arriverez avant la tombée de la nuit – ce que ta sœur, comme ton père que tu entendais au loin, avait du mal à croire. Surtout que tu oubliais un détail plutôt important : tu devais repasser par chez toi. Là-bas, tu avais tout un tas de cadeaux à récupérer, mais pas seulement. En effet, il y avait là-bas des pokémons que tu devais nourrir avant ton départ. Sans compter sur le fait que certains ne supporteraient pas de passer ce noël sans toi, comme Chandler par exemple, ou même Stardust. Alors que ton duo de Tenefix se portait très bien en ton absence.

« Laissez tomber, ça sert à rien. » souffla finalement Eliott qui se laissa tomber dans le canapé. Il semblait blasé, ce que tu pouvais comprendre. « Soyons réaliste, c'est foutu. ». Il te regarda et tu haussas les épaules. Tu ne pouvais pas le contredire. En forçant les choses de la sorte, vous risquez simplement de vous retrouver sous la neige en pleine nuit, coincés aux portes de Frimapic sans pouvoir aller plus loin – si vous parvenez jusque là. « Les gens manifestes encore dans les rues ici, je ne suis même pas certain en réalité qu'on parvienne à quitter Unionpolis. » « Pis faut encore retourner au boulot récupérer nos bagnoles. Moi j'dis c'est mort. ». Un silence, puis ta sœur prit enfin la parole. « Bon. On voit demain comment ça se présente. Allez juste voir les pokémons chez Bennie si vous pouvez. ». C'est ainsi que vous repousser votre tentative de rejoindre votre famille au lendemain, quittant votre conversation pour retourner dehors. Bien évidemment, vous n'essayez même pas de récupérer vos voitures respectives. C'est à pieds que tous ensemble, humains et pokémons, vous vous rendez dans ta demeure. Eliott avait même prit quelques affaires, car il savait que ça ne servait à rien de faire le chemin inverse une fois arrivé, et qu'il passerait la nuit avec toi. De toute façon il y avait suffisamment de place pour l’accueillir, lui et ses pokémons.

Le lendemain, la grève s'était presque empiré – tout du moins tu en avais l'impression. Vous avez beau chercher, il y avait encore moins de possibilités que la veilles, ce qui pourtant te semblait impossible. Eliott et toi allez donc devoir passer Noël ensemble, loin des autres. Vous avez opter pour une conversation vidéo dans la soirée pour passer un moment tous ensemble, malgré la distance. Car c'était là la seule solution à votre problème. Quelque part, ce n'était pas si grave, car tu n'étais pas seul et que le reste de ta famille ne l'était pas non plus. Et c'était le plus important en cette période.




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Benedict Björnsdóthir

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Dim 26 Jan - 15:07
Jour 26 – Présent - Point de vue de Benedict, manifestation dans Unionpolis.


Il y a une semaine de cela, tu fis la découverte d'une nouvelle gamme de lait particulier, aux couleurs atypiques, sans pour autant de changement dans le goût. Car la particularité en question ne résidait pas dans un changement chimique ou gustatif, mais bien dans l'exploitation en elle même. Les pokémons produisant le lait n'avait rien de commun aux autres, puisqu'ils étaient « chromatique », comme les appelle les scientifiques. Ils étaient différent physiquement, mais également biologiquement, un peu comme ton petit mouton à la laine scintillante. C'était donc avec effroi que tu découvris cette nouvelle dans le journal, annoncée comme un changement incroyable et révolutionnaire. Pourtant, tu trouvais qu'il n'y avait pas de quoi être fier de cette manœuvre. Déjà en temps normal tu n'étais pas un grand consommateur de lait Meumeuh, pour la simple et bonne raison que tu préférais celui végétale, allant avec tes habitudes alimentaires végétariennes et parfois vegan. Mais surtout – et toujours en rapport avec tes principes – tu avais en horreur la façon dont on traitait ces pauvres bêtes. La plus part d'entre elles ne voyaient pas la lumière du jour, tout en vivant entassées les unes sur les autres, avec une machine accrochée à leurs mamelons pour leur tirer le plus de lait possible. Tu ne serais pas surpris que certaines meurent d'épuisement. Et outre le fait que tu as été élevé ainsi, ce genre de procédé te maintenait dans ce choix de ne pas consommer de viande, tout en limitant au possible les produits provenant de pokémon. Dans tous les cas, tu étais intolérant aux œufs et tu ne digérais pas le lait d'Ecremeuh, ce qui te rendait la tâche encore plus facile.

Il y a deux jours, un nouvel article dans le journal paraissait. Cette fois-ci, il ne ventait pas les mérites de ce « prodigieux » lait, bien au contraire. Il était alors mit en avant quelques problèmes sans doute lié au manque de contrôle ou d'application de l'éleveur, car le lait tournait plus vite qu'à la normal et au bout d'une journée on ne pouvait déjà plus rien en faire. Beaucoup de consommateurs semblaient très mécontent, réclament un retour à la normal et au retrait de ce produit. A cela s'ajoutait des gens qui, comme toi, étaient contre ce nouveau lait depuis le début. Contre les conditions de vie des pokémons, contre tout. En prime, il y avait une photo montrant les Ecremeuh dans leur enclos bien trop étroit pour elles. L'image respectait ce que tu t'imaginais et ce n'était pas très joyeux. Tu serras la macheoire, espérant finalement que cette histoire se termine vite et que cet abruti d'éleveur cesse son activité et se reconvertisse dans tout autre chose. Mieux encore, tu aimerais que ses bêtes lui soient retirées, qu'elles trouvent une meilleure vie, dans la nature, ou au près de personnes plus aimantes.
Plus tard, dans cette même journée, tu eus un appel de ton ami Eliott qui te demanda si tu avais eu écho de ce qui se passerait deux jours plus tard – soit aujourd'hui. Tu avais répondu que non et alors il t'annonça qu'une manifestation – encore une – allait avoir lieu, pour ces pauvres Ecremeuh. Amoureux des pokémons et consommateurs mécontent allaient se réunir pour espérer faire bouger les choses. Tu étais peu confiant, puisque la plus part du temps cela n'aboutissait à rien, ce genre de mouvement. Mais tu préférais dans tous les cas agir au mieux, plutôt que te tourner les pousses. Ta sœur allait y participer, ainsi que ton ami, qui te demandait alors si tu te joindrais à eux. Et la réponse à cette question, était oui.

Alors aujourd'hui, tu n'étais pas un travail comme prévu. Ta sœur non plus et ton ami non plus. Tes collègues et aimis Naëlls ainsi que Mhairi étaient également là, à vos côtés. Ton chef également était là. Et en réalité, il n'y avait que le strict minimum de personnel au commissariat, en cas d'urgence. En croisant Pivert un peu plus tôt, il t'avait dit qu'il aurait aimé fermer le commissariat pour montrer son mécontentement, mais c'était malheureusement impossible. Alors, il avait fait en sorte que le moins d'agent possible travail aujourd'hui. Il y avait même plusieurs autres centre de police dans votre cas, t'avait-il dit. Comme quoi, cette cause bouleversait beaucoup de monde. Ce qui était une bonne chose quelque part. Il y avait peut-être un espoir alors que les choses changent. Dans tous les cas, Pivert t'as également confié que ceux restés au commissariat cherchaient un moyen d'intervenir directement sur les lieux pour maltraitance dans les jours à venir. Il n'y avait plus qu'à croiser les doigts que tout ceci opère.

Tout autour de toi, des gens avaient des écriteaux en tout genre, tous clamaient leur mécontentement et par chance, personne n'en profita pour détériorer la voie publique – du moins, tu n'en avais pas l'impression. C'était une marche passifiste, bien que bruyante. Tu ne savais même pas depuis combien de temps tu étais là, mais si il fallait que ça dure toute l'après-midi, alors tu tiendrais bon. Tu avais assez de cigarette dans tes poches pour survivre. Et tu avais également bien fait de laisser tes pokémons à la maison, même Spooky. Tu te voyais mal avec ton petit kleptomane au milieu d'une foule si importante sans que tu le retrouve plongé dans le manteau d'un inconnu. Ce n'était pas le moment de retourner la situation contre toi. Toute cette tension pouvait très vite tourner à l'émeute et tu n'en avais pas envie. Même les collègues qui escortaient la marche ne montrait aucun signe de désaccord ou d'énervement. Personne n'avait visiblement envie que ça tourne mal. Tout ce que le peuple voulait, c'était la liberté de ces Ecremeuh et la fin de ce lait immonde. Certains réclamaient la destitution de cet éleveur, ainsi qu'une interdiction d'exercé ce métier à l'avenir. C'était peut-être un peu extrémiste, mais tu pouvais comprendre pourquoi on en arrivait à ce point là.




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