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Makev Strauss

Makev Strauss
Modo Jeux & Ethologue

C-GEAR
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Région : Kantô - Alola
Ven 15 Nov 2019 - 4:59
C’était la fin des vacances. L’été avait exécuté sa dernière révérence depuis plus d’un mois déjà. Les feuilles des arbres se coloraient doucement à l’aube de l’automne naissante, rendant encore plus splendide la région de sauvage de Kantô. La nature allait se métamorphoser tel un papillon sortant de son cocon et déployant ses ailes au nouveau temps. La transformation n’avait pas seulement agit sur le paysage. La même chose avait opéré chez un jeune homme dont le voyage avait débuté une année plus tôt. Le passage obligé entre l’adolescence et la vie d’adulte épanouie avec des responsabilités et des projets à long terme. Il n’aurait pas pu fuir plus longtemps le destin qui le frappait maintenant, qui le menait jusqu’à cet instant.

Il retenait son coup. Le visage baissé vers le bas de la porte, le bras levé, la main en poing pour frapper les deux coups de politesse. Ses yeux étaient fermés. Le jeune homme était transit. Était-ce de la peur? De la honte? De la gêne? Sa main descendit le long de son corps. Ses doigts étaient crispés. Pourquoi n’osait-il pas cogner? La porte s’ouvrit, comme par magie. Une femme le regarda longuement, fixement. Elle semblait avoir ressentit ce moment, cette présence familière, un bruit sensible qui l’avait poussé à découvrir l’étrange pressentiment qui la tracassait. Ses mains s’élevèrent instinctivement sur le bas de son visage. Sa bouche était camouflée. Elle retenait sa surprise dans une dernière inspiration. Ses yeux s’embrumèrent. Une larme coula.

«Bonjour Maman.»

«Makev!»

Elle enlaça son fils, n’étant pas certaine si cette apparition soudaine était réelle ou pas. Elle inspirait le parfum qui s’échappait de sa peau, glissa ses doigts autour du visage qu’elle avait vu vieillir. Ils restèrent ainsi longtemps, dans l’entrée de la maison.




Durant l’été, Makev s’était dirigé vers la région d’Alola. En un premier temps pour se porter bénévole pour la reconstruction du Village Flottant qui avait disparu dans un désastre, puis pour visiter l’endroit. Il avait fait la connaissance de plusieurs individus, certains plus sympathiques que d’autres. L’isolement de son périple avait pesé lourd pour qu’il se permettre un temps d’arrêt aussi long. Ce fut des vacances méritées sous le soleil de l’archipel. Le temps avait passé rapidement. Peut-être trop vite à son goût. Ses nombreuses occupations lui avait permis de relaxer à sa manière, sans prendre le temps de ne rien faire à vrai dire. La région avait débordé de loisirs uniques, de découvertes fabuleuses et d’implications tout aussi abondantes. Son expérience personnelle avait augmentée de manière fulgurante. Un spectacle en soit. Son indépendance avait tout aussi accrue. Il avait enfin eut le temps de s’équiper de manière convenable sans trop se surcharger pour ses prochaines expéditions à la recherche des badges, avec une ou deux randonnées entre les deux. Les surprises se faisaient plus rares quoi que tout de même présentes. Lors d’une journée de calme, heureux d’avoir pu garder son équipement neuf d’escalade, il avait reçu une visite inattendue et peu probable près du parc Volcanique. Une vielle connaissance des grottes de Mélofée du Mont Sélénite l’avait rejoins, accompagné d’un collègue. Après de brèves présentations, les deux hommes toujours aussi méfiants l’un de l’autre, ils avaient mit le sujet sur la table. Ce n’était pas la première fois que le jeune dresseur était vu en train de grimper aisément et de s’impliquer dans des lieux peu fréquentés. Il n’avait pas, à proprement dit, la motivation d’un grand dresseur de Pokémon, n’avait pas la curiosité du scientifique et encore moins le désir de protéger autrui ou les Pokémons. Il respectait le monde dans lequel il vivait, tentant d’aider du mieux qu’il le pouvait sans trop nuire aux opérations la majorité du temps.

«As-tu entendu parler des Ethologues? Des Pokémons éthologiques ou des spécimens rares?

Bien sûr, le jeune homme répondit négativement avec son haussement d’épaules habituel. Makev était ignorant des termes mentionnés et ne pensait pas avoir vu de Pokémons rares sinon le Mélofée lui-même. Il se basait sur les dires de l’homme devant lui à ce propos. Il n’avait pas vérifié les dires de ce dernier depuis le temps. Lui avait-il mentionné qu’il en avait capturé un en route? Il n’était pas certain et préférait taire ce passage de son voyage au Mont Sélénite. Une fois les explications données, il leva les yeux surpris, mais quand même curieux. Il voulait être sûr d’avoir tout saisit ce qu’on venait de lui affirmer au visage. Ça ne semblait pas réel ni tangible.

«Si je résume bien ce que vous venez de me dire, je continue ce que je fais dans la vie de tous les jours. Plus j’acquière de notoriété, plus je peux accéder à des secrets et faire des choses avec des choses que je possède déjà. C’est bon ou je suis complètement perdu?»

«C’est exact. Mais en association avec d’autres personnes qui ont environ le même profil que toi et avec qui tu pourras partager un passage extraordinaire, un nouveau tunnel dans la roche ou une voie plus aisé vers le sommet du Volcan d’Akala. En explorant les régions hors piste, tu découvriras aussi de nouveaux Pokémons. Ces découvertes aideront les scientifiques et impliqueront les Ranger dans la protection de lieux uniques. La communauté est vaste et c’est une belle opportunité pour quelqu’un comme toi. C’est donnant donnant et avantageux pour tout le monde…sauf si la quête des badges est vraiment le seul but qui t’intéresse…»

Les paroles avaient atteint leur but. Ça ne lui avait pas prit de temps pour accepter l’offre, sceller l’accord et embarquer dans un métier d’explorateur. L’impulsion dont il avait fait preuve démontrait sa passion et sa volonté de participer à de tels projets d’Ensemble. Étant déjà situé à Akala pour un moment indéterminé, il pu visiter le lieu de rassemblement avant de prendre son équipement et de repartir.




«Tu repars?»

La jeune fille aux cheveux dorés regardait dans les airs. Le blondinet était assis sur la branche d’un arbre et sifflotait, la jambe dans le vide.

«Tu me donne ta chambre maintenant?»

À chaque départ, l’histoire était la même. Charlotte, la jeune sœur de Makev, reposait cette question précise. S’en suivait normalement d’une bataille verbale, quelque chose de lancé et une crise de larmes. Il ne pu que répondre négativement à sa sœur avant de sourire à pleine dent devant le visage de plus en plus en rage. La haine était visible.

«Je te déteste!»

Il savait pourtant que ces mots étaient un mensonge. Elle avait affirmé le contraire ce matin-là, ou n’était-ce qu’une ruse pour avoir ce qu’elle désirait le plus? Le Pokémon dans ses bras se réveilla avec tout le brouhaha provoqué inutilement. La petite créature leva les yeux, curieuse et un peu apeurée.

«Ne t’inquiète pas Mei, elle est exactement comme ton ancienne maîtresse, seulement moins adorable.»

Il souri devant les perspectives d’avenir qui se traçaient doucement. Il ne savait pas par où commencer, mais il se doutait bien que la première découverte allait se faire naturellement. Il y avait toujours quelque chose qui l’attirait hors de la route. Toujours…

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Makev Strauss

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Région : Kantô - Alola
Dim 24 Nov 2019 - 4:41
Les cheveux ébouriffés par la nuit tumultueuse et ponctué de nombreux rêves, Makev descendit l’escalier doucement en portant dans ses mains le Togepi de Seal. La vie était simple quand la nourriture se préparait par elle-même et vous réveillait d’un charmant parfum…de…crêpes. Il afficha un sourire un peu niais dans son visage, continuant de se balancer sur ses grandes jambes, descendant marche après marche. Sa mère était la reine de la cuisine quand elle se donnait le temps de le faire. Il était heureux de pouvoir en profiter l’espace de trois jours. Togepi somnolait presqu’autant que son maître, grognant légèrement son contentement. Sa vie à lui n’était pas difficile, surtout depuis que les termes étaient clairs. Légèrement zombie, il prit place à la table, déposa le Pokémon à ses côtés et s’étira longuement, le chandail dévoilant son nombril. L’espace de ces courts instants, il se voyait ici une année plus tôt à chercher comment fuir la prochaine décision et seulement aller courir autour de la piste de l’école pour éviter de se faire questionner sur son avenir. Il en était là. Ce matin, il ne voyait que le positif qui lui faisait aimer la maison et le pourquoi il regrettait un peu son départ. Un petit son aigue se fit entendre. Sa mère passa la tête par le portail qui menait à la cuisine.

«C’était quoi mon chéri?»

Il pointa une tasse déposée devant lui. Il était parti avec le matin où il choisit son Bulbizarre sans se retourner pour venir la porter. Il était temps de la rendre. C’était presque un miracle de la voir encore en un seul morceau après tout ce qui s’était produit depuis.

«Je la ramè...»

Sa phrase fut coupée par un bâillement incontrôlable. Heureuse et rassurée, la matriarche retourna à sa tâche.

«Es-tu obligé de trainer ton Pokémon ainsi même à la table?»

«Oui maman. Je n’ai pas vraiment le choix.»

Il lui avait pourtant tout raconté de sa rencontre avec Seal. Enfin, presque tout.

«Savais-tu que ta cousine Molly est partie sur le chemin des Pokémons elle aussi? J’étais certaine qu’elle allait être médecin ou avocate plus tard. Je ne veux pas dénigrer ton choix mon fils, mais les études c’est important.»

Le coin de sa lèvre se souleva. Peu importe le sujet, il y avait quelqu’un de la famille qui faisait mieux. Les spéculations allaient de bon train quand quelqu’un faisait quelque chose d’exceptionnel ou complètement dérangé. Il ne le savait à proprement parler, mais il avait sans doute été le milieu de quelque conversation dans les réunions familiales. Il était un Désastre pour son propre avenir après tout. Cette fois, il avait une longueur d’avance sur la nouvelle concernant Molly. Il avait croisé sa cousine sur la route et ils avaient mit les points sur les «I». Elle n’était pas la fille parfaite dont on laissait miroiter le prodige, l’intelligence et la bonté.

«Je ne suis plus qu’un dresseur débutant maman.»

«Je sais je sais, tu as déjà deux badges et une équipe de petits amis bien entrainés. Ça ne suffit pas pour avoir un métier mon chéri.»

Elle arriva avec une assiette remplie de petites crêpes comme dans les annonces. Un morceau de beurre fondait doucement sur le dessus, emplissant la bouche du jeune homme de salive. Il se saisit du sirop et se découpa une première bouchée monstrueuse. La conversation pouvait attendre un peu. Sa mère le regarda, satisfaite.

Le ventre plein, Makev s’essuya les lèvres proprement et imposa un moment de silence dans les répliques sévères et enjouées de sa mère.

«Qu’est-ce qu’il y a?»

«J’ai fais un voyage à Alola. Au début, je ne pensais pas prendre des vacances. En fait, je n’avais rien de prévu de ce qui allait arriver.»

Mélangée entre être heureuse ou inquiète, sa mère arrêta tout son baratin et regarda attentivement son fils. Il n’était pas du genre à prendre la parole de manière aussi grave. Était-il arrivé quelque chose de terrible? Avait-il enfin décidé d’être raisonnable et entrer à l’école?

«Je vais parcourir le monde.»

«Mais tu le fais déjà…»

«Ce n’est pas exactement pareil. On va dire que j’ai encore mes Pokémons, que je voyage encore de ville en ville pour obtenir des badges, mais…il y a une différence importante. Je suis un Éthologue.»

Les mains croisées sous son menton, les yeux grands ouverts, elle attendait la suite. Elle ne comprenait pas encore où il voulait en venir et avait apprit à se taire pour en savoir plus. Malgré son entêtement, elle connaissait son garçon.

«Comment expliquer ça…je suis un explorateur, payé et je dois recenser la faune et la flore pour découvrir…de nouveaux endroits. On m’a approché à cause de mes capacités à escalader des parois apiques et me perdre dans des grottes. Je sais que ce n’est pas rassurant, mais ça me plait.»

Il espérait de la compréhension. Elle éclata en larme. Makev n’eut le réflexe que de rentrer sa tête entre ses épaules et la regarder, un peu coupable de dire qu’il n’était pas réellement prudent dans ses démarches et que ça n’allait pas s’améliorer dans la prochaine année. Il n’avait ni l’université en tête, ni les plans de revenir dans la région auprès de sa famille. Togepi le regarda, les joues gonflées. Il connaissait ce regard de jugement. Comme d’habitude, il était le temps de s’excuser pour la personne qu’il était. La routine était trop bien imbriquée pour changer. Les actes et les paroles dépourvus de sens suivi d’une révérence et d’une pluie de pardons. Son aventure allait se poursuivre au-delà des chemins habituels et dans des régions encore vierges de découvertes. Il se plaisait à voir la liberté qu’il possédait désormais en pouvant mettre un mot sur ce qu’il était : un Éthologue. Le monde s’ouvrait d’une toute nouvelle façon et il n’avait qu’à saisir l’opportunité. En fait, il l’avait déjà fait en disant seulement oui. Le reste était arrivé vague par vague en propositions et suggestions.


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Makev Strauss

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Mar 26 Nov 2019 - 12:36
Le soleil saluait le dresseur. Ce dernier descendit de son arbre d’un saut. Le temps de quitter à nouveau la maison était arrivé. Retarder son départ de quelques jours encore pouvait provoquer d’autres crises de larmes ou de l’incompréhension. Ce n’était pas son désir de blesser ses proches. Sa mère avait accepté que son fils n’allait pas reprendre les études et se diriger vers une école supérieure. Sa déception transparaissait au travers de son regard. Elle fondait de grands espoirs pour son unique fils. Il avait le potentiel d’être médecin. Si seulement elle avait du lui donner la motivation de continuer vers cette voie. Son père avait gardé un visage grave, les bras croisés. Il n’avait pas parlé du reste de la soirée et s’était couché tôt. Il n’insista pas pour divulguer ses nouvelles fonctions au sein du monde des Pokémons. Tel père tel fils. Makev n’était pas un grand parleur comme son père. Les deux hommes se comprenaient normalement bien sans tout expliquer.

Son lit était plein d’équipement de tout genre. Il finit d’amasser ses choses dans son sac ainsi que ses nouveaux achats. Son expérience modifia ses premiers bagages. D’autres morceaux s’étaient ajoutés suite à son escalade du Volcan, son tour au magasin général et des cadeaux de sa mère. Il pouvait dire au revoir à son vieux sac à dos qui avait du vécu. Il n’était pas adapté à la vie d’un dresseur, et encore moins à un explorateur. À plusieurs reprises, il l’avait abandonné sous un arbre ou à quelqu’un de visiblement de confiance. Après avoir essuyé ses larmes, sa mère lui avait tendu un énorme paquet rectangulaire. Incertain, il avait défait doucement le papier pour y découvrir un véritable sac de randonné vert foncé avec plusieurs compartiments. Il y avait des sangles pour disperser le poids ailleurs que sur ses épaules. Son dos allait moins souffrir. Il découvrit, à l’intérieur, un sac de couchage léger et compact, une gourde mince et des sacoches de rangement. Elle le savait désorganiser. Il ne savait pas comment la remercier sinon lui promettre d’être le plus prudent possible. C’était bien mince comme promesse, mais c’était tout ce qu’il pouvait offrir. Avant de réajuster les sangles, il assit Mei Mei, le Togepi, sur le dessus de la poche du haut. Il y plaça deux élastiques pour permettre au petit Pokémon de résister à une course et de se sentir en sécurité. Satisfait, il descendit dans la salle à manger pour faire ses adieux. Une autre surprise l’attendait.

«On m’a dit que ça pourrait t’aider.»

Makev baissa les yeux. Son père tenait une couveuse avec un œuf brunâtre aux tâches pâles.

«Qu’est-ce que c’est?»

La question était purement stupide. Il était surprit d’avoir un présent de son père, surtout que ce dernier semblait contre ses idées depuis le tout début. Il lui donna le présent et recula derrière sa femme qui était prête à donner des tonnes de recommandations parfois totalement inutiles. De nouveau, un torrent de larmes coula sur les joues de sa mère.




«On commence par quoi Mei?»

Il regarda l’horizon avec nostalgie. Sa quête avait débuté ici une année avant en compagnie d’un Bulbizarre débutant. Riant, il appela son monstre qui avait atteint une taille étonnante. Ce n’était plus un petit bulbe, mais un plant géant dont la fleur faisait plus que la taille de ses bras étendus de chaque côté. Un peu plus loin, il avait attrapé son Roucool qui lui aussi avait évolué depuis le temps. Son équipe avait grandit avec une vitesse folle avec les opportunités qui s’étaient présentées, les sauvetages et les captures.

«Tu t’en souviens Babs? Es-tu prête à explorer et aller au bout du monde?»

Son départ était un renouveau et une nouvelle chance de se prouver.





Intégration de l’œuf de Tiboudet. Éclosion prévue le 11 Décembre.

Achats:
 
EDIT Aram : Argent retiré.


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Makev Strauss

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Dim 1 Déc 2019 - 16:57
Il n’avait pas fait une trentaine de pas qu’il sentit une pression à son ventre. Surpris, il regarda ce qui pouvait bien lui couper le souffle ainsi et l’avoir bousculé surtout. Sous le choc, il s’était brusquement arrêté. Son Florizarre ne semblait pas importuné lui. Il y avait deux mains serrées à sa taille et un bracelet qu’il reconnu tout de suite.

«Char?»

Les mains se crispèrent un instant et elles lâchèrent leur emprise. Il n’entendit qu’un sanglot étouffé. Quand il se retourna, il vit les couettes blondes de sa sœur. Elle s’empressait de retourner à la maison. Il afficha un sourire tendre sur ses lèvres.

«Tu ne changeras jamais Char. Le jour de mon départ tu veux ma mort, et l’autre jour tu me demande de revenir vite.»

La vie n’était pas facile quand on voyait quelqu’un qu’on aimait partir ainsi pour une durée encore indéterminée. Il la comprenait d’un certain point de vue. Ce voyage qu’il recommençait était une libération. On avait encore tenté de le convaincre d’entreprendre des études supérieures au lieu d’assumer que son choix était maintenant fait. Il voulait faire ses preuves dans le monde des Pokémons, que se soit par la recherche que par l’exploration des nouveaux mondes. Ce type de voyage ouvrait les yeux et nous aidait à construire une personnalité extraordinaire et surtout, une maturité qui ne semblait pas exister avant cela. Il avait apprit beaucoup en une année. Il avait rencontré bien des gens qui avaient changé sa perception de la vie et l’avait aidé à s’améliorer pour le futur. Il était prêt à traverser l’océan d’un bout à l’autre juste pour marcher à des endroits que d’autres n’avaient pas encore vus. Seulement d’isoler encore et découvrir des pentes et des grottes inexplorées.

Un peu nostalgique, il marcha à reculons un court moment pour admirer la petite ville où il avait grandit. Il regarda jusqu’à ce que sa petite sœur disparaisse sur le coin d’une rue. Elle n’avait pas regardé en arrière. Il se retourna d’un coup sec et soupira.

«Ouais, retour dans le club des solitaires! Penses-tu que j’aurais pu supporter la présence de ma sœur en voyage?»

Le Florizarre ne prit pas une seconde pour répondre négativement à la question. C’était l’évidence même. Ils s’aimaient, mais les disputes auraient été un quotidien peu plaisant pour personne. Il aurait aimé pouvoir lui montrer cette possibilité et l’emmener quelque part de spectaculaire. Il en avait vu des sommets, certains plus périlleux que d’autres. Seulement, la nature plus précieuse de Charlotte aurait été un cauchemar du point A au point B. Le combat aurait commencé à l’aube et aurait continué jusqu’à minuit. Il se demandait si il aurait pu supporter chacune des filles qu’il avait rencontrées cette année, en commençant par sa cousine, Seal, Amanda ou Sanae. Probablement pas. Il aurait fini par les perdre. Ce détail lui emmena une autre réflexion sur sa nature. On lui avait longtemps reproché de ne pas avoir eu de copine jusqu’à présent. Dans cette génération d’amour rapide, il gagnait la coupe du célibataire endurci à dix-neuf ans. Était-ce lui le problème? Il secoua la tête frénétiquement. Pourquoi ce détail l’importunait maintenant. Pour se changer les idées, il retira un dispositif de son sac et y installa un disque à l’intérieur. Il avait lu rapidement sur internet comment utiliser toutes les capsules d’apprentissage qu’il avait gagné ici et là à travers ses implications ou les concours dans les foires. Il y avait des avantages cuisant à s’aventurer dans les foules parfois.

«Pendant qu’on est encore près de la ville, j’aimerais tester ça. Gravalanch toi aussi!»

Le Gravalanch apparu, petite face écrasée par la taille des pics de roche. Il avait deux spécimens de Racaillou en sortant du Mont Sélénite et il se concentra sur l’un d’eux pour l’entrainer de manière plus drastique. Sa passion pour les Pokémon de type Sol ne s’était pas ternie. Il avait eu peur de l’évolution de ce dernier à Alola. Sa présence là-bas n’avait pas modifié la nature de son Pokémon, fort heureusement. Makev ajusta son dispositif. Il avait reçu la Cs Éclate-Roc peu après le sauvetage du village. Il adorait cette capacité car elle l’aidait à creuser des tunnels et fouiller les caves plus sérieusement. Onix et Rhincorne pouvait déjà le faire. Il suffisait seulement de trouver un espace en particulier pour pratiquer.

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Makev Strauss

Makev Strauss
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Jeu 19 Déc 2019 - 0:41
«Arrêtez!! Ce n’est pas à point et pas du tout.»

Il regarda les coups donnés dans tous les sens et qui avait modifié l’aspect du bord de la route. Il avait tenté de creusé un fossé pour détourner une petite source d’eau. Gravalanch était presque tombé dans les replis de la boue. Babs avait pu le retenir à temps, mais n’avait pu soutenir le poids incroyable que faisait maintenant cette évolution du Racaillou. Les deux avaient continués de descendre tranquillement vers le nouveau trou qui se remplissait d’eau. En panique, ils redoublèrent d’efforts et réussirent à remonter, avec l’aide du Scorvol qui avait vite plongé et agrippé ses alliers. Ils n’avaient pas la même souplesse qu’Onix pour creuser un trou de bonne taille et droit. Ce n’était que des explosions dangereuses. Même qu’une fois, Makev avait eu le bon réflexe de se coucher sur le sol. Un éclat de roche lui avait presque fendu le crâne. Il ne savait pas si il aurait survécu à ça.

Quand le calme revint sur place, il regarda avec désarroi la nouvelle scène. On voyait bien les stries créées par les lianes du Florizarre et les trous béants des mains du Gavalanch. Coordonnés, ça aurait pu donner une belle expérience. Présentement, il espérait seulement passer sous silence cet entrainement qui n’avait pas fait ses preuves. Il ne put qu’avoir un soupir, fermer les yeux et sourire. Si il voulait vraiment performer et trouver de nouveaux passages, il ne pouvait pas compter seulement sur son Onix tout le temps. Ce dernier n’aurait pu supporter la présence de l’eau non plus. Il avait vu assez de murs sous terre pour savoir que ses Pokémons pourraient en être incommodés si ils étaient exposés longtemps. Il pouvait aussi compter dans la liste les tempêtes de pluies, les orages, les marées et tout ce que le destin allait dresseur sur son chemin. En même temps, il avait aussi frôlé un Volcan. Le Florizarre n’aurait jamais pu s’approcher d’une telle chaleur sans voir sa fleur brûler. Il devait varier son équipe tout en restant concentré sur ce qu’il aimait.

Cherchant des solutions, il tourna en rond en frappant de temps en temps d’autres éclats de roches. Il était un mauvais dresseur. Ça il le savait. Il se retrouvait avec des apprentissages et des entrainements qu’il n’arrivait pas à aborder. Il était plus facile de développer des courses à relais et augmenter la vitesse de ses Pokémons tout en s’amusant. Cette fois, il devait faire en sorte de détruire et construire en équipe quelque chose qu’il n’arrivait pas à matérialisé dans sa tête. Tout était vague.

Ses mains en serres contre sa tête, il se secoua corps et âme à la recherche d’une piste de solution. Ils étaient loin des montagnes, ils n’étaient pas dans les quartiers de la ville. Ce n’était qu’une route simple maintenant marquée par son passage. Continuant de tourner en rond, son pied fini par atteindre une des crevasses. Son pied glissa sur la terre boueuse et il tomba dans le trou. Avec chance, il réussi à rester debout. Sa main était pleine de boue. Rageur, il éclata une boule de terre qui avait un peu de gazon dessus. La motte partie, il vit une pierre de la taille d’une brique. Il se pencha pour la ramasser et l’observer.

«Et si…Babs, remonte moi!»

Le dresseur leva ses bras et se laissa emporter par la force des lianes de son Pokémon.

«On va faire un mur.»

D’abord surprit par son idée, il plaça la pierre irrégulière sur le sol et étendit ses bras de chaque côté. Il allait avoir besoin de plus que d’une brique et pour cela, les Pokémons allaient devoir travailler en équipe et augmenter la précision de leurs attaques. Tout le monde allait être de contribution sur ce petit projet qui pouvait bien finir en chantier complètement hasardeux, mais au moins, il allait pouvoir constater le progrès. Après, il allait pouvoir détruire et cacher le tout pour s’exercer de manière plus professionnelle. Et pour cela, il devait maintenant activer la prochaine étape. Il avait en main la capsule de la Force.




En fin de journée, ils avaient battis près de trois murs, tous plus ou moins solides et de grandeurs variables. Sales mais heureux, le dresseur les félicita tous de leur effort. Ce qui était encore plus drôle, c’est qu’il était encore assez près de la maison pour y retourner, prendre une douche en douce et repartir le lendemain matin. Il n’avait pas de pitié pour les larmes de sa mère à première vue. Togepi se baladait tranquillement autour en chantant parfois. À cette heure, il s’était réveillé et ne lâchait pas le bulbe de verre depuis quelques minutes. En reprenant tous ses affaires, il reprit la route de la maison. Pas très curieux, Makev s’en soucia peu. Il avait beau regarder, il n’y avait pas de mouvement, ni rien d’indicatif à un changement imminent.

«C’est encore moi!»

Sa mère avait presque échappé la lasagne à terre en regardant son fils noir de boue. Elle avait surement anticipé tout ce que cet état allait lui apporter comme ménage et soins. Je ne vais pas tout vous dire le reste de l’histoire, mais Makev fut bien remonté après son expérience. Sa mère ne fut pas aussi douce que Seal en la matière. Il eut le droit à plusieurs noms, sermons et punitions. Quoi qu’il en soit, il avait fini propre comme un sous neuf, bien à l’aise dans son lit à regarder le plafond, souriant des efforts de la journée.

Œuf de Tiboudet:
 
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Makev Strauss

Makev Strauss
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Région : Kantô - Alola
Mar 31 Déc 2019 - 18:05
Il avait la chance d’être encore tranquille le temps que son linge passe dans le lave-linge et sèche doucement sur la corde dehors. Il pouvait repousser son départ encore une journée au grand désespoir de sa sœur qui n’avait plus toute l’attention de ses parents. Presque nu sous les couvertes, il laissait l’air automnal se glisser par sa fenêtre. Il avait encore une soirée en ville. Il soupira. Ses muscles étaient complètement détendus et il souriait bêtement comme à son habitude. Durant sa courte aventure numéro deux, il avait au moins épargné son sac du désastre ambulant qu’il était. Il n’avait eu qu’à laver la surface qui avait touché son dos, laissant tout son équipement bien rangé à l’intérieur. Il ne savait pas combien de temps l’ordre allait régner et quand allait-il devoir modifier son rangement. La vie de nomade était plutôt différente et sincèrement, il s’y plaisait. Il ne devait que programmer quelques retours à la maison.

Il jeta un coup d’œil au bulbe de verre. Une lumière rougeâtre le réchauffait. Ses connaissances n’étaient pas encore assez étendues pour analyser tous les détails de l’œuf. En fait, il préférait également s’en laisser la surprise. Il se leva, mit un chandail blanc et un pantalon qui était presque neuf. Il enfila une chemise verte émeraude par-dessus et se lança à la recherche de ses amis. Études ou travail, ces derniers allaient surement être disponibles pour une soirée quelconque. On était vendredi soir de plus. Par habitude, il se muni de ses Pokéballs et embarqua Togepi sur son épaule. Il s’habituait de plus en plus à cette petite présence envahissante. Son caractère n’était pas facile et il était facilement jaloux de son ancienne maîtresse, mais le poids du Pokémon lui manquait quand il ne l’avait pas dans ses bras.

«Allez Mei, on va voir les copains.»

Il sorti de la maison bien penaud et se dirigea vers le premier de ses amis. Rapidement, la petite bande se déplaça en ville pour se rendre à la grande fontaine. Il y avait beaucoup de souvenirs rattachés à cet endroit. Malgré l’attachement qu’ils avaient, Makev se sentait un peu à part avec ses projets. Le monde des Pokémons semblaient un domaine soit très spécialisé ou très enfantin. Il n’avait que deux badges dans sa chambre. On le récompensa quand même pour la réalisation du défi sans son Herbizarre devant la championne Ondine d’Azuria avant l’été.

«Elle est belle ou pas?»

Il ne savait pas quoi répondre. Ce n’était pas un détail qu’il avait particulièrement cherché ni pensé à ce moment. Il essayait plutôt de ne pas créer de catastrophe et de gagner malgré ses faiblesses apparentes avec une équipe de spécimens roses. Il osa des épaules, désintéressé par le sujet. Qu’il dise oui ou non, deux de ses amis allaient se relancer sur des rumeurs entendues ici et là en cherchant à le coincer et reposant la même question des dizaines de fois. Sérieusement, maintenant qu’il pouvait y penser, elle n’était pas la plus belle ni la plus charismatique, mais on devait suivre ses ordres. Elle avait le don de mener les gens sans avoir une beauté exceptionnelle. L’heure des défis arriva rapidement, tout comme un joint. Il y avait un moment qu’il n’avait pas pris ce genre de traitement efficace et était heureux d’y poser ses lèvres. Il n’avait pas osé en consommer ni en demander à Alola. Leur joie de vivre était suffisante pour partager la même euphorie.

Il entra bien plus tard à la maison, titubant légèrement dans les escaliers. Ils avaient eu le temps de programmer un Halloween sur une thématique d’horreur et de peur. Il se coucha après avoir tapé deux-trois coups dans la vitre de l’incubateur.

«Sort petit Pokémon. Toi et moi on va devenir les maîtres du monde.»

Souriant, il prit place dans son lit, tête la première dans l’oreiller. Il sombra presque automatiquement dans un sommeil profond. Il eut toute une surprise le lendemain.

Le jeune homme passa sa main autour de son oreiller. Il fronça des sourcils. Il recula son bras doucement. Sous ses doigts, des poils drus se dressaient à chaque mouvement. Il sentit le mouvement régulier d’une respiration. Ce n’était pas Togepi. Il renifla l’odeur âcre. Ouvrant les yeux, il tomba en bas du lit et recula jusqu’à la porte de chambre. En chemin, il pila sur une de ses trophées. Sa chambre était en pagaille. On aurait dit qu’une guerre avait éclatée. Sur son lit, se leva un museau long.

«HHHIIIHAAANN»

Le jeune homme sortit à toute vitesse de sa chambre. Il avait encore ses vêtements de la veille sur le dos.

«Mais qu’est-ce qui s’est passé?»

«Makev? Ça va mon chéri?»

Il descendit en se secouant la tête. Il n’avait presque pas de souvenirs de la fin de la veillée et se doutait que sa mère en savait probablement plus. Il entendit du bruit venant de sa chambre à coucher, dont une vitre qui éclata. Son père était en bas, les bras croisés.

«Bon matin…»

«Tu peux me dire ce que tu fais là-haut?»

«Maman?»

Il ignora son père et regarda sa mère et sa sœur. Cette dernière avait Togepi en pleur dans ses bras. Dans la confusion, Makev ignorait quoi dire. Il se pensait dans un rêve…non un cauchemar.


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Makev Strauss

Makev Strauss
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Région : Kantô - Alola
Ven 10 Jan 2020 - 23:57
Leurs yeux étonnés et l’ambiance étrange qui régnait dans la maison avait tendance à lui faire légèrement douter que la réalité le rattrapait. Il resta figé dans le temps. Sa tête se retrouva entre ses épaules quand un de ses meubles fracassa le sol à l’étage. Il ne rêvait pas. Il y avait un truc vivant dans sa chambre et il venait de l’enfermer seul et pis; réveillé. La petite sœur de Makev, Charlotte, essaya en vain de consoler le petit Togepi dans ses bras. Cette nuit, il l’avait donc oublié quelque part entre son arrivé par la porte de l’entrée et de l’escalier menant à sa chambre. Il allait le regretter amèrement pendant plusieurs jours. Certaines choses s’étaient produites et il ne pouvait pas expliquer le pourquoi du comment, ni justifier ce qui se produisait en ce moment. Son père était furieux. Il le prit par les épaules et le secoua sans ménagement.

«Bon sang Makev, qu’est-ce qui se passe dans ta chambre?»

Étant aussi près de lui, le patriarche pu sentir les derniers effluves de ses consommations illicites de la veille. Son visage vira au rouge pourpre. Sa mère n’était pas dans un meilleur état. Elle avait sûrement oublié toutes les malchances de son fils dans l’année qui venait de passer. Peut-être était-ce mieux qu’il ne soit jamais parti? Au moins, les surprises auraient été habituelle et pas inattendue comme ce matin. Malheureusement, c’était ainsi depuis son enfance. Le jeune homme n’avait jamais eu la chance dans le corps et sa vie se formait autour de chaque désastre, gaffe ou blessure. Il avait composé avec ce défaut en le rendant humoristique et s’appuyant sur de nombreuses révérences et d’excuses. Il ne tentait jamais d’expliquer les choses. On ne pouvait pas de mettre de mots à tout ce qui lui arrivait sinon nommer ce phénomène particulier à son propre nom. Le hasard de situation se nommait Murphy, la malchance associée à une action physique se nommait Makev dans le coin.

«Je ne sais pas.»

Les mains de son père toujours sur ses épaules, il essaya de se dégager pour voler un croissant. Il fut vivement ramené à la réalité. Encore un peu dans les vapes du réveil, il ne savait pas si il devait essayer de contrôler la réalité dans un minimum ou simplement remonter et aller voir. Son père prit la décision à sa place. Il le poussa jusqu’à l’escalier.

«Tu vas monter au deuxième, ouvrir la porte et nous dire ce qu’il y a là-haut. Sinon je te fou direct dehors avec ton sac-à-dos mon fils.»

De toute façon, il allait partir dans la journée pour reprendre la route vers Jadielle. Il voulait quand même mettre la main sur les croissants de sa mère. Avec sa chance, il n’en aurait pas une miette. Il vit sa porte bouger. Il y avait quelque chose qui tentait de sortir. Makev commençait à abandonner l’idée que ce n’était qu’un rêve. Il avait trop mal à l’épaule pour se pincer et vérifier. Il escalada d’un pas dansant et mit sa main sur la poignée. Il redoutait ce qui se trouvait l’autre côté. Pourtant il n’avait pas le choix, son père se dressait en bas et attendait. Soupirant, le fils tourna la poignée. Il entendit le claquement du loquet et ne poussa pas tout de suite. Le silence était de nouveau revenu. *Réveille-toi* Il secoua sa tête et entra.

Sa chambre, mais quel désastre! Sa lampe était détruite, une patte de son lit avait été arraché, une autre rongée, son rideau tombait en lambeau sur le plancher, ses cahiers n’existaient théoriquement plus et au milieu, se dressait un Pokémon tout à fait innocent. Il en avait vu assez pour refermer rapidement la porte. Son père attendait l’explication. Makev sourit, gêné. Sa chambre n’en était plus vraiment une. Si il aurait souhaité dormir une nuit de plus ici, il ne le pouvait plus désormais. Devant le regard courroucé de son paternel, il réouvrit la porte et se cacha à l’intérieur. Il connaissait la haine de son père envers les Pokémons, rage qui avait augmenté avec le choix de son fils à partir ainsi à son âge sur une voix non conventionnelle.

De ses doigts, il alluma le globe qui faisait office de lumière centrale de sa chambre. Le Pokémon n’avait pas bougé. Il remarqua son oreiller en-dessous de ce dernier. Officiellement, il ne se coucherait pas la tête là-dessus à nouveau. Le globe de verre que contenait l’œuf avait disparu. L’œuf aussi. Il avait éclos dans la nuit pendant qu’il n’était pas apte à s’en occuper ni l’accueillir. Il avait raté ce moment. Il n’y avait qu’une chose drôle à rapporter à son père; cette fois ce n’était pas de la faute à Makev, mais bien celle du père. C’était lui qui lui avait offert ce Pokémon. Souriant devant son petit triomphe, Makev sorti une balle et captura la bête. La journée commençait sur une note particulière encore. Le mauvais moment était déjà passé, enfin, il le croyait.


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Makev Strauss

Makev Strauss
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Région : Kantô - Alola
Dim 26 Jan 2020 - 15:30
La porte de sa chambre s’ouvrit tranquillement. Il la laissa légèrement ouverte quand il croisa le regard dur de son père. Impossible de faire face à son père ou le narguer, il ne fit qu’un sourire gêné, plissant ses yeux. La catastrophe était alors bien confirmée. Makev n’était pas le genre de garçon à chercher les problèmes. La vie lui en offrait déjà une panoplie sur une plateau d’argent. Faire la gueule à son père en revenait à se faire jeter dehors sans ménagement et ne plus espérer venir. Il n’était déjà pas la fierté de la famille, autant éviter d’être la plus grande honte. Il aurait aimé se jeter par la fenêtre au lieu d’affronter le regard du paternel qui attendait toujours des nouvelles. Le seul bon point que le jeune homme pouvait apporter était le retour du silence au deuxième étage. Il descendit l’escalier, essayant de passer à côté de son père qui l’attrapa au vol. Il n’avait pas besoin de parler. Le jeune homme était habitué à ces yeux de questionnement. Il se devait de répondre.

« Ce n’est pas de ma faute en théorie. »

Dans sa vie, il avait accusé bien des désastres. Il ne pouvait pas fuir tout ce qui le provoquait et prenait les punitions qui venaient avec. Il savait avouer ses torts. C’était ce que son père en avait compris. Il n’y avait toujours pas de mots concernant ce qui se passait en haut. Il n’avait seulement qu’une idée de ce que cela pourrait ressembler. Les sons avaient quand même été clair. Demandant plus d’explications, Makev se détacha de la poigne sévère.

« Depuis combien de temps avais-tu l’œuf dans son incubateur? Il a éclos pendant la nuit. »

Encore une histoire de Pokémon. Depuis que cet intérêt était venu envers ce monde de créature étrange, la vie de ses parents s’étaient un peu transformé en mensonges et excuses. Dans la famille, il n’y avait rien de monétairement acceptable dans cette situation et c’était une cause inutile. Autant dire que ses nouveaux choix ne faisaient pas l’unanimité auprès de ses proches. En plus de ne pas avoir abandonné en une année, il repartait avec le sourire vers un nouveau défi. C’était comme un renouveau. Il se sentait libre dans ce qu’il avait choisi. L’aventure s’ouvrait à bras ouverts pour lui. Il vivait une libération sans mot. Il avait choisi. Dans son voyage, il avait expérimenté bien des choses, avait vécu bien des choses et en était revenu changé.

Son père, indécis, monta les marches. Makev en profita pour ramasser son sac, appuyer Togepi sur le dessus en le volant à sa sœur et prit un croissant chaud de sur la table.

«Je t’aime mère. Bonne chance dans tes études Char.»

Il prit le pichet de lait. La première gorgée était abominable. Il la recracha dans un verre propre dressé sur la table. Le liquide était bleu.

«C’est quoi ça?»

Charlotte, sa petite sœur, rirait à pleine dent. Elle ne s’était pas faite avoir.

« Tu ne lis pas les journaux? »

Il avait encore le goût amer sur la langue. Il analysa rapidement ce qu’il avait eu dans la bouche avant de prendre le journal et d’en faire la lecture. Un seul élevage avait contaminé les réserves de lait et les contrôles étaient passés. Le croisement semblable des bêtes avait rendu le lait d’une qualité étrange et d’un gout infect. Il plia le journal tout en se débarrassant du contenant de carton. Pour enlever le goût, il vola deux autres croissants pour la route, fit ses adieux à sa famille avant de fermer la porte sous le cri de rage de son père. C’était le temps de prendre la poudre d’escampette. Il couru pendant un moment, retenant son sourire. Il était heureux de recommencer sa marche et de retrouver sa liberté.

En sortant de la ville, il regarda le métacarpe de sa main où restaient des gouttes de lait. Comment est-ce possible? Il reprit sa lecture, le visage visiblement écœuré. Le croisement forcé des bêtes avait emmené ce problème. La décontamination allait prendre des semaines dans les citernes. Les gens n’avaient pas re respect. Il voyait bien sa cousine prendre part à la manifestation organisée. En y repensant, il était intéressé à y aller pour la voir déclencher sa fureur. Après une année, il aurait aimé lui dire où il en était rendu.

Il était tout de même outré de savoir que des gens faisaient de telles expérimentations sur des Pokémons rares. Ils devraient plutôt être protégé dans leur état et non abusé de la sorte. Était-ce la peur de se faire juger par sa cousine qu’il en avait développé un tel respect? Sur sa route, il avait accueilli bon nombre de Pokémons abandonnés de leur dresseurs, participant aux enchères de temps en temps pour leur donner une meilleure chance. Par-dessus tout, il les respectait et les entraînait. Malgré tout, il ne serait pas contre se porter volontaire pour accueillir une de ces bêtes. Il avait déjà le projet de construire une étable pour entraîner ses Pokémons à la course. Un Ecremeuh serait bien à l’aise dans ce genre d’environnement. Il secoua sa tête. L’idée était folle. Les autorités avaient probablement d’autres projets pour eux. Tant que ce n’était pas l’abattoir. L’article dans le journal ne le mentionnait pas. Il calcula rapidement l’itinéraire. Il pouvait arriver une quinzaine de minutes avant la manifestation pour s’y joindre et rassembler des informations. Makev se précipita vers l’arrêt d’autobus où des gens étaient en train d’embarquer. Sans réservation, il doutait de ses chances. Les gens avaient parfois l’art d’être têtu pour des politiques stupides. Si il restait une place, il l’a prendrait.

Ce genre d’entreprise ne méritait pas de passer par-dessus les lois. La situation allait entrainer des coûts énormes et beaucoup de gens étaient touchés. Ses parents avaient quand même acheté un produit. Ils allaient probablement juste le jeter et s’abstenir le temps que la situation passe. Ils en avaient les moyens. Il doutait de tous les autres pour qui ce type de petit plaisir était une dépense difficile, mais si bonne. Il embarqua sans trop négocier dans l’autobus. D’autres personnes parlaient de la situation. Le jeune homme rangea son lourd sac dans les compartiments du véhicule et prit place avec son Togepi sur ses genoux. Ce dernier quémandait sa part du déjeuner. Il se doutait que sa sœur l’avait surement déjà gavé.

Il avait hâte de connaître tous les détails de la situation. Les journaux avaient tendances à exagérer les choses. Il en avait déjà été la victime à Alola. Depuis, il se méfiait des écritures dans ce genre d’articles de presse.

La manifestation était déjà en branle. Il n’y avait qu’une centaine d’individus qui s’était déplacé pour lever les pancartes contre cet élevage. Seulement une centaine. Il chercha tant bien que mal sa cousine. Il se doutait qu’elle pourrait en savoir plus que ce que les gens racontent. Il ne vit pas sa chevelure rose. Aucun visage ne lui était familier. Il se sentit vite solitaire dans l’énorme groupe. Il n’avait pas l’air activiste ni très passionné par le débat. Son avis était trop simple pour ces gens frustrés et impliqués. S’étant déplacé, il se promit d’au moins faire une partie de la marche. Il le faisait pour les Pokémons. Mais son implication ne s’en arrêterait pas là. Il allait chercher un moyen de s’infiltrer dans l’aide directe qui allait se rendre à l’élevage. Il pourrait, ainsi, être rassuré de l’état des bêtes. Il marcha dans la ligne en mijotant son idée.

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