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Makev Strauss

Makev Strauss
Modo Jeux & Ethologue

C-GEAR
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Région : Kantô - Alola
Jeu 14 Nov - 3:06
Une voiture de police passa en vitesse à côté du petit groupe. Les sirènes étaient allumées et il y avait visiblement une urgence en cours. Ils s’arrêtèrent pour regarder dans quelle direction elle allait. La curiosité humaine parfois faisait pitié. Visiblement, il n’y avait pas de fumée ni de hurlements. On ne sentait plus de secousses ni de turbulences sismiques depuis bientôt une semaine. La paix était revenue dans les îles d’Alola. Plus tôt dans la saison estivale, un lourd accident s’était produit, emportant presque tout le quai du village flottant. L’annonce avait été catastrophique et une demande d’aide avait été amorcée par les autres régions pour venir en aide aux îles. Ils avaient déployés navires, bénévoles et matériaux de toute sorte. Beaucoup de gens avait heureusement répondu à l’appel dans un délai saisissant. En moins d’une semaine, ils avaient réussi un miracle avec efforts et organisation. Les bénévoles avaient été chaudement reçu. Les louanges avaient été nombreuses. Le partage avait débuté après que la dernière tuile fut posée.

Cette tranquillité nouvellement acquise avait permis à l’achalandage touristique de reprendre ses droits dans les nouvelles bâtisses du Village Flottant. La joie était plaisante à voir et plusieurs des bénévoles à la reconstruction étaient restés en vacances pour un certain temps. C’était le cas du petit groupe qui entourait Makev sur la grande place. Ils avaient décidé de prendre le temps de manger pour l’heure du dîner avant de se trouver une activité pour l’après-midi. On pouvait encore distinguer certains bénévoles par les couleurs qu’ils affichaient. Un bandeau avait été remis à chacun des participants pour bien coordonner l’aide et déployer des équipes complètes rapidement. Le jeune homme possédait encore le sien. Au début dans ses cheveux blonds, il le portait à présent sur le haut de son bras comme un brassard de gloire. Il aurait souhaité une autre couleur, mais sa chance avait encore frappé. Le rose était un fléau. Depuis sa rencontre avec Seal, une jeune fille de Jadielle de la région de Kantô, le rose devenait son équipe, son prochain Pokémon, le prochain étendard, la prochaine fleur aperçue ou la seule couleur de corde qu’il restait à la boutique. Il commençait à se demander si elle n’était pas derrière tout ce cinéma, car si elle voulait qu’il pense à elle, c’était réussi.

«J’ai envie d’essayer un plat typique d’ici.»

Il détourna l’attention des gens qui fixaient encore le coin de rue où la voiture des gendarmes avait disparue. Les conversations reprirent de plus belles, mais plusieurs nourrissaient les fabulations quant au prochain désastre ou la prochaine volute de fumée. La curiosité était souvent un très mauvais défaut et précurseur de malheurs. Certains l’apprenait dans leur vie et à leur dépend.

Un grand chaudron au parfum délicieux venait d’être posé sur la grande table. Il sentait déjà son ventre se délecter et sa langue titiller de bonheur. Il négligeait souvent ce côté depuis son départ de la maison. Le temps était bon pour se régaler. Ce ne fut qu’une heure plus tard qu’ils apprirent la raison du mouvement des forces de l’autorité.

En effet, des jeunes en recherche de sensations fortes avaient grimpés sur le Volcan de l’île Akala. Malheureusement, l’un d’eux avait agi de manière inconsciente et un incident s’était produit. Les secours étaient déjà sur place. Une journaliste racontait l’événement à l’écran.




«Merci David! Les secours sont arrivés il y a peu de temps. On n’a pas encore parlé au responsable du parc volcanique, mais les rumeurs viennent rapidement. Le jeune qui a chuté serait dans un état critique, mais on ne craint pas pour sa vie. Selon les informations que nous avons eues il y a quelques minutes, l’endroit exact du blessé n’est pas connu. Les signaux des GPS sont brouillés par la volute de fumée qui se dégage du Volcan en ce moment-même. La localisation est donc difficile et certains sentiers sont accessibles que par voie terrestre. Oh! Monsieur, Monsieur le Directeur, savez-vous si on a retrouvé l’adolescent?»

«Mesdames, Messieurs, la situation est sous contrôle dans la mesure du possible. Nous pourrons vous communiquer d’avantage d’informations dans les prochaines minutes. Pour le moment, nous demandons l’assistance du publique pour trouver des gens volontaires à monter sur les pentes du Volcan et particulièrement des professionnels de l’alpiniste




On voyait ensuite la journaliste tenter d’avoir plus de réponses et le commentateur principal mettre fin à l’entrevue. Des regards s’étaient tournés vers Makev qui avait la bouche pleine et ne semblait pas affecté par cette annonce. Les yeux fermés, il savourait le goût épicé du ragoût, prêt à engloutir une autre grosse cuillère.

«Tu ne nous a pas dit hier que tu avais monté le Mont Sélénite plusieurs fois et parcouru ses grottes de fond en comble?»

«Bah si! Et je vais le refaire.»

«Alors un Volcan des îles ne te tente pas?»

«Un Volcan? Ça serait intéressant. C’est ce qu’on fait cet après-midi?»

Tous semblaient décontenancés par l’innocence de ce garçon au visage d’ange. Ainsi, il s’était engagé dans l’équipe de recherche. Il avait été attentif aux directives une fois sur place et rassasié. Le défi était de taille et il acceptait de se prêter au jeu, surtout qu’on lui offrait un nouvel ensemble d’harnais, de mousquetons et de cordes, le tout de couleur neutre. Il savait aussi qu’on lui imposerait une équipe encore une fois. Il commençait à en avoir l’habitude. Cependant, cette fois, c’était son terrain de jeu. Ses connaissances et son expérience était des atouts dont les sauveteurs avaient bien de besoin. Il regarda avec attention l’équipement étalé sur la table devant lui. Il pouvait se fier à la qualité de ce qu’il voyait. Il savourait déjà la liberté qu’on ressentait quand on se hissait à l’aide des muscles de ses bras et son dos. Une sensation vivifiante. Il ne manquait que l’équipe et leur indiquer les étapes pour explorer une partie des pentes en toute sécurité. Heureusement pour lui, il évitait de penser au discours d’introduction et les présentations.


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Aram Faathi

Aram Faathi
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Sam 16 Nov - 15:17
« J’ai faiiiiiiiiim. »

Mon ventre crie famine. Si on tend l’oreille, je suis quasi sûr qu’on l’entend grogner de tout son saoul. Ça doit être pour ça que Malik affiche ce petit sourire mi-amusé, mi-moqueur. Izy lui m’ignore, comme il le fait souvent. Il est sur son téléphone portable, à écrire à je ne sais qui. J’essaye de lire, mais il ne me laisse pas faire. Je l’entends faire claquer sa langue contre son palais, agacé. Ça me donne encore plus envie de savoir à qui il écrit… Il ne veut pas que je sache, de toute évidence. Hum hum. Aurait-il une petite amie ? Cette simple pensée fait naitre un sourire narquois sur mes lèvres, alors que je fais mine de lâcher l’affaire… Pour revenir à l’assaut quand il ne s’y attend pas.

« C’est qui, Nina ? »

J’ai vu le prénom sur l’appareil et j’arbore un sourire satisfait. Mon frère lui, grogne et essaie de m’envoyer une claque que j’évite facilement. Il est trop prévisible. Ça ne me fait que sourire davantage, toujours railleur.

« Occupe-toi de tes affaires. »
« C’est plus marrant de m’occuper des tiennes. »
« Fous-moi la paix, pour changer. »
« Ce restau’ à l’air pas mal… »

Typique de Malik, de chercher à mettre fin à notre dispute avec un élément qui n’a rien à voir. Mais c’est bien joué, je crève la dalle. Je me détourne naturellement et facilement de mes taquineries. Derrière moi, Isaac le remercie silencieusement d’avoir dévier mon attention de sa petite amie… Enfin, si c’est vraiment ce qu’elle ait. A vrai dire, je m’en fiche un peu de la vie sentimentale de mes frères. Tant que ce n’est pas sérieux, ça ne sert à rien que je connaisse les détails -sinon Malik passerait ses journées à nous parler de ses conquêtes-. Après bien sûr s’ils viennent à en souffrir, c’est une autre histoire. Bref. J’ai autre chose à penser, en ce moment, que leurs histoires de cul, cela dit.

La vie de maitre de la Ligue, c’est pas DU TOUT comme je me l’imaginais. C’est un peu la désillusion, pour le coup. Je pensais pouvoir flemmarder, en dehors des combats au stade. Mais en fait, pas du tout. Comme en plus je suis le petit nouveau, je suis la cible de la race de journalistes qui me cassent les pieds pour avoir un entretien avec moi, comme si ma parole valait de l’or ou je ne sais pas quoi -bullshiiiiit-. Et au contraire, y en a qui essaye de me casser tout court, me disent que je n’ai pas la prestance, pas la puissance et blah blah blah. Ceux-là, je n’ai pas vraiment écouté leur avis parce que… Je m’en fous, en fait. Je n’ai pas voulu cette place pour le prestige. Ok je me la pète un peu pour vanner mes frères, mais ça s’arrête là. La notoriété que cette place m’apporte a des avantages, mais je ne m’attendais pas à tant de désagréments.

J’ai une agente qui se charge de gérer mon emploi du temps. Sérieusement. J’ai besoin de quelqu’un pour gérer mon temps, comme si j’en manquais. Et en fait… Oui. C’est sans aucun doute la plus grande blague du siècle. Et je dois dire que ça me gave -pour rester poli- assez. Je ne m’entends pas spécialement bien avec elle, surtout qu’elle me saoule sévère avec ses « monsieur Faathi ». J’ai l’impression qu’elle parle du daron, quand elle me cause. Du coup, si je me retrouve à Alola, c’est parce que je sors d’une énième interview avec des journalistes que Samaël a pas trop aimé. Je l’entends encore grogner contre cette nana qui a eu l’imprudence de vouloir le caresser. Elle doit encore s’en mordre les doigts… Étant donné qu’il n’était pas loin de bouffer les siens.

J’ai profité d’un instant de répit pour prendre la poudre d’escampette. Mes frères sont venus avec moi, cette fois-ci, et je compte bien profiter de leur présence, bien que je ne l’admettrais jamais devant eux. Je bave énormément en voyant le menu du restau’, ravi de savoir que je vais bientôt pouvoir me débarrasser de cette sensation qui me tiraille l’estomac. Mais ça, c’était sans compter la présence impromptue d’un type inconnu qui me reconnait dans la rue -ça m’arrive de plus en plus-.

« Vous êtes Aram Faathi ? C’est parfait, il est sauvé ! »

…. Ké ?

Je ne sais pas pourquoi je me suis retrouvé embarqué dans tout ça. J’ai faim, bordel. Le type des secours nous a abordé avant qu’on ait eu le temps de se poser et de déguster notre plat. Je voyais déjà le plat typique de cette île devant mes yeux et rien que d’y penser, j’en bave, putain. J’ai faiiim. Et du coup, comme je suis là, je suis de mauvaise humeur. Quand je disais que cette nouvelle notoriété me cassait les noix… En plus, je n’ai même pas eu le choix. Je me fais embarquer dans une histoire qui ne me concerne pas, je ne peux même pas dire non pour pas « tâcher ma réputation ». Gniah gniah. Fuck. Je sais que je ressemble à un gosse qui boude dans son coin. C’est peut-être ce que je suis, au fond. Mais si au moins je pouvais me mettre un truc sous la dent, je serais plus apte à aider ce gamin perdu en montagne. Malik et Isaac ont été embarqués aussi contre leur gré, mais je sais que ça les dérange moins que moi. Eux, ils gèrent mieux la faim que moi. Je soupire, caressant distraitement le crâne de mon Démolosse. Lui aussi, il a faim.

« Arrête de bouder Ary, tu veux. »
« Ta gueule. »

Réponse cinglante et sans équivoque, qui agace grandement Izy. Mais je m’en fous. Je ne vais pas le dire une millième fois non, que j’ai faim ? Malik soupire à son tour, cherchant dans son sac de quoi grailler. Il a toute mon attention… Mais il n’a rien. On nous ramène déjà le matos pour gravir la montagne. Ils ont conscience que je ne bougerais pas d’ici, tant que je n’ai pas mangé un truc ? Y a des volontaires, avec nous. Je me détourne de mes frères, regardant un mec avec un bandeau rose au bras, l’alpaguant sans la moindre vergogne et politesse.

« Hey toi, t’as pas un truc à bouffer ? »

Je m’en fous que ce n’est pas la meilleure façon d’aborder quelqu’un, que ça va entacher ma réputation et que ça va consolider l’idée de sale gosse que je donne -parfois malgré moi-. J’ai faim, c’est tout ce qui compte, pour l’heure.

HRP:
 


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Makev Strauss

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Région : Kantô - Alola
Lun 9 Déc - 22:49
Quelqu’un gueulait derrière lui. Était-ce à lui qu’il parlait? De toute façon, le jeune homme avait le harnais de sécurité dans les mains et avait commencé à y placer ses effets ainsi que les nouveaux ajouts. Il jubilait devant autant de choses, parfois plus belles qu’utiles. Chaque personne avait ses habitudes ancrées ou sa marque préférée. Vivant souvent avec peu de moyen ou du recyclé, du matériel neuf représentait un trésor incroyable et il ne pouvait pas s’en détourner. Il était hésitant à tout prendre ou n’emmener ce qui est vraiment utile. Il détourna son regard vers le sommet qui disparaissait dans le nuage de fumée. C’est à ce moment-là qu’il vit que c’était lui qu’on avait visé par les paroles. Il continua de tourner la tête pour mieux examiner l’individu qui avait la hargne dans les yeux. Au bout de la limite possible de son cou, il finit par faire face à son interlocuteur. Par son geste, il attira le harnais, ainsi que la corde qui n’avait pas été complètement raccordée, ce qui entraina aussi la chute de quelques autres morceaux. Il ferma les yeux en attendant que le chaos ait fini de rouler sur le sol. Les quelques secondes furent terriblement longues pour lui.

«Désolé!»

Comme mentionné plus haut, tout grimpeur avait ses habitudes. Celles de Makev étaient parfois un peu pagailleuses et hasardeuses, ce qui emmenait quelques désastres mineurs au passage. Il ne brillait malheureusement pas d’intelligence, mais c’était un niais qui savait monter. La main dans les cheveux, il essayait de récupérer le peu d’orgueil qu’il avait et faire comme si de rien n’était finalement. Normalement, il se serait forcé pour tout cacher le pétrin qu’il avait créé, mais il avait des visiteurs. Aucune chance de dire que ce n’était pas de sa faute, ni de s’en tirer à bon compte. Le dégât était fait. Au moins, ce n’était rien de catastrophique et il ne suffirait qu’un coup de serviette pour retirer la poussière.

N’ayant pas écouté la précédente question, il ne put relancer celui qui le regardait en ce moment-même. Il ne pouvait qu’attendre d’être libéré de ce jugement très palpable pour ramasser le tout. Pourquoi n’avait-il pas eut au moins le réflexe de récupérer un ou deux articles au passage? Il ne pouvait que se dire Bravo Makev! Idiot un jour, idiot toujours. Il se sentait toujours observé comme si on attendait quelque chose de lui. Le gars n’avait pas l’air d’un policier, d’un secouriste et encore moins d’un infirmier. Un autre touriste qui voulait se perdre? Pourtant il y avait assez de cordons de sécurité partout et de médias pour savoir que ce n’était pas le bon moment d’aller s’y balader. Chaque scandale devenait le moment crucial, la Une des journaux et la chose dont tout le monde parlait. Encore une fois, il allait se faire discret dans son aide. Il ne voyait pas ça comme une mission, mais plutôt une opportunité de visiter gratuitement les lieux. L’objectif venait d’emblée. Il n’allait quand même pas prendre son temps si quelqu’un était en danger, mais disons qu’il allait quand même regarder le paysage quelque fois.

«Je peux t’aider?...»

Il sentait le malaise s’installer. Il voulait aussi détourner l’attention de la table où il avait commencé l’organisation de son expédition. La partie de plaisir allait commencer après s’être débarrassé du gars devant lui. N’était pas le plus grand ni le plus fort, il avait appris à rapidement détourner l’attention sur autre chose pour fuir rapidement après. Bizarrement, on dirait que celui-ci voulait rester dans les parages. Simple intuition ou vérité?

[hrp : On a perdu notre second joueur. Je l’ai su la semaine passée. Le message ne s’était pas rendu. Désolé de l’attente bien involontaire.]


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Aram Faathi

Aram Faathi
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Ven 13 Déc - 17:44
Le type m’ignore. Ou plutôt, quelqu’un de sensé aurait simplement dit qu’il ne m’a pas entendu. Mais moi, dans l'état lequel je suis, je n’y pense pas une seconde. J’ai faim, pour la je-sais-pas combientième fois. Ça m’agace, de le voir faire ses trucs dans son coin et de ne pas réagir à ma présence. Ça n’a rien à voir avec mon statut de maitre, je me prends pas pour le divin ou une connerie du genre. C’est juste que bon, quand quelqu’un te cause, c’est toujours mieux de l’écouter. Je sens l’agacement monter, devenant de plus en plus palpable, le sang battant à ma tempe. Samaël se poste à côté de moi, le regard noir. Quand ce mec va se retourner, il va peut-être prendre peur en voyant deux morfales l’observer avec colère.

Il finit enfin par se retourner… Et il amène tout le matos avec lui. Le boucan me surprend un peu et j’arque un sourcil. Pourquoi il n’a pas amorcé le moindre geste pour rattraper sa bêtise ? Clairement, je le juge du regard. Je n’ai pas choisi le mec le plus intelligent du lot, je crois… Mais maintenant que je suis là, j’ai besoin de savoir s’il a de quoi manger. Un bruit -mélange entre claquement de langue et pincement des lèvres – m’échappe, signifiant mon impatience qui ne fait que croitre. Je ne suis pas agréable, je le sais. Et pour l’heure, je n'ai aucune envie de l’être. Heureusement pour lui, le vacarme a attiré l’attention de Malik qui vient me rejoindre, posant une main sur mon épaule. Je sais qu’il m’intime de me calmer, mais ça ne marche pas vraiment. Alors je me contente, pour le moment, de croiser les bras contre ma poitrine, continuant toujours de fixer l’autre. Je me fiche de ses excuses. De toute façon, ce n’est pas mon matos.

« Ça va ? »

Ce n’est pas à moi que mon frère s’adresse. Lui, il sait faire preuve de compassion -je crois que c’est ça le mot-. Moi aussi, parfois. Mais pas quand j’ai l’estomac dans les talons. Il finit par me demander s’il peut m’aider. Je m’apprête à répliquer, mais je sens la poigne de Malik se resserrer sur mon épaule. Ça veut dire "ta gueule", en gros, en langage frérot. Je n’aime pas spécialement ça et je lui lance un regard noir à mon tour, regard qu’il ignore avec brio.

« On fait partie de l’équipe de sauvetage, mais on nous a alpagué avant d’avoir eu le temps de manger. Mon frère est un peu soupe au lait quand il a faim alors… Il demandait si t’avais pas quelque chose à manger. »

… Soupe au lait, sérieusement ? Ça y ait, à l’agacement s’ajoute un air blasé. Je me libère de sa main posée sur mon épaule, sifflant entre mes dents.

« Je ne suis pas soupe au lait, mais j’ai la dalle. Alors, t’as quelque chose ? »

Je m’en fous complètement que je viens de valider les dires du frangin. Je le vois hausser les épaules, un sourire amusé aux lèvres. Et ça m’énerve encore plus. On ne dira rien sur le fait qu'on dirait que je demande à ce mec s'il a de la drogue.

« Et je suis assez grand pour reposer ma question tout seul. »

Et j’en rajoute, en plus. Mon ventre grogne, comme s’il servait à convaincre qui que ce soit que ce que je dis est vrai. Cette fois, Malik rit doucement. Il se fiche de moi, comme à chaque fois que je suis dans cet état. Je lâche un soupir las, détournant le regard vers le campement improvisé. Ça ne sert à rien que je continue à l’attaquer, verbalement. Il ne me laissera jamais avoir le dernier mot, en plus de me faire passer pour un abruti. Alors plutôt que de lui donner raison -ce qui est déjà trop tard-, je préfère chercher un autre moyen de me caler l’estomac. Parce que déjà, je n’ai jamais vraiment fait d’escalade, mais aussi parce que je serais un poids mort pour cette expédition, dans ma condition.

D’ailleurs, on en parle du fait de demander à un asthmatique de gravir une montagne, là où l’air est plus rare ?

J’ai croisé, à mon grand malheur, le regard du type qui nous a débauché en pleine rue. Le pire, c’est qu’il a vu que je l’ai vu. Il m’adresse un sourire radieux alors que je le vois se diriger vers nous d’un pas décidé. Eh merde, sérieux. Le type en face de moi ne semble pas m’avoir reconnu, ça voulait dire que je pouvais continuer de me comporter comme un gamin prétentieux et boudeur et ne pas craindre les représailles sur ma réputation. Mais maintenant, la donne va être différente puisque que Malik le regarde à son tour, lui adressant un léger signe de main. J’essaye de l’en empêcher, lui faisant comprendre silencieusement que je ne veux pas que ce type s’amène. Trop tard.

« Monsieur Faathi ! Je suis content de vous voir, vous avez besoin de quelque chose ? »

Je me crispe, serrant les poings. Déjà, parce que quand on m’appelle « Monsieur Faathi », je pense toujours au daron et je ne me sens absolument pas concerné. Mais surtout, ce qui m’énerve le plus, c’est cette façon d’ignorer volontairement mon frère.

« A bouffer. Et mon frère s’appelle aussi Faathi, au passage, et il ne fait pas de la figuration. »

Je ne sais pas s’il a compris la remarque cinglante… Je ne regarde toujours pas le type des secours qui est dans mon dos, d’ailleurs, vu qu'il venait du même endroit que moi. Mon regard est braqué sur ce gars au bandeau rose, pour éviter de montrer totalement mon agacement à l’un des membres organisateurs du sauvetage. On va encore me dire que j’ai pas de cœur, après ça.

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Makev Strauss

Makev Strauss
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Sam 18 Jan - 16:06
Makev hocha de la tête positivement. Il allait bien dans le meilleur des mondes. Il n’y avait qu’un ramassis de matériels à récupérer et distribuer avant de commencer l’ascension périlleuse. Ce n’était qu’un accueil fort en bruit. Il espérait que ce ne soit pas ainsi tout le long du chemin en montant. Il devait surtout se concentrer sur sa mission et son option d’avoir une vue incroyable au sommet si il par chance il pouvait l’atteindre. Selon les informations, le groupe qui s’était perdu, il y a quelques heures, ne se trouvait pas encore assez haut. On devait posséder un matériel de haute qualité et des expertises pour y arriver. Ils avaient surement tenté leur chance. Le drame qui s’était produit pouvait être aussi bien une bêtise comme le glissement d’une roche dans une paroi trop étroite. Les accidents arrivaient quand bon leur semblait, comme en ce moment. Si ce n’était qu’une cheville foulée, le bandage serait simple et l’évacuation encore plus facile. Les médias savaient exagérer une information. Mais même au niveau de la sécurité organisée, les descriptions n’étaient pas assez détaillées et le nombre de volontaire trop réduit. Si il devait commencer les recherches rapidement, il éviterait de viser le sommet. Il chercherait davantage une saillie qui aurait pu permettre une belle vue, mais aussi une belle pente pour tomber et se blesser.

Il fut surpris de savoir que ces trois-là faisait partie de la recherche. Est-ce cela son équipe? Il y avait une certaine animosité dans le regard du second. C’était probablement lui qui l’avait questionné avant que la catastrophe ne survienne. Il était désolé de ne pas l’avoir entendu et de ne pas y avoir répondu. Devant un tel caractère, sa meilleure chance de survie était de sourire et continuer sa route sans le provoquer. Ces gens-là avait tendance à se montrer hautain et baissait leur critère devant Makev. Il allait vite se rendre compte que ça ne servirait à rien de donner des ordres. Il n’était pas un serviteur et surtout, il était libre de ses choix, surtout quand il représentait la tête de l’expédition. Pour une bonne coordination, il devait faire savoir sa place, tout en laissant une certaine liberté au plus coriace du groupe. Se faire toiser ne le fit pas réagir. Le jeune homme allait considérer la situation pour calmer le jeu quand il suivit le regard de l’autre dans la direction du campement improvisé. Il y avait quelque chose de louche dans les regards, mais se promit de ne pas intervenir. Il commença seulement à remettre quelques morceaux de l’équipement sur la table dans la plus grande discrétion

«Monsieur Faathi?» Makev avait chuchoté le nom doucement pour lui-même. Ce nom ne lui était pas inconnu sur toute la ligne. Il l’avait déjà entendu quelque part. Il garda le reste de sa réflexion pour lui-même en écoutant un peu plus l’inconnu faire grand cas de la personne. Le questionnement devait être dans son regard, mais il décida de calmer le jeu un peu pour ne pas prendre de retard seulement pour un ventre qui gargouillait et réclamait son dû.

«Attrape!»

En replaçant la corde sur la table, il avait saisi un sachet métallique sans dessin ni marque. Il le lança rapidement au pauvre petit personnage. Il en garda un dans sa main, le proposant à un ou l’autre des frères. Travailler avec des gens qui avaient un lien fort pouvait soit être désastreux, soit que la tâche allait se simplifier. Il comptait sur le plus calme du groupe pour se faire une idée.

«Le premier problème est réglé.»

Makev adressa le reste de sa réplique à l’organisateur qui semblait trop enthousiasme par son sourire. Il pouvait s’occuper des autres pendant qu’ils allaient se préparer pour l’expédition. Ils avaient déjà du temps à reprendre avec tout ce qui se trouvait sur le sol. Son cerveau en ébullition, il venait de reconnaître le nom. Pourquoi n’avait-il pas réalisé avant? En même temps, son travail de dresseur Pokémons était nul et l’étape que représentait l’autre jeune homme devant lui était à des années lumières de son objectif. Ce n’est pas avec deux badges qu’on peut rivaliser contre ce genre de personne.

«Si ils sont avec moi, il me manque deux personnes pour être complet. Et il n’y a plus de petites rations dans tout ce raffut. Et des bouteilles d’eau…»

Il pourrait inventer une liste infinie de chose juste pour le retirer des environs et les laisser travailler. La couverture médiatique était déjà assez présente pour éviter qu’un opportuniste ne viennent les déranger encore. Si il laissait la porte ouverte, ils allaient venir ensuite par foule pour poser des questions qu’ils n’étaient pas en mesure de répondre. Il avait déjà expérimenté la chose et il n’était pas à l’aise avec ce genre d’attention. Pour éviter la réplique, il s’empara d’un petit bout de papier, sorti son crayon de plomb et fit semblant de faire une liste. Le responsable avait des tâches à faire et il se le faisait dire par des jeunes. Pour éviter de perdre leur volontaire, il s’esquiva, visiblement pas heureux de la situation. Il voulait aussi éviter de se charger de la liste en préparation.

«Attendez! Je veux aussi…»

L’autre ne l’écoutait plus. Sourire béant, Makev était fier de son coup. Dans le sachet se trouvait des biscuits sucrés à la forme de Pokémon. Il avait déniché ça dans un petit commerce il y a deux jours. Il ignorait si les biscuits étaient encore en un morceau, mais au moins, cette solution pouvait dépanner.

«Je m’appelle Makev Strauss. Mon rôle sera de vous hisser sur le volcan sans vous faire tomber…»

Son discours manquait de crédibilité avec toutes les choses sur le sol. C’était si fluide tout à l’heure! Son visage montrait bien l’atteinte dans son orgueil.

«J’ai de l’expérience en montagne.»

Il ramassa une ceinture déjà équipée et la tendit à ~Monsieur~ Faathi. Ce genre de ceinture qu’on devait enfiler comme un caleçon et vous faisait ressortir l’entre-jambe de manière trop évidente. Makev allait devoir ajuster chacune des ceintures sur leur nouveau propriétaire. Avec n’importe qui, cette étape était malaisante pour tout le monde. Par devant ou par en arrière, on se sentait légèrement violé dans son environnement personnel. C’était un peu comme ces habits de plongé qui moulait votre corps de façon exagérée. Makev en avait beaucoup à dire depuis sa dernière expérience dans la baie.


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Aram Faathi

Aram Faathi
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Jeu 30 Jan - 17:33
C’est quoi ce sourire d’abruti ?!

J’ai bien vu qu’il a réagit à ma demande. Et qu’il me répond par un sourire que je prends naturellement pour de la provocation. S’il cherche la merde, il va la trouver, hein. Je sais que je m’enflamme sans doute trop vite et pour rien mais avec mon estomac dans les talons, je pars facilement dans les tours. Malik l’a capté et il affiche un sourire amusé, ce qui m’énerve encore plus. Je n’ai pas vraiment le comportement type du maitre de la Ligue et mon image va sans doute en pâlir mais… Qu’est-ce que j’en ai à foutre, en vrai ? A cet instant, mon appétit a plus d’importance que n’importe quel job. Je suis extrême, je sais. Mais on m’a fait baver devant de la bouffe locale et on m’a empêché d’en profiter. C’est un putain de sacrilège. Et j’ai envie de frapper tout ceux autour de moi qui ne pige pas ça. Y compris mon frère d’ailleurs. Avec le regard que je lui jette, il le comprend parfaitement.

Et il fait ce truc que je ne supporte pas. Il me tapote la tête du genre « ce n’est pas grave » et il sait que ça va juste m’énerver encore plus. C’est peut-être même simplement pour ça qu’il le fait et je concentre désormais mon attention sur lui. C’était sans doute ça, son intention ; que je reporte mon agacement sur lui plutôt que sur le blondinet. Je suis assez bête pour tomber dans le panneau. Ou alors je suis habitué, voire les deux. Surement les deux. Je serre les dents, alors que je laisse échapper un grognement de contrariété. J’ai deux façons de réagir dans cette situation ; soit je m’emporte et on s’engueule comme deux cons devant tout le monde, soit je me calme en boudant parce que j’ai toujours les crocs. Je sens que je vais bouder longtemps.

En plus, il y a le type de tout à l’heure, celui qui nous a pris pour les héros de la farce que s’amène et qui s’adresse directement à moi. Ok j’étais OP pour me refreiner un peu quant à cette histoire de bouffe, mais si l’autre vient me titiller avec ses conneries, on ne va pas s’entendre. Je lui envoie une réplique cinglante parce que ça me saoule tellement quand on ignore mes frères. Izy a lâché son portable d’ailleurs pour se joindre à nous, regardant l’homme en arquant un sourcil. Lui non plus, il n’est pas hyper fan de cette façon de faire. Ce n’est pas super respectueux, comme comportement. Avant de continuer ma tirade néanmoins, le blondinet de tout à l’heure me lance un truc que je rattrape de justesse.

« De la bouffe ! » On dirait un gosse de six ans, mais mon visage s’illumine soudainement. Izy et Malik échangent un regard amusé. « Ci-mer ! » Parce que c’est quand même plus poli, même si j’aurais pu mieux m’exprimer. Mes frères sont exaspérés par mon comportement et c’est au tour d’Izy de me patpat la tête, mais je l’ignore. Je suis déjà en train d’ouvrir le paquet pour manger les biscuits. Et même si je suis un ogre et que ça ne suffira certainement pas pour caler mon appétit, je propose quand même aux autres s’ils en veulent. J’ai déjà manger la moitié donc je réagis un peu tardivement mais au moins, je peux partager. Le blond adresse cependant un autre paquet aux frangins alors je peux finir celui que j’ai déjà. Parfait. Malik le récupère et le remercie, partageant son contenu avec Isaac qui reste silencieux. Il a un problème ? Je le regarde pour essayer de capter son attention, mais je n’y parviens pas vraiment.

Au lieu de ça, le gars s’adresse directement à l’organisateur. C’est vrai qu’il m’a demandé si on manquait de quelque chose, mais comme j’ai AUCUNE expérience en matière d’escalade -je me demande vraiment ce que je fous là sérieusement-, je ne peux pas lui répondre. Du coup, ça m’arrange que ce soit le blond qui lui réponde et lorsqu’il parle de rations et d’eau, mon intérêt est tout de suite piqué. Quelle bonne idée ! Malik m’intime de me calmer discrètement alors que j’ai fini les gâteaux. J’ai encore faim, mais, au moins, ça m’a permis de redescendre un peu dans les tours. Je vais sans doute être plus supportable. Je suis curieux de savoir ce que le chef d’expédition -je ne sais pas si c’est vraiment lui ne vrai, mais je ne compte pas m’opposer- écrit mais le temps qu’il finisse, le type qui m’a alpagué se barre comme s’il avait mieux à faire ailleurs… Oh mais ce non-respect total quoi. Ça m’énerve. J’ai un sourire crispé, mais je m’étonne encore plus en voyant celui du blondinet.

« Oh. C’était pour le faire fuir. Joli. »
« Tu devrais prendre exemple Ary, un peu de malice ne te ferait pas de mal. »
« Je t’emmerde. »

J’ai dû me gourer, tout à l’heure. Izy a l’air en forme vu qu’il retrouve son côté taquin. Ça m’intrigue quand même son histoire… Mais je sais que ce n’est pas en le saoulant qu’il va m’expliquer ce qui lui arrive. Bref. Nos échanges sont toujours emplis de belles paroles, cependant il est facile de constater à mon visage qu’il n’y a pas d’agressivité dans mes propos. C’est juste notre façon de nous parler, à tous les deux, voire parfois à tous les trois. Avec du recul, je m’aperçois qu’on s’insulte souvent, quand même… Mais c’est ce qui fait notre charme, eh. Ou pas en réalité, mais ce n’est pas grave. Des histoires de frère, quoi. Le type se présente donc. Makev. C’est original. Je suis mal placé pour parler, je sais. C’est donc notre guide… Naturellement, mon regard se perd sur le bazar environnant. J’ai un petit sourire amusé qui passe sur mon visage et je crois qu’il pige parce qu’il se sent obligé de préciser qu’il a de l’expérience en montagne. Ça me fait rire.

« Sans doute plus que nous. » Je ne sais pas trop si ça va vraiment le rassurer, mais je préfère être honnête. Quant aux présentations, je désigne à tour de rôle les frangins, finissant par moi-même. « Malik, Isaac et Aram Faathi. Sauveteurs malgré eux. » A ma tête, il est évident que je ne suis pas le plus heureux des hommes. J’ai beau avoir un peu mangé, j’ai toujours cette inquiétude qui me titille l’esprit, quant à mes problèmes respiratoires.

« Juste, pour savoir… C’est à quelle altitude, le sommet ? »
« T’as peur d’avoir le vertige ? »
« J’ai peur de manquer d’air, surtout. »

Cette fois-ci, je suis plus sec que tout à l’heure. Je n’aime pas plaisanter là-dessus et je crois qu’Izy a pas pensé à ce détail, en vue de sa tête de choqué. D’un côté ça me rassure qu’il ne m’associe pas toujours à mon asthme mais je suis aussi un peu blessé qu’il n’y ait pas pensé. C’est complètement con comme réaction. Je remercie Makev rapidement qui me tend la ceinture, comprenant assez vite comment elle s’enfile et euh… Mon dieu. Ce n’est franchement pas confortable, comme truc. Et encore, j’ai l’impression que j’ai bien fait d’enfiler un jean ce soir, parce qu’avec mes sarouels ça ne doit pas être super pratique. J’essaye de comprendre comment ça se règle, mais pas sûr d’avoir tout compris.

Help ?


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Makev Strauss

Makev Strauss
Modo Jeux & Ethologue

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Région : Kantô - Alola
Dim 16 Fév - 21:24
Les noms n’étaient pas son fort. Il essaierait de faire son possible pour les appeler de façon correcte le moment venu. Ils allaient sûrement se répéter tout le long en s’envoyant une multitude d’insultes. L’atmosphère pouvait être lourde, tout autant qu’il allait prendre plaisir à les voir se frapper et se tirer la langue comme des enfants. Il avait un petit aperçu sur l’organisateur qui semblait en furie. Il donna des ordres à un jeune qui regardait vers leur direction. Était-il abasourdi à cause du ton qui lui était donné ou le nom qui était prononcé. Makev ignorait si l’identité de son équipe allait faire le tour du camp rapidement. Il ne voulait pas le savoir avant d’avoir quitté les tentes. Un flot de gens curieux ne lui plaisait pas. Il n’aimait pas avoir l’attention et la présence d’une telle personne ne li plaisait pas plus que ça. Non pas que les personnes connues l’intimidaient. Il n’aimait pas ce qui venait avec. Les commentaires d’Aram ne le déstabilisaient pas. Le jeune homme était compréhensif. Il y avait toujours eu de fausses croyances concernant les montagnes. La roche était tout aussi traitre que l’eau parfois. L’altitude était comparée à la montée d’un avion dans le ciel quand vos oreilles bourdonnent et que les tympans veulent disparaitre. Il faut tester le 3000 mètres pour avoir cette sensation d’étouffement et commencer à s’acclimater pendant une semaine pour atteindre plus haut. Ce n’était pas l’expédition prévue aujourd’hui.

«Il fait 3 400 mètres de haut. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on ira au sommet voir son cratère de feu. Les touristes qui sont montés doivent s’être arrêté à moins de 1 000 mètres. On ne sent pas la différence atmosphérique à cette hauteur. Je crains plus la fumée que la hauteur.»

Il ne croyait pas vraiment qu’ils étaient allés aussi haut. On avait des points de vus vers les 600 mètres selon ses informations. N’étant pas habitués à faire de telle ascension, ils n’avaient sûrement pas osé faire un chemin plus périlleux. Pour une personne normale, le dernier pallier était quand même demandant physiquement. Il calculait environ une heure pour rejoindre ce point particulier. Maintenant, il devait déterminer si ils y étaient vraiment. Ils ont pu dévier du sentier principal seulement pour obtenir une meilleure photo. Il ne le savait pas. Les traces allaient surement être difficile à suivre. Il y avait quand même beaucoup de gens qui tentaient ce sport peut commun. C’était un amusement rare et une attraction touristique peu exploitée. Les volcans étaient quand même une source de peur tenace. Ils ne crachaient pas leur lave à chaque jour. Leur activité était amplement surveillée. Pour cela, Makev possédait une radio. Il allait être en communication directe avec le centre sismique. Il espérait pouvoir communiquer tout le long du chemin et ne pas perdre ce précieux lien.

«Les masques ne font pas partis de notre équipement. On peut dire que c’est une bonne nouvelle. Rien de toxique et du poids de moins dans notre dos. Nous n’aurons pas de bouteilles d’oxygène compressée non plus.»

Il pensa tout de suite à son brassard de couleur rose. Le foulard, une fois bien plié, pourrait lui permettre de respirer quelques secondes de plus. Il espérait ne pas en avoir de besoin. La fumée du volcan était brulante, goûtait le souffre et vous étouffait assez vite. Dans de telles circonstances, la personne blessée ne survivrait pas, non plus son ami qui était resté auprès de lui. Le vent était avec eux, si l’endroit était quand même bien ciblé.

Tandis que les bouteilles d’oxygène, il était heureux de ne pas supporter ce poids dans son dos. Elles étaient semblables à celles utilisées dans l’eau et avait pu les maintenir dans son dos pendant de longues minutes. Ce devait être épuisant de monter une simple pente avec cette cargaison. Les charges supplémentaires se composaient d’un brancard, une trousse de soins et de l’eau en supplémentaire. Makev avait espéré répartir tout le matériel entre son équipe, mais ils n’étaient pas beaucoup plus large que lui.

«Si on a de la chance, nous ne sortirons les cordes qu’une fois les jeunes retrouvés. Selon le témoignage du gars, il a chuté d’une bonne hauteur et serait coincé sur une saillis. Avez-vous déjà fait de l’escalade?»

Selon la pauvre technique des gens devant lui, ils n’étaient pas habitués d’enfiler le harnais. On comprenait bien le fonctionnement après avoir monté les murs six fois, si ce n’est pas dix. Il y avait un enseignement à recevoir avant de bien maîtriser toutes les sangles et être confortable dans son inconfort. Makev pouvait bien l’avouer, ce n’était pas la chose la plus agréable qui soit. Cependant, la confiance s’installait et on le préférait l’avoir dans son entre-jambe plutôt que de chuter. Le sien moulait déjà très bien son bagage familial et la première corde y était bien roulée. Pendant que les autres tentaient tant bien que mal de le hisser le long de leur jambe, il avait pu faire un peu de ménage de sa mini catastrophe qui avait fait de lui un piètre meneur. Ils allaient bientôt partir. Le jeune instructeur allait devoir faire un enseignement rapide en marchant. Le départ arriverait bientôt et il ne pouvait pas initier autant de monde sans avoir de mur d’escalade dans le coin. Il allait probablement devoir installer les poulies et les crochets avant de faire des tentatives. Malheureusement, il ne serait pas le premier à descendre. Il allait devoir coordonner bien plus qu’un sauvetage avec des débutants. C’est la vie! Il faut faire quelque chose avec ce qu’on a.

La réponse à sa question resterait négative. Il n’espérait plus vraiment avoir de l’aide vraiment compétente. Son premier but devenait de garder en vie le champion, puis exécuter sa mission de sauvetage.

«Et quelqu’un a une base en soins de secours? Une formation d’ambulancier ou d’infirmier? Fournissez-moi en informations qui pourraient servir une fois en haut.»

Il espérait des compétences qui serraient serviables comme de la survie, des soins, un équilibre extraordinaire ou une observation hors du commun. Après avoir entendu Isaac mentionné le vertige, il préférait connaître tout au plus vite pour pouvoir régler les problèmes aussi rapidement. Les problèmes de santé pouvaient devenir une perte de temps si c’était inconnu. Personnellement, sauf avoir la malchance dans les mains, il savait se conditionner aux multiples événements que la vie mettait devant lui. Il n’avait pas eu le temps de regarder tous les détails pour la roche volcanique. Il aurait aimé plus de temps, mais la vie d’une personne était en jeu.

«Positif ou négatif.»

Après le pedigree, le jeune homme allait ajuster les harnais de tout le monde et distribuer les sacs. Ils étaient bientôt sur leur départ.


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Aram Faathi

Aram Faathi
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Mar 3 Mar - 10:36
J’ai un sourire forcé.

Trois mille quatre cent mètres de haut… Mais moi si je monte aussi haut, je meurs. Bon je suis peut-être défaitiste mais je n’aime pas la hauteur et cette sensation détestable de manquer d’air. Certes il est plus frais là-haut que dans les plaines mais avoir l’impression de faire une crise à chaque pas, merci mais non merci, hein. Après, Makev précise qu’on ne montera pas plus haut que les mille mètres et je me détends un peu. Ce n’est pas viable pour moi… Sauf quand il vient à parler de la fumée. De la fumée. Ben oui crétin, c’est un volcan en activité, c’est normal qu’il y ait de la fumée. Et ce n’est pas en le répétant trois fois que je vais la faire partir ou la conjurer, comme si c’était un spectre ou une apparition. A ma gueule, il est facile de savoir que mes émotions ont fait les montagnes russes ; le creepy, l’adoucissement, puis le creepy à nouveau. Je lance un regard à mes frères pour qu’ils me viennent en aide, je sais qu’ils ont compris mon problème. Izy m’adresse un sourire désolé alors que Malik s’apprête à s’adresser au « chef » d’expédition.

Mais ce dernier reprend la parole et répond directement à la question non posée. Pas de masque, pas de bouteille d’oxygène… ça veut dire que y a moyen, même pour moi, de survivre malgré tout. J’aurais l’air beaucoup trop con si je commençais à avoir une crise une fois à cinq cents mètres… Parce que j’en suis capable, en plus. Ne jamais sous-estimé la bêtise de mon corps. Peut-être… peut-être qu’il faudrait quand même que je demande un masque. Parce que si les gens normaux tolèrent les vapeurs, ce n’est pas mon cas. Avec le parfum, c’est ce qui met le plus à mal mes bronches. Mais j’ai une fierté débile qui m’empêche de le dire clairement. Je déteste plus que tout parler de ma maladie et avouer mes faiblesses aussi rapidement face à un inconnu, on repassera. Je ne sais même pas si les médias ont déjà communiqué sur mon état de santé, je ne veux pas savoir, en fait. Ça va m’énerver, je le sais.

Je n’ai pas la moindre idée de l’importance des bouteilles d’oxygène pour quelqu’un comme moi, pour survivre sur ce relief en particulier. On s’est déjà retrouvé en montagne avec les frangins et ça s’était toujours bien passé -comprendre que je n’ai pas fais de crise une seule fois-. Je me convaincs rapidement que ça va le faire et je fais comprendre par un regard à mes jumeaux qu’ils peuvent se taire. Izy a une réaction de blasé parce qu’il ne comprend pas pourquoi je n’assume pas, Malik a un sourire amusé. Je n’ai jamais compris pourquoi ça l’amuse, en vrai, que je tente toujours tout pour cacher mon asthme aux autres… Il est un peu con quand il s’y met -oui, c’est moi qui dis ça-. On en apprend un peu plus sur le gars qu’on est venu sauver et ça me surprend qu’à moitié. Forcément, s’il est coincé là-haut et qu’une équipe de sauvetage et mise en place, c’est qu’il s’est fourré dans un bourbier pas possible. Je répondrais bien à la question, mais Izy est plus rapide que moi.

« Pas réellement, mais on est dans des conditions physiques qui devraient nous permettre de nous en sortir sans trop te freiner. »

Il se veut rassurant, mais il ne ment pas. Même si on n’a jamais fait vraiment d’escalade, il reste effectivement que physiquement, on a la force nécessaire pour l’expédition. On est plutôt sportif, dans la famille… Si on oublie notre père et son ventre bedonnant. J’ai un sourire idiot à cette réflexion, pensant à la mandale que je me prendrais si je lui disais directement. En tout cas on ne paye pas de mine comme ça parce qu’on reste fin -enfin, surtout moi- mais on a ce qu’il faut dans les jambes et les bras. Mes frères sont plus grands que moi et plus large d’épaules aussi alors sans doute cela leur sera plus favorables… Mais je suis plus léger alors bon, ça compense.

Après pour tout ce qui est gestion du matos… On n’est clairement pas au point, on ne va pas se mentir. Malik précise quand même qu’il a eu une fois un cours d’initiation à l’escalade, mais comme je sais que c’était uniquement pour approcher une fille qu’il voulait se faire, je ne suis pas sûr qu’il ait vraiment porté assez attention à ce qu’on lui disait. Du coup, on ne sera certainement pas les plus rapides non plus. Ce qui m’amène à repenser à ce que je ressasse depuis le début ; qu’est-ce qu’on fout là, sérieusement ? Les autres volontaires sont présents parce qu’ils ont l’expérience derrière pour assurer le sauvetage. Nous… Nous on se retrouve ici simplement parce que je suis Maitre de Ligue. Ce qui est complètement con, soyons d’accord. Je suis doué en combat pokemon, pas en mission commando. C’est absurde et, en plus, ça va tourner l’attention vers moi, ce dont je n’ai pas du tout envie. Je vais faire mon gamin mais, à la base, je voulais juste passer une soirée chill avec mes frères. Au lieu de ça, je me retrouve à enfiler ce truc chelou qui me sert bien trop l’entre-jambe pour que ce soit agréable à porter. En plus je galère donc je ne vous dis pas le cirque que c’est ! Je crois que j’ai fini par y parvenir mais ce n’est pas franchement confortable. Après certes, ce n’est pas son but.

« Par contre… On ne pourrait pas utiliser des pokemon pour le chercher le gars ? Genre on vole jusqu’à là où il est et hop, on l’évacue ? »

Non mais parce que si c’est possible je me sentirais tout de suite bien plus à l’aise et utile. C’est facile de voler sur le dos de Bélial ou de Pazuzu pour aller récupérer le blessé. Ça, je sais parfaitement faire. Escalader par contre en condition réelle… Moyen quoi. Pas que j’essaie de me défiler ou autre mais il me semblait que c’était quand même un job à part entière et m’amener avec ma gueule de p’tit con en mode « je peux le faire easy ! » je trouve ça totalement débile. Mais passons. Makev ne tarde pas à s’enticher des informations qui pourraient lui être utiles dans l’expédition. Et lorsqu’il précise le positif et le négatif… Je me sens immédiatement visé. Merde. Je sais que j’ai une grimace qui danse sur mes lèvres, tandis qu’un brin d’agacement nait dans ma poitrine. C’est logique, comme question. Ça ne m’empêche pas d’être saoulé à l’idée de devoir y répondre franchement. J’ai un peu de temps cela dit, puisque c’est Malik qui commence à répondre en premier.

« Isaac et moi, on a une formation de base de secourisme. Et on se met assez régulièrement à jour donc… On devrait pouvoir aider pour les soins d’urgence. »

Au moins eux ils servent à quelque chose. De mon côté, j’ai tendance à m’isoler un peu. Je sais très bien pourquoi ils ont pris ses cours et ça m’agace, au fond ; c’est à cause de moi. Une fois durant nos différents voyages avant d’atteindre la Ligue, j’ai eu une crise assez violente qui les a faits paniquer un max. Donc maintenant, ils sont au taquet pour les soins me concernant… Mais les gestes appris peuvent aussi s’appliquer aux autres. Je sais que ça devrait me rassurer mais en réalité… ça m’énerve juste, parce que ça me renvoie toujours à ma condition, à ma maladie. J’ai l’impression d’être le vilain petit canard. Je sens les regards des frangins sur moi, ensuite. Je sais ce qu’ils veulent et ça me fait soupirer. Je suis un peu content quand même qu’ils ne se permettent pas de parler à ma place mais en même temps, ça m’écorche la bouche de dire la vérité.

« Et je suis l’asthmatique du groupe, du coup. Le poids mort, en d’autres termes. »

J’ai un sourire moqueur sur les lèvres, quand je le dis. Parce que je préfère me foutre de ma gueule tout seul avant qu’on le fasse à ma place. J’entends Izy soupirer parce qu’il s’agace doucement, comme à chaque fois qu’il m’entend m’exprimer sur ce sujet. Malik parait plus pensif, je suis sûr il cherche un contre-argument. Il ne dit rien au final, c’est que j’ai raison. Du moins, il n’a pas trouvé quoi dire pour me remonter le moral. Ça me saoule. Aussi, je récupère le sac que Makev nous distribue, puis j’hésite un cours instant…

« Je peux quand même avoir le masque et la bouteille d’oxygène, du coup ? Ce serait plus sage. »

Mes frères s’étonnent et je peux les comprendre. Habituellement, je suis assez borné pour refuser toute aide extérieure face à mon asthme, disant à qui veut l’entendre que je gère. Mais comme on va partir bientôt pour sauver un gars, ce serait quand même vachement con si je devenais celui à sauver ensuite. Et franchement, avoir une crise à cause de la fumée d’un volcan… ça me fait vraiment, mais vraiment pas envie.

Étrangement.


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