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» [Mission] Both of you, OUT !

Willi Toyotomi

Willi Toyotomi
Modo & Sbire

C-GEAR
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Ven 29 Nov 2019 - 21:28
Les paroles de Castiel faisaient chaud au cœur du blondinet. Il ne savait pas s’il en avait dit trop, mais maintenant qu’il écoutait son collègue parler il ne regrettait pas un seul mot qu’il avait prononcé. Il n’était pourtant toujours pas convaincu. Il était persuadé qu’il n’arrivait pas à créer un lien avec son Léviator et rien ni personne ne pourrait le faire changer d’avis. Mais il devait admettre que c’était plutôt agréable d’avoir quelqu’un qui essayait de le soutenir.

La tension semblait être montée d’un cran dans l’ascenseur. Un mélange étrange entre désir et malaise. Willi avait parlé le premier avant que l’atmosphère ne devienne trop pesante. Il était rentré dans le jeu de son collègue, peut-être à tort. Il ne savait pas s’il en avait trop fait et espérait que ce n’était pas le cas. La fatigue n’aidant pas, il avait plus de mal à contrôler son corps. Mais Castiel appuyait sur un point auquel le blondinet n’avait pas pensé. Passer aux infos. La nuit était déjà bien avancée et dans quelques heures quelqu’un ne tarderait pas à trouver les corps des gardiens et livreurs laissés inconscients. Ça plus la mystérieuse disparition des pokémons aquatiques, les nouvelles ne tarderaient pas à faire la une des journaux papiers et télévisés. Willi avait hâte de voir comment serait tournée l’information à ce sujet. « J’aimerais tellement pouvoir voir la tête du directeur du parc quand il apprendra la nouvelle ! » Toujours un sourire aux lèvres, le blondinet guidait son collègue jusqu’à sa chambre d’hôtel.

Un des mots prononcés par Castiel interpella Willi. Avait-il prévu de dormir dans cette chambre avec Willi ? Le blondinet lui avait-il envoyé des signaux sans le vouloir ? Certes, il ne pouvait pas nier le fait que son collègue avait du charme. Et le petit scénario de l’agression homophobe ne lui avait pas prouvé le contraire. Se retrouver dans une position intime avec l’autre sbire lui avait fait ressentir des choses qu’il aurait préféré ne pas ressentir mais s’il avait convié son collègue à venir dans sa chambre d’hôtel, c’était pour faire connaissance de façon complètement amicale. Il voulait réellement en savoir plus sur la manière de fonctionner à Unys et s’il y avait possibilité de le rallier à sa cause. Jamais le blondinet n’avait prévu de coucher pour parvenir à ses fins. Bien que dans ce cas-là, il pouvait faire d’une pierre deux coups …

Mais Willi avait enfin réussi à faire parler Castiel. Il l’écoutait attentivement depuis la salle de bain où il se nettoyait le visage. L’organisation là-bas était complètement différente de Johto. Elle ne semblait pas être criminelle. Il avait bien insisté sur le fait qu’ils s’assimilaient plutôt à des militants pour la protection marine plutôt qu’une mafia. Malheureusement tout le contraire de Johto. Le blondinet réfléchissait en même temps qu’il écoutait son collègue parler. Il ne savait pas s’il pouvait faire de lui un allié, le combat qu’il menait à Johto n’avait pas lieu d’être à Unys. Le blondinet luttait contre l’aspect criminel et manipulateur des sbires, choses qu’il ne semblait pas y avoir là-bas. Peut-être que Castiel ne pouvait pas l’aider à répandre sa parole chez lui, mais l’aider à se faire entendre dans la région de Willi. Il y avait des décennies d’une organisation à démanteler, ce qui n’était pas une mince affaire pour un seul homme. La démonstration d’un schéma qui semblait fonctionner ailleurs serait déjà un grand pas. Mais peut-être que la branche unysienne bénéficiait de financement des activités malfrates de Johto et Hoenn. « C’est complètement différent de chez nous en effet, mais c’est intéressant ! J’aimerais qu’à Johto on soit aussi plus portés sur le militantisme, et des valeurs un peu plus nobles que le crime. Que les gens qui nous rejoignent le fasse de bon cœur et par le biais d’une valeur partagée plutôt que par le manque de choix et les menaces … »

Willi était sorti de la salle de bain avec une serviette humide pour nettoyer les mains de son collègue. Quand il avait quelque chose en tête, rien ne pouvait le faire changer d’avis. Bien que son état de santé ne fût pas au top, il avait dit qu’il aiderait son collègue à nettoyer ses mains et tiendrait parole. Il serra délicatement les doigts de Castiel tandis qu’il passait la serviette sur les blessures. Le sang séché avait l’avantage de partir assez rapidement. Les égratignures cachées sous ces traces n’étaient pas très grave. Il n’y avait pas besoin d’appliquer de pansements ou de bandages. D’ici quelques jours, il ne restera plus rien. Plus tôt, il avait fait mention d’usage de la violence lorsque c’était nécessaire. Avait-il pour habitude de faire l’usage de ses poings pour que ses mains soient si résistantes ? Concentré sur son travail, le blondinet essayait de ne pas y penser. Il avait en horreur la violence mais savait très bien que parfois il n’y avait pas le choix. Lui qui avait dû tuer un homme lors d’une de ses missions était très bien placé pour savoir à quel point on pouvait regretter un acte auquel il n’y avait pas d’autre alternative. Le jour où il avait ôté la vie à cet innocent, il avait décidé de continuer de vivre. Il avait été égoïste et parfois le regrettait. Mais le blondinet ne voulait pas retomber dans ses pensées sombres, il voulait profiter du temps qu’il avait maintenant avec Castiel, peu importe ce qu’il se passerait.

Willi avait terminé, adressant un sourire à son collègue qui se leva du lit. La distance entre les deux hommes était minime et le cœur du blondinet battait beaucoup trop vite. Il peinait à parler, balbutiant quelques mots dans sa barbe. « Je … je tiens toujours mes paroles … » Les deux sbires se regardaient droit dans les yeux et le blondinet avait succombé. Il ne savait pas expliquer pourquoi, mais il y avait quelque chose chez cet homme qui le rendait attirant. Un charme auquel il ne pouvait pas résister. Quelque chose en lui ne lui rappelait sans cesse Victoire. Il fallait beaucoup d’autocontrôle au blondinet pour ne pas sauter sur son collègue. Et quand ses doigts commencèrent à effleurer son torse un frisson le parcouru tout le long de son corps. Willi avait changé d’avis, il voulait que Castiel s’occupe de lui mais pas forcément comme il l’entendait. Et quand il s’écarta, ce fut pour la plus grande peine du blondinet qui en profita pour prendre discrètement une grande inspiration. Machinalement, il avait complètement arrêté de respirer à cause de la proximité entre eux. Il accepta l’aide de son collègue et se laissa faire. Il pencha la tête légèrement en arrière et ferma les yeux, laissant Castiel prendre soin de lui. Lorsqu’il lui demanda si ça ne piquait pas, le blondinet était incapable de répondre. Oui, ça piquait. Non, il ne voulait pas admettre qu’il souffrait le martyr. Il se contenta de humer négativement, espérant que l’autre Aqua tombe dans la supercherie. Willi était incapable de dire pourquoi il avait besoin de faire preuve de tant de fierté, pourquoi il ne voulait pas se montrer faible. Son corps n’était pas des plus musclés et cela l’avait complexé. On l’avait toujours considéré comme quelqu’un de faible car il n’avait pas de tours de bras impressionnants ou des pectoraux ultra développés. Au lieu de ça, il avait un corps svelte, un ventre plat légèrement dessiné qui laissait apercevoir discrètement quelques abdos, des pectoraux à peine développés et des bras fins mais dessinés. Il ne possédait pas une force monstrueuse mais suffisante. Castiel mettait beaucoup de délicatesse dans ses gestes et c’était pour le plus grand plaisir du blondinet. « On dirait que tu as fait ça toute ta vie ! » lançait Willi avec un large sourire accroché aux lèvres.

Une fois toutes les blessures nettoyées, Castiel proposait de passer une crème pour soulager la douleur après la douche. Douche dont le blondinet rêvait temps, mais apparemment il n’était pas le seul. Il n’avait même pas eu le temps de dire qu’il voulait prendre une douche que l’autre Aqua se dirigeait vers la salle de bain clamant qu’il avait mérité d’y aller le premier. L’air indigné, le blondinet restait bouche bée. « Mais … » Il ne trouvait même pas les mots. « Et moi qui pensait que mon statut de blessé me permettait d’être prioritaire … » Le ton de la plaisanterie était revenu entre les deux sbires, relâchant la tension passionnelle qu’il y avait. Tel un enfant en train de bouder, le blondinet s’assit sur le bord du lit le regard dans le vide. Il n’avait rien d’autre à faire que d’attendre que Castiel ait fini. Ce dernier avait laissé entrouvert la porte de la salle de bain, comme l’avait fait le blondinet lorsqu’il s’était débarbouillé le visage. Alors que l’eau commençait à couler, il demandait à Willi comment fonctionnait la team Aqua à Johto. Il n’arrivait pas à savoir si c’était par curiosité ou simplement pour faire la conversation, mais le blondinet s’en donna à cœur joie de répondre. « C’est très différent … On est rattaché à une entreprise multinationale. Je ne sais pas exactement ce qu’ils font, ils ont une grosse tour à Doublonville remplit de bureau. Il me semble que beaucoup d’avocats travaillent là-bas, ils doivent faire des contrats de commerce quelque chose du genre … » Willi marqua une pause réalisant qu’il n’avait vraiment aucune idée de ce qu’était l’entreprise qui les couvrait. « Enfin c’est qu’une façade pour cacher tous les trafics qui sont faits en parallèles. Et avec ça viennent la torture, la manipulation et autres petits plaisirs de la vie … » Le blondinet était désespéré. Il fallait le dire : il n’aimait pas sa vie. Mais ça, il n’était prêt à l’avouer à son collègue du jour. Peut-être plus tard dans la nuit, mais pas maintenant.

Impatient, le blondinet se releva. Il s’approcha de la porte car il voulait frapper pour presser Castiel. Mais lorsque ses doigts étaient prêts à cogner, il stoppa son geste. Il venait de réaliser qu’il avait une vue imprenable sur la douche, sur Castiel. Il en profita pour admirer quelques secondes l’homme qui était en train de se savonner, tournant le dos à la porte. Une nouvelle vague de chaleur envahit le blond qui avait de plus en plus de mal de résister ses pulsions. Il tourna le dos à l’ouverture de la porte et frappa. « T’as bientôt fini ? Moi aussi j’ai envie de prendre une douche … » Il retourna s’assoir sur le lit en attendant que l’autre Aqua sorte enfin de la salle de bain. Le blondinet en profita une nouvelle fois pour admirer le torse de son collègue puis se précipita en direction de la salle de bain. En passant près de Castiel, Willi en profita pour s’approcher près de lui et déposer son nez sur sa nuque. Il prit une grande inspiration avant de susurrer à son oreille « Tu sens trop bon … » Puis le blondinet se dirigea dans la salle de bain, sans un regard, laissant à son tour la porte entrouverte alors qu’il se déshabillait pour entrer dans la douche-baignoire.



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Roy Harrison

Roy Harrison
Sbire Aqua

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Lun 2 Déc 2019 - 10:15
La discussion suit son cours entre Honoré et toi. Tu as tenté de répondre le plus simplement possible à sa question sur le fonctionnement de la branche unysienne de la team Aqua. Et son retour t’intrigue quelque peu. Ce qui semble le déranger au sein de l’organisation, tout du moins dans sa région, sont les valeurs portées par la team Aqua et leurs méthodes de recrutement qui seraient basées sur la menace. La terreur favorise la soumission plutôt que la loyauté, et tu n’apprécies pas cela. Cela doit venir de ton esprit un peu trop libertaire, ou peut-être de ton sale caractère face à l’autorité, mais tu ne penses pas que ce soit une bonne chose, pas quand on cherche à agir pour arranger les choses, même s’il faut employer des moyens non légaux. Sauf qu’on ne vit pas dans un monde de bisounours, et tu en as conscience. Tu veux te battre pour le droit des Pokémon, pour qu’ils ne soient plus considérés comme de vulgaires armes, mais qu’en est-il des humains ? Certains ne sont rien de plus que de la chair à canon, qui agissent sous le poids de la contrainte. Newton en est un exemple à bord du Résilience, même si vous le traitez bien. Ses compétences font qu’il n’a, en général, pas à quitter le navire, et donc ne rien risquer. Tu as toujours considéré que les autres étaient là par choix, bien que tu sois incapable de l’assurer. « J’ai eu l’occasion de m’y confronter, et je suis bien mieux chez moi, pour ne pas te mentir. »

L’échange s’interrompt cependant lorsque Honoré sort de la salle de bain pour s’occuper de tes mains. Il est étonnamment doux et fait preuve d’une délicatesse qui t’arrache un sourire. Tu le regardes faire et te surprends à ne pas simplement le regarder. Tu détailles son visage, son torse, ses bras, ses mains. Tu ne sais pas pourquoi, tu ne sais pas ce que tu voudrais de plus, mais tu ne parviens pas à décrocher ton regard du corps du sbire Aqua sous tes yeux. Sans doute est-ce ce qui te pousse à laisser tes doigts choir sur ses pectoraux avant que tu ne te reprennes. Tu ne t’expliques pas ce geste et préfères t’éloigner d’Honoré, le temps de chercher de quoi désinfecter ses plaies. Cela permet à ton esprit de te libérer quelques secondes pour lui répondre. « Et c’est une chose que j’apprécie. » Tu reviens auprès de lui, tu passes la compresse imbibée de désinfectant sur le bord de ses lèvres, les observant peut-être un peu trop longtemps pour que cela reste purement innocent, avant de te préoccuper du reste de son visage puis de son corps. Lorsque tu demandes au blondin si le désinfectant pique, il se contente d’émettre un léger son de réprobation que tu supposes être un non. Mais tu te demandes s’il ne te ment pas, s’il ne veut pas l’admettre devant toi. C’est très certainement possible vu son attitude jusque-là. Cela t’amuse, d’une certaine manière, qu’il veuille se montrer si fort à tes yeux, comme s’il avait besoin de cela pour que tu t’en rendes compte. Tu décides cependant de passer outre. Surtout qu’un compliment tombe bien vite, coupant court à cette réflexion. « C’est que je ne fais pas ça pour tout le monde ! » Tu plaisantes pour t’éviter de rougir.

Dans la même lignée, tu annonces à Honoré que tu vas envahir sa douche avant même que lui puisse en profiter, ce qui ne manque pas de le faire râler. « Bah écoute, t’es éclopé, tu vas mettre du temps dans la salle de bain… Moi en cinq minutes c’est réglé. » Ce faux argument de la raison semble suffire à te donner ce droit que tu t’es accordé. Tu quittes bien vite tes vêtements, en profitant pour demander à l’autre Aqua comment s’organise la team dans sa région, à Johto. Sans même attendre la réponse, tu files sous la douche et allumes l’eau. Un long soupir de contentement t’échappe. Le blondin t’explique le côté bien plus structuré et machine à fric dans sa région, cela sent la recherche du profit à tout prix plus qu’à la défense d’une quelconque valeur, qu’à une lutte pour rendre ce monde meilleur, bien au contraire. Au ton de sa voix, il est évident qu’il désapprouve les actes perpétrés par l’organisation et tu le comprends. « Ça ne donne pas vraiment envie… Même pas du tout. Je suis content de me battre pour mes propres valeurs à Unys. » Tu ne tiens pas non plus à dénigrer ce qu’il fait, car tu te doutes que, pour être capable d’encaisser autant, il a dû en voir des vertes et des pas mûres et que la team Aqua – ou tout du moins la branche de sa région – n’a pas dû lui épargner grand-chose. Tu estimes cependant que ce n’est pas le moment pour tenter d’approfondir cela.

Frictionnant ton corps pour éliminer toute trace de ce qu’il a pu se produire dans le parc aquatique, tu réfléchis à tout ceci, à ce que tu fais ici. Les choses ont fini par prendre une tournure pour le moins surprenante ; sans compter tout ce qu’il se passe à chaque fois que tu te retrouves à proximité d’Honoré, tout ce trouble en toi que tu ne parviens pas à identifier. La première fois que cela s’est manifesté, c’était lorsqu’il t’a pris la main, en bas. Puis il y a eu ce moment de flottement lorsque tu t’es levé tout à l’heure, juste après qu’Honoré se soit occupé de tes mains. A ce moment précis, tu avais envie de… plus. Cela n’est pas normal. Tu n’es pas du genre à chercher plus, à vouloir plus. Alors pourquoi ? Qu’est-ce qui change ? Tu n’en sais rien, mais tu te refuses à la tentation qu’il représente. Tu as toujours évité cela, considérant que cela n’entraînerait que des problèmes. Si on ajoute le contexte dans lequel vous vous trouvez l’un comme l’autre, c’est une idée encore plus mauvaise. Et puis tu n’as aucune idée de ce qu’il en est pour le blondin, il serait bien trop risqué de tenter quoi que ce soit. Tu entends alors frapper à la porte, cela bien vite suivi de la voix d’Honoré. Ce dernier s’impatiente. Il doit estimer que tu mets trop de temps, ce qui peut être possible. « Je me rince et je sors. Promis je fais vite. » Tu décroches la pomme de douche et ôtes la mousse de sur ton corps. Tu te sens propre et cette sensation est sans doute l’une des plus agréables qui puisse exister. Tu coupes donc l’eau, tu as terminé. Tu attrapes donc une serviette de bain, celle que tu t’étais préparée, et t’essuies énergiquement, souhaitant faire au plus vite afin de libérer la salle de bain pour l’autre sbire. De haut en bas, jusqu’à nouer la serviette autour de ta taille et enfin sortir.

« Voilà, monsieur peut prendre sa douche ! » Tu passes la porte et rejoins Honoré dans la chambre. Ce dernier semble ne pas chercher plus loin et se dirige vers la pièce d’eau, tu avances donc pour lui laisser le passage libre. Sauf que juste après l’avoir croisé, tu perçois sa présence dans ton dos, presque contre toi. Tu t’arrêtes immédiatement et fermes les yeux, d’instinct. Tu sens alors le contact de sa peau sur ta nuque, puis son souffle, chaud. S’ajoute à cela sa voix, au creux de ton oreille, te murmurant un compliment sur ton odeur. Un frisson te traverse entier, et l’envie te saisit. Tu ne bouges cependant toujours pas, même si tu le sens s’éloigner, même si tu entends la porte être poussée. Et puis merde, il ne t’enverrait pas ce signal sans raison, et tu ne parviendras pas à résister à la tentation plus longtemps. Tu fais donc demi-tour et te décides à entrer dans la salle de bain. Le blondin est à ce moment en sous-vêtement – heureusement ? – mais tu ne t’en préoccupes pas. Tu te diriges vers lui et tes mains viennent délicatement s’apposer de chaque côté de ses hanches. Avec cet élan toujours aussi doux, tu fais reculer Honoré jusqu’au mur dans son dos. Tu plonges dans le bleu de ses yeux, il n’y a plus aucun doute sur ce que tu veux faire à ce moment précis. Tu t’approches de lui jusqu’à poser tes lèvres sur les siennes. Un simple baiser. Tu ne fais cependant pas durer, n’insistant pas. Tu finis même par rire en te détachant de lui. « C’est pas pour être méchant, mais prends ta douche, on pourra reprendre ça après. Enfin… si t’en as envie. » Un léger s’affiche sur ton visage, même si tu es bien moins en confiance que ce que tu laisses paraître. Il est sans doute temps de laisser Honoré prendre sa douche tranquillement, tu quittes donc la salle de bain, réajustant ta serviette qui commençait à se faire la malle.

Tirant la porte sur ton passage pour ne la laisser qu’entre-ouverte, tu prends place sur le lit. Tu te laisses tomber à la renverse, les pieds presque au sol, le reste du corps allongé. Ton esprit aurait dû t’assaillir de questions, à savoir si tu avais fait le bon choix, si ce n’était pas trop irréfléchi et autres doutes, mais ce n’est pas le cas. Tu ne parviens qu’à penser à Honoré, à son magnifique regard, à son corps, à cette douche qui devra passer pour savoir ce qu’il en est vraiment. Ce gars de Johto a su te faire chavirer, toi qui te croyais à l’abri de tout cela. Tu te retrouves là, à fixer le plafond en espérant le voir te rejoindre, et surtout au moins te rendre ce baiser. Il va falloir patienter, il n’y a pas d’autre choix possible. Prendre ton mal en patience ne va pas être simple avec ce feu qui te dévore de l’intérieur. Et pourtant, tu restes là, les yeux rivés sur le plafond de cette chambre. Sans cela, tu te serais endormi en une fraction de seconde, mais là… L’excitation prend le dessus.




Modération:
 


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Mister L

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C-GEAR
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Jeu 5 Déc 2019 - 18:05
[Mission] Both of you, OUT ! - Page 2 Lucano11POKEMON lance Bourdon sur Arbok ! (Random donne 48, 24 : pas de critique, pas d'effet)
(- 36 PV) Ce n'est pas très efficace !
PV de Arbok : 19/167
[Mission] Both of you, OUT ! - Page 2 24Arbok lance Séisme !
(- 72 PV) (Random donne 30 : pas de critique)
(- 67 PV) (Random donne 85 : pas de critique)
PV de Lucanon : 33/177
PV de Diamat : 42/176
[Mission] Both of you, OUT ! - Page 2 ZweilousDiamat lance Crocs Éclair sur Octillery ! (Random donne 24, 63 : l'attaque passe, pas de critique. Puis 26, 43 : aucun effet.)
(- 45 PV)
PV de Octillery : 23/187
[Mission] Both of you, OUT ! - Page 2 OctilleryOctillery lance Cradovague !
(- 58 PV) (Random donne 74, 86, 40 : pas de critique, aucun effet)
(- 54 PV) (Random donne 71, 45, 55 : pas de critique, aucun effet)
Lucanon est K.O
Diamat est K.O.
Arbok gagne 2 points d'expérience > lvl 46 (1/4)
Octillery gagne 2 points d'expérience > lvl 43 (2/4)


Félicitation, vous avez terminé votre mission !
Vous gagnez chacun 2 Total soin, ainsi que 500p$ (argent versé).

Que voulez-vous faire ?


[Mission] Both of you, OUT ! - Page 2 Ae5rm0Oh, vous savez, je ne suis pas du genre violent... Je suis MISTER L. Quand je le peux, j'évite, mais quand il le faut vraiment, combattre ne me pose aucun souci.

LA MODÉRATION RP, UN ART DE VIVRE.
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Willi Toyotomi

Willi Toyotomi
Modo & Sbire

C-GEAR
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Mer 11 Déc 2019 - 18:46
Le fonctionnement complètement différent de l’entité ne semblait pas choquer particulièrement Castiel. Etait-il au courant des agissements en dehors d’Unys de l’organisation à laquelle il appartenait ? Il disait déjà avoir eu affaire à ces comportements nocifs, et pourtant il semblait y être complètement indifférent. Finalement, le blondinet ne savait pas s’il pouvait rallier son collègue à sa cause. Prendre soins des blessures de son collègue lui permettait de penser à autre chose, de faire le vide dans sa tête. Lorsqu’il était concentré sur cette tâche, il ne pensait à rien d’autre que d’enlever entièrement les taches de sang séché sur ses phalanges. Castiel avait apprécié et ne se cacha pas de le dire, et de le montrer en prenant en charge les blessures de Willi en retour. Malgré le ton de la plaisanterie, ce dernier était à la fois honoré et gêné de savoir qu’il faisait partie des élus pour qui son collègue prenait le temps de s’occuper de lui. Et lorsqu’il s’éclipsa sous la douche prétextant que Willi prendrait plus de temps à cause de ses blessures, le jeune sbire n’avait pas d’autre choix que d’attendre. Il fournissait des explications plus détaillées sur le mode de fonctionnement à Johto, espérant capter l’attention de son collègue. Mais tout ce qu’il avait réussi à obtenir en retour était tout simplement que ça ne lui faisait pas envie. Qui pouvait rêver de travailler pour une organisation malfrate ? Offusqué, le blondinet ne savait même pas quoi répondre. Il avait complètement abandonné l’idée pour le moment de rallier son collègue à sa cause. Peut-être que l’heure tardive et la fatigue n’aidaient pas, mais il ne semblait pas réussir à toucher les points sensibles de Castiel. Il se complaisait dans son combat pour Unys où tout semblait être rose.

Willi avait enfin pu prendre place dans la salle de bain. S’il ne réussissait pas à obtenir de son collègue qu’il le rejoigne dans son combat, il espérait en obtenir autre chose. Il n’avait pas fait tout ça pour rien. Et pourtant, lorsque Castiel entra dans la pièce alors que Willi était en train de retirer ses vêtements, il ne cacha pas sa surprise. Il le regardait avec des yeux ronds tandis que Castiel le poussait doucement contre le mur sur lequel le blondinet vint se plaquer. Toujours dans un geste en douceur, leurs lèvres se rencontraient. Malgré sa blessure, le blondinet ne ressentait aucune douleur. Le plaisir prenait le dessus, et lorsque Castiel se retira, il était beaucoup trop tôt à son goût. Il le regarda sortir de la salle de bain sans dire un mot. Une seule chose raisonnera dans sa tête pendant le temps de sa douche : on pourra reprendre après. Willi ne savait pas s’expliquer ce qu’il ressentait pour cet homme. Une alchimie naturelle, sa façon de se comporter, sa façon de penser, son physique … Un tout. Le blondinet entra dans la douche et plutôt que de régler l’eau sur le chaud comme il en avait rêvé jusqu’à maintenant, il prit une douche froide. Il avait besoin de reprendre ses esprits, de revenir à lui. Il ne voulait pas se laisser emporter par un désir qu’il ne contrôlait pas. Il laissa couler l’eau glacée sur son corps et se perdit dans ses pensées.

Un visage lui venait immédiatement à l’esprit et c’était celui de Victoire. Hormis le physique, tout chez Castiel lui rappelait la jeune femme. Cette dualité permanente entre délicatesse et violence, cette façon d’agir et de prendre les choses en main. Willi ne pouvait pas nier le fait qu’il était attiré par la jeune femme, mais également par Castiel. Il ne savait plus où donner de la tête. Bien qu’il n’y avait rien de sérieux entre Victoire et lui, était-il prêt à risquer le tout pour un inconnu ? En valait-il vraiment la peine ? Il essayait de ne pas faire durer la douche trop longtemps, mais entre les douleurs et l’appréhension de ce qui l’attendait une fois qu’il sortirait, il ne réussissait pas. Il finit par prendre une grande inspiration pour se donner le courage de sortir de la douche. Après une bonne dizaine de minutes passées sous l’eau, il attrapa sa serviette afin de se sécher rapidement puis l’accrocha autour de sa taille. Il ouvrit timidement la porte de la pièce que Castiel n’avait pas complètement fermée. Ce dernier était allongé sur le lit, immobile. L’espace d’un instant, Willi se demandait si son collègue s’était endormi. Il espérait que oui car ça aurait facilité la décision qu’il devait prendre, mais en s’approchant doucement il vit que ses yeux étaient grands ouverts et fixaient le plafond. Le cœur du blondinet fit un bond dans sa poitrine si fort que c’en était presque douloureux. Il avançait d’un pas incertain en direction de son collègue. Sa décision était prise, mais il ne savait pas encore s’il l’assumerait jusqu’au bout.

Un sourire timide au bord des lèvres, Willi s’assit près du visage de Castiel. Il plongea son regard dans le sien et l’observa silencieusement pendant quelques secondes, avant de poser sa main sur la joue du brun. Puis, fermant les yeux, il se pencha jusqu’à toucher délicatement ses lèvres contre les siennes. Ce qui commença par un léger baiser timide se transforma en long baiser langoureux, durant lequel Willi laissa glisser doucement sa main le long du bras de Castiel, jusqu’à glisser ses doigts dans les siens. Il se redressa avant de s’allonger aux côtés de son collègue. Son bras qui tenait la main avec force était posé sur le corps du brun et Willi cala sa tête dans son cou. Il ferma les yeux un instant, ne pensant à rien. Victoire avait complètement disparu de son esprit. Il se sentait tout simplement bien, en sécurité, blotti contre le corps de cet homme qui quelques heures plus tôt était encore un inconnu. Il dégageait quelque chose d’inexplicable qui faisait que le blondinet s’était complètement laissé charmer. Les événements de la soirée n’y étaient probablement pas pour rien, ce n’était pas tous les jours que quelqu’un sauvait sa vie.

Le contact humain et la chaleur que dégageait le corps de Castiel étaient des sensations qu’il n’avait pas connu depuis longtemps. Il voulait profiter au maximum de ce moment de tendresse et de répit qui se faisaient rare. « Est-ce qu’on peut dormir comme ça ? » Dans un souffle à peine audible, Willi avait enfin parlé. La fatigue commençait à prendre le dessus et il n’avait plus la force de bouger. Il déposa un dernier baiser dans le cou de Castiel en attendant sa réponse. Il ne savait pas dans quoi il s’engageait et n’avait pas envie d’en discuter pour le moment. Il espérait que la nuit leur porte conseil et que tout serait plus clair au réveil. Il ne voulait que profiter d’un moment d’intimité et déterminer la suite des événements plus tard. Si Castiel décidait de s’éclipser dans la matinée sans même dire au revoir, le blondinet ne se vexerait pas. S’il décidait de rester, il ne savait encore pas ce qu’il serait en mesure de lui proposer.


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Roy Harrison

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Région : Unys
Sam 14 Déc 2019 - 5:02
Tu entends l’eau de la douche couler, mais ce n’est qu’un bruit de fond. Tu t’es perdu à fixer ce plafond et la peur de réfléchir à quelque chose de trop profond ou trop sérieux te pousse à prendre la tangente, à vider ton esprit. Cela semble un étrange moment pour méditer, surtout que c’est plus de ton genre de faire cela en tant que Roy, et non en tant que Castiel. Mais là, qui tu prétends être n’a aucune importance dans ce qui peut se jouer là. Sauf que tu n’as rien envie de jouer, tu refuses de te prendre la tête. C’est tout. Il suffit de laisser les choses venir à toi, de lâcher prise, d’accepter de ne pas avoir le contrôle. Ce n’est pas une chose évidente pour toi, tu le sais pertinemment, mais il va bien falloir. Et tout commence par un travail de respiration et de concentration. Simplement mettre le focus sur son souffle, sur ta cage thoracique qui se remplit d’air puis se vide. Faire abstraction du reste, de tout le reste. Plus de pensées, uniquement ton corps qui inspire puis expire, de ton cœur qui bat à nouveau régulièrement. Tu te sens de plus en plus léger, c’est étrange, car c’est à chaque fois cette sensation que tu retrouves. Un peu comme si toutes les tensions et réflexions exerçaient un réel poids sur toi.

Tu n’es cependant pas suffisamment naïf pour ignorer que tu ne médites pas simplement pour faire passer le temps en attendant qu’Honoré sorte de la douche. Cela ne s’arrête pas non plus au fait de ne pas vouloir trop intellectualiser ce qu’il se passe en ce moment, ce serait bien plus simple. Ce que tu n’assumes absolument pas, c’est le fait que cette situation est parfaitement inédite pour toi, et que tu n’as aucune idée de comment les choses vont pouvoir se passer. Tu as déjà du mal à comprendre comment tu as pu en arriver là. Ce sont les lois de l’attraction, des lois qui t’échappent, te dépassent et surtout sont hors de ton contrôle. Honoré te plaît, il t’attire, sans que tu ne saches pourquoi. Tu trouves d’ailleurs très frustrant de ne pas avoir de raison précise à cela, de justification. C’est comme ça. Et c’est à partir de là que tu dois te laisser porter par le courant. Voilà pourquoi tu continues ton exercice de respiration, parce qu’au moment où tu arrêtes, tu repenses à lui et à ce qu’il provoque en toi. Allez, vide une nouvelle fois tes poumons et ta tête. Tu t’apprêtes à fermer les yeux, pour retrouver enfin un semblant de quiétude. Sauf qu’à ce moment précis, tu entends l’eau de la douche se couper. Tu fronces les sourcils, réalisant ce que cela signifie. De toute façon, tu ne peux rien faire d’autre qu’attendre de voir comment les choses se passent avec Honoré. Alors tu croises les bras sur ton torse, les yeux toujours rivés sur le plafond, laissant au blondinet le temps d’arriver dans ton champ de vision.

C’est finalement ce qu’il se produit. Le problème, c’est que tu n’oses pas regarder dans sa direction. Tu sens ton sang battre de plus en plus fort dans tes tempes, jusqu’à ce que tu sentes le matelas légèrement s’affaisser. Tu sens la présence d’Honoré juste à côté de toi, tu le perçois même vaguement dans ton champ de vision. Mais tu ne portes toujours pas le regard sur lui, tentant du mieux que tu peux de reprendre le contrôle sur ton cœur qui s’affole. Un contact se fait alors sentir sur ta joue, la main du blondin. Sans que tu ne saches l’expliquer, cela t’apaise aussitôt. Tu tournes finalement la tête vers lui et le bref échange visuel entre vous te fait comprendre que tu n’as pas à t’inquiéter, de rien. Et finalement, Honoré vient se pencher sur toi, pour t’embrasser. Au début, il s’agit simplement de ses lèvres apposées sur les tiennes avant de prendre une intensité tout autre. Tu prends pleinement part à ce baiser, il n’y a plus de doute possible sur ce qu’il se passe entre vous. Il place sa main dans la tienne, et tu refermes tes doigts dessus. Le blond finit cependant par se redresser, à ton grand désarroi, mais tu lui pardonnes bien vite lorsque tu comprends que c’est pour venir s’allonger contre toi. Un sourire satisfait s’affiche sur ton visage. Vous êtes là, dans ce lit, l’un contre l’autre. C’est agréable, apaisant, rassurant. La douceur de ce moment contraste tant avec la violence des moments passés. Vous en avez tous deux besoin, tout du moins est-ce l’impression que tu as.

Honoré installe sa tête dans le creux de ton cou tandis que ton bras vient se glisser le long de son dos. Tu inclines la tête de sorte à placer ton menton sur son front. « Est-ce qu’on peut dormir comme ça ? » Ce murmure ne fait qu’élargir ton sourire. Il ne doit pas se rendre compte à quel point sa demande est adorable. Tu sens bien qu’il est épuisé, c’est déjà impressionnant qu’il ait tenu jusque-là. Ses lèvres viennent se poser dans ton cou, t’arrachant un frisson d’aise. « Je crois que j’attendais que tu me le demandes. » A ton tour de déposer un baiser sur son front pour confirmer ton propos. Après tout, ce geste tendre n’est que la réponse au sien juste avant. « Mais attends deux secondes. » Tu te redresses, vous forçant malheureusement à sortir de votre position plus que confortable. C’est juste que tu veux attraper la couette aux pieds du lit pour la remonter sur vous avant de te remettre à ta place, et de laisser Honoré faire de même contre toi. Tu n’es pas un habitué de cette sensation, d’avoir un autre corps auprès du tien, pourtant c’est agréable, étrangement agréable. Tu te demandes si c’est une généralité d’apprécier une telle présence, une telle intimité, ou si c’est spécifique à cet homme à tes côtés. Tu n’en sais rien et qu’importe, tu es bien trop fatigué pour avoir une réflexion correcte. Tu tends ton bras afin d’atteindre l’interrupteur et d’éteindre la lumière. Le sommeil te trouvera sans difficulté, il te gagne déjà. Avec Honoré juste là, tu ne peux que bien dormir.



Tu émerges lentement, tu te sens bien. Allongé sur le flanc, tu te rapproches cette source de chaleur si agréable. Pour cela tu resserres ton étreinte, rapprochant ton corps et ton visage d’Honoré. Tu cales ton visage dans sa nuque, ton torse contre son dos. Ton bras est passé sous le sien et il tient ta main. Lui dort encore à poings fermés, ce qui n’est pas étonnant au vu de ce qu’il s’est passé hier. Tu te décides donc à profiter encore quelques minutes de cette proximité. Après tout, tu l’as bien mérité. Ce gars, cet Honoré, il est bien différent de tous ceux que tu as pu rencontrer au sein de la team Aqua. Il sait faire preuve de sensibilité et d’empathie, il utilise la violence de manière mesurée mais il semble y avoir autre chose. Des intérêts dissonants avec ceux de votre organisation, comme s’il ne partageait pas la même vision, comme s’il était en désaccord avec ce qui lui est imposé. Enfin, en dehors de cette mission. Il est entouré de ce voile de mystère qui t’intrigue mais, pour l’instant, tu t’en fiches. Tu te contentes simplement d’apprécier l’odeur et la douceur de sa peau. C’est tout ce dont tu as envie à l’heure actuelle.

Il va cependant falloir te tirer du lit, à contrecœur. Tu n’as pas le choix. Et ta seule préoccupation, c’est de ne pas réveiller Honoré. Tu essaies d’extraire ton bras de la prise de blondin le plus délicatement possible, te contorsionnant pour faire glisser ta main hors de la sienne sans trop le faire bouger. Puis, une fois cela fait, il faut encore que tu te décolles de lui. C’est une question de lenteur, tu y vas progressivement pour que son corps s’habitue à l’absence de contact, pour que ça ne se fasse pas brusquement et qu’il puisse s’en rendre compte. Tu parviens enfin à quitter la couette et le lit. Tu attrapes ton téléphone portable que tu avais posé sur la table de chevet de ton côté et regardes l’heure. Sans doute as-tu trop l’habitude de te réveiller à l’aurore, car le jour se lève à peine. Des informations qui t’ont été données, tu as cinq heures pour rallier Yantreizh, et ce n’est qu’une fois là-bas que tu auras la suite des informations. Tu réalises en te levant que la serviette à l’origine autour de ta taille n’est plus. Elle doit être quelque part dans le lit, sans doute qu’elle a glissé durant la nuit. Bon, soit. De toute façon, personne n’est là pour te voir. Tu te diriges donc vers la salle de bain, sans te soucier outre mesure du reste, juste de ne pas faire de bruit. Une fois devant l’évier, tu te passes un peu d’eau sur le visage. La prochaine étape est de rassembler tes vêtements pour te rhabiller et quitter la chambre.

Pourtant, un bruit t’arrête. Une respiration peut-être plus forte que précédemment, ou l’inverse, tu ne saurais pas vraiment dire, juste qu’il y a eu un changement. Cela doit vouloir dire qu’Honoré se réveille. Un doute te saisit alors. As-tu vraiment envie de partir comme un voleur en ne laissant rien de plus qu’une note en guise d’au revoir ? La réponse est évidente : non. Pour une fois, qu’ils aillent se faire voir, sur le Résilience. Il n’y a pas d’urgence à ce que tu reviennes à Unys. Tu agis donc en conséquence. Sur la pointe des pieds, tu reviens dans la chambre et te saisis de ton portable. Un simple message, concis et surtout efficace. « Problème avec l’un des Pokémon. Mission non compromise. Rentrerai par mes propres moyens. » Il s’agit là d’un prétexte bidon, d’un mensonge que tu auras tout le temps d’élaborer plus tard. Pour l’instant, tu préfères de très loin reprendre place dans le lit et ne plus réfléchir à ça. Tu te faufiles donc sous la couette, en faisant toujours de ton mieux pour rester discret. Glissant jusqu’à Honoré, tu reviens contre lui, te positionnant de la même manière que lorsque tu t’es réveillé. Ton bras vient juste au-dessus de ses hanches, se poser sur le bas du ventre du blond. Tu retrouves avec grand plaisir la chaleur de cette alcôve et surtout du corps d’Honoré. Ce petit mensonge vaut largement le coup, rien que pour cela.

Et voilà qu’Honoré bouge un peu, il n’y a plus de doute possible sur le fait qu’il se réveille. Tu as bien fait de rester pour assister à cela. Alors, pour l’aider à émerger en douceur, tu fais faire des va-et-vient à ton pouce, caressant son ventre, passant et revenant par-dessus son nombril. Tu en profites pour prendre appui sur ton coude, histoire de te hisser un peu plus haut et surtout de pouvoir scruter le visage du blondin. Sa mâchoire a en grande partie désenflé et, hormis l’œil au beurre noir et autres contusions, il a quasiment récupéré son apparence d’origine, ce visage fin, cette gueule d’ange que tu trouves si belle. Il commence à ouvrir les yeux, dont tu redécouvres le bleu perçant, avec une expression que tu ne peux t’empêcher de trouver adorable. « Bonjour. » Tu te contentes de ce seul et unique mot susurré à son oreille avant de venir déposer quelques baisers sur son épaule. Autant ne pas trop en faire non plus et le laisser se réveiller à son rythme. Sans doute que, comme toi, il lui faudra un petit temps pour prendre en compte toutes ces informations, rattachées aux souvenirs de la veille. Tout ce que tu veux, toi, c’est préserver encore cette sphère intime entre vous, de faire durer ce moment de tendresse. C’est bien trop rare et précieux dans votre univers. Le temps n’est pas encore venu pour toi de réfléchir à après. Tu espères simplement qu’Honoré soit d’humeur câline ce matin, au moins autant que tu l’es toi.


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Willi Toyotomi

Willi Toyotomi
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Jeu 19 Déc 2019 - 18:19
Tout se passait merveilleusement bien. Peut-être même trop bien. Castiel était réceptif au manque d’affection de Willi et allait dans son sens. Tout cela cachait forcément quelque chose de mauvais, ce n’était pas possible autrement. Mais le blondinet était bien trop fatigué et son cerveau aussi. Il se laissait paisiblement aller au sommeil, blotti contre le corps du grand brun. Ce dernier accepta la proposition de dormir, déposant tendrement un baiser sur le front de Willi qui affichait un large sourire qui se transforma en grognement quand Castiel bougea pour attraper la couverture. Sans même ouvrir les yeux, le blondinet se plaça contre son collègue, dans le creux de son corps qui épousait le sien. Sans un mot de plus, il sombra dans un sommeil lourd. Ce n’est que plusieurs heures plus tard qu’il commença à émerger, dans l’exacte même position que laquelle il s’était endormi. La seule différence était la main de Castiel qui caressait doucement le bas de son ventre. Il n’y avait pas à dire, c’était très loin d’être un réveil désagréable ! Le simple fait que le brun ne s’était pas fait la malle pendant que Willi dormait suffisait à le rendre heureux.

En ouvrant les yeux, Willi eut la surprise de trouver le visage de Castiel au-dessus du sien. Il le regardait avec un air béat lorsqu’il lui disait un bonjour qui faisait plaisir à entendre. Le blondinet décrocha un large sourire et répondait d’un timide « Bonjour » alors qu’il succombait aux baisers sur ses épaules. Il gigotait sous les chatouilles que lui procurait le contact des lèvres de Castiel sur sa peau. Il décida de se retourner pour faire face au brun et plongea son regard droit dans ses yeux. Le vrai Willi commençait à refaire surface et à analyser les moindres faits et gestes de quiconque se trouvait face à lui. Castiel semblait sincère et cela le perturbait. Le blondinet pensait qu’il se réveillerait seul, avec un mot sur l’oreiller disant que Castiel avait dû s’éclipser plus tôt. Mais non, il était toujours ici, toujours à démontrer de l’affection pour lui, à le regarder avec des yeux tendres. Cette sincérité avait quelque chose de troublant. Le rouge monta rapidement aux joues du blondinet qui s’empressa d’embrasser Castiel. Il entrelaça ses jambes avec elles du brun et se colla le plus possible à lui. Il voulait profiter au maximum de ce contact physique qui s’offrait à lui.

Après un long baiser, Willi posa sa tête sur l’oreiller et se surprit à regarder tendrement Castiel. « Tu as faim ? Je vais appeler le room-service, j’ai une faim de Lougaroc ! » Willi s’appuya sur ses bras pour se redresser dans le lit. Il se pencha suggestivement par-dessus Castiel pour attraper le téléphone fixe qui était sur la table de nuit. « Bonjour, j’aimerais me faire livrer dans la chambre 707 deux petits-déjeuners. Pour le mien ce sera un café long, un jus d’orange, une omelette et un fromage blanc mueslis ... » Puis il se tourna en direction de Castiel. « Et toi, tu veux quoi ? » Une fois la commande terminée, Willi se laissa tomber lourdement sur son collègue et passa ses bras sous son dos, l’écrasant de tout son poids. Ce contact physique était tellement agréable. Il ne pouvait pas se contrôler, si d’un côté il voulait donner de l’espace à Castiel, d’un autre il en était complètement incapable car il avait besoin de ces gestes d’affection. Il se laissa glisser sur le côté pour reprendre la position cuillère dans laquelle ils s’étaient réveillés et ferma les yeux. « Bon c’est pas le meilleur hôtel du coin, mais on n’est pas si mal non ? » La présence du brun avait fortement aidé au confort de la nuit, il n’y avait aucun doute. Bien que le blondinet en avait conscience, il n’était pas encore prêt à se l’accepter.

Quelqu’un frappa à la porte et Willi s’empressa de quitter les bras de Castiel pour aller ouvrir. Il accrocha rapidement la serviette autour de sa taille et se leva hors du lit. Il entrouvrit la porte avant de l’ouvrir en plus grand lorsqu’il aperçut le chariot plein de nourriture. L’employé de l’hôtel semblait dévisager le blondinet à cause de son œil au beurre noir et ses hématomes sur tout le corps, et écarquilla des yeux lorsqu’il vit Castiel dans le lit derrière, pas plus vêtu que le jeune sbire. Willi fit signe à l’homme d’entrer dans la chambre, mais celui-ci poussa à peine le chariot à l’intérieur de la pièce avant de faire demi-tour et de partir. Un sourire jaune accroché aux lèvres, le blondinet le remercia avec ironie avant de se tourner vers Castiel. « A table !! » Enthousiaste, le blondinet avait hâte de commencer son repas. Il poussa le chariot et s’assit à côté du brun sur le bord du lit, le plus proche possible de lui. Il n’avait pas encore eut sa dose d’affection et de contact humain, il y avait bien trop longtemps qu’il n’en avait pas eu. Il s’empressa de prendre une première bouchée de son omelette avant de prendre conscience qu’il devait faire l’effort de ne pas manger trop rapidement. « Au fait, je ne t’ai même pas demandé si tu as bien dormi ? Tu t’es réveillé tôt non ? »

Le repas terminé et le ventre plein, le blondinet était satisfait. Tel un pot de colle, il entoura ses bras autour de Castiel et l’entraina avec lui dans sa chute sur le lit. Il ne cherchait même pas à savoir ce que le brun voulait, tout ce qui comptait c’était que lui obtienne ce qu’il voulait. Il déposa plusieurs baisers dans le cou de Castiel en même temps qu’il l’écrasait contre lui. « Je ne sais pas à quelle heure on doit rendre la chambre mais je veux rester le plus longtemps possible avec toi ici, dans ce lit … » Willi n’avait pas pour habitude d’être aussi honnête. A vrai dire, il se surprenait lui-même avec ces paroles. A peine avait-il fini de parler qu’il regrettait déjà de s’être autant exposé sur ses sentiments. Avec le métier de sbire, il avait appris à se construire un cœur de pierre, et sitôt il le quittait, il se sentait vulnérable. « Je n’ai pas reçu d’appel ou de message pour me donner des instructions sur la suite, c’est bizarre … C’est pas vraiment dans leur genre de me donner du repos ! » Willi ne put s’empêcher de rire. Il enchainait les journées de travail sans avoir le temps de se reposer. Bien trop souvent, il devait se contentait d’une sieste dans les transports. Il n’avait même pas pris la peine de regarder son téléphone. Il préférait vivre dans le déni et s’accorder un peu de repos, bien que la dernière fois ne fut pas un franc succès puisque Victoire lui était tombé sur le dos. Il espérait qu’elle n’entende jamais écho de ce qu’il était en train de se passer maintenant. Il ne voulait surtout pas la blesser.


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Roy Harrison

Roy Harrison
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Région : Unys
Mer 1 Jan 2020 - 2:23
Bien que tu apprécies fortement d’avoir pu retrouver ta place dans le lit auprès d’Honoré, une certaine inquiétude s’était immiscée en toi quant à sa réaction à son réveil. Une crainte irrépressible d’être rejeté par cette personne qui te fait te sentir si bien. Mais cela disparaît aussitôt que tu vois le sourire illuminer le visage du blondin. Il semble content de te voir encore là, te confortant d’autant plus dans ta décision de rester avec lui. Le sbire se tourne alors vers toi et, au regard qu’il te lance, semble tenter de te sonder. Sauf que tu ne t’en rends pas compte, tu es tellement pris par cette sensation de confort que tu trouves à ses côtés que rien n’autre ne transparaît. Tu remarques alors que des couleurs apparaissent sur ses joues, mais il a dû lui-même s’en rendre compte puisqu’il s’avance pour t’embrasser, pour se serrer contre toi. Tu n’as rien contre cela, bien au contraire. C’est juste que c’est une preuve supplémentaire qu’Honoré se refuse encore très clairement à se montrer sensible ou vulnérable, malgré ce moment entre vous. Tu le comprends, votre situation requiert cette méfiance, c’est une question de survie dans un tel milieu, mais tu aimerais lui faire comprendre que tu es digne de sa confiance, que tu n’es pas du genre à lui planter un couteau dans le dos ou te servir de lui. Tu es terriblement naïf en réalité. Et puis de toute façon, tu ne parviens pas à te concentrer bien longtemps sur autre chose que lui en ce moment. Forcément. Tu réponds à son baiser, toujours avec tendresse, tandis que ton bras passe dans le bas de son dos pour l’étreindre toujours plus contre toi.

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin. Honoré se détache légèrement de toi et te pose une question à laquelle tu ne t’attendais pas. C’est un peu… sans transition, mais qu’importe. Tu hausses les épaules, pas plus interloqué que ça. « Un peu, oui. » De toute façon, sa décision est déjà prise et il se redresse déjà pour attraper le téléphone qui se trouve sur la table de nuit de ton côté. Cela signifie qu’il est contraint à se pencher au-dessus de toi pour l’atteindre et appeler le room-service. Ainsi positionné, il t’offre l’occasion d’apprécier les lignes de son corps dans son entièreté. Un soupçon de malice traverse alors ton esprit, ce qui te pousse à vouloir le déconcentrer pendant qu’il tient le combiné et s’adresse au réceptionniste, simplement pour t’amuser. Ce n’est pas tant dans tes habitudes d’agir de manière puérile, mais quitte à te permettre certaines choses avec Honoré… C’est pourquoi tu déposes tes lèvres sur son torse, puis sur ses côtes, laissées à découvert. Tu écoutes vaguement ce qu’il dit, du coup. Et lorsqu’il te demande ce que tu veux, tu te retrouves bien dépourvu, sous lui, occupé à tout autre chose. « Et bien… La même chose mais sans l’omelette et avec du thé à la place du café. Vert si possible. » Il est bien plus simple de reprendre la commande du blondin en l’arrangeant à ta sauce plutôt que de réfléchir à un petit déjeuner plus spécifique, plus proche de tes petites habitudes de citadin dans une immense ville. Par contre, tu ne t’attendais pas à ce qu’une fois cela fait, Honoré s’écroule tout simplement sur toi. Après tout, tu l’as bien mérité, et cela te fait rire. Il te serre contre lui, une nouvelle fois. Tu ne parviens pas à savoir si le sbire cherche simplement de l’affection à travers toi, ou si c’est vraiment parce que c’est toi qu’il est à ce point demandeur de contact entre vous. Tu ne sais même pas ce qu’il en est pour toi, déjà, à ce niveau-là.

Vous reprenez alors la position dans laquelle vous avez dormi, sous l’impulsion du blondin. Tu le laisses se coller à toi, sentir son corps contre le tien dans les moindres détails. Tu passes ton bras sous le sien, laissant tes doigts suivre le contour subtil de ses pectoraux. Tu viens caler ton visage dans sa nuque, fermant les yeux. « Bon c’est pas le meilleur hôtel du coin, mais on n’est pas si mal non ? » Cela te surprend de l’entendre prononcer une telle phrase, mais tu acquiesces. « C’est sûr, on est même plus que bien comme ça. » Ce petit moment, comme un prolongement de votre nuit, dure quelques courtes minutes, ou tout du moins est-ce l’impression que tu en as, vu que tu n’as aucun repère temporel pour vraiment savoir. Mais cet instant de quiétude, de confort et de chaleur se voit interrompu lorsqu’on vient frapper à la porte. Honoré se lève immédiatement, tu le vois récupérer l’une de vos serviettes pour la nouer autour de sa taille. Tu en profites donc pour te redresser dans le lit, en te mettant en position assise, et surtout pour remonter le drap sur toi jusqu’à la taille, histoire d’avoir un minimum de décence. Le blondin ouvre la porte, ce qui te permet de découvrir que c’est le petit-déjeuner qui arrive, amené par un homme visiblement surpris. Entre les stigmates de votre mission sur le corps d’Honoré et ta présence dans son lit, tu peux le comprendre. Tu affiches un sourire compatissant et gêné à la fois. Cela n’a rien à voir avec ta nudité – les vestiaires à la piscine suffisent à savoir faire des compromis sur sa pudeur – ni avec le fait que tu sois avec un autre homme, c’est simplement que les apparences doivent indiquer qu’il se passe bien plus entre vous que ce qu’il n’est en réalité. Non pas que ce ne soit pas une perspective intéressante, mais simplement que vous n’en avez ni l’un ni l’autre envie actuellement. Alors lorsque le sbire invite le garçon d’étage à entrer, ce dernier prend ses jambes à son cou. Honoré semble s’amuser de la situation, ce qui t’arrache un sourire. Le blondin rapproche le chariot vers le lit et, dans un même temps, tu t’installes sur le bord du lit, tentant tant bien que mal de conserver un morceau du drap sur toi. Tu passes la main derrière ta tête, l’arrivée du petit-déjeuner signifie que tu dois émerger, d’autant plus face à l’énergie dont dispose ton vis-à-vis. Impossible de ne pas t’étirer sans un grognement, et Honoré en profite pour venir s’asseoir tout près de toi. Vient alors une question et même deux, mais il te faut un peu de temps. Tu prends tout de même une gorgée de ton verre de jus d’orange avant de répondre. « Honnêtement, ça fait longtemps que je n’avais pas aussi bien dormi. » Tu es sérieux lorsque tu dis cela, votre nuit aura été courte, mais étrangement reposante et réparatrice, il semble logique de supposer que cela est dû à la présence d’Honoré à tes côtés. « Et j’ai dû me réveiller un quart d’heure avant toi, j’ai commencé à récupérer mes affaires pour partir et puis… je sais pas. Je t’ai vu endormi dans le lit, je n’ai pas pu partir. J’espère que ça ne me retombera pas trop sur le coin du nez lorsque je rentrerai. » Cela a été plus fort que toi, tu ne voulais rien d’autre que de retrouver Honoré pour encore quelques instants, quitte à prendre des risques.

L’en-cas passé, tu n’as pas longtemps à attendre avant que les bras du sbire ne viennent à nouveau t’encercler. Tu ne t’attendais cependant pas à ce qu’il te fasse basculer avec lui sur le lit. Surtout qu’une fois de nouveau allongés, le blondin resserre son étreinte, ajoutant à cela ses lèvres qui se posent à de multiples reprises dans ton cou. « Je ne sais pas à quelle heure on doit rendre la chambre mais je veux rester le plus longtemps possible avec toi ici, dans ce lit… » Tu ne sais pas quoi répondre à cela, tu ne trouves pas les mots. Ton corps prend alors le relais. Tu embrasses Honoré, longuement, tendrement, langoureusement. Voilà ta réponse, voilà ta manière de lui faire comprendre que c’est un sentiment réciproque. Tu souhaites te délecter de chacune des secondes que tu passeras avec lui. Il mentionne alors le fait qu’on ne l’ait pas contacté pour la suite des événements, comme s’il souhaitait changer de sujet. Tu essaies de passer outre, même si sa dernière remarque te fait une nouvelle fois sous-entendre qu’il se fait tout bonnement utiliser par la team Aqua, sans considération pour sa personne. Tu plonges alors ton regard dans le sien. « Je me demande comment un gars comme toi a pu se retrouver ici, dans une organisation qui utilise humains comme Pokémon, les broie puis les jette… » Cette réflexion t’a échappé, n’étant pas destinée à être formulée à voix haute. Tu te sens obligé de justifier ce que tu viens de dire, de faire comprendre au sbire que tu ne lui posais pas vraiment la question. « C’est que tu n’es pas violent, tu fais preuve d’empathie, et ce sont des choses qui ne se feignent pas. Et puis… tu es si gentil avec moi… » Tu hésites à poursuivre, n’étant pas sûr que t’exposer soit la meilleure chose à faire. Comment lui prouver qu’il peut te faire confiance et véritablement se laisser aller si tu ne le fais pas toi-même ? « Je sais que ça ne devrait pas être le cas, que je ne devrais pas, mais je me sens en sécurité avec toi, en plus de me sentir bien. » Tu baisses les yeux et sens les couleurs monter sur tes joues. C’est pourquoi tu viens enfouir ta tête sur le torse d’Honoré, y déposant un baiser à la volée, pour éviter qu’il ne te voie aussi embarrassé. Tu en profites pour te blottir contre lui. Ce dont tu as besoin, c’est d’avoir ses bras qui t’encerclent, et quelques mots que tu n’auras probablement pas. Tu ne te fais pas trop d’illusions là-dessus.

Chassant ces pensées qui te font angoisser alors que tu aspires à l’exact opposé, tu cherches le réconfort auprès de cette sensation physique de découverte du corps d’Honoré. Tu laisses doucement ta main glisser le long de son dos, puis dans le creux de ses reins, puis possiblement un peu plus bas encore. Tu t’arrêtes lorsque tes doigts sentent la serviette de bain toujours présente à sa taille. Tu l’avais complètement oubliée et tu dois reconnaître que tu préfères largement le contact de la peau du blondin à celui de ce bout de tissu. C’est pourquoi tu défais à la hâte cette serviette et la jettes un peu plus loin sur le lit. Tu peux alors retrouver pleinement Honoré, abandonnant tes mains à quelques douces caresses. Cela apaise le doute qui t’assaille toujours plus, comme s’il y avait une connexion entre votre deux corps, une sorte d’alchimie entre vous qui te fait sentir en sécurité avec lui. Sans doute es-tu le seul de vous deux à ressentir les choses de cette manière. Après avoir relevé la tête et déposé un baiser du bout des lèvres sur le bord de sa mâchoire, tu décides de te retourner et de présenter ton dos à Honoré, le tout sans un mot. Tu viens te plaquer contre lui, inversant vos places. Tu fermes les yeux et ne peux te retenir de lâcher un long soupir. Ton intervention précédente te laisse quelque peu chafouin et tu agis de la sorte pour masquer le fait que tu ne sais pas comment réagir à ce que tu viens de dire. Il est plus raisonnable de se taire, plutôt que d’en rajouter une couche. Autant se contenter de profiter de l’instant puisque vous le pouvez, non ? Si Honoré souhaite te dire quelque chose, te répondre, il le fera.


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Willi Toyotomi

Willi Toyotomi
Modo & Sbire

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Dim 5 Jan 2020 - 16:36
Nombreuses sont les personnes qui pensent qu’on apprend beaucoup sur les autres en observant leurs habitudes alimentaires. Willi faisait partie de ces personnes et espéraient pouvoir en apprendre plus sur le caractère de Castiel grâce à son petit-déjeuner, mais il fut rapidement déçu lorsqu’il ordonna la même chose, l’omelette en moins. Il troqua le café pour un thé vert, sûrement un adepte d’un réveil plus en douceur. Le blondinet était plutôt du genre matinal et il fallait que ça bouge dès le réveil. Le café était la meilleure option pour se donner un bon coup de peps et être au maximum de sa forme. Au moins, la position suggestive avait fonctionné puisque le brun s’était laissé aller à déposer des baisers sur le corps du blondinet, et ce serait se mentir s’il n’avouait pas que c’était ce qu’il voulait. Le jeune sbire aimait se faire désirer. Que ce soit en public ou dans un cadre plus privé, il aimait que l’attention soit portée sur lui et qu’on l’envie, tout en gardant ce côté inatteignable. Il jouait à un jeu qui pouvait rapidement se retourner contre lui, mais il avait le goût du risque.

L’heure du petit-déjeuner avait sonnée et Willi regorgeait d’énergie, beaucoup plus que Castiel qui donnait l’impression d’avoir voulu rester plus longtemps au lit. Pourtant, il disait avoir passé une bonne nuit. L’Aqua ne savait pas s’il devait le prendre comme un compliment. Il ne pouvait pas nier que le fait d’avoir dormi accompagné avait contribué la paisibilité de sa nuit, mais la fatigue de la mission n’y était pas pour rien non plus. Il se contenta de sourire alors que le brun confessait avoir commencé à préparer ses affaires pour partir avant de changer d’avis et rester auprès de lui. Le rouge montait aux joues de Willi qui s’empressait de s’empiffrer de son omelette pour tenter de cacher ses émotions. Et le voilà qui était pris dans son propre jeu de séduction. Il voulait plaire, être le centre de l’attention, mais pourtant il n’acceptait pas lorsque c’était le cas et qu’on lui disait ouvertement. Il n’était pas prêt à s’ouvrir de la sorte à quelqu’un qu’il considérait toujours comme un inconnu. Il n’était même pas prêt pour s’ouvrir à des personnes comme Victoire qu’il côtoyait depuis suffisamment longtemps pour être normalement capable de dire qu’il tenait à elle. « J’espère ne pas être la cause de tes ennuis … Je m'attendais à ce que tu sois parti quand je me réveille ce matin, mais quitte à être honnête ça me fait plaisir que tu sois resté ! » Ça tuait Willi de l’admettre, mais il devait bien le reconnaître : se réveiller aux côtés de Castiel avait été une agréable surprise. Il posa délicatement sa main gauche sur une des jambes de son collègue tandis qu’il terminait tranquillement son repas à l’aide de son autre main. Le blondinet ne devait pas s’habituer à cette sérénité et ce moment de douceur. Ce n’était pas sa vie, ce n’était pas comme ça qu’il était voué à passer ses journées. Ce n’était qu’une petite pause dans sa vie de sbire.

Les gestes à la fois tendres et langoureux continuaient après le repas. Willi essayait de s’ouvrir plus, faisant comprendre à Castiel qu’il appréciait de partager ces moments avec lui, qu’il appréciait sa présence ici. Le sentiment semblait partagé par son collègue Aqua. Mais ses paroles refroidirent immédiatement le blondinet, ce n’était pas vraiment le genre d’aveux qu’il attendait. D’où se permettait-il de le juger ? Ils ne se connaissaient à peine et le brun se laissait déjà aller à des tournures d’un gars comme toi. Willi ne pouvait pas lui donner tort, mais il n’aimait pas être jugé. Il n’avait pas choisi cette vie et faisait de son mieux pour s’en sortir, ce n’était pas pour qu’on le remette en question. Castiel était-il assez fou pour penser que des gens choisissaient de travailler pour une organisation qui avait si peu de considération pour ses sbires ? A Unys les choses étaient complètement différentes, c’était possible de rejoindre les Aqua pour défendre ses propres idéaux. A Johto, les seules choses qui comptaient étaient l’argent et le pouvoir. N’importe qui pouvait se faire enrôler dans ce genre d’organisation malfrate, les recruteurs savaient toujours cibler leurs futures victimes et leur vendre du rêve. Et ensuite ce n’était plus qu’un marche ou crève ; soit les personnes étaient suffisamment intelligentes pour toujours aller dans le sens de leurs supérieurs et survivre, soit elles étaient lâchement abandonnées dans la nature complètement détruites psychologiquement et parfois physiquement. Le blondinet en avait fait les frais. Il avait été une première fois jeté hors de l’organisation, démuni de tous ses pokémons mais surtout sans aucun projet de vie. Comme tous, il avait dédié sa vie aux Aqua, et à la moindre erreur on l’avait jeté sans la moindre considération. Il n’avait pas choisi de se retrouver chez les Aqua, mais eux l’avaient choisi. « Si ça peut te rassurer, je me sens en sécurité avec toi aussi. Je ne sais pas l’expliquer, c’est comme ça et je ne sais pas si j’ai envie de chercher plus loin pourquoi. » Le blondinet s’était arrêté de parler. Il ne disait pas ça seulement pour faire plaisir à Castiel, mais parce que c'était la vérité. Et même si le jeune homme l'avait froissé, il ne pouvait pas nier qu'il y avait quelque chose d'inhabituel qui se dégageait de lui. Il observait le comportement de Castiel qui continuait avec ses gestes affectifs. Le jeune sbire n’était plus d’humeur câline mais il laissa le brun retirer sa serviette, fermant les yeux. Petit à petit, il se laissait de nouveau emporter sous les mains baladeuses de Castiel qui faisaient leur effet. Il appréciait ce contact physique, frissonnant sous les caresses de son collègue Aqua. Tous ses poils s'étaient hérissés et sa peau était devenue une chair de poule. Une vague de froid suivie d'une vague de chaleur parcoururent son corps tandis qu'il essayait de transmettre les mêmes sensations à Castiel en effleurant délicatement ses côtes.

Lorsque le brun tourna le dos au blondinet, ce dernier se colla le plus proche de lui pour sentir au maximum la chaleur de son corps. Il le serrait le plus fort possible dans ses bras, tenant fortement ses mains. Castiel lâcha un soupir et Willi se sentit obligé de parler un peu plus, d’expliquer son ressenti sur sa situation. « Je ne me sens pas assez en confiance pour t’expliquer pourquoi je suis chez les Aqua. Tout ce que tu dois savoir, c’est que je ne l’ai pas choisi. S'il devait parler de son passé, de comment tout avait commencé, ils en auraient pour plusieurs heures. L'histoire du blondinet était complexe et loin d'être rose ... « Ils ont profité de moi quand j’étais au plus bas et je me suis retrouvé à être une de leurs nombreuses marionnettes. Et quand je l’ai réalisé, c’était déjà trop tard. J’ai déjà vu ce qui arrive à ceux qui essayent de s’enfuir. On les retrouve et on les torture. Soit ils choisissent de revenir parmi nous, soit ils perdent la vie. » Willi parlait avec une voix basse, rendant les choses encore plus graves qu’elles n’en avaient l’air. Il parlait de ce qu’il avait déjà été témoin. Il avait été forcé à retrouver un homme qui travaillait indirectement pour la Team Aqua et à le torturer. Il avait eu pour ordre de blesser ses proches pour le dissuader d’arrêter de travailler pour eux. Jamais dans sa vie il n’aurait voulu une être l’auteur d’un tel acte, et pourtant il l’avait fait. Tout comme ôter la vie à un innocent qui se trouvait malheureusement en travers de son chemin. Ses supérieurs l’avaient forcé à faire les choses les plus horribles qu’un homme pouvait commettre. Le problème étant que s’il ne s’exécutait pas, ces choses arriveraient à lui. Il avait choisi de vivre – une vie qui ne lui appartenait pas – plutôt que de mourir. Cette situation était loin d’être parfaite, mais il l’acceptait malgré tout. « Je sais que les choses chez toi sont très différentes. Et je te souhaite de garder cette innocence dont vous semblez faire preuve à Unys. Mais chez nous, à Johto, c’est complètement différent. Tel un junkie qui tombe dans la drogue et ne peut plus y renoncer, je suis tombé chez les Aqua et ne peut pas les abandonner. Pas maintenant. »

Peut-être que le blondinet parlerait plus tard de ses plans de prendre le pouvoir de l’organisation malfrate, mais pour le moment il ne pouvait pas s’y risquer. Il n’était pas encore sûr que Castiel soit véritablement quelqu’un de confiance. Peut-être qu’il était simplement un espion pour le compte de ses supérieurs, qu’il était ici pour collecter des informations. Toutes ces jolies paroles où il clamait se sentir en sécurité avec Willi n’étaient peut-être qu’un piège pour que le blondinet s’ouvre à lui. Il ne pouvait pas prendre ce risque, pas encore. Si Castiel était réellement digne de confiance, alors peut-être qu’il pourrait devenir un allié important pour le jeune Aqua. Mais pour le moment, il restait encore un inconnu sur qui il avait tant à apprendre. Il ne pouvait pas se permettre de tout raconter aveuglement au premier venu, il devait être sûr que Castiel était un homme de confiance. Même parmi sa propre équipe, il n’y avait que Victoire qui était au courant de ses plans. Car elle était dans la même situation que lui. Elle était prisonnière de la Team Aqua et voulait en sortir. Elle avait été abusée psychologiquement et ne pouvait plus faire marche arrière. Ce qui ne semblait pas être le cas de Castiel qui avait choisi de rejoindre la Team Aqua. Il avait des idéaux à défendre et l’organisation l’aidait dans son but. Leurs situations étaient complètement différentes et incomparables. Willi déposa un dernier baiser dans la nuque de Castiel avant de resserrer un peu plus fort son étreinte. Il avait envie de lui faire confiance, mais il ne pouvait pas suivre son cœur. Il était contraint de suivre sa raison qui lui disait d’attendre.



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Roy Harrison

Roy Harrison
Sbire Aqua

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Région : Unys
Lun 10 Fév 2020 - 10:19
Honoré semble s’inquiéter du fait que tu puisses t’attirer des problèmes en restant avec lui. « Ne t’inquiète pas pour moi, je m’en sors toujours. » Un clin d’œil vient ponctuer ta phrase. Tu es suffisamment en confiance pour savoir qu’il ne t’arrivera rien à partir du moment où ton excuse tiendra la route. Le repas passe et vos attentions mutuelles reprennent leur cours. Enfin, jusqu’à ce que tu prennes la parole. Tu regrettes alors chacun des mots que tu as prononcé. Tu as beau penser ce que tu dis, la réaction corporelle d’Honoré te conduit à avoir des regrets. Il te fait perdre tes moyens, toi, Castiel, qui te veux insensible à tout et surtout aux autres. Tes propos lui ont déplu, et il a beau te dire que ce sentiment de sécurité entre vous est réciproque, tu sais que ce n’est pas suffisant. Ne sachant quoi faire pour dissimuler ton embarras, tu te blottis contre lui, cherchant à le retrouver, à lui montrer que cette flamme entre vous est toujours là. Tes mains parcourent son corps, sans doute plus maladroitement qu’auparavant. Et pourtant, comme une manière de te faire comprendre qu’il est toujours là et qu’il ne compte pas partir malgré cela, ses doigts viennent effleurer tes côtes. En réaction, un frisson d’aise te parcourt, contrastant avec tout ce que tu as pu ressentir ces derniers instants. Cela ne suffit cependant pas dissiper ce malaise en toi. Tu finis donc par tourner le dos à Honoré, mais le sbire vient se coller à toi, son étreinte est étonnamment musclée, et tu ne sais qu’en penser. Sans même le savoir, le blondin fait exactement ce que tu n’espérais pas de lui. Cela te trouble encore plus. Tu restes là, immobile, silencieux, incapable de quoi que ce soit. Tu laisses les choses se faire, tu laisses Honoré faire. Allongé sur le flanc, dans les bras du blondin, ton regard se perd dans le vide. Tu as beau sentir la chaleur de son corps contre le tien, son souffle dans ta nuque et sa volonté d’être au plus près de toi, rien n’y fait. C’est suite à un long soupir qui t’échappe que le sbire se met alors à parler.

Tu l’écoutes, sans un mot. Tu comprends bien qu’il ne veuille t’en dire plus, c’est d’une logique implacable. Après tout, que savez-vous l’un de l’autre ? Bien peu de choses, en somme. Mais ce que tu entends, cela te fait l’effet d’une bombe. La manière de fonctionner de la team Aqua en dehors de ta région ne t’est pas totalement inconnue, tu en as également fait les frais. Mais d’une manière différente. Tu as choisi d’être là où tu te trouves aujourd’hui, tu as choisi de devenir sbire Aqua, quelles qu’aient pu être tes motivations à l’époque. Ce n’est pas le cas de tout le monde et tu ne dois pas l’oublier. Cela te fait réaliser que cette cruauté envers les autres humains est exactement la même que celle que tu veux faire disparaître envers les Pokémon. Il est impossible d’endiguer l’un sans endiguer l’autre, car ces gens-là ne respectent rien, ils utilisent sans se soucier un seul instant du sort de ceux qui les suivent, comme s’ils n’étaient tous que de vulgaires pions. Tu fais partie de ces pions, même si tu t’y refuses. Mais cela ne semble pas être la vision d’Honoré. Son discours te donne l’impression qu’il a abandonné l’idée même d’avoir un libre arbitre en tant que sbire, qu’il ne peut plus en avoir. C’est ce qu’on lui a fait comprendre, même si tu ne sais pas de quelle manière, et qu’il n’y a aucun doute sur le fait que le blondin ne t’en dira pas davantage. L’organisation de Johto te paraît être sans pitié, sans considération pour l’autre. Peut-être que les sbires qui ont tué Flynn venaient de là-bas. Tout ce que tu apprends d’Honoré, c’est que ceux qui tombent entre leurs griffes n’en réchappent pas, que c’est du « marche ou crève ». Tu as eu l’occasion de le constater le jour même de ton entrée dans la flotte du Résilience, si certains ont pu retrouver le quai sans problème, d’autres ont été jetés en pleine mer sans l’ombre d’une hésitation.

Ta réflexion se poursuit, sans le moindre mot de ta part. Honoré poursuit alors. Il est certain que la manière de faire à Unys est bien différente, mais il ne faut pas se leurrer pour autant, vous n’agissez pas en tout innocence non plus, certains moins que d’autres, d’ailleurs. Tu as de la chance, il faut le reconnaître. Tu t’es débrouillé pour être dans les petits papiers de Colin, qui dirige toute la branche unysienne, dès ton arrivée et ce au point d’en devenir son homme de confiance au sein de la flotte. Tu t’es occupé de faire disparaître le sbire qui devait être éliminé pour qu’il puisse commencer une nouvelle vie, chose que les très hauts commanditaires dans la team Aqua ne doivent pas savoir. C’est ce qui te permet généralement d’éviter les basses besognes, ça plus ton efficacité. Honoré n’a aucune idée de tout cela. « Je ne suis pas qu’un simple militant écolo. Si tu crois que je suis là pour le plaisir ou par dévotion aux Pokémon, tu te plantes. C’est également à cause des Aqua que je suis ici. Je ne suis peut-être pas aussi mal tombé que toi, c’est vrai, mais tu n’es pas le seul qu’ils ont brisé avant de les rejoindre. Je me contente de faire ce que je peux pour ne pas devenir le même monstre qu’eux. » Le ton que tu emploies est plus distant que précédemment. Ce n’est pas avec Honoré que tu veux mettre de la distance mais avec cette rage que tu retiens au fond de toi et qui monte à chaque fois que tu évoques ce que tu as vécu, aussi vague que cela soit. Sauf que ton corps te trahit, tu trembles. Si le blondin pouvait voir ton visage, il verrait tes sourcils froncés et ta mine fermée. Tu sens alors ses lèvres se poser dans ta nuque ainsi que ses bras qui se resserrent sur toi.

L’effet est immédiat, entraînant une profonde inspiration de ta part pour te calmer. Une nouvelle fois, tu te retournes, pour lui faire face donc. Tu bouges beaucoup, mais cette fois-ci c’est parce que tu as quelque chose à lui dire qui nécessite de plonger ton regard dans le sien. « Ne les laisse jamais faire de toi un monstre. » Tu es extrêmement sérieux en prononçant ces morts car, pour toi, il n’y a aucun doute là-dessus : Honoré n’est pas de ceux qui n’ont aucune pitié. Il se contente de survivre dans ce milieu où être humain ne fait pas partie des possibilités. Il fait ce qu’il peut. Tu déposes alors un baiser sur sa joue qui t’oblige à te redresser un peu avant de revenir parfaitement face à lui. Tes yeux parcourent son visage, ses prunelles bleutées, les stigmates de votre mission, ses lèvres tandis que ta main vient se glisser dans ses cheveux, par-dessus son oreille. Tout est devenu sérieux d’un coup, trop sérieux du fait de vous être exposés l’un à l’autre, d’une autre manière que physiquement. C’est de ta faute, c’est un fait, et cela t’a conduit à repenser à certaines choses que tu mets volontairement de côté. Une petite moue embêtée se dessine sur ton visage. « Désolé d’avoir lancé ce sujet, c’était maladroit de ma part. Tu ne crois pas qu’on ferait mieux de parler d’autre chose, qu’on profite vraiment du temps qu’il nous reste ? » Cela laisse place à un léger sourire, tu tiens vraiment à repartir comme vous aviez commencé. Mais pas de suite pour autant. Déposant un rapide baiser sur les lèvres d’Honoré, tu t’écartes de lui pour te relever. Non pas que tu sois sur le départ, simplement que tu souhaites te servir un verre d’eau. Tu te lèves donc et descends du lit, te dirigeant vers le chariot. Tournant le dos au blondin, tu saisis un verre et la carafe. « En temps normal, je t’aurais demandé ton numéro pour remettre ça un de ces soirs mais, vu le contexte, ça semble pas mal compromis… » Il est certain que les choses auraient pu être bien plus simples autrement, mais tel n’est pas le cas et vous devrez faire avec. Verre d’eau à la main, tu finis par te retourner, prenant une gorgée au passage. « Après, si tu as besoin d’un appui sur Unys à l’avenir – ou simplement de compagnie – je suis là. »

Le côté réflexif et plus sensible du Roy hors team Aqua s’estompe enfin, et tu retrouves ton assurance et ton côté plus direct dans un tel cas de figure. En même temps, tu es habitué à la solitude et ce n’est pas par dépit, cela a toujours été un choix pour toi d’être seul, car tu as toujours considéré cette obsession des gens à ne pas être seuls comme une terrible distraction. Peut-être est-ce une autre chose dont tu t’affranchis en endossant ton rôle de Castiel. Qu’importe. Tu apprécies la compagnie d’Honoré et ne serais pas contre renouveler l’expérience, cela ne va pas chercher plus loin. Terminant de te désaltérer, tu reposes le verre désormais vide sur le chariot avant de reprendre place sur le lit, mais pas auprès de ton compagnon de chambrée. Non, tu viens t’asseoir, le dos appuyé sur la tête de lit, replaçant un peu l’oreiller derrière toi pour t’installer bien confortablement. Impossible pour toi de détacher ton regard du sbire Aqua, l’observant dans son intégralité avec un peu plus de recul que ces derniers instants, détaillant sa fine musculature. Une sourire plein de douceur est profondément ancré sur ton visage, ce qui t’agacerait presque. Tu as beaucoup de mal à assumer cette sorte de tendresse que tu éprouves à son égard. Tu as cependant eu besoin de souffler et c’est pourquoi tu t’es levé – possiblement plus que par réelle soif – sans venir te rallonger contre lui. Une proximité aussi soutenue sur le plan physique, ce n’est absolument pas naturel pour toi, tu as au contraire tendance à éviter. Et pourtant, cela ne te dérangerait pas si Honoré se déplaçait auprès de toi pour renouer le contact entre vos corps. Simplement que sur l’instant, tu as eu besoin d’espace. Tu en profites d’ailleurs d’avoir de la place pour t’étirer longuement, passant les mains derrière ta tête et tirant sur tes bras. Un léger râle de contentement t’échappe en relâchant tes muscles, s’en suit un long soupir. Maintenant, tu laisses venir les choses.


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