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» a tale of friendship and ancestry

Marie-Anne A. Iyumi

Marie-Anne A. Iyumi
Dresseur Alola

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Région : Alola
Dim 14 Juil 2019 - 17:41
Mara déposa la pile de livres qu'elle tenait sur un coin de table. Elle effleura du bout des doigts la couverture de cuir vieillie par les ans, pour ensuite tracer le sillon des lettres gravées sur sa surface. Elle s'apprêtait à creuser le passé pour retracer ses racines et remonter jusqu'à ses ancêtres, ceux-là mêmes qui veillaient sur elle et qui écoutaient ses prières désespérées, lorsqu'elle se retrouvait aux prises avec une situation difficile. Elle tira sa chaise et s'assit, croisant ses jambes dans une pose qui se voulait décontractée. Elle se saisit du premier livre, celui qui trônait au sommet de sa tour de savoir, et elle l'ouvrit. 

Les étagères de la Grande Bibliothèque de Doublonville contenaient une quantité impressionnante d'ouvrages datant d'époques lointaines, tout comme elles comportaient leur lot de littérature et d'oeuvres modernes, écrites par les nouvelles générations d'auteurs. C'était le lieu par excellence pour se détendre ou pour réviser, puisqu'un silence presque sacré y régnait, uniquement interrompu par le faible claquement des talons sur le carrelage ou par le bruissement d'une page qui se tournait. En ce dimanche ensoleillé, coincé entre une fin de semestre et un début de vacances d'été, pas le moindre étudiant n'avait daigné pointer le bout de son nez. Après tout, maintenant qu'ils étaient délivrés de cette période de stresse et d'angoisse, ils pouvaient se tourner vers le monde extérieur et la myriade d'activités qui les y attendaient. 

Interrompant sa lecture, l'ex-sbire sortit son portable de la poche de son sac-à-dos et envoya une courte réponse à Sora, qui lui demandait comment se déroulait son séjour en terres johtoiennes. Elle lui répondit en alolien abrégé, mentionnant que la nourriture était excellente et qu'elle venait de trouver son bonheur en ce lieu presque saint. Depuis qu'elle avait compris qu'elle se trouvait définitivement hors d'atteinte des représailles de son ancienne organisation et qu'elle était parvenue à dénicher un travail, en tant qu'assistance d'Iwalani, une guérisseuse traditionnelle et pharmacienne de Lili', et membre du Conseil des Îles, ses voyages vers les autres régions étaient devenus plus fréquents. Elle évitait toujours comme la peste son Kanto natal, préférant attendre d'avoir pansé toutes ses blessures émotionelles avant d'oser approcher sa famille. Et ses amis, pour le peu qui se souvenaient toujours d'elle. Tandis que ses pensées vagabondaient vers ses souvenirs, l'une des pokéballs à sa ceinture s'agita. Le mécanisme s'enclencha de lui-même, poussé par la volonté de la créature qu'elle renfermait. La sphère s'ouvrit et libéra la minuscule silhouette de Bly. Mara cligna des yeux, surprise de la voir apparaître, et elle attrapa la croquine au creux de ses mains.

« Mais qu'est-ce que tu fais là... » 

Son ton était doux, à l'instar de la lueur qui brillait dans sa prunelle droite. Bly poussa un cri enjoué et se mit à sautiller. Amusée, sa dresseuse la souleva à la hauteur de son regard avant de la faire descendre sur son épaule droite. Le pokémon plante s'y installa volontiers et se nicha contre son cou. Au moins, comme ça, elle ne risquerait pas de la perdre de vue ni d'avoir à se lancer dans des recherches impossibles pour la retrouver, si jamais elle avait le malheur de s'aventurer dans l'immense bibliothèque. « Bon, où est-ce que j'en étais... » Elle reprit sa lecture, parcourant les pages jaunies à un rythme soutenu, à la recherche des arbres généalogiques ou des mentions de son ascendance. 
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Iris Delauney

Iris Delauney
Dresseur Johto

C-GEAR
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Région : Johto
Mar 16 Juil 2019 - 10:14
La vieille bâtisse abritant la bibliothèque de Doublonville était déjà impressionnante de l’extérieur – quoique un peu détonante avec la modernité du reste de la métropole – mais elle l’est davantage encore vue de l’intérieur. Entre ses hauts plafonds lumineux et ses nombreuses rangées de livres de toute part, la délicate Iris se sent minuscule. Elle y fait ses premiers pas à la fois intimidée par le roi silence qui règne en maître dans l’immense salle et perdue dans la grandeur des lieux. De quel côté commencer ses recherches ? Sous ses yeux ébahis, des millions de livres au moins, attendent d’être découverts puis ouverts par des lecteurs curieux et avides de nouveautés. Certains de ces bouquins renferment entre leurs pages de passionnantes histoires fictives et d’autres des savoirs étonnants et divers, proches du mystère. Si la rosée a bien une vague idée de la grande catégorie d’ouvrages vers laquelle se tourner – et de ce fait celle à éliminer d’office –, cela ne l’aide pourtant pas des masses à s’orienter. Il y a beaucoup de choix, beaucoup de possibilités et elle se retrouve donc obligée de lire minutieusement chaque précieuse information, progressant ainsi très lentement entre les étagères. Ce n’est pas la première fois que la belle met les deux pieds dans une bibliothèque mais dans celle-ci, elle n’a strictement aucun repère. Et puis dans celle de Céladopole, où elle a passé de nombreux week-ends à travailler d’arrache-pied pour ses examens soit dit en passant, ses recherches n’étaient pas du tout les même que présentement. Iris n’y connaît rien en généalogie, l’unique arbre qu’elle a réalisé dans sa vie était pour un devoir d’école primaire et elle n’était pas remonter plus loin que ses parents, grands-parents, oncles, tantes, cousins et cousines. Rien qui puisse aujourd’hui réellement l’aider à retrouver la piste d’ancêtres plus lointain et ce, même avec quelques indices en poches. Tu parles d’indices, ce ne sont que des mots dans une conversation reportée. Ils ne sont presque rien, obtenir des résultats en se basant là-dessus c’est comme rechercher une aiguille dans une botte de foin. Autrement dit, cela semble peine perdue. Néanmoins, Iris a promis à son aînée de faire de son mieux pour trouver une piste qui tienne la route alors...

L’ex client d’Anaé a raconté qu’un duc ayant pour nom Delauney avait été propriétaire de quelques terres à Irisia il y a longtemps – trop pour cela ne vaille le coup de remuer dans le passé selon Iris – et que sa manière de traiter ses employés était douteuse, certains auraient même mystérieusement disparu après de longs échanges avec le duc et cela aurait donné naissance à des légendes urbaines racontées aujourd’hui aux enfants dans le but de les éloigner des ruines d’une vila hantée. Ce récit ressemble fort à une histoire mal écrite, une histoire pour essayer de faire peur ou à une blague de mauvais goût mais l’intérêt d’Anaé a été piqué au vif. Cette dernière affirme avoir fait ses propres recherches et avoir lu des passages dans de vieux bouquins présents à la bibliothèque de Rosalia semblant faire référence au fameux duc. Rien de bien concret en soit, mais assez pour la convaincre d’investiguer plus. Sauf qu’en tant que gérante de sa pension et seule employée, ses déplacements en dehors sont limités et ainsi elle n’a pas pu poursuivre son enquête. A vrai dire, Anaé a avoué que toute cette histoire a bien failli tomber aux oubliettes jusqu’à ce qu’Iris évoque l’idée de se prendre une après-midi. Alors tout d’un coup, l’aînée des sœurs s’est remémorée et a vu là une opportunité en or. Iris ne sait pas trop quoi penser du fameux duc qui serait potentiellement un de ses ancêtres, tout ce qu’elle connaît de sa famille et qui remonte un peu loin en arrière c’est que le camping de Carmin-sur-Mer appartient à sa famille du côté de sa mère depuis plusieurs générations et que côté de son père, ses arrières grands-parents ont voyagé un certain temps avant de s’établir à Kanto. La question de ses lointaines origines n’a jamais été une priorité, après tout quelle importance ? Iris a l’impression d’être une intruse, une indésirable en se rapprochant des livres de l’histoire d’Irisia. Ce qu’elle va peut-être trouver l’effraye un peu et pourtant, elle commence à rassembler de quoi avoir de la lecture pour les prochaines heures. Elle veut pas trop s’en donner non plus au point de ne pas voir le temps passer, elle n’oublie pas qu’elle doit rentrer dans les environs de Rosalia ensuite. Iris décide d’y aller progressivement, au besoin de faire plusieurs allers-retours. C’est en s’efforçant de se motiver qu’elle prend place sur la chaise libre la plus proche. De l’autre côté de la table, une pile de bouquins encore plus grande que la sienne. Cela la fait sourire, mais ce n’est rien comparé à la surprise qu’elle éprouve l’instant d’après quand la personne en face lève la tête. « Marie-Anne ? » qu’elle ose demander. Les dernières lettres échangées avec son amie d’enfance ne datent pas d’hier mais les traits de son visage n’ont pas beaucoup évolués durant le passage de l’adolescence à l’âge adulte et le doute n’est pas vraiment permis.


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Marie-Anne A. Iyumi

Marie-Anne A. Iyumi
Dresseur Alola

C-GEAR
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Région : Alola
Mar 23 Juil 2019 - 23:38
Une demie-heure s'écoula sans qu'elle ne trouve la moindre information pertinente concernant ses ancêtres. Tout en se mordillant la lèvre inférieure, la brunette tourna une énième page ; elle posa son index sur le paragraphe bordant l'image de soldat rêvetu d'une armure de cuir, avant de se plonger avec un intérêt renouvelé dans les détails entourant la première guerre kantonienne. Si ses racines remontaient jusqu'à cette époque chaotique et tumultueuse, elle repérerait forcément son patronyme ou celui de sa mère. Mara ramena sa longue natte vers l'avant et tritura l'extrémité de ses longs cheveux noirs. Même si elle ne découvrit rien de particulier par rapport à sa famille dans ce chapitre, elle n'éprouva pas la moindre once de déception. Son tour viendrait. Parmi tous ces bouquins, il devait certainement y avoir un passage ou deux sur ses aïeux. Au-devant, quelques bruits de pas retentirent sur le carrelage lustré du plancher. L'ex-sbire n'y prêta que peu d'attention, consciente que malgré la quiétude des lieux et son apparence déserte, d'autres gens s'y trouvaient. Et puisque sa table se situait près d'une section commune et d'ordinaire prisée par les lecteurs, elle savait que tôt ou tard des étrangers s'y aventureraient pour y pêcher un livre ou deux. Le raclement de la chaise, en revanche, la fit réagir. 

Dans un haussement de sourcil, elle délaissa le paragraphe qu'elle étudiait pour relever la tête. Une jeune femme venait de s'installer face à elle, sans la moindre gêne, alors qu'il restait visiblement d'autres places vacantes, ailleurs. Un brin embêtée, Marie-Anne réprima une légère grimace. Lorsque son prénom franchit les lèvres de l'inconnue, dans un souffle emplie d'étonnement, son corps se figea. Sa pupille droite se dilata de peur et elle manqua de peu de s'écarter brusquement, sans considération pour les meubles et pour la personne qui lui faisait face. Mais elle résista à cette pulsion et posa ses mains à plat de chaque côté de son livre avant de dévisager la donzelle. Après une longue minute, elle battit des cils et sa bouche s'entrouvrit.

« Iris ? » Qu'elle murmura, choquée de reconnaître cette tignasse rose et ses grands yeux d'un bleu profond. Les souvenirs ressurgirent dans son esprit et la plongèrent dans un état où se mêlaient confusion, culpabilité et joie. Le destin faisait parfois bien les choses et réunissaient les vieilles connaissances là où elles s'y attendaient le moins. Dans ce cas-ci, une amie d'enfance, avec laquelle elle avait partagé de nombreuses correspondances, avant de brusquement arrêté. Pour la protéger. « Mais qu'est-ce que tu fais ici ? » 

Question bête et spontannée. Son regard dévia sur les livres qu'Iris avait elle-même amené jusqu'à la table. Lecture personnelle, recherches, études... Le choix était vaste. Mara toussota, gênée par leurs retrouvailles. En presque douze ans, son interlocutrice n'avait presque pas changé - du moins, physiquement. Son faciès était toujours aussi délicat et raffiné et il se dégageait d'elle cette même impression de calme et de douceur qu'autrefois. Refermant l'ouvrage qu'elle consultait, Marie-Anne ramena ses bras contre sa poitrine et les croisa. Il y avait tant de choses qu'elle souhaitait luidire, mais les mots se bousculèrent ; elle se retrouva plongée dans un silence contemplateur, incapable de retrouver la constance dont elle faisait normalement preuve dans une conversation normale. Après un moment d'hésitation, elle se lança.

« Je ne pensais jamais te revoir. Je... Je suis désolée si je ne t'ai jamais répondu. Ta dernière lettre... Je vivais une passe compliquée... » Le premier mort sur sa conscience, son intégration chez les Aqua. « ... Et, et... Enfin, je ne sais pas ce qui m'a pris. Je suis désolée. »

Elle se confondit en excuses, ne sachant si c'était approprié ou si Iris comprendrait à qu'elle point elle regrettait d'avoir coupé brusquement les ponts. Ironiquement, elle venait de déterrer un morceau de son propre passé d'une manière des plus inopinées.


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Iris Delauney

Iris Delauney
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Sam 10 Aoû 2019 - 12:36
Bien que la jeune femme ne soit pas convaincue par l’éventualité de trouver la moindre information sur le passé de sa famille ni que ce soit une bonne idée de farfouiller de la sorte à travers les années et les époques, elle s’attèle à sa mission avec beaucoup de sérieux. En un peu plus d’une heure, Iris a réussi à rassembler des documents anciens et de bouquins abîmés par le temps susceptible de la conduire sur les traces d’un ancêtre plus ou moins lointain. Et si la belle s’efforce de faire au mieux, c’est déjà parce qu’elle le doit bien à son aînée mais aussi et avant tout parce qu’elle est comme cela, elle se donne à fond dans tout ce qu’elle entreprend, peu importe le domaine. On dit d’elle et à juste titre d’ailleurs, qu’elle ne fait jamais les choses à moitié. C’est une jeune femme appliquée Iris, mais malgré toute la minutie dont elle a fait preuve durant ses recherches, elle a une impression mitigée concernant ses trouvailles. Ces dernières lui semblent être à la fois un bon début vu le peu d’indices dont elle dispose et rien du tout au vu des infinités de bouquins, d’histoires et d’existences, réunies au sein de la bibliothèque de Doublonville. Peut-être est-ce là le résultat du manque de précision de ses recherches et même de ce qu’elle sait. Tout est très approximatif, trop pour permettre un travail efficace. La cadette des Delauney semble nager seule au milieu d’un immense océan, sans personne pour lui lancer une bouée de secours. Même en étant de nature optimiste, elle craint de ne pouvoir revenir avec quelques unes des réponses attendues par sa grande sœur. Car les informations qu’elle recherche sans savoir à quoi s’attendre, cela ressemble à s’obstiner à chercher une aiguille dans une botte de foin. A moins d’avoir beaucoup de chance. Les bras chargés de mystère – et de poussière – la jeune femme s’apprête à découvrir à quelle sauce elle va être manger quand soudain, un échange de regard avec sa voisine de table la ramène dans le passé, mais un passé bien plus récent que celui du récit de son aînée.

Des souvenirs de son enfance soigneusement rangés dans un coin de sa tête remontent à la surface tout d’un coup : les châteaux de sable maladroitement édifiés sur les plages de Carmin-sur-Mer, les fous rires dans les ruelles en fête de cette même ville mais aussi les parties de cache-cache dans les allées du camping familial. Ce sont de chouettes souvenirs, qui font sourire Iris et l’éloignent de son but initial. N’empêche, quel drôle de coïncidence pour les deux jeunes femmes de se revoir après de si longues années, bien loin du lieu où elles se sont rencontrées. « Des petites recherches, rien de très important. » Voilà ce que la rosée lui répond, c’est vague car elle ne veut plus y penser pendant les prochaines minutes, trop contente de ces retrouvailles surprises avec Marie-Anne. Cependant, si cela ne pose aucun problème à Iris de faire une pause, qu’en est-il de son amie d’enfance ? Peut-être que ses recherches à elle sont urgentes ? Ce n’est pas le genre de personne à aimer s’imposer, Iris, alors elle s’apprête à faire machine arrière. Du moins, à s’assurer qu’elle ne dérange pas. Mais avant qu’elle n’ait le temps de rouvrir la bouche pour interroger Marie-Anne, cette dernière est plus rapide. La dernière chose à laquelle Iris s’attendait, c’est bien à recevoir des excuses. C’est vrai que, en y repensant bien, celle qui n’a plus répondu à l’autre c’est Marie-Anne mais tout cela remonte à des années et la rosée ne s’est pas formalisé de l’absence de réponse. Peut-être aurait-elle du si son amie vivait une mauvaise passe. Mais elle ne pouvait pas savoir et elles étaient toutes jeunes quand elles ont instauré leurs correspondances. Ensuite elles ont grandi, elles ont évolués et des choses se sont passées et ont fait que leur échange a tout doucement prit moins de place dans leurs vies. Cela ne veut pas dire que leur amitié n’est que du vent, c’est juste la vie. Cela l’embarrasse de recevoir tant d’excuses alors qu’elle n’a pas forcément un plus beau rôle. « Tu peux arrêter de t’excuser, je ne t’en veux pas. Je ne t’en ai jamais voulu et je n’ai jamais attendu d’excuses. Ce n’était pas nécessaire, tu sais. Ce qui s’est passé devrait probablement se passer. On a grandi et on a été absorbé par nos vies respectives... Je suis désolée pour ta mauvaise passe, j’espère que cela n’a pas été trop horrible... » L’adolescence réserve parfois de sales coups aux gens, la vie aussi d’ailleurs. Iris n’a pas la moindre idée de quoi il s’agit et n’ose pas demander plus d’informations, c’est personnel et les années les ont indéniablement éloignées. Après les bouquins posés devant Marie-Anne, son regard s’attarde sur la petite créature dans son cou. « Oh, c’est un pokémon ? » Probablement, oui. Mais Iris ignore d’où il vient et de quel espèce il est. « Au fait, est-ce que je te dérange ? » Avec tout cela, elle allait oublier de demander...


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Marie-Anne A. Iyumi

Marie-Anne A. Iyumi
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Région : Alola
Jeu 17 Oct 2019 - 16:53
Des recherches. Le destin avait donc choisi de les réunir en un même lieu, dans un but similaire. Marie-Anne décroisa les bras, trouvant cette pose soudainement inconfortable. À vrai dire, elle ne savait comment se placer. Devait-elle se lever de sa chaise ? En vue des années qui s'étaient écoulées avant qu'elles ne puissent à nouveau se tenir l'une face à l'autre, serait-ce approprié que de lui faire la bise ? L'accolade ? En proie à l'hésitation et aux regrets, l'ex-sbire évita tout contact physique. Il subsistait tout de même la crainte d'être violemment repoussée ; ce serait un peu embarrassant qu'une scène éclate au coeur de la bibliothèque. Lorsque Iris reprit la parole, elle sentit un poids immense quitter ses épaules. Elle ne lui en voulait pas ? Sa prunelle droite se mit à briller et Mara chassa de l'index une larme naissante, prétextant une poussière. Pourquoi se troublait-elle autant face à ses mots ? Ces retrouvailles la touchaient. 

« Tu es bien la première à m'accorder ton pardon. » Qu'elle souffla simplement, tout en repoussant une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle sous-entendait l'abandon d'autres personnes qui lui étaient chères. La reprise de contact se ferait graduellement, au fil des mois ou des ans, lorsqu'elle se sentirait prête à poser un geste de réconciliation. 

Sur son épaule, Bly s'agita. Elle posa ses minuscules yeux jaunes, qui louchaient légèrement, sur l'étrangère et ses feuilles frémirent. Elle l'observait, étudiant son faciès et sa gestuelle ; tout pour se mettre en confiance et se rassurer qu'il ne s'agissait pas d'un être malintentionné. Avec un sourire doux, Marie-Anne la désigna de la main. « Oui, c'est une croquine. Elle vient de l'archipel d'Alola. On me l'a offerte lors d'une visite au marché de Noël l'hiver dernier. » Et depuis, elle ne s'en séprarait plus. La créature végétale ne pourrait jamais participer à un combat, étant trop faible pour tenir tête à qui que ce soit, mais sa bonne humeur et son énergie compensaient largement. L'attrapant délicatement par son pédoncule, la brunette la déposa sur son livre ouvert. 

« Pas du tout. Je t'en pris, assieds-toi. » Elle posa son regard mordoré sur Iris. « Je suppose qu'on a pas mal de choses à se raconter depuis notre dernière lettre. »

Elle s'accouda sur la table, ses mains se croisant sous son menton. Elle réfléchissait aux questions qu'elle pourrait lui poser et aux sujets dont elles pourraient discuter. Pouvait-elle se permettre de ressasser le passé et leurs souvenirs aux bords des quais et de la mer ? Les châteaux de sable, les baignades et leurs soirées autour du feu, à se raconter des histoires effrayantes ? La guerrière se souvenait encore de la bonté dont les parents de son interlocutrice avaient fais preuve à son égard. Peut-être était-ce aussi l'une des raisons de sa culpabilité. En disparaissant sans avertissement, elle avait ruiné son lien avec ceux qu'elle avait autrefois considéré comme sa seconde famille. « Est-ce que tes parents tiennent toujours le camping ? » Elle se laissait porter par une simple curiosité, mais également un intérêt sincère pour ce qu'il était advenu des Delauney. Avaient-ils vendu ? Ou avaient-ils poursuivis l'extension du terrain et continué de l'entretenir, pour y accueillir moults campeurs ?

« Je me souviens d'y avoir passer les plus belles vacances de mon enfance. » Ou de sa vie. Libre, loin du stresse et de ses obligations quotidiennes auprès de son paternel.


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