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» [The Kingmakers] Tensions Familiales

Mister Club

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C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 50

Jeu 30 Mai - 8:50
En apparence, la fête semble battre son plein. Des petits groupes de discussion commencent déjà à se former, bien que le plus large soit constitué en réalité de personnes dont les intentions sont beaucoup plus obscures qu’il n’y parait. Et en plus de cela, comme escompté, les hors d’œuvres proposés par le petit personnel connaissent un certain succès auprès de ceux qui ne sont pas vraiment intéressés par les frasques de la haute société d’une manière générale. Tel est le décor habituel de la plupart des soirées mondaines de ce genre. Petites intrigues, politesse apparente et sensations de plaisir et de luxe décuplées par le savoir-faire des employés d’un quelconque noble.

Mais autant dire qu’en réalité, le message de la Duchesse Guérin a fait mouche, et pas dans le bon sens du terme. S’il y a bien deux personnes qui n’apprécient pas spécialement les paroles qui ont été prononcées par leur belle-mère, ce sont bien Thomas Lefèvre et Alphonse Forel. Certes, ils ont appris depuis leur plus tendre enfance à cacher leur mécontentement, car il ne fait pas bon de montrer une mauvaise image de soi-même dans ce genre de soirée, mais quand on les observe bien, la tension est palpable. On s’évite, on s’observe de loin, on murmure des mots indiscernables même pour ceux qui ont l’ouïe fine. C’est à croire que le discours a eu l’effet inverse de ce qui était escompté. Parler du mariage n’était pas un hasard, pour Simone Guérin, c’était l’occasion parfaite pour rappeler à ses deux beaux-fils que les liens familiaux étaient importants, et qu’il ne faut pas laisser de sales histoires les détériorer – même si, à l’occasion, elle ne manquera certainement pas de leur rappeler leurs méfaits quand ils seront de nouveau seuls.

Les deux ducs observent alors justement cette-dernière en train de discuter avec ses deux filles, avant qu’elle ne leur adresse à chacun un regard perçant. Ils détournent alors leur attention sur autre chose, à savoir un petit groupe qui n’a pas l’air d’avoir grand-chose à se dire, pour l’instant : celui de Nessa Finnegan et de Sebastian Drest. Pour avoir vu comment les membres de la Ligue Pokémon et de l’Elite Trois pouvaient se comporter auprès d’autres invités, ils préfèrent les laisser tranquille pour le moment. Quant au second groupe, il y a déjà énormément de personnes et ils ont l’air relativement occupés à s’échanger des nouvelles pour le moins très importantes.

« Me permettriez-vous de vous rejoindre ? » s’invite le Duc Forel en se plaçant à côté de Sebastian et de Nessa. « Je ne pouvais m’empêcher de vous voir déguster nos hors d’œuvre avec envie et je voulais m’assurer que tout allait à votre convenance. »

« Si je puis me permettre de vous interrompre… » se lance à son tour le Duc Lefèvre en se mettant derrière Sebastian. « Je ne vois pas pourquoi mon beau-frère se poserait une telle question quand il sait très bien que j’ai expressément invité le chef du Firmament au sein de la demeure de la Duchesse Guérin afin qu’il propose ses idées à notre personnel. »

Ce n’est pas grand-chose pour le moment, mais la tension entre eux est clairement plus palpable qu’à l’entrée de la demeure, lorsqu’ils vous ont reçu. Un peu plus, et cela risque d’exploser bien plus violemment…


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Mary Nephilim

Mary Nephilim
Sbire Galaxie

C-GEAR
Inscrit le : 05/09/2014
Messages : 1363

Région : Kalos
Sam 8 Juin - 17:50
On dirait qu’il y a bien plus que ce dont tu as entendu parler, quand il s’agit de Biotech. Bien sûr, tu t’attendais à ce que l’échange entre la baronne Reynolds et monsieur Lawford soit un mélange entre cordialité chaleureuse et piques glaciales déguisées, mais ça va plus loin que ça. C’est un fait, cette situation amuse votre vis-à-vis, et sans doute pas juste parce qu’il s’agit d’un homme d’affaires ordinaire. Tu ne sais pas s’il a d’autres « activités » à côté de Biotech, et à la rigueur, tu t’en fiches. Ce que tu tentes de cerner, c’est le caractère de cet homme. Et il se dégage chez lui quelque chose de répugnant. En fait, il te fait penser à nul autre qu’Edward Cromwell, celui que l’on appelle le Croisé dans votre organisation. Tu ne sais pas s’il s’amuserait au milieu d’une soirée mondaine, mais tu sens le même plaisir qu’il éprouve quand il se bat contre un adversaire de valeur. Comme Christopher Fahrenheit, par exemple. Sauf qu’ici, le champ de bataille n’est pas le même, bien que les enjeux soient tout autant de taille. On ne tue pas les gens directement, ici. On commence par salir leur réputation jusqu’à ce que la vie qu’ils mènent devienne insupportable. Et à bien regarder la jeune femme qui l’accompagne et son Lucario, tu ne sais pas s’il se contente juste de s’occuper de ses adversaires commerciaux. Il suffit de voir comment elle est habillée. Il y a une certaine élégance, mais qui ne lui sied pas tout à fait. A-t-elle seulement choisi de venir et de porter cette robe ? Ou bien est-ce la volonté de Lawford ? Si tu lui posais la question directement, elle nierait tout en bloc, très certainement. Et c’est bien là la preuve qu’il suffit de presser certains boutons dans la psychologie de certaines personnes pour les modeler comme on veut, en bien comme en mal. Pour avoir vu certaines femmes du manoir Reynolds ayant été victimes de ce genre de manipulation après que ta bienfaitrice les ait accueillies, tu as une petite idée d’où se situe le businessman.

« Je serais bien curieuse de voir tous vos nouveaux projets en action. » s’exclame Ashley alors qu’ils parlent tous les deux de l’état de la G Corporation et de Biotech, toutes les deux en parfaite santé. « Quant à nous, je crois que vous serez ravi d’apprendre que notre partenariat avec Genius s’avère très concluant. Leurs scientifiques nous ont fourni un certain nombre de prototypes qui vont faire fureur sur le marché. »

Pour ne pas parler simplement de Thomas Bauer. Tu ne sais pas ce qu’il en est des autres, mais un homme comme lui vaut bien tout le personnel de Biotech, tu en es persuadée. La combinaison Dynavolt qu’il t’a confectionné ainsi que les lunettes Mascaïman en sont la preuve. En termes d’avantage compétitif, autant dire que cela s’avèrera comme étant une grosse épine dans le pied de vos concurrents, mais vu la réputation de Genius, Lawford doit déjà s’en être bien rendu compte.

C’est alors que l’attention du petit groupe que vous formez se braque sur ton bras robotique au moment où tu serres la main de Worick. Si le businessman de Biotech n’est pas spécialement impressionné, le jeune homme aux cheveux roux, lui, a l’air bien plus enthousiaste. Ce n’est peut-être pas un habitué du domaine ? Et plus curieux encore, tu attires aussi l’intérêt de la dénommée Lily, bien que moindre. En fait, elle semble davantage désolée par le fait que tu aies perdu un bras que les deux autres hommes. Dans les deux cas, tu n’es pas spécialement atteinte par tout cela. Cela commence à faire quelque temps que tu t’es habituée à ce bras. Et de toute façon, durant les événements où tu as perdu celui que tu avais à l’origine, il y a eu bien plus traumatisant pour toi.

« C’est un vieux modèle. » te permets-tu de répondre. « La prochaine série est encore à l’essai et sera bien plus performante en tous points, bien que celui-là soit tout à fait fonctionnel. »

En réalité, il n’y a pas vraiment de nouveau modèle en cours, mais Ashley sait à quoi tu fais référence. Il faut dire que ta prothèse a servi de prototype pour la conception du corps cybernétique de Kaz, alors en soi, tu n’as pas tout à fait tort. Mais c’est plus pour accompagner ta supérieure hiérarchique dans son coup de semonce, pour faire comprendre à Lawford que ni elle ni toi n’êtes à sous-estimer. Ni lui, ni personne d’autre, encore moins ces deux espèces de guignol qui servent de gendres à la Duchesse Guérin et qui sont en train de commencer à se chamailler de l’autre côté de la pièce, avec d’autres invités. A vrai dire, tu n’y prêtes pas vraiment attention. Tu as d’autres chats à fouetter pour t’occuper de querelles intestines aussi triviales, à moins que la baronne Reynolds décide de faire quelque chose à ce sujet. Ce qui est loin d’être le cas.

« Ainsi, vous vous intéressez aux nouvelles technologies, monsieur Brown ? » s'enquit cette dernière. « Qu’est-ce qui vous a amené à attiser votre curiosité pour ce domaine ? »

Tu attends également la réponse du jeune homme, mais tu ne peux pas t’empêcher de remarquer Lily et le Lucario qui l’accompagne. Lui appartient-elle, ou est-il chargé de la surveiller pour Lawford ? La question a le mérite d’être posée, et tu aimerais bien obtenir une réponse, mais quelque chose te dit qu’il sera difficile à faire parler. Cela dit, si tu parvenais à l’amener à faire le premier pas, ce serait peut-être différent. Tu t’assures d’abord qu’il n’y a aucun autre Pokémon aux grandes aptitudes psychiques aux alentours d’un léger coup d’œil, puis, sans perdre le fil de la conversation que ta bienfaitrice entretient, tu laisses lentement ton esprit s’ouvrir. S’il est comme les autres Lucarios et qu’il peut ressentir l’aura des gens, il devrait être capable de percevoir la tienne plus amplement, maintenant. Reste à savoir comment il va réagir, et s’il le fait, comment il va interagir avec toi. Avec un peu de chance, tu pourrais en apprendre davantage sur cet homme et sa relation avec Lily.


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Worick Brown

Worick Brown
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C-GEAR
Inscrit le : 31/07/2015
Messages : 2319

Région : Kantô - Galar (23/03 - 23/05)
Mar 2 Juil - 21:58
Il faut bien l’admettre, la soirée regorge de personnalité toutes plus intéressantes les unes que les autres. Si je me doutais que rencontrer la baronne de Yantreizh ne pourrait qu’amener un peu de piquant à cette soirée, je ne m’attendais certainement pas à la voir ainsi entrer dans une véritable joute envers mon cher ami Lawford. Pourtant, la situation prenait un tournant extrêmement intéressant. Partisans personnel de ce genre de pique adressée poliment en public, il ne me restait plus qu’à savourer cet instant tout en analysant les personnalités de chacun ; bien qu’il ne faille en réalité pas se pencher bien longtemps sur le sujet pour comprendre que la dénommée Ashley avait un tempérament costaud à souhait.

Toutefois, si je pouvais me délecter de ce genre d’échange ainsi pendant des heures, le bras bionique de la jeune femme, « Lilith », avait attiré toute mon attention. En soi, je n’étais pas forcément le scientifique le plus calé en robotique ni en informatique, loin de là même. Mais c’était en partie l’une des raisons qui me poussait tant à admirer ces nouvelles technologies dont j’étais bien souvent déconnecté. Au sein de nos recherches et ainsi dans nos professions scientifiques en règle générale, c’est bien souvent Arya qui rattrapait toutes nos lacunes lorsqu’il était question de nouvelles technologies. A sa pensée, je ne pu d’ailleurs m’empêcher de m’imaginer la scène si elle avait été présente. Sans doute n’aurait-elle pas hésité à proposer à la jeune femme de lui emprunter son bras. Or, j’étais le seul à avoir la chance d’observer ce prototype à l’heure actuelle. Etait-il si évolué que cela ? Aux dires de la jeune femme, pas tellement. J’étais bien trop éloigné de mes sujets de prédilection pour pouvoir me prononcer ici. Pour autant, c’était la première fois que je voyais ce genre d’outil (On devait aussi pouvoir classifier cela d’arme, à bien y réfléchir). D’ailleurs, il m’était à cette vue impossible de ne pas songer à la valeur ajoutée que pourrait avoir la famille Brown au sein de Céladopole, en possession d’un tel joyau.

« Eh bien ma foi si c’est un vieux modèle… je dois bien avouer que je paierai cher pour n’avoir qu’un bref aperçu de cette fameuse prochaine série. »

Intox pour entrer dans le jeu de la baronne face à Lawford ? Vérité on ne peut plus prometteuse ? J’étais encore une fois trop ignorant dans ce domaine pour pouvoir affirmer quoi que ce soit. Quoi qu’il en soit, la rencontre de la dénommée Lilith avait donné un tournant étonnant à cette soirée que j’imaginais purement politique. A la question d’Ashley, je ne peux m’empêcher d’afficher un petit sourire en coin. La question la plus judicieuse aurait plutôt été : « Y a-t-il un domaine qui ne vous intéresse pas, monsieur Brown ? » Chaque domaine de compétence mérite qu’on lui porte intérêt. Ce n’est qu’en apprenant un maximum de chose dans un maximum de domaines divers et variés que l’on est finalement capable de se servir judicieusement de ses connaissances en toutes circonstances.

« En réalité, je m’intéresse aux nouvelles technologies au même titre que bien d’autres domaines. Je suis né avec le besoin compulsif de toujours en savoir plus sur absolument toutes les choses qui m’entourent. Êtres vivants, nouvelles technologies, communication et psychologie… Toutes ces choses méritent qu’on leur porte un intérêt véritable. En l’occurrence ici, je dois bien admettre qu’on ne croise pas ce genre de joyaux tous les jours. »

Marquant une courte pause, je tente quand même de répondre plus précisément à la question de la baronne.

« Toutefois si je devais isoler la raison exacte qui m’a poussée à m’intéresser à toutes ces nouvelles technologies… c’est sans aucun doute l’une de mes amies. La cogérante du W.A.Dex pour être exact. De mon coté, je suis plus historien que véritable férue d’informatique et de robotique. Pour autant, toutes les choses que je ne connais pas finissent forcément pas attiser mon intérêt à leur égard. »

Alors que mon regard passe tour à tour d’Ashley Reynolds à Lilith, je remarque que cette dernière semble porter une attention toute particulière à la cavalière de Christian. A bien y réfléchir, cette dernière n’a pas eu le loisir de dire grand-chose depuis qu’ils sont venus m’aborder. En l’observant ainsi, je me demande qui elle peut réellement être pour Lawford ? Est-elle au courant des différents tableaux sur lequel joue son cavalier ?

J’aurai pu avoir le loisir d’enquêter un peu plus à ce sujet, assez intrigué en réalité. Toutefois, c’était sans compter sur mon homme de main qui s’approche de moi pour venir me chuchoter quelques mots à l’oreille. A ses mots, je cherche du regard les deux gendres modèles du jour que je trouve autour d’un groupe de jeunes gens. Vraisemblablement, mon acolyte Marc dit vrai, la tension est palpable entre les deux hommes, sans doute pour illustrer les propos acerbes et tranchants de madame Guérin. J’hésite assez lourdement à interroger les convives autour de moi à ce sujet. Entre Lawford, sa cavalière, la baronne Reynolds et Lilith, il y a sans doute quelqu’un qui saurait m’éclairer au sujet de nos deux chères hôtes et de leurs déboires respectifs. Toutefois, je choisis pour le moment de faire vœux de silence, mon regard appuyé dans leur direction en disant de toute façon assez long sur mes sentiments à l’égard de ce spectacle qu’ils offrent aux convives les plus proches dans la pièce.


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Edel Aubier

Edel Aubier
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C-GEAR
Inscrit le : 20/11/2017
Messages : 371

Sam 20 Juil - 8:25
Si j'avais escompté pouvoir, peut-être, passer un tant soit peu inaperçu au milieu d'une réception pareille, je me rendais bien compte à présent de combien ces espoirs étaient optimistes. J'appréhendais encore mal la célébrité qui entourait Maîtres, d'autant que j'étais venu en compagnie d'Hélène qui semblait attirer encore plus les regards que moi. Il y avait enfin moins d'invités que je ne l'aurais pensé, à présent que la soirée avait officiellement commencé... Selon quels critères avaient-ils choisi leurs convives ? Il serait difficile de leur fausser discrètement compagnie si tout cela m'ennuyait, ou si je percevais un danger. Ce petit nombre avait au moins pour avantage qu'en quelques coups d'œil à la salle, je m'étais familiarisé avec toutes les têtes présentes, suffisamment pour me rendre compte qu'Hélène et moi étions loin d'être les seules personnalités connues ici. Un petit groupe s'était ainsi formé auprès d'une jeune femme, suivie d'un Méga-Lucario, qui semblait inspirer à tous une certaine déférence, et du rouquin à l'air sérieux dont l'apparence m'était décidément familière, même si je suivais très peu les médias.

« Tu sais qui c'est, le roux ? » soufflai-je à Hélène en les désignant de la tête. J'avais encore du mal à déterminer ce qu'elle pouvait discerner avec sa mauvaise vue, ou non. Du coin de l'œil, je vérifiais aussi que Toby ne furetait pas trop loin... et utilement. J'étais habitué à distinguer sa ligne en zigzag rose, seule partie de son corps qu'il ne pouvait camoufler.

Mon petit laïus sur la coordination n'eut pas beaucoup de succès auprès de la jeune femme aux longs cheveux noirs qui s'affirma dresseuse dans l'âme, froideur d'Hélène ou non. Cela n'atténua pas mon sourire tandis que je hochais la tête face à ses arguments : on trouvait aussi largement de quoi apprendre à se connaître, et à connaître ses Pokémon, dans la coordination, mais enfin... Ce domaine ne pouvait convenir à tout le monde. J'eus en revanche plus de chance avec le blondinet en qui j'avais reconnu le challengeur Nessa, que j'avais salué tout à l'heure et que je retrouvai devant le buffet. Lui avait eu l'air ravi de me voir, même si le commentaire de son ami m'avait fait me demander si ce n'était pas plutôt Hélène qu'il contemplait avec tant d'attention – ma vue non plus n'était plus ce qu'elle était, c'était ça la vieillesse, que voulez-vous. Quoiqu'il en fût, pour l'instant, c'était moi qui me trouvais entre lui et mon ensorcelante amie, et j'étais bien content d'avoir proposé ces petits canapés à un passionné de coordination à l'air fringuant et plein d'entrain plutôt qu'à un ennuyeux sénile qui n'aurait jamais regardé un spectacle de sa vie.

« Tiens tiens, comme on se retrouve ! »

Tellement que j'en oubliais ma résolution de me montrer "distingué" d'un instant auparavant, mais enfin, j'avais toujours mon sourire aux lèvres, c'était ma distinction à moi. Il allait se demander pourquoi je le reconnaissais avec un instant de retard, mais c'est qu'il s'était mis de mon mauvais côté, d'autant qu'avec tout ce bruit je n'allais pas bien l'entendre non plus : je me plaçai donc face à lui pour lui parler tout en piochant sur le buffet, sans regarder. Lui avait seulement l'air troublé. Au point que la première phrase qu'il me dit après que je l'eus reconnu faillit me faire lui recracher mon morceau de canapé sur la tête tellement il me fit pouffer brusquement de rire. « Faire votre rencontre, au milieu des hors-d'œuvre. » C'était si important que ça que ce soit au milieu des hors-d'œuvre (d'accord, le terme consacré, donc) ? C'était censé être un cadre particulièrement solennel ? Si on s'était croisé au moment du dessert, ça lui aurait déplu ? Il voulait qu'on se retrouve tous les deux sur la table, dans une assiette au milieu des Gamblast, ou quoi ? Bon, j'étais probablement le seul de nous deux à avoir compris ainsi sa phrase, mais c'était l'image qui m'avait traversé au moment où il l'avait énoncée, je n'y pouvais rien. J'avais réussi à me retenir pour ne pouffer de rire qu'une ou deux fois, heureusement, et je n'eus pas à me justifier puisqu'il se rattrapa aussitôt en précisant son idée.

« Ah, oui, c'est certain. Car les hors d'œuvre sont excellents – j'en avais déjà avalé au moins trois depuis que je lui avais tendu le plateau, et je lui répondais d'un ton qui frôlait encore le rire. Mais je parvins à redevenir plus sérieux pour ajouter : C'est toujours plus agréable de se rencontrer près d'une table, vous ne trouvez pas ? ...Vous aviez affronté Saizo, si je ne me trompe ? Ça devait être nettement moins amusant... » Et voilà, je l'avais dit. Ce n'était qu'à prendre avec relativité, toutefois : car tout champion d'Élite était sans doute nettement moins amusant qu'un buffet, surtout d'aussi haute qualité que celui-ci, et puis je plaisantais sûrement, comme ce que mon éternel sourire nonchalant invitait à penser. Ou peut-être pas.

Je me plaçai un peu en retrait tandis que Blondinet saluait Hélène, restée à côté de moi. Il était plus bavard qu'il ne le laissait deviner au premier abord, et avait aussi une certaine capacité à mettre en avant la coordination, puis lui-même, qui m'amusa encore. Hélène le fixa sans répondre, qu'elle réfléchît froidement à que répliquer face à un tel moulin à paroles ou qu'elle eût une autre idée derrière la tête ; mais quoi qu'elle eût pu vouloir dire, elle n'en eut pas le temps, car notre interlocuteur semblait déjà pressé de nous quitter. J'allais lui répondre par une salutation des plus amicales, j'avais même déjà hoché la tête et levé la main pour un « Au plaisir ! » ou « À la prochaine ! », quand... le jeunot ajouta une dernière phrase qui me cloua sur place. Et puis, à la famille et au mariage, n'est-ce pas ? Une parfaite référence au discours que la Duchesse venait de tenir, avec clin d'œil et sourire absolument-pas-discrets qui-voulaient-tout-dire. Ma bouche s'ouvrit aussi rond mon Coudlangue quand il avait trop mangé. Et j'aurais peut-être pu m'en remettre, si Hélène, sans aucun doute la deuxième personne visée par la phrase de Nessa, n'avait pas trouvé le moyen d'enfoncer le clou en tendant soudain la tête et en questionnant innocemment :

« Puisqu'on en parle, votre charmant ami n'est pas là ? »

J'eus un mouvement d'horreur en me tournant vers elle – mais non, elle plaisantait. Elle plaisantait, c'était certain. Je lui tapotai l'épaule (ce qui n'était pas le plus agréable puisqu'elle était plus grande que moi) tandis que Blondin repartait, comme une façon de m'assurer de notre connivence, ou qu'elle était toujours avec moi. « Ha là là. Je ne te suffis plus comme cavalier ? Tu me brises le cœur. » J'étais quand même un peu plus tendu que je ne le montrais, d'autant que je me répétais la phrase que le challengeur avait prononcée juste avant. À la famille et au mariage ? Il... Il était sérieux ? On pouvait s'imaginer ces choses-là ? Bon, il était temps que j'aille explorer un peu le reste de salle, découvrir les autres invités. « Je te laisse un peu batifoler auprès de tes fans ? » Nous n'aurions aucun mal à nous retrouver dès que nous le souhaiterions, de toute manière. Et malgré le flegme avec lequel j'avais parlé, même en m'éloignant, je ne pourrais m'empêcher de garder un œil sur ce que faisaient Hélène et son garde du corps...

En faisant mine d'observer les ornements des murs, j'allai prêter une oreille à la discussion du groupe formé par le scientifique, la fille brune de tout à l'heure et quelques autres ; mais ils semblaient lancés dans une grande conversation au sujet des technologies et de la robotique. Je revins donc traîner autour de Nessa et d'un autre jeune homme accompagné d'un Reptincel particulièrement chic, d'autant que mon attention avait été attirée par les deux ducs qui s'approchaient également d'eux. Ainsi, le moindre détail était prétexte à un désaccord entre eux... J'aperçus la vieille Duchesse, qui m'avait parue fort sympathique, sans doute elle aussi attentive à tout ce qu'il se passait dans la salle, et j'eus envie d'aller la rejoindre pour commenter avec elle le comportement des deux patriarches. Mais pour le moment, c'était derrière eux que je me trouvais, et je ne pus donc résister à l'envie d'intervenir dans la conversation en y allant de ma petite remarque :

« Pourquoi mettre cela en avant pour défendre votre cuisine ? Je me mêlai au cercle avec cette seule question, en répondant explicitement à la déclaration du Duc Lefèvre. Chacun sait que le grand nom ne fait pas le résultat. Ne vous souvenez-vous pas du scandale qui avait eu lieu au Splendor d'Oliville, lors d'une réception pourtant dirigée par le grand chef Tuller, tout ça parce qu'un des employés avait voulu se venger de son patron en utilisant du lait avarié ? ...Bien entendu, je ne doute pas qu'une telle catastrophe ne pourrait jamais arriver ici. Et je vous confirme, Duc Forel, que ce buffet est tout simplement excellent » ajoutai-je enfin en piochant d'une main une nouvelle verrine sur la table, tout en adressant à nos deux hôtes mon sourire le plus innocent.


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Yulia L. Rohan

Yulia L. Rohan
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Dim 21 Juil - 11:14
Les affaires continues. Toujours, à chaque instant, chaque phrase insinue quelque chose, signifie même autre chose. La belle écoute sans mot dire les échanges de palabres de la baronne et de son maître, ainsi que du scientifique qui les accompagne pour cette soirée. Sage mais attentive, en retrait mais présente. A sa place. A la place qu'on lui a donné. Elle ignore tous les tenants et les aboutissants de ces affaires, à vrai dire, elle n'a pas besoin de tout connaître. Elle ignore par exemple qui sont ces scientifiques dont la baronne fait mention. Ce nom lui parle cependant aussi se dit elle qu'elle a dû entendre Lawford en parler et que lui sait très bien de qui ils parlent.

A sa première phrase, le blond répond par une gorgée de champagne suivit d'un sourire énigmatique. « Je suis certain que cela arrivera bien plus tôt que vous ne le pensez Chère Baronne. » Cela fait longtemps à présent qu'elle ne cherche plus à décrypter les paroles parfois sibyllines de son maître. Ce dernier se fait toujours un plaisir de plonger ses interlocuteurs dans la confusion, généralement à raison. Lors de ces moments, elle pensait toujours à lui comme à un joueur d'échec. Patient et qui, surtout, avait plusieurs coups d'avance sur ses adversaires. Un instant, la demoiselle se demande si ses interlocuteurs s'en rendent compte, si ils savent, et si eux même n'agissent pas de la même façon. Un instant avant que Lawford ne reprenne, vraisemblablement serein et toujours aussi à l'aise dans la conversation malgré le revers de la Baronne. « Il me tarde de voir ce que ce petit prodige a concocté. » Il a l'air de l'être, en effet et il sourit simplement. Ce même sourire amusé qui semble ne jamais quitter ses lèvres depuis le début de cette soirée.

Oui, il semble bien plus à l'aise qu'elle ne l'est en réalité.

L'attention générale se porte sur le bras mécanique de la gouvernante de la baronne. Chacun y va de son commentaire, de son appréciation, hormis elle, qui demeure silencieuse, plus peinée qu'intéressée. Elle se demande en silence comment cette femme a-t-elle pu perdre son bras pour ainsi le remplacer par une telle prothèse. Elle se demande un instant comment elle réagirait elle, si son bras devenait une machine et ne peut empêcher sa main de toucher sa jumelle faite de chair et de sang. Les questions continuent, cette fois adressées au scientifique de Céladopole qu'elle écoute, aussi silencieuse que de coutume. A croire qu'elle est muette.

Le regard du lucario s'attarde sur la silhouette de la servante. Son aura. Son aura a quelque peu changé. C'est toujours ce qu'il voit en premier, toujours ce qu'il perçoit en premier lieu. C'est ainsi qu'il juge les gens, parvenant a associer ces auras à des degrés de dangerosité. c'est ainsi qu'il l'utilise. Cette femme, il a des difficultés à juger de son aura, de sa dangerosité. Un peu comme peut l'être celle de Lawford, son aura est trouble. Moins cependant que celle du blond, qui attise sa méfiance, mais suffisamment présente pour qu'il demeure prudent. Pourtant, à cet instant, son aura se fait plus claire à ses yeux. Comme si elle cherchait à remplir l'espace tout entier. Ce n'est pas menaçant, il s'en rend bien compte, néanmoins, il ne sait comment prendre ce changement.

Yulia. Le nom résonne en elle. Il est le seul à l'appeler ainsi aujourd'hui. Son regard vient se poser sur la créature qui l'appelle et qui observe la suivante de la baronne. Elle fait de même alors que les mots de son ami viennent taire ses interrogations. Tout du moins une partie. Une infime partie. Armaros se méfie. Elle, elle est plus intriguée par ce que cette Lilith vient de réaliser. Par la raison cachée derrière son comportement.

Tu ne crois pas qu'elle veut attirer ton attention ? Te parler peut être ? Elle sent son compagnon se tendre et en comprend la raison. Il ne parle à personne. A personne d'autre qu'elle. Depuis qu'elle le connait, cela a toujours été ainsi. Il a ses raisons qu'elle connait et d'autres qu'ils ignorent tous les deux, mais elle sait qu'il n'y parvient pas. Peut être ne le veut-il pas. Et avant, était elle aussi la seule ? La seule à entendre sa voix ? Elle le croit. Elle se l'imagine également. Le trouble vient de nouveau empoigner son cœur, le trouble de son compagnon et le sien propre. Son regard s'abaisse sur le sol, là où personne ne pourra voir son regard voilé.

Tu n'as pas à le faire si tu ne le veux pas Armaros. Personne ne t'y obligera. Surtout pas elle. Les émotions reflux en elle pour finir par disparaitre même si la tension de son compagnon demeure. Il ne sait pas comment réagir. Comment interagir.

« Tout va bien Lily ? » Elle sursaute presque à ces mots, un frisson dégringolant le long de son dos. Son trouble a-t-il été perçu par tous ? Le regard du lucario se braque sur Lawford. Froid. L'un et l'autre n'y réagissent plus. Ils sont chacun habitués. Elle se reprend comme elle le peut et redresse la tête vers son maître. Son cavalier. « O-Oui, ne vous inquiétez pas. » Son regard vient se poser sur la gouvernante de la baronne avant de reprendre le fil de la conversation. Des événements. Pourquoi avait-elle attiré l'attention de son lucario ? Les questions demeurent et elle se demande comment elle pourrait en savoir davantage.



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Raïtoku Seigi - Ririchiyo Shirakiin
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Mister Club

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C-GEAR
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Mer 24 Juil - 0:20
Pas un pour rattraper l’autre. C’est ce que la Duchesse Guérin se dit en voyant ses deux gendres s’agiter comme des asticots tandis qu’ils sont en train de parler à Edel et qu’ils se chamaillent pour essayer d’avoir le beau rôle. A croire qu’ils n’ont pas compris que son message leur était clairement destiné. Non, en fait, ce n’est pas exactement cela. Ils ont très bien saisi la portée de son discours, mais il faut croire que ça ne les a pas atteints plus que ça. Plus qu’autre chose, ça les a rendus plus fébriles. Ils n’ont justement pas envie que leur image s’effrite à cause d’une vieille femme, et ils font donc tout pour s’assurer d’être bien vus par les autres convives. Quitte à ce que cela en devienne ridicule.

« Et bien parce qu’il s’agit de cuisine kalosienne, monsieur Aubier. » répond le Duc Lefèvre. « Et que dans notre belle région, des disciplines artistiques comme celle-ci sont portées en fort haute estime. Avec tout le respect que je dois aux artisans d’autres régions, je dois dire que je n’ai jamais vu un tel respect ailleurs que dans Kalos. Un tel scandale ne pourrait jamais arriver au Firmament, où les employés sont la crème de la crème de la gastronomie et où on y considère la satisfaction des clients et l’excellence sont plus importantes que sa propre vie ! »

« Il dit surtout cela parce qu’il possède des actions au Firmament et que son gérant fait partie de son cercle d’amis. » siffle le Duc Forel en prenant le Maître Coordinateur à parti, comme si son beau-frère n’était pas là.

Ce-dernier serre le poing mais tente de garder son sourire cordial. Il prend une grande inspiration, avant de s’adresser de nouveau à Edel.

« Bien sûr, il me semble évident de privilégier la qualité à la quantité, à l’inverse de monsieur Forel. » réplique-t-il. « Certes, ses revenus sont de facto plus conséquents, mais grâce à la maison Lefèvre, nos traditions et notre volonté d’être la meilleure famille demeure. »

« Vraiment ? » se moque le Forel, qui garde un calme olympien. « Je serais curieuse d’entendre ma belle-sœur à ce sujet. Elle ne paraissait pas très satisfaite par vos marques d’affection la dernière fois qu’elle est venue nous rendre visite. »

« C’est toujours mieux que de courtiser des jeunes gens ayant à peine la moitié de votre âge. Demandez à votre épouse, je l’ai entendue de sa propre bouche. »

Un silence de plomb fait irruption dans la salle après qu’il ait fini sa phrase. Le personnel comme les autres invités restent interdits devant la dispute des deux Ducs, et commence à s’affoler alors que le Forel attrape le Lefèvre par le col, indigné par une telle accusation. Mais avant que la bagarre ne puisse commencer, la voix de la Duchesse Guérin s’élève, et elle est étonnamment puissante pour une femme de son âge.

« Messieurs ! » les reprend-elle par la simple force de sa voix. « Vous oubliez-vous ? Ne voyez-vous pas que nous avons des invités parmi nous ? Si vous souhaitez vous quereller, soit, mais libérez vos pulsions animales hors de ma demeure ! Personne ici n’a besoin d’assister à un spectacle aussi ridicule que le vôtre. »

La tension est palpable. Le Duc Forel relâche le col de son beau-frère, mais ils ne détournent aucunement le regard. A nouveau, ils donnent l’impression d’avoir ignoré leur belle-mère, bien que ce ne soit pas le cas.

« Pour une fois, je suis d’accord avec ma belle-mère. » tranche enfin le Duc Lefèvre. « Allons donc régler cela comme des gens civilisés, et combattons en duel pour décider lequel d’entre nous sauvera son honneur. »

« Avec joie, beau-frère, si cela me permet de voir votre visage défiguré par la honte. »

Ils sortent chacun une Poké Ball de la poche de leur veste, puis ils se dirigent vers les jardins du château, prêts à en découdre. Libre à vous d’aller assister à ce spectacle, bien que la Duchesse désapprouverait sans doute. De même que ses filles, d’ailleurs. Les pauvres femmes ne savent pas où se mettre, confuses à cause du comportement de leurs maris. Jamais elles n’auraient cru qu’ils puissent avoir une attitude aussi puérile. Mais au moins, il faut avouer que pour vous, ce n’est peut-être pas si mal. Après tout, cela vous fait une source de divertissement supplémentaire, quand on y pense.


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Mary Nephilim

Mary Nephilim
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Région : Kalos
Jeu 25 Juil - 23:32
Lawford écoute attentivement ce que dit la baronne et rajoute que Biotech ne finira pas de vous surprendre, mais compte tenu de ce qu’Ashley a répondu ensuite, cela ressemble beaucoup à du bluff, selon toi. Tu ne peux interpréter son silence que de deux manières. Soit il ne renchérit pas parce qu’il n’a aucune raison de le faire – alors que de potentiels investisseurs pourraient se trouver ici, ce qui est tout de même curieux – soit il n’a aucun argument de vente. Il doit savoir ce que vaut Genius pour ne pas commenter dessus, et son silence peut être perçu comme un signe de faiblesse, pour toi en tout cas. Bien sûr, il peut très bien penser qu’il a plusieurs coups d’avance, mais tu doutes fortement de cette possibilité. Tu penches plutôt pour un excès de confiance de sa part. Il suffit de voir l’exubérance dont il fait preuve en s’affichant avec Lily. Plus le temps passe, et moins tu trouves la jeune femme à l’aise, malgré le manque d’émotion dont elle peut faire preuve. Pour toi, cela ressemble à une relation abusive entre la personne dominante et la personne dominée, et il faut croire que le caractère de la baronne commence à déteindre sur toi pour que la simple pensée te donne la nausée et l’envie de refaire le portrait du businessman.

Mais au contraire, la conversation avec monsieur Brown est des plus fascinantes. Visiblement, il s’intéresse à ce domaine aussi, même si ce n’est pas son terrain de prédilection. Apparemment, les technologies seraient plutôt le penchant de l’une de ses amies, co-gérante du W.A Dex. Voilà qui pique ta curiosité au plus haut point, à vrai dire. Jamais tu n’aurais cru rencontrer un scientifique ici, et encore moins l’un des fondateurs d’un des Pokédex les plus renommés des sept régions. Plus que de la curiosité, c’est une véritable opportunité qui se présente devant toi. Tout comme avec Thomas Bauer, il faut que tu trouves un moyen de rentrer dans ses petits papiers… et, d’une certaine façon, de l’aider dans tes projets ou ceux de la Team Galaxy. Sans que cela ne remette en cause l’autorité de ta bienfaitrice et supérieure. Tu es ici en tant que suivante, tu ne peux pas te permettre toutes les folies et ne chercher à satisfaire que tes propres objectifs.

« Comment ne pas être admirative devant un individu de cette trempe ? » renchérit Ashley à la suite de Christian Lawford. « Pour tout vous dire, avant que Lilith ne soit à mon service, elle a également étudié en grande partie l’Histoire, bien que ce ne soit peut-être pas le même sujet de recherche que le vôtre, monsieur Brown. »

On dirait que la baronne Reynolds a compris la même chose que toi, et elle doit certainement penser que t’aider est le meilleur moyen pour elle de parvenir à ses fins. Ce que tu aurais fait aussi, si vos rôles avaient été échangés.

« Pour être plus précise, je m’étais spécialisée dans la théologie. » clarifies-tu. « Ce n’est certes pas le domaine le plus scientifique, mais la mythologie et le rapport qu’entretiennent les humains avec la religion me fascinent. Les extrêmes que nous pouvons atteindre au nom d’une religion, en bien comme en mal méritent d’être étudiés tout autant que les autres faits historiques ou les espèces de Pokémon disparues, à mes yeux. »

Si l’enfer des dieux, c’est leur amour des hommes, l’enfer des hommes, c’est leur amour des dieux. Voilà comment on pourrait résumer la chose, si tu dois élaborer davantage ta pensée. Cela dit, tu ne t’es jamais renseignée sur un point : à quel moment dans l’histoire de l’humanité a-t-on déjà essayé de supprimer la religion ? Les Armurois se voyaient remplacer Arceus, sans doute pour être vénérés à leur tour, mais tu n’as aucune idée de si la notion même de religion n’a jamais été une seule fois menacée d’être abolie. Peut-être que monsieur Brown a son avis sur la question et que vous aurez l’occasion d’en discuter plus tardivement dans la soirée, mais pour le moment, c’est Lily et le Méga-Lucario qui te préoccupe plus qu’autre chose. C’est la raison pour laquelle tu ouvres ton esprit, afin d’attirer leur attention. Et cela fonctionne, mais pas forcément de manière très frappante. Comme tu t’y attendais, le loup bleu reste méfiant, mais pas hostile pour autant. Il a l’air davantage dans l’observation, et il veut comprendre pourquoi tu agis de la sorte. Ou alors, il attend plutôt l’autorisation de quelqu’un avant de décider quoi faire. Mais de qui ? De Lily ou de Lawford ? C’est ce que tu cherches à déterminer, jusqu’à ce que la réponse se dévoile d’elle-même. Le regard de la jeune femme s’abaisse, ce qui attire l’attention du businessman, qui s’enquit de son état. Elle répond que tout va bien, mais sa voix tremble légèrement au début. Un sourire narquois se dessine sur tes lèvres tandis que tu observes la réaction du businessman. Tout porte donc à croire que c’est avec elle que le Lucario partage sa connexion spirituelle. C’est à elle seule qu’il obéit, et il n’a pas l’air de porter beaucoup d’affection à l’égard de Lawford, et c'est une excellente chose à savoir. Tu échanges un regard complice avec la baronne Reynolds. Elle n’est peut-être pas aussi douée pour utiliser la télépathie ou ouvrir son esprit, mais elle a déjà vu assez de profils similaires à celui de Lily pour parvenir à la même conclusion que toi. D’une façon ou d’une autre, cette femme a besoin d’aide. Consciemment ou non, elle est complètement sous l’emprise de l’homme d’affaires de Biotech, et il serait bon que vous trouviez une solution d’ici la fin de la soirée pour qu’elle fasse un pas vers la liberté.

Du moins est-ce ce que tu pensais faire jusqu’à ce que la tension monte entre les deux Ducs et que la Duchesse Guérin ne s’en mêle. Apparemment, ce qu’elle vient de dire n’a clairement pas apaisé les deux gendres et ils comptent bien régler leurs différends dehors, dans les jardins intérieurs. Tu aurais bien envie de soupirer et de hausser les épaules, mais visiblement, ce n’est pas l’avis de nombreux autres invités qui sortent à leur tour pour assister à ce bien pitoyable spectacle. Tu comprends cependant rapidement qu’ils ne comptent pas se battre d’eux-mêmes, mais qu’ils vont régler cette affaire par un match de Pokémon quand ils se saisissent des Poké Balls présentes dans la poche intérieure de leurs vestes. C’est donc cela qui les intéresse à ce point, et non la querelle des deux gendres. Finalement, riche ou pauvre, le peuple reste le même, il lui suffit seulement de pain et de jeux pour se divertir. Et pris dans le mouvement de foule, tout le monde se retrouve à faire son mouton et à se suivre les uns les autres. Tu n’es d’ailleurs pas la seule que cela agace, puisque la baronne Reynolds agit de manière plus explicite en ne s’empêchant pas de pousser un soupir.

« J’espère qu’au moins le spectacle sera divertissant. » tente-t-elle de se consoler. « Et que ce sont des Dresseurs plus compétents qu’ils n’en ont l’air. »

De ton côté, tu te contentes de hocher la tête, plus préoccupée par vos interlocuteurs. Les garçons ont l’air satisfait de voir que leur soirée prenne un tournant pour le moins imprévu, mais ce qui t’intéresse, c’est la réaction de Lily et de son Méga-Lucario. C’est peut-être d’ailleurs l’occasion rêvée pour essayer d’interagir avec ce-dernier. Tu es de leur côté, après tout. Plus que de celui de leur accompagnateur, après tout.

« Pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour vous éloigner de monsieur Lawford, Lily et toi ? » suggères-tu alors que tu essaies de communiquer avec lui par télépathie. « J’ai du mal à croire que vous ayez un intérêt à rester avec lui quand on voit le regard que vous vous êtes échangés, lui et toi. »

Autant être directe. S’il reste méfiant, tourner autour du pot ne fera que le rendre plus réticent à parler. Tu as cherché à lui montrer que tu ne lui étais pas hostile en ouvrant ton esprit sans lui adresser la parole directement, alors mieux vaut éviter de perdre trop de temps, maintenant.


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Worick Brown

Worick Brown
Modo RP & Scientifique

C-GEAR
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Région : Kantô - Galar (23/03 - 23/05)
Mer 14 Aoû - 14:46
Si la baronne semble maitriser les piques glacées comme elle le montre subtilement à l’égard de Lawford, elle ne semble pas en rade de paroles élogieuses non. Je dois bien admettre en réalité qu’en parlant ainsi de mes domaines de recherches, je ne m’attendais pas à ce que Reynolds et Lilith semblent aussi enthousiastes. Cela me permet d’ailleurs d’apprendre que la jeune femme s’est intéressée de très prêt à la théologie et ses dires concernant les extrêmes religieux me fascinent au plus haut point. Décidemment, voilà une personnalité que je ne m’attendais aucunement à rencontrer aujourd’hui. Comme quoi cette petite fête bourgeoise me réserve peut être quelques bonnes surprises finalement.

« La théologie ? Voilà qui suscite vivement mon intérêt. Si je ne suis à l’origine pas spécialisé dans le domaine, mythologies et religions sont des sujets d’études passionnants au sein desquels je me plonge très régulièrement. Après tout, ce sont deux aspects indéniables de notre civilisation qui ont marqué les peuples à travers l’histoire, servant d’ailleurs souvent de passerelle entre Hommes et Pokémons durant l’antiquité et ce jusqu’à bien tardivement au moyen âge. C’est typiquement le genre de sujet autour duquel je pourrais échanger autour d’un verre sans voir les heures passer mademoiselle Lilith. »

C’était une invitation sans vraiment en être une, seul le déroulement de la soirée pourrait trancher à ce sujet. Quoi qu’il en soit, entre sa prothèse et cet attrait tout particulier pour un domaine d’étude souvent boudé par bien des chercheurs, la jeune femme avait clairement réussi à piquer ma curiosité. Une part de mystère se dégageait clairement d’elle, à la façon d’une aura des plus intrigantes. Je n’ai toutefois pas le loisir de la jauger du regard bien plus longtemps, car c’est de nouveau la suivante de Lawford qui attire mon attention. Pas que la mienne d’ailleurs. Les yeux rivés sur ses pieds, la jeune femme semble suffisamment inquiéter son cavalier puisque celui-ci se hâte de lui demander si tout va bien. Ce qui me surprend de prime abord, c’est le regard glacial que lance le Lucario au businessman. Visiblement, il est bien loin de le porter dans son cœur, ce qui remet clairement en question la relation que peuvent bien mener Lawford et sa cavalière. Pour ce que je sais du personnage, il ne me semble pas franchement inconcevable que Christian ne soit pas toujours tendre avec elle. Après tout, il est fait du même bois que bien hommes d’affaire avides de profits et de réussites. Cependant si je sens bien qu’une ambiance particulière commence à s’installer après le petit instant de faiblesse de la dénommé « Lily », je ne suis pas certains de vouloir jouer les preux chevaliers et ainsi m’enquérir des détails concernant le mal qui semble ronger la jeune femme. Pour ainsi dire, je suis d’ailleurs presque soulagé de voir que ce sont à nouveaux les deux gendres de la duchesse qui attirent à nouveau l’attention de la foule. Il est d’ailleurs à noté que malgré son âge avancée, Simone Guérin possède encore une sacré voix inquisitrice à souhait lorsqu’il s’agit de rappeler ces deux trublions à l’ordre. Cela ne fait cependant que passer les deux ducs pour de parfaits abrutis, malheureusement pour eux.

« J’ai un peu de mal à comprendre ce qui motive vraiment ces deux hommes. N’ont-ils aucun amour propre pour agir ainsi au beau milieu d’une telle réception ? Pour autant et bien que je ne pense pas forcément cela correct pour la duchesse, je me demande ce que peu bien donner un duel entre ces deux énergumènes. »

A mi chemin entre la curiosité et les règles de bienséance qu’on m’avait apprit, voilà ma situation actuelle. Hésitant fortement sur la marche à suivre, je décidais d’attendre simplement de jauger la réaction des autres. S’il s’avérait que certains de mes interlocuteurs du moment se montraient intéressés, peut être irai-je faire un tour du coté de ces deux combattants.


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Hélène Joannis

Hélène Joannis
Ligue 4

C-GEAR
Inscrit le : 08/07/2018
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Région : Johto - Alola
Lun 19 Aoû - 19:50
Je n'étais pas forcément la plus douée quand il s'agissait de donner un encouragement, ou de la motivation, et mon visage fermé ne faisait que renforcer cette idée. Tant pis, je n'étais pas là pour me faire des amis après tout et cela ne changerait rien à la motivation de cette femme, qui semblait bien décidée à venir nous affronter. Quant à vaincre, elle le saurait une fois sur place. Je la saluais d'un signe de tête lorsqu'elle s'éloigna, me retournant ensuite vers Edel qui ne tarda pas à me poser une question ; je suivis son regard, vers un petit attroupement, avant de hausser des épaules.

- C'est trop loin pour moi... A moins que tu ne veuilles que je te fasse une liste de tous les roux que je connais ? Le moment aurait été parfait pour un sourire taquin, mais il devait s'en douter et c'était suffisant pour nous.

En réalité je n'en connaissais pas tant que ça, seulement quelques chercheurs qui travaillaient aussi à l'université de Céladopole, ainsi qu'un scientifique, mort lors de l'attaque de Zero ; ça ne risquait donc pas d'être lui. Je ne connaissais pas les personnes de la haute, ils ne m'intéressaient pas plus que ça, et j'avais assez peu de contacts avec mes confrères en règle générale, rares étant ceux qui travaillaient aussi sur les poisons... Surtout avec la même dévotion que la mienne. Ma propre mère avait du mal à comprendre cette passion, même si elle l'acceptait, et elle était pourtant une scientifique aussi investie que moi.

J'oubliais tout cela lorsqu'un compliment (prenons le dans ce sens là) à mon sujet fusa derrière nous, assez proche pour que je l'entende. Et bien, cette soirée était vraiment étonnante, et au vu du sourire de Edel je compris qu'il aurait préféré ne rien entendre. Jaloux ? C'était plutôt mignon maintenant que j'y pensais, et cela me replongeais à la vieille époque, lorsque nous nous tournions déjà autour l'un de l'autre... Sa remarque me fit intérieurement sourire alors que je cherchais la personne du regard, par curiosité, même si j'aurais été incapable de voir son visage correctement. Je savais au moins qu'il était accompagné d'un blondinet qui m'était vaguement familier, pour une raison que j'ignorais encore.

- J'ai plutôt l'habitude qu'on me fuie, mais il faut croire que le violet plaît à certaines personnes ~

Suite à cela, et après quelques hors d'oeuvre et discussions plus banales, une certaine tête blonde se retrouva sans trop le vouloir près de nous, alors que Edel lui tendait de la nourriture. Je souris intérieurement, restant légèrement en retrait (je venais de reconnaître le coordinateur, qui était récemment passer à l'élite) tout en les écoutant parler, avant que celui-ci ne se tourne vers moi.

- Enchanté de même, Mr Finnegan. Comme vous le dites il faut faire un choix, mais de ce que je sais le votre était le bon ! Quelques instants plus tard il reprend la parole, évoquant alors son frère... Sûrement la personne qui avait fait ce joli "compliment". J'eus un léger rire à son allusion au mariage, avant de lâcher quelques mots, profitant qu'il ne soit pas encore parti. Puisqu'on en parle, votre charmant ami n'est pas là ?

Le blond s'éloigne rapidement, visiblement bien plus occupé que nous ne l'étions ; il faut dire que nous étions venus en touriste, alors cela n'a rien d'étonnant. Edel en profite pour prendre un air horrifiée et je ris doucement à sa phrase, avant de prendre un air sérieux, ce qui n'était pas vraiment difficile.

- Qui sait ? Après tout je ne sais pas encore ce que tu vaux sur la piste ~ Je ris de plus belle lorsqu'il décide de s'éloigner de moi, non sans un dernier trait d'humour. Fais attention, je pourrais ne pas revenir !

Les fans, pourtant, je préfère les esquiver, retournant plutôt au buffet avant de boire un peu et de manger encore, tout cela m'ouvrant l'appétit. Je suis d'une oreille fort distraite ce qu'il se passe autour de moi, jusqu'à ce que je remarque que Edel s'était approché des deux hôtes de la soirée ; intriguée je m'approchais discrètement, écoutant tout en restant en retrait. Ce qui suivit fut fort divertissant, le ton montant très vite entre les deux hommes... Je profitais de l'esclandre pour revenir aux côtés de Edel, posant à mon tour une main sur son épaule tout en chuchotant quelques mots à ses oreilles.

- Bien joué ~ Les deux hommes sortirent alors des pokéballs, prêts à se battre. Tu veux aller voir, ou retourner aux petits fours ?


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Nessa Finnegan

Nessa Finnegan
Modo Jeux & Eleveur

C-GEAR
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Région : Sinnoh | Alola | Kalos
Mer 4 Sep - 22:47
Je ne me comprends pas. Et tout ce qui arrive est tellement inattendu. C’est improbable. Déjà, je ne me voyais pas discuter avec un membre de l’Elite et une de la Ligue. Leur statut justifie qu’ils aient été invités à cette réception, tout comme pour ma famille. Alors il n’est pas si surprenant que nous nous croisions, même si ça fait un petit choc quand on ne s’est pas encore totalement fait à l’idée de ne plus être un simple inconnu. En plus, je ne sais pas ce que j’ai pu dire qui fasse rire Edel Aubier. Je n’ai pas essayé d’être drôle, ce qui signifie que c’était malgré moi. Super… Quoi qu’il en soit, il me répond, et ce serait bien que j’en fasse de même. « C’est sûr, on peut au moins se consoler avec la nourriture en cas de besoin. Même si, je vous rassure, ce n’est pas le cas ici. » Bah oui que je le rassure, parce que ça partait presque en punchline de noble là, et non. Juste non. Déjà, pas moi. Ensuite pas à monsieur Edel Aubier que j’admire juste un peu beaucoup. Heureusement pour moi, il enchaîne sur la deuxième partie de mon Elite, traitant du côté peu amusant d’un de ces collègues. J’avoue être assez surpris de l’entendre parler de la sorte d’un autre membre de l’Elite. Après, il faut reconnaître qu’il n’a pas tort. « C’est bien monsieur Masuda que j’ai affronté en combat. Et c’est vrai que j’ai trouvé mademoiselle Kanaloa bien plus chaleureuse à mon égard pour la prestation. » Enfin, lui il est peut-être bien mieux placé que moi pour se permettre ce genre de remarque sur le concerné, alors que moi… Donc je vais peut-être éviter de continuer sur cette lancée.

Et c’est comme ça que sans pression aucune, je me suis tourné vers Hélène Joannis, l’autre championne en présence. Je ne sais pas comment, mais je lui parle dans le plus grand des calmes du fait que je pourrais également prétendre à la Ligue Pokémon. Je ferais mieux de surveiller mes chevilles et d’arrêter de parler. Tout court. Chut. Bouche cousue. On respire un coup, on accepte le compliment qui fait toujours plaisir et on continue. J’en profite pour annoncer que je vais les laisser pour rejoindre mon frère. Je devrais pouvoir survivre à cet épisode qui se termine. Enfin, ce n’était jusqu’à ce que la championne mentionne « mon charmant ami ». Je manque de m’étouffer et rougis immédiatement. Est-ce qu’elle l’aurait vraiment entendu ? Non, pitié, dites-moi que non. « Je… Bah… Je… C’est mon frère, justement. » Entre le bégaiement et l’espèce de lassitude dans ma voix, je pense que mon état d’esprit est plus que transparent. J’ai d’autant plus envie de fuir, et de tuer Seth aussi, au passage. Donc voilà, je m’éclipse et lâche cette petite référence au discours de la maîtresse des lieux, sans doute pour me redonner un minimum de contenance.

En m’éloignant des champions, je me retrouve face à un Reptincel juste adorable. Je n’ai cependant le temps de rien vu qu’à peine arrivé, on vient à me parler. Enfin à moi et à un autre blond qui était assez proche du fameux Reptincel, peut-être son dresseur. « Oui, faites donc. » Si l’homme s’invite, je ne peux pas lui dire non, surtout que c’est un des membres de la famille de la duchesse, donc bon. Vient alors la question sur les hors-d’œuvre à laquelle j’allais répondre que c’était super bon – enfin en mieux tourné, on s’entend – avant d’être coupé dans mon élan. Surgissant de nulle part, l’autre beau-fils de la duchesse intervient en s’offusquant à moitié de la question qui nous a été posée. Non mais de quoi il se mêle lui ? Ce n’est pas toujours simple d’aborder les gens auxquels on n’a jamais parlé, alors laisse-lui au moins une ouverture non ? Le mec qui vient se la péter, en mode « moi je, moi je ». Sérieusement. Mais une fois de plus, je n’ai pas le temps de l’ouvrir – cette fois tant mieux – qu’une voix familière s’impose. Edel Aubier. Je regarde l’homme, intrigué par son intervention. Il semble prendre la défense du gars qui était venu nous parler à la base, le duc Florel donc. C’est cool ça.

Sauf qu’au lieu de faire baisser le ton, l’intervention du maître coordinateur semble avoir l’effet inverse. Et ça part à volo. Je n’aurais vraiment pas apprécié qu’on s’adresse à moi de la sorte, et ce quel que soit le contexte. Comme s’il oubliait à qui il s’adressait. Et le pire, c’est que ça se cache sous le beau langage, ce qui rend tout ça d’une irrévérence incroyable. Je le prendrais super mal à la place de monsieur Aubier ! C'est cependant le duc Florel qui rétorque, faisant semblant d'ignorer l'insolent et tentant de le recadrer avant que cela ne s'envenime. Un nouvel échec cuisant puisque le Lefèvre repart de plus belle, tentant de ridiculiser son beau-frère. Ça part en vrille, et être au milieu de tout ça, c'est gênant. Je suis beaucoup trop près de l'action pour sortir le pop-corn. Contre toute attente, ça commence à tacler méchamment sous des airs faussement calmes. Florel, qui étale devant tout le monde la possibilité impuissance de son adversaire. Louuuuurd. Le gros malaise. Et le gars s'en fout, il se prend ça dans les dents et il trouve le moyen de lui renvoyer la balle. Ça balance les infidélités de l'autre en retour. Po-po-po ! Enfin, si je dois évaluer la battle de riches, je crois que le point revient à Florel, parce bon, ça parle de draguer pas de pécho, déjà. Et puis mieux vaut en avoir une qui fonctionne bien pour plusieurs qu'une qui marche pour personne… je crois. Surtout que pour un vieux, le Florel, ça va. Ok il est vieux, mais au moins il fait pas vieux dégueulasse quoi. Donc c'est moins pire. De mon pour de vue tout du moins. Je m'attendais à une nouvelle salve d'attaques personnelles, des crasses encore plus sombres que les frasques qui viennent d'être révélées. Je veux du sale ! Enfin, tout ça sous un masque de gars qui ne sait plus où se mettre, bien évidemment.

Oh, je suis un peu déçu de voir le Florel en venir aux mains. Vraiment. J'aurais espéré un peu plus de verve de sa part, mais c'est raté. Surtout qu'après l'empoignade, la Duchesse intervient pour calmer les deux jeunes hommes, enfin seulement jeunes par rapport à elle, en fait. Elle les fait sortir de chez elle, et les deux hommes sont bien décidés à régler leur contentieux au travers d'un duel Pokémon. Je sens alors mon portable vibrer dans ma poche. Tandis que les ducs quittent les lieux, je sors donc mon smartphone pour voir d'où provient ce message. Seth, qui m'envoie un « #TeamFlorel ». Je me retiens d'éclater de rire. Nous sommes dans le même camp. « Alors, on va les voir se battre ? » La voix me surprend. Il vient de m'envoyer un message, il est donc logique que je ne m'attende pas à ce qu'il me parle aussitôt. « Je me prends un truc à boire et j'arrive. Mais je te retiens toi. Tu m'as bien foutu la honte devant Hélène Joannis… Elle t'a entendu tout à l'heure, et elle m'a demandé où t'étais. T'es vraiment pas gêné ! » Je le fixe et vous bien son regard mi-surpris mi-amusé. Il s'en fout que je me tape la honte, tout ce qu'il a entendu, c'est ce qui l'intéressait. « Oh. Bah si tu la recroises, tu lui diras que j'ai ma soirée de libre. » Mais il est sérieux ? Hors de question d'être mêlé de près ou de loin à ses histoires. Il ne manquerait plus que ça. « Bon, je te laisse, je vais les suivre avant de les perdre, tu me rejoindras là-bas. » Une fois de plus, il me plante, comme ça. Tant pis. J'attrape une boisson - non alcoolisée cette fois - pour me désaltérer, parce qu'il fait réellement soif. Une fois cela fait, je m'apprête à rejoindre le petit groupement parti suivre les deux duellistes. Sauf qu'on m'attrape par le bras avant que je ne puisse démarrer. « Nessa, où vas-tu comme ça ? » Grand-Mère. À tous les coups ma réponse ne va pas lui plaire. « Assister au combat. » Voilà, un simple regard suffit à me faire comprendre que c'est mort. Je vais avoir droit à un joli petit sermon que je vais me contenter d'écouter à moitié. « Je suis désolée mais il va nous falloir rester ici. L'hôtesse de cette réception est la Duchesse. Ses gendres lui manquent de respect, et les suivre en revient à faire de même. Donc nous restons et nous lui tenons compagnie. » Je me hâte de sortir mon portable pour envoyer un message à mon frère pour lui dire de ne surtout pas revenir et de bien regarder pour tout me raconter ensuite. « Peux-tu ranger ce téléphone s'il-te-plaît ? » « Je dis juste à Seth de nous rejoindre. » « Ah, dans ce cas, très bien. » Waw. De l’approbation. Celle-là je ne l’avais pas vu venir. C'est que ça a dû lui brûler la langue à coup sûr. Sauf que j’avais encore moins vu venir le fait que Grand-Mère me traîne jusqu’à la Duchesse en question. « Simone, je suis confuse. Vos gendres sont quelque peu bilieux et ne semblent pas avoir pris la mesure de leurs paroles ni de leurs actes. Je suis navrée pour vos filles et pour vous. » Alors là… Je ne sais pas ce que je peux ajouter. En dehors d’arborer une mine compatissante, il vaut mieux que je me taise.


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Edel Aubier

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Dim 8 Sep - 19:18
...Que le violet plaise à certaines personnes, d'accord, j'étais plutôt bien placé pour le croire. Mais qu'Hélène se fasse siffler comme ça, par le premier péquenot venu, qui n'avait que son insolence de remarquable ? Je lui avais pris le bras avec autorité et, tout en m'efforçant de paraître détaché, je cachais mal mon désappointement. Je tournai vers elle un regard éloquent : « Hmpf. Si tu veux mon avis, y'a pas que ta peau, qui plaît. Mais s'ils te connaissaient mieux... Ils doivent pas être nombreux avec des goûts aussi bizarres que moi. » ...D'accord, ce n'était peut-être pas très gentil. Mais je m'étais renfrogné... Et, de nous deux, je n'étais guère le premier à envoyer des piques. En contrepartie, je lui rappelais quand même explicitement qu'elle me plaisait, mais il m'était désormais vain de le cacher, de toute manière. Enfin, je m'étais bien rendu compte qu'elle était loin de laisser la foule indifférente quand j'avais feuilleté quelques revues people (première fois de ma vie que cela me venait à l'idée !), et, ma foi... Je crois que ce n'était pas entièrement pour me déranger.

Au buffet, j'eus le plaisir de retrouver le récent challenger de l'Élite, et sans son ami, cette fois, ce qui me permit d'entamer une conversation avec insouciance, Hélène à mes côtés. Il m'avait tout l'air d'un garçon sympathique et il parvint à me faire pouffer de rire avec son flux de paroles en l'espace d'à peu près treize secondes et demi, ce qui me rendit d'autant plus disposé à parler avec lui. « Oh, mais on est là pour manger, ne vous privez pas », commentai-je suite à son étrange remarque sur la nourriture, et je repris un petit four pour lui montrer l'exemple – si on devait attendre d'avoir besoin d'être consolé pour dévaliser les buffets, alors, je prierais les dieux de rendre toutes les réceptions de petits bourgeois plus mélancoliques qu'un placard vide à l'heure du goûter, parce que déjà que ce n'était pas franchement l'éclate, si en plus on ne pouvait pas grignoter ! ...Et quand j'en avais l'occasion, j'étais plutôt du genre à grignoter avec ardeur. J'enchaînai ensuite sur son Élite et j'eus la satisfaction de l'entendre approuver ce que je suggérais au sujet de Saizo. « Évidemment... Mais sachez que Calypso peut aussi se montrer redoutable ! » Le sourire avec lequel je conclus dissimulait l'espoir qu'Hélène m'ait bien entendu : que je ne sois pas le seul de nous deux à avoir des rivaux potentiels, je vivais quand même à proximité d'autres femmes !

Pique pour pique : Hélène, justement, se mêla bientôt à la conversation, sans tarder à évoquer le... « charmant ami », en fait le frère, de Blondin. La grimace que j'arborai n'eut d'égal que l'air instantanément gêné de Nessa, mais je me rattrapai vite tandis que le jeune homme s'éclipsait. Pourtant, Hélène n'avait pas fini de me surprendre.

« Wooh-ho. La piste ? C'était pas dans le contrat, ça... » J'avais fait mine m'éloigner, désireux d'observer un peu les autres invités, mais je n'avais pas fait un pas que la phrase d'Hélène m'avait immobilisé. Danser ? Il faudrait, plus tard... danser ? Comme dans un bal ? Si j'avais imaginé ça... Hélène n'en avait pas parlé, lorsqu'elle m'avait convaincu de l'accompagner ici. Qu'est-ce qu'on pouvait bien danser, dans un bal de nobliaux ? M'agiter au hasard en rythme sur une musique, je savais faire, mais pour tout ce qui était valses, salsas et le reste... Hélène et moi n'avions jamais dansé ensemble, c'est vrai ; c'était aussi je n'avais jamais vraiment dansé avec qui que ce soit. Mais était-elle sérieuse, d'abord ?

Toutes ces histoires ne m'enlevaient pas mon idée première de la tête, à savoir vérifier un peu, par mesure de prudence, qui étaient les autres invités, si bien que je m'éloignai de mon amie – « Je te retrouverai, ne t'en fais pas ! » – pour m'approcher des autres groupes. Il y avait quelque chose d'intrigant dans celui du scientifique, mais mon attention fut vite rattrapée par un désaccord entre les deux ducs, apparemment les têtes brûlées de la famille... désaccord auquel je ne résistai pas à l'envie de me mêler. Je ne m'attendais pas à ce que ma simple petite remarque, innocemment lâchée, déclenche une telle réponse pleine de verve de la part de Lefèvre. Je haussai les sourcils : je décelais sous son avalanche d'expressions tout à fait incongrues une certaine condescendance à l'égard des gastronomies des autres régions, dont les miennes, et je m'apprêtais à répondre que je m'en fichais un peu que des cuisiniers ne soient pas prêts à mourir pour me faire à manger tant que ce que j'avalais était bon ; mais je n'en eus pas le temps, car Forel répliqua pour me mettre de son côté. Je l'écoutai en clignant des yeux... pour être ensuite happé par une nouvelle bravade du Duc Lefèvre. D'accord. C'était le combat des petits chefs, et je jugeai préférable de ne pas me faire plus remarquer. En bon spectateur à qui on ne demande pas son avis, je tendis le bras vers le buffet pour prendre de nouveaux petits fours que je grignotai tout en écoutant mes deux interlocuteurs continuer de se disputer – mais je dus me forcer pour étouffer un rire face aux allusions qui retentirent ensuite. Sérieusement ? Après ça, il y eut le coup de la prise par le col, le grand silence dans la salle, et moi toujours à côté des deux ducs qui me mettais la main devant ma bouche pleine pour me forcer à ne pas rire tout en ouvrant des yeux ronds devant la vitesse à laquelle cela avait dégénéré.

Ce fut alors que la Duchesse intervint. J'en profitai pour m'éloigner un peu : je n'avais pas spécialement envie d'être pris à parti une nouvelle fois, même si j'aurais répliqué sans la moindre hésitation si cela avait dû arriver. Vu leur bêtise, alors même qu'ils étaient âgés, aucun de ces ducs ne devait être un danger pour Hélène ni pour moi. Mais cette Duchesse ! Quelle femme ! Elle avait du style, et de la voix : elle avait toute mon admiration. Les deux patriarches se séparèrent, mais ils se fixaient encore comme des bêtes enragés et ils finirent par se provoquer en duel – un duel Pokémon, à voir les balls qu'ils sortirent. On avait vraiment droit à ce type d'animations, dans certaines réceptions de nobliaux ? Eh bien, elles remontaient dans mon estime !

Je sentis la présence d'Hélène dans mon dos avant de l'entendre me parler. Mes lèvres s'élargirent en un sourire, qui se transforma bien vite en un bref éclat de rire, celui que je m'étais retenu de lâcher devant Forel et Lefèvre : avec elle, je pouvais le libérer. Je tournai ensuite la tête vers la Duchesse Guérin : en l'absence de tout le monde, je serais bien resté un peu pour discuter avec elle ou explorer l'endroit, mais la doyenne était déjà prise d'assaut par une autre dame et... tiens, Blondin. Ça ne valait donc plus trop la peine de s'attarder. « Je ne dirais pas non à un peu d'animation ! » Surtout quand j'avais – en partie – participé à la provoquer. Je m'assurai que Toby n'était pas visible (il devait se cacher quelque part dans la pièce), puis mon regard croisa celui de la Duchesse Guérin à qui j'adressai un large sourire : il voulait dire quelque chose comme « Qu'est-ce qu'ils aiment se donner en spectacle, vos beaux-fils ! », même si je restai silencieux car elle était un peu loin et déjà prise dans une discussion. Enfin, je reproposai mon bras à ma chère Hélène, et nous suivîmes le groupe en direction des jardins.


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