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» [The Kingmakers] Tensions Familiales


Mister Club
PNJ

C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 49

Lun 25 Mar - 18:14
S’il y a une région qui rime avec noblesse, c’est bien, à n’en point douter, Kalos. De part l’architecture de ses monuments, son histoire ou son importance culturelle, il est certain que pour des individus de votre trempe, grâce à la richesse de votre famille, au sang qui coule dans vos veines ou à votre travail acharné, il vous faut absolument passer par cette région pour rencontrer la crème de la crème de la haute société. Pour certains, c’est une partie de plaisir, pour d’autres, un enfer doré. Mais dans les deux cas, c’est un véritable paradis sensoriel. Et la réception à laquelle vous avez été conviée aujourd’hui n’y fait aucunement exception.

Il s’agit en effet ni plus ni moins du soixante-dix-neuvième anniversaire de la Duchesse d’Auffrac-les-Congères, Simone Guérin, mais aussi de l’anniversaire de mariage de ses deux filles jumelles, Céleste et Justine. Autrement dit, tout cela semble être une fête tout à fait anodine aux yeux de la population. Juste une autre réception de bourgeois qui ne savent pas quoi faire de leur argent, diront certains plébéiens envieux. Mais au sein de la haute, ce genre de fête ne se fait pas au hasard. C’est l’occasion de rencontrer du monde, de conclure des accords commerciaux, des mariages arrangés officieusement, pour certains. Mais pour Simone Guérin, le but est tout autre, et au final bien plus proche d’un désir désintéressé que des intrigues politiques ou quelque chose de ce genre : en fêtant l’anniversaire de mariage de ses deux filles, elle cherche avant tout à réconcilier les familles avec lesquelles la maison Guérin s’est unie, les Ducs de la maison Lefèvre, avec à sa tête Thomas Lefèvre, l’époux de Justine, et ceux de la maison Forel, dirigés par Alphonse Forel, marié à Céleste. Personne en dehors de ces trois familles ne connait la raison pour laquelle ces deux familles sont constamment en train de se regarder en chien de faïence, mais leur animosité mutuelle n’est guère un secret, du moment que vous vous intéressez de près ou de loin aux histoires qui se passent dans la noblesse.

C’est la fin de la matinée tandis que les derniers préparatifs sont en train d’être effectués. On s’assure qu’il y ait suffisamment de hors d’œuvre pour tout le monde, que les bouteilles de champagne soient bien fraiches, et que les nappes blanches sur les tables soient bien propres. Dans le même temps, plusieurs voitures de luxe se dirigent vers ce château familial un peu en retrait de la ville, et se garent dans la cour intérieure. Réglés comme du papier à musique, les patriarches de la famille Forel et de la famille Lefèvre attendent solennellement que les premiers invités sortent de leurs véhicules, tandis que Simone Guérin attend sagement dans la salle de réception, pour éviter de prendre froid. Si dans leurs postures, ils ont l’air d’être ravis de vous accueillir, il est aisé de noter cette tension palpable entre Thomas et Alphonse, ne serait-ce qu’en remarquant à quel point ils se sont distancés l’un de l’autre, laissant leurs épouses les séparer. Pourvu que cela ne fasse pas trop d’étincelles, cela pourrait se révéler mauvais pour les affaires…

Sauf si vous n’êtes venus que pour la nourriture, on dit que les cuisiniers de madame Guérin sont très talentueux, et égalent le niveau des meilleurs restaurants d’Illumis.


Précisions sur vos hôtes:
 


avatar ©️ Elune Crowley.
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Hélène Joannis
Ligue 4

C-GEAR
Inscrit le : 08/07/2018
Messages : 915

Région : Johto - Alola
Mer 27 Mar - 13:17
Kalos n'était pas une région à laquelle j'étais fort familière, bien que je m'y sois rendu à quelques reprises, pour des congrès scientifique. J'avais toujours été bien accueillie lors de mes visites, ils avaient développé une gastronomie des plus intéressante et j'appréciais les paysages de cette région, fort différente de Alola ; même si ma région natale restait la plus belle. En tout cas, j'appréciais davantage Kalos à Johto, mais je n'avais pas vraiment le choix. Cela aurait pu être pire, j'aurais pu être à Sinnoh. Aujourd'hui, je me rendais dans cette région de haute gastronomie pour quelque chose de très différent de mes congrès habituels : une réception mondaine. A vrai dire, j'avais longuement hésité à accepter ou non le carton d'invitation que j'avais reçu à mon nom au QG de la ligue, assez étonnée de recevoir une telle chose... Mon nouveau statut influent semblait avoir des répercussions plus importantes encore que je ne le pensais, pour que des nobles songent à m'inviter à l'une de leur fête, malgré les rumeurs courant à mon sujet. J'avais longuement fait la liste des pour et des contre quant à cette invitation ; je ne connaissais pas ces personnes, aucunement, mais l'idée de pouvoir m'incruster dans une sauterie de nobles pour y mettre ma petite touche personnelle pouvait être des plus amusant, je devais bien l'avouer... Mais avais-je vraiment envie de faire tout ce déplacement juste pour m'amuser avec la haute ?

Ma réponse vint finalement au détour d'une conversation avec quelqu'un d'autre. Je n'avais pas pu m'empêcher de taquiner Edel au sujet de cette soirée, lui racontant que la haute me souhaitait à ses côtés mais que je ne savais pas encore si je leur ferais cette honneur. J'appris alors que lui-même avait reçu un carton d'invitation, mais qu'il ne semblait guère partant à l'idée de s'y rendre... Jusqu'à ce que l'on commence à en parler, imaginant des scènes drôles, des blagues et des bourgeois choqués par nos personnes... La soirée commençait à devenir intéressante, en espérant qu'elle le soit autant sur le papier que dans la réalité. Je finis par convaincre Edel de s'y rendre à mes côtés, tout en lui laissant un petit pic sur le faite qu'il pourrait enfin rencontrer mon garde du corps, n'ayant pas d'autres choix que d'emmener Hypolitte pour une telle mondanité. Il allait s'ennuyer à mourir j'en étais certaine, mais au moins le comité serait content et me lâcherait un peu les basques... Ils ne savaient pas que je comptais bien prendre la poudre d'escampette pour rejoindre Edel à d'autres occasions.

Je pris l'avion pour Kalos la veille, étant logée aux frais du prince dans un hôtel non loin du lieu de réception. Je m'y détendis, profitant d'un bon repas au restaurant avant de travailler dans ma chambre, histoire de ne pas prendre de temps. Le lendemain une limousine m'attendait au pied de l'hôtel et je pris mon temps pour mettre ma robe, le dress code de la fête ne semblant pas accepter les maillots de bain... J'avais donc choisit une robe de réception chic, mauve avec un décolleté plongeant, et moulante. J'avais pris soin de mettre quelques bijoux en or et attaché mes cheveux en un chignon sophistiqué, dont quelques mèches chatouillaient mon visage. Mon tatouage d'araignée dans le dos était visible, à mon grand plaisir, et j'enfilais une petite veste par dessus avant de sortir de l'hôtel, m'engouffrant dans le véhicule qui m'attendait. A l'abris des regards j'envoyais un message à Edel pour savoir où il en était et laissais le chauffeur me guider jusqu'au lieu de la réception... Lorsque celui-ci s'arrêta je lui fis signe d'attendre, jusqu'à ce qu'un nouveau message d'Edel ne m'apprenne qu'il était arrivé. Là seulement j'ouvris la portière et sortis du véhicule moi-même, fixant les lieux pendant de longues secondes. J'imaginais que la résidence devait être plus que somptueuse mais, malheureusement, tout n'était pour moi qu'un amas de pixels flous. Ca allait être drôle d'être abordée par des personnes que je ne saurais pas reconnaître.

Que la partie commence.


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Edel Aubier
Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 20/11/2017
Messages : 296

Lun 8 Avr - 17:47
Parmi les choses auxquelles il fallait s'habituer quand on était champion, il y avait le fait de recevoir tout le temps des tas de cartons d'invitation. La plupart du temps, il s'agissait d'obligations professionnelles que mon agente Élise se chargeait de trier. Mais parmi elles se trouvaient parfois quelques invitations purement mondaines et, à mes yeux, anecdotiques, qu'elle laissait à ma discrétion, telles que cette sollicitation pour me rendre aux anniversaires de mariage de je-ne-savais-pas-qui une et deux avec je-ne-savais-pas-qui trois et quatre organisée par je-ne-savais-pas-qui cinquième du nom, qui fêtait également son propre anniversaire. Cela faisait beaucoup d'anniversaires pour un seul petit carton blanc, et je me demandais bien qui pouvait avoir envie de souffler ses bougies en compagnie de personnes qu'il n'avait jamais rencontrées : j'avais donc laissé le papier dans sa corbeille et pensais ne plus y toucher avant que la date ne soit passée, en dépit de l'avertissement d'Élise selon qui j'aurais « quand même dû y aller, à celle-là. » « Ce sont de grands noms de l'aristocratie kalosienne, ils seront mécontents si l'Élite ne leur fait pas honneur. » « Je ne suis pas le seul champion ici », rétorquai-je, et Élise n'insista pas : elle connaissait mon dégoût pour tout ce qui avait trait à la haute société et le respectait dans beaucoup de cas, à tel point que je me demandais parfois si elle ne le partageait pas un peu – même si elle ne le montrait pas. De toute façon, ces nobliaux avaient clairement invité le moins mondain des champions et je décidai que si je ne prenais pas la peine de leur répondre, ils ne le remarqueraient pas.

Je ne pensais plus entendre reparler de ce carton vite oublié, jusqu'à ce qu'Hélène l'évoque au détour de l'une de nos conversations. Ma surprise fut égalée par la sienne lorsqu'elle apprit que j'avais aussi été invité, mais j'en déduisis vite que ce devait être le cas pour tous les champions ; il était étrange qu'Élise n'ait pas été mise au courant, mais cela ne saurait tarder. « Et alors, tu comptes y aller ? » « Ah ça, certainement pas ! » Je pensais changer de sujet sur un rire, mais cela ne suffit pas à Hélène. « Merci, mais non merci. Tu sais que je déteste ce genre de trucs, je n'ai aucune envie de jouer le rôle de la petite bizarrerie à leur sauterie de privilégiés ! » Hélène semblait d'accord avec moi ; pourtant, quand nous nous mîmes à imaginer les tours que nous pourrions jouer si nous nous rendions à la réception tous les deux, ce qui nous amusa beaucoup, elle parut envisager de plus en plus sérieusement l'affaire et finit par insister pour que j'y aille avec elle. Notre discussion m'avait presque emballé, mais je n'étais toujours pas d'accord : je savais que je serais mal à l'aise si je me rendais là-bas, elle ne devait pas s'en rendre compte, ce n'était pas mon univers et même si certains moments pourraient être drôles, je ne voyais pas pourquoi je me serais infligé ça.

Elle usa cependant de nouveaux arguments... autrement persuasifs. Je ruminai la questions pendant quelques jours. J'aurais voulu savoir si mes collègues aussi avaient été invités, mais tous étaient en déplacement : étais-je donc le seul convié ? Cela m'intriguait. Je me renseignai un peu sur les familles qui organisaient la réception : Guérin, Forel... Il s'agissait en effet de la haute noblesse kalosienne : nul doute que ces ducs faisaient partie des grands dirigeants de ce monde, de ceux qui avaient, plus ou moins en secret, la main-mise sur divers domaines de la société. Je commençais à trouver potentiellement intéressante l'idée de me mêler à eux, l'espace d'une journée, afin d'examiner la répartition actuelle des enjeux de pouvoir. Ce n'était pas exactement une infiltration, puisque j'étais invité, mais il aurait été idiot de ne pas en profiter... Je craignais, en réalité, toujours la présence de puissances nuisibles autour de moi et je me demandais si mon nouveau statut me mettait, ou non, en sécurité. Mais ce qui me convainquit définitivement fut la visite d'Helena, la veille du jour de la réception. Cela faisait des semaines que je n'avais plus de nouvelles d'elle, et sa soudaine réapparition ne fit qu'accroître mes soupçons à son égard comme à celui de sa team. Je ne parvins pas à lui dire que je souhaitais mettre fin à notre relation, une décision à laquelle j'étais parvenu au cours de récentes réflexions, mais ma conviction de le faire s'en trouva renforcée et, en parallèle, naquit en moi une certaine inquiétude à l'égard d'Hélène. La coïncidence des dates était quand même surprenante. Et si des sbires étaient vraiment présents à la fête du lendemain ? J'étais, évidemment, loin de connaître toutes les têtes, mais je ne pouvais décemment pas laisser Hélène y aller seule sans jouer les observateurs... Une part de moi me rappelait qu'il y avait des fêtes de ce genre tous les mois et que mon amie avait, de toute façon, un garde du corps (un garde du corps !), mais ma méfiance s'était éveillée. Après tout, ce n'est quand même pas tout le temps qu'une même réception réunit trois des familles les plus importantes d'une région.

Bien sûr, je ne dis pas un mot de tout cela à Hélène. Je la laissai croire que c'était l'argument de la robe qui avait achevé de me convaincre (ce qui était loin d'être totalement faux...), et je mis mon agente dans un état incroyable en lui déclarant à peu près au dernier moment que j'acceptais l'invitation du lendemain et qu'il fallait donc libérer mon planning et prévoir le transport pendant que je me préparerais. Je choisis un élégant costume bleu marine sur un gilet violet que je rehaussai d'un jabot mauve surmonté d'une broche – je ne pus m'empêcher de songer, la photo de la robe qu'elle m'avait envoyée toujours à l'esprit, qu'Hélène et moi serions ainsi assortis, quand bien même ces couleurs étaient depuis longtemps mes préférées. Je m'efforçai de discipliner l'arrière de mes cheveux à l'aide de barrettes, l'une d'elles agrémentée d'une petite chaînette dorée, je choisis également un chapeau, des gants blancs (même si je en tarderais pas à les retirer) et des chaussures dont la semelle intérieure et les petites talonnettes me grandissaient de quelques centimètres, et je me contemplai devant le miroir. Quel chic ! J'avais tout l'air d'un véritable lord ! Bonjour, je suis Edel Aubier. Le Comte Aubier. Le Duc d'Aubier... Ah, heureusement que l'avant de ma coiffure et le choix des teintes apportaient quand même quelques touches de fantaisie. Rien que pour avoir une telle garde-robe, c'était un bonheur d'avoir de l'argent. Je n'étais toujours pas entièrement serein, mais j'étais impatient de voir Hélène. Et puis, si quoi que ce soit devait arriver... Pyon-Pyon, si tu peux remonter vers le nord, ça m'arrangerait. Je n'étais jamais seul.

Auffrac-les-Congères. Un nom de ville qui sonnait comme une maladie de dents, et l'endroit n'était pas précisément la porte d'à côté, même si, en habitant à Sinnoh, c'était de toute façon l'avion obligé dès que l'on voulait changer de région. Depuis l'aéroport, ce fut une voiture grand luxe qui me conduisit dans la petite ville de basse-montagne, jusqu'à ce qui m'avait tout l'air d'un... château, oui, un château familial, dans un domaine un peu à l'écart. J'aurais aimé arriver avec Hélène mais, naturellement, nous venions d'endroits différents et ne pourrions nous retrouver que sur place. J'avais dû faire rentrer Pops dans sa pokéball, mais je gardai celle-ci soigneusement attachée sur le côté de ma ceinture avec les autres et, en revanche, je gardai Toby, mon Kecleon, de sortie, malgré le regard désapprobateur que lui jeta le chauffeur. Accroché à mon épaule, il ne gênerait personne, et il savait se faire discret plus que tout autre Pokémon.

Je sortis de la voiture garée dans un cour vaste, au milieu de plusieurs autres véhicules. Il faisait frais : cela ne me gênait pas trop, mais Hélène n'apprécierait pas. Je demeurai quelques instants à regarder autour de moi, sans trop savoir que faire. La bâtisse était superbe, de même que ce que je voyais du jardin. D'autres invités arrivaient déjà, tous plus élégants les uns que les autres, et je croyais distinguer, loin devant, deux couples qui patientaient pour accueillir les arrivants, mais j'aurais préféré retrouver Hélène avant de me lancer dans la masse. Je poussai un imperceptible soupir. « Que ne puis-je me rendre véritablement invisible comme toi », murmurai-je à l'adresse de Toby, qui, perché sur mon épaule, ne se camouflait cependant pas encore. Je me repris et envoyai un SMS à Hélène pour l'informer de mon arrivée ; aussitôt, une silhouette violette émergea d'un véhicule. Je la rejoignis immédiatement, et la vision de sa robe parfaitement moulante, cette fois en vrai, me donna comme un nouvel élan de motivation. Je l'avais pourtant souvent vue en maillot de bain et elle portait encore une petite veste, mais... Puis, une forme grande et sombre se dressa à côté d'elle.

« Salut. C'est qui ? » Je toisai le nouvel arrivant avec une froideur évidente qui me fit omettre toutes les formules de politesse avec lesquelles j'aurais pu accueillir mon amie pour coller au contexte. Brun, la peau mate... Pourquoi avait-il les yeux dorés, comme Hélène ? Et cette taille ! Ils étaient obligés de choisir un garde du corps aussi grand ? Je me plaçai devant lui pour prendre Hélène par le bras d'un geste ostentatoire, et commençai à la guider jusqu'à l'endroit où nos hôtes nous attendaient. Ce ne fut qu'alors que j'ajoutai : « Si vous voulez bien, très chère. » Nous avançâmes vers les deux couples tandis que j'observais, autour de nous, les autres arrivants, jusqu'à parvenir à hauteur de ceux qui nous avaient invités.

« Et bonjour ! Hélène Joannis et Edel Aubier, enchantés. L'Élite et la Ligue sont enfin arrivés ! »


(Edel est habillé un peu comme sur cette image. Avec les yeux gris, et sans l'épée évidemment !)


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Worick Brown
Modo RP & Scientifique

C-GEAR
Inscrit le : 31/07/2015
Messages : 2183

Région : Kantô
Mer 10 Avr - 22:24
En premier lieu, recevoir un courrier en provenance de Kalos m’avait troublé. Mes derniers contacts en date au sein de cette belle région gastronomique n’étaient autres que ceux qui me fournissaient secrètement de quoi armer mes hommes. J’avais donc immédiatement imaginé qu’ils cherchaient à me joindre d’une façon des plus officielles, ce qui en soit n’avait rien d’habituel au vue de nos relations. Cependant, le contenu de l’enveloppe me surprit plus encore, alors que je retournais entre mes mains le carton d’invitation pour être bien sur d’en comprendre son contenu. Ainsi, je me retrouvais convié à une grande réception au sein de la bâtisse de la Duchesse d’Auffrac-les-Congères en personne. La première question qui me vint à l’esprit fut simplement… pourquoi ? Je n’avais strictement aucun souvenir d’avoir croisé un jour ces personnes de mon vivant, et même si j’avais un nom au sein de Céladopole, je n’imaginais pas recevoir d’invitation d’aussi loin. Curieux, j’en avais d’abord parlé à Dan, histoire d’en savoir un peu plus. Cependant, il n’avait strictement aucune idée de qui cette duchesse et autres de ses invités pouvaient bien être, m’expliquant simplement qu’il n’avait que très rarement souhaité se mêler d’affaires sortant du cadre régionale. Il m’avait toutefois renvoyé vers Marc, qui avait vraisemblablement vécu plusieurs années à Illumis. Le sachant de garde au casino, je m’étais empressé de l’inviter à passer au manoir afin d’en discuter plus amplement avec lui.
Autour d’un verre, j’avais rapidement appris un maximum d’information auprès de ce membre du clan, avec qui, je devais bien l’avouer, je n’avais pas pris le temps d’approfondir le relationnel. Avec toutes ces personnes ayant rallié la cause de mon père, puis par défaut la mienne au fil des années, il n’était jamais simple d’entrer continuellement en contact avec tout le monde. D’autant plus que la bonne gestion du personnel revenait entre autre à Dan, et il arrivait parfois que certains visages passent puis disparaissent de ma vue sans que je n’ai le temps de mettre un nom dessus. Concernant Marc, c’était différent. Il était l’un des hommes qui avait bien vite rejoins mon père dans son entreprise à Céladopole, avant Dan même. Agé d’un bon quarante cinq ans, il était sans aucun doute l’un des membres de la famille les plus fiables. C’est donc à son contact que j’apprenais qu’en réalité, mon cher paternel avait déjà travaillé main dans la main avec certaines des plus hautes sphères d’Auffrac-les-Congères, me valant sans aucun doute l’invitation en question. Soit. Sans en savoir plus, je décidais simplement de répondre positivement à cette invitation. Après tout, je ne risquais pas grand-chose à me rendre à l’anniversaire d’une séniore si ce n’est, au pire, d’en apprendre un peu plus sur eux. Au moins, je réussirai sans doute à agrémenter mon carnet d’adresse de nouvelles coordonnées de la haute noblesse Kalosienne. Après tout, les transactions financières avec les plus grandes pointures de ce monde étaient bien souvent un moyen simple et efficace de blanchir un maximum d’argent en un minimum de temps.

Pour le jour J, je m’étais donc soigneusement préparé, prenant un avion la veille. J’avais ainsi dormis dans un hôtel environnant pour être bien certains de ne pas manquer de rendez vous. Je n’étais toutefois pas venu seul : Dan, qui était resté à Céladopole, n’avait rien voulu entendre. J’avais donc accepté de partir avec Marc qui s’occuperait sans aucun problème de ma sécurité. Si j’avais voulu paraitre agacé devant mon acolyte au manoir, j’étais en réalité rassuré de pouvoir compter sur lui. Hors de la ville que je connaissais si bien, j’avais toujours un peu de mal à me savoir en parfaite sécurité lors de ce genre de réunion mondaine.

Profitant tranquillement des premières heures de la journée, j’étais finalement monté dans le véhicule de l’un des chauffeurs de l’hôtel après avoir ajusté ma tenue que je jugeais élégante sans être extravagante. Le temps du trajet, Marc m’expliquait déjà la marche à suivre en cas de menace potentielle, geste un brin excessif en l’état actuel des choses mais que j’appréciais tout de même. Après vingt petites minutes de route, j’avais enfin le loisir d’ouvrir la portière, afin de poser finalement le regard sur le bâtiment et l’immense terrain qui nous accueilleraient aujourd’hui. C’était absolument somptueux. Les lieux transpiraient la noblesse et il me tardait déjà d’en découvrir plus encore en pénétrant l’intérieur de la bâtisse. Autour de moi, du beau monde semblait déjà se diriger en direction de ceux que je devinais être les filles Guérin et leur duc respectifs.

« Mesdames, messieurs, je suis Worick Brown. Je suis très heureux de faire votre connaissance. »

Me montrant sous un jour enjoué et courtois, je commençais à promener lentement mon regard vairon autour de moi, à la recherche du moindre visage qui aurait pu m’être familier. Cette réception allait être une véritable partie de jeu, et l’atmosphère sentait déjà bon l’argent et la noblesse.


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Mary Nephilim
Sbire Galaxie

C-GEAR
Inscrit le : 05/09/2014
Messages : 1231

Région : Kalos
Dim 14 Avr - 12:53
Cette occasion, tu l’attendais depuis longtemps. Ce n’est pas encore le jour où tu feras ta révélation au grand monde pour montrer qui tu es vraiment, et quelles sont tes véritables origines, mais c’est le moment pour toi de pouvoir enfin commencer à mettre en pratique ce que la baronne Reynolds t’a appris et que tu n’as jamais vraiment pu exécuter. Car il y a des choses qui se font avec des businessmen qui ne sont pas pareilles qu’avec des nobles. Et qu’il arrivera un jour où tu devras davantage interagir avec eux qu’actuellement. Evidemment, tu t’attends à ce que ce ne soit pas une mince affaire. Tu es une Nephilim, et si cela veut dire que tu es issue d’une famille aussi puissante en termes de statut social que de culture, toute ta réputation sera à refaire. Et tu ne sais même pas si ta tante, Gloria Nephilim, sera contre toi ou non. Il faudra que tu ailles récolter des informations à ce sujet, mais peut-être un autre jour. Pour l’heure, il faut que tu commences à t’habituer davantage dans ce monde.

Alors, accompagnée de la Lieutenant Galaxy, tu te rends à Auffrac-les-Congères, au domaine appartenant à la famille Guérin, et plus précisément à la demeure de la Duchesse Simone. Tu es présente là-bas en tant que sa gouvernante, alors il ne faut pas faire de vague et davantage laisser ta maîtresse parler, mais si jamais l’occasion se présente pour faire bonne figure et tirer profit de la situation, ce sera le bon moment pour le faire. Malheureusement, la situation de la famille Guérin n’est guère de ton côté : aux dernières nouvelles, les beaux-fils de la Duchesse ne s’entendent guère, et c’est en partie pour tenter de les réconcilier qu’elle a décidé d’organiser son anniversaire à cette date.

« Elle doit faire beaucoup d’efforts pour ses filles, c’est noble de sa part. » commente Ashley alors que vous êtes dans la voiture, en chemin vers le château familial. « J’aurais laissé ces deux-là à leurs querelles puériles et j’aurais uniquement invité mes filles, quitte à en faire un scandale. »

Tu attendais ce genre de réaction venant d’elle. Il faut dire que sa misandrie n’est pas spécialement méconnue dans le milieu mondain. En fait, ce qui est assez étrange, c’est qu’elle l’est au moins au sein du quartier général de la Team Galaxy, alors que c’est là que grouillent le plus d’hommes qu’elle est censée détester. Elle doit sûrement créer une espèce de façade pour être certain d’exploiter ses unités à leur plein potentiel. De ton côté, tu restes pensive, observant les paysages changer au fil de votre voyage entre Yantreizh et Auffrac-les-Congères.

« Pensez-vous que ma tante Gloria pourrait se trouver là-bas ? » t’enquis-tu, songeuse. « Ce serait une réception à ne pas manquer pour quelqu’un de son rang, je suppose. »

« C’est une éventualité, autant un risque qu’une occasion à prendre. » répond-elle. « Mais je ne crois pas qu’elle se soucie de son image. Si elle laisse courir à ce point les rumeurs sur les pratiques qu’il a pu y avoir au sein de sa famille, je doute qu’elle se préoccupe d’être absolument à une réception particulière, à moins qu’il ne s’agisse de gens proches de son entourage. »

Elle tourne la tête vers toi et te sourit.

« Tu ne devrais pas t’en préoccuper à ce point. Si quelque chose arrive, tu ne seras pas seule. »

Tu te doutes qu’elle parle aussi de son propre intérêt, mais cela reste agréable de savoir que tu ne seras pas seule. Elle n’est pas dans une position aussi contraignante qu’au sein de la Team Galaxy, et par conséquent, elle ne doit pas avoir grand-chose à faire de son image parmi la haute. De toute façon, être Baronne, pour des Ducs, est parfois équivalent à être simple nouveau riche parvenu. C’est pour ça que, quand vous arrivez enfin sur place, elle commence d’abord par saluer les filles Guérin plutôt que leurs maris.

« Mes hommages, Duchesses Guérin. » les salue-t-elle. « Et mes salutations à vous, monsieur Forel et monsieur Lefèvre, cela faisait longtemps que nous ne nous sommes pas vus. La dernière fois, c’était dans la demeure des Barks, si mes souvenirs sont bons ? »

Elle te fait signe d’approcher tandis que tu sors de la voiture. Tu voulais être certaine que les gants bleu nuit que tu portes et qui remontent jusqu’à tes coudes n’entravent pas trop ta prothèse. Cela la rend toujours autant visible, naturellement, mais tu ne veux pas donner l’impression que tu caches ton infirmité.

« Je vous présente Lilith, ma gouvernante. » poursuit-elle, tandis que tu t’inclines sans répondre, ce qui est déjà davantage du goût des deux maris. « Elle est très heureuse de faire votre connaissance. »

Tu esquisses un léger sourire, puis tu accompagnes ta maîtresse se diriger vers les autres convives, pour les saluer un par un. Mais parmi eux, il y en a trois qui retiennent particulièrement ton attention. D’abord, il y a ce Worick Brown, qui ne doit pas être tellement plus âgé que toi, et dont le regard observe les autres convives avec une attention égale à la tienne. Il doit chercher des visages familiers, lui aussi. Mais plus particulièrement, il y a un couple qui te fascine, et qui se trouve n’être personne d’autre que le Maître Coordinateur Edel Aubier et la Championne des Pokémon Poison et Insecte, Hélène Joannis. Des confrères de Ruven, ici ? Ton cœur bat la chamade, et en même temps, l’idée de potentiellement retrouver ton « mentor » dans un lieu pareil t’effraie. Tu lui as parlé de ton occupation ici, et il ne trouverait donc pas cela étrange, mais tu sais à quel point le regard des autres est important, dans ce genre de milieu. Et tu sais que la femme que tu étais avant tout cela reviendrait à la charge en étant à son contact. En bref, tu aurais l’air d’une petite fille beaucoup trop timide pour son bien, à peine capable d’aligner quelques mots sans bégayer à cause de ton embarras, et si des problèmes devaient surgir, tu ne sais pas comment tu réagirais.

Et pourtant, tu brûles d’envie de le revoir, simplement parce que cette possibilité n’est pas à exclure.

« J-Je suis enchantée de vous rencontrer. » réponds-tu lorsque Ashley te présente devant eux, cherchant à redevenir maîtresse de tes émotions. « J’ai beaucoup entendu parler de vous, c’est un véritable honneur de vous voir en chair et en os. Notamment pour vous, mademoiselle Joannis. Dans mon temps libre, je suis Dresseuse et j’aimerais me mesurer à la Ligue Pokémon, un jour, pour prouver ma valeur auprès des gens qui me sont chers. »

Pourvu qu’elle ne trouve pas cela impoli de ta part d’intervenir de cette façon. Après tout, pour certains membres de la haute société, tu fais plus ou moins partie du mobilier. C’est peut-être son cas, qui sait ?


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Yulia L. Rohan
Dresseur Kalos

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Inscrit le : 18/01/2014
Messages : 1073

Région : Kalos
Dim 14 Avr - 14:19
Silencieuse, la belle descend les escaliers qui mène jusqu’à l’entrée principale de la demeure de son maître. Une belle et grande demeure qui sied à l’homme riche et influent à laquelle elle appartient. Une de ses demeures même, si elle devait être exacte. Elle s’aide de la large rambarde de cet escalier en marbre pour ne pas chuter, peu coutumière qu’elle est des talons avec lesquelles elle devra pourtant passer la soirée à venir. Une soirée. Une soirée mondaine pour être tout à fait exacte. Elle n’était pas vraiment coutumière de ce genre de lieu. Pas tout à fait en tout cas. Mais elle connaissait son rôle. Un rôle de cavalière et de garde du corps. Sa main libre vient relever quelque peu les pans de sa longue robe sombre pour éviter un accident stupide mais si vite arrivé. A ses côtés, son lucario descend bien plus résolument les escaliers qu’elle mais demeure néanmoins toujours à ses côtés, se callant à son rythme. Sa présence l’apaise toujours et c’est avec plus de confiance qu’elle finit par atteindre l’entrée.

« Et bien, quel élégant papillon avons-nous là. »


Le regard appréciateur, son maître sort du petit salon dans lequel il devait patienter pour se diriger vers elle, son verre de vin rouge à la main. Lui aussi est plutôt élégant. Classique dans un smoking blanc mais avec une chemise rouge, presque lie de vin s’harmonisant parfaitement avec son teint de peau et la blondeur de sa chevelure d’or. Il est charmant, et c’est l’effet qu’il fait. La demoiselle demeure au bas de l’escalier, une main encore posée sur la rambarde de cette dernière alors que lui s’arrête face à elle. Un papillon. Son regard un instant vient se poser sur son reflet qu’une des grandes vitres de l’entrée lui renvoie. C’est vrai qu’à bien y regarder, on pourrait imaginer que cette robe a été inspirée par un papillon sombre, ou bien une fleur noire. Une fleur de lys. Sombre, mélange de noir et d’un violet très foncé, elle moule sa poitrine, mettant en valeur cette dernière. D’élégantes broderies en fils d’argent habille son décolleté d’un papillon étincelant quand d’autres réhaussent la coupe de la robe, de ci et de là, l’agrémentant d’un rien de richesse discrète.

« Je ne regrette pas mon choix. Elle te va parfaitement. » Il sourit, satisfait avant de finir son verre après l’avoir détaillé d’un peu plus près, en glissant ses doigts sous son menton pour qu’elle l’observe. « Très joli cette couleur. » glisse t-il avec un sourire malin en dégageant finalement une mèche de ses cheveux blond derrière son oreille. Vainement, elle le sait, elle reviendra encadrer son visage après quelques pas. A ses côtés, son lucario parait bien plus tendu depuis l’arrivée de Christian, et elle sait pourquoi. Il se méfit de lui. Réellement et viscéralement. Néanmoins, elle l’apaise en posant sa main sur son épaule. « C’est vous qui l’avez choisi. » Il rit, terminant son verre en le posant sur une table à côté de l’escalier. « C’est vrai ! C’est donc forcément parfait. » Il met son manteau, aidant courtoisement la demoiselle à faire de même – même si pour elle, cela ressemble plus à une cape duveteuse qu’à un manteau – avant de rejoindre la voiture qui les attend à l’entrée. Une fois installée à l’intérieur, ils filent jusqu’à la demeure de la Duchesse Guerin.

Lorsqu’ils arrivent, plusieurs invités sont déjà à la fête. Tout commence maintenant. Une grande première. Du moins, le croit-elle. A sa suite, son lucario demeure, se plaçant juste à un pas derrière elle. La belle suppose que sa présence ne réjouira pas tout le monde, néanmoins, elle ne se voit pas s’avancer dans cette fête sans lui, pas plus que Christian n’a eu l’air de penser que l’avis des autres étaient importants, de toute façon. Armaros avait sa place ici. Avec eux.

« Enchanté de vous revoir Duchesses, Ducs. Toujours aussi ravissantes mesdames. C’est un réel plaisir que de participer à votre soirée. » badine le trentenaire, vraisemblablement très à l’aise dans ce milieu et semblant connaître tout le monde – ce qui, elle en était sûr, était réellement le cas. Christian avait une mémoire extraordinaire. Elle se contente pour sa part d’une simple courbette, comme Blanche le lui a appris. Le Lawford finit par rejoindre la dame Guerin pour lui offrir un baise main. « Cela fait si longtemps Duchesse et pourtant vous n’avez pas changé. Toujours aussi élégante. » Il sourit avant de présenter sa cavalière à cette dernière. « J’en manque à tous mes devoirs. Je vous présente Lily Leaudevie, ma cavalière et fille d’un vieil ami. » Polie, la demoiselle fait une nouvelle courbette face à elle. « Enchanté Duchesse. » D’autres invités arrivent petit à petit et bien vite Christian laisse la Duchesse accueillir ses autres invités avant de reconnaitre, parmi tous ces gens, une tête vers laquelle il se dirige. Un jeune homme à la chevelure écarlate et au regard vairon. Un regard qui surprend un peu la demoiselle qui observe ce double regard avec curiosité.

« Mais n’est-ce pas le petit prince de Céladopole !? »
Badine t-il en saluant l’écarlate et en lui tendant la main pour serrer la sienne. Le petit prince de Céladopole. Elle avait déjà entendu ce surnom, une fois ou deux. Lorsqu’ils parlaient de la deuxième vie de son maître. « Je ne pensais pas te voir aussi loin de ta région, Worick. J’ai entendu dire que tu avais pris en main les affaires de ta famille et ta carrière de scientifique. Ça ne doit pas être facile tous les jours de tout concilier. » Le sourire de Christian est pour le moins… amusé. Il savait très bien ce que c’était lui aussi, que de concilier plusieurs vies en une…

______________
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Sebastian Drest
Dresseur Kantô

C-GEAR
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Messages : 432

Région : Kantô
Lun 15 Avr - 6:39
– Who's that sexy thang I see over there?

Quelques petits pas de danse suivis d’un tour sur lui-même et Sebastian se retrouva devant son reflet, qu’il gratifia d’un sourire charmeur.

– That's me, standin' in the mirror

D’un geste sec, il défroissa la manche de sa chemise, puis tira sur les boucles de son nœud papillon pour le réajuster. Un coup de main inutile dans sa tignasse en pagaille et, satisfait, il termina le tableau en glissant ses pouces sous ses bretelles pour les faire claquer contre ses épaules.

– What's that icy thang hangin' 'round my neck? That's gold, show me some respect! OH HA! ♫ Alors, t’en dis quoi, Tobs?

Derrière le dresseur, sur le lit de l’hôtel, paressait un reptincel affublé lui aussi d’un nœud papillon noir. Le lézard ouvrit la gueule en un bâillement silencieux avant de reposer sa tête sur ses pattes d’un air blasé.

– Ouais, je sais mon beau. Mais console-toi, il paraît que le cuisinier de Madame… Il se tortilla pour attraper l’invitation froissée dans la poche arrière de son pantalon et en déchiffrer le nom de leur hôte. Madame Guérin est super doué. Au pire on passe la soirée à côté du buffet. Faut pas viser trop haut dès le début, hein.

Il observa une nouvelle fois son reflet dans la glace avec un peu plus de sérieux, testa quelques salutations distinguées et peu convaincantes, avant de hausser les épaules, d’attraper son veston laissé sur le dossier d’une chaise et de quitter la chambre, Tobias sur les talons.

***

Sebastian aurait pu pousser l’audace jusqu’à emprunter la même limousine que ses parents pour se rendre au château de la famille Guérin, mais il ne voulait pas risquer d’envenimer la situation déjà bien échauffée et de mettre sa mère dans une position difficile. Il avait donc son propre chauffeur, payé en douce par Éléonore, pour le conduire à bon port. Rien de moins.

Il demeura silencieux pendant tout le trajet, à se demander ce qui avait bien pu le pousser à accepter, de son plein gré, une telle invitation. La provocation, un peu. Le buffet, beaucoup. Les contacts, passionnément. Il savait qu’à travers les requins nageaient certains gens bien qui pourraient probablement l’aider dans sa quête d’un projet qui lui serait propre. Idées, partenaires, financement, tout ajout à son réseau était bon à prendre, puisque, pour l’heure, il n’avait absolument aucune idée de ce qu’il voulait faire. Mais ça, personne n’avait besoin de le savoir. On ne parle jamais de ses idées dans ce genre d’évènement, de toute façon, au risque de se les faire voler. Un sourire étira les lèvres de Sebastian. Ces bourgeois n’y verraient que du feu.

... ou pas, en fait. Il savait d'avance qu'il serait aussi à l'aise là-bas qu'un magicarpe hors de l'eau (ou même dans l'eau, vu la réputation de la bestiole). Mais bon, on ne peut pas être parfait, partout, hein.

Il fit son entrée dans la cour du château en se heurtant la tête au bord de la voiture, trop nerveux pour faire attention à la hauteur du toit du véhicule duquel il sortait. Il remercia le chauffeur en se massant le front, puis se retourna vers la petite foule qui s’agglutinait lentement à l'entrée, non sans un soupir impressionné en apercevant la beauté du lieu de réception. Ignorant les quelques regards de travers que lui lançaient les convives qui avaient assisté à la scène, il tapota un instant la pokéball de Tobias au fond de sa poche pour s’assurer qu’elle y était toujours, puis s’éloigna du lieu d’arrivée des voitures en cherchant ses parents par-dessus la foule. Malgré sa grande taille, il ne repéra ni la silhouette resplendissante d’Éléonore, ni le visage crispé de rage contenue de Gilbert. Il posa plutôt les yeux sur deux couples qui ressemblaient vachement à ceux sur les photos qu’il avait regardées sur internet pour savoir qui seraient les fêtés. Devinant aisément à qui il avait affaire, il fit quelques pas dans leur direction avant de s’arrêter. La situation méritait une certaine réflexion, car on n’abordait pas les nobles n’importe comment. Il demeura donc en retrait, mains dans les bretelles, à préparer une formule polie, tout en gratifiant les gens qui le dépassaient d’un « Salut ! » beaucoup trop sympathique.



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Nessa Finnegan
Modo & Eleveur

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Mar 16 Avr - 13:52
C’était une décision prise de concert. Nous nous sommes promis que nous serions l’avenir d’EmersonCorp et que chacun d’entre nous reviendrait à la place qui est sienne. Seth, il est déjà dans le bain, là, il doit juste accumuler l’expérience des hautes fonctions pour reprendre la main après Grand-Père. Je suppose que c’est pour lui donner une vrai légitimité, il en a besoin, parce qu’il a la tête et les épaules pour reprendre le flambeau. Raph, il a repris ses études. La manière dont ça l’a affecté, ça lui a fait tout remettre en perspective, je suppose. C’est assez fou. Il a laissé tomber ses aspirations de champion d’arène, je crois. Et Alexis, j'ai l'impression que ça s’est bien goupillé pour elle. Elle m’avait dit qu’elle hésitait à partir en droit des affaires, et sans doute que le fait de découvrir qu’on est membre d’une famille comme la nôtre, ça conforte ce genre de choix. Il ne reste que moi. Je ne suis pas fait pour vivre dans un bureau, ni dans un atelier ou quoi. Moi, j’ai besoin d’être dehors, de vivre, tout ça. Alors se trouver une place, c’est compliqué, surtout que mon planning reste chargé. Les choses sont en plein bouleversement autour de moi, et c’est compliqué à gérer.

C’est Grand-Mère qui est venue me parler, aussi surprenant que cela soit. Elle m’a simplement expliqué que même si je n’avais pas les compétences ou même une position importante dans la compagnie, je restais une partie de l’image de la famille, et donc de l’entreprise. Je ne sais pas si c’était un sermon ou bien si elle voulait m’encourager à m’affirmer en tant qu’Emerson. Tout ce que je sais, c’est qu’elle nous a demandé de venir à tous les quatre, souhaitant montrer aux autres que les Emerson restaient forts. Ce discours m’a un peu mis mal à l’aise, mais je peux le comprendre. Je n’ai juste pas vraiment l’habitude de penser aux apparences, à l’image que je renvoie et à ce qu’on peut dire de moi. Cela faisait déjà quelques temps que la rébellion était terminée, à mes débuts en coordination, mais je n’ai jamais réfléchi à ce qu’on pouvait penser de moi. Et là, je me retrouve embarqué dans une demeure de noble. Un truc de duché d’un bled de Kalos, si j’ai suivi. Et le pire dans l’histoire, c’est que Grand-Père ne pouvait pas, conseil de quelque chose impossible à reporter, Alexis est en période de partiels donc c’est mort, et Raph passe un concours d’entrée. La joie quoi. Il ne reste que Grand-Mère, Seth, et puis moi. Fun.

Bon, le pire, c’est qu’au yeux de ces gens-là, je n’ai pas la notoriété que je pourrais avoir avec des gens normaux. Parce que j’ai passé l’Elite 1, ce qui est supposé ne pas être rien. Mais bon, quand on se gargarise au champagne, en général la coordination, ce ne sont rien de plus que des saltimbanques que l’on va voir car on en a les moyens. Alors en plus je suis éleveur, je fais le travail de moi-même, je me salis. Les pauvres, si je leur parle de ramasser de la bouse d’Ecrémeuh, il ne vont pas s’en remettre. Donc bon, un peu compliqué de vraiment trouver ma place dans une telle réception. Pourtant, j’ai accepté de venir. J’ai fait une promesse, et c’est ma manière de la respecter. Alors j’ai sorti la belle tenue, j’ai sorti le costume trois pièces. Oh, ça faisait quelques temps, pour autant, au-delà du fait que je m’y sente un peu à l’étroit, j’aime bien, parce que c’est classe quand même. Surtout la veste blanche. Et puis je me motive en me disant que ça va être cool, je vais rencontrer du monde, même s’ils ne font pas vraiment partie du mien. On se rassure comme on peut quoi !

Arrivée en limousine, tous les trois. Bien sapés comme il faut, souriants, mais pas trop, attention. Il ne faut pas non plus être trop hardi en entrant, tout en montrant un certain dynamisme, une envie d’être là. C’est guindé, ce n’est pas naturel, et je suis d’entrée de jeu au bout de ma vie. « Allez, détends-toi Nessa ! Tu vas voir, ça va le faire. » Heureusement que mon frère est là, parce que ce n’est pas avec le regard me faisant comprendre que j’avais intérêt à me tenir à carreau de Grand-Mère que je vais être rassuré. Nous nous avançons, et Seth grimpe les marches avec Grand-Mère à son bras. « Myrcella Emerson, Seth et Nessa Finnegan. » C’était direct, pas de bonjour, que dalle. Je me sens un peu con, pour le coup. On nous indique qu’on peut entrer, je me permets alors de tapoter l’épaule du gars à l’entrée. Je compatis et, avec un sourire un peu gêné, je lui lâche un « Merci. » parce que c’est quand même un peu la moindre des choses.

Nous voici donc à l’intérieur, et c’est beau. C’est vraiment super beau. Ok, c’est clairement exposition de richesse, mais wow. Par contre, la mort pour faire la poussière ! Sauf que je suis bien vite ramené à la réalité. Grand-Mère nous introduit auprès de personnes aussi vieilles qu’elles qui nous disent qu’on a bien grandi et que nous sommes de beaux jeunes hommes à présent. Je n’ai aucune foutue idée de qui il s’agit par contre. Donc c’est gênant au possible, et je n’ai rien de mieux à faire que de dire merci en rêvant de disparaître, ou simplement d’être invisible. Seth s’éloigne un peu, je le suis. Je me dis qu’avec un peu de chance, on va tomber sur des gens qui auraient notre âge, et sans le vieil accent de noblesse kalosien de ses morts, parce que je risque d’éclater de rire. Et ça, il ne faut pas. C’est la base, pas d’éclat de rire, rien de plus que des « oh oh oh, c’est cocasse très chère ! », ça j’ai retenu. Je suis sûr que je peux y arriver. Quelques heures à tenir, c’est tout. Je n’ai qu’à me dire que c’est un exercice d’acting un peu long, au pire, ça pourra m’aider pour des rôles à venir en coordination, qui sait ?

Seth me fait alors du coude. Je lève les yeux vers lui, interrogateur, puis suis son regard. Wow. Edel Aubier. Le vrai. Je n’ai pas eu l’occasion de le rencontrer lors de mon passage à l’Elite, mais j’aurais bien aimé. Et là, il est là. Je ne sais pas si je peux aller vers lui ou pas, si ce n’est pas trop déplacé ou trop intrusif. Si j’étais tombé sur lui au lieu de Monsieur Saizo Biscotos, j’aurais pu, mais là… Si ça se trouve, il ne sait même pas qui je suis. « C’est Hélène Joannis, l’une des nouvelles championnes de la ligue. » me lance Seth à demi-voix. Je porte alors mon regard sur la femme qui accompagne le maître coordinateur et… wait… what ? Elle n’est pas de la bonne couleur en fait, c’est beaucoup trop cool ça ! Enfin, c’est peut-être une maladie, je ne sais pas. Mais ça reste trop ouf. « Elle est… » « Bonne, je sais. » Je m’étrangle quand j’entends ça. Et après on parle de moi, pourtant Seth n’est pas mieux ! Bon, je dois reconnaître qu’il n’a pas tort, mais quand même ! Enfin, heureusement que c’est moi quoi. Moi, j’allais simplement dire qu’elle est violette, mais bon. Cette pensée m’arrache un sourire. J’entends la voix de Spyros dans ma tête qui me parlerait encore d’humain chromatique s’il était là. Je ne sais pas pourquoi mon Riolu fait une fixette là-dessus, ce qui est sûr, c’est qu’il aurait considéré la championne comme tel.

Enfin, pour faire passer le commentaire de mon frère, j’attrape deux flûtes de champagne d’un serveur – non, je n’utiliserai pas le terme domestique, j’ai failli, mais il est immonde ce mot pour qualifier des personnes – et lui en tends une. Je n’ai aucune idée d’avec qui je vais pouvoir taper la jactance ici, je n’ai pas vraiment ma place, je crois. Quoique… Mes aspirations suite à l’Elite ont quand même pas mal évolué, ce qui fait que j’ai peut-être quelques trucs à dire, de quoi alimenter une discussion, ou au moins répondre aux questions sans passer pour un simple péon du fin fond de sa campagne. Ce n’est pas vraiment l’endroit où il faut se faire coller sur le front une étiquette de palefrenier. Allez, on se détend, on respire, ça va le faire. Juste que c’est la première fois que je viens dans ce type de réception en étant un adulte, et donc en faisant face à des gens qui attendent de moi d’être un adulte. Et c’est un peu flippant. Ce qui me rassure, c’est que j’ai Seth avec moi. Ou pas. Le temps que je tourne la tête, il s’est barré, sans me prévenir, sans rien. Le traître. Bon. Bah je vais essayer de survivre jusqu’à ce que je retrouve quelqu’un de ma famille. Je n’ai rien d’autre à faire de toute façon.


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C-GEAR
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Mar 16 Avr - 23:18
Une fois tous les invités arrivés – ou du moins, ceux qui ne sont pas en retard – Alphonse Forel et Thomas Lefèvre vous accompagnent à l’intérieur de l’édifice, accompagnés par leurs épouses. Pour être honnête, malgré leur politesse, ils ne s’attendaient pas vraiment à recevoir aussi peu de nobles de naissance. La plupart d’entre vous êtes des nouveaux riches, des parvenus dont les parents ont amassé beaucoup d’argent grâce à leurs entreprises, mais qui manquent d’une certaine finesse à laquelle ils sont habitués. Et à vrai dire, la seule femme possédant un titre est une baronne dont la misandrie n’est plus à prouver. En bref, pour des personnes aux idées aussi conservatrices, ce n’est pas vraiment à bon présage.

A votre arrivée à l’intérieur, une dizaine de domestiques s’emparent de vos manteaux et commencent déjà à vous offrir plusieurs rafraichissements en vous guidant vers le salon, où vous attend la Duchesse Guérin, assise sur un sofa rouge un peu plus en retrait, près des fenêtres menant vers les jardins extérieurs. Elle se lève en vous voyant arriver, tandis qu’un sourire bienveillant se dessine sur son visage. Elle ne partage clairement pas les idées de ses confrères ducs, et a l’air au contraire satisfaite de recevoir autant d’invités. Tour à tour, vous échangez avec elle quelques civilités. Ce n’est rien de vraiment profond, mais c’est suffisant pour bien vous faire voir parmi vos pairs, malgré le côté informel de certains, ou d’autres qui cachent moins leurs désirs de se soustraire à tous ces codes sociaux qui vont avec le monde de la haute société. Et pourtant, elle se prête à ce même jeu auquel elle a participé depuis sa plus tendre enfance, avec un certain engouement, il faut dire. Dans le même temps, vous n’hésiterez sûrement pas à revoir certains visages familiers ou à commencer à tisser un réseau de nouvelles relations qui pourrait très bien vous servir, à l’avenir. Mais malheureusement, pour ceux qui souhaitaient profiter de la nourriture, il faudra attendre un petit moment, car après avoir salué les dernières personnes qui sont allé la voir, la Duchesse s’empare d’une cuillère qu’elle frappe contre sa coupe de champagne, attirant ainsi votre attention.

« Je vous remercie d’avoir répondu à mon invitation. » commence-t-elle. « Je vous en sais gré d’être aussi nombreux, et j’aimerais profiter de ce moment non seulement pour vous remercier de fêter le soixante-dix-neuvième anniversaire d’une humble vieille dame, mais surtout pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de mes filles, Justine et Céleste. »

Elle marque une pause tandis que son regard converge vers ses progénitures.

« C’est avant tout à elles que je tiens à dédier cette réception. » poursuit-elle. « Vingt-cinq ans de vie commune, dans la société dans laquelle nous vivons, se fait, de mon point de vue, de plus en plus rare, et si ce nombre peut peut-être effrayer les plus jeunes d’entre vous, je trouve au contraire qu’il est important de féliciter ces deux jeunes femmes ainsi que leurs époux. Le mariage, ainsi que la famille, sont les notions les plus importantes que l’on puisse avoir dans une vie, et je pense qu’il sera toujours judicieux de le rappeler. »

Derrière ses mots choisis avec soin, il n’est pas difficile de comprendre à qui ils sont dédiés, et compte tenu du ton qu’elle a employé, elle ne dit pas cela sans raison. Sans pour autant être aussi tranchantes que des couteaux, ses paroles cachent sans doute quelque chose, et bien qu’Alphonse Forel reste de marbre, son beau-frère, Thomas Lefèvre, rajuste sa veste avec un peu plus de nervosité. Malgré tout, la Duchesse conclut son discours.

« Mais je ne compte pas vous importuner plus longtemps. Je déclare les festivités ouvertes, et j’espère que vous passerez un agréable moment au sein de ma modeste demeure. »

Elle fait signe à ses filles d’approcher tandis que les domestiques dévoilent les hors d’œuvre présentés sur les tables à votre disposition. Il y a de quoi avoir un festin pour deux fois plus de personnes que vous pendant au moins une semaine, c’en est presque indécent quand on sait à quel point la famine règne dans certaines parties du monde.

Mais vous n’avez pas à vous en soucier. Vous faites partie de la haute, vous n’aurez qu’à manger pour ces plébéiens.


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Hélène Joannis
Ligue 4

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Région : Johto - Alola
Dim 5 Mai - 16:37
Je ramenais les pans de ma veste contre ma robe une fois à l'extérieur, l'air frais n'étant pas des plus agréable. J'avais l'habitude du climat chaud de mon île et de celui, plus tempéré, de Johto... Je n'étais pas à l'aise en présence de neige et de température avoisinant les négatifs, surtout en une si petite tenue... Heureusement Edel n'était pas très loin de moi et je le rejoignais sans plus tarder, mes yeux souriant à sa vue alors que j'étais flanquée de Hypolitte, qui me suivait comme mon ombre. Je m'étais habituée à la présence de ce garde du corps taciturne mais efficace, qui semblait avoir une longue expérience devant lui ; il parlait peu et cela me convenait parfaitement, il n'était pas du genre à me prendre la tête, il se contentait de faire son travail convenablement et je comprenais mieux pourquoi Liz l'avait embauché. Je haussais un sourcil lorsque Edel réagit quasi instantanément à la présence de Hypolitte, avec son tact habituel. Je lâchais un léger rire tout en le saluant, avant de poser une main sur le haut de son crâne, m'amusant clairement de la situation. L'idée de lui faire une mauvaise blague me passa à l'esprit, mais je doutais qu'elle fonctionne ; Hypolitte avait toute la panoplie du garde du corps, par sa stature, son regard, ses habits et sa place par rapport à la mienne.

- Je te présente Hypolitte, il est mon garde du corps très personnel. Quel dommage que je ne puisse lui offrir un sourire en coin comme j'aimais tant le faire par le passé...
- Dois-je l'éloigner ?... Mais Hypolitte, lui, s'en donnai à coeur joie en nous offrant un petit sourire narquois, les bras croisés, fixant Edel.
- Je devrais pouvoir m'en sortir, merci.

Suite à sa boutade le brun recule d'un pas supplémentaire, laissant la place à Edel, qui se dépêcha de me prendre le bras afin de me guider jusqu'à l'entrée du manoir. Eh bien, il semblait décidé à prendre les devants et j'eus un sourire intérieur en regardant Hypolitte du coin de l'oeil ; la présence du garde du corps rendrait-il mon ami jaloux ? Tout cela promettait d'être intéressant mais je ne pus y réfléchir plus longtemps, Edel m'ayant mené jusqu'aux maîtres des lieux, que je saluais avec politesse, le visage fermé, qui contrastait très fortement avec celui bien plus jovial et souriant de mon ami.

- Les festivités peuvent commencer. A vrai dire, nous n'étions probablement rien pour la plupart des bourges dont nous allions croiser la route, nous ne valions nos invitations qu'à nos statuts de maître ; et c'était justement ça qui était drôle.

L'intérieur du manoir était bien plus chaleureux et je retirais ma veste, laissant le soin à un domestique de l'emporter jusqu'à leur vestiaire, dévoilant davantage de mon corps, dont la vue risquait de faire tourner les têtes d'aristocrates peut habituer à ce genre de tenues. J'étais une véritable provocation ambulante dans cette scène qui semblait figée dans un autre temps, avec ma peau violette, mes yeux perçants (bien qu'ironiquement m'orienter soit difficile avec une vue aussi amoindrie) et ma robe moulante. Nous avions à peine fait quelques pas qu'une femme noble vient se présenter à nous, tout en politesse. Son nom ne me dit rien, je ne suis pas au faite des personnalités de ce monde très particulier, mais je lui adresse quelques mots, puis la femme nous présente celle qui semble être sa gouvernante. Une autre femme, aux longs cheveux noirs, plutôt discrète. Une dresseuse donc ? Cela ne devrait pas m'étonner, il doit y en avoir plusieurs ici, ainsi que des coordinateurs qui ne manqueront pas de réagir à notre passage.

- Affronter la ligue est le rêve de beaucoup, mais peu parviennent jusqu'à nous. Donnez vous les moyens de nous rejoindre et nous nous retrouverons sur le stade.

Bon, j'avais fait mon effort de la soirée non ? Je m'étais retenue d'être davantage acerbe quant au nombre de personnes disant vouloir nous affronter ; après tout, je ne connaissais rien du niveau réel de cette femme, et ce ne serait sûrement pas ce soir que j'en apprendrais plus. Il y avait des chances pour que je ne sache même pas de qui il s'agisse à l'avenir, mais ce genre de promesse semblait faire plaisir et ne m'engageais en rien... Bien que je n'aurais pas dis non à un petit combat pokémon au milieu de la salle pour la tester. Attendons un peu pour ce genre de blagues.

Nous nous écartons de quelques pas, la duchesse semblant s'apprêter à faire un petit discours. C'est alors que je capte une conversation un peu plus loin, à travers le brouhaha, mon nom ayant attiré l'attention. Ma vue a beau être ce qu'elle est mon ouïe, elle, n'a jamais été aussi affûtée. Un semblant de sourire en coin glisse sur mon visage en entendant le qualificatif que l'on m'offre et je tourne la tête pour tenter de voir quelle est cette personne, mais inutile de dire que je serais incapable de la reconnaître dans un tel flou. Mais l'idée qu'il m'ait vu le chercher du regard suffit à m'amuser. Edel a t-il entendu ? Je l'espère.

Le discours est aussi inintéressant que prévu, toutes ces histoires ne m'intéressant pas. La fin, cependant, me rappelle que mon estomac commence à gargouiller.

- Allons voir ce buffet petit Edel !


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Edel Aubier
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Mar 7 Mai - 10:37
Cela faisait longtemps que je n'avais pas arboré une aussi belle grimace que celle qui se dessina sur mon visage à l'instant où Hélène me présenta le garde du corps. J'étais plutôt doué en grimaces, surtout, m'avait-on dit, en ce qui concernait ces grimaces totalement naturelles qui déforment les traits à la vue de quelqu'un que l'on n'aime vraiment pas. Peu de personnes rentraient suffisamment pour moi dans cette catégorie pour que je ne réprime pas mon antipathie sous des sourires moqueurs... Mais ce garde du corps beaucoup trop grand, si. Surtout au vu de la familiarité avec laquelle Hélène me le présenta. Heureusement, mon amie m'avait déjà parlé de cet homme avec dédain, et l'absence de résistance qu'elle m'opposa lorsque je pris son bras me confirma que je n'avais aucune inquiétude à avoir, bien que seuls ses yeux aient pu me suggérer son sourire de connivence – cela ne m'empêcherait tout de même pas de garder un œil sur lui. La façon très spontanée dont j'avais pris les devants pour conduire Hélène à nos hôtes nous avait en tout cas propulsés au milieu des invités avec bien plus d'allant que je ne l'escomptais : moi qui envisageais de me tenir en retrait et de me faire discret pour observer la réception avant de vraiment m'y impliquer... Mais à moins d'être déguisé, il était difficile de "se faire discret" lorsque l'on était champion d'Élite, je m'en rendais bien compte, et plus encore lorsque l'on accompagnait l'autre championne à la peau violette, aux belles formes et au visage sévère qu'était Hélène Joannis. J'en pris alors mon parti en continuant d'avancer d'un bon train, satisfait d'être celui qui donnait le bras à la championne en question. Il n'était pas déplaisant d'attirer les regards dans une telle situation, même si je conservais, masquée, ma méfiance.

Nous fûmes conduits à l'intérieur du manoir, où des domestiques nous libérèrent de nos manteaux. « Tu peux aller explorer », soufflai-je à Toby, qui n'attendait que de quitter mon épaule : je lui avais déjà recommandé d'être discret et de ne pas faire (trop) de bêtises, et pour le reste... il n'y avait rien de tel qu'un Kecleon maître du Camouflage pour avoir des yeux partout. Je ne croyais pas identifier beaucoup des personnes qui se pressaient autour de nous, mais à leurs vêtements et leurs façons de se comporter, j'avais l'impression que nous n'étions pas les seuls à être encore étrangers au milieu mondain : je détonnerais donc moins, mais d'où venaient-ils, tous ? Mon attention fut toutefois à nouveau accaparée par Hélène qui venait de se voir retirer son manteau.

« ... Woh. La réalité confirme ce que montrait la photo. Cette robe... te va à ravir, très chère. » La vision m'avait coupé le souffle pendant quelques instants. Je n'avais pas pris le temps d'admirer Hélène à sa sortie de la voiture, trop occupé par son garde du corps, mais il était difficile à présent d'ignorer le décolleté plongeant ou la façon dont le tissu satiné moulait ses courbes... Et son dos n'était-il pas dénudé ? J'avais beau être habitué à ce qu'Hélène se présente encore moins habillée, mon amie étant une adepte du maillot de bain en toutes circonstances, cette soudaine élégance n'était pas pour me laisser indifférent. Et j'esquissai un sourire en songeant à ce que la vue de cette tenue pour le moins inhabituelle dans une réception pareille pourrait provoquer chez notre entourage de la haute société. Mon costume était lui-même plus classique, quoique très élégant et avec ses particularités, mais les provocations de mon amie me rendaient décidément mon aplomb : à présent que nous étions ici et puisque tout le monde nous reconnaissait, nous allions, au moins, bien nous amuser !

Ce fut donc d'un air guilleret que j'accompagnai Hélène jusqu'à la maîtresse des lieux, la Duchesse Guérin, pour la saluer. Elle nous accueillit avec un sourire d'aspect plus sincère que ceux de ses enfants ; eh bien, si notre grande hôte était sympathique, c'était déjà ça de gagné ! Nous échangeâmes quelques mots, puis rejoignîmes le reste des invités. Avec ma seule oreille valide, j'étais un peu gêné dans cette grande salle bruyante et pleine d'échos, mais je souhaitais commencer par repérer les lieux avant que nous ne nous fassions happer par des discussions : portes, escaliers... J'en arrivais au buffet, dont j'espérais faire notre première étape, lorsqu'un duo de femmes s'approcha de nous. Je m'attardai un instant face à celle qui se présenta en premier, la baronne Reynolds : n'avais-je pas déjà vu ce visage quelque part...? Mais je ne parvins pas à saisir ce qu'elle m'évoquait et je veillai à ne pas la fixer trop longtemps, me concentrant sur sa gouvernante, une jeune femme aux longs cheveux noirs. J'inclinai la tête en souriant d'un air affable lorsqu'elle se présenta à nous, mais j'avais vite compris que c'était à Hélène qu'elle s'intéressait surtout et attendis de voir ce que la championne répondrait à cette première admiratrice ; aussi, je ne pus réprimer un fou rire en entendant la phrase parfaitement bien construite et totalement dénuée de naturel que mon amie déclama alors.

« Le Comité devrait t'engager pour faire les slogans dans leurs pubs ! » m'exclamai-je en m'appuyant à son épaule, continuant de pouffer, tout en parlant assez fort pour que Lilith comprenne bien que ce n'était pas d'elle que je riais. « Tu sais ? Ton air sérieux te va vraiment bien quand tu dis des choses comme ça ! » Bien sûr, j'aurais préféré, comme elle, qu'Hélène ait toujours la possibilité de sourire dont elle usait si bien quand nous nous voyions avant, et j'espérais de tout cœur qu'elle parviendrait à atténuer cette séquelle de son empoisonnement. Mais ce n'était pas pour cela qu'il fallait s'interdire d'en rire... Et cela faisait bien trop longtemps que je n'avais pas assisté à l'une des démonstrations de froideur de mon amie, alors même qu'elle avait tenté de la cacher sous une phrase polie, pour pouvoir rester de marbre. « ...En tout cas, mademoiselle, faites de votre mieux pour arriver au sommet, si tel est votre rêve ! » repris-je tout de même ensuite en direction de Lilith. « Et puis, même si c'est un peu moins un "honneur de me voir en chair et en os", sachez que la coordination est toujours ouverte, si un jour le dressage vous ennuie... » Je ne voulais pas décourager la toute première personne qui venait nous parler en cette soirée et qui, en plus, m'avait valu le plaisir d'un tel rire, et il était toujours satisfaisant de placer un peu de publicité pour sa discipline çà et là.

Je m'écartai du groupe afin de continuer à parcourir les invités du regard. Un blondinet un peu trop grand, un rouquin à l'air sérieux, une petite troupe d'apparence nobiliaire... Et n'était-ce pas l'un des challengeurs récents de l'Élite qui regardait justement dans notre direction, à côté d'un autre jeune homme ? Quel était son nom, déjà ? Nessa Finnegan ! Alors, c'était un noble ? Le pauvre, quand même, être tombé contre Saizo, ça ne devait pas être drôle. Je lui adressai, de loin, un petit coucou de la main afin de lui indiquer qu'il ne devait pas avoir peur de venir me saluer si l'envie lui prenait... et c'est alors que je me figeai dans mon geste. Si je n'avais pas regardé dans leur direction en cet instant précis, ma seule oreille valide n'aurait peut-être pas perçu la phrase coupable dans le brouhaha des voix, mais avec le mouvement des lèvres qui allait avec... Je tournai la tête vers Hélène. Elle avait entendu. Et je...

...me forçai à sourire. « Tu déchaînes toujours les passions comme ça ? » Déjà, quand nous étions à Alola, elle avait du succès ; mais alors maintenant, avec sa peau violette... Est-ce que je n'étais pas le seul à qui cela plaisait ? Je m'efforçais de prendre cela avec détachement, mais je lui offris tout de même à nouveau mon coude afin de montrer à ce jeune impertinent que « bonne », peut-être, mais en tout cas pas pour lui. Bon. Peut-être pas pour moi non plus... Mais en attendant, c'était avec moi qu'elle était venue à cette réception. Décidément, j'avais bien fait de l'accompagner ici.

La Duchesse Guérin réclama le silence pour un bref discours qui me laissa circonspect. Un éloge du mariage, et où percèrent sans aucun doute quelques accents acerbes... Adressés aux couples de ses enfants ? Est-ce que c'était une coutume, dans les soirées de la haute, que de donner des leçons de vie en guise de bienvenue ? Pour ma part, je n'avais aucune intention de me marier un jour et ne m'étais pas vu attribuer de « famille » à proprement parler par la nature, mais cette vieille dame qui osait laver son linge sale en public m'était, en revanche, de plus en plus sympathique. J'accompagnai enfin avec plaisir Hélène jusqu'au buffet, malgré le qualificatif qu'elle persistait à m'attribuer, à charge d'un « Je te suis, la vieille ! » revanchard pour moi. Mes yeux s'illuminèrent devant la table chargée de victuailles. Un domestique nous servit du champagne – du champagne ! Après les délices du vin blanc d'Hélène, la magie du liquide pétillant et doré inabordable mais que ce domestique servait à la volée... – tandis que je sélectionnais de petits gâteaux tous plus appétissants les uns que les autres. Une personne à côté de moi, du mauvais côté pour que je la voie bien, paraissait tendre vers un plateau plus éloigné d'elle que de moi ; je l'attrapai et le lui présentai : « Vous en voulez un ? » Tant pis si je m'étais trompé, je me servirais moi-même largement puis irais voir plus loin. Que m'avait dit Camille, une fois ? « T'es pas sortable. » Mais si, et je pouvais être très distingué, quand je le voulais.


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Mary Nephilim
Sbire Galaxie

C-GEAR
Inscrit le : 05/09/2014
Messages : 1231

Région : Kalos
Ven 10 Mai - 22:51
La réponse de la Championne de la Ligue te prend un peu par surprise. Tu t’attendais à plus de… chaleur, si c’est le bon mot. Pour une Dresseuse se spécialisant dans les Pokémon Insecte et Poison, elle te parait plus proche du Type Glace, de cette façon. En fait, ça te donnerait bien envie de la défier. Tu perdrais très certainement, mais mine de rien, tu as presque la totalité des Badges d’Arènes, alors tu considères que tu ne devrais pas être prise à la légère comme elle le fait. Mais ce n’est pas le moment pour un tel caprice, même si tu voudrais lui prouver ta valeur. La baronne Reynolds t’accorde déjà un immense privilège en te permettant d’approcher un membre de la Ligue Pokémon d’aussi près. Surtout qu’Edel Aubier, le Maître Coordinateur, et donc par conséquent une autre figure d’autorité importante dans la société, se montre déjà plus cordial que sa collègue. En fait, il n’hésite d’ailleurs pas à faire un peu de publicité pour la Coordination, si jamais cette discipline devait te tenter un jour. Plutôt ingénieux, mais malheureusement pour lui, Hélène Joannis a fait disparaître de nouveau la Mary d’antan, qui aurait sans doute adoré recevoir une délicate pensée de la part d’une Dresseuse respectable et bienveillante.

« J’y compte bien, je n’ai plus tant de marches à gravir que cela. » réponds-tu à leur attention. « La plus longue partie du chemin est derrière moi désormais, et mon mentor est satisfait de mes progrès jusqu’à présent. »

Tu te tournes ensuite plus particulièrement vers le jeune homme aux cheveux blancs.

« J’apprécie votre offre, monsieur Aubier, mais je n’ai pas de talents particuliers dans ce genre de domaine. » déplores-tu. « Je ferais une bien piètre artiste, je le crains. Et puis, je crois que le Dressage me sied davantage. J’apprends à mieux connaître mes Pokémon ainsi, et surtout à mieux me connaître. Et affronter et battre les membres de la Ligue serait sans doute la meilleure épreuve pour cela. »

Dans ton regard réside un éclat flamboyant que ta maitresse remarque aussitôt. Il ne s’agit pas que de paroles en l’air, mais bien d’un regard d’une personne ambitieuse et prête à relever le défi que, d’une manière indirecte, la Championne des Pokémon Poison et Insecte vient de lui imposer.

« Viens, Lilith, nous avons d’autres invités à saluer. » t’ordonne-t-elle poliment avant de sourire cordialement à tes deux vis-à-vis.

Tu hoches la tête et t’incline légèrement avant de marcher à la suite de la baronne, qui semble plus tendue qu’avant que tu ne converses avec Hélène et Edel. Mais tu as la confirmation que ce n’est pas une impression au moment où la Duchesse Guérin commence son discours et qu’elle t’entraîne vers le mur à l’opposé du chemin par lequel vous êtes entrés. On pourrait avoir tendance à l’oublier en voyant ses traits délicats, mais elle est tout aussi entraînée physiquement que toi, et cela se ressent quand elle attrape ton bras.

« A quoi joues-tu ? » s’enquit-elle dans un murmure. « Tu n’es pas là pour te faire remarquer de la sorte. Dans cette situation, tu restes ma suivante, et même si tu ne l’étais pas, tu n’es pas le centre d’attention de cette soirée. »

Tu baisses la tête, consciente de ton erreur. Elle a raison sur toute la ligne, d’autant plus que tes actions risquent d’entacher son image en plus de la tienne, dans ce cas précis. La première véritable leçon que tu pourras retenir à l’avenir, c’est d’éviter d’être aussi impulsive, même quand on te parle de sujets comme le Dressage ou que des personnalités importantes que tu respectes sont dans la même salle que toi. C’est comme à la G Corporation, finalement. Il ne s’agit pas que d’avoir un coup d’avance, même si ce sont tes propres intérêts que tu sers ici.

« Pardonnez-moi, madame. » t’excuses-tu. « Cela ne se reproduira plus. »

« Tes résultats seront une excuse plus acceptable. » tranche-t-elle froidement.

Malgré tout, elle desserre son emprise sur toi rapidement, ce qui, quand on la connait, montre qu’elle te fait malgré tout confiance et qu’elle est plus douce envers toi que ce qu’elle semble insinuer. Vous écoutez la doyenne d’une oreille distraite, vos regards observant les invités tour à tour. Il y a un petit groupe qui t’intrigue plus que les autres. Tout d’abord, tout le monde n’a pas un Lucario comme garde du corps, mais c’est plutôt son propriétaire qui t’intrigue. Il accompagne une jeune femme aux cheveux blonds et à la robe aux différents tons de bleu et de violet, qui a aussi, d’une autre manière, attiré l’attention de la baronne, même si tu ne lui fais pas remarquer. Ce qui t’interpelle chez elle, c’est son absence d’expression. Même toi, tu sembles faire preuve de plus d’émotions que cette demoiselle. En tout cas, son compagnon est beaucoup plus enthousiaste, de même que le roux qui leur parlait avant d’être interrompu par le discours. Apparemment, d’après l’homme blond, il viendrait de Céladopole ? Cela peut être intéressant à savoir. On dit que c’est une ville où règne la criminalité et la mafia, ce serait intéressant d’avoir un contact venant de là-bas et qui pourrait te dire ce qu’il en est véritablement.

L’allocution de la Duchesse touche à sa fin et tout le monde retourne à ses occupations, ce qui est l’occasion parfaite de vous mêler à eux. Tu n’as presque pas besoin de te rendre compte que la baronne Reynolds a décidé d’aller se joindre à la conversation après avoir subtilisé une coupe de champagne pour faire un pas vers eux et en faire de même. Peut-être que tu commences à t’y faire plus rapidement que tu ne le croyais, finalement.

« Monsieur Lawford, quelle bonne surprise. » s’exclame ta bienfaitrice. « Vous ici, dans cette petite réception bien loin d’Illumis et de ses frasques. Comment se porte Biotech ? La G Corporation ne vous fait pas trop d’ombre ? »

Biotech. Tu as déjà entendu ce nom. C’est une entreprise pharmaceutique qui possède aussi un département spécialisé dans la technologie médicale, ce qui en fait un concurrent direct de la G Corporation, la face visible de la Team Galaxy. Ce n’était donc pas que par intérêt pour la femme qui le suit, c’est aussi pour tâter le terrain et peut-être connaître une potentielle stratégie commerciale de la part d’un concurrent. C’est peut-être un peu direct, mais venant d’elle, cela ne t’étonne guère. Elle n’est pas du genre à tourner autour du pot, et il faut bien avouer que tu es également dans ce cas-là. Dans le même temps, tu adresses un sourire poli à l’accompagnatrice du dénommé Lawford et son Lucario. L’idée de te présenter au Pokémon te traverse l’esprit, mais il n’a pas l’air très ouvert à la conversation, alors tu préfères rester en retrait, du moins jusqu’à ce que ta maitresse fasse les présentations auprès de l’homme aux cheveux roux.

« Monsieur Brown, si j’ai bien entendu ? Ashley Reynolds, baronne de la ville de Yantreizh. Et je vous présente Lilith, ma gouvernante. »

Tu lui tends ton bras robotique, comme tu as l’habitude de le faire quand tu souhaites jauger quelqu’un. Tu te demandes quel genre d’homme il est, et ce sera sans doute une première impression intéressante.


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Worick Brown
Modo RP & Scientifique

C-GEAR
Inscrit le : 31/07/2015
Messages : 2183

Région : Kantô
Ven 17 Mai - 22:26
Installé tranquillement dans un coin comme une vigie à son poste d'observation, je promenais mon regard sur la foule à la recherche de proies potentielles. Je n'étais pas venu jusqu'ici pour simplement profiter du buffet et attendre que le temps passe, non. Si j'avais fait tout ce chemin, c'était pour rencontrer du monde. Sirotant tranquillement la coupe de champagne qu'on m'avait remit il y a quelques minutes, je prenais donc mon temps à la recherche de qui pourrait bien, dans un premier temps, m'accorder un peu de distraction.

Alors que je repérais d'ors et déjà certains visages qui ne m'étaient pas inconnus - certains d'entre eux étaient en réalité plus que difficiles à louper pour peu qu'on s'intéresse un minimum à la presse - mon regard venait de croiser celui d'un homme qui m'était particulièrement familier. Celui ci, je l'avais déjà vu quelques fois à Céladopole. Du moins, il y a quelques années de cela.

« Christian, quelle excellente surprise de te croiser ici ! »

Christian Lawford. Trentenaire optimiste, ambitieux et surtout un rien sur de lui. Si je ne m’attendais certainement pas à le croiser dans les parages, force est de constater que cela n’a rien de franchement surprenant. Bien qu’assez jeune par rapport au milieu qu’il fréquente, Lawford n’en est pas moins un leader charismatique. A la tête de biotech, l’une des plus grandes entreprise pharmaceutique en activité, le jeune homme est un orateur des plus fins. Bien qu’il soit très exactement le genre d’homme dont je passe mon temps à me méfier, je dois bien admettre que je ne suis pas mécontent de le croiser par ici. Après tout, il est très exactement le genre de relation que l’on souhaite voir perdurer dans mon cas, surtout lorsqu’on mélange manigances au sein de la pègre et travail en laboratoire.

« Comme tu peux le voir, pourtant, je suis là. L’occasion de croiser les plus grands de ce monde était trop belle pour que j’ose la louper, tu t’en doutes. »

Tandis que mon regard se pose d’abord sur le jeune homme, il vient dans la foulée se déposer sur celle qui l’accompagne. La sondant du regard un cours instant comme pour essayer de deviner la raison de sa présence ou bien son rôle aux cotés de Lawford, je m’empresse finalement de lui tendre ma main pour la saluer.

« Mademoiselle; Worick Brown. Ravis de vous rencontrer, et vous êtes… ? »

Si à l’origine, je n’avais croisé Christian que quelques fois à Céladopole lorsque mon père invitait ses clients et autres collaborateurs – la dernière fois remontant d’ailleurs à trois semaines avant les fameux incident m’ayant hissé jusque là où je suis aujourd’hui – il ne me fut aucunement difficile à l’aide de certains dossiers récupérés ainsi que de Dan, de recouper les informations pour en déduire que Lawford avait certains point commun avec l’homme que j’étais devenu aujourd’hui. Sa double vie notamment. S’il était effectivement à la tête de Biotech, je savais de source sûre qu’il trempait dans certaines affaires au moins aussi louche que les miennes. Il fallait au moins ça, de toute évidence, pour avoir fait affaire avec Thomas Brown.

« Effectivement, il n’est pas toujours évident de m’occuper de l’entreprise de mon père ainsi que mes passions personnelles, je suppose que tu peux l’imaginer… Comment se porte Biotech ? Entre tes mains, j’ose espérer que celle-ci se porte à merveille ? »

Prenant une nouvelle gorgée de champagne, je rends son sourire amusé à mon interlocuteur. Je sais qu’il sait, et il n’est sans doute pas sans savoir que je sais moi aussi ; surtout au vue de son sourire. Il n’a toutefois pas beaucoup de soucis à se faire de mon coté. Dans notre cas, un silence mutuel est tout ce qu’il y a de plus confortable afin de respecter la vie privée d’autrui. Pourtant, ce n’est pas avec son « petit prince de Céladopole » - Surnom que je hais au passage et que je n’entends pas pour la première fois – qu’il marque des points aujourd’hui. Alors que je pesais d’ailleurs le pour et le contre entre le fait de lui faire remarquer subtilement ou le fait de continuer sur la piste de Biotech pour enchainer sur l’aspect scientifique de la chose, notre chère duchesse, hôte du jour, fais tinter une coupe de champagne afin d’avoir notre attention.

Si je trouve son discours relativement pompeux, évoquant notamment des notions de famille qui me sont pour le coup on ne peut plus inconnues, je dois bien admettre que celui-ci m’amuse. La maitresse de maison a des comptes à régler au sein de sa famille, semble t-il. Rien de bien méchant, mais un message suffisamment clair tout de même pour qu’il puisse passer comme une lettre à la poste.

Alors que la duchesse ouvre les hostilités en matière de buffet à volonté, proposant ainsi à manger pour toute une garnison ; nous reprenons tranquillement notre conversation avec Christian. Alors que je posais à nouveau mon regard sur la jeune femme, comme pour tenter de l’intégrer à la conversation de quelque manière que ce soit, c’est une, ou plutôt deux nouvelles venues qui viennent se joindre à notre trio.

Alors que j’en profitais pour jeter un coup d’œil quelques mètres derrière moi pour m’assurer que Marc ait toujours les yeux rivés dans ma direction, veillant à ma bonne sécurité malgré le fait que je lui ai proposé de garder une certaine distance pour ne pas apparaitre ici comme un simple homme de main ; mon attention est immédiatement détournée par les paroles de celle qui se présente comme être baronne de Yantreizh. Voyez vous cela, en voici une personnalité intéressante. Décidemment, cette « petite réception », comme l’appelle madame Reynolds devant Christian, semble vraiment accueillir du beau monde.

« Madame Reynolds, c’est un honneur. Worick Brown, en effet. Directeur de Brown Enterprise et co-gérant du W.A.Dex. »

Adressant à la baronne un signe de tête des plus polis, je me retourne ensuite vers sa gouvernante, qui m’a été présentée comme Lilith. Un nom bien délicat pour une jeune femme à la poigne de fer… littéralement.

« Mademoiselle. »


Alors que celle-ci me tend son bras en guise de salutation, il m’est difficile de ne pas paraitre intrigué par ce que je vois là. C’est une véritable prothèse robotique comme on en voit peu, pour ainsi dire jamais. Bien que je tâche de ne pas me montrer indiscret, mon regard vairon n’a bien entendu pas pu résister à l’idée de se poser dessus. Ce n’est pas si mal, au moins… certains rustres passe leur temps à poser leurs regards sur les décolletés à portée, moi, j’en reste personnellement aux prothèses robotiques. Puis-je être blâmé pour ce genre de vice ? Pour donner suite à notre poignée de main, je lance un regard complice en direction de la jeune femme, comme pour lui témoigner de mon admiration pour la prothèse en question.

« Bien que je sois navré pour votre bras et n’y voyez là aucun affront de ma part, je dois dire que c’est la première fois que j’admire une telle merveille, c’est un véritable bijou que vous avez là mademoiselle. »

On souhaiterait presque y laisser un bras pour obtenir la même compensation, si on oublie cinq minutes la douleur physique et psychologique qui peuvent bien découler de la perte d’un tel membre. Toutefois, si elle me tend ce bras lors de nos salutations, je suppose –peut être à tort, mais qu’ai-je à risquer ? – qu’elle ne souhaite pas s’en cacher plus que cela, alors autant lui exprimer mon admiration à ce sujet. Si Arya avait pu voir ce genre de chose, elle aurait sans doute essayé de démembrer la jeune femme illico pour étudier plus amplement la prothèse… ce n’était peut être pas si mal que je me sois rendu seul à ce genre de réception finalement…


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Yulia L. Rohan
Dresseur Kalos

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Inscrit le : 18/01/2014
Messages : 1073

Région : Kalos
Dim 26 Mai - 12:12
La belle observe leur nouveau vis à vis avec un rien de curiosité. Il se dégage de ce jeune prince de Céladopole - d’après le sobriquet utilisé par son maître - un quelque chose de particulier. Ce regard double n’est pas étranger à son impression et à ses côtés, son méga-lucario contemple le jeune homme avec plus de défiance. Il se tient droit et tendu au milieu de ces êtres qui parfois l’observe, parfois l’ignore. Lui pour sa part, se comporte comme le gardien qu’il est pour la demoiselle à ses côtés qui se contente de rester à sa place. Au côté de son propre maître. Maître bien ravi de trouver en ces lieux, ce jeune prince. Un jeune homme qui a du mérite, au vu de sa situation, jouant sur plusieurs tableaux comme nombre de personne par ici. Comme lui même à vrai dire. C’est probablement ce qui plaît à Christian avec ce Worick. Malgré son âge, il a repris d’une main de maître les affaires de sa famille, tout en développant les siennes propres. Bien plus intéressant que ces nobliaux se contentant de jouer de leur statut, des acquis d’autres disparus depuis bien longtemps et condamnés à disparaître de par leur inaction. Et lui se fera un plaisir de les voir tomber de leur pied d’estale. Le blond ne peut empêcher son rire de ponctuer la bravade de son interlocuteur.

Les grands de ce monde. Il est vrai. « A n’en pas douter, oui. Une telle occasion ne se manque pas, le monde est si vaste et les occasions si belles.» Il sourit alors que le jeune prince s’intéresse un instant au sombre papillon à ses côtés. Cette dernière observe un instant sa main, puis le scientifique, avant que Christian ne vienne la présenter à sa place. « Je te présente Lily Leaudevie. Ma jolie cavalière pour cette soirée. » Un sourire poli vient glisser sur les lèvres de la jeune femme qui fait une simple courbette, comme le lui a appris Blanche. « Enchanté Monsieur Brown. » Satisfait, Christian se retourne sur son interlocuteur qui reprend la parole, enchaînant lui même avec des nouvelles de son entreprise. Il n’enchaine cependant pas immédiatement, préférant arrêter un serveur et récupérer deux flûtes, une qu’il garde et l’autre qu’il offre à sa cavalière. Cette dernière récupère la flûte entre ses doigts, l’observant un instant avant que la duchesse, hôte de la soirée, ne prenne la parole, coupant toutes les conversations.

Comme tout le monde, le regard de la demoiselle vient attraper la silhouette de la duchesse qui déclame son discours. Ses mots sont justement choisis. Famille. Le mot résonne en elle un instant de trop. Son regard se perd dans le vide. Famille. Ce mot résonne dans le vide de son coeur. Une présence qu’elle ne connaît que trop bien se rapproche d’elle, touchant sa main. La patte bleuté de son ami réchauffe sa peau tout à coup glacée et elle lui offre un simple sourire. Un sourire reconnaissant. Un vrai sourire, le premier de cette soirée.

Merci. Le mot résonne en eux, faisant disparaître le vide quand bien même une ombre demeure dans les recoins tortueux de leurs coeurs.

« Et bien, que de beau monde en cette soirée. » Murmure son maître en attrapant la silhouette de deux femmes s’approchant de leur petit groupe. La demoiselle redresse la tête à ce chuchotement, son regard tombant également sur ces deux personnes qui semblent connaître parfaitement Lawford. Ce dernier accueille les deux femmes avec un sourire amusé, ne s’amusant que davantage face aux mots employés par la dame. Les frasques d’illumis. « Oh vous savez que je ne suis pas du genre à refuser de telle invitation.» s’amuse t-il avant de reprendre. « Justement, j’allais répondre à Worick que tout se portait pour le mieux au sein de Biotech. Nous grapillons des parts de marché et nos prochaines nouveautés risques fort de nous propulser encore un peu plus haut.»

La G Corporation n’est pas n’importe quelle entreprise, elle est probablement l’adversaire numéro 1 de Biotech, l’un et l’autre se passant régulièrement devant, grappillant des part de marché d’un côté puis de l’autre, au gré des nouveautés et des avancées technologiques de chacun. Chacune avait cependant sa spécialité, ce qui le rendait indétronable dans leur domaine. Et si Biotech avait toujours été une grande entreprise, elle avait fait de réelles avancées lorsque Christian avait rejoint sa tête, en lieu et place des Lauviah. Tout cela, Lily n’était pas sans le savoir, aussi s’était elle un peu plus intéressée à cette femme et à sa suivante lorsqu’elle comprit qui elles étaient.

« Et vous savez ce que l’on dit Baronne, l’ombre ne cesse de croître tant que la lumière demeure et s’intensifie. » Plus la lumière est puissante et plus l’ombre créée par cette dernière est vaste et insondable. N’était ce pas une bonne allégorie concernant leur propres affaires ? Leurs affaires à tous ? « Mais j'imagine bien que la G Corporation à bien des tours dans sa manche également. »Le Lawford laisse un sourire énigmatique flotter sur ses lèvres à ses mots alors que la baronne en vient à se présenter à son jeune interlocuteur.

La demoiselle observe l’échange sans mot dire, Armaros à ses côtés jaugeant ces nouvelles arrivantes. Il demeure au côté de sa dresseuse, défiant, analysant les regards et ayant parfaitement remarqué ce regard que la brune lui a adressé. Son sourire aussi. Lily fait de même, lui souriant simplement en retour en inclinant subtilement la tête. Rien de plus. Restant en retrait. Après tout son rôle n’est pas de prendre part aux discussions. Elle n’en est pas moins un peu surprise lorsqu’elle remarque également la prothèse de la suivante de la baronne, ce que le Brown ne manque pas de faire remarquer également. La demoiselle n’était pas une grande admiratrice de ce genre d’objet, néanmoins elle ne doute pas de l’efficacité de cette dernière et de son intérêt. Cela signifiait surtout qu’elle avait perdu un bras et ce n’était pas là quelque chose qu’elle enviait ou admirait. Elle, elle adressait plutôt à la prothèse un regard un rien désolé.

« J’imagine que c’est là un modèle réalisé par la G Corporation ?» Demande avec un rien d’intérêt amusé Christian directement à la Baronne. Une question qui n’en est pas vraiment une.


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Nessa Finnegan
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C-GEAR
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Région : Sinnoh
Lun 27 Mai - 1:58
J’étais encore à côté de Seth, et là – moment surréaliste – je vois Edel Aubier, de son statut de Maître Coordinateur de l’Elite, le même que j’ai repéré tout à l’heure, me faire un léger signe de la main. Un Maître Coordinateur, un de ceux que je n’avais pas eu l’occasion de rencontrer. Et il m’a genre reconnu. Moi. Alors avant que mon cerveau ne fasse griller tous les fusibles, j’incline poliment la tête et dégaine un sourire à la cool de Nessa Finnegan l’éleveur du fin fond de la campagne de Sinnoh. C’était peut-être un peu trop franc, je n’ai peut-être pas su dissimuler le rougissement sur mes joues. C’est juste fou ce qu’il se passe là. Et puis il y a eu l’échange avec Seth juste après. Genre vraiment juste après. Et là, la honte ! Je prie pour que personne ne l’ait entendu, et surtout pas la principale concernée et celui qui l’accompagne. C’est pour ça que j’ai essayé de dissimuler ma gêne en me tournant pour attraper les flûtes de champagne. Le pire dans l’histoire, c’est que Seth balance ça comme ça, et puis il se barre. Il me laisse tout seul en plan. Et je n’ai aucune idée de là où il est parti. Bon, et bien je viens de passer d’un des moments les plus glorifiants de ma vie, c’est-à-dire être reconnu par l’un des plus grands coordinateurs que la terre porte, au plus gênant, mon frère qui qualifie une championne de la Ligue Pokémon de bonne dans une réception huppée, et en sa présence. Si jamais il y avait un bouton pour disparaître instantanément, j’appuierais direct.

C’est alors qu’un tintement se fait entendre, le genre de tintement qui annonce un discours. Soit, tout le monde se tait, tout ouï face à notre hôtesse. Bon, dans un premier temps, on se retrouve avec les politesses de base, ce qui n’a rien de surprenant et s’avère un peu ennuyant, parce que c’est clairement du déjà-vu. Mais bon, soit, ça me donne des informations que je n’ai pas sur la famille, c’est déjà ça. Sans doute que ça m’évitera une gaffe ou deux, au moins sur l’âge de la duchesse. Vient alors un laïus sur le mariage. Rah yes ! En vrai, ça me régale, limite je ne viendrais que pour ça – enfin ça plus le fait de manger et boire à l’œil – car c’est toujours le meilleur moment. Vive les mentalités qui sont restées bloquées au siècle précédent ! C’est génial de voir le décalage entre leur monde et la réalité. En tout cas, moi je ne m’en lasse pas. Je suis beaucoup trop affranchi de tout ça pour que me sentir concerné. Bon, pour la famille, j’ai réalisé à quel point c’était important il y a peu. Mais le mariage… J’attends qu’un de ses petits-enfants fasse son coming-out et décide de se marier, pour voir si le discours change. Au moins, je sais désormais vers qui me tourner si je cherche une compagne pour un mariage arrangé, et c’est toujours utile dans un carnet d’adresses, sait-on jamais.

Oh my god ! Comment elle finit son discours la duchesse ! Les punchlines de nobles, c’est quand même quelque chose. Quand j’entends ça, je sais que j’ai bien fait de venir. Ça parle mal de manière masquée, à demi-mot, sans jamais directement dire les choses. Tout le monde comprend très bien ce qu’il se passe, mais il faut tout de même sauver les apparences. On se demande où elles sont passées, du coup, les apparences. Après, ça les rassure eux, ils pensent qu’ils ne se sont compris qu’entre eux. Et nous, ça nous fait du spectacle, avec du caviar en guise de pop-corn. Que demander de plus ? Sauf que le discours se termine, et que je ne me trouve pas aux premiers rangs pour observer les échanges de regards. Je ne sais pas si elle voulait tacler ses filles ou ses gendres, mais elle tirait à vue la mamie ! Dommage que ce soit déjà terminé… Enfin, je peux aller me resservir au buffet, ce qui s’avère être une bonne nouvelle. Ils ont mis les petits plats – en argent, attention ! – dans les grands, parce que tout me semble très appétissant, et je reconnais très vite les aliments qui coûtent un bras. On a affaire à du noble bien resté riche là. Il n’y a pas dû avoir beaucoup de têtes qui sont tombées lors de l’abolition des privilèges… Et tant mieux, je ne vais pas m’en plaindre. Sauf qu’il faut faire un choix, et là, c’est compliqué.

Allez, c’est bon, je me suis décidé. Sauf que bien évidemment, le mets que j’ai choisi se trouve hors de ma portée, ce dont je ne me rends compte qu’en tendant le bras sans atteindre mon objectif. C’était presque ça… Je vais donc devoir me décaler et faire de mon mieux pour ne gêner personne. « Vous en voulez un ? » Je tourne alors la tête vers la personne qui vient de me tendre le plateau sur lequel je souhaitais me servir. Edel Aubier. Le retour. Ça m’en coupe le sifflet l’espace d’une seconde, une seconde et demie grand max. « Volontiers, merci beaucoup. » Sérieux ? D’où je sors des mots comme ça ? Ok, ça parle le pompeux couramment avec ma grand-mère depuis toujours, mais j’ai fait l’école buissonnière moi. Je ne suis pas censé sortir ça naturellement… A croire que mon anticonformisme de l’adolescence n’est plus. Bon, et bien il faudra faire avec. Et peut-être essayer d’aboutir à un véritable échange entre le maître coordinateur et moi, ça pourrait être une bonne chose. « C’est un honneur de faire votre rencontre, au milieu des hors-d’œuvre. » Pourquoi j’ai dit ça ? Pourquoi ? Là, j’ai définitivement envie de disparaître. Je viens de me ridiculiser devant un de mes modèles, je ne pense pas pouvoir creuser plus bas. « Enfin, c’est simplement que je m’attendais plus à me retrouver face à vous dans un dôme de coordination. J’imagine que ce sera moins formel ici, et ça n'en sera peut-être pas plus mal. » Voilà, chassez le naturel, il revient au galop. Et j’aimerais me retenir de parler plus, sauf que c’est mort là. Je vois les deux maîtres, que ce soit de l’Elite et de la Ligue, et en un instant, adieu timidité. « Enchanté également de faire votre connaissance, mademoiselle Joannis. J’aurais peut-être pu vous rencontrer aussi, à la Ligue. Mais bon, coordination ou dressage, il faut malheureusement choisir pour les grandes instances même si techniquement j’ai les badges pour comme j'avais les rubans ! » Ma petite voix interne me hurle de la boucler, d’arrêter de parler, d’arrêter d’aggraver mon cas.

Et là, je pense à Seth. A ce qu’il a dit tout à l’heure sur la championne de la Ligue, ou maîtresse, je crois que c’est le terme officiel maintenant. Je déglutis et prie pour qu’ils n’aient pas entendu, ou qu’ils ne n’aient pas rattaché ses propos à ma personne. Surtout qu’après ça, je leur parle comme si j’étais leur égal. Alors que non, clairement pas. Je n’ai plus qu’à essayer de rattraper le cake en plein vol. Si seulement j’avais pu rester intimidé, ça m’aurait sauvé la mise ! « Mais bon, je vais plutôt cesser de vous importuner et tenter de retrouver mon frère, j’espère avoir l’occasion de vous recroiser au cours de cette réception. » Voilà, une porte de sortie. Parfait. « Et puis, à la famille et au mariage, n’est-ce pas ? » Je n’ai pu m’empêcher d’ajouter ça avec un clin d’œil et un sourire en coin à l’intention du duo de champions. Non mais pour qui je me prends ? Je crois que Grand-Mère aurait fait une attaque cardiaque si elle avait assisté à cela. Et l’idée m’amuse, même si je l’aime ma grand-mère malgré tout. Il est temps de rejoindre ceux que je connais, ou de faire de nouvelles rencontres. Je ne sais pas trop encore. J’aperçois alors un Reptincel décoré d’un nœud-papillon. Ce Pokémon aurait presque plus de classe que moi ! Ce que je trouve pas mal cool, en fait. Curieux comme je suis, je ne peux m’empêcher de l’approcher, me disant que le dresseur qui a eu cette merveilleuse idée n’est possiblement pas loin.


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