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» Scène d’ouverture — very bad trip.

Sila Wolodji

Sila Wolodji
Coordinateur Unys

C-GEAR
Inscrit le : 29/01/2019
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Jeu 12 Déc - 12:18
    Insertion oeuf de Mimiqui.


Désormais, la voilà… plus légère, peut-être. Elle s’est refaite une beauté par rapport à son réveil mouvementé, elle en est à son deuxième café, le croissant lui a fait du bien. Il y a du mieux. C’est difficile à décrire. Elle n’ira pas dire qu’elle se sent libérée ou confiante. Elle aimerait, bien sûr, mais c’est plus délicat que ça. Il lui arrive d’avoir des envies, des impulsions, pour autant, cela concerne le plus souvent des choses sans trop de conséquences. Rien de semblable à ce qu’elle vit là. C’est certainement liée à l’éducation dispensée par son père, ce dernier privilégie généralement la réflexion, le calcul et le sang-froid pour arriver à ses fins. Il lui a toujours répété que faire n’importe quoi n’importe comment était la meilleure manière d’aller droit dans le mur. Qu’il fallait avoir un esprit organisé, une tenue parfaite, un savoir-être irréprochable pour percer. Longtemps, elle l’a cru. Dorénavant, entre la situation difficile dans laquelle se trouve SIVIUS, l’entreprise de son père et la légèreté avec laquelle sa mère entreprend sa vie, maintenant, ce genre de discours atteint bien moins Sila qu’autrefois. Elle a pu voir des impulsifs, elle a pu voir des gens se laisser porter par la vie et retomber sur leurs pattes, d’autres qui font de leur quotidien un véritable feu d’artifices, ne sachant jamais ce qu’ils vont faire, ni où, ni quand, ni comment et pourtant vivre à 300 %, avec des expériences qu’elle n’imaginerait jamais. Elle trouve cela fascinant, elle qui a jusque-là eu l’habitude d’un quotidien plutôt organisé, d’un parcours de vie défini par d’autres ou par une « logique » qui lui a été imposé par un certain milieu social.

Dans son esprit, le soulagement fait face au stress. C’est forcément angoissant, une situation pareille. OK, elle a officialisé la chose, elle l’a clarifiée au mieux au sein de sa boite – et encore, elle sait d’avant qu’elle sera pas spécialement enjouée dès qu’elle va recevoir le moindre mail d’eux – ça ne veut pas dire qu’elle est véritablement à l’aise encore. Elle regarde l’heure. Il est 11h47, elle a encore un peu de temps devant elle avant de devoir s’approcher du quai d’embarquement. Elle jette un coup d’œil circulaire. Çà et là, quelques pokémons… Il y a de plus en plus de monde mais même avec ces pokémons visibles, ce n’est pas la foire. Il y a une réglementation qui interdit de faire apparaître les créatures au-dessus d’une certaine taille ou d’un certain poids, histoire qu’on s’y retrouve. Elle fouille son sac jaune et retrouve la pokéball d’Uxo, son compère. C’est Trésor qui le lui avait offert pour ses 12 ans. Il l’avait ramené d’un de ses voyages d’affaires à Alola. Visiblement le Quartermac avait été séparé bébé de son groupe et malmené par des hommes sans foi ni loi. Le genre de parcours de vie pas évident pour un pokémon aussi jeune, à l’époque. Il a été recueilli dans une réserve de pokémons en détresse et son père y avait fait un détour. Le genre de chose qui a toujours surpris Sila. Son père fait en sorte de se montrer imperturbable, inflexible et droit mais il a ses faiblesses. Elle l’a vu plus d’une fois, et à chaque fois cela reste un souvenir de plus dans son esprit dont elle n’arrive pas à se détourner. Comme le jour où sa mère a définitivement quitté leur logement, elle était auprès d’elle et a bien vu les yeux brillants de Trésor, son attitude qu’il voulait impassible mais elle a su lire dans ses épaules légèrement affaissées et son visage fermé. Les pokémons, aussi, restent un sujet qui le touche, sans qu’elle ne sache véritablement pourquoi. Il a certains spécimens, d’autres qu’il a confié à un ami proche, éleveur. Il a eu un beau parcours de dresseur, plus jeune et l’idée qu’il ait pensé à lui offrir un pokémon, alors qu’elle n'était pas spécialement fan de ces créatures à l'époque… ça l’a ému et ça l’émeut encore, quand elle y pense. C'est comme s'il voulait lui faire découvrir un peu de lui, de cette facette qu'il ne montrait pas. Elle sait qu’avec son paternel, il ne faut jamais se fier à la façade, même si ce n’est pas évident.

Enfin. Elle attrape donc la pokéball en question et l’ouvre, faisant apparaître un Quartermac à présent bien adulte, énergique et perspicace. Courbé en avant sur ses pattes arrière, son ballon dans une main, il observe autour de lui, cherchant à comprendre.

- Hey Uxo.

Le voir la fait naturellement sourire, c’est une habitude dont elle ne sait pas se départir, Uxo c’est son ami et son compagnon, c’est aussi comme le brin de folie qui lui manque parfois, dans ses journées trop mornes au travail, cette mare stagnante dans laquelle elle s’est noyée. … Ces journées qu’elle n’aura plus. Y songer lui fait réaliser ça, ce quotidien dans lequel elle s’est enfermée, dans lequel elle ne s’épanouit pas, ça s’arrête. Ça s’arrête aujourd’hui, même !

Le pokémon la fixe un instant, grimpe sur la table face à elle et vient lover sa tête contre l’épaule de Sila. Plus jeune, elle le portait sur ses épaules et il allait et venait à loisir, s’amusant à enfouir sa tête dans la chevelure crépue de la jeune adolescente qu’elle était. Maintenant qu’elle a grandi, il cherche toujours le contact, à sa manière. Il faut dire qu’Uxo n’a pas le parcours de vie classique d’un Quartermac, censé vivre au sein de grands groupes, sous l’égide d’un leader et devant suivre des entraînements difficiles. Uxo, il s’est entraîné souvent avec les pokémons des parents de Sila, le Nemelios de son père et l’Iguolta de sa mère, particulièrement. Il a été choyé et même si la jeune fille n’a jamais été une dresseuse parfaite, elle a fait de son mieux et ils se sont appréhendés ainsi, grandissant ensemble. C’est sans doute ce qui explique qu’il soit plus doux et protecteur que certaines créatures de type Combat qu’ils ont croisé.

Elle lui grattouille doucement la « barbe » blanche et lui lance :

- Tu sais quoi ? J’ai pris une sacrée décision cette nuit. On va voyager tous les deux. On va partir à Unys.

Il n’a pas l’air de comprendre et plonge ses yeux dorés dans les siens. Elle accentue son sourire et le laisse piocher dans les miettes du croissant devant elle.


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Sila Wolodji

Sila Wolodji
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C-GEAR
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Sam 28 Déc - 23:51
Sila reste plusieurs minutes ainsi, à observer son pokémon et à lui parler, dans un dialogue quasiment à sens unique, si ce ne sont quelques petites mimiques de l’animal qui lui prouve que même s’il ne comprend pas, il l’entend. Peut-être que la vie serait plus simple uniquement entourée de pokémons… des fois, c’est ce qu’elle se dit. En cet instant, ça n’a presque rien de ridicule. Après tout, il n’y a personne pour la juger ou la contredire. Personne pour la freiner dans sa décision. C’est trop tard, de toute façon. La discussion téléphonique avec sa mère lui a donné le dernier coup de fouet qui lui manquait pour aller définitivement de l’avant.

Elle termine le verre d’eau toujours posé sur la table, les regards dans la vague. Elle se sent plus sereine qu’elle ne l’a été depuis longtemps… depuis avant la rupture avec Terrence, avant sa rencontre même, avant tout ça, ce quotidien dans lequel elle s’était enfermée avec des aspirations de gloire et de confort. Des principes transmis par son père, une logique arriérée de réussite par l’argent et le pouvoir. Ce à quoi elle pensait aspirer. Ce dans quoi elle se reconnaissait, jusque-là. Dire qu’elle avait complètement tort serait mentir, elle sait qu’elle a eu une enfance aisée et qu’elle ne pourra pas oublier l’opulence en un claquement de doigt. Cependant, mettre de la distance avec ça, briser ses convenances et prendre le risque d’aller vers l’inconnu, voilà qui ne peut que lui faire du bien. Elle l’espère. Elle n’assumerait pas changer d’avis en quelques jours et revenir toute penaude, faisant demi-tour.

* Non non non Sila… tu n’es pas encore partie, ne pense pas à tout ça. La vie t’attend ! *

La Vie, avec un V majuscule. Celle qu’elle a le sentiment – peut-être égoïstement en comparaison des situations d’autres gens bien plus précaires qu’elle – de ne pas avoir pleinement vécu pour le moment. Elle secoue la tête et reprend son téléphone à la main. Elle lit les messages que lui ont envoyé Elsie et Malik. Chacun à leur manière, ils lui montrent qu’ils sont tout aussi partagés qu’elle, ne sachant pas si elle prend la meilleure décision mais l’encourageant tout de même. Elsie paraît plus confiante et posée, comme à son habitude. « Tu ne pourras savoir si c’est une bonne idée qu’en te laissant porter. » Elle n’a pas tort. Malik plus inquiet peut-être mais restant l’ami fidèle sur qui compter. « Le plus important c’est que tu fasses attention à toi. Quoiqu’il arrive, tu peux compter sur moi, sur nous. Envoie nous plein de messages ! »

Un sourire tendre naît sur les lèvres de la Wolodji. Elle s’est trouvée une belle bandes d’amis, à ESOA. Elle ne pourra jamais dire le contraire. Elle ne regrette pas ce parcourt qui l’a mené jusqu’à eux, son essence, son noyau dur, cette famille qu’elle s’est choisie et qui la soutient : Mia, Elsie et Malik. Elle commence à écrire un message pour les rassurer tous quand le serveur revient à son niveau, une carafe d’eau pleine dans une main et… des fruits dans l’autre.

- Vous n’avez plus d’eau je me permets de vous en remettre…
- Oh, merci.
- Et, je voulais offrir quelques pokéblocs à votre Quartermac, si ça ne vous dérange pas ?

Sila est sincèrement surprise parce l’intention et Uxo a clairement compris de quoi il s’agissait, cette fois, et en deux bonds se positionne sur la table haute, tendant le cou en direction du serveur. La jeune femme en profite pour le détailler pleinement du regard. Un peu plus jeune qu’elle, des cheveux blonds en bataille et un sourire doux. Il dégage quelque chose de bienveillant et elle hoche la tête en sa direction.

- C’est vraiment gentil à vous, vous allez devenir son meilleur ami, là !

L’homme tend la main en direction du Quartermac qui l’observe un instant et se tourne vers Sila.

- Tu peux te servir, Uxo, c’est pour toi.
- Ça me fait plaisir vous savez, je suis dresseur par ailleurs. J’aime mon métier dans ce café mais c’est vrai que j’ambitionne d’affronter la Ligue, un jour… en attendant, j’aime gâter les pokémons que l’on croise ici. Dans un aéroport, on voit toute sorte d’espèces, c’est génial.

Il dit ça avec un engouement des plus sincères et Sila ne peut que l’écouter, amusé.

- Je vous souhaite de parvenir à vos fins en matière de dressage.
- J’y compte bien. Je m’entraîne pour, j’ai déjà combattu quelques champions d’arènes. Vous êtes dresseuse ?
- Oh… euh. Pas vraiment. Uxo est mon seul pokémon, je le vois comme un ami de longue date avant tout.
- L’un n’empêche pas l’autre.
- Vous avez raison, je ne me suis jamais posée la question… j’ai fait quelques combats, à l’occasion.
- Il n’est jamais trop tard pour se lancer !

Cette remarque provoque un temps d’arrêt chez la jeune femme. En quelques mots, ce serveur a su la motiver d’autant plus dans ses objectifs futurs. Elle n’a jamais vraiment songé à ce qu’elle pourrait faire si son quotidien bien rangé s’arrêter un jour. Et là, ce sont des possibilités infinies qui s’offrent à elle.

- C’est vrai.

L’homme s’attarde un instant à ses côtés, tandis que le Quartermac finit de grignoter les friandises avec empressement. Sila apprend que le serveur se nomme Vincent, qu’il vit à Orsay depuis deux ans et est originaire de Kalos. Discuter simplement avec ce parfait étranger est agréable et elle prend conscience que ce qui l’attend pourra être constitué d’expériences uniques mais aussi de belles rencontres.

Lorsqu’un homme à une autre table l’appelle, le serveur s’éloigne enfin en s’excusant. Sila le suit du regard un instant. Lui-même a donc quitté sa région natale pour aller à l’aventure, il a maintenant ce projet de combattre la Ligue Pokémon et se faire un nom dans le dressage pokémon. Elle admire cela. Elle, pendant longtemps, elle s’était dit que parvenir à garder un bon confort de vie était déjà un bon objectif en soi. Les nombreux refus essuyés lui ont souvent fait mettre de côté son écriture de scénario… mais tout n’est pas perdu. Elle ne peut pas prévoir ce que l’avenir lui réserve. A elle de provoquer le hasard, comme on dit.

- Sacrebleu !

Elle sursaute. Juste derrière elle, un couple de touristes âgés avec un fort accent de Johto vient d’entrer dans le café. Elle se retourne et constate qu’Uxo s’est perché sur la grosse valise que tire le monsieur. C’est visiblement ce qui a fait sursauté l’homme.

- Oh ! Uxo ! Rapidement, la Wolodji s’empresse de rejoindre son pokémon et le couple. Le monsieur la fixe avec des yeux agacés et elle s’excuse. Je suis sincèrement navrée monsieur. Normalement il reste tranquille mais je crois que l’agitation de l’aéroport le rend curieux…

Sila prend sa voix la plus douce possible pour tempérer les choses. L’homme hausse les épaules avec un air sévère.

- Faites en sorte qu’il ne fasse pas n’importe quoi ou laissez-le dans sa pokéball !

Elle pourrait s’énerver, lui répondre qu’il n’a pas à décider pour elle comment elle doit gérer son pokémon mais… s’abstient. Du coin de l’œil, elle croise le serveur, Vincent, qui lui lance un sourire encourageant.

- Je m’en souviendrais. Encore désolée pour ça. Madame, Monsieur…

Et elle s’éclipse. Peut-être est-il temps pour elle de quitter le café et voir où en est son embarquement.


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Sila Wolodji

Sila Wolodji
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Jeu 2 Jan - 23:59


Sila s’affaire rapidement ensuite. Nulle besoin de appesantir plus, ce serait une perte de temps et l’embarquement ne va plus tarder. Elle range son chargeur et glisse son smartphone dans son manteau. Il affiche 100 % de batterie, c’est parfait. Elle s’assure que sa valise est bien fermée et glisse son gros sac jaune sous son bras. Avant de s’en aller, elle fait un petit signe de la main au serveur, avec un sourire franc.

- Merci à vous, bonne continuation !
- Au plaisir, faites bon voyage !

Sa réponse la fait sourire d’autant plus. C’est clairement un voyage qu’elle va entreprendre. Ce n’est pas un séjour d’affaire, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend de l’autre côté de l’océan. Rien de sérieux, de préparé à l’avance, de parfaitement réglé comme une horloge. L’aventure, simplement ! Elle secoue la tête et fait rouler son bagage derrière elle, tout en déboulant dans l’immense hall de l’aéroport. Le brouhaha y est impressionnant et elle laisse une fois de plus son regard détailler les gens et les pokémons qui se croisent et se pressent. A cinq mètres de là, un spectacle attire son attention : un couple avec deux jeunes enfants, un garçon et une fille. Ils sont métisses et – malgré elle – elle se reconnaît d’autant plus dans la jeune enfant qui s’agite, avec deux petites couettes de chaque côté de la tête. Sila la fixe un instant avec un sourire doux. Les parents discutent entre eux.

Le contexte, l’aéroport, les couettes… autant de raisons qui la rendent brusquement nostalgique. Il faut dire qu’elle a connu ça, elle aussi, l’aéroport gamine et les départs en vacances en direction des plages d’Alola ou des pistes de ski de Sinnoh, le plus souvent. Elle a plutôt bien profité de son enfance choyée, Sila. S’il y a bien quelque chose qu’elle ne peut pas reprocher à ses parents c’est d’avoir fait en sorte – autant que possible – de quitter leur routine de Kalos pour voir du pays. Le plus difficile, en vérité, c’était de s’assurer que son père puisse se libérer sur ces périodes. Certains voyages sont tombés à l’eau suite à des événements liés à SIVIUS quand d’autres se sont décidés au tout dernier moment. Leur train de vie leur permettait ce genre d’improvisation et les réservations étaient toujours très confortables.

Sila a sept ans, des cheveux déjà bien crépus que sa mère essaie de dompter tant bien que mal et des yeux qui pétillent. Elle est intenable. Ses parents et elle partent à Frimapic pour célébrer les fêtes de fin d’année et profiter de la neige ! C’est beau, la neige. L’an passé, elle a obtenu son premier flocon et elle espère bien avoir l’occasion de skier encore plus cette fois-ci… la luge, c’est bien, mais quand on est grand, on fait du ski avec le moniteur. Il lui tarde d’enfiler la combinaison de ski toute neuve que sa mère lui a acheté il y a deux semaines : elle est pourpre avec des étoiles blanches sur le haut du corps. Elle est classe comme tout !

Toutefois, avant le ski et la fondue au chocolat (au fromage aussi, mais elle préfère celle au chocolat, avec les fruits), il y a le trajet, le vol de l’aéroport d’Orsay jusqu’à celui de Chocoliane, non loin de Frimapic. Ensuite, le trajet en taxi et le chalet à la montagne. C’est très différent des villes de Kalos, il y a un côté « contes de fées », comme ceux des livres qu’elle lit déjà chez ses grands-parents. Elle adore !

- On fera un bonhomme de neige, hein ?
- Bien sûr, Sila.
- Avec les lunettes de soleil et tout ?
- Des lunettes de soleil ?
- Oui, je trouve que ça leur va bien. Et puis y’a du soleil aussi à Frimapic, Maman !
- Je sais, ma puce, je sais.

Sa mère a toujours fait preuve d’une indulgence remarquable à son égard, même lorsque l’énergie débordante de Sila la faisait partir dans tous les sens. Même lorsque la fierté de la gamine qu’elle était alors était toute dirigée – et quasi exclusivement – en direction de son père. Trésor, à l’époque, faisait de son mieux pour compartimenter ces quelques moments en famille. Il avait le mérite d’essayer, disons, même si ce n’était certainement pas parfait. La petite fille de sept ans qui s’amusait des couettes qui disciplinaient au mieux ses cheveux en deux gros pompons était loin, très loin de remarquer les moments de crispation sur le visage d’Agathe dès que son mari décrochait son téléphone en prétextant « Une urgence, j’ai pas le choix. »

C’était peut-être vrai. Dans ces moments, toutefois, la Sila de trente ans aurait facilement pu lire les signes avant-coureurs de la suite, la distance, le divorce. Son père n’a pas su déceler les signes, à cette époque. Il n’a pas compris que l’obscurité qui voilait alors les yeux et le sourire de sa femme était la marque d’une frustration contenue, d’une tristesse grandissante. C’était là qu’il aurait du faire un effort. Plus encore que ce qu’il faisait déjà.

La petite Sila était bien loin de tout ça. Avec ses pompons sur la tête, sa doudoune jaune plus grosse qu’elle, elle bougeait en tout sens dans le grand aéroport. Sans rien connaître de toutes les destinations sur les panneaux électroniques, de ces grandes lettres qu’elle déchiffraient à peine alors, elle voyageait par le regard.

- Papa, regarde, le monsieur, il a des fleurs !
- Sila, on montre pas du doigt.
- Mais regarde Papa !
- Oui, je vois. Elles sont jolies les fleurs.
- Oui ! J’espère qu’il y en aura aussi à Frimapic !
- Sans doute.

En plein décembre, c’est pas dit. Sa mère levait les yeux au ciel, son père lui souriait, et déjà Sila continuait sa découverte à travers les visages des gens. Toutes les couleurs de peau, tous les accents, tous les âges. Ici un grand-père qui lit, là un bébé qui pleure, plus loin…

- Papa, y’a un pokémon là-bas ! C’est quoi ?

C’était son grand jeu, à l’époque. Faute d’en avoir elle-même. « Tu es trop petite, Sila, c’est pour quand tu seras plus grande », « Un pokémon ce n’est pas un jouet, tu sais. » Elle disait qu’elle savait. En vrai, elle comprenait pas forcément ce que cela voulait dire. Ce que ça impliquait. Trésor Wolodji se montrait conciliant, il levait les yeux et essayer de deviner.

- Oh, c’est un Darumarond, un pokémon Feu de la région d’Unys.
- Il est marrant, on dirait un ballon !
- Mais attention, c’est un pokémon qui ne se laisse pas faire !

Et des fois, quand ils avaient un peu de temps, il sortait son pokédex qu’il avait toujours avec lui et lui montrait la fiche descriptive. C’était une toute autre époque… pour la faire patienter elle avait parfois droit de choisir un magazine pour enfants dans l’un stand de presse de l’aéroport. Sa mère lisait des revues féminines et elle, elle lisait les revues avec des articles pédagogiques pour les enfants, des bandes-dessinées et des dessins à colorier. Sans être forcément une grande artiste dans l’âme, elle aimait bien. Elle utilisait toujours toutes les crayons de couleurs à sa disposition et débordait un peu. Un peu moins en grandissant, ensuite.


Le frère de la jeune enfant que Sila observe avec mélancolie tombe et se met à pleurer. Les cris sortent la Wolodji de sa rêverie et elle secoue la tête. Il faut qu'elle trouve son hall d'embarquement et qu'elle se hâte un peu !


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Sila Wolodji

Sila Wolodji
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Sam 4 Jan - 19:41


Comme par réflexe, Sila affiche un air de compassion en direction de la mère de famille toute proche, dont elle croise le regard. Il faut dire que le jeune garçon a du coffre et ses pleurs attirent l’attention de différentes personnes, certaines bien moins mélancoliques que pouvait l’être la Wolodji, quelques minutes plus tôt. La fille, elle, tire la langue à son frère sans bien s’inquiéter de son sort, et son père s’approche, un peu dépassé. C’est typiquement le genre de situation qui la conforte dans le fait que pour le moment elle est loin, très loin, de s’envisager mère de famille. Pour le moment, elle est déjà passée du statut de cadre dans un bureau à voyageuse vers l’inconnu. C’est déjà un changement important, le reste attendra !

Rapidement, Sila repère la ligne correspondant à son avion sur l’un des écrans d’information et prend la direction de la zone d’embarquement. Elle passe un premier contrôle de ses bagages et se plie sans trop de difficulté aux vérifications. Elle connaît. D’ailleurs, elle craint l’espace d’un instant d’avoir oublié quelque chose, ou d’avoir mis des objets non autorisés… mais non. Clairement, elle se dit qu’elle a certainement zappé certains trucs essentiels. Au moins, rien ne sonne ou ne demande de perdre plus de temps, elle récupère ses bagages ensuite, range son billet et sa pièce d’identité dans la poche de son manteau et s’avance.

Désormais, les choses sérieuses commencent. Il est plus difficile de faire marche arrière. Certes, elle a une boule d’angoisse qui prend inconsciemment place dans son ventre, mais rien qui la freine véritablement. C’est du stress mélangé à de l’excitation, sans doute. Elle ne sait pas ce qui l’attend, pourtant, elle y va. Autour d’elle, tous les profils de voyageurs. Ceux qui vont à Unys, comme elle. Certains rentrent, d’autres partent. Elle profite un instant de ce qui l’entoure et va finalement s’asseoir sur l’un des sièges, sa valise et son gros sac jaune à ses côtés. Tout est bruyant dans l’aéroport : les gens qui discutent entre eux, les bruits des valises qui roulent, des distributeurs et autres machines çà et là, les annonces audios, aussi. Alors elle récupère ses écouteurs Bluetooth et démarre l’une de ses playlists favorites, qu’elle écoute souvent quand elle travaille ou cherche l’inspiration pour ses scénarios.

C’est sans doute un contre-coup de sa folle nuit, mais la voilà qui pique légèrement du nez. Elle a du temps encore, l’embarquement est loin d’avoir commencé… elle reste dans un demi soleil, les bras croisés sur son ventre, pendant une dizaine de minutes puis se redresse. * C’est vraiment pas le meilleur endroit pour dormir, Sil ! Manquerait plus que tu baves ! * A la rigueur, elle pourra dormir dans l’avion, plutôt. Elle se redresse et récupère son téléphone, il faut qu’elle envoie un message pour rassurer Elsie et Malik. Mia aussi, tant qu’à faire, maintenant qu’elle a l’esprit plus au clair. Mais avant… elle fait un tour sur les réseaux sociaux, comme à son habitude. Sur Twitter, elle suit toutes sortes de personnes : du plus illustre inconnu à des acteurs mondialement célèbres, des revues peoples, des journaux qui traitent de marketing et de commerce digital et des sites culturels. C’est très éclectique. En scrollant nonchalamment, sans trop retenir tout ce qu’elle lit, elle tombe sur un message qui titre : « Dani Moussaka : homme d’art et de passion. »

Elle clique. Dani Moussaka est un artiste qu’elle suit depuis pas mal de temps, même s’il n’est pas véritablement présent sur les réseaux sociaux et clairement pas du genre à faire sa propre publicité. Son art dépasse les frontières, peut-être malgré lui, et suite à une exposition de certaines de ses œuvres dans une galerie d’Illumis, Sila a cherché à en savoir plus sur l’homme. Désormais, quand elle voit des articles qui le mentionnent, elle lit. Elle est loin d’être experte en peinture mais elle n’est pas indifférente à « l’image ». L’image dans tout ce qui la constitue : le jeu des couleurs, des formes, des lumières et sa composition. L’image du peintre a beaucoup à voir avec la manière dont un réalisateur va composer les séquences de son film et faire en sorte que le visuel vienne grandir le propos ou l’action. En cela, c’est par les créations de Moussaka qu’elle a véritablement approché la sculpture, aussi. C’est moins évident pour elle, comme art. Disons que certaines sculptures vont particulièrement la toucher, dans leur pose, leur matière, la finesse des détails ou leur réalisation quand d’autres ne lui provoqueront aucune émotion. Elle s’y intéresse, pourtant. Dans les interviews qu’elle a lus (ou vus) de l’artiste (et surveillant du musée d’Ecorcia) elle s’est laissée emporter par sa passion communicative, sa manière de défendre et respecter l’art figuratif, les peintres classiques et leurs univers respectifs.

L’article qu’elle lit, présentement, évoque d’ailleurs cela. Publié sur un site – qui fait aussi revue – culturel, le journaliste s’amuse à mettre en parallèle certaines œuvres du peintre et les petits coups d’éclat que les gens du milieu artistique lui connaissent. Cet homme n’est pas une star, il a une notoriété à son échelle et clairement, Sila sait que si elle interroge les gens autour d’elle dans cet aéroport, peu sauront qui est Dani Moussaka. Ce n’est pas grave, elle aime se dire que cet artiste là, au même titre que certains réalisateurs ou scénaristes de films plus ou moins connus, participe à faire d’elle ce qu’elle est. Ou ce qu’elle aimerait être. Chez Dani Moussaka, elle respecte et envie la passion, le dynamisme et la ferveur quand il est question de défendre son art et ses artistes fétiches. A commencer par Alberto Giacometti. Elle a lu dans une interview à quel point l’homme respecte le peintre et sculpteur décédé il y a plusieurs années que cela. C’est à travers certaines lectures sur Moussaka que Sila s’est faite plus curieuse envers la peinture et la sculpture, allant même avec sa mère, quand elle en avait l’occasion, à des vernissages d’artistes inconnus. Elle y a découvert des merveilles. D’une certaine façon, elle se dit que des gens comme Moussaka sont d’utilité publique. Ils défendent tout un pan de la culture mondiale que certains auraient trop tendance à oublier. Ils prouvent qu’à travers des créations, des arts qui traversent les siècles, il y a des étincelles de passion, de beauté et de représentation de l’homme et de son environnement qui perdurent. Les artistes ne sont-ils pas les premiers reporters de l’Histoire, à leur manière ?

C’est ce qui la fascine quelque peu, chez Dani Moussaka. C’est un artiste « entier ». Il respire l’art. Ou plutôt, comme il le dit lui-même, l’Art, avec un A majuscule. Il y a une intensité chez lui et une façon de se moquer de tout le reste qui est géniale. Véritablement. Elle devrait s’en inspirer, elle le sait. D’une certaine façon, c’est une étincelle semblable à celle qui anime Moussaka chaque jour qui doit l’avoir poussé jusqu’ici, dans cet aéroport, à tout claquer. A se moquer de ce que pourraient en dire les autres et leur quotidien bien rangé, surfait. A la façon dont l’artiste de Johto enrage et rejette l’art conceptuel, sans doute que cette nuit, Sila Wolodji a pleinement repoussé cette vie toute tracée qu’elle vivait jusque-là. Cette route sans passion et sans étincelle qui était la sienne. Avec un peu de chance, elle se dit qu’elle rencontrera peut-être Dani Moussaka un jour… même si comme face à bien des gens que l’on admire, elle sait qu’elle sera bien incapable d’aligner quelques mots pour dire autre chose qu’un pitoyable « J’aime beaucoup ce que vous faites ! ». C’est plus que ça, pourtant. « Vous êtes une inspiration, vous êtes un esprit libre, vous êtes un défenseur de l’Art et vous le partagez à votre manière, avec votre fièvre et votre voix, vos mots. Vous êtes de ceux qui ouvrent la voie, même si vous boitez un peu, même si vous n’entrez pas dans les cases de ces soi-disant experts artistiques que l’on voit à la télé, même si vous parlez trop fort, avec des mots que d’autres censureraient… votre passion est communicative et sans m’en rendre compte, je suis convaincue que je vous dois en parti de m’être enfin bougée, d’avoir trouvé l’énergie et la passion d’ouvrir les portes de ma cage dorée pour vivre, véritablement. »

C’est qu’elle pourrait lui dire, si elle en était capable. Ce n’est pas dit que ça l’intéresse, pourtant. Sans doute qu’il est de ces personnes comme bien d’autres, qui sont des sources d’inspiration un peu malgré eux et qui marquent des vies sans rien en savoir.


Elle achève sa lecture et secoue la tête.


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Sila Wolodji

Sila Wolodji
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Région : Unys
Dim 12 Jan - 15:45


De là où elle se trouve, Sila peut voir une partie du tarmac et des avions qui sont préparés, se croisent et s’envolent au loin. Elle sait qu’elle va passer par là d’ici un peu moins d’une heure, pour monter dans son avion. Cette vue est déroutante et excitante à la fois, toute de béton et d’avions. Même si ce n’est pas la première fois qu’elle vient dans un aéroport et voyage en avion, elle se sent quand même toute petite face à ces monstres en métal. Elle conçoit que les architectes n’aient pas eu matière à placer un peu de verdure au niveau de l’aire de stationnement… et c’est presque dommage car le décor qu’elle perçoit à travers la large baie vitrée est hypnotisant mais n’a rien d’un avant-goût de voyage.

Le vent a l’air de souffler fort, toutefois, et elle remarque l’un des employés de l’aéroport, en gilet orange fluo, qui peine à avancer en direction de l’un des avions d’une compagnie de Johto. Avec un rapide coup d’œil Sila n’est pas mécontente de repérer dans la zone d’embarquement plusieurs radiateurs muraux et esthétiques à même de leur épargner le froid extérieur. Rien n’est laissé au hasard. Un aéroport, c’est une véritable fourmilière de personnes, de ceux qui y travaillent à ceux qui y passent en simple touristes ou voyageurs. Elle n’a aucune idée du nombre de gens qui en foulent le sol chaque jour… cela doit certainement donner le tournis. Elle espère juste que son vol se passe sans encombre. Son observation dure plusieurs minutes avant qu’elle ne détourne le regard et croise celui d’une dame d’un certain âge, assis sur une rangée non loin. Comme par réflexe, elle lui adresse un léger sourire et en profite pour la détailler un instant. Sans doute la soixantaine bien passée, des cheveux… un peu fous, il faut le reconnaître, couleur poivre et sel. Des cheveux qui n’ont pas dû voir un coiffeur depuis un bon moment mais cela lui donne un côté attendrissant, diffus. Le genre de dame âgée qui ne paraît pas trop rigide. Preuve en est qu’elle lui rend un sourire discret, et chacune s’en repart dans son attente.

Les yeux de Sila glissent à nouveau sur son smartphone, qu’elle avait quitté le temps de sa rêverie. Son fil d’actualités toujours à l’écran, elle reprend sa consultation de ce qui agite Internet actuellement. Le monde virtuel s’entretient de lui-même et trouvera toujours matière à dire, à débattre, à railler ou troller.

Parmi ce qu’elle peut voir sur Twitter, voilà un message qui retient son regard. Un influenceur dans le domaine digital qui partage un article : « L’essor de la décoration intérieure des pokéballs. #bienêtredespokémons ». Sans être une grande dresseuse elle-même, ni forcément une farouche activiste de la cause animale, c’est quelque chose qui l’a toujours intéressé, Sila. Elle possède un seul pokémon mais a grandi avec ces créatures autour d’elle, les pokémons de ses parents, de ses amis. Quand elle ne savait pas quoi regarder à la télévision elle regardait systématiquement les documentaires pokémons, les combats à la Ligue, les événements officiels et les concours de coordination. Même si c’était pour voir une 35ème rediffusion d’une prestation de Dominic Hazel. Elle a toujours aimé. Alors oui, les technologies de la société actuelle, sans cesse poussées au maximum, ça l’intrigue. Qui ne s’est jamais demandé comment fonctionne une pokéball ? Elle a regardé des reportages sur le sujet et elle a les yeux ronds quand on parle du phénomène de dématérialisation des créatures pour les contenir dans une simple « balle ». Enfin… pas qu’une simple balle, justement. Les innovations en la matière sont constantes et elle sait que le phénomène de décoration intérieure dont il est question dans l’article n’est qu’une optimisation parmi tant d’autres. Malik lui en a parlé. Certaines pokéballs sont même équipées d’un projecteur 3D permettant carrément de voir ce qui se passe à l’intérieur de la pokéball et diffuser des données constantes de l’état du pokémon. Son poids, son état de santé, le fonctionnement de ses organes, en profiter pour adapter son alimentation lors des phases de stase dans la pokéball et prévoir un programme sportif et alimentaire sur du long terme, etc. Des programmes permettent de tout faire. Tout faire. Et c’est bluffant.

D’autres sont prêts à mettre des fortunes impressionnantes pour que leur créature, capturée dans sa pokéball, bénéficie d’un confort absolu. Là encore, un système de projection permet de construire un univers tout virtuel dans lequel le pokémon, réduit à l’état de données, peut s’épanouir. A ce stade, difficile pour la Wolodji de bien cerner ce qui relève de la matière ou de données purement informatiques. Ils parlent même d’un système de casque de réalité virtuelle qui permet au possesseur du pokémon de « plonger » lui-même dans l’univers de la pokéball, pour profiter du confort ainsi mis en place et évoluer avec ce dernier dans cet environnement tout spécifique. Y songer la rend un peu acide et elle ne peut s’empêcher de grincer des dents. Tant qu’à vouloir interagir avec son pokémon, pourquoi le faire par réalité virtuelle, alors ? Pourquoi ne pas simplement sortir la créature et vivre avec elle dans ce monde bien réel qui est le leur ? Elle secoue la tête, continue sa lecture et se sent ensuite un peu bête. La réponse est donnée par le journaliste qui parle d’applications possibles dans le cadre de personnes malades, à mobilité réduite ou hospitalisées ne pouvant sortir de chez elles ou de leur chambre… Un programme permettrait de sortir des limites de la pokéball pour un univers virtuel semblable au nôtre ou plus loufoque encore, des mondes féériques ou des univers de certaines licences bien connues qui y voient un potentiel énorme. C’est pas bête si la chose n’est pas poussée trop à l’excès, bien entendu. Elle parcourt les lignes sur l’écran de son smartphone et clique sur un article en lien, qui la redirige vers des précisions sur les technologies en direction des pokémons. L’une des inventions qui lui plaît particulièrement, c’est le traducteur pokémon universel. Certes, à l’échelle humaine c’est quelque chose qui existe déjà, et bien évidemment la version « pokémon » est en cours de perfectionnement. Quel boulot ce doit être de décrypter et comprendre le langage de chacune de ces créatures ! Machinalement, elle observe la pokéball dans laquelle elle a rappelé son Quartermac. Elle se demande ce que ça donnerait de pouvoir comprendre mieux encore son compère, pouvoir lui parler, aussi ? Visiblement, le traducteur version pokémon – ou l’un des modèles – passe par un système de couplage entre une oreillette Bluetooth améliorée et une sorte de collier. De ce qu’elle en comprend, l’oreillette permet la traduction via un assistant vocal puis, lorsque la personne se met à parler, le collier « récupère les mots prononcés » et en émet d’autres en retour, au niveau de la gorge du porteur, en version « pokémon ». La chose est encore en test et à en croire l’article, pouvoir agrémenter le traducteur des intonations et du vocabulaire adéquat est loin d’être évident.


Il y a à boire et à manger dans ces différentes innovations… à chacun de faire le tri. En songeant à cela elle se dit que Malik aurait beaucoup à dire sur certains de ces projets. Lui qui adore tester tous les gadgets possibles, elle sait qu’il doit être calé sur ces propositions. Le casque VR pour une cohabitation dématérialisée avec son pokémon, c’est un truc qui doit l’attirer.


Scène d’ouverture — very bad trip. - Page 2 EIGQ2tv
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