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» Scène d’ouverture — very bad trip.

Sila Wolodji

Sila Wolodji
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C-GEAR
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Mar 26 Fév - 23:14
→ fait suite à www.


SCÈNE D'OUVERTURE — very bad trip.
9h35, l’aéroport d’Orsay en périphérie de la ville du même nom, à Kalos.

Il y a tout. La protagoniste paniquée dont on ne sait désormais que le strict minimum, le cadre et ces anonymes indistincts qui vont et viennent, faisant rouler des valises, portant d’immenses sacs, suivis indéfiniment de pokémons ou d’enfants, le brouhaha des voix, des vols d’avions à travers les immenses fenêtres et les appels continus qui guident cette foule de portes en couloirs et autres quais d’embarquement. Au milieu, il y a elle. Elle et sa mine qui crie son incompréhension. Malgré la discussion qu’elle vient d’avoir avec sa meilleure amie, elle comprend mal ce qui lui arrive. Ce qu’elle a visiblement décidé, d’elle-même.

Foutre sa vie en l’air.
Tout plaquer.


Ok, elle y a songé plus d’une fois, oui. Mais y penser et le faire, ce sont deux choses différentes. Tout le monde se dit que l’herbe est plus verte ailleurs, que la vie vaut d’être vécue entièrement et pas le cul posé sur une chaise, derrière un bureau dans un vaste open-space simplement parce qu’on a suivi la tendance paternelle. Oui… mais. C’est ce « mais » qui l’a toujours freiné, Sila. Elle ne s’est jamais vue comme une femme bien aventureuse ou courageuse. Elle pense souvent. Elle rêve beaucoup, la preuve en sont les nombreuses feuilles de carnet noircies par des idées plus farfelues les unes que les autres, par des univers riches en couleurs et en cités improbables… et les pages, bien moins tangibles, de nombreux fichiers textes sur son ordinateur. Rêver… oui. Franchir le cap ? Non. Non, bien sûr que non.

Alors pourquoi cette fois est différente ? Pourquoi avoir agi, maintenant ? Est-ce l’alcool qui lui a fait franchir cette barrière qu’elle s’est toujours imposée jusque-là ? Est-ce le ras-le-bol de se morfondre pour un sale type qui ne mérite plus qu’on s’y intéresse ? Est-ce la présence réconfortante de son trio habituel ? Elle ne sait pas. Clairement, la soirée d’hier soir s’achève par un trou noir et des flashs confus. Oui, elle se souvient bien avoir tiré sa grosse valise de sous son lit. Oui, elle se souvient d’avoir pensé à écrire à son patron et même d’être allée sur le site de l’aéroport pour prendre un billet. Enfin… elle se souvient, c’est vite dit. Disons qu’elle se voit le faire.

Son ordinateur. Est-ce qu’elle a pris son ordinateur portable ?

Une nouvelle fois, la panique se lit sur son visage. Si la caméra en venait à zoomer sur elle, sans même qu’elle parle, on comprendrait sans mal sa panique et sa confusion. Un énième soupir franchit ses lèvres asséchées par l’alcool de la nuit et elle passe une main dans ses cheveux crépus qui ne ressemblent à rien. Sans surprise, ses doigts se prennent dans des nœuds, elle tire, grimace et souffle. Il faut qu’elle se bouge. Qu’elle se lève, déjà, serait un bon plan.

Lentement, elle étire ses jambes, met son manteau sur le côté et se redresse. Réussir à tenir sur ses chaussures en cuir à petit talon relève déjà du miracle. Elle n’a pas pas complètement dessaoulé et sait que cela doit se voir sur son visage. Enfin… il y a peu de chance qu’elle tombe sur quelqu’un qu’elle connaisse. Elle se fait d’ailleurs la remarque qu’on est vendredi matin. Elle devrait être au boulot. Elle n’y est pas.

Elle enfile son manteau, s’assure de bien avoir avec elle son portable, glissé dans sa poche de droite, et cette clé de casier, qu’elle se bénit d’avoir su garder, malgré les circonstances. Elle lève la tête et voit un panneau plus loin : « Vestiaires ».

- Bien. Tout n’est pas perdu.


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Scène d’ouverture — very bad trip. EIGQ2tv
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Mister K

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Mer 27 Fév - 14:44
Scène d’ouverture — very bad trip. 519
Poichigeon lvl 8 apparaît !
_________________

Scène d’ouverture — very bad trip. 147
Minidraco lance ligotage sur Poichigeon
(-4 PV)
Cela durera 5 tours !
PV Poichigeon = 21/25

Scène d’ouverture — very bad trip. 519
Poichigeon lance rugissement sur Minidraco
(son attaque baisse d'un cran !)
_________________

Scène d’ouverture — very bad trip. 519
Poichigeon est blessé par le ligotage !
(-3 PV)
PV Poichigeon = 18/25


Un combat ? D'accord. Je suis MISTER K.
Aux paroles je préfère les actes. Mais viens pas pleurer après. En garde !

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Sila Wolodji

Sila Wolodji
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Mer 27 Fév - 21:17
Sila se met alors à marcher, se souciant peu des regards des autres personnes. Elle fait de son mieux pour maintenir une allure fière et faire comme si non, définitivement non, elle n’avait pas dormi étalée sur des sièges et cuvé une bonne partie de la matinée. Là, sa priorité, c’est de voir ce qu’elle a pris et à quel point sa nuit a été catastrophique. Mesurer quels dégâts sont réparables et faire le point sur ce qu’elle va faire. En l’instant, elle n’en sait rien. Elle a trop à penser, beaucoup trop d’éléments flous et elle a besoin d’un café. Quelque chose pour lui remettre les idées en place. Rien d’alcoolisé. Absolument pas d’alcool. Il faut qu’elle sache où elle en est et si elle est complètement dans la merde.

Ok, à entendre Mia, ce n’est pas une mauvaise chose. Sauf que sa meilleure amie a une vision de la vie toute personnelle. Quand la vie devient trop complexe, elle a tendance à tout envoyer bouler… oui. Et elle retombe sur ses pattes, c’est un talent qui a plus d’une fois émerveillé Sila. Pas au point de vouloir l’imiter, tout de même ! Certes, elle a des raisons. Certes, elle peut effectivement voir, tout simplement, ce que l’avenir lui réserve… ou bien changer d’avis, faire en sorte de tout clarifier, s’excuser bien bas et faire comme si de rien. Elle est paumée et tout en marchant secoue la tête de gauche à droite. * Faut que je vois ma gueule et que je me prenne un café. *

Dans cet ordre. En suivant le panneau des vestiaires elle emprunte un couloir et débouche sur un mur de casiers. Des petits et des grands. Le K12 correspond visiblement à un grand. Elle glisse la clé dedans et ouvre. Là, soulagement : elle a pris sa plus grande valise et glissé – clairement n’importe comment – un gros sac en cuir jaune, un peu fourre-tout, qu’elle a l’habitude de porter en bandoulière. D’un geste, elle tire le sac à elle et fouille. Dedans, plein de trucs qu’elle y met fréquemment : son portefeuille, sa pokéball d’Uxo (fiou), son carnet auquel un stylo est attaché, une solution hydroalcoolique, un paquet de mouchoirs, un bouquin sur la vie romancée d’un réalisateur de cinéma, une petite trousse avec des médocs, etc. Bref, déjà, elle n’est pas sans rien et ça la rassure.

Difficilement, elle extirpe sa valise du casier longiligne et sans élégance l’étale au sol et l’ouvre. Heureusement, l’endroit est peu fréquenté – c’est pas tout le monde qui a besoin de prendre un vestiaire dans un aéroport, sauf longue escale. Autant le dire tout net : ses fringues ont soufferts et n’ont pas fini de souffrir. Tout est plus ou moins plié ou roulé en boule : quelques jeans et pantalons fétiches, des chemisiers et deux vestes qu’elle adore. Elle a aussi pensé à glisser un pyjama et sa trousse de toilette. Dedans, elle retrouve son parfum préféré. * Même bourrée, je pense à tout ! *

N’exagérons pas. Il manque clairement des trucs. Dans l’immédiat, elle sait pas quoi, mais oui, il manque forcément des trucs. Elle retrouve son ordinateur portable et son disque dur, ainsi que son pokédex. Elle ne s’est jamais vue comme une grande coordinatrice, sa seule expérience de concours s’est soldée par un échec, mais elle apprécie la proximité avec son pokémon et s’est toujours dit qu’un jour, quand elle aura le temps, elle s’y mettra plus sérieusement. Le temps est-il venu ?

- … j’ai pas pris de chaussettes.

Ah bah voilà, déjà un oubli. Elle a pensé au reste, mais pas ça. Elle sait de toute façon que c’est quand elle aura besoin des choses qu’elle réalisera… quoique. Encore faut-il qu’elle parte réellement.

Elle se redresse en soupirant et voit un comptoir dans un angle. Elle referme sa valise, glisse son sac sous son bras et s’avance. C’est apparemment là qu’il faut rendre la clé.

- Bonjour.

Elle va pour glisser la clé à travers le petit espace dans la vitre quand la personne de l’autre côté – une femme aux traits tirés – l’observe en plissant les yeux.

- Ah tiens ! On s’est calmée ?

… Dans un autre contexte, Sila n’aurait pas aimé cette façon de lui parler, et elle l’aurait fait savoir. Elle n’aime pas ce ton et le mépris qui en découle, sauf qu’elle ne sait clairement pas pourquoi cette femme lui parle ainsi et ne se sent pas en position de riposter. Elle ne dit rien et sent la honte s’infiltrer en elle. Elle prend sur elle et dit simplement :

- Je viens rendre la clé.
- Oui oui. L’autre se met à fouiller dans un tiroir et récupère ce que Sila reconnaît être sa pièce d’identité et la glisse sur le comptoir, en échange.
- Merci.
- … Les jeunes d’aujourd’hui !

La femme commence à murmurer des trucs pour elle-même, car de là où se trouve la Wolodji elle ne voit personne d’autre derrière. Elle fait mine de ne rien avoir entendu, lève les yeux au ciel et repart, en glissant sa pièce d’identité dans la poche de son manteau.

Elle a la nette sensation que cette journée est loin d’être terminée.


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Scène d’ouverture — very bad trip. EIGQ2tv
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Mister J

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Lun 4 Mar - 15:45
Scène d’ouverture — very bad trip. 147
Minidraco lance Ligotage sur Poichigeon!

{ -3 PV }

PV de Poichigeon: 15/25

Cela durera 5 tours !

Scène d’ouverture — very bad trip. 519
Poichigeon lance Tornade sur Minidraco

{ -4 PV }

PV de Minidraco: 37/41



Scène d’ouverture — very bad trip. 519
Poichigeon est ligoté!

{ -3 PV }

PV de Poichigeon: 12/25



Que voulez-vous faire Sila Wolodji?


Scène d’ouverture — very bad trip. Ae5rm0Moi, c'est MISTER J.
Un conseil, viens pas m'chercher. J'suis un mec qui sait jouer des poings, si tu cherches la bagarre, tu l'auras ! Et ça sera sanglant. T'es prévenu.

LA MODÉRATION RP, UN ART DE VIVRE.
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Sila Wolodji

Sila Wolodji
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Région : Unys
Mer 6 Mar - 20:43
Déjà, elle a récupéré ses affaires. C’est un grand plus, elle se sent moins démunie. Seulement, il faut clairement qu’elle aille se rafraîchir et en rejoignant le hall principal, elle cherche des yeux les toilettes. Elle les trouve rapidement et une fois dedans, opte pour squatter à pas rapides les WC pour handicapés. Ok, c’est pas cool… mais elle a besoin d’un peu de place, et elle n’a vu aucune chaise roulante à proximité, sans quoi elle aurait patienté. Un peu. Il faut reconnaître que Sila aime avoir tout, tout de suite. Il n’est pas rare qu’elle fasse abstraction de certaines règles fondamentales, pour cela. Pour l’instant, sa priorité est de se changer et de se rafraîchir au mieux. Même si l’endroit est propre, elle grimace parce que jamais il ne lui serait venu à l’esprit de se mettre dans une telle situation. Pourquoi a-t-elle fait ça ? Vraiment ? Elle a le crâne qui commence à la faire souffrir et elle soupire. Il ne faut pas qu’elle s’attarde. Un coup de déo, elle change vite fait son chemisier et attache l’un de ses turbans en bandeau pour dompter un peu la jungle de ses cheveux crépus Elle sort ensuite des toilettes et s’approche de l’un des lavabos, elle se passe un peu d’eau sur le visage et décide de se laver les dents. Le strict minimum, quand même. Elle est un peu gênée de s’afficher ainsi, mais après tout… pour les gens qui passent leur vie dans les avions pour le boulot, c’est assez courant de devoir faire ce genre de choses à l’aéroport. Elle fait de son mieux pour ne pas croiser le regard des autres personnes qui entrent et achève sa rapide « mise en beauté » par un coup de eyeliner et un peu de parfum.

Elle range rapidement ses affaires dans sa grande valise, s’observe dans la glace et hoche la tête. Sa situation immédiate s’améliore, mais pour la suite elle est loin d’être victorieuse de quoique ce soit. Il faut qu’elle prenne le temps de se poser, de réfléchir. Elle a encore largement le temps, son avion part dans trois heures. Si elle le prend. Si elle se sent les épaules et la motivation pour traverser la mer et rejoindre Unys, en aller simple, sans aucun plan. Outre le fait qu’elle ait pris cette décision sur un coup de tête qu’elle ne parvient pas à s’expliquer, c’est bien le fait de se projeter dans une autre région sans savoir pourquoi et comment qui la panique le plus. Elle aime quand les choses sont un minimum carré… ne serait-ce qu’avoir une impulsion de départ, une idée, même confuse. Là, c’est l’inconnu. Faut pas se leurrer, Sila, elle est plus fortiche pour écrire des aventures folles que pour les vivre, et ses prises de risques se limitent le plus souvent au cadre professionnel. Cette fois, c’est différent.

Les toilettes de l’aéroport ne sont cependant pas le lieu d’une telle introspection et une fois sortie, elle se laisse guider par les panneaux pour trouver la zone de restauration. Elle repère un café, elle entre. C’est déjà pas mal animé, il y a des gens avec des gros sacs et des valises comme la sienne. Des personnes qui sont là pour des raisons bien diverses et certainement mieux organisées qu’elle. Elle s’assoit à une petite table haute, ronde, non loin d’un mur et d’une prise électrique. Son téléphone est de ces smartphones dernière génération extrêmement pratiques, mieux encore qu’un ordinateur et un appareil photo combiné, sauf qu’il a tendance à se décharger assez vite. Elle ne sait pas ce qu’elle va faire de sa journée, elle sait simplement que 15% de batterie, désormais, ça ne suffira pas.

Un serveur s’approche et la questionne :

- Bonjour madame.
- Bonjour.
- Vous désirez ?
- Je vais vous prendre un café, un croissant et une carafe d’eau si possible.
- Expresso ?
- Oui.
- Très bien, je vous apporte ça.

L’homme s’éloigne et Sila prend quelques instants pour observer l’endroit. C’est un café comme elle a du en voir des tonnes, jusqu’à présent. La décoration est un mélange de tradition et de modernité, suffisamment attractif pour que des rendez-vous d’affaire puissent s’y tenir. Avec le regard de l’habitude, elle remarque d’ailleurs deux hommes en costard, plus loin, qui s’entretiennent d’un ordinateur. Directement, cela lui fait penser à son boulot. Elle l’aime son boulot. Comme elle dit parfois « c’est pas le boulot de sa vie », mais elle s’y épanouie bien, avec un bon salaire et des responsabilités qui lui plaisent. Elle s’y est fait sa place, gère une petite équipe et obtient de bons résultats. Être chargée de clientèle pour un site de vente en ligne, c’est pas rien. Cela nécessite une prise en charge optimal d’un portefeuille client, s’assurer des bons retours qualités de ces derniers et que tous les échanges qu’ils peuvent avoir se passent dans les meilleures conditions possibles. Particulièrement pour les clients pros et leurs importantes commandes.

Dans un tic qu’elle a souvent lorsque la fatigue la prend, elle sort ses lunettes, les pose sur la table et se passe les mains sur le visage. Il faut qu’elle fasse le point. Sur tout. Elle a trois heures pour ça. Plaquer sa vie pour suivre les fabulations de l’alcool… est-ce une bonne idée ? L’herbe est-elle forcément plus verte ailleurs ? Elle sait déjà la réponse que lui donnerait Mia : « Tu ne peux pas savoir tant que tu n’as pas essayé. » Oui, mais tout claquer ? Elle fixe un point quelconque de la table lorsqu’une voix masculine la sort de ses réflexions. C’est le serveur, avec son plateau.

- Excusez-moi…
- Non non, désolée.

Elle lui fait de la place et il pose devant elle son expresso et son croissant, ainsi qu’une carafe et un verre. Elle règle rapidement en sans contact et demande :

- Je peux utiliser la prise électrique pour charger mon téléphone ?
- Oui oui, c’est fait pour ça !
- Merci.

Le serveur s’éloigne et rapidement, elle se sert un grand verre d’eau qu’elle boit de tout son saoul et vide d’une traite. Elle a besoin de ça pour mettre ses idées au clair.


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Scène d’ouverture — very bad trip. EIGQ2tv
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Mister J

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C-GEAR
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Jeu 7 Mar - 16:28
Scène d’ouverture — very bad trip. 147
Minidraco lance Ligotage !
(-4 PV)
PV de Poichigeon : 7/25
Scène d’ouverture — very bad trip. 519
Poichigeon lance Tornade !
(-4 PV)
PV de Minidraco : 41/49

Poichigeon est ligoté !
(-3 PV)
PV de Poichigeon : 5/25


Coordinatrice Sila lance une Pokéball !
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Scène d’ouverture — very bad trip. Ae5rm0Moi, c'est MISTER J.
Un conseil, viens pas m'chercher. J'suis un mec qui sait jouer des poings, si tu cherches la bagarre, tu l'auras ! Et ça sera sanglant. T'es prévenu.

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Sila Wolodji

Sila Wolodji
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Région : Unys
Dim 10 Mar - 0:45
L’eau est fraîche et lui réveille un peu les sens, sans guérir pour autant sa gueule de bois. Il faut dire que jusque-là, c’est la panique qui a pris le dessus et un violent coup de barre arrive en contre-coup. La nuit a été courte, elle le sent dans son corps autant que dans ses yeux qui picotent. Les méfaits de l’alcool, le manque de sommeil et une fin de nuit inconfortablement contorsionnée sur les bancs de l’aéroport n’aident pas. Elle observe un instant le verre désormais vide devant elle et ne réalise pas qu’elle se perd dans le vague pendant quelques instants. C’est la voix d’un couple de touristes avec un fort accent de Johto qui la sort de sa contemplation et elle se met à chercher son chargeur de téléphone dans son sac. Elle le branche ensuite et s’empresse de regarder rapidement les réseaux sociaux.

Premier soulagement : elle n’a rien posté hier soir ou cette nuit. Ouf. Elle a le souvenir de soirées arrosées où ce genre de réflexe terminait en photos compromettantes et messages absurdes ou alarmants. Elle va quand même jeter un coup d’œil sur ses photos, justement… et en voit quelques unes. Début de soirée, tout va bien. Milieu de soirée, Malik et Mia qui chantent, Elsie qui les regarde en souriant. La soirée qui progresse, un selfie plutôt raté avec Elsie, un autre plus flou encore visiblement pris dans une position acrobatique. Plus tard… une photo toute sombre, dont elle n’arrive pas à comprendre ce qu’elle représente. Une photo « de poche » ? Est-ce un bug de son téléphone ou une tentative de sa part ? Nul ne le saura. Rien de plus. C’est déjà ça. Elle se fait d’ailleurs la réflexion qu’avec ce qu’il a dû vivre cette nuit, c’est un miracle que son smartphone ne soit pas abîmé… elle qui a tendance à prendre les gadgets derniers cris quand elle en a l’envie, se souciant peu qu’il s’agisse là d’objets facilement cassables qui sont plus côtés parce qu’ils sont à la mode que pour leur résistance ou leur praticité. En ça, quand elle a besoin de se racheter un équipement high-tech, Malik déteint beaucoup sur elle, et elle se laisse souvent piéger par la nouveauté. Elle l’admet.

Viennent ensuite… les SMS. Ceux envoyés à Mia, elle les a déjà lus. Même en les lisant à nouveau, elle a du mal à comprendre ce qui a pu être le « déclic », le début de cette détermination folle à prendre cette décision. Une décision qui lui a maintes fois traversé l’esprit, oui, mais que jamais elle ne pensait mettre en application. L’élément déclencheur, quel est-il ? Est-ce qu’il y en a un de bien plus glorieux que simplement l’alcool ?

Comme elle pouvait s’y attendre, Elsie a tenté de la raisonner. Malik voulait s’assurer de sa sécurité. Elle leur a répondu en des messages brouillons et peu clairs. Elle s’empresse de leur envoyer quelque chose de plus rassurant… et de plus construit.

Message envoyé à Elsie, Malik – 10:23
Hey, coucou vous deux ! Encore désolée pour hier soir, je sais pas trop… je sais pas trop ce qui s’est passé, ou du moins pourquoi, mais bon. Je vous envoie ce message pour vous rassurer, je vais bien, je me suis réveillée à l’aéroport, j’ai pensé à mettre mes affaires en consigne donc j’ai tout récupéré. Mon avion pour Volucité part pour 13h15. Je sais pas trop ce que je vais faire, j’ai du mal à assimiler. J’ai eu Mia au tél, elle me dit de foncer. Je sais pas trop. J’ai l’impression de faire une erreur monumentale. Bref, je suis un peu paumée, mais je vais bien. Je tenais à vous le dire. J'ai pas encore pris de décision… je vous tiens au courant. Bisous.

Ah ça, pour ne pas savoir… elle ne sait pas. Elle prend toutefois son courage à deux mains et va voir maintenant sa boite mail perso. Rien de plus que les spams habituels et des notifications de tout ordre. Maintenant, le plus délicat : la boite pro. Elle y va à reculons, et comme pour se donner un peu de courage, pose un instant son téléphone et en profite pour prendre un bout de croissant. Elle souffle ensuite sur le café, pour le refroidir et en goûte une rapide gorgée, avant de le reposer. Elle veut ralentir le temps, elle craint le pire mais sait qu’elle va bien devoir passer par là. * Bon allez… comme on dit, c’qui est fait n’est plus à faire. *

Bordel. Elle utilise les expressions toutes faites qu’emploie sa mère. Elle vieillit plus qu’elle ne veut le reconnaître. Alors elle ouvre sa boite professionnelle, et là, de nombreuses notifications. Forcément… il est plus de 10 heures et elle n’est pas au boulot. Certainement que si elle a envoyé un mail – quel qu’il soit – à l’un de ses supérieurs, la nouvelle a du faire le tour. Elle a un haut le cœur rien que d’y songer. Elle a toujours tout fait pour mettre de côté sa descendance et s’affirmer par elle-même, avec ses propres compétences et son tempérament. Elle ne s’est jamais laissée écraser et aime les challenges. La concurrence ne lui a jamais fait peur, qu’elle soit à l’extérieur comme au sein même de l’entreprise. Et là, en une nuit… elle a démoli tout ça ? Rien n’est confirmé, mais elle le sent. D’une main tremblante, elle fait glisser la page et lit les sujets des mails, jusqu’à s’attarder sur un, en particulier. Le titre ? « Re : Good-bye ! »

- Et merde.

Ça glisse comme ça de ses lèvres. C’est franc et paniqué. Le nom de l’expéditeur ? Gérard Bontemps, son N+2. Ok, donc elle n’a pas fait les choses à moitié, elle est carrément allée viser le directeur de clientèle. Il a répondu à 9h07, soit pile après le début de journée. Rien que cliquer pour en lire le contenu la tétanise. Le boulot, c’est le boulot. Jamais jusque-là elle n’avait mélangé les choses, jamais elle n’aurait songé à en arriver à une telle extrémité… écrire un message au beau milieu de la nuit qui risque d’avoir des répercussions considérables sur sa vie. Elle pourra faire ce qu’elle veut, dire ce qu’elle veut, ce n’est pas un milieu bien conciliant. On n’accepte pas les mauvaises blagues les absences injustifiées. Jouer la carte de l’insouciance, du piratage de boite mail ou faire croire à une quelconque tromperie ne passera guère, elle le sait.

Encore faut-il qu’elle lise. Qu’elle sache à quel point les choses sont irrattrapables.


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Mister K

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C-GEAR
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Jeu 14 Mar - 13:13
Scène d’ouverture — very bad trip. 522Scène d’ouverture — very bad trip. 509
Deux pokémons niveau 8 apparaissent !

Scène d’ouverture — very bad trip. 522
Zébibron lance Vive-Attaque !
[-6 PV] PV du Poichigeon : 44/50

Scène d’ouverture — very bad trip. 509
Chacripan lance Griffe !
[-4 PV] PV du Minidraco : 41/49

Scène d’ouverture — very bad trip. 147
Minidraco lance Ligotage !
[-5 PV] PV du Zébibron : 20/25
Le Zébibron est ligoté !

Scène d’ouverture — very bad trip. 519
Poichigeon lance Groz'Yeux !
Ah ! La défense des pokémons diminue !
PV du Zébibron : 20/25
PV du Chacripan : 25/25

Zébibron souffre du ligotage...
[-3 PV] PV du Zébibron : 17/25


Que voulez-vous faire ?


Un combat ? D'accord. Je suis MISTER K.
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Sila Wolodji

Sila Wolodji
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Dim 17 Mar - 0:37
L’espace d’un instant, c’est comme si tout s’arrête. Sa respiration se coupe, ses oreilles se ferment aux bruits extérieurs et son odorat ne ressent plus rien des odeurs de croissant et de l’arôme du café. Un frisson paniqué lui traverse l’échine, mais elle n’a pas le choix. Si elle veut avancer, elle ne peut pas fermer les yeux quant à ce qu’elle a fait cette nuit, la décision qu’elle a prise et la façon dont elle a fait les choses. Certes, elle n’était pas en pleine possession de ses moyens, mais elle a agit. Il faut qu’elle se présente face à ses actes, qu’elle les assume.

Et avant de lire la réponse de son supérieur, elle sait qu’elle doit d’abord s’attarder sur ce qu’elle a elle-même envoyé, au beau milieu de la nuit. Elle clique sur ses mails envoyés et constate que le dernier est parti aujourd’hui, à 2h17 du matin. Ce n’est pas une heure pour envoyer des mails à caractère professionnel. Rien que ça la condamne aux yeux de ses patrons. Personne ne songerait à faire quelque chose comme ça. Pire, ce titre qui n’en est pas réellement un et pourtant veut tout dire. « Good-bye ! », avec le point d’exclamation, s’il vous plaît. C’est familier, c’est déplacé, c’est… évocateur. Ça, on peut pas lui enlever. Good-bye. Même elle, dans son quotidien, elle n’utilise pas ces mots, alors pourquoi là, cette nuit, dans ce mail en direction de son N+2 ? Elle n’a aucune explication, aucune excuse.

Elle prend une grande inspiration, ferme les yeux l’espace d’une micro-seconde et clique, comme si elle n’était pas pleinement prête à ce qui l’attend. Elle ne le sera jamais, de toute façon.



De : Sila Wolodji (sila.wolodji@btobilly.com)
A : Gérard Bontemps (gerard.bontemps@btobilly.com)

Good-bye !
Aujourd'hui - 02:17

Bonjour Bonsoir (on doit dire bonsoir, là, je pernse) Mpnsieur Bontemps,

Je sais que c’est pas une hreure pour vous envoeyr un mail, mais je l’envoie quand même. Parce que sinon je le ferais pas. Je vous écris pour vous dire que je m’en vais. Voilà. J’arrête. Je pars. J’ai passé de bons mometns au sein de B to Billy, c’est une super entreprise et vous m’avez donné une opportunité géniale. Je vous remercie pour ça. J’ai beaucouup appris sur le milieu du e-commerce, sur le managment et le travail en équipe. J’ai aussi beaucoup appris sur moi et j’ai perfectionné mes compétences de chargée de clientèle. C’est un milieu dans lequqel j’aurais pu m’épanouir, mais qui n’est pas celui auquel j’aspire pleinement.

J’ai besoin de changer d’air, de prendre du temps pour moi et de me ressourcer. Je sais que ça tombe comme un cheveu sur la soupe et que je donne l’impression de vous abandonner, vous et l’équipe. C’est sans doute vrai, masi c’est comme ça. j’ai pris ma décision. Vous savez, moi, mon rêve, ce searit de bosser pour le cinéma. De faire des scénarios de films. J’adore ça, j’en écris déàj vous savez. J’en ai même envoyé… même si j’ai pas encore eu de retours positifs. Je ne veux pas lâcher, ça viendra. C’est ce qu’on dit hein, personne ne naît talentueux, il faut travailler, s’acharner, et on obtient des résultats.

Alors voilà. Merci pour la confiance que vous m’avez accordée, et désolée de vous faire faux bond ainsi, mais y’a des moments, dans la vie, on se dit qu’on est à un tournaant, que c’est maintenant où jamais et qu’il faut foncer. Donc je fonce.

Je vous dis au-revoir Monsieur Bontemps, je vous fais confiance pour passser le message à l’équipe. Ne changez pas, vous êtes tous géniaux.

Moi, je vais m’envoler pour Unys demain. C‘est décidé.
Vous pouvez bazarder les aaffaires de mon bureau ou les passer à Sylvie et Fabien, comme vous voulez. Ces deux-là sont les meilleurs collègues que je pouvais imaginer. L’un ou l’autree pourra sans mal reprendre mon poste, je vous les recommande.

Merci de m’avoir lu, j’espère que vous m’en voudrez pas trop.

Cordialement,
Sila Wolodji.


A la fin de la première lecture, elle reprend sa respiration d’un coup, comme si elle était restée en apnée jusque-là. Puis elle relit. Pour assimiler, pour bien voir ses tournures de phrases, les lettres en trop et la familiarité toute relative du message… d’une certaine façon, c’est presque « moins pire » que ce qu’elle craignait. Même si… ça n’excuse rien. Bontemps a sans doute halluciné à la lecture d’un tel message, et elle imagine déjà qu’il a du le transférer à Marais, son N+1. C’est d’ailleurs très paradoxal sa façon de procéder, opter pour le N+2 directement, comme pour légitimer sa démarche mais faire ça bourrée, au beau milieu de la nuit. Tout en étalant ses aspirations idylliques et absurdes pour bien des gens. Avait-elle besoin d’étaler ainsi son rêve de devenir scénariste un jour ? Elle sait que c’est le genre de chose qui va faire jaser encore plus que son départ. Les gens vont dire qu’elle a perdu la tête. Qu’elle est folle. … L’est-elle ?

A la deuxième lecture, elle tique sur bien des tournures de phrase, il manque beaucoup de choses pour faire part de son respect envers les différentes personnes qui font B to Billy et la chance qu’elle a eu de travailler auprès d’eux. La confiance qu’ils lui ont accordé et le fait qu’elle a rapidement trouvé ses marques, avec l’aide de Monsieur Marais, en partie, qui s’est montré très calme, lors de sa prise de poste. Elle s’en souvient bien. Sans parler de Fabien et Sylvie, ses collègues les plus proches qui l’ont aidé à supporter les journées les plus délicates, et vice-versa. Eux-mêmes chargés de clientèle, Sila gérait un portefeuille de clients pros plus importants, et elle sait que l’un comme l’autre ferait parfaitement l’affaire pour la remplacer. Mais elle n’a pas son mot à dire là-dessus. C’est déjà culotté de sa part de l’avoir évoqué dans son mail.

Dans sa tête, plein de choses bouillonnent. Il faut qu’elle envoie un message à ses collègues les plus proches, qu’elle clarifie peut-être les choses, plus posément, aussi. Elle sait qu’elle n’est pas dans l’obligation de s’expliquer, et elle ne souhaite pas vraiment le faire, mais si elle veut arrondir les angles, qu’on ne l’accuse pas de tous les maux et espérer s’en sortir sans trop de dégâts, professionnellement, ce serait la moindre des choses. Fatalement, une telle décision et une telle démarche vont la suivre si elle se retrouve dans un tel cadre pro, à vouloir retrouver un poste en e-commerce. Mais est-ce que c’est ce qu’elle veut ? Elle en parle déjà en passé dans sa tête, et finalement, plus elle réalise ce qu’elle a fait, plus elle a la sensation d’un poids qui s’est envolé de ses épaules. Comme… comme une libération.

C’est maladroit, c’est spontané, mais bon sang… ça fait du bien, d’une certaine manière.


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Mister K

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Lun 18 Mar - 13:47
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Sila Wolodji

Sila Wolodji
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Mar 19 Mar - 9:40
A-t-elle vraiment envie de lire la réponse de Monsieur Bontemps, désormais ? Elle n’en est pas certaine… mais elle a passé la première étape. La réaction de son supérieur et ensuite, elle avisera. Elle verra. C’est la moindre des choses que de tenir compte de ce qu’en a pensé son N+2. D’autant qu’il y a des répercussions administratives, derrière. Et financière. Pour elle, bien entendu, mais pour eux aussi. Qui va gérer son portefeuille client ? Qui va tenir les rendez-vous qu’elle s’était fixée pour ce vendredi ? Pour la semaine qui suivra ? Pour le mois prochain ? Qui va fouiller ses dossiers pour comprendre où on en est, les commandes en cours et les négociations qu’elle avait entamé ? Tout arrêter… elle est dingue. Oui, elle est dingue, forcément. Comment peut-on tout claquer ainsi ? Elle va se ruiner son avenir professionnel. Ses clients comme ses collègues, leurs partenaires, elle se flingue son CV et la reconnaissance de ses pairs. C’est comme si elle avait d’elle-même décidé de faire une sortie de route sur un circuit de Formule 1. Foncer droit dans le mur. Une sortie volontaire, certes, mais qui va avoir des conséquences. Nombreuses.

Elle prend une nouvelle inspiration et clique sur les messages reçus, puis la réponse de Bontemps. Il faut qu’elle passe par là.



De : Gérard Bontemps (gerard.bontemps@btobilly.com)
A : Sila Wolodji (sila.wolodji@btobilly.com)

Re : Good-bye !
Aujourd'hui - 09:07

Bonjour Mademoiselle Wolodji,

Je vous avoue que depuis que je fais ce métier, je n’ai jamais eu le plaisir de recevoir un message d’une telle teneur à une heure aussi indue de la nuit. Très clairement… je ne sais pas bien quoi penser de tout cela. Je vous le demande tout net : est-ce une plaisanterie de mauvais goût ? Nous ne sommes pas dans une cour de récréation où chacun y va de sa petite blague ou de son excuse maladroite pour justifier d’une absence ou d’une nuit (comme je crois que c’est ici le cas) bien arrosée.

Que vous souhaitiez quitter l’entreprise et vaquer à d’autres occupations, que vous ayez des aspirations dans le cinéma et la volonté de « changer d’air », je peux l’entendre, mais je souhaiterais que vous en discutiez posément avec notre chargée des ressources humaines, et non par l’intermédiaire d’un mail très clairement écrit sur un coup de tête. Si je peux me permettre, cela ne vous ressemble guère, Mademoiselle Wolodji. Vous m’avez toujours donné l’impression d’être une femme respectueuse et à même de faire la part des choses entre le professionnel et le personnel, entre le rationnel et le rêve. Loin de moi l’envie de juger de vos aspirations, mais comprenez bien qu’une telle attitude va faire l’objet d’une formalisation et je vais de ce pas en tenir informer Monsieur Marais, votre supérieur direct.

Je ne sais pas si je dois bien prendre en considération ce message ou s’il n’est que le fruit du manque de sommeil ou que sais-je. Si vous avez besoin de congés, vous pouvez tout aussi bien nous en faire part, à Jacques et moi-même, plutôt que de vous laisser aller à de telles extrémités.

Je vous le dis tout net, Mademoiselle Wolodji : j’attends des explications et dès que vous serez revenue à la raison, j’exige de votre part une prise de rendez-vous avec ma secrétaire, afin que nous discutions de tout cela. B to Billy n’est pas un moulin dans lequel on entre et sort à loisir, si vous tenez un tant soit peu à cette entreprise et ce que vous avez réalisé jusque-là la moindre des choses est de vous justifier et réfléchir à tout cela. Une telle décision ne peut pas se prendre à la légère et certainement pas du jour au lendemain au beau milieu de la nuit dans un torchon ainsi écrit.

Je compte sur vous pour corriger cette erreur et faire en sorte de réparer l’image que vos collègues et moi-même avons de vous.

Cordialement,
Monsieur Bontemps.


Ok. C’est pas génial, c’est courtois mais crispé et ferme. Elle connaît suffisamment Gérard Bontemps, depuis les quatre ans qu’elle a passé à BtoBilly pour savoir comment il fonctionne. Le genre de type dont on finit toujours par saisir les facettes. Il se montre avenant et cordial, il n’empêche que lorsque quelque chose lui déplaît ou que les résultats ne sont pas ceux attendus, il le fait comprendre et sa voix tonne sur les bureaux comme un coup de tonnerre qui laisse tout le monde bête et honteux. D’une certaine manière, elle peut s’estimer chanceuse qu’il soit ainsi ouvert au dialogue. Il lui permet de s’excuser. Il lui fait même comprendre que si elle le souhaite, elle peut justifier son absence de ce jour par un congés de dernière minute et prendre rendez-vous avec lui, pour en « discuter ».

A-t-elle envie d’en discuter ? On lui laisse une chance de revenir en arrière, de faire comme si rien ne s’était passé – ou presque, elle sait très bien qu’on ne peut pas complètement revenir d’un tel message, et même sans tout savoir cela doit déjà bien jaser dans les couloirs et les bureaux. Va-t-elle la saisir ? Elle fixe le message, le lit et le relit. Elle fixe le nom de Bontemps et le numéro de téléphone de sa secrétaire, visible sous la signature du mail. Que faire ? Il faut qu’elle clarifie les choses, elle ne peut pas se contenter d’un tel message et disparaître.

Elle souffle et boit d’une traite son café, qui a pris le temps de tiédir. Elle termine aussi son croissant, non sans avoir toujours les yeux rivés sur le mail. Dans sa tête, des tournures de phrases, des formules de politesse, des excuses… que faire ? Que faire ? Et comme pour ajouter à son désarroi, son téléphone vibre et un SMS lui arrive. C’est Elsie. De l’index, elle fait en sorte d’en voir le contenu. Son amie se réjouit d’avoir de ses nouvelles et lui dit de ne rien faire d’inconsidéré. Tiens donc… ça tombe fort à propos. N’est-ce pas déjà trop tard, sur ce plan-là ?

Elle se remplit un nouveau verre d’eau et essaie de calmer sa respiration qu’elle sent s’agiter. Cela fait longtemps qu’elle n’avait pas été dans un état pareil, une panique insidieuse, sur laquelle elle sait qu’elle aura le dernier mot, mais dont elle n’est pas encore certaine de savoir quelle issue donner à tout ça. Se mettre à genoux, s’excuser, dire qu’elle n’était pas elle-même et se voir affublée d’une étiquette invisible mais toujours présente aux yeux de ses chefs, de ses collègues… a-t-elle vraiment envie de ça ? Certes, la démarche était malvenue, mais finalement… pourquoi ne pas mettre tout cela à profit ? Dans tous les cas, avec un « dossier » pareil, ses ambitions d’augmentation et de promotions risquent d’être redescendues à zéro. Pourquoi ne pas opter pour le choix le plus fou mais le plus honnête avec elle-même ?

Partir, voir ce qu’Unys lui réserve… vivre ?


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Mar 19 Mar - 13:34
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[-12 PV] Coup critique ! PV du Chacripan : 5/25

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[-3 PV] PV du Zébibron : 1/25

Vous lancez une pokéball... Pensez à la retirer !:
 


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Sila Wolodji

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Mer 20 Mar - 23:17
Plus elle observe sa boite mail professionnelle, plus Sila a l’impression que sa décision, en vérité, elle l’a déjà belle et bien prise depuis la veille. Avant même, peut-être, que l’euphorie et l’alcool prennent le dessus. Sans doute qu’elle avait mûri depuis plus longtemps encore sans réellement le réaliser… et maintenant, ça y est. Comme les pièces d’un puzzle qui se sont enfin figées à leur place. Elle regarde d’un œil las ses derniers échanges, avant hier, avant tout ça. Les réunions, les comptes-rendus, les rendez-vous, les bilans et autres chiffres qui défilent sous ses yeux. Elle soupire. Elle voit, également, des mails qui s’interrogent de son absence ce jour, sans justification. Elle sait qu’elle va devoir y répondre, que c’est une nécessité. Si elle part, elle ne veut pas non plus laisser tout en plan comme si de rien, elle ne va pas leur faire un coup de pute, il faut qu’elle fasse ça le plus proprement possible – si c’est encore faisable.

Aussi, dans l’heure qui passe, elle s’applique à répondre aux différents mails qui lui ont été envoyés depuis 9h ce matin, à commencer par celui de Monsieur Bontemps. Elle ouvre la fenêtre pour écrire et se rend compte, finalement, que la rédaction d’un tel mail est bien moins compliquée qu’elle aurait pu le croire. Elle s’excuse de la forme du mail de cette nuit, mais pas du fond. Elle confirme qu’elle doit beaucoup à l’entreprise B to Billy et le chemin qu’elle y a fait, les compétences qu’elle a approfondies et développées, de même que les relations professionnelles qu’elle s’y est faite. Elle ne se justifie pas plus pour autant. Elle ne s’écrase pas. Elle aurait pu, mais elle n’en a pas envie.

* Fais ça bien Sila, on sait jamais… *

Car si elle est déterminée, elle n’est pas suicidaire pour autant. Elle sait que ce genre de message est décisif pour l’image qu’elle va amener d’elle. Bien sûr qu’ils vont parler dans son dos, que son mail de cette nuit ne passera pas inaperçu et que sa décision spontanée et surprenante va faire couler de l’encre dans les messageries privées de la boite. Tant pis. Désormais, il lui faut simplement donner les grandes lignes de sa décision à ceux qui comptent – ou ont compté. Son N+1, bien entendu, Monsieur Marais, à qui elle reformule les choses avec plus de souplesse, tout en insistant sur la place qu’il a pris dans son parcours en interne et l’aisance qu’elle a développé dans son travail. Jamais elle ne pourra critiquer cela. Il s’est fié à elle et à son contact elle a gagné en assurance. De même, elle écrit à ses collègues les plus proches, Sylvie et Fabien, ainsi qu’à d’autres personnes qui travaillent pour le même service. Elle n’entre pas dans le détail, elle dit qu’elle a pris une décision, qu’elle ne se voit pas continuer au sein de l’entreprise ni même plus généralement en tant que chargée de clientèle en e-commerce. Elle sait que cela peut paraître surprenant et sur un coup de tête, mais elle va changer d’air, entreprendre totalement autre chose et voir du pays. Certains diront que c’est la crise de la trentaine, ou qu’elle se croit revenue à ses vingt ans, à vouloir vivre d’amour, d’eau fraîche et de voyage… et pourquoi pas ?

Tout en envoyant ses mails, elle sent sur elle le regard du serveur, elle n’a aucune idée du temps qui est passé depuis son arrivée ici, mais pour ne pas donner l’impression d’abuser, elle lui fait signe.

- Je vais vous prendre un autre café.

Même pas trois minutes plus tard, une nouvelle tasse fumante est posée devant elle et vient remplacer la précédente. Cela va la maintenir en éveil et efficace, pour continuer tout ça. Heureusement qu’elle a de ses smartphones un peu large qui permettent de bien voir sur l’écran, et elle remercie le fait d’avoir pu le mettre sur secteur. Parce que là, tout se joue dessus. Elle continue ses mails et n’oublie pas le passage obligé auprès de la RH. Il faut qu’elle officialise sa démission et pour gagner un maximum de temps elle confirme qu’elle ne réclamera rien, qu’elle a parfaitement conscience de prendre cette décision d’elle-même.

Sa crainte ? Qu’ils réclament qu’elle aille sur place pour finaliser telle ou telle paperasse… * Bah, on trouvera un moyen...* Comme on dit dans ce milieu, il y a toujours des solutions, hein !

Désormais, une dernière étape obligée… sa mère.


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Jeu 21 Mar - 12:47
Scène d’ouverture — very bad trip. 509
Chacripan lance Griffe !
[-7 PV] PV du Minidraco : 34/49

Scène d’ouverture — very bad trip. 147
Minidraco lance Ligotage !
[-5 PV] Chacripan est KO !
Minidraco monte niveau 9 et Poichigeon niveau 10 !


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Sila Wolodji

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Région : Unys
Jeu 16 Mai - 23:43
    Insertion oeuf de Caninos.


La fatigue est toujours là, dans ses yeux qui piquent autant que dans l’arrière de son crâne, mais le fait de s’activer à bien clarifier les choses, à officialiser cette décision complètement folle, voilà qui ne peut que la maintenir éveillée, en plus du café fumant dont elle prend une grande gorgée. Elle sent monter en elle une excitation qu’elle n’a pas ressenti depuis longtemps. Comme… comme avant des vacances qui s’annoncent mouvementées. C’est un peu ça, peut-être ? Elle ne sait pas. Elle n’a aucune idée de ce qu’elle va faire une fois qu’elle aura atterri mais ça y’est, elle est en accord avec elle-même, avec cette nuit chargée et décisive. Elle va prendre son avion, elle va partir en direction d’Unys et elle verra bien ce que l’avenir lui réserve.

Aussi, elle prend une grande inspiration et recherche le contact de sa mère. Elle appelle. Ça décroche. L’inverse l’aurait étonné. Elle ne sait pas quand est-ce que sa mère dort, clairement, Agathe est toujours du matin. De ces personnes qui parviennent à être fraîches et dispos à n’importe quel moment de la journée et encore plus au réveil, peu importe la teneur de leur nuit et l’heure du coucher. Sa mère, elle n’était pas du genre à l’assaillir de questions au réveil, adolescente, mais elle la regardait et pensait à plein de choses, tout en laissant à sa fille le temps d’émerger.

- Allo ? Sila ?
- Salut M’man.
- Toi, tu as ta voix des nuits courtes.

Toujours aussi perspicace. Et ce n’est pas peu dire.

- Ouais… justement…

Sa mère, c’est son roc à Sila. Elle sait qu’elle n’est pas parfaite, elle n’a jamais glorifié sa génitrice, seulement elle sait que celle-ci est toujours de bons conseils, et à même de l’écouter. C’est une femme qui n’a plus rien à démontrer à personne et qui vit désormais pour elle, pour se faire plaisir et sans enfouir son grain de folie. Un grain de folie qu’elle a longuement tu lorsqu’elle était Madame Wolodji. Maintenant, Sila a bien compris que sa mère était heureuse dans son divorce. Qu’elle se permettait des excentricités que son père aurait éternellement refusé. Oui, sa mère est devenue de ces artistes fantasques qui naviguent de vernissages en opéras et autres cafés-concerts. Elle est bien et Sila en est soulagée. Aussi, elle sait que sa mère ne va pas paniquer en entendant sa décision. Elle essaie d’amener ça du mieux possible, elle explique que suite à Terrence elle s’est laissée aller. Maintenant elle a besoin de voir d’autres horizons, d’envisager autre chose. Elle s’attarde sur ce qu’elle a fait jusque-là, sur les mails qu’elle a envoyés au sein de son boulot. Elle parle beaucoup, comme si elle sentait le besoin de se justifier. Comme si elle recherchait l’acceptation de sa mère. Pourtant, celle-ci ne la juge pas. Elle ne la jugera jamais. Elle n’est pas son père.

- Ma fille, reprends ton souffle.
- Euh…
- Je ne suis pas forcément surprise de ta décision. Alors oui, tu fais ça sur un coup de tête, mais… tu en as besoin. La forme, c’est une chose. C’est le fond qui compte, plus que tout. Tu penses que c’est une bonne idée ?
- … Oui.
- Alors fonce. Je parle en connaissance de cause. Mon divorce avec ton père est l’une des meilleures décisions que j’ai prise depuis longtemps, et je l’ai décidé presque aussi spontanément que toi. Il y a des jours – ou des nuits – on se réveille avec la certitude qu’il faut aller dans telle ou telle direction. C’est un signe que le ciel nous envoie, il faut apprendre à l’écouter.
- Maman…
- Tututu. Ne viens pas me dire que tu ne crois pas au destin. S’il t’a donné l’énergie de faire tout ça, de te rendre jusqu’à l’aéroport sans te soucier du reste, c’est que c’était le moment.

Que répondre à ça ? Elle n’a sans doute pas tort. Destin ou pas, Sila a de l’argent de côté, elle a des contacts et son énergie. Elle saura rebondir, c’est ce qu’elle se dit, tout du moins. Sa mère continue de parler et Sila fixe sa tasse de café d’un air attendri. Elle avait besoin de ça. A sa façon sa mère la rassure et lui donne les armes pour décoller l’esprit tranquille. D’autant qu’elle ajoute :

- Je te soutiens Sila. Profite, vis pour toi. Et tu peux compter sur moi s’il y a besoin de quoique ce soit pour ton appartement ou ton travail.
- … Merci M’man.
- Ne me remercie pas, va. Prends cet avion et envoie-moi des photos d’Unys, cela fait une éternité que je n’ai pas posé les pieds là-bas.

Elles continuent leur discussion pendant plusieurs minutes avant que Sila raccroche, un poids énorme en moins.


    Arrêt de la modération.


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