AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  FAQ de MPFAQ de MP  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  





 

 
» madame je jalouse


Cori Cometti
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 462

Région : sinnoh
Jeu 7 Fév - 8:49
DONNA – CORI CHERIE !

Cori sursaute. Elle a répondu à sa mère machinalement, comme le fait toute personne en recevant un appel à six heures du matin. Après un brief « mouais » encore empreint de son sommeil, la voix de Donna l’a fait bondir. Elle a l’impression que la brune est assise sur le rebord du lit, à la fixer avec une moue pincée comme elle a pu le faire. Cori constate rapidement que sa mère n’est pas dans la pièce, qu’elle n’a pas à la supporter : il est trop tôt, Noël ne s’est terminé que depuis trois jours. La voix de Donna se fait entendre de nouveau. La Blonde percute alors en faisant le lien avec le téléphone dans ses mains.

CORI après avoir raclé sa gorge – Oui, maman ?
DONNA – Eh beh enfin, tu n’es pas très matinale ! Tu as fait ton sport ? Enfin ! Cori, grande nouvelle. J’ai eu une idée de génie après avoir parlé avec cette garce de Patrizia. Tu vas cesser que la mode s’intéresse à toi. Tu vas y aller, tu vas aller la chercher. Nous n’avons pas d’autre choix ! Tu vas la bousculer, tu vas toutes les écraser et prouver que je ne me trompe jamais. Tu as un casting photo aujourd’hui, à quatorze heures. Ne me remercie pas. Et mets-toi une perruque brune, ils cherchent ce profil-là. Les brunes hein, pas les perruques. Allez, lèves-toi et travaille ton teint !

Donna a raccroché, la chambre est à nouveau silencieuse. La Blonde lâche le téléphone et sa tête retombe instantanément sur l’oreiller. Les larmes lui montent aux yeux.

JAMES – Tu n’y vas pas. Non mais quelle. Ah. Quelle.

James a répondu aux appels de la blonde, après qu’elle ait composé le numéro douze fois d’affilée.

JAMES – Je n’en reviens pas qu’elle soit parvenue à enfanter. C’est un vrai démon. Cori, si tu ne veux pas y aller, tu n’y vas pas. Elle n’en saura rien, elle n’a aucun pouvoir sur toi.

Mais déjà, Cori n’écoute plus. Elle a pris sa décision depuis qu’elle a quitté le lit. Elle ne sait pas où elle va mais elle sait que si elle veut quitter le monde de la beauté et des illusions malsaines de sa mère, elle va devoir se prendre des murs. L’échec autre que concret ne peut suffire. Donna veut des preuves, des évidences. Alors tant pis si la blonde va en prendre plein la gueule. Elle n’en prend pas pas mal depuis quelques temps, ne prend pas l’habitude pour autant et n’en a pas fait son but ultime dans la vie. Elle sait juste que c’est la solution et la seule qui lui est donnée. Elle doit pouvoir faire entendre sa voix, elle a droit d'envoyer péter sa mère. Il lui faut de l'aide cependant. Il lui faut un refus. Elle rassure son aînée et raccroche. Elle constate qu'il est onze heures. Le temps presse et elle doit encore trouver une perruque. Elle file à la douche, le petit Dorian l’accompagnant jusqu’à trouver porte close. Elle entend le pingouin taper, râler puis silence.

Elle est à l’heure, un peu en avance même. Elle donne l’impression de ne pas stresser et pourtant, ses mains n’ont jamais été aussi moites. Ses nouveaux cheveux bruns la démangent déjà. Elle s’est arrêtée dans une boutique et se trouve ridicule depuis. Elle a à présent les cheveux aux épaules et une frange épaisse. Cette couleur fait ressortir ses yeux et taches de rousseur, toujours visibles malgré l’application des poudres pour sublimer son teint. Elle sent son cœur s’emballer, de peur d’être démasquée. Elle inspire et expire puis bloque sa respiration. Ça va aller, elle doit penser aux concours de miss, à l'élection de miss sinnoh. Elle connait ces situations, cette comparaison de chair fraîche. Elle maîtrise et pourtant, elle se sent si novice. Depuis qu'elle a émis la possibilité de quitter ce monde, elle a dû mal à se sentir légitime. Elle a trahi sa mère, elle s'est trahie. Et dire qu'elle entend se cacher derrière un échec pour pouvoir enfin s'assumer. Pauvre fille. Le serpent commence à s'agiter. Calme. Elle doit rester calme. Elle ferme les yeux. Elle va devoir cesser de faire la gamine. Si Cori n’a aucune ambition de décrocher le contrat aujourd’hui, reste qu’elle ne peut baisser à ce point les bras. Elle a sa fierté. Quand elle voit les personnes ayant pris place autour d'elle, un sourire se dessine jusqu'à étirer en coin ses lèvres délicates. Ce sont toutes des midinettes sans grand intérêt. Non pas qu’elle soit mauvaise langue mais depuis que les jeunes femmes arrivent, depuis qu'elle les observe, Cori sent que le poids sur sa poitrine s’allège. Elles sont toutes fades, toutes similaires, toutes vilaines. Elles n’ont rien si ce n'est d'être brunes. Hélas, ça ne fait pas tout, pas vrai? Enfin, si ce n’est celle qui vient d’arriver. Elle, c'est une garce.

Les femmes sont appelées, invitées à se taire par une fille ayant un casque probablement greffé sur sa tête. Elle ne les regarde pas droit dans les yeux, débite ce qu’elle a dû apprendre par cœur : recherche modèle pour une marque de jeans célèbre, espère que la nudité ne gêne pas, précise que seul le haut n’est concerné, ils vendent des jeans elle vient de le dire. Elle ne mentionne pas qu’ils veulent une fille brune preuve que Donna a toujours des sources fiables vu le fait que seules des brunes ont fait le déplacement.

JEUNE FEMME – Vous allez faire les essais photos en binôme. Nous allons vous répartir par groupe de deux, avec une personne ayant à peu près votre corpulence. Que les choses soient claires. Nous recherchons un modèle et nous n’avons pas mille ans. Alors go. Toi avec toi, et toi, lève-toi. Tu vas aller avec elle là-bas.

Quand Cori est pointée du doigt, son destin est lié à la belle garce. Ses mains recommencent à être moites, merde.



    - avatar par milo jô, call me puella gommetta.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Priya Blake
Coordinateur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 28/10/2014
Messages : 213

Ven 8 Fév - 18:44
Le bus est presque vide,
heureusement, comme ça elle a une place assise. Sur ses genoux, il y a un ouisticram endormi. Calme, presque mignon, ça change. La bestiole a tendance à toujours être excitée, à toujours cogner. Mais lorsqu'il dort comme ça, on en oublie presque son sale caractère. Attendrie par la bête, Priya se met à caresser délicatement sa fourrure. La tête collée contre la fenêtre, la brune observe le monde de dehors. Voilà quelques jours qu'elle est à Unionpolis. Logée dans un hôtel jusqu'à la nouvelle année, elle risque bien de s'installer pour de bon dans cette ville. Déjà les contrats ne manquent pas, ils fleurissent même. La preuve avec le casting qui l'attend aujourd'hui. Machinalement, elle regarde sa montre. Elle risque d'avoir quelques minutes de retard, mais rien de bien alarmant. Ensuite, il y a Tiago qui vit ici. Tiago qu'elle n'a pas vu depuis des années, Tiago avec qui elle recommence à nouer des liens. Son frère n'a pas changé depuis le temps. C'est le même bougre avec les mêmes qualités et les mêmes défauts qu'elle a retrouvé. Il a bien gagner de l'âge mais certainement pas en maturité. C'est amusant de voir ce qu'il est devenu, de voir la vie qu'il s'est construite. Il l'a invité à un vernissage ce soir, plusieurs de ses oeuvres y seront exposées. Ramène tes potes, lui avait-il dit. Mais Priya ne connait pas grand monde par ici. Il y a certes ses collègues de travail, mais leurs relations sont plus courtoises qu'amicale. En y réfléchissant, la Blake se rend compte qu'elle a toujours eu que peu d'amie. La plupart de ses proches sont des hommes et les peu de femmes qu'elle côtoie sont celles avec qui elle a partagé sa couche. Maintenant qu'elle a fait de son physique son gagne pain, les choses ne vont pas en s'arrangeant. Elle voit en chaque femme une potentielle rivale, quelqu'un qui pourrait lui voler un boulot. Une pensée toxique qu'elle n'est pas seule à cultiver. La preuve lorsqu'elle fait son entrée dans ce studio photo. Sur elle, une dizaine de paires d'oeil l'analyse de haut en bas, cherchant à savoir si elle est à craindre ou à mépriser. Priya sourit avec une pointe de dédain, elle se pense, non, elle se sait mieux que ses concurrentes. Maintenant, elle a l'habitude de ses jeux de beauté, elle sait comment les remporter.

D'office, la directrice de casting forme des paires pour les premiers essais photos. Les prunelles de Priya glisse vers sa partenaire.
- Enchantée, Priya Blake.
La mannequin tend sa main vers cette inconnue qui n'en est pas vraiment une. En effet sa tête ne lui est pas entièrement étrangère. Fouillant dans sa mémoire, elle tente de se rappeler où est-ce qu'elle a bien pu voir cette bouille sybilique, en vain. Pourtant, voilà un visage qui s'oublie difficilement. La jeune femme dégage une aura bien différente des beautés plastiques qui les entourent. Doté d'un charisme conventionnelle, ses traits n'en demeurent pas moins suffisamment atypiques pour attisent la curiosité de l'esthète averti. Tiago serait certainement ravie de coucher sur sa toile un tel visage.
- Mesdames.
La directrice de casting arrive vers le duo avec en main deux jeans. Un pour chacune. Elle leur indique où se changer et leur fait savoir qu'elles seront les huitièmes à passer devant l'objectif. Parfait, ça leur laissera le temps d'observer les premières candidates et de se faire une idée du niveau.

C'est dans les vestiaires que Priya parvient à remettre le visage de Cori Cometti dans son contexte. En se changeant, la jeune femme a légèrement fait bouger sa perruque, laissant échapper une mèche blonde en dévoilant ainsi son identité. C'est donc une reine de beauté qui va l'accompagner le temps d'un shooting, pourquoi pas?
- Attention Miss Frimapic, on en voit un peu trop.
Sans gène, Priya se saisit de la mèche dérangeante et la cache derrière cette fausse chevelure brune. Plutôt pas mal pour une fausse, elle n'aurait pas deviné sa nature synthétique.
- Alors, les concours de miss c'est terminé? Tu voulais rentrer dans la cour des grands?
Priya sourit sans véritable raison, elle désirait seulement taquiner la jeune femme, titiller un peu son ego de manière à provoquer un semblant d'émotion dans ce corps. Comme pour seconder sa dresseuse, voilà que Mako lui aussi fait son entrée. Lui qui était resté en retrait, pas encore tout à fait remis de sa sieste, se met à grimper sur le corps de Priya pour s'asseoir avec nonchalance sur son épaule. Il observe la Cori, gonfle les narines et tente de jouer les mâles dominants. Protecteur sans raison apparente, il montre les crocs, bombe le torse. La bestiole a le don de se montrer agressif même lorsque la situation ne s'y prête pas forcement.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Cori Cometti
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 462

Région : sinnoh
Dim 10 Fév - 18:00
Elle sent une menace. Elle ne saurait l’expliquer, mais la compétition avec la brune en face d’elle dépasse le simple stade des concours de beauté. Le serpent lui murmure des choses : peste, menteuse, bouche beaucoup trop parfaite pour être naturelle. Elle se passe la main dans ses cheveux, se rend compte de son erreur au toucher de la perruque. Elle essaie de remettre correctement celle-ci, elle ne l’a à peine effleurée. Cette petite bourde lui permet de focaliser son attention sur autre chose que les sifflements incessants du reptile. Ils ne constituent plus qu’un fond sonore « elle est comme nous, fourbe ». Silence.
Priya. Cori essaie de se souvenir des noms de ses concurrentes lors des concours de beauté. Elle se rend vite compte qu’elle n’en a mémorisé aucun. Elle les a toutes écrasées alors rien ne sert de retenir leur identité. Il a bien sûr le nom de Katerine qu’elle ne peut oublier : la miss Rivamar qui lui a chipé le titre de Miss Sinnoh. Pas de Priya dans tous les cas. Que le reptile se calme un peu.

CORI, avec le sourire - Enchantée Priya, je suis ravie que nous fassions équipe. Je suis Cori Cometti.

Cori rejoint également le rang des menteuses. Elle n’est pas du tout ravie de rencontrer la brune. Elle est suffisamment occupée avec le serpent qui loge dans sa tête qu’elle pourrait très bien ne plus avoir de vie sociale. Le serpent cause suffisamment de soucis. Puis, elle doit l’avouer, quelle poisse monumentale de faire la même taille que cette femme au visage si harmonieux, aux lèvres si bien dessinées. Cori bloque un instant sur celles-ci et essaie de ne pas montrer son mécontentement. Le serpent a raison, elles doivent être refaites. Si la brune avait été avec un des pin’s sans forme, elle n’aurait eu aucun mal à briller. Elle aurait pu surveiller de loin Priya, la regarder se mouvoir, noter ses défauts afin de pouvoir les lui foutre dans la face. Là, elle ne sait rien d’elle si ce n’est qu’elle est la plus jolie des vraies brunes. Cette position l’agace au plus haut point et, étrangement, elle en est surprise. Quelques secondes auparavant, elle ne voyait ce shooting que comme un échec concret à opposer à sa mère, que comme un tremplin vers sa nouvelle vie. Ses mains étaient moites, signes que sa place était loin de ces castings ridicules. Il n’en est plus rien. Pour ce dernier shooting du moins, elle ravale ses doutes. Toute cette illégitimité s’est envolée. Elle serre la main de Priya. Cori en apprend plus sur elle-même : si elle n’est plus aussi aveugle et naïve, si elle a toujours l’intention de tourner le dos à ce monde hypocrite, elle a cette rage de vaincre qui ne faiblit pas. Elle est si confiante sur ses atouts, sur son physique. Elle sait qu’elle est capable de tout et notamment du meilleur. Si les autres ne la retiennent pas, ce sont eux les perdants. Son assurance ne faiblira pas. Après tout, elle a décidé de son propre chef de quitter le milieu. Le serpent se réjouit.

Elle sourit à Priya, plus sûre que jamais, tandis que des jeans leur sont distribués. Le numéro 8 leur est attribué. Regarder les shooting des autres durant ce laps de temps est inutile. Toutes les filles sont sans charme et s’y intéresser ne serait que de leur donner un intérêt qu’elles ne méritent pas. Autant tuer dans l’œuf leur espoir de victoire.

Elles sont invitées à se changer par la directrice du casting. Alors qu’elle met ses affaires dans un casier, elle sent sa perruque glisser sur le côté. Une mèche blonde s’en échappe instantanément. Priya saute sur l’occasion.

Agression, danger.

Cori tape, inconsciemment. Elle gifle cette main qui s’est aventurée de trop près de son visage, cette main qui aurait pu se poser contre son cou et serrer, encore et encore jusqu’à ce que le souffle lui manque. Le serpent lui paraît fou, quel affront répète-t-il en boucle, quelle merde pense Cori. Elle n’a pas pu faire autrement. Priya et ses manières de faire la déstabilisent. Ils ne peuvent être dus au hasard, pas depuis l’affaire Dylan et les propos de mémé. Puis, l’appeler par son titre, lui causer des concours. Plusieurs années se sont écoulées et aucun fan ne lui écrit depuis des lustres. Les gens la connaissent pour présenter la météo à présent, et encore, parfois ils se demandent juste où ils peuvent avoir vu ce si joli minois. Alors là, miss frimapic. Elle est surveillée, cela ne peut pas être une coïncidence.

CORI – Qui que tu sois, laisse-moi tranquille. Je n’ai rien à voir avec vous, je n’ai pas parlé. Alors, arrête.

Ne laisse pas filer ta rage Cori, ne baisse pas ta garde lui siffle le serpent. A cet instant, un singe agressif vient se poser sur l’épaule de Priya. La sbire a tenu promesse. Ils seront partout où elle se trouvera. Elle sera épiée jusqu’à poser un genou à terre et se rendre, trop fatiguée pour continuer de lutter. Son cœur s’emballe tandis qu’elle entend les premiers flash de l’appareil photo. Le shooting a commencé et tout le monde se moque bien de ce qui peut se passer dans les vestiaires. Elle perd pied, mais le serpent est là, l’épaule. Jamais, ô grand jamais, il ne lui causera de tort.

CORI tout en posant son regard sur ouisticram puis sur priya et dans un murmure sans aucune intonation – Ta copine n’avait qu’à finir le job, c’est trop tard.

La parano te gagne, douce Cori.



    - avatar par milo jô, call me puella gommetta.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Priya Blake
Coordinateur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 28/10/2014
Messages : 213

Jeu 9 Mai - 0:21
Cori est belle,
créature blonde à la peau de porcelaine et à la poigne de fer, elle a les canines qui se dévoilent en un sourire si parfait qu'il parait faussé. La poupée n'a rien d'un ange, à défaut de mordre, elle gifle. Une claque sèche qui vient percuter la paume de Priya. D'abord surprise, elle comprend que Miss Frimapic n'apprécie pas ses jeux hypocrites. Soit. Mais la suite des événements prends une drôle de tournure. L'esprit embrumé par mille points d'interrogation, Priya tente de faire sens aux propos de sa partenaire, en vain. Elle parle d'un vous avec un air apeuré et une voix bien trop saccadée. Qui que tu sois. Mais Priya n'est personne, ou du moins, elle n'est pas la personne que Cori pense apercevoir.
- OH! On se calme!
Le ton se veut plus grave que ce qu'elle aurait souhaité, Priya a presque gueulé ces quelques mots prononcés si fort qu'ils font se retourner les autres demoiselles venues poser. La brune et la blonde sont devenus centre de l'attention devant un public aux pupilles ébahies. C'est qu'elles ne comprennent pas ce qu'il se passe, et Priya non plus. Elle qui a voulu jouer les taquines se retrouve bien dépourvue devant ce mélodrame incompréhensible.
- Je ne sais pas pour qui tu me prends, mais je ne te flic pas, on ne se connait pas.
Les mots s'enchainent, ils sont soufflés d'une traite avec toujours ces décibels de trop qui finissent par faire s'agiter les oreilles de Mako. Il a senti le danger bien avant sa dresseuse, la bête à du flair. Perché sur son épaule, il a attendu, un peu, beaucoup et puis a fini par ne plus pouvoir résister. D'un bond, le voilà qui saute droit vers Cori. Le singe s'agrippe à la perruque, source du conflit, avant de dégringoler au sol, faute d'appui. Un brouhaha vient envahir la pièce, on entend d'un côté Cori, puis de l'autre les autres filles, et au milieu de tout ça, il y a Priya.
- Mako! Arrête!
La bestiole l'écoute,
malgré lui. C'est qu'il a le sang chaud, et un brulant désir de provoquer la provocatrice.


hors rpg:
 



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Cori Cometti
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 462

Région : sinnoh
Jeu 9 Mai - 23:12
La réaction de Priya la perturbe. Elle peut être vexée d’avoir ainsi été découverte comme, être une parfaite innocente. Cori ne parvient plus à réfléchir, le serpent lui rabâchant de se méfier de ce sourire si parfait. « Une peste, une garce, une … » « tais-toi ! », mais les propos se répètent, s’enchaînent. Elle aimerait qu’il se taise à jamais, elle a après tout d’autres choses à régler. L’attroupement de pintades, attiré par les bruits, est un bon exemple. Bravo et merci, Priya, pour cette magnifique envolée. Cori voit rouge. Elle ne se laissera pas faire, elle en a assez de courber sans cesse le dos. Ils lui feront quoi ? L’étouffer comme Dylan ? La cramer un peu avant, histoire de rigoler ? Merde se répète elle en boucle. Son regard est noir tandis que Priya débite. Le dédain avec lequel ses mots sont prononcés manifeste de la susceptibilité de la personne. Cori a surpris, Cori a déstabilisé la grande brune et cela s’entend. Les intonations, plus ou moins élevées, démontrent la sincérité de Priya : elle a joué, sans connaître les règles que s’impose Cori. La blonde est soulagée, pour un temps du moins. Un singe a pris place sur l’épaule de la brune. Celle-ci ne s’en est peut-être pas rendu compte, encore secouée d’avoir été ainsi rejetée. La créature semble ressembler à sa dresseuse. Il observe, un temps, il écoute et éponge l’agitation alentour. Ses babines se relèvent sur des petits crocs et très vite, il bondit sur la Cocotte. Un hurlement est poussé, interpellant outre les candidates au casting, l’équipe organisatrice « c’est quoi ce vacarme ?! Vous êtes pro ou. ». La phrase est laissée en suspens et pour cause, le pokémon de feu est au pied de Cori, tenant fermement entre ses griffes la perruque brune. La supercherie est levée. Alors que l’incompréhension et l’inquiétude étaient encore visibles dans leurs yeux, toutes affichent désormais un grand sourire. « Pauvre fille » entend-elle. « Je n’aurai jamais osé », « menteuses » conclut le serpent. Cori met un temps pour comprendre ce qu’il vient de se passer. Lorsqu’elle relève la tête, elle croise le regard de la Directrice de casting.

DIRECTRICE portant son regard quelques secondes sur la perruque – Vous n’avez rien compris au message de la marque. Nous voulons de l’authenticité, pas du fake. Vous nous laisserez le jean dans le casier, s’il vous plait. Ça s’arrête là.
Pour vous aussi, adresse-t-elle à la brune. Vous nous avez causé un raffut sans nom, vous ne savez pas vous tenir ? Et ce… macaque. Elle lève les yeux au ciel. Vous m’avez fait perdre du temps, de l’argent, pas mal je dois dire. Pas de ça chez moi. Vous déposerez aussi votre jean. Les autres, le shooting continue et si vous voulez prétendre au contrat, soyez dociles.

L'attroupement se défait aussi rapidement qu'il s'est constitué, laissant sur le carreau le binôme évincé. Cori ne parvient pas à dire ce qu’elle éprouve. La joie de quitter ce monde pourri, la tristesse de n’être jamais parvenue à faire plus que Miss Météo ou alors, juste la honte d’avoir été épiée et moquée? La colère monte. Elle se sait rancunière et assez instable en ce moment. Elle ne veut plus être soumise au danger, mais, au contraire, désire devenir celui-ci. Ces pauvres filles, ces pauvres stupides… Si elles se pensent supérieures, elles ont tout faux. Cori sait, Cori décide. Le départ du casting, elle ne le subit. Elle décide d’y mettre un terme. Elle récupère ses affaires, les fourre dans son tote bag, claque son casier tout en ayant gardé le jean sur elle. Elle estime, en effet, pouvoir se faire ce cadeau. Ceci est relativement petit de sa part, mais que voulez-vous, Cori est agacée.

Elle tourne le dos au shooting, renoue avec l'air frais de décembre. Le ciel est grisâtre comme la façade du bâtiment. Déprimant. Dans ce paysage, à sa droite, elle perçoit la longue chevelure de la brune. Priya a encore été plus rapide qu'elle pour déguerpir. Aux pieds de la brunette, le singe de feu est toujours en dehors de sa pokéball, toujours en transe avec la perruque brune. Elle ne veut pas la récupérer, plus maintenant.

CORI – Ton singe peut garder la perruque, s’il veut.

Elle marque un temps d’arrêt, la rancœur dans sa voix laissant place à un peu plus de douceur. Elle prend conscience que si pour elle, la quête de la beauté s'achève, pour d'autres, la page est loin d'être tournée.

CORI – Désolée pour ... tout ça. J’espère que tu as d’autres plans et contrats en vue.

La concernant, bien qu'elle soit libérée de ce monde de fou, elle est surtout lâchée dans la fosse aux lions. La beauté n'aura, encore une fois, pas payé. Il ne lui risque qu'un seul plan B, le plus farfelu, le plus absurde. Celui où elle sait pertinemment n'avoir aucun talent. Elle a pourtant décidé qu'il en serait ainsi, qu'elle s'en sortirait sortir ainsi. Les pokémons, quelle bizarrerie quand même. Avant de partir, une impression étrange s'impose à elle. Un détail l'obsède davantage à chaque pas l'éloignant de la brune.

CORI – Priya Blake. Comment savais-tu au fait, pour les concours de Miss ?

Si Priya lui sort qu’elle est un fan, le rire partira tout seul. Il sera nerveux, malaisant. Fou ?

don du ciel, amen:
 



    - avatar par milo jô, call me puella gommetta.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Priya Blake
Coordinateur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 28/10/2014
Messages : 213

Ven 10 Mai - 0:59
Le ciel s'abat sur leur caboche et les foudres de la directrice de casting en font de même. Le tout s'est enchainé à une vitesse folle. Il leur a fallu un pauvre échange pour que la blonde comme la brune ne finissent par atterrir à l'extérieur du bâtiment. Fais chier. Priya n'a pas eu le temps de rétorquer le moindre mot, on la sortie du lieu comme une malpropre, une moins que rien, tout ça par la faute de cette maudite Miss. L'agencement la prend aux tripes, ce n'est pas tant la perte de ce boulot qui la dérange, elle en trouvera d'autre, mais la manière dont elle a fini évincée. L'égo le sait, Priya aurait pu toutes les éliminées, ces fillettes aux belles facettes qui n'ont d'exceptionnelle que leur jolis traits. La Blake connait sa valeur, on lui a répété à maintes reprises depuis qu'elle s'est lancée dans le mannequinat, elle a quelque chose en plus. Ces flatteries répétées ne sont pas tombées dans l'oreille d'une sourde, bien au contraire. Chacune à servie à faire gonfler à l'excès cette estime qu'elle a d'elle-même. Et maintenant, là voilà. Le dos collé à ce bâtiment grisâtre, une clope à la main, un briquet dans l'autre. Les brumes de tabac sont lâchés dans la direction de Cori, témoignage implicite de son ressentiment à son égard. Le jeu des provocations ne s'arrête pas là, voilà que l'adversaire en rajoute une couche et charge son attaque à l'aide de cette perruque, source du conflit initial. Priya allait lui dire d'aller se faire foutre, sincèrement. Mais force est de constater que Mako s'est entiché de cette perruque. Alors, un sourire se dessine sur les lèvres carmins de la jeune femme. Elle observe la bête s'amuser avec sa chevelure sublime. L'ironie ne manque pas, la bestiole est depuis toujours la fidèle incarnation de la masculinité la plus abjecte : violent, agressive, fière. On peine à le concevoir jouer les pimbêche avec un tel accessoire, et pourtant. A défaut de parvenir à mettre le couvre-chef, il s'amuse à le mordiller, à le tordre, comme si il cherchait à se venger de sa chute.
- Il va la garder, ne t'inquiète pas.
La voix se veut sèche, pleine d'amertume. Les mots sont presque prononcé sous couvert d'une mâchoire crispée, c'est que Priya se retient d'insulter ce fauteur de trouble à la gueule angélique. La nicotine la calme un peu, mais ce sont surtout ces excuses venus de nulle part qui font s'évaporer sa rage. C'est qu'elle ne s'y attendait pas. Force est de constater que Cori est un être des plus lunatique. Ca ne doit pas tourner rond là-haut. Son crâne parait perforé par une folie douceâtre que Priya ne parvient pas à appréhender. Avec méfiance, elle s'engage dans la conversation.
- Je vais m'en sortir. Ce n'était pas le contrat du siècle.
Il faut dire que depuis quelques mois, la chance sourit à l'ancienne danseuse. Si l'on écarte l'incident d'aujourd'hui, bien entendu. Sa vie s'est transformée en une succession de réussite, les astres alignés, rien ne semble pouvoir arrêter ce brin de femme. Alors tant pis pour aujourd'hui. Il lui faut néanmoins contacter son agent avant que la directrice de casting ne viennent cracher son venin sur sa personne. Priya sort son téléphone de sa poche, sélectionne le contact et laisse ses doigts glisser sur le clavier tactile. Le SMS envoyé, son attention retourne vers sa compère.
- J'ai suivi la compétition, avec une amie (...)
Priya marque un temps de pause. Ca ne dure qu'une demi-seconde, pas plus. Pourtant, c'est suffisamment pour ressurgir le souvenir d'Aïsha. Aïsha qui n'est plus là. Son absence s'est changée en habitude, l'heure des pleures n'est plus. Pourtant, parfois, Priya se surprend à imaginer son visage, à se remémorer son odeur. Elle ne lui manque plus comme avant, et Priya s'en veut pour ça. Les jours, les semaines qu'elle passe sans elle ont perdu en tragédie. Comme quoi, le temps baume toutes les blessures.
- (...) on s'amusait à parier sur les élections de Miss Sinnoh. Ta tête m'est revenue comme ça. T'as l'air moins tarée à la télé.
Sur ces belles paroles, Priya lâche sa clope au sol et l'écarte de la pointe des pieds. Elle ressort son téléphone pour jeter un oeil sur l'heure est constante que son agent vient de lui répondre. Apparemment, elle arrive pour tenter de maitriser les dégâts. Il ne faudra pas que cette histoire remonte aux oreilles de leurs supérieurs. L'image de marque est quelque chose d'important dans le milieu. Alors, elle lui demande de rester dans les environs, elle la recontactera d'ici une heure ou deux. Priya souffle, ce n'est pas qu'elle a quelque part où aller, après tous ces plans pour la journée sont quelque peu avortés, mais elle n'a aucune envie de poireauter aussi longtemps.
- Je vais prendre une bière (...) Tu viens?
A défaut d'être bien entourée, la brunette préfère de loin garder cette âme dérangée auprès d'elle. Sa compagnie ne lui est pas des plus agréables, mais au moins, elle saura l'occuper un temps. Et puis, il faut dire que Cori Cometti est un personnage intriguant. Il ne serait pas inintéressant d'essayer de la cerner.
hors rpg:
 



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Cori Cometti
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 462

Région : sinnoh
Sam 18 Mai - 11:33
Cori sourit et a des raisons de le faire.

Son regard s’est porté sur le singe de feu, agité voire excité, s’en prenant à une perruque dont la superbe n’est que souvenir. À cette vision, le dégoût pour son ancienne partenaire s’amplifie et pour cause, Priya ne fait rien, laisse agir le pokémon sans lui montrer le moindre intérêt à l’image d’un « marche ou crève ». Cori observe et juge. Le singe et la brune relèvent finalement du même combat, celui de la bassesse de ce monde. Fumant une cigarette, accolée contre la façade de l’immeuble, Priya semble s’être donné un style aussi factice que celui de la femme idéale que Cori a pu s’imposer. Une pointe de fierté nait au sein de Cori. Sa supériorité n’est plus à démontrer, le résultat de ce shooting n’aurait rien donné. Cori se défait de ses chaînes et de ce fait, elle se maintient au-dessus de ceux encore limités par une apparence à vouloir donner. Ce sentiment disparait pourtant aussi vite qu’il est apparu. « Pas le contrat du siècle » énonce Priya. Certes, mais un contrat tout de même. Finalement, elles se ressemblent plus qu’elle ne veut le croire.

Est-ce par sympathie, par honte que Cori formule la question sur les miss ? Probablement. La réponse la laisse sans voix. « T’as l’air moins tarée à l’écran ». Tarée, folle, hystérique. L’est-elle ? Le devient-elle ou l’a-t-elle toujours été ? Elle a l’impression d’entendre une seconde voix dans sa tête, mais elle écarte ces hallucinations. La peur d’être folle à lier ne doit pas perturber sa réalité, pas vrai ? « Oui » répond le serpent. Certes, elle a giflé la main de Priya, les a fait expulser d’un shooting. Toute personne est à même de provoquer cela, non ? « Non » lui affirme le serpent, les « tais-toi » fusent. Prise au dépourvu, Cori se contente d’esquisser un sourire, libre de toute interprétation. Elle n’a rien trouvé de mieux sachant que le fait de s’emporter, confirmerait sa folie, et le fait de rire, scellerait également son sort.

Passer vite à autre chose, le temps que Priya regarde son téléphone. Cori est là, telle une potiche. Le terme « tarée » lui colle à la peau. Priya ment, elle n’a jamais rencontré la sbire au sourire carnassier. Elle ne sait pas ce que sont les gens tarés, les gens dangereux. Cori ne l’est pas, pas encore du moins. Elle s’apprête à souhaiter une bonne continuation à la brune lorsque celle-ci l’invite à boire un verre. Drôle de tournure pour deux personnes destinées, quelques secondes encore, à s’en foutre plein la gueule. Elle jette rapidement un œil à sa montre, constate qu’elle n’a rien de mieux à faire à cette heure.

CORI – Pourquoi pas.

Un bar peu éloigné du bâtiment est choisi. Le trajet se fait en silence de sorte que la blonde se met à regretter son choix. Elle aurait pu en finir avec l’épisode Priya, qu’est-ce qu’elle s’embête à aller boire un verre ? Elle aurait pu passer du temps avec son Tiplouf, elle aurait pu. Sur le seuil de la porte, Cori s’immobilise quelques secondes. Elle ne fait pas attention à la décoration, se contente seulement de balayer la salle du regard afin de se rassurer de ne pas voir la moindre trace de la sbire. Personne ne paraît suspect et pourtant, tout le monde a l’air louche. Parano. « Calme-toi, cesse de faire ta tarée ». Cori prend sur elle et entre dans l’établissement. Priya devient son seul repère.

Cori, encore docile, évite toutes boissons alcoolisées. Elle pense aux calories, à la perte de contrôle et se rattrape à la liste, réduite, des thés proposés. Cela ne l’étonnerait pas que Priya lui conseille une camomille. C’est pas mal en plus pour ses nerfs, ouais, c’est un bon plan. Les boissons sont rapidement commandées et l’attente s’installe. Se voulant détacher de la situation et pourtant sujette à regarder partout autour d’elle, Cori se décide à lancer la conversation. Sur n’importe quoi, sur tout ce qu’elle veut ou presque. Le singe en train de bouffer les sachets de ketchup, réservés aux déjeuners et diners, tout en tenant la perruque d’une main est un sujet intarissable.

CORI – Priya, ton pokémon a toujours été si branché perruque ? C’est assez. Silence. Fascinant pour un pokémon de type feu, non ? Bon, mais laissons-le s’amuser. Tu fais quoi sinon, à Unionpolis, à Sinnoh ?

Dans la vie quoi. Tu es qui, Priya Blake ? Parler sans but à une personne, Cori n'a jamais su faire, n'a jamais fait même. Qu’on lui apporte sa camomille, vite.



    - avatar par milo jô, call me puella gommetta.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



C-GEAR
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Sujets similaires
-
» Remettre en question le leadership de Madame Maryse Narcisse !
» Madame Duvivier a-t-elle un programme de gouvernement ?
» Henriette d'Angleterre, dit Madame ... [terminé]
» Henriette d'Angleterre . Madame est arrivée
» Madame Dubois !!!!

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Master Poké :: Le Pokémonde :: Région Sinnoh - 4E G E N :: Unionpolis-