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» Westside Bike.


Nathanael McKoy
Agent Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2013
Messages : 1097

Région : Kantô
Ven 4 Jan - 22:50

Depuis que sa vie a radicalement changé et qu’il a officiellement intégré l’unité de Chaigorski, Nathanael s’est mis au vélo. Jamais auparavant il n’aurait songé prendre une telle décision, lui qui ne quittait quasiment pas sa chambre dans la maison de ses parents et se traînait dès qu’on le forçait à voir l’extérieur ou qu’il devait aller en cours. Et encore, il se laisser porter par les transports en commun, la plupart du temps le bus.

Quand on le voit, ce cher Nathanael, on devine assez facilement qu’il n’est pas un grand sportif. Avec sa frêle carrure, sa taille plutôt dans la moyenne basse pour un jeune homme de son âge et sa peau plutôt pale, on peut pas dire qu’il soit dans les canons de la mode actuelle qui demande un tant soi peu de muscle. Aussi, ses frères ne l’ont pas cru, au début, quand il a dit vouloir se prendre un vélo. Entre son aversion pour le sport et son asthme, c’est clair que même lui, il ne l’aurait pas cru. Cela a commencé lors d’une mission dans les environs où il s’est vu confier un vélo afin de faire le tour des pensions voisines dans un but de prévention.

Ensuite… c’est simple. Il a réalisé qu’il gagnerait du temps à effectuer certains trajets à deux roues plutôt qu’à pied ou même en bus. Parce que oui, c’est pratique par mauvais temps le bus, mais c’est long, avec des arrêts à chaque bout de rue, et parfois être parfaitement autonome est un avantage. De bouche-à-oreille, après en avoir parlé à Wade et Cassandra, cette dernière l’a orienté vers une amie à elle qui se débarrassait d’un vélo. Sauf que celui-ci était un vélo qui avait du vécu, un peu rouillé par endroit, et un vélo de ville… pour femme. Avec la barre centrale légèrement plus basse et un joli panier sur le devant. Pratique, c’est sûr, mais bon.

Ça l’a dépanné et il n’a pas regretté de l’avoir pris. Loin de là. Cela lui fait gagner du temps le matin et lui permet de dormir un peu plus pour aller bosser ou faire des courses. Oui, sauf qu’il est temps d’en changer, maintenant. Hier, les freins se sont bloqués. Sans être expert et toujours curieux, Nathanael a observé le système de frein, il a démonté ce qu’il pouvait mais il a bien saisi que l’usure devait expliquer une grande partie du problème.

« J’ai un pote qui ne jure que par Westside Bike.
- Ah ouais ?
- Oui, apparemment ils s’y connaissent bien et vendent du bon matos. »


Il a gardé le nom en tête quelques jours et maintenant qu’il a enfin un jour de congé, il a prévude s’y rendre. Parce que si y’a bien quelque chose que Nathanael sait, c’est qu’il vaut mieux faire confiance aux recommandations de personnes proches qu’aux avis parfois faussés sur Internet. Et puis, sans vouloir se ruiner, il a mis un peu d’argent de côté depuis qu’il est officiellement agent et veut s’acheter un bon vélo et tout ce qu’il faut pour bien l’entretenir.

Comme son nom l’indique, la boutique est localisée à l’Ouest de Céladopole, dans une zone où Nathanael n’a pas trop eu l’occasion de se rendre. Une fois dans le quartier en question, il observe un instant les environs et fait son curieux face à une boutique de jeux vidéos qu’il ne connaissait pas.

Il faut qu’il fasse gaffe, quand il est dans l’optique d’acheter quelque chose, il lui arrive de s’éparpiller, et ce n’est clairement pas le but. Alors il ressort et regarde sur son smartphone le trajet pour atteindre la boutique en question. Il tourne à gauche, deux fois à droite et… bingo. Il est dans la bonne rue, il regarde un peu plus loin, une grande vitrine avec le dessin stylisé d’un vélo qui ressort en blanc : « WESTSIDE BIKE ». Bien.

Il n’est jamais à l’aise quand il entre dans un magasin, il est toujours stressé à l’idée qu’un vendeur lui saute dessus. Plus d’une fois il lui est arrivé de bégayer sous le coup de la panique pour simplement expliquer qu’il voulait juste regarder. Il s’est même retrouvé à acheter des trucs dont il n’avait pas besoin pour ne pas faire de la « peine » à la vendeuse qui l’avait accueilli avec un grand sourire. Pigeon.

Mais là, il n’y a pas de raison. Après tout, il vient dans un but précis et oui, il a en tête de ne pas partir les mains vides. Il desserre un peu l’écharpe qui orne son cou et il entre. Un léger tintement de clochette annonce son entrée et là… c’est le paradis du vélo. Clairement. L’endroit est vaste et accueillant, des murs en pierres ocres et partout, des vélos accrochés ça et là, la plupart bien rangés à même le sol, mais certains également suspendus aux mur ou surélevés sur des présentoirs. Il y en a de toutes les tailles, tous les styles, toutes les couleurs.

Une fois la découverte passée, il réalise qu’une musique entraînante résonne dans le lieu, et qu’il y a apparemment d’autres clients, un couple affairé auprès d’un vélo avec un vendeur qui discute avec eux et une autre personne, visiblement de dos. Son entrée dans la boutique fait se retourner le vendeur qui le salue :

« Bonjour Monsieur !
- Bonjour.
- Je vous laisse regarder le temps que je termine avec ces messieur-dame, et j’arrive vous voir ?
- Oh oui d’accord, je zieute. »


Parce que oui, dans l’immédiat il faut déjà qu’il voit les gammes de prix et le genre de vélo qu’il recherche. Il s’avance à petits pas curieux lorsque l’autre présent qui était jusque-là courbé vers un modèle se redresse et le salue lorsqu’il passe à côté.

« Bonjour !
- Oh, bonjour. »


Tout dans la posture de ce dernier trahit sa passion du vélo. Il a le corps des cyclistes, difficile de dire autrement. Fin mais musclé, il a une tenue proche du corps, de celles des pros du vélo que l’on voit à la télé lors du Tour de Kantô. Une combinaison verte qui ne laisse que peu de surprise quant à son anatomie et accentue le galbe de ses impressionnants mollets… ce qui renforce d’autant plus dans l’esprit de Nathanael combien lui-même n’est qu’un gringalet en comparaison. Cela ne l’a jamais spécialement gêné, mais il remarque que l’homme en question n’est pas spécialement vieux. Quelques années de plus, à peine. Il lui sourit.

Nathanael n’a jamais eu trop de problème à dire bonjour à des inconnus, mais il y a dans la posture de ce jeune homme quelque chose d’amical. Pour preuve, il a les yeux légèrement brillants et le questionne : « Tu aimes les vélos ? »

C’est direct, et dans un endroit comme ça, cela peut tomber sous le sens. « Euh, disons que je m’y suis mis depuis peu… c-c’est pratique quand on habite en centre-ville. » Il ne sait même pas pourquoi il lui raconte ça, en vérité Mais il est vrai que c’est ce qui explique sa présence ici. Nathanael ne relève même pas le tutoiement qui a l’air des plus naturels dans la bouche de l’autre homme.

« Oui, mais c’est aussi génial en dehors de la ville ! Tu devrais essayer, il y a de superbes parcours qui passent par la forêt de Jade et les chemins de randonnées vers Jadielle ! Même l’hiver, c’est top, tôt le matin on voit les oiseaux et tout…
- Ah ? Euh… j-j’imagine. »


L’enthousiasme de l’interlocuteur est impressionnant, il maîtrise clairement son sujet. Tout en parlant, le regard de l’inconnu glisse sur un vélo juste à côté, qu’il juge avec appréciation. « C’est du beau matos ça. A Azuria ils n’ont pas autant de choix.
- Ah, vous êtes d’Azuria ?
- Pas de formalités entre cyclistes voyons ! Mais oui, je m’appelle Woody, et toi ?
- Nath, enchanté. »


L’autre l’observe un instant en hochant la tête, il a un visage fin et des traits marqués, signe d’un mode de vie sportif jusqu’au bout des ongles. Il est légèrement plus grand que le McKoy mais c’est bien ses jambes longilignes et arquées qui attirent l’attention, en plus de ses mollets musclés. Le genre de type dont on devine la passion à des kilomètres, même sans son attirail de cycliste : la combinaison, les fines chaussures de sport, le sac à dos et le brassard pour smartphone autour du bras droit. Ses cheveux en pétard châtain retenus par des lunettes de soleil vissées sur le crâne et ses yeux clairs adoucissent son allure. Il paraît dynamique et bienveillant, même s’il ne s’embarrasse clairement pas de détour dans la conversation.

« Du coup, t’es là pour quoi ?
- Bah… on m’a dépanné d’un vieux vélo jusque-là mais c’est un modèle pour femme mangé par la rouille, je me suis dit qu’il était temps que je m’en prenne un bien, neuf.
- Oh oh. Bonne décision ! »


Au loin, la voix du vendeur se fait retentir :

« Hé Woody, n’effraie pas mon client !
- Mais non, ne t’en fait pas Thom, je le bichonne au contraire ! Je vais le conseiller ! »


Et l’oeil brillant Woody qui le scrute : « Si tu me dis ce que tu recherches, je peux te trouver la perle rare qui va te correspondre !
- … Ok. Je suis pas expert donc je suis preneur de conseil ! »


Un sourire ravi glisse alors sur les lèvres du dénommé Woody.


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Nathanael McKoy
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Dim 6 Jan - 15:05
Woody est clairement aux anges en entendant la réponse que lui fait le jeune Nathanael. Il faut dire que pour un habitué des vélos comme lui, pouvoir conseiller quelqu’un et partager sa passion, c’est génial. Le McKoy ne le devine pas, mais il a en face de lui un éleveur connu pour sa folie du vélo et toujours à même de discuter avec les gens qui croisent sa route. Il n’aurait pas pu tomber sur meilleure personne pour l’aiguiller dans son choix.

La preuve, l’homme le questionne assez rapidement tout en se faufilant entre les rangées de vélos. Les questions sont nombreuses, de sa taille à ses habitudes de route, de savoir s’il allait se contenter de déplacement sur Céladopole en centre-ville ou s’il allait avoir besoin d’aller plus loin, sur des chemins de campagne ou des routes plus escarpées. Il le questionne aussi pour savoir s’il est à l’aise avec des vélos de course, des guidons plus ou moins élevés et des poignées plus ou moins incurvées. A tout ça, Nathanael prend le temps de répondre comme il le sent. Tout en ajoutant :

« Je cherche un truc confortable et je pense que je serais amené à faire de la ville mais aussi de l’extérieur. » Il ne s’étale pas vraiment sur son métier, il reste toujours prudent avec ça, mais il sait qu’il peut très bien avoir des raisons de ne pas se contenter des routes bien bétonnées de Céladopole. Ne serait-ce que s’il envisage de faire le trajet jusqu’à ses parents ou ses frères à vélo. Il vaut mieux envisager toutes les conditions possibles.

Face aux questions plus techniques, comme le genre de freins il se permet d’admettre ses lacunes.

« Euh… qu’est-ce qui est mieux ?
- Ça dépend de tes habitudes en fait, et des surfaces sur lesquelles tu roules. Le plus fréquent, ce sont les freines à tirage sur la jante, mais les cantilevers sont pas mal aussi. »


Nathanael est du genre à bidouiller, toujours. Sur le vélo qu’on lui a passé jusque-là, il a déjà démonté le système de freins au mieux pour comprendre pourquoi ça frottait autant, et toutes les précisions de Woody, il les enregistre précieusement dans son esprit. Parce que ça l’intéresse réellement. Tout comme il désassemblait les ordinateurs et autres montres quand il était enfant, afin de comprendre « l’intérieur », il se penche pour voir au mieux ce que lui montre l’autre cycliste, pointant du doigt différentes pièces sur les vélos de présentation. Woody a l’air de comprendre l’intérêt réel de Nathanael pour tout ça, et se fait un plaisir de préciser ce qu’il sait sur les différents types d’étriers, de patins et autres V-brakes. Il met aussi en garde le jeune homme quant aux freins à rétropédalage et freins à tambour qui peuvent être casse-gueule pour qui ne s’y connaît pas forcément.

De loin, le vendeur les surveille du coin de l’œil, tout en terminant de s’affairer avec le couple qui lui confirme l’achat d’un vélo. Même s’il n’entend pas tout ce que dit Woody, le dénommé Thom est rassuré de voir qu’il guide le jeune homme au mieux et lui présente différents types de produit. Pour le moment, ils n’ont pas encore parlé argent. Nathanael a dit vouloir des conseils, on peut dire qu’il en a. En effet, c’est avec la même application que l’éleveur lui parle désormais des selles et des potences. Pour être honnête, le McKoy ne savait même pas que ça s’appelait ainsi.

« De ce que tu me dis, un VTC pourrait être pas mal pour ton usage… mais sans partir dans les clichés de vélo de ville, y’a des VTC bien conforts et robustes qui tiennent bien sur les chemins de forêt. Faut juste les roues qui vont bien. »

A discuter ainsi, ils se font une idée du genre vélo que le plus jeune recherche. Woody est à l’aise comme un poisson dans l’eau dans cette boutique et Nath se permet : « Mais… tu es juste fan de vélo ou tu en vends aussi ?
- Ahah non, c’est ma passion, je vis vélo ! Mais en vérité je suis éleveur.
- Oh ?
- Ouep, le vélo et les pokémons, c’est mon truc ! D’ailleurs, si un jour tu passes à Azuria avec le vélo qu’on va te trouver, hésite pas à faire signe ! T’es dresseur ?
- Oui, j’ai un badge.
- C’est pas mal ! »


Ils continuent à parler et rapidement, se positionnent différents quelques modèles.

« Maintenant, faut voir un peu ton budget… parce que comme tu peux le voir, y’en a de toutes les gammes. »

En effet, les étiquettes affichent des prix bien différents les uns des autres, certains coûtent 3500$ quand d’autres sont plus raisonnables, dans les 500$. Nathanael ne veut pas passer pour un radin, d’autant qu’il s’agit là de son mode de transport principal, mais il sait qu’il n’a pas non plus 3500$ à mettre dans un vélo.

« Je… je veux de la qualité. Après je vais être honnête je peux pas mettre 2000$ dedans. » Il sent ses joues qui s’empourprent un peu. C’est peut-être de famille, mais il n’a jamais aimé parler argent, non pas que ce soit tabou mais il ne sait jamais s’y faire. D’autant que maintenant qu’il travaille, il s’en sort correctement, son studio est minuscule et ne le ruine pas et il n’a pas de charges particulières… seulement, il sait quand même il ne peut pas dilapider son salaire comme ça. Alors oui, il ne pourra pas monter à plus de 1000$.

« T’inquiète, ces modèles-là, » Il montre du doigt les gammes les plus chères. « ce n’est pas pour des usages du quotidien, c’est pour les amateurs de courses ou ceux qui veulent de la marque à tout prix. Il y a de bons modèles sans claquer autant de thune, je te rassure. »

C’est à ce moment-là que le vendeur s’avance vers eux. Tout à leur échange, le duo n’a pas réalisé que le couple a quitté la boutique. « Bien, messieurs, vous en êtes où ?
- On commence à voir un peu les modèles et le budget.
- D’accord, plutôt quoi ? VTT, VTC ?
- VTC.
- Ok, et quel budget ?
- Hum… 800$ - 1000$ ?
- Ah, ça va, on pourra trouver de quoi faire. Je m’appelle Thom au fait, enchanté.
- Nath’, de même. »


Le McKoy ne sait pas si c’est ce fameux « esprit vélo » dont il a parfois entendu parler, mais il se surprend à discuter facilement avec les deux hommes, sans se mettre trop de pression, sans trop bégayer non plus. Et si Woody l’a vu écorcher deux ou trois mots, il n’en a rien dit. Alors le trio s’affaire auprès de différents modèles, là encore, des détails techniques sont clarifiés comme le type de roue, le porte-bagage et différents accessoires bien utiles. Il précise d’ailleurs :

« Je n’ai pas grand-chose, mais je comptais aussi me prendre un kit de réparation.
- Et des chambres à air ! Si tu fais de la ville, ça va être indispensable avec toutes les merdes qu’on trouve parfois sur les pistes cyclables…
- C’est sûr, et une bonne pompe, si tu n’as pas déjà.
- D’accord. »


Il faut admettre qu’il n’est pas un client difficile. En même temps, il le savait avant même d’entrer dans la boutique, s’il veut se mettre au vélo bien comme il faut, autant qu’il parte sur de bonnes bases avec tout ce qu’il faut. Il n’a pas la sensation que le vendeur cherche à le plumer mais plus à le conseiller comme il faut. Alors il acquiesce.

Finalement, bien une heure après être entré dans cette boutique de Westside Bike, il se retrouve à payer ses différents achats. Un superbe VTC tout noir, bien ajusté à sa taille et au guidon confortable, des roues qui vont bien et tout l’attirail nécessaire pour les réparations au cas où. Un porte bagage et un système de sacoches à mettre au besoin à l’arrière. Il est équipé.

« Bien, si y’a quoique ce soit, besoin d’ajuster des trucs on fait le service après-vente et si c’est juste un boulon qui saute ou un truc qui va pas, c’est gratuit, tu passes là et on te fait ça direct à l’atelier. » Thom explique ça en pointant du doigt la zone qui sert d’atelier, de l’autre côté de la boutique.

« Hésite pas.
- Ça marche, merci beaucoup pour vos conseils en tout cas !
- De rien, et si tu passes sur Azuria, ma porte est ouverte ! Je tiens un blog W-rider, si t’es curieux, j’ai plein d’astuces et de trajets sympas que je présente pour découvrir la région autrement.
- Ok, je regarderais ça ! »


Il les salue une dernière fois et quitte la boutique, avec un tintement de clochette en passant la porte. Maintenant, il a un super vélo.


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Nathanael McKoy
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Région : Kantô
Dim 6 Jan - 16:00

Avant de monter dessus, il a quand même une légère appréhension. C’est idiot, sachant qu’il vient de tout tester avec les deux compères de la boutique… mais il n’y peut rien. Des fois on se dit que face au vendeur, tout va bien, et que c’est ensuite qu’on a de mauvaises surprises, parfois. Peut-être pour aider à son courage, il décide de sortir Mizo, son Luxio. Même sans raison particulière, il ne sort plus sans deux pokéballs avec lui, et cette fois-ci c’est ce brave Mizo qu’il a sélectionné, pendant que d’autres dorment bien au chaud dans leur pokéball ou sur le canapé de son studio (il pense à Eli la Lainergie, qu’il a quitté alors qu’elle était à somnoler recroquevillée en une petit boule de poils).

Il apprécie son Luxio pour cette espèce de force déterminée qu’il incarne souvent. Dès qu’il apparaît, que ce soit pour combattre ou simplement se balader, il a toujours un air assuré et la volonté d’aller de l’avant. Une droiture de caractère que Nathanael est loin d’avoir et qu’il apprécie à ses côtés. Alors, tout en laissant reposer son vélo sur le mur d’une boutique voisine à Westside Bike, il fait apparaître la créature électrique et lui grattouille rapidement la fière houppette sur la tête.

« Coucou Mizo ! T’as vu mon vélo, tout neuf ! Un vrai vélo de compet’ ! »

Il exagère un peu, mais c’est vrai qu’il en est fier. Ce n’est pas tout les jours qu’on fait un tel investissement, hein ! Tout content, il monte dessus et se met à pédaler. Il y a un peu de monde dans la ruelle et il avance prudemment, testant les freins et le confort de la selle.

C’est en progressant qu’il se rend compte que le Luxio n’est pas à ses côtés, lui qui aime bien courir quand il en a l’occasion, pourtant. Intrigué, l’agent se retourne et constate en fronçant les sourcils que son pokémon est à la peine, quelques mètres en arrière. Il fait demi-tour et revient en vitesse à son niveau.

« Mizo ? » Le pokémon lève le visage et l’observe à travers ses yeux couleurs or… il n’a pas l’air bien. Et là, un coup de panique. Le dresseur s’empresse de poser pied à terre et descend du vélo. Il fait à nouveau reposer l’engin contre un mur tout proche et s’agenouille face à son pokémon. Il s’en veut de ne pas avoir identifié de suite que celui-ci n’allait pas bien dès qu’il l’a fait apparaître. Aveuglé par son nouveau vélo, il a été… égoïste ? Négligeant, en tout cas.

« Hé, Mizo, ça va pas ? Tu as mal quelque part ? » La créature a la tête baissée et gémit légèrement. Cela ne fait qu’accroître l’inquiétude du jeune homme. De sa sacoche, il s’empresse de sortir une bouteille d’eau, en vide un peu dans le creux de sa main et la porte aux lèvres du pokémon. « Bois un peu, ça va te faire du bien. »

C’est ce qu’il espère en tout cas. Faiblement, le Luxio lape un peu d’eau mais sans grande conviction et quand il croise les pupilles noisettes de Nathanael il a l’air toujours aussi mal. L’agent cherche s’il n’a pas autre chose dans son sac qui pourrait aider il trouve un gâteau qu’il avait du laisser là, pour quand il n’a pas pris de petit-déj’ avant d’aller bosser et l’ouvre, espérant que son pokémon accepte de manger un peu.

« Mizo, tiens, goûte ça. » Il tend un morceau de gâteau face à la créature mais celle-ci tourne la tête, visiblement pas intéressée. Que faire ? Tournant la tête, Nathanael ne voit pas d’indicateur d’un centre pokémon tout proche. Dans l’hyper-centre et vers son quartier de Céladopole, il sait parfaitement se repérer, mais ici il n’est pas familier des lieux.

Il prend alors la décision la plus évidente… revenir sur ses pas. Avec un peu de chance, Woody est toujours dans la boutique, il a dit qu’il était éleveur, peut-être qu’il pourra l’aider ? Rapidement, il cherche un poteau auquel il peut attacher l’antivol tout neuf qu’il vient de prendre, il manquerait plus qu’on lui prenne son vélo ! Et dès que celui-ci est attaché bien comme il faut, il se précipite vers le Luxio qu’il récupère entre ses bras. L’animal n’est pas petit ni léger, mais il est clairement faible et a du mal à se mouvoir. Heureusement, ils sont tout proches de la boutique.

A nouveau, le tintement de la clochette annonce son entrée. Les deux hommes sont toujours là, à discuter vers le comptoir qui sert de caisse. Lorsqu’il arrive, ils tournent leurs visages en sa direction.

« Nath’ ?
- Un problème avec le vélo ?
- Non non… c’est mon pokémon. »


Les deux hommes doivent comprendre que quelque chose ne va pas car ils s’approchent. C’est Woody qui prend les devants. « Un Luxio ? Qu’est-ce qu’il a ?
- Je ne sais pas, je viens juste de le sortir de sa pokéball, il est tout faible.
- Oh. »


Clairement Thom n’a pas l’air de savoir trop quoi faire, et c’est bien l’éleveur qui réagit instinctivement. « Je vois, viens. »

Ils vont vers la partie atelier et rapidement Thom fait un peu de place sur une table, tous les trois portent le pokémon pour l’allonger. « Thom, si t’as une couverture, quelque chose ?
- Oui, j’vais chercher ça. »


La panique doit se lire aisément sur le visage du jeune agent : « Je ne sais pas ce qu’il a, hier soir il allait très bien. Je lui ai donné un peu d’eau mais il a refusé de manger. Je… je ne sais pas où se trouve le Centre Pokémon le plus proche, ici.
- C’est plus bas mais c’est pas tout à côté. »
Explique le vendeur en revenant avec une épaisse couverture un peu sale, de celle que l’on met parfois dans le coffre d’une voiture, pour dépanner. « Tenez, ça pourra faire l’affaire.
- Oui, j’ai l’impression qu’il est un peu froid. »


Avec des gestes qui traduisent l’habitude, Woody glisse ses mains sur la gueule de l’animal, derrière ses oreilles, son cou et sa fourrure. Le plus doucement possible, il glisse ensuite l’index sur la truffe du Luxio, celui-ci s’agite un peu. « Je pense qu’il a pris froid, un rhume ou quelque chose comme ça. Je reconnais certains symptômes. En tant qu’éleveur, on fait toujours en sorte de s’y connaître un minimum. »

Cela rassure un peu Nathanael, ensemble, ils emmitouflent la créature dans la couverture. Le pokémon qui est habituellement toujours un peu sur ses gardes se laissent faire, tandis que le McKoy lui murmure des mots rassurants : « Ça va aller Mizo. » Il l’espère. La couverture est grande et ils improvisent une espèce de coussin avec une partie roulée en boule, pour surélever la tête de l’animal, puis Woody revient avec différents pokéblocs. « Réflexe d’éleveur, j’ai toujours des Pokéblocs sur moi, je sais ce qu’on va faire. » Il cherche autour de lui et récupère une tasse vide posée dans un coin, avec le pommeau d’un tournevis qui se trouvait là il écrase deux pokéblocs de couleurs différentes. « Tu as une bouteille d’eau avec toi Nath ?
- Oui, tiens. »


Il mélange ensuite la poudre à un peu d’eau et présente la tasse au pokémon. « Mizo, c’est ça ? Il va falloir que tu boives ça mon pote, c’est pour toi. »

Le pokémon a l’air méfiant et tourne la tête vers Nathanael qui lui sourit en guise d’encouragement. « Oui, vas-y. »

Mizo consent alors et lape tout doucement le contenu de la tasse penchée vers lui. Il prend son temps mais finalement arrive au bout. « Super, ça va te faire du bien. » L’agent scrute son allié avec attention, se sentant toujours coupable même sans savoir réellement de quoi. En le faisant apparaître il aurait dû réaliser que quelque chose n’allait pas. Il devrait savoir comment réagir dans ce genre de cas… non ? Il ne sait pas. Mais il se sent honteux et tourne un regard penaud vers les deux autres hommes qui fixent eux aussi l’animal avec attention.

« Je… je suis désolé du dérangement, je savais pas quoi faire.
- Ne t’en fais pas, c’est normal de s’entraider ! Je pense qu’il vaut mieux le laisser se reposer un peu.
- Et puis, ça fait un peu d’animation dans la boutique ! C’est calme en général à cette heure-là. »


Woody et Thom le prennent à la rigolade mais Nathanael est clairement gêné. « … Merci. »
Sentant sa gêne, le vendeur annonce : « C'est normal, je préfère savoir que ton Luxio se rétablit, c’est ce qu’il faut ! Un café, ça vous dit ? »

L’éleveur acquiesce et l’agent en fait de même. Rapidement, ils se retrouvent autour d’une table dans l’arrière-boutique, avec toujours une vue sur l’entrée du magasin et sur l’atelier où le Luxio s’est visiblement endormi. « Je lui ai donné un mélange à base de baies et d’herbes, ça devrait lui donner un peu de force, laissons-le dormir un peu et ensuite on l’amènera au Centre Pokémon.
- Oh… mais je ne veux pas abuser, c’est déjà extrêmement gentil à vous.
- Ne t’en fais pas. »


Alors il se tait, toujours sous le choc face à tant de réactivité et de bienveillance de la part de cet homme qu’il ne connaissait pas il y a deux heures de cela.


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Nathanael McKoy
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Mer 9 Jan - 22:57

Assis autour de la petite table, Nathanael fait plus ample connaissance avec Woody qui lui détaille sa pension, pas bien grande mais un cocon d’amour (pour reprendre ses mots). L’agent se laisse porter par l’enthousiasme de l’autre homme, interrompu brièvement par le retour de Thom, qui porte un petit plateau avec trois tasses.

« Ces messieurs sont servis !
- Au moins, si un jour la boutique ferme, tu pourras te reconvertir en serveur hein !
- Me parle pas de malheur toi ! »


Clairement, il y a une familiarité entre les deux qui ne trompent pas. Woody n’est pas simplement un client passionné, il doit être habitué des lieux et de son gérant. En les scrutant, Nathanael hasarde :

« Du coup, vous vous connaissez par la boutique ?
- Non, on a grandi dans le même coin en fait, en périphérie d’Azuria et on faisait parti d’un club de cyclisme. C’est ce qui nous a rapproché à l’époque.
- Et maintenant que j’ai ouvert Westside, il squatte dès qu’il le peut !
- Tututu, t’es un radin qui fait même pas de rabais pour les amis.
- Menteur. »


L’échange fait sourire le plus jeune, même s’il ne peut s’empêcher de jeter un petit regard en direction de l’atelier ou son pokémon est toujours allongé, endormi. Woody le remarque et murmure : « Ne t’en fais pas, il va se remettre, il reprend des forces déjà, j’en suis certain. » Il a l’air confiant et Nathanael faute de mieux ne peut que le croire. Il souffle un peu sur la tasse de café fumante et la porte à ses lèvres. C’est un café noir de chez noir, il a l’habitude de le sucrer en général… il essaie de ne rien laisser paraître mais peut-être qu’une crispation réflexe se lit sur son visage car Woody se marre :

« Ah ça, le café de Thom… vaut mieux qu’il se contente de vendre des vélos, j’suis bien d’accord !
- Hé mais… j’ai rien dit.
- Roh ça va hein. Je peux chercher mais j’crois pas que j’ai du sucre, désolé.
- Non ça ira c’est très bien.
- T’as de la chance, il est poli le p’tit. »


Nathanael ne relève pas et la conversation reprend son cours. Il n’a aucune idée de combien de temps ils passent ainsi mais le temps défile et c’est le téléphone de la boutique qui les ramène un peu face à la réalité, eux qui s’étaient mis à parler pokémon et actualité. Un client appelle visiblement pour demander des renseignements et que Thom s’empresse à donner en s’approchant de différents modèles de vélos. Pendant ce temps, Woody se lève et Nathanael le suit. A petits pas ils vont voir le Luxio que la sonnerie du téléphone a visiblement réveillé. Il a l’air de ne pas bien savoir où il se trouve et observe avec de petits yeux autour de lui. Son dresseur se précipite à ses côtés et lui murmure : « Hé Mizo, je lui ça, ça va aller. Tu m’as fait peur... »

De son côté, Woody passe sa main dans le pelage de la créature et secoue la tête : « Son corps est plus chaud, c’est mieux. Si tu veux je peux te guider vers le Centre Pokémon, j’ai mon side-car juste là. »

En effet, il pointe du doigt un superbe vélo vert et un side-car qui est attaché, posé dans un coin de l’atelier. Nathanael ne l’avait pas remarqué jusque-là.

« Oh bah, c’est gentil. »

Toujours le visage baissé en direction de son Luxio dont il continue à grattouiller la houppette, il lui annonce : « On va faire en sorte que tu sois soigné bien comme il faut, mais je vais avoir besoin que tu me fasses confiance, et que tu fasses confiance à Woody, tu vois, c’est lui qui t’as redonné un peu d’énergie. »

Le pokémon n’a pas l’air de comprendre mais lorsque Nathanael l’emmitoufle dans la couverture et fait en sorte de le descendre de la table, avec l’aide de l’éleveur, la créature a quelques mouvements brusques, apeuré. L’agent répète des mots doux pour le rassurer et fait de son mieux pour le positionner dans le side-car, sous les conseils de Woody. « Il n’y en aura pas pour longtemps, dix minutes un quart d’heure. »

Ils s’organisent donc et prennent la direction de la boutique, alors que Thom est toujours affairé au téléphone :

« Thom, on file au Centre pokémon, je reviens ensuite.
- Merci pour tout ! »


Rapidement, le vendeur couvre de la main le téléphone et leur fait un sourire : « Pas de souci, bonne continuation pour le vélo Nath’, si y’a besoin, j’suis à disposition ! »

Une fois sorti et tout en rassurant Luxio sur le fait qu’il n’est pas loin, le McKoy récupère son vélo tout neuf et enlève l’antivol. Il se hisse ensuite dessus et se positionne derrière le side-car de Woody. Le duo chemine plutôt bien tout en se faufilant entre les passants dans les rues piétonnes. Après plusieurs minutes de route, ils tournent à sur la droite et atterrissent sur un boulevard très fréquenté. Ils progressent encore quelques instants jusqu’à ce que la devanture caractéristique d’un Centre pokémon soit visible. Ils attachent ensuite leurs véhicules et Nathanael récupère Luxio, qui a l’air toujours faible et désorienté. Il pèse son poids mais il ne viendrait pas une seconde à l’esprit du jeune homme de s’en plaindre ou demander de l’aide. Quand ils arrivent dans le hall d’entrée du centre, une jeune femme arrive rapidement à leur niveau.

« Messieurs bonjour, que se passe-t-il ?
- C’est mon Luxio… je ne sais pas, il allait bien hier et là quand je l’ai sorti de sa pokéball, il était tout faible.
- Je confirme, je suis éleveur je lui ai donné un mélange de baies... »


Tout en progressant en direction d’une pièce que la jeune femme leur indique, Woody se lance dans quelques explications médicales qui intéressent clairement l’infirmière pokémon. Elle hoche la tête et pose quelques questions à Nathanael concernant les dernières activités de l’animal et son alimentation. Puis elle annonce : « Je vais avoir besoin de le mettre en observation quelques instants, je vous invite à patienter dans la salle d’attente, je vais revenir vers vous. Pensez à vous enregistrer à l’accueil, Monsieur… ?
- McKoy.
- Bien, à tout à l’heure. Rassurez-vous tout de même, je pense que ça ne va être que passager, un manque de vitamines peut-être. »


Woody et Nathanael retournent alors à l’accueil où le plus jeune s’enregistre au comptoir, en montrant son Pokédex tandis que Woody l’accompagne, comme un soutien moral improvisé. Ils s’assoient ensuite là où d’autres dresseurs plus ou moins rassurés patientent également.

« Merci beaucoup Woody, désolé d’avoir bouleversé ton après-midi.
- Ne t’en fais pas, j'aime l'imprévu ! »


Ils discutent ainsi et Nathanael remarque un distributeur de snacks et autres gateaux.

« Tu veux quelque chose ?
- Non ça ira.
- J’insiste, je te dois bien ça.
- Ok bah… des gâteaux feront l’affaire. »


Il se lève alors et s’approche de l’une des machines quand une mère de famille tenant un petit garçon par la main arrivent juste devant lui. L’enfant pleure à grosses larmes et la femme qui l’accompagne paraît dépassée. Elle lui tient fermement la main puis, face à la machine, récupère son porte-monnaie. Nathanael fixe distraitement le tout petit qui pleure et attend, comme le ferait tout le monde dans ce genre de situation.

Seulement, la dame soupire et s’agite, elle cherche quelque chose dans le porte-monnaie puis dans le sac, avec un air désolé. Nathanael comprend vite qu’elle ne trouve pas de monnaie. Il réagit alors instinctivement. Peut-être est-ce l’endroit, le contexte ou cet enfant qui pleure ? Peut-être aussi est-ce sa bienveillance naturelle qui s’éveille, aussi. Toujours est-il qu’il se met à sourire et s’approche un peu, sur le côté.

« Madame, je peux vous aider. Vous voulez prendre quoi ? » Celle-ci se tourne vers lui avec un regard étonné. Elle a un visage rond et des cheveux attachés en arrière dans un chignon qui se défait de plus en plus. Clairement, elle a l’air épuisée et ne semble pas bien comprendre. Il sort son porte-feuille et accentue son sourire.

« Oh euh… non mais je cherche je suis convaincue d’avoir une pièce !
- Ne vous embêtez pas, je vous l’offre.
- Mais…
- Ça me fait plaisir.
- Je… je ne veux pas abuser. »


Lui qui a profité de l’aide providentielle de Woody et Thom, il peut bien aider à son tour cette femme et son enfant, ce n’est pas payer pour un petit quelque chose dans un distributeur qui va le ruiner. Il affiche un air doux et se penche vers le garçon qui pleure toujours.

« Hé, c’est un gros chagrin ça. » Il n’a jamais forcément été à l’aise avec les enfants, mais là, il a l’impression que c’est une évidence, ça ne s’explique pas. De toute manière, on s’en sort toujours mieux avec les gamins qu’on ne connaît pas. Pour preuve, le garçon a un petit hoquet surpris et le scrute de ses prunelles sombres, sous ses larmes. « Tu veux des gâteaux du distributeur ? » Tout en questionnant, Nathanael pointe du doigt les différents produits en rayon dans la machine. La mère est gênée mais regarde faire. L’enfant hoche doucement la tête, comme en hésitant.

« Tu veux quoi ? » Le petit s’attarde un instant et pointe du doigt l’un des produits, des gâteaux fourrés au chocolat. « Ah, ça tombe bien, c’est ce que je pensais prendre aussi ! Ils sont bons ceux-là ! »

Rapidement, il s’avance et glisse la monnaie dans le distributeur. A l’aide du pavé numérique il sélectionne une fois le produit en question et un paquet de gâteaux tombe dans la machine. Il refait l’opération une deuxième fois. Il récupère ensuite le tout et tend un paquet à la mère. Celle-ci a les joues un peu rosies comme si elle ne savait pas où se mettre, glisse le paquet dans son sac et le remercie chaleureusement.

« Vous êtes bien aimable jeune homme, je ne sais comment vous remercier.
- C’est rien.
- Mon petit Enzo est inconsolable, notre Delcatty est bien malade, il est hospitalisé depuis hier.
- Oh, je comprends... »


Elle sort un tissu pour essuyer au mieux les larmes de son fils qui remue la tête sans vouloir se laisser faire. Le jeune geek tente : « Enzo, si tu arrêtes de pleurer, tu pourras manger des gâteaux. C'est mieux les gâteaux que les larmes, non ?» C'est clairement maladroit et n'importe qui pourrait comprendre qu'il n'est pas bien doué pour ça, mais l'enfant le regarde un instant et renifle. Ce n'est pas dit qu'il ait complètement compris, mais la perspective des gâteaux fait son effet.

Le trio s’écarte un peu de la machine car d’autres personnes attendent derrière. Woody les observe et instinctivement Nathanael avance en sa direction. Finalement ils s’assoient sur des sièges qui se font face et la mère tend à son fils un gâteau du paquet alors que le McKoy en fait de même avec Woody.

« Je suis Nathanael, et voici Woody.
- Enchantée, je suis Maria, et mon fils Enzo, donc. Enzo, remercie le monsieur pour les gâteaux. »


La bouche pleine de gâteau, l’enfant fait un son ressemblant vaguement à un merci, tout en reniflant bruyamment. Nathanael le fixe avec un sourire : « Tu sais, moi aussi j’ai un pokémon qui est malade, c’est pour ça que je l’ai amené ici. Je sais qu’ils vont bien s’occuper de lui.
- Oui Enzo, tu sais il ne faut pas pleurer, les infirmières s’occupent bien de Delcatty, tu vas voir. »


Woody doit avoir compris ce qui se passe et tout en croquant un gâteau ajoute :

« Ah ça, ce sont des super-héros ici, c’est certain ! Ils vont faire tout ce qu’il faut pour remettre ton pokémon sur pied ! »


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Nathanael McKoy
Agent Kantô

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Région : Kantô
Mer 16 Jan - 23:31

Autant pour Nathanael que pour Maria et son fils, une certaine tension est palpable. Après tout, même si le décor est accueillant, un centre pokémon reste un centre pokémon, et si on y vient pas pour des échanges avec d’autres dresseurs, les raisons de s’y attarder sont rarement bonnes. Le McKoy travaille à ne rien laisser paraître de son anxiété et, en croisant le regard sombre de la mère, se doute qu’il en est de même pour elle. Il n’a aucune idée de ce que doit avoir le Delcatty d’Enzo, mais s’il est hospitalisé depuis plus de vingt-quatre heures, ça ne doit pas être anodin. Il espère qu’il n’en sera pas de même pour lui…

Mais il essaie de ne pas s’appesantir sur ce point et se laisse porter par la conversation de Woody. Dire qu’il ne le connaissait pas il y a deux heures ! Cet homme est providentiel car il a le sourire facile et un entrain naturel. Preuve en est que le petit Enzo ne le quitte pas des yeux alors que l’éleveur parle avec enthousiasme de soin qui avaient été apportés à l’un de ses pokémons, un jour qu’il était venu dans ce centre pokémon.

« Et tu vois, depuis, je sais que quand je viens dans un lieu comme celui-ci, je peux leur faire confiance ! »


Peut-être est-ce par mimétisme, mais le garçon imite le sourire de son interlocuteur, tandis que sa mère lui tend un nouveau gâteau. « Tiens, mais n’en mets pas partout ! »

Nathanael l’imite et pioche dans le deuxième paquet qu’il partage avec Woody. Il ne réalise pas qu’il n’a pas mangé de la journée, il n’aurait jamais douté que son achat d’un nouveau vélo l’amènerait dans une telle situation… même s’il n’y a aucun lien de cause à effet, me direz-vous. Peut-être… ou peut-être pas. Car sans Woody, il n’est pas dit qu’il aurait aussi bien pu se rendre jusque-là et l’état du Luxio aurait eu largement le temps de s’aggraver. Il se console cependant en se disant que la jeune soigneuse qui a récupéré son pokémon n’avait pas l’air spécialement inquiète. A moins que ce ne soit qu’une façade que l’expérience la pousse à afficher… hum.

« C’est quoi ce pokémon ? »

L’exclamation pousse Nathanael à regarder dans la direction qu’indique Enzo et constate, au loin, qu’un jeune homme possède un petit volatile noir et rouge perché sur son épaule. Maria, elle, a eu un petit geste pour que son fils baisse son bras : « Enzo, je t’ai dit qu’on ne pointait pas les gens du doigt, c’est malpoli ! »

L’enfant fait la moue mais reste les yeux rivés avec curiosité vers la créature en question. Woody observe et annonce rapidement : « Ah, c’est un Picassaut ! C’est un pokémon Vol, c’est rare d’en voir dans le coin. »

Enzo ne détourne pas son regard pour autant et sa mère fait remarquer : « Le connaissant, il ne va pas arrêter de vous questionner, il adore les pokémons ! On en a quelques-uns à la maison, bien sûr, mais ni mon mari ni moi ne sommes forcément experts…
- Je suis éleveur, ça m’aide !
- Oh ? Éleveur ?
- Oui, j’ai une pension sur Azuria... »


Pendant que Woody discute avec Maria qui s’intéresse sincèrement à sa fonction, Nathanael tourne son attention vers l’enfant qui vient de terminer de manger son deuxième gâteau. Il essaie de se positionner plus haut sur le siège en plastique noir du banc, comme pour mieux voir l’espèce en question. L’agent a alors une idée, et se penche vers le garçon : « Tu sais, moi non plus je ne connaissais pas ce pokémon… je suis dresseur, mais j’aime bien me renseigner, pour ça j’ai un pokédex.
- Oh, j’en veux un !
- Quand tu seras un peu plus grand, j’imagine que tu pourras en avoir un.
- Oui, parce que je veux être dresseur ! »


Tout en parlant, Nathanael récupère son pokédex et tapote rapidement sur l’écran de l’objet. Il l’a toujours avec lui même si le plus souvent il passe par son smartphone pour avoir accès à certaines informations. Il faut dire que sur les conseils d’Amine, son collègue, il s’est inscrit à quelques pokédex indépendants qui permettent d’avoir des informations plus précises sur certains thématiques et une plus grande variété de contenu. Un en particulier retient son attention : le W.A Dex, dont il a eu l’occasion de visiter les locaux, d’une certaine manière, et de voir l’une des scientifiques, la dénommée Arya. Même si elle ne sait rien de son identité réelle, il est le hacker qui est venu tester leur sécurité informatique. Ce jour-là il s’était dit qu’il se pencherait sur les travaux du W.A dex, et quelques semaines après, c’était chose faite. Depuis, il aime bien consulter, quand il en a l’occasion, les données du duo de scientifiques.

Parfois, c’est pour en savoir plus sur les spécificités de certains membres de son équipe, ou bien des pokémons qu’il voit chez des collègues ou sur des interventions. Parfois aussi, ce sont les publications qu’ils réunissent en plusieurs articles qui attirent son attention. Nathanael a toujours aimé se renseigner, apprendre de nouvelles choses dans des domaines où il s’essaie et clairement, avec le dressage pokémon, il a compris que pas mal de choses ne pouvaient pas être laissées au hasard. De l’entrainement à l’alimentation, ou bien certains tics de comportement que peuvent avoir certaines espèces. C’est pourquoi s’inscrire à différents dex indépendants peut-être une bonne chose.

Aussi, une fois son pokédex correctement configuré sur la page du W.A dex, il le pointe en direction du Picassaut et la voix métallique retentit, attirant l’attention sur lui :


W.A Dex a écrit:
Picassaut est un Pokémon de type Normal et Vol originaire de la région d'Alola. C'est un petit oiseau de trente centimètres, principalement noir avec l'intérieur des ailes blanches. Son visage est également blanc, comme les plumes de son poitrail. Il a une bande rouge qui démarre de la base de son bec et qui continue jusqu'à la pointe des plumes de sa tête. De plus, il a les yeux bleus, avec une pupille noire.

La description physique se poursuit ainsi, très précise, jusqu’à ce que la voix marque un silence. Nathanael observe l’enfant pour savoir s’il a tout compris et celui-ci fait remarquer :

« Il est beau ! J’aime bien parce qu’il a du rouge sur la tête.
- Ah… c’est sa couleur préférée ! »
Souffle la mère.

Le jeune agent a un fin sourire et laisse la description se poursuivre.

W.A Dex a écrit:
C'est un Pokémon très commun à Alola, on le retrouve souvent en dehors des villes en train de manger des fruits et des baies directement dans l'arbre, où il stock des graines dans sa bouche pour mitrailler ses adversaires dans ses futures combats. Il lui arrive également de faire des trous dans les arbres pour y stocker nourriture et petits objets brillants, tel un Cornebre. Il n’est donc pas rare de voir un Picassaut et un Miaouss d’Alola se disputer des trophées, et les oiseaux les plus téméraires tenteront même de leur voler leur pièce frontale à leur risque et péril...

« Ah, c’est ce que je sous-entendais, c’est un pokémon que l’on voit le plus souvent sur les îles de l’archipel d’Alola. Mais il peut devenir sacrément coriace… même si côté pokémon Vol, ma préférence va à mon superbe Flambusard !
- Fambu…
- Flambusard. Regarde. »


Rapidement, Nathanael tapote sur le dex de manière à afficher l’image d’un majestueux Flambusard. « Oui, voilà, ma Kevin est encore plus belle !
- Je veux la voir !
- Ah désolé, elle est bien au chaud dans ma pension ! »


Puis c’est comme un jeu, l’enfant cherche du regard des pokémons présents dans le centre pokémon et demande à Nathanael d’en chercher les informations : « Lui là-bas ! », « Le petit ! », « Le gros poilu ! », « Le bleu sur le comptoir ! »… et à chaque fois, la voix métallique se fait entendre avec les descriptions du duo de scientifiques, Arya et Worick, détaillant avec application les caractéristiques physiques et comportementales, ainsi que les bonnes astuces à connaître pour des présentations en prestation de coordination ou des combats pokémons. Si le petit groupe se fait entendre dans le centre, ils provoquent plus des sourires que de l’agacement.

Maria demande d’ailleurs : « Par curiosité, comment s’appelle ce pokédex ? Il m’a l’air bien fait.
- Ah oui, j’aime beaucoup, c’est le W.A Dex, un dex indépendant, il faut s’abonner mensuellement mais le contenu intéressant et le tout est bien construit.
- Oui, ça me paraît bien. Je vais noter je verrais à mon mari pour qu’on s’inscrive, ça pourra nous permettre de mieux nous y connaître et je crois que notre Enzo va dévorer le contenu !
- Il partira avec des connaissances d’avance pour quand il deviendra dresseur !
- Ne m’en parlez pas… il a des projets de combats de Ligue et veut devenir Ranger !
- C’est une belle voie ! »


dc : Milo Jô — ava by me — #dcb000
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