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» Turning point


Nessa Finnegan
Modo & Eleveur

C-GEAR
Inscrit le : 07/01/2016
Messages : 5851

Région : Sinnoh
Ven 4 Jan - 17:22

Turning point

« Nessa, quelqu’un arrive. Je sens une aura forte. » Je tique. J’ai l’habitude d’être prévenu par Spyros des arrivants à la pension. Par contre, qu’il commente l’aura de la personne qui arrive, c’est assez surprenant. Suffisamment pour que cela retienne mon attention. Je ne sais pas ce qu’il entend par une aura forte, mais cela signifie qu’il se passe quelque chose. La journée avait été tranquille jusque-là, il n’y avait rien eu d’extraordinaire, rien de plus qu’une journée simple, comme les autres. Enfin jusqu’à maintenant. A tous les coups, c’est parce que je me suis fait la remarque qu’il n’y avait pas eu de grabuge aujourd’hui que ça arrive. Le retour de karma. Quoi qu’il en soit, l’avertissement de Spyros me permet de sortir la tête des factures – devoir gérer un budget, ce n’est pas vraiment le fun – et de sortir de mon bureau. Je suis dans le hall, prêt à recevoir de la visite. On tambourine alors à la porte, et pas délicatement. Et ça ne sonne pas comme de l’impatience, non, ce ne sont pas des coups secs du mec qui ne sait pas attendre. Non. Ça sent l’urgence, ça ne sent rien de bon. Je me précipite donc pour ouvrir la porte, et je vois un blond qui entre en trombe, refermant vite la porte derrière lui. Je ne comprends pas ce qu’il se passe. Je ne parviens pas à décrypter la moindre chose sur son visage, pas la moindre émotion, juste qu’il est jeune, genre l’âge à Louis. Je ne sais pas trop quoi en penser. Je le fixe, sans un mot – et il en faut pour que je reste sans voix – et ne bouge pas. Nos regards se croisent, mais cela ne me donne aucune information supplémentaire. Pourquoi ce gars agit-il autant dans la précipitation et reste avec cette poker face ? S’il ne dit rien, on ne va pas s’en sortir, parce que c’est un peu lui qui s’invite chez moi là.

« Vous êtes éleveur ? » La question me surprend. S’il vient dans une pension, il est logique qu’il tombe sur un éleveur. « Euh… oui. Pourquoi ? » Il n’a pas la tête de quelqu’un qui vient simplement confier un Pokémon, pas du tout. « Vous pouvez soigner un Pokémon blessé ? » Oula. C’est vachement spécifique comme question ça, dans l’absolu oui, mais il y a plein d’autres variables, la gravité des blessures, le type de blessures, le matériel donc j’ai besoin, le Pokémon à soigner. Je ne peux pas faire de réponse générale là. « Je… sais pas. Ça dépend… Faut voir. » J’espère qu’avec ça, il saura me donner plus d’informations, parce que je ne suis clairement pas aidé. « Mon Drascore a été blessé, il a besoin de soins de toute urgence. » Je comprends alors la gravité de la situation. Et là, il n’y a pas de temps à perdre. Ok, il a dû rappeler son Pokémon dans sa pokéball, mais ça ne fait que ralentir le processus, sans l’arrêter. Je ne cherche pas à comprendre, on s’en fout de qui il est. Son Pokémon a besoin d’aide et je peux fournir cette aide. « Suis-moi. » Je me dirige droit vers l’arrière de la pension, le couloir gauche, il mène vers l’infirmerie que je suis parvenu à installer, au fur et à mesure. Nous ne sommes pas un centre ou une clinique Pokémon, nous n’avons pas les mêmes installations à la pointe de la technologie, mais nous sommes à la campagne, au fin fond de la campagne, alors le temps d’amener un Pokémon aux urgences ou que les urgences viennent à nous, ça prend du temps. Il était indispensable d’avoir de quoi agir sur place un minimum, et cela se prouve aujourd’hui.

« Fais-le sortir, que je puisse voir. » Il décroche une luxeball de sa ceinture et laisse sortir le fameux Drascore sur la table d’opération. Le Pokémon hurle de douleur à peine apparu. Je repère une blessure au flanc, pas jolie. La première chose à faire, c’est de calmer la douleur, et possiblement d’endormir l’insecte. Là où ça coince, c’est que je ne suis pas anesthésiste ! Je n’y connais rien moi, je n’ai pas fait les études de chimie nécessaires pour savoir quel produit utiliser et en quelle quantité, en dehors de chloroforme que je devrais pouvoir trouver, je n’ai rien. Alors on va faire avec ça. Je me lave les mains, déjà, dans l’urgence. On savonne bien, jusqu’au coude, on désinfecte et tout. Puis je pars chercher dans un placard. Je m’agite, pousse, regarde les différents flacons. C’est bon, j’ai. J’en verse sur un torchon, en prenant garde moi-même à ne pas renifler les vapeurs du produit et finis par tendre le morceau de tissu au dresseur de ce Drascore. Je préfère que ce soit lui qui l’endorme, c’est mieux que la bête s’endorme en voyant un visage connu et sécuritaire.

Je peux commencer mon examen plus poussé. Plusieurs entailles, peu profondes mais nombreuses. Puis il y a celle que j’ai immédiatement repérée sur le flanc qui n’est pas très jolie. Il faut désinfecter les différentes plaies, puis recoudre. Même cette blessure plus grave reste superficielle, bien que moche. Il faudra un peu de temps pour que le Drascore s’en remette, mais le pronostic reste très bon. « Comment ton Pokémon s’est fait ça ? » Je pose la question sans lever les yeux de ce que je fais. Je ne peux pas me permettre de regarder la personne à qui je parle pour le coup. « Je suis ranger. Nous sommes en mission et nous avons dû affronter des braconniers. Linus a été violemment attaqué par leurs Mangriffs. Je n’ai rien pu faire. » Je reste coi. Je me contente de continuer mes sutures en silence. Ce n’est pas du grand art, je sais, je suis loin de la suture du chirurgien. C’est un peu grossier, mais c’est fait dans l’urgence par quelqu’un qui n’a aucune expertise. Je fais de mon mieux. Mais autre chose m’alerte. « Des braconniers dans le coin ? » Je n’en ai pas entendu parler. Mais s’il y a des gens mal intentionnés dans le coin, ça craint, ça craint vraiment. Je ne veux pas de menace près de chez moi, près de là où mes Pokémon vivent, là où mes amis vivent, là où mon frère travaille. « Ils en ont après les Baudrives. Le Polygone n’avait que des soupçons, c’est pourquoi j’ai été envoyé seul. Sauf qu’ils sont plusieurs, et que j’ai voulu intervenir quand même. J’ai dû les éloigner, mais je ne pense pas que ça suffira pour ce soir. J’ai prévenu le Polygone et le Glaive de Thémis pour que d’autres rangers et d’autres agents soient envoyés, mais je dois y retourner. »

J’enregistre les informations, et je me dis que ce n’était pas la meilleure des idées de se lancer seul contre ces braconniers. Mais s’il est intervenu, c’est qu’il a estimé qu’il le fallait. Dans tous les cas, ça craint. « Ton Drascore n’est pas en état, tu ne peux pas le renvoyer au combat. » J’ai relevé la tête pour lui dire cela. « Je sais, je vais faire appel à mes autres Pokémon. » D’accord, je cerne un peu le personnage, une tête brûlée. Il a conscience du danger, mais y va quand même. Sauf que ça craint, c’est suicidaire d’y retourner vu l’état de son Drascore. Je comprends bien qu’il veuille protéger les Baudrives, moi aussi c’est ce que je veux, mais c’est trop risqué d’y aller seul. Il doit attendre que les renforts arrivent. Sauf si… « Tu attends que j’ai fini avec ton Pokémon et je viens avec toi. » « Hors de question de prendre un civil avec moi. » Il est sec en disant cela, alors je dois le convaincre. « Je ne suis pas seul ici, je peux laisser un autre éleveur surveiller ton Drascore. Et puis je sais me défendre. J’ai battu l’Elite et… » « C’est bien gentil mais je n’ai pas besoin d’un danseur dans mes pattes. » Ok, bon, ce n’était pas forcément l’argument le mieux placé, mais quand même, il devrait savoir qu’il y a également une phase de combat à l’Elite. Qu’importe. « Et j’ai également les huit badges de ma région. J’ai grandi dans le milieu du dressage. Et puis de toute façon, j’ai terminé avec ton Drascore, donc je viens avec toi. Il faudra que tu m’en empêches par la force. »

Il soupire, vraiment ? Il ne manquait plus que ça. « Soit, je n’ai pas plus de temps à perdre à discuter. » Portable. J’appelle Louis. Le problème avec une pension avec autant de surface, pas le choix que de communiquer par téléphone. Il décroche. « Louis, rends-toi à l’infirmerie, maintenant. Il y a un Drascore qui a été blessé. Je me suis occupé de lui, je veux juste que tu le surveilles jusqu’à mon retour. C’est urgent. » Je ne cherche pas à discuter davantage et raccroche, ne laissant même pas à Louis le temps de répondre. Il ne doit pas vraiment comprendre ce qu’il se passe, mais il y a urgence là. « Tu as quoi comme Pokémon là ? » Je réfléchis rapidement, si je dois affronter des gens peu recommandables, ça ne sera pas comme un combat officiel, ça sera sale, et il me faut des Pokémon qui en soient capables. « Un Riolu, un Mygavolt, une Nanméouie et un Némélios. » Le ranger hoche légèrement la tête vers l’avant. « On va faire avec. » J’appelle Spyros mentalement et lui demande d’appeler les autres, et vite. Pas question de traîner, cette fois-ci, tout le monde en pokéball, même Spyros. Le temps qu’ils arrivent, je peux aller récupérer les sphères dans mon bureau. « On n’a pas de temps à perdre, rejoins-moi devant, je serai sur mon Drattak, on ira plus vite. » Je me hâte, et je vois tout le monde débarquer dans le hall. « On part filer un coup de main à un ranger, des gens en ont après les Baudrives, donc on n’y va pas gentiment là. Compris ? » Mon ton est grave, et pressé aussi, j’espère que le message est bien passé pour tous. En tout cas, il semblerait à leur regard. Je les rappelle donc tous au sein de leur pokéball, ce qui devait remonter à très longtemps pour chacun d’entre eux. Je sors, et en effet, un immense Drattak, et le ranger sur son dos. Je m’approche en vitesse et il me tend son bras pour que je grimpe à mon tour. « TJ Mayers. » « Nessa Finnegan. »


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Nessa Finnegan
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C-GEAR
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Région : Sinnoh
Mer 9 Jan - 23:31
Nous survolons la plaine des Éoliennes en direction des montagnes. Et je me demande pourquoi je me suis imposé au ranger. Parce que j’ai insisté, et pas qu’un peu. Et là que je suis à plusieurs mètres de hauteur, à filer, ça ne me rassure pas des masses. Je ne sais même pas si je vais réellement être utile, si je ne vais pas être un boulet. C’était irréfléchi. Je prends de gros risques en l’accompagnant, des risques que je ne devrais pas prendre quand on a une famille qui ne tien presque que grâce à soi, quand on a des responsabilités qui engagent les emplois de plusieurs personnes, quand on embarque certains de ces Pokémon avec soi dans ce genre d’élan d’héroïsme. Je n’ai rien d’un héros, mais je crois que je veux juste bien faire, faire le bon choix. Et cette décision, bien que discutable, me semble légitime. Si on peut aider, on se doit de le faire, surtout lorsqu’il est question de braconnage, et pas loin de chez moi, pas loin de mes amis, de ma famille et de mes Pokémon. Puis on ne touche pas aux Baudrives ! Personne n’y touche, personne ne vient les voir, même s’ils sont connus dans tout Sinnoh – au moins – car ils s’isolent d’eux-mêmes. Alors qu’on vienne les capturer pour les revendre, ça me fout les nerfs. Et je ne peux pas rester indifférent. Ce n’est pas raisonnable, je le sais, mais maintenant que je suis au clair avec ça, je m’en contrefiche. Il faut agir.

D’ailleurs, le ranger amorce l’atterrissage de son Drattak. C’est assez impressionnant à vivre en étant dessus, mais ce n’est pas le moment de se laisser distraire, l’heure est grave. Le dragon nous pose et est prestement rappelé par son dresseur dans sa pokéball. « On n’est pas trop loin de là où j’ai affronté les braconniers tout à l’heure. Il va nous falloir marcher un peu. » Logique, arriver à dos de Drattak, ce n’est pas ce qu’il y a de plus discret, je le concède. Cela ne me serait sans doute pas venu à l’esprit comme ça, mais il doit avoir l’expérience du terrain pour que ça lui soit naturel de procéder de la sorte. Je me demande depuis combien de temps il peut être ranger, car être envoyé seul en mission, ce n’est pas rien, et il semble rodé à tout ça. Sauf qu’il est jeune en fait, il doit avoir l’âge de Raph ou de Seth, pas beaucoup plus au max. « Mon Riolu perçoit les auras à distance, il pourra nous avertir si jamais quelqu’un approche. » « Ça nous serait d’une grande aide. » Il est concentré et cela ne le fait pas ralentir sur sa progression. Du coup, c’est chaud, parce qu’il faut que je m’occupe de Spyros et que je le suive. Hors de question de se laisser distancer, et il trace, le ranger. J’attrape la pokéball de mon Riolu à ma ceinture et le laisse sortir. Je lui fais signe d’emboîter le pas rapidement sans faire de bruit. « Si tu repères d’autres auras humaines que nous deux, tu nous préviens immédiatement. Je sais pas si tu peux les localiser, mais si tu peux, fais-le. » Je jette un coup d’œil rapide au Riolu pour voir s’il suit bien et s’il est ok avec ça. « D’accord. » Parfait. Nous pouvons continuer. Ce n’est pas évident, TJ nous a posé en bas d’une colline pour être à l’abri des regards, maintenant, nous devons grimper cette colline. Je connais ce coin, de l’autre côté, il y a un petit vallon où les Baudrives et Grodrives aiment bien se poser car c’est à l’abri du vent.

Nous allons arriver au sommet de la colline. Nous allons avoir l’avantage de la vision sur tout le bassin qui sera sous nos pieds. « Ils sont là, deux, avec deux Pokémon ! » Je ne cherche pas à comprendre et agrippe la manche du ranger pour l’abaisser rapidement. Mon but, le faire se baisser, car arriver en haut veut également dire que nous sommes à découvert et donc aisément à la vue des braconniers. Je ne sais pas si on préfère garder un effet de surprise ou pas, mais au cas où, je préfère anticiper. « Ils sont pas loin, avec leurs Pokémon. » Je chuchote. Je n’ai pas de précision sur la distance ni la direction. Je ne sais que ça, mais cela devrait vouloir dire qu’il faut agir. A cette idée, je sens mon palpitant monter en flèche. Je ne suis pas ranger, je ne suis pas préparé à intervenir comme ça. Je ne sais même pas ce que je vais devoir faire, ni même à quel spectacle je vais assister. J’ai peur. En fait. Parce que la seule fois où je me suis trouvé dans une situation similaire, c’est la fois où je me suis embarqué sur une action pour arrêter des chasseurs maritimes. C’est vrai que ça ressemble à ça, que ce doit être tout aussi risqué, mais je ne sais pas. J’étais plus rebelle et inconscient du danger à l’époque. Là, je ne suis pas rassuré, je ne suis pas en confiance. « Je vais laisser sortir mon Drattak qui va les survoler pour attirer leur attention, comme ça, on va pouvoir sortir et voir ce qu’il se passe sans qu’ils nous voient. Le plan est simple. On leur tombe dessus. Prépare tes pokéballs. » Ok, le plan est terriblement simple, mais ça devrait marcher. J’espère. Je ne suis là qu’en renfort, et paie ton renfort. Mais de toute façon, pas le choix, il faut se lancer. On prend une grande inspiration et c’est parti !

« Vas-y Polio. Tu les survoles et si y’a personne autour, tu les attaques. Là, tu dois faire le méchant. » Je le regarde donner ses ordres à son Drattak, et je trouve ça drôle. Il est super sérieux, super impliqué dans sa mission, et lorsqu’il s’adresse à son Drattak – qui est juste un énorme dragon – on dirait qu’il parle à un enfant. C’est étrange, et ça me tire un sourire. Sauf que ce n’est pas le moment. Pas du tout le moment. Le dragon s’envole et file à toute allure, on vient même à l’entendre rugir. Je crois que c’est le signal. « On fonce ! » C’est bien le signal. Il faut y aller. TJ se lève et commence à courir. Je l’imite. Il faut foncer là. Je regarde en contrebas et repère deux hommes avec chacun un Mangriff. Ok, ce sont nos cibles. Je remarque alors d’autres formes, au sol, des Baudrives. Je me stoppe net dans ma course et tressaille. Ils… sont morts ? Je n’en sais rien, mais l’effroi me saisit. Je me sens alors d’un coup tiré par le bras. « C’est pas le moment ! Si tu ne fais rien, ça sera encore pire. Alors bouge ! Maintenant ! » Il a raison. Je n’ai pas l’habitude de me faire gueuler dessus comme ça, mais il a raison, et cet électrochoc annule le premier. Je reprends jusqu’à arriver non loin de là où TJ s’est arrêté. Spyros nous a suivi, enfin il a plus suivi le ranger que moi qui me suis arrêté en chemin. « Cette fois-ci arrêtez-vous ! Les renforts vont arriver d’une minute à l’autre. » Les deux gars se regardent et ricanent. Flippant. « C’est ça ce que t’appelles du renfort ? Le premier péon du coin ? Laisse-moi rire. » Il siffle un coup net et son Mangriff se retourne, nouveau sifflement, de l’autre type, et l’autre Mangriff rapplique également. Ils sont menaçants, ça ne fait aucun doute, et je tourne la tête vers TJ. Ses traits sont fermés, il n’est pas intimidé par ces gars-là, il est en colère. Je crois que je devrais ressentir la même émotion, étant révolté par les corps gisants de ces Baudrives. Mais non, la peur prend le dessus.

Et ça va finir en combat, parce que les deux Pokémon se rapprochent dangereusement de nous. Il faut riposter, et je ne vais pas attendre plus longtemps. S’ils veulent se battre avec leurs Pokémon, ça, je peux faire. Ça, je sais faire. Je saisis les pokéballs à ma ceinture. Toutes. Et libère tout le monde. « Ethiops, j’ai besoin de toi au combat. Swen, Spyros, faites le tour, essayez d’aider les Baudrives que vous pouvez secourir. Patron, tu t’assures que ces deux-là ne vont pas se faire la malle. » Je suis organisé, directif. Je me suis mis en mode Terminator, sinon je ne vais pas m’en sortir. Trop d’émotions et je pourrais pas gérer tout ça. Rien de tout ça. « Vas-y Mia, j’ai besoin de toi. » Le ranger fait alors apparaître à ses côtés un Migalos, ou sans doute une Migalos d’après son surnom. Nous combattrons tous les deux avec des arachnides. Intéressant. « Polio, tu couvres les autres, ok ? » Un rugissement plus tard, le dragon continue sa surveillance aérienne. Un combat, contre des tueurs de Pokémon, encore pire que s’ils se contentaient de les capturer pour les revendre. Je ressens alors quelque chose, de la colère, ou plutôt de la rage. Mais ce n’est pas la mienne. « Spyros, calme-toi. Je sais ce que tu ressens, je le ressens aussi. Sauf qu’on ne peut pas agir selon nos émotions. Il y a la loi, et ils vont finir leur vie dans une cage. » Mais cela ne suffit pas, la rage point toujours. « Spyros ! Je t’ai demandé quelque chose, tu le fais. Point. Tu ne penses qu’à ça. A sauver des Baudrives. C’est le plus important. Plus important que de se venger. » Cet intermède télépathique est indispensable pour calmer mon Riolu, il est passé par là, par le braconnage. Il a connu la vie en cage. Et nous n’avons pas encore retrouvé sa famille, sa meute, ou un truc comme ça. Je sais la haine qu’il a à l’égard de ces gens. Mais il doit apprendre à contrôler cette haine et à en faire un moteur pour protéger et sauver, pas pour blesser ou pire. Je ne pensais pas me retrouver dans une telle situation, mais je me dis que nous devrons travailler là-dessus. Il faut qu’il apprenne à garder le contrôle sans que j’intervienne. Je ne peux pas me permettre de m’occuper de lui dans ce moment plus que critique.

« Mia, Sécrétion ! » Je vois alors la Migalos utiliser la capacité demandée et envoyer de la soie sur un des Mangriffs pour l’arrêter dans son élan. Ça me semble une bonne idée. « Ethiops, imite-la. » L’attaque file également. Sauf que ce sont des Mangriffs, donc la soie ne les arrête pas vraiment. Un coup de griffe et c’est réglé. Ce n’était pas une solution, ça ne les a pas entravés comme prévu. Alors je vais passer au cran au-dessus. Si un simple fil ne suffit pas, on va balancer du fil électrifié. « Ethiops, recommence avec Toile Elek ! » J’entends un léger rire à côté de moi. Interloqué, je tourne la tête vers le ranger. « Mia, imite-le. Fil Toxique ! » Je crois que c’est un compliment. Et ça fait plaisir dans tout ce bordel, parce que ça me met en confiance. Ça signifie que je ne fais pas les choses de travers. Et donc que je peux aider. Certes la soie n’aura une fois de plus pas tenu le choc, mais au moins cette fois-ci, le simple contact avec la soie en a empoisonné un et paralysé l’autre. On a l’avantage stratégique. De l’autre côté, plus de rires, plus de mépris. Je les toise, je dois prendre confiance et bien montrer qu’ils me déstabiliseront pas. « Oh putain, quel con ! » Je n’aime pas ce que j’entends. Pas vraiment. Le truc, c’est que voilà, le Mangriff empoisonné, il vient de se jeter sur la Migalos, il vient de la lacérer. Je n’ai jamais vu de combat Pokémon aussi violent. Et la réalité me frappe, ce n’est pas un simple combat. Le danger est bien présent. C’est une lutte à mort. Pour nos adversaire tout du moins. Je ne l’avais pas réalisé en proposant mon aide, sauf que je suis devant le fait accompli, et que je suis terrorisé. Ai-je bien fait de venir en aide à TJ ? Je pense. Il serait venu dans tous les cas. Et seul, il serait peut-être déjà mort. Maintenant, il faut juste éviter de nous faire tuer tous les deux.




Reproduction d'Elektek


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Mister MP
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C-GEAR
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Mer 9 Jan - 23:31
Le membre 'Nessa Finnegan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 '[ELV] Reproduction' :
Turning point Mp_rep14

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#2 '[ELV] Capa repro' :
Turning point Mp_cap10 Turning point Mp_cap10 Turning point Mp_cap11


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Nessa Finnegan
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Région : Sinnoh
Ven 24 Mai - 17:56
Je dois reconnaître que tout cela me fait flipper. D’une certaine manière, cela me fait penser à la fois où j’ai rejoins des militants pour une action contre des braconniers en pleine mer. C’était un peu la même chose, un sentiment de justice, foncer sans réfléchir aux conséquences. C’est exactement la même situation, sauf que depuis j’ai mûri, je ne suis plus aussi inconscient du danger. Pire arnaque. Je serais tellement mieux si je mettais simplement le focus sur le fait que ces gars méritent une raclée comme jamais ils en ont eu dans leur vite, mais j’ai cette peur en fond. Et je sens que si je ne m’en affranchis pas, elle va me retenir en arrière. Je dois réfléchir, trouver une solution. Swen et Spyros s’occupent des Baudrives, je ne peux rien leur demander. Ethiops est en combat. Il me reste Patron. Je lui ai demandé d’empêcher ces braconniers de prendre la fuite, mais ils n’y semblent pas décidés. Il peut alors au moins les déconcentrer, et au mieux les mettre hors d’état de nuire. Il est en mesure de le faire, j’ai juste à lui en donner l’ordre. « Patron, Ultralaser ! » On s’en fout de combattre à la loyale. Ils sont loyaux eux, peut-être ? Non. Bon bah voilà. Mon but, c’est de stopper les Mangriffs, et les enfoirés qui leur servent de dresseur par la même occasion. Et ce, qu’importe la manière. Je ne compte pas être sanglant non plus, mais si je viens à blesser, tant pis. Je ferai ce qu’il faudra pour mettre un terme à tout cela. De la gueule de mon Némélios sort alors un puissant rayon lumineux qui vient frapper de plein fouet le Mangriff qui s’était jeter sur la Migalos de TJ. « C’est le poison… Les Mangriffs se battent face à des Séviper dans leur milieu naturel, et leur système immunitaire a appris à réagir face au poison. » Je sens bien l’agacement dans son explication, et je peux le comprendre. Je n’aurais pas non plus apprécié qu’un mouvement que je considérais comme stratégique se retourne contre moi parce que j’ai oublié un détail qui fait toute la différence. Mais ce n’est pas ce qui importe le plus. Non. Je veux simplement les arrêter. « Patron, Crocs Feu. Ethiops, Tonnerre. » Les directives sont simples, mon but est de mettre nos adversaires au tapis.

J’entends alors un bruit, au loin. Je ne sais pas trop d’où ça vient, mais c’est compliqué à discerner. Pour moi tout du moins, car la réaction des braconniers qui vous font face est immédiate. Ils prennent la fuite. « Ce sont les renforts qui arrivent enfin. » Je me retourne alors, et en effet, un hélicoptère se dirige vers nous. Je souffle un bon coup, nous allons avoir de l’aide pour tous ces Baudrives, ils en ont cruellement besoin. « Mia, chope les avec Toile. » La Migalos envoie alors une immense toile qui vient se refermer comme un piège sur le premier homme, mais je doute qu’elle puisse atteindre le second. Pour ce qui est des Mangriffs, je vois mon Némélios en mordre un, la gueule enflammée, et le jeter au sol tandis que mon Mygavolt a foudroyé le second avant de lui bondir dessus pour le finir avec Vampirisme. Concernant ces deux-là, le problème est réglé. « Mia, saute sur Polio et filez me chopper cette enflure ! » TJ ne manque décidément pas de ressources, il sait comment utiliser ses Pokémon pour pallier chacune des situations. Je n’aurais jamais songé à cela, pour dire vrai. Je n’avais jamais eu l’occasion de venir en aide à un ranger, et ce qu’ils font est assez impressionnant. Ils ont une vrai connaissance des capacités de chacun de leur Pokémon et savent comment les utiliser à bon escient. Ou tout du moins est-ce le cas de TJ. « Je vais aller les ramasser. Pendant ce temps-là, si tu peux t’occuper des Baudrives, ça serait cool. » « No problem, je file faire ça. Patron, tu l’accompagnes s’il-te-plaît. » Je me dis qu’un Pokémon de plus ne sera pas de trop pour l’accompagner, surtout que le Némélios serait fort peu utile en restant auprès de moi.

Je dois désormais remplir un nouveau rôle. De ranger, je passe à soigneur, comme plus tôt avec le Drascore de TJ. Il va falloir les soigner, le mieux possible. Sauf que je n’ai rien pour cela. Je n’ai aucun matériel, aucun médicament, rien. Je rejoins Spyros. « Alors, ça donne quoi ? » « Il y a beaucoup de morts, on n’a rien pu faire. Il était déjà trop tard quand on est arrivé. » Cela m’attriste, mais on ne peut pas s’apitoyer là-dessus. On ne peut pas se le permettre, nous devons être efficace et faire tout ce que nous pouvons pour sauver les vivants. Une fois qu’il est trop tard, cela ne sert à rien de ressasser, il faut aller de l’avant. « Tant pis, quels sont les Pokémon blessés ? Quels sont ceux que Swen ne peut pas soigner ? » Car c’est ça qui m’importe, en fait, ceux pour lesquels un simple utilisation de Vibra-Soin ne suffira pas, ceux qui ont des lésions trop importantes. Je ne sais pas vraiment comment fonctionne le corps d’un Baudrive, mes connaissances sont sommaires sur leur biologie. Je sais seulement que si leur paroi éclate, ils meurent. C’est ce que je dois chercher. Je tourne alors la tête, pour avoir une vue d’ensemble. C’est vertigineux. Il y a un nombre impressionnant de Baudrives au sol, dégonflés, inanimés. Certains n’ont pas fini de se dégonfler, et le sifflement qu’ils émettent est déchirant. On ne peut rien faire pour eux, et comme je l’ai dit, il ne faut pas se laisser prendre par ses émotions. D’autres vies sont en jeu, et je ne peux pas me permettre d’être distrait. « Commence par me conduire auprès de ceux dont l’état est le plus critique. » Sans hésitation, Spyros me conduit auprès d’un Baudrive, au sol et me pointe une blessure sur le côté. Alors certes, il n’y a pas de sang, étant donné l’absence de circulation sanguine chez ces Pokémon, mais l’éraflement est sérieux. Je crains qu’au moindre mouvement, sa paroi ne se déchire, condamnant le pauvre ballon.

Je dois trouver une solution avec ce que j’ai sous la main. Mais je n’ai rien d’autre que de l’herbe sous la main. Et je ne peux rien faire avec de l’herbe. Sauf que je ne peux pas rester là sans rien faire. Je dois trouver une idée. Qu’est-ce que je peux avoir comme autre matériau sous la main pour faire quelque chose ? Quelque chose qui pourrait maintenir tout ça en place le temps de pouvoir prodiguer à ce Baudrive les soins nécessaires. Il faudrait que ce soit malléable et collant. Oh, mais oui, bien sûr ! Quel con, pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt ? « Ethiops, viens ici, j’ai besoin de ta Toile Gluante. » Le Mygavolt s’approche de moi et produit sa toile directement dans ma main. Alors certes, ce n’est pas la sensation la plus agréable du monde, et même que ça m’écœure un peu, mais c’est nécessaire. Je fais de mon mieux pour dégager toutes les pensées qui peuvent parasiter ma concentration, je dois faire très attention. Si je m’y prends mal, je pourrais aggraver la situation. Je ferme les yeux et prends une profonde inspiration. Focus. J’applique la soie gluante qu’Ethiops m’a fournie sur l’éraflure avec le plus grand soin. En gros, il faut apposer un cataplasme. Pour simplifier la chose, c’est ce que j’ai fait. Je dois enchaîner, nous n’avons pas que ça à faire. Nous sommes sur les lieux d’un massacre, c’est une véritable boucherie que j’ai sous les yeux. Alors cela ne sera pas beau, cela suivra l’urgence. Je fais ce que je peux, avec ce que j’ai. Spyros me conduit auprès d’un autre Baudrive. Et c’est exactement le même cas de figure, la paroi est abîmée et fragilisée. L’endroit n’est pas le même, mais cela ne change pas grand-chose. Je vais me contenter d’appliquer un nouveau cataplasme.

Par la suite, les cataplasmes s’enchaînent, jusqu’à ce que tous les cas les plus urgents soient traités. Je vais pouvoir m’occuper des blessures plus légères. D’ailleurs les renforts arrivent. « Agent Elvis Trebs, vous les avez arrêtés ? » Je le fixe et me demande pourquoi c’est à moi qu’il s’adresse. Je me retourne pour chercher TJ du regard mais le ranger est bien plus loin. Bon, d’accord. « Eleveur Nessa Finnegan, normalement oui. Le ranger TJ Mayers est parvenu à les coincer, il est là-bas. » L’homme est surpris, ça se lit dans son regard. En même temps, je suppose que les interventions d’éleveurs dans de telles affaires ne doivent pas être nombreuses. Je peux le comprendre. « Et bien… d’accord. Nous allons le rejoindre. » L’agent fait donc signe à deux autres hommes qui le suivent au pas de course jusqu’à TJ. Ces enfoirés vont finir sous les barreaux, et je dois reconnaître que c’est à la fois une satisfaction et un soulagement. « Excusez-moi, c’est vous qui vous vous êtes occupés des Baudrives ? » Je me retourne, une femme, la trentaine, rousse, les yeux clairs, la voix quelque peu inquisitrice. Elle me fait peur en fait, j’ai l’impression qu’elle va me dire que j’ai fait de la merde, que j’aurais mieux fait de me tenir éloigné d’eux, un truc comme ça. « Euh… oui ? » « Je peux savoir ce que vous avez fait ? » Oula. Elle est vraiment super directe, genre militaire. Je n’ai pas l’habitude de ça, et ça me met mal à l’aise. Sauf qu’il y a des vies en jeu, donc qu’une fois de plus, je dois balayer tout ça. Focus. « Je n’avais rien sous la main, donc j’ai trié entre ceux que je ne pouvais pas sauver, ceux dont il fallait s’occuper immédiatement et les blessures plus légères. Je n’ai pas eu le temps de faire plus que d’éviter que certains se percent en appliquant de la toile gluante de mon Mygavolt. Pour les simples coups, ma Nanméouie s’est contentée d’utiliser Vibra-Soin. » « D’accord, on prend le relais. » Super ! Génial ! Ne me dis pas merci, ou un truc du genre… Puis j’aimerais bien continuer à filer un coup de main, quand même.

La femme fait alors venir d’autres rangers en tenue, ils ont du matériel et tout. Elle semble leur répéter ce que je lui ai dit et donne ses instructions. Elle se retourne vers moi. « Quelle formation avez-vous ? » Formation ? Rien ! Enfin rien qui relève d’un diplôme, d’une attestation ou quoi. Je n’ai rien de plus que de l’expérience et des connaissances prises sur le tas. Sauf que je ne peux clairement pas lui sortir ça comme ça ! « Je suis éleveur, et j’ai passé mon adolescence à travailler dans un Centre Pokémon. » « Ok, ça fera l’affaire. On ne sera pas contre une paire de main supplémentaire. » Pfiou, c’est bon, c’est passé. « Je dois faire quoi ? » « Etiqueter les Baudrives, vous refaites un tri. Noir, décédé. Rouge, état critique. Jaune, stabilisé mais blessures importantes. Vert, blessures légères. Tout est dans l’hélicoptère, une malle bordeaux. Compris ? » « Capiche. » Du triage. C’est dans mes cordes. J’ai appris à évaluer la gravité de l’état d’un Pokémon au Centre Pokémon, chez moi, à Rivamar. Ce n’est pas aussi technique qu’une suture ou d’un garrot, même s’il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte. Je fonce donc en direction de l’hélicoptère, à l’arrêt pour le coup. Je me penche à l’intérieur, à la recherche de la fameuse malle à gommettes. Je ne la trouve pas du regard. Sérieux ? Je vais passer pour un con, si je reviens sans, en disant que je ne l’ai pas trouvée. Je grimpe donc dans le véhicule, que j’inspecte. Rien. Et puis j’ai tout regardé. Je me suis dit que ce n’était peut-être pas dans une malle bordeaux, et donc j’ai fait tous les autres contenants possibles. Mais pas d’étiquettes. Je vais péter un câble.




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Ven 24 Mai - 17:56
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Nessa Finnegan
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Sam 25 Mai - 20:01
« Hey ! Hey l’éleveur ! » Ah. Je crois que c’est à moi qu’on s’adresse. Je ne pense pas qu’il y ait d’autre éleveur dans le coin, donc bon, je ne vois pas qui d’autre on pourrait appeler de la sorte. Je sors la tête de l’habitacle de l’hélicoptère. « C’est moi qui ait la malle, désolé. » Un gars, brun, pas grand, pas gros, plutôt banal, et surtout très calme. Il ne semble pas se presser des masses pour me la donner, cette malle. Je saute donc de l’intérieur de l’hélicoptère, et me voilà à nouveau à terre. Je m’avance vers lui et récupère donc le coffret. « Merci. » Je vais enfin pouvoir commencer la tâche qu’on m’a demandée de réaliser. C’est parti. Les étiquettes sont à disposition, je n’ai plus qu’à m’approcher des Baudrives pour évaluer leur état. C’est encore plus déchirant d’attribuer une étiquette noire à un Pokémon encore en vie, mais pour lequel on ne pourra rien faire. C’est éprouvant d’être celui qui appose le verdict, qui annonce que cela ne sert plus à rien de se battre. Je ne sais pas si c’est possible de se désensibiliser de ça, je ne sais pas si c’est nécessaire ou si ça m’effraie, de ne plus rien ressentir lorsque je prononce un décès ou une mort prochaine. Je me doute bien qu’il faut se blinder. C’est juste que ce n’est pas mon métier. Trop d’étiquettes noires à distribuer. Bien trop à encaisser. Les Baudrives, ce sont les Pokémon qui vivent près de la pension. Je leur laisse leur coin sur cet immense terrain pour qu’ils fassent leur vie, pour qu’ils restent à l’abri, méconnus du monde, et sur une propriété privée. Je fais de mon mieux pour qu’ils restent en paix, et ça a lamentablement échoué. De les voir, ça me brise le cœur.

Le triage est terminé. C’est pesant. Je n’ai aucune idée de ce qu’ils vont faire des cadavres. Et je ne sais pas si j’ai vraiment envie de poser la question. Ce n’est pas comme la Tour Perdue… Ils n’auraient sans doute pas la place de tous les accueillir, surtout qu’ils n’ont pas de nom. Aucun d’entre eux. Je me demande si j’ai la force pour ce combat-là. Ils ont droit de trouver le repos. Je ne suis pas vraiment croyant, ni vraiment non-croyant. Mais si jamais il y a quelque chose qui les attend après, ils méritent d’y avoir accès. Ils méritent de reposer en paix. Ils méritent au moins ça, c’est le moins qu’on puisse faire pour eux. Sauf que je ne sais pas à qui m’adresser pour obtenir des informations sur ces procédures. Je ne sais pas qui sera en mesure de me répondre. En fait, je ne sais pas grand-chose. Et c’est frustrant. Tout ça, c’est fini. La traque, les braconniers, le carnage, c’est fini. Pourtant ce n’est que le début du chaos. Il n’y a qu’a regarder autour de nous. Cette vision est édifiante, horrifiante. Je ne souhaite à personne de constater de la sorte la bassesse de l’être humain. Tout ça pour un trafic, tout ça pour se faire de l’argent. Ça me dégoûte, ça me met hors de moi. Je crois que j’ai besoin de faire une pause là, sinon je vais craquer, purement et simplement. Ouais, il vaut mieux que je m’éloigne un peu, pour respirer un coup, me poser, et penser à autre chose, de moins grave que ce qu’il s’est passé ici. Je ramène la mallette qui contenait les étiquettes à bord de l’hélicoptère dans un premier temps. Je pense que maintenant, je peux aller m’asseoir, dans l’herbe, plus loin. J’ai besoin de calme, j’ai besoin de ne plus entendre l’agitation des soigneurs qui continuent de s’occuper des Baudrives, des agents qui s’organisent pour transférer les braconniers. Il faut que je souffle, que je pleure toutes les larmes de mon corps, que je crie à pleins poumons. En gros, je dois évacuer tout ce trop plein de rage, de douleur, de tristesse, de dégoût ou encore de désespoir. Toute cette histoire m’affecte beaucoup trop.

« Ça va ? » Je reconnais la voix qui s’adresse à moi. C’est TJ. Sans doute qu’il m’a vu faire. Je n’ai même plus la force de lui répondre et me contente de hocher la tête à la négative. Je soupire. « Moi non plus. » Ah bah super ! Moi qui croyait qu’il venait pour me remonter le moral, c’est mal barré. Le ranger s’assoit à côté de moi. Je sens venir le monologue et, à vrai dire, je ne sais pas si j’ai réellement envie de l’entendre. Je ne sais pas si je suis en état de l’entendre. « Même pour nous, cette journée est horrible. On voit rarement de drames de cette ampleur, et pour nous aussi c’est dur à encaisser. Ça nous montre qu’on n’a pas su faire notre travail comme il le fallait. » Alors je ne suis pas le seul que cela affecte, je ne suis pas le seul dans cet état. C’est sans doute que leur professionnalisme cache leurs émotions. Le boulot doit être fait, et c’est vrai que si on se laisse submerger, ça devient impossible. J’ai fait pareil, j’ai mis mes émotions de côté, et j’ai fait ce qu’il fallait faire. Sans doute que je suis simplement le premier à craquer. Mais ce n’est pas la seule chose que j’entends dans ce que me dit TJ. J’ai l’impression qu’il se croit responsable de ce qu’il s’est passé. « TJ, tu sais que ce n’est pas de ta faute tout ça ? » Il soupire. « Tu crois vraiment ? C’est moi qui n’ai pas su faire mon travail. Je me suis fait battre, et j’ai dû me replier. Pendant ce temps, les Baudrives continuaient de se faire massacrer. » Cela le touche, de très près, peut-être même davantage que moi. C’est son métier de protéger les Pokémon sauvages, et il n’a pas réussi aujourd’hui. Soit. Est-ce que ça fait de lui un mauvais ranger ? Non, absolument pas. Et je pense qu’il doit l’entendre. « Donc tu aurais mieux fait de rester, sans doute te faire tuer, et ne sauver aucun des Baudrives ? » Le ranger lève la tête vers moi, surpris du regain d’énergie – voire de véhémence – dans ma voix. C’était un peu l’idée, que ça ait l’effet d’un coup de fouet. « Les Baudrives qui sont morts, ils ne sont pas morts par ta faute. Ce sont les deux braconniers qui sont coupables. Par contre, les Baudrives qui sont encore en vie, c’est parce que tu les as sauvés. Toi, par toutes les décisions que tu as prises depuis que tu as été envoyé ici. C’est grâce à toi. » Je n’y crois pas, c’est moi qui était en train de m’effondrer et je me retrouve à remonter le moral de ce gars que je ne connais que depuis cet après-midi. Ça ne fait aucun sens. Mais soit, ça fait de moi un héros vertueux, ou un genre de grand sage, non ? Ça fait un peu de bien à l’estime de soi.

La main du ranger se pose alors sur ton épaule. « Merci. A la base, j’étais venu pour essayer de faire quelque chose pour toi, et au final, c’est l’inverse. Donc merci. » Oh non, je déteste qu’on me dise merci, autant que je déteste dire merci. Je n’aime pas quand les gens se sentent redevables envers moi, et ça me met super mal à l’aise de me sentir redevable envers les autres. Je ne sais jamais comment réagir à ça. J’ai juste envie de disparaître. Pouf ! Et je ne suis plus là. « Et merci pour eux. Parce que ce n’est pas que grâce à moi s’ils sont encore en vie. On a fait ça en équipe. » Forcément que je souris quand j’entends ça, je ne peux pas rester à faire la gueule ou quoi. Aussi grave que ce soit, on a fait tout ce qui était en notre pouvoir pour les aider, pour les sauver. Je dois faire au mieux pour me centrer là-dessus, même si ce n’est pas simple. Je vais devoir en parler à mes Pokémon aussi, car eux aussi ont vécu cela. Nous n’étions pas une équipe de deux humains, nous étions une équipe d’humains et de Pokémon. Mais autre chose me revient à l’esprit. « Et la suite, ça va donner quoi ? » Je pense que TJ est en mesure de répondre à cette question, même si je n’ai aucune certitude là-dessus. « Et bien, ces deux enfoirés vont sans doute finir dans une jolie combinaison orange pour le restant de leurs jours. » Oui, non, ça je me doute bien. Je ne suis pas débile quand même. Il va falloir que j’explicite un peu plus. « Je ne parlais pas d’eux, mais des Baudrives morts, vous allez faire quoi de leurs corps ? » « Ils vont être incinérés et leurs cendres seront répandues, quelque part. » C’est un petit soulagement que d’entendre ça. J’aurais mal vécu qu’on me réponde qu’ils iraient dans une sorte de fosse publique pour Pokémon. Maintenant, j’ai une réponse, je devrais pouvoir aller de l’avant. « Je pourrai être averti lorsque les cendres seront dispersées ? » Je vois les sourcils du ranger se froncer, le temps d’une légère pause. « Je ne peux pas te dire, il faudrait voir ça avec la hiérarchie. » Ouais, je m’en doutais un peu, c’est normal.

« Monsieur Finnegan. » En entendant la voix dans notre dos qui vient nous interrompre, TJ comme moi nous levons immédiatement et faisons volte-face. La femme qui avait repris les choses en main – donc qui doit être vachement gradée chez les rangers – veut me parler. Ok. Bonjour la pression… « Je peux lui parler seule à seul ? » Ah carrément ! Je n’ai même pas le droit d’avoir un soutien avec moi. Bon bah c’est génial, ça ne fout pas du tout la pression. « Oui madame. » Ah et donc il s’écrase comme ça ! Il est beau le ranger à la tête brûlée ! Pas devant ses supérieurs par contre. Je le vois s’éloigner, aller rejoindre ses Pokémon. Super, je n’ai plus qu’à attendre la sentence avant de mourir. « Vous êtes un sacré numéro. » Et bah ça commence mal… Je sens que je vais passer un sale quart d’heure. « Ce n’est pas courant d’avoir un éleveur qui vient porter assistance sur une mission ranger. C’était très risquer d’accompagner le ranger Mayers. » « C’était trop dangereux de le laisser repartir seul. Et puis c’est chez moi ici. » Je n’ose pas trop répondre, j’essaie plutôt de me justifier, sans hausser la voix, sans ma fougue et mon je-m’en-foutisme naturel. « Soit, mais vous avez été crucial dans la réussite de cette opération. Vous avez su réagir face à des meurtriers de masse, et avez sauvé la vie de nombreux Pokémon aujourd’hui. Il semblerait que vous ayez ça dans le sang. » Je ne comprends pas le message là, je ne vois pas où elle veut en venir. J’ai l’impression d’être débile, de ne pas savoir lire entre les lignes. « Dans le sang ? » On sait jamais, je tente une relance. Cela pourrait conduire la ranger en chef à reformuler son propos, à être plus claire dans ce qu’elle dit. Parce que j’ai clairement la sensation qu’elle veut me dire quelque chose. « Et bien, les gens qui vont au-devant du danger pour sauver des Pokémon, ce n’est pas courant. Et les rangers ont rarement la formation suffisante pour soigner des Pokémon blessés et se débrouiller avec rien. Vous avez toutes les qualités requises pour être un soigneur urgentiste du Polygone. » Travailler pour les rangers ? Ce serait fou, c’est sûr. Mais je tiens une pension, je suis éleveur. Je n’ai pas non plus la formation pour devenir urgentiste. Ce qu’il s’est passé aujourd’hui, ce n’est rien de plus qu’un bon alignement des étoiles. J’ai eu de la chance, et les Baudrives survivants également. C’est tout. Franchement, je pensais me faire lyncher, pas qu’on allait me proposer un job. « Je suis désolé, mais je ne pense pas avoir ce qu’il faut pour ça. » La ranger en chef éclate alors de rire. Sérieusement ?

En vrai, je le vis trop mal. Vraiment trop mal. Elle se paie ma tête comme ça ? Genre juste devant moi. En plus, je ne vois même pas ce qu’il y a de drôle. Je ne pige rien à notre échange depuis le début. C’est n’importe quoi. « Excusez-moi, mais c’est compliqué de savoir à quoi s’en tenir avec vous. » C’est clairement l’hôpital qui se fout de la charité là. Franchement, c’est elle que je galère à suivre depuis qu’elle est venue me parler. Elle est en mode super sérieux et tout, chef badass, et là, elle me rit au nez. Ah ouais non, je pige que dalle. Et j’ai l’impression que ça se voit sur ma tronche. « C’est simplement que quand nous sommes arrivés, vous aviez l’air d’être plutôt décontracté et sûr de vous. Et maintenant que je vous parle, je me rends compte que vous êtes un cinnamon roll. » Cinnamon roll toi-même ! Je me doutais que j’allais me faire tacler, mais je ne m’attendais pas à ce que ça prenne cette forme. Je ne suis pas un fragile, là ! Je ne sais même pas quoi répondre à ça. « Mais ce que vous avez fait aujourd’hui, c’est impressionnant. Pour un néophyte, vous avez impressionné tous les rangers et soigneurs venus sur place. Avec le ranger Mayers, vous êtes les héros du jour. Et vous venez de prouver que vous pourriez en faire votre métier avec les formations adéquates. » Wow. Ok. Ça souffle clairement le chaud et le froid là. Enfin, là, ça souffle du chaud plutôt agréable, il faut le reconnaître. C’est flatteur, et je sens que c’est vrai. De toute façon, elle n’a pas l’air d’être le genre de personne à mentir. Si elle me propose ça, c’est qu’elle y croit. Et franchement, même si ça me mine ce qu’il s’est passé, ça m’a fait me sentir tellement bien d’agir, de faire ce que j’ai fait. Je me suis senti fort, et j’ai été utile, voire déterminant. Niveau fierté, je pense que là, je ne peux être qu’au top. Ce n’est pas le genre de sensations que je retrouve à la pension, dont je me plains de me lasser depuis quelques semaines déjà. « Je… vais y réfléchir. Mais je suis le propriétaire d’une pension, j’ai mes responsabilités ici. » La ranger acquiesce. « Je comprends. Après, votre réponse d’aujourd’hui n’est pas péremptoire. Si un jour vous changez d’avis, passez au Polygone. » Bon, bah je vais noter alors.




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Nessa Finnegan
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Dim 26 Mai - 23:30
Les agents sont partis, embarquant avec eux les auteurs de cet effroyable carnage, des assassins sans la moindre pitié. Les rangers s’organisent à leur tour, pour rapatrier les Baudrives, tant les blessés que les décédés. Tout ceci se termine, enfin. Je vais pouvoir rentrer à la pension, souffler, évacuer, mettre toute cette histoire derrière moi. En fait, je crois que ce qui me fait enrager le plus, c’est que ça s’est déroulé chez moi, sur mon terrain. J’ai voulu les laisser à l’abri, et ça n’a pas marché. Ce massacre a quand même eu lieu, et si TJ n’avait pas été là et mis en difficulté de la sorte, je n’en aurais probablement pas eu connaissance. D’une certaine manière, c’est également peu rassurant. Nous sommes tellement isolés, il n’y a tellement rien autour d’autre que la centrale électrique qui récupère l’énergie produite par les éoliennes qu’il pourrait se passer n’importe quoi sans que personne ne puisse le voir. Est-ce qu’être isolé de tout nous éloigne du danger ? Je ne sais pas vraiment. Voir ça, ça fait disparaître la quiétude, le sentiment de paix que je pouvais trouver ici. C’était un endroit paisible, et malgré les événements d’aujourd’hui, cela doit rester ainsi. Je dois trouver une solution à cela, une vraie solution, quelque chose de plus concret que le simple terme de propriété privée. Et la seule chose que j’envisage, c’est de faire des Eoliennes une réserve naturelle, ou une autre appellation protégée du genre. Je ne connais pas la terminologie exacte, les formalités et tout ce qui va avec, mais je ferai mes recherches. Il s’agit du lieu de vie d’une espèce qui ne vit nulle part ailleurs au monde. Je suis d’ailleurs surpris qu’il n’y ait rien de déjà mis en place.

« J’ai demandé, ils n’ont plus besoin de nous. » Le ranger a donc pris la liberté de demander pour moi. En soi, je ne lui en veux pas, je comprends son intention derrière, même s’il ne le dit pas. Maintenant qu’il n’est plus utile ici, il aimerait retourner auprès de son Drascore blessé. J’aurais fait exactement comme lui si j’étais à sa place. Sous le coup de l’action, de l’adrénaline et de l’ordre des priorités, il n’y pensait plus, mais là que tout est passé, c’est différent. « Alors on y va. » Nous saluons rapidement les rangers encore sur place avant que TJ n’appelle son Drattak. Nous allons donc repartir comme nous sommes venus. Je rappelle donc tous mes Pokémon au sein de leur pokéball, même Spyros. C’est indispensable pour le transport. Le ranger reste étonnamment silencieux. Je me doute bien qu’être en altitude comme ça ne favorise pas la discussion, même si le vol est bien moins pressé qu’à l’aller. Je me demande ce qu’il se passe dans sa tête, je me demande s’il a vraiment intégré ce que j’ai pu lui dire tout à l’heure ou bien s’il est revenu sur sa perception de base de la situation. Je n’ose pas trop, ne sachant pas, et ne connaissant pas le ranger si bien que ça. C’est une rencontre qui s’est faite là, et nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de discuter, de nous raconter nos vies et compagnie. Je ne sais pas trop si je peux me le permettre, surtout que je suis peut-être totalement à côté de la plaque. Si ça se trouve, c’est juste qu’il s’inquiète pour son Drascore et ça n’a rien à voir avec tout ce qu’on a pu voir aujourd’hui. Je pense que sans certitude sur laquelle s’appuyer, il est plus sage de s’abstenir de poser des questions. Cela ne serait pas pertinent si c’est dans l’unique but de satisfaire ma curiosité.

Nous finissons par atterrir, devant la pension. Et sans vraiment temps de latence, je vois Louis sortir, affolé. Forcément je m’inquiète. « Il y a eu un problème avec le Drascore ? » « Quoi ? » « Quoi ? Non ! Mais vous, il s’est passé quoi ? » Ok, grand moment d’échange foireux. J’ai cru que Louis était paniqué parce que le Pokémon du ranger s’était réveillé et avait mal vécu son passage chez nous, et en le formulant à voix haute, j’ai inquiété TJ. La conséquence évidente. Et Louis est tout autant surpris de mon interrogation, je suppose que cela signifie que tout s’est bien passé. Tant mieux. En fait, il se trouvait que l’inquiétude de Louis résidait dans ma disparition brutale de la pension. Il fallait agir sans hésiter, et c’est ce que j’ai fait. Il faut maintenant l’expliquer. « Une attaque de braconniers a eu lieu dans un coin reculé de vos terres. J’ai dû venir ici pour faire soigner un de mes Pokémon – je suppose que c’est vous qui vous en êtes occupé d’ailleurs, merci pour ça – et j’ai réquisitionné la présence de votre ami pour m’assister là-bas. » TJ m’a pris de court pour donner cette explication, et je dois reconnaître que je n’aurais pas fait aussi bien. Sans doute est-ce l’habitude de parler aux civils, ou truc du genre, je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que mon explication aurait été bien plus confuse que ça. « Des braconniers ? Ici ? Mais, c’est grave. » La nouvelle question me prend au dépourvu. Je dois reconnaître que j’aurais préféré éviter la question. « Oui, c’était un massacre. Je pense qu’on en entendra parler aux infos ce soir. » Je vois immédiatement la mine de Louis se détériorer. Il ne devait pas s’attendre à cela, et je peux le comprendre, j’étais comme lui. Peut-être sommes-nous trop naïfs. Ou peut-être que nous avons simplement eu la chance d’être préservés de toute cette horreur jusqu’ici.

« Bon, au moins vous n’avez rien. C’est déjà ça. Et pour votre Drascore, il va bien. Il s’est réveillé et il se remet très bien de sa blessure. » Je vois un sourire se dessiner sur le visage du ranger et je dois reconnaître que ça fait du bien. C’est un véritable soulagement de parler d’autre chose, et puis ça doit être une excellente nouvelle pour TJ. On a besoin de ça, et je pense que lui encore plus. Ce sont des petites victoires qu’on pourrait qualifier d’anodines mais qui font énormément de bien à l’esprit. Je vais tout de même examiner une dernière fois le Drascore avant de le rendre à son propriétaire. Non pas que je ne fasse pas confiance à Louis concernant le suivi du Pokémon – j’ai fait ma formation avec Louis, et je travaille avec lui depuis maintenant plus d’un an, je sais qu’il est totalement qualifié pour ça – c’est simplement que je l’ai soigné, et donc que c’est à moi de faire ces vérifications. C’est une procédure normale, pour s’assurer qu’il n’y a pas de complications ultérieures, de sensibilité particulière ou autre. « Louis, tu nous conduis auprès du Drascore ? » « Tout de suite. » Nous entrons donc, et suivons Louis jusqu’à rejoindre le Pokémon poison. Il a bonne mine à première vue, il est encore un peu groggy à cause de la sédation, mais il se tient bien, il est éveillé, nickel. Dans un premier temps, il faut laisser la place à son dresseur. Ça a été compliqué, pour l’un comme pour l’autre, c’est évident, et c’est ce qui va aider à la convalescence plus psychologique d’eux deux, et par conséquent la convalescence physique du Drascore. Avant de m’avancer, je les laisse se retrouver. J’ai bien vu en les accueillant qu’il y avait un lien particulier entre eux.




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Dim 26 Mai - 23:30
Le membre 'Nessa Finnegan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 '[ELV] Reproduction' :
Turning point Mp_rep12

--------------------------------

#2 '[ELV] Capa repro' :
Turning point Mp_cap10 Turning point Mp_cap10 Turning point Mp_cap10


Turning point Mpsigna_by_kith_cath-dbzshdd
avatar ©️ Elune Crowley ; signature ©️ Alan White.
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