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» J’me prend pas pour un Pepsi


Kaktus Vateuhpicker
Modo & Coordinateur

C-GEAR
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Région : Kalos
Lun 31 Déc - 23:58

J’me prend pas pour un Pepsi


L’Élite.

Pendant longtemps, des mois, des années même, j’ai rêvé de ce lieu. Je me suis parfois imaginé ce que cela pourrait donner si je me trouvais à la place de l’un de ces challengers que je pouvais voir lors des retransmissions. Que ce soit en direct ou en différé, je ne loupais pas un seul passage. Toute cette histoire, ça remonte à une période où je n'étais même pas encore devenu coordinateur. Je crois bien que je n’avais même pas encore déclaré l’envie de le devenir. À l’époque, je me contentais de regarder. J’observais sans relâche. Je rêvais devant le spectacle que ces personnes incroyables à mes yeux pouvaient offrir. Avec eux, je n’avais pas besoin d’entendre pour comprendre. Alors que j’étais perdu dans mes ressentiments envers le monde entier, ils m’ont offert une porte de sortie. Cette passion pour la coordination, je ne sais même plus comment elle a commencé. Enfin pas avec précision en tout cas. Je n’ai jamais remarqué le moment décisif dans la naissance de mon amour pour cette discipline. Je sais seulement qu’un jour je ne ressentais qu’un vague intérêt, et que le lendemain je ne pouvais plus m’en passer. J’avais même commencé à organiser mes journées en fonction des retransmissions de concours ou des différents reportages sur le sujet. Je n’en ratais pas un seul. Les portraits des maîtres coordinateurs, ceux des challengers, les entraînements. Tout. Je ne manquais aucune nouvelle concernant cette discipline. En l’espace de très peu de temps, je suis devenu totalement accro. Je ne m’en lassais pas. Je pouvais regarder une même vidéo plusieurs fois. J’y découvrais toujours quelque chose de nouveau. Un petit détail que je n’étais pas parvenu à remarquer lors du visionnage précédent. Que ce soit un morceau du décor, un mouvement particulier de l’humain ou de la créature, ou encore une attaque que je n’aurais jamais pu imaginer être utilisée de cette manière.peu importe la découverte, l'émerveillement en moi était toujours le même. Sans même me connaître. Sans même me rencontrer en face à face. Sans même avoir le moindre soupçon vis-à-vis de mon existence, ils parvenaient à me mettre des étoiles dans les yeux.

Les maîtres coordinateurs.

Ce sont eux mes héros en réalité. Certains challengers m’ont marqué, mais finalement, mes grands favoris se sont surtout retrouvés dans le camp des maîtres coordinateurs. Je ne sais pas trop si c’est normal, mais je suppose. Je n’ai jamais été un grand sportif, alors je ne me suis jamais vraiment préoccupé de tout cela. Mais je me souviens que mes camarades avaient toujours des préférences. Même lorsqu’ils soutenaient une équipe tout entière, ils avaient toujours des favoris au sein de celle-ci. Je me dis donc que c’est logique que j'apprécie certains champions bien plus que d’autres. Même s'ils sont eux aussi très talentueux. Dans le cas de la coordination, en particulier puisque c’est celui qui m'intéresse le plus, je pense qu’il est normal que les préférences se basent essentiellement sur des ressentis. Après tout, une prestation c’est une histoire que l’on raconte, un message que l’on fait passer, un rêve que l’on désire transmettre. Tout cela, c’est du ressenti dans le fond. Soit on y est sensible et l’on se retrouve sous le charme du coordinateur, soit on n’a pas la moindre réaction vis-à-vis de cela. Et dans ce cas-là, ben on tente seulement de profiter du spectacle qui nous est offert sans forcément se demander ce qu’il va advenir de celui qui le propose. Ça, c’est ma vision des choses. Je la trouve logique. Après, je ne sais pas du tout si la majorité des gens la partage, mais cela ne m’intéresse pas vraiment. L’important, c’est ce que je pense moi. Les autres, c’est un peu du bonus. Si une fois encore je me place dans la marginalité, ce n’est pas un problème. J’ai l’habitude. Ce ne serait qu’un nouvel exemple de ma différence avec les autres.

Et donc. Les maîtres coordinateurs. Je crois bien que le premier que j’ai idolâtré, c’est Li W. Chi. Je suis d’ailleurs toujours un peu triste qu’il ait fini par prendre sa retraite. J’appréciais tout particulièrement ce qu’il proposait lors de ses prestations. Son talent m’a toujours impressionné. Aujourd’hui encore, j’admire ce qu’il parvenait à accomplir avec ses partenaires. Mais plus encore, c’est les sentiments qu’il réussissait à transmettre qui me subjuguaient. Même en regardant une rediffusion, j’étais toujours subjugué par ce que je pouvais observer. Et puis, je me suis laissé avoir par la grâce et la prestance dégagée par ses partenaires. Surtout certains en réalité. Le premier que j’ai découvert, c’est son Draco. Sans aucun doute, c’est celui pour lequel j’ai immédiatement ressenti de l’affection. Et sa couleur si particulière, elle m’intriguait. Je n’ai jamais su d’où elle venait, mais je me suis toujours posé des questions. Aujourd’hui, je possède quelques éléments de réponses supplémentaires, du fait que je possède également des créatures aux couleurs anormales. Mais je ne comprends toujours pas d’où cela peut venir. C’est pour cette raison que je désire approfondir mes recherches sur le sujet une fois que je posséderais ma propre pension. Mais pour cela, je dois sortir victorieux de ce défi. Mais ce n’est pas le seul de ses partenaires qui a su attirer mon attention. Je n’oublie pas son Farfaduvet, qui accessoirement possède la même particularité. Ni même son Trioxydre ou son Majaspic, qui à leur manière ont eu la capacité d’attirer mon attention de par leurs talents ou leurs atouts pour la coordination. Mais je crois que le plus impressionnant, à l’époque de la naissance de ma passion, pour le jeune garçon renfermé sur lui même et persuadé d’être incapable de quoi que ce soit que j’étais alors, c’est le jeune âge de Li lorsqu’il s’est fait connaître. Si je ne me plante pas, il était alors moins vieux que je ne le suis désormais. Bon pas de beaucoup. Seulement deux ou trois années. Sur toute une vie, cela ne représente pas grand-chose. Mais surtout, cela m’a permis de réaliser que tout est possible si l’on y croit suffisamment. En y réfléchissant, j’aurais pu commencer à me préparer quand j’avais encore mes douze ans. Je suis presque certain que j’aurais pu en arriver au même point qu’aujourd’hui.

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Cette fois, il n’est plus l’heure de repousser le moment fatidique. Je n’ai plus de raisons pour ne pas y aller. J’ai déjà fait usage de toutes mes excuses plus ou moins valables. Cela fait déjà bien longtemps que je remplis les conditions nécessaires pour m’inscrire à un défi face aux maîtres coordinateurs qui forment l’Élite. C’est mon objectif, celui que je vise depuis que j’ai commencé à réaliser des prestations lors de concours. C’est ce qui me fait avancer. Ce qui me pousse sans cesse à me dépasser. Au départ, j’étais impatient. Comme les enfants que l’on peut voir dans les films, la veille de Noël, lorsqu’ils attendent que les cadeaux soient déposés au pied du sapin. Avant d’être adopté, je n’ai jamais eu le plaisir de connaître cela. Et après, j’étais un peu trop grand et blasé pour croire en tout cela. Toutefois, j’ai rapidement su faire la comparaison entre ce que je ressentais et ce que j’ai pu voir lorsque je restais des heures entières devant des films que je ne comprenais qu’à moitié en raison de l’absence des sous-titrages. Par la suite, j’ai commencé à douter de moi. Après mon premier concours raté notamment. Ce n’était pourtant pas un échec critique. Les gens avaient apprécié. C’est juste que dans le feu de l’action, je n’ai pas respecté l’une des règles régissant ce domaine. Mais ça m’a mis un sacré coup au moral tout de même. Et ensuite, lorsque je me suis rendu compte que je n’avais pas pris en considération le fait que ce défi ne consiste pas qu’en la réalisation d’une prestation. En effet, par le passé je n’ai jamais fait attention à ce détail, mais une fois que l’on a fait nos preuves avec la prestation, il faut encore prouver notre valeur en matière de combats pokémons. Et pour cela, j’ai toujours la sensation de ne pas être au niveau.

Je ne me sens pas prêt, mais si je suis honnête avec moi-même, je ne me considérerais sans doute jamais comme tel. Toutefois, je ne peux pas continuer à me servir d’un banal rhume ou de mauvaises conditions climatiques pour repousser le moment de mon inscription. La première fois que je me suis renseigné sur la procédure pour m’inscrire à une session à l’Élite, j’avais vu qu’il est possible de le faire à distance, afin d’éviter aux personnes venant de loin de devoir se présenter plus longtemps à l’avance que nécessaire. J’ai donc commencé par ouvrir mon ordinateur afin d’aller sur leur site internet. Échec. Le système est bien mal fichu. Il ne prend pas en compte les difficultés que rencontrent les personnes comme moi. Non, mais sérieusement ? À notre époque, ils en sont encore à faire les enregistrements par téléphone alors que ce serait bien plus simple de se servir des nouveaux outils à notre disposition. Ce n’est pas normal. Je trouve que c’est un peu discriminatoire pour les personnes qui sont sourdes ou malentendantes. Parce que c’est bien beau de proposer une inscription alternative pour les personnes se trouvant loin des bâtiments de l'Élite, qui sont situés dans la région de Sinnoh, mais je fais comment moi ? C’est nul. Encore une fois, rien n’est pensé pour les personnes souffrant d’un handicap. J’ai vraiment hâte de pouvoir réunir les moyens financiers suffisants pour me permettre de procéder à l’opération qui me fait rêver depuis plusieurs mois. Parce que là, c’est clair. Ça m’aurait bien arrangé de pouvoir passer un appel téléphonique afin de ne pas avoir à me déplacer aussi longtemps à l’avance. Mais non. Encore une fois, je me fais avoir par ma fichue surdité. C’est vraiment nul comme truc. À une époque où l’on prône l’accès à tous, sans discrimination, je remarque une nouvelle fois que ce n’est que de belles paroles, visiblement. Je vais donc devoir faire le déplacement. Le plus rapidement possible. Je ne dois pas me servir de cela pour repousser de nouveau mon inscription.

▬ Bonjour, je souhaiterais procéder à une inscription pour la prochaine session à l'Élite, si c’est possible.

Voilà. J’ai amorcé le processus. Au moins, maintenant, j’ai bien moins de risque de prendre la fuite. En arrivant dans la région, j’ai commencé par venir ici. Après tout, je n’ai pas la moindre idée du temps nécessaire pour venir à bout d’une session à l’Élite, alors je me suis dit qu’il est préférable de débuter par l’inscription. Au moins pour avoir les informations concernant tout cela. Pour la suite, je suppose que je vais improviser. De toute façon, je ne vois pas vraiment ce que je peux faire d’autre. Tant que je ne sais pas combien de temps cela peut prendre ou quels jours cela va se dérouler, je ne peux pas réserver une chambre quelque part. Enfin… En réalité, je pourrais le faire. Toutefois, cela nécessiterait que je réduise ou que j’augmente la durée une fois toutes les clés en main. Et clairement, je préfère éviter. Je galère bien assez lorsqu’il s’agit de communiquer avec les autres sans avoir besoin de me rajouter des difficultés.

▬ Bien sûr. Il me faut votre carte de coordinateur ainsi que les cinq rubans que vous avez obtenus lors de concours officiels.

▬ Les voici.

▬ Merci. Il me faudrait également votre pièce d’identité, ainsi que les pokéball des différents pokémons que vous souhaitez inscrire.

J’ai hoché la tête avant de chercher une pièce d’identité dans mon sac. Il ne me faut que quelques secondes pour la trouver et la déposer sur le comptoir. Pendant ce temps, la femme de l’accueil a déposé une sorte de boîte étrange entre nous. Elle contient dix emplacements pour pokéball. OK. C’est perfectionné leur bordel. Ils pourraient mettre un peu plus de moyens afin de développer un système d’inscription via internet digne de ce nom. Sans réfléchir, je commence à déposer les pokéballs de mes partenaires. Hélios. Mumble. Miror B. Belladone. Kilauea. Belzebuth. Miju. Fenrir. Nausicaa. Amira. Je n’y avais pas vraiment réfléchi avant de venir, mais finalement j’ai eu raison. Une fois devant l’obligation de prendre une décision, l’inspiration est venue d’elle-même. C’est fou. J’aurais tenté de le faire avant de venir, je ne serais jamais parvenu à ce résultat. J’aurais sans cesse changé d’avis. Alors que là, ça s’est fait sans prise de tête. Juste après, pendant qu’elle procédait à mon inscription, elle a commencé à me parler du fonctionnement tout en posant des papiers résumant tout cela sur le comptoir, juste devant moi, là où se trouvait précédemment la boîte pour les pokéball. Bon. Au moins, je devrais pouvoir comprendre avec les papiers. Enfin je suppose. Je m’occuperais de ça après. Et s’il me manque des informations indispensables, je reviendrais ici. Je ne vais pas être bien loin dans tous les cas.

OK. Donc les sessions se déroulent exclusivement durant les week-ends. Cela signifie donc que je vais devoir rester ici plus d’une semaine puisque pour celle-ci, c’est mort. Avec le temps qu’il reste pour l’organisation, ce n’est plus possible. Il faut au minimum une semaine entre le moment de l’inscription et le début des festivités. Et comme elle vient de commencer, c’est trop tard pour avoir les sept journées nécessaires. Je vais donc devoir rester dans les environs, pendant le stress sera en train de monter en moi. La loose. Je n’ai pas prévu ça dans mon programme. Je me doutais bien que ça prendrait un peu de temps entre l’inscription et le début de mon défi. Pour autant, je n’ai pas songé un seul instant qu’il me faudrait réserver une chambre pour presque deux semaines. Je ne suis même pas certain qu’un établissement dans les environs dispose de telles disponibilités. Je me demande bien ce que je vais pouvoir faire en attendant que le grand jour se présente. Je ne connais pas du tout les environs. Je ne sais même pas ce que je peux trouver dans les environs. Peut-être des visites ? Je me demande si une session va avoir lieu le week-end prochain. Je dois avouer que je trouve appréciable l’idée de pouvoir observer en direct ce qui m’attend avant que ce ne soit mon tour.

▬ Il faudra vous présenter ici même mercredi prochain. Avec la présence d’un huissier de justice, vous découvrirez à la fois l'identité du maître coordinateur que vous allez affronter, ainsi que le thème de la prestation que vous aurez à réaliser.

▬ Euh très bien. Je dois me présenter à l’accueil, c’est bien ça ? Et ensuite, il se passe quoi ?

▬ Ensuite, vous aurez trois journées pour vous préparer. Il vous faudra exécuter votre prestation le samedi suivant à quatorze heures. Si vous parvenez à subjuguer le jury, le combat se déroulera le lendemain à la même heure. Sinon il faudra de nouveau tenter votre chance.

▬ Et bien merci pour les informations. C’est tout ce qu’il faut pour l’inscription ?

▬ Oui. C’est tout bon. L’inscription est terminée. Vous pouvez prendre les documents que j’ai posés pour vous sur le comptoir. Vous y trouverez un récapitulatif des informations que je vous ai fournies. J’ai également ajouté quelques brochures sur les hôtels, et autres possibilités de logements de la ville. Je suppose que si tu viens de Kalos, tu en auras bien besoin.

▬ Ah et bien, merci beaucoup. Je vais regarder tout cela. À mercredi prochain alors ! Bonne journée.

Et voilà, plus rapide qu’un Arakdo sous le soleil levant, je me suis dirigé vers la sortie tout en terminant de ranger mes affaires. J’ai libéré Hélios de sa pokéball et j’ai gardé les papiers concernant les hôtels à la main. Je sais qu’il a horreur d’être enfermé là dedans, alors je ne l’ai pas fait traîner davantage. Maintenant, je dois me trouver un endroit où dormir pour les quinze prochains jours. C’est la priorité. Ensuite, et bien je ne sais pas. J’aviserais. La seule chose dont j’ai la certitude pour le moment, c’est que je ne peux plus faire marche arrière. Je suis inscrit à l’Élite. Maintenant c’est à moi de tout donner pour atteindre mes objectifs. Et derrière, c’est la pension qui m’attend. Je ne veux pas me rater. Surtout que les préparatifs sont presque achevés désormais. J’ai trouvé le terrain. Tout est prêt pour commencer mon installation. Il ne me manque plus que la victoire. Et l’argent qui l’accompagne. Parce qu’il est hors de question que j’ouvre ma pension sans avoir retrouvé l’audition.



Merci Nessa pour m’avoir montré le chemin. Je ne sais pas comment j’aurais fait pour trouver sans ton si beau cadeau. ♡
Équipe pour la prestation:
 


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Calypso Kanaloa
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C-GEAR
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Ven 4 Jan - 23:50
OUI BONJOUR.

Ce serait pour un numéro SVP. Merci de le donner entre 1 et 4 !

(Si votre préféré est au-dessus c'est complètement râpé. Les nombres doivent être entier, pas de virgule, attention ! (Ce serait trop nul de se rater sur ça.))

Bon courage !


Merci à Elisa A. Kanes pour l'avatar. (:
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Kaktus Vateuhpicker
Modo & Coordinateur

C-GEAR
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Région : Kalos
Sam 5 Jan - 1:09
BONJOUR !

Je pourrais avoir le 2 et le 4 ? Comme ça, je peux avoir le 24. Et ainsi je fais Élite 1 et 2 même temps. Non ? C’est pas possible ?

Je vais donc prendre le 3 pour être entre les deux /paf

Merci !


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Calypso Kanaloa
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C-GEAR
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Messages : 449

Jeu 17 Jan - 20:57
    « T'es quand même pas très dégourdie. »
Calypso regardait sa sœur avec un sourire pendant que cette dernière lui tirait la langue. La jeune femme finit par aider la plus jeune avant de se retourner vers leur père qui essayer lui-même de se débrouiller comme il le pouvait avec les planches qui jonchaient le sol de la pièce.
    « Soyez sympas, les filles, c'est déjà assez pénible sans vous entendre vous chamailler. »
La coordinatrice leva les yeux au ciel : il la disputait comme si elle avait l'âge de Luz, alors qu'elle la surveillait depuis le début du week-end. Enfin, cela ne servait pas à grand chose de faire des remarques à ce moment-là : elle le connaissait bien, son père, et même si c'était un homme charmant, adorable la plupart du temps, il pouvait s'avérer aussi bien intolérant lorsqu'il se sentait acculé. Et comme à cet instant précis, il ne savait pas comment gérer cette installation, il était nerveux. Cela devenait donc assez pesant de traîner dans le coin, mais Calypso savait que c'était temporaire et que sa présence soulageait réellement ses parents.

Ils avaient décidé de refaire intégralement la chambre de Calypso, devenue un vrai capharnaüm par manque de place. La jeune femme avait une vie bien différente qu'à l'époque où elle vivait à Irisia, sa chambre, assez grande, servait avant tout de débarras et de moyen de caser les jouets de Luz. Autant dire qu'entre les murs vieillissants, les meubles inutiles et tout le reste qui y était entassé, il y avait du boulot. La situation financière de la petite famille avait elle aussi changé. Calypso ne demandait plus rien et surtout, était en capacité d'aider ses parents. En soi, la décision lui avait fait un petit coup au cœur. Elle devrait définitivement quitter la chambre d'adolescente qu'elle n'aurait pas imaginé perdre un jour. Après un grand nettoyage, elle avait pris une multitude de photos, sous tous les angles, pour garder précieusement ces souvenirs. Il fallut ensuite démonter les meubles, les acheminer à une association du coin - en leur donnant un coup de main pour les remonter – et rentrer pour continuer. Le sol de la chambre étant en parquet, la mère de Calypso avait décidé de le nettoyer puis de le retraiter, ce qui avait demandé d'attendre toute la nuit pour continuer. C'était long et Luz se montrait extrêmement impatiente. La jeune femme le comprenait : elle allait avoir une toute nouvelle chambre à son goût, plus grande, avec une plus belle vue que la sienne sur l'extérieur de la maison.

Calypso avait imaginé de meilleurs congés quand elle avait prévu de passer quelques jours auprès de sa famille. Elle, qui n'aspirait qu'à se reposer et prendre un peu de bon temps, avait rapidement déchanté. Enfin, heureusement, tout tenait encore bien dans ce foyer et elle n'avait pas trop de soucis à se faire, il suffisait juste que son père ne se stressât plus sur le bureau qu'il était en train d'essayer de monter et tout irait bien.
    « On va attendre un peu avant la deuxième couche, on va faire des gâteaux ? »
Il valait mieux sortir Luz de là et donner un peu de tranquillité à leur père. Tout allait mieux se passer par la suite, pour sûr. Il fallait dire que toute la famille était du genre bec sucré, alors un petit goûter allait faire le plus grand bien à tout le monde. Elles descendirent dans la cuisine où leur mère préparait déjà le repas du soir. Elle prenait de l'avance pour être sûre d'être plus tranquille en fin de journée, elle avait été assez claire sur le fait que travaux ou pas, elle comptait sur la présence de toute la famille ce soir pour s'adonner à leur passion commune : les jeux de société.

Les deux filles de la famille préparèrent les gâteaux, avant d'appeler leur père pour le goûter. Tout le monde autour de la table à boire le thé, à prendre le temps, à discuter. Les travaux prirent moins de temps que l'avait envisagé l'homme de la famille – de là à dire qu'il stressait pour pas grand chose... - et finalement Calypso passa un très bon moment avec eux. La chambre de Luz avait aussi été l'objet de quelques travaux de rafraîchissement, puisqu'elle servirait de chambre d'amis et donc, de lieu de repos pour la coordinatrice. Et du repos, elle en avait pris, décidant même de prolonger son séjour, puisque le Comité l'avait informée de l'annulation d'une sortie publique prévue. Cela tombait à pic.


Et toutes bonnes choses ayant une fin, Calypso rentra à Elite. Elle avait eu du nez, puisque ce fut seulement le lendemain de son retour qu'on lui apprit qu'un nouveau challengeur venait d'apparaître à l'Elite et qu'elle devait se préparer pour le rejoindre et découvrir son thème. Urgh. Elle aurait préféré que le Comité eût la prévenance de lui parler un peu plus tôt de ce défi, mais elle les imaginait déjà se justifier en lui disant que c'était elle qui avait décidé de prolonger son congé. Enfin, c'était trop tard pour s'en plaindre et après le repos qu'elle venait de prendre, un peu d'action ne lui ferait sûrement pas de mal.

La jeune femme s'était donc préparée, s'habillant élégamment pour l'occasion, sans trop en faire – une robe bleue un peu sympa, une veste noire et des bottines. C'était vraiment parce qu'il fallait être présentable qu'elle était également maquillée et coiffée, ses cheveux encadrant son visage. Elle poussa un petit soupir en observant le jogging qu'elle avait laissé sur une chaise de sa chambre. Elle n'était pas sortie de la pièce qu'elle avait déjà hâte de le retrouver.
Quelques temps plus tard, elle avait rejoint la fameuse salle pour découvrir son thème. L'estomac un peu noué, elle salua les membres du Comité – et surtout le grand maître des enveloppes, dont elle oubliait toujours le nom. Ils n'avaient plus qu'à attendre patiemment l'arrivée du challengeur. Si au moins il ou elle pouvait être sympa, ce serait déjà ça de gagné ! La Phyllali à ses côtés, Calypso sembla sortir de sa torpeur, prête à sourire, lorsque la porte s'entrouvrit pour dévoiler la personne qu'elle allait devoir affronter à la coordination.


Merci à Elisa A. Kanes pour l'avatar. (:
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Kaktus Vateuhpicker
Modo & Coordinateur

C-GEAR
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Région : Kalos
Dim 20 Jan - 17:31
Le grand jour est arrivé. Alors que je devrais être relax après la semaine de vacances que je viens de passer dans cette ville de la région de Sinnoh, dans ma tête c’est totalement l’inverse. Je suis en panique. Je viens à peine d’ouvrir les yeux, pourtant je me sens déjà totalement perdu. Je le savais que je n’aurais pas dû sortir hier soir. Au départ, je voulais me coucher tôt, histoire d’être en forme pour cette journée particulière. C’est tout de même aujourd’hui que je vais rencontrer le champion de l’Élite que je vais affronter en fin de semaine lors de mon premier défi : la prestation. C’est également aujourd’hui que je vais découvrir le thème sur lequel nous allons devoir travailler au cours des prochains jours. C’est donc un moment important. Celui qu’il ne faut pas rater. Sous aucun prétexte. J’aurais l’air de quoi, si je ne parviens même pas à respecter les règles de mon propre passage à l’Élite ? Ce serait ridicule. Hier soir, je voulais donc me coucher tôt afin d’être en forme et de pouvoir affronter cette longue journée en toute sérénité. J’avais prévu de sortir de ma chambre, pour aller manger au restaurant qui se trouve à proximité de l’hôtel, puis de rentrer me coucher. Un programme simple et efficace. Est-ce que je l’ai respecté ? Non. Bien entendu. Ce ne serait pas drôle sinon. Plutôt que d’entrer dans le palace où je réside temporairement, j’ai poursuivi mon chemin. J’ai trouvé un bar, je ne sais même plus lequel d’ailleurs. Et des gens, que je serais sans aucun doute incapable de reconnaître si je les croisais de nouveau. Ensuite, j’ai bu. Beaucoup trop d’ailleurs. Je sais que j’ai enchaîné les verres et les tournées. Je ne saurais même pas dire combien. Il m’est impossible de me souvenir du nombre exact. Je ne suis même pas en mesure de faire une estimation. Je ne sais même pas comment je suis rentré à l’hôtel, à la fin de cette soirée. C’est un peu flou dans mon esprit. Je sais seulement que je n’ai pas pensé à mettre un réveil. Et maintenant, je ne suis pas en avance. Je viens seulement de me réveiller. Je ne suis pas prêt. J’ai mal à la tête. Et d’ici très peu de temps, je dois me rendre au bâtiment principal de l’Élite afin de rencontrer le grand maître coordinateur que je vais affronter d’ici quelques jours. Sur un thème encore inconnu. C’est le bordel. J’avais prévu de prendre mon temps pour me préparer, et voilà que c’est la course. Je n’aime pas ça. J’ai horreur de devoir me presser, et voilà que je n’ai plus d’autres choix. Le pire, c’est que je ne peux même pas faire l’impasse sur ma préparation. C’est hors de question d’arriver là-bas en ayant l’air négligé. C’est tout de même ma réputation qui est en jeu dans cette histoire. Je ne sais pas comment cela se passe, on ne m’a rien dit. Mais au cas où ce serait retransmis à la télévision ou sur internet, je dois faire attention à mon apparence.

Je marche dans la rue. Heureusement que l’hôtel n’est pas bien loin du bâtiment principal. Au moins, j’ai encore une chance d’être à l’heure au rendez-vous que l’on m’a donné. Je suis parvenu à me préparer rapidement. Un exploit. Par contre, j’ai fait l’impasse sur le petit-déjeuner. Je sais que c’est important et tout cela, mais je n’ai vraiment pas le temps. Et puis je ne suis pas assez en forme pour que quelque chose passe. Je suis encore un peu barbouillé. Déjà que le jus de fruit et l’aspirine, ce fut une épreuve. Je n’ose pas imaginer la réaction de mon estomac face à quelque chose de plus solide. Je ne suis plus très loin. Cinq ou dix minutes de marche, au maximum. Il faut dire que je ne progresse pas bien vite aujourd’hui. Mon corps est quelque peu engourdi. Ce n’est pas bon d’abuser de la sorte. On finit toujours par le payer par la suite. Au regard de l’heure, j’aurais imaginé croiser plus de monde, mais c’est plutôt désertique. Il y a bien quelques personnes, mais rien de bien folichon. Pourtant, depuis quelques minutes, j’ai une drôle d’impression. Un peu comme une sensation de brûlure dans la nuque. La manifestation d’une sorte de sixième sens. Ce sentiment que le regard de quelqu’un est posé sur moi, et que ses yeux ne me lâchent pas. C’est désagréable. Je ne sais pas si c’est l’abus d’alcool qui me rend totalement paranoïaque, mais je n’aime pas cela. Je tente un discret coup d’oeil vers l’arrière. La rue est presque vide. Il n’y a qu’une femme dans mon dos. Quelques mètres en arrière. Lorsque j’ai tourné la tête, elle s’est immédiatement stoppée avant de se mettre à regarder fixement l’écran de son smartphone. C’est un peu étrange de s’arrêter aussi brusquement au milieu d’un trottoir, mais ce n’est pas non plus totalement inhabituel. Si elle cherche son chemin, il est totalement probable qu’elle ne prête pas une grande attention à son environnement. La coïncidence avec le fait que cela se produise pile au moment où je me retourne est un peu étrange, mais il ne faut pas non plus que je sombre dans la folie. De toute façon, pourquoi est-ce qu’elle me regarderait ? De ce que je peux voir, elle est bien trop focalisée sur son écran pour se préoccuper de moi. Je reprends donc ma progression. Je tente de penser à autre chose. De focaliser mon attention sur un autre sujet. Mais je n’y parviens pas. Seulement quelques secondes après la reprise de mon chemin, j’ai de nouveau l’impression d’avoir ce regard, qui ne me lâche pas, braqué sur ma nuque. Je sens même les quelques poils que j’ai, sur cette partie de mon corps, se dresser. Ce n’est pas normal. Cela ne peut pas être uniquement le fruit de mon imagination.

Serais-je suivi ? Mais pour quelle raison ? Qui pourrait avoir du temps pour me suivre ? Je n’aime pas ça. Surtout que je n’ai pas la moindre réponse à mes questions. C’est désagréable. Je sais bien que je n’ai pas le temps de traîner, mais je ne peux pas m’en empêcher. J’ai besoin d’en avoir le coeur net. Je veux savoir si je suis réellement suivi ou si je suis seulement en train de délirer. Je tente donc de modifier mon itinéraire, en espérant que je ne vais pas me perdre. Je ne suis tout de même pas un spécialiste de cette ville. Il ne faut pas l’oublier. Sans réfléchir davantage, je tourne directement à droite au premier croisement que je trouve. Je ne tente pas de regarder directement derrière moi. Ce ne serait pas discret. Je marche donc un peu dans cette rue. Puis je m’arrête pour attendre que les piétons puissent traverser pour rejoindre l’autre côté de la rue. La fille est toujours derrière moi. Je tourne dans la rue de gauche. Puis dans une autre. La femme est toujours là. À chaque fois que je commence à tourner la tête pour regarder en arrière, elle s’arrête brusquement. Faisant mine de regarder une vitrine ou de prendre un appel sur son téléphone portable. C’est gênant cette histoire. Je ne sais pas quoi faire. Je tourne dans une nouvelle voie. Au bout de quelques minutes, à tourner un peu dans tous les sens, je me retrouve dans la rue principale. Celle que je parcourais à l’origine. Le chemin le plus direct pour rejoindre le bâtiment de l’Élite. Je regarde derrière moi, elle n’est plus là. Me suivait-elle réellement ? Est-ce que ce n’était qu’une pure coïncidence qu’elle emprunte le même itinéraire bancal que moi ? Je n’en sais rien. Aurait-elle abandonné en remarquant mon manège ? C’est une possibilité. Mais en même temps, je n’ai pas la certitude que c’était réellement moi qu’elle suivait. Je crois qu’il faut vraiment que je cesse de me prendre la tête. Je n’ai pas le temps pour cela. Un regard vers mon portable. Merde. Je suis en retard. Vraiment. J’ai dépassé l’heure. Putain. La loose. J’étais tellement pris dans mon délire que je n’ai même pas fait attention au temps qui s’écoulait. C’est ridicule. Tout se passe de travers dans cette journée. C’est nul. Il ne faut vraiment pas que je sorte la veille d’une journée comme celle-ci. Après, je rate tout. Vivement que je retourne me coucher… Je me dépêche. Je me mets à courir pour tenter désespérément de rattraper mon retard. Je ne sais même pas pourquoi je me donne cette peine. C’est déjà mort. J’ai dépassé l’heure. Bonjour l’image que je donne de moi. Génial. Vraiment parfait. En plus, je n’ai même pas parcouru une centaine de mètres que je suis déjà totalement essoufflé. Ridicule. Totalement ridicule. C’est donc le souffle à moitié coupé, que je me suis adressé à la personne à l’accueil du bâtiment.

▬ Ex...Excu...Excusez...Moi. Retard…. Je...Élite….Euh...Thème… ?

▬ Ah. Kaktus. Nous vous attendions. Il ne manquait plus que vous pour la grande annonce. Tout le monde est déjà regroupé dans la salle. C’est la troisième porte sur votre gauche. Bonne chance.

Et merde. Bon. C’était couru d’avance. Je suis en retard. C’est donc logique que tout le monde soit déjà présent. Mais quand même. Je n’aime pas ça. Je suis presque certain que tous les regards vont être braqués sur moi lorsque je vais pousser cette porte pour entrer. Ou la tirer ? Je n’en sais rien. Même là-dessus je risque de me ridiculiser. Il faut toujours que je me plante sur le sens d’ouverture des portes. D’autant plus lorsque je suis stressé. Ce qui est bien entendu le cas présentement. Une, deux, trois. Voilà. La troisième porte sur ma gauche. Je m’arrête un instant. Je respire un bon coup. Et j’entre. Niveau tenu vestimentaire, j’ai fait simple. Je n’ai pas eu le temps pour quelque chose de très recherché. Un jean noir. Des baskets de la même teinte. Un tee-shirt sombre. Ma veste en cuir noir par dessus. Et une écharpe bleue foncée pour achever tout cela et éviter de prendre froid. Okay. Je ne m’attendais pas à ce que mon entrée fasse réagir autant de regards. Ils sont tous tournés dans ma direction. Tout en avançant dans leur direction, je tente maladroitement de bredouiller quelques excuses. Ca non plus, ce n’est pas mon fort.

▬ Hm… Désolé pour le retard. Je me suis un peu perdu, je crois. Je suis Kaktus.

▬ Oh ne vous en faites pas, vous êtes à l'heure.

Pas bien grande. La peau mate. Une chevelure grise. Aucun doute pour moi. C’est Calypso Kanaloa qui vient de me répondre. Alors que je suis en retard, elle me répond avec une sorte de nonchalance. Un peu comme si l’on était pote depuis toujours. Je remarque chez elle la même expression que je pourrais avoir face à Priam. C’est déstabilisant. Je regarde rapidement. Je ne reconnais pas les autres personnes. Elle est la seule maître coordinatrice ici. C’est donc elle que je vais affronter ? Merde. Ce n’est pas bon. Elle a un sacré niveau. Je ne dois pas me planter là. C’est alors que je remarque le pokémon qui l’accompagne. Un Phyllali. Chromatique en plus de ce que je peux en remarquer. La chance. Ce serait tellement mon rêve de posséder une créature de ce genre. Si le moment n’était pas aussi sérieux, je crois que je me jetterais devant le pokémon plante. Je tente de me retenir. Ce n’est pas le moment. La grande annonce va prochainement avoir lieu. Je dois rester maître de moi-même. Je dois cesser de me ridiculiser. Ce n’est pas bon pour moi.



OH ! UNE SEKOYA SAUVAGE ! ♡


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Mao Aying
Ligue 4

C-GEAR
Inscrit le : 08/07/2018
Messages : 2893

Région : Johto
Ven 25 Jan - 0:44
Bonsoir vous deux !

Il est l’heure de dévoiler le thème avec lequel vous aurez à travailler vos prestations ! Sans plus attendre, le voici :

Le thème choisi est donc...:
 

Vous avez le droit à 2 Pokémon et à 3 attaques maximum.

Vous avez 1 mois pour poster votre prestation à partir de maintenant, soit jusqu’au dimanche 24 février. Les votes auront lieu par la suite, pendant une durée de 2 semaines maximum.

Bon courage à vous !


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Calypso Kanaloa
Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 29/10/2013
Messages : 449

Dim 24 Fév - 23:59
La scène était ouverte sur de grands draps ivoires, tendus sur toute la scène, ne laissant apparaître rien d'autre que le plancher de celle-ci. Tout était vierge, neutre. Tout l'espace avait été recouvert pour faire en sorte que rien ne s'en échappe. La vision était celle d'une scène calme, cosy, intime. Sur le devant de celle-ci, un tapis beige et une petite table en bois étaient les seuls objets présents et visibles. Ils étaient éclairés par un projecteur dont la lumière était elle-même neutre, ni du blanc des hôpitaux, ni du jaunâtre que l'on pouvait avoir dans les vieilles maisons. La teinte était entre deux. Il n'y avait rien pour perturber ce qui était maintenant devenu le silence d'une salle impatiente. Le brouhaha s'était apaisé et après quelques instants, Calypso fit son entrée.

La jeune femme était elle-même drapée dans ce qui semblait être une toge monastique de couleur beige. Son corps était ainsi recouvert d'un tissu opaque qui laissait apparaître seulement ses pieds nus, ses doigts, et sa tête. De près et via les écrans suivant la captation, on pouvait également distinguer ses poignets, ses chevilles et sa nuque, ainsi qu'un micro-oreillette. Ses cheveux, pour une fois, ne détonnaient pas avec l'habit et il n'y avait bien que la couleur de sa peau pour contraster agréablement ce décor. Prenant son temps, donnant de cette manière le ton de sa prestation, Calypso s'avança lentement, posant doucement son pied nu devant elle, puis le faisant glisser en avant, recommençant avec un rythme lent jusqu'à arriver au centre de la scène d'où elle salua le public en se courbant légèrement en avant.
Elle portait des bols tibétains empilés les uns sur les autres, qu'elle posa sur la table, placée sur devant de la scène, là où sur le sol, des micros très sensibles avaient été posés. Elle s'assit en tailleur sur le tapis beige qui se confondit ainsi avec sa tenue, installa ses bols et les micros avec des gestes lents, semblant préparer une cérémonie sacrée et, enfin, releva le visage pour s'adresser au public.
    « Je suis présente en ce jour pour améliorer la perception de vos sens. »
Elle chuchotait dans son micro, espérant titiller les oreilles d'un public réceptif. Ses mains s'élevèrent au-dessus de son visage, ses doigts se mouvant, ses poignets dansant. Elle posa finalement son maillet sur un bol, dont un son agréable, doux, chantant, se dégagea. (musique pour comprendre les effets des bols chantants : www)
    « Vous pouvez fermer les yeux et vous concentrer sur ce son, il vous ouvre la voie, il vous parle, vous rassure. »
Elle finit sa phrase et Poséidon, son Tentacruel, fit son entrée par la cour, ses longs tentacules glissant sur le parquet, lui permettant des mouvements fluides. Dans le même temps, de l'autre côté de la scène, Camélia, la Joliflor, s'avançait également, de la même manière que Calypso plus tôt, mettant doucement une patte devant l'autre, vêtue sobrement d'une toge similaire à celle de la coordinatrice.
Les deux Pokémon restaient calmes, bougeant le haut de leur corps au rythme de la musique, comme hypnotisés.
    « Les sensations sont la clef des émotions. Vous réalisez un chemin incroyable, beau, qui ne peut que vous emmener vers la sérénité et la paix intérieure. Il faut maintenant ouvrir les yeux et s'ouvrir à d'autres sensations. »
Sur ces mots, la Joliflor utilisa Doux Parfum sur la scène, la berçant dans le même temps d'une odeur douce et parfumée, rappelant diverses fleurs et montrant un volute de fumée agréable à l’œil ainsi que de petites étincelles tournoyant autour de la Pokémon Plante. Calypso continuait de jouer de son bol pendant que les deux Pokémon semblaient toujours comme hypnotisés, dansant légèrement en se balançant d'un côté puis de l'autre au rythme de la musique.
La sensibilité du micro de Calypo fut changée pour lui permettre de parler plus fort sans pour autant briser d'un coup les tympans des spectateurs, elle jouait avec un rythme plus rapide, tapotant sur le bol pendant que ses Pokémon tapaient les mesures sur le plancher, du pied et du tentacule, dansant aussi à un rythme plus soutenu.
    « Mais les sensations peuvent aussi vous emmener plus loin, vers des émotions plus grandes. »
La jeune femme donna un coup plus fort sur le bol tibétain qui résonna fortement, elle se contorsionna un instant, faisant des vagues avec les bras pendant que Poséidon lançait une attaque Bulles d'O vers le public. À ce moment, les projecteurs s’allumèrent, visant les bulles pour les illuminer de cinq couleurs: le rouge, le bleu, le vert, le jaune, le violet. Les bulles s'envolaient au-dessus du public et de la scène, Calypso utilisait maintenant ses bols en tapant dessus avec le maillet, pour des sons plus courts, alors que le Tentacruel semblait s'agiter.
    « Les yeux grands ouverts, on aiguise nos sens, pour, malgré tout, parfois se laisser surprendre. »
Alors que les bulles voltigeaient dans un sens et dans l'autre, Calypso faisant toujours vibrer ses bols à l'aide des maillets, Camélia s'approcha du public pour lancer l'attaque Feuille Magik sur les bulles qui s'élevaient dans le ciel. Elles éclatèrent toutes quasiment en même temps et les projecteurs s'arrêtèrent pour donner une lumière blanche qui fit étinceler les gouttes d'eau avant que celles-ci ne tombassent sur une partie du public mais surtout sur la scène. Calypso recouvra ses bols pendant qu'une autre musique, plus rythmée, faisait son apparition. (musique : www) La maîtresse de coordination et sa Joliflor ainsi trempées constatèrent leur état, la première en tentant d'essuyer ses manches et la deuxième en les agitant.
    « Ce sont des sensations qui nous pénètrent, que l'on sent au fond de nous et que parfois, on ne peut pas maîtriser. »
La Joliflor tentait de se débarrasser de sa toge sans succès, elle se dirigea alors vers le Tentacruel et ils commencèrent ainsi à danser ensemble, deux tentacules prenant les pattes de Camélia pour la faire danser pendant que d'autres s'occupaient à arracher la toge. Ils dansèrent de plus en plus rapidement, jusqu'à ce que Poséidon fît voler le restant de la toge. Camélia se retrouva alors au naturel et lâcha Poséidon pour se pavaner sur la scène, semblant revigorée par cette expérience. Pour Camélia, il s'agissait de montrer les belles couleurs qu'elle portait, si intenses qu'elles témoignaient de son excellent état général, le fait de se retrouver ainsi libre semblait la ravir, ainsi elle secouait ses hanches pour faire bouger sa robe.
    « Et il faut savoir se libérer de nos contraintes pour respirer, pour se recentrer sur ce que l'on ressent. »
Pour Calypso, le spectacle se fit plus langoureux, elle fit tomber une manche, puis l'autre, avant de faire passer son corps au travers de la toge qui se déroulait pour tomber à ses pieds. La jeune femme était vêtue en-dessous d'une jupe-short assez courte, jaune et verte et d'une brassière de couleur rouge laissant voir une bonne partie de son corps jusqu'ici couvert. Les lumières semblaient alors danser à leur tour et la musique se fit plus énergique. La Joliflor dansait devant le public avec intensité tandis que Calypso semblait elle-même être habitée par un feu différent, plus passionnel, plus fougueux. Son corps était recouvert d'une huile qui rendait sa peau plus lisse, brillante, mais aussi visuellement attirante. Dans le même temps qu'elle faisait tomber son habit, Poséidon s'occupait de débarrasser la scène des draps ivoire qui étaient jusqu'ici installés. Derrière se trouvaient des projecteurs qui illuminèrent le fond de la scène de couleurs jaune-orangé, rouge et vert, tournant pour changer totalement l'atmosphère de la salle. Une musique diffusa des accords reggae alors que les Pokémon agissaient eux aussi différemment. (Reggae accoustique : www)
    « Se laisser habiter par le plaisir du toucher, faire danser la flamme qui est en soi ! »
Les paroles de Calypso se faisaient plus intenses, plus vives, elle n'hésitait plus à parler à voix haute dans le micro.
Poséidon s'était posté devant les projecteurs pour effectuer un jeu d'ombres avec ses tentacules. La jeune femme bougeait son corps sur scène d'une manière plus lascive que sa Joliflor qui se contentait de mettre toute son énergie dans une danse plus festive.
    « Laisser cette flamme grandir, grandir, ne faire qu'un avec elle ! »
Les Pokémon s'agitèrent un peu plus, les projecteurs s'allumaient et s'éteignaient dans un effet quasi stroboscopique alors que le Tentacruel utilisa ses tentacules pour sauter vers l'avant de la scène. Poséidon et Camélia reprirent alors le rythme de la musique en tapant sur le sol, jusqu'à le faire suffisamment fort pour masquer le morceau qui s'arrêtait. Calypso commença alors à faire de même, sautant sur la scène en de grandes enjambées, dessinant un 8 autour du Tentacruel et de la Joliflor, pendant que ceux-ci tournaient sur eux-même. Poséidon frappa le sol avec ses tentacules, Joliflor avec ses pattes arrières, Calypso avec ses pieds, au point que les vibrations fussent perceptibles par le public.
    « Aller au bout de ses désirs ! »
Le groupe s'était agité sans discontinuer, jusqu'à ce qu'un saut final, un grand boum, retentisse dans toute la salle, car capté par les micros du devant de la scène. Les deux Pokémon et la coordinatrice avaient fait en sorte de sauter en même temps, elle se trouvant sur le devant de la scène, ses deux amis se trouvant derrière elle.
Calypso releva la tête, elle avait un genou à terre, essoufflée, ses muscles tendus. Elle fit de longs étirements : remontant ses mains loin au-dessus de sa tête, comme si elle annonçait la fin de cette séance un peu particulière.
    « Les sensations sont multiples et nous ne les percevons pas toutes et tous de la même manière. Il faut parfois se laisser aller pour en percevoir de nouvelles. »
La jeune femme salua le public avant de repartir avec ses Pokémon vers les coulisses.

Coulisses:
 


Merci à Elisa A. Kanes pour l'avatar. (:
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Kaktus Vateuhpicker
Modo & Coordinateur

C-GEAR
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Messages : 2982

Région : Kalos
Dim 24 Fév - 23:59
L’obscurité règne en maîtresse dans le dôme de l’Élite. Hormis le faible éclairage, produit par les panneaux lumineux indiquant les sorties de secours, la salle est entièrement plongée dans le noir. Un léger bruit mécanique, en provenance de l’arrière de la scène, se fait entendre. Peu après, c’est une lente symphonie qui commence subtilement à se diffuser dans le dôme par le biais des haut-parleurs. La mélodie est douce, semblable à une berceuse se préparant à entraîner les auditeurs dans un rêve agréable. Dans le même temps, en parfaite synergie avec le rythme de la mélodie, les projecteurs placés sur le devant de l’estrade s’activent pour permettre au public de découvrir la scène. Cette dernière est totalement envahie par un impressionnant nuage de fumée particulièrement opaque qui empêche quiconque de discerner les décors, les éventuels mouvements ou actions pouvant avoir cours sur les planches.

▬ Avez-vous déjà rêvé d'un lieu mettant vos sens en exergue ?

L’espace de quelques instants, une voix masculine interrompt la symphonie pour s’adresser au public, ou a quiconque étant en mesure de l’entendre. Elle est basse et profonde à la fois. L’homme qui parle s’exprime avec un timbre se situant à la limite du chuchotement. Il est dans la prolongation de l’ambiance relaxante et rêveuse induite par la musique et cette brume mystérieuse qui recouvre l’ensemble de la scène. Un silence offrant aux gens le temps de se plonger brièvement dans leurs souvenirs s’installe alors, avant que la douce mélodie ne vienne reprendre ses droits. Il est toutefois probable que les quelques mots s’étant écoulés des haut-parleurs continuent de résonner dans les esprits du public. La question est là. Elle est posée. Elle ouvre la réflexion. Elle n’attend toutefois point de réponse. Une simple question rhétorique destinée à développer la curiosité du public et à susciter un certain intérêt pour la suite de la prestation.

▬ Un lieu totalement inconnu pour vous. Un environnement que vos yeux découvrent soudainement.

Mettant un point final à la berceuse, la voix s’est de nouveau invitée dans le dôme, s’exprimant avec la même tonalité. Cette fois, la musique ne reprend pas. À la place, c’est la scène qui s’anime. Le nuage de fumée commence à prendre vie. Un premier minuscule tourbillon de fumée se hisse en direction du plafond. Progressivement, les volutes de brume opaque semblent s’élever en tournoyant artistiquement autour d’un même point, situé au centre des planches. Au fur et à mesure que la fumée s’élève en dessinant au passage quelques arabesques visuelles, la scène se dévoile enfin au public. Jouant avec la lumière des différents projecteurs les prenants à contre-jour, les ombres de deux individus commencent à se dévoiler. Un homme et son pokémon semblent se livrer à un jeu de danse et d’esquive avec la fumée. Cette dernière tourne autour d’eux, elle épouse leurs corps, avant de finalement s’élever dans les airs afin de libérer les planches.


Plus rien désormais n’entrave la vision de la scène. Les deux acteurs, Humain et Pingoléon, tout comme le public, peuvent alors découvrir ce que la fumée masquait jusqu’alors. Une forêt. Difficile de se tromper à ce sujet là, le décor est relativement évident. Des arbres, disposés un peu partout sur la scène. Certains sont naturels, essentiellement des sapins ou autres espèces d’arbres possédant des feuilles plus imposantes. D’autres ne sont que des répliques artificielles conçues dans différentes matières. Des toiles imposantes, disposées de manière à délimiter le fond de la scène, reproduisent-elles aussi une évocation de la forêt. Les deux protagonistes se trouvent sur la droite de la scène pour le public. Ils sont devant l’entrée de la forêt. Ils l’observent. Ils donnent l’impression de détailler les arbres, pas vraiment plus hauts qu’eux, qui se trouvent devant leurs yeux. L’homme et son partenaire s’approchent d’un arbre. Dans le même temps, un écran s’installe sur la gauche de l’estrade, permettant au public de découvrir une version zoomée de ce que les protagonistes observent : une feuille. Cette dernière est verte, finement dentelée, avec des nervures légèrement plus pâles. Une fine gouttelette d’eau ruisselle sur la surface naturelle, partant de sa base pour atteindre son extrémité. Elle oscille quelques instants avant de plonger dans le vide. Les projecteurs s’éteignent brusquement alors qu’un « ploc » sonore représentant l’atterrissage de la goutte sur le sol résonne dans la salle.

▬ Un environnement dans lequel les sons qui atteignent vos oreilles mêlent questionnements et relaxation.

La voix masculine s’élève de nouveau dans le dôme, venant interrompre le son précédent. La lumière revient progressivement. Elle trouve son origine auprès de nouveaux projecteurs. L’ambiance est plus tamisée, plus sombre. Elle permet tout juste de distinguer les deux protagonistes dont la position est restée inchangée. Pour les plus attentifs du public, il est possible de remarquer que certains arbres ont été légèrement déplacés et qu’ils sont légèrement moins nombreux sur la scène. L’homme et son partenaire se mettent en mouvement. Ils imitent avec une certaine synergie un déplacement en forêt pendant qu’une ambiance sonore vient les accompagner. Les haut-parleurs diffusent alors une reproduction du bruit de leurs pas sur les cailloux. Rapidement, il est possible de distinguer une légère différence auditive. Il marque le moment où ils pénètrent réellement dans la forêt, et progressent entre les arbres sur la scène. Le son est plus étouffé. Une sonorité semblable à un bruissement de feuille se fait parfois entendre.

D’autres sons commencent alors à résonner dans les haut-parleurs, étouffant les bruits de leurs pas. D’un même mouvement, les deux protagonistes, que les projecteurs mettent en valeur afin de permettre au public de ne rien rater de leur manège, s’immobilisent. Ils semblent captivés par ce qu’ils entendent. Ils font osciller leurs têtes d’un côté ou de l’autre, montrent certains arbres du doigt ou de la patte, haussent les épaules en se regardant et finissent par s’asseoir sur le sol pour observer cet environnement qui les captive. Les gouttes d'eau de rosée s'écrasent dans une tonalité étouffée et répétitive en touchant le sol. Le vent qui fait bruisser les feuilles dans les arbres. Accompagnant ces sons, la lumière qui les expose se modifie. Elle est plus douce et lumineuse. Elle apporte un sentiment d’apaisement et de relaxation. Quelques secondes plus tard, alors que le visage de l’homme arbore un sourire ébahi, l’obscurité reprend ses droits et plonge de nouveau la scène dans le noir.

▬ Un environnement dans lequel seul votre corps est en mesure de vous fournir des informations sur ce qui vous entoure.

L’estrade s’éclaire de nouveau. Le décor n’est plus tout à fait le même. Les toiles peintes sont toujours présentes, mais les différents arbres ont été remplacés par une version plus aérienne. Dans cette nouvelle version, seuls les feuillages, installés relativement haut, sont encore présents. Pour cette nouvelle scène, le changement est plutôt radical. Même les deux protagonistes ne sont plus debout sur les planches. Ils sont comme suspendus dans les airs. Pour ceux étant les plus proches de la scène, il est possible de remarquer un harnais et un câble métallique relié au plafond sur le harnais. L’humain, quant à lui, semble être maintenu dans le vide par un autre système. Un Herbizarre, installé sur une plateforme en hauteur, se sert de ses lianes pour le maintenir au même niveau que son compagnon.

Les bras et les pattes écartées, ils donnent l’impression de voler au ras des feuillages. Le bout de leurs membres effleure les feuilles, leur permettant de découvrir des sensations à la fois attendues et surprenantes. Tout comme les arbres précédemment, les feuillages ne sont pas tous naturels. Certaines branches sont conçues en plastique, d’autres se trouvent être tout simplement en carton. Pour les feuilles, entre les différentes sortes de tissus et textiles, le latex ou encore une fois le plastique, le choix est encore plus vaste. Cette fois-ci, l’écran diffuse une version rapprochée des visages des deux compères afin de permettre à tous de découvrir leurs réactions au toucher des différentes surfaces. Parfois la surprise, d’autres fois la curiosité. Le tout en passant par le bonheur apporté par le contact avec une matière douce et soyeuse qui donne envie de se rouler dedans jusqu’à la fin des temps. La salle devient de nouveau noire, l’expérience est terminée.

▬ Un environnement dans lequel votre odorat est le maître pour identifier les éléments qui vous entourent.

Lorsque la lumière se fait de nouveau sur la scène, le décor est revenu à sa version de base. Il faut toutefois noter le nombre d’arbres plus réduit. Les deux protagonistes sont de nouveau sur la scène, cette fois accompagnés d’un troisième larron. Le Herbizarre est descendu de sa plateforme et prend désormais place dans le spectacle. Pendant qu’une odeur rafraîchissante de pin se fait sentir dans l’enceinte du dôme, le Pingoléon lève la tête, comme intrigué. Il se met alors en mouvement, s’éloignant du centre de la scène et des autres pour s’approcher d’un arbre qui se trouve sur la droite. Alors qu’il se rapproche, l’odeur dans la salle devient plus intense, légèrement différente également. Une senteur d’écorce se fait sentir. Agrémenté d’un effluve composé d’un mélange de pluie, de mousse et de terre. L’odeur de la nature. Le parfum de la tranquillité.

Alors que la fragrance est presque disparue, une nouvelle odeur fait son apparition dans le dôme. Cette fois, elle est bien plus légère. Une odeur fruitée, presque sucrée se fait sentir. Un bouquet potentiellement capable de faire saliver un homme affamé. Le coordinateur semble chercher la source de la merveilleuse odeur qui éveille ses papilles. À mesure que l’humain et son partenaire progressent, la senteur se fait plus enivrante, indiquant qu’ils se rapprochent de leur objectif. Alors qu’ils s’enfoncent entre les arbres, l’obscurité reprend sa place, plongeant les spectateurs dans le noir.

▬ Un environnement dans lequel vos papilles sont à l’honneur et ont la chance de découvrir des saveurs encore inconnues pour elles.

Les projecteurs du devant de la scène s’allument de nouveau pour éclairer les planches. Le décor n’a pas subi de grands changements. Seul un arbre, plus imposant que les autres a fait son entrée. À proximité de sa cime, un fruit. Ou plutôt une baie. Elle repose là-haut, toute seule, isolée. Une représentation parfaite de la tentation. En quelques secondes, Herbizarre étend une de ses lianes pour attraper la baie et l’offrir à Kaktus. Ce dernier s’en saisit avant de se tourner vers le public et de s’avancer de quelques pas dans leur direction. Il se place alors au centre de la scène, ses deux compagnons légèrement en retrait par rapport à lui.

Avec un geste particulièrement lent, afin de permettre à tout le monde de suivre le mouvement et de comprendre son objectif, l’homme approche la baie de sa bouche. Il se place ensuite de profil afin de garder un œil sur ses partenaires pour lancer le grand final tout en observant que l’écran est bien en train de retransmettre son action en gros plan pour permettre à l’ensemble des spectateurs de profiter de cette dernière scène. Ses yeux se ferment. Il rejoint son univers. Il se prépare à déguster cette baie en laissant ses papilles s’émoustiller dès la première seconde où elles entreront en contact avec la chair savoureuse et fruitée de la baie qu’il tient dans sa main. Dans un geste lent, emprunt d’une certaine grâce, que l’on voudrait voir s’accélérer pour mettre fin à ce supplice et à cette attente insupportable, la baie se rapproche de la bouche de l’humain sous le regard attentif de ses partenaires. Ils attendent le moment fatidique. Il est possible que ce soit également le cas du public. L’élément essentiel à ce moment se rapproche. Il n’est plus qu’à quelques centimètres de la bouche de l’homme. Plus que quelques millimètres. L’attente semble insoutenable.

Finalement, il plante ses dents dans cette baie. Alors que le jus commence seulement à s’écouler dans sa bouche et sa gorge, c’est l’explosion. Des pétales de roses au parfum envoûtant commencent à tourbillonner autour de l’humain et de l’objet de son plaisir. C’est un spectacle visuel qui débute autour de lui alors que ses sens sont proches de leur paroxysme. Les fleurs semblent vouloir danser avec lui et partager son plaisir. C’est alors qu’une première bulle vient englober un pétale, puis une autre. Les petites sphères entrent alors dans la danse, tournant autour de l’humain et jouant avec les reflets provoqués par l’éclairage des projecteurs avant de venir s’exploser sur sa chemise blanche. L’eau commence alors à rendre le tissu transparent pendant que Kaktus tombe à genoux, la tête et le regard orientés vers le plafond dans une position lascive, proche de l’extase.

La lumière diminue alors jusqu’à s’estomper totalement. Une fois le dôme plongé dans l’obscurité, la voix masculine retentit de nouveau dans les haut-parleurs.

▬ Et vous, aviez vous conscience de toutes les possibilités que vos sens peuvent apporter ?

Les projecteurs se rallument alors une dernière fois pour permettre aux trois acteurs de saluer leur public du jour avant de rejoindre les coulisses, pendant que la luminosité s’estompe doucement, laissant alors le public avec cette dernière réflexion dont le chuchotement semble résonner dans la salle.




Les coulisses de la prestation:
 


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Mao Aying
Ligue 4

C-GEAR
Inscrit le : 08/07/2018
Messages : 2893

Région : Johto
Lun 11 Mar - 0:31
Les votes sont terminés, il est temps de vous divulguer les résultats !

Félicitations au challenger et au maître coordinateur ! Vos prestations reflétaient très bien le niveau de l'Élite o/ Vous avez bravé le thème et réussi votre mandat !

Les délibérations furent difficiles pour la majorité des membres du jury, mais c’est la prestation de Kaktus qui a su se démarquer un peu plus et faire son bout de chemin dans le coeur du public !
Félicitations au challenger qui obtient son ticket pour passer à la seconde étape de l’Élite, soit la phase de combat !

Herbizarre et Pingoléon gagnent 3 niveaux chacun. Kaktus gagne 5000 p$ (versés) !


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Calypso Kanaloa
Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 29/10/2013
Messages : 449

Lun 22 Avr - 12:06
Ce n'était pas les moment qu'elle préférait dans son travail. Bon, autant accueillir le nouveau challengeur n'était pas un problème, mais devoir encore se coltiner la bienséance du Comité, c'était beaucoup moins drôle. Surtout quand elle poussait le vice jusqu'à arriver un peu en avance et que la personne qui devait lui être présentée se faisait attendre. Elle restait donc sans parler, sans bouger, à attendre l'ouverture de cette porte. C'était ce qu'ils faisaient tous en fait, ce qui rendit l'ouverture de cette porte assez incroyable.
Le jeune homme qui en sortit avait déjà réussi son coup : il retenait l'attention de tout le monde. Je me décidais à lui faire un petit sourire avenant alors qu'il se présentait, ou du moins tentait de le faire. Kaktus. Était-ce un pseudonyme, comme certains artistes en ce monde aimaient en prendre ? Dans tous les cas, c'était assez mignon. Il était assez mignon, d'ailleurs, elle aimait beaucoup sa coupe de cheveux, même si ce n'était sûrement pas la première chose qu'elle pourrait lui dire. Elle préféra donc l'excuser directement, ce qui permit par ailleurs aux autres membres du Comité de passer rapidement à autre chose et d'éviter de lui mettre trop la pression.
    « Bien. M. Kaktus Vateuhpicker, je vous prie d'avancer, nous allons pouvoir procéder à la découverte du thème. Comme vous l'avez compris, c'est donc Mme Calypso Kanaloa, maîtresse coordinatrice qui sera chargée de présenter une prestation. »
La jeune femme se mit d'un côté pour permettre à Kaktus de se mettre en face d'elle. Elle lui fait signe dans le même temps, histoire que Kaktus ne fut pas trop perdu dans toute cette mascarade.
Elle le regarda alors d'un peu plus près, ce jeune homme qu'elle allait devoir affronter sur les planches. Calypso l'avait déjà vu par le passé, mais n'avait jamais eu à lui parler directement, alors cela rendait toujours les choses un peu différentes. Et de toute façon, elle ne pouvait pas attendre quoique ce fut de cette rencontre, puisqu'elle allait être bien vite expédiée. C'était le désavantage de la prestation sur le combat, en un sens.
Le silence étant devenu un peu pesant et les membres du Comité envisagèrent enfin d'ouvrir l'enveloppe qui allait dévoiler le thème sur lequel ils allaient devoir s'affronter. La jeune femme prit une inspiration alors que le contenu de l'enveloppe était dévoilé.
    « Le thème de votre prestation sera la sensualité. Vous aurez à votre disposition différents éléments de décors et des accès spéciaux au Dôme, tout ceci vous sera expliqué ultérieurement. »
Ouf. Le thème était un peu dur à encaisser. Calypso essaya de lire dans les yeux de Kaktus ce qu'il en pensait, mais il était difficile de savoir s'il n'était pas tout simplement stressé par tout ce qui se passait autour de lui. Après tout, c'était sa première fois ici.
    « Mme Calypso Kanaloa, nous vous remercions pour votre présence. »
Bon, au moins, elle avait eu le signe qu'elle pouvait se retirer et cela tombait bien car elle ne comptait pas s'éterniser ici, il lui fallait réfléchir et il en était sûrement de même pour son adversaire.
    « Eh bien, je vous souhaite une belle journée, j'espère que ce thème vous inspirera ! »
Elle le salua une dernière fois avant donc de repartir vers ses appartements.


Quelques jours plus tard, elle s'était préparée pour le grand jour. Avec le thème qu'on leur avait donné, elle avait peur d'en faire trop, ou peut-être, dans un sens, pas assez.
Le trac était finalement passé rapidement une fois qu'elle avait mis un pied sur la scène. Elle avait déroulé son programme comme elle le pouvait, en compagnie de ses fidèles soutien : Poséidon et Camélia. Au vu des acclamations du public, elle avait rempli le contrat, mais elle se demandait toujours si cela venait de sa popularité ou du réel impact de sa prestation.
Enfin, alors qu'elle reprenait son souffle dans sa loge, elle observa la prestation de son adversaire avec plaisir. C'était tout un monde qu'il présentait là et elle devait bien avouer qu'il avait fait un gros travail avec un rendu rafraîchissant. De son point de vue, il avait tout donné pour passer l'examen et cela serait sûrement une réussite. Alors que le jury s'était retiré pour délibérer, la jeune femme avait profité du temps qui leur était donné pour prendre une bonne douche et se changer. Elle voulait être plus présentable pour l'annonce des résultats et enfila une robe de cérémonie.

Accompagnée par un membre du Comité, elle se rendit enfin dans la salle où elle avait rencontré pour la première fois Kaktus et cette fois, c'était elle que l'on attendait, sûrement bon signe pour le challengeur, comme elle l'espérait.
    « Félicitations pour vos prestations, le jury a délibéré et Kaktus Vateuhpicker a remporté le défi. Vous pourrez vous présenter à la phase de combat. »
La jeune femme fut la première à applaudir Kaktus, qui l'avait bien mérité.
    « Bravo, j'ai beaucoup apprécié votre prestation ! Je n'avais aucun doute sur votre succès. »
Son discours comme son sourire étaient sincères. Les deux coordinateurs furent invités à se présenter sur scène pour annoncer le résultat au public. La foule acclama alors Kaktus, qui, même s'il devait encore passer l'étape du combat, semblait déjà l'avoir déjà conquise.
Calypso se retira alors, doucement, pour laisser Kaktus profiter de cette popularité bien méritée. Elle retourna sagement dans sa loge, espérant pouvoir profiter d'un instant de calme avant de retourner à son appartement. Malgré tout, cette nouvelle défaite lui portait quand même un petit coup, ce n'était pas facile de savoir si elle était toujours dans la course ou si ses manières de voir la coordination commençaient à ne plus être assez modernes. Elle évacua ces pensées en coiffant sa chevelure ivoire, espérant se faire des idées.


Merci à Elisa A. Kanes pour l'avatar. (:
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Kaktus Vateuhpicker
Modo & Coordinateur

C-GEAR
Inscrit le : 16/04/2016
Messages : 2982

Région : Kalos
Jeu 2 Mai - 1:04
N'empêche, lorsque j’y réfléchis, la vie ne m’a pas fait beaucoup de cadeaux. J’ai surtout l’impression qu’elle s’est bien servie de moi pour se divertir. Et là-dessus, c’est presque mission impossible de me prouver que je déraille. Il faut dire que des exemples pour étayer mes propos, je n’en manque pas vraiment. En même temps. Un gamin gaucher, qui naît dans un ersatz de famille qui s'intéresse davantage aux avantages sociaux qu’il peut procurer, plutôt qu’au minuscule être humain demandeur de soins qu’il est, on ne peut pas dire que ce soit le meilleur départ possible. À cela, on rajoute une surdité accidentelle et un placement dans un orphelinat et pouf. On a une bonne couche d’histoires dramatiques. Mais je crois que je divague un peu là. Ce n’est pas le moment de penser au fait que le monde n’est pas conçu pour les gauchers. Encore moins pour ceux qui sont sourds. Je dois me concentrer sur le moment présent. Je dois avancer tout en supportant tous les regards qui sont fixés sur moi et ne veulent visiblement pas me lâcher. Finalement, c’est encore plus stressant de ne rien entendre. Je vois qu’ils murmurent entre eux, mais je suis incapable de savoir ce qu’ils se racontent. Trop de distance, pas assez de luminosité. C’est comme les ciseaux qui ne coupent que pour les droitiers. Tant de détails qui montrent que le monde n’est pas conçu à la même échelle pour tous les individus qui le composent.

J’ai de la chance. La maîtresse coordinatrice, qui est présente dans la salle, excuse directement mon retard. Ouf. Je ne sais pas ce que j’aurais pu faire, autrement. Ce qui me pousse à me demander si un défi peut être annulé en raison d’un retard à l’une ou l’autre des étapes. Pour les moments clés comme la prestation, ou même le combat pour ceux qui sont suffisamment talentueux, je suppose que oui. Rien que pour le respect du public qui a payé sa place. Mais je m’interroge pour les autres petits moments, ceux qui se déroulent à huis clos, comme le dévoilement du thème. Ce serait un peu nul que je sois dans l’obligation de recommencer toute mon inscription. Mais en même temps, c’est de ma faute. Donc je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même. Merde. Ils ont continué de parler pendant que je me perdais dans mes pensées. Je tente de réfléchir. Je fais le point sur mes derniers souvenirs. Je tente d'accéder aux dernières images que mes yeux ont enregistrées dans mon cerveau. Ce n’est pas simple. Je n’ai pas été très attentif. Bon… Je suppose que je n’ai pas tout, mais je vais tenter de croire que j’ai l’essentiel. Mon adversaire pour la première partie du défi sera Calypso Kanaloa. Simple confirmation, du coup. Son identité, je l’avais déjà correctement deviné dès que mon regard s’est posé sur elle. J’ai l’assurance que je vais devoir me dépasser si je souhaite avoir une chance de m’en sortir.

Je me sens perdu. Je ne comprends rien au déroulement de cette scène. Normalement, un interprète aurait dû se trouver dans cette salle. Galère. Je ne le vois pas. J’ai donc l’impression que je vais devoir faire sans. Je suis en face de Calypso. Je l’observe rapidement. Disons plutôt que je passe le temps en attendant d’obtenir l’information capitale de la journée. C’est plus proche de la réalité. C’est tout de même dingue que je sois tombé face à celle que je redoute le plus. J’ai l’impression que ça va être une horreur pour moi, cette épreuve. Je commence à me demander si je suis réellement prêt pour relever ce défi. Je n’en sais rien. Je n’en suis pas certain. J’aurais sans doute dû attendre encore un peu. Mais en même temps, est-ce que j’aurais pu avoir la certitude d’avoir toutes mes chances ? J’en doute. Et puis, il faut que je relativise. Au moins, je connais son talent et ses compétences. Ce qui n’est pas le cas pour les autres. J’ai moins eu l’occasion d’observer les talents de coordination des autres maîtres. Donc c’est possiblement mieux ainsi. Par contre, je me demande ce que l’on attend. Je trouve que ce face à face dure un peu trop longtemps. Est-ce qu’ils veulent me faire payer mon retard ? Possible. Je l’aurais mérité. Mais c’est un peu triste de gâcher ainsi le temps de Calypso.

Finalement, les membres du comité se décident à ouvrir la fameuse enveloppe afin de nous révéler le thème qui nous est imposé. Merde. Je regrette encore plus l’absence de l’interprète. Ou d’une quelconque personne capable de me tenir informé de tout cela. Parce que le mec qui tient l’enveloppe a lu le thème, mais je ne suis pas parvenu à le lire sur ses lèvres. Du coup, je suis le seul qui ne le connaît toujours pas. Et je n’ose pas le faire savoir. Je trouve que je me suis déjà bien assez fait remarquer avec mon entrée… Mais c’est ridicule si je ne sais pas ce que je dois préparer. Alors que j’allais le signaler, le membre du comité a tourné le document dans notre direction. Miracle. Je peux lire. Et tout compte fait, je crois bien que je le regrette.

▬ La sensualité...

Je murmure ces deux mots. Je ne sais pas si ma voix est audible, et dans le fond je m’en moque. Je me lance dans un dialogue de sourds en me parlant à moi même. Je tente d’intégrer l’information. De la digérer. Et je n’y parviens pas. Je me demande si c’est une blague. J’en doute un peu. Ce serait un peu malvenu. Mais ces mots, ils ne m’inspirent rien. Je ne vois pas ce que je peux produire avec ça sans verser dans le vulgaire. Ce qui n’est pas du tout envisageable pour un tel événement. C’est la galère cette histoire. Je sens que les prochains jours vont me sembler être à fois très longues et très courtes. J’espère seulement que je vais parvenir à trouver une idée sans trop me ridiculiser… Oh. Calypso me salue. Elle s’en va ? J’en ai bien l’impression. Je crois que j’ai encore raté un épisode… Bon… Un de plus ou un de moins, ça ne doit pas être bien grave au point où j’en suis. Je suppose que je vais devoir en faire de même. En même temps, je n’ai pas vraiment de temps à perdre.

▬ Merci, j’espère aussi qu’il parviendra à susciter de l’inspiration. Je vous souhaite également une bonne journée, et encore désolé...

Je l’ai ensuite regardé s’éloigner, avant de m’enquérir des dernières informations nécessaires à ma préparation et d’en faire de même. On est mercredi. J’ai donc moins de trois jours pour mettre au point quelque chose. Bonjour la torture mentale. Je le savais que j’aurais dû rester au lit.

——— ———


Le trac. À quelques heures de monter sur scène, je panique. C’est bien la première fois que ce sentiment est aussi intense. Je ne me sens pas prêt. J’ai une boule au ventre. J’ai l’impression qu’un truc est en train de me tordre l’estomac et d’en faire de la charpie. Je ne sais pas ce que va donner ma prestation. J’ai travaillé dur pour parvenir à ce résultat, mais je ne sais pas ce que les gens vont en penser. Est-ce que mon message est compréhensible ? Je n’en sais rien. J’ai travaillé avec Priam, il semble confiant. Mais est-ce que ce n’est pas pour me rassurer ? Je n’ai pas davantage de réponses à cette interrogation. C’est la galère.

Je respire enfin. Belladone et Mumble ont donné le meilleur d’eux-mêmes, tout comme moi. Peu importe le résultat, je pense que l’on n’aura pas de regrets à avoir. Surtout que notre adversaire dans ce défi a fait dans le haut niveau à en croire l’ambiance dans le dôme. Je n’ai pu observer la prestation de Calypso que depuis les coulisses, et déjà là j’ai été impressionné, alors pour le public je n’ose même pas imaginer. Je ne me fais pas beaucoup d’espoir quant au résultat des votes du jury. Je ne veux pas être déçu. Au moins, on se sera bien battu. Après, je n’en sais rien. Avec un regard critique, j’aurais modifié quelques détails de la prestation de la maîtresse coordinatrice, afin de la rendre encore plus incroyable, mais ce n’est là que le point de vue d’un amoureux du spectacle et des histoires. C’est dommage que je ne sois pas capable de prendre autant de recul sur mon propre travail.

Je suis dans la salle. Après ma prestation, je me suis rapidement changé dans la loge m’ayant été attribuée, avant de rejoindre la pièce indiquée pour le dévoilement des résultats. Et maintenant, le stress est en train de reprendre sa place. J’attends. Dans mon esprit, c’est la panique. Je ne veux pas être déçu, mais je ne peux pas m’empêcher d’espérer. Je souhaite tellement pouvoir passer à la suite des événements. Je ne veux pas revivre l’intensité de ces derniers jours. Alors que je me demande combien de temps cela va encore prendre, Calypso fait son entrée en compagnie d’un des membres du comité. Il était déjà là mercredi. Je le reconnais. Et la nouvelle tombe. Je n’en reviens pas.

▬ J’ai vraiment gagné ? Ce n’est pas une blague ?

Je me tourne alors vers Calypso, qui a la première à m’applaudir et à me féliciter au sujet de ma prestation. Je n’en reviens pas. C’est tout simplement dingue. Alors que l’on est tombé sur un sujet horrible pour ce défi, je suis parvenu à remporter la victoire dans cet affrontement. Je n’ai pas encore gagné la guerre, bien entendu. Il reste la seconde manche, celle du combat. Mais c’est surtout pour cette première partie que je m’inquiétais. Après tout, lors du défi de la prestation, outre le talent, la chance compte pour beaucoup dans le résultat. Tout dépend de l’inspiration, de la mise en scène et du ressenti que le jury réuni pour l'événement peut ressentir vis-à-vis de tout cela. À deux moments différents, la donne peut donc changer radicalement. Je lui réponds donc avec un sourire, tout aussi sincère que le sien. Au fond de moi, je ne suis plus que joie. J’ai réussi. Je n’en reviens pas. Je ne parviens pas à y croire. J’approche doucement de mon objectif. Bientôt, ma surdité ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

▬ Merci beaucoup ! Je n’avais pas autant de certitude, surtout en passant en seconde position et en remarquant l’accueil fait à votre prestation juste avant mon arrivée. C’était vraiment impressionnant ! Merci pour ce beau spectacle.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers la scène, afin que le résultat soit annoncé à l’ensemble du public venu assister à nos représentations. Dès que les membres du comité ont procédé à l’annonce officielle de ma victoire, les acclamations du public ont commencé à pleuvoir dans le stade. Je ne peux pas entendre les applaudissements, mais je suis en mesure de les voir. Et je dois avouer que rien que cela, c’est impressionnant. Des gens qui se lèvent, qui tapent dans leurs mains, et qui crient des acclamations. Ça fait chaud au cœur. D’autant plus que l'interprète, qui m’a été attribué pour l’occasion, me répète tous leurs beaux messages, félicitations et autres discours d’encouragement pour la suite en langage des signes. C’est vraiment agréable comme procédé. Au moins, je sais ce qu’il se passe. Je ne suis pas perdu. Et cette popularité, pour le gamin rejeté que j’étais, ça fait un bien fou.

Je me retourne pour adresser un mot à Calypso. Elle n’est déjà plus là. Elle a visiblement quitté la scène. Je ne sais pas depuis quand. C’est bizarre. Je me serais attendue à ce qu’elle reste un peu plus longtemps tout de même. J’aurais bien voulu discuter plus amplement avec elle. Après tout, ce n’est pas tous les jours que l’on a l’occasion de rencontrer une coordinatrice aussi talentueuse. Je hausse les épaules. Ce n’est pas le moment de m’inquiéter de ce départ. J’ai une victoire à fêter. Et une sorte de communion avec le public venu me voir à réaliser. C’est dingue. J’ai gagné. Et ces gens, ils m’acclament. Moi. Le gars un peu bizarre qui vient de nulle part. Celui qui n’est même pas capable de comprendre ce qu’ils racontent. J’ai réussi. J’ai atteint la première partie de mon objectif. Et maintenant, il est temps pour moi de rejoindre les coulisses et ma loge.

——— ———


Je n’ai pas mis bien longtemps à traverser les couloirs pour rejoindre ma loge. Sur le trajet, mon interprète a continué de m’aider en me traduisant les propos des membres du comité. Il m’a fourni tous les détails concernant la suite des événements. Demain, ce sera l’heure du combat. Et de la découverte de mon adversaire. Je me demande bien de qui il s’agit. Pour moi, ce sera la surprise jusqu’au moment de la rencontre. Mais au moins, je sais qu’il est prévu que j’ai de nouveau un interprète. Parfait. Je me demandais justement comment j’allais pouvoir communiquer avec mon adversaire. Parce qu’avec la distance, c’est certain que je ne peux pas compter sur ma capacité à lire sur les lèvres. Alors il me faut bien quelqu’un capable de me transmettre les communications.

Mon sac est récupéré. Je n’ai plus qu’à sortir d’ici et à retourner à l’hôtel. Je suis certain que Priam va m’attendre à la sortie en plus. J’ai tellement de choses à partager avec lui. C’est dingue. Je sens bien qu’il va me trouver insupportable. J’espère seulement qu’il ne va pas souhaiter fêter ça toute la nuit. J’ai un match important demain. Il va falloir que j’assure. Alors que je m’apprête à suivre les flèches afin de trouver la sortie des coulisses, je remarque un petit panneau, qui pointe dans la direction inverse. Il indique la loge de Calypso. L’espace d’un instant, j’hésite. Et finalement, je me décide. Je tente ma chance. J’ai envie de voir si elle accepterait de m’accorder quelques minutes de son temps. Je crois que je suis encore porté par le petit nuage de la victoire. En temps normal, j’aurais poursuivi mon chemin. Mais là, j’ai la sensation d’avoir des ailes dans le dos. Je suis comme euphorique. J’ai une occasion de rencontrer une maîtresse coordinatrice, je ne veux pas la laisser passer sans rien faire.

Je marque un arrêt devant la porte. Son nom est marqué sur un petit panneau fixé à cette dernière. Je ne peux donc pas me tromper. Je toque à la porte. J’attends quelques instants. La porte reste fermée. Je me demande si elle se trouve à l’intérieur. Si c’est le cas, est-ce qu’elle m’a entendue ? Je n’en sais rien. J’ai frappé contre la porte, mais je n’ai pas la moindre idée du son que cela a pu produire. J’hésite. Je referme ma main sur la poignée, et je me décide finalement à actionner la clenche. La porte s’ouvre vers l’intérieur. Je la pousse doucement, histoire de l’entrouvrir. Je ne veux pas déranger. De ma position, je ne vois personne. Mais en même temps, je ne suis pas en mesure d’observer la globalité de la salle. Je tente alors de parler. En espérant que ce ne soit pas dans le vide. Ou que je ne me fasse pas jeter comme un malpropre. J’ai l’habitude de ce genre de réactions, mais après les acclamations de la foule, j’ai bien peur que cela soit douloureux pour mon ego.

▬ Excusez-moi ? Je suis Kaktus. Le… euh… challenger que vous venez d’affronter. Je me demandais si vous auriez quelques minutes à m’accorder ?



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