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» CONCOURS DE COORDINATION n°43 - Catégorie 2


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Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 15/02/2015
Messages : 474

Région : Unys / Elite 3
Dim 21 Oct - 19:18
« Madame Grandt ! Accordez-nous un instant s'il vous plait !

- Madame Grandt, juste une ou deux questions !
»

Béatrice évite leurs regards et continue d'avancer. Elle est encadrée par son agent Danielle, qui lui ouvre le chemin devant, et par Sköll, qui dissuade les journalistes de la suivre. Le galeking est une vraie crème mais peu de gens le savent, il en profite donc pour intimider tout le monde avec sa grosse carrure et sa gueule de fer. Ça marche plutôt bien car la plupart des reporters abandonnent, mais certains forcenés s'obstinent et tentent d'interpeller la maitre coordinatrice sur le trajet du dôme.

« Madame Grandt, que savez-vous du départ de votre sœur de la Ligue Pokémon ?

- Nous connaissons la raison officielle mais y a-t-il autre chose ?
»

Béa serre les dents. Depuis le temps qu'elle est célèbre, elle s'est habituée à ce que la presse se montre intrusive. Elle en a elle-même fait les frais à plusieurs reprises, notamment au sujet de son célibat ou de sa préférence pour le genre féminin. Rien de nouveau donc... mais malgré tout, ça la met toujours en rogne. D'autant plus que là il ne s'agit pas d'elle, mais de Lizzy. Qu'on vienne tenter de lui soutirer des infos croustillantes sur la vie de sa petite soeur l'énerve particulièrement. Pour qui la prend-elle ? Pensent-ils qu'elle est une balance qui va trahir les secrets d'un membre de sa famille pour leurs beaux yeux ? C'est tellement mal la connaitre.

« Madame Grandt !

- Est-ce que cela a un rapport avec Ruven Baldwin ?

- Madame Grandt ne répondra à aucune question, merci de nous laisser accéder au dôme.
»

La sécurité du dôme de Mauville vient prêter main forte et écarte le groupe de journalistes, permettant à Danielle, Béa et Sköll de s'infiltrer dans le bâtiment. Tous trois vont directement se réfugier dans la zone réservée au personnel, là où on ne pourra plus les suivre. L'agent pousse un soupir de soulagement discret en fermant la porte derrière eux.

« Enfin... Qu'est-ce qu'ils peuvent être harcelants.

- Des charognes. Tous des saletés de charognes.
»

Le ton de Béa est assassin. Elle exècre les journalistes people. En partie parce qu'ils la font chier depuis qu'elle est connue, mais surtout parce qu'elle trouve leur métier honteux. Comment peut-on choisir de dédier sa vie à informer les autres, vocation noble et ô combien nécessaire pour ouvrir les yeux du peuple, et finalement se retrouver à traquer des potins aussi futiles qu'inintéressants ? Ces gens ne méritent pas le titre de journaliste.
Danielle connait son avis sur la question et hoche la tête à sa remarque. Elle n'est pas aussi vindicative sur la question (notamment parce qu'elle aime lire ces magazines de commères, Béa le sait) mais comme elle vit ça aussi de l'intérieur elle comprend très bien son point de vue.

« Allez n'y pensons plus. On va te préparer pour tout à l'heure. »

Tous trois se dirigent vers la loge du maitre de cérémonie en saluant les employés du Dôme qui sont en plein préparatifs. Quelques candidats sont déjà arrivés et vérifient avec l'équipe technique que leurs demandes en terme de lumière et de musique ont été bien prises en compte ; la plupart sont trop concentrés pour s'apercevoir qu'une représentante de l'Elite 3 passe à côté d'eux. Tant mieux, Béa ne veut pas les perturber.

« Dis-moi, tu as des nouvelles de ta sœur ? » Ah, les questions des journalistes ont dû travailler Danielle. Elle ne connait pas Lizbeth personnellement mais depuis le temps qu'elle cotoie Béatrice c'est tout comme. « Comment va-t-elle ?

- Je ne sais pas. Nous n'avons pas discuté depuis la dernière fois. Elle est distante en ce moment.
»

Danielle fait une petite moue compatissante. Béa lui a expliqué que Lizzy allait mal et que son départ de la Ligue n'était pas de gaieté de cœur, mais rien de plus. Bien sûr Béatrice a une pleine confiance en son amie et agent, elle n'imagine pas une seconde que Danielle irait raconter les problèmes de Lizzy à quiconque ; c'est juste que cela ne la regarde pas.

De toute façon, la rouquine n'aurait pas grand chose à lui dire. Elle n'a eu sa soeur au téléphone qu'une seule fois depuis son départ de la Ligue et Lizzy ne semblait pas avoir très envie de s'épancher. Elle lui en a tout de même suffisamment dit pour que la maitre coordinatrice ait les moyens d'affoler la presse people : elle lui a révélé que Baldwin était à l'origine de son profond mal être, même si d'autres choses se sont ajoutées depuis.
Est-ce que Béa a été surprise ? Pas du tout. Elle l'a vu venir à des kilomètres, sûrement bien avant que Lizzy elle-même n'en prenne conscience. Il suffisait d'entendre la manière dont elle parlait de cet homme au téléphone : rarement Béa avait entendu sa soeur aussi enthousiaste à propos de quelqu'un. En plus elle et Baldwin semblaient toujours trainer ensemble, que ce soit au quotidien ou en dehors du contexte professionnel. Lizbeth est restée muette à ce sujet, sans doute parce qu'elle craignait que Béatrice ne le lui reproche, mais Danielle s'est chargé de relayer les infos lues dans un de ces chiffons people. Grandt et Baldwin très proches et peu vêtus à Amaillide, Grandt et Baldwin en vacances à Alola... et Baldwin en couple avec une femme plus jeune que lui à la plastique de rêve. Typique de ce genre de prédateurs machistes. Béa ne sait rien de toute cette histoire (est-ce que Baldwin a fait miroiter une relation sérieuse à Lizzy ? Est-ce qu'ils étaient amants ? Est-ce que Lizzy savait pour cette autre femme ? Qui était la trompée des deux ?) mais quoi qu'il en soit ça lui donne envie de vomir. Quel homme abject. Est-ce que ça le fait se sentir important de capturer l'attention de deux femmes à la fois ? Ou est-ce qu'il fait ça par pur challenge ? Est-ce qu'il choisit ses cibles exprès pour leur naïveté ou est-ce qu'il leur raconte des salades jusqu'à endormir leur méfiance ? Dans tous les cas c'est absolument répugnant. Depuis le début Béa s'est méfiée de ce baratineur, et d'ailleurs elle a mis Lizzy en garde quelques semaines à peine après son arrivée à la Ligue. Elle ne le sentait vraiment pas ce mec. Trop soucieux de son apparence, trop amical d'emblée : le genre de gars qui mise tout sur la première impression pour que tu ne viennes pas creuser la personnalité pourrie qu'il y a derrière. Béatrice est sans doute assez méfiante avec les autres pour ne pas laisser berner par ce genre de charlatans, mais Lizzy... Elle fait trop confiance aux gens. Et voilà ce que ça lui rapporte. Si ce connard de Baldwin vient à croiser son chemin un jour, Béa se jure de prendre l'élan nécessaire au moment de latter la partie de son anatomie qu'il semble choyer le plus. Ça lui apprendra à jouer avec les sentiments de sa petite sœur.

***

Deux heures plus tard, Béa a oublié les déboires de sa soeur et s'est reconcentrée sur le concours de ce soir. Elle monte sur la scène sous les applaudissements du public ; comme tous en ont pris l'habitude désormais, elle ne porte pas de robe de soirée mais un pantalon et une tunique longue. N'est pas encore né celui qui lui fera enfiler une tenue de potiche.
Elle se dirige vers le centre de l'estrade, attend une seconde que le projecteur se soit bien focalisé sur elle, puis salue l'assistance d'un bref signe de tête. Son autorité naturelle suffit à ce que simple geste ramène le silence.

« Mesdames et Messieurs, bonsoir. Bienvenue au dôme de Mauville pour un nouveau concours de coordination qui, je l'espère, sera de haute volée. Le thème que les candidats ont à traiter ce soir est LE MIROIR. Un thème riche qui ouvre un grand champ des possibles... » Elle s'interrompt un instant, le temps que chacun s'imprègne de l'idée et voit ce que ça lui évoque. C'est ainsi que l'on met le mieux le public en condition. « Souhaitons une bonne prestation à nos coordinateurs, et place au spectacle. »




LES RÈGLES.
  • Catégorie accessible uniquement aux coordinateurs possédant entre 1 et 4 rubans. Eux seuls peuvent poster ici !

  • Vous avez le droit à 2 pokémons (ou moins si vous le souhaitez), pas plus. Vous pouvez utiliser un maximum de 3 attaques (attaques différentes ou trois fois la même, le compte est identique) par prestation.

  • Le thème de ce concours est LE MIROIR.

    La difficulté et la subtilité résident dans la manière d’être original tout en nous faisant comprendre de quoi il est question, à travers votre prestation. Il faut que la compréhension du thème se retrouve à la lecture et qu'un spectateur dans la salle, inRP, puisse TOUT SAISIR de ce que vous voulez faire passer..
Vous pourrez apporter des précisions, si vous le désirez, entre balises spoilers, en fin de prestation. Pour autant, ce ne sont là que des compléments d’informations, mais rien de déterminant dans la compréhension du texte, qui doit parler de lui-même aux membres du jury.

Vous avez jusqu’au dimanche 25 novembre aux environs de 20h (heure française) pour poster votre prestation. Bon concours et bonne chance à tous !


Avatar par Sakae Kurami
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Modo RP & Coordinateur

C-GEAR
Inscrit le : 14/12/2017
Messages : 462

Région : Hoenn
Hier à 17:41
C’était dans la région de Johto que le concours avait lieu. Plus précisément à Mauville. La salle semblait déjà bien rempli. Alan était déjà en train de se préparer mentalement à sa prestation.

« Alan White, coordinateur d’Hoenn. »


DÉBUT DE LA PRESTATION



Le silence le plus total retomba dans la salle.

Clic. Clic. Clic.


Les projecteurs s'allumèrent les uns après les autres. Les spectateurs pouvaient voir la scène apparaître devant leurs yeux intrigués. Aucun décor ni même d’accessoire pour qu’ils puissent orienter leur imaginaire sur une idée précise. Tout ce qu’ils virent était le plancher de bois où la représentation allait se produire, et un miroir. De longs rideaux noirs étaient immobiles tout au fond de la scène, rendant impossible de voir ce qui se trouvait à l’arrière.

Le miroir, immense, reposait en plein centre de la scène, quelques mètres le séparant du public. Il faisait deux mètres de large pour trois mètres de haut. La vitre réfléchissante renvoyait à la perfection l’image du public. Elle était entourée d’un cadre argenté, d’un bon mètre de profondeur pour plus de stabilité. Celui-ci, orné de différentes formes abstraites, donnait un certain cachet au meuble. À cause de sa taille, il y avait quatre roues, un à chaque coin de l’objet, pour simplifier sa mobilité.

Un jeune homme, Alan White, fit son apparition du côté gauche de la scène. Sa chevelure verte était parfaitement coiffée; aucune mèche de travers. Il avança d’un pas naturel jusqu’à atteindre le gigantesque miroir.

Lorsqu’il arriva à la hauteur de cet objet imposant, il s’arrêta. Il se tourna lentement, jusqu’à se retrouver dos au public, face à la vitre glacée. Il arrivait à peine à distinguer quelques spectateurs, mais il fit comme s’il ne les voyait pas. Le public, qui se trouvait un peu en contre-plongée, pouvait apercevoir l’expression faciale du coordinateur, fasciné par la surface réfléchissante. Après une certaine hésitation, Alan leva la main gauche jusqu’à la hauteur de sa poitrine. Il déposa délicatement le bout de ses doigts sur le miroir avant d’y apposer la paume.

« Ouvre-toi à moi. » dit une voix préenregistrée qui résonnait dans toute la salle.

Une obscurité envahit soudainement la scène. Mais, étrangement, ce n’était pas dû à la fermeture des lumières. Tout le monde pouvait sentir une ombre gargantuesque monopoliser tout l’espace. Dans cette pénombre, seule l’ouïe guidait encore les spectateurs. Une musique s’incrusta, faible mais bien audible.


L’ombre épaisse disparut au bout d’une trentaine de secondes. Il y avait eu quelques bruits de roulement à travers les notes de la mélodie, mais puisque la vue n’était d’aucun secours, l’auditoire n’avait aucune idée claire de ce qu’il s’était passé sur la scène. Une fois la lumière revenue, le public pouvait voir Alan, qui était toujours au centre de la scène devant le miroir.

Mais… Quelque chose avait changé !

Bien que la structure fût identique avec les mêmes couleurs et les mêmes dimensions, la vitre avait été remplacée par un morceau de plexiglas poli au maximum pour donner une apparence mi-transparente, mi-miroitante. Le tout, à l’aide du cadre de bois, formait une boîte. À l’intérieur se trouvait un pokémon de type spectre; un Ténéfix. Il était au centre, debout sur un grand tabouret d’un mètre et demi de hauteur, faisant face à Alan. Une image d’un public abstrait avait été tapissée au fond de la boîte, donnant l’illusion qu’il s’agissait en fait de celui au dos du coordinateur. La main droite appuyée contre le mur transparent, le pokémon fixait l’humain droit dans les yeux. Il le dépassait en grandeur grâce à son tabouret, ce qui permettait à la foule de bien le voir, lui, le nouveau reflet d’Alan.

« Bonjour, moi. »

Surpris que l’on s’adresse à lui, le coordinateur retira sa main. Le Ténéfix en fit tout autant, suivant à la perfection le mouvement de son alter ego. Alan osa un pas en arrière et le pokémon recula aussi, se tenant en équilibre sur sa plateforme improvisée. Le jeune homme revint à sa position de départ devant la façade et, encore une fois, Ténéfix l’imita.

« Il n’y a rien alors. » dit Alan.

L’homme se retourna face à l’auditoire. La bestiole violacée l’imita, mais seulement jusqu’à mi-chemin. Dès que le regard de son reflet se décrocha de lui, il se remit en place, face au public, alors qu’il aurait dû plutôt se retrouver de dos s’il suivait vraiment le mouvement de l’être humain. Un large sourire se forma sur le visage du pokémon humanoïde. Ses dents, blanches comme de la neige mais dangereusement pointues, apparurent juste au-dessus de la tête verte de l’humain. Il semblait prêt à le dévorer.

Sans crier gare, Ténéfix lança un grand coup de griffe sur la paroi faisant office de miroir. Son mouvement fut puissant et vif.

CRATCH !


L’impact fut brutal: les fissures crées étaient bien apparentes. Dans un élan d’affolement, Alan se retourna pour voir ce qui se passait derrière lui. Mais avant qu’il puisse faire la moindre action, le pokémon enchaîna avec de nouveaux coups, avec autant d’intensité.

GLING ! GLIIIIIING ! GLING !


Le plexiglas vola en éclats sur le sol juste devant Alan. Par réflexe, le jeune coordinateur couvrit son visage de ses bras, mais tous les morceaux tombèrent sans le blesser à ses pieds. Effrayé, l’homme recula de plusieurs pas. Le pokémon spectre resta de marbre devant son soi et continua de lui sourire. Cette rangée de dents tranchantes, prêtes à le déchiqueter d’une seconde à l’autre, lui glaçait le sang.

Maintenant que la barrière n’était plus, la créature humanoïde sauta d’un bond de joie. Il descendit ensuite du tabouret. Alors que le Tenefix faisait un pas vers son alter ego, Alan n’arrivait simplement plus à bouger. Il restait sur place, paralysé par la peur, comme si des mains invisibles ancraient ses jambes au sol. Dès le premier pas du pokémon à l’extérieur du miroir, son ombre s’étendit anormalement loin sur le sol, à une vitesse surprenante, presque vivante. Elle se rendit même jusqu’à l’arrière d’Alan, donnant l’impression de se mélanger à l’ombre du dresseur pour n’en faire plus qu’une. Seulement, ça ne s’arrêta pas là. L’ombre du pokémon se dressa comme s’il s’agissait d’une personne réelle, derrière le coordinateur.

Sans plus attendre, l’ombre poussa Alan avec brusquerie.

Lui qui était figé sur place, il fonçait maintenant droit vers le pokémon qui n’avait toujours pas effacé le sourire de son visage. Juste au moment de l’impact, le Ténéfix fit un pas sur la droite. La chute d’Alan s’arrêta alors lorsqu’il heurta le tabouret, réussissant à s’y réceptionner pour ne pas tomber au sol. Heureusement, les débris sur la scène ne l’avaient pas du tout blessé, puisqu’il portait des chaussures.

Les lumières s'éteignirent abruptement. Plongés encore une fois dans le noir, les spectateurs ne pouvaient de nouveau que se fier à leur ouïe. Un son de glissement de corde fut bien audible pendant quelques secondes, puis on entendit un objet atteindre le sol délicatement. Les lumières s'allumèrent après un instant.

Alan, assis sur le sol à côté du tabouret poussé sur la gauche, fixait Ténéfix avec incompréhension. Son soi posa également son regard sur lui. Une nouvelle vitre de plexiglas poli se retrouvait devant la structure. Et le coordinateur s’en trouvait prisonnier. Il posa alors sa main gauche sur le mur transparent. Le pokémon spectre posa au même endroit sa main droite.

Le parfait miroir l’un de l’autre.

C’est à ce moment qu’Alan comprit qu’il n’avait aucune échappatoire. Il était de l’autre côté et il y resterait. Il commença à frapper de toutes ses forces sur le miroir, mais rien à faire. Aucune fissure, ni même le moindre signe de faiblesse, n’apparut sur le mur transparent. Ténéfix avait bien suivi chaque mouvement, mais lorsque le coordinateur abandonna, son soi arrêta sa comédie. La bestiole violette se tourna pour faire face au public. La voix s'éleva à nouveau dans la salle.

« Merci de ta confiance, moi. Merci de m’avoir cédé ta place! Mais ne t’inquiète pas, je reste toujours Alan White. »

Le pokémon spectre sourit pour une dernière fois. Sans même regarder derrière lui, il se dirigea vers la droite de la scène. Il quitta sans sourciller. Alan, lui, se recroquevilla sur lui-même, acceptant son triste sort. Le rideau tomba.



FIN DE LA PRESTATION


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