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» CONCOURS DE COORDINATION n°43 - Catégorie 2


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Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 15/02/2015
Messages : 451

Région : Unys / Elite 3
Dim 21 Oct - 19:18
« Madame Grandt ! Accordez-nous un instant s'il vous plait !

- Madame Grandt, juste une ou deux questions !
»

Béatrice évite leurs regards et continue d'avancer. Elle est encadrée par son agent Danielle, qui lui ouvre le chemin devant, et par Sköll, qui dissuade les journalistes de la suivre. Le galeking est une vraie crème mais peu de gens le savent, il en profite donc pour intimider tout le monde avec sa grosse carrure et sa gueule de fer. Ça marche plutôt bien car la plupart des reporters abandonnent, mais certains forcenés s'obstinent et tentent d'interpeller la maitre coordinatrice sur le trajet du dôme.

« Madame Grandt, que savez-vous du départ de votre sœur de la Ligue Pokémon ?

- Nous connaissons la raison officielle mais y a-t-il autre chose ?
»

Béa serre les dents. Depuis le temps qu'elle est célèbre, elle s'est habituée à ce que la presse se montre intrusive. Elle en a elle-même fait les frais à plusieurs reprises, notamment au sujet de son célibat ou de sa préférence pour le genre féminin. Rien de nouveau donc... mais malgré tout, ça la met toujours en rogne. D'autant plus que là il ne s'agit pas d'elle, mais de Lizzy. Qu'on vienne tenter de lui soutirer des infos croustillantes sur la vie de sa petite soeur l'énerve particulièrement. Pour qui la prend-elle ? Pensent-ils qu'elle est une balance qui va trahir les secrets d'un membre de sa famille pour leurs beaux yeux ? C'est tellement mal la connaitre.

« Madame Grandt !

- Est-ce que cela a un rapport avec Ruven Baldwin ?

- Madame Grandt ne répondra à aucune question, merci de nous laisser accéder au dôme.
»

La sécurité du dôme de Mauville vient prêter main forte et écarte le groupe de journalistes, permettant à Danielle, Béa et Sköll de s'infiltrer dans le bâtiment. Tous trois vont directement se réfugier dans la zone réservée au personnel, là où on ne pourra plus les suivre. L'agent pousse un soupir de soulagement discret en fermant la porte derrière eux.

« Enfin... Qu'est-ce qu'ils peuvent être harcelants.

- Des charognes. Tous des saletés de charognes.
»

Le ton de Béa est assassin. Elle exècre les journalistes people. En partie parce qu'ils la font chier depuis qu'elle est connue, mais surtout parce qu'elle trouve leur métier honteux. Comment peut-on choisir de dédier sa vie à informer les autres, vocation noble et ô combien nécessaire pour ouvrir les yeux du peuple, et finalement se retrouver à traquer des potins aussi futiles qu'inintéressants ? Ces gens ne méritent pas le titre de journaliste.
Danielle connait son avis sur la question et hoche la tête à sa remarque. Elle n'est pas aussi vindicative sur la question (notamment parce qu'elle aime lire ces magazines de commères, Béa le sait) mais comme elle vit ça aussi de l'intérieur elle comprend très bien son point de vue.

« Allez n'y pensons plus. On va te préparer pour tout à l'heure. »

Tous trois se dirigent vers la loge du maitre de cérémonie en saluant les employés du Dôme qui sont en plein préparatifs. Quelques candidats sont déjà arrivés et vérifient avec l'équipe technique que leurs demandes en terme de lumière et de musique ont été bien prises en compte ; la plupart sont trop concentrés pour s'apercevoir qu'une représentante de l'Elite 3 passe à côté d'eux. Tant mieux, Béa ne veut pas les perturber.

« Dis-moi, tu as des nouvelles de ta sœur ? » Ah, les questions des journalistes ont dû travailler Danielle. Elle ne connait pas Lizbeth personnellement mais depuis le temps qu'elle cotoie Béatrice c'est tout comme. « Comment va-t-elle ?

- Je ne sais pas. Nous n'avons pas discuté depuis la dernière fois. Elle est distante en ce moment.
»

Danielle fait une petite moue compatissante. Béa lui a expliqué que Lizzy allait mal et que son départ de la Ligue n'était pas de gaieté de cœur, mais rien de plus. Bien sûr Béatrice a une pleine confiance en son amie et agent, elle n'imagine pas une seconde que Danielle irait raconter les problèmes de Lizzy à quiconque ; c'est juste que cela ne la regarde pas.

De toute façon, la rouquine n'aurait pas grand chose à lui dire. Elle n'a eu sa soeur au téléphone qu'une seule fois depuis son départ de la Ligue et Lizzy ne semblait pas avoir très envie de s'épancher. Elle lui en a tout de même suffisamment dit pour que la maitre coordinatrice ait les moyens d'affoler la presse people : elle lui a révélé que Baldwin était à l'origine de son profond mal être, même si d'autres choses se sont ajoutées depuis.
Est-ce que Béa a été surprise ? Pas du tout. Elle l'a vu venir à des kilomètres, sûrement bien avant que Lizzy elle-même n'en prenne conscience. Il suffisait d'entendre la manière dont elle parlait de cet homme au téléphone : rarement Béa avait entendu sa soeur aussi enthousiaste à propos de quelqu'un. En plus elle et Baldwin semblaient toujours trainer ensemble, que ce soit au quotidien ou en dehors du contexte professionnel. Lizbeth est restée muette à ce sujet, sans doute parce qu'elle craignait que Béatrice ne le lui reproche, mais Danielle s'est chargé de relayer les infos lues dans un de ces chiffons people. Grandt et Baldwin très proches et peu vêtus à Amaillide, Grandt et Baldwin en vacances à Alola... et Baldwin en couple avec une femme plus jeune que lui à la plastique de rêve. Typique de ce genre de prédateurs machistes. Béa ne sait rien de toute cette histoire (est-ce que Baldwin a fait miroiter une relation sérieuse à Lizzy ? Est-ce qu'ils étaient amants ? Est-ce que Lizzy savait pour cette autre femme ? Qui était la trompée des deux ?) mais quoi qu'il en soit ça lui donne envie de vomir. Quel homme abject. Est-ce que ça le fait se sentir important de capturer l'attention de deux femmes à la fois ? Ou est-ce qu'il fait ça par pur challenge ? Est-ce qu'il choisit ses cibles exprès pour leur naïveté ou est-ce qu'il leur raconte des salades jusqu'à endormir leur méfiance ? Dans tous les cas c'est absolument répugnant. Depuis le début Béa s'est méfiée de ce baratineur, et d'ailleurs elle a mis Lizzy en garde quelques semaines à peine après son arrivée à la Ligue. Elle ne le sentait vraiment pas ce mec. Trop soucieux de son apparence, trop amical d'emblée : le genre de gars qui mise tout sur la première impression pour que tu ne viennes pas creuser la personnalité pourrie qu'il y a derrière. Béatrice est sans doute assez méfiante avec les autres pour ne pas laisser berner par ce genre de charlatans, mais Lizzy... Elle fait trop confiance aux gens. Et voilà ce que ça lui rapporte. Si ce connard de Baldwin vient à croiser son chemin un jour, Béa se jure de prendre l'élan nécessaire au moment de latter la partie de son anatomie qu'il semble choyer le plus. Ça lui apprendra à jouer avec les sentiments de sa petite sœur.

***

Deux heures plus tard, Béa a oublié les déboires de sa soeur et s'est reconcentrée sur le concours de ce soir. Elle monte sur la scène sous les applaudissements du public ; comme tous en ont pris l'habitude désormais, elle ne porte pas de robe de soirée mais un pantalon et une tunique longue. N'est pas encore né celui qui lui fera enfiler une tenue de potiche.
Elle se dirige vers le centre de l'estrade, attend une seconde que le projecteur se soit bien focalisé sur elle, puis salue l'assistance d'un bref signe de tête. Son autorité naturelle suffit à ce que simple geste ramène le silence.

« Mesdames et Messieurs, bonsoir. Bienvenue au dôme de Mauville pour un nouveau concours de coordination qui, je l'espère, sera de haute volée. Le thème que les candidats ont à traiter ce soir est LE MIROIR. Un thème riche qui ouvre un grand champ des possibles... » Elle s'interrompt un instant, le temps que chacun s'imprègne de l'idée et voit ce que ça lui évoque. C'est ainsi que l'on met le mieux le public en condition. « Souhaitons une bonne prestation à nos coordinateurs, et place au spectacle. »




LES RÈGLES.
  • Catégorie accessible uniquement aux coordinateurs possédant entre 1 et 4 rubans. Eux seuls peuvent poster ici !

  • Vous avez le droit à 2 pokémons (ou moins si vous le souhaitez), pas plus. Vous pouvez utiliser un maximum de 3 attaques (attaques différentes ou trois fois la même, le compte est identique) par prestation.

  • Le thème de ce concours est LE MIROIR.

    La difficulté et la subtilité résident dans la manière d’être original tout en nous faisant comprendre de quoi il est question, à travers votre prestation. Il faut que la compréhension du thème se retrouve à la lecture et qu'un spectateur dans la salle, inRP, puisse TOUT SAISIR de ce que vous voulez faire passer..
Vous pourrez apporter des précisions, si vous le désirez, entre balises spoilers, en fin de prestation. Pour autant, ce ne sont là que des compléments d’informations, mais rien de déterminant dans la compréhension du texte, qui doit parler de lui-même aux membres du jury.

Vous avez jusqu’au dimanche 25 novembre aux environs de 20h (heure française) pour poster votre prestation. Bon concours et bonne chance à tous !


Avatar par Sakae Kurami
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Modo RP & Eleveur

C-GEAR
Inscrit le : 14/12/2017
Messages : 662

Région : Hoenn
Jeu 15 Nov - 17:41
C’était dans la région de Johto que le concours avait lieu. Plus précisément à Mauville. La salle semblait déjà bien rempli. Alan était déjà en train de se préparer mentalement à sa prestation.

« Alan White, coordinateur d’Hoenn. »


DÉBUT DE LA PRESTATION



Le silence le plus total retomba dans la salle.

Clic. Clic. Clic.


Les projecteurs s'allumèrent les uns après les autres. Les spectateurs pouvaient voir la scène apparaître devant leurs yeux intrigués. Aucun décor ni même d’accessoire pour qu’ils puissent orienter leur imaginaire sur une idée précise. Tout ce qu’ils virent était le plancher de bois où la représentation allait se produire, et un miroir. De longs rideaux noirs étaient immobiles tout au fond de la scène, rendant impossible de voir ce qui se trouvait à l’arrière.

Le miroir, immense, reposait en plein centre de la scène, quelques mètres le séparant du public. Il faisait deux mètres de large pour trois mètres de haut. La vitre réfléchissante renvoyait à la perfection l’image du public. Elle était entourée d’un cadre argenté, d’un bon mètre de profondeur pour plus de stabilité. Celui-ci, orné de différentes formes abstraites, donnait un certain cachet au meuble. À cause de sa taille, il y avait quatre roues, un à chaque coin de l’objet, pour simplifier sa mobilité.

Un jeune homme, Alan White, fit son apparition du côté gauche de la scène. Sa chevelure verte était parfaitement coiffée; aucune mèche de travers. Il avança d’un pas naturel jusqu’à atteindre le gigantesque miroir.

Lorsqu’il arriva à la hauteur de cet objet imposant, il s’arrêta. Il se tourna lentement, jusqu’à se retrouver dos au public, face à la vitre glacée. Il arrivait à peine à distinguer quelques spectateurs, mais il fit comme s’il ne les voyait pas. Le public, qui se trouvait un peu en contre-plongée, pouvait apercevoir l’expression faciale du coordinateur, fasciné par la surface réfléchissante. Après une certaine hésitation, Alan leva la main gauche jusqu’à la hauteur de sa poitrine. Il déposa délicatement le bout de ses doigts sur le miroir avant d’y apposer la paume.

« Ouvre-toi à moi. » dit une voix préenregistrée qui résonnait dans toute la salle.

Une obscurité envahit soudainement la scène. Mais, étrangement, ce n’était pas dû à la fermeture des lumières. Tout le monde pouvait sentir une ombre gargantuesque monopoliser tout l’espace. Dans cette pénombre, seule l’ouïe guidait encore les spectateurs. Une musique s’incrusta, faible mais bien audible.


L’ombre épaisse disparut au bout d’une trentaine de secondes. Il y avait eu quelques bruits de roulement à travers les notes de la mélodie, mais puisque la vue n’était d’aucun secours, l’auditoire n’avait aucune idée claire de ce qu’il s’était passé sur la scène. Une fois la lumière revenue, le public pouvait voir Alan, qui était toujours au centre de la scène devant le miroir.

Mais… Quelque chose avait changé !

Bien que la structure fût identique avec les mêmes couleurs et les mêmes dimensions, la vitre avait été remplacée par un morceau de plexiglas poli au maximum pour donner une apparence mi-transparente, mi-miroitante. Le tout, à l’aide du cadre de bois, formait une boîte. À l’intérieur se trouvait un pokémon de type spectre; un Ténéfix. Il était au centre, debout sur un grand tabouret d’un mètre et demi de hauteur, faisant face à Alan. Une image d’un public abstrait avait été tapissée au fond de la boîte, donnant l’illusion qu’il s’agissait en fait de celui au dos du coordinateur. La main droite appuyée contre le mur transparent, le pokémon fixait l’humain droit dans les yeux. Il le dépassait en grandeur grâce à son tabouret, ce qui permettait à la foule de bien le voir, lui, le nouveau reflet d’Alan.

« Bonjour, moi. »

Surpris que l’on s’adresse à lui, le coordinateur retira sa main. Le Ténéfix en fit tout autant, suivant à la perfection le mouvement de son alter ego. Alan osa un pas en arrière et le pokémon recula aussi, se tenant en équilibre sur sa plateforme improvisée. Le jeune homme revint à sa position de départ devant la façade et, encore une fois, Ténéfix l’imita.

« Il n’y a rien alors. » dit Alan.

L’homme se retourna face à l’auditoire. La bestiole violacée l’imita, mais seulement jusqu’à mi-chemin. Dès que le regard de son reflet se décrocha de lui, il se remit en place, face au public, alors qu’il aurait dû plutôt se retrouver de dos s’il suivait vraiment le mouvement de l’être humain. Un large sourire se forma sur le visage du pokémon humanoïde. Ses dents, blanches comme de la neige mais dangereusement pointues, apparurent juste au-dessus de la tête verte de l’humain. Il semblait prêt à le dévorer.

Sans crier gare, Ténéfix lança un grand coup de griffe sur la paroi faisant office de miroir. Son mouvement fut puissant et vif.

CRATCH !


L’impact fut brutal: les fissures crées étaient bien apparentes. Dans un élan d’affolement, Alan se retourna pour voir ce qui se passait derrière lui. Mais avant qu’il puisse faire la moindre action, le pokémon enchaîna avec de nouveaux coups, avec autant d’intensité.

GLING ! GLIIIIIING ! GLING !


Le plexiglas vola en éclats sur le sol juste devant Alan. Par réflexe, le jeune coordinateur couvrit son visage de ses bras, mais tous les morceaux tombèrent sans le blesser à ses pieds. Effrayé, l’homme recula de plusieurs pas. Le pokémon spectre resta de marbre devant son soi et continua de lui sourire. Cette rangée de dents tranchantes, prêtes à le déchiqueter d’une seconde à l’autre, lui glaçait le sang.

Maintenant que la barrière n’était plus, la créature humanoïde sauta d’un bond de joie. Il descendit ensuite du tabouret. Alors que le Tenefix faisait un pas vers son alter ego, Alan n’arrivait simplement plus à bouger. Il restait sur place, paralysé par la peur, comme si des mains invisibles ancraient ses jambes au sol. Dès le premier pas du pokémon à l’extérieur du miroir, son ombre s’étendit anormalement loin sur le sol, à une vitesse surprenante, presque vivante. Elle se rendit même jusqu’à l’arrière d’Alan, donnant l’impression de se mélanger à l’ombre du dresseur pour n’en faire plus qu’une. Seulement, ça ne s’arrêta pas là. L’ombre du pokémon se dressa comme s’il s’agissait d’une personne réelle, derrière le coordinateur.

Sans plus attendre, l’ombre poussa Alan avec brusquerie.

Lui qui était figé sur place, il fonçait maintenant droit vers le pokémon qui n’avait toujours pas effacé le sourire de son visage. Juste au moment de l’impact, le Ténéfix fit un pas sur la droite. La chute d’Alan s’arrêta alors lorsqu’il heurta le tabouret, réussissant à s’y réceptionner pour ne pas tomber au sol. Heureusement, les débris sur la scène ne l’avaient pas du tout blessé, puisqu’il portait des chaussures.

Les lumières s'éteignirent abruptement. Plongés encore une fois dans le noir, les spectateurs ne pouvaient de nouveau que se fier à leur ouïe. Un son de glissement de corde fut bien audible pendant quelques secondes, puis on entendit un objet atteindre le sol délicatement. Les lumières s'allumèrent après un instant.

Alan, assis sur le sol à côté du tabouret poussé sur la gauche, fixait Ténéfix avec incompréhension. Son soi posa également son regard sur lui. Une nouvelle vitre de plexiglas poli se retrouvait devant la structure. Et le coordinateur s’en trouvait prisonnier. Il posa alors sa main gauche sur le mur transparent. Le pokémon spectre posa au même endroit sa main droite.

Le parfait miroir l’un de l’autre.

C’est à ce moment qu’Alan comprit qu’il n’avait aucune échappatoire. Il était de l’autre côté et il y resterait. Il commença à frapper de toutes ses forces sur le miroir, mais rien à faire. Aucune fissure, ni même le moindre signe de faiblesse, n’apparut sur le mur transparent. Ténéfix avait bien suivi chaque mouvement, mais lorsque le coordinateur abandonna, son soi arrêta sa comédie. La bestiole violette se tourna pour faire face au public. La voix s'éleva à nouveau dans la salle.

« Merci de ta confiance, moi. Merci de m’avoir cédé ta place! Mais ne t’inquiète pas, je reste toujours Alan White. »

Le pokémon spectre sourit pour une dernière fois. Sans même regarder derrière lui, il se dirigea vers la droite de la scène. Il quitta sans sourciller. Alan, lui, se recroquevilla sur lui-même, acceptant son triste sort. Le rideau tomba.



FIN DE LA PRESTATION


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Coordinateur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 05/07/2018
Messages : 276

Région : Alola
Dim 18 Nov - 19:58
Cette fois-ci c'est dans la région de Johto que le concours à lieu. Le vol fut agréable et ce d'autant plus que j'ai réussi à arriver plusieurs jours à l'avance. Nous n'avons pas voulu nous mettre trop de pression et avons décider de nous reposer et de faire un peu de tourisme. Le tour Chétiflor était bien évidemment un incontournable et le calme des lieux nous a je pense été bénéfique.

J'entends mon nom, c'est à nous à présent de faire voir notre prestation. C'est donc après une grande inspiration que je me dirige vers les coulisses.


*** Début de la prestation ***

Les planches sortent doucement de l’obscurité et l’on peut ainsi observer les décors mis en place. La scène est en effet coupée en deux par une séparation verticale.

Le côté droit est élégamment décoré avec du mobilier de bonne manufacture : un fauteuil luxueux de velours noir se trouve ainsi au fond près des coulisses, une coiffeuse blanche laquée a été déposée à l’extrémité droite de la scène légèrement en biais de manière à ce que le public puisse apercevoir la multitude de bijoux posés dessus ainsi que le miroir rond la surplombant , un écran équipé d’une webcam est quant à lui poser contre la cloison séparatrice et enfin une petite table basse assortie à la coiffeuse remplie l’espace laissé au centre de cette partie.

Sur le côté gauche, du mobilier bien plus sobre a été déposé : un petit lit à la literie florale se trouve dans le fond, un miroir sur pieds ainsi qu’un pèse-personne se trouvent sur l’extrémité gauche de la scène et enfin un petit bureau en bois équipé d’un ordinateur est quant à lui poser contre la cloison exactement en reflet de l’écran posé de l’autre côté.

C’est alors que Yöko, la Goupix d’Alexis, entra sur scène par le côté élégant. Sa fourrure fraichement brossée était brillante et ce d’autant plus qu’Alexis lui avait pulvérisé quelques paillettes avant qu’elle n’entre en scène. Cela lui donnait un air étincelant qui se mariait à merveille avec les bijoux que la renarde portait : un bracelet doré incrusté de petits joyaux semblables à des diamants à sa patte avant gauche et une chainette, que l’on pouvait supposer être en or également, au bout de laquelle pendait une magnifique perle blanche. L’instant d’après c’est Vrika, une Rocabot, qui fit son entrée du côté sobre. Contrairement à Yöko, la petite louve ne portait aucun accessoire et n’était pas aussi bien coiffée que la renarde ; on remarquait en effet chez elle de nombreux poils rebelles parsemant son pelage marron.

De son côté, la Goupix alla nonchalamment s’asseoir sur le banc de la coiffeuse et fit mine d’admirer son reflet. En parallèle de cette scène, devant sa glace Vrika avait beau tenter de remettre en place ses poils rebelles rien n’y faisait. C’est dans un soupir qu’elle s’éloigna finalement du miroir pour monter sur la balance posée jusqu’à côté. Elle soupira de nouveau.

Yöko se leva elle aussi dans un soupir et se dirigea vers son écran. Elle toussota juste avant d’allumer l’ustensile vidéo. Au moment où la caméra fut démarrée, l’écran de Vrika s’alluma de lui-même. Attirant l’attention du type roche qui se rapprocha en murmurant un « Qu’est-ce que c’est ? ».
    - Hello mes lolottes, c’est Diva ! Tout d’abord je tiens à vous remercier d’être de plus en plus nombreuses à suivre mes conseils. Ça me fait trop trop plaisir, entama la voix prêtée à la renarde sur un ton mielleux et flatteur.
    - Et puis, je le sais, il y a encore des nouvelles parmi vous aujourd’hui. Alors toi, là, devant ton écran, je vais te poser une question toute simple : est-ce que tu te trouves jolie ?

    La Rocabot s’inspecta avant de soupirer de nouveau. Ses oreilles se firent tombantes et sa queue basse à ce moment-là, mais la petite type roche continuait de regarder l’écran devant elle.

    - Ne t’inquiète pas mon amie, je suis là pour t’aider murmura la renarde qui fixait la caméra d'un air très attendrissant.
Les lumières se tamisèrent doucement sur cette image avant de plonger la totalité de la scène dans le noir. La lumière quelques instants plus tard. Vrika s’apprêtait devant sa glace. Elle passait et repassait sa patte sur ses poils, ces derniers se faisaient moins rebelles qu’auparavant. Alexis entra alors sur ce côté de la scène. Le coordinateur portait une tunique féminine dans les nuances jaune pâle aux motifs floraux. Afin de paraitre encore plus féminin qu’à l’accoutumé, Alexis s’était également paré d’une perruque faisant de lui une femme aux longs cheveux noirs.
    - Hé bien, hé bien. Ma petite Noémie a appris à se faire toute belle maintenant gloussa-t-il.
    - Oh Maman, s’il te plaît…laisse-moi tranquille !
Alexis sorti de scène sans plus de cérémonie alors que Vrika retournait à sa besogne. Pendant ce temps, de l’autre côté de la scène, le pokémon feu ne semblait pas particulièrement de bonne humeur, elle soufflait encore et encore : « Bon j’en fini vite fait bien fait… » l’entendit-on murmurer. Elle portait une jolie petite tunique bleue azur avec un ceinturon noir. Cet ensemble Alexis l’avait spécialement confectionné pour cette occasion et était cousu dans un tissu aux propriétés gainantes. Yöko paraissait ainsi plus fine. La renarde avança vers la coiffeuse et y observa son reflet une dernière fois avant de s’avancer vers l’écran. Le direct commença dans la foulée. Vrika s’empressa de terminer sa toilette avant de regarder son idole passer sur son petit écran.
    - Hello mes lolottes, c’est Diva ! Alors aujourd’hui je vais vous parler d’un nouveau régime que j’ai commencé et qui est très efficace …
Les lumières s’éteignirent au fur et à mesure jusqu’au noir complet. La clarté revint quelques instants plus tard, mais uniquement du côté jardin, alors qu’une dispute se faisait audible.
    - Noémie ! Ouvre la porte ! gronda le coordinateur depuis les coulisses.
    - Non !
La Rocabot apparaissait changée : en plus de sa fourrure brossée et pailletée, ses yeux et ses griffes étaient maquillés. La louve tournait en rond encore et encore alors que la voix d’Alexis résonnait dans les hauts parleurs.
    - Noémie, je suis ta mère, tu peux me dire ce qu’il ne va pas.
    -
    - Noémie, ouvre la porte s’il te plaît.
    - Non, je ne veux pas te parler ! Je ne veux pas te voir ! Tu ne comprends rien ! Vas-t-en !
Le son des pas qui s’éloignent se fit alors entendre alors que Vrika sanglotait. Après avoir reniflé, c’est avec les oreilles basses qu’elle monta sur la balance. La louve ne bougeait plus, le temps semblait comme figé de ce côté : « Ce n’est pas assez …» chuchota-t-elle. Au fur et à mesure que la lumière s’estompait sur la Rocabot, elle revenait progressivement sur le côté cour où Yöko apparue. Sa fourrure rouge d’habitude délicatement brossée était complètement décoiffée. Sur la table basse, un plateau de petits gâteaux avait été déposé. La Goupix ne portait alors ni maquillage ni accessoire et se contentait de se prélasser dans son fauteuil tout en mangeant l’une de ces friandises. « Que c’est bon de ne pas avoir d’obligations, j’ai assez d’abonnées pour le moment » murmura-t-elle entre deux bouchées alors que le noir s’installait de nouveau.
C’est dans cette ambiance ténébreuse que la voix d’Alexis se fit de nouveau entendre :
    - Noémie, ma chérie, il faut que tu manges… S’il te plait…supplia-t-il
    - Je n’ai pas faim, oh et puis tu m’énerves ! s’éleva la voix prêtée à la petite louve avant qu’un claquement de porte ne retentisse.
    - Je ne sais plus quoi faire... chuchota Alexis tout en pleurant juste avant qu’un bruit sourd ne se fasse entendre, comme quelque chose qui venait de tomber
    - Noémie ?... Noémie ? …. Oh mon Dieu, NOEMIE !! cria la mère.
C’est toujours dans le noir que la sirène d’une ambulance résonna et c’est au son des « bip » typiques des hôpitaux que la scène fut de nouveau éclairée. Le décor avait été changé sur le côté sobre, il n’y avait plus ni bureau, ni miroir. Il n’y avait qu’un lit blanc sur roulettes au milieu de l’espace dans lequel était allongée Vrika. Sur le côté droit en revanche, rien n’avait changé. Yöko se tenait assise devant sa coiffeuse et brossait délicatement ses queues touffues. Alexis sorti des coulisses près de Vrika. Il avait enlevé sa perruque et était à présent vêtu d’une longue blouse blanche. Il s’approcha du type roche qui semblait avoir du mal à respirer.
    - Bonjour Mademoiselle. Je me présente, je suis le Dr Claude. Mademoiselle, vous êtes sous-alimentée et souffrez de déshydratation sévère.
    - Non…ce n’est pas vrai… je vais bien, je suis juste... un peu fatiguée, sanglota la patiente.
    - Mademoiselle, l’anorexie est une maladie qui se soigne vous savez…
La louve se mit alors à chouiner avant de murmurer « Je voulais juste être jolie » . Les lumières s’éteignirent mais une dernière phrase se fit entendre dans les hauts parleurs : « Hello mes lolottes, c’est Diva ! Alors aujourd’hui on va parler des garçons ! ».

*** Fin de la prestation ***


Coulisses:
 



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Coordinateur Kalos

C-GEAR
Inscrit le : 05/04/2018
Messages : 117

Région : Kalos
Ven 23 Nov - 3:18
- DÉBUT DE LA PRESTATION -

Le silence plane sur la salle durant quelques secondes, uniquement brisé par le frottement des rideaux qui s’ouvrent sur une scène déjà éclairée. Au centre se dresse un grand miroir à la vitre fissurée, monté sur une base roulante faisant face au public. De chaque côté de la glace sont disposées plusieurs portes-manteaux chargés de vêtements loufoques et d’accessoires de beauté. Le reste de la scène est vide.

Sur le cadre supérieur du miroir est posé un noarfang. L’oiseau se tient immobile, les yeux fermés, comme s’il était assoupi. Devant lui, sous la lumière des projecteurs, Adriana observe son reflet dans la glace brisée. Vêtue d’une jupe jaune, d’un chemisier noir, d’une veste bleue et de ballerines assorties, elle tourne lentement sur elle-même, tend les bras, ajuste son col et remonte ses cheveux, jaugeant son reflet d’un air incertain. C’est alors qu’une voix jaillit des haut-parleurs, attirant l’attention de la coordinatrice vers les coulisses.

Ma pauvre amie, perdue devant ce grand miroir
À te demander, affolée, quoi porter ce soir
Besoin d’un conseil? Laisse-moi t’éclairer
Car à ce jeu, moi seul sais véritablement jouer


Un baudrive surgit côté cour et se dirige vers Adriana. Il porte sur le ballon qui lui sert de corps un petit béret noir et à l’un de ses bras effilés pend un ruban à mesurer. Arrivé à la hauteur de sa dresseuse, il s’arrête, pose sa patte en forme de cœur sur le X qui lui sert de bouche, puis se met à tourner autour de la jeune femme. Il l’observe sous tous les angles, mesurant au hasard ses bras, ses cheveux et sa jambe gauche dans une série de mouvements théâtraux. Il jette ensuite son ruban dans les airs dans un geste désespéré.

Non, non, non, ça ne va pas du tout!
Comment as-tu pu t’habiller ainsi? C’est à en devenir fou!


Les haut-parleurs se mettent à diffuser une musique comique pendant que le baudrive flotte vers une patère. Il décroche quelques vêtements qu’il propulse dans les airs, jusqu’à dénicher un manteau rouge qu’il s’empresse de jeter sur les épaules d’Adriana. Il se dirige aussitôt vers une autre patère tout en poursuivant son monologue d’une voix teintée de condescendance.

Bleu et noir ne vont pas ensemble
Et ce jaune te verdis le teint, il me semble
Remonte tes cheveux, ils te feront un visage plus rond
Ne les laisse pas tomber, ils sont vraiment trop longs


Il multiplie les aller-retour entre les divers supports pour en ramener une perruque blonde, une écharpe loufoque ou un chapeau qui finissent tous leur chemin sur la coordinatrice. Devenue molle comme un pantin, Adriana se laisse faire sans réagir. Baudrive ne tarit pas son flot de conseils.

Trop courte, cette jupe canari
Et ne porte pas de pull, nous sommes en été, pardi!
T’habiller en noir, et puis quoi encore?
Porte un peu de couleur, ou tu auras l’air d’un mort


Pendant que le spectre décore Adriana, le noarfang s’anime enfin. Lentement, il ouvre les yeux et se redresse sur le miroir, puis pose un regard étonné sur la scène qui se passe devant lui. La jeune femme est désormais coiffée d’une perruque ébouriffée, d’un chapeau trop grand et de plusieurs couches de vêtements dépareillés. Baudrive tente d’ajuster une troisième écharpe autour de son cou lorsque l’oiseau pousse un cri qui résonne dans toute la salle. La musique s’arrête dans un grincement et Baudrive sursaute avant d’interrompre son manège effréné. De con côté, Adriana tressaille et cligne des yeux, comme si elle sortait de sa torpeur. Pendant quelques secondes, plus personne ne bouge sur scène, jusqu’à ce que, lentement, la jeune femme se retourne et regarde son reflet dans la glace fissurée. Elle est dos au public, mais tous parviennent à capter son dépit lorsque ses épaules s’affaissent devant l’image qu’elle a sous les yeux. À ses côtés, baudrive émet un petit son qui ressemble à un rire. Hilare, il pose ses pattes là où se trouverait normalement sa bouche, alors qu’Adriana se ratatine de honte devant son accoutrement ridicule. Noarfang déploie ses ailes avant de prendre la parole, d’une voix calme aux accents masculins.

Jamais assez belle, jamais assez bien habillée
Toujours, les autres auront quelque chose à ajouter
Alors dis-moi, que cherches-tu à te pavaner ainsi,
Devant ce miroir brisé, mon amie?
Quelle image espères-tu qu’il te renvoie
Si ce n’est le regard des autres, dans lequel jamais tu ne brilleras?


Noarfang baisse la tête vers le reflet d’Adriana pour appuyer ses paroles. Il tend ensuite l’une de ses ailes et un coup de vent entraîne baudrive, ainsi que tous les vêtements superflus que portait Adriana dans un tourbillon multicolore. Le pokémon spectre disparaît dans les rideaux qui masquent le haut de la scène et les vêtements retombent en tas aux pieds de la coordinatrice, qui retrouve l’apparence qu’elle avait au début de la prestation. Devant elle, le miroir cassé tourne lentement sur sa base roulante, dévoilant un autre miroir, intact cette fois-ci. Le noarfang se retourne lui aussi pour demeurer face à sa dresseuse, tout en restant perché au même endroit. Il se redresse de toute sa hauteur et replie ses ailes en arborant une expression satisfaite.

La dame du conte avait compris, elle
Lorsqu’elle demandait « Miroir, miroir, qui est la plus belle? »
Car personne n’est en mesure de te juger
Comme celle qui, dans la glace, vient se refléter


Adriana pose sa main sur celle de son reflet et, pour la première fois depuis le début de la prestation, sourit en se voyant. Elle tourne sur elle-même une dernière fois devant le miroir, replace sa frange, époussette sa jupe et réajuste son chemisier, puis quitte la scène d’un pas léger. Sur son perchoir, noarfang referme les yeux et reprend sa position initiale pendant que les rideaux se referment.

- FIN DE LA PRESTATION –

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Dim 23 Déc - 11:25
Comme le veut la tradition, c'est la catégorie 1 qui ouvre le bal. Béatrice jette un coup d'oeil à sa liste d'inscrits et pousse un long, très long soupir. Il n'y a qu'un candidat. Un seul.
Pourquoi la discipline est-elle autant boudée ? Elle ne se l'explique pas. Peut-être que les gens n'osent plus monter sur scène, que la pression est trop grande. C'est vrai que les soirs où c'est elle qui est maitresse de cérémonie, le jury se montre un peu plus exigeant. Mais ce n'est pas parce qu'elle aime saquer les débutants, pas du tout, c'est juste parce qu'elle veut recadrer ceux qui prennent la coordination pour un jeu. Les novices sérieux, elle préfère au contraire les encourager à continuer. Est-ce donc une autre raison qui rend la catégorie 1 si déserte ? Le thème, éventuellement ? Béatrice le trouve pourtant inspirant. Non content d'ouvrir la porte à plusieurs interprétations, le miroir peut également être retenu comme un simple élément scénique permettant de transmettre un message plus intéressant encore. Si c'est à elle qu'on l'avait soumis, elle aurait trouvé au moins trois façons différentes de le mettre en scène. Mais peut-être est-ce parce que son cerveau a l'habitude de décortiquer un thème pour en faire rapidement émerger des idées ; les débutants ne sont pas encore rodés à l'exercice, voire même ne l'ont jamais pratiqué. Savent-ils seulement comment faire ?

Le noir se fait dans la salle et Béatrice abandonne là ses réflexions. Quitte à ce qu'il n'y ait qu'un seul candidat en catégorie 1 ce soir, autant qu'elle analyse sa prestation le plus attentivement possible. Elle se munit donc de son stylo, prête à noter toute remarque qui lui viendrait en tête, et se concentre.
Au lever de rideaux, la scène est remplie de miroirs. Quelqu'un avait peur de faire un hors-sujet, se dit Béa avec un sourire amusé. Comme les vitres forment un mur opaque et infranchissable, la maitre coordinatrice comprend vite que toute la prestation devra se regarder sur l'écran géant. Les images diffusées permettent de suivre le pokémon coincé dans ce labyrinthe de verre, un évoli selon son reflet. Pendant un temps Béatrice cherche à comprendre le sens de cette mise en scène et où le coordinateur veut en venir, et elle en conclut que le miroir a dû ici être utilisé comme un moyen d'introspection. Cela fait partie d'une des idées qu'elle-même a eu à la lecture du sujet ; elle note un bon point. Globalement la prestation est bonne et encourageante pour une catégorie 1, et avant même la fin Béatrice songe déjà à donner un vote favorable. Malheureusement, alors que la scène amorce son dernier acte, elle note soudain que l'évoli utilise à plusieurs reprises sa capacité charge contre les miroirs. La rouquine ne peut s'empêcher de lâcher un petit claquement de langue agacé. Quel gâchis. Réussir sa prestation de bout en bout et commettre une faute éliminatoire sur la dernière ligne droite... C'est tellement dommage. Béa inscrit un petit symbole à côté du nom du candidat pour signifier qu'elle a un motif de disqualification, même si au fond ça la met en rogne. Casser l'élan artistique de quelqu'un à cause de ces règles arbitraires, quelle bêtise. Est-ce que ça ne va pas décourager cette coordinatrice de retenter sa chance ? Et tous ceux qui déjà hésitent à participer à la catégorie 1, ne vont-ils pas encore plus se dire que cela ne sert à rien d'essayer ? Tss.

Béa range sa feuille sous le tas de brouillons, comme si la cacher lui permettrait d'oublier sa déconvenue plus vite. Bon, il faut qu'elle se remette dans le bon état d'esprit pour la catégorie 2. Au programme ce soir, trois candidats, ce qui est déjà un peu plus convenable. Elle suppose qu'une fois le premier saut réussi, les coordinateurs craignent moins de tenter leur chance à nouveau. Elle pousse un soupir, boit un peu d'eau et se détend pour chasser le reste de frustration. Ça y est, elle est prête.
Les trois prestations sont de plutôt bon niveau. Béatrice a une préférence pour la troisième, notamment parce que la coordinatrice a pris la peine d'écrire un texte en vers et que cela démontre une vraie implication. C'est avec plus de calme que la rouquine écrit ses commentaires et sa première décision, qui sera affinée avec les avis des autres membres du jury. Dans l'ensemble elle aura des bonnes nouvelles à annoncer.

Puis la catégorie 3 vient conclure la soirée. Une seule candidate et toujours la même : Elisa Kanes. Cela fait maintenant un moment que Béa connait cette jeune coordinatrice, elle participe à la quasi intégralité des concours et arbore depuis longtemps ses cinq rubans. Compte-t-elle un jour participer au défi de l'Elite ? Plus le temps passe et plus Béa en doute. Peut-être que Kanes n'est pas intéressée par la compétition et que seul lui importe de monter sur scène. Béa trouverait ça assez louable, même si une participation de cette envergure donnerait un peu de visibilité médiatique à la discipline. Et Dieu sait qu'elle en a bien besoin en ce moment.

Après le spectacle, Béa et le reste du jury se retirent pour délibérer. Heureusement le processus est plutôt court car globalement les avis sont unanimes ; ça arrange bien Béa qui trouve toujours pénible de devoir argumenter cent-sept ans sur des décisions évidentes. Elle retourne sur scène une demie heure à peine plus tard.

« Mesdames et Messieurs, ne faisons pas durer le suspense plus longtemps pour nos candidats de ce soir. Voici les résultats. »

Dans la catégorie 2...:
 


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