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Ranger Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 02/11/2013
Messages : 1476

Région : Sinnoh
Lun 8 Oct - 17:30
Je ne suis pas en grande forme, et ça, Carmen l’a remarqué. J’ai la tête ailleurs aussi. Ou du moins, j’ai tout sauf la tête à travailler. C’est étrange. Avec tout ce qui s’est passé, je n’arrive pas à me concentrer, je ne fais que ressasser, me poser des questions, me torturer, dormir et recommencer. La fatigue que je ressens était surtout psychologique au départ. Une espèce d’angoisse, par moments, qui s’est lentement transformée en quelque chose d’autre, de plus grand, de plus puissant, de plus difficile à gérer. Comme une petite dépression. J’ignore si le terme est exact, mais c’est du moins l’impression que cela me laisse. Je suis loin d’être au bout du rouleau, il ne faut pas exagérer : j’ai déjà fait beaucoup de progrès rapport à il y a quelques semaines. C’est clair qu’au tout début, le bout du rouleau n’était plus très loin. Mais petit à petit, j’ai remonté la pente. Il y a encore un bout de chemin, cependant je pense être à l’abri d’une nouvelle dégringolade. Relativiser. Le maître mot ces temps-ci. Toujours, d’ailleurs. J’essaie de le garder à l’esprit, sauf que je l’oublie trop souvent. Le problème maintenant, c’est plutôt la fatigue physique que cela a occasionné. C’est incroyable de se dire que la santé mentale et la santé physique sont si intimement liées. Je le savais déjà, bien entendu. Mais c’est autre chose d’en faire l’expérience et de sentir cette connexion. De sentir petit à petit comment un esprit en proie au doute, dans le mal, gangrène petit à petit chaque partie du corps. D’abord une grosse perte d’énergie, qui allait de pair avec la perte de motivation. Le sommeil qui s’agite et le corps qui récupère moins bien. Les réveils difficiles. Les courbatures, les muscles endoloris. Et puis ça crampe, ça lâche au moindre effort. L’appétit qui va qui vient. Un cercle vicieux en somme. Difficile à enrayer. Et un système immunitaire qui ne protège plus grand-chose. Le nez dans le froid, hop, c’est parti pour trois jours à respirer par la bouche et user quinze paquets de mouchoirs. Une rencontre avec un Chacripan sauvage et c’est parti pour des plaques rouges sur les bras, le dos… La dernière en date, c’est un petit coup de vent dans l’oreille. Anodin comme ça, sauf que… Le silence qui s’installe. Et des jours d’attente avant de pouvoir obtenir un rendez-vous quelque part. Dommage que les infirmières Joëlle ne soient pas aptes à soigner aussi les humains, ce serait tellement bien. Trop, peut-être.

Le bon côté de la chose, s’il y en a un, c’est que Carmen m’a proposé de prendre un petit congé, le temps de me ressourcer. Non pas que je sois salarié ou quoi que ce soit, concrètement. En tout cas, quoi de mieux qu’un petit séjour à Almia, pour revoir une amie de longue date ? En plus, si je suis toujours sourd là-bas, ça ne sera pas une grande perte puisqu’il n’y a pas grand monde avec qui parler dans les souterrains. Si je continue à faire des séjours aussi réguliers là-bas, je vais devenir un as de la spéléo. Qui sait, je finirai peut-être même guide ou instructeur. Et puis, dans les souterrains, il n’y a normalement ni coup de vent ni Chacripan sauvage. Il risque d’y faire frais, voire froid, certes, mais puisque mon nez coule déjà… Néanmoins, plutôt que de voyager à dos de Drattak, je décide quand même d’emprunter le ferry, pour une fois. En plus il y a une super réduction pour les moins de vingt-six ans.



Pour débuter, je vais creuser en A3 s'il vous plaît ^^


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Ligue 4

C-GEAR
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Région : Johto - Alola
Lun 8 Oct - 18:09
Bienvenue aux souterrains d'Almia Come, profitez bien de vos fouilles !

Pour creuser en A3, il faudra faire 35 lignes !



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Ranger Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Mar 9 Oct - 23:49
J’ai tranquillement préparé mes affaires. Méticuleusement, aussi. J’ai prévenu Carmen que je risquais de ne pas rentrer directement une fois la session de fouilles terminée. C’est un séjour d’une durée indéterminée qui m’attend. Ce n’était pas prévu au départ, mais l’idée m’est venue en me demandant quelle valise prendre. D’habitude, j’emporte un simple sac à dos, assez grand certes, mais rien de plus. Il m’est déjà arrivé de prendre une petite valise aussi, pour les roulettes. Aujourd’hui, c’est le gros sac de voyage. Il n’a que deux roulettes mais il contient plus que ma petite valise. Je peux aussi le porter sur l’épaule, si besoin est, ce qui est plutôt accommodant. En soi, le contenu ne change pas trop, il est simplement plus important. De toute façon, je ne possède pas énormément de choses. A part des habits et des affaires de toilette, je n’ai rien à emmener. Je n’y ai jamais pensé de cette façon, mais peut-être que mon mode de vie est ce qu’on pourrait appeler minimaliste. Par choix, je ne crois pas. Nécessité ? J’ai quelques doutes. Ma situation ne me permet peut-être pas une stabilité à toute épreuve, puisque je peux partir en mission n’importe où n’importe quand (et que j’ai pris l’habitude de pas mal bourlingué après être parti de l’Institut), néanmoins je pense que je pourrais très raisonnablement avoir un chez moi. Un chez moi que j’ai cherché, que je cherche sans doute toujours même si le projet est en pause à l’heure actuelle. J’ai cru trouver parfois, j’ai failli m’engager auprès de propriétaires et tout le tralala, mais rien n’a été fructueux pour l’instant. Alors je vis au Ranger’Inn et je n’ai que mes vêtements, mes produits de toilettes et mes pokémons. Est-ce que j’ai besoin de plus au fond ? Ah oui, j’ai cette espèce de téléphone tablette, une sorte d’hybride, que mes amies Maxyne et Sigrid m’ont appris à utiliser. Je ne m’en sers que pour les contacter et prendre de leurs nouvelles. Autrement, il est vrai que je me perds parfois sur les bases de données scientifiques auxquelles je me suis abonné, à savoir le S.A.E. et plus récemment le W.A. Dex. Donc j’imagine que je suis un accro en devenir des technologies. Je me demande parfois ce que ma vie serait avec une maison, des meubles à moi, une grande bibliothèque et non pas des livres que j’emprunte à droite à gauche, tout un tas d’objets inutiles et que pourtant j’affectionne. Quand j’y pense, d’ailleurs, je n’ai pas trop d’objets qui ont une valeur sentimentale. C’est triste, quelque part. Surtout quand je pense à Jo. Et ne parlons pas de lui. Enfin, si. J’ai quelque chose. D’inestimable : des souvenirs. Parfois, une odeur, une musique et je replonge. C’est comme si je revivais l’instant. C’est incroyable, insaisissable, indescriptible. Mais tellement beau. Non vraiment, je me torture l’esprit pour rien. Je n’ai besoin que de ça, rien de plus. Mes pokémons, mes souvenirs et moi. Ce devrait être mon nouveau crédo. Une sorte de vie hédoniste ? Je ne cherche pas le plaisir pour le plaisir. Je l’attends et je l’accueille s’il se présente, mais je vis sans trop me poser de questions. C’est très paradoxal puisqu’en ce moment, je ne fais que ça, me poser des questions, mais ce n’est pas le même genre. Ma psychologie s’est grandement compliquée dernièrement, mais ma vie matérielle et physique si je puis dire, s’est retrouvée extrêmement simplifiée. C’est un vent nouveau qui me plaît. Je l’ai en poupe et même si les circonstances sont dramatiques – du moins c’est comme ça que je le ressens – j’espère qu’il va me guider encore instant. Ce ne sera peut-être là qu’un épisode. Ou peut-être au contraire que c’est un nouveau chapitre tout entier. Un roman, une saga ? Mille pages ou quelques jours ? L’avenir me le dira. Alors, pour l’instant, je finis de tasser mes sweatshirts dans mon gros sac de voyage, et je le zip. Duras a l’air ravie. Je crois qu’elle est contente qu’on sorte de là et qu’on change d’air. Clio aussi, mais elle est toujours contente pour tout. Dezba va sans doute regretter ne pas être ma monture pour cette fois. Proust est d’humeur égale, toujours. Sedna a beaucoup d’empathie et souffre donc beaucoup de me voir triste en ce moment. Mais à chaque fois que je souris – et cela arrive plus souvent qu’on pourrait le croire – elle le remarque et s’égaye, elle aussi. Et puis Waneta, je ne sais pas. Celle-ci, c’est une vraie énigme. Dans le bon sens du terme. J’aspire d’ailleurs à entraîner un peu tout ce beau petit monde, après la session des fouilles. Je ne sais pas encore si nous resterons sur l’île, je n’ai pris que le billet aller pour le ferry. Je n’ai jamais vraiment planifié dans ma vie, je crois. Et pourtant aujourd’hui, même si je continue dans cette veine-là, c’est comme si c’était totalement différent, presque l’exact opposé alors que c’est toutefois la même chose. Et parfois, comme à cet instant, c’est comme si plus rien ne faisait sens, même moi.



Je finis de creuser en A3 ^^


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C-GEAR
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Région : Johto
Mar 9 Oct - 23:56
En A3, tu découvres...:
 



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Ranger Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Mer 10 Oct - 20:32
J’avais le choix : Frimapic ou Rivamar, le ferry ne partait que de l’un de ces deux ports. Atteindre Frimapic était toujours un sacré accomplissement, quand bien même beaucoup d’efforts ont été déployés récemment pour rendre cette fabuleuse ville plus accessible. Et dire que c’est l’une des destinations phares de Sinnoh ! Peut-être que c’est justement parce qu’on n’y arrive pas si facilement qu’elle est si populaire, allez savoir. En tout cas, je me suis tourné vers Rivamar sans hésiter. Déjà parce que je connais mieux la ville, puisque j’y ai vécu quelques mois (même si j’ai passé plusieurs vacances à Frimapic, en particulier la période de Noël avec l’animation du Blizzaroi qui a connu un franc succès à chaque fois que j’y suis allé), mais aussi parce que j’ai envie de m’éviter de devoir apporter de quoi me réchauffer pour lutter contre le climat polaire de la ville nordiste. Avec le temps, je me suis fait à la chaleur de Rivamar, et je dois avouer qu’elle me manque parfois, surtout ici à Voilaroc quand l’automne arrive. En soit, je préfèrerais même le climat pluvieux de Verchamps. Etonnamment, j’aime et la chaleur et la pluie. Les deux, l’un ou l’autre, qu’importe. Mais cette espèce d’entre-deux indécis et changeant, très peu pour moi.

Rivamar ne change pas. Brillante, chaude, accueillante. Je me sens tout de suite mieux quand je mets les pieds sur le pont solaire. Une ville écolo en plus, que demander de plus quand on est ranger ? Je reconnais le rocher familier au loin, en forme de Goinfrex – Josepha l’adore, évidemment – et me dirige vers le pont pour monter à bord du ferry. La traversée sera plus longue que depuis Frimapic, mais ce n’est pas grave. Cela me laissera le temps de profiter des paysages marins et de réfléchir. Ou ne pas réfléchir, au choix. Avant de partir, j’ai demandé à Carmen de me montrer comment faire pour avoir différentes musiques à écouter pendant le voyage et elle m’a même écrit les instructions sur un papier. Je débarque vraiment avec les technologies, mais cette fonctionnalité me plaît bien. Par ailleurs, je débarque aussi en musique tout court. Tant de groupes que je ne connais pas, de morceaux dont j’ignore le nom, de rythmes dont je ne soupçonne même pas l’existence. Au contact des autres rangers, mais aussi et surtout de Jo, Sigrid et Maxyne, j’ai appris à connaître certains classiques. Cependant, je ne crois m’y être jamais vraiment intéressé. Jusqu’à cet instant précis où j’ai voulu arrêter de m’écouter penser, où il a fallu noyer le bruit environnant et se plonger dans autre chose. La musique est d’un grand secours, c’est indéniable. Je dessine peu à peu mes goûts. Ils changent, souvent, et je me lasse très vite. Comme tout le monde j’imagine ? Il m’a fallu plus d’une vingtaine d’années pour en venir à comprendre pourquoi tout le monde s’isole aussi facilement avec un casque sur les oreilles. Et avec bonheur. Je crois commencer à comprendre. Peut-être que demain, j’aurai oublié et qu’il faudra que j’apprenne à nouveau. Mais aujourd’hui, alors que je m’assois sur le pont supérieur du ferry et que je laisse le vent me caresser le visage, je pose le casque sur mes oreilles et suis les instructions de Carmen. Et les notes arrivent jusqu’à moi et me pénètrent. Et soudain, je vois les choses autrement. La vie n’a plus le même sens quand on écoute de la musique. C’est nouveau. Des sens cachés, des symboles, tout un imaginaire qui se dévoile et qu’on explore en s’attardant. C’est un jeu de poupées russes qui s’enclenche à chaque note. Une émotion, un souvenir, une scène que l’on revit et que l’on voudrait bien changer. Une parole, une discussion, un non-dit. Des mots étouffés qui nous arrachent la gorge. Et puis des couleurs, des odeurs. Tout. Rien. Je voyage en voyageant. Je m’évade, j’atterris, je découvre, j’apprends, je retiens, j’oublie, je décolle, je tourne, je vire, j’attends, j’aime, j’observe, je sais. Je sais. Et puis je ne sais plus et je doute. C’est incroyable toutes les réponses que nous soufflent la musique. Et toutes les questions qu’elle amène avec elle. Est-ce qu’en arrivant à Almia j’aurai plus de certitudes que d’angoisses ? Je ne sais pas. Personne ne sait. C’est le jeu, il me semble. Aujourd’hui j’y joue de gaieté de cœur. Et je décide de ne pas regretter, quelle que soit l’issue au bout de la traversée.



Cette fois-ci, je creuse en B2 s'il vous plaît :)

• A3: objet inutile
• B2:


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Ligue 4

C-GEAR
Inscrit le : 14/12/2013
Messages : 5170

Région : Kalos / QG Ligue 4
Mer 10 Oct - 21:12
Il faudra creuser sur 40 lignes !



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Ranger Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 02/11/2013
Messages : 1476

Région : Sinnoh
Jeu 11 Oct - 10:20
Le trajet en ferry n’a pas été si long finalement. Je m’attendais à quelques moments d’ennui, à force de scruter l’horizon, mais rien. Au départ, j’ai choisi musique après musique et puis j’ai tout mis en lecture aléatoire, comme m’a montré Carmen. C’était plutôt éclectique et de vraies montagnes russes au niveau émotions, pour sûr. Cependant, je crois que cela a eu l’effet escompté : une purge momentanée de tout ce qui bouillonne en moi. Je me sens plus calme. C’est serein, un bateau qui flotte sur l’eau. On ne se sent même pas bouger. Il y avait du vent mais la mer était si sage que pas un seul instant l’embarcation n’a fait un mouvement étrange qui aurait pu nuire à ma tranquillité d’esprit retrouvée. Je ne sais pas combien de temps cela durera, mais au moment où je pose le pied sur le port d’Almia, je crois que je suis bien. Dans mon corps et ma tête. Relativement bien sûr, comparé à ces dernières semaines. Je continue de remonter tranquillement la pente et je me sens confiant, pour la première fois depuis un long moment. J’ai appris à aimer les fouilles. La spéléo, c’est vraiment quelque chose de spécial : enfermé au fin fond de tunnels, avec pour simple lumière la led sur un casque affreusement lourd, des attaches qui peuvent sembler précaires quand on progresse sur un sol glissant à côté d’un précipice et qui sont pourtant bien plus solides qu’elles n’ont besoin de l’être en réalité… J’y ai pris goût et je sais que je vais passer un bon moment. Il me semble avoir entendu à la radio que l’île était en plein boom en ce moment. J’en avais déjà parlé avec mon amie Gisele, à l’époque où un gros complexe industriel cherchait à prendre possession des lieux. Ils ont perdu, je crois. Et, mine de rien, cela a fait un coup de pub. L’hôtel est sans doute loin d’être plein, tellement il est démesurément grand comparé à la capacité d’accueil de la section de spéléo ; Gisele a pu employer, pour développer un peu les expéditions et créer de nouveaux groupes de formation, mais aussi d’exploration pour découvrir de nouvelles cavités. L’habitat naturel des Mélofée est préservé, fort heureusement, tout comme le village d’autochtones un peu reculé mais qui constitue une agréable petite visite. En arrivant à l’hôtel, je m’attends donc à croiser tout un petit monde. Sans doute beaucoup de curieux en quête de nouveauté, et peut-être même quelques-uns qui se sentent chanceux et qui veulent voir s’ils ne trouveront pas un fossile ou que sais-je. C’est déjà arrivé par le passé. Je ne connais pas la procédure à suivre dans ces cas-là. Il me semble néanmoins que ‘qui trouve garde’ comme on dit là-bas. Il faut sans doute faire examiner la chose, l’enregistrer, la noter sur une carte ou je ne sais quoi… Et dire que ces fossiles peuvent être ramenés à la vie. La science m’épatera décidément toujours. Quel effet ça doit faire de se promener à côté d’un pokémon préhistorique ! Un frisson m’en parcourt l’échine.

Dès que je suis enfin sur la terre ferme et non plus sur un ponton encore plutôt précaire pour une île en plein boom qui accueille un ferry, franchement, je fais sortir mes acolytes de leurs pokéballs. Ils reconnaissent les lieux, sans problème. Waneta ne semble pas paumée, même si je ne suis plus très sûr de l’avoir déjà amenée avec moi ici. Sedna part faire son petit tour pour se dégourdir les nageoires, Dezba s’adonne à son nouveau passe-temps favori, voler, pour lequel elle a dû attendre que la génétique fasse son travail (en réalité, elle aura mis moins d’un an à atteindre son dernier stade d’évolution ; je ne suis pas un expert en pokémons dragons, mais je suis plutôt fier de moi sur ce coup-là, niveau entraînement ; okay, d’accord, c’était surtout un accident qui a déclenché le processus, mais si elle n’avait pas été prête, je suis presque sûr qu’elle n’aurait pas évolué sur le coup, donc j’ai décidé de m’attribuer au moins une part du crédit). Dès qu’un coin d’herbe se présente, je laisse Proust et Clio y aller, le premier pour se reposer, comme 95% du temps, la seconde pour sauter de branche en branche et aller embêter encore je ne sais quel pauvre pokémon qui en aura sans doute plus vite marre de jouer que ma Capidextre. Duras à ma droite et Waneta à ma gauche, je pénètre dans le lobby de l’hôtel et je m’avance, gros sac à dos dans mon sillage, dont la roulette droite ne va pas tarder à rendre l’âme, vers l’accueil où le visage de Gisele se tourne vers moi, souriant comme à son habitude, mais encore plus en voyant un vieil ami lui rendre visite.

Ah, je me disais bien que j’avais vu ton nom sur le registre ! Voilà une bien belle compagnie que tu gardes !

Waneta se redresse en voyant le regard admiratif de mon amie et Duras ne semble pas trop y prêter attention. Les clés de ma chambre en main, je pars m’installer avant de redescendre et rattraper le temps perdu avec mon sensei de la spéléo.



Je finis de creuser en B2 ^^

• A3: objet inutile
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Ligue 4

C-GEAR
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Région : Johto - Alola
Jeu 11 Oct - 10:58
En B2 tu trouves...:
 



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Ranger Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Jeu 11 Oct - 12:35
Je n’ai pas la même chambre que la dernière fois que je suis venu, et c’est vraiment quelque chose d’agréable dans cet hôtel : elles ne se ressemblent pas. Du moins, elles ne se ressemblent plus. C’est Gisele qui a décidé qu’il fallait que chaque chambre soit unique, ait sa propre vie, sa propre histoire. Enfin, certains se ressemblent je crois, mais il y a plusieurs thèmes et donc de grandes chances pour ne pas tomber sur le même ameublement, la même disposition une fois sur deux. Je range rapidement mes affaires dans la commode et l’armoire mises à ma disposition. Il y a beaucoup plus de rangements que je n’en ai l’utilité, la chambre est assez spacieuse. Je vais rester quelques jours, aussi, je range mon sac de voyage en haut de l’armoire pour ne pas encombrer le passage. Je mets en charge le téléphone que j’ai déchargé en écoutant de la musique sur le bateau, je sors mon petit sac à dos et je le prépare avec quelques collations. Bien sûr, quand j’irai explorer, Gisele me donnera un sac tout prêt et je mettrai celui-ci au casier, mais pas avant d’avoir transféré mes précieux goûters.

Quand je sors de ma chambre, je croise quelques personnes dans les couloirs que je salue. Tous des inconnus, évidemment, mais la dernière fois, il n’y avait carrément personne. Je suis content pour Gisele que le tourisme décolle sur l’île. Il faut dire que la possibilité de trouver des objets de grande valeur est attrayante. Je me demande d’où ils viennent parfois. Les fossiles, c’est évident, mais le reste… Les pierres, je crois, sont formées par une histoire de pression et de conditions atmosphériques et géologiques spécifiques qui sont réunis à certains endroits de la planète, dont celui-ci. C’est plutôt rare. Comme les pierres lunes, sans doute issues d’un météore d’après Gisele, qui confèrent au village Mélofée (ou plutôt Mélodelfe, du coup), un charme exotique et unique. Mon amie m’attend à l’accueil, où elle finit d’enregistrer de nouveaux arrivants : un petit groupe, peut-être en famille ou entre amis. Ce serait bien si Jo, Sigrid et moi pouvions nous retrouver pour une petite séance de spéléo à l’occasion. Avec Maxyne, évidemment, mais elle est…ailleurs en ce moment, dans tous les sens du terme. Et puis Chaperon et Jude aussi, bien sûr. Cela fait bien longtemps que je n’ai plus de nouvelles d’eux, seulement par Jo. Je crois qu’ils vivent leur vie tranquillement, à deux. C’est sacrément bien, d’être ensemble dans cette grande galère.

Cette pensée me mine légèrement le moral mais j’essaie de le cacher. Je suis sur un petit fauteuil dans le lobby et Gisele s’approche de moi, grand sourire aux lèvres. Elle vient de terminer avec les nouveaux venus et est donc libre de m’accorder un peu de temps autour d’un bon jus de baies frais qu’elle amène avec elle. L’odeur qui s’en dégage me donne l’eau à la bouche et m’aide à afficher un maigre sourire en essayant de chasser les mauvaises idées qui me sont venues tout d’un coup. Je sors mes gâteaux que je comptais garder pour les fouilles. Tant pis, le goûter ce sera pour maintenant. Une pause s’impose. Soufflons, discutons, rions, oublions. Et on continue, on repart. Avec un peu de chances, les nouvelles petites merveilles à découvrir que me réserve Gisele me changeront les idées.



Je continue les fouilles en A4 :)

• A3: objet inutile
• B2: pokéflûte bleue
• A4:


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C-GEAR
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Région : Johto - Alola
Jeu 11 Oct - 12:48
Pour creuser en A4, il te faudra faire 34 lignes !



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Ranger Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Jeu 11 Oct - 21:38
Nous restons un moment posés là à discuter de tout et de rien. Je ne raconte pas à Gisele tout ce qui m’est arrivé dernièrement niveau émotionnel, parce que nous ne sommes sans doute pas assez proches d’une part, mais aussi parce que j’ai déjà dépensé tellement d’énergie à m’en parler moi-même, à essayer de trouver les mots exacts, pour comprendre et y voir plus clair. Ce n’est pas le rôle de mon amie de faire ça. Du moins, ce n’est pas comme ça que j’envisage notre relation à elle et moi. Nous nous voyons si peu tout au long de l’année – quoique je ne suis pas venu il y a si longtemps que ça la dernière fois, finalement – que je refuse de lancer un sujet qui n’aura aucune réponse, aucune issue et soulèvera beaucoup plus de questions qu’autre chose. Des questions dont je me passerais bien, d’ailleurs. Et puis, inutile de plomber l’atmosphère. En ce moment, la vie de Gisele va pour le mieux sur tous les plans : sentimental, familial, professionnel, économique… Même niveau santé, elle n’a jamais autant pété le feu, et ça se voit. C’est drôle, parce qu’elle a beaucoup plus de travail qu’auparavant, relativement, et ce même si elle a embauché pas mal de nouvelles personnes pour l’aider avec le regain soudain du tourisme de l’île. En fait, je crois que travailler la galvanise. Voir qu’on aime ce qu’elle fait, sa passion, ce qu’elle prêche aussi, ça ne peut que lui donner encore plus envie de continuer. Alors oui, elle n’a pas besoin de me dire que de temps en temps elle est encore un peu fatiguée en se levant le matin, car je le vois aux minuscules cernes sous ses yeux. Cependant elle profite tellement, cela vaut bien quelques courtes nuits. Ah, que j’aimerais être dans cette même position ! Malheureusement, mes nuits courtes ne sont pas le fruit d’une euphorie particulière, ni même d’un surmenage nécessaire à ma survie économique ou que sais-je encore. Non, elles sont le résultat de longues promenades solitaires avec ma santé mentale. Me goinfrer de jus de baies, beaucoup trop sucré à mon goût d’habitude, mais juste comme il faut présentement, me permet de rebondir à chaque fois que je menace m’enfoncer à nouveau dans les méandres de mes questions sans réponses. Chaque gâteau aide aussi, mais il n’y en a vite plus. Et puis bientôt, de nouveaux clients arrivent et Gisele doit s’absenter à nouveau pour les accueillir et les laisser s’installer dans leurs quartiers.

Cette coupure me permet de retrouver mes acolytes à l’extérieur. Duras continue à me suivre à la trace, mais Waneta est partie rejoindre Proust et Clio un peu plus loin. C’est Dezba qui m’accueille en se posant près de moi, avec une délicatesse qu’il faut encore travailler. Après quoi, Sedna pointe le bout de son museau elle aussi et commence à laisser échapper quelques mélodies. D’ordinaire, la Lokhlass est extrêmement mélancolique, et elle l’a été particulièrement quand j’ai touché le fin fond du trou il y a quelques semaines. Mais depuis, je crois qu’elle s’engage à entonner des airs un peu plus gais pour me remonter le moral. Et ça marche. Les Lokhlass. Des pokémons fascinants. Comme tous les autres d’ailleurs ; peut-être que je suis biaisé et ne m’émerveille de Sedna que parce qu’elle est à mes côtés et est un soutien infaillible depuis bien longtemps maintenant. J’ai toujours l’impression d’avoir une très vieille âme en face de moi quand je la regarde dans les yeux. Et pourtant, c’est bien d’un œuf pailleté d’or que Sedna est sortie, il y a moins de deux ans. Toute jeune. Pourtant, au fond d’elle-même, c’est comme si elle savait que son espèce était très vieille mais aussi et surtout très menacée et qu’elle n’était presque née que comme un souvenir. Si jeune et pourtant si lointaine. Une époque bientôt révolue si le braconnage des Lokhlass ne cesse pas bientôt. On est un peu pareils, tous les deux, au fond. Après tout, ne suis-je pas né, moi aussi, il y a quelques années seulement ? Sans souvenirs aucun, lâché en pleine nature. Aucune attache, rien. Peut-être est-ce pour ça que nous nous sommes trouvés. J’aime croire en une force supérieure parfois, cela me réconforte. Bien sûr, dernièrement, cela n’a pas trop été le cas. Mais il y a une balance, j’espère. Du bon et du moins bon dans tout, même dans cette éventuelle force qui nous dirige.

Avant de rentrer et de voir avec Gisele pour programmer une expédition, je rappelle mes acolytes dans leurs pokéballs. Une fois à l’hôtel, je les dépose dans l’immense salle qui sert de garderie pour tous les pokémons des résidents. Duras refuse d’y rester, évidemment. Elle, ce n’est pas une vieille âme, ni une âme sœur de la mienne. Duras et Côme, ce sont deux âmes qui ont fusionné, l’espace d’un instant et pourtant inséparables pour toujours.



Je fini de fouiller A4 ^^

• A3: objet inutile
• B2: pokéflûte bleue
• A4:


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C-GEAR
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Ven 12 Oct - 2:10
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Ranger Sinnoh

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Région : Sinnoh
Ven 12 Oct - 11:15
J’ai l’habitude maintenant du matériel utilisé en spéléologie. Il me semble qu’il y a encore quelques outils spécifiques que je n’ai jamais utilisés, sans doute parce qu’ils ne servent qu’aux vrais professionnels comme Gisele ou à ceux qui ont des années et des années de spéléologie en tant que hobby derrière eux. Après tout, j’ai beau considérer que j’ai pris le pli, je n’ai pas non plus des heures et des heures de pratique à mon actif. En tout cas, j’arrive à explorer en quasi autonomie la plupart des tunnels qui sont ouverts au public sans trop de difficulté. J’ai bien intégré les consignes de sécurité et je ne me pose même plus de question quand je les respecte, c’est devenu un automatisme. Au vestiaire, je dépose mon petit sac pour me munir d’un plus gros, certes, mais plus ergonomique, que je passe sur mes épaules. Je suis déjà sanglé, j’ai mes mousquetons, le reste du matériel au cas où, mes chaussures sont adéquates, je plante mon casque sur la tête et n’oublie pas d’actionner la led dès que nous sommes à l’entrée des souterrains et me voilà paré.

Gisele ne m’accompagne pas cette fois-ci parce qu’elle doit s’occuper des clients à l’accueil, les installer, répondre à leurs questions et surtout les former si c’est leur première fois à Almia. C’est une étape cruciale avant les explorations, donc je peux comprendre qu’elle veuille le faire elle-même et ne pas déléguer. C’est un homme d’une quarantaine d’années que je n’ai jamais vu auparavant qui m’escorte jusqu’à l’entrée des tunnels principaux. Il est équipé et porte un petit badge qui indique Marc. Son casque est rose avec une bande blanche au milieu. Plutôt flash, mais vu qu’il arbore une tenue dans les mêmes couleurs, j’imagine qu’il s’agit d’un signe distinctif pour reconnaître les instructeurs et les guides dans les tunnels. Quand nous arrivons dans la grande salle avec le plan des souterrains, je m’étonne de voir quelques petits groupes de gens, parfois cinq personnes, parfois deux, et d’autres qui viennent seuls, prêts à partir explorer eux aussi. Marc et moi nous approchons du panneau avec les tunnels qui y sont référencés et je m’aperçois bien vite que le tableau a bien changé : de un, il est devenu interactif, visiblement, puisqu’il y a tout un code couleur expliqué sur la droite et que c’est en fait un panneau tactile et interactif à présent. De deux, parce qu’il y a énormément plus de tunnels disponibles à l’exploration. C’est incroyable comment ce réseau continue à s’agrandir !

- Waw, il y a eu pas mal d’explorations supplémentaires depuis que je suis venu… J’en étais encore aux parcours par couleur et tout cette partie-là était en cours d’exploration. J’illustre mes propos en cliquant maladroitement sur le tableau tactile ce qui fait bien rire Marc.

- Gisele a constitué une équipe spéciale qui se charge de l’exploration d’autres parties du réseau de tunnels. En plus, maintenant qu’il n’y a plus de compétition pour s’approprier une partie de l’île, on est libre d’explorer dans toutes les directions. Ça fait partie du programme pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine d’Almia ou quelque chose comme ça.

Après une petite séance de questions réponses sur ce que j’attends de ma séance du jour, Marc me dirige vers un coin un peu reculé parce qu’un peu difficile d’accès et escarpé. Il me remet alors une espèce de petite balise électronique qui clipse à ma ceinture et qui m’indique le chemin à suivre. Il y a un bouton d’urgence si jamais je suis bloqué, ce qui est un plus. Avant de me laisser définitivement partir vers mon tunnel du jour, il me montre sur la balise comment trouver les points de rendez-vous si jamais il y a un souci et m’indique les endroits où du personnel est posté pour accompagner et venir en aide si besoin. Décidément, le personnel s’est multiplié au moins par cinq depuis ma dernière visite.



J'espère avoir plus de chance en A2 ^^

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Ligue 4

C-GEAR
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Région : Johto - Alola
Ven 12 Oct - 12:26
Pour creuser en A2, il te faudra faire 40 lignes !



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Ranger Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Ven 12 Oct - 14:43
Parvenir au début de mon parcours de spéléologie prend plus de temps que je n’aurais cru. Je ne suis pas trop rouillé, la progression se passe plutôt bien, de manière assez fluide. Le problème, c’est que pour parvenir à l’endroit que je compte explorer aujourd’hui, il faut passer par des cavités que d’autres sont en train de découvrir en ce moment même. Résultat, je me retrouve coincé plusieurs minutes le temps qu’une famille apprenne comment progresser de manière prudente, comment bien respecter les consignes de sécurité et se surveiller les uns les autres. Etonnamment, ce ne sont pas les enfants qui retardent la marche… Mais j’ai décidé que ça ne me dérangeait pas. Je ne crois pas me souvenir avoir un jour été énervé par quelqu’un qui n’avançait pas assez vite à mon goût. Il faut croire que je dois être plutôt patient. Ou que ma patience n’a pas encore été mise assez à l’épreuve, au choix. L’instructrice de la famille s’approche bien vite de moi pour me proposer de passer devant en utilisant les câbles réservés aux professionnels et aux équipes techniques, ce qui est très gentil, mais je préfère décliner. Il ne manquerait plus que je fasse une bourde, tombe dans un ravin insoupçonné et que tout retombe sur cette pauvre jeune femme qui voulait juste m’économiser quelques minutes. Je profite de ces quelques minutes pour me désaltérer et bien vite le groupe bifurque vers la gauche pour découvrir une galerie anciennement codée bleue pour débutants. Pour ma part, je continue tout droit et je vérifie bien que je ne suis pas en train de me perdre, car c’est très vite arrivé. Il y a beau y avoir des panneaux interactifs dans les tunnels en eux-mêmes, plus on avance, et moins il y en a. Ce qui s’explique assez facilement puisque les parcours dits avancés sont constitués de pentes escarpées, de recoins où il faut se contorsionner pour passer, de précipices dont on ne voit pas le fond… En d’autres termes, il n’y a pas vraiment la place pour en installer. En tout cas, à chaque bifurcation, un code couleur dans les câbles d’attache indique si la difficulté augmente. J’en reste au rouge pour cette fois-ci. Il y a encore marron un cran au-dessus et noir pour les tunnels vraiment compliqués d’accès, qui ne sont d’ailleurs ouverts que pour ceux qui sont accompagnés de professionnels. Si je me sens d’attaque, j’aimerais bien en tester un avec Gisele un de ces jours. Si elle a le temps, bien sûr.

L’un des premiers nouveaux tunnels que j’explore ressemble fortement à l’un de ceux que j’ai explorés la dernière fois, avec tout un tas de petits cristaux blancs dans les parois, de véritables petites aiguilles. Je m’arrête un instant le temps d’équiper les gants de protection – d’ordinaire, je préfère ne pas les mettre pour bien sentir ce que je fais avec les mousquetons, une habitude que je tiens de Gisele elle-même. Pour l’instant, la progression n’est pas trop difficile car les parois sont assez espacées dans ce tunnel, qui est d’ailleurs plutôt haut de plafond. Il y a simplement quelques dénivelés un peu difficiles à négocier parfois, comme des espèces de grosses marches en pierre qui demandent des bonnes cuisses pour parvenir à les monter du premier coup. Quand je parviens au bout de ce tunnel-ci, la balise bipe, pour signaler que j’approche d’une nouvelle bifurcation. Il y a deux chemins qui s’offrent à moi, donc en soi, le choix est plutôt limité. En regardant sur la balise, il apparaît que je puisse prendre l’un ou l’autre, que les deux mènent là où je veux explorer. Si j’en choisis un, je pourrai très bien prendre l’autre au retour, c’est la première pensée qui me vient à l’esprit. Sauf si je choisis de faire une grande boucle et de repartir par un autre tunnel, au choix, mais cela risque de prendre un peu plus de temps vu le plan que ma balise affiche. J’opte finalement pour le tunnel de gauche : il m’oblige à me mettre de profil pour pouvoir progresser plus aisément et accrocher mes mousquetons sans trop de peine, mais je trouve ça mieux que de devoir ramper dans le tunnel de droite. La spéléo, ce n’est clairement pas pour les claustrophobes. Même si cette partie est éclairée par des leds, faiblement, je décide tout de même de craquer un bâton lumineux, comme dans les films – j’en rêve secrètement depuis que j’ai vu Maxyne le faire il y a bientôt un an maintenant, dans la caverne où nous avons découvert Dezba. Mon bâton émet une lumière verte plutôt étrange, mais qui me permet de mieux voir où je mets les pieds surtout. La roche est plutôt glissante, et même si le couloir est trop étriqué pour que je puisse réellement tomber, j’aimerais éviter de riper et de me lacérer le mollet sur la roche ou que sais-je. Je suis par ailleurs obligé de tenir le sac à dos à la main, ce qui est plutôt embêtant, vu que mon dos n’est plus autant protégé, du coup. Mais bon, sans trop de peine, j’arrive à m’extirper de là et j’approche enfin du tunnel que Marc et moi avons décidé que j’explorerais aujourd’hui. Espérons qu’il vaille la peine.



Je finis de creuser en A2 ^^

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