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» Rôde tripes


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2017
Messages : 100

Région : Hoenn
Jeu 20 Sep - 12:48
HRP : Reprise d'un ancien RP trashé.
HRP² : Utilisation de VOL (cadoizo, dernière utilisation 23/10/2017)




L'inconvénient d'avoir une copine qui fait des études de médecine, c'est qu'elle a très peu de temps libre. L'avantage d'avoir une copine qui fait des études de médecine, c'est que moi, j'en ai beaucoup.
J'veux dire, j'ai rien contre les activités de couple. C'est sympa, c'est nécessaire, ça fait sortir. Mais c'est restrictif. Mes activités à moi, c'est généralement pas des trucs très compatibles avec ses goûts. J'ai bien essayé de l'emmener au stand de tir, mais ça l'a pas vraiment emballée. Et là, c'est pareil. Flash-back pour illustrer.

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Trois jours plus tôt

- Ils ouvrent un aquaparc à Nénucrique, ça te dit qu'on y aille ce week-end ?
Clara lève la tête de son classeur et me hette un regard que j'ai du mal à qualifier.
- Un aquaparc.
- Ben ouais.
- Avec des piscines.
- Ben ouais.
Jusqu'ici, je comprends toujours pas.
- Où il faut donc nager.
- ... ouaaais.
Elle soupire et lève les yeux au ciel. J'ai dit quelque chose qu'il fallait pas ?
- Et pour nager, on a besoin de... ?
- Maillot de bain ?
- Non. Enfin, si, c'est mieux. Mais sinon ?
- Palmes ?
- Tu chauffes.
- Tuba ?
- Qu'est-ce qu'on met dans des palmes ?
- ... des pieds ?
...
AH. Oui. D'accord. Merde. C'est sûr qu'avec les jambes amputées en-dessous des genoux, on a du mal à battre des pieds. Elle hoche la tête en mode "voilà", et retourne à ses révisions. Mais moi, je lâche pas l'affaire si facilement.
- Attends, y'a des bassins ou on a pied. Enfin euh... pas profonds quoi. Et des toboggans.
Là, elle prend même pas la peine de lever les yeux vers moi.
- Je peux pas me balader en fauteuil roulant dans l'aquaparc. Et toi tu peux pas me porter toute la journée.
- Ca me pose pas de problème.
- Moi, si. De toute façon, ce week-end il faut que je révise. On a une khôlle lundi.

----

Bref, voilà. Elle aurait pas voulu venir de toute façon. Ca se comprend, mais moi ça me restreint, surtout dans la mesure ou j'adore les parcs aquatiques. Genre, vraiment. Du coup, considérant qu'elle était occuppée de toute manière, j'ai pu me permettre d'y aller sans elle. J'ai bien essayé de convaincre Helen de venir avec moi, mais elle m'a dit qu'elle attrapait des coups de soleil trop facilement. Et de toute façon, connaissant son frère, il ne l'aurait sûrement pas laissée se balader en maillot sans qu'il ne soit dans le coin pour effrayer les malheureux qui se risqueraient à la draguer, ou même à la regarder un peu trop. Et une journée fun avec Hayne Lockheed le rabat-joie dans les pattes, non merci. Donc... tant pis pour moi, je suis parti tout seul. C'est triste, mais au moins, je pourrai faire trempette. Et je pourrai toujours motiver les gars de l'équipe à venir y faire une petite journée de cohésion de groupe, un autre jour.
Petit plaisir personnel : la route entre Poivressel et Nénucrique. J'adore conduire, surtout quand la route est déserte. Et la petite départementale qui traverse la forêt de Cimetronelle est TOUJOURS déserte. Du coup, les fesses bien calées dans mon Land Rover collector, je roule avec mes ray-ban sur le museau, mon t-shirt de waifu préféré sur le dos, les vitres baissées et la musique à fond. De la bonne musique, s'il vous plaît. Et je m'autorise une petite pointe de vitesse, y'a jamais de flics sur cette route. Au pire du pire, je leur sors ma carte militaire, et si ça suffit pas je leur dis qu'il y a urgence. Abus de pouvoir, peut-être, mais eh. Si on peut pas profiter des avantages de sa fonction.

Ah, j'ai peut-être parlé trop vite. Y'a un type sur le bas-côté, droit devant. Pas vraiment l'air d'un porteur d'uniforme, ceci dit. Non, je confirme, c'est un civil. Seul. En pleine forêt de cimetronelle. Et il me fait signe. Ah, un auto-stoppeur.
Un calcul complexe s'effectue en un quart de seconde dans ma tête. Ce pauvre type se balade tout seul en plein milieu d'une forêt dans laquelle on a déjà retrouvé quelques cadavres. Il fait de l'auto-stop sur une route qui doit voir passer une voiture tous les quarts d'heure. Il fait chaud. La ville la plus proche est à une bonne poignée de kilomètres. Est-ce que j'aimerais me retrouver à sa place ?
J'ai un doute.

C'est comme ça que je fonctionne. Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse, et inversement. Si j'étais à sa place, je maudirais très certainement tous les gougniafiers qui me passent devant dans leur grosse cylindrée sans même s'arrêter. Et j'aurais raison. Verdict ? J'écrase le frein. Je m'arrête à sa hauteur, et je hausse la voix pour qu'il m'entende par-dessus la musique.

- Si tu vas entre Cimetronelle et Nénucrique, tu peux m'appeller Taxi.

J'espère qu'il fera pas gaffe à la bouée-canarticho sur le siège arrière.
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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Messages : 132

Région : Kantô
Jeu 20 Sep - 15:40
L’avantage d’avoir un Riolu, c’est que c’est un pokemon doté d’un cœur noble qui ne vous laissera jamais tomber face à l’adversité, peu importe la difficulté. L’inconvénient d’avoir un Riolu, c’est que c’est encore un bébé pokemon complètement immature qui vous fera courir partout comme un taré au gré de ses pulsions. Mais parfois, en de rares occasions, il arrive que la bête s’endorme, comme à l’instant précis. Le plan à appliquer dans la situation présente repose donc en quatre étapes qu’il est important de respecter pour pouvoir profiter pleinement de cette opportunité : Premièrement, s’asseoir sous un grand arbre au feuillage bien fourni, deuxièmement, prendre une profonde inspiration, troisièmement, expirer lentement et longuement, et attention, la dernière étape qui n’en est pas des moindres: Just chill.

Et voilà, Riolu vient se nicher contre moi. ses airs de chérubins dissimulent à la perfection ses excès diaboliques. Après tout, ce n’est pas comme si à cause de lui je venais de me faire blacklister d’une très grande chaine de Burger gourmet. Mais, mais, mais, mais, n’y pensons plus. Shhhh. On profite. On se relaxe et on oublie tout. On ouvre ses chakras et on laisse l’énergie de la nature s’immiscer dans les liaisons neuronales. Il est temps de mettre en pratique les astuces des hippies rencontrés lors de mon dernier covoiturage. J’inspire ; irradié par l’onde binaurale de 4Hz à 8Hz usant de la fréquence orbitale du soleil en connexion avec le Hara. J’expire ; mon vent intérieur souffle à une cadence métaphysique de 103 à 117 km/h, balayant les ondes négatives qui corrompent ma matière astrale. J’inspire ; je suis l’état transcendantal de l’équation de Shrödinger. J’expire ; je suis le tantrisme du balai sulfureux de l’inconscient freudien. J’inspire ; je sens les forces telluriques se mêler aux chants célestes. J’expire : j’entends le vrombissement de ma Kawazaki Z2. J’inspire : Je roule sur l’océan embrasé des désirs ardents. J’expire ; un son diffus déchire les flammes qui lèchent les jantes de ma monture infernale. J’inspire ; Duckwalk d’Angus Young armé d’une SG 1961 qui sort de l’abîme sur un solo habilement effectué. J’expire : Ouheurk.

— Ouheurk.

… Ouheurk ? Non. Oh non. Ca n’va pas recommencer. J’ouvre les yeux. Je les referme. Je suis souillé. Je n’ose pas bouger. Je sens la chaude humidité doucement s’infiltrer dans mon jean et se répandre sur mon entre-jambe. Je viens de me faire vomir dessus. J’attrape Riolu par le col et le hisse à portée de visage. Je plonge mon regard dans le sien, j’essaye de me calmer pour ne pas pousser la gueulante du siècle, après tout, il a peut-être juste fait une indigestion. J’inspire profondément : Il baille. Haleine de mort. J'étais pas prêt; je lui vomis dessus. Il a l’air écœuré.

Riolu… Pourquoi est-ce que toutes nos dernières aventures commencent par du vomi… Je veux dire vomir, ou ne pas vomir, c’est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir l’outrage encore et encore, à l’instar de l’éternel recommencement universel, sans en être écœuré et raillé, ou bien à s’indigner contre cette facilité et l’arrêter par une révolte ? Manger, digérer, rien de plus… Et dire que par cet acte nous mettons fin aux maux de l’estomac et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair : C’est là le dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Manger, digérer, digérer ! Peut-être prendre plaisir à faire une bonne digestion sans régurgiter ! Oui, là est l’embarras. Car où est le plaisir d’une bonne digestion quand il y a régurgitation, quand nous sommes vidés de ces saveurs si voluptueuses pour avoir la bouche lacérée de cette amertume ? Voilà qui doit nous arrêter. C’est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d’un début d’aventure si redondant. Qui, en effet, voudrait supporter les dégobillages et bruit gutturaux intempestifs dans une histoire qui pourrait briller par leurs absences, s’il pouvait en être quitte par la simple volonté d’un miséricordieux narrateur ? Qui voudrait porter ces fardeaux que sont grogner, haleter, cracher sa bile sous le regard désolé, voir écœuré (amusé si vous êtes un nazi) de son lecteur, s’il lui était possible de savoir qu’il existe un monde où nous pouvons débuter une fable onirique dans lequel notre sieste n’est jamais troublé par un quelconque remous gastriques, dans lequel nous sommes fin prêts à rouler sur la ligue avec panache, dans lequel nous ne sommes pas embarqués dans un énième covoiturage foireux, et pour finir dans lequel nous pouvons profiter du souvenir de notre dernier repas sans craindre de dégorger ?

Riolu plonge son regard dans le miens, je peux presque percevoir une larme d’émotion perler avant qu’il ne baisse le bout de son museau pour vomir à nouveau sur mes chaussures.

— Connard.

Maintenant ce qui est sûr c’est que, comme le disait la rappeuse LorelSan, la sieste est finie. Je tends la pokeball vers Riolu qui ne demande pas son reste pour appuyer sur le bouton central et disparaître en un éclair. Peut-être que je devrais vraiment commencer à me pencher sur son alimentation et arrêter de le laisser manger n’importe quoi. Mais pour l’heure : Je pue. Et c’est une infection. Le pire c’est que je ne sais pas comment je vais faire pour, qu’avec la chaleur et tout le chemin qui reste à parcourir à pied, les odeurs ne s’amplifient pas. Enfin, c’était sans compter mon imagination à toute épreuve. Cette même imagination qui me met souvent dans situation périlleuse mais dont je sors toujours en un morceau grâce à je ne sais quelle divinité. Trêve de blabla, mettons nous à l’œuvre. Premièrement, j’enlève mon pantalon et mes baskets que je fourre dans un sac plastique qu’il me restait, souvenir d’une supérette d’autoroute, deuxièmement, je confine le tout dans mon sac à dos, troisièmement, j'me glisse dans un buisson non loin de la route pour dissimuler mes jambes et mon calbut', dernière étape... Je lève le pouce.

Z’allez voir, tout-va-bien-se-pa-sser. Il n’y a aucune raison pour que mon plan foire. Sauf peut-être les brindilles qui me grattent les Grainipiots. En vrai, elle est pas super fréquentée cette route. Peut-être que j’devrais attendre d’apercevoir une voiture avant de lever l’pouce. Mais si la voiture me voit lever le pouce au dernier moment, peut-être qu’elle ne voudra plus s’arrêter, alors que si en me voyant de loin elle a déjà commencé à se poser la question, mes chances augmenteront drastiquement. Ou alors… Oooh, mais attends, quelqu’un est en train d’écouter de la bonne musique. Et ce quelqu’un vient tout juste de s’arrêter à mon niveau.... Si j’vais entre Cimetronelle et Nénucrique je peux l’appeler Tax…. Attends, on est pas dans l’Kanto là ? Oh. Pu.tain. Mais… Comment c’est possible ça. Comment j’ai pu faire un détour aussi ENORME sans même m’en apercevoir. Non. Y déconne. Je sais que j’suis pas doué pour lire une carte mais à ce point là. Bon. Ben.. Direction entre Cimetronelle et Nénucrique alors. C’est la vie, c’est un biscuit. Du coup ni une ni deux je monte dans la grosse titine. Phase 2 du plan enclenchée: Premièrement, une fois assis, j’mets direct le sac sur mes jambes, histoire de camoufler c’qu’on peut camoufler, deuxièmement, faire diversion.

Je plante mon regard dans le sien. Kickstart my heart ? Parfait.

— Jim, leave the keys.

Il ne dit rien.

— I still do that thing… Leave. The. Keys.

Holà. J’ai l’impression d’avoir foutu une ambiance de merde avec ma référence. Vite : Troisièmement, RE-faire diversion.

Eh mais, c’est…

— Woooh, trop stylée la bouée canarticho !

J’espère qu’il fera pas gaffe à mon caleçon Wattouat.


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
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Région : Hoenn
Jeu 20 Sep - 15:42
L'avantage de rouler vite, c'est qu'on arrive plus vite à destination. L'inconvénient de rouler vite, c'est qu'on voit pas forcément très bien ce qui se balade au bord de la route. Et en l'occurrence, j'avais pas vu que le type que je viens de décider de prendre en auto-stop se balade en calcif. En plein mlieu de la forêt de cimetronelle. Les cas de figure se bousculent dans ma tête. Un gigolo ? Un type qui a pris un malfrat en auto-stop et qui s'est fait dépouiller jusqu'à son froc ? Un campeur qui s'est fait attaquer par un ursaring alors qu'il dormait sous sa tente ? Bon bah, qui que ce soit, c'est trop tard, je lui ai déjà proposé de monter. Et il s'est pas fait prier pour accepter. Remarquez hein, pas de raison d'avoir peur d'être tombé sur un psychopathe. J'dis pas ça pour son air de gars sympa, mais plutôt pour le Remington 870 Express chargé en cartouches Sauvestre de 12, actuellement harnaché sous mon tableau de bord. J'pense pas et j'espère pas qu'on devra en arriver là, mais en tant que militaire formé et entraîné, je me dois d'être prêt à toute éventualité et...
Eeeeeeet je suis tombé sur un étranger ? J'ai toujours été une bille en langues vivantes au collège. J'bite pas un broc à ce qu'il raconte. J'crois que c'est de l'anglais, mais je sais limite mieux parler le japonais à force de regarder des anime en VOST.

- T'es Unysien ? Euh... iou comme fraume unisse ?

Ah bah non en fait. Ou alors c'est un super bon bilingue. Il a repéré ma bouée, mais tant pis, au moins je sais qu'il parle la langue. Et il a pas l'air de se foutre de ma gueule quand il dit qu'elle est stylée. J'vois que j'ai affaire à quelqu'un de bon goût.

- Ouais hein ? C'est de plus en plus rare à trouver à cause de la hype sur les lackmécygne.

J'en viens presque à oublier qu'il est en calbute. Très chouette calbute, d'ailleurs. J'ai le même avec des lovdisc. Bon, il va s'agir de savoir d'où sort mon nouveau copain. Il a pas l'air des plus à son aise, donc on va tâcher de détendre l'ambiance, et pour ça, rien de mieux que d'y aller franco. Pendant que je fais reprendre son rythme de croisière à mon cher petit Defender -que j'ai moi-même retapé depuis les stocks de l'armée, moteur compris. Notez les sièges en cuir et les garnitures chromées.-, je baisse un poil la musique pour qu'on puisse s'entendre, et je questionne.

- Et heu... j'veux pas me mêler de c'qui me regarde pas hein, mais c'est une nouvelle forme de camping, le moitié-à-oualp ? J'dis ça parce que j'ai déjà vu des campeurs avec des sandales-chaussettes et torse poil, mais jamais l'inverse.

Et encore, c'est encore pire avec le coup de soleil trace-de-débardeur, la montre de trois kilos au poignet et la casquette-visière en plastique bleu transparent. Et la canette de huit-six dans la poche. Caricatural.

- Ah et moi c'est Victor.

Je lui tends la main qui était jusqu'ici posée sur le levier de vitesse. J'suis déjà en cinquième, et je vais y rester jusqu'à ce qu'on sorte de la forêt. D'ailleurs j'espère qu'il fera pas gaffe à mon petit excès de vitesse.
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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô
Jeu 20 Sep - 16:00
L’avantage d’avoir un plan c’est que s’il fonctionne tout le monde est content, l’inconvénient d’avoir un plan c’est que s’il foire il faut savoir IM-PRO-VI-SER. Et ça mon gars, improviser, j’fais ça depuis qu’j’suis né; pas que mes plans foirent tooooout l’temps, mais presque. Par exemple, j’me souviens pas de tout, mais j’suis quasiment sûr qu’à la base, lors de l’accouchement, j’avais prévu de sortir par la bouche, mais il y a des forces de la nature comme les sages femmes, dont Madame Bugernier, contre lesquelles on ne peut pas lutter. Certains ont essayé, ils ont fini avec le cordon ombilical enroulé autour du cou et double ration de claque-fesses. Si ça c’est une belle manière de te souhaiter la bienvenue dans la vie. ENFIN bref. Toujours est-il qu’il finit par remarquer mon caleçon. En même temps, j’ai été con, j’me suis presque levé pour choper la bouée derrière.

— Noooon. J’ai... J'ai voulu me mettre en maillot de bain… Parce que... Parce qu'il fait chaud. Oui, voilà.

C’est bon, j’suis sûr que j’suis crédible, j’continue.

— Mais comme j’avais... Euh... Comment dire… Oui… Comme j’avais froid en haut, ben… j’ai gardé mon t-shirt.

Eh, j’suis bon hein. J’aurais peut-être dû faire du théâtre tiens ! Ah merde, j’crois qu’il m’a posé une question avant, mais c’est sa faute aussi, il m’a déstabilisé en grillant que j’étais en calbar’. Il a l’œil le bougre. Mais pourquoi j’lui dis pas la vérité aussi… «Bonjour, moi c’est Leos ! Oui je sais, je suis à moitié à poil, mais c’est rien, je ne suis pas un pervers sexuel qui rôde tout seul dans la forêt en quête de victimes, non non non. Je suis juste un dresseur qui se fait victimiser par le vomi de son propre pokemon. » … Ouais, on va continuer de dire que c’est un maillot Wattouat hein, hors de question que j’passe pour une victime. Oh bah, justement, il me tend la main et se présente. Ca fait beaucoup de fois le mot « victime » quand même.

— Eh béh, enchanté Victime, moi c’est Leos !

… Evidemment. Mais c’est sa faute aussi ! Victor-Victime, ça se ressemble et et et ET OH FILS DE PONCHIEN TOUT TERRAIN. Est-ce que c’est un Remington 870 Express chargé en cartouche Sauvestre de 12 qui est harnaché sous le tableau de bord ? Non, j’déconne, en dehors de mes parties de Call of avec Tchernobyl, j’y connais rien. Mais c’est quand même un truc qui a sacrément l’air de faire PAN-PAN. Et pas comme on aime. Attends, j’crois que j’commence à comprendre. Le mec a un Remington sous le tableau de bord, il roule au dessus des limitations comme s’il fuyait quelque chose, prend quelqu’un en covoiturage sur la route… Comme s’il avait besoin d’un otage... Et pour finir, il s’appelle Victor… Comme Victor Zsasz. Malgré sa bonne tête, c’est à coup sûr un criminel de haut vol. Je ne peux plus faire comme si je ne savais pas. Il est temps de faire ressortir le héros trop longtemps enfoui qui sommeil en moi. Tu as peut-être échappé à la police, mais aujourd’hui le destin t’a mis sur mon chemin. Je gonfle le torse et le fixe dans les yeux avec la flamme de la détermination qui embrase mon âme. On y vaaaaaaaaaaa.

— Mon code PIN c’est 3912.

Trop d’pression, le sang m’est monté à la tête. J’espère qu’il fera pas gaffe à la mousse qui sort de ma bouche.


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
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Région : Hoenn
Jeu 20 Sep - 17:32
L'avantage d'être sociable, c'est qu'on n'a généralement pas de problème à entamer une conversation. L'inconvénient d'être sociable, c'est qu'on se retrouve souvent à poser des questions qui s'avèrent être indiscrète. C'est peut-être moi qui suis parano hein, mais j'ai comme qui dirait l'impression qu'il avait pas vraiment envie de répondre à ma question à propos de son calcif. Euh, pardon. De son maillot. J'suis désolé hein, j'ai déjà vu des maillots. Et des caleçons. Heureusement pour moi d'ailleurs. Mais bref, avec mon expérience en la matière, je suis à peu près certain que ce qu'il a sur le cul, c'est un calbar. Peut-être que j'me trompe, hein. Ca m'arrive. Mais là, quand même. A la limite, si c'était une nana, j'aurais pu confondre une culotte et un bas de bikini. Mais des calcifs, j'en porte tous les jours.

Et je me pose beaucoup trop de questions sur un sous-vêtement. Surtout que je ferais mieux de me questionner sur son prénom qui a le mérite d'être assez atypique. On dirait plus un genre de pseudo, mais bon, on va pas juger hein, on a déjà vu pire et OH EST-CE QU'IL VIENT DE ME TRAITER DE VICTIME LA ?

Là ou j'ai l'air con, c'est que je lui ai déjà serré la main avec un grand sourire. Comme si j'en avais rien à foutre. Eh, j'suis peut-être gentil mais j'aime pas bien me faire insulter, surtout gratuitement. J'me suis déjà fait insulter pour une bonne raison, faut bien l'admettre. Et dans ces cas-là, je la ramène pas trop. J'essaye plutôt de la jouer façon déconne, ramener la discussion à la blague. Ca marche pas toujours remarquez.
Mais là, LA, je viens de me faire insulter pour que dalle. Je dirais même qu'il devrait plutôt être reconnaissant vu que je viens de le prendre en stop.

...

Oh.
Okay.
Non mais okay, fallait me le dire d'abord. Il est rond comme un coing. Il est complètement bourré. Ca explique tout. Il est en slip, il bafouille, il m'insulte sans faire exprès, il dit des trucs qu'ont aucun sens et... il bave. Il va gerber. Putain mes sièges en cuir.

- Eh, oh, ça va ? Tu veux vomir ? Faut que j'm'arrête ?

Ouais non en fait je prends pas le risque d'attendre sa réponse. Vas-y, j'écrase le frein, je drifte à moitié dans les graviers du bas-côté, et je descends en trombe pour lui ouvrir la porte et le faire descendre. Pas question de me retrouver avec une galette sur mes garnitures. Ce qui est drôle parce que d'habitude c'est la garniture qui va dans la galette, genre le pâté dans la crèpe. Bref. Je lui ouvre la porte, comme un gentleman. Un gentleman qui veut sauver ses cuirs.

- T'as besoin d'un coup de main ?

Il a pas l'air particulièrement bourré, pourtant. Juste ahuri. Ca doit être un stade avancé d'ébriété. Par contre, s'il est aussi pété que ce que je pense, il doit pas avoir un sens de l'équilibre irréprochable. J'espère qu'il fera gaffe au marche-pied.
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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô
Sam 22 Sep - 15:20
L'avantage d'être perspicace, c'est qu'on est pas souvent l'Canarticho d'la farce. L'inconvénient d'être trop perspicace, c'est que les méchants cherchent trop souvent à nous éliminer. Et ça, je sais très bien que c'est ce qu'il cherche à faire en me proposant cet arrêt inopiné avec son prétexte bidon. Sérieusement, j'ai une tête à vouloir gerber ? Non, là c'est clair, il sait que je sais. A tous les coups il va vouloir profiter de cet instant pour me coller une bastos vite fait bien fait derrière la nuque, et me faire rouler dans un fossé. Aucun doute, je suis devenu un témoin gênant. Mais vous savez c'qu'on dit, « Faut pas pousser Leos dans les orties, c'est pas gentil. » Le seul point positif, c'est qu'il ne sait pas que je sais qu'il sait que je sais qu'il sait. Donc je dois jouer sur le fait qu'il sait que je sais sans éveiller de soupçon sur le fait que je sais qu'il sait que je sais qu'il sait. … (Imagine, autant c'est comme le chifoumi, au bout d'un moment, ça s'annule.) Mais attends, si jamais il sait que je sais qu'il sait que je sais mais que je fais semblant de ne pas savoir qu'il sait que je sais qu'il sait... Vas-y, j'prends trop de temps à répondre là, il va s'impatien... Y M'FAIS QUOI VIN DIESOUL LÀ ?! Merde, merde, merde, merde, merde, merde, merde. Il descend et fais le tour, il descend et fais le tour, il descend et fait le tour, il descend pour me descendre. La porte s'ouvre. J'ai qu'une solution, tailler la route en vitesse dès qu'il ouvre la porte. AH MAIS NON, C'EST CE QU'IL VEUT. J'ai déjà vu ça dans les films avec les psychopathes, ce qui leurs file la trique, c'est la chasse humaine. Ok, j'mets l'allume cigare à chauffer, au cas où. Garder son sang-froid, garder son sang-froid, garder son sang-froid, garder son- OMG. LA PORTE S'OUVRE. Il parle, J'M'EN BATS LES TOURNEGRINS.

— YOLO.

J'vais pour prendre appuie sur le sol, seulement j'm'explose le talon contre le fusils de Tchekhov habilement placé dans le post juste au dessus, aka, le marche-pied d'ses morts, et chute tête la première. PAF. Coup d'boule dans l'pif. Prends ça fils de Prinplouf. J'crois qu'il s'y attendait pas parce qu'on tombe tous les deux comme des vieux Magicarpe tout moisis. Ok, j'suis sur lui. C'est ma seule chance. Bordel, bordel, bordel, c'est maintenant ou jamais. Une idée géniale, une idée géniale, une idée gé... WHEN I SAY « GERBO- », YOU SAY « -TRON »

— GERBOTRON !

Les cinqs Lions de ma volonté profonde se rassemblent et dans un geste unique et fier j''enfonce deux doigts au plus profond de ma gorge. IKEEEEEEEEEEEEEE. Ouheurk, mothafxckah. Toute ma substance biliaire se répand sur sa tronche de criminel. Je me relève en titubant, m’essuyant le coin de la bouche d'un coup de manche.

— Que ce jour reste dans ta mémoire, comme celui où tu as fini terrassé par le grand justicier cosmique : LEOS, LE ROUGE.

Ouais, c'est bien ça. Le rouge, c'est la couleur de la passion, la couleur du brasier ardent, la couleur des piments, la couleur du... Des... Maikessyfé ? Ouh punaise, y s'relève ! J'espère qu'il fera gaffe à pas se prendre la grosse pierre de somation que je viens de lancer.


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
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Région : Hoenn
Sam 22 Sep - 18:47
L'avantage d'être serviable, c'est qu'on est généralement apprécié en société. L'inconvénient d'être serviable, c'est qu'on trouve toujours un pimpoye pour nous le faire regretter. Et en l'occurrence, je crois que j'ai trouvé mon pimpoye. Au début, j'ai l'impression qu'il va descendre de la bagnole, normalement, comme n'importe qui. Mais, certainement parce qu'il est complètement beurré, il se loupe sur le marche-pied -POURQUOI JE LUI AI PAS DIT QU'Y AVAIT UN MARCHE-PIED-, et j'ai tout juste le temps de voir sa tronche de cacturne qui zoome violemment vers moi et SBONK. Aïe. La dernière fois que je m'étais pris un caisson pareil sur le nez, c'était pour sauver un éleveur au lac Colère. Mais là c'était un contrebandier et son MP9, pas un pochard en slip.

CA FAIT MAL, sa maman ! Il a la tête dure ce con ! En plus, comme l'alcool doit l'anesthésier, lui il a dû rien sentir. Ah j'suis frais tiens. Putain j'espère qu'il m'a pas pété le nez, l'enfoiré.
Attends. Attends. Il fout quoi là ? Gerboquoi ? Qu'est-ce OH PUTAIN LES DOIGTS DANS LA GORGE. NON. NON.

Ouheurk.

Je ressens comme un grand vide au plus profond de moi-même. Je sens comme une matière visqueuse et chaude me couler sur le nez, les joues et le cou. Cet enflûté de ronflex vient de me gerber sur la gueule. Il. Vient. De. Me. Gerber. Dessus. Pendant quelques secondes, j'ai beau le voir gesticuler et gueuler des phrases qui ne doivent de toute façon avoir aucun sens, j'entends seulement un profond silence et un sifflement strident. Ma tension artérielle a fait un saut de cabriolaine jusqu'à Saturne est a à peine entamé le voyage retour. Et pour couronner le tout, je le vois qui me lance un putain de gadin, comme si ça suffisait pas. J'ai le cerveau reptilien qui prend le relais. Je le fixe. Je me lève. Je serre le poing.

ZBAF

...
Pardon.
Mais faut me comprendre, aussi. Il vient de me gerber dessus. J'en ai plein la gueule. Je sens les relents dégueulasses de la matière semi-organique qui ne demande qu'à me rentrer dans la bouche et les narines. Résultat, un poing dans la gueule. Désolé hein, vraiment. Mais là j'ai même pas réfléchi. Mon corps a réagi tout seul.
Attends.
Attends.
J'ai le t-shirt tout collant là. Me dis pas que...

- NON MAIS T'ES SERIEUX DANS TA VIE LA ? T'AS GERBÉ SUR POCHAKO, ENCULÉ !

Pochako, c'est la blonde à poitrine généreuse qui ornait jusqu'ici fièrement mon t-shirt collector édition limitée acheté à prix d'or en convention. J'y tenais comme à mes noeunoeufs. Et il est complètement dégueulassé. Je vois même plus le dessin. Franchement, me vomir dans les narines, je pouvais encore le pardonner. Mais vomir sur Pochako, ça...

- J'T'AVAIS DIT DE GERBER DEHORS ! TU FAIS CHIER, MERDZBLOUEUUUURGGGH

... Oh.
J'avais déjà vu quelque part que le vomissement a tendance à être contagieux, à cause de l'odeur. Et comme j'en ai une belle galette tartinée sur le nez et la bouche, ça explique que je sois moi-même actuellement en train de rendre ma brioche-nutella de ce matin. Et j'imagine que gueuler comme je viens de le faire n'a pas forcément aidé à me retenir.
Bon. Ca a au moins le mérite de me faire relativiser. J'ai, genre, rien vu venir. C'est sorti tout seul, j'ai rien pu retenir. Ca a dû être pareil pour lui. Bon, lui, il s'est mis la main dans la glotte. Mais il est bourré, il a pas dû se rendre compte. Calme-toi Victor, calme-toi. Essaie de rester sympa et compréhensif. Passe l'éponge. D'abord sur ce qu'il a fait, et ensuite sur toi-même.

OKÉ, OKÉ. J'enlève mon t-shirt, et j'utilise l'envers pour m'essuyer le visage. De toute façon, au point ou il en est, il passera à la lessive au moins trois fois de suite. Maintenant que je n'ai plus de sa GERBE DEGUEULASSE à l'entrée de mes orifices respiratoires, je peux inspirer longuement et chasser cette odeur de garniture intestinale de mes narines. En tous cas, essayer. Et surtout, me calmer. Tout en respirant, j'ouvre la porte arrière de ma voiture, et je sors mon sac tactique sur lequel sont scratchés tous mes écussons d'unité. J'avais pas plus discret, désolé.

- BON. Désolé pour la patate. Vraiment hein, désolé. Mais putain, sérieux quoi. T'aurais pu faire gaffe.

Je crois que ça s'entend encore, que j'ai les nerfs. Whatever. Tout en parlant, je sors ma gourde, en prends une gorgée pour me rincer la bouche, et je lui lance la bouteille. Je me gargarise, "mâche" le liquide frais et salvateur, avant de le recracher. J'aurais dû me rincer la tronche avant de la lui filer, tiens. Espérons qu'il m'en laisse.
La bonne nouvelle dans toute cette histoire, c'est que si j'en crois les récits de beuverie de Lockheed, vomir, ça aide à reprendre ses esprits quand on est bourré. Avec un peu de chance, ça a marché pour lui.

- Bon, on peut remonter on faut encore que tu gerbes ?

Non parce que j'ai pas de t-shirt de rechange, donc tant qu'à faire, j'aimerais bien qu'il me re-vomisse pas directement sur le torse. Oh, en parlant de ça, j'viens de me rappeler que j'ai mes dog tags autour du cou. J'espère qu'il fera pas gaffe à mon deuxième prénom, c'est un coup à me faire chambrer.
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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô
Mar 2 Oct - 15:26
L'avantage de faire souvent d'la merde, c'est qu'on est habitué à courir vite, le désavantage de faire souvent de l'a merde, c'est que de temps à autre il arrive qu'on s'prenne une bonne droite des familles en plein dans la tronche. Puis là, c'était pas d'la droite de clodo. J'entends le chants des Pijako qui m'appellent au loin. J'crois que cette fois, les carottes sont cuites. J'vais m'faire buter dans les bois par ce vieux pervers terroriste. Le pire c'est qu'il a une tête à porter des moule-bites. Ahah. Un terroriste en moule-bite. Merde, ça va plus là, j'suis complètement en train de délirer. Je suis allongé sur le sol à regarder les branches des arbres au dessus d'ma tête. Faut dire qu'il m'a bien séché. Je l'entends causer, mais j'comprends rien. C'est comme si ma tête était coincée dans un bocal à poisson rouge et que les sons venaient s'exploser contre les paroies. Vas-y, il n'est pas dit que Leos Shîro crèvera dans les bois de la main d'un terroriste pervers. Je prends une grande inspiration et me relève en titubant. Il est en train de gerber. Nul ne peut échapper à l'effet kiss cool de Gerbotron. Un partout, égalité. Il enlève son t-shirt. Ok. Il veut un combat de mano à mano, comme les tziganes. Le problème c'est que moi j'ai pas vraiment la carrure d'un Lopèze. Hu. Qu'est-ce qu'il cherche dans son coffre là ? C'est quoi cette merde. C'est un militaire ? Un militaire en moule-bite ? Wah, la tuile. Je crois que j'ai jamais autant fait d'la merde là. À part peut-être quand... Bref. Eh mais, du coup ça prouve quand même que ma technique Gerbotron a ses chances contre l'armée hein ! Et ça c'est pas rien. J'devrais peut-être voir pour ouvrir un Dojo. Ouah, la bonne patte y m'propose de boire dans sa gourde... Qui est peut-être empoisonnée. Mais il vient d'en boire. Mais peut-être que lui il est immunisé. C'est comme ces mecs dans les pays lointain qui boivent tous les jours une dose de poison d'Scorplan pour y devenir insensible. Naaaan. Vas-y, j'dois me faire un film... Mais dans l'doute, ni vu ni connu j't'embrouille, j'vide quand même discretos le contenu d'la gourde dans un buisson avant d'la lui rendre. Eh mais... Y vient sérieusement juste de se rappeler qu'il a des dog tags. ALORS C'EST PAS MA FAUTE. S'il l'avait mentionné avant, on aurait pu éviter toute cette merde !

— Ouais, ouais t'inquiète c'est bon. Ça va beaucoup mieux maintenant. On peut reprendre la route en toute sérénité... Boris.

Petit sourire carnassier des familles en passant, je monte dans la voiture. En vrai, y a vraiment des parents qui souhaitent du mal à leurs gosse. J'espère juste qu'il fera pas gaffe à la merde de Nirondelle que j'viens d'me prendre sur le pif.


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2017
Messages : 100

Région : Hoenn
Mer 3 Oct - 11:04
L'avantage d'être vraiment gentil, c'est qu'en général, on nous le rend bien. L'inconvénient d'être vraiment gentil, c'est que c'est le meilleur moyen de se faire couillonner. Et je sais pas pourquoi, mais accepter de reprendre à mon bord un type, en caleçon, rond comme une baie oran, qui vient de me vomir sur la gueule et sur le t-shirt après m'avoir collé un coup de boule, ça sonne un peu comme une couillonnade. Mais même avec tout ça, je me vois pas le laisser livré à lui-même en pleine forêt de cimetronelle. A l'extrême limite, si ça avait été dans le bois de Bourg-En-Vol, à la limite, j'aurais eu moins de scrupules. Mais en plus de tout le reste, Cimetronelle, c'est là qu'habite le lieutenant Leggs. Et très honnêtement, la seule probabilité que ce pauvre gars se retrouve à sonner à sa porte pour je-ne-sais-quelle raison, d'où découle la perspective qu'il se fasse tout simplement éclater la tronche et ramener au poste par la peau du calbute -je déconne pas, s'il lui tombe dessus et qu'il lui fait le même numéro qu'à moi, il va y laisser des dents-, je me sens pas la force. Ca reviendrait à plonger un type, à poil, enduit de jus de viande, dans une piscine remplie de sharpedos. Et encore, à choisir, je préférerais les sharpedos.

Et là ou je regrette encore plus d'être gentil, c'est que ce saligaud me vanne sur mon deuxième prénom. Tu sais quoi, en temps normal, je me serais contenté de lui demander gentiment d'éviter ce genre de vanne. Mais un mélange de certitude que ça marchera pas avec lui, et d'une folle envie de venger Pochako, me fait prendre une toute autre décision, alors que je redémarre.

- C'est clair, faut être sacrément serein pour supporter aussi facilement de se faire chier sur le nez.

Petit sourire carnassier des familles en passant, je passe la troisième. Cette fois, en prévention d'une potentielle autre crise de gerbe, je dépasserai pas les soixante-dix. Ca me fait mal, mais faut ce qu'il faut.

- Bon, à part ton code pin et tes pulsions nudistes, comment tu t'es retrouvé en pleine forêt ?

- QULBUUUUUTOKE !

Et chiotte. J'aurais pas du laisser Achille regarder des épisodes des Rainbow Rangers contre la Team Quéquette. Depuis qu'il a vu leur qulbutoke sortir de sa pokéball à loisir, il a envie de faire pareil. Sauf que lui, il fait attention à ce que ça rime. Le voilà, sur le siège arrière, figé dans un genre de salut militaire typique des qulbutoke, à dodeliner de la tête au rythme des vibrations de la voiture. Pourvu qu'il se mette pas à...

BONK BONK BONK BONK

Et merde. Cet imbécile de punching-ball a pour particularité d'être un brin maso. Du coup, une fois sur deux, il essaye de se faire mal lui-même. Et cette fois, il a décidé de se cogner la tête sur mes vitres. Il doit se sentir d'humeur festive.

- MES VITRES, ACHILLE ! Ca coûte cher !

Idiot mais pas têtu, il arrête son cinéma, en profitant pour remarquer une tête inconnue. D'un naturel sympathique, son premier réflexe est de se pencher entre les sièges avant pour saluer Leos d'un sourire ravi, et de tendre la patte pour un high-five. Sauf qu'un qulbutoke, c'est gros et rond. Et l'avant d'un Defender, c'est petit et carré. Du coup, il accroche mon levier de vitesse, et me pousse contre ma portière. Ce qui a pour fabuleuse conséquence de me faire tirer le volant dans une direction dans laquelle je ne voulais pas le tirer, et donc, de faire dévier ma voiture. Comme Achille me bouche la vue, je sais pas ce que fait Leos, mais il a intérêt à rendre vite son high-five à ce gros tas bleu. Et j'espère qu'il fera pas gaffe au semi-remorque QUI ARRIVE EN FACE ET QUI KLAXONNE OHPUTAINDEMERDE.
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