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Marian Breaks

Marian Breaks
Coordinateur Kalos

C-GEAR
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Région : Kalos
Jeu 13 Sep - 12:03
Dans le bois, à l'écart de la route principale, à moins d'une heure de la ville, l'enfant était assis, dos à un arbre, ses trois autres pokémons également installés autour de lui en cercle. Au centre de celui-ci se trouve trois petites cartes blanches uniquement noircies par des inscriptions. Elles étaient disposées sur le même axe, parfaitement alignées et droites, séparées à égale distance l'une de l'autre. Tous ceux qui composaient le cercle étaient en train de regarder les cartes aux centres. Certains semblaient concentrés, d'autres les regardaient uniquement. Finalement, Marian avança la main pour la carte la plus à gauche. Il la lève ensuite devant lui mais sans la regarder. À la place, il regarda les pokémons.

- Vote à main levée. Pompier ?

Le Passerouge devant lui fut le seul à se manifester. Il leva une aile accompagnée d'un pépiement. Marian posa alors la carte devant lui. Il prit ensuite celle qui se trouvait au milieu.

- Ranger ?

Cette fois, ce fut le Riolu à sa droite qui leva la patte. Le garçon posa donc la carte devant lui et se saisit de la dernière.

- Policier ?

À l'instar des deux autres, le Monorpale à sa gauche se manifesta seul. Et comme les autres, la carte fut posée devant lui. Tour à tour, le garçon regarda chacune des cartes, les sourcils froncées. Il relâcha finalement toute la tension de son corps en poussant un soupir bruyant d'exaspération.

- Génial. On est vachement avancé avec ça. Procédons par élimination. Pompier. C'est sûr, je me sentirais utile. On est d'accord sur le fait que tout mon entrainement servira enfin à quelque chose. Seulement, mon bras en moins posera un sérieux problème. Je ne pourrais jamais porter une civière. Je porterais toujours moins de matériel qu'un autre. Je mettrais plus longtemps à monter à une échelle. Surement qu'il y a encore d'autres trucs que je ferais moins bien qu'un autre. Je pense qu'on peut faire une croix sur celle-ci.

Du regard, il consulta à tour de rôle ses autres pokémons qui approuvèrent d'un hochement de tête, même Passerouge. Le garçon repose la carte au centre du cercle en la retournant de façon à cacher les coordonnées et autres informations dessus. Il prend ensuite la carte posait devant le Riolu.

- Ranger. De ce que j'en sais, ils s'occupent des pokémons et de leurs protections. Que ce soit ceux des dresseurs ou ceux qui sont sauvages. Peut-être que je me trompe mais j'ai l'impression qu'il s'agit de dresseur d'élite. C'est parce que tu penses que je suis un excellent dresseur que tu as voté pour ça ?

Le Riolu acquiesce d'un hochement de tête clair et net. Le garçon regarda dans le vague quelques instants, surement en train de réfléchir à cela.

- Je ne pense pas être présomptueux en disant que je suis un bon dresseur. Les rapports de forces et de faiblesses entre les types n'ont pas de secrets pour moi et j'arrive à garder la tête froide pour essayer de prendre les meilleures décisions en combat. Mais de là à dire que je suis un excellent dresseur… Enfin, ça reste une option.

Il posa la carte au centre, à côté de la précédente, sauf que contrairement à elle, il la laissa retourner pour mettre en évidence les inscriptions dessus. Il se pencha ensuite pour prendre la dernière carte, qui elle se trouvait devant le Monorpale.

- Policier.

Cette fois, l'enfant garda le silence. Il ne disait rien et se contentait de regarder les inscriptions sur la carte, les sourcils froncés. Ce comportement n'échappa pas aux pokémons qui l'entourent et qui lui lancent des regards interrogateurs. Sûrement parce que le garçon ne réagissait pas, le Riolu dit quelque chose en poussant doucement son bras. Le garçon tourna la tête vers lui et cligne deux fois des yeux. Puis, il se redresse jusqu'à avoir le dos bien droit en poussant un soupir. Il relâche ensuite ses épaules et s'appuie à nouveau contre l'arbre.

- Policier. Je ne sais pas grand-chose sur eux, au final. Je crois qu'il y a tout un tas de service différent mais je ne sais pas si je pouvais vraiment être utile dans l'un d'eux. Il y a trop de fiction sur eux pour savoir ce qui est vrai ou faux. Surtout que je ne me sens pas vraiment l'âme d'un justicier…

Le Riolu dit quelque chose sur un ton dubitatif, presque ironique. Cette remarque lui attirât d'ailleurs un regard du garçon. Un regard de reproche presque enfantin.

- Ok, c'est vrai que si je vois quelqu'un qui a besoin d'aide ou qui commet un délit, je vais essayer de faire quelque chose mais c'est uniquement sur le coup, dans l'instant. Je ne suis pas un justicier.

Cette fois, la réponse du pokémon est bel et bien ironique.

- Ecoute, d'accord je ne supporte pas quand quelqu'un va à l'encontre de la loi, ok il m'est déjà arrivé de me mêler d'affaire qui ne me regardait pas mais pas au point d'en faire un métier !

L'enfant s'était un peu emporté sur la fin de sa phrase. Il n'avait pas exactement crié mais il avait haussé le ton, probablement pour bien souligner ce qu'il venait de dire. Cette fois, le Riolu murmure sa réponse, les bras croisés et en baissant la tête. Son ton n'était pas amical. Une seconde passa. Le Monorpale et le Passerouge avaient les yeux fixés sur le pokémon et l'enfant. Quelque chose se passa chez celui-ci. Doucement, son visage était en train de se décomposer. Son masque de neutralité tombait doucement en pièce pour laisser la place à autre chose. Autre chose de plus fragile. Il porte sa main à son épaule gauche et serre les chairs. Il avait un regard différent, presque blessé.

- Tu n'as pas le droit d'aller sur ce terrain.

Cette fois, sa voix faible et miroitante trahissait le fait qu'il était blessé. Le Riolu tourne la tête pour regarder son dresseur avec un visage dur. En croisant le regard de l'enfant, le masque de dureté du pokémon sembla flanché un peu mais il reprit rapidement contenance.

- Peu importe les circonstances de l'accident, il est arrivé. C'est un fait. Se lancer dans le jeu des « si » et des « mais » est destructeur, rien de plus. Ça ne ramènera pas mon bras, ni papa. Et ce n'est certainement pas un argument pour devenir policier.

Le Riolu répond. Sa voix semble avoir gagné en ferveur et il accompagne ses propos avec des gestes. En comparaison, le garçon semble également gagner en énergie et son expression blessée disparaît un peu.

- C'est complétement ridicule comme argument ! Je suis aussi au courant que toi sur le fait que des petits délits peuvent engendrer des graves problèmes mais ce n'est pas une raison ! Je ne vais pas devenir policier par peur que d'autre soit autant blessé que moi ou par haine de chaque contrevenant à la loi ! Je te l'ai déjà dit, je ne suis pas un héros !

Le Riolu se contenta de regarder le garçon, qui lui rendait son regard avec la même intensité. Un ange passe. D'un même mouvement, ils détournent la tête l'un de l'autre et regarde dans la direction opposée à l'autre. À cet instant, ils ressemblent plus à des gamins qui boudent qu'à deux personnes réellement énervées. De façon un peu hésitante, le Monorpale intervient et semble dire quelque chose. Cependant, le garçon affiche un air d'incompréhension. Le genre d'air qu'on affiche quand quelqu'un nous parle dans une langue inconnue. Ce qui appuie cette pensée, c'est le fait qu'il tourne la tête vers son Riolu qui lui parle d'une voix neutre. Un éclat de compréhension éclaire le visage du garçon. Il se tourne ensuite vers l'épée avec un petit sourire.

- Tu as raison. Je doute que tous les policiers se prennent pour des héros. Seulement, le problème n'est pas vraiment là. Riolu pense qu'une bonne raison pour devenir policier est ma haine pour ceux qui enfreigne la loi. Une haine motivée par mon accident causé par un type qui a grillé un feu. Le problème, c'est qu'en utilisant cette haine comme motivation pour un métier comme policier, ça risque d'être seulement destructeur. Ça n'apportera rien de bon et pour les autres, et pour moi.

Il s'arrêta de parler, regardant la carte qu'il tenait encore en main, le regard dans le vide. Le Riolu s'était calmé, toute colère ou ferveur disparue de son visage ou habitude. À ce moment-là, il semblait plutôt fatigué, presque triste. L'enfant soupira.

- Je pense qu'il vaut mieux exclure cette possibilité.

Au moment où le garçon allait poser la carte à l'envers, montrant donc que cette possibilité était donc écartée, le pokémon bleu arrête son geste en lui attrapant le bras. Bien que le mouvement ait été rapide, la prise ne semble pas forte. C'est sûrement que le geste est plus important que la force. Le Riolu adresse quelques mots au garçon. Son ton était particulier, difficile à cerner. On dirait qu'il est suppliant. C'est vraiment étrange. Rien ne permet de comprendre ce ton, ni même de confirmer ce ton. Il a prononcé seulement quelques mots, sur un ton indéterminé, en fixant avec intensité l'enfant. Peu à peu, le garçon recule son bras, reprenant sa place initiale, suivis par son pokémon. Il regarde à nouveau la carte qu'il tient dans sa main, en silence.

- D'accord. D'accord… Ça ne coûte rien d'essayer.

Il s'avance à nouveau pour poser la carte, cette fois à l'endroit. Personne ne l'arrêta. Maintenant, alignées, les trois cartes étaient dans leurs positions finales. La carte des pompiers était à l'envers, celle des rangers et des policiers étaient à l'endroit. Alea jacta est.


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Marian Breaks

Marian Breaks
Coordinateur Kalos

C-GEAR
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Région : Kalos
Jeu 24 Oct - 13:03
Marian était assis sur sa chaise, littéralement droit comme un I, le corps tendu. Il est parfaitement immobile pendant qu'il attend dans ce bureau. Aucun signe d'anxiété ou de stress ne perturbe son attitude, ce qui est plutôt impressionnant étant donné sa situation. Ce n'est pas tout le monde qui serait d'un calme olympien dans le bureau d'une des personnes qui peuvent changer votre avenir. Enfin, ce n'est pas comme si c'était sa seule et unique chance. Après tout, ce rendez-vous avec les rangers était uniquement celui qui était le plus proche niveau date et si cet entretien ne donne rien de satisfaisant, il lui restera toujours un plan B. Ce n'est pas parce que cet entretien est en premier que cela veut dire que c'est son premier choix. Peut-être que s'il est aussi calme, c'est parce que l'avenir de ranger ne le tente pas plus que cela. Ou bien c'est juste son caractère très stoïque. C'est aussi une possibilité.

La porte du bureau s'ouvre finalement et un homme y rentre d'un pas assuré. C'est facile de voir que c'est le propriétaire du bureau. La tête du garçon bouge à peine quand l'homme s'avance pour s'installer à sa place. Il reste droit, immobile. Probablement qu'il attend que l'homme face le premier geste, disant ainsi que l'entretien avait commencé.

- Marian, c'est un plaisir de te revoir en dehors d'une soirée.
- Monsieur.

L'homme tend la main et Marian la serre. Cette poignée de main ne semble pas anodine. On peut voir que la poigne des deux personnes est assez forte. De même, le contact visuel entre les deux personnes est assez intense. C'est à croire qu'une confrontation invisible est en train de se produire. La poignée cessa enfin et l'homme ramenant sa main vers lui avec un drôle de sourire sur le visage.

- Toujours autant de présence. J'aime ça. C'est une bonne qualité. Donc, tu souhaites intégrer les rangers, c'est ça ?
- Pas spécialement. C'est seulement Alexandre qui s'est amusé à jouer les entremetteurs alors que j'avais seulement dit que je voulais me rendre utile.
- Oui, j'avais deviné que c'était lui qui avait pris un peu trop d'initiative. Pourtant, te voilà tout de même en face de moi. Ce ne serais pas le cas si tu n'étais pas intéressé, je me trompe ?
- Non, vous ne vous trompez pas.

Un silence suit cette réponse. Ce n'est pas un silence naturel, ni même un quelconque effet dramatique. En fait, on dirait que l'homme s'attend à ce que Marian ajoute quelque chose d'autre, ce qu'il ne fait pas. Cette fois, le sourire de l'homme s'élargit pour montrer une teinte d'amusement. Même si un certain rictus pourrait laisser supposer que ce sourire montre également de l'agacement. Le rictus est léger, tellement léger qu'on pourrait même douter de son existence donc peut-être que l'homme est seulement amusé.

- C'est dans tes coutumes d'être aussi avare en parole ou c'est moi qui te fais cet effet ?
- Si je n'ai rien à dire, alors je ne dis rien.
- Rien à dire ? Si tu n'as rien à dire alors je ne te retiens pas.

L'homme fait un vague geste en direction de la porte sans jamais lâcher le contact visuel avec le garçon. Celui-ci ne semble pas déstabilisé pour le moins du monde, il ne bronche pas une seconde.

- Qu'est-ce que vous voulez que je dise ? Demandez-moi ce que vous voulez.
- Te demandez ce que je veux ? Eh bien je pourrais commencer par te demander pour qui tu te prends.

Cette fois, le sourire de l'homme a disparu. Il n'y a plus qu'une moue irritée sur son visage. Dans le même temps que son expression a changé, il s'est avancé pour poser ses avant-bras sur son bureau, les mains jointes. Cette position ressemble presque à celle d'un adulte en train de sermonner un enfant. Du côté de Marian, rien ne semble avoir changé, comme à son habitude. Ah, si, on peut remarquer qu'il semble légèrement froncé les sourcils comme s'il ne comprenait pas quelque chose.

- Je ne saisis pas ce que vous voulez dire monsieur.
- Tu ne saisis pas ? Laisse-moi éclairer ta lanterne. J'ai accepté de t'accorder un rendez-vous car je te croyais capable de te rendre utile. Tu as la chance d'avoir un entretien directement avec moi. Beaucoup de candidat se damnerai pour avoir une telle opportunité. Ce n'est pas de l'arrogance mais la réalité. Et pourtant, malgré la chance que tu as, tu es d'une orgueilleuse passiveté, comme si c'était moi qui devais t'atteindre. Ce n'est pas comme ça que les choses fonctionnent.
- Monsieur, je ne comprends vraiment pas ce que vous voulez dire ni même ce qui dans mon attitude vous fait pensez ça.
- Bien sûr.

L'homme a sifflé cette dernière phrase en même qu'il se reculait lentement pour s'appuyer contre son fauteuil. L'expression mauvaise et le regard qui lance des éclairs, il est sûr et certain que Marian n'a plus aucune chance. D'ailleurs lui a repris son apparence stoïque de base, ne disant absolument rien. C'est évident que cette attitude ne fait que rajouter de l'huile sur le feu.

- C'est bon, si tu n'as rien à dire alors tu peux partir. Cette fois ce n'est pas une façon de parler, va-t'en, cet entretien est terminé.

Le regard du garçon se baisse un peu, comme s'il était en train de traité ce qu'il venait d'entendre. Il lâche un soupir difficile à interpréter et se lève.

- Très bien, merci de votre temps, au revoir.

Et rien de plus. Il a dit ces paroles sur un ton monotone et est partis directement, comme si rien n'avait d'importance. Il garde la même attitude jusqu'à être sortis du bâtiment. Une fois dehors, il soupire profondément comme s'il cherchait à se détendre. Son premier geste est d'attraper une pokéball et d'en faire sortir son riolu. Ils s'éloignent ensuite ensemble du bâtiment. Le riolu n'a pas l'air de bonne humeur.

- Comme tu n'as sans doute pas manqué une miette de toute la scène, j'imagine que tu sais déjà que ça n'a pas fonctionné.

Le regard droit et la mine presque sévère, le pokémon semble marmonner quelques paroles. Ça a l'air d'être le genre de parole qu'on dit pour soi mais suffisamment fort pour que les autres entendent. D'ailleurs la réaction de Marian ne se fait pas attendre, affichant une franche expression abasourdie. À croire que la personne stoïque d'il y a quelques minutes n'a jamais existé.

- Comment ça pourrait être de ma faute ?! Tu as bien vu que je n'ai rien fait !

Réponse directe du pokémon, cette fois en tournant la tête pour regarder le garçon bien dans les yeux. Au milieu de sa parole, il lève une patte pour pointer du doigt l'enfant, sans doute pour accentuer son propos.

- Ça n'a aucun sens, comment ne rien faire peut-il être un problème ? Si on ne me pose pas de question alors je ne peux pas répondre et je ne vais pas donner de réponse à des questions qu'on ne m'a pas posée.

Nouvelle réponse rapide du pokémon. Cette fois, elle semble un peu plus longue et nécessite davantage de geste. Quand il a fini, l'enfant baisse un peu la tête en se frottant l'arrière du crâne, peut-être un peu coupable.

- Je crois que c'était parce que j'étais trop tendu, tout seul dans ce bureau. Même si je sais que tu étais dans ta pokéball tout à côté, ce n'est pas pareil que de t'avoir avec moi. Je gère beaucoup moins bien les choses quand je ne sens pas ta présence.

L'expression de Riolu s'adoucit et les paroles qu'il prononce semblent aussi beaucoup moins sévère. À un moment, il bombe le torse en posant son poing dessus. On devine qu'il doit dire quelque chose du genre « tu peux compter sur moi ! ». Même sans réellement comprendre les autres paroles autour, c'est évident que le pokémon réconforte et soutien son dresseur. La dernière parole de Riolu sonne un peu comme une question, sans doute même une question rhétorique. Marian a un petit sourire attendri.

- Oui c'est vrai. Et pareil pour moi.


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