AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  FAQ de MPFAQ de MP  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  





 

 
» Évidemment.


avatar
Eleveur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 29/10/2013
Messages : 1501

Région : Kanto
Jeu 23 Aoû - 13:49
La discussion avait tourné court. J'avais donné mes raisons à Herbert, la liste de mes envies aussi. Il était d'accord avec ça, mais il me reprochait une chose : de ne jamais me lancer, ne jamais faire en sorte de me mettre en avant, ne jamais me décider véritablement pour quelque chose. Il était d'accord avec mes raisons, il savait que ce n'était pas facile pour moi, voire même impossible. Seulement, il voulait me faire comprendre que j'avais changé, que j'étais maintenant prêt et que je ne pouvais pas sans cesse repousser l'échéance, avec des raisons plus ou moins foireuses. Il avait raison, mais je trouvais les raisons plus légitimes que lui : j'avais dû terminer l'entraînement de certains Pokémon, j'avais dû prendre soin des miens, j'avais eu envie de retourner chez mes parents pour revoir ma mère et ma sœur, j'avais eu envie de prendre le temps de me remettre un peu à la coordination et de montrer au monde entier – mais peut-être surtout à moi-même – que mes Pokémon pouvaient aussi être très puissants en allant combattre dans les arènes.
Pour d'autres, ce n'était probablement pas très important, mais pour moi c'était quelque chose d'essentiel. J'avais besoin de cette sécurité pour me sentir prêt, pour pouvoir me présenter sans ressentir trop de stress au moment d'aller sur scène. Je faisais une grande différence entre les concours de coordination et l'Elite. La coordination, je connaissais, je commençais fatalement à maîtriser un peu, mais l’Élite c'était tout autre chose, des moyens déjà, mais surtout des personnes impressionnantes. Je suivais de près les changements de l'Elite, les maîtres coordinateurs qui s'y trouvaient et bien sûr, les Pokémon qu'ils mettaient en scène. À chaque fois, j'étais estomaqué par leur présence sur scène, par l'originalité de leur prestation et la maîtrise qu'ils avaient de leurs compagnons et de leurs capacités. Une partie de moi me disait toujours que je n'étais pas à la hauteur, que si j'étais fait pour cela, je n'étais peut-être pas encore assez prêt.
J'avais passé une longue année à y penser, à réfléchir, en entendant les différents thèmes, à la façon que j'aurais de les aborder si cela avait été moi. J'avais confiance en certaines de mes capacités, je savais entraîner des Pokémon, je savais les mettre en scène, je savais élaborer des sujets assez intéressants pour convaincre un public de concours, mais je n'étais peut-être pas assez fort, je manquais peut-être d'expérience.
Pourtant, j'avais fini par m'y rendre.

Herbert m'avait un peu jeté dehors quand, à la fin de notre discussion, il s'était avéré que j'avais fait tout ce qui était sur ma fameuse liste des choses à faire avant de me lancer. Je ne pouvais pas repousser sans cesse, il avait raison, mais je ne m'étais pas non plus attendu à devoir me lancer immédiatement. Le stress m'avait dévoré pendant une journée : maux de ventre, incapacité à bouger, fièvre légère ; je m'en étais rendu malade. Finalement, le lendemain, j'avais décidé de lutter contre tout cela, contre les démons qui me hantaient – j'avais encore rêvé de mon père – et de prendre ma vie en main. Depuis tout petit, arriver jusqu'à l'Elite était pour moi un rêve, un espoir inatteignable. J'avais décidé de faire de la coordination ma vie, j'étais devenu éleveur pour me rapprocher encore plus des Pokémon, pour mieux les comprendre, pour mieux les connaître. Tout cela, j'y étais arrivé en faisant des efforts, en me battant, en allant jusqu'à m'émanciper de mes parents pour me libérer du fardeau de leur présence dans ma vie. J'avais souhaité me réaliser tout seul et je l'avais fait.

Et cette fois encore, devant le gigantesque Dôme de coordination, j'étais seul. Le seul à pouvoir y aller, à pouvoir m'inscrire, à pouvoir défier ces maîtres dont j'admirais tant le parcours et le travail. Keno se rappela bien vite à moi, il était là aussi, le premier à m'avoir accompagné dans cette aventure, dans tous ces choix. Il ne m'avait jamais laissé tomber, il avait même mis sa vie en danger pour me permettre d'aller plus loin, nous étions tellement liés que j'avais parfois l'impression que ses pensées étaient les miennes et que l'inverse se vérifiait également. Nous avançâmes tous deux vers l'immense bâtiment. Je n'avais plus de maux de ventre mais ma gorge était un peu serrée. J'envoyais une photo de l'endroit à Clarisse, puis à Herbert pour lui signaler mon arrivée. J'avais décidé de ne pas trop communiquer sur mon arrivée à l'Elite pour une seule et bonne raison : la peur de perdre. Je n'étais pas sans ignorer que cela faisait partie des possibilités, mais je voulais tout de même y croire en mon fort intérieur.

Je pris une grande inspiration et passais les portes automatiques en compagnie de Keno. L'endroit était magnifique, sobre mais bien décoré. L'absence de monde me faisait ressentir la différence entre un concours de coordination et ce qui se passait ici.
Je me présentais aux inscriptions avec mes papiers et mes rubans, ma carte de coordinateur fut enregistrée et le responsable m'informa de tout ce que je devais savoir pour la suite. La démarche était purement administrative mais une fois le dossier traité, je ne pouvais plus faire marche arrière. Après quelques minutes d'explications sur les différentes règles à savoir – que je connaissais déjà quasiment par cœur – le responsable m'indiqua que l'on me rappellerait dans les jours à venir pour me convier au Dôme. Le maître coordinateur qui allait m'affronter serait tiré au sort sous peu. Cette idée m'angoissait autant qu'elle m'exaltait. Comme s'il s'agissait d'un rite de passage, je me sentis devenir adulte en un instant.

J'allais participer à l'Elite.


HRP : Les Pokémon suivants sont bloqués :
  1. Kirlia S
  2. Demanta S
  3. Debugant
  4. Caninos
  5. Milobellus
  6. Monorpale
  7. Mysdibule
  8. Mystherbe S
  9. Abra S
  10. Stalgamin


Avatar (Yulia) + Signature (Vanee) = love.
SONNFLORWALDS. Un nom compliqué pour une pension qui vend du pâté.
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 15/02/2015
Messages : 443

Région : Unys / Elite 3
Jeu 23 Aoû - 18:07
ENFIN. IL EST LA. OMG.

Hahem. Bonjour Monsieur Gladstone. On ne vous attendait plus ! Bienvenue à l'Elite :D
Veuillez choisir un numéro entre 1 et 3 (Calypso étant écartée de l'épreuve de prestation). Bon courage o/


Avatar par Sakae Kurami
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Eleveur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 29/10/2013
Messages : 1501

Région : Kanto
Dim 26 Aoû - 22:26
OUI BON ÇA VA. #anticlimax

Je prends le numéro 2, parce que deux, tu peux.


Avatar (Yulia) + Signature (Vanee) = love.
SONNFLORWALDS. Un nom compliqué pour une pension qui vend du pâté.
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 24/09/2016
Messages : 868

Région : Sinnoh
Mar 4 Sep - 7:30
L'hiver s'est durablement installé au nord de Sinnoh, la cheminée de la pension crache ses poumons nuits et jours malgré ma résistance au froid, qui a ses limites. Les nuits peuvent être gelées malgré tout mais cela ne me coupe pas du sommeil, réparateur, qui me permet d'oublier l'espace d'un instant toutes mes nouvelles responsabilités. Enfin, quand mon sommeil est calme et non aussi agité qu'il vient de l'être... Alors que je sors lentement de ma torpeur, je me rend compte que tout ce que je viens de vivre n'était que le pur produit de mon imagination et je lâche un soupir rassuré, me détendant immédiatement ; ce n'était qu'un drôle de rêve, rien de plus. Comment ai-je pu penser, même dans mon inconscience, qu'une telle chose pouvait arriver ? Rêver que je faisais des avances à un confrère de la ligue, et que nous allions plus loin... Mon esprit doit être détraqué par quelque chose pour qu'il en vienne à de telles choses, ce n'est pas habituel. Et heureusement que je ne connais pas cet homme, que l'on dit être un charmeur, ou je me serais certainement senti mal à l'aise face à lui après tout ce qu'il vient de se passer dans mon imaginaire... Heureusement, personne ne sera jamais au courant. Pas même ma sœur. Surtout pas elle.

Je me lève rapidement, soucieux d'effacer ces images de mon esprit, tout en maugréant en sentant le froid qui s'est installé dans la pièce. Le feu s'est éteint, il s'agit donc de ma priorité et je m’attelle à le relancer rapidement, satisfait lorsque les flammes réapparaissent, se nourrissant du bois et réchauffant rapidement l'atmosphère du cottage. Je secoue la tête après avoir fixé les flammes un peu trop longtemps, des images remontant dans mon esprit, et je pars prendre un solide petit déjeuner avant de sortir m'occuper de l'extérieur, nourrissant les Stalgamin et les adultes qui vivent toute l'année à l'extérieur, même en cas de tempête ; c'est comme cela qu'on obtient de bons sujets après tout, en évitant de les ménager et en leur permettant de garder leurs instincts naturels. Tout le monde semble aller bien et je peux m'atteler à mes tâches quotidiennes, à commencer par rentrer du bois sec... Lorsqu'un cri bien connu retentit dans la plaine et me coupe de mes occupations. Au loin un rapace de feu fait son apparition, sillonnant rapidement les airs pour me rejoindre.

Fumseck passe désormais une partie de son temps à faire la navette entre le dôme et la pension, le téléphone étant régulièrement coupé ici à cause de l'altitude. A son approche, je reconnais une lettre accrochée à sa patte, comme on le faisait dans l'ancien temps. Je la récupère lorsqu'il se passe tout en soupirant ; il ne peut s'agit que du QG, je me demande ce qu'ils souhaitent... En l'ouvrant, je comprend vite leur raison : j'ai été désigné pour affronter un coordinateur venu s'inscrire pour nous affronter. Mf, pas le choix, je dois aller au QG pour la semaine et dès aujourd'hui, où mon agent va me faire une tête pas possible... La rencontre avec le coordinateur est pour demain, je rassemble rapidement des affaires et je grimpe sur le dos de Fumseck après lui avoir mis son harnais ; il est plus grand que la plupart de ses congénères et tolère bien mon poids, mais je le harnache tout de même pour notre confort à tous les deux.

Je laisse la pension derrière moi, entourée par mes pokémons gardiens. Il ne risque pas de lui arriver quelque chose...

###

Je m'approprie une chambre à mon arrivée et y dépose mon affaire ainsi que mes pokéballs, laissant Casse Noisette sortir de la sienne comme à mon habitude. Je ne cherche pas forcément à rencontrer d'autres personnes pour sociabiliser, je me contente de répondre à mes obligations avant de retourner à l'intérieur pour me reposer jusqu'au lendemain...

Avec le challenger, nous avons été convoqués auprès de l'huissier de justice pour la découverte du thème, comme à leur habitude. J'ai revêtu ma tenue habituelle, mon kimono coupé en partie en dévoilant mon épaule. Mon agent n'appréciait pas, au départ, que je m'habille ainsi... Sauf que l'opinion publique était d'une autre avis et j'ai finalement été autorisé à me vêtir comme bon me semblait. Evidemment, que pensait-elle au juste ? Cela fait parti de mon personnage et cela plaît au public.

J'entre dans la pièce avec beaucoup de naturel et je me retrouve face à un jeune homme brun, plutôt frêle, qui semble être encore dans l'adolescence... Décidément, ils arrivent de plus en plus jeune jusqu'à nous, il doit avoir du talent. Je lui tend la main et la lui serre avec poigne, un bref sourire courant sur mon visage.

- Bienvenue à l'élite jeune homme ! Comme tu t'en doutes, c'est moi que tu affronteras pour la prestation, ne me déçois pas !



Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Eleveur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 29/10/2013
Messages : 1501

Région : Kanto
Sam 29 Sep - 22:39
La sonnerie de mon téléphone retentit à une heure matinale dans la chambre d'hôtel que j'habitais. Ces derniers jours, je n'arrivais pas très bien à dormir. À cause de mon absence de la pension, j'avais dû prendre une partie des responsabilités administratives pour dégager du temps à Herbert et entre ça et la prestation de l'Elite, je ne me sentais pas vraiment à l'aise. Je m'étais mis à travailler la nuit parce que je ne trouvais pas le sommeil. La journée, je la passais à dormir, traîner dans mon lit et je sortais quasiment exclusivement pour déjeuner et permettre à Keno de se promener un peu. Lui aussi était très concentré, passant la plupart de son temps à méditer et me regarder travailler et ne pas dormir. J'avais également envoyé des messages à Clarisse qui était très enthousiaste à l'idée de me voir concourir. Cela me mettait un peu la pression, mais ce n'était pas pour cela que j'allais abandonner, bien au contraire.
    « Ar... Hum... Allô ? »
Ma voix était enraillée, j'avais été réveillé par la sonnerie et n'avais pas chercher à comprendre pourquoi un numéro d'un indicatif différent m'appelait. J'avais pris l'habitude de répondre au téléphone en toutes circonstances, puisque les dresseurs pouvaient m'appeler et que je n'avais pas vraiment les moyens de prendre un téléphone professionnel pour faire la différence.
    « Monsieur Gladstone ? »
Ah, c'était donc un peu sérieux. Je me relevais dans mon lit, me passant la main sur la figure avant d'éloigner le téléphone de ma joue pour me racler un bon coup la gorge afin de parler cette fois-ci correctement à mon interlocuteur.
    « Oui, c'est moi. »
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, mais c'était vrai que j'étais censé être convoqué prochainement à l'Elite pour connaître le thème que j'aurais à préparer, mais en sortant du sommeil de manière aussi impromptue, ce n'était pas la première chose à laquelle j'avais pensé, sachant déjà que je m'étais pendant un instant demandé ce que je fichais là, n'ayant pas vraiment l'habitude d'un lit aussi confortable et d'une chambre si... vide.
    « Nous sommes prêts à vous donner le thème de votre prestation, rendez-vous aujourd'hui à 14h au Dôme. Vous pourrez y être ?
    - Ou... Oui, bien sûr !
    - Très bien, je vous remercie.
    - Bonne journée ! »
Je raccrochai, complètement vaseux mais aussi surexcité vis-à-vis de la nouvelle que l'on venait de me donner. Je regardais l'heure s'affichant sur mon téléphone. Il était huit heures du matin passées et je savais que me rendormir pourrait maintenant me porter préjudice, puisque je n'étais pas sûr de me réveiller à temps.
Je me fis à l'idée que je devais donc me préparer et rester éveillé jusqu'à l'heure prévue sans avoir l'apparence d'un zombie, en clair : je devais prendre une douche. Je saluai Keno, le rassurant sur ma condition avant de m'avancer vers la douche. Pendant un instant, j'hésitai en entrant dans la salle de bain. Comme son nom l'indiquait, elle comportait une baignoire et cette dernière me tentait vraiment, seulement j'avais peur de m'endormir dedans, ce qui aurait le même effet que de me prélasser dans mon lit. Il fallait dire que cela faisait des années que je n'avais pas pris de bain et finalement je n'en avais toujours pas profité... Et visiblement ce n'était pas non plus pour ce jour-ci.

La toilette faite, il me restait vraiment beaucoup de temps pour me préparer. Je rejoignis Keno dans la chambre, serviette autour de la taille pour m'habiller. La chambre était nette, bien rangée, propre. Il fallait dire que je n'avais pas l'habitude d'avoir autant de temps devant moi avec si peu de corvée. Alors, j'avais même pris soin d'apporter des vêtements au pressing pour avoir des habits variés prêts pour ma prestation. J'avais aussi prévu un costume pour la cérémonie du jour. Enfin, je ne savais pas si on pouvait appeler cela une cérémonie, mais comme le tout avait l'air extrêmement protocolaire, je préférais me vêtir en circonstances, quitte à paraître un peu trop bien apprêté. Il valait mieux cela que l'inverse.
J'observais mon costume dans la penderie, réfléchissant à ce que j'allais faire. J'avais pris tout mon temps mais une petite seulement était passée depuis l'appel et me connaissant, si je m'habillais bien tout de suite, je risquais de me tacher ou pire, d’abîmer mon costume et aucunede ses deux options n'était acceptable.
    « On va prendre un petit déjeuner ? »
Je n'avais pas eu le loisir de tester les services de l'hôtel, puisque je me couchais souvent en matinée, alors c'était l'occasion de prendre des forces tout en passant un peu le temps. Je savais que c'était le genre d'endroit où le premier repas de la journée pouvait être assez conséquent et cela m'allait très bien.

Finalement, l'heure était arrivée, j'avais mangé comme un ogre et bu beaucoup de café. Mon esprit comme mon corps était finalement bien éveillé et j'étais prêt à en découdre, même si cette fois, je n'allais pas avoir grand chose à faire.
Je me présentais à l'accueil bien en avance et en compagnie de mon ami, Keno, restant à mes côtés. On m'invita à aller dans une salle particulière, tout en m'expliquant que j'allais pouvoir rencontrer la ou le maître coordinateur que j'allais devoir affronter pour la prestation. Je savais également que le thème allait être dévoilé et je devais dire que cela faisait beaucoup d'un coup. J'avais énormément d'admiration pour les maîtres coordinateurs alors avoir l'occasion d'en voir un en vrai juste en face de moi et lui parler me rendait encore plus timide.

J'entrais dans la pièce pour découvrir un espace quasiment vide. Il y avait par contre des personnes bien habillées de partout – ce qui me soulagea un peu par rapport à ma propre tenue. Une porte s'ouvrit rapidement et Saizo Masuda apparut. LE Saizo Masuda. J'en restais presque bouche bée, entre l'envie de pousser un cri suraigu et celle de partir en courant. Pour le bien de tous et notamment le mien, rien de ceci ne se passa. Je restais stoïque, attendant plutôt que le maître s'approchât de moi.
    « Enchanté Monsieur Masuda. Je ferai de mon mieux. »
J'avais serré sa main en essayant d'avoir une pression correcte, mais il fallait dire que nous n'avions pas la même musculature. J'étais impatient de connaître le thème que nous allions nous attribuer, mais dans le même temps cela ne m'aurait pas dérangé de pouvoir discuter un peu plus avec lui.
Je m'éloignais d'un pas de côté, sentant bien que chaque personne devait être à sa place.



HRP : Qui avait préparé son rp mais a oublié de poster ? =>


Avatar (Yulia) + Signature (Vanee) = love.
SONNFLORWALDS. Un nom compliqué pour une pension qui vend du pâté.
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 20/11/2017
Messages : 198

Dim 30 Sep - 21:04
Bonsoir cher challengeur, bonsoir cher champion !

Les membres du Comité ont longuement débattu pour finir par déterminer le thème sur lequel vos prestations porteront ! Ce sera à présent à vous de donner le meilleur de vous-mêmes pour espérer l'emporter...

Le thème choisi pour cette Élite est...:
 

Vous avez le droit chacun à 2 Pokémon et 3 attaques maximum et devrez donner une prestation, comme en concours, dans les règles de l'art de la coordination.

Vous avez très exactement 1 mois pour poster votre prestation à partir de maintenant, ce qui vous laisse jusqu'au dimanche 28 octobre inclus. Le jury aura ensuite deux semaines pour voter pour sa prestation préférée.

Bonne chance à tous les deux !


◊ baisse d'activité pour les mois à venir en raison de mes études, merci de votre compréhension ! ◊

saynètes
higher ground
ava par Elisa ♥️
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 24/09/2016
Messages : 868

Région : Sinnoh
Dim 28 Oct - 23:28
Le jeune homme semblait impressionné lorsque j'apparus devant lui, je l'avais bien vu à la façon dont il m'avait fixé pendant de longues secondes, avant de se reprendre. Au moins il s'était calmé et semblait capable de se retenir, ce qui était un bon point ; il fallait savoir garder son sang-froid, c'était important pour un coordinateur lorsque tout ne se déroulait pas comme prévu sur la scène... On était capable de tout cacher aux yeux du public et du jury, tant qu'on avait suffisamment de vivacité et de calme pour changer rapidement ses plans. M'enfin, il n'y aurait pas de plan tant que nous n'avions pas le thème de cette prestation et j'attendis donc sans un mot, les bras croisés, que l'huissier n'ouvre cette enveloppe... Heureusement il ne nous fit pas attendre bien longtemps et j'eus un sourire amusé en apprenant l'intitulé : l'Ambition. Ils arrivaient toujours à trouver des thèmes ouverts et intéressants, fort heureusement.

Je me tournai vers Elias, lui offrant un léger sourire.

- Eh bien, ce thème est parfait pour que tu puisses me montrer ce que tu vaux, bonne chance !

Nous ne nous attardions pas et je retournais dans la chambre qui m'était attribuée lorsque je venais (soit quasiment jamais) pour réfléchir à ce thème autour d'une bonne tasse de thé brûlante. J'avais quelques jours pour me décider et je ne devais pas traîner, les préparations avec les pokémons demandant toujours de nombreuses répétitions... Les jours suivants je ne vis pas le temps passer, trop concentré sur ma tâche, et le jour J arriva bien vite. La première fois que je ferais une prestation en temps que membre de l'élite ; et si j'avais rouillé ? Bah, ce n'était pas si grave.

Début de la prestation

Lorsque les rideaux disparaissent, les spectateurs peuvent découvrir la scène, pour l'heure incroyablement silencieuse. Un simple coup d’œil suffit pour réaliser que l'estrade a entièrement été réalisée en miroir, dans un décor minimaliste. La scène donne l'étrange impression d'avoir été coupée en deux, chaque côté reflétant l'autre : deux tables en carton pâte se font face, deux étagères de la même matière et le même nombre de coussins posés au sol ; Saizo repose sur celui de gauche, agenouillé et silencieux, alors qu'un Archéduc est posé sur celui de droite, dans la même position que son humain. L'homme et la créature sont installés en miroir l'un de l'autre. Sur les tables reposent deux tasses identiques aux moindres détails, qu'ils attrapent d'un même mouvement, comme s'ils ne faisaient qu'un. Ils boivent lentement le liquide avant de reposer l'objet, avec la même coordination sans faille alors que la scène est lentement plongée dans le noir, le temps de quelques secondes.

Lorsque les lumières réapparaissent, le mobilier a été mis vers le fond de la scène mais se reflète toujours avec la même exactitude. Au centre de la pièce se trouve une créature froide comme la glace, au regard transperçant : une Momartik. Elle tient entre ses mains deux papiers identiques et semble regarder autour d'elle, cherchant quelque chose ; ses yeux s'illuminent lorsque, d'un même mouvement, Saizo surgit de la droite et Archéduc de la gauche de la tribune, s'avançant vers elle. L'homme semble simplement se balader, regardant autour de lui et avançant d'une démarche aérienne, alors que son vis à vis pokémon a une démarche plus raide et plus déterminée, la tête haute et le poitrail bombé, l'air fier. Ils rejoignent tous deux la créature de glace, qui leur tend à chacun un papier tout en semblant leur murmurer quelques mots qui échappent au public. Le pokémon plante semble excité, tapotant le sol de ses pattes, sa réaction différant largement de celle de Saizo, qui se contente d'observer le papier d'une mine pensive.

- La voilà, la chance que j'attendais depuis si longtemps ! Ce n'est pas cher payé pour obtenir une telle richesse ; enfin le trésor de la vallée est à moi, je serais le premier à mettre la serre dessus !

Le hibou imite au mieux les mouvements d'une bouche qui parle alors que sa voix résonne par les hauts parleur pour atteindre l'ensemble du public. Il pose alors plusieurs pièces d'or dans la main de la Momartik, qui le salue d'un air ravi en rangeant son butin. Presque au même moment, Saizo se tourne vers le public, parlant à son tour, d'une voix plus posée et grave.

- Je ne peux pas me permettre d'utiliser mes dernières pièces pour une telle quête, et que ferais-je de tant d'argent ? Je ne recherche pas la richesse et je ne veux pas attirer les brigands et les profiteurs auprès de moi.

Il tend la feuille à la créature des glace, qui l'a reprend sans un mot ni un regard pour l'homme. Celui-ci recule au même moment que le Archéduc et tous deux retournent lentement vers le fond de la pièce, chacun de leur côté, alors que les lumières se tamisent lentement jusqu'à ne plus permettre d'apercevoir la scène et ceux qui s'y agitent dans les ombres...

L'estrade est de nouveau éclairée et une scène familière semble se jouer devant eux : Saizo et Archéduc sont agenouillés sur le même coussin, face à une tasse de thé, et semblent fort paisibles. Lorsqu'ils l'attrapent au même moment pour y boire une gorgée, quelque chose attire alors l'attention ; la table de droite, celle de l'oiseau spectrale, n'est plus la même que celle de Saizo : le mobilier de mauvaise qualité, digne d'un théâtre amateur, a été remplacé par un somptueuse table en bois de chêne et aux fines reliures en or, visibles grâce à la lumière qui s'y reflète. L'oiseau en semble fier et boit avec un sourire évident, alors que Saizo a toujours le même visage serein. Quelques secondes passent, mais quelque chose trouble alors la quiétude ambiante : le bruit de sabots qui semblent déferler non loin d'eux, des cris de femmes et d'enfants, du chahut. Comme un même homme les deux protagonistes se lèvent et s'avancent vers l'avant de la pièce alors que surgit des coulisses la Momartik, cette fois vêtue d'une fausse armure, d'un casque en papier et d'une petite épée, telle une soldate ; elle virevolte sur la scène, donnant des coups dans le vide, dansant avec un ennemi invisible. Son manège attire aussitôt l'attention des deux personnages qui se reflètent, qui observent pendant un instant la Momartik se battre avant que la voix de Archéduc ne se fasse de nouveau entendre.

- N'est-ce pas là mon moment tant attendu ? Si je parviens à sauver cette foule de leur agresseur ils me reconnaîtront enfin et j'obtiendrais la gloire tant méritée... Je me dois d'essayer !

- Tout cela est bien dangereux... Je ne suis pas un soldat, je risquerais de blesser un innocent si je m'en mêlais... La garde ne va pas tarder à venir, je vais simplement surveiller que rien ne facheux ne se passe en les attendant.

Si Saizo avance alors doucement vers la créature des glace et reste dans les ombres, spectateur attentif de la scène, Archéduc lui observe cet ennemi invisible avec mépris, la tête haute. Arquant ses pattes, il déploie alors ses ailes et se sert de son arc pour décocher une puissante flèche, qui jaillit près de la Momartik et s'enfonce dans le mur de la scène. Des applaudissements jaillissent aussitôt des haut parleur ainsi que des remerciements et des pleurs de soulagement ; l'oiseau se pavane alors sur scène et profite largement de sa notoriété alors que Saizo est resté en retrait, veillant simplement sur la Momartik en armure. Celle-ci remercie d'un gracieux hochement de tête son sauveur avant de disparaître de la scène avec légèreté, les bruitages s'estompant peu à peu eux aussi, au même rythme que les lumières... L'obscurité prend de nouveau le dessus pour quelques brèves secondes.

Ils sont de nouveau agenouillés de chaque côté de la scène, devant leur tasse de thé. Si Saizo est toujours dans le même état d'esprit, Archéduc semble être gonflé d'orgueil, sa luxueuse table débordant désormais de nourriture, de vaisselle fine et de cadeaux qu'il n'a pas encore déballé, témoins de sa popularité naissante. La scène s'estompe lorsqu'ils se lèvent et s'éloignent de chez eux au même rythme alors qu'un jeu de lumière fait tomber la nuit sur scène, masquant ainsi une partie de l'estrade où s'agitent quelques techniciens... Le jour se lève rapidement et dévoile un nouveau décor : une fausse grotte placée au milieu de l'estrade, entre les deux protagonistes. Le rugissement puissant d'un dragon résonne soudainement dans la salle, faisant sursauter quelques spectateurs alors que Saizo et son Archéduc se tournent brusquement vers la grotte et se rapprochent lentement, prudemment. Une voix grave et profonde résonne alors dans le dôme.

- Toi... Approche... Si tu me délivres de mes chaînes, je t'offrirais mon pouvoir.

De chaque côté de la grotte les deux acteurs s'approchent lentement, méfiants. Des bruits de chaîne se font entendre via les haut parleur ainsi qu'un grognement sourd. La créature semble imposante.

- Je vais le faire ! Avec un tel pouvoir j'obtiendrais enfin tout ce que j'ai toujours désiré, je n'ai pas peur de cette créature !

- Un grand pouvoir apporte toujours de grandes responsabilités... Et qui serais-je si je délivrais une telle créature ? Il vaut mieux qu'elle reste là où elle est.

Alors que Saizo se détournait et quittait la scène sans regret, Archéduc s'éclipsa derrière la grotte et le bruit de chaines que l'on traîne au sol se fit entendre, suivi d'un rugissement puissant et heureux. Le hibou réapparaît alors aux yeux du public, mais tous peuvent constater qu'il semble différent : de son corps émane des bourrasques de vent sombres, qui l'entoure, telle une aura protectrice ne le quittant pas. Il a la tête haute, l'air arrogant de celui qui a risqué sa vie et qui a atteint son but. Il quitte la scène un bref instant et celle-ci s'éteint, juste le temps de remettre les décors à leur place...

Cette fois, les différences sont flagrantes. Saizo boit lentement son thé, agenouillé sur son coussin, le dos droit et un sourire franc aux lèvres. Archéduc, lui, trône dans un fauteuil richement décoré, la tête haute, son corps toujours entouré de cette sombre aura de puissance. Ils boivent leur thé d'un geste coordonné avant de se lever, rejoignant d'un même pas le milieu de la scène où ils se toisent pour la première fois. Les deux acteurs se sourient alors et se serrent la main sans un mot, avant de retourner en coulisse.

Détails:
 



Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Eleveur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 29/10/2013
Messages : 1501

Région : Kanto
Dim 28 Oct - 23:59
En découvrant le thème de ma prestation, j'avais l'impression que la vie me jouait un nouveau tour. Comme si, encore une fois, un signe m'était montré. Ce que j'avais accompli, c'était lié à tout cela.

Quelques jours étaient passés, pendant lesquels j'avais passé mon temps à réfléchir, à élaborer des stratégies, à travailler le thème de long en large et en travers. Je voulais le faire mien, mais je voulais aussi faire en sorte que cela fut un peu moins personnel que lors de certaines de mes prestations. Après tout, il ne s'agissait pas d'un simple concours de coordination à ce moment-là, j'allais me présenter à l'Elite. Je ne pouvais donc pas me permettre de faire simple ou de faire trop personnel. Je ne voulais pas me dévoiler, ni dévoiler ma vie, je voulais faire comprendre par contre que je ne pouvais pas être le seul à en arriver là le seul à réussir.

PRESTATION.

J'appréciais d'apparaître dans le noir. Cela me rassurait probablement et puis, cela faisait partie d'une habitude dont j'avais du mal à me passer. C'était un rituel d'entrée en scène pour moi et je ne pouvais pas me résoudre de faire sans pour cette ultime prestation. Doucement, lentement, la lumière fit son retour et nous permit de commencer. Je me dressais au centre de la scène. Le budget costume n'avait pas explosé : je restais vêtu d'un beau pantalon et d'une veste de costume, tous deux de couleur bleu nuit. Je portais également une chemise blanche, plutôt simple. En fait, je ne tenais pas à attirer l'attention sur la façon dont j'étais vêtu, je voulais simplement être bien habillé pour mon Elite, mais mon costume faisait quand même un lien avec ce que j'avais pu moi-même devenir.

Je stressais un peu, mais je cachais mes tremblements en bougeant sur la scène. En effet, je me comportais comme une personne assez fière d'elle. Je me pavanais à droite et à gauche, saluant le public, faisant semblant de reconnaître çà et là des personnes parmi les spectateurs. Je faisais du grand théâtre, moi qui étais si timide.
    « Moi, je voulais tout, tout cela, les paillettes, le showbizz.. ! Ce ne fut pas si facile, vous le savez ! Et on peut vite perdre la tête. »
De chacun de mes côtés apparurent mon Kirlia et mon Débugant. Le Pokémon Psy montra son élégance en allant faire quelques pas plus loin, dans une danse très agréable, ressemblant à du classique. De son côté, Débugant en fit de même, mais ne sut pas se montrer aussi souple et délicat. C'était même une catastrophe. Je les regardais quelques instants, avant que la scène ne fusse de nouveau plongée dans l'obscurité... Pour se rallumer aussitôt.
    « Allez, à toi de montrer ce que tu vaux ! »
D'un air négligeant, je passais un pied derrière le Débugant pour l'envoyer vers le public. Celui-ci ne manqua pas de trébucher et se releva avec un air désolé. Le Kirlia se montra enjoué et la lumière s'éteignit enfin. Cela nous permit d'aller nous cacher en coulisses avec Keno, mon Kirlia.

L'action reprit quand Berserk, le Pokémon Combat, apparut de nouveau, sur le côté droit de la scène. Je l'observais de loin alors que la lumière du projecteur le suivait. Débugant semblait se dandiner, hésitant. Ce n'était visiblement pas facile pour lui d'être sur scène, mais finalement, il y eut quelque chose pour clarifier ses difficultés : le Pokémon Combat tenait contre lui une feuille de papier, il la serrait si fort qu'elle semblait se froisser, voire se déchirer par endroits. Bientôt, celle-ci lui échappa et s'envola vers le public. En un instant, elle fut rattrapée par Keno, qui venait de l'attraper en plein vol, bloquant la feuille d'un puissant Choc Mental. Alors que le Débugant lui courrait après pour récupérer la feuille, le Pokémon Psy quant à lui se jouait un peu du plus petit, montrant la feuille en l'air à tout le public, tout en exécutant des pas chassés. Il se lança dans un Air Veinard pour provoquer d'autant plus le plus jeune des deux.
    « Ah, sacré trouvaille ! Alors comme ça, on ne manque pas d'idées ? »
Je faisais la voix du Kirlia quand Débugant se débattait pour attraper la feuille, essayant lui-même de recourir à des pas de danses pour le poursuivre. Seulement, Keno était bien trop rapide et s'en alla rapidement vers les coulisses, le laissant bien seul. Le Débugant se retourna vers le public en tapant du pied. Il ne semblait pas seulement agacé du comportement de son acolyte mais bien plus frustré par ce qu'il venait d'entendre. Non, il ne manquait pas d'idées pour sa future réussite, mais il avait du mal, alors il s'accrochait comme il le pouvait. Il tenta alors de se reprendre. Un projecteur laissa apparaître une petite table, près des coulisses, avec des feuilles et un stylo. Débugant fit comme s'il écrivait quelques mots, avant de s'approcher encore timidement de la scène.
    « Parfois, on croit pouvoir y arriver simplement... »
C'était une nouvelle fois ma voix, un peu transformée, qui faisait en sorte de représenter une voix off, un narrateur omniscient. Kirlia apparut de nouveau, pour regarder au-dessus de l'épaule du Débugant. Il sembla s'esclaffer à la lecture de ce qu'il y avait sur cette feuille. Et encore une fois, il montra sa grâce au public, s'élança pour des petits pas formidablement bien exécutés. De son côté, Berserk le regardait, complètement défait. Keno était trop fort pour lui. Son visage devenait plus sombre, il n'osait plus faire autant de jeux de jambes qu'il avait pu précédemment en faire et chacun de ses pas semblait plus lourd.
    « Mais ce n'est probablement jamais si facile. »
Le Kirlia se laissa aller à des commentaires, avant de disparaître à nouveau. Le Débugant préféra alors de lui-même laisser tomber la feuille. Il soupira avant de s'asseoir sur la scène, les yeux dans la vide. Il regarda derrière lui et le Kirlia avait disparu. Débugant se releva alors, essayant de se grandir, d'être plus imposant qu'il ne l'était. Finalement, il reprit sa feuille et la consulta, il savait ce qu'il devait faire, semblait résolu, mais les apparitions du Kirlia semblaient à chaque fois le rendre plus sombre.
Finalement, il se montra plus sec, plus droit, lorsqu'il retourna devant sa table. Ses traits étaient plus francs mais semblaient aussi empreints d'une certaine avidité. Il revint enfin vers le devant de la scène avec une nouvelle feuille. Celle-ci semblait montrer le secret de sa réussite, une pierre bien particulière qui était dessinée, faite de traits noirs, elle renfermait les futurs pouvoirs du Débugant.
    « Oh oh... Il semblerait que cette fois, il soit allé trop loin... »
Je commentais la future bêtise du Pokémon Combat pendant que celui-ci ricanait. Il ne dansait plus, il ne faisait que taper du pied, l'orgueil semblait s'être emparé de lui et en lieu et place de la grâce et de la beauté, il ne semblait plus y avoir qu'une envie de nuire.

Et d'ailleurs, alors qu'il s'impatientait, Keno revint sur scène, virevoltant encore autour de lui, lui était toujours plus solide sur ses appuis, toujours plus souple, plus épanoui. Cependant, alors qu'une nouvelle fois son regard s'attarda sur la feuille, le fin sourire que le Kirlia avait eu d'avance aux lèvres s'estompa rapidement. Son humeur changea immédiatement lorsqu'il découvrit le plan de son rival. Cette fois, il ne s'agissait plus de se mesurer l'un à l'autre. De la stupeur apparut sur son visage et la lumière s'éteignit à nouveau.
Quand elle se ralluma, Keno était là deux fois, plus de signe de Débugant, ou du moins, en apparence. Un Kirlia était souriant, d'un sourire mauvais, glacial, que l'on ne voudrait voir apparaître sur aucune paire de lèvres ; quand l'autre semblait interdit, craintif. Très rapidement, l'un se jeta sur l'autre - le plus vilain des deux - et il ne resta plus qu'un Kirlia sur scène comme, tout à coup, le Kirlia au regard craintif disparut. Le Pokémon Psy restant semblait satisfait, mais peu heureux. Il observa le public mais bientôt il sombra dans un rire machiavélique, avant de taper du pied, puis de faire quelques pas gracieux vers les coulisses.

Alors que la prestation semblait toucher à sa fin, je revins sur scène en compagnie du Débugant. Je continuais mon rôle de M. Loyal, comme si tout allait bien sur scène, puisque l'action avait été résolue.
    « Ça alors, c'était un petit gars qui en voulait. Heureusement, de mon côté, il n'y a rien qui puisse me surpasser. »
À ces mots, les deux Pokémon qui m'accompagnaient se regardèrent, puis se jetèrent sur moi avec férocité.
    « Quoi ? Non ! Vous ne pouvez pas faire cela ! C'est mon spectacle ! C'est moi qui suis important ! Vous ne pourriez pas être là sans moi ! Non ! Noooooon ! »
Les rideaux recouvrirent la scène alors que les deux Pokémon s'étaient jetés sur moi, je poussais des cris les plus déchirants possibles, jusqu'à ce que mon micro fut coupé.

FIN DE LA PRESTATION.
Après quelques instants et pour rassurer les spectateurs les plus jeunes, je réapparus sur scène en compagnie de mes deux amis, main dans la main. Je leur fis un sourire avant de les serrer dans mes bras. Voilà, c'était fait. Nous l'avions fait ensemble.
Je retournais finalement vers les coulisses, le stress s'était évaporé un instant, le temps pour moi d'avoir présenté ma prestation. J'étais soulagé dans un sens, mais j'avais aussi extrêmement peur des résultats.

Les coulisses:
 


Avatar (Yulia) + Signature (Vanee) = love.
SONNFLORWALDS. Un nom compliqué pour une pension qui vend du pâté.
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 20/11/2017
Messages : 198

Lun 12 Nov - 22:21
Chers spectateurs, chères spectatrices, cher champion, cher challengeur !

Le jury s'est réuni et a délibéré pour départager nos deux concurrents, messieurs Gladstone et Masuda !

Les prestations ont beaucoup plu l'une comme l'autre et les votes ont été, jusqu'au bout, très serrés. Vous avez traité le thème de l'Ambition avec élégance et clarté et nous avons tous apprécié la mise en valeur de vos Pokémon dans ce spectacle. Mais de vous deux, il n'y aura qu'un gagnant, et celui-ci a enfin été désigné !

Voici l'enveloppe où est inscrit le nom du vainqueur...:
 

Un très grand bravo à nos deux concurrents qui ont brillé ce soir, et merci à tous d'avoir suivi ce spectacle !


◊ baisse d'activité pour les mois à venir en raison de mes études, merci de votre compréhension ! ◊

saynètes
higher ground
ava par Elisa ♥️
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



C-GEAR
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Sujets similaires
-
» Que faire à la plage quand il fait chaud? Mater evidemment!
» Rodrigue Milien s'était évidemment inspiré de cete chanson qui date de 1958

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Master Poké :: Le Pokémonde :: Région Sinnoh - 4E G E N :: QG Elite 3 :: Dôme-