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» It's time to strike !


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Modo & Eleveur

C-GEAR
Inscrit le : 07/01/2016
Messages : 4953

Région : Sinnoh
Mar 21 Aoû - 17:38

It’s time to strike !

Il y a un moment où on ne peut plus se permettre d’hésiter, où le temps nous manque, où on se trouve au pied du mur. Voilà où j’en suis. Je n’aurais pas pensé que les choses se seraient goupillées comme ça. Discret et fulgurant. Une fois de plus. Et la douleur, c’est pareil. Personne n’en parle, personne n’y arrive. Et puis sans doute que personne ne veut. Sauf que j’ai fait cette promesse. Je lui ai promis qu’elle me verrait, qu’elle me verrait remporter l’Elite. Alors je n’ai plus le choix. Après tout, ça fait des mois que nous nous préparons tous pour cela. Des mois entiers. Je me rappelle à quel point j’étais enthousiaste lorsque j’ai obtenu mon cinquième ruban. Je voulais foncer directement à l’Elite, m’inscrire pour me confronter aux Maîtres coordinateurs tant que j’avais le vent en poupe. Puis les choses ont traîné. J’ai voulu préparer mes Pokémon au mieux pour le combat, pour déterminer lesquels m’accompagneront si je parviens à franchir l’étape de la prestation. Sauf que les choses se sont accumulées : la pension où les clients affluent, les inspections pour les rubans Cérès, Maïa qui a eu quelques petites difficultés à l’école, le retour de Régis, l’arrivée de Louis comme nouvel employé, les projets d’expansion, la famille aussi. Au final, rien. Je ne suis pas allé jusqu’au quartier général de l’Elite alors que c’est juste à côté de la maison. Désormais, il faut foncer.

Lorsque j’ai appris qu’il ne restait plus longtemps, ça m’a fait un choc. J’étais persuadé qu’elle allait bien, j’avais été aveugle à la détérioration de son état. Maintenant, je culpabilise. J’en ai parlé à mes frères, je leur ai expliqué mon impératif. Ils ont compris. Raph m’a même passé son Dracolosse pour que je fasse les voyages de la maison à l’Elite. C’est ce que j’ai fait. C’est pourquoi je suis là. Je suis devant les portes du bâtiment et je tremble. Je sens la patte de mon Riolu tapoter le bas de mon dos. Il essaie de me réconforter ou de me rassurer, de toute façon, j’ai besoin des deux. Il faut que je passe outre cette peur qui me faisait remettre toujours à plus tard cette étape de ma vie. Clifford jappe, me tirant de mes pensées. Le Caninos est assis, devant moi, et doit s’impatienter face à mon inaction. C’est dingue. Je ne sais pas, ça me parait fou d’en être là, malgré la préparation, malgré le temps que j’ai pu avoir pour me faire à l’idée de cet affrontement de coordination contre les plus grands. Et pourtant, j’en suis toujours au même point, toujours avec ce même manque de confiance, toujours avec ces doutes. Sauf que j’en ai marre de l’immobilisme, je n’ai plus la possibilité de me le permettre. Je dois être un fonceur et plus un trouillard. Depuis petit on me reproche de foncer dans le tas sans réfléchir, alors pourquoi là je n’en ai pas été capable ? Sans doute parce que c’est important, parce que ça me concerne, au plus profond de moi.

Spyros : On est tous là, on est tous derrière toi Nessa. Tu peux y aller.

Moi : Merci Spyros.

Je sens du mouvement. Ethiops. Le tout nouveau Mygavolt ne se place plus dans mes cheveux, ce n’est plus vraiment faisable. Alors il a trouvé un autre moyen d’être au plus près de moi, s’accrocher dans mon dos comme si j’avais un sac à dos. Il n’est pas super léger depuis son évolution, mais je suppose qu’il n’est pas encore tout à fait prêt à quitter le nid, si tant est que je sois le nid. Du coup, j’accepte de servir de support de la sorte, j’avoue que ça me rassure aussi de le savoir toujours présent, et puis c’est la meilleure farce que j’ai en stock, de demander à quelqu’un de récupérer quelque chose dans mon sac à dos et que – surprise ! – c’est un Mygavolt. Quoi qu’il en soit, l’arachnide beige et rouge se pose au sol et commence à avancer vers la porte, lui aussi. Et Clifford les suit. Les trois Pokémon que j’ai décidé de laisser sortis de leurs pokéballs sont là à m’inciter. Pour que je bouge, pour que j’entre, pour que je m’inscrive, pour que je tente cette Elite. Oui, en tant que coordinateur, je me dis que je peux y arriver, que j’ai les atouts en main. Après, il est certain que j’ai des craintes, surtout relative au thème qui me sera imposé. Pour autant, j’essaie de relativiser, après tout le thème m’inspirera peut-être de grandes choses, ou pas. C’est imprédictible ça. Allez, c’est parti. J’y vais. J’entre et me dirige vers l’accueil, vers une des hôtesses disponibles.

Moi : Bonjour, je voudrais m’inscrire pour défier l’Elite.

Hôtesse : D’accord, il me faudra votre nom, une pièce d’identité, votre carte de coordination, vos cinq rubans ainsi que les Pokémon que vous comptez utiliser pour la prestation. Leur nombre ne peut pas dépasser dix.

Tout cela, je le sais. Je me suis renseigné comme il le fallait sur le site internet de l’Elite. Donc j’ai tout préparé. Je donne tous les éléments qui sont nécessaires à l’enregistrement. Je commence à sentir ce mélange d’excitation et d’appréhension. Je suis en train de faire quelque chose de totalement fou, venir me mesurer aux Maîtres coordinateurs. Et le pire, c’est que tout le monde est derrière moi, mes collègues, mes amis, et toute ma famille. Je crois que c’est ça le plus dingue, qu’absolument toute ma famille me soutienne dans cette aventure. Allez, c’est le moment de faire défiler les pokéballs pour qu’elles soient à leur tour enregistrées. Spyros, Ethiops, Clifford, Swen, Anthéa, Luranmis, Patron, Arnost, Sappho et Criz. Mon équipe. Je me demande bien ce que cela va donner. Les défis de l’Elite se font le week-end. La prestation se fait le samedi, et si elle est réussie, le combat a lieu le lendemain. J’imagine donc que ça ne sera pas pour cette semaine, pour le temps que ça s’organise, donc la semaine prochaine, avec l’annonce du thème mercredi. Ok. Mercredi, dans même pas une semaine. La rencontre avec le Maître coordinateur que je devrai affronter sur les planches et l’annonce du thème sur lequel je devrai créer LA prestation. C’est bientôt. Après, peut-être qu’il y a déjà un challenger de prévu, ce qui repousserait l’échéance. Non. Je n’espère pas. Il faut vraiment que je puisse passer prochainement. Même si c’est flippant.

Hôtesse : C’est fait, tout est enregistré. Vous êtes où de Sinnoh précisément ?

Moi : De Rivamar, pourquoi ?

Hôtesse : Pour savoir si vous aviez un hébergement pour la période.

Moi : Ah, bah oui alors, tout nickel.

Hôtesse : Vous devrez donc revenir ici pour prendre connaissance du thème de votre prestation le mercredi 29 août, à dix heures. Vous passerez sur les planches du dôme le samedi 1er septembre, à quatorze heures très précisément. Faites bien en sorte que tout soit prêt à ce moment-là.

Moi : D’accord, je prends tous vos conseils, merci beaucoup, bonne fin de journée à vous.

Hôtesse : Merci vous de même. Et bonne chance.

Bon. Voilà. Plus de marche arrière possible. Nessa Finnegan à l’Elite. Depuis le temps que cette affiche devait exister ! Je vais sentir les émotions monter crescendo, je risque d’être invivable. Déjà là, il faudrait que je me calme, sauf que je n’y arrive pas. J’ai beaucoup trop hâte. Je voudrais être le jour J, le jour où je découvre mon adversaire et où je peux commencer à réfléchir à tout ça. Après, j’ai quand même peur. Si je me plante, ça craint, et pas qu’un peu. Je sais que je peux revenir me réinscrire direct mais bon, mon estime en aura pris un coup, et je risque d’avoir du mal à m’en relever, bien qu’il le faille. Je préfèrerais éviter l’échec, à choisir. C’est mieux. Si je peux ramener ce trophée de l’Elite, pour le mettre au-dessus de mon lit, à la maison, je prends. Ou non, encore mieux, pour frimer, dans mon bureau à la pension, derrière moi. Ah bah après tout, c’est un coup de communication comme un autre. Si ça peut me servir à ça en plus du reste, ce n’est pas de refus. Surtout qu’avec les projets que j’ai derrière la tête, je serais carrément pour ce coup de pouce supplémentaire, tant médiatique que financier. Attend, elle n’est pas folle l’Apireine ! Enfin, la coordination reste ma motivation principale, juste après tenir la promesse que j’ai faite.




Et me voilà ! Déjà en PLS avant même que ça ne commence. *roule* De toute façon, je ne cherche plus à comprendre, yolo ! xD

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Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 24/09/2016
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Région : Sinnoh
Mar 21 Aoû - 18:32
Bienvenue à l'Elite, monsieur Finnegan ! Votre chemin a certainement été long pour en arriver jusque là, mais vous voici enfin prêt à affronter l'un des Maîtres Coordinateurs lors de prestations enflammées !

Afin de savoir qui vous affronterez sous le dôme, veuillez choisir un numéro entre 1 et 4.

Bonne chance à vous !



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Modo & Eleveur

C-GEAR
Inscrit le : 07/01/2016
Messages : 4953

Région : Sinnoh
Mar 21 Aoû - 19:01
Merci pour l'accueil, j'espère que ma volonté sera à la hauteur de vos attentes.

Je choisis non, j'ai demandé à ma sœur le numéro 3 !

Force et honneur pour ce premier affrontement. o/





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Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 29/10/2013
Messages : 422

Jeu 23 Aoû - 13:47
Rien de mieux qu'un bon petit déjeuner pour commencer la journée. Calypso s'était affalée sur la table de la cuisine pour en profiter, consultant sur son téléphone les dernières nouvelles d'un œil distrait. Ce matin, elle avait été motivée : gaufres, pépites de chocolat, myrtilles et un jus d'orange. Si avec cela, elle n'en avait pas assez pour tenir jusqu'au déjeuner, c'était qu'elle avait dépensé trop d'énergie, évidemment.
En ce moment, Calypso faisait tout pour garder une routine de vie correcte, elle avait recommencé à voir plus d'amis en dehors du Dôme, elle s'était liée d'amitié avec Edel et ils sortaient parfois ensemble, elle gardait un œil sur la vie de Joshua pour lui demander x fois par semaine de ne pas trop en faire et entraînait régulièrement ses Pokémon. En plus de tout cela, elle avait repris le théâtre. Autant dire qu'avec tout ça et la pièce qu'elle avait en préparation pour des représentations prévues dans quelques mois à Unionpolis et Charboug, elle avait plutôt intérêt à rester en forme.
Et finalement, elle n'était jamais autant en forme lorsqu'elle avait énormément à faire que lorsqu'elle tentait vainement de combler son ennui. C'était sûrement peu agréable pour son entourage de retrouver la Calypso énergique et insatiable, mais, à elle, cela lui faisait du bien. Il y avait aussi autre chose qui lui faisait du bien par ailleurs, le metteur en scène de la pièce lui plaisait bien, en fait lui plaisait beaucoup et il semblait que c'était réciproque. De quoi enflammer un peu plus la jeune femme qui sentait encore plus le besoin de prendre soin d'elle et d'apparaître au meilleur de sa forme.
Une fois sa gaufre avalée, Calypso s'étira lentement dans la cuisine vide, personne pour le moment mais il fallait dire qu'il était encore très tôt, elle devait rejoindre Unionpolis dans la matinée avant de revenir au Dôme pour dix heures, donc autant dire que c'était très serré. Tout ça pour vérifier une taille de costume, mais il valait mieux le faire à ce moment-là plutôt que d'attendre le début d'après-midi. De toute façon, le metteur en scène n'était pas présent donc cela n'avait que très peu d'intérêt pour elle que d'y éterniser.
Elle nettoya rapidement son petit déjeuner avant d'aller prendre sa douche et de se préparer, elle était largement dans les temps, mais elle préférait si possible arriver en avance au Dôme par respect pour le coordinateur qui allait se présenter. Évidemment, elle avait appris seulement la veille que c'était elle qui allait être chargée de s'occuper de la prestation. Cela aussi l'avait mise de bonne humeur, mais il fallait dire que ça lui ajoutait une couche de travail supplémentaire, un travail pour lequel elle était logée et payée, mais qui, après l'annonce du thème, allait lui demander toutes ses journées jusqu'au jour J.

Elle prit un taxi pour l'emmener jusqu'à la gare, vêtue d'une longue robe et d'un grand chapeau qui – elle l'espérait – détournait un peu l'attention de ses cheveux pour passer un peu inaperçue. Elle avait peu de temps devant elle et si elle appréciait parfois d'être reconnue et de parler à d'autres personnes, cette fois elle avait surtout envie d'être tranquille lors de son trajet. Assise à sa place, elle sortit son téléphone de sa poche pour envoyer un message à Edel. Comme il devait encore roupiller, elle préférait lui annoncer qu'elle était partie pour ce début de matinée et qu'elle allait revenir à temps pour l'annonce du thème. Ce moment était toujours un peu particulier car elle savait qu'elle pouvait s'attendre à tout et qu'une révélation de thème n'était jamais un moment rassurant, puisque même si cela semblait être un thème abordable, il y avait toujours des appréciations différentes à évaluer. Autant dire que la réflexion n'était pas la partie préférée de Calypso puisqu'elle se prenait la tête à chaque fois avant d'avoir l'idée géniale qui allait tout lui débloquer. Elle ne masquait donc pas son impatience, elle avait hâte d'avoir l'occasion de rencontrer celui qui les avait défié et d'avoir enfin une idée du thème qu'on allait leur servir.
Elle se dépêcha de se rendre à la boutique qu'on lui avait indiqué et à se présenter à la première vendeuse venue. Évidemment, la coordinatrice était attendue et son costume était prêt, ainsi que les couturières qui allaient s'occuper des derniers ajustements. Il faudrait encore travailler le costume pour la scène et pour les répétitions, celui-ci était le plus important car elle le porterait en public alors que deux autres étaient prévus pour les répétitions et étaient donc de moins bonne qualité.

Après avoir terminé les essayages, elle reprit un taxi pour faire tout le parcours inverse. Elle avait eu beau prévoir large, elle ne pensait pas que les ajustements seraient si nombreux et surtout qu'ils prendraient tant de temps. La costumière voulait bien faire et pour elle il fallait faire attention à absolument tous les détails. Si elle arrivait en retard, Calypso ne se dérangerait pas pour l'appeler et lui demander un costume de scène pour l'Elite. Enfin, elle n'allait pas avoir à le faire puisque c'était avec un quart d'heure d'avance qu'elle pénétrait l'enceinte du Dôme. Elle entra par une porte dérobée pour ne pas avoir à faire aux journalistes présents et rejoignit son agent qui l'invita à le suivre jusqu'au lieu de rendez-vous. Calypso avait un peu le trac, mais gardait tout de même le sourire : c'était grisant de se retrouver dans cette ambiance et d'avoir l'impression de devoir faire ses preuves comme au premier jour. Elle inspira un bon coup avant d'entrer dans la salle où elle était visiblement attendue.
    « Dans quelques minutes, nous pourrons vous annoncer le thème de vos prestations. »
Bien, avec encore un peu d'avance, autant sortir un peu de cette ambiance guindée pour faire connaissance. La jeune femme salua de façon protocolaire les personnes présentes avant de s'avancer vers le challengeur, lui tendant la main.
    « Enchantée, je suis Calypso Kanaloa, je serai donc la coordinatrice que vous affronterez. J'ai hâte de voir votre prestation ! »
Elle ne mentait pas, très enthousiaste mais pas hypocrite pour un sou, Calypso aimait beaucoup découvrir les différents talents de la scène de la coordination. Sa tête lui disait en plus bien quelque chose, puisqu'elle avait déjà dû présider un jury pour lequel il avait présenter un travail. C'était beau de voir qu'il y avait encore beaucoup de jeunes gens fiers du travail de coordinateur qui allaient jusqu'au bout pour montrer leur talent.


Merci à Elisa A. Kanes pour l'avatar. (:
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Modo & Eleveur

C-GEAR
Inscrit le : 07/01/2016
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Région : Sinnoh
Ven 24 Aoû - 1:40
Je pensais que j’allais trop mal dormir. Je me suis même demandé si je n’allais pas prendre un somnifère pour être sûr de mon coup. Sauf que j’ai eu peur de ne pas me réveiller à temps parce que trop ensuqué. Et puis j’avais peur d’avoir la tête dans le pâté le lendemain en plus de ça. Ce n’est pas vraiment l’image que je veux donner. Bon et puis surtout, je n’ai pas eu de souci. Je me suis endormi comme un bébé et me suis réveillé comme une fleur. Le truc improbable. J’ai juste eu une bonne grosse nuit reposante. C’était inespéré vu la boule de stress que je suis. Je me suis peut-être épuisé tout seul. C’est la seule explication que j’aie. Alors petite routine du matin, tranquillou, pépouze. Je n’ai pas envie de me mettre la pression. Et ça marchait, jusqu’au moment de choisir une tenue. C’est le moment parfait pour caser un « Et là, c’est le drame. », vraiment. Non mais là, il faut prendre une décision, et puis ma penderie est pas mal fournie. Mais pas de tenues vraiment appropriées. Je voudrais une tenue décontractée, mais qui ne fait pas négligée. Oui. Et bah non. Parce que ça veut dire que j’élimine les shorts déjà. Qu’est-ce que j’ai d’autre ? Jeans, oh non, c’est banal. Et puis ce n’est pas vraiment distingué. Donc un chino. Plus qu’à voir la couleur. Comme ça, les deux qui me viennent ce sont le grenat et le bleu électrique. Oui, parce que j’ai beaucoup de chinos, comme j’ai beaucoup de shorts. Il faut bien avoir une version hiver de tout ça ! Et donc la palette de couleur qui va avec. Dans tous les cas, ça s’accompagnera d’une chemise blanche, ça passe avec tout ça. Je teste. Ok. Le grenat me donne un air un peu trop hautain, genre noble, classieux. Hmpf. Non, ce n’est pas l’image que je veux donner. Alors on tente le bleu électrique, et ça ne me va pas non plus. Ça fait un peu trentenaire qui a monté sa start-up qui marche super bien et qui se fait bien des ronds. Ah non ! Non ! C’est mort. Le orange ? Je vais tenter au cas où. Wow. Non. Encore pire. Trop extravagant, trop pimpant. Trop trop (comme l’âne). Alors qu’est-ce qui me reste qui ne soit pas classique ? Olive, non. Violet, non. Bleu canard, ah, pourquoi pas. Je vais voir. Et c’est nickel. Dynamique, sérieux, décontracté, ça résume bien tout ça. Allez, go.

Ok, je sais que j’ai mis beaucoup de temps à choisir mes vêtements. C’est toujours la même chose avec moi. J’ai ma chemise blanche et après, c’est trois heures pour trouver le bas qui correspond tant à la situation qu’à mon état d’esprit. De toute façon, je suis bien assez speed sur le reste pour me le permettre. Je n’ai qu’à vérifier l’heure sur mon portable pour voir que je suis bien dans les temps. Il ne me reste qu’à peaufiner. Laisser ma chemise avec deux boutons ouverts et mes cheveux toujours pas coiffés. C’est la base de tout Nessa qui se respecte. Donc voilà, c’est parti. Je vais savoir qui je vais devoir affronter, et surtout sur quel thème. Parce que c’est ce qui m’effraie le plus. Je parviens plus à m’investir personnellement sur certains thèmes, mais pas tous. C’est terrifiant de ne pas savoir. Alors que l’adversaire, bah dans tous les cas, c’est un maître coordinateur. Donc bon, à la cool. Il faut juste que je décide de qui va venir m’accompagner. Hors de question que j’embarque toute la smala. Bon, Ethiops se fout dans mon dos, je n’ai le temps de rien faire. J’ai mon sac à dos Mygavolt. C’est génial. Il ne s’y fait pas encore de ne plus être sur ma tête, alors je lui laisse au moins ça. Le plus simple serait de leur demander, je crois. Je sais que certains de mes Pokémon sont très stressés, surtout Swen et Luranmis, et puis Spyros aussi. Il me paraît logique de ne pas leur ajouter plus de pression. Pour les autres, soit ils sont concentrés, soit ça leur passe au-dessus. Il reste Anthéa. La Roserade, ça devrait lui faire plaisir de venir avec moi, de voir l’Elite de plus prêt. Si elle peut se montrer et devant un maître coordinateur en plus de ça, elle ne va pas se faire prier. C’est compliqué de prendre des décisions tout le temps. Et ce n’est qu’un début. Au moins, maintenant, on peut y aller.



J’arrive avec un peu d’avance. Je commence à être nerveux. Les doigts qui pianotent sur mes avant-bras, mes pieds qui tapent sur le sol, ma bouche qui s’assèche. La joie. C’est parfait. Et puis j’ai cette peur d’avoir les mains moites aussi. Du coup, je fais que de les essuyer sur mon chino, au cas où. Voilà, on me fait entrer dans une salle. Pas de maître coordinateur en vue. J’ai un peu honte, d’un coup, de me présenter devant le gratin du monde de la coordination avec mon Mygavolt encore peureux dans mon dos, les pattes s’accrochant au-dessus de mes épaules et autour de mon ventre. Heureusement que niveau image, Anthéa compense. Port altier, pas léger, totalement distinguée. Ah bah elle est largement plus raffinée que moi ! Aucun doute là-dessus. Il ne se passe pas une minute avant que la porte ne s’ouvre à nouveau. J’identifie immédiatement celle qui entre. Calypso Kanaloa. On nous annonce alors que le thème va bientôt nous être dévoilé. D’accord. Ça va aller. Ça va le faire. Je n’ai qu’à respirer calmement. Les concours, à côté, c’est de la gnognotte. Il ne faut que quelques secondes avant que la coordinatrice de renom s’avance vers moi en me tendant la main.

Enchantée, je suis Calypso Kanaloa, je serai donc la coordinatrice que vous affronterez. J'ai hâte de voir votre prestation !

Bonjour mademoiselle Kanaloa, Nessa Finnegan. Je… C’est un honneur de faire votre connaissance. Et merci, j’espère ne pas vous décevoir.

A côté de toi, la Roserade fait une courbette pour saluer. Une diva, elle me fait sourire. Sinon, cette femme, elle a l’air cool, définitivement cool. En tout cas, elle m’aide à me mettre à l’aise. J’ai eu un petit bug au début. Parce que c’est quand même Calypso Kanaloa quoi ! Ce n’est pas rien. Non, c’est même totalement fou. Je suis un péon qui prend soin de Pokémon au fin fond de la cambrousse de Sinnoh. Et je me retrouve là, devant elle, me considérant digne de l’affronter sur les planches. C’est intimidant et galvanisant à la fois. Oui, moi aussi, je suis impatient de monter ma prestation et de voir celle de la maîtresse coordinatrice. Mais j’ai vraiment cette crainte qu’elle ne m’estime pas à la hauteur, au-delà du jury qui nous départagera. L’Elite. J’y suis. Et je donnerai tout. Absolument tout. C’est déjà ça, je crois.



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Ligue 4

C-GEAR
Inscrit le : 08/07/2018
Messages : 1348

Région : Johto
Jeu 30 Aoû - 17:20
Bonjour vous deux !

Le thème du concours a été déterminé donc sans plus attendre, il est temps de vous le révéler afin que vous puissiez en mettre plein la vue lors de vos prestations !

Le thème choisi est donc...:
 

Vous avez le droit à 2 Pokémon et 3 attaques maximum.

Vous avez 1 mois pour poster votre prestation à partir de maintenant, soit jusqu'au dimanche 30 septembre. Les votes auront lieu par la suite, pendant une durée de 2 semaines maximum.

Bon courage à vous !



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Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 29/10/2013
Messages : 422

Dim 30 Sep - 18:13
L'échange avait été minimal, mais malheureusement Calypso ne pouvait pas en faire beaucoup plus. Il fallait suivre le protocole, c'était ce qu'on lui répétait chaque jour, alors, cette fois encore, elle allait devoir s'y soumettre.
    « Me décevoir ? Mais voyons, avec ce niveau de coordination, il n'y a pas de raison, j'espère surtout être à la hauteur ! »
Pas de fausse modestie là-dedans, il fallait dire que la jeune femme voyait beaucoup de prestations très impressionnantes et qu'avec tout ça, elle en avait parfois presque peur de ne pas tenir la cadence à côté de coordinateurs aussi talentueux.
Enfin, elle n'eut pas le temps de débattre avec lui qu'un énième pingouin était entré dans la pièce, porteur d'une enveloppe, sans plus attendre, il s'installa, salua les deux participants et ouvrit une enveloppe cachetée qu'il présenta à un de ses acolytes.
    « Le thème sera donc l'illusion. Vous pouvez aller vous préparer. »
Bien sûr, comme si ce genre de choses se préparaient comme cela. Calypso songeait surtout au fait qu'elle allait devoir prendre beaucoup de douches pour stimuler sa créativité.
    « Bon eh bien, monsieur Finnegan, on se revoit très bientôt ! »
Elle lui fit un grand sourire en guise d'au revoir, les règles étaient assez strictes et ces deux-là n'avaient pas vraiment le droit de communiquer avant le jour J. Elle ne s'y faisait pas vraiment, mais elle se devait de montrer l'exemple.

Et le jour J arriva bien vite.

PRESTATION.

Calypso respira à fond. Dans quelques instants, elle allait devoir entrer sur scène. Tout était prêt, mais il était toujours difficile de se lancer, il y avait toujours ces quelques instants de difficulté où la jeune femme s'efforçait à ne penser à rien, avant de finalement laisser son corps décider et avancer.

Elle apparut enfin sur scène, vêtue d'une robe élégante, montrant des signes extérieures de richesse. Le décor de la scène avait été choisi avec soin. Sur le côté gauche, un fauteuil luxueux, semblant être fait en cuir d'Ecremeuh. Sur la droite, une chaise très simple, vieillie, en bois, était posée négligemment. Au centre de la scène, une grande toile tendue présentant deux mondes bien différents exposait d'un côté le faste d'une vie luxueuse : un décor d'appartement bien fourni où l'on voyait un bureau d'un bois noble, placé non loin d'une cheminée en marbre. Un lustre gigantesque prenait une belle partie du haut de la scène. De l'autre côté, c'était la pauvreté qui régnait, un tapis miteux sur un sol qui semblait être une simple dalle de béton et, en lieu et place d'un point de chauffage, on voyait une fenêtre brisée. La toile était coupée en deux, presque déchirée, la partie représentant le luxe était toujours bien accrochée, très droite, quand celle représentant la pauvreté semblait pouvoir tomber à tout moment.

Dans ce décor, la coordinatrice se déplaçait avec élégance, un port de tête haut, la démarche confiante. Sur le côté de la scène, un Dimoret la suivait. Le Pokémon avançait à quatre pattes, l'allure patibulaire. Son poil était sale, le Pokémon semblait sortir d'un endroit peu convenable.
Calypso semblait n'en avoir rien à faire, ne le regardait même pas. Elle continuait à faire les cent pas sur scène, s'arrêtant parfois, pour observer son reflet dans le miroir. S'installant un instant sur la chaise, elle sembla surprise par son reflet, même agacée. Après un soupir, elle sortit de sa pochette de quoi se repoudrer le visage, ne lâchant pas l'image que lui renvoyait son miroir des yeux. Alors qu'elle restait sur la chaise, le Dimoret, qui gardait toujours ses distances, s'était arrêté pour la regarder, poussant un soupir. La jeune femme le remarqua, mais ne daigna pas tourner la tête.
    « T'es obligée de faire tout ça ? »
La voix provenait du Pokémon qui la regardait, plein de jugement, avant de se nettoyer les poils, léchant sa patte, montrant cependant un peu de dégoût à cette tâche.
    « Tu préfères quoi ? Que je reste comme toi ? Ce que je fais c'est important et c'est pour nous deux, je te signale ! »
La jeune femme se releva, époussetant sa robe, avant de lancer un regard méprisant envers le Dimoret. Elle le regarda de haut en bas, avant de montrer de l'aversion pour lui, lorsque celui-ci passa sa langue sur ses poils.
    « Tu veux pas faire ça ailleurs ?
    - Et où ça au juste ? »
La jeune femme regarda cette fois autour d'elle avec tristesse. Il n'y avait en effet pas d'endroit adapté dans le petit logis pour faire sa toilette. Elle commença à sortir de la pièce, laissant traîner un dernier regard vers son compagnon, cette fois un regard empli d'amertume.

Ses pas l'avaient guidées vers le côté droit de la pièce, elle sortit à nouveau son miroir de poche, avant de regarder sa robe. Le simple fait de se voir si bien vêtue, si bien coiffée, la rendait joyeuse. Elle s'avança vers le public.
    « Aujourd'hui, c'est le grand jour ! J'ai tout vendu, tout ce que j'avais : des mes créations à ma machine à coudre, tout ! Tout ça pour m'acheter ces vêtements et avoir la chance de travailler pour ce grand patron ! Et j'ai un rendez-vous ! »
Elle commença son inventaire en touchant, montrant et s'émerveillant à chaque fois qu'elle présentait quelque chose :
    « Cette magnifique robe de Ghanel, ce petit sac Pucci, cette coiffure inspirée de cette actrice de cinéma... Ah... Quel est son nom déjà ?... Je ne sais plus ! Et puis, les bijoux de Maman, j'espère qu'ils valent quelque chose... En tout cas, voilà le grand jour ! Si tout se passe bien, à moi ce travail tant convoité et... Nous pourrons nous en sortir, j'en suis sûre ! »
La jeune femme était extatique, ne tenant plus en place, elle sautilla un instant, avant de s'arrêter net.
    « Mes chaussures ! Il ne faut pas qu'il puisse les voir ! »
En effet, pas de talons hauts, pas de semelles rouges d'une noble marque, juste de simples ballerines bien éprouvées et semblant trop petites pour ses pieds. Cela dénotait du reste de la tenue, mais cachées par la longueur de la robe, cela pouvait ne pas se voir.
    « Enfin, la vie me sourit ! J'aurai tant travaillé pour tout cela, mais mon travail est enfin reconnu ! Tant pis pour tout ce que j'ai perdu, avec l'argent que ce travail va me rapporter, je pourrai tout racheter et bien plus encore ! »
La jeune femme sourit de nouveau, avant de se calmer, le moment était arrivé. Elle se posta vers la gauche de la scène, mais ce fut par l'autre côté qu'une forme étrange apparut. La tête de Poséidon dépassait suffisamment pour voir ses yeux. Perché sur ses tentacules, il avançait, déguisé en homme d'affaires très élégant, un costume adapté tant bien que mal à sa morphologie, il avançait vers la jeune femme qui restait tournée à attendre de l'autre côté son arrivée.
En voyant la jeune femme au loin, Poséidon se frotta les tentacules – une sortant par chaque manche du haut du costume – semblant très satisfait de voir Calypso à l'autre bout de la pièce.
    « Oh, veuillez excuser mon retard ! »
Entendant la voix de l'homme qu'elle attendait, la jeune femme sursauta un instant, avant de se reprendre. De l'autre côté de la scène, on voyait Dimoret sortir discrètement du périmètre de leur logis pour s'avancer vers eux, avant de passer sous la toile, se cachant des deux protagonistes.
    « Ce n'est rien, je vous attendais.
    - Mais allons-y, nous serons plus à l'aise chez moi. »
L'homme avait une belle apparence, très bien habillé, une voix calme et sereine et surtout, un appartement très chic représenté par la toile et le fauteuil. L'homme s'assit dedans, puis fit signe à la jeune femme d'en faire de même sur l'accoudoir. Calypso hésita, puis s'assit finalement.
    « Alors, ma petite, quelles sont vos références ?
    - J'ai travaillé dans de nombreux salons et si je souhaite maintenant travailler pour vous c'est par envie d'en connaître encore plus sur la mode et...
    - Oui oui, la mode... Mais quelles sont vos... références ? »
La jeune femme hésita, mais Poséidon posa une tentacule sur sa main, tentacule qu'elle retira aussitôt. Calypso prit peur de ces avances et se releva, mais fut quasiment aussitôt retenue par l'homme qui lança des Pics Toxik autour d'elle. Il s'était relevé et on pouvait voir que sa tête dépassait de son buste. Ses tentacules, auparavant plus cachées, devenaient plus proéminentes, dépassant bien plus de ses manches et du bas de son pantalon.
    « Tu voudrais t'enfuir, toi qui n'es rien ? Rien sans moi ? »
La jeune femme prit peur et trébucha sur un Pic Toxik, elle tomba à terre et le bas de sa robe, pris dans un des pics, commença à se désagréger.
    « Non non non ! »
L'homme s'approchait d'elle, semblant à présent entouré d'une aura malfaisante. Il dégagea des Pics d'un revers de la tentacule, quand une autre s'avançait inexorablement des pieds de la jeune femme.
    « Croyais-tu que je n'avais rien compris ? Cette robe, ce sac... Portés chaque fois que je te voyais te pavaner dans la rue ! Et ces chaussures crasseuses, ces guenilles, croyais-tu m'impressionner avec cela ? Si tu veux tant obtenir de l'argent, du pouvoir... Alors tu seras mon jouet ! »
Les tentacules de Poséidon s'approchaient cette fois du visage de Calypso qui lança une de ses ballerines sur le visage de l'homme, le perturbant, quand Dimoret surgit des coulisses.
L'ami de la jeune femme attaqua de ses griffes lacérées l'homme dont les vêtements finirent par tomber, dévoilant le corps de Poséidon.
    « Qu'as-tu osé faire ? »
Libéré de ses habits et dévoilant sa véritable nature, Poséidon entra dans une véritable rage et lança son poison sur Calypso. Elle poussa un cri, alors que sa robe se consumait là où les gouttes d'Acide étaient tombées.
    « Fuyons, viens vite ! »
Le Dimoret aida la jeune femme à se relever, attrapa son sac et ils coururent de l'autre côté de la scène, pendant que le Tentacruel sortait par les coulisses. Calypso, essoufflée, s'assit sur la vieille chaise et commença à pleurer en regardant l'état de sa robe.
    « Ça va aller ? »
Le Dimoret tentait de s'enquérir de son état, mais ne savait visiblement pas comment s'y prendre. Il passa ses pattes sur les genoux de la jeune femme.
    « Tu devais te changer, cela pourrait attaquer ta peau.
    - C'était... C'était tout ce que j'avais... »
Le Dimoret s'éloigna, reprenant sa toilette comme par le passé.
    « Non, ce que tu as, ce que tu es, ce n'est pas ce que tu essaies d'être, c'est au fond de toi. Tu as voulu berner quelqu'un et ça s'est retourné contre toi. Par contre... »
Le Dimoret s'avança vers les coulisses à droite et revint avec une lettre qu'il déposa sur les genoux de Calypso. La jeune femme essuya ses larmes et ouvrit la lettre fébrilement pour la lire à voix basse.
    « Je suis prise ! On s'intéresse à mon travail ! … Notre vie va changer ! »
Calypso se releva, montrant de la fierté et de la motivation, le Dimoret sauta dans ses bras et ils quittèrent la scène.

FIN DE LA PRESTATION.

Le rideau tomba et Calypso retira la robe. Elle se rhabilla après avoir examiné sa peau, mais il fallait dire que Poséidon avait formidablement bien visé. Elle n'avait aucune envie de ressembler à Hélène, la nouvelle de la Ligue, avec sa peau violacée et poussa un soupir de soulagement. Elle avait pu présenter sa prestation sans qu'un problème ne surgisse.

Coulisses:
 


Merci à Elisa A. Kanes pour l'avatar. (:
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Modo & Eleveur

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Dim 30 Sep - 23:59
Début de la prestation

Les rideaux s’ouvrent sur une scène plongée dans le noir. Il ne faut pas attendre bien longtemps avant qu’une simple ampoule s’allume, en plein milieu, pendant à un câble et éclairant d’une puissante lumière les alentours. De chaque côté de cette ampoule se dresse un grand mur blanc, scindant l’espace et ne permettant de voir là qu’un couloir, au centre. Et à l’extérieur de ces murs, l’obscurité la plus totale. Mais ce n’est pas ce que l’on remarque. Un Riolu est là. Dans la lumière. Assis sur une chaise blanche. Immobile, son regard vide file droit devant, en direction du public. Il attend. Placé légèrement en avant de la seule source de lumière sur scène, le visage du Riolu se retrouve dans l’ombre, ce qui masque en partie ses traits, faisant disparaître toute trace possible d’émotion. Le bruit d’une porte qui s’ouvre puis se ferme sort des enceintes, et s’en suit d’une voix masculine assez grave et posé. « Monsieur Dupont, nous avons obtenu tous vos résultats. » En entendant cela, le canidé lève la tête, sur son visage parait une expression mêlant curiosité et inquiétude. « Il s’agit d’une maladie rare, qui fera lâcher vos organes les uns après les autres. » La transition est immédiate, c’est le choc. Le type combat fixe au loin devant lui, les yeux ronds. Il ne cille pas. « Il ne s’agit là que des premiers symptômes, mais cela s’aggravera avec le temps. En dehors de soulager votre douleur, nous ne pouvons rien faire, hormis espérer une avancée dans la recherche. Il ne devrait vous rester plus que deux ans à vivre. Je suis désolé. » Au fur et à mesure, la tête du Riolu s’abaisse, et la part d’ombre sur son visage grandit. Il prend alors sa tête entre ses pattes, et se plonge dans l’obscurité un peu plus. Il encaisse la nouvelle quelques secondes encore. Avant que des sanglots ne viennent résonner dans le dôme, avant que l’ampoule ne s’éteigne, plongeant alors l’intégralité de la scène dans le noir.

Il ne faut pas attendre bien longtemps avant de découvrir une nouvelle parcelle du décor, à gauche. Dans la même simplicité que précédemment, un fond noir tendu et seulement une table ronde en bois et deux chaises, une de chaque côté. Une Kirlia se trouve sur l’une d’entre elles, assise, lisant un livre. Elle feuillette tranquillement, page par page, l’ouvrage posé sur la table. L’une de ses jambes est repliée et posée sur la chaise. Lorsque le Riolu entre sur scène par les coulisses, le type fée lève la tête sans pour autant se lever. C’est au canidé de s’approcher pour déposer un baiser sur le front de la lectrice. Une voix féminine s’élève. « Alors, ton rendez-vous chez le médecin, ça va ? » Le Pokémon combat se contente de répondre par un hochement de tête léger de haut en bas et d’esquisser un léger sourire. La Kirlia reprend alors sa lecture et le Riolu fait demi-tour, toussant une fois, avant de repartir en coulisses. Cependant, il ne faut pas bien longtemps avant de voir la demoiselle se lever de sa chaise en gardant son livre à la main et quittant la scène à son tour. Juste après, le Pokémon canin réapparaît, et avance près de la table. Il est alors pris d’une quinte de toux qu’il essaie d’atténuer, pour ne pas qu’elle s’entende. Il tente d’étouffer le bruit en contenant cette toux et en plaçant sa patte devant sa gueule, cependant, une grimace de douleur se peint sur son visage. Sous l’effet successif, il se plie en deux et finit par s’immobiliser. Silence total. Les projecteurs s’éteignent.

C’est donc au tour de la section droite de la scène d’être enfin découverte. On y retrouve toujours ce fond noir ainsi qu’un bureau, avec un ordinateur et une pile de dossiers de différentes couleurs posée dessus. Le Riolu entre alors, essoufflé, en nage. Il est seul sur scène et se hâte s’installer à son bureau. Il ouvre un premier dossier ainsi que l’ordinateur et s’active. Il tape sans relâche sur son clavier, feuillette, regarde dans un autre dossier. Il s’agite et se précipite, il tousse, aussi, de temps à autres. Un homme entre alors, jean, chemise blanche et blaser gris. Ses cheveux blonds sont plaqués en arrière et il marche avec assurance jusqu’au bureau du Riolu. « Dupont, tout va bien ? » Le canidé lève la tête, surpris par cette interruption, en voyant le visage de son interlocuteur, il essaie de cacher sa gêne, non sans mal. « J’ai juste un peu de retard, rien de grave monsieur. » Sans plus de cérémonie, l’homme fait demi-tour et retourne en coulisse, laissant seul le type combat dans ce bureau, à chercher dans ses dossiers, tapant sur son clavier, stressé, pressé. Il est parfaitement concentré à sa tâche même s’il venait à tousser de temps à autres. Il finit par se lever et soupirer fortement. Il range tous ses dossiers et les feuilles volantes éparpillées sur son bureau, range également sa chaise et quitte la scène.

Quelques secondes d’obscurité totale permettent de retrouver le Riolu dans le couloir central, toujours avec cette ampoule pour seul éclairage. A la différence de la première fois, l’éclat de l’ampoule n’est plus aussi net, plus aussi puissant. Le Pokémon est de retour sur cette chaise, le regard vissé vers le bas. « Vous êtes venu seul ? » Légère oscillation de la tête pour un oui. « Elle ne vient pas ? » Le Riolu lève les yeux et ouvre la gueule. Dans les enceintes la voix d’un homme las se fait entendre. « Elle ne pouvait pas. » Il s’en suit d’un silence gêné, d’un patient dont le regard retrouve le sol fixement, dont une patte commence à marteler le sol. « Dans ce cas, nous allons poursuivre cette consultation. » Le Riolu se laisse alors glisser sur son siège jusqu’à retomber sur ses pattes, jusqu’à se tenir debout. Il n’y a pas de dynamisme dans ses mouvements, comme s’il était déjà lassé. Il tousse et son visage se crispe sous la douleur. « Compliqué à cacher n’est-ce pas ? » Le Pokémon réagit, peut-être pour la première fois depuis que les rideaux se sont levés. Il relève la tête brusquement et recule d’un pas, comme comprenant enfin ce qu’il se passe. Progressivement, l’ampoule s’éteint, faisant disparaître le Riolu dans le noir. Pour autant, les enceintes font entendre la voix qui lui est prêtée. Le temps de quelques secondes. Il s’exprime de manière calme, il réfléchit. « Dois-je continuer de faire comme si de rien n’était ? Ou bien dois-je dire la vérité ? »

Lorsque les projecteurs se remettent en marche, ils éclairent la section droite de la scène. Le Riolu est de retour au travail. Il est devant son ordinateur, et tape sur son clavier, comme à son habitude. Il est toujours possible de voir la pile de dossiers de différentes couleurs sur le bureau, pile qui a gagné en hauteur par rapport à la fois précédente. Le Pokémon est très concentré sur sa tâche, cependant, il est bien vite interrompu par cette toux qui ne le quitte pas. La quinte est violente, le forçant à s’arrêter complètement et à faire reculer son siège à roulettes en arrière. Après cela, le type combat doit reprendre son souffle, lentement. Au bout de quelques longues inspirations et expirations volontairement bruyantes, il peut se réavancer pour reprendre son travail. Entre alors l’homme blond, toujours dans sa tenue très professionnelle. Il arrive des coulisses et passe devant le bureau pour le contourner et ainsi rejoindre le Riolu afin de se positionner à ses côtés. « Le retard s’accumule sérieusement. Tout va bien, Dupont ? » Pour simple réponse, le Pokémon tousse, une nouvelle fois, son visage se tordant de douleur. « Il faut que vous preniez quelques jours de congés. Je ne vous laisse pas le choix. » L’homme est inquiet, il fixe son employé qui finit par lever les yeux vers lui. Le type combat soupire et abaisse bien vite son regard vers le sol. « Ce n’est pas qu’un simple rhume. » Cette simple phrase a un réel impact sur le patron, qui fronce les sourcils d’interrogation avant de finir par comprendre. Il appose alors sa main sur l’épaule du malade. La scène s’assombrit une nouvelle fois, laissant cependant entendre une dernière phrase. « Vous resterez le temps de former votre successeur, qu’il reste une part de vous ici. »

Il ne faut pas attendre davantage que ces quelques mots pour que la partie gauche de la scène soit mise en lumière. La Kirlia est déjà présente, toujours à lire son livre sur cette chaise. On entend la toux du Riolu annoncer sa présence, ce qui n’échappe pas au type psy qui lève la tête. Ce son guttural se poursuit jusqu’à ce que la demoiselle bondisse de sa chaise et courre vers les coulisses. Le Pokémon combat apparaît alors, la main sur la poitrine, hagard. « Tu es toujours malade, c’est sans doute grave. Tu dois retourner voir le médecin. » En disant cela, la Kirlia essaie de soutenir son compagnon pour le mener jusqu’à la seconde chaise, la plus proche d’eux deux, afin de l’y installer. Le Riolu a le regard fuyant, il évite son vis-à-vis qui s’en rend bien vite compte. « Que me caches-tu ? » Pas de réponse. Un silence, qui se trouve interrompu par un soupir s’achevant par cette tousserie redondante. Il semblerait que le pauvre Pokémon soit à bout de souffle. « Je sais bien qu’il y a un problème, ça se voit et tu ne veux pas m’en parler. » Le type combat s’entête pourtant, et secoue la tête lentement à la négative. « Je te dis que ça va. » Sa voix faible le trahit et la Kirlia se détache de lui prestement. Elle tape sur la table, faisant sursauter le Riolu. « J’en ai marre que tu me mentes. Je ne sais pas ce que tu me caches et encore moins pourquoi, mais soit. Je ne sais même pas si c'est à moi que tu mens, ou à toi-même. Mais si tu ne me fais pas confiance, alors je pars. » Sans ajouter davantage de paroles, le Pokémon fée récupère son livre et quitte la scène, laissant seul l’autre, qui fixe le sol. Les projecteurs cessent alors de fonctionner.

Lorsque la lumière revient sur scène, c’est dans ce couloir central où tout avait commencé. L’ampoule n’éclairait désormais plus que fébrilement ce petit espace longiligne. Il n’y a plus de chaise, il n’y a plus que le Riolu, droit, face au public du dôme. Il toussote encore, haussant les épaules et mettant sa patte devant sa gueule. Son visage ne bouge plus, pour autant sa voix résonne dans les enceintes du dôme. « Je ne voulais pas qu’elle souffre à cause de moi, c’est tout. Enfin je crois. » Il s’assoit, à même le sol. « Ou peut-être est-ce moi qui ne voulait pas souffrir. » Il s’allonge, de profil. « Peut-être avais-je simplement peur à l’idée de mourir. » L’ampoule grésille puis s’éteint, plongeant tout le dôme dans l’obscurité. Cependant, une lumière dorée apparaît, elle a la forme du corps du Riolu, et finit par décoller du sol. Elle s’élève dans les airs, lentement. C’est bien le corps du Pokémon qui monte vers les cieux. Et les rideaux viennent se fermer.

Fin de la prestation

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Ligue 4

C-GEAR
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Région : Johto
Dim 14 Oct - 21:55
Les votes sont terminés, il est temps de vous divulguer les résultats !

Félicitations au challenger et au maître coordinateur, vos deux prestations ont su se démarquer, ont su entrer dans l’esprit des membres du jury. De puissants messages ont été véhiculés, difficile d’y être insensible.

Malgré une lutte serrée, c’est la prestation de Nessa qui a su se démarquer un peu plus au sein du jury, abordant le thème d’un angle touchant, d’un angle que tous pourraient connaître.
Félicitations au challenger qui obtient son ticket pour passer à la seconde étape de l’Élite, soit la phase de combat !

Riolu et Kirlia gagnent 3 niveaux chacun. Nessa gagne 5000 p$ (versés) !



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Modo & Eleveur

C-GEAR
Inscrit le : 07/01/2016
Messages : 4953

Région : Sinnoh
Mer 31 Oct - 16:45
De ne pas savoir, c’est stressant. De voir la prestation du maître coordinateur que l’on affronte, c’est stressant. De devoir passer devant tout le monde, d’être diffusé à la télé, d’être surexposé, c’est stressant. Tout est une source d’angoisse. J’ai eu beau préparer avec le plus grand des soins ma prestation, avoir entraîné dans un laps de temps super court Spyros pour qu’il maîtrise Vol Magnétik, j’ai l’impression que rien ne me permettra d’être au niveau requis. C’est horrible d’avoir autant de pression sur les épaules. Je m’étais dit que ça me galvaniserait à mort, mais laisse tomber la neige, je suis juste en PLS. Oui parce que c’est bon, les deux prestations sont passées, j’ai eu l’occasion de voir celle de mademoiselle Kanaloa. Le bon petit coup de pression supplémentaire. Parce qu’elle a pris des risques quand même. Et que ça m’a impressionné. C’est sûr que je n’ai pas tant pris de risque personnellement sur cette prestation, ou tout du moins pas sur l’exécution de la mise en scène. Et là, c’est le moment de solitude, lorsque le jury délibère. Je le vis super mal. Je me fais des films avec toutes les issues négatives possibles. Je perds, je dois m’inscrire à nouveau pour retenter la prestation contre un maître coordinateur, le temps que tout se fasse, je perds Mère. Horrible. Ou encore pire, on m’annonce que je suis disqualifié pour un truc auquel je n’aurais pas fait gaffe, et la même issue que tout à l’heure. Enfin, sur tous les scénarii que j’ai élaboré, il n’y en a pas un seul qui termine bien. De quoi me mettre bien en confiance.

Enfin bref, l’attente mon fléau. Déjà à la fin des concours, de base, ça me met en PLS, alors là… C’est horrible. J’angoisse. Je sais que ça ne changera rien de me mettre dans un tel état. C’est fait, et ce n’est plus à faire, il n’y a plus moyen de modifier quoi que ce soit pour tenter d’améliorer la prestation pour une issue en ma faveur. Les dés sont jetés quoi. Et c’est horrible de se sentir impuissant de la sorte. Je me demande comment les maîtres coordinateurs parviennent à supporter ça à chaque fois qu’un challenger vient leur rendre visite et qu’ils se retrouvent dans cette situation. Enfin là, mademoiselle Kanaloa devait avoir plus important à penser, comme se débarrasser de l’attaque que son Tentacruel a utilisé sur elle lors de sa prestation. Voilà, après, ça change les priorités. Et puis après, peut-être qu’ils s’y habituent, ou qu’ils le savent. Après tout, c’est également leur métier et leur rôle d’avoir à passer par là. Ce serait un peu dommage qu’ils vivent mal cette étape qui est vouée à se répéter. Je ne sais pas si j’en serais capable moi. Je suis un peu trop fragile pour tout ça, il faut être honnête. Il y a juste à voir dans quel état je suis maintenant. Je serais clairement pas capable de tenir quelque chose comme ça de sitôt… Ce qui ne coïncide pas vraiment avec ma volonté de passer l’Elite en fait. Parce que si ça ne marche pas, il va falloir que je me remette direct en selle, je n’ai plus de temps à perdre. Vraiment plus. Quitte à s’acharner. Quitte à ce que je le vive mal. Il faut que ma détermination suive et prenne le dessus sur le reste.

On vient alors me chercher, pour les résultats. Je déglutis. Oh merde… Déjà. J’étais en train de me calmer comme je le pouvais et voilà qu’on vient tout faire éclater. Bon bah super, tout est cool. Ce serait le moment pour que le dumb Nessa intervienne, celui qui s’en fout de tout, qui se contente d’être heureux, histoire de mettre tout ce stress qui ne changera rien à la situation au placard. J’aimerais bien qu’il revienne, le Nessa de tous les jours, qui ne se prend pas la tête et fonce. Parce que je le sens, le battement de mon cœur qui s’accélère. Ça pulse. Je ne tiens pas à me donner de faux espoirs en me pensant victorieux, ni être présomptueux, d’ailleurs. C’est le moindre des respects pour la maîtresse coordinatrice qui me fait face. Mais après, je ne veux pas être pessimiste non plus, je ne suis pas une bête qu’on mène à l’abattoir. J’ai mes chances, voilà. Et je ne m’attends à rien en particulier, même si l’espoir est dur à faire disparaître. C’est une sorte de pile ou face, deux issues possibles, je gagne, ou je perds. Et impossible de décider moi-même du résultat. Mais il est prêt à tomber. Et je fais de mon mieux pour être également prêt à le voir tomber. Je respire profondément, respiration abdominale et tout le tralala. Histoire de me détendre un peu. Allez, il faut regagner un peu de contenance, c’est l’Elite, il faut montrer que je suis un coordinateur qui sait pourquoi il est là, et qui en veut. Pas le pauvre gars qui s’est lancé et se demande encore pourquoi, se laissant porter par le flot. Je finis par entrer dans une salle dans laquelle tout le monde semble déjà être là. On m’attendait en fait, je crois. Génial… Super l’impression… Mais bon, on s’en fout, ce n’est clairement pas le moment de flancher. Allez Nessa, il faut se ressaisir. Alors en entrant, je me redresse, mais je ne parviens pas à sourire vraiment. Trop de pression, je n’y vais vraiment pas relax.

Bonjour mesdames, messieurs, mademoiselle Kanaloa.

Je penche poliment la tête vers chacune des personnes en présence dans la salle pour les saluer. J’essaie de me rassurer en me disant qu’il ne s’agit là que d’un mauvais moment à passer. L’homme qui nous a annoncé le thème mercredi est le même qui vient avec l’enveloppe des résultats. Sans doute que sa tête m’a marquée la dernière fois. Je ne sais pas. Mais je sais que c’est lui.

Les délibérations sont terminées. Les votes ont été serrés, mais le jury a déterminé un vainqueur à cette rencontre.

S’il essaie de faire plus de suspens, je crois que je le bute. Non parce que ça sert un peu à rien tout ce blabla, à rien d’autre qu’à faire croître l’impatience, mais aussi l’agacement. Accouche mon gars, on s’en fout de tout le baratin !

La prestation gagnante est celle du challenger, Nessa Finnegan. Félicitation. Vous pourrez vous présenter demain pour le combat.

What ? Il… est sérieux ? C’est bien mon nom que j’ai entendu ? Je fronce les sourcils à l’énonciation des résultats. Alors comme ça, ça serait bon ? C’est passé ? J’avoue que j’ai un peu de mal à y croire, là comme ça. Mais il semblerait que ce soit bien le cas. J’imagine mal le gars se planter comme pour l’élection de Miss Sinnoh… C’est le genre de truc qui la foutrait vachement mal quand même. Après une petite moue du genre « ok si tu le dis », je m’avance vers la maîtresse coordinatrice. Pendant deux secondes, je n’en ai rien à battre de l’issue de nos prestations. Je me fiche du challenger et du maître. J’ai juste envie de parler de coordinateur à coordinateur. Même si j’ai encore un peu beaucoup de mal à me mettre au même niveau que mon vis-à-vis.

Mademoiselle Kanaloa, je tenais à vous remercier. Pour le spectacle que vous avez donné d’abord, parce que j’ai beaucoup apprécié regarder votre prestation, mais aussi pour m’avoir poussé à donner mieux, en ayant la chance d’être en concurrence avec quelqu’un de votre niveau. J’espère sincèrement avoir l’occasion de vous rencontrer à nouveau, dans un contexte différent ou non.

J’arrive enfin à lâcher un sourire, et tends la main vers celle qui aura été mon adversaire aujourd’hui et qui m’aura permis de me sentir plus légitime dans mon statut de coordinateur. En fait, au-delà d’avoir gagné ma place pour la deuxième étape, j’ai gagné cette sensation d’être vraiment à ma place sur une scène. Il aura fallu attendre l’Elite, attendre de me retrouver face à Calypso Kanaloa pour en arriver là. J’arrive à en tirer de la fierté, enfin. J’exulterai de joie plus tard, par rapport à cette victoire. Je crois que j’ai des trucs niveau organisation à faire avant, comme inscrire mes Pokémon pour la phase de combat. J’avoue que je suis un peu perdu, et que j’ai un peu de mal à réfléchir. Ce n’est pas n’importe quoi qui se déroule là, c’est une sacrée étape de ma vie. Je dois annoncer la nouvelle. A moins que ça se fasse également devant les gens, sur scène, pour le public et pour les téléspectateurs. Je n’en sais rien. Je vais me contenter de suivre le mouvement. D’ici-là, j’aurais peut-être réalisé.




♥️♥️♥️ Séquo (et je vois qu'on fait dans le même style urgence avec Elias dites donc ! xD)





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