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» CONCOURS DE COORDINATION n° 42 - Catégorie 1


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Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 20/11/2017
Messages : 170

Lun 20 Aoû - 12:03
L'avion pour Alola spécialement réservé par le Comité partit tôt le matin, l'équipe de l'Élite à son bord. Évidemment, j'en faisais partie, et ce fut excité comme un Statitik que je passai tout le trajet, admirant l'océan que nous survolions à travers le hublot, jouant avec les boutons de mon fauteuil (première classe !) ou me retournant pour partager mon enthousiasme avec Élise, mon agente, assise derrière moi. Par chance, alors que la jeune femme était d'ordinaire des plus sérieuses et ennuyantes avec sa fâcheuse tendance à me couper dans mes élans en me rappelant telle ou telle obligation, elle semblait aujourd'hui se réjouir autant que moi d'aller à Alola : ses sourcils toujours froncés avaient été remplacés par de grands yeux pleins de curiosité et une expression attentive à mes réflexions, voire qui en redemandait. Sur ses genoux, les feuilles de notes et documents officiels relatifs au concours côtoyaient des prospectus touristiques ; et depuis la veille, tout en simulant un air désintéressé qui cachait mal son enthousiasme, elle m'avait déjà posé plusieurs questions sur la région auxquelles je me faisais une joie de répondre. « Est-ce que c'est vrai que les habitants d'Akala accueillent tous les gens qui débarquent au port en interprétant des danses traditionnelles ? » « Bien sûr, et il convient aussi d'exécuter quelques mouvements lorsque l'on rencontre une personne importante, comme le directeur d'une institution ou le maire ! » « Ah bon ? C'est vrai ? » Je ris sous cape, jusqu'à ce qu'un collègue, assis non loin de nous, ne dévoile à Élise ma très légère déformation de la vérité.

Mes premières semaines à l'Élite s'étaient bien déroulées : même s'il y avait beaucoup de responsabilités et que j'étais bien moins souvent seul et libre de mes occupations que ce à quoi j'étais habitué, le poste de champion m'était plutôt agréable et je parvenais à m'aménager des créneaux de loisirs parmi tout le travail que nous avions sur les épaules. Je m'entendais également mieux avec mon agente qu'aux tous premiers jours : si j'avais très vite saisi comment la cerner, il semblait qu'elle aussi avait désormais compris la façon dont je fonctionnais, et tout en continuant de beaucoup nous disputer, j'avais l'impression que nous avions trouvé un équilibre. Si j'avais déjà eu l'occasion d'affronter quelques challengeurs, il y avait cependant encore tout un pan de mes nouveaux devoirs qui me restait inconnu : le lancement de concours... Or, mon tour parmi mes collègues étant venu, ce soir-même, ce serait à moi de m'y essayer ; et pour mon plus grand bonheur, les plans du Comité avaient fait que ce premier concours lancé sous ma houlette aurait lieu dans la région d'Alola ! C'était un vrai plaisir pour moi que de savoir que j'ouvrirais mon premier concours en tant que Maître dans ma région d'adoption, celle qui m'avait vu découvrir la coordination et où j'avais vécu tant de bonnes choses. Mes seuls regrets étaient que nous y restions si peu de temps, ce bref voyage faisant pleinement partie de notre temps de travail, mais je comptais bien malgré tout profiter de l'endroit dans le bref laps de temps qui nous serait accordé ! J'avais d'ailleurs appris avec stupéfaction qu'Élise n'avait jamais posé un pied à Alola ; et puisque, cette fois, je venais ici sans Camille, j'espérais bien trouver un moment pour faire découvrir à la miss Duncan quelques-uns des plaisirs de cette belle région.

Lorsque j'inspirai ma première bouffée de l'air pur et iodé d'Alola, je me sentis immédiatement de retour chez moi. Une sensation particulière, dans ma poitrine comme dans mon esprit, me confirma également que nous avions bien atterri dans la région la plus chère à mon cœur : c'était la présence de Pyon-Pyon que je ressentais... Le concours avait d'ailleurs lieu à Akala, l'île dont elle était la gardienne. Elle n'apparaissait pas pour le moment, mais je la sentais toute proche ; j'étais aussi content de revenir la voir sur ses terres. Elle volait parfois jusqu'à Sinnoh, le voyage étant plus rapide pour elle que pour nous, mais elle ne pouvait rester éloignée de son île trop longtemps.

Nous fûmes conduits en voiture jusqu'au Dôme d'Ho'Ohale, où le directeur du bâtiment nous accueillit. Par suite de coïncidences, c'était également dans ce Dôme que j'avais participé à mon premier concours en tant que coordinateur débutant, il y a de cela des années, et je reposai donc les yeux sur l'imposante construction avec un léger sourire aux lèvres, comme si je retrouvais un vieil ami. Je soufflai quelques mots à mon Coudlangue qui cheminait déjà, à l'époque, à côté de moi tandis que nous avancions vers le comité d'accueil. Le directeur exprima sa satisfaction du fait que le premier concours lancé par le nouveau Maître Coordinateur, qui avait « fait ses classes » à Alola, ait justement lieu dans cette même région « florissante et paradisiaque ». Il y avait sûrement là un coup joué par le Comité, car il était certain que tout ceci mettait grandement en valeur cette région où moins de concours fédéraux étaient organisés que dans les six autres compte tenu de son éloignement important du continent. Le moment de m'éclipser me fut présenté après l'on nous eût présenté les lieux et permis de prendre possession de nos quartiers. Élise m'arrêta pourtant sur le pas de la porte : « Et votre discours ! Cette fois, je ne vous laisserai pas improviser ! » Avec un large sourire, je lui tendis les deux feuillets que j'avais, prix de la liberté, très sérieusement rédigés dans l'avion : elle s'en saisit et les vérifia avec une stupeur grandissante. « Dites-moi, Miss, vous ne voulez pas profiter un peu de votre liberté pour venir vous promener avec moi ? Vous n'allez quand même pas rester enfermée tout l'après-midi alors que vous avez l'occasion de découvrir Alola ! » Ma proposition parut la surprendre tout autant que le fait que j'avais pris le temps de rédiger mes notes ; mais si elle hésita un instant, elle finit par décliner. « Je ne sais pas où vous voyez que je suis libre, mais il y a encore tout un tas de choses à régler avec le directeur, les techniciens, les décorateurs... » « Bon, eh bien, tant pis ! Le bon courage, alors ! » Et après avoir encore promis que j'étais prêt du costume jusqu'aux pieds, je pus enfin m'échapper.

Seul face à la mer, une délicieuse malasada dans une main et un vélo loué posé à côté. C'était si bon de se trouver à nouveau ici, si bon de regoûter à l'ambiance du marché et des rues d'Ho'Ohale, aux saveurs de la région, à la beauté de ses paysages... Et de se retrouver un peu seul ici. Il y avait d'innombrables endroits où j'aurais voulu me rendre, sur les quatre îles, quand je n'en avais pas du tout le temps en un après-midi, mais le seul fait de rester assis là, sur une plage d'Akala, me suffisait pour m'emplir de l'âme de la région. Face à la mer... La mer tous les jours différente, qui se renouvelle sans cesse, qui offre un paysage sans cesse neuf et que l'on peut constamment apprécier avec autant de bonheur que si c'était la première fois qu'on le voyait. La mer mouvante et qui, pourtant, reste toujours présente, fidèle à elle-même, s'offrant à nos regards : quels que soient les événements qui pouvaient chambouler nos vies humaines, la mer, elle, était toujours là. C'était l'une des leçons que j'avais découvertes à Alola. Et je n'étais pas tout à fait seul : Pops somnolait à côté de moi, et Pyon-Pyon était accrochée à mon dos. Elle émit son étrange petit bruit avec lequel, parfois, les habitants d'Akala la reconnaissaient. « Je me doute que tu viendras ce soir ! Désolé par contre, cette fois, ce ne sera pas à moi de donner un spectacle. » Nouveau petit bruit. « Je sais que tu sais. Tarde pas, hein, je monterai sur la scène en tout premier ! » La Gardienne d'Akala aimait les concours de coordination, qu'elle se faisait toujours une joie de venir épier lorsqu'ils avaient lieu sur son île. C'était sans aucun doute un autre des points qui nous avaient rapprochés, et j'étais heureux qu'elle se prépare, se soir, à assister au premier concours que je lancerais moi-même. Suivant mon habitude, je ne ressentais aucun stress : j'étais seulement content et un peu impatient.



Le brouhaha de la salle se tut progressivement tandis que les lumières diminuaient, plongeant le public dans le noir. Un seul projecteur demeura allumé, éclairant l'avant-scène devant le rideau rouge que je gagnai d'un pas tranquille, micro à la main, sous les applaudissements. Pour ce grand soir, j'avais revêtu le plus élégant des vêtements qui composaient ma nouvelle garde-robe : un costume sombre à la fois beau et sobre, passé sur un gilet de velours violet et complété d'un foulard blanc attaché à mon cou par une broche ornée d'une pierre. J'avais même pris soin de coiffer et de plaquer autant que possible mes cheveux sur mon crâne. Parvenu au milieu de la scène, je marquai une pause afin que le silence revienne, et enfin, je déclarai :

« Mesdames et Messieurs, bienvenue à tous dans le Dôme de Coordination d'Ho'Ohale ! C'est avec une grande joie et un grand honneur que je me tiens devant vous pour l'ouverture de ce quarante-deuxième concours de coordination, dans la si belle région d'Alola ! » Quelques acclamations résonnèrent, puis je repris plus formellement : « Je voudrais avant tout remercier Mesdames et Messieurs les membres du Comité, ainsi que le maire d'Ho'Ohale et le directeur de ce dôme de nous accueillir pour le lancement de ce nouveau concours... » Je poursuivis ainsi quelques instants sur les remerciements d'usage, puis j'en vins à la partie la plus intéressante de mon discours : « Les prestations que les coordinateurs ont soigneusement préparées pour nous ce soir porteront sur le thème de l'INCONSCIENT ! Une notion riche et vaste, sujette à bien des interprétations et dont nous espérons qu'elle a éveillé l'inspiration des coordinateurs autant qu'elle suscitera votre intérêt ! Que leurs auteurs débutent dans la coordination ou qu'ils soient déjà expérimentés, nous découvrirons sûrement des prestations qui nous feront réfléchir ; d'autres, qui nous enchanteront ; d'autres, peut-être, qui nous amuseront... Mais quel que soit le ton qu'auront choisi les coordinateurs, ce que nous souhaitons, avant tout, c'est qu'ils nous éblouissent ! Excellent spectacle à tous ! »

Et je quittai la scène sous les nouveaux applaudissements.




LES RÈGLES.
  • Catégorie accessible uniquement aux coordinateurs ne possédant aucun ruban. Eux seuls peuvent poster ici !

  • Exceptionnellement, vous avez le droit à 3 pokémons (ou moins si vous le souhaitez), pas plus. Vous pouvez utiliser un maximum de 5 attaques (attaques différentes ou cinq fois la même, le compte est identique) par prestation.

  • Le thème de ce concours est L'INCONSCIENT.

    La difficulté et la subtilité résident dans la manière d’être original tout en nous faisant comprendre de quoi il est question, à travers votre prestation. Il faut que la compréhension du thème se retrouve à la lecture et qu'un spectateur dans la salle, inRP, puisse TOUT SAISIR de ce que vous voulez faire passer..
Vous pourrez apporter des précisions, si vous le désirez, entre balises spoilers, en fin de prestation. Pour autant, ce ne sont là que des compléments d’informations, mais rien de déterminant dans la compréhension du texte, qui doit parler de lui-même aux membres du jury.

Vous avez jusqu’au dimanche 23 septembre aux environs de 20h (heure française) pour poster votre prestation. Bon concours et bonne chance à tous !


◊ baisse d'activité pour les mois à venir en raison de mes études, merci de votre compréhension ! ◊
~ divers ~:
 
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Coordinateur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 26/07/2018
Messages : 86

Région : Johto.
Ven 24 Aoû - 0:06
    Calum était angoissé. Combien de concours de coordination il avait vus diffusés à la télévision, comment il avait envié les coordinateurs et leurs idées ! Aujourd'hui, il se trouvait dans les coulisses, dans une région lointaine qu'il avait rejointe en avion grâce à son grand frère, et il allait monter sur scène, présenter un spectacle qu'il avait monté lui-même, pensé seul. Ses Pokémons étaient là pour l'aider mais il se demandait s'il était à la hauteur. Il débutait dans son parcours mais il avait voulu tenter, avec les moyens du bord, avec son peu d'expérience et d'entraînement. Même s'il ne connaissait pas encore tout à fait ses Pokémons et ce qu'il pouvait faire avec eux, il donnerait tout, essayant d'oublier ses mains tremblantes et sa timidité !

    DEBUT DE LA PRESTATION


    La scène est plongée dans le noir et le silence. La lumière éclaire petit à petit le côté jardin de la scène, dévoilant un futon posé sur le sol, recouvert d'une couverture de couleur marron et d'un jeune homme assoupi sur celle-ci, respirant paisiblement. Il porte un bas de pyjama gris et un gilet en laine, gris, épais. Un Togepi se trouve à ses côtés ; le pokémon s'éveille lentement, semblant émerger de sa coquille, tandis qu'une musique se fait doucement entendre. Il lève ses deux mains en regardant le garçon endormi près de lui et les balance dans un geste hypnotisant. Le garçon se réveille et s'assoit, faisant désormais face au public, l'air un peu perdu. Il regarde son pokémon et tourne la tête vers la gauche, attirant l'attention du public sur le centre de la scène qui s'illumine enfin sous leurs yeux.

    On y voit une estrade mais celle-ci est inaccessible ; une porte fermée, entre le futon et l'estrade, lui bloque l'accès. Néanmoins, alors que le coordinateur la regarde attentivement et commence à se lever, comme hypnotisé par cet obstacle, celle-ci s'ouvre en deux brusquement, l'accueillant, l'invitant à rejoindre l'estrade sur laquelle il monte après avoir franchi le seuil de la porte. Il rejoint le centre de la nouvelle scène et regarde autour de lui, confus, inquiet. Il touche sa poitrine de ses deux mains et, alors que la musique gagne en puissance et en signification, il laisse tomber ses bras et danse sans réfléchir, sous le regard de Togepi qui continue, au loin, ses mouvements incessants. Le jeune homme se perd dans la musique, laissant son corps s'exprimer, bougeant les jambes, les bras, les hanches, le visage épanoui et le sourire ravi. Il ose faire de grands mouvements, il parcourt l'estrade de long en large, en rythme.

    Togepi, toujours près du futon, laisse finalement tomber ses mains. La musique s'arrête abruptement au même moment. Le garçon sur scène également, tombant à genoux, essoufflé, honteux, il se cache le visage de ses deux mains. Il regarde le futon d'où il vient et y retourne en courant, près du sol, comme s'il était encore à genoux, trébuchant presque sur l'estrade. Il se recroqueville dans son lit, le regard dirigé vers la porte qui se referme lentement. Le temps passe, lentement, la musique semble revenir, petit à petit, elle semble se faire le message de quelque chose d'incroyable, elle appelle à venir à elle. Comme s'il était mu par une volonté supérieure, sur les genoux, il avance, incertain ; et puis il se lève et court avant que la porte ne se referme définitivement, l'ouvrant en grand en la poussant avec ses épaules et reprenant sa place sur cette estrade. La musique reprend véritablement sa course, explosant, et lui aussi. Il enlève son lourd gilet, le jetant au loin et dévoilant ainsi un haut coloré, violet, rose, bleu, qui jure avec le gris qu'il portait auparavant. On entend comme quelqu'un qui hue, une sorte de brouhaha désapprobateur. Il secoue la tête et il se remet à danser, entraîné par la musique, se donnant du courage en bougeant la tête sur l'air de la musique, les yeux fermés. Togepi le rejoint alors sur scène ; la mélodie semble s'estomper tandis qu'il monte sur l'estrade et les mouvements du garçon se font plus incertains, moins confiants. Le pokémon s'approche du coordinateur. Il s'arrête et il se replie sur lui-même, se fermant au monde, reprenant l'aspect d'une coquille qu'on ne peut briser, et la musique se tait, et le jeune homme tombe à genoux, comme ratatiné sur lui-même, prenant la forme d'un œuf lui aussi.

    Noir sur scène. On voit la silhouette du coordinateur s'affairer dans l'ombre. Il se lève, passe les portes une ultime fois, les ferme avec quelque chose qu'il sort de sa poche et qu'il va cacher sous son oreiller. Il se recouche et, cette fois-ci, on le voit se recouvrir de la couverture délaissée au début de la prestation. Quand la lumière apparaît à nouveau et illumine l'ensemble de la scène, Togepi n'est plus là, le garçon est allongé sur son futon, emprisonné dans sa couverture, et les portes sont scellées par un cadenas brillant sous les projecteurs.

    FIN DE LA PRESTATION.


    Calum poussa un gros soupir de soulagement une fois les coulisses atteintes. C'était fini ! Ca n'avait duré que quelques minutes mais ça lui avait semblé une éternité. Il avait fait tout ce qu'il voulait, il était fier de lui ; il avait réussi à regarder droit devant lui, à surmonter les nombreux regards et à donner ce qu'il voulait donner ; un peu d'espoir, de mélancolie peut-être. Il serra Togepi et Coco dans ses bras.

    Ils l'avaient fait !

    L'envers du décor.:
     



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Coordinateur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 13/07/2018
Messages : 44

Région : Sinnoh
Lun 27 Aoû - 18:16
- Tu te fous de ma gueule. C'est pas possible. 

Son interlocutrice haussa les épaules, insensible à son ton agressif. Après tout, ce n'était pas elle qui venait de l'assigner à une mission des plus inhabituelles et excentriques. Elle n'était que le messager. 

- T'as qu'à faire part de ton désaccord avec Lawrence. C'est lui qui décide, pas moi. Je suis sûre qu'il prêtera une oreille attentive à ta plainte. 

C'était faux, ils le savaient tous les deux. Erya soupira, puis lui tendit la sacoche de cuir qui contentait ses accessoires de coordination. Avant de s'engager au sein de leur organisation, la donzelle avait participé à quelques concours, désireuse de tester les capacités de ses pokémons autrement que durant un combat. L'expérience lui avait plu, certes, mais elle n'avait pas cherché à la renouveler. Une bonne prestation exigeait temps et budget décent ; deux choses qui lui avaient cruellement manqué durant son adolescence. C'était l'un des secrets qu'elle s'était gardée de révéler. Jusqu'à maintenant. Elle comptait s'ouvrir et partager son maigre savoir, dans l'espoir d'apaiser son compagnon. Un acte d'une rare générosité venant d'elle.

- J'suis pas ici pour jouer les metteurs en scène. En quoi est-ce que ça va faire avancer notre cause ? Lawrence peut bien aller se faire foutre ! Le visage aussi rouge que ses cheveux, Max se tourna brusquement vers la porte de sa chambre. Il devenait un brin paranoïaque lorsqu'il exposait le fond de sa pensée. Pendant une seconde, il avait cru découvrir son supérieur dans l'entrebâillement. Et même si je voulais, cette connerie de tiboudet ruinerait mes chances. 

- Je vais t'aider, Beaulieu.
- Toi, m'aider ? La blague. Qu'est-ce que tu y connais d'abord, à la coordination ?

La pique trouva sa cible. L'expression d'Erya se décomposa et une lueur de tristesse traversa soudainement son regard. Blessée, elle lui jeta violemment la sacoche et quitta la pièce sans prononcer le moindre mot. Le rouquin rattrapa le matériel de justesse, mais ne fut pas assez rapide pour arrêter son amie. Il s'élança à sa poursuite, mais se heurta au silence du corridor. Vide. Aucune trace d'Erya. Maximilian se frappa le front du plat de la main, puis étouffa un hurlement en enfournant son poing dans sa bouche. La réconciliation risquait de prendre du temps. Beaucoup de temps. Et il venait de perdre sa meilleure alliée pour cette mission insensée. Dans un mouvement rageur, il balança le sac contre le mur et donna un coup de pied dans sa porte. Celle-ci se referma dans un claquement sourd.

Il allait devoir improviser.

- début de la prestation -

Les rideaux s'écartèrent. La scène était plongée dans une semi-obscurité que seuls les meilleurs yeux pouvaient percer. En son centre, un tiboudet se tenait immobile. Sous ses pattes se trouvait un petit tapis roulant qui ne possédait aucune poignée. Au fond de la scène, en arrière-plan, il n'y avait pour seul décor qu'un large écran en tissu. Un premier projecteur s'alluma, éclairant la silhouette maigrichonne et nerveuse de l'âne. Il y eut un coup de gong, signalant ainsi le début de la prestation, et le mécanisme du tapis roulant s'activa. Le pokémon commença à courir. Un second projecteur se chargeait de projeter l'image défilante d'une prairie verdoyante. 

Après une minute, sur l'écran, le jour céda à la nuit. L'éclairage chaud, représentatif du soleil, pâlit et se changea en un faisceau similaire à celui de la lune. 

Le tiboudet courait toujours au même rythme, inlassablement. 

Lorsque l'aube revint, deux minutes plus tard, les premiers signes de fatigue apparurent. Le pauvre haletait, la langue pendant au bord de ses lèvres, ses paupières à moitié fermées. La drogue faisait son effet. À l'insu de l'animal, pour assurer son obéissance totale et la malléabilité de son corps, son maître avait glissé un puissant sédatif dans sa nourriture. Ce faisant, lorsque la prairie fut de nouveau plongée dans les ténèbres de la nuit, le tiboudet ralentit l'allure. Dans sa soudaine fatigue et maladresse, il trébucha dans ses propres pattes et tomba en bas du tapis. 

Tous les projecteurs s'éteignirent aussitôt, plongeant à nouveau les spectateurs dans la noirceur. Sur scène, il y eut du mouvement. Des va-et-viens, quelques bruits de pas. Puis l'on ralluma le projecteur central, réservé uniquement pour l'éclairage. Son faisceau, plus mince et d'une couleur bleutée, presque fade, révéla le tiboudet, suspendu à trois mètres du sol. Les cordages étaient à peine visibles et le harnais se fondait à son pelage. Deux petits écrans avaient pris la place du premier ; l'un se trouvait à gauche et l'autre à droite, laissant ainsi le pokémon terrestre comme pièce centrale de la prestation. Sur le premier écran, des images aléatoires apparurent. Une gamelle bien remplie, une jolie forêt, une jeune femme (merci Erya pour la photo) souriant avec bienveillance. Sur l'autre, une cage de fer, des chaînes, une seringue rempli d'un sérum à la couleur douteuse. Des peurs, des joies, des souvenirs.

Où suis-je ? La voix pré-enregistrée du sbire résonna à travers la salle, en un écho chevrotant et insécure. Il lui avait fallu près d'une demi-heure de pratique pour maîtriser cette intonation qui ne lui ressemblait pas. Où suis-je ?

Il entama une lente descente, ses pattes s'agitant faiblement. Son corps bascula vers l'avant, pirouettant le vide comme s'il sombrait vers une quelconque abysse.

À mi-chemin de la descente, Maximilian tira sur le câble principal de gauche, puis celui de droite, créant lentement mais sûrement un effet balançoire, à l'horizontale. Le tiboudet se rapprochait donc du sol à la manière d'une plume, virevoltant d'est en ouest, et plongeant vers la partie non-éclairée de la scène. Un gouffre ténébreux et effrayant, pourtant familier. Sur les écrans l'on vit défiler un désert, des fleurs, un linge taché de sang, un tuyau d'arrosage. Les images se brouillèrent graduellement jusqu'à devenir des taches informes et colorées, impossibles à définir. 

Lorsque les sabots de l'âne touchèrent la scène, Max relâcha sa prise et le laissa s'écrouler, inerte. La lumière s'éteignit, les projecteurs cessèrent de fonctionner.

Suis-je mort ?

Il y eut encore du mouvement et des bruits de pas, des bruissements de tissus et quelques chuchotements. 

La salle entière s'illumina pour une dernière fois. Le tiboudet, couché dans une position plus naturelle, tourna la tête vers le public. Il n'avait pas l'air de bien aller, mais il était éveillé.

- fin de la prestation -

Une fois de retour dans les coulisses, Maximilian ne perdit pas une seconde et renvoya son tiboudet dans sa pokéball. Hors de question que les autres coordinateurs ou que les organisateurs du concours ne remarquent le piteux état dans lequel il avait mis la créature. Qu'il gagne ou qu'il perde, il n'en avait rien à foutre. Il avait exécuté l'ordre de Lawrence et il s'était débrouillé sans Erya. 
Le jeune homme dénicha une machine distributrice et se paya une bouteille d'eau. Il avait chaud, il avait mal aux bras. Cette saloperie d'âne pesait certainement plus lourd que lorsque Kalista l'avait pesé. Max prit son portable et appela son supérieur, non sans avoir au préalable bu la moitié de sa bouteille.

- Lawrence ? C'est Beaulieu. C'est fini. Permission pour rentrer au QG ?

debriefing:
 


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Modo RP & Coordinateur

C-GEAR
Inscrit le : 14/12/2017
Messages : 436

Région : Hoenn
Ven 21 Sep - 16:42
« Alan White, coordinateur d’Hoenn! »

Son nom retentit dans tout l’immeuble.

Alors qu’il pense qu’il ne pouvait pas être plus nerveux que la dernière fois, le jeune coordinateur dans la vingtaine faisait fausse route.

DÉBUT DE LA PRESTATION



Une légère musique à peine audible envahit l’auditoire. Plus les secondes s’écoulent, plus les notes retentissent à un volume parfaitement raisonnable pour tous les spectateurs. Une lumière au départ éteinte se tamise au rythme de la mélodie. Après une dizaine de secondes, la scène s’éclaire complètement.

Une passerelle, longue de cinq mètres et suffisamment large pour qu’un humain puisse s’y asseoir, se trouve au centre de la scène à plusieurs mètres du sol. Elle descend tranquillement vers le parquet jusqu’à ce que trois mètres la sépare du plancher. Ce bout de métal robuste est suspendu par deux grosses et solides cordes à chaque extrémité. On y perçoit Alan White, assis sur celle-ci. Plusieurs ceintures de sécurité sont attachées à sa taille afin d’éviter une chute inattendue.

Le jeune homme balance ses jambes d’avant en arrière alors qu’il appuie le haut de son corps sur son bras gauche. Dans sa main droite se trouve une petite balle rouge et blanche qu’il fixe joyeusement de ses yeux verts.

« Mon petit précieux…! » dit-il alors que toute l’audience l’entend grâce au micro qu’il porte au collet de son chandail. « L’inconscience de tes gestes à mes ordres me rapporte beaucoup. »

Un sourire se dessine sur les lèvres du coordinateur. Il fait pivoter la pokéball lentement sur elle-même entre ses doigts qui la maintiennent prisonnière.

Une petite bête apparaît à gauche de la scène. D’un pas insouciant, elle s’avance vers le centre . Elle ne remarque guère l’humain sur la passerelle, mais celui-ci a très bien aperçu cette Abra femelle. Il a même pris le plus grand soin d’y sortir une seconde pokeball de sa poche et ce avec le plus grand soin. Il se plie par la suite sur lui-même pour mieux observer le pokemon de type psy et attend patiemment qu’il soit à son niveau.

Dès que l’humain juge qu’il est parfaitement aligné, il laisse simplement tomber la balle de capture. Elle tombe sur la tête du pokémon jaune et brun. Surprise par l’impact, l’Abra lève sa tête et prend conscience de la présence de l’humain perché au-dessus d’elle. Avant même de réagir, elle se sent aspirée à l’intérieur de l’objet qui l’avait heurté.

La pokéball retombe sur le sol et remue. Une fois. Deux fois. Trois fois.

Click!

La musique s’estompe jusqu’à ce qu’on ne puisse plus du tout l’entendre.

Les projecteurs s'éteignent d’un coup. La salle se plonge dans l’obscurité, mais malgré la noirceur totale, un son retentit. Après ce bruit, une nouvelle musique se met à jouer.


Une seule lumière illumine le centre de la scène en prenant soin d’éclairer uniquement l’Abra. Elle est encore debout. Agitée, elle regarde autour d’elle et fait même un tour sur elle-même, cherchant un repère familier, mais en vain. Elle tente alors de s’aventurer hors des projecteurs, mais elle semble en être incapable. Comme si la lumière était en fait une barrière invisible. Plus elle tente, plus elle sent ses forces l’abandonner.

« Laissez-moi partir! » s’écrie une voix féminine. « Laissez-moi!! »

Alors que ses gestes deviennent moins puissants et rapides, l’Abra finit par se laisser tomber sur son postérieur, les bras à l’intérieur des jambes ainsi que la tête baissée vers l’avant, en position foetale.

« Qu’est-ce qui m’arrive? » se questionne-t-elle. « Qu’est-ce que… Qu’est-ce…? Qu’est… »

Une seconde lumière tamisée éclaire Alan qui se tient toujours sur le bout de fer. Le pokémon remonte la tête vers lui alors qu’il continue de la regarder avec un gentil sourire cette fois.

« Je… Il me semble sympathique. » dit-elle. « Il est doux, il est attentionné. Il a toujours été là pour moi. Dès que j’ai un problème, il vient à mon secour. Il ne m’a jamais abandonné! Je dois lui montrer toute la reconnaissance que j’ai envers lui! »

Lorsqu’Abra finit sa phrase, l’humain disparaît de nouveau dans les ténèbres.

« Je suis toute à lui! »

Le projecteur qui éclaire le pokémon psy s’éteint complètement en l’espace de quelques secondes. Un bruit de filage résonne sur scène. La musique quitte alors le décor et le son de fils tissé continue.

CLICK ! BAM !

Toute les lumières s’allument d’un coup sec. Alan est toujours à sa place et on voit maintenant un tout petit pokémon qui repose sur sa main; un Statitik . Celui-ci remonte en vitesse le bras de son maître jusqu’à se retrouver sur son épaule. Lorsqu’on suit le bout de ses doigts et le bout de ses pieds, on peut voir de longs et solides fils tissés par le pokémon insecte et électrique. Ces fils rattachent directement Alan au Abra qu’il vient d’attraper.

Alan soulève son bras gauche. Le bras gauche d’Abra se soulève.

Alan soulève son bras droit en laissant retomber son bras gauche. Le bras gauche d’Abra retombe, le bras droit de soulève.

Alan soulève tous ses membres, Abra soulève tous ses membres.

Le coordinateur s’amuse à accaparer la conscience et les gestes du pokémon psy. Il fait danser Abra en imitant la danse dans le vidéo clip Thriller de Michael Jackson. Une nouvelle musique s'incruste alors...


Sans crier gare, un second Abra apparaît sur la scène, venant de nulle part. Il se retrouve à droite de la femelle Abra, emprisonnée des fils du Statitik. Il la remarque tout de suite et analyse donc la situation qui est devant lui. Il relève la tête vers le haut où les fils remontent jusqu’à un humain à la chevelure verte. Peu à peu, il sent la colère le ronger.

Enragé de voir un tel événement, le deuxième Abra prend sa congénère dans ses bras et la tire de toutes ses forces vers la sortie de droite de la scène.

Sentant les fils se raidir brusquement, Alan baisse son regard vers le bas et voit un voleur qui emmène son nouveau trésor. Il tire alors dans la direction opposée, ramenant abruptement la Abra au centre de la scène. Il est bien trop fort pour que le cambrioleur puisse retenir la femelle et lâche prise. Il voit sa partenaire retrouver sa position de départ...

Malgré son échec, l’Abra mâle ne se décourage pas et n’a aucune intention de laisser son amie agir inconsciemment selon les ordres de l’humain. Il revient auprès d’elle en un rien de temps. Il sait à présent qu’il ne peut pas simplement l’emmener loin. Le pokémon indépendant arrive à percevoir les fils qui manipulent sa congénère.

Il prend quelques instants pour réfléchir à une stratégie pour la libérer, ainsi que de lui redonner sa conscience de pokémon libre. Il agrippe alors le fils qui est relié au bras droit de la prisonnière. Il tente de le déchirer, mais le fils est trop résistant et glisse au travers de ses doigts.

Alan soulève son bras gauche et vient pour donner un coup à droite. Le même schéma de mouvement se répète au même moment et la marionnette obéit sans sourciller aux commandes de son maître.

Le mâle voit venir l’attaque et réussit à l’éviter en reculant de quelques pas.

Il ne peut donc plus s’approcher de son amie afin de l'extirper de l’humain. Ça lui fait mal au coeur et il doit alors trouver une nouvelle stratégie. Elle n’a plus sa conscience… Elle ne peut pas l’aider de son plein gré; il doit donc s’en prendre à la source du problème.

Il relève la tête et se concentre avant de disparaître.

L’Abra semble s’être volatilisé, mais il se retrouve soudainement juste à côté d’Alan. Déconcerté, le coordinateur se tourne vers le deuxième pokémon. N’aimant guère la tournure des événements, Statitik décide d’aller se réfugier à l’intérieur du chandail de l’humain. Le jeune homme a pourtant un sourire narquois au visage et tente le plus rapidement que possible sortir une autre pokéball, prête à accueillir un nouveau compagnon.

Malheureusement pour lui, l’Abra ne lui laisse aucun temps mort. Il charge sur lui de toutes ses forces en espérant le toucher.

S’il ne veut pas se prendre l’attaque de plein fouet, le coordinateur n’a d’autre choix que d’abandonner son plan initial. Agissant par réflexe, il met ses mains devant son visage et tente de contrebalancer son poids du mieux qu’il peut. L’Abra passe tout droit devant lui. L’humain s’en sort indemne de l’attaque, mais les fils qu’il a aux mains ne sont plus. La force de l’attaque a été assez puissante pour déchirer les fils du Statitik .

Alan, ne sentant plus la sensation de sa marionnette, ouvre ses yeux. Il se redresse sur son tronc pour constater l’étendue des dégâts. A-t-il perdu son pouvoir? C’était bien et bel le cas.

Agité et affolé, il regarde alors ses pieds pour voir si au moins ceux-ci sont toujours liés à la abra femelle. Mais dans sa nervosité, il a malencontreusement fait des mouvements brusques. Trop rudes pour que les fils restent intacts...

Sans plus s’attarder sur la passerelle, le deuxième Abra fait de nouveau usage de ses pouvoirs psychiques pour réapparaître au niveau du sol. Il se dépêche de débarrasser son amie des résidus de fils. Celle-ci semble inerte sur la scène.

Après le ménage fait, l’Abra sauvage se penche sur sa partenaire pour voir si elle est toujours en vie... Si ce n’est pas trop tard pour la ramener... Si son esprit ne s’est pas déjà envolé loin... Si sa conscience peut revenir en elle...

Elle redresse la tête lentement vers son congénère. Heureux, il la prend dans ses bras!

« Abra, attaque-le!! » ordonne Alan toujours perché sur la passerelle de métal.

Elle ignore complètement l’humain qui vient de hurler. Elle ne fait que relever la tête vers le haut comme si quelque chose venait de se passer, mais sans plus, laissant le coordinateur dans le vide.

Le second pokemon psy danse de joie autour de son amie qui se redresse tranquillement. Plus rien ne les retient ici à présent.

Bouillonnant de rage, le coordinateur sort deux pokéball.

Voyant l’humain réagir, les deux pokémon foncent à droite de la scène. Alan lance les deux balles de capture en leur direction, mais les créatures psy ont été bien plus rapides que lui. Les balles tombent simplement sur le sol.

« NOOOON! »

Les lumières s’éteignent alors que les deux Abra réussissent à s’échapper. La musique s’estompe, et tout replonge dans le silence.

FIN DE LA PRESTATION


Alors que tout s’est éteinte, la passerelle remonte tranquillement vers le haut. Deux personnes attendent déjà Alan et l’aide à se débarrasser de l’équipement de sécurité. Un grand stresse vient de se volatiliser. Ça s’est beaucoup mieux passé de ce qu’il s’était imaginé. Ça lui fait tout de même drôle d’avoir jouer un rôle un peu machiavélique.

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Coordinateur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 24/08/2018
Messages : 20

Dim 23 Sep - 13:27
Un concours de coordination. C’était le premier pas vers le but du jeune homme. Mais le sujet de l’inconscient était particulièrement délicat.
Beaucoup de chose se rapportait à l’inconscient, et le jeune homme réfléchit longtemps avant de trouver la signification qu’il voulait faire passer dans sa prestation.

DÉBUT DE LA PRESTATION

Ren était sur scène, noir dans un premier temps, laissant monter le doute aux spectateurs.
Une voix résonne au bout de quelques minutes.

« Qu’est-ce que l’inconscient ? »

Les lumières révélèrent alors une scène avec simplement Ren et son togepi. Ils semblaient tout les deux en train de parler comme si de rien n’était.
Puis a nouveau le noir. Et à nouveau la voix.

« Regardons de plus près ce jeune homme »

A nouveau les lumières révélèrent la scène. Cette fois nous avions uniquement Ren sur scène qui dormait. D’un sommeil, semblait-il, calme et agréable.
Soudain de la fumée apparue sur la scène ce qui enveloppait petit à petit le jeune homme qui ne bougeait pas et qui continuait à dormir. Une fois que la fumée fut dense, une image apparue dessus, une image de la tête de Ren en gros plan. La tête se faisait de plus en plus grosse et l’image se dirigeait en direction de son front jusqu’à ce que nous pénétrions dans le crâne du jeune homme. Un togepi apparu. Il était là, dans la boite crânienne du jeune homme.

L’image se brouilla tandis que la fumée se dissipait petit à petit, mais le togepi lui restait net et parfaitement immobile. Le corps de Ren endormi était toujours présent.
Une fois que la fumée était totalement disparue, une musique retentit.

lien de la musique

C’est alors que togepi leva sa patte droite, dans le même temps, toujours endormi, Ren leva également son bras droit puis retomba sur le sol.
Togepi répéta cette scène avec sa patte gauche, et le bras gauche de Ren se leva à nouveau avant de retomber mollement sur le sol.

Togepi fut alors un mouvement en avant et Ren se réveilla et se leva. Togepi regarda ses mains et ses mouvements étaient reproduit à l’identique par Ren. Le pokémon toujours au milieu de la scène faisait des tests, tous reproduit par Ren.
Puis soudain, la musique se fit plus dansante. C’est alors que le pokémon et le dresseur se mirent tout deux à danser de manière fluide. Tous les mouvements que le pokémon faisait étaient répéter par Ren. La danse donnait des airs de balai.

La scène continua jusqu’au moment ou un silence apparu puis une musique au tempo rapide emplit la scène. Le troisième mouvement de la sonate au clair de lune de Beethoven retenti d’un son clair dans toute la salle.

Sur scène nous pouvions voir Ren marcher et rencontrer une personne. Le togepi dans son coin observait la scène mais nous pouvions voir que cela ne lui plaisait pas. Il était en train de s’énerver devant cette rencontre. C’est alors que cette humeur se répercuta sur le dresseur qui commença à avoir des expressions qui n’indiquait rien de bon. Tout bascula alors rapidement et nous pouvions voir Ren s’énerver sur son interlocuteur.

Les deux personnages se séparèrent et nous pouvions voir alors le dresseur seul et triste. Nous pouvions voir de la souffrance sur son visage alors que le togepi était toujours énervé dans son coin.
Ren se releva et s’accroupi luttant contre des sentiments contradictoires.

C’est alors que le premier mouvement de la sonate au clair de lune reprit la suite. Ren se releva déterminer. Togepi était surpris. Il tenta de contrôler le corps de Ren à nouveau, mais ce dernier lutta tant bien que mal. Ren se retrouva à nouveau devant la personne contre laquelle il s’était énervé et après de longue minute de lutte avec le togepi, il s’excusa finalement.

La scène redevint noire, les lumières étaient éteintes, la musique était arrêtée. Un silence pesant prit le pas.

« Nous ne savons pas toujours pourquoi nous réagissons de telle ou telle façon, car le principe de l’inconscient est que nous n’en avons pas conscience. Mais ce n’est pas l’inconscient qui dicte nos choix, mais nos choix qui dictent l’inconscient. »

FIN DE LA PRESTATION

Ren serra fort son Togepi dans ses bras. C’était fait, ils avaient réussi !


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Coordinateur Kalos

C-GEAR
Inscrit le : 21/02/2018
Messages : 125

Région : Kalos
Dim 23 Sep - 19:59
La lumière emplit doucement la scène, l'éclairant de façon uniforme et claire. Elle est totalement vide. En plus de la lumière, il monte des haut-parleurs un très léger son. Vraiment léger. Juste une sourdine presque inaudible qui vient perturber le silence. Un autre son apparait. C'est le petit crissement qu'il y a quand on allume un micro. Sans surprise, une voix résonne à la suite. C'était une voix féminine.

- Il était une fois, un petit garçon qui n'avait pas de nom. Il se fichait d'en avoir un puisque tout ce qu'il voulait, c'était s'amuser.

Des coulisses du côté jardin sort un jeune garçon, le visage souriant et sautillant à moitié. Il avance en balançant ses bras d'avant en arrière, joyeusement, tout en fredonnant quelque chose. Il ne tourne pas la tête, il ne regarde pas le public. Il se contente de traverser la scène et de disparaitre dans les coulisses de l'autre côté.

- Il était accompagné par ses deux amis, qui l'aimaient et veillaient sur lui. Il s'agit du Prudent et de l'Inquiète.

Sort de jardin un Riolu, le pas prudent et l'expression préoccupée, suivis d'une Psystigri qui colle aux pas du pokémon bleu avec un air totalement inquiet sur le visage. Ils accélérèrent un peu le pas pour traverser la scène, courant presque à la suite du garçon. La lumière décroit, faisant le noir pendant quelques instants, puis se rallume avec la vitesse, révélant une nouvelle scène. Le garçon était à jardin, le Riolu était cour, en face à face avec l'enfant. La Psystigri est au milieu des deux, l'air inquiet et les regardant à tour de rôle.

- Le garçon était avide d'amusement et allait toujours plus loin pour s'amuser toujours un peu plus.

Le garçon avait un regard insistant et un sourire impatient, semblant vouloir quelque chose du Riolu et le pressant. Le pokémon avait les pattes avant levées et bougeait sa tête de droite à gauche, les yeux fermés et crispés dans une attitude de refus.

- « Non, c'est trop dangereux. Je refuse de le faire », dit le Prudent. « Au contraire, ça va être drôle, tu vas voir. Allez, fais-moi plaisir. », réponds l'enfant.

Doucement, l'attitude du Riolu s'effrite. Il baisse ses pattes et affiche un air contrit. De l'autre côté, le garçon semble tout content et sautille d'un pied sur l'autre. Quelque chose change dans leur attitude. Le garçon sourit toujours mais il a fini de sautiller. À la place, il a les jambes fléchit et l'air concentrer, comme s'il attendait. Le Riolu lève à nouveau ses pattes, mais cette fois il les croise et les lèves probablement jusqu'à la limite de leur longueur. Un instant, peut-être d'hésitation, passe. Puis, le pokémon abat ses bras, les écartant dans une trajectoire descendante en envoyé toute une volée d'étoiles qui foncent vers le garçon. Celui-ci bougea alors. Il se jette à droite, puis à gauche, il exécute des sauts périlleux et ajoute même une magnifique roue, en appuie sur la main droite. Il venait d'éviter toutes les étoiles avec grâce et panache. Un instant passe où tout le monde sur scène semble reprendre son souffle. Puis, le garçon saute en poussant une exclamation de joie et sort dans les coulisses de jardin, souriant outrageusement. Le Riolu le suit, toujours avec un air contrit. La Psystigri lâche un soupir de soulagement avant de sortir également par le même chemin que les autres. La lumière décroit, recréant encore une fois le noir. Seulement, il dura plus longtemps cette fois. Il dura tout le temps que la voix parla.

- Le fait que sa vie pouvait être en danger n'était pas quelque chose qui décourageait l'enfant. N'allait pas penser que c'est le fait de risquer sa vie qui l'amuse. Que c'est ça, justement, qui lui donnerait des frissons. Vous vous tromperez. Il ne réfléchit pas aussi loin. Les risques, les dangers ou les conséquences ne lui effleurent même pas l'esprit. Son seul but, c'est s'amuser. Tout le reste n'est que détails, pour lui.

La lumière apparait à nouveau, montrant encore une nouvelle scène. Le Riolu et le Psystigri sont dos au public, l'air paniqué et en train de regarder en hauteur. Dans la direction de leur regard se trouve le garçon, des mètres plus haut que le sol, sur une passerelle de fortune et devant un fil. Il a toujours un sourire au visage, les bras écartés et un regard exalté. Il pose un pied nu sur le fil et semble incertain dessus. Il avance ensuite l'autre pied, s'éloignant de la sécurité de la plateforme. Son corps tremble un peu mais son expression ne change pas. Il oriente ses bras de haut en bas pour tenter de conserver l'équilibre. Il fait encore d'autres pas, avançant jusqu'à la moitié de la scène. Seulement, il se met à tanguer soudainement, agitant les bras de manière paniqués avec l'expression qui suit le même sentiment. Il penche dangereusement sur le côté, la chute semblant inévitable. Le Psystigri pousse un cri de panique et pointe soudainement du doigt. À ce moment-là, une plateforme apparait à côté de l'enfant, lui permettant de se ressaisir et de ne pas tomber. L'air excité, il se repositionne, sans aucun regard en bas, et parcours d'une traite rapide l'autre moitié pour rejoindre l'autre côté. La lumière décroit une fois encore, jetant une nouvelle fois le noir sur la scène.

- L'enfant n'est ni méchant, ni égoïste. C'est simplement qu'il n'a pas conscience du monde qui l'entoure, ni même des gens.

La scène s'éclaire, révélant un panneau en carton représentant un rocher au milieu de la scène. Il était arrondi et avait une hauteur d'environ un mètre. Le bruit d'une rivière se fait entendre. Ce n'est pas le son d'eau calme qui résonne mais plutôt de celle qui peut être dangereuse de traverser en raison du fort courant. Le garçon sort des coulisses, court et passe le rocher avec un salto parfaitement maîtrisé puis sort. Le Riolu arrive, suivis du Psystigri, et considère un instant le rocher. Il prend de l'élan et saute par-dessus le rocher en atterrissant avec une roulade. Il disparait ensuite dans les coulisses. Le Psystigri hésite également, prends de l'élan puis s'élance comme l'a fait l'autre pokémon. Seulement, elle n'arrive pas à sauter aussi loin et tombe derrière le rocher. On entend juste une exclamation de sa part qui se fait rapidement noyer par le bruit du ruisseau. La lumière disparait et s'ouvre plus tard sur une nouvelle scène.

Le garçon sort encore une fois de jardin, sautant d'un pied sur l'autre en regardant le sol, comme s'il faisait un jeu. Il avance de cette façon jusqu'au milieu de la scène, sans jamais lever le regard. Le Riolu apparait du même côté que le garçon et le regarde. Il jette ensuite un regard sur quelque chose d'autre, vers l'arrière de la scène et son visage prends un air paniquer. Un bruit se fait entendre en même. Le bruit grandissant d'une voiture. Le garçon, inconscient de tout cela, a encore avancé. Le bruit grandit de plus en plus. Le Riolu se jette littéralement contre le garçon, le poussant hors de la scène. Le pokémon tombe au sol et regarde vers le fond de la scène alors qu'un bruit de klaxon éclate dans la salle. Noir et silence soudain. Il n'y a plus aucun son. Pas même la sourdine qui empêchait le silence de s'installer depuis le début. La lumière se rallume tout aussi soudainement, passant du noir total au blanc le plus aveuglant. Il n'y a toujours aucun son. Sur la scène se trouve uniquement une épée dans son fourreau, simplement posée là. L'enfant marche hors des coulisses de cour et se dirige vers l'épée avec un regard curieux. Il la sort de son fourreau avec la main droite et la regarde, fasciné. Il exécute quelque coup dans le vide, s'amusant. Il semble ensuite la soupesé dans sa main avant de la jeter en l'air, lui faisant faire un tour complet et la rattrapant ensuite. Cela semble beaucoup l'amuser. Il recommence, la jetant en l'air et la rattrapant de la main gauche. Il recommence, cette fois encore plus haut. Il continue, la passant de droite à gauche, de plus en plus haut et faisant de plus en plus de tour. Finalement, il la tient fermement dans sa main droite, fléchit les jambes et la lance plus haut qu'il ne l'avait jamais fait. L'épée tourne dans les airs, exécutant des mouvements qu'on ne peut qualifier que d'aléatoire. Plus elle tourne et plus elle a l'air menaçante et dangereuse. Le garçon lève sa main gauche, prêt à la rattraper. L'épée redescend. Elle se rapproche du bras du garçon. On pouvait déjà constater que l'axe de la poignée n'était pas du tout aligné avec la main du garçon. L'épée se rapproche encore plus, elle va bientôt atterrir. En une seconde, tout le monde remarque que la lame de l'épée se dirige vers le bras du garçon. Et en une seconde, le noir se fait immédiatement. Aucun son ne permet d'en savoir l'issu. La sourdine revient, replaçant la même ambiance qu'au début de la prestation.

- Le garçon avait fait une erreur. Une erreur qui lui a couté cher. Une erreur dont il en a tiré une leçon. Une erreur dont il en a tiré un nom. Un nom qui lui rappellera toujours ce qu'il a fait, et ce qu'il a appris. Désormais, il porte le nom de l'Inconscient.

La lumière revient doucement, montrant une fois encore le rocher avec le bruit de la rivière déchainer. L'Inconscient sort des coulisses de cour, un sourire plus petit sur le visage, mais toujours joyeux. La manche de son bras gauche vole aux grès de l'air par l'absence d'une partie du membre. Il avance vers le rocher, mais s'arrête, se retournant en arrière pour attendre. Apparaît maintenant le Prudent, recouvert de bandage à différent endroit mais sans avoir l'air dramatique. Puis vient l'Inquiète, toute dégoulinante et trempant le sol. Le Prudent prend de l'élan et saute par-dessus le rocher. Il se retourne ensuite vers les deux autres. L'enfant prends l'Inquiète dans les bras et la lance par-dessus le rocher. Le Riolu accompagne son atterrissage pour qu'il soit sans danger. Puis, l'Inconscient prends de l'élan et passe également le rocher. Les trois réunis, ils se sourirent avant de sortir ensemble. La lumière baisse graduellement en même temps que le son, jusqu'au noir finale.
Coulisse:
 


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Elite 3

C-GEAR
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Sam 13 Oct - 23:21
Peut-être cela venait-il seulement d'une vieille habitude de coordinateur, mais lorsque le thème du nouveau concours nous avait été communiqué, je m'étais immédiatement pris à réfléchir à la prestation que j'aurais pu composer sur le sujet si j'avais eu, moi aussi, à monter sur les planches, et j'avais eu le plaisir de constater que semblables réflexions animaient les esprits de mes collègues champions. Je trouvais que Béatrice et Saizo n'étaient tous deux pas très drôles – il fallait dire aussi que je connaissais encore mal le Sinnohien, qui passait le plus clair de son temps dans ses montagnes de Frimapic – mais nous partagions au moins tous les quatre une même passion de la coordination : c'était la première fois que je vivais dans un environnement où mon entourage au complet se rassemblait autour de cet art, et c'était vraiment agréable que de vivre au cœur d'une telle émulation entièrement axée sur le spectacle.

Pour ma part, devant le thème aux retombées à la fois si intimes et mystérieuses qu'était l'inconscient, j'aurais sans doute écarté la tentation de le traiter de façon légère qui me venait toujours avec ce genre de sujets graves pour miser sur les immenses possibilités de donner un spectacle grandiose et prenant que portait la notion, entrant en résonance avec l'intériorité des spectateurs. J'aurais sans doute utilisé Toby, mon Kecleon et son pouvoir de camouflage, ou bien l'un de mes spectres ; peut-être, aussi, des pouvoirs psychiques ; j'aurais déployé les jeux de lumières, de sonorités... L'inconscient. Sans aucun doute, j'aurais fait quelque chose d'assez sombre ; mais pas de trop non plus. J'avais eu, du mien, un petit aperçu lors de ma mauvaise expérience psychique d'il y a des années ; cela ne me donnait pas envie de plus le creuser. Mieux valait toujours finir par en rire. Je me demandais, en tout cas, s'il était possible, à l'occasion, aux Maîtres d'Élite de participer à un concours comme de simples coordinateurs, sous une fausse identité et en se déguisant... Mais lorsque j'avais obliquement évoqué cette idée, le Comité m'avait fait comprendre son avis très fermé.

Les prestations de ce soir ne me déçurent pas. Comme ce qui m'était naturellement venu à l'esprit lorsque j'avais réfléchi au thème, plusieurs coordinateurs avaient joué des effets d'ombres et de lumière, certains rivalisant d'originalité avec des spectacles par ombres chinoises ou par danses très travaillés qui, s'ils manquaient parfois un peu de clarté dans leur sens, n'en composaient pas moins d'admirables tableaux. La catégorie 1 comme la 2 étaient émaillées de prestations poétiques ou symboliques qui révélaient un gros travail de mise en scène ; chez les débutants, un numéro d'équilibriste au ton léger mais au thème fort me plut particulièrement, s'accordant à mes goûts personnels. Même dans les prestations aux mises en scène plus traditionnelles, un gros travail avait été effectué pour faire apparaître les diverses forces en présence dans le jeu de l'inconscient, ce qui avait abouti à des résultats très encourageants y compris pour ceux dont les faiblesses étaient encore trop grandes pour qu'ils puissent obtenir un ruban : le public de la salle comme celui qui regardait la transmission télévisée devait en avoir profité. Quant à la catégorie 3, elle fut notamment remarquée pour la participation d'un artiste apparemment plutôt en vogue en ce moment ; celui-ci donna l'une de ces prestations engagées, dont le principe même avait tendance à m'ennuyer, mais dont on trouvait forcément quelques représentantes dans chaque concours et qui devaient plaire à ma collègue Grandt. Son spectacle me montra néanmoins un coordinateur dynamique et déterminé, et je ne pus qu'approuver certaines trouvailles visuelles particulièrement bien pensées.

Réunis dans la salle de délibération, la dernière prestation terminée, nous ne mîmes pas longtemps à nous entendre sur celles qui nous semblaient valoir un ruban et celles qui étaient trop insuffisantes pour cela. Tandis que chacun regagnait sa place après cette brève entracte, je m'avançai sur la scène, comme au tout début de la soirée, une feuille dans les mains.

« Mesdames et Messieurs, le jury a délibéré et il est à présent l'heure d'annoncer les grands gagnants ! Mais avant cela, je voudrais féliciter chaleureusement tous les coordinateurs qui ont illuminé ce soir le Dôme d'Ho-Ohale. Vous nous avez donné un spectacle éblouissant, bravo à tous ! » La salle, accompagnée par la table du jury et moi-même, se répandit en applaudissements durant la pause que je marquai, puis je repris la parole. « Après toutes ces prestations, on n'a pas très envie de connaître ce qui nous manipule, vous ne trouvez pas ? Certaines nous auront cependant plus marqués que d'autres, et ce sont leurs auteurs qui seront récompensés ce soir ! Préparez donc vos applaudissements pour... »

...Les gagnants de la catégorie 1 !:
 

Tandis que je discourais, Toby, qui était accroché, camouflé, à mon dos lorsque je m'étais avancé vers le milieu de la scène, avait peu à peu recouvré sa couleur verte et s'était perché sur mon épaule – les plus attentifs auraient pu remarquer, plus tôt, sa bande ventrale rose qui, seule, ne disparaissait jamais. Ce n'était peut-être pas très conforme aux attentes du Comité que de clôturer un concours un Pokémon avec soi, mais bon, le petit était discret et j'avais toujours trouvé cette habitude dommage ! Il fixa de ses yeux ronds chacun des coordinateurs qui s'avançaient tout à tour pour obtenir leur ruban tout neuf, sorti d'un luxueux coffret. La distribution terminée, j'ajoutai encore quelques mots :

« Il est des gagnants comme il est des perdants, mais si vous en faites partie, surtout, ne vous découragez pas ! La coordination est un discipline exigeante, qui nécessite beaucoup de travail et n'est jamais une valeur sûre. Prenez en compte les critiques, ayez confiance en vos Pokémon, et vous ferez sûrement mieux la prochaine fois ! Encore félicitations à toutes et à tous et merci d'être venus ce soir ! »



Après le concours, un dîner était prévu entre les membres du Comité : je ne serais à nouveau libre que le lendemain matin, notre avion repartant pour Sinnoh dès l'après-midi. Je m'échappai un instant pour trouver Pyon-Pyon qui, cachée, avait observé tout le spectacle, suivant son habitude. Mais ensuite, tandis que, dans les couloirs, chacun se regroupait en des discussions animées, je parvins à prendre mon agente Élise beaucoup trop demandée à part une minute. « Alors, Miss, vous voyez que vous n'aviez pas lieu de vous inquiéter pour le concours de ce soir ? » Avant d'avoir à subir ses reproches pour ma petite surprise finale avec Toby, je l'arrêtai d'autorité et repris : « Tout à l'heure, vous n'aviez pas le temps pour venir vous balader, mais demain, j'espère bien pouvoir vous faire un peu visiter Ho'Ohale ? Vous ne pouvez pas quitter Alola sans avoir au moins goûté une malasada ! » La jeune femme, déroutée, exprima son incertitude ; mais comme un peu plus tôt, je voyais sur son visage le regret de n'avoir pu découvrir la région pour laquelle, dans l'avion, elle cachait bien mal son enthousiasme, et j'insistai encore en pointant le fait qu'elle ne reviendrait pas là de sitôt et que nous serions largement de retour pour l'heure du vol. Et puis, après tout, se promener dans ma région ne l'aiderait-elle pas à un peu mieux me connaître, puisque j'avais appris qu'elle admirait ma coordination ? Lorsqu'elle se montra prête à céder, je ne tardai pas pour la pousser à me donner sa parole : « Demain, neuf heures devant le bâtiment, alors ! Je compte sur vous, Miss ! » Et je disparus avant que la nuée d'employés du Comité que je voyais, au loin, en train de s'approcher, ne nous prenne d'assaut.


◊ baisse d'activité pour les mois à venir en raison de mes études, merci de votre compréhension ! ◊
~ divers ~:
 
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