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» CONCOURS DE COORDINATION n° 42 - Catégorie 2


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Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 20/11/2017
Messages : 170

Lun 20 Aoû - 12:03
L'avion pour Alola spécialement réservé par le Comité partit tôt le matin, l'équipe de l'Élite à son bord. Évidemment, j'en faisais partie, et ce fut excité comme un Statitik que je passai tout le trajet, admirant l'océan que nous survolions à travers le hublot, jouant avec les boutons de mon fauteuil (première classe !) ou me retournant pour partager mon enthousiasme avec Élise, mon agente, assise derrière moi. Par chance, alors que la jeune femme était d'ordinaire des plus sérieuses et ennuyantes avec sa fâcheuse tendance à me couper dans mes élans en me rappelant telle ou telle obligation, elle semblait aujourd'hui se réjouir autant que moi d'aller à Alola : ses sourcils toujours froncés avaient été remplacés par de grands yeux pleins de curiosité et une expression attentive à mes réflexions, voire qui en redemandait. Sur ses genoux, les feuilles de notes et documents officiels relatifs au concours côtoyaient des prospectus touristiques ; et depuis la veille, tout en simulant un air désintéressé qui cachait mal son enthousiasme, elle m'avait déjà posé plusieurs questions sur la région auxquelles je me faisais une joie de répondre. « Est-ce que c'est vrai que les habitants d'Akala accueillent tous les gens qui débarquent au port en interprétant des danses traditionnelles ? » « Bien sûr, et il convient aussi d'exécuter quelques mouvements lorsque l'on rencontre une personne importante, comme le directeur d'une institution ou le maire ! » « Ah bon ? C'est vrai ? » Je ris sous cape, jusqu'à ce qu'un collègue, assis non loin de nous, ne dévoile à Élise ma très légère déformation de la vérité.

Mes premières semaines à l'Élite s'étaient bien déroulées : même s'il y avait beaucoup de responsabilités et que j'étais bien moins souvent seul et libre de mes occupations que ce à quoi j'étais habitué, le poste de champion m'était plutôt agréable et je parvenais à m'aménager des créneaux de loisirs parmi tout le travail que nous avions sur les épaules. Je m'entendais également mieux avec mon agente qu'aux tous premiers jours : si j'avais très vite saisi comment la cerner, il semblait qu'elle aussi avait désormais compris la façon dont je fonctionnais, et tout en continuant de beaucoup nous disputer, j'avais l'impression que nous avions trouvé un équilibre. Si j'avais déjà eu l'occasion d'affronter quelques challengeurs, il y avait cependant encore tout un pan de mes nouveaux devoirs qui me restait inconnu : le lancement de concours... Or, mon tour parmi mes collègues étant venu, ce soir-même, ce serait à moi de m'y essayer ; et pour mon plus grand bonheur, les plans du Comité avaient fait que ce premier concours lancé sous ma houlette aurait lieu dans la région d'Alola ! C'était un vrai plaisir pour moi que de savoir que j'ouvrirais mon premier concours en tant que Maître dans ma région d'adoption, celle qui m'avait vu découvrir la coordination et où j'avais vécu tant de bonnes choses. Mes seuls regrets étaient que nous y restions si peu de temps, ce bref voyage faisant pleinement partie de notre temps de travail, mais je comptais bien malgré tout profiter de l'endroit dans le bref laps de temps qui nous serait accordé ! J'avais d'ailleurs appris avec stupéfaction qu'Élise n'avait jamais posé un pied à Alola ; et puisque, cette fois, je venais ici sans Camille, j'espérais bien trouver un moment pour faire découvrir à la miss Duncan quelques-uns des plaisirs de cette belle région.

Lorsque j'inspirai ma première bouffée de l'air pur et iodé d'Alola, je me sentis immédiatement de retour chez moi. Une sensation particulière, dans ma poitrine comme dans mon esprit, me confirma également que nous avions bien atterri dans la région la plus chère à mon cœur : c'était la présence de Pyon-Pyon que je ressentais... Le concours avait d'ailleurs lieu à Akala, l'île dont elle était la gardienne. Elle n'apparaissait pas pour le moment, mais je la sentais toute proche ; j'étais aussi content de revenir la voir sur ses terres. Elle volait parfois jusqu'à Sinnoh, le voyage étant plus rapide pour elle que pour nous, mais elle ne pouvait rester éloignée de son île trop longtemps.

Nous fûmes conduits en voiture jusqu'au Dôme d'Ho'Ohale, où le directeur du bâtiment nous accueillit. Par suite de coïncidences, c'était également dans ce Dôme que j'avais participé à mon premier concours en tant que coordinateur débutant, il y a de cela des années, et je reposai donc les yeux sur l'imposante construction avec un léger sourire aux lèvres, comme si je retrouvais un vieil ami. Je soufflai quelques mots à mon Coudlangue qui cheminait déjà, à l'époque, à côté de moi tandis que nous avancions vers le comité d'accueil. Le directeur exprima sa satisfaction du fait que le premier concours lancé par le nouveau Maître Coordinateur, qui avait « fait ses classes » à Alola, ait justement lieu dans cette même région « florissante et paradisiaque ». Il y avait sûrement là un coup joué par le Comité, car il était certain que tout ceci mettait grandement en valeur cette région où moins de concours fédéraux étaient organisés que dans les six autres compte tenu de son éloignement important du continent. Le moment de m'éclipser me fut présenté après l'on nous eût présenté les lieux et permis de prendre possession de nos quartiers. Élise m'arrêta pourtant sur le pas de la porte : « Et votre discours ! Cette fois, je ne vous laisserai pas improviser ! » Avec un large sourire, je lui tendis les deux feuillets que j'avais, prix de la liberté, très sérieusement rédigés dans l'avion : elle s'en saisit et les vérifia avec une stupeur grandissante. « Dites-moi, Miss, vous ne voulez pas profiter un peu de votre liberté pour venir vous promener avec moi ? Vous n'allez quand même pas rester enfermée tout l'après-midi alors que vous avez l'occasion de découvrir Alola ! » Ma proposition parut la surprendre tout autant que le fait que j'avais pris le temps de rédiger mes notes ; mais si elle hésita un instant, elle finit par décliner. « Je ne sais pas où vous voyez que je suis libre, mais il y a encore tout un tas de choses à régler avec le directeur, les techniciens, les décorateurs... » « Bon, eh bien, tant pis ! Le bon courage, alors ! » Et après avoir encore promis que j'étais prêt du costume jusqu'aux pieds, je pus enfin m'échapper.

Seul face à la mer, une délicieuse malasada dans une main et un vélo loué posé à côté. C'était si bon de se trouver à nouveau ici, si bon de regoûter à l'ambiance du marché et des rues d'Ho'Ohale, aux saveurs de la région, à la beauté de ses paysages... Et de se retrouver un peu seul ici. Il y avait d'innombrables endroits où j'aurais voulu me rendre, sur les quatre îles, quand je n'en avais pas du tout le temps en un après-midi, mais le seul fait de rester assis là, sur une plage d'Akala, me suffisait pour m'emplir de l'âme de la région. Face à la mer... La mer tous les jours différente, qui se renouvelle sans cesse, qui offre un paysage sans cesse neuf et que l'on peut constamment apprécier avec autant de bonheur que si c'était la première fois qu'on le voyait. La mer mouvante et qui, pourtant, reste toujours présente, fidèle à elle-même, s'offrant à nos regards : quels que soient les événements qui pouvaient chambouler nos vies humaines, la mer, elle, était toujours là. C'était l'une des leçons que j'avais découvertes à Alola. Et je n'étais pas tout à fait seul : Pops somnolait à côté de moi, et Pyon-Pyon était accrochée à mon dos. Elle émit son étrange petit bruit avec lequel, parfois, les habitants d'Akala la reconnaissaient. « Je me doute que tu viendras ce soir ! Désolé par contre, cette fois, ce ne sera pas à moi de donner un spectacle. » Nouveau petit bruit. « Je sais que tu sais. Tarde pas, hein, je monterai sur la scène en tout premier ! » La Gardienne d'Akala aimait les concours de coordination, qu'elle se faisait toujours une joie de venir épier lorsqu'ils avaient lieu sur son île. C'était sans aucun doute un autre des points qui nous avaient rapprochés, et j'étais heureux qu'elle se prépare, se soir, à assister au premier concours que je lancerais moi-même. Suivant mon habitude, je ne ressentais aucun stress : j'étais seulement content et un peu impatient.



Le brouhaha de la salle se tut progressivement tandis que les lumières diminuaient, plongeant le public dans le noir. Un seul projecteur demeura allumé, éclairant l'avant-scène devant le rideau rouge que je gagnai d'un pas tranquille, micro à la main, sous les applaudissements. Pour ce grand soir, j'avais revêtu le plus élégant des vêtements qui composaient ma nouvelle garde-robe : un costume sombre à la fois beau et sobre, passé sur un gilet de velours violet et complété d'un foulard blanc attaché à mon cou par une broche ornée d'une pierre. J'avais même pris soin de coiffer et de plaquer autant que possible mes cheveux sur mon crâne. Parvenu au milieu de la scène, je marquai une pause afin que le silence revienne, et enfin, je déclarai :

« Mesdames et Messieurs, bienvenue à tous dans le Dôme de Coordination d'Ho'Ohale ! C'est avec une grande joie et un grand honneur que je me tiens devant vous pour l'ouverture de ce quarante-deuxième concours de coordination, dans la si belle région d'Alola ! » Quelques acclamations résonnèrent, puis je repris plus formellement : « Je voudrais avant tout remercier Mesdames et Messieurs les membres du Comité, ainsi que le maire d'Ho'Ohale et le directeur de ce dôme de nous accueillir pour le lancement de ce nouveau concours... » Je poursuivis ainsi quelques instants sur les remerciements d'usage, puis j'en vins à la partie la plus intéressante de mon discours : « Les prestations que les coordinateurs ont soigneusement préparées pour nous ce soir porteront sur le thème de l'INCONSCIENT ! Une notion riche et vaste, sujette à bien des interprétations et dont nous espérons qu'elle a éveillé l'inspiration des coordinateurs autant qu'elle suscitera votre intérêt ! Que leurs auteurs débutent dans la coordination ou qu'ils soient déjà expérimentés, nous découvrirons sûrement des prestations qui nous feront réfléchir ; d'autres, qui nous enchanteront ; d'autres, peut-être, qui nous amuseront... Mais quel que soit le ton qu'auront choisi les coordinateurs, ce que nous souhaitons, avant tout, c'est qu'ils nous éblouissent ! Excellent spectacle à tous ! »

Et je quittai la scène sous les nouveaux applaudissements.




LES RÈGLES.
  • Catégorie accessible uniquement aux coordinateurs possédant entre 1 et 4 rubans. Eux seuls peuvent poster ici !

  • Exceptionnellement, vous avez le droit à 3 pokémons (ou moins si vous le souhaitez), pas plus. Vous pouvez utiliser un maximum de 5 attaques (attaques différentes ou cinq fois la même, le compte est identique) par prestation.

  • Le thème de ce concours est L'INCONSCIENT.

    La difficulté et la subtilité résident dans la manière d’être original tout en nous faisant comprendre de quoi il est question, à travers votre prestation. Il faut que la compréhension du thème se retrouve à la lecture et qu'un spectateur dans la salle, inRP, puisse TOUT SAISIR de ce que vous voulez faire passer..
Vous pourrez apporter des précisions, si vous le désirez, entre balises spoilers, en fin de prestation. Pour autant, ce ne sont là que des compléments d’informations, mais rien de déterminant dans la compréhension du texte, qui doit parler de lui-même aux membres du jury.

Vous avez jusqu’au dimanche 23 septembre aux environs de 20h (heure française) pour poster votre prestation. Bon concours et bonne chance à tous !


◊ baisse d'activité pour les mois à venir en raison de mes études, merci de votre compréhension ! ◊
~ divers ~:
 
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Coordinateur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 05/07/2018
Messages : 176

Région : Alola
Jeu 20 Sep - 19:00
Serais-je victime de cet état que l’on appelle le trac ? J’ai confiance en mes capacités et en celles de mes compagnons, mais je crains que l’équipe régie ne s’emmêle les pinceaux. Je relativise en me disant qu’ils ont l’habitude et qu’ils gèrent des prestations bien plus spectaculaires que celle que je m’apprête à partager.

J’inspire et expire lentement afin de ralentir mon rythme cardiaque, il est important que je reste calme et stoïque. Je ne comprends pas pourquoi mon esprit s’obstine à accorder autant d’importance à ce qu’il va se produire sur les planches. Ce n’est pourtant qu’un numéro parmi d’autres. Je ne dois pas céder aux caprices de mon esprit malade, ce d’autant plus que selon de nombreuses études le malaise d’une personne se ressent et contamine les sujets sains autour.

Un membre de la régie m’apporte enfin mon micro. Ce dernier se présente sous la forme d’un petit bouton et d’une pince, le tout relié à une batterie portative. Cet homme d’une quarantaine d’année me demande si je suis bien en habit de scène, je lui réponds par la positive avant de me lever de ma chaise. C’est lui qui se charge de placer cet ustensile. Il m’explique le micro ne me gênera pas puisqu’il est placé au niveau de l’encolure et que la très fine batterie quant à elle est fixée au niveau de ma ceinture. Il m’informe également que cette batterie permettra au micro de tenir une heure, ce qui est largement suffisant pour la représentation. J’avais peur que le câble reliant le micro à sa batterie me gêne dans mes mouvements mais il n’en est rien, me voilà rassuré.

Une fois le micro posé, je sais que notre montée sur scène est imminente. J’invite donc Eden et Yöko à sortir de leurs pokéballs…



Début de la prestation :

Le rideau s’ouvrit sur la scène encore plongée dans l’obscurité. Un projecteur dévoila alors un lit installé côté jardin. Les draps étaient occupés, une silhouette humaine s’extirpa de ces derniers en remettant en place ses lunettes de vue sans un bruit. Ses cheveux roses étaient un peu décoiffés et l’individu portait un pyjama composé d’un T-shirt beige rosé et d’un pantalon près du corps noir à petits pois.

Alexis avait soigneusement choisi cet ensemble féminin pour sa simplicité, sa légèreté mais aussi et surtout parce qu’il mettait en avant son corps androgyne.

Les premières notes de piano se firent entendre alors que l’individu posait ses deux pieds nus sur les planches. Il regarda autour de lui et s’avança sur la scène toujours plongée dans le noir. Seule la lumière blanche du projecteur le suivit dans ses mouvements.

    - Bonsoir, dit une voix douce au loin.
    - Bonsoir répondit poliment le coordinateur en cherchant d’où venait cette voix.
    - Viens donc me voir enchaîna la voix sur un ton mielleux.

Deux flambeaux s’allumèrent l’un après l’autre au fond de la scène, indiquant ainsi au jeune homme le chemin à suivre. Il s’y rendit en trottinant toujours dans la lumière du projecteur. Une fois arrivé aux flambeaux on put voir un Goupix assis en leur milieu.

    - Qui es-tu ? Tu es bien mignon, demanda jovialement le dresseur.
    - Je suis un doux rêve qui doucement s’élève.
    Tu n’es pas d’ici. Que cherches-tu Alexis ?

    - Comment connais-tu mon nom ? répondit-il sur le ton de la surprise.
    -

Il n’y eu pas de réponse. Le petit Pokémon renard se leva avant de faire le tour de son coordinateur, encore et encore. Les deux protagonistes ne se quittant pas du regard alors que la voix continuait de parler.

    - Je vois tout ce que tu fais et tout ce que tu es.
    Mais toi, jamais tu ne me vois.

Le Pokémon arrêta de faire des cercles autour de son jeune maître et c’est sous la lumière blanche d’un deuxième projecteur qu’il s’éloigna à petit pas vers le lit qui réapparut dans la lumière. Yöko la Goupix disparut derrière le mobilier un instant et c’est un Vivaldaim qui réapparut à la place. La voix reprit la discussion.

    - Je suis une chose trop oubliée, même mon apparence l’est.
    Et pourtant je suis là à tes côtés et toujours je le serai.

C’est lorsqu’Eden, le Vivaldaim, fut assez loin que Yöko put doucement retourner vers les coulisses, profitant de l’obscurité qui la rendait invisible aux yeux des spectateurs.

    - Je ne comprends pas… dit Alexis les yeux rivés sur le faon qui doucement revenait vers lui.
    - Dansons à l’unisson.
    Tu comprendras au fil des pas.


Les deux protagonistes s’éloignèrent l’un de l’autre, le jeune homme à droite des planches, le Pokémon plante à l’opposé ; chacun suivi par son faisceau. Tout était sombre, seuls les projecteurs et les flambeaux restés allumés étaient source de lumière. Alexis et son Vivaldaim s’élancèrent l’un vers l’autre et, alors qu’ils étaient sur le point de se croiser, le petit cervidé bondit. Son dresseur l’imita dans un saut de biche relativement bien exécuté. Ils se croisèrent en l’air sans se toucher ni même se regarder avant de retomber gracieusement chacun de leur côté de la scène.

A peine le jeune homme eut-il posé le pied au sol qu’il avança de quelques pas sur la pointe de ses pieds nus avant de s’arrêter, les jambes légèrement écartées. Le faon avança alors entre les jambes de son dresseur qui lui caressa son petit corps, du haut du crâne à la pointe de la queue, lors de son passage

Alexis enchaîna ensuite avec des pas de danse ressemblant à des enveloppés-pliés tout en y incorporant de gracieux et amples mouvements de bras afin d’accompagner son mouvement alors que son petit compagnon ne cessait de tourner autour de lui pendant qu’il tournait sur lui-même au centre de la scène.

Après avoir ralenti l’allure, le jeune coordinateur s’arrêta finalement face au public la jambe gauche fléchit en avant. Les pieds bien au sol, il effectua un mouvement circulaire de ses bras jusqu’à les tendre devant sa tête baissée, menton contre poitrine. Vivaldaim prit alors de l’élan avant de bondir sur le dos rond du jeune homme et de s’élancer de nouveau depuis ce perchoir improvisé vers les spectateurs.

Une fois que ses quatre sabots frappèrent les lames du plancher, Eden se retourna et s’assied dos au public, faisant ainsi face à son dresseur qui s’était depuis redressé. La musique prit fin.

    - Je te connais, n’est-ce pas ? demanda Alexis.
    - La voix ne répondit pas
    - Je suis sûr de te connaître. Nous nous entendons si bien !
    Nous sommes en harmonie et pourtant impossible de me rappeler.
    ... Qui es-tu donc ?
    s’enquit une nouvelle fois Alexis en regardant son Pokémon.
    - Il est maintenant trop tard, commença la voix d’un ton plus grave qu’auparavant.
    Du rêve je deviens cauchemar.

Le faisceau qui éclairait Vivaldaim faiblit jusqu’à ce que le Pokémon disparaisse complètement dans l’obscurité. Les deux flambeaux s’éteignirent eux aussi. Seul Alexis restait visible dans son cercle lumineux. Une nouvelle musique commença alors à être jouée. Les notes rapides et appuyées de celle-ci apportaient cette fois un côté sinistre au spectacle contrairement à la musique précédente qui se voulait douce et enchanteresse.

Les spectateurs ne purent le visualiser, mais Vivaldaim profita que son projecteur soit éteint et du son des percussions pour s’éclipser vers coulisses sans que cela ne se remarque. Le silence s’installa ensuite pendant quelques secondes. Durant ce court laps de temps toute la scène fut plongée dans le noir le plus complet.

Lorsque les percussions reprirent, l’espace scénique fut éclairé par des lumières stroboscopiques. Le jeune homme en pyjama courut d’un bout à l’autre de cet espace puis revint en arrière, cherchant visiblement à fuir quelque chose, ou quelqu’un. Le coordinateur prit également sa tête entre ses deux mains puis tomba à genoux avant que les planches ne soient de nouveau plongées dans le silence et la presque obscurité pour quelques secondes. Encore une fois, seul un projecteur permettait de voir Alexis sur scène, mais contrairement à avant, sa lumière était vacillante.

Un second faisceau lumineux, d’une couleur rouge, s’alluma et vint alors dévoiler Goupix assis à l’avant de la scène, à peu près là où s’était assis Vivaldaim. Comme son compagnon, Yöko tournait le dos au public et faisait face à Alexis. La renarde à neuf queues se releva et avança lentement vers son coordinateur. Le Pokémon se tenait droit, la tête haute, alors que son maître cachait son visage derrière ses bras.

Des murmures inquiétants se couplèrent à la musique. Ces chuchotements ne formaient pas un ensemble logique ou cohérent. Ils étaient seulement une nuisance sonore. Mais si l’on y prêtait une oreille attentive en faisant abstraction des notes qui continuaient d’être jouées, on pouvait entre autre discerner les bribes de phrases ou mots suivants : « différence », « ne t’aime pas », « honte », « inattention », « je veux », « me dégoute », « solitude », « insensible ».

Dans le même temps Yöko continuait d’avancer d’un pas assuré puis, en un instant, elle disparut. Le cercle de lumière rouge s’était éteint. A peine deux secondes plus tard un nouveau faisceau s’alluma à droite de la scène, la Goupix se trouvait une nouvelle fois au centre de la lumière écarlate, comme si elle s’y était téléportée. Alexis la fixait, d’un air apeuré tout en s’écartant vers la gauche. Elle continuait de marcher comme si de rien n’était et le phénomène se reproduisit encore une fois. Le type feu était dorénavant à moins d’un mètre de son dresseur côté jardin cette fois-ci.

Ce dernier s’enfuit dès que Yöko fut trop près de lui. Il haletait et tremblait pour finalement s’arrêter au milieu des planches un peu vers le fond.
    - Mais qui es-tu bon sang ?! Répond-moi ! implora-t-il.

La musique joua ses dernières notes et le projecteur sur la renarde s’éteignit avant que la voix grave ne réponde à la question.
    - Je suis l’enfant de tes choix… commença-t-elle.

Les lumières vacillèrent avant de s’éteindre complètement pour quelques secondes laissant sa réponse en suspens.
    - Alexis…je suis Toi termina la voix en appuyant son intonation sur le dernier mot.

A cet instant, un projecteur fit la lumière sur Alexis qui touchait son reflet dans un grand miroir. Seuls les yeux les plus perçants auraient pu distinguer que cet accessoire était là depuis le début de la représentation, caché dans le lointain sous un drap noir. Le coordinateur venait simplement de retirer ce linge.

Les lumières se tamisèrent pour s’éteindre à nouveau dans le silence. La scène fut ensuite totalement éclairée. Le jeune homme se trouvait désormais dans le lit, un Vivaldaim et un Goupix couchés à ses pieds. Il fit mine de se lever en replaçant ses lunettes sur son nez.
    - Hummm … c’était… un rêve… ? s’interrogea-t-il en caressant ses deux Pokémon.

Le rideau commença à se fermer.
    - Je ne m’en rappelle plus...


Fin de la prestation


Finalement tout s’est déroulé sans accroches, je n’avais aucune raison de douter de l’équipe régie. Mes Pokémon semblent se féliciter mutuellement du résultat de leurs efforts. Yöko semble presque pavaner. Pour ma part, je me sens bizarre. J’ai l’impression d’être plus léger. Peut-être devrais-je manger quelque chose…

Fiche Technique:
 



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Modo RP & Coordinateur

C-GEAR
Inscrit le : 31/12/2017
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Région : Sinnoh
Dim 23 Sep - 19:30
Une faible lumière d'un bleu profond éclaire la scène. Cette luminosité permet de discerner le contour des objets sur la scène mais pas de couleurs ou de détails. Sur le plateau se trouve uniquement un lit, disposé du côté jardin, en avant-scène. Rien d'autre n'est discernable. Le lit est disposé horizontalement par rapport au public, ce qui permet donc d'en voir la longueur. Le lit n'est pas spécialement grand, tout juste de la longueur d'une femme de taille moyenne. Un gros drap le recouvre dont les pans sont lâches et ne sont pas rentrés sous le matelas.

Avec un bruit d'interrupteur, la scène s'éclaire et une femme sort des coulisses de jardin. Elle est pied nue et porte une chemise de nuit. Elle s'avance et contourne le lit pour actionner quelque chose qui est caché derrière le lit. Un autre clic retentit et un cercle de lumière jaune qui entoure le lit s'ajoute à l'autre lumière. La femme contourne à nouveau le lit par le même chemin et disparaît en coulisse. Il y a un battement où rien ne se passe, où la scène reste éclairer et permet de mieux voir le reste du plateau. Hormis le lit, il se trouve uniquement sur scène, sur un plan plus en arrière que lit, un long tissu qui s'étend sur toute la longueur de la scène. Bien qu'il ne soit pas déplié, on peut en deviner la longueur par le tas qu'il forme.

Un autre clic, la grande lumière disparait, ne laissant plus que le cercle jaune qui éclaire seulement le lit. La femme revient. Rien ne semble avoir changé dans sa tenue. Ses cheveux longs et lisses cachent son visage. Elle se tourne vers le lit, se plaçant donc dos au public, et ouvre le lit en tirant le drap. Elle s'y installe ensuite, s'y couchant totalement, toujours dos au public. Sa tête est dirigé côté cour et ses jambes, sous le drap, sont vers jardin. Elle lève le bras gauche, avance vers un point caché par lit, et un autre clic retentit. La lumière s'éteint, il fait noir.

Dans l'obscurité, on peut entendre le léger bruit de quelques mécanismes et des bruits de frottements. Un court silence s'installe. Il se brise finalement quand des bruits de pas claquent contre le plancher. Ils sont lents et forts, naissant d'abord dans les coulisses de cour. Doucement, ils se dirigent vers le milieu de la scène. Ils s'y arrêtent et l'instant d'après résonne le bruit d'une allumette qu'on embrase. Dans le même temps apparaît une flamme bleue, que l'on voit ne voit pas de façon claire. On devine qu'on la voit au travers d'un fin tissu. La flamme bleue s'incline doucement, descendant vers le bas. Elle disparaît tout en bas et grandit alors une plus grande lumière. Une lumière bleu foncé, mais néanmoins assez vive, éclaire depuis l'arrière un pan de tissu totalement levé et qui ressemble presque à un écran. Il est uniformément bleu, sans aucune silhouette qui vient l'assombrir. Les seules ténèbres qu'il y a, c'est la zone qui n'est pas éclairée aux extrémités, créant ainsi naturellement un cadre noir qui entoure le bleu.

Une musique arrive doucement. Elle prend le temps de s'installer, elle pose tranquillement l'atmosphère. De l'extrémité de jardin apparait doucement ce qui semble être l'ombre d'un bras. Ondulant doucement de haut et d'en bas, le reste du corps sort du noir pour révéler une ombre gracieuse. Elle semble posséder une jupe et des fleurs semblent orner sa tête. On dirait presque une plante qui avait pris vie. Elle exécute des mouvements lents, fluides, tournant doucement et tournant encore. Elle s'immobilise progressivement, comme si le tempo de la danse avait ralenti. De l'autre côté de la scène, sort de noir l'ombre d'un autre bras. Puis suit une silhouette, beaucoup plus masculine. Elle exécute des mouvements tout aussi fluides mais dont l'harmonie n'est pas dans la grâce mais plutôt la puissance des mouvements. La vitesse est tout aussi lente que pour l'autre ombre mais la puissance se révèle par les gestes de l'ombre de droite. Sa danse s'apparente à des katas d'art martiaux. Ses mouvements ralentissent jusqu'à s'immobiliser, comme l'autre ombre. Puis, de concert, ils se réaniment et bougent ensemble, se rapprochant de plus en plus. Ils se rejoignent finalement au milieu de la scène et se mettent à danser. Une danse proche, sensuelle, amoureuse. Ils se figent dans une image finale où leurs deux ombres sont distinctes et où seul leur tête se touche, dans l'image d'un baiser. La lumière baisse doucement, créant le noir sur la toile. Elle revient ensuite, dévoilant une toile nouvellement vierge de toute ombre. Une autre musique remplace la dernière. L'ombre douce sort de jardin, tournant sur elle-même. L'ombre puissante sort du même côté, rejoignant l'autre. Elle tourne doucement avec sa compagne, suivant ses mouvements mais de manière peut-être un peu maladroite. Ils disparaissent ensuite dans l'ombre de l'autre côté. La lumière baisse encore et se rallume. Nouvelle toile. L'ombre douce sort de jardin, et exécute des mouvements sur place, toujours dans sa dynamique. Encore une fois, elle s'immobilise, le corps dirigeait vers l'autre côté. Son partenaire apparait ensuite, toujours avec sa danse puissante. Il s'immobilise ensuite, le corps diriger vers sa compagne. La lumière diminue et se rallume. Les deux ombres n'ont pas bougé, restant à la même place. L'ombre douce danse encore, avec des mouvements semblables aux précédents, gardant la même dynamique et la même énergie. De l'autre côté, l'ombre puissante danse également, mais semble mettre moins d'entrain, moins d'énergie que sa compagne. Quand elles sont toutes les deux immobiles, une lumière bleu ciel apparait au milieu de la scène pendant quelques secondes. Puis la lumière baisse et se rallume ensuite. La toile est toujours identique, avec les mêmes positions pour les ombres. La danse de l'ombre douce est la même, les mêmes mouvements, la même harmonie, la même énergie. Quand c'est au tour de l'ombre puissante, elle semble faire ses mouvements avec encore moins de vitesse et encore moins d'énergie qu'avant. Dans l'image finale, quand l'ombre de gauche pose, celle de droite se tient simplement droite, sans aucune pose. La même lumière bleu ciel apparait encore une fois au milieu de la scène, entre eux, mais cette fois un peu plus haut. Toute la lumière baisse et se rallume ensuite. Le même scénario se reproduit. L'ombre douce danse, pareille à elle-même. Par contre, l'ombre puissante ne bouge pas. Elle se contente de rester debout, droite, sans bouger. La lumière bleu ciel apparait encore entre eux, encore plus haut. Avant que la lumière disparaisse encore une fois, on peut remarquer que quelque chose cloche au milieu de la scène. Comme si la lumière était modifiée par quelque chose à cet endroit. Pas le temps d'en voir plus qu'elle baisse déjà, disparaissant en même temps que la musique. La lumiére revient rapidement, éclairant une nouvelle toile. L'ombre douce ne danse pas. Elle semble frapper contre quelque chose au centre de la scène. Quelque chose qui la sépare de l'autre ombre. Cette image dure un certain temps, et ce temps permet à certain de comprendre ce qu'il y a au centre. De la glace. Un mur de glace sépare les deux ombres. L'ombre douce frappe encore mais l'ombre puissante ne bouge pas. La lumière bleu ciel revient au centre de la scène, mais cette fois se propage sur l'ombre douce. Elle progresse lentement. Les pleurs et les cris de désespoir de l'ombre résonne alors qu'on voit qu'elle tente de s'enfuir. Impossible. Son pied est pris dans la glace et la lumière progresse. Lentement, sans aucun recours ou sauvetage, l'ombre se fait recouvrir, ses cris se faisant étouffer. L'image finale est celle de l'ombre puissante qui n'a toujours pas bouger. De l'autre côté, l'ombre douce est figée dans une attitude de fuite.

Une porte claque violemment et interrompt tout. La lumière s'éteint, le son disparait et la femme se redresse soudainement avec une respiration haletante. Elle regarde vers cour. Une lumière jaune apparait de ce côté-là, avec une ombre mimant l'acte d'une porte qui s'ouvre. La lumière vient éclairer la jeune femme et son visage, couvert de bleu. Une ombre se dessine dans la lumière et vient cacher à nouveau le visage de la femme. La lumière décroit lentement jusqu'à faire le noir. Là, résonne encore une fois le bruit d'une porte qu'on claque.

Détail:
 



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Elite 3

C-GEAR
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Sam 13 Oct - 23:21
Peut-être cela venait-il seulement d'une vieille habitude de coordinateur, mais lorsque le thème du nouveau concours nous avait été communiqué, je m'étais immédiatement pris à réfléchir à la prestation que j'aurais pu composer sur le sujet si j'avais eu, moi aussi, à monter sur les planches, et j'avais eu le plaisir de constater que semblables réflexions animaient les esprits de mes collègues champions. Je trouvais que Béatrice et Saizo n'étaient tous deux pas très drôles – il fallait dire aussi que je connaissais encore mal le Sinnohien, qui passait le plus clair de son temps dans ses montagnes de Frimapic – mais nous partagions au moins tous les quatre une même passion de la coordination : c'était la première fois que je vivais dans un environnement où mon entourage au complet se rassemblait autour de cet art, et c'était vraiment agréable que de vivre au cœur d'une telle émulation entièrement axée sur le spectacle.

Pour ma part, devant le thème aux retombées à la fois si intimes et mystérieuses qu'était l'inconscient, j'aurais sans doute écarté la tentation de le traiter de façon légère qui me venait toujours avec ce genre de sujets graves pour miser sur les immenses possibilités de donner un spectacle grandiose et prenant que portait la notion, entrant en résonance avec l'intériorité des spectateurs. J'aurais sans doute utilisé Toby, mon Kecleon et son pouvoir de camouflage, ou bien l'un de mes spectres ; peut-être, aussi, des pouvoirs psychiques ; j'aurais déployé les jeux de lumières, de sonorités... L'inconscient. Sans aucun doute, j'aurais fait quelque chose d'assez sombre ; mais pas de trop non plus. J'avais eu, du mien, un petit aperçu lors de ma mauvaise expérience psychique d'il y a des années ; cela ne me donnait pas envie de plus le creuser. Mieux valait toujours finir par en rire. Je me demandais, en tout cas, s'il était possible, à l'occasion, aux Maîtres d'Élite de participer à un concours comme de simples coordinateurs, sous une fausse identité et en se déguisant... Mais lorsque j'avais obliquement évoqué cette idée, le Comité m'avait fait comprendre son avis très fermé.

Les prestations de ce soir ne me déçurent pas. Comme ce qui m'était naturellement venu à l'esprit lorsque j'avais réfléchi au thème, plusieurs coordinateurs avaient joué des effets d'ombres et de lumière, certains rivalisant d'originalité avec des spectacles par ombres chinoises ou par danses très travaillés qui, s'ils manquaient parfois un peu de clarté dans leur sens, n'en composaient pas moins d'admirables tableaux. La catégorie 1 comme la 2 étaient émaillées de prestations poétiques ou symboliques qui révélaient un gros travail de mise en scène ; chez les débutants, un numéro d'équilibriste au ton léger mais au thème fort me plut particulièrement, s'accordant à mes goûts personnels. Même dans les prestations aux mises en scène plus traditionnelles, un gros travail avait été effectué pour faire apparaître les diverses forces en présence dans le jeu de l'inconscient, ce qui avait abouti à des résultats très encourageants y compris pour ceux dont les faiblesses étaient encore trop grandes pour qu'ils puissent obtenir un ruban : le public de la salle comme celui qui regardait la transmission télévisée devait en avoir profité. Quant à la catégorie 3, elle fut notamment remarquée pour la participation d'un artiste apparemment plutôt en vogue en ce moment ; celui-ci donna l'une de ces prestations engagées, dont le principe même avait tendance à m'ennuyer, mais dont on trouvait forcément quelques représentantes dans chaque concours et qui devaient plaire à ma collègue Grandt. Son spectacle me montra néanmoins un coordinateur dynamique et déterminé, et je ne pus qu'approuver certaines trouvailles visuelles particulièrement bien pensées.

Réunis dans la salle de délibération, la dernière prestation terminée, nous ne mîmes pas longtemps à nous entendre sur celles qui nous semblaient valoir un ruban et celles qui étaient trop insuffisantes pour cela. Tandis que chacun regagnait sa place après cette brève entracte, je m'avançai sur la scène, comme au tout début de la soirée, une feuille dans les mains.

« Mesdames et Messieurs, le jury a délibéré et il est à présent l'heure d'annoncer les grands gagnants ! Mais avant cela, je voudrais féliciter chaleureusement tous les coordinateurs qui ont illuminé ce soir le Dôme d'Ho-Ohale. Vous nous avez donné un spectacle éblouissant, bravo à tous ! » La salle, accompagnée par la table du jury et moi-même, se répandit en applaudissements durant la pause que je marquai, puis je repris la parole. « Après toutes ces prestations, on n'a pas très envie de connaître ce qui nous manipule, vous ne trouvez pas ? Certaines nous auront cependant plus marqués que d'autres, et ce sont leurs auteurs qui seront récompensés ce soir ! Préparez donc vos applaudissements pour... »

...Les gagnants de la catégorie 2 !:
 

Tandis que je discourais, Toby, qui était accroché, camouflé, à mon dos lorsque je m'étais avancé vers le milieu de la scène, avait peu à peu recouvré sa couleur verte et s'était perché sur mon épaule – les plus attentifs auraient pu remarquer, plus tôt, sa bande ventrale rose qui, seule, ne disparaissait jamais. Ce n'était peut-être pas très conforme aux attentes du Comité que de clôturer un concours un Pokémon avec soi, mais bon, le petit était discret et j'avais toujours trouvé cette habitude dommage ! Il fixa de ses yeux ronds chacun des coordinateurs qui s'avançaient tout à tour pour obtenir leur ruban tout neuf, sorti d'un luxueux coffret. La distribution terminée, j'ajoutai encore quelques mots :

« Il est des gagnants comme il est des perdants, mais si vous en faites partie, surtout, ne vous découragez pas ! La coordination est un discipline exigeante, qui nécessite beaucoup de travail et n'est jamais une valeur sûre. Prenez en compte les critiques, ayez confiance en vos Pokémon, et vous ferez sûrement mieux la prochaine fois ! Encore félicitations à toutes et à tous et merci d'être venus ce soir ! »



Après le concours, un dîner était prévu entre les membres du Comité : je ne serais à nouveau libre que le lendemain matin, notre avion repartant pour Sinnoh dès l'après-midi. Je m'échappai un instant pour trouver Pyon-Pyon qui, cachée, avait observé tout le spectacle, suivant son habitude. Mais ensuite, tandis que, dans les couloirs, chacun se regroupait en des discussions animées, je parvins à prendre mon agente Élise beaucoup trop demandée à part une minute. « Alors, Miss, vous voyez que vous n'aviez pas lieu de vous inquiéter pour le concours de ce soir ? » Avant d'avoir à subir ses reproches pour ma petite surprise finale avec Toby, je l'arrêtai d'autorité et repris : « Tout à l'heure, vous n'aviez pas le temps pour venir vous balader, mais demain, j'espère bien pouvoir vous faire un peu visiter Ho'Ohale ? Vous ne pouvez pas quitter Alola sans avoir au moins goûté une malasada ! » La jeune femme, déroutée, exprima son incertitude ; mais comme un peu plus tôt, je voyais sur son visage le regret de n'avoir pu découvrir la région pour laquelle, dans l'avion, elle cachait bien mal son enthousiasme, et j'insistai encore en pointant le fait qu'elle ne reviendrait pas là de sitôt et que nous serions largement de retour pour l'heure du vol. Et puis, après tout, se promener dans ma région ne l'aiderait-elle pas à un peu mieux me connaître, puisque j'avais appris qu'elle admirait ma coordination ? Lorsqu'elle se montra prête à céder, je ne tardai pas pour la pousser à me donner sa parole : « Demain, neuf heures devant le bâtiment, alors ! Je compte sur vous, Miss ! » Et je disparus avant que la nuée d'employés du Comité que je voyais, au loin, en train de s'approcher, ne nous prenne d'assaut.


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