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» CONCOURS DE COORDINATION n° 42 - Catégorie 3


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Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 20/11/2017
Messages : 170

Lun 20 Aoû - 12:02
L'avion pour Alola spécialement réservé par le Comité partit tôt le matin, l'équipe de l'Élite à son bord. Évidemment, j'en faisais partie, et ce fut excité comme un Statitik que je passai tout le trajet, admirant l'océan que nous survolions à travers le hublot, jouant avec les boutons de mon fauteuil (première classe !) ou me retournant pour partager mon enthousiasme avec Élise, mon agente, assise derrière moi. Par chance, alors que la jeune femme était d'ordinaire des plus sérieuses et ennuyantes avec sa fâcheuse tendance à me couper dans mes élans en me rappelant telle ou telle obligation, elle semblait aujourd'hui se réjouir autant que moi d'aller à Alola : ses sourcils toujours froncés avaient été remplacés par de grands yeux pleins de curiosité et une expression attentive à mes réflexions, voire qui en redemandait. Sur ses genoux, les feuilles de notes et documents officiels relatifs au concours côtoyaient des prospectus touristiques ; et depuis la veille, tout en simulant un air désintéressé qui cachait mal son enthousiasme, elle m'avait déjà posé plusieurs questions sur la région auxquelles je me faisais une joie de répondre. « Est-ce que c'est vrai que les habitants d'Akala accueillent tous les gens qui débarquent au port en interprétant des danses traditionnelles ? » « Bien sûr, et il convient aussi d'exécuter quelques mouvements lorsque l'on rencontre une personne importante, comme le directeur d'une institution ou le maire ! » « Ah bon ? C'est vrai ? » Je ris sous cape, jusqu'à ce qu'un collègue, assis non loin de nous, ne dévoile à Élise ma très légère déformation de la vérité.

Mes premières semaines à l'Élite s'étaient bien déroulées : même s'il y avait beaucoup de responsabilités et que j'étais bien moins souvent seul et libre de mes occupations que ce à quoi j'étais habitué, le poste de champion m'était plutôt agréable et je parvenais à m'aménager des créneaux de loisirs parmi tout le travail que nous avions sur les épaules. Je m'entendais également mieux avec mon agente qu'aux tous premiers jours : si j'avais très vite saisi comment la cerner, il semblait qu'elle aussi avait désormais compris la façon dont je fonctionnais, et tout en continuant de beaucoup nous disputer, j'avais l'impression que nous avions trouvé un équilibre. Si j'avais déjà eu l'occasion d'affronter quelques challengeurs, il y avait cependant encore tout un pan de mes nouveaux devoirs qui me restait inconnu : le lancement de concours... Or, mon tour parmi mes collègues étant venu, ce soir-même, ce serait à moi de m'y essayer ; et pour mon plus grand bonheur, les plans du Comité avaient fait que ce premier concours lancé sous ma houlette aurait lieu dans la région d'Alola ! C'était un vrai plaisir pour moi que de savoir que j'ouvrirais mon premier concours en tant que Maître dans ma région d'adoption, celle qui m'avait vu découvrir la coordination et où j'avais vécu tant de bonnes choses. Mes seuls regrets étaient que nous y restions si peu de temps, ce bref voyage faisant pleinement partie de notre temps de travail, mais je comptais bien malgré tout profiter de l'endroit dans le bref laps de temps qui nous serait accordé ! J'avais d'ailleurs appris avec stupéfaction qu'Élise n'avait jamais posé un pied à Alola ; et puisque, cette fois, je venais ici sans Camille, j'espérais bien trouver un moment pour faire découvrir à la miss Duncan quelques-uns des plaisirs de cette belle région.

Lorsque j'inspirai ma première bouffée de l'air pur et iodé d'Alola, je me sentis immédiatement de retour chez moi. Une sensation particulière, dans ma poitrine comme dans mon esprit, me confirma également que nous avions bien atterri dans la région la plus chère à mon cœur : c'était la présence de Pyon-Pyon que je ressentais... Le concours avait d'ailleurs lieu à Akala, l'île dont elle était la gardienne. Elle n'apparaissait pas pour le moment, mais je la sentais toute proche ; j'étais aussi content de revenir la voir sur ses terres. Elle volait parfois jusqu'à Sinnoh, le voyage étant plus rapide pour elle que pour nous, mais elle ne pouvait rester éloignée de son île trop longtemps.

Nous fûmes conduits en voiture jusqu'au Dôme d'Ho'Ohale, où le directeur du bâtiment nous accueillit. Par suite de coïncidences, c'était également dans ce Dôme que j'avais participé à mon premier concours en tant que coordinateur débutant, il y a de cela des années, et je reposai donc les yeux sur l'imposante construction avec un léger sourire aux lèvres, comme si je retrouvais un vieil ami. Je soufflai quelques mots à mon Coudlangue qui cheminait déjà, à l'époque, à côté de moi tandis que nous avancions vers le comité d'accueil. Le directeur exprima sa satisfaction du fait que le premier concours lancé par le nouveau Maître Coordinateur, qui avait « fait ses classes » à Alola, ait justement lieu dans cette même région « florissante et paradisiaque ». Il y avait sûrement là un coup joué par le Comité, car il était certain que tout ceci mettait grandement en valeur cette région où moins de concours fédéraux étaient organisés que dans les six autres compte tenu de son éloignement important du continent. Le moment de m'éclipser me fut présenté après l'on nous eût présenté les lieux et permis de prendre possession de nos quartiers. Élise m'arrêta pourtant sur le pas de la porte : « Et votre discours ! Cette fois, je ne vous laisserai pas improviser ! » Avec un large sourire, je lui tendis les deux feuillets que j'avais, prix de la liberté, très sérieusement rédigés dans l'avion : elle s'en saisit et les vérifia avec une stupeur grandissante. « Dites-moi, Miss, vous ne voulez pas profiter un peu de votre liberté pour venir vous promener avec moi ? Vous n'allez quand même pas rester enfermée tout l'après-midi alors que vous avez l'occasion de découvrir Alola ! » Ma proposition parut la surprendre tout autant que le fait que j'avais pris le temps de rédiger mes notes ; mais si elle hésita un instant, elle finit par décliner. « Je ne sais pas où vous voyez que je suis libre, mais il y a encore tout un tas de choses à régler avec le directeur, les techniciens, les décorateurs... » « Bon, eh bien, tant pis ! Le bon courage, alors ! » Et après avoir encore promis que j'étais prêt du costume jusqu'aux pieds, je pus enfin m'échapper.

Seul face à la mer, une délicieuse malasada dans une main et un vélo loué posé à côté. C'était si bon de se trouver à nouveau ici, si bon de regoûter à l'ambiance du marché et des rues d'Ho'Ohale, aux saveurs de la région, à la beauté de ses paysages... Et de se retrouver un peu seul ici. Il y avait d'innombrables endroits où j'aurais voulu me rendre, sur les quatre îles, quand je n'en avais pas du tout le temps en un après-midi, mais le seul fait de rester assis là, sur une plage d'Akala, me suffisait pour m'emplir de l'âme de la région. Face à la mer... La mer tous les jours différente, qui se renouvelle sans cesse, qui offre un paysage sans cesse neuf et que l'on peut constamment apprécier avec autant de bonheur que si c'était la première fois qu'on le voyait. La mer mouvante et qui, pourtant, reste toujours présente, fidèle à elle-même, s'offrant à nos regards : quels que soient les événements qui pouvaient chambouler nos vies humaines, la mer, elle, était toujours là. C'était l'une des leçons que j'avais découvertes à Alola. Et je n'étais pas tout à fait seul : Pops somnolait à côté de moi, et Pyon-Pyon était accrochée à mon dos. Elle émit son étrange petit bruit avec lequel, parfois, les habitants d'Akala la reconnaissaient. « Je me doute que tu viendras ce soir ! Désolé par contre, cette fois, ce ne sera pas à moi de donner un spectacle. » Nouveau petit bruit. « Je sais que tu sais. Tarde pas, hein, je monterai sur la scène en tout premier ! » La Gardienne d'Akala aimait les concours de coordination, qu'elle se faisait toujours une joie de venir épier lorsqu'ils avaient lieu sur son île. C'était sans aucun doute un autre des points qui nous avaient rapprochés, et j'étais heureux qu'elle se prépare, se soir, à assister au premier concours que je lancerais moi-même. Suivant mon habitude, je ne ressentais aucun stress : j'étais seulement content et un peu impatient.



Le brouhaha de la salle se tut progressivement tandis que les lumières diminuaient, plongeant le public dans le noir. Un seul projecteur demeura allumé, éclairant l'avant-scène devant le rideau rouge que je gagnai d'un pas tranquille, micro à la main, sous les applaudissements. Pour ce grand soir, j'avais revêtu le plus élégant des vêtements qui composaient ma nouvelle garde-robe : un costume sombre à la fois beau et sobre, passé sur un gilet de velours violet et complété d'un foulard blanc attaché à mon cou par une broche ornée d'une pierre. J'avais même pris soin de coiffer et de plaquer autant que possible mes cheveux sur mon crâne. Parvenu au milieu de la scène, je marquai une pause afin que le silence revienne, et enfin, je déclarai :

« Mesdames et Messieurs, bienvenue à tous dans le Dôme de Coordination d'Ho'Ohale ! C'est avec une grande joie et un grand honneur que je me tiens devant vous pour l'ouverture de ce quarante-deuxième concours de coordination, dans la si belle région d'Alola ! » Quelques acclamations résonnèrent, puis je repris plus formellement : « Je voudrais avant tout remercier Mesdames et Messieurs les membres du Comité, ainsi que le maire d'Ho'Ohale et le directeur de ce dôme de nous accueillir pour le lancement de ce nouveau concours... » Je poursuivis ainsi quelques instants sur les remerciements d'usage, puis j'en vins à la partie la plus intéressante de mon discours : « Les prestations que les coordinateurs ont soigneusement préparées pour nous ce soir porteront sur le thème de l'INCONSCIENT ! Une notion riche et vaste, sujette à bien des interprétations et dont nous espérons qu'elle a éveillé l'inspiration des coordinateurs autant qu'elle suscitera votre intérêt ! Que leurs auteurs débutent dans la coordination ou qu'ils soient déjà expérimentés, nous découvrirons sûrement des prestations qui nous feront réfléchir ; d'autres, qui nous enchanteront ; d'autres, peut-être, qui nous amuseront... Mais quel que soit le ton qu'auront choisi les coordinateurs, ce que nous souhaitons, avant tout, c'est qu'ils nous éblouissent ! Excellent spectacle à tous ! »

Et je quittai la scène sous les nouveaux applaudissements.




LES RÈGLES.
  • Catégorie accessible uniquement aux coordinateurs possédant 5 rubans et plus. Eux seuls peuvent poster ici !

  • Exceptionnellement, vous avez le droit à 3 pokémons (ou moins si vous le souhaitez), pas plus. Vous pouvez utiliser un maximum de 5 attaques (attaques différentes ou cinq fois la même, le compte est identique) par prestation.

  • Le thème de ce concours est L'INCONSCIENT.

    La difficulté et la subtilité résident dans la manière d’être original tout en nous faisant comprendre de quoi il est question, à travers votre prestation. Il faut que la compréhension du thème se retrouve à la lecture et qu'un spectateur dans la salle, inRP, puisse TOUT SAISIR de ce que vous voulez faire passer..
Vous pourrez apporter des précisions, si vous le désirez, entre balises spoilers, en fin de prestation. Pour autant, ce ne sont là que des compléments d’informations, mais rien de déterminant dans la compréhension du texte, qui doit parler de lui-même aux membres du jury.

Vous avez jusqu’au dimanche 23 septembre aux environs de 20h (heure française) pour poster votre prestation. Bon concours et bonne chance à tous !


◊ baisse d'activité pour les mois à venir en raison de mes études, merci de votre compréhension ! ◊
~ divers ~:
 
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Modo & Coordinateur

C-GEAR
Inscrit le : 13/12/2013
Messages : 2767

Région : Unys - Johto - Sinnoh
Mar 4 Sep - 22:07
Quand le rideau se leva, la scène avait l’air relativement épurée, en partie grâce à la très faible luminosité, juste suffisante pour voir ce qu’il y avait d’inhabituel. A savoir, une télévision côté jardin accompagné de sa télécommande au-dessus d’elle, un tabouret sur laquelle se trouvaient un long trench-coat en cuir noir et un casque audio côté jardin, ainsi que Kerrang, l’Elekable de Tony, assis sur une chaise, en train de la regarder. Il était habillé d’un T-shirt blanc sans motif et d’un jean qui cachait ses deux queues, bien que peut-être un peu trop petits pour lui, surtout à cause des fils qui étaient cachés sous son T-shirt. Mais il n’y avait pas de doute sur le rôle qu’il jouait, celui d’un être humain lambda. Et ces éléments visuels étaient déjà bien suffisants pour qu’on s’en rende compte facilement.

Le singe électrique sortit un téléphone portable de sa poche, qu’il fit mine de consulter rapidement, avant de laisser échapper un soupir et de le ranger. L’instant d’après, il se leva et attrapa la télécommande avant de se rasseoir et d’allumer la télévision. L’écran s’alluma, accompagné d’un jingle doux et d’une petite chanson qui se voulait entraînante, « catchy », diraient certains. Enfin, chanson, c’était vite dit. Il n’y avait que deux lignes de textes qui rimaient. Et pourtant…

« Domotique, alarmes et protections,
Sylph SARL Security, c’est LA solution !
Domotique, alarmes et protections,
Sylph SARL Security, c’est LA solution !
Domotique, alarmes et protections,
Sylph SARL Security, c’est LA solution !
Domotique, alarmes et protections,
Sylph SARL Security, c’est LA solution !
Domotique, alarmes et protections,
Sylph SARL Security, c’est LA solution ! »


Quarante secondes. Ce fut le temps de toute la publicité. Pendant ce même laps de temps, l’Elekable avait levé les yeux au ciel et avait soupiré de plus belle. On pouvait voir dans son regard qu’il trouvait cette publicité relativement débile. Et pourtant, alors qu’il faisait mine de zapper avec sa télécommande, il avait commencé à claquer des doigts en rythme et à taper du pied avec ce qu’il venait d’entendre. Quarante secondes. C’était tout ce qu’il avait fallu. Il s’arrêta cependant lorsqu’un autre jingle retentit dans la salle. Celui-ci était cependant bien plus proche de celui que pouvait avoir un journal télévisé, et le Pokémon simiesque changea de position sur sa chaise, bien plus intrigué par ce qui allait suivre.

« Madame, monsieur, bonjour. » le salua la voix du présentateur malgré le fait que le public ne puisse pas le voir. « Bienvenue dans le débat du treize heures, qui va opposer cette fois-ci Nathanael Micron à Anne-Marie Pelen. Le sujet sera une question que se posent beaucoup de nos concitoyens, à savoir l’immigration. Anne-Marie Pelen, nous savons que vous basez une grande partie de votre programme électoral dessus, c’est pourquoi nous proposons d’abord à Nathanael Micron d’élaborer sur ce sujet. Que comptez-vous faire, monsieur Micron ? Faudrait-il ouvrir les frontières davantage ? Ou faudrait-il élaborer plus de contrôles, comme le propose Anne-Marie Pelen ? »

Nouveau soupir de la part de Kerrang. Le bruit de la télévision se brouilla. Les deux voix qui étaient censées représenter les deux partis politiques se mélangèrent dans un brouhaha incompréhensible. Pour ceux qui tendaient l’oreille le plus possible, cela parlait de villes et de campagnes, de poudres de perlimpinpin, de piques lancées aux deux participants du débat sans que cela ait vraiment de cohérence ou de rapport avec les questions posées.

« On dirait des gamins dans une cour de récré. » fit l’Elekable doublé par la voix grave d’un homme dans la trentaine. « Et ça se dit vouloir être à la tête du gouvernement… »

Il se leva de sa chaise et se rendit au fond de la salle pour attraper et enfiler son manteau. Sa carrure imposante l’était encore plus, maintenant qu’il portait cela aussi. La carrure d’une personne qu’il valait mieux éviter d’importuner. D’une personne qui pourrait vous briser les os rien qu’en vous serrant un peu trop fort contre elle. Qui pourrait avoir le droit de vie ou de mort sur quiconque le croiserait.

Les projecteurs allumèrent le reste de la scène alors que l’Elekable finit d’enfiler son manteau et de mettre le casque audio sur sa tête. En même temps, un riff de guitare résonna dans la salle, suivi d’une basse et d’une batterie. Tous les instruments, évidemment, avaient été pré-enregistrés, mais étaient aussi accompagnés de bruits de pas et des voix diverses et variés, qui n’avaient guère d’autre utilité que de donner un peu de vie dans le décor mis en place côté cour. Décor qui était composé d’un mur tagué faisant penser à celui qu’on pouvait trouver dans les métros, avec un banc sur lequel s’asseoir juste devant, même s’il était déjà occupé par une silhouette enveloppée dans une pile de journaux, dont les unes parlaient de faits divers liés notamment à l’immigration et à la sécurité intérieure de différents lieux, en particulier à Unys. Cette silhouette, c’était celle d’un Voltali à la fourrure sale, dont le visage était à peine visible sous les journaux. Pour ceux qui avaient déjà vu Mjöllnir sur scène, il était presque méconnaissable, grimé pour avoir l’air le plus laid et repoussant possible. Et en plus de tout cela, la touche finale de cette ambiance amère mais réaliste se trouvait dans une petite pancarte juste devant, où quelques mots étaient écrits suffisamment gros pour que tout le monde puisse le voir.

« J’AI FAIM.
1p$, ou un ticket restaurant, merci. »


Kerrang s’appuya contre le mur à côté de lui, ce qui le fit sortir de son abri de fortune. Le renard se leva, non sans difficulté, avant de s’asseoir devant l’Elekable.

« Bonjour, monsieur. »

La voix utilisée pour doubler Mjöllnir était certes celle d’un homme fatigué, mais surtout celle d’une personne relativement jeune, d’à peine la vingtaine, avec un léger accent johtoien. Le Voltali continua de fixer le Pokémon qui se trouvait à côté de lui, mais il n’eut aucune réaction. Kerrang regardait le public, ou plutôt, il avait les yeux vides d’expression. Il vivait une journée normale, avec son casque pour seule compagnie. Sa musique pour donner un peu d’entrain dans une routine métro-boulot-dodo sans histoire. Quitte à ce qu’il devienne complètement déconnecté de la réalité et du monde qui l’entourait.

« Vous auriez pas une petite pièce, pour me dépanner ? » insista-t-il. « Un morceau de pain ? N’importe quoi ? »

Toujours aucune réponse. Un bruit de train qui s’arrêtait sur le quai se fit entendre. Le Pokémon aux allures d’humain fit quelques pas en avant. Puis il y eut le noir, et la musique s’estompa dans le même temps.

*

« Mais c’est pas vrai ! » pesta la voix de Kerrang, quelques instants plus tard. « Ça marchait bien hier, pourquoi pas aujourd’hui ? Fichue obsolescence programmée ! »

La salle se ralluma. Le décor n’avait absolument pas changé, excepté pour deux éléments précis. Côté cour, tandis que le Voltali était retourné sous sa pile de journaux, une affiche représentant un mur de briques était collée sur le mur du métro, avec comme slogan « REFUGIES, DEHORS ! CITOYENS, CONTRIBUEZ AU MUR UNYSIEN ! ». Et, comme tout le monde avait commencé à le remarquer, l’Elekable n’avait plus son casque audio avec lui. A la place, les deux câbles qui lui servaient de queues virevoltèrent autour de sa tête, grâce à un petit trou qu’elles avaient percé à l’arrière de son jean, et qui étaient maquillées pour l’occasion. Des rayures blanches étaient dessinées sur les parties plus sombres, et au bout, des yeux noirs, dont les pupilles ressemblaient à celles de certains reptiles. Les pas de l’Elekable étaient plus rapides, plus pressés, semblables à ceux d’une personne repliée sur elle-même, encline à se méfier de ce qui pouvait se trouver sur son chemin. Il s’arrêta au même point que la dernière fois, avant d’entendre Mjöllnir faire bouger les journaux. Il s’avança légèrement, de sorte à être un peu plus près du bord de la scène, tandis que la tête du renard émergea de nouveau. Les projecteurs se braquèrent alors uniquement sur le singe et le renard, laissant le reste de la scène dans le noir. Les deux queues de Kerrang s’approchèrent de son visage, comme deux serpents à l’aspect menaçant, capables de ne faire qu’une bouchée de l’Elekable au moindre faux pas. La voix de Tony émergea pour donner vie à ces deux êtres. Elle était trafiquée pour avoir l’air un peu plus grave que d’ordinaire et il y avait de la réverbération pour lui donner un peu plus de profondeur, mais c’était lui qui fournissait le gros du travail en faisant appel à son expérience de chanteur.

« Resssssssste à dissstancccccccce… » sifflèrent-elles. « Il en veut peut-être à ton argent ! Ou pire… »

Le singe s’avança un peu plus, obéissant à la voix qui semblait plus lui donner un ordre plutôt que de lui prodiguer un conseil avisé. Il était à présent à deux doigts de tomber de la scène, et regardait ses pattes pour tenter d’ignorer son vis-à-vis. Mais cela s’avéra complètement inefficace lorsque le reste du corps du Voltali sortit de son lit de fortune.

« Bonjour monsieur… » le salua-t-il, d’une voix un peu plus faible que la dernière fois.

Les câbles du singe s’agitèrent, comme s’ils n’avaient pas prévu ce qui venait de se produire.

« Ignore-le ! » sommèrent-ils. « Bouge, va-t’en ! »

« Je ne peux pas le laisser comme ça… »
murmura pourtant l’Elekable. « Il n’a vraiment pas l’air bien, je ne crois pas que ça soit pour de faux… »

« Pauvre idiot ! »
insultèrent les deux queues, à la limite du cri. « Il empesssssssssste la mort ! Rappelle-toi les émissssssssssssssions à la télé ! Les publicccccccités ! Tu n’es pas en ssssssécurité, il faut partir ! »

L’Elekable se voûta, presque complètement replié sur lui-même. Ses membres tremblaient de peur tandis que le Voltali commençait à s’approcher de lui.

« Vous auriez pas une petite pièce ? » récita-t-il machinalement.

Il n’était plus qu’à moins d’un mètre du singe, qui couvrit ses oreilles avec ses mains.

« Je n’ai rien à donner. » répéta-t-il plusieurs fois. « Je ne peux pas vous aider. »

« S’il vous plait… »
supplia le renard.

« Eh ! » s’écria une voix plus grave et plus bourrue que celles des autres protagonistes. « Qu’est-ce qui se passe, ici ? »

La salle se ralluma, comme si le temps s’était écoulé au ralenti et qu’il avait repris son cours normal maintenant que tous les projecteurs répartissaient à présent la lumière de manière égale. Des coulisses, côté jardin, apparut le Ramboum de Tony, Mesa Boogie, habillé en policier. Les deux autres Pokémon se retournèrent et le virent glisser sa main vers son holster contenant son arme de fonction, bien qu’il s’agît bien évidemment d’un jouet pour les besoins de la prestation. Sa voix était probablement la plus bourrue des trois protagonistes, et représenterait sans doute parfaitement le flic accroc aux donuts s’il avait prêté sa voix à un être humain.

« Un problème, monsieur ? » fit la créature bipède à l’attention de l’Elekable.

Le bruit du train arrivant en gare se fit entendre. De nouveau, ses deux queues s’agitèrent, bien qu’elles ne le commandassent pas de partir, cette fois-ci. A la place, il secoua la tête, et le noir recouvrit de nouveau la scène.

*

Lorsqu’elle se ralluma pour la troisième et dernière fois, Kerrang était de nouveau sur son fauteuil, mais son visage était bien plus crispé par son expérience avec le Voltali et le Ramboum. Le volume de la télévision allumée devant lui était également plus fort, et la publicité du début de la prestation reprenait de plus belle, comme le cantique d’une secte prêchant à ses fidèles les bienfaits de son produit.

« Domotique, alarmes et protections,
Sylph SARL Security, c’est LA solution !
Domotique, alarmes et protections,
Sylph SARL Security, c’est LA solution !
Domotique, alarmes et protections,
Sylph SARL Security, c’est LA solution !
Domotique, alarmes et protections,
Sylph SARL Security, c’est LA solution !
Domotique, alarmes et protections,
Sylph SARL Security, c’est LA solution ! »


Au fur et à mesure que le chant continuait, la musique semblait devenir de plus en plus distordue, jusqu’à ce qu’elle disparaisse complètement et qu’elle laisse sa place à une autre piste, plus sombre, plus évanescente, mais avec une certaine pesanteur malgré tout. Le regard de Kerrang était braqué vers la télévision, mais les câbles continuaient de ramper dans le vide, au point que leurs « têtes » lui faisaient à présent directement face.

« Cccccccccccc’est bientôt l’heure. » sifflèrent-elles. « Ccccccccc’est important de ssssse tenir au courant de ccccccce qui nous entoure… Pour mieux sssssssssse protéger du monde. »

Le volume de la télé augmenta de nouveau. On annonça le début d’un discours prononcé par un homme politique de la région d’Unys, nommé Donald Dumb par la voix jouant le présentateur télé, qui complétait ce qu’annonçait l’affiche sur le mur du métro à l’autre bout de la scène. Il s’agissait de rendre à Unys sa gloire d’antan, supposément. Et la meilleure manière pour le faire, c’était de contribuer au grand mur unysien, comme le dictait l’affiche, afin de ne pas laisser passer les immigrants clandestins, qui n’étaient pas les bienvenus dans la région.

« C’est ce que le peuple d’Unys veut ! » s’exclama la voix qui sortait de la télévision, celle d’un homme d’âge mûr. « Une étude a été lancée récemment, soixante-treize pour cent des résidents de la région sont favorables à la régulation de l’immigration et à l’ouverture de centres fermés pour clandestins. N’ayons pas peur de vouloir refuser nos portes aux criminels et aux violeurs ! »

Tonnerre d’applaudissements. Les queues de l’Elekable se tournèrent de nouveau vers lui.

« Tu vois ? » reprirent-elles. « Ccccccc’est cccccccce que tout le monde veut. Ccccccc’est pour ta ssssssssécurité. Ccccccccc’est LA sssssssssssolutttttttttttion. »

Kerrang hocha lentement la tête, à la manière d’un pantin sans émotion. Il se leva et s’empara de ses affaires comme les deux précédentes fois, mais avant qu’il ne reparte, la scène vira au noir brusquement tandis que le piano de la musique commençait à jouer plus vite et avec plus d’intensité. Un projecteur s’alluma alors sur le mur, montrant un homme tenant une tête d’une femme décapitée, dont les cheveux avaient été remplacés par des serpents semblables aux queues du Pokémon électrique. En haut du dessin se trouvait un slogan, qui, visiblement, reprenait une citation connue, mais en barrant certains mots et en les replaçant par d’autres, comme une phrase que l’on avait écrit avec de la craie sur un tableau noir.

« POUR QUI SONT MORT A CES SERPENTS QUI SIFFLENT SUR NOS TÊTES ? ! »

Une autre voix, réalisée grâce à un logiciel de lecture en ligne, émergea en même temps que l’image projetée sur le mur.

« Non. Ce n’est pas la volonté de la majorité. Nous sommes la voix du peuple, et nous sommes là pour vous montrer une autre voie, celle dont les médias et la politique ne veulent pas parler. Ces chiffres qu’on vous donne sont faux, ils ont été inventés par Donald Dumb pour se donner de l’importance. La vérité, c’est que c’est une politique menée pour que les lobbies qui ont financé sa campagne, dont l’entreprise Sylphe SARL Security, puissent gagner plus d’argent. Nous n’avons que très peu de temps, alors nous ne pouvons pas vous donner plus de détails. Mais, citoyens d’Unys, retenez simplement ceci : vous avez le droit de penser ce que vous voulez, mais ne récitez pas bêtement ce qu’on vous dit. Vous avez même le droit de ne pas être d’accord avec le message que nous voulons faire passer ici, mais ayez conscience de ce que vous dîtes et de ce que vous faîtes et soyez conscients de votre responsabilité. »

L’un des câbles s’empara de la télécommande de la télévision tandis que l’autre appuya sur le bouton veille, entraînant ainsi la fin du message projeté sur le mur au fond de la scène.

« Partons. » commandèrent-ils à Kerrang.

Le singe obtempéra, prit son manteau et sortit de chez lui, arrivant dans le métro côté jardin. Mais quand les projecteurs se concentrèrent sur cette partie de la scène, le Ramboum était en train de soulever le Voltali et de le projeter au sol, aux pieds de l’Elekable, qui sursauta en le voyant glisser vers lui.

« Tu traînes encore par ici alors que je t’ai dit de dégager le plancher hier ! » tonna le doubleur de Mesa Boogie. « On veut pas de toi ici, raclure de migrant ! »

Le renard se releva péniblement, même s’il n’avait eu aucune séquelle de l’attaque du Pokémon grâce à sa capacité à se protéger du danger. Les queues de Kerrang s’affolèrent, l’une d’elles chercha même à éloigner Mjöllnir d’elle, sans grand succès.

« VA-T-EN ! » hurlèrent les simili-serpents. « IL EN VEUT A TA VIE ! VA-T-EN ! »

L’Elekable ne bougea pas, comme paralysé par la peur. Excédé, le Ramboum sortit son révolver en plastique de son holster et tint le Voltali en joue, tout en s’adressant à Kerrang.

« Écartez-vous, monsieur, cet individu est dangereux ! » avertit-il, avant de parler au renard. « Toi, tu bouges pas, ou tu finiras comme le dernier qui a essayé de se sauver. »

Le corps de Kerrang tremblait, tandis que ses câbles continuaient de s’agiter dans tous les sens.

« Je voulais juste un morceau de pain… » implora la voix doublant le Voltali, tandis qu’il reculait de quelques pas vers l’autre Pokémon électrique présent sur scène pour tenter de se mettre derrière lui. « Un toit et à manger, c’est tout ce que je demande… »

« Si tu continues, je vais tirer ! » répliqua le Ramboum.

Les projecteurs se braquèrent de nouveau uniquement sur l’Elekable. Plus aucune lumière n’éclairait les deux autres protagonistes.

« Si ça continue, il va y avoir des morts. » soliloqua-t-il. « Je ne peux pas rester là sans rien faire quand il y a quelqu’un devant moi qui souffre... J’ai fermé les yeux pendant trop longtemps. Quel genre de personne je suis pour cautionner ce qui se passe ? »

Noir. Des bruits de pas. Un coup de feu se fit entendre, suivi d’un sifflement, faisant comprendre au public que la balle avait raté sa cible. Des bruits de pas, plus bruyants cette fois-ci.

« NON ! » s’écrièrent Mesa Boogie, Mjöllnir, et les queues de Kerrang en même temps.

Second coup de feu. Silence. Le silence d’une fin ouverte, laissant l’interprétation du public pour seul auteur de la fin des événements de la prestation. Pour certains, l’Elekable avait été « tué » par le coup de feu, pour d’autres, il s’en sortirait certainement. Inconsciemment, tout le monde commençait déjà à refermer cette fin ouverte.

Backstage:
 


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Sam 13 Oct - 23:22
Peut-être cela venait-il seulement d'une vieille habitude de coordinateur, mais lorsque le thème du nouveau concours nous avait été communiqué, je m'étais immédiatement pris à réfléchir à la prestation que j'aurais pu composer sur le sujet si j'avais eu, moi aussi, à monter sur les planches, et j'avais eu le plaisir de constater que semblables réflexions animaient les esprits de mes collègues champions. Je trouvais que Béatrice et Saizo n'étaient tous deux pas très drôles – il fallait dire aussi que je connaissais encore mal le Sinnohien, qui passait le plus clair de son temps dans ses montagnes de Frimapic – mais nous partagions au moins tous les quatre une même passion de la coordination : c'était la première fois que je vivais dans un environnement où mon entourage au complet se rassemblait autour de cet art, et c'était vraiment agréable que de vivre au cœur d'une telle émulation entièrement axée sur le spectacle.

Pour ma part, devant le thème aux retombées à la fois si intimes et mystérieuses qu'était l'inconscient, j'aurais sans doute écarté la tentation de le traiter de façon légère qui me venait toujours avec ce genre de sujets graves pour miser sur les immenses possibilités de donner un spectacle grandiose et prenant que portait la notion, entrant en résonance avec l'intériorité des spectateurs. J'aurais sans doute utilisé Toby, mon Kecleon et son pouvoir de camouflage, ou bien l'un de mes spectres ; peut-être, aussi, des pouvoirs psychiques ; j'aurais déployé les jeux de lumières, de sonorités... L'inconscient. Sans aucun doute, j'aurais fait quelque chose d'assez sombre ; mais pas de trop non plus. J'avais eu, du mien, un petit aperçu lors de ma mauvaise expérience psychique d'il y a des années ; cela ne me donnait pas envie de plus le creuser. Mieux valait toujours finir par en rire. Je me demandais, en tout cas, s'il était possible, à l'occasion, aux Maîtres d'Élite de participer à un concours comme de simples coordinateurs, sous une fausse identité et en se déguisant... Mais lorsque j'avais obliquement évoqué cette idée, le Comité m'avait fait comprendre son avis très fermé.

Les prestations de ce soir ne me déçurent pas. Comme ce qui m'était naturellement venu à l'esprit lorsque j'avais réfléchi au thème, plusieurs coordinateurs avaient joué des effets d'ombres et de lumière, certains rivalisant d'originalité avec des spectacles par ombres chinoises ou par danses très travaillés qui, s'ils manquaient parfois un peu de clarté dans leur sens, n'en composaient pas moins d'admirables tableaux. La catégorie 1 comme la 2 étaient émaillées de prestations poétiques ou symboliques qui révélaient un gros travail de mise en scène ; chez les débutants, un numéro d'équilibriste au ton léger mais au thème fort me plut particulièrement, s'accordant à mes goûts personnels. Même dans les prestations aux mises en scène plus traditionnelles, un gros travail avait été effectué pour faire apparaître les diverses forces en présence dans le jeu de l'inconscient, ce qui avait abouti à des résultats très encourageants y compris pour ceux dont les faiblesses étaient encore trop grandes pour qu'ils puissent obtenir un ruban : le public de la salle comme celui qui regardait la transmission télévisée devait en avoir profité. Quant à la catégorie 3, elle fut notamment remarquée pour la participation d'un artiste apparemment plutôt en vogue en ce moment ; celui-ci donna l'une de ces prestations engagées, dont le principe même avait tendance à m'ennuyer, mais dont on trouvait forcément quelques représentantes dans chaque concours et qui devaient plaire à ma collègue Grandt. Son spectacle me montra néanmoins un coordinateur dynamique et déterminé, et je ne pus qu'approuver certaines trouvailles visuelles particulièrement bien pensées.

Réunis dans la salle de délibération, la dernière prestation terminée, nous ne mîmes pas longtemps à nous entendre sur celles qui nous semblaient valoir un ruban et celles qui étaient trop insuffisantes pour cela. Tandis que chacun regagnait sa place après cette brève entracte, je m'avançai sur la scène, comme au tout début de la soirée, une feuille dans les mains.

« Mesdames et Messieurs, le jury a délibéré et il est à présent l'heure d'annoncer les grands gagnants ! Mais avant cela, je voudrais féliciter chaleureusement tous les coordinateurs qui ont illuminé ce soir le Dôme d'Ho-Ohale. Vous nous avez donné un spectacle éblouissant, bravo à tous ! » La salle, accompagnée par la table du jury et moi-même, se répandit en applaudissements durant la pause que je marquai, puis je repris la parole. « Après toutes ces prestations, on n'a pas très envie de connaître ce qui nous manipule, vous ne trouvez pas ? Certaines nous auront cependant plus marqués que d'autres, et ce sont leurs auteurs qui seront récompensés ce soir ! Préparez donc vos applaudissements pour... »

...Les gagnants de la catégorie 3 !:
 

Tandis que je discourais, Toby, qui était accroché, camouflé, à mon dos lorsque je m'étais avancé vers le milieu de la scène, avait peu à peu recouvré sa couleur verte et s'était perché sur mon épaule – les plus attentifs auraient pu remarquer, plus tôt, sa bande ventrale rose qui, seule, ne disparaissait jamais. Ce n'était peut-être pas très conforme aux attentes du Comité que de clôturer un concours un Pokémon avec soi, mais bon, le petit était discret et j'avais toujours trouvé cette habitude dommage ! Il fixa de ses yeux ronds chacun des coordinateurs qui s'avançaient tout à tour pour obtenir leur ruban tout neuf, sorti d'un luxueux coffret. La distribution terminée, j'ajoutai encore quelques mots :

« Il est des gagnants comme il est des perdants, mais si vous en faites partie, surtout, ne vous découragez pas ! La coordination est un discipline exigeante, qui nécessite beaucoup de travail et n'est jamais une valeur sûre. Prenez en compte les critiques, ayez confiance en vos Pokémon, et vous ferez sûrement mieux la prochaine fois ! Encore félicitations à toutes et à tous et merci d'être venus ce soir ! »



Après le concours, un dîner était prévu entre les membres du Comité : je ne serais à nouveau libre que le lendemain matin, notre avion repartant pour Sinnoh dès l'après-midi. Je m'échappai un instant pour trouver Pyon-Pyon qui, cachée, avait observé tout le spectacle, suivant son habitude. Mais ensuite, tandis que, dans les couloirs, chacun se regroupait en des discussions animées, je parvins à prendre mon agente Élise beaucoup trop demandée à part une minute. « Alors, Miss, vous voyez que vous n'aviez pas lieu de vous inquiéter pour le concours de ce soir ? » Avant d'avoir à subir ses reproches pour ma petite surprise finale avec Toby, je l'arrêtai d'autorité et repris : « Tout à l'heure, vous n'aviez pas le temps pour venir vous balader, mais demain, j'espère bien pouvoir vous faire un peu visiter Ho'Ohale ? Vous ne pouvez pas quitter Alola sans avoir au moins goûté une malasada ! » La jeune femme, déroutée, exprima son incertitude ; mais comme un peu plus tôt, je voyais sur son visage le regret de n'avoir pu découvrir la région pour laquelle, dans l'avion, elle cachait bien mal son enthousiasme, et j'insistai encore en pointant le fait qu'elle ne reviendrait pas là de sitôt et que nous serions largement de retour pour l'heure du vol. Et puis, après tout, se promener dans ma région ne l'aiderait-elle pas à un peu mieux me connaître, puisque j'avais appris qu'elle admirait ma coordination ? Lorsqu'elle se montra prête à céder, je ne tardai pas pour la pousser à me donner sa parole : « Demain, neuf heures devant le bâtiment, alors ! Je compte sur vous, Miss ! » Et je disparus avant que la nuée d'employés du Comité que je voyais, au loin, en train de s'approcher, ne nous prenne d'assaut.


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