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» Avalanche /-16 Yaoi\


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Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
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Lun 22 Oct - 18:38
Chang était trop fière d’elle, d’avoir eu raison de croire que ce n’était pas le genre de Shin’, d’abandonner ainsi Ferir. Elle ne manqua pas de l’affirmer une nouvelle fois, heureuse. Elle ne remarqua pas, toutefois, le léger changement de comportement chez son interlocuteur. Ce n’était pas assez évident, pour elle, pour qu’elle y fasse attention. Sha se montrait un peu plus attentive et dénota la chose, bien qu’elle n’était pas sûre d’en comprendre la source. L’espoir ? Sans doute. Beaucoup de personnes avaient un problème avec l’espoir, tant ils avaient été par la suite. Son frère en faisait partie, d’ailleurs. Pour autant, elle ne désirait pas partir sur cette note, préférant parler de la maladie. Ce n’était pas plus joyeux, il fallait l’admettre. Elle avait pourtant quelques doutes sur ce que son ainé dirait au jeune homme… S’il comptait lui en parler. Elle savait que Shin avait des difficultés à en parler, ne serait-ce que de la nommer, d’ailleurs. Elle ne se souvenait pas l’avoir entendu parler de schizophrénie, en articulant le mot. Dire qu’il était malade simplement, peut-être que ça en minimisait l’impact… Allez savoir.

« Exactement. Il y a plusieurs types, aussi. Pour mon frère c’est une schizophrénie paranoïde et chez lui ça se manifeste par des hallucinations auditives et visuelles… Comme Tani. » Elle eut une légère grimace alors qu’elle remarquait que Chang regardait ailleurs. Elle se s’isolait toujours un peu, lors de l’abord des sujets sérieux. Et, en même temps, elle pouvait s’assurer que Shinara ne débarquerait pas au même moment. Pas sûr qu’il apprécie que sa cadette révèle ainsi le centre de sa maladie… Mais cela avait besoin d’être dit. De toute manière, Ferir ne connaissait pas grand-chose de son état. Et si elle pouvait lui donner quelques explications, sans même qu’il les demande, elle ne se gênerait pas. « Mais en général, il agit normalement. Il voit un psy toutes les semaines et il suit un traitement qui fonctionne très bien. C’est juste quand il ne le prend pas, le vrai problème. Mais c'est rare que ça arrive. » Comme aujourd’hui, en somme. Une nouvelle moue se dessina sur son visage, pensant qu’elle avait assez parlé dorénavant. Pour plus de détails, il pouvait toujours s’adresser directement à la personne concernée… S’il consentait à en discuter réellement. Elle offrit son aide au Kantonien, en cas de pépin. Elle serait là au besoin et il sembla apprécier son geste, ne pouvant que sourire face à celui de Ferir. Elle espérait tout de même ne pas l’avoir trop troublé en lui balançant toutes ses informations d’une traite. Son intention, à la base, était plus de le rassurer que de l’effrayer.

La discussion dévia, sa petite amie revenant dans la conversation avec son entrain habituel. La jeune Kuna ne put s’empêcher de la taquiner, lorsqu’elle évoqua la possibilité de faire une sortie karaoké. Pourtant, elle ne mentait pas… Sa chérie ne savait réellement pas chanter. Elle préférait néanmoins ne pas lui balancer sérieusement cette vérité à la figure, au risque de voir son visage se décomposer.
« On fera un concours de celui qui chante le plus mal, alors ! » « Ça se jouera entre vous deux, du coup. En tous les cas Aniki est hors compét’.» « Il est cool en plus le karaoké à coté, avec les box privés. J’ai trop envie de chanter, maintenant. » « Épargne-nous, s’il te plait. » Chang gonfla les joues, faisant rire de bon cœur Shara. Depuis le début de la journée, elle n’avait pas ri ainsi et elle devait avouer que cela lui faisait du bien. La bêtise de sa petite amie réussissait toujours à la dérider un peu. En tous les cas, elle était tout aussi contente de voir que Ferir se sentait assez à l’aise avec elles pour accepter leurs offres. Elle aimerait bien quand même apprendre à un peu mieux comprendre le chéri de son frère.


Voir le sourire de Ferir lui mettait du baume au cœur. Il le vit de loin, constatant qu’ils s’étaient tous deux aperçus et qu’ils ne se quittaient pas des yeux. Il arbora un large sourire jusqu’à ce qu’il les ait rejoins, ignorant totalement de quoi ils avaient bien pu parler. Il préféra ne pas s’attarder sur cette question, craignant que la réponse lui déplaise. Il était déjà prêt à monter à l’étage pour retrouver son appartement, captant seulement ensuite la présence du dragon. Il était nécessaire de déterminer une heure, maintenant… Ce qui n’était pas chose aisée. Il devait, aussi, faire avec l’emploi du temps de son fils. Il avait assuré à Lyra qu’il récupérerait les enfants –Kane et Lucia, sa meilleure petite amie- à treize heures alors… Midi lui paraissait un bon timing. Il fut ravi de constater que l’horaire convenait, acquiesçant doucement. Il observa Knight partir avant de s’adresser aux filles. Il ignorait ce qu’elles avaient prévu de faire, aujourd’hui. Et comme Shara était rentrée de mission la veille et qu’elle avait pris un jour off, il s’était un peu douté qu’elles auraient aimés passer du temps ensemble… A faire les boutiques. Pourquoi pas. Sur ce point, Chang était comme lui. Ce n’était pas faire les magasins le problème, mais bel et bien le monde étouffant qui stagnait toujours dans les espaces. Il ne se gêna pas néanmoins pour se moquer un peu d’elle quant à sa réaction, venant ensuite de s’excuser. C’était de sa faute, si elles n’avaient pas respecté leur planning… Mais il n’y avait pas de rancœur, là-dessus, ce qui ne manqua pas de le soulager.

« Bon ben… Profitez-bien des magasins surtout ! »

« Arrête de te moquer ! La prochaine fois on t’emmène avec nous ! »
« Je ne vois pas pourquoi on l’emmènerait pour t’acheter des soutifs… »
« Shachouuuuuu ! »

Le sbire ne put qu’exploser de rire. Il constatait sans le moindre problème que Shara s’amusait bien, à balancer des informations personnelles de cette façon. Un sourire taquin marquait ses lèvres alors que Chang paraissait faussement outré. Elle était bien trop peu pudique pour être gênée par ce genre de détails. Bref. Shin sourit d’autant plus lorsqu’il sentit Ferir glisser sa main dans la sienne, venant à déposer un baiser sur sa joue, en toute innocence. De sa main libre il adressa un signe de main à sa belle-sœur, enchainant sur un check limite grotesque avec sa cadette sous le regard dépité de la donzelle – « vous êtes frère et sœur bordel, pas des potes de cités ! » - ce qui ne manqua pas de faire rire davantage le schizophrène. Après que son petit ami ait adressés ses remerciements et ses au revoirs aux donzelles« no problemo ! » - il déverrouilla la porte de son immeuble, la tenant pour qu’il puisse le suivre. Il salua une dernière fois les filles avant de gravir les escaliers qui le menaient à son appartement.

Ils ne croisèrent aucun de ses voisins, et c’était tant mieux. Il n’avait pas envie de faire face à des questions sur son état, sachant déjà qu’il avait une sale tête. La douche devenait de plus en plus urgente. Ils pénétraient chez lui et après avoir jeté les clés sur la table et retirer ses chaussures, il se retourna pour faire face à son chéri. Il glissa ses mains dans son dos, l’attirant contre lui pour venir lui voler un baiser, plus approfondi que les précédents. Il en avait envie, tout simplement. Cette proximité lui faisait du bien et accentuait son bienêtre. Lorsqu’il mit terme à l’échange, il offrit un doux sourire.
« J’avais trop envie. » Il lui tira la langue, avant de le relâcher. Il était déjà prêt à filer sous l’eau et il ne tarda pas trop à défaire les boutons de sa chemise pour la retirer. « Si ça te dérange pas, j’aimerai filer sous la douche rapidement… A moins que tu ne veuilles m’y accompagner ? » Il affichait un nouveau sourire, plus pervers, celui-là. Sans pour autant avoir dans l’idée que cela dérape, il ne dirait pas non à une douche à deux, étant donné que la sienne était assez grande pour accueillir deux personnes. Pratique, non ?


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Ranger Kantô

C-GEAR
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Ven 26 Oct - 16:45
Ferir
Parler de la maladie de ton amoureux avec sa sœur a quelque chose de difficile, tout de même. Ça ne semble pas si facile pour elle ni pour sa petite amie. Néanmoins, tu prends les informations qui te sont données, veillant à les mémoriser autant que possible. Tu découvres alors de quelle façon la schizophrénie de Shinara se manifeste, bien que tu t’en doutais un peu, avec ce qui s’est passé. Tu te dis que ça doit être tellement déroutant de voir quelque chose qui n’existe pas, d’entendre des voix aussi. Il semblait savoir que c’est faux, mais cela avait une réelle emprise sur lui. C’est triste. Néanmoins, tu ne sais toujours pas jusqu’à quel point ces hallucinations peuvent l’influencer dans son comportement. Peut-être oseras-tu poser la question. C’est à voir, selon comment se déroulera la suite. Ensuite, tu es tout de même rassuré d’apprendre qu’il voit un psychologue toutes les semaines, en plus de son traitement dont tu as pu constater l’efficacité. Elle mentionne ensuite que le véritable problème est quand il ne me prend pas, affirmant que c’est rare qu’il ne le fait pas. Avec un enfant, tu présumes qu’il doit rendre des comptes, qu’il y a un suivi. Ce n’est pas bénin... Je vois, ça ne doit vraiment pas être facile pour lui au quotidien. Tu as une petite grimace en y pensant. Vraiment, tu trouves que les maladies mentales sont injustes envers ceux qui les subissent, qui doivent vivre avec. Merci de m’avoir dit tout ça. C’est la moindre des choses de la remercier, parce que tu ne sais pas si tu aurais eu le courage de poser des questions au concerné. Tu ne sais pas non plus s’il aurait répondu. C’est tellement délicat après tout ce dont vous avez déjà parlé, bien que tu saches qu’il te reste une foule de choses à apprendre sur ton petit ami. Tout comme il lui en reste beaucoup à découvrir te concernant. Si tu es curieux, si tu as vraiment envie de mieux le connaître, tu ne tiens pas à précipiter les choses et à causer plus de mal que de bien. Tu as appris à te méfier de ta propre curiosité qui t’amène parfois à rendre mal à l’aise les autres ou à raviver des moments douloureux pour eux.

Et ce n’est jamais ce que je veux...

Bref, ces pensées sont chassées quand la proposition d’aide est faite. Évidemment, tu ne dis pas non et ça te fait plaisir de constater que Shara semble t’accepter si rapidement. Suite à cela, la conversation prend une tournure plus positive, ce qui n’est pas pour te déplaire. L’idée du karaoké te fait largement sourire, évoquant que vous y êtes allés, Shin et toi. Tu mentionnes aussi que tu chantes mal, riant à la réplique que tu récoltes, mais aussi à l’échange de paroles qui se passe entre les deux femmes. Tu n’y participes pas vraiment, désireux de ne pas les couper, attendant plutôt après. Je suis d’accord que Shin chante bien! D’ailleurs, parlant de lui, ton regard part se perdre plus loin et tu le remarques. Il arrive et ça t’apporte un sentiment de paix, de sérénité. Tu es vraiment bien avec lui, c’est si plaisant. Il te voit, lui aussi. Il ne reste plus qu’à déterminer une heure et à entrer parce que tu ne te sens pas du tout d’avoir une masse de monde autour de toi aujourd’hui. Après cette semaine haute en émotion, et fatigante, rester dans un cocon d’amour te convient parfaitement. C’est rare de ta part, mais il a des phases comme ça, selon les circonstances. Donc, Knight viendra te chercher vers midi le lendemain. Le dragon peut se fier à la position du soleil pour savoir quand revenir, il semble l’avoir compris. Néanmoins, tu enverras sans doute un SMS à Azamir pour savoir si le Dracolosse est de retour au refuge et si oui, lui donner ton heure de retour. Lui pourra mieux diriger le dragon pour s’assurer qu’il n’arrive pas en retard, bien que tu doutes que tout cela soit nécessaire. C’est juste pour calmer cette petite angoisse de la possibilité qu’il puisse ne pas être présent à l’heure. Bref, il décolle et tu apprends ensuite que les deux femmes ne restent pas avec vous, ce qui a tendance à te soulager un peu. Ça sera vraiment un cocon d’amour, comme tu le voulais. C’est parfait pour toi.

Même si... je me sens un peu mal d’être soulagé qu’elles partent.

Heureux aussi de constater qu’il n’y a pas de mauvais sentiments envers Shinara qui a été en quelque sorte la cause de la modification de leur journée. Et un peu de ta faute, par la même occasion... Mais il vaut mieux que tu ne t’attardes pas sur ce genre de pensées parce que ça risquerait de vraiment te miner le moral. Après une semaine pareille, tu es encore fragile, trop fragile. Il te faudra un peu de temps pour ne plus du tout avoir de pensées négatives. Bref, tu échappes aussi un rire suite à l’échange qu’ils ont tous les trois. C’est vrai que tu ne vois pas ce que ton amoureux irait faire avec elles pour acheter ce genre de vêtements. Et toi, ça te rendrait beaucoup trop mal à l’aise. T’es très loin du typique meilleur ami gai pour les femmes! Maintenant qu’elles sont sur le point de partir, tu ne peux t’empêcher de glisser une main dans celle de Shin, souriant d’autant plus en sentant ce baiser sur ta joue. Tu ris de nouveau suite à ce qui se passe, et il faut dire que ça te fait du bien de rire. Tu as ensuite l’occasion de leur dire au revoir, mais aussi de les remercier une fois de plus, ne pouvant t’en empêcher. Il y a un certain soulagement quand la porte de l’immeuble est déverrouillée et que vous entrez. Tu as craint que vous soyez arrêtés par un quelconque voisin dans les escaliers, mais ce ne fut pas le cas. Vous voici donc à l’intérieur de l’appartement. Tu abandonnes tes chaussures toi aussi dans l’entrée, ne tardant pas à être câliné et embrassé par ton petit ami. Tu participes à l’échange, à ce baiser approfondi, glissant toi aussi tes mains dans le bas de son dos. T’as bien retenu qu’il ne faut pas que tu le touches là où se trouvent ses cicatrices... Après ce moment de tendresse, il t’affirme qu’il en avait envie avant d’avoir de nouveau un de ces comportements puérils qui te plaisent tant, t’attirant un petit rire. C'est parfait comme ça. Ça fait plaisir de le voir comme ça, bien plus que de voir à quel point il semblait mal quand tu l’as trouvé...

Mais je présume que je ne devais pas être mieux.

C’est plaisant, de le voir se déshabiller comme ça. Tu ne sais pas trop s’il faut que tu le fasses, toi aussi. Néanmoins, tu n’as pas à attendre trop longtemps avant que des explications surviennent. Ça ne me dérange pas. Tu aurais bien essayé de plaisanter avec son odeur, mais tu t’en abstiens. Il ne faudrait pas gâcher le moment. Puis, la suite te fait adopter un comportement tout à fait différent. Tu te mets à fuir son regard, ta main droite venant de nouveau attraper le bas de ta veste que tu n’as pas retirée. Ça ne sera pas facile, ce que tu as à dire... Mais il le faut. J’aimerais bien, sauf que... qu’il ne faut pas mettre de l’eau sur mon avant-bras gauche... Tu ignores si avec ces simples paroles, s’il comprend le problème, s’il a déjà eu des sutures pour savoir que les plaies ne doivent pas être mouillées. Donc euh... ça sera peut-être un peu... chiant pour toi. En plus, l’envie de lui montrer ces trois plaies ne t’enchante pas du tout. Tu aimerais l’éviter, mais dans tous les cas, il finira bien par les voir, lorsqu’elles seront pleinement cicatrisées. Tu te sens tellement honteux d’avoir été jusqu’à ce point, de t’être blessé de cette façon. Tu angoisses presque à l’idée qu’il puisse te juger pour ça, ou alors qu’il se sente coupable. Tu estimes être le seul responsable, le faible qui ne sait pas faire autrement...



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Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
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Lun 29 Oct - 14:46
Les informations que Shara débitait étaient essentielles, en son sens, pour que Ferir puisse réellement mesurer tout l’impact que la maladie de son frère pouvait avoir sur lui. La tactique de l’autruche, celle qui consistait à faire comme si de rien n’était, comme si la schizophrénie n’existait pas, n’était pas envisageable. S’il était vrai que son ainé pouvait agir comme quelqu’un de tout à fait normal, au point de pouvoir cacher sa maladie à d’autres, il était nécessaire néanmoins de ne pas minimiser l’importance de celle-ci. Maintenant que le Kantonien était au courant, il était vital de lui donner toutes les cartes en main, bien qu’elle comprenait parfaitement que l’assimilation de tant d’informations capitales pouvait être difficile. S’il ne retenait pas tout, ce n’était pas un problème. Elle était capable de répéter le tout plusieurs fois, autant de fois d’ailleurs que cela serait utile. Elle eut un léger sourire quant à la réflexion empli d’empathie qu’elle reçue, comprenant aisément que son interlocuteur prenait pleinement confiance du calvaire que subissait son petit ami. « Il s’y habitue, et c’est très bien ainsi. Bien mieux qu’avant… » Les mots lui avaient échappés et elle sentit le léger coup que lui donna sa chérie, lui faisant réaliser qu’elle en avait peut-être trop dit. Pour autant, elle n’avait pas menti ; avant que Shinara n’ait à s’occuper seul de son fils, il n’avait pas fait les efforts pour contrôler son état mental, ce qui avait donné lieu à pas mal de problèmes… Et de comportements violents. Mais, sans doute était-ce une information négligeable, étant donné qu’elle était dorénavant résolue.

Elle acquiesça face aux remerciements, espérant toutefois qu’il ne chercherait pas à en savoir plus, concernant le passé. De toute évidence, en vue de la conversation qu’ils semblaient avoir eu, Ferir devait avoir compris que le passé était un sujet difficile à aborder avec son frère et que lui soutirer trop d’informations en une fois risquait d’avoir des conséquences fâcheuses. Elle comptait sur lui pour ne pas imposer trop de pression à son ainé, au risque de le voir se refermer sur lui-même comme il le faisait si bien. Bref. La conversation dévia sur une note plus positive, lancée par sa petite amie et ses idées de sorti à plusieurs. Maintenant que Shin était officiellement en couple, elle pouvait espérer avoir le droit de faire des sorties à plusieurs sans imposer son couple. Le karaoké, ça pouvait réellement être une idée fun, surtout en vue de la réaction du Kantonien. C’était une activité qu’il avait déjà effectué avec le sbire et il paraissait en garder un bon souvenir. Quelques taquineries furent lancées sur le ton de la plaisanterie, Chang ne manquant pas d’aller dans le sens de leur interlocuteur.
« Mais troooop ! Je suis sûre qu’il aurait pu faire carrière dans ce domaine ! » La jeune Kuna amorça un léger sourire, sans forcément aller en son sens. Il était vrai que son frère avait une jolie voix mine de rien, mais c’était sans doute un peu fort de parler de carrière… Et qu’elle ne le voyait absolument pas en rock star. Quoi que, avec son look bizarre de temps en temps, ça aurait pu marcher. Ou pas.


Shinara n’avait pas la moindre idée de la conversation qu’ils avaient eue, avant son arrivée. Mais il constatait sans mal que les sourires et la bonne humeur les habitaient tous, il n’avait donc aucune raison de s’en faire ou de se questionner. Il affichait un sourire posé et agréable, aimant à lancer son regard vers son petit ami. Il ne pouvait, dorénavant, que sourire en le regardant, ravi de l’issue de leur discussion. Jamais il n’aurait pensé que cette histoire se solderait de la sorte, mais il n’en était pas mécontent, bien au contraire. Après s’être mis d’accord pour l’heure de départ le lendemain, il observa le Dracolosse prendre son envol pour retourner à ses activités. Il questionna les donzelles pour savoir si elles comptaient restées boire un café, question à laquelle elles répondirent par la négative. La pensée d’avoir gâchée une partie de leur journée ne l’enchanta guère mais la réponse de sa cadette, celle qui lui affirmait qu’il n’y avait pas de raison de s’en inquiéter, lui permit de retrouver son sentiment de bien-être.

Ils s’éclipsèrent alors, ne manquant pas cependant de rire un peu encore avec les deux femmes. Le sbire fut content de constater que son chéri paraissait à l’aise avec elles et que le courant passait bien entre eux. Cela lui laissait penser qu’ils pourraient s’entendre toujours à l’avenir et l’idée le séduisait. Il fut rassuré de ne pas croiser qui que ce soit en montant les escaliers, gardant savamment la main de son petit ami dans la sienne. Sa chaleur l’apaisait, d’autant plus lorsqu’il vint à l’embrasser avec passion, une fois à l’abri des regards. Il apprécia l’instant, se sentant frémir doucement dans ses bras, ne pouvant s’empêcher de lui tirer la langue lorsque l’échange prit fin. Il continua de sourire face à la réponse, sachant pourtant qu’il arborait un comportement des plus puérils. Mais c’était ainsi et cela ne semblait pas déranger son partenaire. Il se dégagea un peu néanmoins pour commencer à se déshabiller, l’envie de prendre une douche devenant forte. Il ignora magnifiquement le bazar qui résidait dans son appartement, se disant qu’il rangerait plus tard. Sans surprise, Ferir l’observa faire, lui assurant que cela ne dérangeait aucunement. La remarque ne manqua pas de le faire sourire davantage alors qu’il retirait entièrement le vêtement.

Pour autant, l’étonnement se peignit sur son visage suite à son invitation de prendre la douche à deux. Il remarqua rapidement le geste, celui de tirer sur la veste et il comprit sans mal qu’il s’agissait de son avant-bras meurtri qu’il avait déjà eu l’occasion de voir auparavant. Ses lèvres se pincèrent, craignant la suite des paroles. Il avait cru comprendre que son petit ami avait un comportement d’automutilation et l’idée d’avoir était l’origine de l’une de ses crises lui déplaisait fortement. Il eut la confirmation avec son impossibilité de mouiller son bandage, lui faisant comprendre qu’il avait marqué à nouveau violemment sa peau. Le sbire eut une moue désolée, osant toutefois s’approcher de
lui. « Je suis désolé… » Il se sentait obligé de le dire, puisque c’était son absence de réponse et son comportement idiot de fuite qui était à l’origine de cette douleur-ci. Pour le coup, il n’était pas très fier de lui. Néanmoins, il ne désirait pas rester sur une note négative. Il glissa ma main sous le menton du jeune homme, lui faisant remonter le visage face au sien. Il déposa un baiser tendre sur ses lèvres, caressant doucement sa joue. « Si on fait attention, ça pourrait être faisable, tu crois ? » Il gardait toujours la pensée en tête malgré tout, et il devait avouer qu’il ne savait pas réellement quoi dire pour lui remonter le moral.

Il lui glissa quelques mots d’amour avant de se détourner, se rendant dans la chambre pour récupérer des affaires propres.
« Si tu veux je peux te prêter des vêtements, mes fringues devraient t’aller. » Il ignora les portraits qui trônaient sur le meuble du salon, où on pouvait voir plusieurs photos. Son fils notamment, puis une photo du mariage… Qu’il aurait aimé brûler et détruire. Mais il était aussi désireux de ne pas impacter négativement l’esprit de Kane alors… Supprimer toute trace de l’existence de son père biologique n’était pas des plus intelligents. Bref. Il désirait concentrer toute son attention vers son petit ami et son bien-être, essayant de ne pas se laisser déprimer par l’impact important que sa fuite avait eu sur lui. Il évitait soigneusement de regarder son avant-bras, de peur de laisser paraitre sur son visage toute la culpabilité qu’il ressentait. Il ne pensait pas que ce serait une bonne chose…


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Ranger Kantô

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Mar 30 Oct - 3:26
Ferir
Après tes paroles quant au fait que ça ne doit pas être facile pour Shinara au quotidien, tu ne t’attendais pas à une telle réponse. Mieux qu’avant... Tu notes l’information, mais du peu que tu peux savoir de son vécu, tu comprends que ça n’a jamais été simple pour lui, que ce soit dans cet aspect ou tous les autres. Maintenant, l’envie de chasser tout cela et de lui offrir un meilleur avenir germe dans ton esprit. C’est vraiment un désir profond qui ne risque pas de partir de sitôt. Tu feras tout ce qu’il faut pour contrer la distance, dans la mesure du possible. C’est positif, l’amélioration. Tu préfères aller en ce sens, malgré le fait que tu as pu voir ce geste à la suite des mots. Il y a certes une curiosité, mais ça ne risque pas de t’apprendre quoi que ce soit d’utile. M’enfin, c’est difficile à dire. Dans tous les cas, tu comptes respecter ce que tu n’as pas arrêté de répéter et de ne pas le presser, de le laisser aller à son rythme pour qu’il se confie à toi. Toujours doux, toujours attentif aux besoins des autres, plus qu’à tes propres besoins... Donc, tu te contentes de remercier pour les informations qui t’ont été partagées pour cette fois. C’est déjà plus que ce à quoi tu aurais pu t’attendre, c’est vraiment apprécié. Tu commences à te faire une meilleure idée de tout ce qui s’est passé. Assimiler le tout peut être un peu ardu sur le moment, heureusement le sujet change et devient plus positif. Le karaoké, voilà une activité drôle qui ne te dérange pas de refaire en leur compagnie. Un sourire se pose de nouveau sur tes lèvres suite à la réponse que tu obtiens quant au fait que ton amoureux chante bien. Carrière, tu ne sais pas. Ce n’est pas un domaine facile et il y a de multiples talents. Il faut savoir se démarquer pour vivre que de son art, avoir un petit plus que d’être « bien ». Et peut-être que la pression de performance, la pression des médias et de l’image à tenir n’auraient pas été bénéfiques pour lui, lui apportant plus de difficultés. Sa maladie pourrait lui jouer plus de tours. Ton esprit est plus rationnel que la phrase lancée en l’air de la part de Chang.

Je ne sais pas grand-chose de son métier, mais ça me semble mieux que d’être sous le feu des projecteurs continuellement...

La conversation s’arrête doucement quand tu remarques Shin au loin. Il vous rejoint rapidement, décidant ensuite d’une heure pour ton retour, permettant à Knight de quitter les lieux. Tu apprends ensuite qu’elles ne resteront pas avec vous, ayant du magasinage à faire. C’est parfait pour toi, même si tu t’entends bien avec elles. C’est une chance aussi qu’aucune des deux n’ait cherché à te faire un câlin en partant, parce que tu aurais figé et il aurait fallu que tu expliques ton malaise, ça ne t’enchante guère. Un jour ou l’autre, il faudra bien que tu le dises, mais pour aujourd’hui, ça te semble un peu de trop. Bref, t’es soulagé que l’ambiance reste bonne même après que ton petit ami ait affiché une certaine culpabilité à cause de la planification de leur journée qui s’en retrouve modifiée. Les au revoir se font dans la bonne humeur et dans certains rires. Il est donc temps d’entrer dans l’immeuble et de gravir les escaliers menant jusqu’au bon étage. Tu es légèrement surpris que Shinara tienne ta main pendant tout ce temps, mais tu ne t’en plains pas et ne chercher pas à t’en défaire non plus. Une fois dans l’intimité de son appartement, vous vous laissez aller dans un baiser plus approfondi, gardant la bonne humeur qui s’est doucement instaurée. Ça te fait le plus grand bien, puis son comportement t’amuse toujours autant. Ensuite, ça ne te dérange pas qu’il se recule pour se dévêtir, désireux de se rendre sous la douche. Tu te doutais que ça n’allait pas tarder et ça rendra tout plus agréable pour la suite. Pour le moment, tu n’as pas tellement fait attention à ce qui se trouve autour, au désordre, aux affaires qui n’étaient pas là lors de ta venue le week-end dernier. Ton regard reste vers ton amoureux, d’autant plus en le voyant retirer complètement son haut. T’as toujours été un peu voyeur. Pas un gros dégueulasse et irrespectueux, mais t’aimes bien regarder ce qui t’est offert. Surtout quand t’as l’autorisation de le faire, ce qui est censé être le cas ici. Loin d’être ce que c’était en matant Azamir qui n’avait aucune envie que tu le fasses à cause de sa pudeur et du malaise que ça lui générait... Sans parler des questions qu’il ne t’avait jamais posées et que maintenant, il en a compris la source.

Ça n’arrivera plus maintenant, j’ai Shin et il me convient entièrement!

Tu aurais vraiment adoré de te retrouver sous la douche en même temps que ton petit ami. Tu as même failli accepter d’office, si ne n’était pas de ces sutures... Tes petites marques habituelles, ça ne gêne pas de les mettre sous l’eau. Elles cicatrisent très vite puisque les coupures sont en surface. Parfois, tu peux avoir un inconfort ou une légère douleur si l’eau est trop chaude, sans plus. Là, ce sont trois grandes plaies profondes... Ça n’a rien à voir. Tu te sens vraiment honteux de la réponse que tu dois donner, détournant le regard. Être faible au point de te blesser t’apporte beaucoup de mauvais sentiments et tu voudrais savoir faire autrement. Quand tu l’entends s’excuser et le sens s’approcher, tu redresses un peu la tête pour le regarder vaguement avant de glisser ton regard ailleurs. Tient, sur un jouet qui traîne là. Ce... ce n’est pas toi. C’est moi... qui ne sais pas faire autrement... Tes mots sont murmurés, pas assumés. Par contre, ils sont vrais. Tu ne peux pas blâmer les autres de ne pas avoir des moyens plus sains pour la gestion de tes émotions négatives. En sentant la main de ton amoureux sous ton menton, tu n’opposes pas de résistance à redresser la tête, même si la honte est toujours présente. Tu n’es pas le genre à rejeter les gestes comme ça. Ton tempérament ne se trouve pas vraiment dans l’opposition non plus. Tes lèvres répondent à ce baiser qui t’est donné, tu apprécies aussi la caresse sur ta joue. Une de tes mains vient doucement se poser sur son épaule. Ça t’aide à penser à autre chose, à ne pas continuer de sombrer dans le négatif. Ensuite, il y a de la surprise face à la question. Tu ne pensais pas qu’il voudrait toujours que tu l’accompagnes. Je crois... et sinon, je sortirai le temps que tu termines. N’étant pas particulièrement sale (ayant pris une douche avant de partir de chez toi), ce n’est pas bien grave si tu dois sortir avant. Les mots qu’il te dit ont tendance à te rassurer un peu, à chasser de ce négatif qui s’est manifesté d’un coup. Tu le suis de quelques pas, t’arrêtant en réalisant qu’il ne t’a pas demandé de le suivre. C’est évident que ton état d’esprit n’est pas au mieux, parce que sinon tu te serais montré curieux quant à tout ce qui n’était pas visible lors de ta première visite. Plus tard dans la journée, tu devrais regarder tout cela. Surtout en constatant qu’il y a des photos de Kane.

Même si je ne suis pas prêt à cette rencontre pour aujourd’hui, je voudrais m’y intéresser et voir sa bouille.

Suite à la question pour les vêtements, tu restes surpris quelques instants, avant de te regarder. Si tu as des pantalons amples et confortables, je dis pas non. Réponse en constatant que tu as un peu sali les tiens devant, donc derrière ne doit pas être mieux. Tu ne voudrais pas étendre tout cela sur ses meubles. Ton haut est ok, de même que ta veste. D’ailleurs, dans l’attente de la réponse, tu retires cette veste, la posant sur le dossier d’une des chaises de cuisine. Tu vides tes poches, laissant ton portable, ton porte-feuille et tes clés sur la table. Cela fait, tu es prêt à le suivre jusqu’à la salle de bain, même si... même si l’idée de retirer ton bandage t’effraie, aussi. Tu retires doucement ton haut pour ne pas accrocher ton bandage, le posant aussi avec ta veste. Le plus difficile est donc à venir.



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Mar 30 Oct - 12:17
Les mots lui avaient échappés et Chang n’avait pas manqué de lui faire remarquer. Sha se sentit quelques peu étourdie, d’avoir osée parler de l’avant traitement de son frère. Elle était persuadée que le développement de cette idée ne plairait pas au Kantonien… Tant elle était emplie de violence et d’agressivité. Elle ne pensait pas que lui faire savoir était une bonne chose. Elle s’arma néanmoins d’un sourire avant d’acquiescer à ses paroles, étant plutôt en accord avec lui. Il était préférable de se focaliser sur l’amélioration, plutôt que sur le passé. Elle aimait bien sa façon de voir les choses et elle fut quelque peu rassuré de constater qu’il ne cherchait pas à en savoir davantage. Sans doute que sa curiosité avait été piquée à vif, mais il faisait l’effort de la taire. Tant mieux, d’un côté. Elle n’avait pas spécialement envie de l’envoyer balader car, clairement, elle n’irait pas plus loin dans sa réflexion. Elle en avait déjà trop dit.


Il serait curieux tout de même, de savoir de quoi ils avaient parlés, le temps qu’il arrive. Sans doute rirait-il davantage en apprenant que Chang l’imaginait bien en chanteur, bien qu’il s’agissait d’une carrière professionnelle qu’il ne l’intéressait nullement. Le contact avec les médias, même avec les gens en général, ce n’était pas pour lui, clairement. Il préférait largement agir dans l’ombre… Et c’était sans doute pour cela que son emploi actuel lui convenait parfaitement. Il fut rassuré d’apprendre qu’il n’y avait de problème quant au changement de programme des donzelles, souriant face à une Chang dépitée et découragée face à l’idée de faire les magasins. La bonne ambiance qui s’étala, après leur départ, lui fit un bien fou. Il était bien plus agréable de faire face à ses sentiments positifs que lors de leur conversation de tout à l’heure. Elle avait été vitale, après, et il ne regrettait pas de l’avoir eu. Peut-être… Peut-être qu’il aurait été préférable toutefois qu’ils l’aient bien avant. Mais bon, quand on était un idiot des sentiments, c’était un peu compliqué.

Ils rejoignirent l’appartement et une fois en son intimité, il ne put taire l’envie de s’emparer de ses lèvres pour un baiser approfondi. Le bien être que l’échange lui procurait lui avait manqué. Il ne manqua pas néanmoins de se dévêtir, exclamant son besoin d’aller sous la douche. Sa propre odeur l’agaçait et maintenant que l’alcool ne faisait plus effet, il avait des difficultés à faire avec. Il savait aussi que le regard de son petit ami s’attardait sur sa peau dénudée et il ne pouvait que sourire à cette idée. C’était volontiers qui lui faisait profiter du spectacle, bien que depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus, il avait légèrement maigri. Après, étant déjà très fin à la base, il n’était pas sûr que cela puisse réellement se voir. Il lança la proposition de prendre la douche à deux, constatant la naissance d’un malaise qu’il ne parvenait pas à comprendre, avant de le voir tirer sur sa veste. Son sourire s’évanouit doucement, s’excusant ensuite. Il était clair qu’il s’était blessé et que c’était entièrement sa faute… Il remarqua néanmoins qu’il était difficile d’ancrer son regard dans le sien et une moue se dessina sur son visage à la réponse. Il aurait pu s’en douter, avec un peu de jugeote. Il n’était pas forcément d’accord mais il s’abstient de commenter. Se lancer dans une discussion pour définir qui était la cause de ce mal n’était pas sensé, surtout qu’elle amènerait son lot de mal-être.

Il lui caressa son bras avant de remonter à son menton pour le tourner vers lui, déposant un baiser qui lui fut rendu. Il était armé d’un sourire désolé alors qu’il réfléchissait à un moyen de l’aider, face à ce comportement d’automutilation. Pour autant, il n’avait pas de solutions à apporter et se sentir en défaut de la sorte lui déplaisait fortement. Il ne voulait pas, néanmoins, que son amoureux s’enferme dans des pensées négatives.
« Tu n’as pas à avoir honte, face à moi… Je t’aime comme tu es, Ferir. » Il avait bien remarqué cette honte qui marquait ses traits et il ignorait si ses mots auraient un impact positif. Il craignait toujours, dans ce genre de cas, d’être terriblement maladroit et de créer plus de malaise. Il préféra proposer ensuite une solution, allant de l’avant. Il ne désirait pas s’attarder sur le sujet, constatant le mal-être qu’il générait chez son petit ami. Il fut encouragé, d’ailleurs, par cette main sur son épaule. Il ne le rejetait dans ses gestes qui se voulaient doux. « D’accord, on fait comme ça alors. » Il tenta un sourire timide, essayant de démontrer ainsi son envie de le voir sourire à son tour et de lui faire quitter les idées moroses. Il s’en voulait, pour lui avoir fait adopter ce comportement… Mais il préférait cacher ses états d’âme. C’était un juste retour des choses, en vue de ce qu’il lui avait fait. Sa punition, d’une certaine manière. Mais s’il avait été possible que Ferir n’en souffre pas, physiquement parlant, ça aurait été mieux. Hum. Son esprit divaguait quelque peu.

Il se mit en action, se disant que filer sous la douche leur permettrait de passer à autre chose. Il fallait juste qu’ils fassent attention à son poignet. Pour lui, il était évident que son petit ami pouvait se promener dans l’appartement comme il le souhaitait, n’étant pas obligé de rester dans la cuisine. Il s’éclipsa néanmoins dans sa chambre, cherchant des vêtements propres. Il posa la question pour ceux de son chéri, se retrouvant face à son armoire
. « Je devrais avoir ça. » En même temps, il avait, quand même, beaucoup de fringues. Pour quelqu’un qui n’aimait pas faire les boutiques, c’était un peu affolant –mais internet était tellement pratique dans ce cas-là-. Un jour, il faudrait vraiment qu’il fasse un tri. Entre ses habits banals et ceux colorés et loufoques… Il y avait du choix. Il choisit pour lui quelque chose de sobre, n’ayant pas particulièrement envie de jouer dans les couleurs. Il dégota un pantalon ample pour son petit ami, pensant qu’il pourrait lui aller. Après, s’il lui donnait un look bizarre, ce n’était pas trop un problème ; ils n’avaient pas vraiment l’intention de sortir se promener, plutôt de cocooner tranquillement avec des câlins des bisous.

Il alla déposer les vêtements dans la salle de bain, revenant à la cuisine en constatant que Ferir s’y trouvait toujours. Il arriva au bon moment pour le voir retirer son haut, son regard s’attardant sur son torse. Il n’était pas mécontent de la vue qui lui était offert et un petit sourire vint à poindre au coin de ses lèvres. Il décida d’ignorer le bandage qu’il voyait à son poignet, plus important que les fois précédentes.
« J’aime beaucoup cette vue. » Il y avait de la légèreté dans sa tirade, bien qu’il remarquait le malaise de son partenaire. Il s’approcha doucement de lui, prenant sa main dans la sienne, l’attirant à lui. Il vint à embrasser ses lèvres une nouvelle fois, son autre main venant à caresser du bout des doigts son dos. Lorsqu’il s’éloigna, il lui offrit un sourire alors qu’il l’attirait jusqu’à la salle de bain. Ils pourraient laissés la porte entre-ouverte si l’idée de la fermer le dérangeait. Il fallait avouer que le sbire n’était pas non plus foncièrement à l’aise lorsqu’il la fermait… Sa salle d’eau n’était peut-être pas si petite, elle pouvait néanmoins donner cette sensation d’être étouffante, surtout avec la chaleur de la douche. Il l’activa d’ailleurs pour laisser un léger filet s’échapper, laissant le temps à l’eau de chauffer. Il était prêt à se dévêtir entièrement, lançant toutefois un regard à son partenaire, essayant de déterminer son état.


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Mer 31 Oct - 3:36
Ferir
Après être entrés dans l’immeuble, tu te sens mieux. Tu te trouves vraiment dans un état d’esprit qui te pousse à être moins sociable qu’à l’habitude. Fatigué aussi. Cela fait quelques jours que tu dors mal et n’en ayant pas l’habitude, ça vient vite te déstabiliser complètement. En plus, cela accentue cette impression d’être faible, parce que tu te compares avec ton meilleur ami qui lui a des troubles du sommeil depuis longtemps, mais il est en mesure de passer des journées normales malgré ça. En mesure de s’entraîner, d’effectuer ses missions que tu crois être périlleuses... Parfois, il sieste sur le divan, surtout si vous regardez un film ensemble, mais il s’agit du seul signe de sa fatigue. Pour ta part, quand tu as l’esprit trop préoccupé, ça t’envahit et tu ne parviens pas à te sortir le tout de la tête pour trouver un repos réparateur. Heureusement, ça ne survient pas souvent. Bref, une fois dans l’appartement, profiter de ce moment de tendresse est réellement apaisant. Bon, la douche lui fera le plus grand bien, mais ce n’est pas à un point qu’il en est repoussant. Ton odorat n’est pas ton sens le plus développé, donc tu imagines bien que ça serait pire si c’était le cas. Il est donc temps pour lui de se dévêtir, ce que tu ne manques pas de regarder avec une certaine attention, ne cherchant pas à dissimuler ton comportement. Ce n’est pas comme si c’était la première fois que vous vous voyez nus. Il n’a pas la même pudeur qu’Azamir, ça, c’est évident. Et une chance, parce que tu es un peu voyeur quand un corps d’homme est mis à ta vue. Tu ne remarques pas que ton petit ami a maigri. Ça ne te saute pas aux yeux. D’ailleurs, on peut dire que toi aussi t’as perdu quelques grammes, ayant eu moins d’appétit. Cette déprime aura eu plusieurs effets sur toi, sur ton quotidien. Si tu avais été seul, les effets auraient été pires. Avoir ton meilleur ami à tes côtés t’as permis de garder un pied dans la réalité. Les gestes d’automutilation se seraient sans doute multipliés, sans sa vigilance et sa volonté de t’aider. S’il n’était pas intervenu les deux fois que tu t’es isolé dans la salle stérile du refuge... Qui sait ce qui serait arrivé?

Azy était là pour moi, il est un très bon ami. C’est grâce à lui que j’ai pu voir Shin aujourd’hui et que tout s’est arrangé.

La proposition pour la douche t’aurait fait vraiment plaisir, n’eût été tes plaies qui ne doivent pas être mouillées... C’est toujours compliqué de te laver depuis, mais tu y arrives en prenant un peu plus de temps. Là, l’eau pourrait rebondir sur toi. En tout cas, t’es mal à l’aise et honteux, n’ayant pas envie de révéler cette vérité, de révéler que ce comportement est revenu. Il avait pu voir ton poignet et ton avant-bras chez toi lors de votre première soirée, sauf qu’il n’y avait plus rien de récent. Ça faisait un moment que tu n’en avais pas ressenti le besoin. Tu aurais voulu que ça continue et ne pas céder. Tu as tenté de résister, sans grand succès. Quand ton copain s’excuse, ta réplique ne tarde pas à être mentionnée. Ta tristesse et cette déprime n’avaient pas à te conduire nécessairement au point de te blesser. Donc il est vrai que tu ne sais pas faire autrement, que tu ne sais pas comment gérer tes émotions d’une autre façon qui serait plus saine pour toi. Tu n’obtiens pas de réponse à tes propos, ne sachant pas comment interpréter ce silence. Au moins, il y a rapidement des gestes pour t’éviter de sombrer dans des pensées trop négatives. Tu n’étais pas spécialement prêt à le regarder quand il vient te saisir le menton, mais la résistance, ce n’est pas ton point fort. Dans une telle situation, ça serait inutile. Il vaut mieux répondre à ce baiser qui te soulage un peu, qui t’apporte des sentiments plus positifs. Malgré ça, il reste toujours une certaine honte qui ne veut pas s’apaiser. Tu aurais préféré qu’elle ne se remarque pas, mais ton visage est beaucoup trop expressif pour que tu puisses y échapper. Les paroles de Shinara te font légèrement relever la tête, ton regard s’attardant quelques instants sur ses yeux. L’envie d’expliquer pourquoi tu te sens si honteux te traverse l’esprit. Ce n’est pas parce qu’il est là que tu as honte, tu as simplement honte de toi et de tes agissements. Néanmoins, il faut admettre que la suite te laisse un sourire timide. À nouveau, tu en viens à te dire qu’il est une bonne personne. Et s’il l’est avec toi, il ne peut que l’être avec tout le monde. C’est ainsi que ton mode de pensée fonctionne.

J’ai tellement de chance de l’avoir pour moi, j’ai l’impression de ne pas réaliser pleinement tout ce qui s’est passé depuis la conversation que nous avons eue.

Je t’aime aussi. Ça fait toujours du bien de l’entendre et de pouvoir le dire. Le fait que Shin change ensuite de sujet ne te dérange pas, revenant à cette douche à deux. C’est plutôt une bonne chose. Donc, c’est possible d’essayer et tu sortiras si c’est trop compliqué. Au moins, il est d’accord avec toi, donc c’est parfait. Les petits gestes te font aussi du bien. Tu espères que tout se passera pour le mieux. D’ailleurs, il est temps de se mettre en action. Tu ne suis pas jusqu’à la chambre, ne sachant pas trop si tu pouvais. Puis, il faut que tu retires tout ce que tu as dans tes poches. En tout cas, après la proposition pour des vêtements propres, tu te regardes rapidement pour constater qu’emprunter un pantalon ne fera pas de tort. Tu as un sourire un peu plus grand et expressif suite à la réponse qui t’est donnée. Tu te moques bien de quoi aura l’air le tissu. Tu n’as pas l’envie de bouger d’ici avant de devoir partir le lendemain. Donc, te trouvant seul dans la cuisine, tu commences à retirer ta veste, ce que tu as dans les poches ainsi que ton haut, veillant à ne pas avoir un mouvement brusque avec ton avant-bras gauche. Ça serait très bête que tu te blesses accidentellement. Tu ne te sens pas particulièrement à l’aise en remarquant que Shinara revient vers toi. Au moins, il ne détaille pas ce bandage que tu n’as pas encore retiré. Un petit rire franchit tes lèvres suite à ses mots. Tant mieux. C’est évident qu’il est préférable que la personne avec qui tu es en couple apprécie le corps que tu as. Sinon, ça ne serait pas très sain s’il passe son temps à vouloir te changer et à te passer des commentaires sur ce point. Tu te laisses docilement faire quand il se saisit de ta main, quand il vient t’embrasser. Tes mains se posent dans le bas de son dos caressant aussi, comme il le fait pour toi, sa peau. Ce baiser te fait penser à autre chose, c’est agréable. Ensuite, vous vous rendez à la salle de bain. Sans même y réfléchir, tu ne fermes pas la porte, la laissant entre-fermée. C’est toujours mieux pour toi comme ça, puis vous pouvez vous le permettre, étant que tous les deux. Ton petit ami active l’eau, tu t’approches alors de lui pour le coller un peu plus, à la recherche de courage.

Je me sens ridicule comme ça... mais je... je ne voulais vraiment pas qu’il remarque mes blessures.

Tu... ne me jugeras pas, en voyant ce que j’ai fait...?
La question t’a échappé dans un murmure, et dès qu’elle est dite, tu niches ta tête un peu plus dans son cou. Malgré son odeur un peu désagréable, tu cherches la proximité pour te rassurer. Tu t’en veux de ralentir toute l’action pour ça... Tout ira mieux après sa réponse, te permettant de vous déshabiller et de retirer doucement ce bandage. C’est mieux qu’il ne reçoive pas de goutte d’eau ou du savon, tu n’en as pas d’autres avec toi.



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Ven 2 Nov - 11:30
Le manque de sommeil, c’était son quotidien. Il était plus ou moins habitué à devoir se passer de dormir, parce qu’il était incapable de fermer l’œil, la nuit venue. Pour autant, il ne forçait jamais aussi longtemps que ces derniers jours. Les micros-siestes, ce n’était pas suffisant pour que son corps fonctionne convenablement. Et après avoir passé une nuit dehors… Il n’était clairement pas au mieux de sa forme. Pour autant, la pensée d’avoir Ferir à ses côtés lui donnait un regain d’énergie, même s’il ignorait combien de temps il tiendrait. Il s’était un peu assoupi sur le dos de Devil, mais ce n’était pas suffisant. Ses yeux avait tendance à piquer, mais il pensait toutefois être capable de tenir jusqu’au soir. Ou bien, en fonction aussi de l’état de son petit ami, ils pourraient faire un petit somme sous la couette, sans forcément s’adonner à leurs jeux d’adultes. Le simple fait de pouvoir dormir dans ses bras le rassurait et lui faisait afficher un doux sourire.

La douche était vitale, dorénavant. Après cet échange, il lui paraissait important de passer sous le jet d’eau chaude. Il laissa son imagination prendre le dessus, commençant à se déshabiller sous le regard attentif de son partenaire. Il n’en était pas mécontent, bien au contraire. Il se permit même de lui demander s’il désirait le rejoindre, bien qu’il avait sans nul doute pris sa douche le matin même, contrairement au sbire. Il crut comprendre que l’idée, au départ, ne l’aurait pas dérangé… Jusqu’à ce qu’il mentionne son poignet blessé. Il ne manqua pas de s’excuser, ne sachant pas comment réagir à la réponse qu’il obtint. Sans doute aurait-il mieux fait de trouver quoi dire, de vaincre sa crainte de dire une ânerie plus grosse que lui. Mais dans cette situation, il ne parvenait pas à trouver quelque chose de réconfortant. Qui y avait-il à dire, de toute façon ? Qu’il faudrait qu’il trouve un autre moyen de canaliser sa détresse ? Facile à dire, d’autant plus qu’il risquait surtout de le brusquer plus qu’autre chose. Alors plutôt que de le mettre davantage mal à l’aise, il opta pour des gestes qui se voulaient doux et réconfortants.

Il ne voulait pas que son invité s’enferme dans une déprime, à cause de ses marques. Il voulait lui faire comprendre qu’il ne le jugeait pas, pour son comportement. Chacun avait sa façon de gérer le stress… Et il n’était pas sûr que s’isoler pour se bourrer la gueule était une bien meilleure façon de faire. Il garda la pensée pour lui, lui faisant remonter la tête pour croiser son regard et échanger un baiser. Il remarqua, aussi, que ses paroles avaient eu un effet sur son petit ami en le voyant relever volontairement la tête. Il maintint son regard, s’armant d’un sourire quand la déclaration lui fut retournée. Il aimait toujours autant entendre ses mots et il ne pensait pas s’en lasser un jour. Plutôt que de s’attarder sur le sujet, il opta pour l’action, préparant les affaires pour filer sous l’eau. Peut-être que la situation sera moins tendu, ensuite. En tous les cas, il voulait tout faire pour faire retrouver le sourire à son chéri, avec la maladresse qui était la sienne.

Il récupéra des vêtements pour lui et un pantalon pour son amoureux – plus un survêtement qu’autre chose, et même si ce n’était pas le truc le plus sexy du monde, au moins il avait le mérite d’être confortable-, les abandonnant dans la salle de bain, récupérant son invité dans la cuisine. Il ne put s’empêcher de commenter à voix haute lorsque ses yeux se portèrent sur son torse, faisant germer quelques idées mal placées dans son esprit. Il ne leur donnerait sans doute pas suite, mais cela ne faisait pas de mal d’en avoir, surtout en vue du rire qui s’échappa des lèvres désirables de Ferir. Il aimait bien mieux le voir avec cette expression sur le visage. Le compliment était apprécié et cela lui faisait plaisir, à lui aussi. Ils ne s’attardèrent pas plus dans la pièce, se dirigeant vers la salle d’eau. Le sbire se chargea d’ouvrir le robinet d’eau, détachant au passage ses cheveux. Il fut un peu surpris –mais pas mécontent- de sentir son petit ami se coller à lui. Il l’accueillit volontiers dans ses bras, caressant sa peau du bout des doigts. La question qui s’ensuivit le laissa sans voix, l’espace d’un instant. Il sentit son visage se cacher dans le creux de son cou et il vint à lui caresser les cheveux, le berçant doucement dans ses bras.
« Jamais je ne te jugerai, Ferir… » Il ne voyait pas de raison de le faire, même s’il comprenait sans mal que ce qui se cachaient sous le bandage ne devaient pas être beau à voir. « Tu sais… J’aimerai t’aider, par rapport à cette réaction… Mais je ne sais pas ce que je peux faire ou dire, pour ça. Alors… Je suis là pour toi, maintenant. Je ferais tout ce qui est possible pour que tu te sentes mieux. » Il avait réfléchi, le temps de préparer, à ce qu’il avait pu répondre à sa phrase précédente, celle où il était resté muet. Il n’était pas sûr que sa formulation était la bonne, toutefois. C’était un sujet sensible. Il déposa un baiser sur son front, caressant sa joue. Il se dégagea gentiment de son étreinte, déposant un baiser sur son nez cette fois-ci. Il osa un sourire timide, cherchant toujours à lui remonter le moral.

« Si jamais il faut changer ton bandage, j’ai de quoi en faire des propres. »


Au cas où. Son armoire à pharmacie était plutôt bien remplie, étant donné qu’il lui arrivait de se blesser avec son travail. Il préféra taire le sujet toutefois, retirant ses derniers habits. Il n’avait pas la moindre pudeur à se retrouver entièrement nu face à Ferir. Il passa juste ses doigts entre ses cheveux, se disant qu’il n’aurait pas le choix de faire un shampooing complet, cette fois-ci. Avoir les cheveux longs c’était chouette, mais ça demandait bien plus d’entretien que la tignasse de son chéri, par exemple. Il ne savait pas trop s’il pouvait aider son partenaire à retirer son bandage, essayant de ne pas regarder avec trop d’insistance les trois marques rougeâtres. Effectivement, il ne s’était pas raté… Le sbire tenta de dissimuler sa culpabilité, faisant glisser ses doigts le long de son bras meurtri –évitant, évidemment, de s’approcher de trop près des nouvelles cicatrices-. Tout en faisant attention, il pénétra dans la cabine, sentant rapidement l’eau couler sur son dos. Il frissonna brièvement, laissant Ferir l’y accompagner à son rythme. Il chercha son regard, ayant terriblement envie de l’embrasser une nouvelle fois.

« Ça va aller ? »

Peut-être s’inquiétait-il de trop. Mais il voulait vraiment que ce moment soit agréable, pour tous les deux. Il ne voulait pas que son partenaire se sente forcer et il le laissait du côté de la porte, lui permettant de laisser son bras plus ou moins à l’extérieur et de pouvoir sortir rapidement s’il en éprouvait le besoin.
« Je me rappelle d’une certaine douche chez toi qui était très… Plaisante. » Il osa un petit rire. Non pas qu’il voulait reproduire ce qui s’était passé ce soir-là, il cherchait surtout à détendre un peu la situation. L’impression de marcher sur des pierres ardentes n’était pas des plus agréables et il espérait qu’un peu d’humour et de souvenirs agréables pourraient décoincer un peu la situation.


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Dim 11 Nov - 17:56
Ferir
Désormais dans la salle de bain, le moment tant redouté approche de plus en plus. Si tu veux l’accompagner sous l’eau, tu n’as pas le choix de retirer ton bandage. Tu lui as déjà parlé, Shin sait ce qu’il verra. Ou du moins, il en a une bonne idée. C’est inutile de craindre son jugement, de craindre qu’il en soit dégoûté lorsque le bandage tombera. C’est difficile de bien réfléchir à tout cela parce qu’on ne peut pas dire que tu le connais si bien. En plus, tu ne peux pas te sortir de l’état d’esprit dans lequel tu te trouvais toute la semaine en un claquement de doigts. Il y a encore une part de toi qui redoute que plus il en saura sur toi, plus les chances qu’il s’éloigne sont élevées... Cette incapacité à gérer tes émotions négatives d’une autre façon qu’en te blessant provoque beaucoup de honte, beaucoup de crainte de ne pas être compris et d’être jugé. Si tu pouvais faire autrement, il est évident que tu le ferais. Ton corps parle pour toi, dévoile tout de tes angoisses du moment, te collant contre lui, et davantage après la question qui s’échappe d’entre tes lèvres. Fuyant ensuite son regard, ta tête se cache autant que possible contre son cou. Tu sens que la question l’a quelque peu perturbé. Les caresses dans ton dos s’arrêtent, mais ses mains migrent dans tes cheveux. Sa réponse te rassure, mais t’en es aussi émotif. Ta lèvre sautille, tes dents ne tardent pas à se poser dessus pour calmer ce tremblement. Tes bras s’accrochent un peu plus à ton petit ami. Tu ne doutes pas de lui, mais ça ne parvient pas à totalement te rassurer. Donc aucun mot ne sort de ta bouche. Tu écoutes la suite sans l’interrompre, profitant aussi des attentions qui te sont offertes. Quand Shinara termine, tu restes silencieux quelques secondes. Il te faut bien assimiler ce qu’il a dit. Il veut t’aider à arrêter ton comportement, t’aider à aller mieux. Pour le second, c’est possible. Pour le premier... dès que ça ira de nouveau mal, dès que de fortes émotions négatives reviendront, ça ne sera pas possible pour toi de résister. Je... je me sens déjà mieux. Merci Shin, je t’aime tellement.

Je ne veux pas lui dire que je ne pense pas être capable de cesser complètement de me blesser. Azy a déjà essayé plein de méthodes pour que j’arrête...

Je voudrais... je voudrais ne pas faire ça, mais... je suis totalement ailleurs quand ça arrive. Je ne m’en rends pas compte avant que ça soit la douleur qui me ramène à la réalité. Tu ignores si c’est une bonne idée de lui dire tout cela, mais tu t’ouvres un peu plus. Peut-être qu’il faudra plus de détails, que tu sois plus clair dans tes propos. Néanmoins, c’est difficile pour toi de l’être plus parce que tu ne comprends pas tout ce qui se passe, quand tu perds tout contact avec la réalité et que ton couteau vient malmener la première couche de peau de ton avant-bras gauche. Du moins, d’habitude ça ne va pas plus profond... Les blessures les plus graves que tu t’étais faites sont celles lors de la mort de tes parents, avec en plus l’absence de ton meilleur ami à leurs funérailles. Tu as dû affronter tout cela seul. Ça t’avait mis dans tous tes états. Heureusement, tu as su remonter la pente après cette épreuve, te concentrant sur l’ouverture de ton refuge. Bref, tu as le fantôme d’un sourire qui se manifeste sur tes lèvres en sentant le baiser sur ton front et cette caresse sur la joue. Tu ne voulais pas qu’il se recule alors tu gardes le regard bas. Tu culpabilises d’être vu comme ça, de devoir montrer l’ampleur des dégâts. L’esquiver aurait été possible, mais mentir n’est pas un point fort chez toi. Le bisou sur le nez t’étonne, ne t’y attendant pas. Tu oses donc relever un peu le regard, mais c’est de courte durée avec ce qui t’est dit ensuite. Ça... devrait aller... Je dois juste le retirer pour être sûr qu’il ne reçoive pas d’eau ou de savon... Et faire attention à ne pas le salir. Autant dire qu’avec ta maladresse, ce n’est pas gagné. En étant un peu attentif, ça ira. Néanmoins, ton regard est capté par le fait que Shinara se déshabille complètement devant toi. Il te faut donc un petit délai avant de commencer à retirer ton bandage, y allant doucement et en observant ce que tu fais. C’est essentiel de t’assurer que les sutures ne sont pas coincées dans le tissu.

Je ne veux plus me blesser, je ne veux pas non plus aggraver les plaies ici...

Dès que le bandage est posé sur le comptoir de la salle de bain, tu fais en sorte de garder l’intérieur de ton avant-bras, là où se trouvent les plaies, vers toi pour que Shin ne puisse pas s’y attarder. Ton dos se raidit légèrement en sentant le toucher sur ton bas, mais heureusement, il ne s’approche pas trop de tes plaies. Sinon, tu te serais dégagé par réflexe. Il ne faut pas y toucher en ce moment, puis même sans avoir de plaie, tu détestes que cet endroit soit touché. Maintenant que c’est fait, tu peux te retirer ton pantalon et tes boxers, y allant avec des gestes loin d’être sensuels ou quoi, plutôt empressés. Ton amoureux entre dans la douche, te laissant être près de la porte. C’est plus pratique, et il y a moins de risque que de l’eau ou du savon touche tes plaies. Ça va. Un léger sourire tandis que tu détailles son visage. Tu essaies ensuite de refermer la porte derrière toi, faisant attention à ton avant-bras en le gardant autant que possible derrière ton dos. T’es vraiment pas sûr que ça va fonctionner... Il y a un brin de surprise qui se peint sur ton visage après les paroles qui te sont dites. À l’entente du rire, tes lèvres s’étirent dans un sourire. Je me souviens très bien moi aussi. C’est vrai qu’elle était très plaisante. Cependant, tu espères qu’il ne veut pas remettre ça, parce que tu n’en as pas très envie. En plus, tes plaies risqueraient alors d’être véritablement exposées à l’eau et il ne le faut pas. C’est toujours compliqué de ne pas les mouiller du tout, sauf que tu tiens à ce que le tout guérisse bien pour que cet épisode soit réellement derrière toi. Tu veux de l’aide pour te laver? Parce que tu as une autre main, tu peux la mettre à profit. L’envie de parcourir son corps avec le savon, comme tu avais pu le faire un peu chez toi, est bien présente. Ça pourrait te changer les idées, même si tu gardes à l’esprit qu’il faut que tu fasses attention à tes mouvements. Par contre, tu commences à frissonner de froid, un peu. Tu reçois surtout des gouttelettes d’eau, rien pour te tenir au chaud.

C’est compliqué, et c’est juste de ma faute...



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Mer 14 Nov - 18:54
Le sbire n’avait pas pensé faire face aussi rapidement au comportement d’automutilation de son petit ami. Du coup, il avait quelques difficultés à savoir quoi dire, comment réagir. Il n’avait aucunement l’intention de le juger ; il lui semblait avoir déjà eu un comportement semblable, lorsqu’il avait touché le fond. Toutefois, cela n’était pas aussi marqué que pour le Kantonien qui paraissait avoir recourt à ce moyen plus fréquemment, quand son mental craquait. Il en déduisait qu’il devait faire le nécessaire pour que la situation ne se présente plus. Pas à cause de lui, en tous les cas. Et même pour lui, il ne pouvait le promettre… C’était compliqué. Étant donné qu’il n’était pas doué avec les sentiments ni avec les mots, il y avait toujours un risque qu’il en vienne à blesser involontairement Ferir… Même s’il espérait que ce ne serait jamais le cas. De plus, il n’avait pas d’impact sur son environnement et il n’était pas du genre à le coller à tout va pour s’assurer que tout allait bien. Niveau paranoïa, il avait déjà assez à faire avec lui-même. Bref, ce n’était pas simple et il tâcha de trouver quoi dire, ne manquant pas d’énoncer sa difficulté à savoir comment l’aider exactement. Il continua ses petites attentions tout en lui laissant le temps de réfléchir à quoi lui répondre. Au final, le schizophrène afficha un léger sourire, soulagé de l’entendre dire qu’il se sentait tout de même un peu mieux.

« Je t’aime aussi. »

Les mots étaient toujours aussi agréables à entendre, tout comme à les dire. S’ensuivit les explications du comportement, apprenant ce qu’il pensait déjà. Évidemment, il ne pensait pas que Ferir agissait ainsi pour le plaisir… C’était un trouble qui le forçait à agir de la sorte. Une moue triste étira ses traits alors qu’il réfléchissait, une nouvelle fois. « Je vois… Je comprends aussi un peu, je dirais. Faudrait… Trouver un autre moyen de te faire revenir à la réalité sans te blesser. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire… » Il réfléchissait encore, sérieusement. Il se sentait un peu bête pour le coup, puisqu’il imaginait que l’idée avait déjà été soulevée et que plusieurs solutions avaient été testées. Sans effet, de toute évidence. Il ‘n’osait pas parler de médications ; il ne savait pas comment Ferir pourrait y réagir. En ce qui le concernait, c’était pourtant le meilleur moyen de le laisser en lien avec la réalité, mais c’était clairement parce qu’il était victime d’une maladie mentale alors… Pour les autres, ça ne s’appliquaient peut-être pas. Il n’était pas psy après tout et il ne savait pas comment faire pour lui apporter son aide. Mais, au moins, il lui offrait son soutien. C’était le moins qu’il pouvait faire.

Le sbire continua ses attentions, constatant qu’il y avait plus de réactions lorsqu’il l’embrassait sur le nez. Il vit danser l’ombre d’un instant un sourire sur les lèvres de son partenaire, balayer par sa question. Il préférait toutefois le prévenir, s’il y avait besoin de changer le bandage. Il se déshabilla alors, remarquant le regard de son chéri sur son corps, le faisant sourire doucement. Il n’y voyait pas de problèmes, loin de là. Ferir retira son bandage et il tâcha de ne pas regarder les marques –en le voyant faire, il comprenait bien que le Kantonien ne désirait pas qu’il les voit-, bien que sa vision périphérique le trahit. Il n’avait pas vu bien longtemps, mais il avait vu tout de même. Il dissimula sa culpabilité, essayant aussi de faire comme s’il n’avait rien vu. Il remarqua, aussi, que ses caresses n’avaient pas réellement l’effet escompté sur son bras et il les stoppa progressivement, le laissant se déshabiller à son tour. Son regard parcourra ses formes, un léger sourire sur les lèvres. Il aimait toujours autant l’observer dans cette absence de tenue.

Soit. Il pénétra dans la douche, laissant Ferir l’y rejoindre. Il eut tendance à se coller contre la paroi, lui laissant un maximum de place pour bouger et protéger son poignée. Maintenant qu’ils étaient dans la cabine, il se demandait si c’était vraiment une bonne idée… En tous les cas, ce ne serait pas simple à gérer. Après s’être assuré que ça allait, il tenta de détendre l’atmosphère en évoquant un souvenir agréable et à la vue du sourire qui se dessina sur les lèvres de son partenaire, il comprit qu’il avait parfaitement fait le lien avec la douche de leur première rencontre. Il n’avait pas l’intention d’aller plus loin maintenant, étant donné qu’il ne fallait pas tremper les cicatrices, mais il pensait sincèrement que se détendre un peu avec un souvenir plaisant était plus efficace pour faire retrouver le sourire.
« Je peux mettre l’eau un peu plus fort si tu veux. » Parce qu’il n’avait pas masse d’eau, de toute évidence. Il n’osait cependant pas l’attirer à lui, de peur de mouiller les blessures. Pas évident du tout, cette douche au final. « Yup, tu peux. Du coup j’en profite pour me laver les cheveux, parce que c’est le plus chiant. » Il laissait le loisir à son partenaire de le laver, frémissant parfois. C’était vraiment agréable de sentir ses gestes alors qu’il se battait avec sa chevelure bien trop longue dans ces moments-là, qui lui prenaient bien plus de temps à laver que le reste de son corps. C’était sans nul doute le truc qui le saoulait le plus, d’avoir les cheveux longs. Bref. Il se tourna pour passer au dos, bien qu’il ressentait à son tour une certaine gêne, du coup. « Si… Si tu peux juste éviter les scarifications, ce serait cool. » Il pensait bien que Ferir n’y toucherait pas, mais il s’était sentie obligé de le redire.


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Dim 18 Nov - 5:55
Que Shinara t’exprime vouloir t’aider, vouloir que tu te sentes mieux, cela a un effet bénéfique sur toi. Il y aura toujours de la honte associée à tes comportements d’automutilation, mais pour ces quelques minutes, tu parviens à moins y penser. Tes mots mentionnent que ça va mieux, et aussi tout cet amour que tu lui portes, que tu as l’impression qu’il ne fait que grandir au fil du temps. Puis, en l’entendant te redire qu’il t’aime, c’est comme s’il y avait un poids de moins sur tes épaules. C’est vraiment différent de te trouver avec une personne qui ne te juge pas pour ce que tu fais, qui t’aime malgré tout. C’est peut-être à cause de cela que tu parviens à expliquer un peu plus ce qui se passe quand tu en viens à te blesser, quand la lame de ton couteau abîme ta peau. D’habitude, ça ne conduit pas à des plaies profondes. D’habitude, ce n’est pas si dangereux. Ça survient que dans de rares occasions et tu t’en veux de lui exposer ça. Tu ne souhaites surtout pas qu’il croie que c’est de sa faute. À ton sens, quelqu’un de normal n’aurait pas agi de la sorte en réponse à son comportement. Donc ce n’est pas de sa faute, mais de la tienne uniquement. Bref, ton amoureux arrive à te répondre, après que tu aies glissé quelques mots de ce qui se passe quand tu te blesses. Oui, avec un autre moyen peut-être... Mais il faut le trouver. J’en ai déjà essayé... Tu termines avec une voix plus faible, n’aimant pas admettre ce que tu considères toujours comme une faiblesse. Puis, tu n’as plus tellement envie de t’attarder sur ce sujet, parce que ça te ramène ta honte, ça te ramène de mauvais sentiments, avec en plus cette impuissance face à ce comportement dont tu voudrais tant te défaire. Tu n’es pas une personne qui doit absolument tout contrôler dans sa vie, mais ne pas avoir ce contrôle-là te pèse énormément...

Quand ça va bien, au moins, ce besoin ne se manifeste plus. Je peux être tranquille durant des mois, ça fait du bien et ça m’apaise.

Ce qui te fait du bien, là, c’est de discuter avec Shin, c’est de profiter de ses attentions. C’était agréable, bien que tu serais resté contre lui un peu plus longtemps. Mais il faut bien qu’il se douche, ça doit commencer à être réellement pénible pour lui. Même pour toi, l’odeur n’est pas ce qu’il y a de mieux. Heureusement, avec les Pokémon au refuge, tu es habitué à toutes sortes de mauvaises odeurs donc la sienne ne t’importune pas au point de te lever le cœur. À la question, le petit sourire que tu arborais fond. Parler de nouveau de ton bandage ne te fait pas plaisir, bien que tu le trouves gentil de te proposer de quoi en mettre en place un nouveau. Néanmoins, tu comptes te débrouiller avec celui que tu as. T’es plus à l’aise comme ça. Tu allais commencer à le retirer, mais ta concentration est légèrement perturbée en voyant ton petit ami se déshabiller complètement. Tu ne peux t’empêcher de le regarder, mais tu ramènes ton attention sur ta tâche, désireux de ne pas le faire attendre trop longtemps. Il y a un certain malaise chez toi pendant ce temps, malaise qui ne passe certainement pas inaperçu. Tu tentes de bouger de sorte que Shinara ne puisse pas voir tes plaies et les sutures. C’est un peu peine perdue, mais ton agissement à un quelque chose de rassurant pour toi. Par contre, à ce moment précis, être touché sur ton bras gauche ne te détend pas. Tu aurais préféré que ça ne se remarque pas... Mais bon, il est temps de te déshabiller aussi et de suivre ton amoureux dans la douche. Tu te débrouilles du mieux que tu le peux pour ne pas mouiller ton bras, ressentant un inconfort même si tu affirmes que tout va bien. Te rappeler ce moment dans la douche chez toi a tendance à te détendre un peu plus, ramenant ton sourire. C’est vrai que c’est agréable d’y repenser. C’est juste que tu espères que c’est clair que vous ne remettrez pas ça maintenant. Pas avec tes plaies... D’ici deux semaines, ça sera possible. Et tu te trouveras certainement dans un meilleur état d’esprit. À ne pas en douter, ça ira mieux, beaucoup mieux.

J’ai confiance que tout va s’arranger, même si la distance ne sera pas toujours simple à gérer.

Frissonnant à cause des gouttelettes que tu reçois, tu es un peu surpris que cela ait paru au point que Shin te propose de mettre l’eau plus forte. Il faut croire que ton visage est toujours aussi expressif. D’un autre côté, il est tout juste face à toi. Difficile de manquer tes réactions. On peut essayer oui. Merci. Tu as de nouveau un sourire, trouvant ton petit ami prévenant et attentionné. Il te plaît tellement, c’est à se demander si l’affection que tu as pour lui a une limite. Je te dirai si l’eau arrive à rebondir jusqu’à mon avant-bras... Comme tu le tiens dans ton dos, tu en doutes. Sauf qu’il est proche de la porte, donc par ricochet ça peut arriver. Puisque c’est pas trop mal, pour le moment en tout cas, tu lui demandes la permission de le laver. Tant qu’à être là, tu as cette envie et quand il te donne son ok, tu ne peux empêcher un large sourire de prendre place sur tes lèvres. J’imagine que tes cheveux doivent te prendre beaucoup de temps, avec cette longueur. Mais ils sont très beaux comme ça. Tu ne voudrais pas qu’il les coupe, même si tu comprendrais pourquoi. Dans tous les cas, tu ne chercherais pas à l’empêcher. Bref, tu te saisis du savon avec ta main gauche, veillant à ne pas recevoir d’eau pendant ce temps. Tu verses ensuite le savon dans ta main droite puis tu recaches ton avant-bras gauche derrière ton dos. Ensuite, ta main parcourt doucement son corps, t’appliquant autant que possible. Tu aimes aussi observer les quelques réactions qu’il peut avoir suite à ton touché. Ça t’encourage à continuer. Tu ne t’attendais pas à ce qu’il se tourne, d’ailleurs. Tu recules pour ne pas recevoir plus d’eau, mais ton avant-bras est toujours intact. Après la précision, une moue prend place quelques instants sur ton visage. Tu comprends parfaitement cela dit, puisque tu ferais la même demande pour tes cicatrices, même sans t’être sérieusement blessé. Je n’y toucherai pas. Tu le rassures ainsi, bien que... bien que tu te dis qu’il faut laver aussi cet endroit.

Mais je ne le ferai pas puisqu’il me l’a demandé. Je ne compte pas l’obstiner.

Donc, après avoir remis du savon, ta main parcourt son dos, descendant sur ses fesses. Tu espères aussi qu’il fera attention puisqu’il ne te voit plus. S’il bouge trop ses cheveux dans ta direction, ça pourrait devenir problématique de ne pas mouiller tes plaies. Tant que ça va, tu comptes rester et essayer de le détendre bougeant doucement tes doigts pour faire un massage en surface. Tu voudrais bien lui faire les épaules aussi, mais tu risquerais de nuire à ses mouvements. Vaut mieux rester vers le bas du dos. À moins qu’il te dise d’arrêter. Ou qu’il termine de se laver les cheveux.



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Lun 19 Nov - 19:03
Sans surprise, trouver un moyen de faire revenir Ferir à lui, autre que par l’automutilation, ne serait pas chose aisée. Une moue dansa vaguement sur son faciès alors que son partenaire lui confirmait ce qu’il pensait ; il avait déjà fait des tentatives, toutes mises en échec. Le sbire n’avait pas réfléchi assez pour proposer une solution et sans doute aurait-il besoin de plus de temps pour en trouver une. « Peut-être… Peut-être qu’on finira par trouver un moyen. » Il souhaitait tout de même garder des paroles positives. Ce n’était pas dans son genre, d’être un éternel enthousiaste. Tout le contraire même, surtout lorsqu’on connaissait ses propres tracas… Alors peut-être y avait-il un peu d’hypocrisie dans ses dires, étant donné qu’il n’accordait pas tant d’importance à ses soucis alimentaires, par exemple. Toutefois, il ne pouvait s’empêcher d’être inquiet pour son amoureux à cause de son comportement, n’aimant guère qu’il se blesse. Il continuerait d’y réfléchir, sans doute. Mais pour l’heure, il préférait se concentrer sur la douche, ne serait-ce que pour changer de sujet et essayer d’adopter un comportement plus joyeux, non sans lui offrir au préalable une douce étreinte et quelques caresses qui se voulaient apaisantes.

Il essayait d’instaurer une ambiance un peu plus légère, bien qu’il semblait tout aussi doué pour les gaffes. Parler du pansement avait fait disparaitre le sourire qui était brièvement apparu sur les lèvres du Kantonien, tout comme il remarqua sa crispation lorsqu’il posa sa main sur son bras. Hum. C’était un peu stupide ça, de sa part, ayant la même réaction lorsqu’on approchait de trop près les cicatrices de son dos. Il essayait tout de même de maintenir un comportement positif, se rendant dans la douche en ayant laissé tout le loisir à Ferir de le reluquer, en faisant lui-même de même lorsqu’il se retrouva dans la même tenue que lui. Il pénétra dans la douche, esquivant du regard les cicatrices comme il put, lançant un petit souvenir en évoquant leur première soirée. Il constata que cela eut un peu d’effet positif et il continua de sourire, doucement. Au moins ça.

Niveau confort, ce n’était pas le top du top, il devait l’avouer. Mais dans cette petite galère, il y avait quelque chose d’amusant, bien que la raison ne l’était pas. Mais tout de même… C’était assez original. Il comprit facilement que l’eau ne parvenait pas jusqu’à son petit ami, en avisant son visage tout comme en constatant que son torse n’était pas tant mouillé que ça. Il récolta un petit sourire, ravi de le voir afficher. Il s’exécuta, tournant le robinet doucement, acquiesçant doucement à sa phrase. S’il y avait un risque que son bras soit mouillé, il mettrait le jet moins fort, tout simplement. Mais il n’y avait pas de raison qu’il soit le seul à en bénéficier. Il s’amusa de la proposition de le laver, essayant de ne pas la tourner d’une façon perverse avant d’accepter, signalant qu’il allait en profiter, du coup, pour s’occuper de ses cheveux. Ferir pouvait, d’ailleurs, observer à loisir les deux produits qu’il utilisait régulièrement : shampooing et après-shampoing. Du démêlant aussi mais pas à chaque fois, même si souvent l’après-shampoing faisait parfaitement l’affaire.
« Tellement, je t’avoue que parfois je n’ai pas la motiv’ de m’en occuper… Mais je ne me vois pas les couper. » Il les avait long depuis… Depuis qu’il s’était échappé de chez son père, en fait. Déjà à treize ans d’ailleurs, il avait tenté de les faire pousser durant son internement… Mais Kamiya les avait rapidement coupés le plus court possible, lors de son retour à la demeure familiale. Sale époque. Il tâcha de ne pas s’y attarder, préférant largement porter son attention sur le touché de son partenaire.

Il avait tendance à se stopper de temps en temps, dans ses actions, profitant des caresses qui lui étaient offerts tout en se faisant laver. Il frémissait, fermant les yeux quelques fois –bon, parfois c’était simplement parce qu’il avait du produit dans les yeux-. Il s’attaqua aux pointes alors qu’il se tournait en même temps, une fois le devant terminé. Il tentait de ne pas gêner son partenaire, mais se mouvoir dans cet espace était plutôt compliqué, il devait l’avouer. Pour autant, il ne pensait pas avoir fait de gaffe, cette fois. Il ne put s’empêcher de parler de ses cicatrices, n’étant pas encore prêt, psychologiquement, pour que son partenaire y touche. Sans surprise, son compagnon confirma qu’il n’avait pas l’intention d’y toucher et il put ainsi rincer le shampoing, faisant passer sa chevelure sur l’avant de son corps, libérant ainsi son dos. Restait plus que l’après-shampoing, du coup ; le démêlant, ce serait pour une autre fois. Il frémit davantage en sentant ses mains s’attarder sur ses fesses, ne pouvant s’empêcher de sourire légèrement.
« Tu vas me donner des idées si tu continues comme ça. » Ce n’était pas gênant pour lui, cela dit. Toutefois, il comprenait parfaitement si Ferir n’était pas dans cet état d’esprit et ce n’était pas un problème. Il finit de rincer le produit qui maculait ses cheveux avant de se retourner une nouvelle fois, tout sourire.

« Propre comme un sou neuf ! » Ok, alors les phrases absurdes qu’il disait à son fils, c’était peut-être pas le moment de les sortir. « Tu veux aussi te laver ou… ? Je peux te savonner aussi, s’il faut. » A vrai dire, il ne savait pas vraiment si son invité avait l’intention de se laver à son tour, ou si c’était juste pour l’accompagner pour profiter de la vue. Si c’était le cas, ils pouvaient couper l’eau et sortir de la douche pour se sécher. Dans le cas contraire, Shin’ n’était pas contre lui rendre la pareille.


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Ven 23 Nov - 5:01
Ferir
Un léger hochement de tête pour répondre que peut-être, vous trouverez un moyen pour te défaire de cette habitude qui est celle de te blesser, quand ça va mal. Tu veux y croire et continuer d’essayer, tu veux aussi te raccrocher à du positif. Ça fait du bien, après cette semaine à avoir un état d’esprit entièrement négatif. L’ambiance se fait plus légère avec les attentions. Par contre, tu ne peux t’empêcher d’avoir certaines réactions instinctives que tu ne contrôles pas, perdant ton sourire à l’évocation de ton bandage (même si tu trouves l’attention gentille) et ne te sentant pas à l’aise avec le touché. Pas que tu craignais vraiment qu’il descende ses doigts jusqu’à tes plaies, c’est vraiment une réaction incontrôlée face à toutes les émotions négatives que ce comportement t’apporte. Même si, encore une fois, tu comprends l’attention et l’intention derrière. Au moins, ces instants passent rapidement, tes pensées sont occupées ailleurs. Ce n’est pas une mauvaise chose, loin de là. Ton petit côté voyeur revient en force, appréciant toujours de détailler ton amoureux pendant qu’il se dévêtit. C’est plaisant de le regarder, d’autant plus que tu sais que ça ne le dérange pas. Maintenant, il faut que tu fasses de même, commençant par ton bandage. Le retirer te rend aussitôt mal à l’aise et tu ne tardes donc pas à entrer dans la douche, toi aussi. Veillant à faire attention avec ton bras, pour ne pas le mouiller. Ce n’est pas très confortable, mais au moins, Shin essaie de détendre le tout en évoquant ce passage sous la douche chez toi. Agréable moment qui est plaisant à se remémorer. Un sourire revient donc sur tes lèvres, bien que tu ne te sens pas dans une envie de remettre ça. Peut-être plus tard, mais ailleurs que dans la douche. Il faudra aussi faire attention à vos mouvements. Il ne faut pas accrocher tes sutures pendant l’acte, ça serait bête alors que les plaies sont enfin en voie de guérison et qu’il n’y a plus vraiment de risque que tu te blesses. Cet épisode devrait rapidement être derrière toi et dans un monde idéal, il ne reviendra jamais. Par contre, tu ne peux pas prévoir l’avenir ni les événements qui te marqueront plus tard.

Je souhaite avoir un futur heureux avec lui... Et qu’il le soit, lui aussi.

Sous la douche, tu en viens à rapidement avoir froid. À force de recevoir juste des gouttelettes, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux. Difficile de cacher cet état, mais il n’y avait pas de besoin de cacher. Au moins, en augmentant un peu la puissance du jet d’eau, tu en reçois davantage, puis c’est plus chaud dans la cabine. Ça sera plus plaisant pour toi, bien que tes mouvements restent limités puisque tu laisses ton bras gauche derrière ton dos. Malgré ça, l’envie de lui savonner le corps est bien présente. Ça sera sûrement plus long avec une seule main... Peut-être moins agréable, sauf que tu feras ton possible pour que ça le soit. Ta proposition est bien reçue, ce qui te fait plaisir. Ça se voit à l’expression de ton visage. Pendant ce temps, ton amoureux peut en profiter pour se laver les cheveux; plus rapide de cette façon. Je comprends, je manque aussi parfois de motivation avec la couleur dans les miens. D’ailleurs, on peut voir une légère repousse alors que d’habitude, tu fais en sorte que jamais ça ne survient. Tu t’occuperas sans doute de corriger le tir demain en soirée. En tout cas, il y a un soulagement à savoir que Shin n’a pas l’intention de se couper les cheveux, bien que tu ne te permets pas un commentaire. Dans tous les cas, c’est sa décision, pas la tienne. Ils sont si beaux tes cheveux comme ça. Mais tu ne peux t’empêcher le compliment, souriant un peu plus. Bref, tu te saisis ensuite du savon pour le corps, commençant à l’étendre doucement sur la peau de ton petit-ami. Tu t’appliques autant que possible, appréciant de voir que tes attentions semblent lui plaire. C’est le but et il est atteint. Tu continues ainsi jusqu’à ce qu’il se tourne, ayant terminé devant. Tu comprends que sa demande de ne pas toucher ses cicatrices n’est pas contre toi. Ce n’est pas parce que c’est toi, mais bien parce que ça le rend mal à l’aise. Comme c’est le cas avec tes propres cicatrices. Tu lui confirmes donc que tu n’y toucheras pas. Tu n’es pas le genre à argumenter, respectant ses décisions.

Ça ne servirait à rien, sauf mettre un malaise. Je n’ai plus envie d’en avoir, je veux qu’on soit bien et qu’on se sente mieux.

Donc, quand tu finis de le savonner, tu commences à appliquer un léger massage. Bon à une main ce n’est pas le meilleur qui soit, mais tu espères tout de même que ça pourra le détendre un peu. Que ça lui fait plaisir, aussi. Tes gestes s’attardent un peu plus sur ses fesses, aimant les toucher. Un nouveau sourire prend place sur tes lèvres suite aux paroles qui te sont dites. Excuse-moi, j’aime bien toucher et masser cet endroit du corps. C’est peu dire. En plus, tu te sens dans un état d’esprit à être « colleux », souhaitant pouvoir se blottir contre Shinara sur le divan, ou qu’importe. Avoir des gestes affectueux sans nécessairement que ça aille plus loin. Ça pourrait si jamais tu te sens vraiment d’attaque, sauf que ce n’est pas le cas pour l’instant. En tout cas, en attendant qu’il termine, tu poursuis tes attentions, aimant les donner. Tu t’arrêtes seulement quand ton petit ami se tourne vers toi, ayant terminé avec sa chevelure. Il y a un petit rire qui franchi tes lèvres à l’entende de son expression plutôt enfantine, répondant ensuite à la question. Non ça va, je me suis douché tout juste avant de partir de la maison. Nous pouvons sortir. Il faut admettre que tu as hâte, en quelque sorte, de sortir de la cabine. De vaquer à d’autres occupations sans que tu aies constamment tes blessures en tête. Ça sera plus agréable, c’est évident. Tu aurais aimé profiter d’être lavé, toi aussi. C’est juste que les circonstances ne sont pas les meilleures. Au moins, tu te dis que ça sera pour une autre fois. Ce n’est pas comme si c’était la dernière fois que vous vous retrouviez tous les deux sous le jet d’eau chaude. Donc tu sors le premier, te saisissant d’une serviette mise à ta disposition. Tu donnes celle à Shin par la même occasion. Tu n’es pas tant mouillé, mais ça fait du bien de te sécher entièrement, toujours en faisant attention à tes mouvements avec ton avant-bras gauche. Cela fait, tu t’occupes rapidement de remettre ton bandage en place, espérant que ton amoureux ne regarde pas trop. Avec la fatigue, tu restes silencieux en le faisant, puisque ça nécessite toute ta concentration.

Je veux juste que ça soit enfin derrière moi... Je ne veux plus en parler.

Une fois terminé, tu reviens vers Shin pour te coller contre lui, alors que tu n’as pas remis tes vêtements et le pantalon qu’il t’a prêté. On prend ça relaxe, hein? Je t’avoue que j’ai bien envie de me blottir contre toi et juste de... d’être affectueux. C’est vraiment à cause de ton état d’esprit du moment. Certes, tu es affectueux de nature, mais tu sais aussi respecter les limites et ne pas être constamment collé à l’autre personne. C’est juste que là, après toutes ces émotions, ça te fera le plus grand bien.



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Lun 3 Déc - 18:05
L’idée de prendre une douche à deux, alors qu’il fallait faire attention au poignet de Ferir, ce n’était clairement pas l’idée de l’année. Pour autant, le sbire tâchait de faire le nécessaire pour que le moment soit aussi agréable que possible pour son partenaire. Il tentait de faire abstraction de ce tracas, préférant se focaliser sur des moments plus plaisants. En avisant le léger sourire de son partenaire, il comprenait qu’il était plus ou moins sur la bonne voie. Parler de son comportement d’automutilation pendant des lustres ne les ferait pas avancés, de toute manière. Pas maintenant. Plus tard, lorsque leur relation sera déjà bien engagée. En tous les cas, ils débutèrent la vraie douche, se répartissant la tâche, l’informant qu’il allait se prendre la tête avec ses cheveux. C’était toujours un calvaire de s’en occuper, mais pour autant, il était animé par aucune envie de les couper. Laisser son chéri s’occuper de son corps sembla lui faire plaisir, en vue de son visage et le sbire ne pouvait que sourire en retour.

« Tu dois le faire souvent, j’imagine, à cause des repousses ? »
Il remarquait bien que c’était le cas, actuellement. Pour autant, il ne voyait pas l’intérêt de le faire remarquer, c’était juste qu’il se posait vraiment la question. En ce qui le concernait, la teinture était hors de portée. Avec le noir de jais qui était sien, aucune couleur ne pouvait se remarquer vraiment, à part des reflets… Sinon, il fallait qu’il les décolore en premier lieu et ça, il en était hors de question. Il ne ferait que les abimer au final, pour un résultat qui ne lui conviendrait certainement pas. « Merci. » Il aimait toujours autant entendre des compliments sur sa chevelure, d’autant plus lorsque cela venait du jeune homme. Il lui offrit un large sourire alors qu’il s’attaquait à ses cheveux, se disant néanmoins qu’il serait nécessaire de couper au moins les pointes… Plus tard. Il préférait largement profiter de l’instant, sentir les mains du Kantonien sur sa peau. Il se sentait frissonner agréablement, ce qui rendait le moment plus agréable qu’à l’habitude.

Il se retourna, ne pouvant s’empêcher de donner quelques indications sur ses cicatrices. Il n’était pas encore assez à l’aise pour le laisser les toucher. De toute manière, il n’imaginait pas que qui que ce soit ait envie de les toucher réellement. Bref, ils continuèrent leurs tâches, le sbire ne pouvant s’empêcher de s’amuser de la situation, lorsqu’il sentit la main s’acharner sur une certaine partie de son anatomie.
« Je remarque ça. Ça ne me dérange pas, hein, mais tu vas réveiller mon appétit. » Ce n’était pas le cas actuellement, mais il savait que cela pourrait l’éveiller. C’était toutefois parfaitement gentiment qu’il faisait la remarque, continuant de sourire et de rire un peu. De toute façon, il avait terminé de prendre soin de ses cheveux et il était dorénavant propre, se sentant bien mieux qu’auparavant. Il ne manqua pas de se retourner et d’affirmer la chose avec un brin d’immaturité, remarquant que cela avait le mérite au moins de faire rire à nouveau. Il préférait largement le voir ainsi plutôt qu’à broyer du noir. Alors s’il pouvait faire en sorte qu’il soit toujours dans cet état, il ferait le nécessaire. C’était sa mission du jour, après l’avoir fait bêtement souffrir avec sa phobie de l’engagement… Il pourrait se donner des claques, parfois.

Shin aurait très bien pu refaire ce que Ferir avait fait pour lui, bien que cela se présentait plutôt mal avec son incapacité de mettre son bras sous l’eau. Son invité l’informa toutefois qu’il n’avait pas besoin de se laver et qu’il était ainsi tant de quitter la cabine, avec une certaine impatience. Il acquiesça, ne cherchant pas à le rattraper. Il était temps de se sécher dorénavant et il le laissa sortir en premier, frissonnant quelques peu en sentant l’air de l’extérieur. Il faisait quand même meilleur sous l’eau. Il avait cette fâcheuse tendance à être un peu frileux, lorsqu’il sortait de la douche. Il remercia Ferir pour la serviette, se séchant le corps avant d’enfiler ses boxers. Il tenta de ne pas faire attention à ce que faisait son amoureux pour ne pas voir les cicatrices, ni le regarder remettre son bandage. Alors que ce dernier revenant vers lui, il avait eu le temps d’enfiler son pantalon, restant torse nu pour l’instant, les cheveux détachés et trempés. Il faudrait qu’il les sèche correctement, même s’il avouait avoir une grande flemme à user du sèche-cheveux. Il accueillit volontiers Ferir dans ses bras, faisant glisser ses mains dans son dos nu, déposant un baiser dans son cou.
« Le programme me convient très bien. J’ai aussi juste envie de t’avoir dans mes bras… » Sans arrière-pensée. Il sentait toute la fatigue accumulée s’abattre sur ses épaules, mais il pouvait encore tenir. Il passa l’une de ses mains dans les cheveux de son partenaire, le faisant doucement relevé la tête pour l’embrasser tendrement. Profiter de l’instant lui faisait un bien fou, alors que ses doigts de son autre main naviguaient librement sur ses hanches.

« Si tu veux rester nu… Faut juste que je ferme les volets mais c’est faisable. » Ok il fallait quand même qu’il dise une bêtise, mais le voir dans cette tenue, sans même aller plus loin, ne le dérangeait absolument pas, étrangement. « Sinon on peut se mater tranquillement un film en s’emmitouflant dans une couverture et continuer nos câlins. » Il lançait l’idée, comme ça. Il ne serait sans doute pas capable de suivre ce qui se passait à l’écran, mais c’était un détail. C’était juste… Pour avoir un fond sonore. Il comptait bien attribuer toute son attention à son petit-ami.


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Ranger Kantô

C-GEAR
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Mar 4 Déc - 5:09
Ferir
Une fois sous la douche, tes mains ne tardent pas à parcourir le corps de ton petit ami, avec le savon. Cela lui laisse l’occasion de s’occuper de ses cheveux pendant que tu t’actives. Sans surprise, la conversation tourne donc autour de ces derniers, bien que vous en venez aussi à parler des tiens, de leur coloration surtout. Tu aurais bien voulu te teindre avant de venir, mais Azamir ne t’aurait pas laissé faire. Il voulait s’activer, que vous partiez tôt pour régler rapidement le tout une bonne fois pour toutes. Donc tu dois vivre avec la légère repousse actuelle. D’ailleurs, tu mentionnes ta flemme parfois à t’en occuper. Ça survient surtout quand tu te trouves dans un mauvais état d’esprit, ce que tu n’as pas vraiment envie de dire. À la question, tu te montres honnête. Oui, mes cheveux poussent vite. C’est peut-être parce que je les coupe souvent, aussi, mais je n’aime pas les avoir plus longs qu’en ce moment. Ça me fait une tête bizarre, termines-tu sur un léger rire. En tout cas, tu envies tout de même les personnes capables d’avoir les cheveux longs, en plus de trouver ça beau, la majorité du temps. Ça ne va pas à tout le monde. Mais pour ton amoureux, ça lui va très bien et tu le complimentes, souriant lorsqu’il te remercie. C’est franchement plus agréable comme moment, à constater que l’autre est de meilleure humeur que quand vous vous êtes retrouvés tout à l’heure. Maintenant, tu veux faire en sorte que ça continue ainsi. Tu as certes encore des questions, mais tu te dis que chaque chose en son temps. Ce n’est pas toi qui forceras quoi que ce soit à ce niveau. Maintenant, vous disposez de plein de temps pour apprendre à vous connaître entièrement. Et cette idée te rend vraiment joyeux, cette idée d’envisager un avenir ensemble.

Plus j’apprends à le connaître et plus il me plaît. Je ne vois pas ce qui pourrait venir changer ça.

Il est temps de passer au dos, acquiesçant quand la demande de ne pas toucher aux cicatrices est faite. Tu trouves ça toujours aussi dommage, parce que tu adores toucher cet endroit du dos. C’est dommage aussi pour les massages. Néanmoins, tu n’aurais jamais l’idée de le toucher à cet endroit sans avoir sa permission, à moins que ce soit accidentel de ta part. De façon volontaire c’est évident que tu attendrais son ok. En espérant qu’il vienne un jour. En attendant, tu t’attardes sur une autre partie anatomique que tu affectionnes particulièrement, ce qui ne manque pas de t’attirer des remarques. Sur le coup, tu ne sais pas comment réagir face au fait que ça éveillerait systématiquement ses envies. Pour le moment, tu es vraiment dans un état d’esprit plus câlin. Pour ta part, des attentions n’ont pas à virer nécessairement en scène de sexe. Peut-être que pour lui c’est différent... Je... Je veux juste te faire profiter de petites attentions. Tu ne sais pas si c’est assez clair. Là tout de suite, il te faut un temps pour bien de prendre le dessus sur toute la charge émotionnelle des derniers jours. Tu aurais dû être rassuré par le léger rire. Au moins, tu ne crois pas qu’il insisterait lourdement, si jamais l’envie ne te vient pas du tout. Tes mouvements avec ta main ne s’étaient pas pour autant arrêtés, mais tu le dois quand Shinara se retourne. Ses mots te font alors rire, te ramenant dans un état d’esprit un peu plus serein. De toute façon, tu te sens bien avec lui. Tu te sentiras encore mieux quand tu n’auras plus à rester vigilant pour ne pas mouiller tes plaies. Voilà pourquoi tu déclines l’offre de te faire laver à ton tour, bien que tu aimerais ça, au fond. Au moins, il y aura d’autres opportunités pour cela, c’est ce que tu te dis pour ne pas regretter ton choix. Là, l’urgence est de sortir de la douche pour enfin remettre en place ton bandage. Puis, tu es encore propre de quand vous êtes partis de chez toi ce matin donc il n’y a pas vraiment d’utilité. Maintenant que tout cela est dit, tu n’hésites pas longtemps à sortir quand l’eau est coupée. Tu te saisis d’une des serviettes, donnant l’autre à Shin. Tu n’es pas trop mouillé, mais elle pourra toujours servir plus tard, selon ce que vous faites.

Je suis surtout pressé de remettre mon bandage... même si je fais attention à ne pas accrocher les sutures.

Tellement pressé que tu n’as pas le temps d’avoir froid. Une fois sec, tes pas te guident jusqu’à ton bandage que tu remets en silence. Concentré sur ce que tu fais, tu ne remarques pas que ton amoureux ne te regarde pas vraiment. C’était ta crainte, tu as beaucoup trop honte de tes agissements, bien qu’il t’ait assuré qu’il ne te jugerait pas. Tu te juges toi-même, à un tel point que c’est difficile pour toi de concevoir que les autres ne puissent pas aussi te trouver faible et lamentable de ne pas savoir faire autrement. Une fois le tout remis en place, tu reviens pour serrer Shinara contre toi, bien qu’il soit à demi vêtu, à ton contraire. Ce baiser dans le cou te fait le plus grand bien, t’accrochant même un peu plus à lui. Surtout en sentant ses mains naviguer dans ton dos. Ensuite, il te faut demander si le programme de la journée sera calme, ayant besoin de satisfaire ton côté affectueux. Tu n’as vraiment pas envie de sortir, ne te sentant pas au top de ta forme. Tes yeux se ferment à l’entente de ses mots, soulagé. C’est parfait alors. Ta voix est douce et sincère. Tu ne songes pas à de possibles double sens ou quoi. Tu veux vraiment juste profiter d’attention à ses côtés. Tu en échappes un petit son de bien-être en sentant sa main dans tes cheveux, son autre main sur ta hanche. Tes doigts continuent de s’activer dans le bas de son dos malgré ses cheveux mouillés qui tombent dessus. Tu lui rends le baiser quand il en prend l’initiative, frissonnant de plaisir. Aux mots qui sont mentionnés ensuite, il y a encore un petit malaise. Tu te dis que tu devrais peut-être être plus clair dans tes attentes du moment. Câliner et possiblement aller jusqu’à une étape de préliminaire te conviendrait, te laisser porter par le moment si jamais l’envie te prend. Mais là maintenant, tu te sens mal de ne pas être capable d’envisager plus. Tu le prends un peu contre toi, te remémorant des paroles qui t’ont été dites par un de tes ex : comme quoi tu es trop porté par tes émotions. Comme une femme. Ça t’avait blessé et tu ne veux surtout pas que Shin te dise la même chose...

Ça va mal finir s’il pense ça de moi, lui aussi...

Je... préférerais avoir des vêtements, expliques-tu timidement, détournant le regard. Quitte à faire comme lui, ça t’irait. Face à la proposition suivante, tu retrouves un petit sourire. J’aime ton idée. Doucement, tu te recules pour enfiler ton boxer et le pantalon qui t’est prêté. Dès que c’est fait, tu attends ton petit ami pour sortir de la pièce. En passant par la cuisine, tu regardes vite fait ton portable, constatant qu’Azamir ne t’a pas écrit. Le connaissant, tu te dis qu’il se débrouillera très bien avec les soins aux Pokémon et qu’il fera tout pour ne pas te déranger. Maintenant que tu as du temps, ton attention est captée par les photos qui n’étaient pas là lors de ta précédente visite. Oh, c’est Kane? Il a l’air beaucoup trop adorable! Un doux sourire étire tes lèvres. Il y a une curiosité en toi, mais tu ne veux pas non plus brusquer Shin donc... Tu te tournes vers lui, écoutant sa réponse. Selon celle-ci, tu aviseras ou vous irez vous installer dans le salon.



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Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
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Région : Johto
Dim 9 Déc - 12:15
« La transition entre cheveux court et cheveux longs donne des trucs bizarres souvent. » Il riait, lui aussi, comprenant parfaitement le point de vue de Ferir. « Perso ça fait trop longtemps que les miens sont longs… J’ai aucune idée de la tête que ça peut me faire de les avoir courts. Je les ai jamais eu aussi court que les tiens, par exemple. Mais toi ça te va très bien. » Sa voix était un peu plus fluette, amusée aussi. Il appréciait la légèreté de la conversation, se rappelant celle qu’ils avaient eue deux semaines auparavant, lorsqu’ils avaient passé leur deuxième soirée. Là aussi, ils avaient parlés de leurs cheveux. Il était un peu intrigué maintenant, de s’imaginer avec des cheveux courts… Et il ne pouvait s’empêcher de penser que cela ne lui irait pas du tout. Il préférait encore se prendre la tête avec sa longueur plutôt que de tout débarrasser. Et puis, s’il les coupait, il avait cette désagréable sensation de perdre une partie de lui-même… Même si ce n’était que des cheveux, après tout. Et, si en plus le résultat ne lui convenait pas, ce serait bien trop long pour retrouver la longueur qu’il avait maintenant.

Vint le moment où il se retourna et où les mains de son petit ami s’attardèrent sur ses fesses. En soi, l’idée était simplement de taquiner un peu son partenaire, mais il devenait évident que ce n’était pas vraiment ainsi qu’était perçu ses répliques. Il n’avait pas manqué d’en rire pourtant. En réalité, il n’était pas réellement excité, simplement, il n’était pas totalement contre l’idée. Il respectait néanmoins l’envie de son partenaire, ne sachant pas réellement quoi répondre à sa réponse. Il n’avait pas spécialement envie de se répéter, ni d’insister davantage sur la question. Juste… Juste que ses fesses étaient tout de même une zone érogène pour lui. Il préféra ne pas continuer la conversation, étant de toute manière complètement propre. Il ne manqua pas de l’exprimer à voix haute en gardant un esprit enfantin et un ton léger, réussissant ainsi à faire rire son petit ami. Il aimait bien l’entendre ainsi et cela le faisait sourire à son tour. Après que Ferir ait décliné sa proposition de le laver car il l’était déjà de la matinée, ils purent quitter la cabine pour profiter de l’espace de la salle de bain. La fraicheur de la pièce le fit frémir doucement et il remercia son invité pour la serviette, venant à rapidement se sécher. C’était le passage qu’il aimait le moins ; en regardant son bras, il constatait sans mal la chair de poule qui avait pris place. Frileux, va.

Il balaya la pièce du regard, à la recherche de sa deuxième serviette pour ses cheveux – vu la longueur, il était bien plus simple de les sécher avec une autre que celle utiliser pour son corps-, quand son petit ami vint à lui réclamer un câlin. Il lui rendit volontiers, profitant de la proximité pour promener ses lèvres dans son cou. Il avait pris grand soin à ne pas regarder le bandage, évitant à tout prix le sujet. Il souhaitait voir Ferir souriant, plutôt que coupable à cause de ce qu’il avait fait. C’était fini désormais et il ne désirait pas que cela se reproduise. Pas à cause de lui, en tous les cas. Et même jamais, en fait, mais c’était sans doute une douce utopie. Ce ne serait pas aussi simple, dans la pratique. Il caressa d’une main son dos, écoutant la requête qui lui était faite, comprenant l’idée. Il proposa un programme, sachant d’avance qu’il y avait de grandes chances pour qu’il s’endorme brièvement durant, mais il ne pensait pas que cela dérangerait réellement son partenaire. Il n’était pas du genre à ronfler de toute manière, lorsqu’il se trouvait dans le royaume des songes. En tous les cas, il n’avait d’autres envies que de l’avoir dans ses bras et de profiter de sa chaleur.

Le programme fut validé, apprécié aussi. Un fin sourire vint à danser sur ses lèvres alors qu’il continuait ses tendres attentions, aimant à savoir qu’elles plaisaient à son partenaire. Il n’avait pas dans l’idée de déraper, de demander plus. Il avait bien compris que son amoureux n’était pas dans cet état d’esprit et il l’acceptait. Lui-même était plutôt indécis sur la question, préférant laisser les choses se faire s’ils en avaient tous deux envie. Sinon, ce serait de simples caresses et câlineries innocentes, cela lui convenait aussi. Il ne manqua pas néanmoins de dire une bêtise visant à le faire rire, avec plus ou moins de succès. Il ignorait toutes ses pensées négatives qui envahissaient son partenaire, mais il aurait aimé les balayer pour qu’elles arrêtent de lui polluer l’esprit. Face au regard quelque peu fuyant et cette réponse timide, il ne put qu’acquiescer et le laisser quitter ses bras, enchainant sur un programme un peu plus précis. Au moins, il eut l’effet de faire naitre un léger sourire sur le visage de son partenaire. Il le laissa se vêtir alors qu’il décidait de rester torse nu –maintenant qu’il était sec, il n’avait plus de frissons absurdes-, optant plutôt pour la serviette sèche qui trônait sur le radiateur, s’occupant de sa chevelure comme il le pouvait. Ses cheveux seraient encore un peu trempés mais il préférait les laisser au naturel, refusant de ce fait de les attacher. S’ils finissaient par lui taper sur le système, ce qui arriverait sans aucun doute, il n’hésitera pas à les soumettre à l’élastique.

Ferir sortit le premier, dans la même tenue que lui. Cela ne le dérangeait nullement. Il lui emboita le pas après avoir installé les serviettes pour qu’elles puissent sécher, le rejoignant d’un pas lent dans la cuisine. Il se sentait quelque peu envahit par la fatigue, la douche ayant eu l’effet de retirer une partie du stress qu’il ressentait, tout comme cette sensation d’être dégueulasse. Il se sentait plus serein, maintenant. Il plaqua une de ses mèches derrière son oreille, redressant la tête lorsqu’il entendit l’exclamation de son invité. Il cligna des yeux, regardant autour de lui, constatant qu’il parlait d’une des photos trônant sur le meuble du salon. Un sourire vint à éclairer le visage du sbire, alors qu’il voyait lui aussi le visage rayonnant de son fils immortalisé.
« C’est parce qu’il l’est. » Adorable, évidemment. Ça le faisait un peu rire, sur le coup. Il eut tendance à s’approcher pour prendre le cadre dans ses mains, son regard se focalisant plus sur l’enfant que sur le sien. Puis au final, il tendit la photo à Ferir, si jamais il voulait la voir de plus près. « C’est le plus mignon des enfants. » Il avait un large sourire qui illuminait son visage. Bon ok, il n’était pas très objectif sur ce point. « Tu veux boire quelque chose ? » L’idée n’était pas de changer de sujet. Il était tout à fait ouvert à la discussion sur son fils et il répondrait à la curiosité apparente de son chéri. Mais en ce qui le concernait, il avait besoin de boire quelque chose, un café notamment. Il savait que cela ne l’empêcherait pas de s’endormir une fois qu’ils seraient posés sur le canapé, de toute façon. Il espérait juste que son petit ami ne poserait pas de questions sur la photo qui se trouvait à côté de celle qui l’exposait lui et Kane… Cette photo de mariage où ils étaient tous les trois, avant, quand tout allait bien. Celle qui rêvait de bruler. Il priait aussi pour que son invité ne parvienne pas à reconnaitre son ex… Au risque de devoir en parler et d’expliquer toute l’histoire.


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