AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  FAQ de MPFAQ de MP  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  





 

Aller à la page : Précédent  1, 2
 
» Avalanche


avatar
Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1578

Région : Johto
Mar 4 Sep - 19:22
Pour Sha’, le comportement d’automutilation de Ferir était une surprise. Elle avouait qu’elle n’avait pas porté plus d’attentions que ça à son poignet, mais d’un autre côté, elle démontra aucune surprise. Avec tout ce qui se passait actuellement, elle avait du mal à assimiler toutes les informations. Son inquiétude l’empêchait aussi de prendre le tact nécessaire pour répondre à Azamir. Il ne sembla pas s’en formaliser et elle se rassurait en constatant que Chang gardait le silence durant cet échange. Si Shara s’était montrée trop sèche, nul doute que la donzelle serait intervenue pour calmer le jeu. Le ranger lui proposa d’utiliser Knight, qu’elle pensait être le Dracolosse, en ayant fait un peu attention au moment du départ de Doublonville. « J’espère qu’on pourra s’en passer, mais si c’est nécessaire… Simba, mon Némélios, pourra veiller au grain aussi. Ani l’aime bien. » Elle pensait à un équilibrage, en terme des pokemon qui les surveillaient, si c’était nécessaire. Elle craignait que son frère ne se braque en voyant l’imposant dragon, même s’il était doux, l’observer pour s’assurer qu’il ne faisait pas de bêtise. Au moins, avec Simba à ses côtés, il pourrait comprendre que ce n’était pas contre lui. Sa petite amie se manifesta un peu, cherchant à la rassurer. Ce ne fut pas réellement efficace… Mais elle la remerciait, en son for intérieur, d’essayer.

Une fois sur place, elle se sentit se détendre brièvement en voyant Tsuku. Elle demanda aux autres de rester devant la maison, pendant qu’elle cherchait Shin. Sans réelle surprise, Azy désirait venir avec elle. Elle hésita rapidement pour finalement accepter, posant toutefois une condition. Le prénom de son frère. Elle savait qu’il avait fait des efforts, là-dessus et que lorsqu’il était dans un état normal, cela ne posait plus trop de problèmes. Mais lorsqu’il était en crise, c’était une autre histoire. Son ainé avait déjà assez à faire, mentalement parlant, sans qu’il se mette à divaguer sur les comportements violents et abusifs de leur père… Le raccourci n’était pas évident et sans doute était-il stupide, mais il se faisait aisément dans la tête du sbire. Elle eut un léger sourire lorsque Ferir précisa qu’il avait déjà informé Azamir sur ce point. Son sourire se voulait encourageant. Elle voyait bien qu’il essayait, lui aussi, de rester dans un état d’esprit positif. Elle acquiesça face à la réponse du ranger, lui faisant signe de le suivre. Elle avait toujours trouvé bizarre que son frère indique son prénom complet sur sa sonnette… Avec le peu de visite qu’il avait. Mais c’était sans doute à cause du petit et de l’assistante sociale qui venait lui casser les pieds, de temps en temps.

En faisant le tour de la bâtisse, elle localisa Shinara, assis par terre. Entrer en contact avec lui était plutôt compliqué et elle se demanda si c’était une bonne idée, en vue de sa réaction. Pour autant, ce fut le seul geste brusque qu’il eut. Elle l’observa doucement, alors qu’il parlait. Son regard n’exprimait aucun sentiment, ni colère, ni tristesse. Quoi que… Peut-être un peu, mais elle ne savait pas trop si c’était dû à l’alcool. Elle se sentit quelque peu irrité à l’idée qu’il ait bue au point de ne plus pouvoir prendre son traitement… Mais au moins, cela signifiait qu’il était encore capable de réfléchir par lui-même et qu’il était assez maitre de lui pour prendre des décisions sensées. C’était un point positif. Pour autant, elle resta sur le qui-vive lorsqu’il se rendit compte de la présence d’Azamir, ce qui, de toute évidence, ne l’emplissait pas d’une joie intense. Elle resta toutefois près de lui, caressant son genou dans un geste bienveillant. La question qu’il lui posa l’étonna et elle regarda un instant le ranger, interdite. Elle espérait qu’il n’en viendrait pas à s’énerver…

Sa réponse négative était assez claire pour que le frère et la sœur l’entende. Sha observa le visage de son ainé, n’arrivant pas à déterminer quel sentiment il affichait. Il continuait de regarder Tani, mais il tourna vite le regard lorsqu’Azy s’approcha. En vue de l’expression de son faciès et de la dureté de son regard, à ce moment-là, il n’était pas difficile de comprendre que Shinara ne désirait pas qu’il soit trop près de lui. Lorsqu’il était en temps de crise, il laissait généralement peu de personne l’approcher. Heureusement, Azamir se tint à une bonne distance, lui laissant son espace vital nécessaire. Il décrocha ses yeux de ce dernier, replongeant sur le décor. Lorsque le ranger prend la parole, le schizophrène laissa paraitre des expressions sur son visage, prêt à répondre. Toutefois, sa cadette lui fit signe de se taire, pour l’instant, histoire de le laisser finir. Un brin de frustration se dessina dans les iris bicolores du sbire qui vint à reculer une nouvelle fois sa tête, frappant le mur avec plus de force que la fois précédente. Pour autant, il ne démontra aucun signe de douleur, fixant sa cadette, cette fois-ci. Il dégagea, finalement, la main de Sha de son genou, rapprochant ses jambes de son torse. Il avait la sale tendance à se recroqueviller sur lui-même.


« Je ne m’attendais pas à le retrouver joyeux, hein. Je ne m’attendais pas à le retrouver tout court en fait… » Difficile d’évaluer les expressions de son visage, étant donné qu’il avait tendance à le dissimuler contre ses jambes. Apprendre que Ferir s’était blessé à cause de lui, cela ne semblait pas lui faire grand plaisir, sans réelle surprise. Au contraire même. Shara eut tout juste le temps de voir la culpabilité se peindre sur son visage, alors qu’il se mordait la lèvre inférieure. Elle espérait juste qu’il ne le fasse pas jusqu’au sang, bien qu’elle savait que c’était une manière pour lui de rester présent. « Je… Je ne sais pas si c’est une bonne idée… » Il déglutit, restant toujours recroquevillé. Quelques spasmes parcouraient ses membres, mais il ne tentait pas réellement de les contrôler. « Pourtant… Tu veux le voir, toi aussi, n’est-ce pas ? » Il releva la tête, brusquement. Il fixa sa sœur, entrouvrant la bouche. Elle avait vu juste, de toute évidence. Il esquiva ensuite son regard, évitant aussi de regarder Azamir. Il n’était pas fier de lui, c’était certain. Honteux aussi, d’être vu ainsi. « Alors vous allez vous voir, si c’est ce que vous désirez tous les deux. » « Sha… » Une plainte, suivit d’une grimace. Il étendit à nouveau ses jambes, sa tête se balançant une nouvelle fois vers l’arrière, sans toucher le mur cette fois-ci. « Tu sais… Tu sais ce qui se passe si je perds le contrôle… Et si lui aussi… Je… J’suis pas capable… Je veux pas qu'il... » Il avait du mal à parler, tandis que son regard se faisait de plus en plus fuyant. Sa cadette se redressa, venant à prendre doucement le visage de son ainé entre ses mains, le forçant à le regarder, arborant un visage serein qui se voulait rassurant. « Écoute. Tsuku va rester avec toi, et Simba et Knight, le Dracolosse d’Azamir, vont vous surveiller. Azamir, Chang et moi, on reste à côté. Si l’un de vous deux se blesse ou tente de se blesser, bref, que l’un de vous perd le contrôle, on agira rapidement. Ça te va ? » Il se retrouvait forcé de la regarder dans les yeux et elle pouvait y lire toute la panique qui était la sienne, avant qu’elle s’exprime. Puis, il sembla assimiler les informations qu’elle lui avait données, les analysants doucement. Il finit par acquiescer, ayant fermé les paupières.

« Ça te convient ? »

Cette fois-ci, elle ne s’adressait pas à son frère, mais bel et bien à Azamir. Pour elle, cela semblait être le plan le plus sûr. Il était évident, aussi, qu’il était nécessaire que son frère rencontre Ferir s’il ne voulait pas partir davantage dans ses délires. Elle constatait bien qu’il n’était pas totalement emballé par son idée, mais il finit par approuver. « Ok, on fait ça. Ça va aller Ani. Et de toute manière, si Tsuku se couche sur toi, tu ne pourras plus bouger. Faudrait vraiment que tu les mettes au régime. » Elle déposa un baiser sur son front avant de se relever, avisant le petit sourire qui se dessina sur le visage de son ainé. Au moins, la blague l’avait fait rire. Elle n’eut aucun mal à localiser le Typhlosion qui était resté dans les parages, les observant de loin. Elle lui fit signe de venir et accourut rapidement, se plaçant à la droite de son dresseur. Il émit un petit rugissement qui fit sourire le sbire, tandis qu’il peinait à lever sa main pour lui caresser le sommet du crâne. La créature se calla contre les jambes de son maitre, apparemment ravi de pouvoir l’approcher à nouveau. De son côté, Sha avait déjà activé la pokeball de son Némélios. Le lion apparut, fier et droit, restant à une distance raisonnable. Un rapide coup d’œil à sa maitresse lui fit comprendre tout l’enjeu de cet instant et il acquiesça doucement. Il ferait attention. La donzelle lança un dernier regard à son frère qui jouait distraitement avec les oreilles de son starter, l’esprit un peu ailleurs. Elle avait calmé son angoisse, pour un temps. Elle fit signe à Azamir de la suivre, retournant voir Ferir et Chang.

Durant toute l’absence de Shara et du ranger, Chang n’avait pas dit un mot. Elle aurait aimé s’approcher du jeune homme, ne serait-ce que pour lui donner du courage avec une main amicale sur l’épaule, ou carrément un gros câlin de réconfort. Mais elle ignorait si elle pouvait se permettre, étant donné que finalement, elle ne le connaissait pas. Elle jetait des regards inquiets envers la maison, parfois interrompu par Amy qui venait à lui demander des caresses et autres attentions. Elle en profita pour lui donner un peu de pokemiam, d’ailleurs. Elle fut rassurée en les voyant revenir, ne sachant pas comment interpréter le regard de sa chérie.
« Alors ? Comment il va ? » « Ça pourrait être pire… Bon, un topo s'impose. » Shara se tourna vers Ferir, cherchant le meilleur moyen de lui présenter la chose. « Shin veut te voir, lui aussi. Et je pense sincèrement que cela peut vous faire beaucoup de bien, à tous les deux. Toutefois, même s’il délire un peu, il reste calme. Alors… Si tu le vois regarder ailleurs, qu’il ne répond à une de tes questions, ne te braque pas, si possible. Il suffit juste de répéter ta question et il te répondra. Tsuku est déjà avec lui et mon Némélios aussi. » Elle espérait n’avoir rien oublié, désireuse aussi qu’il accepte toujours de le voir… Et qu’Azamir était toujours ok pour les laisser se revoir.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 11717

Région : Kanto | Hoenn
Jeu 6 Sep - 2:23
Discuter du comportement de mon ami me rassure légèrement quant à la suite. Au moins, nous nous entendons afin que nos Pokémon puissent rester à proximité pour agir, en cas de besoin. J’acquiesce suite à ses paroles quant à son Némélios. Ferir ne le connaît pas, mais il ne se laisse pas vraiment impressionner par les créatures des autres, tant qu’elles ne sont pas hostiles à son égard. Je ne vois pas de raison pour que mon ami soit pris pour une menace. Il est tout sauf violent et menaçant... Bref, le temps de cet accord, nous arrivons à notre destination. Je parviens à négocier pour accompagner Shara, désireux de parler avec Shinara avant tout. J’ignore comment je lui présenterai la situation, mais j’improviserai. Puis, elle sera là pour tempérer au besoin, je présume. Néanmoins, je tenterai de faire attention, de peser mes mots. Le but n’est pas de tout gâcher avant même que Ferir ait pu le voir. Au contraire. Justement, quelques conditions sont émises et elles me conviennent. Je compte rester en retrait le temps qu’elle l’aborde, ce que je mentionne avant qu’on me le demande. C’est donc accepté et je m’assure que ça convient au concerné d’attendre. Il se doute de ce que je vais dire, mais il ne proteste pas. Il a conscience de la probabilité élevée qu’il essaie au moins de retirer son bandage. Cette étape franchie, ça sera pour lui un jeu d’enfant d’arracher les sutures avec un seul geste puisque quand il décroche de la réalité, il n’hésite pas. Voilà pourquoi une intervention rapide est primordiale et pourquoi je n’ai pas eu le choix d’en parler. J’admets que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre une fois que nous serions devant celui qu’on recherche depuis le début. Ça prend un certain temps avant d’attirer son attention, plus encore avant qu’il me remarque. On ne peut pas dire qu’il en semble ravi, mais tout ce qui importe est qu’il n’affiche pas une telle expression face à Ferir... Pour le reste, qu’il ne m’apprécie pas, ça ne m’atteint pas.

Tu ne penses pas un seul instant que la rencontre entre les deux résulterait à une relation envisagée sur le long terme. Pas à ce stade. Malgré les informations que vous avez pu découvrir, tu te dis qu’il vaudrait mieux pour ton ami de ne pas s’engager, bien que tu respecteras sa décision dans tous les cas. C’est juste que tu pars avec une idée fixe, avec des sentiments négatifs qui ne seront pas si simples à taire. Au fond, tu ne veux que le bonheur de ton presque petit frère adoptif.

Suite à la question, je précise que je ne suis pas là dans ce but. Certes, en partant tout à l’heure, ce n’est pas l’envie qui me manquait, mais en le voyant ainsi, je me dis que ça serait complètement inutile. Je m’approche ensuite de quelques pas afin de ne pas avoir à forcer ma voix, mais je me rends compte qu’il n’en semble pas content non plus. S’il commence à faire le difficile... et je ne vois pas ce que je lui ai fait. S’il réagit de la sorte avec Ferir, ça risque de ne pas très bien se passer et de pousser tout de suite mon ami dans des émotions négatives. C’est donc difficile de parler en gardant en tête cette volonté de rester neutre, d’énoncer seulement les faits sans porter d’accusations. Je constate aussi qu’il a envie de me couper la parole, mais sa sœur l’en empêche. Tant mieux, parce que je n’ai aucune envie de me lancer dans une joute verbale avec lui. Je ne suis pas présent pour ça. Mais plus je le vois agir et moins je crois que c’est une bonne idée de le laisser voir Ferir... Ce comportement de se frapper la tête et de se recroqueviller, mon ami peut faire la même chose, surtout pour le second. Quand je termine, il me répond. J’ai très envie de dire qu’il ne peut que se blâmer pour le fait qu’il ne croyait pas le retrouver, mais je m’en abstiens. Je n’en pense pas moins et le préciser n’apporterait rien de bon. Au final, il s’aligne sur mon avis non exprimé, celui de douter qu’il s’agisse d’une bonne idée de ramener Ferir devant lui. Je dois lutter contre l’envie de tout arrêter maintenant. Ce n’est pas les arguments qui manquent. Malgré ça, je n’interviens pas. Si Shara ne parvient pas à le rendre plus calme, je me manifesterai. Elle lui fait comprendre qu’il veut aussi le voir, ce qui semble évident une fois qu’on a compris le contexte derrière la chanson. Par contre, il semble paniqué et j’admets que je dois réellement faire un effort pour ne pas laisser tomber. Je m’inquiète vraiment pour Ferir, plus encore quand il affirme qu’il ne pourra pas le gérer. Du moins, c’est ce que j’en comprends. Ça serait tellement plus simple que je reste à portée de vue, je ne vois pas le souci dans cette façon de faire.

Effectivement, tu ne sais pas que Shinara est au courant des sentiments de Ferir à ton égard, sentiments qui estompent déjà. Tu ne sais pas non plus ce que ça peut générer chez lui. Comprendre le pourquoi de cette hostilité envers toi n’est donc pas à ta portée.

La proposition d’utiliser les Pokémon est celle émise. Puisqu’il l’accepte, je me vois mal dire le contraire, d’autant plus que nous en avons parlé sur le chemin. Hn. Je manifeste mon accord de cette façon, bien que je ne sois pas certain qu’il s’agit de la meilleure façon qui soit. Je peux prédire que Ferir se sentira intimidé, puisque quand nous l'avons évoqué, ce n'était qu'un Pokémon chacun, pas deux pour Shinara et un pour lui... Je tenterai de le rassurer, mais s’il réclame ma présence, je ne l’obstinerai pas non plus. Ça ne me plaît pas que lui ne soit pas consulté alors qu’il se retrouve à subir le tout... Ayant tout cela en tête, je ne porte pas vraiment attention à ce qu’ils se disent, à ce qu’ils font. Je vois juste le lion apparaître à cause de la lumière que ça génère. Puis, je suis quand on m’adresse le signe de retourner à l’avant de la maison. Plus j’avance et plus je me dis qu’il s’agit d’une mauvaise idée. Comment est-ce que je peux être le seul à le réaliser? Je réfléchis à tout cela, mais on revient rapidement à l’avant. Je ne parviens pas à placer un mot, me renfrognant plus. Je remarque que Ferir tient le bout de sa manche, celle de son bras gauche, dans sa main. Il a étiré le tissu pour éviter de voir son bandage. Ça me met encore plus le doute. Et on lui envoie un paquet d’informations sans même s’assurer de sa compréhension... S’il a eu un léger sourire en entendant que Shinara voulait le voir, il le perd aussi vite qu’il est apparu. Cette partie là, au moins, il semble la comprendre. Oui, ça m’arrive aussi de ne pas entendre ce qu’on me dit et de me perdre dans mes pensées ou de ne plus regarder quand on me parle... S’ils se mettent à le faire tous les deux, ça pourrait mal tourner. Je le vois baisser la tête et froncer les sourcils, il y a quelque chose qui ne va pas. Je m’approche donc, laissant de côté ma mauvaise impression. Je pose mes mains sur ses épaules, il se redresse alors. Tu choisis si tu veux toujours le voir ou non. Tu n’as pas à te forcer. Il est surpris par mes mots, ne tardant pas à rectifier. Je veux le voir, ça ne change pas. J’attends donc qu’il poursuive, qu’il me révèle quel est le problème, mais il s’arrête. J’aimerais qu’il me parle et que je n’aie pas à interpréter...

Parce qu’on ne peut pas dire que tu sois si doué dans l’exercice, bien que tu connaisses ton ami par cœur.


Je poursuis donc, l’informant d’une chose essentielle. Knight sera à tes côtés. J’allais continuer l’explication, mais il m’interrompt. Mais... pourquoi? Pourquoi il y a des Pokémon? Je... Voilà, c’est pour cela que je n’étais pas très emballé à l’idée qu’on ne lui demande même pas son avis. Pour s’assurer que vous ne vous blessiez pas vous-mêmes. Ils interviendront et nous pourrons le faire aussi. J’hésite à préciser que Shinara représente aussi un danger pour lui. Je ne parviens pas à décider ce qui est le mieux, mais je ne dis rien. Tu sais que Knight peut t’arrêter si tu essaies de retirer ton bandage. Ferir hoche doucement la tête. Je croyais que ça serait toi, mais c’est ok. Puisqu’il donne son accord, je n’insiste pas plus. Je me recule, lui laissant l’espace. Il se tourne vers le Dracolosse qui est là à ses côtés. Il lui attrape une patte avec sa main droite, celle qui ne tient pas sa manche. Quand il commence à avancer, le dragon le suit. J’espère que nous n’aurons pas à intervenir...


Point de vue de Ferir
Depuis que vous vous trouvez devant cette maison, toute la détermination que tu as pu avoir est disparue. Elle s’est envolée parce que la peur reprend le dessus. La peur d’être rejeté, la peur d’être ridiculisé, la peur de dire quelque chose qu’il ne fallait pas, la peur de ne pas être à la hauteur... Ça tourne en boucle dans ton esprit alors tu es resté silencieux, même si Chang était là avec toi. Tu avais plutôt tendance à t’adosser contre le ventre de Knight et lui te laissait faire, sachant qu’il doit te surveiller. Bref, quand tu as vu Azamir et Shara revenir, ton anxiété est revenue en force. Apprendre que Shin veut aussi te voir t’a un peu soulagé, mais ce fut de courte durée à cause de ce qui a suivi. Oui, vous avez tous les deux besoin de surveillance en ce moment. Ça ne te plaît pas, mais tu sais reconnaître que tu ne te trouves pas dans un bon état d’esprit. Tu te dis naïvement que ça ira mieux ensuite. N’empêche, lorsque tu prends la patte du dragon et que tu avances avec lui, ton cœur tambourine dans ta poitrine. Ça devient de plus en plus intense au fil des pas. En tournant le coin de la maison, tu vois d’abord les deux créatures de type feu, puis celui qu’il te tardait de voir, assis par terre contre le mur de l’habitation. Ton cœur se comprime, tu as tendance à resserrer tes doigts sur ta manche. Il ne semble pas bien, lui aussi... Ça te fait mal de le constater. Tu avances encore un peu avant de relâcher la patte de Knight qui se recule donc. Après quelques pas supplémentaires, tu t’arrêtes. Allo Shin. Ta voix trahit sans mal ta nervosité. Tu lui adresses un timide sourire, avançant encore d’un pas. Tu résistes à l’envie d’aller à côté de lui pour le serrer contre toi. Tu ne crois pas que ça lui plairait, et de l’autre côté tu crains tellement qu’il te repousse... Est-ce que je peux m’asseoir? Parce que tu ne serais pas du tout à l’aise de rester debout devant lui, comme si... comme si tu le dominais de toute ta hauteur.

Pourtant, tu es loin d’avoir une telle attitude.

Dès que tu obtiens un accord, tu déposes tes fesses au sol, ramenant tes jambes entre tes bras. Elles ne sont pas complètement collées à ton torse et tu gardes la tête haute, mais c’est une position qui te rassure un peu.
Je suis content qu’on puisse se voir et se parler. Tu essaies un nouveau sourire timide, exprimant ces sentiments plus positifs qu’une foule d’autres qui te restent en tête. Tu espères juste ne pas avoir la formulation contraire en retour...



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1578

Région : Johto
Jeu 6 Sep - 19:39
Il y avait beaucoup trop de choses à penser, beaucoup trop d’éléments à prendre en considération. Sha ne savait plus où donner de la tête et éprouvait quelques difficultés à faire le tri dans ses réflexions. Entre gérer son frère, gérer les inquiétudes d’Azamir et le comportement de Ferir… Elle se sentait écrasé par tout ça. Chang tentait tant bien que mal de lui apporter son soutien, mais cela ne l’aidait pas tant. Elle tâchait de faire le nécessaire pour ne pas montrer que tout ceci l’affectait bien plus qu’elle ne le désirait. Voir Shin’ dans cet état lui brisa le cœur, la renvoyant deux ans plus tôt, lorsqu’il était à ramasser à la cuillère. Elle n’avait pas envie de recommencer. Pour autant, elle comprenait aussi le point de vue des Kantoniens et elle n’arrivait à comprendre pourquoi le sbire avait tant joué au con. Elle regrettait d’avoir été absente pendant une semaine entière, maudissant cette fichue mission, en voulant aussi un peu à sa petite amie de ne pas lui avoir raconté la soirée du dimanche avant. Peut-être aurait-elle pu désamorcer le problème avant qu’il ait lieu. Mais à faire des suppositions, des « et si », on n’avançait pas. Alors autant chercher des solutions, plutôt que de chercher des excuses au pourquoi.

Shinara était plus contrôlable qu’elle aurait pu le penser. Il n’avait pas pris son traitement de la matinée, mais en soi, cela ne faisait qu’un raté de quelques heures, pour le moment. C’était rattrapable, à son sens, sans qu’il n’y ait besoin de faire un rapport à son psy. Elle ne voulait pas que son comportement s’ébruite, craignant que cela ait un impact sur sa garde du petit… Car là, c’était clair, si on lui retirait Kane, il finissait avec une balle dans la tête. Elle chassa cette crainte, essayant de rassurer et de comprendre l’état d’esprit de son ainé. Elle constata qu’il nourrissait, de toute évidence, une certaine agressivité envers le ranger. Heureusement, ce dernier comprit qu’il ne devait pas avancer davantage, se faisant comprendre de là où il était. Elle pouvait aider à le maitriser, mentalement parlant. Mais si Shin’ venait à réagir physiquement, elle doutait de sa capacité à le maintenir. D’autant plus que s’il faisait ça, il grillait toutes ses chances de revoir Ferir… Et elle espérait sincèrement qu’il l’ait compris.

Elle crut, l’espace d’un instant, qu’Azamir allait insister sur le fait qu’il était le seul responsable de la situation. En soi, ce n’était pas faux. Mais le balancer comme ça alors qu’il se recroquevillait sur lui-même, c’était plutôt inutile, comme jeter de l’huile sur le feu. Elle avait l’intime conviction qu’il en avait parfaitement conscience, ce qui justifiait sans doute la consommation d’alcool… Elle craignait la suite. Face à ses doutes, à ses agissements, elle parla sans réellement réfléchir. Elle proposa un plan, bancal. Beaucoup trop bancal, elle en avait conscience. Mais maintenant que c’était dit… Elle ne voyait pas comment elle pouvait faire marche arrière. Elle n’était pas à l’aise, bien qu’elle se montrait douce. Elle réussissait à le calmer, à lui faire entendre raison. Tsuku n’était pas prévu à la base, mais au moins il pouvait être là si jamais son frère recommençait à se frapper la tête contre le mur. Le Typhlosion faisait un magnifique oreiller et il pouvait amortir le choc. Clairement, elle n’avait aucune envie de devoir emmener Shin à l’hôpital pour un traumatisme crânien.

Azamir acquiesça, face à sa proposition. Le doute persistait toutefois dans cette réponse, chose que ne remarqua pas le sbire. Tant mieux, d’un côté, puisque sa sœur avait le même ressenti. Elle fit fi de ses pensées néanmoins, se convaincant difficilement qu’il s’agissait de la meilleure chose à faire. Attendre que son frère dessaoule et qu’il prenne son traitement, cela demanderait du temps… Et elle n’était pas sûre qu’il resterait aussi calme jusque-là. Elle ignorait depuis combien de temps Tani était présent, mais elle savait que plus sa présence était longue, plus le délire était important. Bref. Après les deux accords, elle finit par se relever, appelant Simba. Peut-être que la présence du Némélios n’était pas nécessaire, mais il était trop tard, dorénavant. Elle fit signe au ranger de se diriger vers le devant de la maison, songeuse. Elle priait pour que son idée ne soit pas tant foireuse.

Sa deuxième erreur fut sans doute d’agresser un peu trop rapidement Ferir. Elle avait tant de pensées, de réflexions en tête et une telle envie que tout ceci s’arrange qu’elle grillait les étapes. Sans doute un peu trop vite. Elle remarqua bien vite le trouble qui habita rapidement le Kantonien, s’apercevant de sa bêtise. C’était idiot de sa part. Elle avait tant désiré ne rien oublié qu’elle était allé beaucoup trop vite.
« Je suis désolée, ça fait beaucoup d’informations. Je… Désolée. » Elle se sentait pas vraiment fière pour le coup, surtout quand il lui indiqua qu’il connaissait ce comportement pour l’avoir elle-même. Elle se sentit quelque peu désorientée, se rattrapant à la main de Chang qui vint doucement à se glisser dans la sienne. Heureusement que la donzelle était présente et qu’Azamir eut l’intelligente de reprendre le flambeau. Il demanda s’il était toujours d’accord pour y aller, ce que la demoiselle trouvait légitime. Avec tout ça, il était tout à fait en droit de refuser, bien qu’elle ignorait comment elle pourrait gérer Shin ensuite. Sans doute… Sans doute n’aurait-elle pas eu le choix que de demander de l’aide à Alexander.

Heureusement, ils n’en arriveraient pas là, Ferir démontrant qu’il voulait toujours le voir. Tant mieux. Elle cacha un soupir de soulagement, échangeant un bref regard avec sa petite amie. Elle grimaça toutefois à la question. Mais quelle abrutie… Elle remarqua seulement maintenant que le jeune homme ignorait totalement pourquoi ils avaient pensés laisser des pokemon pour les surveiller. Par sécurité pour eux. C’était évident pour elle, mais il était vrai que ça ne l’était pas pour lui. Elle ne voulait pas insister sur le fait que son frère pouvait être dangereux. Elle ouvrit la bouche, mais Azy fut plus rapide. Alors comme sa réponse lui convenait, elle acquiesça d’un signe de tête. Elle était tendue par tout ceci, d’autant plus lorsqu’elle entendit parler du bandage. Bordel, est-ce qu’ils n’étaient pas en train de faire une connerie monumentale ? Elle en vient à se ronger un ongle, trahissant sa nervosité. Elle espérait que cela fonctionnerait, de tout son cœur. Mais si ça dérapait… Elle ne se le pardonnerait jamais. Elle suivit du regard Ferir se diriger vers l’arrière de la maison, accompagné par le Dracolosse. Au moins, leurs pokemon étaient bien dressés pour éviter tout débordement, en espérant sincèrement qu’il n’en aurait pas.


« Appelle ta Gardevoir s’il te plait, faut que j’aille à l’appart de Shin pour chercher son traitement. »

Elle y pensait et comme elle possédait un double des clés, elle pouvait aller chercher les médicaments qu’il avait oubliés. Et puis… Cela lui permettait d’avoir un petit moment à elle où elle pourrait craquer sans honte. A vouloir jouer les fortes comme ça, elle oubliait presqu’elle était encore jeune et que gérer tout ceci était bien difficile.



Tout ceci… Il en était responsable. Il n’en doutait pas un instant. Il l’avait cherché, il n’avait que ce qu’il méritait. Il en était conscience. Pour autant, ce n’était pour cela qu’il allait vivre paisiblement avec. A partir du moment où il avait pensé, pour la première fois, à ignorer et à ne plus penser à Ferir, cela avait aggravé les choses. A vouloir se terrer dans l’anonymat, il s’était blessé mentalement, bien plus qu’il ne l’était déjà. Il avait espéré que le Kantonien lâcherait l’affaire. Il s’était gouré et il fallait avouer qu’il ne comprenait pas pourquoi il insistait autant. Sans doute… Sans doute pour la même raison qui faisait qu’il s’était saoulé la gueule, la veille. Cette douleur en pleine poitrine était insupportable. Il la pensait nécessaire avant ce matin. Il s’était affreusement trompé. Il se trompait souvent, de toute évidence. Les sentiments, leurs interprétations, ce n’était pas vraiment son atout. Bien au contraire. Depuis sa dernière relation, il était même incapable de les comprendre. Il pensait, vraiment, que son cœur était mort, qu’il ne battait que pour Kane. C’était d’ailleurs, à ses yeux, la seule raison qui expliquait qu’il était toujours en vie. Pour autant, le sentit s’agiter pour quelqu’un d’autre, c’était inconcevable pour lui. Son esprit l’avait refusé, tout au long de cette semaine. Il avait rejeté l’idée même de commencer une histoire, de tourner enfin la page. C’était plus difficile qu’il ne le pensait.

Sa sœur avait le don de l’apaiser, de trouver les mots juste pour l’aider à aller dans son sens. Elle avait aussi de la chance que Tani soit calme. Nul doute que si l’hallucination s’éveillait et venait à murmurer à ses oreilles, la donne serait différente. Il évoluait dans cette crainte, alors que Shara et Azamir étaient parti chercher Ferir. Il avait terriblement peur de ce qui pouvait se dérouler, dorénavant. Alors il caressait Tsuku, distraitement. La créature semblait apprécier les attentions et lui permettait de détourner la sienne.
« T’aimes pas me voir comme ça, hein ? » L’animal releva la tête, lâchant un rugissement. Un petit, assez doux dans l’intonation et il vint à glisser son front contre la paume de son dresseur. Clairement, il n’aimait pas ça, mais il le soutenait. Il comprenait. Il détourna toutefois son regard lorsqu’il vit le Dracolosse et l’humain approcher. Le sbire sentit ses muscles se contracter, douloureusement. La nervosité qui s’était réveillée en lui n’aidait pas, tout comme la honte d’être vu dans cette position de faiblesse. Il n’avait aucune idée de comment la suite de la conversation allait se dérouler. Il n’osa pas le regarder s’approcher, en premier lieu. Ce fut seulement lorsqu’il l’entendit s’arrêter à deux pas de lui qu’il leva doucement les yeux, avisant son léger sourire. De toute évidence, il était aussi nerveux que lui.

Le sbire pinça ses lèvres, ne sachant pas quoi dire. Lorsque Ferir lui demanda s’il pouvait s’asseoir, il acquiesça mécaniquement. Au fond, il était toujours tétanisé. Son regard se perdit au loin, constatant que Tani avait cessé de jouer. Oh merde, non. Juste non. Il ferma les yeux, sentant la présence du Kantonien à côté de lui, une fois installée. Lorsqu’il les rouvrit, l’enfant avait repris le jeu. Ouf. Un brin de soulagement passa sur son visage, tandis qu’il se décrispait doucement. Un petit regard en coin lui permit de voir les jambes du jeune homme et il fut pris d’une terrible envie de poser sa tête dessus. Il désirait aussi lui prendre la main, l’embrasser, le câliner… Mais avec ce qu’il avait fait, il ne pensait pas avoir le droit. Il se mordit la lèvre, tournant naturellement la tête lorsqu’il reprit la parole. Il vit son visage cette fois-ci, et ce sourire… Il avait terriblement envie de craquer. Il essaya de lui rendre le sourire, le résultat n’étant peut-être pas des plus parlants. Mais pour parler, il fallait qu’il arrive à ouvrir la bouche…


« J’ai trop envie de t’embrasser. »


… Ouais, Non. C’était vraiment nul de sa part, ça. Clairement. Pas après ce qu’il avait fait, ce silence, cette fuite. Parce que c’était ce qu’il avait fait, c’était ce qu’il faisait de mieux. Quand les choses devenaient trop sérieuses, il fuyait, en bon lâche qu’il était. Il baissa le regard, fermant les yeux. « Je suis désolé, je n’ai pas le droit de dire ça. » Il eut tendance à se recroqueviller sur lui-même, prenant sa tête dans ses mains. Il sentit la première larme coulée, le long de sa joue. Puis une deuxième. Il ne s’était pas attendu, en réalité, à fondre en larmes de cette façon. Mais la culpabilité qu’il éprouvait à ce moment-là était beaucoup trop forte pour qu’il puisse la contenir, alors qu’il répétait sans cesse qu’il était désolé, sincèrement. Et malgré son esprit délirant, il le pensait vraiment.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 11717

Région : Kanto | Hoenn
Ven 7 Sep - 23:44
Lorsque nous retournons auprès de Ferir, Shara s’occupe de lui faire un rapide résumé de la situation. Un résumé trop rapide pour l’état d’esprit actuel de mon ami. Elle s’en excuse et évidemment, le concerné ne lui en tient pas rigueur. Par contre, il y a quelque chose qu’il ne semble pas comprendre ou qui le dérange, qu’il ne nomme pas. C’est très typique de lui, comme comportement. Je m’occupe donc de lui parler, de m’assurer qu’il a toujours envie de le voir. Si ce n’est pas le cas, c’est inutile qu’il se force, ça ne ferait qu’empirer les choses. Visiblement, il ne s’agit pas du problème. Je poursuis mes explications, et c’est alors qu’il décide de me questionner plus en détail. J’espère que mes indications lui conviendront et qu’il n’en sera pas trop intimidé. Au moins, il comprend et il approuve l’idée, bien qu’il précise qu’il pensait que ça serait moi. Je ne vois pas non plus le souci à ce que je sois dans les parages, mais si mon absence peut leur permettre de se parler plus librement et de vraiment clarifier leur situation, c’est un mal pour un bien. J’essaie aussi de rester neutre face à mon ami, de ne pas l’influencer d’une quelconque façon. Il ne semble pas avoir d’autres questions, mais je le sens nerveux. Je présume qu’il doit avoir une foule de sentiments négatifs qui lui tournent en tête... Il doit apprendre à les contrôler pour ne plus se blesser. Ce n’est que quand il va mal qu’il le fait, heureusement. Bref, je le regarde partir en tenant la patte de Knight. Ce simple geste témoigne qu’il a besoin d’être rassuré. Il y a une ambiance tendue, une nervosité qui reste entre nous tous. La possibilité que ça se passe mal nous tourne en tête. À ce stade, nous pouvons juste intervenir à temps si besoin est. Nous ne pouvons rien faire de plus. Tandis que je retiens un soupir, Shara se manifeste. C’est vrai que Shinara a mentionné ne pas avoir pris son traitement et ne pas l’avoir avec lui. C’est assez irresponsable de la part de quelqu’un qui a un enfant à sa charge... aussi de la part de quelqu’un qui lance un appel à l’aide à la personne qu’il a volontairement ignoré pendant une semaine.

Tu ne comprends toujours pas que Ferir puisse lui pardonner ça aussi facilement. Pour ta part, il faudra plus qu’une mise au point pour que ta rancœur s’estompe. Bref, tu restes silencieux, désireux de souffler un coup et de rester attentif à ce qui se passe. Leon, qui était resté hors de sa Pokéball durant tout ce temps, vient se positionner à côté de toi, te témoignant son soutien de cette façon. Après tout, il est aussi pas doué que toi en la matière...


Ferir
Voir l’état dans lequel se trouve Shinara te fait vraiment mal, bien que tu tentes de ne pas le montrer, d’essayer de lui parler doucement et de contrôler ta nervosité face à l’idée qu’il pourrait te rejeter. M’enfin, ce n’est pas la seule idée négative qui tourne en boucle dans ton esprit. Si tu n’étais pas sincèrement content de le retrouver et de pouvoir lui parler, aucun doute que tu serais dans le même état que celui dans lequel Azamir a pu te ramasser au refuge. S’il fallait que tu te mettes à croire à tes idées et à crier, comme tu avais pu le faire, qu’elles sont véridiques, que tu ne vois pas en quoi tu te tromperais... Au moins, ces émotions très positives viennent créer un équilibre et ça te permet de rester fonctionnel sans avoir à te blesser pour y parvenir. Ta voix trahit tout de même ta nervosité, de même que ta posture et ton incapacité à afficher autre chose qu’un timide sourire. Tu redoutes beaucoup ce qu’il a à te dire, bien que le SMS, une fois la chanson comprise, est plutôt parlant. Mais l’espoir et toi, c’est une histoire triste. Tu préfères ne pas en avoir trop, quitte à en sortir agréablement surpris. C’est clair que c’est mieux que d’en sortir encore plus détruit que tu peux déjà l’être... Le fait qu’il ne réponde pas à ta salutation augmente légèrement ce stress ressenti. Il ne te regarde pas vraiment non plus. Néanmoins, tu parviens à constater qu’il se comporte comme s’il se sentait coupable, alors tes hypothèses négatives n’arrivent pas à prendre le dessus sur ta raison. Grâce à cela, demander pour t’asseoir devant lui est possible. Cette fois, tu obtiens une réponse, mais toujours silencieuse. Ça serait tout de même plus pratique qu’il te parle, pour la suite. Tu ne t’attendais vraiment pas à le voir comme ça, si peu sûr de lui, même... honteux? Durant le trajet, tu as eu tout le loisir d’imaginer les pires scénarios qui soient, mais celui-là n’en faisait pas partie. De toute façon, on ne peut pas le qualifier de pire. Bref, désormais assis par terre, toi aussi, ton regard ne quitte pas ton... ami? Ton « tu ne sais pas », pour l’instant. Il a des réactions un peu bizarres, regardant ailleurs jusqu’à ce qu’il ferme les yeux et que tu remarques, après qu’il les ait ouverts, qu’il paraît plus calme.

C’est peut-être à cause de sa maladie... Puis, je présume que moi aussi, je dois parfois avoir des réactions bizarres. J’en aurai sûrement ici aussi...

Tu exprimes ces sentiments positifs qui te permettent de rester maître de toi, bien que tes doigts continuent de tenir ta manche, malgré la façon dont tu t’es assis par terre. Tu lui adresses un autre petit sourire par la suite, puis tu constates qu’il tente de te le rendre. Du moins, c’est ainsi que tu l’interprètes. Ça a le mérite de te rassurer. Par contre, en le voyant ouvrir la bouche, tu ne t’attendais pas du tout à de telles paroles. La surprise est des plus visible sur ton visage. À nouveau, c’est l’incompréhension. Tu t’attendais à toute sorte de choses, mais certainement pas à ce qu’il te dise sans détour qu’il a envie de t’embrasser. Tu voudrais tant savoir ce que tu représentes pour lui, ça t’aiderait sûrement à y voir plus clair. En tout cas, là, ce n’est certainement pas le genre de choses que l’ont dit à un ami... Ça tourbillonne un peu dans ta tête, toutes ces questions. Tu voudrais être capable de répondre, de tout mettre au clair dès maintenant avant que tu te sentes déraper, mais ta gorge est nouée. Ton temps de réaction est trop long, tu peux juste le voir baisser le regard et fermer les yeux. Et quand il te dit qu’il est désolé, qu’il n’a pas le droit de dire une telle chose, ton cœur se serre de nouveau. Ce... Tu ne finis pas ta réponse, le voyant se recroqueviller, se prendre la tête et fondre en larmes. Il n’en faut pas plus pour que tu deviennes toi aussi émotif, pour que les larmes te montent aux yeux. Shin... C’est loin de tout ce que tu as pu imaginer qui se produirait, mais c’est aussi souffrant que tous ces scénarios de rejet. Hésitant pendant une seconde, tes bras relâchent tes jambes. Doucement, avançant à quatre pattes (te moquant bien de salir tes vêtements), tu le rejoins, t’assurant tout de même, en chemin, qu’il ne manifeste pas de signes de désaccord avec ton mouvement vers lui. Alors qu’il s’excuse en boucle, tu viens t’asseoir sur tes genoux à côté de lui, passant un bras derrière son dos et un autre devant lui, tes mains se joignant sur son épaule à l’opposé de toi. Tu le ramènes ensuite contre toi, le serrant dans une étreinte qui se veut rassurante. Ce n’est rien... Je ne t’en veux pas. Ta voix tremblote, mais tu craques aussi. Tenter de retenir tes larmes est vain, elles roulent sur tes joues.

J’ai si mal de le voir comme ça...

Essayer de maîtriser tes hoquets pour parler n’est pas simple. De maîtriser ton souffle et d’articuler clairement. Pendant des pleurs, ce n’est pas évident. Pardon Shin, je... je n’ai jamais... voulu que tu... souffres comme ça... Tu as tendance à le bercer pour essayer de le calmer. Et tu le tiendras ainsi tant et aussi longtemps qu’il n’essaiera pas de reculer. Tes doigts caressent son épaule, essayant d’avoir le plus de gestes rassurants possible. Tu culpabilises de le voir ainsi. Tu t’attribues le blâme, même si tu ne comprends pas tout, même si tu ne comprends pas réellement pourquoi il est si affecté. Tu le serres un peu plus contre toi, fermant les yeux. Ce qu’il y a autour t’importe peu. Pour l’heure, seul Shinara occupe tes pensées. Tu voudrais tellement trouver quoi lui dire de plus pour qu’il se sente mieux, mais ne comprenant pas bien ce qui l’amène dans cet état, c’est difficile... C’est plus facile de lui parler avec des gestes, donc tu poursuis sur cette voie, espérant que ça fonctionnera.



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1578

Région : Johto
Sam 8 Sep - 20:15
Il était évident que Ferir n’était pas rassuré. Et avec cette idée de mêler des pokemon pour les protéger, cela n’aidait à gagner en confiance. La donzelle espérait de tout cœur néanmoins, que tout se passerait bien. Elle ignorait ce qui avait poussé son frère à agir de la sorte, mais elle avait sa petite idée. Son regard se tourna vers la maison abandonné, alors qu’une moue se dessinait sur son visage. Ouais. Elle comprenait. Toutefois, la nervosité qui était sienne lui laissait penser que cela pouvait mal se dérouler, mais elle tâchait d’en faire fi. Se rassurer par de belles pensées positives, c’était tout ce qu’ils pouvaient faire dorénavant, en attendant le retour du Kantonien… Avec Shin’, de préférence. Elle pensa au traitement, pensant qu’il était nécessaire de le lui donner le plus rapidement possible. Chang ne se fit pas prié, faisant apparaitre sa Gardevoir rapidement. « Je fais vite. » Elle déposa un baiser sur la joue de son amie, essayant de lui faire comprendre qu’elle allait bien. C’était plus ou moins efficace. Son amoureuse lui adressa un rapide sourire, acquiesçant doucement. Et dans un rayon éblouissant, elle se téléporta en compagnie de la créature dans l’appartement de son ainé, laissant une fois encore sa chérie seule derrière elle.



Peut-être faisait-il une connerie. Peut-être qu’il aurait mieux fait de continuer à faire le mort, pour libérer Ferir de son influence. Car à ce moment-là, l’avis qu’il avait de lui-même n’était pas des plus flatteurs. Il n’avait jamais aimé l’idée d’être un lâche mais… Il devait avouer que c’était souvent le cas. Plutôt que de s’affirmer, d’affronter les problèmes et de s’y confronter, il préférait toujours disparaitre. Fuir. La culpabilité qui s’ensuivait faisait le reste : il était assis là, bêtement, ayant passé la nuit dehors. Il devait vraiment avoir une sale gueule, avec sa crise qui le rendait presque amorphe, l’alcool et le manque de sommeil. Il ressentait d’autant plus de honte en pensant qu’il allait être vu comme ça, réalisant seulement que cela ne lui avait pas posé de problème face à sa sœur ou Azamir. Mais là, celui qui allait venir… C’était une autre histoire.

Captivé par Tsuku qui l’aidait à ne pas sombrer dans ses délires, il remarqua à peine la présence du Kantonien. Cette venue le perturbait plus qu’il ne l’aurait pensé, bien que désormais, il pensait que le mal était déjà fait. Etait-il capable d’en faire plus encore, après cet appel à l’aide ? Il l’ignorait, il ignorait jusqu’à savoir pourquoi il l’avait fait. L’espace d’un instant, il s’était rappelé ce que son psy lui disait, à propos de la musique. Partager ses sentiments avec des chansons qui reflétaient la réalité… C’était fait, dorénavant. Il trouvait toutefois l’idée stupide et il avait été à deux doigts de ne rien envoyer. Ou peut-être qu’il aurait fini par le faire, quand même. Pas forcément en utilisant Avalanche qui lui paraissait tellement juste à ce moment-là, mais au moins écrire un message à l’homme qui se trouvait à ses côtés. Malgré cette longue absence sans donner le moindre signe de vie, il était quand même venu. C’était presque… Trop beau pour être vrai.

Et cela ne l’aidait en rien à faire taire sa honte qui se dessinait sur son visage. Après une brève frayeur de son hallucination, Ferir fini par lui demander s’il pouvait s’asseoir. Le schizophrène acquiesça doucement, revenant à la réalité. Il constatait que le jeune homme faisait des efforts pour gérer sa certaine nervosité. Il était de son devoir d’en faire pareil. Toutefois, il se sentit partir en vrac dès lors qu’il osa enfin regarder son visage. Après une tentative infructueuse de lui rendre son sourire, il articula les mots qui lui vinrent à l’esprit. Il savait, pourtant, que jusqu’à présent cela n’avait jamais été une bonne idée. Il regretta immédiatement, avisant la surprise qui se peignit sur le faciès de son interlocuteur. C’était une mauvaise idée. Il s’excusa, sentant tout le poids de sa culpabilité s’abattre sur ses épaules. Il n’avait pas la force de l’affronter, d’y faire affront. Alors il céda, pleurant comme un gamin, comme il n’avait pas pleuré depuis des mois, voire des années. Il se sentait complètement épuisé par une logique qui lui échappait à lui-même et qu’il aurait balayé d’un revers de main ; ce n’était pourtant pas possible. Son esprit fusait beaucoup trop et les pensées négatives le tiraient irrémédiables vers le bas.

Il lui semblait avoir entendu la voix du Kantonien, mais elle s’était rapidement stoppée. Il devait avoir l’air idiot ainsi, recroquevillé sur lui-même, s’excusant de tout son soul. Il parvient toutefois à entendre son nom, mais cela n’était pas suffisant pour l’arrêter. Il avait besoin de déverser toute sa peine ainsi pour repartir sur des bases plus saines. Il continua de trembler, ne percevant pas réellement les mouvements de Ferir. Il sursauta brièvement en sentant son bras passer dans son dos, l’autre venant le cercler par devant. Il n’opposa pas la moindre résistance, se laissant docilement attiré vers lui. Il eut même plutôt tendance à s’agripper à son bras, sa tête se posant sur son torse. Les larmes continuaient néanmoins de couler et il lui faudrait plusieurs minutes pour se remettre de ce trop-plein d’émotions. Il eut tendance à se blottir davantage dans les bras du jeune homme, s’ouvrant quelque peu. Les bercements lui permirent de reprendre un peu contenance, assez pour entendre les mots qui lui étaient adressés. Entendre les pleurs ne l’aidaient pas à se calmer, néanmoins. Il s’en voulait d’autant plus, ne comprenant pas pourquoi il pleurait, lui aussi.

Alors ils restèrent ainsi, pendant plusieurs minutes. Au final, les larmes finirent par se raréfier et il se rendit compte qu’il avait un peu bougé, entourant Ferir de ses bras, s’étant agrippé à ses habits. Il resta quelques instants silencieux, avant de finir par se défaire de l’étreinte avec douceur. Il ne cherchait pas à le brusquer. Il sécha d’un revers de main ses yeux humides, reniflant au passage. Il avait toujours les yeux baissés, fermant un instant ses paupières. Il se concentra sur sa respiration, essayant de mettre de l’ordre dans ses idées.
« Je… Je ne comprends pas. » C’était bien à lui de dire ça, tiens. « Pourquoi tu t’excuses ? T’as rien fait… T’as rien fait de mal… C’est… C’est moi qui a déconné à mort et t’as tous les droits de m’en vouloir. T’es pas… T’es pas en colère ? » Il sentait les larmes lui remonter aux yeux, mais cette fois-ci, il se sentait capable de les contenir. Il eut tendance à se reculer un peu, sa tête venant à s’appuyer sur le ventre de Tsuku qui s’était placé derrière lui. Au moins, il tiendrait assis sans devoir prendre appui sur le mur… Et ce n’était pas plus mal, d’un côté. En tous les cas, il était terrorisé par la réponse qu’il allait obtenir et il baissa à nouveau les yeux, se mordant la lèvre inférieure.

« J’aurais pas dû… agir comme ça. Je le sais. Mais… Je voulais plus m’attacher à qui que ce soit je voulais plus… Être abandonné…. »

Son regard dévia sur la maison, s’éteignant quelque peu. L’expression qu’il arbora devient peu à peu neutre, insensible. Il ne désirait plus être amoureux… A quoi bon ? Il finirait seul à nouveau, de toute manière, avec la peine de cœur et les pensées sombres qui allaient avec.
« J’veux plus d’un nouvel espoir brisé… » Il frissonna. Peut-être que dire ce qu’il avait sur le cœur n’était pas une bonne chose, surtout qu’il savait qu’il avait sa part de responsabilité, dans cette « vieille » histoire… Et que la pilule n’était pas totalement passée, encore.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 11717

Région : Kanto | Hoenn
Dim 9 Sep - 7:36
Ferir
Tu as un grand cœur, c’est un fait. Tu es incapable de rester insensible face à la détresse d’un autre être vivant, même si toi-même te trouves dans un état similaire. Toujours à passer les autres avant tes propres besoins. Ne connaissant pas la rancœur, tu pourras même t’occuper d’une personne qui te méprise si elle se trouvait dans un état de détresse. L’altruisme est une bonne chose, mais il ne faudrait pas que tu le sois au détriment du bon sens. Par contre, face à une personne que tu aimes (bien que tu peines toujours à admettre ce coup de foudre que tu crois ne pas avoir le droit de ressentir) tu te jettes corps et âme pour contribuer à ce qu’elle aille mieux rapidement. Donc, une fois face à Shinara, réalisant à quel point il ne va pas bien, tu en es blessé aussi. Si tu avais imposé cette petite distance entre vous, c’était pour ne pas l’importuner, croyant que tu finiras par subir un rejet tôt ou tard dans la conversation. En entendant les premiers mots qu’il t’adresse, il te perd encore plus dans ce tourbillon dans ta tête, dans le fait que tu n’as aucune idée de comment il te considère et que c’est essentiel pour toi de savoir. C’est la première fois qu’on est aussi pas clair avec toi et ça t’envahit, ça ne te lâche pas. Toutes ces questions, tous ces doutes, et même, quelque part, ces espoirs qu’il change d’avis par rapport à ce qu’il t’a dit sur la plage. Pourtant, tu n’aimes pas l’espoir. Il t’a trop souvent blessé, trop souvent fait chuter de haut... Mais, s’il veut t’embrasser... En tout cas, tu n’as pas le temps de te remettre de ta surprise et de tenter une réponse que Shin t’en fournit une. Il culpabilise, il ne s’accorde pas le droit de te parler ainsi. C’est plutôt rude, mais il est vrai que tu aimerais comprendre pourquoi c’est la première chose qu’il t’a dite, bien que tu mentionnes ne pas lui en vouloir. Poser la question te brûlait les lèvres, jusqu’à ce que tu le vois craquer. C’est comme si on venait te serrer le cœur à main nue. Voilà une autre preuve des sentiments que tu as déjà développés pour lui.

Sauf que je ne devais pas... Il ne veut pas... C’est inutile.

Devenant plus émotif, tu n’hésites, malgré ça, que pendant une courte seconde avant de venir te poser à côté de lui. Tu peux constater qu’il n’a pas vraiment vu que tu arrivais, et tu as craint un rejet en le voyant légèrement sursauter. Rien de ça. Au contraire, il se laisse faire, s’accrochant à ton bras. Ça a tendance à te rendre encore plus émotif que tu l’étais. C’est si dur de le voir comme ça, dans un état de profonde tristesse. En plus, tu ne comprends pas bien pourquoi il est comme ça. Croyant que ça peut être de ta faute, tu l’exprimes à travers tes larmes, essayant de bien articuler pour te faire comprendre. Sans surprise, il n’y réagit pas tout de suite. Du moins, pas verbalement. Tu remarques quand il se tourne dans tes bras, quand il s’agrippe à ton haut. Tu as tendance à lui caresser doucement le dos, ne remontant pas plus haut que la moitié. C’est presque machinal, sans trop y songer. Tu ne veux tellement pas lui déplaire que tu as bien enregistré dans ta mémoire cette information-là. Peu à peu, vous parvenez à vous calmer tous les deux. Ça t’a aussi fait du bien de pleurer. Il faut admettre que tu te retenais souvent chez toi, par peur qu’Azamir te juge. Tu l’as déjà bien poussé à bout au cours de la dernière semaine... Et tu n’étais plus souvent seul pour pleurer tranquille dans ton coin. Ça aurait été dangereux de le faire, le risque de te blesser était bien présent. Il l’est toujours, mais tu parviens à ne pas en ressentir le besoin malgré ce torrent dans ton esprit et cette culpabilité d’avoir amené ton interlocuteur à vivre une telle détresse. Tu restes toi aussi silencieux, tâchant de reprendre une respiration moins rapide. Quand Shinara se recule doucement, tu le laisses faire même si tu n’as pas envie qu’il te regarde maintenant. Ça doit être le cas pour lui aussi, cela dit. Tu t’essuies les joues et te frottes les yeux, réalisant alors que t’as sorti ta main de ta manche sans même t’en rendre compte. Il faudrait aussi que tu te mouches, mais t’as prévu le coup, ayant quelques mouchoirs dans ta poche.

Je me doutais bien que j’allais pleurer, au moins quand il me dira que c’est terminé...

Tu en sors un rapidement, mais il y en a un second qui suit, alors tu le tends à Shinara. Tu t’essuies rapidement le visage, nettoyant tes narines avant de faire disparaître le mouchoir dans ton autre poche de pantalon. Ensuite, tu remarques que Tsuku est vraiment près, qu’il s’est positionné derrière son dresseur. Tu aimerais toi aussi avoir un soutien comme ça... Bref, tu obtiens des réponses à ce que tu as dit plus tôt. Rien fait de mal? Il mentionne que c’est lui, et que tu pourrais lui en vouloir. La question à savoir si tu es en colère t’ébranle un peu. Tu te demandes si tu sembles en colère, avec tout cela. Il ne te regarde plus, et tu peux le voir se mordiller la lèvre par nervosité. Tu te replaces un peu mieux tout en parlant. Ce n’est pas très agréable d’être posé sur tes genoux aussi longtemps. Bah je... je croyais que j’avais fait quelque chose qu’il ne fallait pas pour ne plus avoir de réponse... Toujours cette même logique, celle-là que tu as exprimée plus tôt devant les filles et ton meilleur ami. Au moins, maintenant, tu seras fixé. Et euh... non, je ne suis pas en colère... Je me... suis surtout inquiété pour toi. Tu parles toujours d’une façon douce, la voix encore tremblotante de la crise de larmes plus tôt. Comme toujours, tes mots sont des plus sincères. Il n’y a pas de place pour le mensonge en ce moment. C’est essentiel d’être honnête et de démystifier ce qui s’est passé, ce que vous ne comprenez pas. Quand tu entends la suite de ses paroles, tu restes silencieux ne sachant pas comment le prendre. Tu sais déjà qu’il ne voulait pas s’attacher, qu’il ne voulait pas de relation. Tu l’as bien en tête, voilà pourquoi tu crois connaître la finalité de cette rencontre. Ça arrive beaucoup plus vite que tu l’aurais cru. Ta vue s’embrouille de nouveau tandis que cette déduction fait sa place dans ton esprit. Et elle se fige avec la suite, avec son expression qui change, les mots qui sortent de sa bouche. Tu étouffes le hoquet d’un sanglot, désireux de ne pas te remettre à pleurer maintenant. Je me souviens de ce que tu m’as dit sur la plage... Tu commences comme ça, tandis que ta main droite vient agripper le bord de ta veste. C’est pour contrôler, parce que tu allais en fait poser ta main sur ton avant-bras gauche.

Je ne dois pas commencer à avoir un comportement comme ça... Je ne veux pas que Knight ait à intervenir.

Et je... Tu essaies de poursuivre, mais trouver la bonne formulation n’est pas facile. Je sais que... que tu as vécu... un horrible abandon. Tu voudrais tant avoir la force d’argumenter que tu n’es pas comme ça, que tu ne décroches pas. Il en a eu la preuve au cours de cette dernière semaine. Jamais tu n’abandonnerais une personne que tu aimes, ça ne fait aucun doute. Je suis désolé, j’ai vraiment tenté d’être qu’un ami... comme tu le voulais. Tes doigts resserrent leur prise, cherchant le courage de terminer ce que tu as à dire. Autant dire que ce n’est pas facile et que tu redoutes beaucoup ce qui suivra. Je... je n’y suis pas arrivé et... je n’y arriverai pas non plus... Tu fermes les yeux en baissant la tête. Maintenant, tu es convaincu qu’il te dégagera. Tu te dis que tu ne l’as pas respecté, et ça te fait énormément culpabiliser.



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1578

Région : Johto
Lun 10 Sep - 19:14
S’il s’était répété encore et encore ces retrouvailles avec Ferir dans sa tête, après lui avoir envoyé le message dans l’espoir de le voir venir, il n’avait pas imaginé une seule seconde que cela se déroulerait ainsi. Dans son esprit, il était capable de tenir tête au jeune homme sans fondre en larmes. Cacher ses sentiments, il était capable de faire, en général. Mais là, face à lui, ayant à peine aperçu son visage… Il se rendait compte que ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas continuer à se bercer d’illusions, surtout quand ces dernières le faisaient souffrir plus qu’autre chose. Le cri du cœur était parfois plus fort que celui de la raison. Il craignait, avec cette crise de larmes, de faire fuir le Kantonien. Et, d’un côté, en vue de son comportement, il l’aurait sans doute bien mérité. Toutefois, c’était sans compter sur la bonté du jeune homme qui vint à lui apporter du soutien, alors qu’il ne devait absolument rien comprendre. Pas d’explications, juste… Une peine ouverte que le schizophrène avait lui-même rendue béante. A quoi ça servait au final, de s’être isolé pour se remettre de ses émotions ? A rien du tout, si ce n’était qu’à créer plus de douleur encore, chez les deux parties. Vraiment idiot de ta part…

Il se sentait exténué par l’évacuation de toute cette tristesse. Sa poitrine se contractait davantage en entendant les pleurs de Ferir. Pourquoi … ? C’était de sa faute. Entièrement de sa faute. Il réussit, au bout de plusieurs minutes, à retrouver un semblant de calme, concentrant son attention sur sa respiration. Pleurer c’était bien, mais il fallait quand même qu’il s’explique, qu’il donne des explications, qu’il avoue des détails… Qu’il ne pouvait plus faire semblant de ne pas ressentir. Ne pas y penser le temps de s’extraire de ses bras, avec douceur toutefois. Il n’avait pas envie de le brusquer, surtout pas après ce torrent de larmes inexpliqué. Il se sentait crétin, vraiment. Il n’osa pas regarder le jeune homme, gardant son regard bas. Il vit tout de même le mouchoir qui lui était tendu, le récupérant en murmurant un léger merci. Parler n’était pas évident, à ce moment-là. Il utilisa l’objet avant de le mettre dans sa poche, séchant quand même ses yeux avec un revers de manche. Il déglutit alors qu’il commençait à parler. Il fallait qu’il parle, de toute manière. Ils ne pouvaient pas rester ainsi, à s’esquiver du regard. Alors il posa les questions sur les mots que Ferir avaient dit lors des pleurs, les mots auxquels il n’avait pas répondu. C’était la moindre des choses…

Et il demanda ce qu’il lui faisait le plus peur, sans doute. Il remarquait bien que le Kantonien n’était pas énervé, mais ce n’était pas pour autant qu’il resterait calme. Il avait toutes les raisons de le détester, pour le coup. Déjà qu’il arrivait comme une fleur, avec son message de dépressif… Pff. Son propre comportement l’agaçait, il se serait bien donner quelques baffes lui-même, tiens. En s’adossant, il fut un brin surpris de sentir le ventre moelleux de Tsuku. Ouais, il avait vraiment besoin de se mettre au régime. Son attention fut rapidement captée néanmoins par les mots de Ferir, alors qu’à chaque syllabe prononcée il sentait son cœur s’affoler. Se serrer, aussi, en l’entendant parler d’inquiétude, d’avoir cru qu’il avait fait quelque chose de mal. Qu’en gros, c’était lui le fautif… Alors que ce n’était clairement pas le cas.
« T’as… T’as rien fait de mal… C’est moi, le connard de l’histoire… » Il en était d’autant plus convaincu, en attendant toute la souffrance subie par sa faute. Finalement, peut-être que la colère aurait été préférable. Il continua de baisser les yeux, se mordant la lèvre inférieure. Néanmoins, il sentait les larmes lui revenir aux yeux.

Il chercha à nouveau à se justifier, parlant de son vécu, évasivement. Ces désirs qu’il pensait être une réalité, celle de ne plus se lancer dans une histoire de cœur pour en souffrir ensuite. C’était le sentiment qu’il ressentait, lorsqu’il levait le regard vers la maison. C’était pour ça qu’il était venu ici d’ailleurs ; pour se rappeler le passé et la bêtise dont il s’était rendu responsable en s’engageant trop vite. On ne pouvait pas vraiment dire que cela avait eu l’effet escompté : il se sentait d’autant plus mal, près de cette demeure. Il n’avait même pas été fichu d’ailleurs de passer le seuil de la porte, ce qui expliquait qu’il s’était terré dehors, à l’abri des regards. Néanmoins, à l’entente des mots de Ferir, il releva la tête, abasourdi. Ce qu’il avait dit sur la plage ? Oh, merde. Lui avait presque oublié, puisqu’il le disait à chaque fois qu’il rencontrait un homme. Sauf… Sauf qu’avec le Kantonien, les choses s’étaient déroulées autrement. Complètement autrement. Déjà, il ne s’était pas enfui une fois leur soirée passée. Il avait donné son numéro de téléphone de bon cœur, ils s’étaient parlé régulièrement… Et il s’était revu. Il avait passé un très bon week-end. Et il avait été bien incapable de le dire. Imbécile.

Il se renfrogna légèrement en l’entendant parler d’abandon. Ok, donc Shara avait trop parlé. Il serra les poings, détournant son attention. Il ne supportait pas l’idée d’en souffrir encore, trouvant ça complètement idiot. Mais la rancœur se dissipa aussi rapidement qu’elle était venue, se concentrant à nouveau sur Ferir, reprenant cet air ahuri. Il n’était pas sûr d’avoir tout compris. Il cligna des yeux, se redressant soudainement.
« Attends. » Son cœur battait la chamade. Il y avait quelque chose qu’il pensait avoir capté, dans les mots qui lui étaient adressé. Il ne pouvait pas n’être « qu’un ami » ? Ça voulait bien dire ce que ça voulait dire, n’est-ce pas ? Il s’approcha du jeune homme, à quatre pattes à son tour, se fichant pas mal d’être ridicule. Il s’arrêta près de lui, cherchant à capter son regard baissé. « C’est moi qui suis idiot ou… j’ai bien compris ce que tu veux dire ? » Son regard s’était fait plus vif, tout comme son visage ne démontrait pas la moindre colère, le moindre énervement. En fait, il avait tendance à afficher de plus en plus un sourire un peu idiot, celui du type qui n’arrive pas à croire ce qu’on lui dit mais qui est heureux de l’entendre.

« Parce que… Si c’est ce que j’ai compris, alors… Alors oublie, s’il te plait, ce que je t’ai dit à la plage. » Il se redressa un peu, faisant glisser sa main sur sa joue, priant pour que son esprit ne lui ait pas joué de tour et qu’il avait bien interprété les choses. S’il se faisait repousser violemment à ce moment-là alors que son cœur s’emballait, il ne serait pas capable de l’encaisser. « Ferir… Je… Je… » Il déglutit, ayant quelque peu du mal à parler. Après un soupir pour soulager un peu sa conscience et reprendre contenance, il prit son courage à deux mains et se lança, son regard emplie de détermination et de volonté, tout comme il espérait véhiculer ses mots par l’expression de son faciès.

« Je t’aime, Ferir. »



So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 11717

Région : Kanto | Hoenn
Mer 12 Sep - 3:53
Ferir
Au fond, tu es là à avancer dans l’inconnu, à affronter tes craintes et tes sentiments. La finalité de cette rencontre te semble claire et pourtant, tu ne pouvais pas être plus dans le tort. D’habitude, on peut dire que tu es doué pour déceler les émotions des autres, pour te mettre à leur place et pour les comprendre. Ici, avec Shinara, c’est complètement différent. Pas seulement ici en fait. Lors de votre dernier week-end ensemble, il y avait déjà toutes ces interrogations qui te tourmentaient. Vous retrouvant après cette semaine de silence, l’émotion est vive et il est le premier à craquer, ce que tu ne comprends pas. Tu te crois fautif, culpabilisant face à cet amour que tu éprouves pour lui, face au fait que tu es convaincu d’avoir quelque chose à te reprocher qui justifierait l’absence de retour d’appel et de SMS. Ce que tu nommes à travers tes larmes tout en essayant de le rassurer. Après être parvenu à vous calmer, et chacun un mouchoir plus tard, il te questionne à savoir pourquoi tu t’excuses, mais aussi pour s’assurer que tu n’es pas en colère contre lui. Il faut croire que ta logique échappe à tout le monde, non? Donc tu le réaffirmes et de toute évidence, tu n’avais vraiment rien à te reprocher. Tu ne peux t’empêcher de ne pas aimer la formulation qu’il emploie. Tu n’aimes pas ce genre de mots d’insulte. Le seul que tu as pu le penser est Thorkil, le père d’Azamir. Lui, c’était un connard. Tu aurais bien voulu le dire, mais ton interlocuteur continue. Ton cœur est tout de même un peu apaisé de savoir que tu n’as rien fait de mal, bien que ça t’amène encore plus de questionnements et d’incompréhension. C’est une chance qu’il poursuive son idée, qu’il essaie, tant bien que mal, de t’expliquer un peu plus le pourquoi de ce silence qui vous aura blessé tous les deux. Ça ne semble pas facile, il parle sans vraiment te regarder. Tu as cette même tendance quand il y a de la culpabilité et de la peine dans ce que tu dis, donc tu peux le comprendre.

Pourtant, je ne le juge pas. Je n’ai pas non plus une attitude fermée... Je veux comprendre, enfin, pourquoi tout était bizarre depuis le dernier week-end.

Et en l’entendant se justifier, ça te confirme (du moins, dans la compréhension que tu en as et que tu te fais) que ça va mal se finir pour toi. Encore. Tu as forcément quelque chose qui déplaît pour te faire rejeter à ce point-là. Avec de telles pensées qui commencent à faire leur chemin dans ton esprit, c’est de plus en plus difficile de rester calme, de ne pas céder à ce besoin de te faire du mal. Ça changerait la douleur de place durant quelques instants. Oh que l’idée est tentante, mais tu parviens à ne pas y céder. Heureusement. Qu’il te répète qu’il ne veut pas d’engagement, qu’il ne veut pas d’autres espoirs, c’est difficile à entendre parce que tu en déduis que ça se terminera comme tu l’as prédit depuis que ton meilleur ami a imposé la solution de provoquer votre rencontre aujourd’hui. Malgré ça, tu parviens à y répondre, rappelant qu’effectivement, tu te souviens de ses mots à la plage, que tu les gardes en tête depuis. Il a une réaction de mécontentement quand tu mentionnes être au courant de cet abandon, bien que tu ne parles pas encore du fait que tu sois désormais au courant pour son fils. À quoi bon s’il est pour te demander de dégager? Tu t’excuses ensuite de ne pas être parvenu à être cet ami qu’il voulait et attendait de toi. Ça te comprime le cœur de l’admettre, bien que ça ne soit pas mentionné avec une formulation très directe. Au moins, ta main droite est plutôt en train d’écraser le bas de ta veste, plutôt que de tenter d’arracher ton bandage. Ayant les yeux fermés, tu ne vois pas le changement qui s’effectue quant à l’expression faciale que Shin affichait jusqu’alors. Il y a un brin de surprise pour toi face à la première chose qu’il te dit ensuite. Attendre quoi? Ce n’est pas très clair... Doucement, tu ouvres les yeux, mais tu n’es pas prêt à relever la tête. Tu essaies de te préparer mentalement à ce qui va suivre, ce qui te rend un peu plus émotif. Tu aimerais bien ne pas pleurer de nouveau devant lui, sauf que tu ne crois pas être en mesure de résister...

Pourquoi je me lis toujours à des personnes qui ne veulent pas de moi...? C’est idiot. Je devrais accepter que je serai toujours seul.

Tu sautes toujours trop vite aux conclusions, quand elles te concernent et qu’elles sont négatives pour toi. Sinon, tu ne le fais pas, attendant d’avoir tout en main avant de porter un regard plus objectif sur la situation. Tes convictions s’en retrouvent un peu ébranlées en remarquant que Shinara s’approche de toi. Tu ne résistes pas vraiment quand il cherche à établir un contact visuel, redressant légèrement la tête, mais ton dos ainsi que tes épaules restent penchés vers l’avant. Tu... tu as sûrement compris, j’imagine... Des mots murmurés, qui ne sont pas complètement assumés. En voyant ce sourire qui se dessine sur ses lèvres, tu ne comprends plus rien, une fois de plus. À moins qu’il soit content de te rembarrer, cette réaction te surprend. Et la suite l’est encore plus. Que j’oublie...? Pourquoi oublier ce qu’il a dit à la plage? Tout cela ne fait aucun sens pour toi. Tu ne saisis pas ce qui est en train de se passer, que ce n’est pas du tout dans le même genre que tout ce que tu as pu imaginer en venant ici. S’il y a une chose à laquelle tu ne t’attendais pas, c’est que tes sentiments puissent être compris et non rejetés. Et le summum de la surprise c’est qu’ils puissent être partagés. Mais cette main sur ta joue, cette expression qu’il affiche, ce bégaiement... Puis, finalement, cette déclaration, ce choix de mots qui font en sorte que tu redresses pleinement la tête, l’étonnement visible sur ton visage. Il y a tellement de joie en cet instant, aucun doute quant à la véracité et la sincérité de cet amour exprimé. Tu ne penses pas non plus que ça pourrait être un quelconque délire à cause de sa maladie découverte en ce jour même. Si ta vue se brouille encore, ce n’est pas par peine, cette fois. Ta réaction est spontanée. Tu ne peux t’empêcher de l’attraper et de le serrer contre toi, nichant ta tête sur son épaule, contre son cou. Pour le moment, t’es heureux, si heureux. Soulagé d’un énorme poids, aussi. Sur le point de pleurer, mais de joie. C’est là toute la différence. Une belle différence.

Je t’aime aussi, Shin.

Tu as tendance à t’accrocher à lui un peu plus après lui avoir murmuré ces mots, après lui avoir ouvert ton cœur. C’est rassurant de savoir que c’est réciproque, que ce n’est pas une mauvaise blague, ça te fait le plus grand bien. Par contre, plus les minutes défilent et plus tu reviens sur terre. Ton petit nuage agréable ne dure pas éternellement. En dépit de vos sentiments réciproques, il y a encore plusieurs questions en suspens. Il y a beaucoup de choses que tu ne comprends pas... et que tu as besoin de comprendre. Des bases saines, c’est essentiel. Puis... il te vient la pensée qu’avec cette introduction, qu’avec le fait qu’il a répété qu’il ne voulait pas d’espoir, il ne souhaite pas s’engager malgré l’amour que vous pouvez ressentir. En arriver à avoir cette pensée te fait serrer la mâchoire, tandis que la peur revient. Dis-moi que c’est possible... C’est un cri du cœur, un besoin pressant d’être rassuré. Doucement, tu te recules, posant tes mains sur ses épaules. Le fixant dans les yeux, tu reprends, trouvant le courage on ne sait où. J’avoue que je suis perdu dans tout cela, qu’il y a beaucoup de choses que je ne comprends pas... Si tu me parlais que tu ne veux pas d’autres espoirs, ce n’est pas parce que tu... tu allais me rejeter? Peut-être que pour lui, un amour réciproque n’implique pas forcément une relation... Et il a un enfant, ça peut être une raison suffisante pour ne pas s’engager.

Pourquoi j’y ai cru...?



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1578

Région : Johto
Mer 12 Sep - 19:28
Le point de vue qu’avait le schizophrène n’était pas très flatteur. Il avait dit « connard », puisque c’était le premier mot qui lui était venu aux lèvres. Il était pourtant très capable de s’affubler de toutes sortes de noms d’oiseaux pour parfaire sa description. Il avait cette fâcheuse tendance à se lapider lui-même, pensant qu’il n’avait pas besoin d’aide pour ça. Il ne remarqua même pas que Ferir n’appréciait pas forcément ses mots, trop occupé à esquiver son regard, son attention. En parlant, il ne voulait pas se laisser distraire, ni même tenter. Il avait déjà prononcé une absurdité en révélant son envie du moment, lorsqu’il avait levé les yeux vers le Kantonien, il ne voulait pas continuer sur cette pente. Il ne se l’accordait pas. Il tâcha, comme il pouvait, de s’expliquer. Sans surprise, ses pensées furent totalement décousues et il était sans doute compliqué de comprendre parfaitement ce qu’il voulait exprimer. La crise qu’il traversait, à cause de sa maladie, ne l’aidait pas à mettre de l’ordre dans sa tête, tout comme son incapacité à interpréter ses propres sentiments. Pour autant, il en était arrivé à une conclusion qu’il ne pouvait plus esquiver mais qu’il craignait d’annoncer.

Ou peut-être que, finalement, c’était possible. La réponse qu’il obtient le laissa abasourdi en premier lieu, ne manquant pas néanmoins d’interagir. Attendre n’était peut-être pas le bon mot, en vue de la réaction de Ferir. Il n’avait pas compris les attentions du sbire et, d’un côté, on ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Comprendre ses actions révélait du miracle, même quand on le connaissait. Alors là… Il était normal que le jeune homme soit perdu. Pour autant, Shinara n’avait pas les idées assez claires pour s’exprimer convenablement, surpris parce qu’il venait d’entendre. Il avait l’impression d’être égoïste, de ne penser qu’à lui à cet instant. Il sentit son cœur s’accélérer alors qu’il s’approchait, continuant de réfléchir à la déclaration détournée. Il pouvait être idiot, quand il s’y mettait –il suffisait de voir la réaction absurde qu’il avait eu de fuir lorsqu’il avait réalisé s’être attaché- et il y avait une infime possibilité qu’il ait tout compris de travers. Il espérait que ce ne serait pas le cas.

L’excitation qu’il ressentait à ce moment lui fit mettre de côté les réactions négatives que pouvaient avoir son interlocuteur. De toute évidence, il n’était pas aussi enclin à sourire que lui. Le fait qu’il n’ait pas imaginer une seule fois que le sbire pourrait lui révéler devait y être pour quelque chose. Il constatait, en tous les cas, que le jeune homme était perturbé par les mots qu’il disait. Mais lorsqu’il eut confirmation –ou plutôt que Ferir ne chercha pas à démentir son interprétation- de ce qu’il pensait avoir compris, il se lança. C’était direct, peut-être trop tôt et complètement en contradiction avec tout ce qu’il avait fait jusqu’ici. En théorie, savoir que le Kantonien tenait à lui ne changeait rien avec le fait qu’il ne voulait pas s’engager et qu’il s’accrochait férocement à cette idée. Il réalisait qu’il se trompait ; ça changeait tout, au contraire. Il se permit de poser sa main sur sa joue, se moquant bien qu’il ait toujours le dos vouté, ayant au moins réussi à capter son regard. Il bafouilla au premier abord, détestant bégayer de la sorte. Il lui fallut un peu plus de courage pour dire les mots, sentant son cœur cogner fortement contre sa poitrine. Tout se jouait maintenant.

Il vit la surprise se dessiner sur le visage de son interlocuteur, chose qu’il aurait pu prédire. Ses paroles sortaient un peu de nulle part, il fallait l’avouer. Il vit ses yeux s’embrumer et il eut un court instant de panique, croyant que cela l’avait plus blessé qu’autre chose. Heureusement, il le retrouva rapidement dans ses bras, sa tête nichée dans son cou pour une longue étreinte. Evidemment, le sbire lui rendit le câlin, quoi qu’un peu instable. Lorsque Ferir lui avait sauté dessus, il avait eu tendance à basculer un peu en arrière, se rattrapant toutefois pour rester assis. Il ignora pendant un court laps de temps comment réagir, jusqu’à ce que les mots lui furent rendus. Il se sentit rougir, profondément touché. Un sourire dans sur ses lèvres alors qu’il rendait tendrement l’étreinte, caressant son dos, n’ayant pas envie de le lâcher. Il vint à enfouir son visage dans les cheveux de son ami, profitant de sa présence, de sa douceur, de son odeur. Son cœur frappait furieusement dans sa poitrine, mais il se sentait heureux. Heureux d’avoir entendu cette déclaration qui résonnait encore dans ses oreilles.

Une fois encore, le temps parut être suspendu le temps des câlineries. Il ne voulait pas qu’il se soustrait à ses bras, appréciant grandement de l’avoir contre lui. Sentir son souffle dans son cou le faisait frissonner et il aurait pu rester ainsi éternellement. Toutefois, il y avait bien un moment où il devrait se confronter à la réalité et prendre son courage à deux mains. Il devait donner des explications et il sentit l’angoisse revenir lentement, lorsque la question de Ferir fut posée. Il bascula légèrement, ayant terriblement envie de répondre par la positive. Le rassurer, lui assurer que oui, c’était possible. Ça, c’était s’il vivait dans un monde de bisounours. Dans la réalité… C’était une autre histoire. Il regarda le jeune homme se redresser, se sentant quelque peu pris au piège en sentant ses mains sur ses épaules. Il tient son regard, bien que le trouble se dessinait sur son visage. Il ne savait pas quoi répondre. Il se mordit la lèvre inférieure, décontenancé par la question. Il s’accorda quelques secondes afin d’organiser sa réponse, son regard se tournant brièvement pour s’assurer, au passage, que Tani était toujours calme ; c’était bien le cas.


« Non, c’était pas le but. Enfin, je… Je ne sais pas. Je n’en sais rien. »
Ça valait vraiment le coup de prendre son temps pour réfléchir, ça. « Je veux dire… Si j’envoie balader la raison, j’ai terriblement envie de dire oui, c’est possible. Mais… » Parce qu’il y avait toujours un mais. « Je te dois des explications, avant. Et ensuite, tu me diras si ça te va toujours… Même si j’en doute. » Il passa une main dans ses cheveux, son visage se déformant quelque peu par la peine que l’idée générait chez lui. Si Ferir apprenait toute la vérité, il était persuadé qu’il ne resterait pas auprès de lui. « Y a… Pas mal de trucs que je t’ai caché et même en réfléchissant maintenant, je n’arrive pas à expliquer pourquoi. J’ai cru comprendre que Sha t’a déjà dit des trucs, mais comme je ne sais pas dans quelle mesure, je vais redire peut-être des trucs que tu sais déjà. J’ai… » Une moue, alors qu’il fermait les yeux pour se concentrer un peu. Il avait tendance à jouer avec ses mains, lui permettant de garder le contrôle. « J’ai été marié, mais je suis divorcé depuis presque… Deux ans, je crois. La maison que t’as là, c’est celle où on habitait, avant. Maintenant, j’ai une furieuse envie de la brûler… » Son regard se porta sur la bâtisse mais il détourna bien vite son regard, histoire de ne pas réveiller la colère qu’il gardait au fond de lui. « Mon ex avait un fils, Kane. Un petit garçon qui avait six ans quand je l’ai rencontré, qui a en maintenant huit et que j’aime plus que tout au monde. Du coup… Je suis un père célibataire. » Déjà ça, pour lui, ça donnait assez de raison pour Ferir de partir. Tout le monde n’acceptait pas la présence d’un enfant auprès de son petit ami, surtout qu’en ce qui concernait le sbire, il ferait toujours passé les besoins du bambin avant les siens.

« Et… Comme tu l’as si justement dit, Jasp’ s’est barré, du jour au lendemain. Alors… Alors l’idée de m’engager, pour revivre la même expérience ça… Ça me terrifie. J’ai absolument rien vu venir et… Et je n’arrive pas à savoir pourquoi ce serait différent, cette fois. » Il parlait plus vite. Son cœur s’emballait, mais cela n’avait rien à voir avec tout à l’heure. Cette fois-ci, la sensation était particulièrement désagréable. « Et puis y a ma maladie qui même avec un traitement me rend dépressif pour rien, la distance, tes sentiments pour Azamir… Ça fait… Ça fait beaucoup de trucs et j’ai… J’ai pas supporté la pression… » Il frémit, frissonnant au passage. Il baissa le regard, honteux. Le trop plein d’émotions, quant à dire tout ça, avait fait revenir les larmes de toute à l’heure. Il pensait avoir donné toutes les armes à Ferir pour qu’il l’achève ensuite, marquant la fin de tous ses espoirs inutiles… Qu’il ne l’était pas, pourtant.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 11717

Région : Kanto | Hoenn
Ven 14 Sep - 0:50
Ferir
Même si les signes étaient évidents, tu n’as rien vu venir. Peut-être que tu ne voulais pas y croire pour ne pas te faire du mal, si la finalité n’était pas celle espérée. T’as questionné pendant ce moment bizarre, pendant que Shinara avait des réactions que tu ne comprenais pas. Mais tu n’as pas contredit sa déduction, bien que tu ne saches pas s’il avait vraiment la bonne. Ça te faisait peur, convaincu d’obtenir un rejet en retour. Avec un tel comportement contradictoire, c’est difficile de savoir sur quel pied danser, de savoir ce que tu peux dire ou faire exactement. Par contre, il y a une part de toi qui désire plus que tout croire qu’un happy ending est possible quand il cherche à établir un contact visuel avec toi, quand il pose sa main sur ta joue. C’est si mal de se laisser bercer de ces sentiments positifs? La surprise est la plus totale quand ces mots résonnent à tes oreilles. L’émotivité est de retour, mais cette fois, ce n’est pas dans un sens négatif. Au contraire même. Il n’y a pas encore les mauvaises pensées pour venir pourrir l’instant. Non, il n’y a que la joie, que le bonheur de savoir que cet amour peut être partagé. Tu as senti que Shin a basculé suite à ta réaction spontanée, mais vous n’êtes pas tombés au moins. Quand tu lui avoues l’aimer aussi, il a un peu plus de réactions, te serrant doucement, caressant ton dos. Tu n’as pas envie que ça se termine, pas envie de revenir à la réalité. C’est trop bien comme ça, tandis que tu peux sentir son cœur se démener dans sa poitrine, sentir cette proximité, son souffle dans tes cheveux. Malheureusement, il ne faut que quelques minutes de pur bonheur avant que la claque en plein visage vienne. Un amour réciproque ne signifie pas pour autant une relation... surtout avec les circonstances actuelles. Ça fait mal de lui demander de te rassurer, de devoir te reculer pour le regarder dans les yeux en lui avouant que tu es perdu, que tu ne comprends pas, que tu croyais que ses paroles allaient mener à un rejet. Ça fait encore plus mal de voir qu’il en est troublé, qu’il détourne le regard, se mordillant nerveusement la lèvre...

J’avais raison, personne ne veut de moi... J’aurais préféré qu’il me rejette directement au lieu de ça...

Il y a un léger soulagement quand il te dit que ce n’était pas le but, sauf que c’est pour mieux achever ensuite en mentionnant qu’il ne sait pas. En l’espace d’une seconde, ton visage passe d’un léger sourire à une expression de peine que tu ne parviens pas à contrôler. D’ailleurs, tes mains quittent ses épaules. Tu es beaucoup trop proche de tes sentiments pour en arriver à cacher quoi que ce soit en ce moment. Heureusement, tu n’es pas le genre de personne à interrompre quand une autre parle. Tu écoutes jusqu’au bout, malgré la forte envie d’intervenir. Là, tu sais qu’il vaut mieux tout entendre d’un coup afin de pouvoir te faire une vraie idée, afin de pouvoir exercer un semblant de contrôle sur tes émotions. Si tu t’arrêtes à chacune de ses phrases, ça sera difficile. Il te faut faire un effort en ce sens. Et tu comprends mieux le sens de son « je n’en sais rien » quand il poursuit, mentionnant te devoir des explications et que tu devras affirmer, ou non, si ça te va. Le fait qu’il en doute te blesse, aussi. Il est vrai qu’il ne peut pas savoir ce que tu sais déjà. À moins qu’il y ait encore autre chose, mais il faudrait que ça soit énorme. Tu es toujours prêt à accepter les autres tels qu’ils sont, à moins qu’ils en viennent à te faire du mal. Là, tu ne resterais pas. Bref, ça ne semble pas facile pour Shinara de te parler, de s’ouvrir sur sa réalité. Ce qu’il t’apprend, tu le sais déjà. Bon, le fait que ça soit son ancienne maison, tu ne te souviens pas si ça avait été évoqué. Tu ne savais pas non plus l’âge de l’enfant. Par contre, bien que tu ne voulais pas réagir outre mesure, tu ne peux t’empêcher de baisser le regard et de serrer de nouveau le bord de ta veste avec ta main droite quand il mentionne qu’il ne parvient pas à savoir pourquoi ça serait différent cette fois, quant à l’abandon. Tu sembles vraiment être le genre de personne qui fait ça? Après avoir passé la dernière semaine à l’inonder d’appels et de messages textes? Il te parle ensuite de sa maladie, mais rapidement, ne la nommant pas. La distance, tes sentiments envers Azamir... Ces deux points-là te font mal aussi. Surtout le premier, vous n’y pouvez rien. Peut-être après quelques années à vous fréquenter, mais certainement pas maintenant.

Il a un enfant et j’ai le refuge, ce n’est pas une décision à prendre à la légère...

Il te faut un temps pour savoir par quoi commencer. Un temps aussi pour respirer doucement et calmer cette peine que tu as ressentie suite à la mention que le risque d’abandon était présent. Quelques secondes et tu parviens à redresser la tête. Merci de m’avoir dit tout cela, d’être honnête. Parce que même si certaines choses n’étaient pas faciles à entendre, c’est essentiel pour la suite. Tu ne sais pas ce qu’il attend comme genre de réponse, mais il y a une part de toi qui redoute que peu importe ce que tu diras, ça ne changera rien. Malgré ça, tu comptes être sincère toi aussi dans tes propos. Il n’aura plus qu’à juger de si tu l’es vraiment... Cette décision-là lui appartiendra, bien que tu la crains aussi. Tes doigts continuent de tripoter le bas de ta veste, mais ça ne t’empêche pas de parler. En fait, Azy et moi on est passé par chez toi, avant que tu m’envoies le message... Avec l’aide de Knight, il a pu monter sur ton balcon et voir l’intérieur de ton appart. C’est comme ça que j’ai su pour Kane... Autant dire que ça n’a pas été simple à accepter et que les déductions te sont rapidement venues, surtout à cause de ton meilleur ami qui les a eues en même temps et qui t’a donc influencé dans ce sens. Et je présume que voir un Dracolosse sur ton balcon a alerté ta sœur et sa petite amie qui nous ont rejoints pas longtemps après... Voilà, la mise en contexte est faite. Tu ignores s’il pensait qu’en si peu de temps, tu avais pu rejoindre les filles on ne sait comment en partant de Kanto, puis d’arriver ici. En tout cas, tu ne tardes pas avant de reprendre le fil de tes idées. Ça t’échappe un peu et ça sera peut-être décousu. Il faudra juste t’assurer de sa compréhension. Elles m’ont donc expliqué pour ton fils, parce que bah... j’étais tout de même entré chez toi sans avoir vu la moindre trace d’un enfant. Ça m’a soulevé des questions... Tu ne veux pas admettre l’hypothèse qui a fait son chemin dans ton esprit, c’est surtout parce que tu as tendance à tout prendre contre toi. Je comprends que tu ne m’en aies pas parlé au beach party. Je comprends aussi que tu n’aies pas envie que je le rencontre puisque c’est une grosse décision.

Par contre, je ne comprends pas dans le sens qu’il voulait que nous soyons que des amis, alors là je ne vois pas la gêne que ça occasionnerait...

Tu t’abstiens de commenter ce point, estimant que ça ne donnerait rien. Tu n’arrives pas à situer quand il a pu arrêter de te considérer comme un ami pour avoir ces sentiments amoureux. Toi même tu ne parviens pas à réellement le savoir. Mais que tu aies obtenu la garde de l’enfant de ton ex ne me dérange pas. Au contraire, je trouve... je trouve que tu as de la chance d'avoir un enfant. Tu oses un petit sourire, lui témoignant de cette façon qu’il n’y a vraiment aucun problème à ce niveau. Quand tu reprends, ce sourire s’efface un peu. Avec ce vécu, je comprends aussi tes appréhensions. Par contre... Trouver la bonne formulation n’est pas simple. Tu ne veux pas le froisser comme tu l’as été face à ses mots. C’est vraiment difficile pour toi d’accepter que tu puisses donner l’impression d’être une personne qui abandonne les autres. Je suis moi. J’ai ma propre personnalité et jamais je ferais vivre quelque chose d’aussi horrible... parce que je l’ai moi-même vécu. Tu évites de mentionner cet exemple des plus parlants, quand Azamir a cessé de te répondre pendant deux ans et que tu n’as pas lâché prise, continuant de lui écrire. Ce n’est sûrement pas une bonne idée de parler de ton ami, bien que ton but ici ne serait pas de mettre de l’avant votre relation. J’ai continué de t’écrire pendant la semaine, d’essayer d’avoir de tes nouvelles. Ce n’est certainement pas pour te lâcher maintenant que c’est fait... Je me suis même dit que tu devais me trouver lourd... Détournant le regard, tu ignores si ta formulation est ok, si tu as bien transmis ton idée. Ça te fait un peu peur, mais il y a encore des choses à dire, à clarifier. Tu ne sais pas ce qui est le mieux à placer à la suite, donc tu optes pour le sujet avec lequel tu es le plus à l’aise dans ce qui reste. Je sais que mes sentiments pour Azy peuvent être un frein, mais je peux t’assurer qu’ils ont changé déjà. Il est mon frère et mon meilleur ami, il ne sera jamais plus que ça, sauf qu’il reste très important pour moi. C’est toi désormais qui occupes la place de l’amour dans mon cœur... une place que je ne croyais pas avoir le droit de t’accorder...

Et que je ne suis toujours pas sûr d’avoir le droit... Je ne sais pas si mes réponses lui conviennent.

Il reste maintenant le plus délicat, soit la distance et sa maladie. Un léger soupir s’échappe d’entre tes lèvres, croyant que ça sera là la raison suffisante pour tout arrêter. La distance elle sera sûrement difficile à gérer. Tu as tes responsabilités et j’ai les miennes. Malgré ça, je... je suis prêt à t’accorder du temps, à faire les allers et retours chez toi dès que ça sera possible. Je crois sincèrement que ça peut fonctionner, sauf que je comprendrais que... tu n’en aies pas envie. Tu voudrais arrêter là et voir ce qu’il va te répondre, voir s’il compte approfondir de lui-même quant à la schizophrénie. C’est délicat et tu ne veux pas le faire réagir négativement. Tu ne veux surtout pas ruiner des chances, s’il en reste... Néanmoins, à tes yeux, ça serait comme mentir que de faire comme si tu n’étais pas au courant. Tu espères seulement qu’il ne se fâchera pas que tu l’abordes. Shara m’a aussi expliqué pour ta maladie, commences-tu, prudent. Tu redresses le regard, observant sa réaction, avisant la suite en fonction. J’avoue que... je ne connais pas très bien, mais je suis prêt à me renseigner, prêt à être là pour toi aussi. Ça ne change pas ce que je ressens pour toi ni mon envie de m’engager avec toi. Tu parles avec plus de convictions, mettant de l’avant cet amour que tu ressens, ce coup de foudre qui t’a frappé. Doucement, tu essaies de venir lui prendre la main, mais si tu vois qu’il ne préfère pas, tu n’insisteras pas. Ça ne t’empêchera pas de poursuivre. Je dois admettre que j’ai eu des appréhensions quand je me suis rendu compte que j’ai eu le coup de foudre pour toi. Ça ne m’est jamais arrivé avant, dis-tu dans un petit rire embarrassé, mais tu reprends plus sérieusement, laissant ton cœur parler. Je t’aime sincèrement Shin alors... alors je te respecterai toujours dans tes limites, dans ce que tu désires. Je ne sais pas si ce que je t’ai dit te convient, je peux seulement t'assurer que dans tous les cas, je respecterai la décision que tu prendras.

Ce n’est pas simple de sourire maintenant, mais je lui laisse vraiment le choix. S’il croit toujours que je peux l’abandonner, s’il n’a pas confiance en ce que j’ai pu dire, il n’y a plus rien que je puisse faire...



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1578

Région : Johto
Ven 14 Sep - 19:13
Il se sentait bien, à ce moment-là. Avoir Ferir dans ses bras, profiter de sa présence… Et entendre ses mots. Ces mots qui accéléraient les battements de son cœur, laissant le temps d’un moment la raison et la réflexion de côté. Il avait agi comme un parfait idiot, il n’avait pas pensé qu’il aurait le droit à un instant de tendresse… Lorsque le jeune homme s’extirpa de son étreinte qui lui parrut durer des heures, il craignait la suite. Il résista à l’envie de s’emparer de ses lèvres, ne sachant pas s’il y était autorisé. En tous les cas, son regard était tout d’abord concentré sur elle, se détournant en entendant la question. Etait-ce seulement possible ? Il aurait donné n’importe quoi pour répondre oui tout de suite et cesser de réfléchir. Toutefois, il se rendait bien compte qu’avec son comportement de la semaine, il ne pouvait pas se le permettre. Le Kantonien n’était peut-être pas fâché, mais cela ne voulait pas dire qu’ils allaient faire comme si de rien n’était. De toute manière, ils avaient besoin de parler, même s’ils s’engageaient sur la voie du couple alors… Autant ne pas se bercer de doux espoirs pour ne pas être brisé encore plus après.

Il ne voulait pas continuer à mentir plus longtemps. A un moment ou un autre, ça ne finirait pas lui péter à la figure et là, réellement, il se retrouverait seul. S’il ne voulait pas faire une connerie, il valait mieux pour lui de jouer franc jeu, pour une fois. Evidemment, son travail ne serait pas évoqué ; c’était le seul détail qu’il garderait toujours pour lui, ne serait-ce que pour lui épargner des inquiétudes… et puis surtout, il ne désirait pas finir en prison, s’il venait à le dénoncer. Il y avait trop d’impact autour de lui pour qu’il puisse se le permettre, et même si ce n’était pas Ferir qui le balançait, il y avait toujours un risque qu’il en parle à Azamir et là… Là, soudainement, le sbire lui accordait bien moins de confiance. Bref. Il débuta sa tirade, constatant la peine du jeune homme qui lui déchira le cœur. Il avait bien conscience qu’il était le seul responsable, de tout ça. Il n’avait montré qu’une partie de sa personnalité et de son histoire et il doutait fortement que le lui entier n’intéresse vraiment son interlocuteur. Il essaya de ne pas se laisser trop impacté, s’arrêtant tout de même en sentant les mains quitter ses épaules. C’était sûr… Il baissa les yeux, se sentant trembler doucement. Il tint bon néanmoins, parlant d’une partie importante de son vécu ; son fils. L’importance qu’il avait pour lui, tout ça. Il pensait bien que Shara avait déjà révélé ce lien, surtout si elle avait parlé de Jasper.

Au moins, on ne pouvait pas lui reprocher de ne pas être honnête. Il avoua ses craintes, ses peurs quant à un nouvel abandon. Il ne dirigeait pas ses paroles uniquement sur Ferir, essayant de parler d’un point de vue général. Mais la finalité était la même ; il le vit baisser le regard du coin de l’œil, agrippant sa veste. Il se souvenait qu’Azamir lui avait demandé de surveiller ses comportements, notamment ceux qui annonçaient une éventuelle blessure… Et il était aux aguets. S’il n’avait pas compris, lorsque le ranger était venu lui parler, il était d’autant plus éveillé maintenant, bien que son esprit lui jouait encore des tours. L’alcool finissait toutefois par se diluer un peu, lui permettant un meilleur contrôle sur lui-même… Et sur le Kantonien aussi, sans doute. S’il y avait besoin de réagir, il était apte à le faire. Il continua sa tirade, mêlant cette fois-ci plusieurs détails en vrac sur lesquels il avait du mal, ce qui le dérangeait d’autant plus, dans leur éventuelle relation. Et en finissant sa phrase, il était quasiment sûr qu’ils se diraient au revoir, maintenant. Il attendait le coup de guillotine, se préparant au pire. Il avait apprécié que Ferir ne l’interrompe pas dans son élan, mais maintenant… Il se sentait définitivement perdu et sans le moindre espoir.

Les secondes que prit son interlocuteur pour reprendre la parole lui parurent durer une éternité. Lorsqu’il parla, le sbire sentit son estomac se nouer et sa gorge devenir horriblement sèche. Il ne s’attendait pas à être remercié, c’était certain. Il se contenta d’acquiescer, silencieux. Il attendait le « mais » qui allait l’achever. Le stress montait en lui en flèche et il continuait de jouer avec ses mains, lançant de temps en temps des regards sur sa gauche, s’assurant que Tani était tranquille. Les mots de Ferir débutèrent par une explication du contexte, du pourquoi sa sœur et Chang étaient avec les deux hommes. C’était vrai que cela aurait pu être une question logique, dans sa tête, de savoir comment cela se faisait. Il ne se l’était pas vraiment posée... Mais au moins il en connaissait la raison. Lorsqu’il parla des affaires d’enfants, il se dit qu’il faudrait qu’il se bouge, une fois rentré, pour ranger un peu. Il se souvenait que c’était un foutoir dans l’appart’, mais ses derniers temps il avait été trop crevé physiquement et mentalement pour ranger. Après… Peut-être que ce ne serait pas mieux, une fois leurs conversations terminées.

Il eut tendance à se recroqueviller un peu sur lui-même, lorsqu’il lui rappela qu’il n’y avait pas d’affaires lorsqu’il était venu. C’était logique, puisque le sbire avait pris soin de tout cacher… Et que c’était sans doute une connerie de plus qu’il avait faite. Il se mordit un peu plus la lèvre inférieure, résistant néanmoins à l’envie de répondre. Ferir l’avait laissé parler tout du long sans l’interrompre, il comptait en faire de même. Il attendait la pique qui suivait sa phrase, celle qui lui disait qu’il avait joué au con en lui cachant la vérité sur Kane. Mais elle ne vint pas. Au lieu de ça, son interlocuteur lui affirma qu’il ne voyait pas le problème à ce qu’il ait un fils, même qu’il le trouvait chanceux pour ça. Il releva légèrement la tête, apercevant la tentative de sourire. Il essaya d’y répondre aussi, mais il ignorait si cela ressemblait à une grimace plus qu’à un vrai sourire. A la suite, il continua à se redresser un peu. Il écoutait pleinement ce qui lui était dit et il avait du mal à cacher ce qu’il ressentait au moment où il interprétait et comprenait les paroles.

Il sentit son cœur loupé un battement, lorsqu’il aborda l’abandon. Il fut surpris aussi d’apprendre qu’il avait vécu, lui aussi, la même chose. Il eut une amorce de sourire désolé, mêlé à de la compassion. Ce n’était pas agréable et tellement douloureux… Il aurait aimé lui apporter le soutien qu’il méritait, pour ça. Il amorça un mouvement pour lui caresser le haut de la main, s’arrêtant en entendant parler des messages. Il était vrai qu’il avait énormément de sms et d’appels venant du Kantonien… Et qu’il avait eu la bonne idée de tous les lires avant de lui envoyer la chanson. C’était peut-être… Peut-être la raison pour laquelle il avait baissé ses défenses absurdes. Il déglutit, la honte revenant lui serrer les tripes. Il l’avait volontairement ignoré… Et pourtant il pensait que c’était contre lui. Ca le peinait, sincèrement. Au final, il avait l’impression de n’être bon qu’à lui faire du mal. Alors… Est-ce que c’était vraiment utile, qu’ils continuent… ?

La suite fit naitre davantage de perturbations dans sa poitrine, mais aussi dans son esprit. Il était flatté et heureux d’apprendre qu’il était celui qui avait la place de son cœur, mais honteux de lui avoir fait penser qu’il n’en avait pas le droit. La contradiction, il en était responsable et un sacré roi, dans ce domaine. Il se sentit d’autant plus sur la défensive lorsqu’il le vit soupirer, une expression de panique se dessinant sur ses traits. C’était maintenant, le coup de grâce ? Ce n’était pas le cas. L’étonnement étira son visage, réalisant ce qu’il disait. Il y avait moyen de s’arranger, pour la distance, pour leurs responsabilités mutuelles. Lui avait son fils, Ferir avait le refuge… Ils n’habitaient pas dans la même région et pourtant, malgré tout ça, le Kantonien pensait que ça pouvait fonctionner. L’espoir était là… Et l’entendre parler de la maladie lui fit l’effet d’une douche froide. Son visage se crispa légèrement, détournant le regard alors qu’il s’était posé sur le visage de son interlocuteur tout du long. Ses yeux se posèrent naturellement sur Tani qui lui lança un regard, avisant enfin une autre réaction. Il fut traversé par une sueur froide, d’autant plus lorsqu’il vit le sourire moqueur qui dansait sur le visage du blondinet. C’était mort, maintenant.

Et une fois encore, Ferir l’étonna. Le sbire reporta brusquement son attention sur lui, cherchant à savoir s’il disait la vérité. En soi, il savait bien qu’il n’avait pas menti une seule fois jusque-là. Mais qu’il l’accepte aussi… Facilement. C’était… Beaucoup trop espérer. Il sursauta en sentant sa main venir au contact de la sienne, glissant pourtant ses doigts lorsqu’il retrouva son calme. Son cœur avait repris un rythme effréné, réagissant au terme coup de foudre, réalisant qu’il était dans la même situation. Et la déclaration qui suivit, le respect qu’il avait pour lui, le petit sourire en coin qui se voulait rassurant et cette volonté dans le regard qui lui faisait croire qu’il y croyait réellement… Il ne voulait plus résister à l’envie qui avait envahi plusieurs fois son esprit. Il ne pensait pas dorénavant, qu’il pourrait se faire repousser, pas après cette longue tirade où le schizophrène était resté silencieux. Avant de parler, il voulait agir. Il avait du mal à manier les mots alors peut-être que ses gestes seraient plus parlant. Il sera un peu les doigts de Ferir dans sa main, avant de glisser l’autre sur sa joue et il s’avança pour l’embrasser.

Rien d’approfondi, de brute. Juste un baiser, simple, doux. Il voulait goutter à nouveau à ses lèvres alors qu’il sentait une larme coulée le long de sa joue. Il essaya de ne pas s’éterniser, cessant l’embrassade tout en restant assez proche, toutefois.
« Je, je, je… » Il déglutit, fermant les yeux un moment. Il détestait quand il se mettait à bégayer bêtement. Ça l’agaçait, ça l’énervait. Et plus il s’énervait et plus il bégayait alors… Il se fit violence pour se calmer, se disant toutefois qu’il faudrait qu’il ne tarde pas trop à prendre son traitement, s’il ne voulait pas craquer, à un moment ou à un autre. « Je suis vraiment désolé. Désolé pour mon comportement, désolé de t’avoir fait souffrir comme ça… Je m’en veux à mort, maintenant que tu m’as tout dis… » Il se mordit la lèvre inférieure, retirant sa main de la joue du jeune homme. Il faisait tout pour remettre de l’ordre dans ses idées et répondre à tous, en espérant ne rien oublier. « Je sais pas pourquoi je… Pourquoi je t’ai caché l’existence de Kane. Je me suis… Enfermé dans cette idée que personne ne veut s’engager avec un père célibataire, surtout quand son fils et celui de son ex-mari et… Et quand j’ai voulu t’en parler je m’étais déjà enfermé dans cette idée et je ne savais pas comment te le dire ensuite… Pardon. » Il avait la très nette impression qu’il n’avait pas fini de s’excuser. Il contrôla un tremblement avant de reprendre.

« Je suis désolé de ne pas avoir répondu à tes messages… J’ai paniqué. Quand Chang m’a fait réaliser ce que je ressentais pour toi je… Je ne savais pas comment réagir. Alors… j’ai agi comme un idiot, j’ai fuis comme j’ai toujours fait parce que… Parce que l'engagement m'effraie et j’avais l’impression que ça allait trop vite. La dernière fois que je me suis emballé aussi vite eh ben… Tu sais déjà comment ça a fini. » Il poussa un soupir, résistant à l’envie de lancer un regard à la maison. Il l’avait parfaitement en mémoire. Il préféra porter son attention sur sa main qui caressait doucement celle de Ferir. « Mais… Mais je me rends bien compte que t’es pas comme lui et que… Ça pourrait fonctionner. » Il chercha à plonger son regard dans celui de Ferir, son regard étant transpercé par une détermination qu’il n’avait pas eu, jusque-là. « J’ai envie de croire que ça peut marcher, qu’on peut y arriver. Peu importe la distance ou ma maladie et tout le reste, j’ai envie… J’ai envie qu’on reste ensemble. J’ai plus envie de fuir en m’imaginant les pires scénarii qui ne se dérouleront sans doute jamais. Je t’aime aussi, Ferir et… Si t’es partant, je le suis aussi. »

Il espérait que ses dernières paroles n’aient pas fait changer d’avis le jeune homme, de tout cœur.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 11717

Région : Kanto | Hoenn
Sam 15 Sep - 15:48
Ferir

Pendant ta réponse, longue réponse a tout ce que Shin a pu te dire, tu peux voir différentes réactions chez lui. Tu peux aussi voir, une fois en tout cas, l’envie de te parler tout de suite après. Si tu n’es pas le genre de personne à interrompre, tu ne répliques pas non plus quand on le fait avec toi, écoutant ce qu’on te dit. Ça te fait souvent perdre le fil et la suite de ce que tu voulais dire, donc c’est une bonne chose qu’il ne le fasse pas, qu’il te laisse la place tout comme tu t’es montré respectueux envers lui plus tôt. Ça n’a pas été simple de poursuivre face à certaines de ses réactions. Néanmoins, il le fallait. Pour tenter de mettre au clair le plus de choses possible, c’est essentiel que vous puissiez tout dire. Tu es loin de te douter qu’il peut y avoir d’autres secrets, mais tu sais que tu devrais, si ce que tu lui mentionnes en ce moment lui convient, apprendre à le connaître et à le découvrir de plus en plus au fil de vos rencontres. Tu ne demandes pas qu’il déballe sa vie maintenant, et tu ne le demanderas sans doute jamais. Tout ce qui importe est de comprendre le pourquoi de ce qui s’est passé et de savoir vers quoi vous vous dirigez pour la suite. Pour toi, c’est important de savoir ce qu’il en est, comment il se positionne face aux sentiments qu’il a exprimés et aux tiens. Toujours honnête, tu exprimes tes convictions, tu exprimes qui tu es et tu exprimes que tout ce qu’il a pu te cacher ne change rien quant à cet amour que tu lui voues. S’il t’observait tout au long de ta tirade, même lors de moment qu’il t’est arrivé de détourner le regard, tu notes qu’il ne parvient plus à soutenir ton regard quand il est question de sa maladie. Il fixe quelque chose plus loin, quelque chose que tu ne peux pas voir. Tu as brièvement regardé aussi, mais ne voyant rien, tu ne t’es pas attardé, poursuivant ton idée. Tu es presque surpris en le voyant réagir si brusquement, ne t’y en attendant pas. Au moins, ça ne te déconcentre pas au point de perdre le fil de ton idée. Même, tu cherches à lui prendre la main pour le rassurer, et ça t’apaise aussi de voir qu’il ne te rejette pas, mêlant ses doigts aux tiens. Il ne te semblait pas t’être mal exprimé, mais on ne sait jamais comment les autres peuvent percevoir nos propos.

Maintenant, il ne me reste plus qu’à lui laisser la décision entre les mains. Je ne veux pas le convaincre à tout prix, il doit se faire sa propre idée.

Sentir ses doigts qui resserrent les tiens t’amène un léger sourire. Tu appuies aussi un peu plus ta joue contre sa main, quand elle vient te toucher. Ses gestes te font du bien, mais ce baiser à ce moment te soulage réellement. Tu en déduis qu’il ne doute pas de ta sincérité. Tes lèvres bougent au même rythme que les siennes, participant à cette embrassade que tu accueilles avec plaisir. Tu ne le retiens pas en le sentant se reculer, mais tu ne t’attendais pas à voir une larme sur sa joue. Tu peux comprendre le questionnement qu’il a eu quand c’est survenu chez lui... Quand Shin tente de te parler, bégayant, ton pouce vient doucement essuyer sa joue dans un geste calme, pour l’apaiser. Tu espères tout de même ne pas l’avoir trop surpris puisqu’il a les yeux fermés... Tu ne le presses pas, il a tout son temps. Vous avez tout votre temps pour régler cette histoire. Ses mots t’atteignent. Ça serait mentir que de dire le contraire. Tu n’aimes pas qu’il s’en tienne rigueur à ce point. Tu ne peux pas nier que son silence t’a mis dans tous tes états, que tu en es venu à te blesser plus sérieusement que tu ne l’as jamais fait par le passé... C’était trop intense d’un coup pour que tu te prépares à ça. Bref, tu l’écoutes t’expliquer un peu plus, comprenant, comme toujours, son point de vue. Là encore, tu patientes qu’il ait terminé avant de prendre la parole. C’est plus facile de vous comprendre ainsi, d’avoir cette discussion déjà haute en émotion. Ça n’amènerait rien de bon que vous vous mettiez à vous interrompre sans plus vous écouter. Arrête de t’en vouloir. Cette demande est formulée sur une intonation douce et compréhensive. Que Shinara ne s’en veuille pas pour ce qu’il a fait ne serait pas normal, mais pour toi, il n’a pas à se rendre mal pour ça. Ta main qui tient toujours la sienne le resserre, tandis que ton autre main se pose de nouveau sur sa joue. Ça ira mieux maintenant, tout ira mieux. Tu lui offres un léger sourire, te voulant rassurant. Les explications sont logiques et tu comprends. Tes raisons sont légitimes tu sais. Ce n’est effectivement pas tout le monde qui est prêt à accepter qu’il y a un enfant qui passera toujours le premier. Moi je trouve ça merveilleux. Ton sourire est un peu plus nostalgique, pour le coup. Tu voudrais avoir un enfant, mais... si tu t’engages avec Shin, tu risques fort de devoir y renoncer. Tu as été là pour lui quand son propre père ne l’était plus... Tu te souviens quand je te disais que tu es une bonne personne? Je le pense encore plus. Cette fois, tu lui souris tendrement, franchement touché par cette histoire.

Plus j’apprends à le connaître et plus il me charme.

Pour la suite, c’est plus difficile de savoir quoi dire. Bien qu’il n’y ait pas de colère en toi, tu ne peux pas excuser aussi facilement son comportement ni le banaliser. Il a tout de même eu des répercussions graves sur toi, allant même jusqu’à nuire à ta capacité de gérer le refuge. Donc tu optes pour une formulation que tu espères convenable.
Je suis soulagé d’être parvenu à te démontrer qui je suis, et que tu me crois quand je te jure que jamais je ne ferais une telle chose. C’est vrai, ton interlocuteur aurait pu en douter, aurait pu penser qu’il s’agissait seulement de belles paroles. Mais clairement, tu n’es pas comme ça. Tu lui attrapes les deux mains, chacune dans une de tes mains. Ton regard fixe le sien, ses iris bicolores que tu aimes tant. Ce qui suivra est hyper important, donc tu veux bien observer ses réactions. Je comprends que ça t’ait effrayé avec ce que tu as vécu. C’est vrai qu’avec un coup de foudre, c’est... déstabilisant de réaliser les sentiments qui se sont développés si rapidement. Essayant d’être rassurant dans tes propos, tu cherches aussi à être rassuré par la suite. Évidemment que je suis partant, je suis vraiment content qu’on ait pu avoir cette discussion et qu’elle se termine de cette façon. C’est... inespéré. Tu t’arrêtes quelques instants, rassemblant tes idées. Il faut que tu t’assures que ça n’arrivera plus. C’est essentiel pour toi. Par contre, il faut que nous soyons toujours honnêtes un envers l’autre, que nous nous parlions des soucis qu’on peut rencontrer. Si tu ne te sens pas bien avec moi, que ça soit à cause de la distance ou qu’importe la raison, il ne faut pas que tu gardes ça pour toi ou que tu ne sois pas clair avec moi. Tu baisses un peu la tête avant de terminer ton idée. J’ai vraiment besoin qu’on soit clair avec moi. En retour, commences-tu doucement, redressant la tête, je le serai toujours avec toi. Tu présumes qu’en vue de sa maladie, il a lui aussi besoin de stabilité, besoin qu’on adopte pas des comportements qui semblent sortis de nulle part parce qu’il y a des non-dits. Tu ne veux pas de ça, donc ce n’est pas pour en imposer.

J’ai terriblement envie de le serrer contre moi de nouveau.



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1578

Région : Johto
Lun 17 Sep - 19:26
Ce n’était pas évident de toute entendre, de garder aussi son attention aussi longtemps concentrée sur ce que Ferir lui disait. Plusieurs fois, il désira intervenir, se rattrapant au dernier moment. S’il le coupait toutes les cinq secondes, ils perdraient le fil de tout ce qu’il y avait à dire. Et y en avait pas mal. Il se sentait mal à cette idée, sachant pertinemment que tout ceci ne serait pas arrivé s’il avait assumé, s’il avait joué franc-jeu dès le début. Mais au lieu de ça, il avait refusé de voir l’évidence et avait créé plus de douleurs qu’il n’en fallait… C’était ridicule, vraiment. Il était difficile pour lui de ne pas se blâmer. Il s’étonnait, d’ailleurs, que le jeune homme ne lui jette pas la moindre pierre. Il n’y avait pas de réel reproche dans ses paroles, juste une analyse de la situation, une remise des points sur les i. C’était nécessaire, à n’en pas douté. C’était compliqué dans l’état où le schizophrène se retrouvait et parlé de sa maladie le fit décroché quelque peu, bien qu’il était toujours capable d’interpréter les mots du Kantonien. En parler pour lui c’était… Difficile. Déjà qu’il avait du mal à donner le nom de sa maladie à autrui. D’un côté, ce n’était pas plus mal que ce soit sa sœur qui avait lâché le morceau.

Il avait réussi à tenir sa langue tout du long. Il n’avait néanmoins pas réussi à cacher sa surprise quand il n’avait pas remarqué que Ferir s’était rapproché pour caresser sa main. Heureusement, cet élément ne le dérangea pas trop et le sbire répondit positivement à son geste. Face à tout ça, il rêvait d’une réaction simple qui lui brûlait les lèvres. Peut-être aurait-il était plus judicieux de répondre avec des mots en premier, mais la pulsion avait pris le dessus. Profiter de la douceur de ses lèvres, capter ses mouvements qui lui démontraient que le baiser était partagé, tout cela lui permettait de garder son calme, de retrouver une certaine quiétude. Ce qui, malgré tout, ne l’empêcha pas de bégayer bêtement lorsqu’il voulut prendre la parole. Il profita aussi de la caresse sur sa joue, réalisant seulement qu’une larme avait coulé. Hum. Il n’était pas très fier pour le coup, mais après avoir fondu en larmes comme tout à l’heure, il était clair qu’il n’avait plus vraiment de honte à avoir de pleurer devant quelqu’un. Et puis, c’était Ferir, pas n’importe qui en somme. Il se lança dans des explications, essayant de justifier comme il le pouvait son comportement, si excuse pouvait y avoir. Il n’était pas sûr de la pertinence de ses mots, de leur justesse et de l’impact qu’ils pouvaient avoir sur le Kantonien. Pour autant, il se devait d’être complétement honnête, transparent. Il essayait, en tous les cas, de l’être le plus possible.

Il fallait avouer qu’après avoir tant déballé, il se sentait quand même un peu mieux. Il fut néanmoins surpris par la demande du jeune homme, ne sachant pas réellement comment réagir. Du coup, il se contenta d’avoir un sourire désolé, en réponse de celui de Ferir. Il trouvait davantage qu’il avait un cœur en or, à n’en pas douter. Pour autant, arrêter de s’en vouloir ne serait pas aussi simple, surtout face à tant de… Gentillesse ? C’était le mot. Le sbire répondit à l’étreinte sur sa main, aimant à observer le visage du jeune homme. Il préférait largement voir ses petits sourires plutôt que la mine déconfite qu’il avait au départ de la conversation. Ça lui mettait du baume au cœur et, lui aussi, se retrouvait plus positif qu’il ne l’était avant. Son interlocuteur disait comprendre son comportement, ce qui était déjà bien. Pourtant, Shin’ trouvait sa réflexion bancale, comme souvent. Mais être compris était agréable. Il rougit abondamment en revanche face au compliment, ne pensant pas que le jeune homme pourrait lui redire ses mots dans cette situation. Il était vrai qu’il avait pris le flambeau en main, lors de la disparition de son ex… Et que rien ne l’avait forcé à continuer son rôle de père. Mais l’idée de laisser Kane aux assistantes sociales lui avait toujours fortement déplu. Il aimait trop son fils pour lui faire connaitre un deuxième abandon… Un, c’était déjà un de trop.

Il détourna un peu le regard, se grattant le nez au passage. Il était gêné, mais il ressentait toute la chaleur qui se dégageait dans sa poitrine. Il était heureux d’entendre ces paroles. En tous cas, savoir que Ferir le comprenait et qu’il acceptait la situation lui enlevait une sacré épine du pied. Sans ça de toute manière, ça n’aurait pas pu fonctionner. Si le sbire devait faire un choix entre le garçon et sa vie amoureuse, il sacrifiait sans réfléchir sa vie sentimentale donc… Tant mieux. A cet instant, il se concentrait néanmoins sur le jeune homme, approchant du moment où la finalité de cette conversation tomberait. Mais en le sentant ses mains être prises délicatement dans celle du Kantonien, il était plutôt confiant sur la suite et un fin sourire naquit au coin de ses lèvres. Evidemment, il répondit positivement au geste, écoutant toujours. Il se perdit volontiers dans le regard qui s’offrait à lui, tandis qu’il acquiesçait docilement. Oui, ce n’était pas évident de faire face à un coup de foudre, surtout quand le précédent s’était si mal déroulé. Néanmoins, il avait la désagréable impression de se chercher des excuses, bien qu’il comptait assumer ses actes. Un plus grand sourire prit place sur son faciès lorsque son interlocuteur lui confirma qu’il était partant pour l’aventure.

Et rien ne pouvait lui faire plus plaisir en ce moment. Son sourire se fit léger, presque enfantin. Il fut toutefois voilé quelque peu par la suite. Enfin, surtout par le « par contre » qui l’inquiéta en premier lieu, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il s’agissait de bases saines qu’il introduisait, histoire d’être sûr que cette situation ne se reproduirait pas dans le futur. Un futur ensemble
. « Je suis content, que tu comprennes pour Kane… et pour tout le reste. Même si… Même si ce serait naturel d’éprouver encore de la rancœur à mon égard pour le comment j’ai réagi. » Il fut à deux doigts de s’excuser, une nouvelle fois, se rappelant les paroles prononcées juste avant. « Je te promets que ça se reproduira plus. Je te promets d’être honnête dorénavant, de te dire les choses quand je les ressens. Il y a… » Il eut une minute d’hésitation, alors qu’il serrait les mains de Ferir dans les siennes. « Il y a des trucs, sur mon passé qui sont difficiles à dire. Mais… Mais je te raconterai. Je ne fuirai plus. Je ne trahirai pas ta confiance. » Il était déterminé, pour le coup. Il n’avait pas foncièrement envie d’enchainer de suite sur son enfance, toutefois, si son partenaire avait envie de savoir, il n’allait pas lui cacher la vérité. « Alors si t’as des questions sur moi ou autre, n’hésite pas. Mais avant… » Avant, il voulait à nouveau profiter de ses lèvres. Il s’approcha pour un nouveau baiser, plus marqué, plus intense. Il ne tarda pas à passer ses bras autour de son cou, l’attirant contre lui. Il se sentait bien, ainsi. Lorsqu’il mit fin au baiser, il vint à poser sa tête sur son épaule, parlant proche de son oreille. « Je t’aime. » Le dire une deuxième fois, ça lui parraissait bien. Surtout qu’il se sentait paisible, dans ses bras.

Il avait fermé les yeux pendant un temps, profitant pleinement de l’étreinte. Lorsqu’il les rouvrit, il eut un mouvement de recul, avisant Tanaka qui se trouvait face à lui. Version adulte. Il s’était tenu tranquille tant qu’il pensait cette relation vouée à l’échec, mais il semblait réaliser qu’il se trompait. Le sbire se mordit la lèvre, tenant le regard… Avant de réaliser que Ferir ne devait pas comprendre ce qui se passait.
« Je… Je suis désolé mais… Tu pourrais chercher ma sœur, s’il te plait ? Ce n’est pas contre toi, du tout, c’est… » Il ferma les yeux, serrant ses poings. Il entendait le murmure de l’hallucination lui parvenir et il n’avait aucune envie d’y céder ou de faire attention à ce qu’il disait. « Tanaka… Fiche-moi la paix, tu veux ? » Un nouveau regard, lancé toujours en direction du blond qui arborait un large sourire. Il n’allait pas le lâcher, c’était certain. « Il me faut mon traitement… » Il eut tendance à se recroqueviller, tentant de se concentrer sur sa respiration. Maintenant qu’il ne craignait plus de perdre Ferir, sa folie reprenait le dessus… Et il était préférable de la calmer au plus vite.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 11717

Région : Kanto | Hoenn
Aujourd'hui à 3:21
Ferir
Cette capacité à comprendre les autres sans les juger est quelque chose d’assez unique chez toi. Les gens ne sont pas habitués à cela, ton interlocuteur n’échappe pas à cette règle. On ne peut même pas appeler ça une capacité hors norme à pardonner, parce que pour ta part, tu ne vois rien à pardonner. Tu ne lui en veux pas, ne sachant pas vraiment ce que c’est, de ressentir de la rancœur envers une personne. Encore moins envers quelqu’un que tu aimes. Shin t’a exposé ses raisons et tu les trouves légitimes, ce que tu n’hésites pas à mentionner. Tu ne t’attendais pas à ce qu’il rougisse à ce point face à tes mots, quant au fait que tu es persuadé qu’il est une bonne personne. Au moins, ça t’indique que le compliment fait plaisir. Ça, en plus du petit comportement par la suite. Tu ne t’y attardes pas, désireux de ne pas le rendre mal à l’aise. Il faut terminer ton idée, parvenir à la fin de cette conversation. Du moins, pour le moment. Il y en aura d’autres des conversations plus sérieuses. Un couple n’y échappe pas. Là, il vous faut surtout savoir si c’est réellement possible d’entrevoir la suite à deux, mais heureusement, ça semble être le cas. Il réagit toujours d’une façon positive à tes gestes, à ton langage non verbal. Tu peux voir dans son regard, dans son léger sourire qu’il se sent mieux que lorsque tu es arrivé. Ça te fait plaisir, à ne pas en douter. Vraiment, c’est inespéré. Tu croyais que tu retournerais chez toi le cœur lourd d’un rejet, de devoir taire ces sentiments-là en plus de continuer de travailler sur ceux qui te lient à Azamir... Ça aurait été des jours très difficiles à passer. Il n’y aura rien de ça et ça te soulage tellement de savoir que l’amour que tu ressens est partagé, mais surtout que malgré le côté plus complexe de cette relation qui se dessine, Shinara désire se lancer. Et tu le veux aussi, vraiment. Voyant cette réaction sur son visage lorsque tu le lui confirmes, ça te rend tellement heureux. Tu penses vraiment avoir trouvé la personne qu’il te faut, celle avec laquelle tu pourras avoir une belle relation durable.

Maintenant que nous en sommes là, c’est ce que je souhaite le plus.

Néanmoins, ça ne t’empêche pas de mettre quelques points au clair. Tu as bien remarqué que l’expression du visage de Shin a quelque peu changé quand tes propos prennent une tournure plus sérieuse. Il te faut t’assurer que votre relation reposera sur la confiance, que vous serez en mesure de tout vous dire. Avec la distance, c’est encore plus primordial à tes yeux. Tu ne veux pas revivre un tel épisode, pas alors que tu t’engages auprès de lui. Tu as tellement souffert de l’absence d’Azamir quand il a décidé de couper les ponts, souffert durant cette dernière semaine... Tu espères qu’il comprendra bien ta démarche. Si être honnêtes un envers l’autre n’est pas envisageable pour lui, ça ne sert à rien. Évidemment, tu t’engages à l’être envers lui, à lui rendre la réciproque. Venant de toi, on ne peut pas s’attendre à autre chose. Après quelques secondes, tu obtiens une réponse. Il faut dire que ça te rendait anxieux, désireux qu’il ne choisisse pas maintenant d’abandonner, de changer d’avis à cause de cette demande... Mais si à ce stade ça t’avait fait mal, ça aurait tout de même été moindre que dans quelques mois ou dans quelques années, après avoir cette impression que tout ne va plus, mais que personne n’ose évoquer le sujet. Bref, tu l’écoutes, ne l’interrompant pas, comme toujours. Il faut dire que c’est plus adéquat pour cette conversation vraiment importante pour vous. Vous avez pu mettre tout au clair, tu es en mesure de comprendre ses choix et c’était surtout ce qu’il te fallait. Tu l’accueilles avec plaisir quand il s’approche pour un nouveau baiser, prenant part à l’échange, te collant un peu plus contre lui. Quand il pose sa tête sur ton épaule après l’embrassade, une de tes mains vient lui caresser les cheveux tandis que l’autre reste dans le milieu de son dos. De nouveau, ces mots t’allègent le cœur. Un sourire amoureux prend place sur tes lèvres. Je t’aime aussi. Tu prends quelques secondes avant de réagir davantage à ce qu’il a dit plus tôt, n’arrêtant pas le touché dans sa chevelure. J’ai confiance en toi, Shin. Je sais que nous nous parlerons s’il y a quoi que ce soit qui va moins bien.

C’est fou à quel point je l’aime... Je réalise de plus en plus l’ampleur de ces sentiments qui m’habitent.

Il te reste maintenant une dernière petite chose à préciser, donc tu ne tardes pas. Tu parles toujours d’une voix basse, d’une voix douce. Il est collé contre toi, pas besoin de plus. Je respecterai toujours ton rythme. Si tu veux t’ouvrir à moi, je serai là pour toi, je serai là pour t’écouter, mais jamais je ne te forcerai. La main qui était restée dans son dos resserre sa prise, tu as besoin de l’avoir vraiment contre toi. Tu lui avais déjà dit quelque chose de similaire pendant le repas chez lui, mais lui rafraîchir la mémoire ne fait pas de mal. Puis, cela appuie que tes propos étaient sincères. Tu es certes curieux, mais jamais au détriment de la personne à qui tu poses des questions. Bon, tu n’es pas à l’abri de maladresse, sauf que justement, tu veux les éviter. Après un temps, tu ne peux dire combien, Shinara se recule d’un coup et tu ne comprends pas cette soudaine réaction. Tu allais lui demander ce qui se passe, jusqu’à ce que tu vois qu’il fixe quelque chose qui semble derrière toi. Est-ce que c’est la faute d’un des Pokémon? En tout cas, tu ne sens pas une présence proche. Ou alors... c’est sa maladie. Et puis, il ne faut pas être devin pour comprendre qu’il a bu, en plus... En tout cas, il a vraiment un comportement bizarre et il finit par t’en parler, te demandant d’aller chercher sa sœur, précisant que ce n’est pas contre toi. Tu te sens un peu perdu, mais une certaine panique s’installe quand tu l’entends parler et qu’il ne s’adresse clairement pas à toi ni à un des Pokémon présents. Ton regard va vers Knight qui s’approche de quelques pas. Tu n’as vraiment pas envie de laisser Shinara seul dans cet état, mais est-ce que le Dracolosse peut réellement expliquer ce qui se passe? Ou s’il va faire paniquer les autres qui ne comprendront pas, qui vont accourir pour rien. La décision devient encore plus claire quand ton interlocuteur mentionne son traitement. Ça te fait mal au cœur de le voir se recroqueviller, une fois de plus. Shin. C’est difficile d’avoir son attention, mais tu essaies tout de même de l’avoir pour lui parler. Tes mains se posent sur ses épaules. Je vais y aller la chercher. Mais je reviens avec elle, ok? Tu n’es pas seul, je vais revenir. C’est peut-être dans un but de te rassurer toi-même aussi, mais ça te semblait important de préciser que tu n’allais pas fuir.

Ça allait si bien... Je voudrais tant rester à côté de lui.

Te lever te demande un énorme effort moral. Tu n’as vraiment pas envie de le laisser comme ça, mais tu fais ce qu’il t’a demandé. Tu jettes un regard vers Tsuku, espérant qu’il prendra soin de son dresseur. Je reviens. Il te fallait le redire. Tu ne veux vraiment pas qu’il pense que tu l’abandonnes, que tu fuis. Donc, tu retournes presque en courant vers l’avant de la maison. Sans surprise, en te voyant ainsi, Azamir a un mouvement pour s’avancer vers toi, sauf qu’il remarque que tu vas plutôt vers Shara. Sans te préoccuper des autres personnes présentes, tu lui poses la question sans détour. Tu aurais le traitement de Shin avec toi? Ou on peut aller le chercher? Il le réclame, il s’est mis à... M’enfin, je n’ai pas tout compris, juste qu’il veut son traitement. Tu parles vite, déballant tout ce qu’il y a à dire. Tu prends ensuite le temps de bien respirer et d’adresser un léger sourire à ton meilleur ami. Ça va Azy, et ça ira encore mieux après. Et quand tu comprendras un peu plus... parce que Tanaka, ça ne te dit rien.



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



C-GEAR
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
(Page 2 sur 2) Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Master Poké :: Le Pokémonde :: Région Johto - 2E G E N :: Doublonville-