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Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
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Région : Kanto | Hoenn
Mar 14 Aoû - 6:46
Ferir semblait si heureux en revenant de ce week-end passé chez Shin. Tout s’est dégradé à une vitesse que je n’avais pas vu venir, que je n’ai pas compris sur le coup. Ferir est allé mal du jour au lendemain, à moins que j’aie manqué les premiers signes. C’est tout à fait possible. En tout cas, l’essentiel est que cette histoire est censée se terminer aujourd’hui. On fera tout ce qu’il faut pour que ces deux-là se parlent. Je ne peux plus continuer à surveiller mon ami, à m’assurer qu’il ne se blesse pas. Il a très mal dormi cette nuit, bougeant beaucoup dans son sommeil. Il m’a donc tenu réveillé une bonne partie de la nuit aussi. Je présume qu’il est anxieux, mais c’est un mal nécessaire pour qu’il puisse passer à la suite, pour qu’il décroche et qu’il puisse taire les sentiments qu’il a développés. Tu es persuadé que ça ne peut pas se passer autrement, n’envisageant pas que Shinara puisse être dans la contradiction, puisse lui aussi être amoureux. Il est vrai que face à un tel comportement, ta déduction est plus souvent bonne qu’autre chose. Avoir de la patience est de plus en plus ardu pour moi, mais je ne veux pas m’en prendre à mon ami. Ce n’est pas de sa faute s’il se lie si vite, même en sachant qu’il ne doit pas le faire. Il a été confronté à des comportements ambigus, qui n’allaient pas dans le sens de simples amis. Donc c’est normal qu’il ait été perdu dans tout ce qui s’est passé. Bref, dès l’aube, je ne me suis pas attardé au lit, Ferir non plus. Nous avons pris soin des Pokémon du refuge ensemble, j’ai préparé le petit-déjeuner par la suite. Ferir n’avait pas très faim, mais il a tout de même mangé. Il est allé sous la douche, j’y suis allé après lui. Bien qu’il y ait deux salles de bain avec douche, on ne peut pas en même temps. L’eau devient froide rapidement. Avant de m’y rendre, j’ai aidé mon ami à refaire son bandage, m’assurant du même coup qu’il n’a pas empiré ses blessures et qu’il n’a pas arraché, une seconde fois, les sutures. Heureusement, il a résisté.

Devant l’angoisse qu’il te montre depuis votre levé, il est normal de t’en inquiéter.

Il m’a répété une dizaine de fois qu’il ne voulait plus voir Shin, qu’il allait se débrouiller pour ne plus avoir de sentiments, qu’il allait gérer. Je me suis borné. Je sais très bien qu’il me ment, qu’il joue à l’autruche, qu’il cherche juste à fuir la confrontation. Les autres paroles qu’il a pu me dire vont dans le sens contraire. Il s’inquiète de son apparence, il s’inquiète de se faire dire qu’il est pathétique... Au fond, c’est ça sa crainte. Il redoute aussi de se retrouver face à la vérité, celle qui lui fera mal sur le coup, mais dont il sera capable de se détacher et de la surmonter. Ferir a besoin qu’on soit clair avec lui, au niveau des attentes, mais aussi dans tout. Sinon, il ne décroche pas de l’espoir au point d’en souffrir. Je ne comprends pas bien pourquoi il fait ça, je ne comprends pas non plus ce qui s’est passé dans sa tête pour qu’il en vienne à délirer que j’allais de nouveau l’abandonner..., mais je sais que je veux retrouver mon ami, celui que je connais depuis si longtemps. Je veux l’aider à aller mieux et ça commence par mettre la main sur la personne qui le rend si mal pour qu’ils se parlent enfin. Il a essayé de se maquiller, de mettre ses lentilles, sauf que ça n’enlève pas tant toute la fatigue cumulée de sur son visage. Ça n’enlève pas la légère repousse dans ses cheveux et l’aspect plus terne de sa teinture qu’il n’a pas entretenue depuis son retour de ce week-end avec Shin. Qu’importe, je ne passe pas de commentaire quant à son apparence. La dernière chose que je veux est qu’il utilise ça pour s’opposer à partir. Une fois que nous sommes tous les deux prêts, il ne reste plus qu’à sortir à l’extérieur. Néanmoins, alors que j’ai la main sur la poignée de la porte, Ferir tire mon haut. Je le sens à peine, mais assez pour me décaler et le regarder. Je ne veux pas... Je t’en prie Azy, il va juste me rejeter en se moquant... Je crois aussi que c’est ce qui arrivera; donc je serai là pour lui après. Je l’aiderai à aller mieux, à s’en remettre et à continuer de faire des rencontres.

Tu ne mentionnes rien de tout cela. Si tu confirmes avoir la même idée, c’est évident que le propriétaire des lieux n’acceptera plus de te suivre.

Le seul moyen de le savoir c’est en y allant. Je reste avec toi, tu pourras compter sur moi. J’ignore si mes propos sont rassurants. En tout cas, ils semblent l’être un peu. Ferir hoche doucement la tête et sa poigne relâche mon vêtement. Nous pouvons donc sortir et j’appelle mes Pokémon. Knight et Leon nous servirons de monture pour nous rendre jusqu’à Doublonville, à Johto. Dès qu’ils arrivent, je ne perds pas de temps pour montrer à mon ami comment se tenir sur mon Dracolosse pour que tout se passe bien. J’admets que la pensée qu’il pourrait volontairement se placer en danger m’a effleuré l’esprit, mais je ne crois pas que ses comportements soient de cet ordre-là. Ils me semblent plutôt être des appels de détresse, être issus de l’incapacité de Ferir de faire autrement que de tout prendre contre lui. Il m’écoute en silence, hochant juste la tête de temps à autre. Je l’aide à s’installer et je le rejoins ensuite avec Leon. Ils connaissent la destination, soit la gare de Doublonville. À partir de là, on va espérer que le concerné parviendra à nous indiquer le chemin vers l’immeuble dans lequel Shin habite. Pendant le trajet, le silence règne. J’observe parfois mon ami du coin de l’œil, m’assurant qu’il n’est pas trop perdu dans ses pensées. Il garde ses deux mains sur le dos du dragon, donc je ne crois pas avoir de raisons de m’en faire. Lorsqu’on voit la gare au loin, il ne reste plus qu’à déterminer par quelle sortie Ferir est sorti et la direction dans laquelle il est allé pour l’appartement de Shin. Je tourne donc la tête vers lui, attendant ses indications. Après quelques instants pendant lesquels il semble concentré, il nous pointe une direction. Je crois que c’est par là. Je n’ai pas besoin de parler que mes Pokémon savent quoi faire. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il ne se trompe pas. Connaissant le sens de l’orientation de Ferir, ce n’est pas impossible. Au moins, en vol, c’est rapide et nous pouvons faire le tour de la ville, aussi imposante soit-elle. Il finira bien par reconnaître l’immeuble, s’ils ne sont pas tous identiques.

Mais tu prendras le temps qu’il faut, il est hors de question de rebrousser chemin maintenant que vous y êtes presque.


Sans surprise, il nous faut tourner en rond, mais au bout d’une dizaine de minutes, tout au plus, Ferir se manifeste bruyamment. C’est là, c’est son immeuble! Puis il pointe le bâtiment qui n’est plus très loin devant nous. Je demande donc à mes dragons de se poser devant, ce qu’ils font. Les pieds sur terre, je m’approche de la porte de l’édifice, regardant les noms sur les sonnettes. Mon ami me rejoint avant de me montrer laquelle est la bonne. Alors, il s’appelle Shinara... Je n’ai pas pu m’empêcher de passer le commentaire de vive voix. Je déteste surnommer les personnes que je ne connais pas, mais il m’a été présenté ainsi. Oui, mais ne l’appelle pas comme ça, il n’aime pas son prénom complet... Un son agacé sort d’entre mes lèvres, mais je ferai au mieux pour ne pas l’obstiner. Et on verra comment je le nommerai une fois devant lui. J’ai un moment d’hésitation, me demandant si c’est vraiment une bonne idée de simplement sonner et espérer qu’il nous réponde. Ça serait trop facile de nous esquiver. Non. Ma main retient le mouvement de Ferir qui allait appuyer sur la sonnette. Face à son incompréhension, je m’explique. Montre-moi son appartement, je vais aller frapper directement à la porte du balcon. S’il est là, je vais le voir. Et s’il m’esquive, je le saurai. Bref, une fois que je sais à quel balcon me poser, je demande à Knight de m’y conduire. Leon reste aux côtés de mon ami pour le surveiller. Je n’ai aucun mal à me glisser en bas du dos du Dracolosse une fois qu’il se trouve au-dessus du balcon. Il ne me reste plus qu’à regarder à l’intérieur et je dois admettre que la surprise est la plus totale. Je m’attendais à voir n’importe quoi, mais pas des jouets d’enfant... Je regarde pendant un moment, mais il n’y a aucun mouvement. Personne n’est présent dans cet appartement. Il va falloir aller voir ailleurs, mais j’admets que je ne sais pas comment nous y prendre pour le trouver. À moins de l’attendre ici.

Tu te dis qu’il n’a pas le choix de revenir à un moment ou à un autre, surtout s’il a un enfant.

Knight me ramène auprès de Ferir. Ce dernier paraît anxieux, grattant son bandage. Je redoute la réaction qu’il aura lorsque je lui parlerai de ce que j’ai vu... Alors? Il est là? Il me demande d’une voix basse, comme s’il n’était pas sûr de vouloir savoir la réponse. Non, il n’y a personne. Avant qu’il me dise pour une énième fois qu’il veut rentrer, je poursuis. Tu savais qu’il a au moins un enfant? Je n’ai pas su comment le formuler d’une façon moins brusque que ça. La surprise la plus totale anime son visage tandis que sa main relâche son avant-bras gauche. Il lui faut un certain temps pour assimiler la nouvelle, mais la douleur ne tarde pas à revenir sur ses traits. Je déteste le voir ainsi... Je... je ne savais pas... Évidemment, je ne suis pas étonné. Ce type s’est juste servi de lui pour passer du bon temps, dans le dos de la personne avec qui il a eu cet enfant. Je suis désolé Ferir. Je garde ma réflexion pour moi, bien que je crois qu’il soit arrivé à la même déduction. Les larmes lui montent aux yeux. Je veux rentrer... C’est inutile Azy, ne me force pas à le voir... Je n’ai pas ce qu’il faut pour qu’il m’aime... Mes poings se serrent. Ça me peine quand il se dénigre, même sans être clair dans ce qu’il dit. Je me doute seulement de toutes les pensées néfastes qui sont en train de lui traverser l’esprit. Je t’en prie, je... Je peux voir une première larme rouler sur sa joue, je le serre donc contre moi, ne me préoccupant pas des passants. Je ne sais plus quoi faire, si c’est mieux de l’écouter. Est-ce que c’est suffisant pour qu’il soit en mesure de décrocher? J’ai peur que non et que ça ne fasse qu’empirer les choses. Pour le moment, je ne lui réponds pas. Doucement, je me recule et j’observe les environs, jusqu’à ce que je vois une silhouette connue qui vient vers nous. Voilà qui devient intéressant.

Vous n’allez donc pas rentrer, pas tout de suite du moins.

Utilisation de Vol (dernière utilisation 07.12.17)



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C-GEAR
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Région : Johto
Mer 15 Aoû - 15:02
Difficile de dire exactement comment cette semaine s’était déroulée, après ce week-end si… Agréable. C’était le premier mot qui lui venait en tête, bien qu’il se rendait bien compte de tout ce que cela générait, ensuite. Il ne savait même pas comment il avait réussi à tenir et à faire croire qu’il allait bien, focalisant son attention sur Kane. Il espérait sincèrement que le petit n’avait pas remarqué que quelque chose clochait, chez son père. Il voulait garder l’enfant en dehors de ses histoires. Autant pour le boulot, il savait parfaitement gérer, autant cette fois-ci… C’était plus compliqué. Si on rajoutait à cela que ça faisait une semaine qu’ils n’avaient pas vu Shara, la donzelle étant occupée par une mission importante. Depuis cette soirée aussi, au Blue Lagoon, il n’avait pas croisé Chang non plus. Peut-être lui avait-elle écrit… Il ne savait pas trop. A vrai dire, il n’utilisait que son portable du boulot. Celui dont Ferir n’avait pas le numéro. Il savait, dès lors qu’il lançait un regard sur l’écran, qu’il était pris par un terrible sentiment de culpabilité lorsqu’il constatait le nombre de messages et d’appels qu’il avait ignoré. Il avait d’ailleurs fini par arrêter de les lire. L’espace d’un instant, il avait même pensé à changer de numéro mais… Il n’y parvenait pas.

Il y avait une pointe de panique qui l’envahissait, chaque matin. Les heures de sommeil se faisaient rares et précieuses. Il était habitué aux crises d’insomnies, se disant que, comme à chaque fois, cela allait finir par passer. Il avait pris une décision, il s’y tenait. C’était sans doute la décision la plus conne qu’il avait pris de sa vie. Ou pas, en fait. Avoir accepté le mariage en était aussi une, surtout quand il constatait comme cela s’était terminé. Ces derniers jours, il y repensait souvent, au point de sentir la fureur l’envahir complètement. Heureusement, cela arrivait quand son fils était au centre aéré. L’y avoir inscrit lui permettait de souffler, tout comme cela permettait à l’enfant de s’amuser pendant les vacances. Le sbire se disait qu’il s’amuserait bien plus là-bas que s’il restait avec lui. Les difficultés qu’il avait à vivre normalement étaient flagrantes. Il avait encore maigri, n’avalant pas grand-chose. Cela commençait à devenir vraiment inquiétant, mais une fois encore, il remettait ce problème à plus tard. C’était une juste punition pour ce qu’il avait fait, et ce qu’il faisait actuellement.

Au moins, il continuait à prendre son traitement. Les choses auraient pu être complètement délirantes voire dangereuses s’il avait arrêté. Pour autant, il commençait peu à peu à en avoir marre, de tout ça. Ses pensées lui revenaient systématiquement en tête. Il se sentait comme harcelé, une partie de lui refusant catégoriquement sa façon d’agir. Il avait cette sensation bizarre d’être plusieurs dans son cerveau, avec cette notion absurde qu’on voyait dans les dessins animés du bien et du mal. Il ne cessait de se faire la morale à tout bout de champs et cela le fatiguait terriblement. De ce fait, il essayait de limiter les moments où il se retrouvait face à ses pensées, se noyant dans le boulot. Pour le coup, il aurait aimé être en mission en compagnie de sa sœur… Il aurait pu la rejoindre dimanche soir. Il avait hésité à lui envoyer un message. Il craignait toutefois que cela sonne aux oreilles de sa cadette un appel à l’aide, alors qu’il n’en avait pas besoin. Ce n’était qu’un mauvais moment à passer, il finirait par se remettre sur pieds.


Que tu crois.


« Tu préfères un petit pain ou une lunette au flan ? »

Shara avait fini par rentrer de sa mission, la veille. La fatigue qu’elle avait accumulée l’avait fait dormir à peine rentrer alors que Chang venait squatter chez elle. Mais ce matin, elle se sentait mieux. Elle n’avait pas encore pris de nouvelles de son frère, mais elle ne voyait pas pourquoi il irait mal, sa petite amie n’ayant pas pensé nécessaire de lui retranscrire la soirée qu’elle avait passée avec lui, le dimanche soir. Si elle l’avait fait, nul doute que la demoiselle se serait inquiétée directement. Elle connaissait son ainé et sa fâcheuse tendance à se monter la tête. Il était borné comme personne. Enfin, comme elle aussi, ce qui expliquait qu’ils n’étaient pas frère et sœur pour rien. Alors que les jeunes femmes venaient de se lever à peine une heure auparavant, elles se retrouvaient déjà dehors, à se rendre à la boulangerie en face de chez elle. Un petit déjeuner s’imposait et l’idée de passer du temps avec Chang lui faisait plaisir. Elle découvrait qu’elle n’était pas partir en mission comme ça, aussi longtemps, sans elle. Et apparemment, le sentiment était réciproque. Après avoir fait leur choix, elles quittèrent l’établissement, mordant à pleines dents dans les viennoiseries qu’elles venaient d’acquérir.

« C’est un Dracolosse non ? Et un Dracaufeu, je dirais… On dirait qu’ils cherchent quelque chose… »

La donzelle avait marqué l’arrêt, en attendant parlé un inconnu. En ville, c’était plutôt rare de croiser des pokemon, encore moins ceux dont il avait parlé. En se retournant, elle constata qu’il avait le visage tourné vers le ciel et elle consentit à en faire de même. Elle découvrit les deux bêtes, apparemment chevauchées par leurs dresseurs, sans doute. Elle n’y aurait sans doute par porté plus d’attention sur Chang n’avait pas commenté. « On dirait qu’ils se dirigent vers chez Yam’s… » Sha’ arqua un sourcil. Elle ne comprenait pas pourquoi sa petite amie continuait de nommer son frère de cette façon. Mais elle n’y fit pas plus attention, intriguée. En relevant la tête, elle constata qu’effectivement, les créatures avaient entamées une descente vers le quartier de son ainé. « On va voir ? » La curiosité était un vilain défaut. Néanmoins, Shara ne voyait pas pourquoi elle dirait non, étant donné qu’elles avaient du temps à tuer. Aujourd’hui, c’était journée relaxe. Alors le programme se faisait au fur et à mesure. Pour dire vrai, elle ne pensait pas que les pokemon et leurs dresseurs concernaient Shin’, étant donné qu’elle ne connaissait personne qui avait ses alliés. Elle se trompait peut-être. Après, l’appartement de son frère n’était pas loin, elles ne feraient alors pas un long détour.

Il leur fallut cinq petites minutes pour se rendre sur place, leur laissant le temps de dévorer leurs viennoiseries. La surprise se dessina sur le visage de la demoiselle lorsqu’elle s’aperçut qu’en effet, les deux hommes s’étaient arrêtés pile devant le bâtiment de son ainé. Il lui semblait que Shinara était le seul dresseur de son immeuble… Et elle fronça les sourcils en les avisant dans une étreinte. Elle découvrit seulement après coup qu’il s’agissait d’Azamir et Ferir, en réalité. Chang semblait l’avoir compris bien avant, arborant un large sourire et faisant de grands signes de main à leur attention.


« Salut ! Qu’est-ce que vous faites là ? »

Elle était énergique, fidèle à elle-même. Comme toujours, elle parlait avant de constater les choses. Elle réalisa que Ferir n’était pas au mieux de sa forme, cinq secondes après avoir parlé.
« Ça va pas ? » Directe. Une pointe d’inquiétude s’était dessinée sur son faciès, alors qu’elles s’arrêtaient à deux mètres d’eux. Shara affichait un visage neutre, plus ou moins fermé. Son œil unique était tourné vers Ferir, constatant qu’il avait pleuré. « Mon frère … ? » Elle cherchait à savoir si cela avait un rapport avec son ainé. En un sens, cela ne l’étonnerait pas. Mais étant donné qu’elle n’avait pas eu de nouvelles de lui depuis la soirée où il avait invité le jeune homme chez lui, elle n’était absolument pas au courant de tout le drame qui se déroulait devant elle.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Shinara's Theme : Dance With The Devil
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Ranger Kantô

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Lun 20 Aoû - 4:44
Deux femmes viennent directement vers nous. J’avais d’abord remarqué la sœur de Shinara parmi les deux, puisque c’est avec elle que j’avais pu passer une partie de la soirée lors de ce beach party. Rapidement, en voyant les larges signes de main de la part de l’autre femme, je peux aussi reconnaître son amie (dont j’ai oublié le nom parce que je ne voyais pas l’intérêt de le retenir à ce moment), celle qui était avec elle quand nous étions à la voiture, prêts à retourner chez Ferir. Je dois admettre que de la voir ainsi, toute joyeuse, ça me rend de mauvaises humeurs de façon instantanée. Elles ne savent pas ce qui se passe ou elles aussi, elles banalisent les effets sur mon ami? Me poser la question m’amène à avoir le visage plus fermé, bien moins enclin à leur répondre de la même manière. De toute façon, ce n’est pas très typique de moi d’avoir l’air si enthousiaste en voyant quelqu’un que je ne peux pas dire que je connaisse. Bref, cela s’accentue lorsque je sens que mon ami se cache derrière moi, me tenant le haut comme il l’avait fait avant que nous partions tout à l’heure. Je déteste quand il fait ça, quand il démontre qu’il a clairement honte de lui. C’est ce qu’un tel comportement reflète, au fond. Il s’en veut de s’être lié, il le porte sur ses épaules comme si c’était juste de sa faute, comme s’il est le méchant qui a pu manquer de respect. À mon sens, ce ne l’est pas du tout, voilà pourquoi je cherche à ce que les deux puissent se voir et qu’ils puissent mettre les choses au clair. J’aimerais bien lui dire de me relâcher, de cesser d’agir ainsi, sauf que les deux arrivent à proximité. Je surveille tout de même que mes dragons n’aient pas de réaction, mais mis à part Leon et sa méfiance naturelle, il n’y a rien à noter. Elles ne doivent pas représenter un danger. Voilà au moins un point positif dans cette affaire. J’ignore si je peux les questionner ou si je ferais mieux de simplement demander à voir le responsable de cette histoire. Je présume que Shara le sait, ils semblaient proche un de l’autre. Ça me semble être la meilleure solution pour en venir à bout rapidement. Je dois admettre que je suis près d’être à bout de patience.

Ne pas avoir dormi beaucoup ces derniers jours, d’avoir dû rester en hyper vigilance pour t’assurer que ton presque frère ne ferait pas de grosses bêtises n’aide pas à ton humeur. Tu n’es pas seulement à bout de patience, tu es aussi à bout de nerfs.

La question tombe ensuite, demandant à Ferir si ça ne va pas. Ça me paraît des plus évident en le voyant. Il essaie de ne pas pleurer davantage, il essaie de rester calme, mais toujours derrière moi. Évidemment, il ne répond pas. Il en est incapable sans devenir émotif, plus qu’il peut l’être en ce moment. À moins qu’il soit en train de hocher doucement la tête de droite à gauche, je le sens bouger. Shara demande alors si cela a un lien avec son frère. Elle semble beaucoup plus neutre que son amie qui affichait de l’inquiétude. Ce détachement a tendance à me conforter dans mon idée. Elle doit être au courant de tout, elle sait qu’il a juste profité de mon ami pour ensuite le laisser tomber quand il en aurait assez. Ou quand ça devient trop dangereux pour lui que cette petite relation soit découverte… Ça me rend malade rien que d’y songer. Il va falloir que je pèse mes mots, que je ne me montre pas trop rude dans ce que je peux répondre. Autant dire que ce n’est pas si simple… Je dois donc prendre un temps avant de dire quoi que ce soit puisque Ferir ne semble pas motivé à parler maintenant. Je peux parfaitement comprendre que ça soit difficile pour lui, c’est aussi pour cela que je me suis imposé pour l’accompagner. Le problème est vraiment que je ne sais pas comment commencer. J’ai presque l’impression qu’elles se foutent de nous. Je trouve ça quand même étrange qu’elles ne semblent pas au courant de la situation. Ou alors elles font semblant avec brio. Bref, j’essaie de laisser de côté cette contrariété pour parvenir à répondre quelque chose. Hn. Si vous savez où il se trouve, on doit lui parler. Au final, je ne parviens pas à rester complètement neutre. Il y a une légère rudesse et je m’en moque. Je veux surtout surveiller ce que je dis afin de ne pas blesser Ferir plus qu’il ne l’est déjà. Mettre des mots sur e que je pense de tout cela, j’ignore s’il s’agit d’une bonne idée. D’un autre côté, je pense qu’il est parvenu à la même déduction que moi, bien qu’il doit tenter de ne pas le montrer ou de ne pas trop y songer pour ne pas craquer devant elles.

Tu aurais voulu que tout soit plus simple, tu aurais même voulu que cette rencontre n’ait pas eu lieu. Au final, ton sentiment n’était pas mauvais et ta méfiance complètement justifiée...

Il s’est servi de Ferir pour prendre du bon temps et il lui a tourné le dos maintenant qu’il a eu ce qu’il voulait.
De nouveau, une rudesse transparaît dans ma voix. Impossible de faire autrement, quand je pense à ce que ce type a fait... Aucune considération pour la portée de ses actes. Ferir ne méritait pas ça. Il ne mérite pas ce qu’il s’inflige pour un autre qui se fout de lui. Bref, il coupe mes pensées quand je l’entends sangloter, et quand je sens sa tête s’écraser contre le haut de mon dos. C’était ce que je voulais éviter pour le moment, mais dans tous les cas, la vérité aurait fini par lui éclater au visage. Il ne reste plus qu’à attendre que les deux femmes daignent me dire où Shinara se trouve. Et s’il cherche à fuir, je veillerai à le retenir. Dans tous les cas, ça se règle aujourd’hui, en espérant que tout le monde ici décidera de collaborer. En attendant, je me tourne légèrement pour atteindre le dos de mon ami, essayant de le calmer avec l'aide de touchés. Je ne sais pas comment faire autrement, n’étant pas vraiment en état de le consoler avec des mots. Je risquerai d’empirer ses larmes ou de me montrer trop brusque.

Ce qui n’aurait pas d’intérêt.



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Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
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Région : Johto
Lun 20 Aoû - 18:42
Sha ne pensait pas tomber sur les deux Kantoniens, en venant ici. Elle ne pensait pas non plus qu’il existait un problème et elle ne s’était absolument pas inquiétée de ne pas avoir de réponse de son frère, pendant sa semaine de boulot. Il savait qu’elle se trouvait en mission plus ou moins périlleuse alors elle imaginait qu’il n’avait pas voulu lui attirer de souci. Ça, il ne se le pardonnerait jamais. Elle n’avait pas porté plus d’attention à l’absence de réponse hier soir, lorsqu’elle lui avait envoyé un message pour dire qu’elle était rentrée. Il n’avait pas répondu pour l’instant, mais c’était sans doute parce qu’il dormait encore… Ou était occupé ailleurs. Ok, dormir, à cette heure, venant de Shin’, c’était importable, il fallait l’avouer. Mais s’il bossait, c’était envisageable. En tous les cas, elle se rendait bel et bien compte qu’il y avait quelque chose qui clochait et ça, elle le dénota bien plus rapidement que Chang qui s’empressait de demander comment le jeune homme se portait. Mal, de toute évidence. Il ne fallait pas être un génie pour le constater, mais la donzelle avait toujours tendance à commenter trop vite. Réfléchir avant de parler, ce n’était son genre.

La cadette restait plus neutre, guettant les réactions de Ferir. Il n’avait pas manqué de se planquer derrière son ami, quand elles s’étaient approchées. Pourquoi, cela restait encore à déterminer, mais son flair lui disait que cela avait tout à voir avec son frère. Une fois encore, il ne fallait pas être un génie pour s’en rendre compte et elle ignora le regard surpris que Chang lui lança, lorsqu’elle évoqua Shinara. Bon dieu, elle aimait cette femme, vraiment. Mais parfois, avec son comportement puéril et sa spontanéité, elle avait le don de l’agacer. Au moins, Ferir était capable de répondre par lui-même, bien qu’aucun mot ne fût prononcé. Chang afficha une moue désolée, se mordant un peu la lèvre inférieure. Elle aurait bien demandé le pourquoi du comment, mais en vue de la tension qui régnait à ce moment-là, elle se rendait bien compte qu’elle devait réfléchir avant de parler. Pour une fois. La réponse brute d’Azamir fit arquer un sourcil à la plus jeune, constatant qu’il y avait de la colère derrière ses mots. Et voilà, son frère avait fait des siennes, sans surprise…


« Désolée, mais je ne sais pas où il est. J’étais en déplacement toute la semaine pour mon travail et je suis rentrée hier soir donc… Je n’ai aucune idée de ce qui se passe. »

Elle garda entre ses dents le fait que son frère était majeur et qu’il avait le droit de faire ce qu’il voulait sans que sa sœur ne soit toujours sur son dos. Elle s’abstient néanmoins, se rendant bien compte que jeter de l’huile sur le feu serait un acte inutile. Shara cherchait juste un moyen pour qu’on lui explique les choses, et ensuite elle pourrait aviser. De toute évidence, le ranger avait l’intention de continuer sa phrase et ce qu’il lâcha la laissa sans voix. Les paroles eurent l’effet d’un coup de fouet, autant pour Sha’ que pour Chang. La surprise vint à se peindre sur leurs visages et elles échangèrent un regard, cherchant à savoir si l’autre était au courant, pour que ce genre de critique soit balancé. Il était évident que Ferir le croyait, lui-aussi, en vue du sanglot qui déchira sa gorge. Chang se sentit terriblement mal pour lui, sentant les larmes lui monter aux yeux, à elle aussi. Trop émotive. Et une capacité à ressentir la douleur des autres, à se demander ce qu’elle faisait chez les Rockets.


« Mais non ! Ce n’est juste pas possible que ce soit ça. Si c’était le cas, il n’aurait pas pris la peine de t’inviter chez lui alors qu’il n’a jamais invité personne ! »
« Elle marque un point. »

Chang parut étonnée. Depuis la phrase choc, sa chérie s’était terrée dans une réflexion silencieuse, ayant tendance à faire un peu claquer sa langue contre son palais. Sale tic qu’elle avait piqué à son frère, d’ailleurs. Elle avait fini par relever la tête, regardant tour à tour les deux hommes.

« Comme dit, je ne sais pas ce qui s’est passé. Mais Chang a raison sur ce point ; tu n’invites pas une personne que tu projettes de jeter, et tu cuisines encore moins pour elle, surtout quand il s'agit d'un plat qui a tant de signification pour lui. Mon frère est con quand il s’y met, mais quand même. » Elle se tourna vers Ferir, ne sachant pas vraiment si elle arriverait à capter son attention. « J’ignore ce qui se passe dans la tête de Shinara, mais je doute sincèrement que tu n’es qu’un mec de plus sur la liste. Et ça, je le constate puisque, de toute évidence, il n’a pas été clair avec toi. Si c’était vraiment son intention de juste « prendre du bon temps », t’inquiètes pas qu’il aurait été direct et qu’il te l’aurait dit cash. »

Elle se montrait légèrement irritée, agacée surtout par le comportement de son ainé. Cela se remarquait à sa façon de l’appeler par son prénom complet. En tous les cas, elle pensait qu’il était nécessaire qu’elle éclaircisse certaines choses. Elle ne cherchait pas d’excuses au schizophrène, mais elle l’avait vu que trop souvent enchainer les aventures comme si de rien n’était. Elle n’avait jamais rien dit car il se montrait toujours très net dans ses attentions, et ça dès le départ. Elle ne pensa pas nécessaire de préciser que s’il en avait rien à faire de Ferir dès le début, il n’aurait pas pris la peine de rester dormir chez lui. Maintenant, pour expliquer ce qui se passait exactement, elle avait besoin d’un peu plus d’informations… Un résumé de la situation, ce ne serait pas de refus.



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Ranger Kantô

C-GEAR
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Mer 22 Aoû - 12:37
La conversation ne sera pas si simple, ce dont je me doutais en insistant pour que Ferir puisse parler avec Shinara. Par contre, elle ne l’est pas tandis que nous ne nous trouvons pas devant lui... Si mon ami continue de se cacher derrière moi, ça n’apportera rien de bon. Il doit apprendre à s’affirmer et j’espère qu’il le fera plus tard. Là, il doit surtout être sous le choc de ce que j’ai vu dans l’appartement, et honteux de réagir ainsi. Je n’insiste donc pas pour qu’il parle, le faisant moi-même, désireux de régler cette histoire au plus vite et donc de trouver le principal concerné. Je ne m’attendais pas à une très grande collaboration de la part de ses proches et j’ai eu raison de le croire. D’un autre côté, ce que Shara me répond me semble véridique (bien que tes réflexes et ta méfiance accrochent sur le fait qu’une personne si jeune puisse avoir un travail qui lui demande de se déplacer si longtemps..., mais ce n’est pas le moment d’y songer). Je me disais simplement qu’ils semblaient assez proches pour se parler d’un peu tout. Puisqu’il a au moins un enfant, il ne peut pas disparaître du jour au lendemain sans aucune communication envers sa famille. Bref, elle n’aurait aucune idée de ce qui se passe? Je n’ai plus qu’à la mettre au courant. Alors que je lui ai fait part de mes inquiétudes lorsque nous étions assis au bar, voilà que ces dernières se sont concrétisées. Par contre, je dois admettre que je ne m’attendais pas à ce que Ferir en sorte si affecté. C’est ce qui me met le plus hors de moi. Tout cela pour quelqu’un qui lui a joué dans le dos, qui lui a fait miroiter des espoirs en contradiction avec les attentes nommées... Il faut que ça me sorte de la tête sinon la contrariété déjà présente deviendra de l’agressivité. Il est temps de mentionner ce qui se passe, et sans surprise mon ami y réagit. Je peux aussi voir les expressions de surprise de la part de nos deux interlocutrices. Comme si c’était réellement surprenant... Elle m’avait bien dit que son frère agissait ainsi quand je l’ai questionnée, même si elle m’a aussi mentionné qu’il y avait quelque chose de particulier dans son comportement.

Concentrer ton attention sur Ferir est un excellent moyen de ne pas te fermer davantage, de ne pas en venir à croire que ces deux femmes te mènent en bateau.

Je ne m’attendais pas à une telle réponse, vive et émotive. J’anticipais qu’il allait être défendu, que ça n’allait peut-être pas leur plaire, mais pas à ça. J’ignore quoi en penser, il me faut un temps de réflexion. Ça serait inutile que je réponde directement puisque Shara, en appuyant les propos de son amie, me donne l’impression de vouloir poursuivre sur son idée. En tout cas, ces quelques phrases ont surpris Ferir qui a redressé la tête, s’éloignant de mon dos pour se décaler légèrement. Assez pour vraiment les voir. Il essaie de se calmer, de reprendre le dessus. Peut-être va-t-il tenter de parler maintenant, je ne sais pas. Ça sera toujours mieux lui que moi, il sait se montrer plus doux et plus compréhensif, puis je veillerai à ce qu’il ne se fasse pas berner par de belles paroles qui lui redonneront espoir et envie d’y croire. De ce côté, c’est assez. Ça fera seulement en sorte qu’il souffre davantage, qu’il ne décroche pas. Il est écrit naïf dans son front alors c’est facile d’en profiter... En ce sens, je ne trouve pas ce premier argument très convaincant, au contraire de mon ami qui semble y voir une lueur d’espoir. J’espère qu’il restera terre à terre, qu’il ne se montrera pas trop naïf pour une fois. Je ne sais pas pourquoi j’en viens à espérer ça; complètement inutile. Il est pendu à ses lèvres et il attend qu’elle reprenne la parole, ce qui ne tarde pas. Elle répète qu’elle ne sait pas ce qui s’est passé, et la suite me laisse perplexe. J’ai pu côtoyer une foule de personnes plus manipulatrices les unes que les autres, des personnes qui se plaisent à se jouer d’autrui... Je reste donc fermé tout au long de son discours, même quand elle me regarde. Sans surprise, elle se concentre davantage sur mon ami, continuant en affirmant hors de tout doute que son frère aurait été clair s’il avait voulu que passer du bon temps, reprenant mes termes. À mon sens, ça reste facile, bien que j’ai été choqué qu’elle puisse traiter Shinara de con. Néanmoins, je m’abstiens de parler, souhaitant entendre Ferir, s’il ose parler. Ou s’il est en mesure de le faire. De ce que je vois, il est toujours dans l’émotion. Cependant, je peux me rendre compte qu’il veut se calmer et qu’il semble avoir quelque chose à dire.

Si ça peut faire en sorte qu’il ait plus de facilité lorsqu’il se retrouvera devant le principal concerné, ça serait mieux pour lui.

Ferir se décale encore un peu, sachant aussi que je n’apprécie pas les contacts prolongés avec des amis. Je l’entends soupirer, il prend des respirations plus profondes. C’est un truc pour reprendre le contrôle sur les larmes. Puis, il se lance. À Azuria, il m’a dit qu’il ne voulait pas de relation. Alors je... j’essayais d’être un ami. Quand il m’a invité chez lui, c’est dans cette optique que j’y suis allé... Il détourne le regard, se mordillant la lèvre. Son malaise est évident, la culpabilité qu’il s’impose aussi. Je voulais respecter sa demande, mais il... m’enfin... il n’attendait pas que des gestes amicaux de ma part. Je ne peux m’empêcher de croiser les bras contre mon torse. C’est précisément le genre de comportement qui met Ferir dans tous ces états, quand ce n’est pas clair et qu’il a espoir que les choses changent. Je ne savais plus quoi penser, donc je me suis dit qu’il me voulait en ami... plus bénéfices. Sauf que même ça..., je crois qu’on ne se tient pas la main dans la rue... Il me faut un certain délai pour comprendre ce qu’il veut dire. Je ne suis pas du tout d’accord avec ce genre de relation..., mais je m’abstiens de commenter. Mon ami commence à gratter son bandage, bandage qu’il a caché sous la longue manche de sa veste. Il va encore se blesser s’il ne s’arrête pas. Je suis tenté d’intervenir, mais je suis sûr que cela ferait en sorte qu’il ne poursuive pas sur ce qu’il a à dire. Si je vois qu’il accentue son comportement, je le ferai. On s’est quitté sur une bonne note, je crois... Il ne semblait pas avoir envie que je parte, puisqu’il tardait en route vers la gare. Mais depuis, il ne me répond plus. Je n’ai plus aucune nouvelle, aucun retour d’appel ou de SMS... Il s’arrête, sa voix devenant un murmure étouffé. Je crois que c’est maintenant à mon tour de parler, parce qu’il a oublié un élément important dans cette histoire.

Ce qui te confirme ton impression que Shinara a pu se servir de ton presque petit frère le temps d’un flirt, sans égard pour les conséquences que cela peut avoir.

J’ai pu voir dans l’appartement grâce à mon Dracolosse. Il a une vie avec au moins un enfant, ce qu’il s’est bien abstenu de dire à Ferir.
Maintenant, je pense qu’elles peuvent comprendre ce qui se passe. Shara peut sans doute contacter son frère et nous serons enfin en mesure de mettre un terme à tout cela. Je résiste à l’envie de le demander immédiatement, ça serait sans doute trop brusque.



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C-GEAR
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Mer 22 Aoû - 20:03
Sha n’aimait vraiment pas la tournure que prenait cette journée. A la base, elle était censée se remettre de son retour de mission, profiter d’une journée off sans la moindre contrariété, juste avec sa chérie. La matinée avait, de plus, très bien commencée. Mais là, avec l’agressivité d’Azamir et la détresse visible de Ferir, elle se rendait bien compte qu’il en était fini de son beau programme. Elle tâcha de ne pas s’en montrer offusquée, bien qu’une certaine rancœur naissait dans sa poitrine. Cette façon qu’avait Azamir de la considérer l’énervait quelque peu. Oui, elle était proche de son frère, mais non, elle n’était pas obligée d’être à son chevet à tout bout de champs. Elle avait sa vie, il avait la sienne. Bon, il fallait quand même avouer que c’était plutôt rare, qu’ils ne se voient pas pendant une semaine, c’était long, c’était sûr. Ils communiquaient toujours plus ou moins une fois par jour, en général. Et le fait de se dire qu’elle aurait peut-être dû se montrer plus attentive l’agaçait aussi. Son frère était majeur, il était assez grand pour se gérer seul, malgré sa maladie. Bordel. Pourquoi faudrait-il qu’elle s’occupe de lui comme s'il n'était qu’un gosse ?

Les mots la surprirent, elle et Chang. La donzelle connaissait parfaitement le comportement « don juan » de son frère, mais elle avait bien dénoté dès le début qu’avec le Kantonien, son comportement était différent. Elle s’était dit, sans pousser plus loin sa réflexion, que son ainé avait enfin trouvé quelqu’un de bien avec qui il envisageait une relation plus sérieuse. Elle s’était même montrée heureuse à cette opportunité, ne pensant pas un instant que Shin pourrait s’enfermer dans un comportement d’autruche. Mais ça, elle ne le savait pas encore. Elle pensait qu’ils avaient parlés tous deux de leurs relations. Après tout, ça ne la regardait pas. Elle ne s’était jamais mêlée de l’histoire entre Shinara et Jasper, par exemple, et elle ne voyait pas vraiment pourquoi elle commencerait à le faire. Rappelons quand même qu’il était plus âgé qu’elle. Que de deux ans, certes, mais plus âgés tout de même. Bref. Chang ne manqua pas de réagir rapidement, laissant parler ses émotions plutôt que sa raison. Mais, pour une fois, elle marquait un point. En connaissant son frère, elle se rendait bien compte que quelque chose clochait.

Et apparemment, les paroles qu’elles utilisèrent réussir à atteindre le Kantonien qui avait fini de se cacher derrière son meilleur ami, se positionnant un peu mieux pour les voir. Ce serait plus pratique, quand la donzelle aurait besoin de lui adresser des mots directement. La hargne qui se dessinait sur les traits du ranger lui laissait penser que peu importe ce qu’elle pouvait dire, son frère serait toujours en tort. Elle ne partait pas du principe qu’il devait être excusé à tout prix, surtout s’il avait vraiment déconné, ce qui ne l’étonnerait guère, au final. Pour autant, l’étriper et le pendre sur la place publique sans connaitre sa version des faits, c’était complètement inefficace. Shara faisait toutefois le nécessaire pour taire sa pensée, insistant bien sur le fait qu’elle ignorait toute l’histoire. Elle se concentra davantage sur Ferir en parlant, se rendant bien compte qu’Azamir était parfaitement hermétique à ce qu’elle pouvait dire. Il s’était fait un avis sur Shin et il n’allait pas en démordre, de toute évidence. Dieu que ça l’agaçait. Elle réussissait néanmoins à se contrôler avec brio. Comme son ainé, elle était plutôt douée pour maitriser les émotions qui se dessinaient sur son visage. Cela n’empêchait pas néanmoins, de croire tout ce qu’elle disait.

En tous les cas, elle apprécia le fait qu’Azamir se tut, après sa tirade. Il laissait la parole à Ferir qui était, après tout, le principal concerné. S’il avait laissé son ami s’exprimer à chaque fois pour lui, elle aurait fini par perdre patience. Ce qu’elle apprit la laissa quelque peu perplexe, assimilant les informations progressivement. Elle n’était pas surprise que Shin lui ait dit qu’il ne voulait pas de relation, au début. Mais ensuite… Elle avait évolué, non ? Shara se sentait un peu perdue, ne pensant pas que son frère ait pu se montrer aussi ambigu. Chang essaya de prendre la parole, coupant presque le jeune homme dans sa tirade. Sa petite amie lui fit un signe de la main pour la faire taire, désireuse de le laisser parler sans gêne. Il avait des choses à dire, il fallait qu’il les extériorise. D’autant plus que cela lui permettrait de mieux comprendre la situation. Elle ne put s’empêcher parfois de froncer les sourcils, surprise par les révélations qui lui étaient faites. Alors oui là, comme ça, elle comprenait mieux l’agitation et l’énervement. Lorsqu’il y a un moment de silence, la jeune Kuna voulut prendre la parole, mais le jeune homme n’avait pas totalement terminé. Elle se mordit la lèvre inférieure, en apprenant davantage sur ce fameux jour. Tiens d’ailleurs… C’était ce soir-là qu’il avait demandé à sortir, non ? Elle avait pensé que c’était parce que c’était son anniversaire, mais cette remarque avait été bizarre dans son esprit. Shinara et anniversaire, ça n’allait pas forcément bien ensemble. Peut-être… Peut-être que son envie était autre, quand il avait demandé. Celle de ne pas se retrouver seul, notamment…

Sha’ réfléchissait à tout ce qu’elle avait appris, essayant de mettre de l’ordre dans ses pensées. Le comportement étrange de son frère envers Ferir avait des raisons de l’inquiéter, mais elle fut d’autant plus surprise quand Azamir ajouta son grain de sel. Cette fois-ci, Chang ne parut pas étonné, trouvant ça plus évident qu’autre chose.
« Ben oui, il vit avec Kane. Attends t’as dit quoi ? » Toujours parler avant de réfléchir, mais on comprenait sans mal qu’elle venait d'assimiler la fin de la phrase. Donc, Shin n’avait pas parlé de son fils aux Kantoniens, de quoi rendre la demoiselle ravie. Shara eut tendance à claquer une nouvelle fois sa langue contre son palais, sortant son portable en envoyant un message à son frère rapidement, lui demandant de l’appeler de toute urgence.

« Je vais le tuer je te jure, il m’énerve. » Chang afficha une mine déconfite, n’aimant guère la colère qu’elle voyait se dessiner sur le visage de sa chérie. Chérie qui se massait doucement les tempes, essayant de contrôler la fureur qui l’envahissait. Son frère, ce crétin. Elle prit une profonde respiration avant de redresser sa tête, regardant tour à tour Azamir et Ferir. « Ok, des explications s’imposent. Tout d’abord je suis désolée que mon frère ait agit comme un parfait crétin, vraiment. Pour autant, s’il est idiot, ce n’est pas forcément un connard. » Elle se tut un instant, se demandant évasivement ce qu’elle pouvait dire exactement. Puis elle se dit qu’il l’avait cherché et s’il y avait des détails qu’il n’avait pas voulu dire, eh bien, tant pis pour lui. Après s’être montré aussi indécis et contradictoire, il ne pouvait que s’en vouloir à lui-même. « Je m’explique ; Shinara est père célibataire et il a la garde de l’enfant biologique de son ex-mari. » Bim. Déjà là, elle envoyait du lourd et elle le savait, mais elle ne s'arrêta pas là pour autant. « Et je dis bien ex-mari, il est divorcé depuis presque deux ans maintenant. Je ne rentrerais pas dans les détails du pourquoi c’est mon frère qui a la garde de Kane, tout ce que je dirais c’est que son ex s’est tiré du jour au lendemain sans raison, ou s’il en avait une mon frère l’ignore. » Il y avait de la hargne dans ses paroles, mais cette fois-ci, elle n’était pas dirigée vers son ainé. Elle se souvenait que trop bien la dépression dans laquelle il avait sombré, après le divorce; malgré ses tentatives de faire croire qu'il allait bien. Elle n’avait plus envie de le voir dans cet état, maintenant qu’elle pensait qu’il s’était remis de cette épreuve.

« Ça, ça explique pourquoi à votre première rencontre, il t’a dit qu’il ne voulait pas d'engagement. Depuis son divorce, il a tendance à penser que les relations servent qu’à se faire souffrir et à rien d'autre. Néanmoins. » Elle avait tendance à marquer de légères pauses, histoire de reprendre un peu son souffle. « Ça ne l’excuse en rien pour le comportement qu’il a eu avec toi. Je ne sais pas ce qu’il recherche exactement et pourquoi il s’est montré si ambigu. Et je ne sais pas non plus pourquoi il ne t'a pas parlé de Kane. Je viens de lui envoyer un message parce que j'ignore vraiment où il est, s’il ne répond pas dans les minutes à venir je l’appelle pour qu’il s’explique. » Elle se sentait toujours furibonde, mais elle tâchait de montrer qu’en rien sa colère n’était tournée vers Ferir. Peut-être un peu envers Azamir et sa tendance à sauter aux conclusions trop facilement, à penser que Shin’ était du genre à tromper sa femme pour du bon temps alors qu’il avait un enfant où elle ne savait pas quoi… A vrai dire, elle ne voulait pas savoir ce qu’il pensait exactement. Dans sa fureur, elle n’avait pas remarqué que Chang s’était à son tour perdue dans ses pensées. Elle restait muette toutefois, ne sachant pas si elle pouvait ajouter quelque chose. Ce n’était que des spéculations, qui plus est…


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

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Ranger Kantô

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Ven 24 Aoû - 2:24
Pendant que Ferir s’exprime, je peux en profiter pour observer les réactions qu’il génère par ce qu’il mentionne. Il y a de la surprise, des froncements de sourcil, des petits signes qui me donnent des indications sur ce qu’elles peuvent en penser. Je me concentre plutôt à regarder Shara, tout en n’oubliant pas de surveiller mon ami, d’autant plus quand sa main se pose sur son avant-bras gauche. Le bandage, en plus du vêtement, donne de l’épaisseur et de la stabilité, mais il pourrait se mettre à gratter avec plus de vigueur, ce qui le blesserait. Je dois admettre que le voir avoir un tel comportement maintenant, tandis qu’il ne se trouve pas devant le principal concerné, me fait craindre les réactions qu’il pourrait avoir par la suite. Ce n’était peut-être pas une si bonne idée de forcer, en quelque sorte, leur rencontre. Mais d’un autre côté, Ferir ne pouvait pas continuer comme il le faisait. Il ne vivait plus, était incapable de s’occuper de lui et de ses pensionnaires... Pour que ça entre en conflit avec le refuge, avec sa capacité à gérer les soins, il faut qu’il en soit réellement affecté. Je ne l’avais jamais vu comme ça et ça m’a aussi affecté. Ce n’est pas une fausse détresse. De toute façon, il n’est pas du tout le genre de personne à s’inventer des maux pour obtenir la pitié des autres. Au contraire, il a plutôt tendance à essayer de les cacher pour faire croire que tout va pour le mieux. J’espère au moins qu’elles croient ce qu’il mentionne. Mentir n’est pas non plus dans sa nature. Il ne sait pas le faire. Bref, je ne peux empêcher un froncement de sourcil en voyant que l’une d’elles tente de le couper dans son élan, mais c’est de courte durée. Il a hésité à reprendre, mais il l’a fait, heureusement. Connaissant son tempérament, il aurait pu se taire et s’écraser... Puis ça aurait pu être difficile pour la suite, je ne suis pas certain qu’il serait allé au fond de ses pensées. Même en reprenant la parole, je ne suis pas sûr qu’il a mentionné tout ce qu’il avait à extérioriser. Néanmoins, le plus important est qu’il le fasse devant Shinara, pas ici. S’il se répète trop, ça ne sera pas bon non plus.

Les idées néfastes et les sentiments négatifs prendront de l’ampleur, cela pourrait aller au point qu’il ne parvienne plus à s’en détacher et à rassembler sa pensée pour être cohérent dans son discours. Tu as pu voir une facette de lui que tu ne connaissais pas, cette réelle instabilité psychologique derrière tous les comportements d’automutilation qu’il a...

Quand mon ami n’est plus en mesure de poursuivre pour le moment, je prends la relève, mentionnant un autre détail (si on peut l’appeler ainsi...) qui me confirme mes mauvaises impressions. Cette fois, j’obtiens une réponse instantanée et pas très réfléchie, ce qui est évident en vue de la question lancée tout de suite après. Je ne compte pas me répéter. Il me semble avoir été clair dans ce que j’ai dit. Shara a compris, si j’en juge par le fait qu’elle attrape son portable pour envoyer un message. Tant mieux, puisque je présume qu’elle l’envoie à Shinara. En tout cas, elle semble contrariée. Peut-être que j’ai aussi une part de responsabilité, mais je ne parviens pas à faire autrement. Au moins, je ne sens pas d’animosité envers Ferir et c’est le plus important. Il n’a rien fait de mal et je n’ai pas l’envie qu’il reprenne son discours dans lequel il culpabilise et se met tous les blâmes sur le dos... La contrariété devient évidente suite aux premières paroles qui sont dites et ça a peut-être tendance à m’adoucir un peu. En tout cas, sans surprise, ça ne plaît pas à Ferir qu’elle parle ainsi. Il se mordille la lèvre, gardant le regard bas. Par contre, il redresse un peu la tête quand le mot explication retentit. S’excuser pour le comportement d’un autre, c’est quelque chose que je ne comprendrai jamais. D’ailleurs, il y en a un qui s’empresse de le faire savoir. Ce n’est pas de ta faute... Il tente timidement, ne parlant pas très fort. Je sais qu’il voudrait ajouter plus, mais d’un autre côté, il faut aussi qu’il laisse parler. Lui n’aime pas les insultes de ce genre, mais de mon côté, je dois admettre que je suis moins fermé depuis. Au moins, nous n’entrons pas dans un discours qui ira défendre Shinara à tout prix. Mon ami est donc capable d’attendre qu’elle poursuive sans passer de commentaires sur ce point. Quant à la suite, je ne peux m’empêcher, tout comme lui d’ailleurs, d’afficher une certaine surprise (plus visible chez lui, évidemment). Avoir la garde du fil de son ex-mari... Je ne savais pas que c’était possible. Une fois de plus, Ferir aurait envie de parler, mais il reste silencieux, écoutant la suite. Elle précise donc qu’il s’agit vraiment d’un ex, qui est parti en les abandonnant. C’est le genre de nouvelle qui a tendance à me crisper le dos...

Reflétant ton propre vécu durant ta jeunesse. Bien que tu aies pu rencontrer ta mère et faire le point avec elle, qu’elle soit partie comme ça t’a toujours affecté.

C’est horrible qu’il les ait abandonnés tous les deux... Au final, mon ami ne peut s’empêcher ce commentaire, étant sincèrement désolé d’apprendre ça. Je ne comprends pas non plus comment on peut lâcher son enfant, comment on peut lui faire du mal aussi. C’est évident que c’est la même chose pour Ferir. Par contre, j’aurais aimé qu’il ne se montre pas si empathique tout de suite. À croire qu’il va défendre les agissements de Shinara..., mais pour le moment, il ne parle pas plus, attendant la suite. Ainsi, on apprend que la mauvaise expérience est la raison pour laquelle il n’envisage pas de relation. Je peux le comprendre, dans une certaine mesure. J’ai sincèrement aimé Sanea et Isiel et les deux m’ont été enlevées de la pire des façons qui soit... Pourquoi ça ne surviendrait pas une troisième fois? Mais tu chasses ces pensées rapidement, n’ayant pas l’envie de te lancer dans de telles réflexions et ainsi de risquer d’empirer ton humeur. Ta concentration doit aller vers ton petit frère de cœur. Ça se termine qu’elle mentionne que tout cela n’excuse pas le comportement de son frère et qu’elle ne sait pas pourquoi il a agi de la sorte. Ce n’était pas non plus ce qu’on lui demandait. Elle est plutôt la seule d’entre nous susceptible d’obtenir une réponse de sa part si elle le contacte. Ça nous évitera d’attendre ici qu’il revienne de lui-même. Avec un enfant, il ne doit pas pouvoir s’absenter des jours durant. Sinon, nous serions revenus aussi souvent qu’il le faut pour qu’enfin, tout cela cesse. Je comprends... Premiers mots de la part de Ferir depuis que Shara a terminé. Je voudrais juste comprendre ce qui se passe et ce que j’ai fait de mal pour qu’il refuse de me répondre... Je déteste quand il se met à se blâmer. Je résiste à l’envie de le lui dire maintenant, mais il vaut mieux attendre de voir s’il continue avec ça ou non. Il reprend la parole, mais sur un autre sujet. Il est toujours doux dans son intonation, parlant lentement et en étant toujours mal à l’aise d’établir un contact visuel. Au moins, je suis rassuré de savoir qu’il ne lui est pas arrivé quelque chose. Je craignais que ça soit le cas...

Une fois de plus, tu trouves ton meilleur ami beaucoup trop gentil, mais le commentaire te reste en tête. Il vaut mieux que tu ne parles plus jusqu’à ce qu’il réponde au SMS. En espérant qu’il le fasse. Tu remarques aussi que l’amie affiche une expression différente, mais ce n’est certainement pas toi qui iras demander ce qui se passe, puis Ferir continue d’admirer le sol avec brio.



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Ven 24 Aoû - 19:38
A aucun moment Sha’ avait pu imaginer que Ferir lui mentait. Il serait mal avisé de sa part de le faire, d’autant plus qu’elle était plutôt doué pour dénicher les menteurs. Raconter des salades maintenant, c’était mettre en péril sa bonne foi et ça… C’était déconseillé. S’ils voulaient réellement mettre la main sur Shin’, ils avaient plutôt intérêt à lui dire la vérité. Si tout n’était pas dit, si elle n’était pas au courant de tous les détails, ce n’était pas un problème. Pour autant, elle avait besoin d’assez d’informations pour comprendre la situation et essayer de faire avancer les choses. De toute manière, elles n’avaient pas trop le choix que de les aider, pour le coup. Azamir ne les laisserait certainement pas partir sans avoir vu le sbire au préalable. Même sans ça, Chang refuserait de partir sans avoir réussi à apporter du soutien au Kantonien. Elle ne le connaissait pas, certes, mais elle avait toujours eu des difficultés à garder ses distances avec les gens, surtout quand ils pleuraient. Plus émotive que ça, tu meurs. Si on ajoutait à cela qu’il s’agissait d’une personne qui avait de l’importance pour l’un de ses amis, le tour était joué. Et quand bien même, Shara n’était pas du genre à ignorer la détresse de Ferir, surtout qu’elle avait l’intime conviction que son frère avait bien foiré, à sa manière…

Mais une part d’elle s’inquiétait aussi pour son ainé. Le fait qu’elle n’ait pas eu de ses nouvelles depuis une semaine commençait à la faire doucement cogiter. D’autant plus qu’elle se persuadait, peu à peu, que le schizophrène était perturbé par cette relation… Comment lui, vivait la chose, d’ailleurs ? Elle s’agaçait du comportement qu’il avait eu, bien qu’elle ne se fiait actuellement que sur la version du jeune homme qui lui faisait face. Elle aurait aimé avoir le point de vue de son frère, étant donné que la même situation pouvait être vécue, interprétée, de façons totalement différentes, dépendamment des personnes. L’ajout d’Azamir, concernant l’enfant avec lequel il vivait, eu le don de la faire sortir de ses gongs. La goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Elle n’avait pas pensé une seconde que Shinara aurait pu cacher l’existence de Kane aussi longtemps. Qu’il ne le dise pas le premier soir, elle pouvait le comprendre. Ce n’était pas évident de séduire en commençant par un « j’ai vingt-deux ans et j’ai un fils de huit ans », mais après… Et en plus, Ferir était venu à l’appartement ! Etant donné que la chambre de Kane se trouvait en face de celle de son ainé, elle se demandait vraiment comment il avait pu ne pas s’en rendre compte. Ou alors, Shin’ avait parfaitement caché tout signe de présence du garçon dans l’habitat, ce qui, dans ce cas, l’énervait d’autant plus.

Quand elle prit la parole, elle ne put s’empêcher de s’excuser. Elle savait que ce n’était pas à elle de le faire, mais si cela pouvait calmer les esprits, tant mieux. Elle avait souvent pris l’habitude de s’excuser pour le comportement de son grand frère, au point où ça en devenait automatique… C’était navrant, quand on y pensait. Lorsque Ferir murmura qu’elle n’avait pas à le faire, elle réalisa seulement ses paroles. Elle fut quelque peu troublée, mais ne tarda pas à enchainer. Elle ne voyait pas quoi dire à propos de ses excuses, étant donné qu’elles étaient déjà faites. Shara ne voulait pas non plus perdre le fil de ses pensées. Sans surprise, elle vit la stupéfaction se dessiner sur le visage des deux Kantoniens, bien qu’évidemment, l’étonnement fût plus marqué chez Ferir. Quand elle évoqua l’abandon, elle crut constater un changement de posture chez le ranger, mais elle se sentait bien incapable de dire si c’était son imagination qui lui jouait des tours ou non.


« Horrible, ça doit être le bon mot. » Elle avait du mal à dissimuler toute la rancœur qui lui étreignait le cœur. Les mots du jeune homme résumaient parfaitement son sentiment. Il n’y avait toujours aucune agressivité de sa part envers ses deux interlocuteurs, mais sa froideur était parfaitement exprimée, tout comme son point de vue. Elle expliqua ensuite une partie du comportement de son frère de cette façon. Ensuite… Elle ne pouvait que spéculer, et ce n’était pas le mieux à faire. Le mieux, c’était de confronter Shin’ pour qu’il s’exprime par lui-même, comme un grand. Elle regarda son portable, s’assurant qu’elle n’avait pas loupé de réponse durant sa tirade, ce qui n’était pas le cas. Ferir finit par reprendre la parole, Sha’ n’ayant toujours pas remarqué l’absence de réaction de sa petite amie, perturbée plutôt par les paroles prononcées. « Qui a dit que c’était toi le fautif ? Si c’est mon frère qui s’est montré ambigu, c’est plutôt lui le problème, pour le coup. » Il fallait avouer qu’elle ne comprenait pas pourquoi il s’attribuait les torts, à moins qu’il ne lui ait pas tout raconté. Il y avait toujours cette éventualité, même si en vue de son état, elle en doutait tout de même. Elle fronça les sourcils à la deuxième phrase, bien qu’elle pouvait comprendre l’inquiétude derrière. Elle… Elle ne l’avait pas perçu de cette façon, d’un côté. Mais s’il était arrivé quelque chose à son frère, elle aurait forcément été mise au courant… Non ?

« T’es bien silencieuse, tout à coup. Chang ? »

Shara avait fini par se tourner vers sa chérie qui semblait avoir repris un peu contenance, réagissant surtout à la phrase du Kantonien. Elle s’était mise à se mordre la lèvre inférieure, lançant des regards fuyants vers la jeune Kuna.
« Si t’as quelque chose à dire, dis-le. » Il y avait anguille sous roche. Il était plutôt rare que Chang se montre aussi hésitante et finalement, elle se jeta à l’eau, bien qu’elle continuait de jouer avec ses mains, baissant le regard. « De nous quatre, je crois que c’est moi qui ai vu Shin en dernière... Tu sais, il nous a envoyé un message pour sortir dimanche soir. Ben j’y suis allée. » Sha’ arqua un sourcil, ne voyant pas en quoi c’était une révélation. Elle s’en était doutée, de toute façon. Etant donné que la donzelle ne s’intéressait clairement qu’aux femmes et qu’elle se fichait éperdument des hommes, elle ne voyait pas le tracas que cela pouvait engendrer. Et comme ce n’était pas le genre de son ainé de s’en prendre à des personnes en couple, elle n’imaginait pas que le problème puisse être celui-ci. Elle avait raison, d’ailleurs. « On est allé au Blue Lagoon. Mais on a rien fait là-bas, hein ! » Elle s’était empressée de rajouter la précision lorsqu’elle avait vu le regard de sa petite amie. Sha’ connaissait bien ce bar, étant donné qu’il s’agissait du lieu de prédilection de son frère et de Chang, pour la "chasse", quand ils étaient célibataires.

« On a juste bu un verre. Et euh… Il n’avait pas l’air très très bien, en fait. » Elle vit Chang nouer ses doigts, esquivant toujours tout contact visuel. « Il t’a dit pourquoi ? » La plus jeune avait fini par croiser les bras, quelque peu agacée de devoir ainsi tirer les vers du nez à son interlocutrice, bien que toute son attention était tournée vers elle. « Je crois… Il m’a dit qu’il se sentait bizarre parce que Ferir était parti… Mais maintenant je me demande s’il avait vraiment compris pourquoi. Et moi ben… Tu me connais. Pour moi, c’était juste évident que vous étiez en couple. » Elle avait adressé la dernière phrase en direction de Ferir directement, comme si elle cherchait à se justifier. « Et ? » « Et… Il a tenu un discours étrange où j’ai eu l’impression qu’il cherchait à se convaincre que ce n’était pas le cas, sauf que mon impulsivité et moi lui avons balancé les évidences à la figure. Je n’étais pas méchante dans mes propos ! Mais c’est logique d’être en couple quand on s’écrit tout le temps, que t’as un sourire idiot qui se dessine sur le visage quand t’as des réponses de l’autre… Que vous vous appelez dès que vous avez l’occasion, tout ça quoi. C’est juste adorable de le voir réagir comme ça ! Et puis y a l’exclusivité aussi. » « Tu… Tu lui as demandé ça …? » Il y avait une part d’incompréhension de la part de Shara, oubliant parfois que son frère et sa chérie parlaient sans la moindre gêne de leurs histoires de coucheries. En réalité, elle ne serait pas surprise d’apprendre que sa petite amie connaissait les détails croustillants de la première nuitée entre Ferir et Shin… Et elle espérait qu’elle avait eu le bon goût de ne pas raconter à son frère leur première fois, à Chang et elle. Elle risquait de virer au rouge et de ne plus assumer le regard de son ainé, après ça. « Ben ouais, il m’a regardé comme si j’avais dit une connerie plus grosse que moi avec un brin d’effarement alors… Du coup… Je me demande si je n’ai pas merdé à fond et si je n’aurais pas dû t’en parler avant… »

Une moue désolée s’était dessinée sur le visage de la donzelle, regrettant réellement de ne pas avoir parlé plus tôt de cette anecdote. Mais Shara ne l’écoutait déjà plus, ayant récupérer son portable de sa poche. A la voir faire, elle donnait l’impression d’avoir complétement oublié la présence d’Azamir et de Ferir. C’était un peu le cas, d’ailleurs. Elle venait de comprendre quelque chose, de voir un gros problème qu’elle n’avait pas anticipé avant et qui commençait à la faire paniquer, bien qu’elle tâchait de garder son calme. Elle craignait d’avoir surestimé la capacité de son frère à gérer ses sentiments. Ça pouvait paraitre idiot, mais elle avait mis de côté un détail qui avait son importance : sa maladie. Même s’il se soignait, il avait toujours des moments où il restait imprévisible. Elle s’empressa de l’appeler, s’agaçant en constatant qu’il ne répondait pas. Elle essaya ensuite sur le portable du travail, n’obtenant pas plus de réponse. « Passe-moi ton téléphone. » Elle ignorait si c’était parce que c’était elle qui l’appelait qu’il refusait de décrocher et elle se doutait qu’il n’allait pas forcément répondre à un appel de Chang mais… S’il y avait un maigre espoir que ce soit possible, il fallait tenter le coup.

Et pendant cette tentative d’appel, ce fut le portable de Ferir qui émit un léger son, signe de réception d’un message. L’expéditeur ? Shin. Le message ? Un lien internet, auquel était ajouté le terme
« Lyrics » en seul message écrit.


Lyrics:
 


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
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Ranger Kantô

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Dim 26 Aoû - 0:03
Après que Ferir ait parlé, c’est à notre tour d’en apprendre davantage et je dois admettre que je l’apprécie, j’imagine qu’il en est de même pour mon ami. Au moins, il peut mieux comprendre, en partie, ce qui se passe. Néanmoins, ça n’excuse pas le comportement ambigu qu’il a subi et qui l’a amené à ne plus savoir sur quel pied danser, qui l’a amené à développer des sentiments qu’il peine à admettre parce que ça implique, selon lui, qu’il a manqué de respect à Shinara en ne sachant pas garder la distance imposée dès le départ. Bon, même sans les gestes typiques d’un couple, je ne suis pas sûr que Ferir aurait pu se contrôler. Il se lie trop vite, surtout s’il se sent bien avec une personne. Je suppose qu’il parvient à le cacher, comme il a pu me cacher cet amour qu’il avait pour moi pendant si longtemps... (Si seulement c’était ça. Tu étais le seul à ne pas l’avoir remarqué, mais c’est habituel chez toi.) Bref, ces échanges d’information devraient aider pour la suite des choses, si le principal concerné daigne répondre à l’un de nous. Je ne suis pas surpris que Ferir soit triste d’apprendre que Shinara ait pu être abandonné par son ex. Il semblerait que Shara éprouve beaucoup de rancœur à ce sujet, ce que je peux aussi comprendre. S’il fallait que ça arrive à... Hum, c’est déjà un peu ça qui s’est produit et la raison pour laquelle j’ai amené mon presque petit frère ici. Ce n’est peut-être pas comparable, mais je ferais n’importe quoi pour qu’il retrouve sa stabilité, pour qu’il aille mieux. Ce dernier finit d’ailleurs par mentionner qu’il aimerait savoir ce qu’il a fait de mal, et contre toute attente, il obtient une réponse sur ce point. Réponse qui le surprend, mais il détourne rapidement la tête, tandis qu’un petit hoquet lui remonte la gorge, signe que son émotivité revient. Bah... On n’arrête pas soudainement de parler à une personne si on n’a rien à lui reprocher... Alors j’ai... j’ai fait quelque chose qu’il fallait pas. C’est toujours à cause de moi... Cette fois, je ne peux pas rester silencieux. Ferir, arrête. Il ne faudrait pas que je poursuive, je le sais. Je suis à bout, je suis fatigué. Je n’en peux plus de son comportement à toujours se rabaisser alors les mots sortent de ma bouche sans me demander mon avis. Arrête de te blâmer pour tout et de te rabaisser. Arrête de porter le poids du monde sur tes épaules.

Tu te tais brusquement, fermant les paupières. Soufflant un coup, tu essaies de reprendre de façon plus posée.

Excuse-moi. Ça ne sert à rien que je m’énerve contre lui, je vais juste empirer les choses et le faire culpabiliser encore plus. Je t’ai dit que tu ne mérites pas ce que tu t’infliges. Que tu sois fautif ou pas, arrête de te faire du mal. Je ne suis pas content d’avoir dit tout cela devant elles, mais c’est fait et je ne peux plus le changer. Ferir s’excuse d’une demi-voix avant de poser sa tête sur mon torse, je le serre contre moi d’une main. Je déteste vraiment le voir mal comme ça. Je pensais qu’il aurait besoin d’un long moment comme ça, mais il se redresse plus vite que je l’aurais cru alors je le laisse faire. Il mentionne alors être soulagé de savoir qu’il n’est rien arrivé à Shinara parce que c’était quelque chose qu’il avait envisagé. C’est vrai qu’au moins sa sœur aurait été mise au courant, surtout qu’il a un enfant à sa seule charge. Il faut bien que quelqu’un s’en occupe si un cas comme ça se présente. Par contre, je ne parviens pas à savoir ce que signifie ce froncement de sourcil. Quant à Ferir, il ne daigne plus lever la tête. J’imagine qu’il continue d’avoir de mauvaises pensées envers lui-même. Je voudrais tant que ça ne soit pas le cas. Il serait plus heureux, il vivrait mieux. C’est ce qu’il mérite... Je pose ma main sur son épaule, le rapprochant un peu de moi. Je ne suis pas doué avec les mots, mais si au moins mes gestes peuvent lui témoigner que je ne suis pas fâché. C’était un trop-plein que je ne suis pas parvenu à contenir. Il m’adresse un petit sourire qui me rassure, je lui en fais un en retour. Il sait que je ne veux que son bien. Je le mentionnerai de vive voix s’il le faut. Bref, nos interlocutrices commencent à se parler entre elles. J’avais aussi remarqué que Chang (cette fois, j’ai retenu) avait changé de comportement. Par contre, Ferir occupe un peu plus mes pensées et mes actions. Nous allons peut-être apprendre autre chose d’important. Il vaut mieux être attentif, en attendant d’avoir une réponse au message envoyé. Si nous en obtenons une... Tout dépend de ce qu’elle a pu lui écrire.

Mais tu te dis qu’il ne peut pas l’esquiver trop longtemps. Il y aura forcément une solution à un moment ou à un autre.


On apprend donc que le soir du retour de Ferir, Shinara et Chang se sont vus. Ça serait aussi la dernière fois que l’une d’elles a pu le croiser. Sans surprise, Ferir redresse la tête quand elle évoque qu’il n’avait pas l’air très bien. Et la suite lui fait afficher une surprise. Il ouvre la bouche, mais il n’a pas le temps de parler, Shara étant plus rapide que lui. Il y a alors une énumération du pourquoi elle croyait qu’ils étaient un couple, et je dois admettre que ça peut y ressembler. Je peux voir mon ami rougir quand il est question d’exclusivité et j’admets ne pas être plus à l’aise que lui. Je ne veux pas connaître sa sexualité, il est comme mon petit frère... Ce n’est pas un sujet dont je veux parler. Heureusement, elles passent rapidement dessus. Donc Shinara n’a pas bien pris de se faire dire qu’il donnait l’impression d’être en couple avec Ferir... De quoi redonner de l’estime de soi à mon ami. Et comme je le craignais, il a baissé la tête de nouveau. Mais on n’est pas un couple... il ne veut pas de moi comme ça... Il parle doucement, un certain tremblement est audible dans sa voix. Je le sens de plus en plus près de craquer de nouveau et je ne sais pas quoi faire de plus pour le rassurer, pour l’empêcher de perdre le contrôle. Je l’ai jamais vu comme ça, juste cette dernière semaine et je me suis senti démuni devant lui, à ne pas savoir comment l’aider, comment le soulager de sa peine. Je remarque que Shara essaie d’appeler. Ça sera peut-être plus efficace. Elle essaie à deux reprises avant de demander à son amie de lui prêter son téléphone. Il y a une certaine tension et je vois que Ferir se renfrogne de plus en plus tandis qu’il constate les tentatives ratées. Je n’aime pas ça. J’allais essayer de lui dire quelque chose pour lui changer les idées, mais son portable émet un son. Je l’ai entendu souvent quand il échange des messages avec Shinara, justement. Il sursaute, sortant l’appareil de sa poche. Je retire alors ma main de sur son épaule. Il est hésitant, mais il tapote l’écran pour l’allumer, et ainsi voir la prévisualisation du message, indiquant aussi l’expéditeur. C’est lui... Il glisse donc son pouce pour se rendre dans l’application des SMS. Il n’y a qu’un lien vers une chanson, avec « lyrics ». Il doit vouloir que tu portes attention aux paroles. C’est la première déduction qui me vient en tête, alors autant la partager.

Mais tu doutes de pouvoir aider plus, à moins d’un texte très terre à terre.

Après avoir hoché la tête, Ferir active ses données et il appuie sur le lien. La musique démarre quelques instants après. Comme je le craignais, je n’y comprends pas grand-chose. Une avalanche... Pourquoi se sent-il comme dans une avalanche? J’observe les autres, me disant qu’ils seront tous plus en mesure de saisir le sens de cet envoi. Une fois que la musique s’arrête, il y a un temps de silence que mon ami finit par rompre. C’est à cause de moi qu’il se sent si mal? Ce... ce n’était pas ce que je voulais... Une première larme roule sur sa joue. Alors, c’était une chanson pour le blâmer? Ou c’est lui qui prend tout contre lui, encore une fois. Je ne serais pas surpris que la deuxième hypothèse soit la bonne. Tu es sûr que c’est ce qu’il essaie de te dire? Mon regard va ensuite vers les deux femmes, espérant qu’elles ont mieux compris que nous. Elles le connaissent davantage, ça pourrait nous aider. Et pendant que je ne portais pas attention à Ferir, il en profite pour remonter sa manche du côté gauche... C’est en entendant son téléphone tomber par terre que je le regarde. Il dévoile son bandage qu’il essaie déjà de dénouer, donc je l’arrête en lui saisissant le poignet droit. Ferir, ne fais pas ça. J’aurais dû m’inquiéter qu’il ne m’ait pas répondu. Il n’a sûrement pas entendu ma question, perdu dans sa tête. Azy... Au moins, cette fois, il n’était pas trop perdu dans sa tête... J’aimerais comprendre ce qui s’y passe quand il s’isole au point de ne plus entendre ce qu’il y a autour de lui, de parfois même ne pas sentir qu’on le touche. Maintenant qu’il n’y a plus de risques, je le relâche et me penche pour ramasser son téléphone et le lui rendre. Il agit comme si de rien n'était alors je ne vais pas passer de commentaire sur ce qui vient de survenir. Si je lui réponds que je veux le voir, est-ce qu’il va me dire où il se trouve? Voilà une excellente question. C’est à souhaiter...

La fatigue est bel et bien présente, et tu voudrais que ton petit frère soit soulagé de ce poids.



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Dim 26 Aoû - 19:42
Shara avait bien conscience qu’il était nécessaire qu’elle divulgue quelques informations, à propos de son frère. Elle vivait un peu mal le fait qu’il ne l’ait pas fait lui-même, mais elle se disait que ce n’était pas plus mal, que ce soit elle qui évoque son passé amoureux. Si Shin’ venait à parler de son ex-mari… Ce serait tout de suite plus agressif. Elle ignorait s’il avait fait des progrès, de ce côté-là, mais elle prenait toujours des précautions, évitant d’évoquer ce sujet sensible pour ne pas récolter une colère non méritée. Il y avait des histoires, concernant son ainé, qu’elle savait trop délicates pour que le sbire en parle de lui-même, ou qu’il parvienne à garder son calme en les évoquant. Elle ignorait néanmoins qu’il avait déjà parlé à Ferir de leur père, bien qu’il s’était montré assez évasif tout en faisant parfaitement passer le message. Si elle l’apprenait, en soi, elle trouverait qu’il y avait déjà du progrès, à ce niveau-là. Après… Il y avait beaucoup de chose sur lui que son ainé ne désirait pas parler, ce qui avait tendance à lui faire penser qu’il n’était pas des plus fréquentables. Dans son esprit, c’était ainsi qu’il l’interprétait, remettant cette histoire de malédiction sur le tapis.

La façon de Ferir de s’attribuer tous les torts l’étonna. Elle venait pourtant de dire que dans ce cas-là, c’était Shin’ qui était le fautif, non ? Elle ne comprenait pas pourquoi il s’obstinait à dire que c’était lui, la source du problème. Et de toute évidence, le ranger qui l’accompagnait était agacé par cette réaction. L’incompréhension qui s’était dessinée sur son visage laissa place à une expression plus ferme, tandis qu’elle croisait les bras contre sa poitrine et acquiesçait doucement. Elle n’aurait pas utilisé tant de rudesse, mais la fatigue présente n’aidait pas à garder les esprits calmes.
« Azamir a raison. Que tu aies fais quelque chose ou non, le problème reste le même. Shin’ n’a pas à t’ignorer comme il le fait. C’est à lui que revient le blâme. » Elle n’était pas du genre à enfoncer son frère sans raison, mais elle pensait sincèrement que la situation serait tout autre s’il n’avait pas décidé de se terrer dans le silence. C’était d’ailleurs assez étonnant de sa part. « Tu ne devrais pas non plus essayer de comprendre mon frère sans avoir son point de vue… Tu pourrais être surpris. » En vue de sa façon particulière de penser, il était évident pour elle que tenter de prévoir ses réactions étaient aussi efficace que d’essayer d’écrire dans de l’eau. Elle hésita un instant, se demandant si elle ne devait pas profiter de l’occasion pour parler de la maladie de son ainé, histoire de dégager un peu les épaules du Kantonien. Il essayerait peut-être moins, dans ce cas-là, de comprendre le schizophrène… Mais l’absence de réaction de sa petite amie avait trop titillée son attention pour qu’elle passe à côté.

Et la conversation s’enchaina. L’expression de Chang était bel et bien de la culpabilité, et plus elle avançait dans son histoire, plus Shara commençait à comprendre pourquoi elle se sentait si mal. Shin’ agissait souvent bizarrement, mais cela faisait partie de son charme, d’une certaine manière. Mais pour autant, il était rare que cela affecte négativement son humeur. Là… Cet échange entre son frère et sa petite amie avait fait mouche, de toute évidence. Elle l’avait mise au pied du mur, sans s’en apercevoir. Elle l’avait empêché de fuir la réalité, comme ce qu’il tentait sans doute de faire. Il était doué, pour évoluer avec des œillères. Pour autant, il y avait des moments où il n’était plus possible de se voiler la face. Chez une personne normale, elle aurait sans doute assumé alors les sentiments qu’il en dégageait. Chez son frère… Elle craignait le pire.
« Mais pourquoi, au juste ? Je ne comprends pas. Il t’a dit ça à votre rencontre, mais les relations, ça évolue. C’est… » Chang se tut, stoppé par sa chérie. Cette dernière craignait que la franchise de son amie soit un peu trop virulente. Elle s’inquiétait de l’état dans lequel Ferir se retrouvait, désormais. « On va demander directement au concerné plutôt que de continuer à spéculer. » Il était préférable, en effet, de voir avec Shinara directement, plutôt que d’imaginer des choses et se blesser inutilement. Elle chercha à le joindre, bien que troublé qu’il ne décroche pas. Ce n’était pas son genre. Jusqu’à aujourd’hui, elle ne se souvenait pas qu’il ait ignoré l’un de ses appels. Peut-être… Peut-être n’avait-il pas son portable sur lui.

Mais cette possibilité fut rapidement balayée lorsque Ferir reçu un message. Il indiqua qu’il s’agissait de son frère et elle arrêta sa tentative de le joindre. Parfait, il ne voulait tout simplement pas lui répondre ! Elle dissimula sa frustration, un brin vexée par ce comportement. Il n’aurait pas été très intelligent de se lancer dans une crise de jalousie absurde, digne d’une gamine de cinq ans. Elle était plus intriguée de toute manière, par le lien qu’il avait envoyé au Kantonien… Elle échangea un regard avec Chang alors qu’il lançait la chanson. Le style rock lui faisait dire qu’il s’agissait parfaitement du genre de musique qu’écoutait Shin’ et elle avait l’impression de l’avoir déjà entendu. L’air était entrainant et elle eut l’espoir que le message contenu était positif… Que nenni. Elle comprenait l’anglais et elle était capable de comprendre la façon de penser de son frère. La surprise ainsi qu’un brin de panique s’empara d’elle alors qu’elle saisissait la main de Chang, arrivé au début du deuxième complet. Elle s’empara rapidement son portable, réessayant de joindre le sbire, sans succès. Elle continua de le faire, utilisant parfois celui de sa partenaire, sans pour autant parvenir à le joindre. Elle hésita à laisser un message, mais l’urgence de la situation lui faisait penser que cela ne servirait à rien.

En observant les deux hommes, elle se rendit parfaitement compte qu’ils étaient passés à côté du message. La phrase de Ferir eut le don de lui couper le sifflet et elle ouvrit la bouche, ne réussissant pas à répliquer. Une fois encore, ce fut l’émotion de Chang qui s’exprima en premier.
« Pas du tout ! C’est… C’est plus... un appel à l’aide… » Il y avait de la panique, dans sa voix. Elle avait du mal à se contrôler et elle fut d’autant plus animée lorsqu’elle vit le jeune homme relevé sa manche, découvrant ainsi le bandage qu’il portait au poignet. Alors… Il se scarifiait ? C’était un détail qu’elle ignorait. Les larmes lui montaient aux yeux, compatisante, et sa voix était chevrotante. « C’est pas le sens de la chanson, du tout… Shachou, faut qu’on fasse quelque chose, on ne peut pas… » Elle s’était tût, observant le visage de sa petite amie. La concernée était perdue dans ses réflexions, tout aussi troublée. Si la chanson disait vraie, son frère était dans un sale état et elle n’avait rien vu venir. Elle n’avait même pas été là pour lui apporter son soutien ou le forcer à faire face, à accepter ses sentiments. Dieu seul savait maintenant où il était ! Et si l’idée de se faire du mal lui traversait l’esprit, ce qui était apparemment le cas, elle craignait le pire. Elle se mordit la lèvre inférieure, ignorant presque la phrase de Ferir. Chang lui lança un regard qui se voulait suppliant, ne sachant absolument pas quoi répondre.

Et là, le déclic se fit. Elle cligna des yeux, réalisant qu’il n’y avait qu’un endroit où son ainé pouvait être, dans une situation comme celle-ci. Maintenant qu’elle connaissait son état d’esprit, elle connaissait l’endroit parfait pour qu’il se terre… Et se fasse davantage de mal, comme si ce n’était pas suffisant.
« Ce ne serait pas nécessaire, je sais où il est. » Sa voix était plus rauque, son visage plus marqué. Chang amorça un sourire de soulagement, rapidement balayé par l’expression sérieuse qui s’était peinte sur le visage de Shara. « Par contre… Il va falloir que je vous avoue un truc. Je crois… Je crois qu’Ani va m’en vouloir de vous le dire, mais je ne peux pas faire autrement. » Elle échangea un regard avec sa petite amie qui comprit son attention. Elle n’était pas plus sûre que ce soit bien vécu par le sbire, mais elles n’avaient pas vraiment le choix, si elles voulaient minimiser les réactions des deux Kantoniens, une fois qu’ils seraient en face du concerné. Avec de la chance, ce ne serait pas nécessaire, mais dans le cas contraire… Elle devait faire ce qu’il fallait pour les protéger, autant eux que son ainé. « Autant le fait qu’Ani ne t’aie pas parlé de Kane me révolte, autant le fait qu’il ne t’ait pas dit la vérité, sur ce point, je peux le comprendre. Ne lui en voulez pas, s’il vous plait. C’est vraiment… Pas facile à gérer et mon frère ne l’assume pas, même s’il n’y est pour rien… » Elle se mordit la lèvre inférieure. Elle serra la main de Chang dans la sienne pour se donner du courage. Elle craignait vraiment la réaction de Shin’, quand il l’apprendrait. Mais c’était lui, après tout, qui lui forçait la main. « Shin est schizophrène. » Elle n’aimait pas le dire et une brève grimace dansa sur son visage alors qu’elle enchainait. « Il se soigne, il a un traitement efficace qui lui permet de vivre assez normalement. Pour autant, s’il est aussi perturbé que la chanson le dit, j’ai peur qu’il soit en plein délire malgré tout alors… Si vous voulez toujours que je vous emmène le voir, je n'y vois pas d'inconvénient. Mais avant, il va falloir me promettre de m’écouter, quand vous serez là-bas. Si je vous demande de sortir de la pièce, vous sortez sans discuter. Va falloir que vous me fassiez confiance, sur ce point. » Elle ne voulait pas les effrayer, et peut-être qu’elle s’en faisait trop, quand à l’état de son frère. Mais il était préférable de prévenir que de guérir, comme on dit…


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Mar 28 Aoû - 5:32
C’est facile de constater que Ferir se sent mal après mon intervention, et ça enfonce encore plus le clou que Shara s’y mette, étant d’accord avec moi. Mon ami a ça dans son tempérament, il ne changera pas parce qu’on le lui demande. Qu’importe. Je me dis que si je parle à nouveau, je risque d’empirer les choses. Pardon... C’est tout ce qu’il parvient à répondre tandis qu’il est visiblement honteux. Parfois, j’ai l’impression qu’il agit comme un enfant, qu’il a la maîtrise de lui-même d’un enfant. Sur d’autres points, il est hypersensible, mais pour ça, quand des reproches sont faits, il se comporte ensuite comme un gamin, ne sachant pas assumer. Au moins, personne ne s’attarde sur ce point et on peut alors en découvrir davantage. Apprendre que Shinara a pu mal réagir face au fait qu’on le croit en couple avec mon ami l’affecte. C’était une évidence qu’il ne le prendrait pas bien. Je crains de plus en plus de le voir s’isoler dans son monde, de le voir se blesser. Il faut que je reste attentif à ses gestes pour intervenir à temps, en cas de besoin. Je le sens très triste quand il mentionne qu’ils ne sont pas un couple parce qu’on ne veut pas de lui de cette façon. Et pourtant, avec les agissements qu’il m’a nommés à son retour, j’aurais pu dire aussi qu’ils en étaient un. Ferir n’avait pas été si clair avec moi, le jour suivant, quant au fait qu’il ne savait plus quoi penser, qu’il se sentait perdu. Je le croyais heureux, c’était ce qu’il dégageait. Peut-être cherchait-il à s’en convaincre lui-même... En tout cas, à le voir observer le sol comme il le fait, je sais que c’est un signe qu’il peut en venir à se blesser à tout instant. Je pourrais tenter de le forcer à établir un contact visuel, mais je doute que ça fonctionne. Il en serait encore plus honteux qu’on le mette face à ses émotions. Par contre, il regarde Chang lorsqu’elle affirme ne pas comprendre et que des relations, ça évolue. Heureusement qu’elle est arrêtée dans son élan et que Shara propose plutôt de demander au principal concerné. Je doute que mon ami aurait su quoi dire. Il n’a aucune explication quant à ce qui se passe.

C’est bien pour cette raison que vous êtes ici, devant l’appartement de Shinara. Obtenir des réponses devient de plus en plus primordial. Tu sais que vous ne pouvez pas reculer maintenant, le propriétaire du refuge n’en serait que plus affecté, il ne parviendrait pas à passer à autre chose.

Les appels ne donnent rien. Il ne répond pas et ça m’inquiète plus encore pour Ferir. J’espère que tout se terminera aujourd’hui... Mon souhait semble être exaucé quand le portable de mon ami émet le son des notifications. Il est hésitant, il craint sûrement ce qu’il pourra lire. Ça serait le pire, qu’il lui dise que c’est terminé par SMS... Je ne comprendrai jamais les personnes qui font ça. Même si je n’ai pas d’aisance avec les mots, même si je déteste affronter ce que je ressens, c’est quelque chose que je ferais toujours en face à face. Au moins, ce n’est pas ça. Il s’agit d’une chanson et lorsqu’elle démarre, j’essaie de me concentrer sur le message. Autant dire que ce n’est pas très concluant. C’est plutôt rare que je comprenne les significations derrière de telles paroles... D’habitude, Ferir est doué dans cet exercice, donc ça devrait aller. Du moins, je le croyais jusqu’à ce qu’elle se termine et qu’il prenne le tout contre lui, estimant que si Shinara se sent mal, c’est de sa faute. Il ne me faut qu’un instant pour en déduire que ce n’est sûrement pas le cas, demandant confirmation aux autres. Shara est de nouveau en train de tenter un appel, mais son amie avait compris le sens, l’exprimant dans un brin de panique. Un appel à l’aide? C’est à mon tour de me sentir perdu. Comment peut-on ignorer quelqu’un pour ensuite faire savoir qu’on a besoin d’aide? Je me demande ce que mon ami en pense, mais au regard de ce qui se passe, je ne suis pas sûr qu’il ait compris quoi que ce soit. J’entends son téléphone tomber au sol, je le vois dévoiler ce bandage qu’il a sur ses plaies... J’agis donc tout de suite, avant qu’il soit trop loin pour être ramené sans qu’il se blesse. Heureusement, c’est suffisant et il pose alors une question. Les filles ne semblent pas vraiment l’écouter, alors j’en profite pour lui parler. Tu as compris ce que Chang a dit concernant la chanson? Parce que c’est tout de même assez important pour qu’il le sache, sinon. Oui, j’ai entendu... Je ne suis pas arrivé à répondre, à ça ou à ta question... Il me semble ensuite pensif, mais rien d’inquiétant, cette fois. Ce n’est pas le même regard absent. Ce n’est pas grave. Il faut qu’il cesse de s’en vouloir pour tout.

Tu te sens démuni devant ton ami, ne sachant pas quoi faire de plus pour l’aider, pour le soutenir. Ça te fait mal aussi de le voir si triste, ça a tendance à te rendre de mauvaise humeur. Par contre, tu sais qu’il te faut la contrôler.

Ferir commençait à rédiger une réponse au SMS, mais il est interrompu par Shara qui affirme, avec une certaine certitude, savoir où se trouve son frère. La suite me rend tout de suite plus méfiant. Avouer quoi, cette fois? Est-ce qu’il y aura comme ça des secrets et des mensonges aux deux minutes? Mon ami a un don indéniable pour se mettre dans des histoires pas possibles, des histoires qu’il ne parvient pas à gérer par la suite... Il est intrigué, mais aussi hésitant en entendant que le concerné risque de ne pas apprécier. Je peux deviner qu’il veut dire de laisser tomber. S’il le fait, je vais l’interrompre. Au final, il reste silencieux, écoutant juste ce qui se dit. Je me demande vraiment de quoi il s’agit, si le fait d’avoir caché un enfant la révolte, mais qu’elle comprend que ce point il ait tenu à le taire... Qu’est-ce qui pourrait être plus gros que de cacher un enfant? Ferir ne sait pas ce que c’est, la rancœur. Si ça peut les rassurer. De mon côté, je considère qu’il pardonne trop facilement, qu’il devrait avoir plus de méfiance. Il n’en veut toujours pas à Shinara malgré tout ce qui s’est passé déjà, donc je ne vois pas ce qui pourrait être pire et lui faire tourner les talons. S’il le fait de lui-même, ça serait sans doute suffisant pour qu’il se détache et aille mieux. Néanmoins, je continue de croire qu’il est préférable qu’il y ait une rencontre entre eux. Du moins, je le croyais jusqu’à ce que la suite soit mentionnée... Je peux voir que mon ami est surpris, et je dois admettre l’être un peu aussi. Nous ne nous attendions pas à ça. Du côté de Ferir, la surprise est de courte durée. Il affiche une expression triste. Pour ma part, je ne sais plus quoi en penser. Ne dit-on pas que les schizophrènes sont dangereux? Et justement, quand Shara poursuit, elle nous demande de l’écouter si nous allons le rencontrer, de ne pas nous obstiner si elle nous demande de sortir... Pour ma part, ma décision est prise, mais sans surprise, celle de mon petit frère ne va pas dans mon sens. Il m’a demandé de l’aide, alors je veux y aller. Il y a une certaine détermination que je n’ai pas l’habitude de voir chez lui autrement que quand il est question de son refuge.

Ce qui te coupe ton élan, mais tu refuses toujours de placer en situation dangereuse. Tu te laisses influencer par les préjugés et les idées fausses véhiculées sur cette maladie.

On rentre. Pour une fois, je ne suis pas brusque, mais il y a une certaine fermeté dans mes mots. Je n’ai pas l’envie qu’il s’oppose même si je me doute qu’il le fera, puisque je ne donne pas d’explication. Sa réaction ne tarde pas. Quoi? Si toi tu ne veux pas y aller, tu peux, mais moi j’y vais. Vraiment, cette détermination me surprend. Il ne semble plus du tout triste, tout d’un coup. Ses changements d’humeur quand il se trouve dans un tel état d’esprit sont déroutants. Ça m’empêche de répondre dans la seconde alors il poursuit. Je sais ce que tu te dis Azy. Je ne suis pas d’accord avec toi. Il m’agace quand il pense savoir interpréter ce que je pense. Ça m’agace encore plus d’admettre qu’il se trompe rarement dans ce genre de cas... Ok, comme tu veux. J’ignore si cette soudaine force de caractère va rester. J’ai plutôt l’impression qu’il ne parviendra pas à la garder une fois que nous serons arrivés sur place. Il se tourne vers les filles et on peut déjà constater le changement. Il est moins confiant. Est-ce que c’est loin? Je ne voudrais pas qu’il pense que je l’ignore si je ne réponds pas à son SMS... Ou peut-être que je devrais répondre quand même. Ferir observe son écran de téléphone, paraissant hésitant. Je présume qu’il craint de répondre quelque chose qu’il ne faut pas et que de l’autre côté, il ne veut pas que son absence de réponse immédiate soit mal perçue. Quant à moi, il pourrait bien tarder puisque ça fait une semaine qu’il en attendait une de sa part... Nous y allons avec quel moyen de transport? Je pose la question, mais je ne suis pas sûr d’avoir tous mes dragons dans les parages. Leon et Knight se sont envolés et ils ne doivent pas être loin, sauf que je ne sais pas si Ly a suivi. Je n’ai pas porté attention. Par contre, il nous faut quatre montures, donc dans tous les cas, il en manquera une.

Si, avec de la chance, un de tes oiseaux se trouve dans les parages, ça pourrait peut-être fonctionner avec une des femmes... Ou si elles ont un Pokémon assez imposant pour être une monture.



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Modo Jeux & Sbire

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Mar 28 Aoû - 20:09
Sha’ avait véritablement du mal à comprendre les réactions de Ferir. Cette faculté de se considérer comme responsable alors que ce n’était pas le cas, ça avait tendance à l’agacer doucement. Pour autant, en vue de son état émotionnel très instable, elle préféra ne pas le montrer. Elle risquait plutôt d’envenimer les choses et de se retrouver avec Azamir sur le dos. Ce n’était pas ce qu’elle souhaitait, mais elle se demandait vraiment pourquoi il s’excusait. Elle ne comprenait pas, d’autant plus qu’il ne lui avait pas semblé avoir méchante ou moralisatrice. Quoi que… Son frère aimait bien l’appeler « maman », quand elle exprimait son avis, comme pour lui notifier qu’elle lui donnait l’impression de l’engueuler. Elle savait que c’était dû à son côté taquin et qu’il ne le pensait pas réellement… Mais là, face au Kantonien, elle avait cette même sensation désagréable de passer pour la méchante de service. Et autant le dire, ce n’était pas agréable.

Chang commença à exprimer son point de vue, attirant l’attention du principal concerné. Pour autant, sa petite amie ne pensait pas que c’était une bonne idée de la laisser continuer ainsi. A force de supposer, ils risquaient de s’éloigner du sujet ou s’imaginer des situations faussées qui donneraient des espoirs, ou au contraire, de la douleur sans raison. Se bercer d’illusions, ça allait cinq minutes. Il était temps que son frère s’exprime sur la question et la patience de la jeune femme arrivait peu à peu à son terme. Elle se sentit d’autant plus frustrée et énervée quand elle constata que Shinara l’ignorait. C’était arrivé qu’une fois, jusqu’ici, et l’état dans lequel elle l’avait retrouvé lui avait fortement déplu. Son agacement prenait de plus en plus d’ampleur, tandis qu’elle lançait de temps en temps des coups d’œil à l’arraché vers Ferir. Le voir dans cette détresse devenait insupportable et elle désirait de plus en plus mettre son frère en face des conséquences de ses actes. Qu’il assume, qu’il se comporte en adulte. Pourtant, ce ne fut pas à elle qui s’adressa en premier, mais bien au Kantonien. Mettant de côté sa frustration, elle écouta avec attention la chanson qu’il avait envoyé –ne pouvait-il pas écrire un message clair, tout simplement ?-. Elle n’avait pas souvenir qu’il ait agi ainsi avant, mais il lui semblait qu’il avait évoqué quelque chose du genre, en revenant d’une séance chez le psy… Comme il écoutait souvent et beaucoup de musique différentes qui exprimaient tant de pensées et de sensations différentes, il pouvait être utile de s’en servir pour s’exprimer, quand il se sentait incapable de faire autrement. Finalement, elle aurait préféré ne pas se souvenir de ce détail, la faisant paniquer un peu plus.

Ferir n’était pas parvenu à comprendre les paroles comme elles étaient normalement tournées, faisant dire à la jeune femme que l’idée du psy était vraiment une grosse connerie. Pour autant, en ce qui la concernait et avec Chang, elles parvenaient à parfaitement les interpréter, ce qui avait tendance à les booster davantage. Shin refusait toujours de répondre à ses appels et le Kantonien était perdu dans ses pensées, cherchant à savoir quoi faire, sans doute. Sha aussi était en prise avec une profonde réflexion. Elle avait bien dit de ne pas réfléchir comme Shinara mais… Si quelqu’un le connaissait parfaitement bien, c’était elle. Et elle comprit, alors que le jeune homme semblait commencer à répondre. Elle ne voulait pas le perturber, mais elle savait où il était. Pour autant, elle avait du mal à savoir si c’était réellement une bonne idée, de les emmener là-bas. Elle craignait de faire tout capoter, de créer plus de douleurs et de souffrances qu’ils n’en existaient déjà. Pour autant, s’il y avait une chance, même infime, que cela puisse aider son frère et Ferir… il fallait tenter le coup.

Mais d’abord, il fallait qu’elle avoue quelque chose. Une information sur son ainé qu’elle n’aimait pas dire, mais qui était capital pour que la suite des évènements se déroule le plus posément possible. La réponse d’Azamir la laissa sceptique, la comprenant comme étant « lui ne sait pas ce que c’est, moi par contre, oui ». Elle se rendait bien compte qu’il se montrait toujours aussi méfiant et agressif envers son frère et elle contrôla un soupir. Elle serra la main de Chang dans la sienne, cherchant du courage. Et évidemment, lorsque l’annonce tombe, elle put lire la surprise sur leurs visages. Elle n’était absolument pas étonnée de constater que son ainé n’avait rien dit, à ce sujet. Et cette fois-ci, clairement, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle essaya de ne pas trop s’attarder sur les réactions, enchainant plutôt, comme si elle ne voulait pas être interrompue. C’était sans doute un peu le cas, déjà qu’elle commençait à ressentir la culpabilité d’avoir lâché l’information. Au final, elle finit par demander s’ils désiraient toujours le voir, malgré tout ça. Elle savait que certaines personnes craignaient les malades mentales, à cause de fausses idées qui étaient véhiculées sur eux. Pour autant, concernant son frère… Ses fausses idées étaient parfois vraies, notamment lorsqu’il ne prenait pas son traitement et qu’il se retrouvait dans un état mental fragile, comme cela semblait être le cas aujourd’hui.

Ce fut au tour de Sha’ et de Chang d’être surprises, quand Ferir affirma avec une nouvelle détermination qu’il désirait répondre à son appel à l’aide. Un petit sourire dansa dans le coin des lèvres de Chang, apparemment ravie et rassurée de l’entendre dire. Ce sourire se dissipa un peu à l’entente des paroles d’Azamir. Il n’y avait pas la brusquerie qu’il y avait auparavant et la jeune Kuna comprenait aisément que c’était plus la peur de mettre son ami dans une situation dangereuse qui le faisait agir ainsi. D’un côté, elle ne pouvait pas lui en vouloir, étant donné que c’était clairement pour cela qu’elle avait posé la question. De l’autre, elle était un peu déçue, au final, qu’ils lâchent l’affaire comme ça. Peut-être se trompait-elle quand elle se laissait petit à petit convaincre que Ferir était ce que son frère avait besoin… Et pourtant, ce dernier ne tarda pas à exprimer son étonnement, réaffirmant son désir de rejoindre Shin. Il tenait tête à son meilleur ami avec la même détermination et Azy finit par céder, faisant réapparaitre le sourire de soulagement de Chang. Il y avait un petit espoir, quand même.


« Non, c’est juste à côté de Rosalia, sur la route 38. »
« Tu crois vraiment qu’il est retourné là-bas ? »

Sa petite amie n’avait pu s’empêcher d’exprimer sa surprise. Elle n’était jamais allée là-bas, mais elle savait très bien ce qui s’y trouvait… Et si Shin’ se trouvait dans cette maison, c’était qu’il allait vraiment mal. Shara acquiesça doucement, reportant son attention sur Ferir.« Tu lui réponds si tu en éprouves le besoin. Sinon, on peut y être dans moins de dix minutes. » Elle n’avait pas l’intention de l’influencer, mais cela lui permettait de donner un autre d’idée. Elle se demanda si c’était une bonne idée, notamment de faire savoir à son frère qu’ils arrivaient… Elle craignait qu’il prenne à nouveau la fuite. Pour autant, elle estimait que c’était un risque à prendre. « En volant, c’est le plus rapide. Tu peux appeler Amy, s’il te plait ? » Chang avait déjà pris les devants, pourtant sa main à sa ceinture. Elle y décrocha une pokeball qu’elle activa, faisant apparaitre à côté d’elle une magnifique et imposante Bryuverne. Cette dernière laissa échapper un rugissement, allant quérir des caresses auprès de sa maitresse.

« Allons-y. »

Il n’y avait pas réellement de temps à perdre. Après que les dragons d’Azamir les eurent rejoints et que chacun se trouva sur sa monture –Chang et Sha étaient assez légères pour monter toutes deux sur le dos de la wyverne-, ils purent décoller rapidement, Shara en tête. Le trajet, comme elle l’avait dit auparavant, fut de courte durée et malgré l’air fermé qu’elle affichait durant le vol, elle était ouverte aux questions, s’il y en avait. Lorsqu’ils atterrirent, elle comprit sans mal qu’elle ne s’était pas trompée ; Tsuku était là. La créature était couchée devant la porte d’entrée, relevant la tête en les avisant. Le regard de la donzelle se posa sur la bâtisse. Elle avait bien changé, depuis deux ans. Maintenant qu’il n’y avait plus personne pour y vivre… Et après que son frère ait détruit une grande partie du salon et de la cuisine. Une moue se dessina sur son visage, alors qu’elle espérait sincèrement ne pas les faire entrer à l’intérieur. Si elle devait expliquer la raison des dégâts, ils risquaient vraiment de partir.


« Je vais voir si j’arrive à le trouver, restez ici. »

Elle préférait évaluer les dégâts et savoir si son frère était en état pour communiquer. Elle s’approcha de la porte, rapidement rejoint par le Typhlosion qui parut particulièrement ravie de la voir. Il alla à sa rencontre, faisant naitre ses flammes dans son dos. Alors qu’elle cherchait s’approcher de la maison, il lui attrapa le manche de sa veste doucement, l’attirant vers le côté de la bâtisse. Hum ? De toute évidence, il connaissait la raison de leur venue. Il semblait vouloir lui montrer quelque chose… Sans doute l’endroit où se trouvait son ainé. Elle acquiesça, lui signalant qu’elle avait compris le message avant de le suivre. Elle avait oublié qu’en passant sur le côté, elle pouvait directement se rendre sur le terrain, à l’arrière. Elle découvrait le jardin qui avait été laissé à l’abandon, remarquant la cabane de Kane dans l’arbre, pas loin. Tsuku lâcha un petit cri, lui faisant tourner la tête. Il était là… Et il n’avait pas l’air d’être dans un très bon état, effectivement. Assis par terre, adossé contre le mur. Elle grimaça en devinant à ses pieds une bouteille qui devait sans doute être du whisky… Et vide, qui plus est. Elle ne parvenait pas vraiment à voir son visage, mais son regard était droit devant lui et il ne lui avait pas semblé qu’il ait réagit au rugissement de son starter.

« Ani… ? »

Pas de réponse. Il était éveillé pourtant, elle arrivait à distinguer ses yeux ouverts. Mais il ne la calculait pas, perdu dans ses pensées. Au moins, il avait l’air calme.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Shinara's Theme : Dance With The Devil
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Ranger Kantô

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Région : Kanto | Hoenn
Ven 31 Aoû - 22:41
Des explications s’imposaient et nous avons pu les avoir, bien que ce ne soit pas de la part du principal concerné. Ce n’est pas bien grave, ça nous permet de mieux cerner la situation et de faire des choix. Pour ma part, en apprenant pour la maladie de Shinara et face à la demande de sa sœur, il est hors de question que je place Ferir en danger. Que cet homme soit maître de son esprit ou non, s’il a le moindre geste agressif envers mon ami, je vais réagir et ça risque de ne pas plaire. Je suis moi aussi dangereux. Je ne suis plus un assassin, mais mes réflexes ne sont pas disparus. J’aurais cru, en entendant tout cela, que Ferir prenne peur et qu’il rebrousse chemin de lui-même, mais il n’en est rien. Au contraire, il est déterminé à répondre à l’appel à l’aide... Le dos droit, la tête haute, il est motivé. Aucune peur et aucun doute, j’en suis surpris. Néanmoins, ce n’est pas une raison de ne pas lui mettre l’évidence au visage. Il va regretter d’y aller, j’en suis convaincu. J’exprime donc, sans brusquerie, mais avec fermeté, qu’on rentre. Ça ne lui plaît pas, il ne me laisse pas expliquer qu’il insiste, ne sourcillant pas en me regardant. Je présume qu’on peut tenter le coup, mais je garde à l’esprit qu’au moindre souci, je dégage Ferir de là et il n’aura pas le choix de me suivre jusqu’à la maison. Je ne vois pas pourquoi de telles situations ne vont pas se reproduire dans le futur. Je ne comprends pas pourquoi il tient à lui à ce point. Qu’importe, c’est inutile que je m’y attarde. Mon ami demande si nous en avons pour longtemps, désireux de ne pas faire attendre pour une réponse au SMS qu’il a reçu. Nous apprenons donc que c’est à côté de Roselia. J’arrive à le situer, mais c’est clair que ce n’est pas le cas de Ferir qui n’est pas très bon en géographie et qui ne connaît pas bien sa région de naissance. Il se contente de hocher la tête au lieu de demander des précisions. Il semble déjà moins confiant, moins déterminé et plus anxieux surtout. Il a pianoté une réponse qu’il a effacée. Il ne sait pas quoi lui dire et je ne peux qu’imaginer qu’en vrai, ça ne sera pas mieux.

Cependant, tu n’interviens pas. Ça serait contre-productif à ce stade-là.

Finalement, Shara donne un conseil plein de sens à mon ami qui acquiesce. Dix minutes, ce n’est pas très long. Je le vois s’activer sur son écran, une fois de plus. Tu lui réponds? J’ignore si c’est une bonne idée de le prévenir que nous arrivons. Je ne sais pas s’il voit les choses de la même façon. Oui, je lui dis que je suis content qu’il m’ait écrit et que je veux être là pour lui, s’il le souhaite. Et s’il ne le souhaite pas, on va rebrousser chemin? Je m’abstiens de poser la question de vive voix, optant pour une autre. C’est tout? Il me répond d’un hochement de tête avant de ranger son téléphone dans sa poche, semblant prêt à partir. Je demande par quel moyen de transport nous y allons, et la voie des airs est celle choisie. Autant dire que ça me convient parfaitement. Mes dragons ne sont pas très loin, il ne me reste plus qu’à les appeler pour qu’ils se posent à nos côtés. Il semblerait que je n’aie pas besoin de voir si Ly est dans le coin puisque Chang a une Bruyverne. Ferir a un petit sourire en la voyant, aimant toujours rencontrer de nouveau Pokémon. Dommage, ce n’est pas le moment de faire connaissance. J’aide mon ami à s’installer sur le dos de Knight et je les rejoins rapidement, ayant l’habitude des voyages aériens. Les dragons volent à une bonne vitesse, mais en chemin, je me dis qu’il vaut mieux que je précise une chose aux filles. Elles ne semblent pas l’avoir spécialement remarqué. Chang un peu plus que Shara. Knight, décale-toi un peu, mais reste à portée de vue. Désolé Ferir. Le concerné me regarde avec les yeux ronds, ne s’attendant pas à ce que je fasse ça. Non, mais Azy, qu’est-ce que tu fais? Je lui adresse un léger sourire pour le rassurer, puis je demande à Leon de s’approcher de la Bruyverne. Une fois fait, je commence à parler. Shara, je dois parler un peu de Ferir. Qui proteste derrière, ne pouvant entendre ce que je dis puisque je ne parle pas très fort. Il se trouve dans un état d’esprit particulier. Quand il est comme ça, il ne sait pas contrôler ses émotions, celles négatives. Elles l’envahissent et il en vient à se blesser lui-même pour revenir à la réalité. C’est difficile à expliquer, mais je crains que selon ce que Shinara peut lui dire, il en vienne à se blesser devant lui et plus une intervention tarde, plus c’est difficile de le ramener à la réalité.

Et voilà, le résumé est fait. Il ne reste plus qu’à voir ce qu’elle en pense. Tu précises tout de même savoir comment agir quand ça se produit.

Une fois que la conversation se termine, je fais signe au Dracolosse de revenir vers nous. Évidemment, mon petit frère me questionne, mais je lui dis que j’ai parlé pour son bien, sans être plus précis. De toute façon, il semblerait que nous arrivons sous peu, voyant une maison devant nous qui semble à l’abandon. Ça serait un endroit dans lequel il a habité avant? Peut-être avec cet ex. Bref, ça ne sert à rien que j’essaie de comprendre et que je me fasse des déductions. Je présume que Ferir le fait aussi. Nos Pokémon se posent devant, je ne les rappelle pas, mais je les invite à ne pas survoler le coin ici, pour ne pas attirer l’attention. Ils ne comprennent sans souci, restant au sol. Ils vont nous attendre, ce n’est pas un problème. Shara nous dit alors qu’elle va tenter de le trouver et de rester là où nous sommes. Je ne suis pas d’accord avec ça donc je le mentionne. J’aimerais lui parler avant qu’il voie Ferir, pour ce que je t’ai expliqué. Je resterai en retrait le temps que tu l’abordes. Je présume qu’il vaut mieux que ça soit elle qui lui parle avant tout, plutôt que moi. Ça te va d’attendre? Tu t’en sens capable? Je questionne ensuite mon ami, désireux de m’assurer qu’il ne va pas commencer à se blesser dès que nous ne serons plus à portée de vue. Ça va. Il a un léger sourire, ce qui me rassure. Je n’ai qu’à adresser un regard à Knight pour qu’il comprenne que je veux qu’il le surveille. Il saura comment le calmer au besoin. Après avoir eu l’accord de Shara, je la suis. Quand le Typhlosion se manifeste, je les laisse prendre un peu d’avance, restant à une certaine distance. Il la guide alors jusqu’à son dresseur. Je m’arrête en étant assez loin, mais capable de voir que Shinara est assis par terre, le dos contre le mur de la maison. On dirait qu’il y a une bouteille d’alcool. Il n’a pas bougé suite au cri du Pokémon, il ne bouge pas non plus quand sa sœur lui parle. Peut-être que... non ce n’est pas une bonne idée. Ce n’est pas à moi d’intervenir le premier. J’attends donc de voir s’il va réagir. Au moins, en le voyant ainsi, je ne me sens pas méfiant ou tendu. Peut-être que Ferir a eu raison d’insister...

Mais tu n’es pas prêt à l’admettre de vive voix ni à pardonner Shinara de l’avoir ignoré ainsi, le plongeant dans une violente déprime...



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Lun 3 Sep - 19:31
C’était une première étape à franchir. En apprenant pour Kane, Ferir semblait toujours ressentir le besoin de voir son frère. Shara ne savait pas s’il l’acceptait vraiment, ou s’il n’avait pas encore totalement assimilé la nouvelle. En tous les cas, il se retrouvait face à un plus grand dilemme encore, concernant la maladie de Shin. En soi, elle aurait compris que le Kantonien souhaite arrêter là les frais et, dans ce cas, elle aurait compris que ce n’était pas vraiment de lui que son ainé avait besoin. S’il se faisait repousser pour ça, c’était que la personne n’était pas la bonne. De toute évidence, son avertissement avait fait mouche au moins auprès d’un des hommes ; Azamir ne manqua pas d’exprimer son envie de rentrer, sans doute pour protéger son ami. La donzelle prenait soin de ne pas préciser qu’effectivement, Shinara pouvait être violent, lors de ses crises. Mais s’il était dans cet état d’esprit, elle ne laisserait pas Ferir l’approcher, de toute manière. Pour que son frère lui envoie à la figure des paroles qu’il regrettera amèrement, ensuite ? Des paroles qu’il ne pensait pas, qui plus est. Ce n’était pas la peine. Elle espérait tout de même qu’il était en état de se défendre, mais pour le moment, il se prenait quand même un sacré carton rouge, en vue de son comportement.

Mais Ferir ne se laissa pas démonter, ni effrayer. Il affirma son désir de le voir, de répondre à l’appel à l’aide. Sha’ ne put empêcher un léger sourire se dessiner sur ses lèvres. D’un côté, elle s’en retrouvait soulagée. Si elle comprenait bien, son frère s’était attaché à lui. Elle ne voyait pas pourquoi il agirait ainsi, sinon. Et s’il l’avait repoussé malgré tout… Ça aurait pu faire mal, et ça aurait pu être compliqué à gérer, ensuite. Même si, il fallait l’avouer, il y avait d’autres moyens d’attirer l’attention, d’autres moyens de considérer les gens et de faire connaitre son ressenti. Pour autant, elle pensait que son ainé n’avait pas les idées en face des trous. Et puis lui et la compréhension des sentiments, hein… Ça faisait quinze mille. Soit. Elle laissa le Kantonien prendre la décision de répondre, ne portant pas trop d’attention à ce qui était dit, demandant à Chang d’appeler sa Bruyverne. Elle réalisa toutefois que le message du jeune homme pouvait avoir deux effets sur son frère et elle espérait sincèrement que ce serait le positif qui l’emporterait. Si Shin prenait une nouvelle fois la fuite, elle ne savait pas ce qu’elle pourrait faire pour arranger les choses.

Chang sourit à son tour à Ferir en avisant son sourire, suite à l’apparition d’Amy. La créature lâcha un rugissement qui se voulait amical, avant de laisser les deux donzelles monter sur son dos. Il ne leur fallut pas longtemps pour décoller et se diriger vers la maison, en espérant fortement qu’il serait là. Si elle se plantait… Il lui resterait le phare à aller voir. Mais dans ce cas, il était hors de question qu’Azamir et Ferir l’accompagnent. Trop... Dangereux. Elle sortit de ses réflexions lorsqu’elle entendit les plaintes du plus jeune, tournant la tête pour voir le ranger s’approcher. Elle eut tendance à hausser un sourcil, sa petite amie posant une main sur sa cuisse pour lui faire comprendre de rester un minimum concentré. Étrangement, Chang n’avait pas spécialement envie que sa chérie ne tombe de la chauve-souris, bien qu’elles parviendraient à la rattraper en vol. Mais si elle pouvait éviter de leur créer des frayeurs pour rien, c’était mieux. Sha’ resserra un peu son étreinte sur sa petite amie, lui faisait comprendre qu’elle avait compris le message.

Si Azy ne voulait que s’adresser à Shara, c’était râpé. En soi, Chang n’était pas du genre à écouter les conversations des autres, mais elle était trop proche et se sentait trop impliquée pour ne pas écouter. Elle amorça une moue désolée, une nouvelle fois, à l’entente du comportement de Ferir. Elle pensait l’avoir compris en avisant ses bandages sur son poignet, mais elle avait espéré timidement qu’elle se trompait. Sha’ quant à elle, resta un instant silencieuse. Elle ne montra aucune surprise, acquiesçant doucement.
« Je comprends… On va aviser une fois arrivé, je pense. En fonction du comportement de mon frère… Au pire on pourra laisser un de nos pokemon les surveiller s’il faut vraiment, pour s’assurer qu’aucun des deux ne se blesse. » Et elle précisait bien aucun des deux, ce qui voulait dire que Shin’ était tout aussi capable de se blesser, en fonction de comment la situation se dégoupillait. Il n’était pas forcément un adepte de l’automutilation, mais il ne ressentait pas la douleur comme les autres en vue de ce qu’il avait enduré, enfant. Il avait, de ce fait, du mal à évaluer les limites de son corps, d’autant plus lorsque son esprit était torturé par ses hallucinations. Elle déglutit à cette pensée, tremblant légèrement. Chang passa une nouvelle fois sa main sur sa cuisse, cette fois-ci pour lui démontrer son soutien. « Ça va bien se passer. » « J’aimerai être aussi sûre que toi… » Sa petite amie cherchait à la rassurer, elle le savait. Mais la suite des évènements pouvait se dérouler de tant de façons différentes qu’elle se sentait complètement perdue et elle ne pouvait qu’espérer que Shin’ serait enclin et ouvert à une discussion calme.

Ils atterrirent, non sans que Shara ait cette sensation désagréable de passer pour l’insensible de service. Toutefois, elle se sentait si inquiète et anxieuse vis-à-vis de Shinara qu’elle n’arrivait pas à s’émouvoir pour le comportement de Ferir. Cela viendrait plus tard. Elle priait pour que tout se passe bien. Déjà, elle se sentit quelque peu rassuré de voir Tsuku devant la maison, lui confirmant la présence de son frère. Maintenant, elle craignait les retrouvailles. Elle préférait aller voir en première, prête à réagir si la rencontre n’était pas possible. Azamir la stoppa dans sa décision, affirmant qu’il voulait venir avec et il s’enquit de l’état d’esprit de son meilleur ami. La donzelle échangea un regard avec Chang qui acquiesça doucement. Était-ce vraiment mieux de parler du comportement négatif de Ferir ? Elle n’était pas sûre, mais bon.
« Ok, mais à une condition ; tu l’appelles Shin’, jamais Shinara. Ça peut te paraitre idiot, mais il ne se passe jamais rien de bon quand on l’appelle par son prénom complet alors merci d’éviter. » La précision était importante, à son sens. Elle avait déjà vu son frère entrer dans une colère noire rien qu’à l’entente de son prénom… Et si ça s’était calmé avec Jasper et Kane, maintenant qu’il était père célibataire, le problème revenait. Bien sûr, quand c’était l’enfant, il ne disait rien. Mais quelqu’un d’autres… Cela suffisait pour faire remonter à la surface des souvenirs qu’il peinait à enfouir au plus profond de lui-même.

Shara suivit le Typhlosion, constatant que son frère n’avait pas pris la peine d’entrer dans la maison. Peut-être… Peut-être qu’il n’y parvenait pas, tout simplement. Dans ce cas, elle restait méfiante. Elle ne tarda pas à le voir, assis par terre, les yeux dans le vague. Il ignora magnifiquement Tsuku, puis elle. Pour autant, elle ne se laissa pas déstabilisée. Elle pensait surtout qu’il ne l’avait pas écouté, perdu dans ses délires…. En espérant qu’ils seraient de moindre mesure. Elle s’approcha doucement, évitant tout geste brusque. Il ne bougea pas d’un poil. Il ne bougea pas non plus lorsqu’elle entra dans son champ de vision, s’agenouillant devant lui.
« Ani ? » Elle tenta de capter son regard, sans effet. Il avait les yeux ouverts, mais il ne semblait pas le voir. Elle n’aimait pas vraiment les absences qu’il pouvait avoir, comme ça. Elle déposa alors sa main sur la sienne, ce qui le fit enfin réagir. Il la retira brusquement, clignant des yeux. C’était comme s’il se réveillait d’un long sommeil et elle attendit qu’il parle le premier, histoire de s’assurer qu’il était en mesure de le faire. Mais avant, il ramassa son portable qui se trouvait posé à côté de lui, constatant qu’il avait un message par la même occasion. Elle n’était pas sûre qu’il l’ait lu réellement, étant donné qu’il enchaina ensuite.

« C’est bizarre, je me suis pas trompé de destinataire, pourtant. »

Sa voix était cassée, lente. Il était ailleurs, à n’en pas douter et il essayait de revenir dans la réalité, avec plus ou moins de succès. Shara amorça un léger sourire désolé, posant sa main sur son genou. Le contact physique, ça lui permettait de rester présent et de ne pas se perdre dans l’irréel. « Ferir est avec nous. On voulait juste… » « On voulait juste s’assurer que je ne suis pas un danger pour lui, hein ? » Un frisson traversa la jeune femme, sentant un brin de panique lorsqu’elle avisa le sourire qui s’était dessiné sur le visage de son frère. « Déstresse, je ne suis pas fâché. C’est logique j’imagine, de se méfier d’un schizophrène qui a pas pris son traitement. » « Shin… » « Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est juste que je suis bourré alors j’attends que ça passe… Même si, en fait, je ne l’ai pas sur moi. » Un petit rire lui échappa alors qu’il recule sa tête, prenant appui sur le mur, avec peut-être un peu trop de force au gout de la donzelle. Une moue se dessina sur son visage en avisant son comportement, le voyant détourner les yeux pour regarder un point inconnu derrière elle. « Tani ? » « Tani. Toujours. Mais il est calme alors… J’imagine que je le suis aussi. »

Jusqu’à présent, il n’avait absolument pas fait attention à Azamir. Pour autant, lorsqu’il tourna la tête pour une raison inconnue, il le vit. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser de qui il s’agissait, ayant ensuite un mélange de grimace et de sourire se peignant sur son visage. « Et merde… Quand t’as dit « on », je croyais que tu parlais de Chang et toi… Mais forcément. » Il poussa un soupir, fermant les yeux un instant. Il eut tendance à baisser la tête et Sha’ se redressa un peu, au cas où l’idée de frapper le mur lui reprenait une nouvelle fois. Ce n’était peut-être pas fait exprès la première fois mais… Elle se méfiait. « T’es venu me casser la gueule ? Remarque, c’est sans doute ce que j’aurais fait, à ta place. » Il avait un petit sourire sur le visage, bien que son regard était plutôt… Triste ? Elle ne savait pas trop. En tous les cas, il avait regardé le ranger rapidement, avant de reposer son attention sur le point derrière elle qu’elle devinait être Tani.


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Ranger Kantô

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Mar 4 Sep - 5:44
Pendant le trajet, je m’approche de Shara et de Chang pour leur parler, bien que je m’adresse davantage à la sœur de Shinara. Il faut que j’explique ce qui peut se produire avec Ferir, que je fasse savoir que c’est important. Je n’ai aucune envie de le retrouver à s’arracher une fois de plus les sutures que je lui ai faites. En soi, son idée de laisser un de nos Pokémon sur place n’est pas mauvaise, mais je ne suis pas sûr qu’ils sachent tous comment agir et comment se comporter, si ça se produit. Je préférerais évidemment avoir une vue sur mon ami, même sans avoir à entendre ce qu’ils se disent. Néanmoins, si ça ne passe pas, il vaut mieux qu’il y ait un de mes compagnons, un qui soit habitué de côtoyer Ferir et qui saura agir à temps. Knight est doux et il sait aussi gérer Ferir, si jamais. J’ajoute donc cette précision après sa réponse. Je n’impose pas, pas pour le moment. Je verrai une fois sur place s’il faut que je me montre plus ferme. Par contre, je dois admettre que je ne m’attendais pas à apprendre que Shinara peut lui aussi se faire du mal. J’aurais plutôt imaginé qu’il en ferait aux autres... Qu’importe. Pour ma part, je suis plutôt septique quant à la suite. J’ai toujours l’impression que mon ami en sortira plus blessé qu’il peut déjà l’être. Comment est-ce qu’on peut ignorer une personne pour ensuite lui demander de l’aide? Ça n’a aucun sens pour moi. Au moins, les réponses à toutes ces interrogations arrivent puisque nous atterrissons. Shara désire prendre les choses en main et le trouver en étant seule, mais je propose rapidement de l’accompagner, bien que je compte rester en retrait le temps qu’elle l’aborde. Mes mots ne semblent pas très bien accueillis au départ, mais elle accepte à la condition que je nomme son frère par son surnom. C’est assez embêtant pour moi..., mais je présume que je peux le faire, si c’est si important. Il le sait, je lui ai dit... Ferir ose une petite intervention, essayant d’arborer un petit sourire. Hn, je ferai attention. Il m’a prévenu quand j’ai vu le nom sur la sonnette de l’immeuble. Et c’est donc, à mon sens, plutôt con qu’il s’offusque si on l’appelle par son prénom complet, ses voisins doivent bien s’adresser à lui de la sorte...

Mais tu ne cherches pas d’embrouilles, alors tu t’abstiens de passer le commentaire de vive voix.

Le Typhlosion nous guide jusqu’à la cour de la maison, cour dans un état d’abandon. Il nous amène ensuite face à son dresseur et je m’arrête, laissant la sœur de ce dernier s’approcher. Je ne me sens pas méfiant ou menacé, mais si jamais le besoin se manifeste, je peux réagir en une seconde. Ça fait partie de mes anciens réflexes que je n’ai jamais perdus. C’est une bonne chose, sachant que je suis traqué par des membres de mon ancienne organisation... Bref, je me concentre sur ce qui se passe devant moi. Shara semble avoir de la difficulté à établir un contact avec Shinara, à le faire réagir. Ça me fait vraiment penser à Ferir quand il décroche et en vient à se blesser. Il a aussi un regard absent, il ne nous voit plus. Il peut ne plus nous entendre et même ne plus sentir les toucher. C’est assez déroutant. Pour cette fois, quand elle le touche, c’est suffisant pour qu’il se dégage vivement. Je surveille qu’il n’y ait pas d’autres gestes brusques ou de violence, mais ce n’est pas le cas. Il se saisit de son portable avant de dire quoi que ce soit. Il n’a peut-être pas encore vu la réponse de Ferir. Il parle ensuite et je ne compte pas intervenir. Il ne semble pas m’avoir remarqué. Du moins, nos regards ne se sont pas croisés. J’écoute donc ce qui se dit, n’aimant pas spécialement ses réponses et ses propos. Alors il s’agit bien d’une bouteille d’alcool, il est saoul et n’a pas pris sa médication... Vraiment, mon ami a un don pour se mettre dans des histoires impossibles. Je ne comprends pas la suite, ne sachant pas ce qu’est « Tani ». Mais... les schizophrènes sont sujets à des hallucinations, alors c’est peut-être ça. Déduction que je me fais en le voyant fixer quelque chose qui n’existe pas et qui serait calme. Je me dis que c’était vraiment une mauvaise idée de venir ici. J’aurais dû insister pour rebrousser chemin, pour organiser un rendez-vous entre eux qui serait mieux que cette rencontre improvisée et qui peut devenir dangereuse...

Qu’importe ce qui se passe, tu comptes être réactif s’il le faut, si cela devient nécessaire. Et s’il te faut forcer Ferir à partir pour sa sécurité, tu le feras.

Quelques secondes supplémentaires sont nécessaires avant que Shinara me remarque. Autant dire qu’il ne semble pas ravi, vu l’expression qu’il arbore alors et les premiers mots qui lui échappent. Ce soupir est parlant, aussi. Je reste silencieux, attendant de voir s’il a quelque chose à me dire directement avant tout. J’ai eu raison, et je dois admettre que je me sens plutôt... satisfait de la question et de la suite. Au moins, il ne banalise pas son comportement, comme je croyais qu’il ferait. Ça me donne l’impression qu’il a conscience d’avoir mal agi. Néanmoins, j’en viens aussi à me demander si ce n’était pas voulu de sa part, ce que je ferais mieux de laisser de côté pour l’instant. Non. Je parviens à être calme et neutre, il faut que je continue ainsi. Je m’avance de quelques pas avant de m’arrêter de nouveau. N’ayant pas une voix qui porte, je préfère qu’il m’entende bien, sans pour autant envahir son espace. Une distance de sécurité est de mise. J’ignore quelle est la meilleure façon d’amener ce que j’ai à dire, donc autant y aller franc-jeu. Je ne suis pas très bon avec les mots, mais je tenais à te parler avant que Ferir te rejoigne. Je marque un arrêt, essayant de rassembler mes idées et de bien choisir mon vocabulaire pour ne pas sembler accusateur dans ce que je dis. Même si l’état de mon ami est entièrement de sa faute, je dois m’abstenir de le faire savoir, pour le moment. Tu ne retrouveras pas Ferir avec toute sa joie de vivre, avec son large sourire habituel. Je ne sais pas s’il s’attendait à le voir comme il a pu le côtoyer pendant ces deux week-ends, mais ça ne sera pas le cas. Le préciser me semble être une bonne idée pour qu’il ne déchante pas devant lui. Puisqu’il t’a montré ce qui se cache sous son bandage, je n’ai aucun malaise à t’en parler. Il se trouve dans un état d’esprit qui... un état qui le ramène dans des comportements pour se blesser lui-même. Je marque une pause, ne sachant pas comment terminer ma tirade. Je ne veux pas insister davantage, je sais que je risquerais de le blâmer. Pour l’instant, je crois avoir énoncé que des faits, sans porter de jugements ou d’accusations.

C’est plus compliqué que prévu, sauf que tu tiens à tenter de bien le faire. Pour ton ami.

Il a vraiment envie de te voir et de discuter avec toi. Alors si tu le souhaites, je vais le chercher et je vous laisse discuter. Ne sachant pas si je peux énoncer tout de suite qu’il vaut mieux que je reste à portée de vue, ou que mon Dracolosse soit présent, je m’en abstiens. Ça lui fait déjà plusieurs informations à assimiler, alors je me tais. J’aviserai selon sa réaction.



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