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Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1918

Région : Johto
Lun 5 Nov - 16:15
Il remarquait bien que ce n’était pas simple pour Ferir, de quitter la cuisine. Pour le sbire cependant, cet effacement était nécessaire, ne serait-ce que pour permettre à la demoiselle de s’ouvrir un peu plus, si besoin. Il ne la connaissait pas mais si elle était comme Azamir sur ce point, il doutait qu’elle s’exprime comme elle le voudrait en leur présence… Et il n’était pas fan de cette sensation d’être un voyeur. Bref, il s’était mis en tête de soutenir son petit ami, ce qu’il ne tarde pas de faire. Les premiers mots le laissèrent sans voix, surpris aussi. Il ne s’était pas attendu à ce que son amoureux connaisse Clark et il en venait à se demander ce qu’il savait, sur le lieutenant. Toutefois, il s’agissait d’un terrain glissant, pour lui. Affirmer qu’il faisait partie de la Team Rocket, à ce moment-là, lui paraissait particulièrement dangereux... Sa méfiance – et sa paranoïa- lui intimaient de se taire. Il ne pouvait néanmoins continuer de se questionner, d’autant plus quand Ferir se mit à murmurer. L’étonnement était toujours là et il referma un peu plus sa prise pour l’étreinte, essayant ainsi de lui démontrer tout son soutien. Parler lui paraissait un peu compliqué, tant il craignait de faire une boulette…

Et il la fit, du moins, à moitié. Il avait plus ou moins mal interprété les mots de son amoureux, ou alors avait-il était trop sec vis-à-vis de Clark. Trop honnête, aussi. Clairement, c’était le genre d’homme que le sbire prendrait plaisir à torturer… En retour de tout ce qu’il avait pu faire. En termes de sadisme, il pouvait faire preuve d’originalité, mais ce n’était pas avouable pour autant. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes –sauf si un contrat le stipulait, lorsqu’il travaillait pour Akira-, mais Clark était sur la liste des exceptions, comme pouvait l’être Kamiya, par exemple. Shinara n’avait néanmoins pas la possibilité de voir le visage de son chéri, caché contre son épaule. Les paroles qu’il laissa s’échapper de ses lèvres eurent tendance à le faire brièvement grimacer. Il avait laissé parler un peu trop sa colère, ayant cru que Ferir était sur la même longueur d’ondes… Mais c’était sans oublier sa bonté naturelle et sa non-capacité à comprendre une situation compliquée dans son état. La demande lui paraissait assez… Puérile, d’une certaine façon. Souhaiter qu’un être disparaisse comme par enchantement, ça lui faisait penser aux dessins animés qu’il regardait parfois avec son fils… Et en réalité, ce n’était pas vraiment surprenant de la part du Kantonien. Et d’un côté, le schizophrène était presque soulagé de constater qu’il n’y avait pas la même animosité que chez lui, émanant de son partenaire.


« Je le souhaite aussi. »


Que pouvait-il dire de plus, de toute manière ? Qu’il partirait volontiers à sa chasse pour le décapiter ? Vraiment pas sûr que Ferir apprécie. Il tâcha de chasser ces pensées, tentant de contrôler la fureur sourde qui grandissait dans sa poitrine. Parler de Clark n’aidait pas à ce qu’il reste calme et s’ils continuaient cette conversation, il finirait par se vendre par mégarde. L’idée le fit quelque peu frissonner alors qu’il continuait de cajoler son petit ami, enchainant sur Gaeriel. Parler de la ranger serait plus « safe », pour lui. Et se concentrer sur le positif permettrait peut-être à son chéri de se sortir ses idées sombres de la tête. Il semblerait que son idée ne fut pas si mauvaise, pouvant l’observer ainsi relever les yeux vers lui, arborant assez rapidement un léger sourire. Ce dernier était encore un peu timide, mais clairement, le sbire préférait le voir ainsi que dans l’état précédent. Il ne put s’empêcher de sourire à son tour.

« On verra bien, je suis plutôt positif pour une fois alors j’espère ne pas me tromper. »
Il continuait de sourire, doucement. On ne pouvait pas dire qu’il était quelque d’optimisme en général, bien au contraire. Et avec sa maladie, c’était plutôt compliqué, surtout ses derniers temps. Pour autant, il ne pensait pas faire fausse route, ou sinon, ce serait une grande surprise pour lui. Il continua ses attentions affectueuses à l’attention de son partenaire, espérant que tout ceci l’aide à se détendre un peu. Un petit rire lui échappa lorsque Ferir laissa paraitre son impression, quant aux sentiments de la ranger pour Azy. « Je me suis posé la question, aussi. Alors si on est deux à le penser, c’est que… Y doit avoir un truc. » Il essayait de détendre un peu l’atmosphère, mais il était sincère. Lorsque le ranger était entré dans la cuisine, il avait cru voir une expression particulière sur son visage. Après, il n’était clairement pas un expert en sentiments –sans blague- donc il pouvait se tromper mais… Une fois encore, il espérait que non.

Il profita pleinement du baiser donné, sans chercher à l’approfondir plus que de mesure. Il ferma juste les paupières le temps de l’échange, caressant du bout des doigts la joue de son partenaire avec douceur. Il frémit brièvement en le regardant dans les yeux, aimant toujours autant le regarder. Quant à la question qui s’ensuivit… Il se sentit un peu bête, du coup
. « Euh… Bonne question. » Il passa une main dans ses cheveux, regardant autour de lui. Il n’avait aucune idée de comment occuper le temps en attendant qu’Azamir et Gaeriel aient terminé. D’autant plus que cela pouvait être long et que rester dans la pièce n’était pas des plus agréable en vue de leurs claustrophobies mutuelles. « On peut… Peut-être sortir en douce pour au moins sortir de la maison ? Je ne sais pas… Ou discuter posément, même si je n’ai pas totalement les idées claires. » C’était fatiguant, à force. Mais bon, il finissait par s’en accommoder et avec Ferir, il trouvait qu’il gérait plutôt bien malgré la situation.

« Ah ! Au fait. » Il venait de se souvenir d'un truc, qu'il devait demandé justement à son petit ami. Peut-être que la situation n'était pas la meilleure, mais au moins il y pensait, là. Il avait imaginé lui demander la veille, mais leur état respectif ne l'avait pas aidé à le faire. Une moue déforma son visage alors qu'il cherchait le meilleur moyen pour lui demander ce qu'il avait à dire. « Euh... Comment dire. Mon psy m'a demandé un truc et euh... 'Fin voilà, il voudrait te rencontrer parce que... Parce que ça fait un moment que je lui parle de toi et qu'il pense que tu peux m'aider, pour mon traitement qui déconne, tout ça... Et puis... Il pourrait t'expliquer exactement l'étendue de ma maladie, tout ça quoi... Mais si tu veux pas c'est pas grave hein. Mais si je lui dis que je t'ai demandé alors que c'est pas le cas, je vais me prendre encore un taquet. » Il se sentait un peu nerveux, il devait avouer, et il observait avec attention les réactions de Ferir. Il s'adapterait, en fonction, bien qu'il se demandait si c'était une bonne idée de lui parler de tout ça maintenant.


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Gaeriel Miya

Gaeriel Miya
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 18/08/2013
Messages : 2598

Région : Kantô - Johto - Alola
Mar 18 Déc - 13:21
Lorsque j'évoque l'endroit où nous nous sommes rencontrés pour la première fois je suis soulagée de le voir hocher la tête immédiatement ; lui aussi semble touché par cette conversation, il semble se remémorer à son tour tous ces bons moments que nous avons passés ensemble, que j'évoque tranquillement, à voix basse, sans cesser de le regarder. Il a des réactions, légères mais suffisantes pour que je puisse les détecter, et je continue donc sur ma lancée, rassurée de le voir réagir positivement, tout simplement rassurée de pouvoir lui parler et de ne plus sentir de réels blocages... Bien que les quelques interventions de la créature psychique ne soient pas rassurante, Kad semblant sentir de subtils changements d'humeurs chez son propriétaire, des choses que je ne peux pas détecter moi-même, si ce n'est de brefs changements sur les traits de son visage... J'imagine qu'il est encore perturbé par les images que le pokémon de Clark a inséré de force dans son esprit, c'est normal, elles devaient être d'une incroyable violence au vu du traumatisme qui en a résulté...

Lui parler semble tous les deux nous apaiser, nous permettre de passer à autre chose ; je ne veux plus penser à cet être ignoble, à ses yeux rouges qui me hante chaque nuit, je veux pouvoir penser à des choses plus agréables et oublier un peu tout ce que nous avons traversé par le passé... En espérant ne plus le revoir. Je le sais pourtant, cette confrontation ne sera certainement pas la dernière, il a fuit avant que Mewtwo ne règle définitivement son compte... Et dire que j'étais prête à le regarder mourir s'il fallait payer ce prix pour retrouver la tranquillité. Mais encore une fois, le destin en avait voulu autrement. Et je me doutais qu'il continuerait de me traquer inlassablement, malgré le final de cette dernière rencontre... A sa place, je me terrais dans un trou à rattata et je ne ferais plus parler de moi, mais il s'agissait de Clark et il ne semblait pas fonctionner comme la plupart des êtres humains. J'en avais déjà fait l'expérience ; j'étais incapable de le comprendre, de déchiffrer ses actes.

J'étais de nouveau en train de couler vers de sombres pensées lorsqu'un geste de Azamir m'aida à en ressortir : sa main vint se glisser contre ma joue en une caresse légère, telle une plume. Je relevais la tête pour le regarder droit dans les yeux, oubliant aussitôt toutes ces pensées parasites, rosissant légèrement au contact, touchée par le geste.

C'est alors qu'un bruit léger rompt le moment : celui d'un estomac. Ce n'est pas le mien, je le saurais, ce qui veut donc dire... Je réalise alors que Azamir regarde le plat de crêpes, avant de le pointer du doigt.

- Oh, tu dois avoir faim !

Lâchant sa main, j'attrape le plat pour le rapprocher de nous, sur le bord du comptoir, avant de prendre des couverts. Je réalise alors à quel point sa main tremble ; il serait incapable de manger lui-même. Est-ce que... Je dois le nourrir moi-même ? C'est un peu gênant comme situation, mais d'un autre côté je sens bien qu'il a faim et que les crêpes (qui doivent être encore tièdes) lui font envie... Je peux bien faire ça pour lui. J'utilise donc la fourchette pour couper des morceaux de crêpe, mon autre main me manquant, avant de lui tendre une première bouchée de nourriture.

- Elles sont encore tièdes, ça va te faire du bien !

Je n'avais pas du tout réalisé le véritable fond de sa pensée, trop concentrée sur l'action en cours pour l'aider à manger bouchées par bouchées...


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Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
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Région : Kanto | Hoenn
Sam 22 Déc - 4:07
Ferir
Avoir dit que je voulais qu’une personne meure ne me plaît pas. Je me suis rattrapé ensuite en précisant ma pensée. Je sais que ça relève du rêve, qu’il ne faudrait pas que je mentionne ce genre de choses parce que ça ne fait sans doute pas très adulte, mais j’ai l’impression que Shin comprend, au moins un peu. En tout cas, il ne me juge pas, c’est un bon point. Il me répond plutôt qu’il souhaite aussi sa disparition. Après un hochement de tête de ma part, il vaut mieux changer de sujet, ce qu’il fait pour moi, entamant la conversation sur les bonnes intentions de Gaeriel envers Azy. J’essaie de rester positif, de me dire que tout ira mieux. Je ne veux pas non plus poser un poids trop lourd et de grosses attentes sur les épaules de la ranger... J’écoute plutôt les mots de mon petit ami, gardant le sourire. J’espère aussi que tu ne te trompes pas. Azy mérite d’aller mieux, de vaincre ce traumatisme... Et qu’il n’en vive plus, mais tant que ce Clark sera là... Mais non, il ne faut plus que j’y pense. Me concentrer sur l’optimisme que Shin a m’aide à le rester moi aussi. Puis, il y a cette impression que Gaeriel aime mon meilleur ami de la même façon que lui l’aime. Je leur souhaite tout le bonheur, si c’est le cas. D’ailleurs, j’exprime de vive voix cette impression, cherchant une forme d’approbation, cherchant à me rassurer que ce n’est pas que dans ma tête, que ce n’est pas juste parce que je le veux pour Azy. J’ai parfois tendance à mal interpréter, quand je suis fatigué comme ça, quand je souhaite quelque chose de tout cœur. La réponse que j’obtiens me rassure. Je ne suis pas seul à avoir cru voir un possible amour entre eux. Je ne peux m’empêcher de sourire. Ça serait tellement bien pour lui. Pour eux, précisai-je finalement. Mon meilleur ami est aussi une bonne personne, je sais qu’il prendra soin de Gaeriel, qu’il ferait tout pour elle. À l’époque, je n’appréciais pas de le voir amoureux d’une autre personne que moi, lorsqu’il était avec Isiel, mais j’ai pu constater à quel point il est attentionné et à quel point il sait aimer sincèrement.

Tu peux aussi t’en rendre compte envers toi, cet amour fraternel qu’il te voue.

Afin de rester dans un état d’esprit positif, je demande à Shin ce qu’il a envie de faire parce que rester enfermés dans ma chambre ne me semble pas être une si bonne idée. En même temps, si on s’éloigne trop, je crains de m’inquiéter davantage. Ici, nous sommes encore à portée de cri ou quoi si l’état d’Azy nécessite mon intervention. J’espère vraiment que ça va mieux et qu’il a pu se ressaisir... J’imagine que Kad a tenté de l’aider en ce sens aussi. Donc, ma question a semblé dérouter un peu, vu les premiers mots que j’obtiens. Je sais que mon visage prend une moue un peu gênée. J’aimerais avoir des idées, mais je pense que l’inquiétude me parasite trop le cerveau. C’est comme si je n’arrivais à rien d’autres, c’est assez pénible. Pourtant, je sais que je ne peux rien faire de plus qu’attendre... Au moins, mon copain en vient à donner des pistes d’idées donc ce n’est pas mal. Par contre, ça ne fait pas partir la moue que j’ai parce que je n’aime pas l’entendre dire qu’il n’a pas les idées claires. Ce n’est pas de sa faute et je ne peux pas vraiment l’aider avec ça. Pénible. Hum, peut-être qu’on pourrait... Je ne suis vraiment pas convaincu, mais si on se trouve dehors en compagnie des Pokémon du refuge, ça me fera songer à autre chose. J’allais le mentionner quand Shin s’exclame soudainement. Je ne m’attendais pas à ça alors je le regarde, un peu surpris avant de me ressaisir pour écouter la suite. Il ne semble plus du tout sûr de lui, ce qui se confirme à sa façon d’aborder le sujet. J’aurais voulu l’encourager à prendre son temps, mais quand il m’annonce que son psychologue veut me rencontrer parce qu’il croit que je peux aider, je ne peux m’empêcher de sourire bêtement. Bon ce sourire s’efface quelque peu quand il évoque que je pourrai en savoir plus sur sa maladie. Depuis le temps que je voulais me renseigner convenablement, pas avec une source douteuse trouvée sur le web, c’est une parfaite occasion!

Donc, à l’entente des mots comme quoi si tu ne veux pas, ce n’est pas plus grave, tu te saisis de ses mains, le rassurant avec ce geste, mais aussi l’expression douce que tu as au visage.

Je ne tarde pas à lui répondre verbalement, ensuite. Ça me fait vraiment très plaisir de savoir que ton psy pense que je peux aider. Je... c’est ce que j’espère, c’est ce que je veux faire pour toi, terminai-je en relâchant une de ses mains pour lui caresser tendrement la joue. Je lui adresse un nouveau sourire, venant ensuite déposer un baiser sur ses lèvres. Rien d’approfondi, juste que j’en avais envie. Il me rend de bonnes humeurs. Lorsque je me recule, je reprends sa main dans la mienne. Si tu n’as pas de malaise à ce que je t’accompagne, ça me ferait plaisir de rencontrer ton psychologue. Ça me semblait important à préciser puisque je ne veux pas qu’il se sente contraint. Je te l’ai déjà dit, c’est ton rythme avant tout. Après un nouveau sourire, je viens le serrer contre moi, portant mes mains au milieu de son dos (en passant sous ses bras), par habitude. Je souhaite pouvoir y aller rapidement, pour enfin en savoir plus. Il faudra que je sois en forme pour bien mémoriser ce qui se dira. Quand Azy ira mieux, je serai dans de meilleures dispositions pour apprendre. De toute façon, je doute que Shin m’annonce qu’on y va dès le lendemain... Il faut déjà voir comment il se sent là-dedans.

S’il le faut, tu répéteras que tu ne le jugeras pas, que tu le respecteras toujours. C’est important, ça fait partie de tes traits de caractère.

Azamir
À force de discuter, tu en viens à te sentir mieux. La présence de Gaeriel te fait du bien, combinée avec les interventions de Kad au fil des mots de la ranger à ton égard, ça chasse peu à peu ces blessures psychologiques. Tu ne peux pas dire ni même comprendre ce qui s’est passé ou ce que ta Alakazam fait pour t’aider. Tout ce que tu sais c’est que les résultats se manifestent peu à peu. Parfois, une réponse te venait sur le bout des lèvres, mais il semblerait que ça soit encore trop tôt pour que les mots sortent de ta bouche. Une réponse non verbale est dans le maximum. Bientôt, il ne faut pas perdre espoir. Bientôt, cette histoire sera derrière vous. Et une nouvelle histoire prendra la place, plus positive. C’est à souhaiter. Pourvu que Clark se tienne loin de vous... Tu n’as aucune idée de comment ça s’est fini pour lui, mais s’il était mort, nul doute que ton amie t’en aurait informé. Ce n’est donc pas le cas... Bref, il ne faut pas que tes pensées aillent vers cet homme au risque de ramener des images et des souvenirs. À la place, tes doigts bougent et viennent caresser la joue de la jeune femme devant toi. Elle te semblait un peu moins sereine que les secondes précédentes, puis tu avais envie de ce touché apaisant. En constatant qu’elle rougit légèrement, la question à savoir si tu as le droit de te comporter ainsi se manifeste dans ton esprit. Ne dépasses-tu pas les limites de l’amitié? Difficile de le définir, de savoir. On dirait que ton comportement ne la dérange pas, au fond. Néanmoins, tu n’es pas sûr de savoir bien décoder les signes, de bien les interpréter. Dans tous les cas, tu t’arrêtes quand ton estomac se fait entendre. L’odeur des crêpes te monte au nez. Puis, ton bras commençait à trembler d’être plus sollicité que d’habitude, plus que ces derniers jours. Il te faudra un temps pour retrouver ta forme.

Mais maintenant, il y a la lueur d’espoir. Celle qui te pousse à envisager de te remettre de toute cette épreuve, celle d’envisager un avenir.

Finalement, tu pointes les crêpes, essayant de faire comprendre que si elle les a demandées, il faudrait bien qu’elle les mange. Après tout, c’est de ta faute si elle n’a pas pu. Tu aurais pu attendre sagement dans la chambre, mais tu as tenu à la voir tout de suite. Cependant, la réaction obtenue n’est pas celle attendue. Une expression de surprise aurait presque pu passer sur ton visage. Elle croit que tu as faim... Oui c’est logique avec ton ventre qui émet des sons et le fait que tu as simplement pointé, sans autre geste. Tes intentions ne sont pas évidentes à comprendre. Il y a un peu de déception quand sa main quitte la tienne, mais elle s’en sert pour couper un morceau de crêpe pour toi. À ses mots, ton regard revient vers elle, ayant un petit mouvement de la tête pour approuver. Tu n’as pas l’envie de la couper dans son élan, puis tu as faim, donc tu ouvres lentement la bouche. C’est étrange pour toi que ça ne soit pas Ferir qui le fasse. Un peu gênant aussi. En mâchant doucement, ton regard se perd vers l’assiette. C’était meilleur avec les petits fruits, quand ton meilleur ami est venu plus tôt pour te donner ton petit déjeuner. C’était à toi de manger plus à ce moment, au lieu de feindre de ne plus avoir faim... Tu la laisses faire pour deux autres bouchées, ramenant ton regard vers la fourchette chaque fois pour ne pas te piquer avec les bouts. Par contre, quand la quatrième bouchée arrive, tu lèves le bras pour venir saisir la fourchette. Ton regard s’attarde sur ton amie, essayant de lui communiquer ce que tu veux ainsi. Ce n’est pas évident, mis à part que tu veux prendre l’ustensile. Heureusement, elle te laisse faire. Tu peux donc essayer de lui rendre la pareille. C’était ce que tu voulais depuis le début, qu’elle mange. Ce n’était pas prévu que tu en viennes à lui donner la bouchée. Pour ta part, ça ne te dérange plus vraiment, pas après qu’elle l’ait fait pour toi. Si elle refuse, elle t’en avisera sans doute.

En attendant, le morceau de crêpe approche de ses lèvres. Ton regard ne peut se détacher de celles-ci...

C’est à tel point, qu’avec en plus le léger tremblement de ton bras, la pancake s’échoue au coin de ses lèvres plutôt que dans sa bouche. Ça te surprend sur le coup, on pourrait même voir un très léger étonnement se peindre l’espace d’une seconde sur ton visage. Tu étais trop concentré sur ses lèvres... Et tu l’es encore. Ton regard va quelques instants vers les yeux de Gaeriel, puis tu retournes vers ses lèvres. Cette fois, tu essaies de lui donner la bouchée et de réussir. Cela fait, ton iris ambré ne quitte pas sa bouche. Il y a comme... comme une envie qui persiste, une envie qui te reste en tête. Exactement comme celle qui t’a poussé à déposer tes lèvres sur les siennes pendant que vous étiez à la merci de Clark. La situation était bien plus précaire qu’elle ne l’est actuellement. C’est largement plus agréable entre vous maintenant. Alors... Alors quand elle termine sa bouchée, tu te penches doucement, te moquant de la douleur provoquée par ta côte cassée. Le temps semble presque s’écouler au ralenti pour toi, alors que dans un coin de ton esprit, il y a le souhait qu’elle ne te repousse pas, que ton action ne soit pas mal prise. Mais... mais tu ne peux pas suspendre tes mouvements. Un nouveau baiser, simple et doux. De bonnes sensations qui remontent dans ta poitrine, un sentiment de bien-être si intense... Une, deux, trois secondes, tu ne saurais dire, avant que tu te demandes si tu avais le droit d’agir ainsi, le droit de l’embrasser sans lui demander son avis... Il y a un fort malaise qui se manifeste, te faisant reculer. À moins qu’elle cherche à te retenir.


J’aimerais lui dire que je l’aime... Même si la crainte qu’elle tourne les talons te comprime le cœur.



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Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

C-GEAR
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Sam 22 Déc - 15:34
L’idée de parler d’Azamir et de Gaeriel dans leur dos sur leur potentielle relation le mettait quelque peu mal à l’aise, mais au moins, ils avaient cessés de parler de Clark. C’était le point positif, dans l’histoire. La crainte de faire une bourde était trop présente et à force de faire une fixette dessus, il risquait fortement de la faire. Aussi, il partagea son avis sur les deux rangers, bien qu’il n’était pas habituel, pour lui du moins, de faire preuve de commérages. Ce n’était pas un mal et ça lui arrivait de le faire, mais son état actuel lui faisait penser que ce n’était pas des plus… Poli ? Difficile à dire. Il pensait néanmoins qu’Azy ne serait pas très content d’apprendre qu’ils discutaient de ses sentiments envers la jeune femme. Le sbire avait l’impression d’empiéter un peu trop sur sa vie privée, et ce n’était pas sa place à ses yeux. Toutefois, cela permettait à son petit ami de se sentir un peu mieux, réussissant même à sourire. C’était mieux que de le voir broyer du noir à cause de cet enfoiré de lieutenant.

Il acquiesça silencieusement lorsque son petit ami évoqua l’idée de se remettre du traumatisme subi. Connaissant l’auteur, Shin ne pouvait s’empêcher de penser que ce ne serait pas chose aisée. Pour autant, il préféra garder sa pensée pessimiste pour lui, se rendant bien compte que cela allait contre tout ce qu’il disait avant et ensuite. Il préférait focaliser son attention sur le positif, bien qu’il était plus compliqué à trouver, comparativement au malheur. Il évoqua son désir de voir les choses s’améliorer et éventuellement se concrétiser entre les deux autres, Ferir faisant le souhait de les voir heureux ensemble. Ou du moins, d’aller tous les deux mieux. Une fois encore, le sbire se contenta d’acquiescer, ne voyant pas quoi rajouter de plus. Il avait déjà évoqué le fond de sa pensée et ne connaissant absolument pas Gaeriel, il était bien incapable de dire ce qu’il souhaitait pour elle. Bon ok, pour être ami avec Azamir c’était forcément quelqu’un de bien mais… Il se méfiait. Il se méfiait toujours des personnes qu’il ne connaissait, n’appréciant guère toutefois que sa paranoïa revienne l’enquiquiner maintenant, tâchant un peu son positivisme affiché. La taire plutôt que de l’affirmer lui paraissait plus intelligent.

Après avoir souhaité que la situation s’arrange pour tout le monde, profiter de quelques attentions visant à détendre l’un et l’autre, il fut temps de réfléchir à ce qu’ils allaient faire, dorénavant. Bloqués dans cette chambre, il n’y avait pas grand-chose à décider, en attendant que la discussion des deux rangers se termine. Cela pouvait prendre un certain temps et viendrait rapidement le moment où le sbire sentirait son stress gravir les échelons. L’idée de se retrouver bloquer ici pouvait germer plus vite qu’il ne le pensait, malgré son envie de voir les choses de façon positive. Il ignorait ce qu’ils pouvaient faire et ne manqua pas de remarquer la certaine moue qui vint à se dessiner sur le visage de Ferir. Il fit l’effort de réfléchir à un plan, évoquant la possibilité de sortir pour prendre l’air. Ça leur ferait certainement du bien. Sinon, ils pouvaient discutés, précisant qu’il n’aurait toutefois pas toute sa réflexion habituelle. Le dire ne permit pas réellement à son petit ami de s’enjouer de l’idée et son manque de motivation était visible. Hum. Il n’avait malheureusement pas de meilleurs projets et si la médication faisait toujours effet, il n’était pas à son aise pour autant. Situation difficile, pour le coup…

Et ce fut cet instant que son cerveau choisi pour lui rappeler la requête de son psy. Cela faisait un petit moment, maintenant, que le praticien avait lancé l’idée. Depuis, le sbire n’avait pas abordé le sujet avec lui, mais il savait d’ores et déjà que le sujet reviendrait sur le tapis. Alors autant lancer le truc et voir ensuite. Il était incapable de dire quelle réaction il souhaitait voir sur le faciès de son petit ami ; il ne manqua pas néanmoins d’être surpris de le voir sourire. Il avait parlé vite et il s’était un peu emmêlé les pinceaux. Mais il ne pensait pas que Ferir se payait sa tête ; ce n’était pas son genre. Il eut tendance à froncer un peu les sourcils, se renfrognant quelque peu. Il pouvait se montrer excessivement susceptible, surtout en parlant de sa maladie. Il se détendit toutefois lorsqu’il sentit sa main se saisir de la sienne, fixant son attention dessus. Il redressa les yeux en entendant ses mots, rassuré par l’expression douce qui se dégageait de son visage, par la gentillesse qui émanait de ses paroles. Plaisir ? Le schizophrène ne parvenait pas vraiment à comprendre pourquoi. La séance, si elle se déroulait, n’aurait rien d’une partie de plaisir, au contraire. Il resta coi un instant, se sentant frémir lors de la caresse sur sa joue, grisé un instant face au baiser. Il n’avait jamais pensé que cette demande pourrait faire plaisir à son amoureux, et il se demandait bien pourquoi. La réponse se trouvait dans la signification de ses dires, mais il fallut un temps supplémentaire au sbire pour le comprendre.

Alors qu’il continuait d’interpréter les mots et de réaliser tout ce qu’ils racontaient, il retrouva Ferir dans ses bras, s’y glissant avec douceur. Par réflexe, il vint à cercler ses propres bras autour de son cou, ayant tendance à le maintenir contre lui plus que nécessaire. Il s’agrippait quelque peu alors que son cerveau l’autorisait enfin à prendre la parole.
« Je… Je sais pas. » Une moue déforma ses lèvres, alors qu’il sentait son cœur s’accélérer sans raison apparente. Il prit quelques secondes, fermant les yeux, avant de continuer. « Je pensais pas… Que tu serais autant emballé par l’idée. Moi… Je déteste ces séances. » Parce qu’il se retrouvait toujours avec cette fichue réalité, cette maladie qui lui pourrissait l’existence. Il préférait se bercer d’illusions en se croyant normal. Mais cette idylle était souvent balayée par la présence de Tanaka à ses côtés ou par les voix qu’il entendait. Il eut tendance à serrer son chéri un peu plus contre lui, humant son odeur, cherchant du réconfort avec sa présence. « Je sais que c’est pour aller mieux, mais… Je ne sais pas comment dire. C’est tellement… Éprouvant. » Il ne pensait pas avoir déjà parlé des séances à Ferir. Ou s’il l’avait fait, c’était avec détachement, comme si ce n’était qu’une formalité.

Mais en réalité, c’était bien plus que ça. Il en prenait conscience, d’autant plus qu’il réalisait que sans, il serrait dans une situation dramatique. Il était devenu dépendant de ses séances, alors qu’il détestait ça. C’était… Assez paradoxal, assez déroutant. Il finit par se défaire doucement l’étreinte, pour regarder son amoureux dans les yeux. Il commença une phrase qui vint mourir sur ses lèvres, déglutissant alors pour reprendre son souffle.
« Tu… T’es sûr que tu souhaites savoir tout ce qui m’arrive ? C’est… Ce n’est pas joyeux… J’veux pas… J’veux pas que ça t’inquiète. J’ai peur que… » … Tu m’abandonnes, si tu apprends la vérité. Il n’était toutefois pas capable d’exprimer sa pensée, baissant le regard. Il était pourtant aisé de voir la panique qui dansait dans ses prunelles. Pourquoi il avait abordé ce sujet, d’ailleurs ? En faisant comme si de rien n’était, avec l’état qu’il connaissait de son amoureux. Ce n’était pas malin.


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Gaeriel Miya

Gaeriel Miya
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Dim 3 Fév - 14:04
La situation était fort inusité, et j'étais incapable de dire si celle-ci me plaisait ou non ; c'était bien la première fois que je donnais à manger à quelqu'un d'autre comme cela et j'imagine que, avec une autre personne, j'aurais eu du mal à avoir ce geste. Cependant, il s'agissait aujourd'hui d'Azamir. Nous avions passé plusieurs jours enfermés dans l'obscurité et l'humidité, avec comme seule compagnie notre douleur et la peur de ne jamais en ressortir... Il s'était passé des choses au cours de cette captivité auxquelles je pensais encore ; notamment ce bref baiser que nous avons échangé lorsque Clark nous a laissé seul. Celui-là, j'ai du mal à l'effacer de mon esprit et, à vrai dire, je ne veux pas qu'il disparaisse. Je me suis posée beaucoup de questions à ce sujet lorsque j'étais allongée dans mon lit d'hôpital, et cela m'a permis de réaliser que je m'étais énormément rapproché de lui au cours de ces derniers mois, au point qu'il ait pris une place particulière dans mon cœur... Et pour être franche cela me fait un peu peur. J'ai eu beaucoup de mal à me remettre de ma séparation avec Mikhail, je l'ai longtemps cherché à travers les régions, avant finalement de me faire une raison... Azamir est alors devenu un soutien important et, sans m'en rendre compte, j'ai passé de plus en plus souvent du temps avec lui. J'appréciais sa présence, son calme et sa maturité et nous passions de bons moments ensemble, sans nous prendre la tête. Des choses simples et apaisantes qui me permettait de me recentrer sur moi-même... Et puis j'ai découvert que nous étions liés par un fil rouge, teinté de sang, qu'était la team Rocket... Et plus exactement Clark. Je n'ai pourtant pas songé un seul instant à m'éloigner de lui, je n'en avais pas envie.

Comme d'habitude, j'ai été complètement aveugle face à mes propres sentiments.

Je sors brusquement de mes pensées lorsque mon ami m'arrête en pleine action, alors que j'étais en train de lui donner un nouveau morceau de crêpe. Il n'a plus faim, déjà ? Je suis surprise de le voir attraper la fourchette, alors qu'il n'en semblait pas capable tout à l'heure, mais je le laisse faire. D'un point de vue rééducation cela ne peut pas lui faire de mal de toute façon et je ramène donc ma main contre mon corps tout en le regardant, m'attendant à ce qu'il mange tout seul maintenant. J'ouvre légèrement la bouche, un air surpris sur le visage, lorsque je réalise qu'il veut en faite me rendre la pareille ; je rosis, trouvant la situation un peu gênante. Tout comme lui a du la trouver gênante un peu plus tôt à vrai dire... Je décide donc de le laisser faire, mes yeux allant de la fourchette à ses yeux à lui, essayant de lutter contre cette gêne et contre mon cœur qui bat rapidement contre ma poitrine. Je suis surprise par le léger coup contre mes lèvres, mais j'imagine qu'il a du trembler un peu trop. J'attrape donc le morceau de crêpe et le mange lentement, un léger sourire au coin des lèvres.

Je ferme un instant les yeux, profitant, sans réaliser ce qui va suivre. Lorsque je les rouvre je réalise que Azamir s'est rapproché, lentement, et me fixe d'une intensité rare. Je sens mon cœur faire un bond contre ma poitrine, je peine à réaliser ce qui est en train de se passer... Jusqu'à ce que ses lèvres ne se posent sur les miennes, entamant un baiser léger et doux, qui dure l'espace d'un battement de cœur. Je rosis de nouveau, mon cœur battant la chamade, de nombreuses sensations remontant en moi. Cette sensation est tellement agréable... J'ai l'impression de revivre, surtout après les derniers événements. Lorsque Azamir commence à reculer je pose à mon tour mes lèvres sur les siennes, l'embrassant avec douceur, presque timidité ; cela n'a rien à voir avec ce que nous avons partagé la semaine passée, tout est bien plus doux et intense... Je laisse le baiser se prolonger pendant de longues et intenses secondes avant de me détacher de ses lèvres, me redressant doucement. Je le regarde avec un sourire doux, bien qu'un peu troublée, cherchant quelque chose pour briser ce silence un peu trop intense pour mon pauvre cœur.

- Ça valait le coup de s'en sortir hein...

J'espérais un peu que notre baiser l'aide à retrouver la parole... Mais peut-être était-ce encore un peu tôt pour cela...


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Azamir Mergar

Azamir Mergar
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Mer 6 Fév - 10:36
Ferir
Je ne m’attendais pas à ce que nous démarrions une conversation sérieuse pendant que nous laissons du temps à Azy et à Gaeriel, installés dans la cuisine. J’ai lancé l’idée de faire autre chose pour ne pas qu’on se regarde sans rien faire, quasi enfermés dans ma chambre. Néanmoins, je suis content que Shin me parle de la demande de son psychologue. Je suis content aussi d’apprendre que ce dernier pense que je suis un élément positif dans la vie de son patient. Je n’aurais pas aimé apprendre le contraire... Ça m’aurait vraiment attristé, et je n’aurais pas su quoi dire en retour. J’exprime peut-être un peu trop cette joie de pouvoir en apprendre plus afin d’être le soutien que je veux être pour mon petit ami, mais aussi la joie de savoir qu’il parle de moi dans un sens positif. C’était cela, surtout, qui m’a rendu souriant. Je constate que c’était sûrement trop avec les quelques réactions que j’obtiens en retour. J’essaie d’avoir des gestes doux à son égard, gestes qui semblent un peu fonctionner. Jusqu’à ce que je le serre contre moi, le sentant m’agripper en retour. Je ne voulais pas l’ébranler... Un sentiment de malaise commence à se manifester de mon côté face à tout cela. Je ne sais plus ce qui est le mieux de faire, si je dois rectifier tout de suite afin de lui permettre de bien me comprendre. Je n’ai pas de mauvaises intentions, jamais je n’en aurais envers lui... Néanmoins, avant que je puisse décider de quoi dire ou de quoi faire de plus que l’accueillir dans mes bras et de tâcher d’avoir des gestes rassurants, il me répond. Je n’aime pas cette hésitation qu’il a. Ça semble beaucoup lui peser sur les épaules. Néanmoins, je garde le silence, le laissant s’exprimer. L’interrompre n’amènerait sûrement rien de bon. Quand j’apprends qu’il déteste les séances avec son psy, je ne peux m’empêcher de regretter les mots que j’ai mentionnés plus tôt. C’est de ma faute s’il est comme ça maintenant... J’aurais dû m’en douter et mieux choisir ma réponse.

Ça ne sert à rien de t’en vouloir. Tout ce que tu peux faire, c’est d’écouter et de rectifier par la suite.

Je réponds à son étreinte, lui démontrant que je veux le rassurer, qu’il peut continuer de s’ouvrir à moi. Ça semble fonctionner puisqu’il reprend. Je peux parfaitement le comprendre quand il m’avoue que c’est éprouvant. Il va vraiment falloir que je précise ma pensée dès qu’il aura terminé. Je me demandais si c’était le cas, quand je le sens se reculer. Je ne cherche pas à le retenir, le laissant faire. Mon regard s’attarde sur lui, constatant ce malaise qui l’empêche d’abord de parler. J’aurais voulu lui prendre la main, établir un nouveau contact physique pour lui donner plus de courage, mais c’est lui qui s’est reculé... Poursuivre ne semble pas facile, donc ma bouche reste fermée. Par contre, à la fin, j’ai le cœur serré, je n’aime pas du tout voir Shin comme ça. Ainsi, ma réaction est instinctive. Je viens le serrer contre moi, déposant doucement ma tête sur son épaule. Quelques secondes passent, désireux de l’apaiser un peu avant tout. Si je pouvais chasser tous ses maux d'un simple câlin... Je suis désolé d’avoir mal choisi mes mots. Je commence ainsi, avant de doucement me reculer. Mes mains essaient de prendre les siennes, s’il me laisse faire. Je poursuis ensuite mon explication. Si je me suis montré enthousiaste, c’est d’abord parce que je suis content qu’un professionnel croit que je peux t’aider, que je suis positif pour toi, en quelque sorte. J’ose un léger sourire. J’aurais envie de porter une de ses mains contre mon cœur, mais je ne sais pas trop s’il le voudrait. Au final, je décide de ne pas le faire. C’est aussi une occasion pour moi de pouvoir être le soutien dont tu as besoin. Mes mots sont plus hésitants. J’espère vraiment qu’il me comprendra mieux que tout à l’heure. Mon but est de le rassurer, pas d’empirer la situation. Je surveille donc ses réactions avant de continuer. Je comprends que ça ne soit pas facile pour toi, que ça soit éprouvant. Ce n’est jamais facile de rencontrer un psychologue... Je le sais, je l’ai aussi vécu à cause de... de mes comportements de me blesser. Jusque là, je ne lui avais pas dit cette information. J’aurais préféré ne pas me lancer, mais c’est fait maintenant.

Néanmoins, tu préférerais que ton petit ami ne te questionne pas, désireux de ne pas avouer l’échec total que ça a été pour toi.

Une de mes mains vient se poser sur sa joue. Je garde le sourire, bien que ça ne soit pas si facile en ce moment. Je suis sûr, répondis-je donc finalement à sa question. Ça devrait nous aider tous les deux à aller de l’avant, ensemble. Même si sur le coup, ça ne sera pas joyeux. C’est une étape à franchir. Mes doigts lui caressent avec douceur la peau. Ma voix se veut rassurante. Comme toujours, il n’y a pas de place pour le mensonge. Je lui parle d’une façon honnête, mais veillant à ne pas être brusque. C’est tout le contraire de ce que je veux. Je crois que je serai moins inquiet de savoir, affirmai-je doucement, tandis que ma main migre un peu plus vers son front et ses cheveux. Pour la suite, je m’assure d’avoir son attention, son regard sur moi. Avec la panique que j’ai pu voir et avec ce début de phrase exprimant une peur, je crois savoir de quoi il a peur. Je t’aime Shin et je veux rester avec toi longtemps. Il n’y a rien que je pourrais apprendre pendant cette rencontre qui changera ça. Un nouveau sourire, me voulant rassurant. Je lui laisse quelques secondes avant de glisser mes mains dans le milieu de son dos, l’attirant contre moi dans un câlin réconfortant. Tu es une personne formidable, une personne que j’aime énormément. Un murmure, des paroles vraies. Mon amour pour lui n’a pas de limite. Malgré tout ce que je t’ai dit, tu décides si tu veux que je t’accompagne. Je te respecterai toujours, on y va à ton rythme. Doucement, je redresse la tête pour lui embrasser la joue, mais je ne romps pas l’étreinte. À moins qu’il veuille le faire.

Maintenant, tu espères que tu ne t’es pas mal exprimé, que Shinara a pu comprendre ton point de vue.

Azamir
La gêne qu’a affichée Gaeriel a failli te faire arrêter ton mouvement, quand tu as voulu qu’elle mange. Cependant, puisque ça ne semblait pas tant la déranger, tu as poursuivi en dépit de son rougissement. En plus, il faut admettre que ton attention était concentrée sur ses lèvres, avec une envie qui te reste en tête. À la voir avec ce léger sourire, tu te sens bien. Et ton envie prend le dessus. Ce baiser est bien plus agréable que celui qui est survenu pendant que Clark vous a laissés seuls. Le problème, c’est qu’il te vient la pensée que tu n’avais sûrement pas le droit de te comporter ainsi. Les mauvais sentiments reviennent et il n’en faut pas plus pour commencer à te reculer, commençant à croire que ton initiative n’a pas plu et qu’elle te sera reprochée... La surprise est donc bien présente quand tu sens ses lèvres se déposer sur les tiennes. De sa propre initiative, par elle-même. Ce constat est comme un baume sur ton cœur meurtri. Il te fait le plus grand bien, il te soulage d’un poids. C’est une douce embrassade à laquelle tu participes pleinement. Une embrassade qui augmente l’amour que tu portes à ton amie. Ton cœur bat fort, les sensations sont plaisantes. Tu ne te poses plus de questions. Peut-être que tes capacités, à cause de la blessure subie, sont encore trop limitées pour te le permettre. Ce n’est pas plus mal de pleinement profiter de cet instant. Ça passe si vite. Quand l’échange prend fin, tu te redresses légèrement, mais pas au point d’appuyer ton dos contre le dossier. Et pourtant, il le faudrait... Ta côte te fait mal, mais tu l’ignores avec brio, pour le moment. La réalité finira par te rattraper à un moment ou à un autre. Juste que là, ce baiser fut si apaisant pour toi...

Tu espères avoir la chance d’en partager d’autres. Tu ne sais pas ce que la ranger ressent envers toi. De toute façon, la question ne te vient pas vraiment. Ton esprit est toujours embrouillé, bien que ça soit de moins en moins handicapant.

Tes lèvres s’étirent en un léger sourire en voyant le sien. Tu n’en avais pas eu un aussi visible depuis que tu es sorti de l’inconscience. Quand Gaeriel rompt le silence, tu l’écoutes avec attention. Suite à ses mots, tu hoches la tête dans un geste plutôt lent. Oui, ça en valait la peine. Ce n’était pas tes pensées avant qu’elle te rende visite, mais maintenant, c’est le cas. C’est plus positif. L’envie de lui dire tes sentiments de vive voix reste, d’autant plus qu’il y a moins de chances de rejet après cet instant de tendresse entre vous. Tes doigts relâchent la fourchette dans l’assiette, puis tes deux bras se soulèvent, permettant à tes mains de se déposer avec douceur sur ses joues. Ton regard ne la quitte plus, tandis que ta bouche s’ouvre. Tu essaies de parler, sauf qu’aucun son ne remonte ta gorge. Tes lèvres reviennent se coller une contre l’autre, mais tu tentes de nouveau. Tu n’as jamais été un grand bavard, mais il faut admettre que ça t’embête énormément de ne plus savoir comment parler... Ton regard se détourne, te sentant moins bien. Tes mains reviennent près de ton corps. Tes muscles protestent, tu les sollicites beaucoup en comparaison à ce que tu faisais jusqu’à présent. Ce n’est pas une mauvaise chose, mais en combo avec ta côte, une légère grimace prend place sur ton visage. Elle est vite chassée, tandis qu’une idée te vient. Ton regard retourne sur Gaeriel, un nouveau petit sourire prend place sur tes lèvres. Avec une certaine lenteur, tes bras bougent. Ils se soulèvent pour porter tes mains au niveau de ton cœur, alors qu’avec tes doigts, tu formes un cœur. Il ne faut que deux ou trois secondes avant d’être embarrassé par ton propre geste. Ça se voit sur ton visage, et tu peines à tenir le regard de la ranger. Aura-t-elle compris ce que tu voulais lui dire?

Peut-être faudra-t-il l’écrire... Cependant, en y pensant bien, il semblerait que tu aies aussi oublié comment faire. Les gestes sont, pour le moment, ton unique moyen de communiquer.

En attendant la réaction, il te faut t’adosser contre le dossier, tu n’as plus le choix. Ton expression faciale prend la forme d’une nouvelle grimace de douleur. Une de tes mains se porte doucement sur la côte en question. Il faudrait que ton amie termine de manger et que vous ayez vous installer ailleurs, idéalement sur le divan dans le salon. Ça permettra plus de confort. Néanmoins, il faudra que tu te fasses comprendre. Ça promet d’être un peu périlleux. À moins que Kad parvienne à te déchiffrer.



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Shinara Shikei

Shinara Shikei
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Dim 10 Fév - 15:19
Après réflexion, clairement, ce n’était pas le moment de parler de ses problèmes de santé. La demande de son psy avait surgi de son esprit et il l’avait matérialisé à voix haute, mais il le regretta aussitôt. A la base, il était venu ici pour soutenir son petit ami, lui apporter le soutien dont il avait besoin. Mais, au final, il avait l’impression de lui ajouter ses propres tracas sur la conscience et cela l’embêtait fortement… D’autant plus qu’il était incapable d’interpréter correctement les réactions de Ferir. Son enthousiasme face à son annonce, il ne sut comment le comprendre. Il eut tendance à se braquer, bien qu’une part de son inconscient lui répéter sans cesse que la volonté de son amoureux était tout autre. Néanmoins, il ne se sentait pas capable de pousser plus la réflexion, ayant cette sensation désagréable de ne pas réussir à se saisir de l’évidence. Elle lui coulait entre les doigts, comme s’il essayait d’attraper de l’eau à mains nus. C’était absurde, pourtant. Jamais le Kantonien n’aurait de mauvaises intentions à son égard. Il le savait bien.

Mais cela n’empêchait pas la panique de grandir dans sa poitrine. Il avait beau se rendre compte qu’il avait ébranlé son chéri, il était incapable de réagir positivement. Il se laissa attirer dans les bras de son amant, profitant de sa présence pour chercher un semblant de quiétude. Il fallait qu’il parvienne à s’exprimer, à expliquer sa réaction. Il finit par y parvenir, avec toute l’hésitation qui était sienne. En temps normal, il n’aimait pas parler de sa maladie. C’était néanmoins bien plus simple à faire lorsqu’il avait les idées claires… Ce qui n’était clairement pas le cas actuellement. Si cela avait été le cas, il aurait compris tout de suite l’enthousiasme de son partenaire. En soi, il tournait en rond. Il entreprit ses explications donc, ne parvenant pas à réellement regarder son interlocuteur. Une certaine honte était visible sur son visage, signe de l’embarras que représentait pour lui sa maladie ainsi que ses séances chez le psy, mais aussi parce que la pensée de lui pourrir son moral alors qu’il avait besoin de soutien continuait de tourner dans sa tête.

Ferir le laissa s’exprimer jusqu’au bout, sans doute par crainte de le bloquer dans son élan. La dernière fois qu’ils avaient eu une discussion sérieuse comme cela, ils avaient procéder de la même façon et le sbire ne pouvait qu’approuver cette technique. Il était plus simple pour lui de déballer le tout d’une traite. Pour autant, il ne parvint pas réellement à exprimer sa réelle pensée, sa réelle peur. Celle qui justifiait qu’une part de lui ne désirait pas qu’il vienne avec lui, chez le psy. A partir de ce moment-là, il ne pourrait plus minimiser sa maladie comme il avait tendance à le faire. Pire, cette même part de lui-même était persuadée que le Kantonien l’abandonnerait en apprenant tout l’étendue de sa schizophrénie… Panique accentuée avec plaisir par Tanaka, d’ailleurs. Alors qu’il détournait son regard, il fut un peu surpris de sentir son amoureux contre lui, l’attirant pour un câlin qui se voulait réconfortant. Si le sbire ne bougea pas au premier abord, il finit par se laisser border, s’agrippant une nouvelle fois à lui. Il était lent dans ses gestes, mais c’était sans doute face à la complexité de la situation et son incapacité à tout assimiler.

Lorsque son chéri se recula, Shin eut du mal à contenir la panique qui lui broya les tripes lorsqu’il le vit ouvrir la bouche. Pour autant, il se calma rapidement à l’entente des paroles. Sans réelle surprise, le sbire avait mal interprété les mots. Bien qu’il le savait, l’entendre lui permettait de retrouver son calme. Il se retrouva plonger dans le regard de son partenaire, incapable de détourner ses yeux. Il ne rechigna pas à se laisser prendre les mains, ayant même tendance à s’y agripper avec plus de force qu’il ne le souhaiterait. La véritable raison de son enthousiasme tomba finalement et il cligna des yeux, se sentant crétin l’espace de quelques secondes. Il était évident qu’il n’avait absolument pas compris ainsi et qu’il était incapable, seul, d’arriver à cette conclusion. Le petit sourire de son amoureux le fit se mordre la lèvre inférieure, ne parvenant pas, pour l’instant à le lui rendre. Pourtant, il aurait aimé en être capable. Il continua de serrer les mains de son partenaire dans les siennes alors qu’il le laissait continuer sur sa lancée.

Ferir voulait être le soutien dont il avait besoin. Tout comme lui-même désirait être celui du Kantonien. Au final, ils souhaitaient soutenir l’autre dans ses galères. Ils étaient pareils pour le coup et ce constat fit naitre un sourire timide sur les lèvres du sbire. Il fut quelque peu balayé par l’aveu de son amoureux, concernant ses visites chez un psy… Il se demandait s’il avait déjà consulté à cause de son comportement d’automutilation, il avait sa réponse. Il était évident que cela n’avait pas été efficace pour lui… Et Shin était plutôt attristé de l’apprendre. Une légère moue se dessina sur son visage alors qu’il pressait une fois encore ses doigts en ce qu’il voulait être un signe de soutien. Il aurait aimé en faire plus, mais une force inconnue l’empêchait d’effectuer le moindre geste. Il parut se débloquer néanmoins en sentant la main de son amant sur sa joue, ouvrant l’espace d’un instant la bouche. Aucun son ne passa le seuil de ses lèvres néanmoins. Il resta coi, attendant la suite. Il lui confirma son envie d’aller avec lui, pour savoir, pour pouvoir mieux comprendre, mieux combattre et mieux le soutenir. C’était une étape à franchir, oui… Mais elle le terrorisait encore. Pour autant, à cet instant il se sentait plutôt apaisé, appréciant cette caresse sur sa joue, malgré les battements rapides de son cœur.

Même sans avoir exposé ses peurs, il était évident que Ferir les avait compris. Il plongea son regard dans celui de son partenaire lorsqu’il tentait d’attirer son attention. La déclaration lui mit du baume au cœur, tout comme une quiétude s’installa face aux paroles. Une fois encore, le Kantonien parvenait à passer la barrière qu’il érigeait involontairement pour l’atteindre au plus profond de son être. Le sourire rassurant qu’il afficha propagea une chaleur réconfortante alors qu’il sentait son regard se brouiller quelque peu. Merde, voilà qu’il se retrouvait avec les yeux humides. Hum. Il ignorait si cela était dû au soulagement de constater que ses craintes avaient été balayées, ou parce qu’il était empli d’émotions fortes. Sans doute un mélange des deux. Il fut rassuré par le câlin, lui permettant de se ressaisir quelque peu. Les mots murmurés furent accueillit comme une douce mélopée qui lui fit serrer davantage son étreinte.
« Je… Je t’aime Ferir. » Inconsciemment, il acquiesçait alors que son corps était pris d’un tremblement incontrôlé, cherchant par la même occasion le réconfort dont il avait besoin dans ses bras.

Il ne sut réellement combien de temps il resta silencieux, mais il pensait néanmoins l’avoir été assez. Maintenant, il était nécessaire de se défaire de cette boule qui lui comprimait les cordes vocales.
« Je… Je me sens un peu nul, pour le coup. » Une moue se dessina sur ses lèvres alors qu’il se reculait un peu pour regarder son amoureux dans les yeux, se fichant pas mal de la larme qui avait coulée le long de sa joue. « Je suis venu pour te soutenir, à la base et au final… C’est toi qui me console. Ce n’était pas comme ça que je pensais te soutenir exactement… » Il eut un petit rire, plus moqueur contre lui. Il se désespérait, parfois. « Tu me surprendras à chaque fois… Et je dois dire que j’aime ça. Je t’aime chaton, tellement. » Il déposa un baiser sur ses lèvres qui voulait être tendre, avant de reprendre. « J’ai… J’ai envie d’aller mieux. J’ai envie d’en finir avec cette histoire qui s’éternise, même si je sais que je ne peux pas guérir définitivement mais... Et… Et maintenant ça me semble juste évident que j’ai besoin de toi pour ça. Je ne veux pas… Je ne veux pas te mettre de pression à cause de ça. Alors… Je vais continuer de me battre et d’aller de l’avant. » Ses iris étaient dorénavant animés par une volonté de fer, contrastant fortement avec ses hésitations précédentes. Il était incroyable, le pouvoir qu’avait Ferir sur lui. Il attira une main de son homme pour la placer sur sa poitrine, à l’endroit de son cœur. « Tu… Tu trouves toujours les mots justes pour m’atteindre. Pour chasser mes angoisses. Alors… J’aimerai vraiment que tu viennes avec moi. » Il le pensait, sincèrement. Il se sentait même capable d’afficher un léger sourire, signe de sa quiétude actuelle. En espérant qu’elle resterait un bon moment.


So what if I'm crazier than crazy?
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Gaeriel Miya

Gaeriel Miya
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Mar 26 Fév - 11:41
Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus ressenti toutes ces sensations tellement agréables et authentiques. Mon cœur battait la chamade alors que je réalisais véritablement le sens de notre relation, même si je l'avais compris depuis notre captivité... Cependant, c'était encore tout autre chose de l'expérimenter aujourd'hui, loin de tout danger, rien que tous les deux... Même si je regrettais fortement que Azamir ne se sente pas capable de parler, j'aurais tant aimer entendre sa voix, que je trouvais réconfortante et agréable à l'oreille. En attendant nos lèvres s'étaient liées en quelques doux baisers et cela me mettait du baume au cœur de le voir plus sereine après cela, certainement prêt à avancer dans la vie, à profiter... Nous avions tout un nouveau monde s'ouvrant à nous, une relation à explorer... Et nos deux vies à reprendre en main. Je ne sais pas exactement ce que l'avenir me réserve, mes blessures allaient prendre du temps avant d'aller mieux et, en attendant, je savais que je ne pourrais plus travailler... Il en serait de même pour lui et il risquait de s'ennuyer autant que moi. Je ne savais pas d'ailleurs à quel point ses blessures étaient graves, si il avait comme moi des membres cassés qui allaient demander des mois de travail pour aller mieux... Je poserais la question à Ferir plus tard, je ne voulais pas embêter Azamir en lui demandant, cela lui ramènerais de mauvais souvenirs et ce n'était pas la peine. Autant profiter du moment présent, même si je le sentais peu à l'aise vis à vis de sa condition physique... Mais je n'étais pas mieux. Entre mon épaule en écharpe et ma jambe de le plâtre, je devais faire peine à voir, j'en avais bien conscience... Mais tout ceci n'était rien comparé aux premiers jours de mon hospitalisation, lorsque j'étais rongée par le manque, mis à terre, incapable de réfléchir correctement... Sans Mewtwo je serais encore dans cet état de sauvagerie innommable et je n'aurais jamais pu venir jusqu'ici.

Cela me fait du bien de le voir sourire ainsi, cela me rassure quant à son état psychologique. Cependant, je remarque bien vite qu'il n'arrive toujours pas à parler... Mon inquiétude revient en le voyant ainsi : qu'est-ce qui a provoqué ce problème ? Si ce n'était que psychologique, est-ce qu'il ne devrait pas parler de nouveau maintenant qu'il savait la vérité ? Je ne m'y connaissais pas assez là dedans pour savoir, c'était la première fois que je faisais face à une telle situation... Et pourtant... Cela me replongeait en enfance. Lorsque Gaeriel était partie pour un monde meilleur, je m'étais plongé dans le mutisme, refusant d'ouvrir la bouche, fuyant tout contacts. Cette situation avait duré pendant des mois, jusqu'à ce que Ridley n'entre dans ma vie et m'aide à m'ouvrir de nouveau au monde...

Je sors de mes pensées en remarquant que Azamir tente de bouger, doucement. Je rosis légèrement en comprenant ce qu'il est en train de faire et je souris doucement, à la fois attendrie et amusée par son geste, touchée. Je le regarde faire, immobile pendant de longues secondes, avant de me pencher doucement vers lui, posant un baiser sur sa joue. Je suis encore un peu rouge de gêne mais je prend sur moi, lui répondant à voix basse.

- Moi aussi...

Je me remets doucement sur ma chaise pour le regarder, un sourire au coin des lèvres, savourant cet instant. Mon sourire s'évanouit un peu lorsque je le vois grimacer de douleur ; j'imagine qu'il n'est pas bien installé.

- Tu devrais peut-être aller te reposer, il ne faudrait pas que tu forces trop... Tu as besoin de reprendre des forces !

Pour pouvoir de nouveau profiter de la vie...


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Azamir Mergar

Azamir Mergar
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Ven 8 Mar - 7:42
Ferir
La mise au point que j’amorce auprès de Shin, pour m’exprimer mieux que ce que j’ai pu faire précédemment, se passe plutôt bien. Je sens qu’il me comprend mieux, que je parviens à l’apaiser par mes mots et par mes gestes. C’est progressif, mais ça porte ses fruits. Je déteste quand ce genre de situation survient, quand on me comprend mal ou qu’un malentendu survient. Je ne voulais pas le blesser ou lui provoquer de mauvais sentiments... Il me laisse parler sans m’interrompre, bien qu’à un moment j’ai senti qu’il allait me répondre. J’ai un peu attendu, mais je finis par poursuivre sur ma lancée, restant naturel et sincère dans mes mots. Je remarque que ses yeux deviennent mouillés, je ne m’attendais pas à cela. C’est ce qui me pousse à le serrer contre moi, à lui démontrer à quel point je tiens à lui. Avec mes mots aussi, rassuré de le sentir se blottir davantage contre moi. Il faudrait vraiment que j’apprenne à mieux contrôler mes émotions sur le coup, pour m’exprimer correctement. On aurait pu s’éviter tout cela, il aurait été moins inquiet, avec moins de questions en tête. Je ne sais pas ce qu’il a pu penser, sauf que j’ai bien vu que cette possible rencontre avec son psychologue générait une certaine peur. Je crois... je crois que j’ai pu le soulager de ce poids. Du moins, c’est ce que je souhaite et je continuerai jusqu’à ce que ça soit le cas. Ça me soulage de l’entendre me répondre qu’il m’aime, bien que le tremblement qui suit m’inquiète. Je lui caresse doucement le bas du dos pour calmer le tout, lui laissant le temps de se ressaisir. Dans ce genre de moment, je me sens assez démuni, à ne plus savoir quoi dire ou quoi faire. Heureusement, ce que je fais semble suffisant pour qu’il parvienne à me parler de nouveau. Je dois admettre que je n’aime pas ses mots et qu’une moue se dessine aussi sur mon visage. Tandis qu’il se recule un peu, je vois cette larme qui a coulé. Doucement, mon pouce vient l’essuyer, espérant que ce simple geste ne l’empêchera pas de poursuive.

Tu as vraiment hâte de rencontrer son psychologue et d’ainsi en savoir plus, d’être mieux outillé pour l’aider. Même si, tout compte fait, tu ne t’en sors pas trop mal.

Je ne peux m’empêcher d’être triste avec la suite. J’aimerais lui dire que ce n’est pas grave, que ça me fait plaisir qu’il soit à mes côtés et qu’il parvient à me changer les idées. Il est vrai qu’il y a aussi une part d’angoisse, mais il vaut mieux que je n’en parle pas. Je veux qu’il soit apaisé, et je le serai aussi. Son rire me bloque, puis il continue. La suite est vraiment plus positive, m’attirant un léger sourire. J’accueille avec plaisir le baiser qui m’est donné, le laissant ensuite reprendre la parole. J’ai compris qu’il valait mieux lui laisser le temps de tout bien dire ce qu’il a à dire sans l’interrompre. Ça serait le meilleur moyen pour qu’il s’arrête et reste avec des choses sur le cœur. Ce n’est pas du tout ce que je veux. Et j’ai bien fait parce que Shin me semble alors bien plus déterminé, bien plus fort aussi. Il ne semble plus douter, et ça me fait réellement chaud au cœur de le voir ainsi. Je le laisse volontiers me prendre la main, quelque peu surpris qu’il la dépose sur son torse. Je peux sentir son cœur battre. Un doux sourire prend place, me voici franchement touché par ses propos. Oh Shin... Un murmure qui exprime tout ce que je ressens en ce moment, qui exprime à quel point j’ai de l’amour pour lui. Il faut que je détermine par où commencer, quoi lui dire en premier. Ça se bouscule un peu dans ma tête tant il y a là de l’émotion. Commencer avec une mise au point me semble être une bonne idée. Ne t’en veux, en étant ici avec moi, tu me soutiens. Nous sommes plus forts ensemble. Un sourire, puis mes lèvres se déposent doucement sur les siennes. Un bref échange qui me permet de mettre un peu plus d’ordre dans ce que j’ai envie d’exprimer en retour. Je suis parfois un peu maladroit pour te répondre, il faut que je me reprenne, dis-je alors qu’un léger rire embarrassé remonte ma gorge. Mais tout ce que je dis, je le pense sincèrement. Avec tendresse, mes deux mains bougent, allant se poser sur ses joues. Mon regard ne lâche plus le sien.

Il y a une certaine anxiété en toi, celle de mal choisir tes mots, une fois de plus. Tu ne veux surtout pas que cela survienne maintenant.

Ça me fait tellement du bien de savoir que je parviens à t’apaiser. Je veux ton bien et ton bonheur. Un nouveau sourire, tandis que mes mains glissent sur ses joues jusqu’à son cou, puis à ses épaules. Nous allons nous battre ensemble, ok? Je serai là avec toi. J’ai conscience que les efforts doivent surtout venir de lui, mais puisqu’il est plus déterminé, plus calme, je crois que tout ira mieux. Comme je l’ai mentionné, ça sera une étape difficile à franchir, mais lorsqu’elle le sera, il pourra reprendre une vie plus tranquille. Son quotidien, à cause de cette maladie, devrait peser moins lourd sur ses épaules. C’est vraiment ce que je souhaite. Merci Shin de m’en avoir parlé, et de me faire confiance pour t’accompagner. Je me souviens encore, il n’y a pas si longtemps, il avait refusé que je me téléporte chez lui grâce à Kad, pour l’accompagner chez son psychologue. Notre relation a évolué depuis, je me sens privilégié qu’aujourd’hui, il change d’avis. J’aimerais que ça reste ainsi, que nous ne reculions pas. Par contre, je sais qu’il faut parfois reculer pour mieux avancer... Ça sera à voir ce avec que l’avenir nous réserve. Je ressens de nouveau le besoin de le serrer contre moi, donc je ne me prive pas. Tu voudrais qu’on sorte un peu prendre l’air? Ça faisait partie des propositions de tout à l’heure, mais je crois que ça nous ferait réellement du bien. J’attends donc sa réponse, mais au même instant il y a la porte qui bouge, me faisant me redresser lentement. C’est Kad qui entre dans la chambre et elle se dirige vers la canne d’Azy. Je ne peux m’empêcher de la questionner. Azy a pu se calmer? Maintenant qu’elle est là, il faut que je sache. Elle me répond d’un hochement de tête. Ça me soulage aussitôt, comme en témoigne le soupir qui sort de ma bouche. Et tout se passe bien entre eux? Un nouveau hochement positif qui est rassurant. Elle prend ce qu’elle était venue chercher après une légère hésitation. Je me demande si c’est parce qu’elle aurait voulu me parler par télépathie. Qu’importe, je suis rassuré si tout se passe bien. Je peux me concentrer sur mon petit ami. Tu avais donc raison, ça sera positif pour eux. Mes lèvres s'étirent dans un sourire qui se veut tendre et amoureux.

Finalement, tout semble doucement s’arranger. Voilà une lourdeur en moins sur tes épaules, souhaitant juste que tes proches continuent de faire ce qu’il faut pour aller mieux.

Azamir
Ces quelques instants, peut-être un peu trop courts, t’ont fait le plus grand bien. Jamais tu n’aurais cru que ça arriverait, que Gaeriel répondrait à ton baiser. C’est inespéré. Tellement de bons sentiments qui chassent tous les mauvais qui polluaient ton esprit... De simples petites attentions qui te font chaud au cœur, qui te confirment que l’envie de vivre est toujours présente. Des doutes subsistent quant à ta dangerosité pour tes proches. Il ne faudrait pas que les Rockets s’en prennent à eux pour t’atteindre. Il ne reste plus qu’à souhaiter que Clark soit sûr d’avoir réussi à complètement détruire ta volonté... Dans tous les cas, tu comptes te préparer, ne plus refaire les mêmes erreurs. Plus que jamais, la vigilance sera de mise, surtout si ce baiser veut bien dire que l’amour que tu portes à ton amie est partagé. Néanmoins, il te faut commencer par te remettre, par être en mesure d’avancer avant d’envisager le tout. Tes facultés cognitives sont encore affectées, ça ne se réglera pas en claquant des doigts. Au moins, maintenant, tu gardes espoir, puis l’envie de définitivement clore cette histoire est bien présente. Même si, au final, la ranger ne te vouait pas le même amour, ça ne serait pas grave. Tu t’estimes déjà chanceux qu’elle semble vouloir rester dans ton entourage, rester auprès de toi. C’est juste que... que tu veux vraiment lui partager tes sentiments. Tu as voulu tenter de le faire avant que Clark intervienne. Il en a même parlé devant elle. Ça aurait dû être toi le premier à le dire, mais en ce moment, parler est impossible. Il faut admettre que cela chasse quelque peu ton sourire, en plus de peut-être déceler une part d’inquiétude chez la femme qui te fait face. Ça ne te plaît vraiment pas. Une situation pénible comme tu en as rarement vécu. Pourquoi parler est si difficile...?

Ça ne te freine pas dans ta volonté d’exprimer ce que tu ressens. Maintenant, c’est surtout de savoir comment t’y prendre pour te faire comprendre.

Et l’idée vient. Une idée que tu n’es pas sûr d’assumer, mais que tu concrétises dans des gestes lents et doux. Ce cœur que forment tes doigts, expression parlante de cet amour qui te lie à Gaeriel. Bien que tu peines à tenir ensuite son regard, il y a un certain soulagement qui se manifeste : celui d’avoir enfin pu extérioriser tes sentiments. Un rapide coup d’œil t’indique que ton amie ne semble pas sous le choc, qu’elle te sourit. C’est donc... bon signe, non? Malgré ce rougissement sur ses joues. Même lorsque tu es embarrassé, comme c’est le cas en ce moment, ta peau ne change pas de couleur. Heureusement, parce que ça te rendrait encore plus gêné. Ton regard ne restait pas vraiment fixé sur la ranger, mais elle attire ton attention en bougeant. En se penchant vers toi, plus exactement. Ce baiser sur ta joue te surprend, mais il te fait aussi chaud au cœur. Tu n’es pas certain de la signification que tu dois lui donner, ce qu’il véhicule comme message. Est-ce qu’elle te communique ainsi qu’elle te voit plutôt comme un ami? Tu ne veux pas avoir tout gâché... Inquiétude qui ne reste pas longtemps, à l’entente des deux mots que Gaeriel te mentionne d’une voix basse. Il ne faut qu’une seconde avant qu’un fin sourire vienne étirer tes lèvres, que le bonheur qui emplit ton cœur soit visible sur ton visage. Tellement d’émotions fortes, mais surtout positives remontent en toi. Jamais tu n’aurais pu croire que cet amour soit partagé. D’un autre côté, on ne peut pas dire que tu sois très éveillé sur les sentiments, ne comprenant pas les tiens par toi-même. Donc pouvoir interpréter ceux de tes proches est ardu. Maintenant que tu sais, tu feras tout pour aller mieux. Pour toi, mais aussi pour elle, pour tes Pokémon, pour tes proches. Tu as bien plus de raisons de vivre qu’il n’y paraît.

Tu aurais voulu profiter de cet instant de bonheur et de quiétude, mais la réalité te rattrape.

Tes côtes, évidemment. Il te faut te redresser pour appuyer ton dos contre le dossier de la chaise. Bien que tu aurais voulu maîtriser cette douleur, elle paraît rapidement sur ton visage. De quoi inquiéter immédiatement Gaeriel qui t’adresse alors quelques mots. Toujours avec des gestes plutôt lents, tu hoches la tête de haut en bas. Il est vrai qu’il faudrait du repos, et un endroit plus confortable. À défaut de pouvoir parler, tu pointes lentement l’assiette puis Gaeriel ensuite, désireux de lui faire comprendre que tu voudrais qu’elle mange. À moins qu’elle n’en ait plus envie, mais si elle a voulu ces crêpes, elle doit forcément avoir faim. Si ça ne suffit pas à te faire comprendre, tu iras reprendre la fourchette pour la lui donner, pointant de nouveau. Sur ce point, ça devrait aller au niveau de la compréhension. Ton regard va ensuite vers Kad. S’il faut que vous changiez de place, il va te falloir de quoi te déplacer. Ta Alakazam le comprend immédiatement, se détournant et marchant vers la chambre. Elle devrait revenir sous peu. En attendant, tu regardes ton amie, parvenant à avoir de nouveau un léger sourire. Tu ignores combien de temps elle peut rester, tu voudrais pouvoir le demander... afin d’en profiter au maximum. À peine une ou deux minutes passent avant que ton Pokémon revienne avec ta canne à la patte. Tu t’en saisis à deux mains, essayant de ne pas grimacer sous la douleur de tes poignets. C’est toujours plus douloureux quand tu prends appui dessus pour te lever avec l’aide de ta canne. Ces blessures à cause des lames prendront du temps à cicatriser, mais les bandages pourront bientôt être retirés pour laisser les plaies guérir. Maintenant que tu es debout, tu lèves une de tes mains pour indiquer à Gaeriel de ne pas bouger. Doucement, tu reposes ta main sur l’objet pour avancer lendement, à petits pas qui te mènent derrière la chaise de la ranger.

À défaut de pouvoir parler, tu désires tout de même passer un bon moment en sa compagnie, ce qui te permettra de mieux réaliser tout ce qui est en train de se produire.

Maintenant que tu te sens stable, ta main droite relâche son appui pour venir se poser avec délicatesse dans les cheveux de Gaeriel. Avec autant de douceur que tu le peux, tes doigts glissent dans ses cheveux et sur sa tête, terminant leur course dans son cou puis le haut de son dos. Le geste est répété à quelques reprises. Être debout ne dérange pas tes côtes. C’est plutôt tes poignets le souci, mais tu te dis que ce n’est que le temps qu’elle mange. Après, vous pourrez vous installer ailleurs, plus confortable. Tu la guiderais bien au salon pour cela.



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Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

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Région : Johto
Mar 19 Mar - 13:35
Difficile de suivre le fil de ses idées, tant l’anarchie régnait dans son esprit. C’était souvent le cas, lorsqu’il débutait une crise. Sans pour autant continuer sur cette lancée, il restait compliqué pour lui d’interpréter correctement les évènements. C’était dans ces moments-là que la désignation de sa maladie, « schizophrénie paranoïde », prenait tout son sens. Il avait beau savoir qu’il tirait des conclusions hâtives, qu’il était souvent envahi par des ressentis négatifs, c’était plus fort que lui. Cela faisait sans doute parti des choses qu’expliquerait le psy, s’ils allaient le voir ensemble. Il serait aussi plus simple si le sbire l’expliquait lui-même, mais il se retrouvait bien incapable de parler pour l’instant. Heureusement, Ferir ne pouvait pas lire dans ses pensées. Sans doute aurait-il était blessé par la façon dont Shin voyait les choses… Mais ses tracas furent doucement balayés, comme si son petit ami était capable de lire en lui. Les mots qui lui furent adressés lui permirent de retrouver une quiétude qu’il pensait perdue. Son cœur continuait de battre la chamade, mais il était désormais apte à comprendre le point de vue de son amoureux. C’était un réel soulagement, matérialisé par cette unique larme, chassé d’un geste doux. Le touché lui permettait de se calmer davantage, ce qui était nécessaire pour avancer.

Il était important pour le sbire de déclarer sa flamme pour la énième fois. Cela lui permettait de retrouver contenance, tout en lui permettant de rassurer son amoureux. L’étreinte fut agréable. Il était temps toutefois qu’il s’explique, qu’il réponde à tout ça. Après tout, il était à l’origine de tout ceci et il ne manqua pas de rejeter la faute sur lui-même. Il remarqua la moue, la tristesse que générèrent ses premières paroles. Pour lui néanmoins, il était important qu’il assume sa responsabilité, dans cette conversation houleuse. Toutefois, il fut rapidement armé d’un profond désir de se battre, motivé et combattif face à sa maladie qui l’entravait depuis son adolescence. Il avait appris à vivre avec, mais il s’était bien trop de fois contenter de la subir sans l’affronter. Avec l’entrée de Kane dans sa vie, il avait consenti à faire quelque chose, d’autant plus lorsqu’il s’était retrouvé père célibataire. Pourtant, c’était un combat difficile qu’il peinait à mener de front. Il avait désormais l’impression de pouvoir y parvenir maintenant, tant que Ferir était à ses côtés. Il s’étonna lui-même d’être capable de s’exprimer clairement et de s’ouvrir ainsi, lui qui, de base, avait cette difficulté à exprimer ses sentiments. Tout était bien différent, il devait l’avouer, lorsqu’il était en présence de son amoureux. Et cela lui faisait un bien fou.

Il constata sans mal que ses mots avaient atteint leur but. Il sourit un peu plus, observant avec passion le Kantonien. Le geste, celui de prendre sa main pour la porter sur son cœur, avait fait son office. Il était clair et nul doute que son petit ami avait compris ce qu’il désirait dire. Le sbire se sentait apaisé, aimant à voir ce doux sourire étirer ses lèvres. Le murmure de son prénom le fit frémir agréablement, alors qu’il se taisait dorénavant pour le laisser répondre à son tour. Il acquiesça doucement, face à la remarque qu’ils étaient plus forts ensemble. C’était une certitude. Il se sentait aussi rassuré de l’entendre dire, malgré cette sensation de ne pas être à la hauteur dans cette mission de soutien qu’il s’était imposée. Il profita du baiser, désireux de vouloir sentir ses lèvres sur les siennes, encore et encore. Il eut un petit sourire désolé devant ce rire embarrassé, cherchant quoi répondre correctement pour le rassurer. Il le laissa toutefois continuer sur sa lancée, continuant de sourire doucement face aux mots. Il ferma les yeux un instant pour profiter de la chaleur des mains de son chéri sur ses joues, appréciant fortement leur contact. Une part de lui était aussi étonnée de constater avec quelle rapidité ses inquiétudes s’étaient envolées.


« Merci. » C’était simple à dire, il y mettait pourtant tout son cœur. Délicatement, il se saisit d’une des mains de son partenaire, posé sur son épaule, pour la porter à ses lèvres et déposer un baiser dessus. Après réflexion, ça faisait un peu trop « baise-main » et ce n’était pas dans son genre, mais il tenait à accompagner ses remerciements par un geste doux. « On va se battre oui, et ensemble on y parviendra. » Son regard était toujours empli de conviction, persuadé qu’ils avaient raison. Il se sentait pousser des ailes, capable de tout affronter tant qu’ils étaient ensemble. Et c’était fabuleux, comme sensation. « Mais, tu sais… Hum. » Il ne savait pas comment le dire, réellement. Il prit un petit temps pour réfléchir, passant une main sur sa nuque. Au final, il finit par se dire que chercher par quatre chemins à exprimer ce qu’il désirait dire était inutile. « T’es pas forcément maladroit. Quand… Quand je suis comme ça, j’interprète tout super mal et j’arrive à des conclusions erronées et souvent négatives. Donc euh… Ce n’est pas de ta faute. C’est de la paranoïa donc… Ne t’en formalise pas trop. Au fond, je savais depuis le départ que tu n’avais aucune mauvaise intention. Faut que… Faut que j’arrive à chasser les mauvaises pensées. Et comme dit, avec toi à mes côtés, je m’en sens capable. » Il eut un nouveau doux sourire, laissant même échappé un petit rire. « Et je dois dire que c’est vraiment agréable. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi. Merci. » La sincérité de ses paroles était presque papable. Il se sentait animé d’une motivation nouvelle et il était plutôt fier d’être parvenu à parler de sa paranoïa sans sombrer.

Il accueillit avec grand plaisir Ferir dans ses bras, caressant doucement son dos, déposant un baiser dans ses cheveux. Un soupir de bien être passa le seuil de ses lèvres. La proposition de sortir de là le fit redescendre un peu sur terre, bien qu’il conservait son sourire.
« C’est une bonne idée. Il fait beau en plus, le soleil nous fera du bien. » Et il pourrait sans doute fumer une cigarette. Après toutes ses émotions, le besoin de nicotine se faisait doucement ressentir. Il arqua un sourcil néanmoins lorsqu’il vit la porte de la chambre bougée, laissant apparaitre la Alakazam. Il avait presque oublié qu’ils n’étaient pas seuls dans la maison et que de fortes émotions devaient aussi se jouer dans la cuisine. Sans surprise, Ferir s’enquit de l’état de son meilleur ami. Un brin de nervosité naquit dans le cœur du sbire, craintif d’apprendre que les évènements se déroulaient mal de l’autre côté du mur. Inquiétude rapidement balayée par la réponse positive de la créature. Il se sentit, lui aussi, rassuré d’apprendre que tout se passait bien entre les deux rangers. « J’ai toujours raison, voyons. » Il se permit de tirer la langue, s’amusant de cette fausse modestie qui jurait totalement avec ce qu’il pensait réellement. Toutefois, il désirait profiter de cette légèreté qu’il ressentait en constatant qu’au final, tout se passait pour le mieux pour tout le monde. C’était plaisant, réellement.

« On sort ? »

Il s’était saisi de la main de son partenaire, se dirigeant vers la porte pour se diriger vers la porte de derrière. Il ne chercha pas à regarder réellement en direction du salon, mais quelque chose lui disait que Ferir ne pourrait empêcher sa curiosité d’y jeter un coup d’œil.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
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Gaeriel Miya

Gaeriel Miya
Ranger Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô - Johto - Alola
Sam 15 Fév - 13:30
Je ne m'attendais pas à ce que les choses dérapent ainsi entre nous, malgré ce qu'il s'était déjà passé... J'avais l'esprit bien trop préoccupé par l'état de santé physique et psychique de mon ami pour mettre à plat les sentiments que je ressentais pour lui et que j'avais mis de côté, comme je l'avais toujours fait : déjà à l'époque, avec Mikhail, tout avait été fort compliqué. J'avais toujours eu du mal lorsqu'il s'agissait d'amour, je ne comprenais pas dans quoi je m'étais engagé, jusqu'à ce que les preuves soient là : comme ce baiser que nous venions de partager, et qui me mettais dans un état d'euphorie qui contrastait avec ma condition physique. La déclaration qui suivit était presque optionnelle, tant le baiser que nous avions partagé été fort en émotion, mais elle me fit grandement plaisir et j'en rougis, avant de lui rendre sa déclaration, par des mots de mon côté, tout en me blottissant un peu contre lui, beaucoup plus heureuse que ce matin même.

Je ne compris pas immédiatement ce que Azamir cherchait à me faire comprendre, et je hochais un sourcil en le voyant prendre la fourchette, avant de capter, enfin. C'est vrai qu'ils avaient eu la gentillesse de me faire un petit déjeuner digne de ce nom, ce serait dommage de le laisser là ; surtout que c'était aussi bon chaud que froid. Je lui souris donc avant de rapprocher l'assiette de ma main valide avant de commencer à manger, ne m'arrêtant que lorsque Azamir se met à bouger, sa canne à la main. Je le regarde faire et le suis du regard alors qu'il s'arrête près de moi, l'observant avec inquiétude ; est-ce qu'il n'a pas mal à rester debout ? Il a l'air plus amoché que moi, et j'ai mal dès que je dois me lever... Mais il n'a peut-être pas une partie de la jambe cassée, même si je n'ose pas imaginer l'état de ses côtes.

En tout cas la position n'est pas idéale et si j'apprécie les caresses tendre de Azamir, je préférerais toujours qu'il se repose dans une situation plus confortable. Je me dépêche donc de terminer ma crêpe - qui me fait du bien, il faut bien l'avouer, bien plus délicieux que tout ce qu'on peut avoir comme plat à l'hôpital - avant de me redresser à mon tour, attrapant ma canne de ma main valide avant de me tourner vers lui, un sourire doux au coin des lèvres.

- Viens, allons nous poser un peu... Maintenant que j'avais fini le petit déjeuner il ne devrait plus protester, si ?

Il ne le fit pas, me montrant même du doigt la direction du salon, que j'avais aperçu en arrivant. Je me sentais vraiment diminuée alors que nous nous dirigions vers le canapé, et je me fis la réflexion que, d'un œil extérieur, la scène devait être étrange : nous avancions lentement, le bruit des cannes résonnant dans le silence. Je n'avais pas envie de trop parler en sachant qu'il ne le pouvait pas pour le moment, mais j'espérais que ma présence l'aide à se départir de son mutisme... Je m'installais finalement dans le canapé et attendis qu'il en fasse de même pour glisser ma tête sur son épaule, en douceur ; ce serait dommage de réveiller une douleur. Je le regardais avec un sourire au coin des lèvres, songeant de nouveau à ce baiser et à tout ce qu'on avait traversé... J'aurais tant aimé entendre le son de sa voix à cet instant.

- Tout est fini désormais... On va pouvoir reprendre le cours de nos vies... Ensemble. Mon sourire s'élargit doucement à cette pensée, même si l'ombre de Clark planait toujours au dessus de nous.

Il n'était plus qu'une ombre désormais.


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Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
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Région : Kanto | Hoenn
Mer 19 Fév - 4:29
Ferir
Le moment avec Shin est très émotif pour moi. Avec la situation actuelle, en plus de la conversation que nous avons, c'est suffisant pour me ramener dans un état émotionnel plus intense. Par contre, je m'étonne de constater à quel point je me maîtrise. Je veux vraiment que mon amoureux puisse se calmer, qu'il puisse vaincre ces temps plus difficiles pour lui. Je me sens mieux à le voir plus calme, à être parvenu à le rassurer. Puis, je pourrai être un véritable soutien pour lui grâce à cette visite en commun chez son psychologue. C'était ce que je désirais depuis le début, sans trop savoir par quoi commencer. Je comprends pourquoi, au début, il en a été anxieux. Je présume aussi que le jour même, l'inquiétude reviendra. Je tâcherai de la chasser une fois de plus, de l'apaiser. Même si je ne doute pas que moi aussi je ressentirai une forme d'anxiété, mais ça nous offrira un nouveau départ. Que je l'aime, vraiment. À un point que je ne pouvais imaginer avant de le vivre. C'est plus fort que moi, il me faut établir des contacts physiques avec lui, puis je constate aussi que cela l'aide tout autant que cela m'aide. Puis, c'est toujours agréable alors pourquoi s'en passer? Je lui souris doucement en l'entendant me remercier. Son attitude a changé, il s'est apaisé et c'est parfait ainsi. J'aimerais ne pas être maladroit quand je m'adresse à lui, peut-être que ça me viendra avec le temps, en étant plus souvent à ses côtés pour le connaître par cœur. Si au moins nous pouvions vivre dans la même région, ça serait plus simple. Au moins, nous pouvons toujours faire appel à des Pokémon pour nous aider dans les transports. En tout cas, ce n'est pas le moment de songer si loin dans l'avenir. J'ai commencé à réfléchir à déménager à Johto, sauf que c'est sans doute un peu tôt pour l'annoncer, avec en plus tout le reste.

Il y a des soucis immédiats à régler avant de faire quoi que ce soit dans ce sens. Va d'abord à cette rencontre avec son psychologue, c'est le plus important.

Un nouveau sourire plus attendri se manifeste sur mes lèvres quand Shin prend ma main pour déposer un baiser dessus. Je hoche la tête suite à ses mots. Je me convaincs que tout ira mieux, que nous empruntons une voie qui sera positive. Avec peut-être quelques autres épreuves pour nous bloquer le chemin, mais je crois sincèrement que nous avancerons ensemble. En étant honnête, en se souciant de l'autre et de ce qu'il vit, je ne vois pas ce qui pourrait mal tourner. J'ai l'habitude d'être trop optimiste, parfois trop pessimiste quand une situation va vraiment mal... C'est juste qu'avec lui, je vois tout le positif. « Aucun obstacle ne nous arrêtera. » J'en suis persuadé. Ensuite, mon petit ami précise sa pensée et ses sentiments, le pourquoi il s'est braqué plus tôt. Je sais que je peux tomber dans un mode de réflexion similaire, quand je vais vraiment mal. Comme cette semaine infernale pendant laquelle il ne me répondait plus. J'avais même émis des déductions complètement infondées sur Azy, croyant fermement qu'il m'abandonnerait de nouveau lui aussi. Donc je peux comprendre ce que Shin me dit. Une légère moue doit être apparue sur mon visage quand il a commencé à parler, mais en le voyant sourire et en l'entendant rire, je ne peux m'empêcher de le suivre pour arborer une expression plus sereine. Et la suite me fait craquer, le trouvant trop adorable dans ses propos. « Je ne sais pas ce que je ferais sans toi non plus. » Je commence par exprimer cette réciproque vraie. Maintenant qu'il fait partie de ma vie, je ne peux plus la voir autrement. « Je suis content que tu parviennes à t'ouvrir comme ça à moi. Et ne t'inquiète pas, je ne m'en formalise pas. » Je veux le rassurer sur ce point. « Je te démontrai toujours que mes intentions sont sincères envers toi, je serai là pour calmer les mauvaises pensées. »

Un nouveau sourire, avant de t'approcher pour le serrer contre toi. Ce fut riche en émotions, mais c'était nécessaire.

J'aime toujours autant recevoir de petites attentions de sa part. Maintenant, il est temps de passer à la suite, et je me dis que ce n'est pas dans ma chambre que nous serons le mieux. Voilà pourquoi je propose d'aller à l'extérieur, ce que Shin approuve. « Oui, tu n'as pas tort. » Quant au fait que le soleil nous fera du bien. Je me sens encore un peu inquiet pour Azy, espérant que tout va bien de son côté. En tout cas, nous n'avons pas entendu d'éclat de voix, c'est plutôt bon signe. Nous allions bouger pour sortir de la chambre quand Kad est entrée. Pendant qu'elle se dirige vers la canne de mon meilleur ami, je lui pose des questions dans l'espoir de chasser cette pression dans mon cœur, face à son état. Au final, la Alakazam me rassure, je suis vraiment content pour eux aussi. Le Pokémon ne s'attarde pas, mais ce n'est pas un problème. J'aurais eu effectivement d'autres questions, elles attendront. Shin avait donc raison que tout se passerait bien, ce que je mentionne de vive voix. Je ris à sa remarque et après son comportement enfantin, c'est plaisant d'avoir une ambiance plus légère. Ça me fait du bien. « On peut. » Mes doigts resserrent les siens après que sa main soit venue chercher la mienne. Quand nous passons la porte de la chambre, je regarde dans le couloir vers la cuisine et le salon. Gaeriel et Azy n'y sont pas. Il me semble distinguer des bruits de fourchette et de couteau contre une assiette alors les crêpes se font toujours manger. J'espère juste qu'ils ne manqueront de rien pendant que nous serons dehors, je ne sais pas si mon ami se servira de lui-même... Au pire, je me dis que Kad saura où nous trouver. Je reporte mon attention sur Shin, lui souriant de nouveau. Puis, nous atteignons la porte d'entrée arrière pour sortir à l'extérieur. « On peut s'asseoir sur une des chaises du balcon si tu veux. Ça me plairait bien. » Après toutes les émotions de tout à l'heure, être assis ne me fera pas de tort.

Posé tranquille, à observer la nature et les Pokémon sur ton terrain. Certains se montrent d'ailleurs curieux à votre arrivée, s'approchant. Surtout des compagnons d'Azamir qui veulent sans doute prendre des nouvelles de leur dresseur.

Azamir
Ton cœur est bien plus léger que précédemment. Tes pensées sont plus positives, aussi. Ces instants en la compagnie de Gaeriel te font du bien, ils te permettent d'envisager un avenir plus radieux que celui que tu te réservais, croyant lui avoir fait du mal, croyant être dangereux même pour les personnes que tu aimes. Rien de tout cela n'était vrai et bien qu'il faudra beaucoup de travail pour que les blessures mentales ne te handicapent plus, avec l'aide de Kad ça devrait être possible de pleinement t'en remettre. Et l'aide de tes proches. Tu n'oublies pas tout ce que Ferir a fait pour toi et tout ce qu'il continuera de faire. Puis, maintenant que ta petite amie a compris que tu désires qu'elle mange, tu te permets de bouger. Sans surprise, cela attire son regard sur toi, un regard avec une part d'inquiétude que tu ignores pour poursuivre tes gestes. Une fois derrière elle, tes doigts se glissent dans sa chevelure, caressant doucement. Tes mouvements se veulent tendres, c'est juste qu'il y a tout de même un léger tremblement. Tu ne remarques pas vraiment que la ranger se dépêche de terminer le contenu de son assiette parce qu'elle ne souhaite pas que tu restes debout trop longtemps. Les blessures à tes poignets sont vraiment problématiques, un long moment sera nécessaire pour qu'ils soient pleinement guéris. En tout cas, ça ne t'arrête pas, sachant que cette condition est temporaire. Tu veux démontrer ton affection par des gestes, n'étant pas capable de la mettre en mots. Quand tu le pourras, aucun doute que c'est ce que tu lui diras en premier.

Que je l'aime...

Gaeriel termine sa crêpe et ne tarde pas à se lever à son tour. Pour ta part, tu surveilles qu'elle n'ait pas besoin d'aide, bien que tu ne sois pas spécialement en mesure de la lui donner. Il y a toujours Kad dans la pièce, qui reste à une certaine distance pour ne pas vous gêner. En tout cas, face à son sourire il y en a un qui se dessine sur tes lèvres. Un hochement de la tête pour répondre positivement à sa demande. Il s'agissait aussi de ton idée donc aucune raison de protester. Tu voulais juste qu'elle mange. Maintenant que c'est fait, tu pointes du doigt en direction du salon, vous serez mieux sur un sofa confortable. Votre déplacement est lent, chacun ayant ses limitations physiques pour avancer. Kad vous suit de loin, s'assurant d'être présente si un de vous a besoin de soutien. Heureusement, vous parvenez tous les deux au divan sans souci, vous y installant. Un nouveau doux sourire anime tes traits quand la jeune femme pose sa tête sur ton épaule. Une de tes mains glisse sur le haut de son dos. Tu veux être près d'elle sans pour autant trop la coller contre toi, au risque de te faire mal aux côtes. Ton regard migre vers le sien, aimant la voir avec un visage plus serein comme c'est le cas actuellement. Suite à ses mots, tu amorces un hochement de la tête qui est arrêté à cause de la surprise. « Hn. » Surprise d'être parvenu à échapper ce son, son qui signifie oui dans ton langage à toi. Kad s'approche, curieuse de voir si cela sera suffisant pour que ta voix te revienne. Malheureusement, en dépit de tes efforts, ouvrant la bouche pour tenter de parler, il n'y a rien. Tu en es quelque peu découragé. Bientôt, tout sera comme avant. Vous reprendrez vos vies, comme Gaeriel l'a dit.

Aller de l'avant... ensemble.

Quelques minutes défilent pendant que vous vous trouvez sur le divan, et tu en viens à te dire que mettre un bruit de fond pourrait être une bonne idée. Par contre, tu ignores si ta petite amie pense la même chose. Doucement, tu te penches légèrement, veillant à ne pas l'indisposer dans la manœuvre, pour attraper la télécommande de la télé. En te redressant, tu la tends à Gaeriel. Est-ce que ça sera suffisant pour qu'elle comprenne ton intention et la question sous-jacente?



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Shinara Shikei

Shinara Shikei
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Dim 23 Fév - 17:48
Il n’était pas mécontent que le stress intense ressenti soit derrière lui, désormais. Parler de sa maladie, surtout en ce moment, le mettait toujours dans un sale état, rajouté à cela la crainte d’effrayer son petit ami… Crainte qui n’avait pas de raison d’être finalement, ce qui était un grand soulagement. Il n’avait pas souvenir d’avoir été calmé aussi rapidement un jour, lorsqu’il était aussi proche de craquer… Avec tout ce qu’ils avaient traversés, il y avait encore une part de lui qui se sentait coupable d’imposer ça à Ferir. Il avait déjà assez de tracas à se faire avec Azamir et lui, il débarquait avec ses propres soucis. Mauvais timing. Pour autant, il était rassuré d’en avoir parler avec lui. Il se sentait plus serein, plus déterminé.

Il ne savait pas encore que Tanaka avait plus d’un tour dans son sac.

Ils parlaient de la positivité ce qui pouvait souvent lui manquer. Avec le Kantonien à ses côtés néanmoins, il se sentait entraîné dans un futur plus lumineux que ce que son esprit dérangé pourrait générée. Il lui semblait important de le remercier pour ça, même si cela coulait de source, dans un couple… Mais il ne lui en aurait pas voulu, si jamais ce n’était pas le cas. Il savait que sa maladie était pénible et compliquée à gérer, même avec toute la bonne volonté du monde. Ce sera peut-être plus facile, une fois que son psy aura pu répondre aux questions de Ferir par rapport à tout ça… Même si ça générait aussi beaucoup d’inquiétude et d’angoisse chez le schizophrène. Mais ça, c’était à lui de gérer. Si son traitement n’était pas des plus efficaces actuellement, il lui permettait au moins d’avoir un peu de clarté et de lucidité pour se rendre compte qu’il ne devait pas craindre de mauvaises réactions. Quand son petit ami lui répéta qu’ils avanceraient ensemble et que rien ne pourra les arrêter, il eut un sourire doux. Rassuré et amoureux.

Il lui paraissait toutefois important de préciser que Ferir n’avait pas de raison de s’en faire, quant à sa maladresse. Après tout, sa pathologie ne se nommait pas schizophrénie paranoïde pour rien. Il tenait à lui faire la réflexion, mais s’il enchaîna sur une note plus positive ensuite. Il ne désirait pas s’attarder davantage sur le sujet, au risque de le faire sombrer à nouveau. Plus loin il pouvait se trouver de ses sentiments négatifs, mieux il se portait. Lui dire à quel point il se sentait bien avec lui lui semblait plus important, absolument ravi de l’entendre lui retourner la sensation. Il était rassuré aussi de remarquer qu’il était capable de s’ouvrir ainsi à quelqu’un… Puisqu’il s’agissait un peu d’une nouveauté. Il parlait parfois de sa maladie avec sa sœur, mais, bien souvent, il évitait les détails. Il ne voulait pas être un poids pour elle et sans doute se rendait-elle compte de cette particularité. Jusqu’alors, elle n’avait jamais fait de remarques ou de reproches alors… Il se disait qu’elle ne voulait pas non plus tout savoir. Et il comprenait. Même si, finalement, il était loin de la vérité.

L’étreinte fut accueillie à bras ouverts, naturellement. Avoir son chéri contre lui avait le don de l’apaiser aussi efficacement que s’il avait avalé un calmant. C’était sans doute meilleur pour lui comme médication, son amoureux. Pas d’effets secondaires ! Mais en vue de leurs occupations respectives, il était plus compliqué de l’avoir quotidiennement avec lui… Aussi se contentait-il de l’instant présent. Il acquiesça face à l’idée de sortir de la maison, pensant qu’un peu d’air frais leur ferait le plus grand bien. L’impression d’être bloqué ici commençait doucement à l’oppresser et il était surpris que ce ne soit pas plus le cas pour Ferir. L’arrivée de l’Alakazam leur permit, en plus, de sortir l’esprit plus léger en apprenant que tout se passait bien à côté.

Il opta pour un comportement enfantin qui le faisait marquer l’instant puéril, lui permettant définitivement de passer à une humeur plus légère. Maintenant que ses peurs et celles de son chéri étaient balayées, ils pourraient mieux profiter des heures à venir. Il suivit le maître des lieux en dehors de la pièce se dirigeant vers la porte de derrière, essayant de maîtriser une certaine curiosité pour ce qui se passait dans la cuisine. Cependant, il voulait bien admettre que cela ne le regardait aucunement alors il se retrouva rapidement à l’extérieur. Se poser sur les chaises du balcon et profiter du confort et du repos que cela impliquait lui convenait parfaitement. Il faisait beau. Un peu trop lumineux pour ses yeux et tel un vampire, il eut le réflexe de protéger ses yeux de son bras. Néanmoins, il était loin de l’agression qu’il subissait lorsqu’il était en crise aussi savait-il qu’il ne serait pas sujet à une méchante migraine. Il ne lui fallut pas longtemps pour s’habituer au changement de luminosité, lui faisant pousser un soupir de soulagement.

Il déposa un baiser doux sur la joue de Ferir avant de se laisser tomber sur l’une des chaises. Il était prêt à accueillir son petit ami sur ses jambes s’il voulait rester près de lui, il devait avouer qu’il n’était pas contre la proximité de son corps. Il réalisa à retardement que plusieurs pokemon d’Azamir se montraient curieux, mais il ne se voyait pas les rassurer… Il se sentait vidé de toute énergie et maintenant qu’il était assis, il sentait toute une pression disparaître de ses épaules, au point qu’il se sentait capable de s’endormir comme un nul. Il sursauta un peu en sentant une léchouille au niveau de ses doigts, remarquant la présence de Tsuku à ses côtés.


« Hey toi. Ça fait longtemps que t’es là ? » S’il en croyait le brouhaha qu’exprima son ventre… Un petit moment apparemment. Le schizophrène ne manqua pas de laisser échapper un rire amusé, caressant le sommet du crâne de son Typhlosion. « Quelle surprise… On dirait qu’il a faim. » Il s’adressait à Ferir, cette fois-ci. Il se redressa un peu, prêt à se lever si nécessaire. Ça ne le dérangeait pas de chercher de la nourriture pour toute la troupe, mais il ne se permettait pas de fouiller chez son chéri donc… Il avait juste besoin de savoir où il pouvait trouver ce qu’il recherchait.


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