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Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 12375

Région : Kanto | Hoenn
Mar 17 Juil 2018 - 18:11
Suite d'Entre ses griffes, mais pas tout de suite /roule

Point de vue de Ferir

Quand j’ai eu l’appel d’Azy, j’étais beaucoup trop content. Bien qu’on ait pu se voir à cette sortie au parc aquatique, ça fait déjà plusieurs semaines de ça, et avant, je ne l’avais pas vu depuis aussi plusieurs semaines. On était habitué de se côtoyer tous les jours, ça fait un sacré changement. Au moins, je sais que ce n’est pas le même genre de distance que celle qu’il a imposée quand il a quitté la maison de mes parents... Ce n’est pas du tout pour la même raison, il ne veut pas rompre notre lien d’amitié. C’est bien le contraire, s’il me propose, en estimant que la situation s’est assez calmée pour lui, de venir quelques jours ici. J’ai tout de suite accepté et je me suis dit après coup que j’aurais au moins pu en parler avec Shin avant... Nous n’habitons certes pas ensemble, mais je ne veux pas qu’il ait de mauvaises pensées à cause de mon enthousiasme... Je sais qu’il ne va pas très bien en ce moment, que son traitement n’est plus très efficace. J’avoue que je n’en connais pas beaucoup sur la schizophrénie. Ce n’est pas une maladie qu’un Pokémon peut avoir, donc je ne l’ai pas étudiée. Ce que je sais, c’est que ça peut provoquer des hallucinations ou des délires, donc je préfère être complètement transparent avec lui. Ayant déjà mon portable en main, je lui envoie un SMS pour lui demander si je peux l’appeler, ou s’il préfère me rappeler dès qu’il aura du temps libre. Je préfère fonctionner ainsi, ne sachant jamais quand il est occupé avec Kane, ou pour son travail qui le fait beaucoup voyager. Après, j’ai toujours du mal à ne pas rester le regard rivé sur mon téléphone, dans l’attente de la réponse. C’est un peu pitoyable... Heureusement qu’il ne me voit pas faire ça. En tout cas, ces pensées ont le mérite de faire en sorte que je m’occupe autrement. Il y a de mauvaises herbes qu’il faudrait que j’arrache dans mon jardin, mais avoir les mains toutes pleines de terre quand mon portable sonnera n’est pas très pratique. Non, je préfère ranger un peu l’armoire dans le refuge. Je me suis laissé aller ces derniers temps sur ce point, c’est le foutoir. Il est grand temps que je mette de l’ordre et que je m’y tienne.

Sauf que ce n’est pas la première fois que tu te dis cela... Ton côté désorganisé refait toujours surface.

Je finis par ne plus vraiment regarder le temps qui passe, concentré sur ce que je fais. J’en deviens si concentré que je sursaute quand la sonnerie retentit. Je lâche tout ce que je fais pour répondre, tandis qu’il n’y a aucun doute sur la personne qui m’appelle grâce à l’afficheur. Coucou Shin, tu vas bien? Ma voix est presque trop chantante, il faut que je me calme un peu. De son côté, mon petit ami prend un certain temps avant de me répondre. Il semble tout de suite moins en forme que moi... Il me dit qu’il a déjà connu mieux et je freine mon enthousiasme. J’ai vraiment hâte que cette mauvaise passe soit derrière lui. Ça m’inquiète, mais je ne veux pas qu’il puisse s’en rendre compte. Il n’a pas besoin de gérer mon côté anxieux. J’aimerais tant pouvoir le rassurer que ça ira mieux, mais dire ce genre de mots sans en avoir la certitude... Je voudrais pouvoir lui donner un câlin là tout de suite... Parfois, cette distance entre nous n’est pas la meilleure chose qui soit. Quand il me retourne la question, un léger sourire prend place sur mes lèvres. Bon, il ne peut pas le voir, mais il est tout de même présent. Je peux donc lui dire que ça va, et que je souhaiterais l’informer de quelque chose. Je ne sais pas pourquoi je ressens une légère appréhension, mais j’essaie de ne pas y porter attention. Azy vient passer quelques jours ici, je voulais t’en informer. Je ne tarde pas à dire la suite. Il va aussi en profiter pour voir Gaeriel, alors j’espère vraiiiiment qu’il va franchir le pas avec elle! Je me sens parfois saoulant avec ça, mais mon ami le mérite. Par contre, je suis conscient que l’amour n’est peut-être pas réciproque et que c’est difficile de l’admettre, quand ça risque de ruiner une amitié... En tout cas, mes propos ont le mérite de faire rire Shin, alors mon sourire s’agrandit. "Ce serait cool pour lui, mais le harcèle pas trop avec cette histoire, hein? Faut qu’il y aille à son rythme." Un brin de surprise apparaît sur mon visage. On pourrait presque croire qu’il a parlé à Azy, c’est presque textuellement ses mots. Je sais, il me dit la même chose, mais je voudrais qu’il soit heureux avec quelqu’un. C’est pas arrivée depuis... des années, depuis la mort de sa petite amie Isiel, avec qui il a passé six ans...

Tu souhaites vraiment le meilleur à l’ex-sbire, désireux qu’il puisse avoir une vie normale, qu’il puisse avoir le bonheur de vivre aux côtés de la personne qu’il aime. Tu as longtemps espéré que ça serait toi, mais c’est bel et bien derrière toi, désormais. Tu sais que tu n’es pas celui qu’il lui faut, et il n’est pas non plus celui qu’il te faut. Tous les deux, vous avez trouvé ces personnes et vu tout le bonheur que tu ressens, tu désires qu’il puisse le vivre aussi.

Il y a un moment de silence, silence pendant lequel je comprends que j’ai peut-être été trop direct. Je ne crois pas que Shin était au courant pour Isiel... Je me mordille la lèvre dans l’attente, résistant à essayer de dire n’importe quoi et de risquer d’accentuer le malaise. Au moins, il me répond. "Je comprends, j’espère pour lui qu’il arrivera à dévoiler ses sentiments alors. Même si je peux comprendre aussi que du coup, c’est pas forcément simple. Je crois qu’il a aussi un peu peur du rejet et comme je la connais pas ben... j’espère que ce sera pas le cas s’il se jette à l’eau." C’est fou comment il a cerné Azy. Jamais il n’admettrait avoir peur du rejet, mais c’est une réalité. Là-dessus, lui et moi sommes pareil. Il ne veut pas ruiner l’amitié qu’il a avec Gaeriel... Oui je le comprends aussi... J’hésite à continuer. J’allais dire que je sais très bien ce que c’est de ne pas savoir si la personne que l’on aime nous aime en retour. Je peux aussi comprendre la peur de tout gâcher et de perdre l’autre. Je l’ai même vécu avec mon interlocuteur. Je ne voulais surtout pas qu’il me voie dans mon état pitoyable et qu’il comprenne à quel point mes sentiments ont évolué vite, malgré la volonté de non-engagement dont il m’avait fait part... Mais je crois qu’il vaut mieux que je taise tout cela, enchaînant sur autre chose. En tout cas, si tu veux qu’on se voie même s’il est là, ça ne le dérange pas. Ça sera chez moi par contre, je ne vais pas le trimbaler chez toi. J’échappe un rire, imaginant la tête que mon ami pourrait faire si je lui annonce qu’on va à Johto, alors qu’il venait me voir à la maison. Ça ne lui plairait assurément pas, à ne pas en douter. "Je vais voir si je peux, même si je suis pas vraiment en bon état en ce moment. Mais ça me ferait du bien de te voir, je pense... Y a du progrès niveau dosage. Bon là, je suis un peu trop shooté aux calmants, mais avec de la chance, on approche du but. Je t’aime Ferir, tu sais?" J’ai un pincement au cœur en entendant cette réponse. Je comprends qu’il a besoin d’être rassuré, donc je ne tarde pas avant de reprendre la parole, me montrant sincère dans ce que je dis. J’aimerais tant pouvoir le serrer contre moi là tout de suite...

C’est extrêmement difficile pour toi d’être loin de lui quand tu sais qu’il a des problèmes, qu’il n’est pas au meilleur de sa forme.

Je t’aime aussi Shin, beaucoup. Si tu crois que ça te ferait du bien de me voir, alors j’en suis vraiment content. Mais si tu ne te sens pas assez en forme pour venir ici ou si tu n’en as pas envie, ce n’est pas grave. Je t’ai déjà dit que c’était ton rythme l’important. Je tenais à lui redire tout cela. Je ne suis pas agacé de le faire ni rien de ça. J’ignore si je suis parvenu à l’apaiser au moins un peu... Il y a un léger délai. Je me rends compte en fait qu’il est plus lent que d’habitude. Il ne me parle pas comme d’habitude non plus. J’espère qu’il ne va pas plus mal que ce qu’il m’a dit. "Je... merci. Et je sais tout ça, mais je sais pas... j’ai l’impression d’être moins angoissé quand t’es dans les parages. Tu me manques. Mais en même temps..." Il s’arrête et il hésite. Je ne parviens pas à interpréter ce qu’il allait mentionner, alors j’espère qu’il va oser. "Non laisse tomber, je déraille un peu, excuse-moi." Une fois de plus, mon cœur se serre. Je n’aime pas quand il me parle ainsi. Il y a une inquiétude derrière de tels propos, inquiétude qu’il ne me nomme pas... Tu me manques aussi. J’aimerais être plus présent pour toi, surtout si je peux te faire du bien. Vraiment, le besoin de le serrer dans mes bras est si fort... Ça me déprime, mais je me retiens de le faire savoir. Ce n’est pas de sa faute, ce n’est pas non plus de la mienne. C’est comme ça pour le moment et j’espère que ça ne sera pas trop lourd à porter, cette distance. Je refuse qu’une telle raison puisse briser l’amour qui existe entre nous... Et tu peux tout me dire, si tu as besoin de parler. Je ne suis pas sûr si c’était une bonne idée d’ajouter ça, mais je ne veux pas qu’il reste avec des non-dits, ce n’est pas très sain et il n’a pas besoin de ça en ce moment. Par contre, je ne le forcerai pas et je n’insisterai pas, s’il refuse. "On pourra bientôt être ensemble, tu me dis quand je peux passer ? Je m’arrangerai pour le boulot et pour Kane. Profite bien du fait qu’Azamir vient te voir, t’inquiète pas trop pour moi." J’ai un léger sourire, l’imaginant en avoir un aussi. "Et je sais, mais pour le moment j’assume pas alors... Plus tard, peut-être." Je me doutais que ça allait finir comme ça. Qu’importe, c’est sa décision. J’espère juste qu’il ne va pas trop mal...

Te voici rassuré de savoir que vous allez vous voir bientôt. Ne sachant pas exactement quand ça serait mieux qu’il passe, t’en viens à proposer le jour que le ranger sera en compagnie de son amie. Il ne reste plus qu’à voir si ça fonctionnera ou non. Vous continuez de vous parler quelques minutes, mais les obligations finissent toujours par vous rattraper.

Merci Estouh pour les répliques de Shin ♥️



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Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Lun 23 Juil 2018 - 21:49
Point de vue de Ferir

Je n’ai pas très bien dormi cette nuit... C’est idiot, j’ai tenté de me dire que c’était normal qu’Azy ne revienne pas. Il doit y avoir eu un développement avec Gaeriel, ce qui est vraiment bien pour lui. En tout cas, j’espère vraiment de tout cœur que c’est ça, que quand il me répondra il va s’excuser de m’avoir complètement oublié. Ça me fera sourire, parce qu’enfin, il sera heureux avec la personne qu’il aime. C’est tout le bonheur que je lui souhaite, depuis toujours. Par contre, il reste une part d’inquiétude. Quoi que je me dise, ça reste. Je me souviens très bien de sa disparition à cause d’un Rocket l’a retrouvé... Il aurait pu mourir, s’il n’avait pas été assez vif d’esprit pour marchander et ainsi s’évader. Il a dû prendre quelques jours pour se remettre, bien qu’il n’avait pas de grosses blessures, heureusement. Je ne veux quand même pas qu’il ait à revivre une telle chose. J’aimerais qu’ils le laissent tranquille... Je ne connais pas grand-chose à cet univers-là, mais ça me fait peur. Des cauchemars sont venus perturber mon sommeil, tellement j’y pense. Il faut que je me calme. Dans tous les cas, mis à part attendre que mon ami me réponde, il n’y a rien que je puisse faire. Donc, je me suis levé, j’ai vaqué à mes occupations, comme d’habitude. Aux côtés de Kad, j’ai pris soin des pensionnaires du refuge. J’ai tenté de ne pas lui montrer mes doutes et mes craintes, mais je pense qu’elle les a sentis. Je ne suis pas très bon pour cacher ce que je ressens. Elle doit sûrement comprendre. Elle a dû fuir quand c’est survenu, pour ne pas être attrapée, elle aussi. Sauf que ça a fait en sorte qu’elle n’a pas pu retrouver sa trace par la suite. Elle était moins puissante et moins expérimentée. Peut-être que ça serait différent, aujourd’hui. Mais non, Azy va m’appeler. Il faut que je cesse de me tourmenter. J’essaie donc d’entamer correctement ma journée, de ne pas avoir l’esprit ailleurs puisque c’est le meilleur moyen pour que je commette des erreurs. Elles peuvent être graves, si je ne suis pas vigilant. Au moins, tout se passe bien et le temps file. Il est l’heure du repas du midi, sans que j’aie eu de nouvelle... Je mange sans grande conviction, ayant l’estomac noué.

La mauvaise impression se fait de plus en plus forte. C’est difficile de ne pas y accorder d’attention.

Je parviens tout de même à m’occuper de mon jardin, de réparer une planche de la clôture qui a été abîmée. Je ne me presse pas, mais je me dis que j’aurais vraiment aimé que Shin puisse se libérer aujourd’hui. Là, je me sens horriblement seul avec mon inquiétude... Au moins, j’ai pu passer le temps. L’après-midi est déjà bien avancé, et malgré quelques tentatives ici et là d’appeler Azy et Gaeriel, je n’ai fait que tomber sur leur boîte vocale. Je leur ai envoyé des SMS à tous les deux... Même sans savoir que la jeune femme est dans la ligne de mire des Rockets elle aussi, cette angoisse ne s’estompe pas. Même, tu en viens à te demander si elle... T’envisages la possibilité qu’elle soit une ennemie et ça ne te plaît pas. C’est le signe que tu commences à trop divaguer, bien que tu n’as aucune preuve hors de tout doute. Je n’en peux plus, il faut que je parle à quelqu’un. Je ne veux pas embêter Shin avec mon anxiété, surtout qu’il ne va pas très bien lui aussi, mais j’ai besoin de l’entendre pour me calmer. Du moins, j’espère que ça me calmera... Ce n’est vraiment pas dans l’habitude d’Azy de ne pas prévenir, il sait que je m’inquiète d’un rien. Et j’ai de vraies raisons de m’en faire... Même Hei n’a pas de nouvelle. Ce n’est pas normal. Sans prendre le temps d’envoyer un premier SMS pour m’assurer que Shin est disponible, je l’appelle. Je me rends compte que c’est peut-être un peu envahissant, mais c’est un peu tard pour raccrocher... Il me répond et j’en suis soulagé. Entendre sa voix me donne un petit sourire, mais je ne sais pas combien de temps ça durera. Je lui demande comment il va, espérant aussi avoir de bonnes nouvelles de ce côté. Quand il me dit que c’est un peu mieux, bien que pas fi-fou, j’essaie de me montrer positif. Il faut qu’il voie le positif. L’important c’est que ça s’améliore ! Je suis content que ça aille mieux, même un peu, ça va dans le bon sens. Me voici un peu plus souriant, ça doit s’entendre dans ma voix. J’espère que je ne suis pas à côté de la plaque, que je ne vais pas le déranger avec ce petit discours positif, surtout que je ne suis pas tant dans un état d’esprit positif...

Quand ton petit ami te retourne la question, tu ressens tout de suite un poids au cœur que tu voudrais cacher. Autant dire que c’est peine perdue.

Je ne suis jamais capable d’avoir l’air naturel quand je parle et que j’essaie de ne pas dire quelque chose. Bah je... ça va. Pour moi ça va. Mais... je n’ai aucune nouvelle d’Azy, il devait rentrer hier soir... Je me suis dit que peut-être il y a eu un développement avec Gaeriel, sauf qu’aucun des deux ne me répond depuis ce matin. Je panique pour rien, hein? Il y a un petit rire nerveux qui m’échappe. Je préfère tourner à l’autodérision, essayer vainement de me convaincre que tout va bien. "Ben euh... Ils sont peut-être occupés ?" Je ferme les yeux, retenant un soupir. Il ne sait pas ce qui s’est passé, il ne sait pas qu’Azy est pourchassé par des criminels. C’est évident qu’il ne peut pas comprendre pourquoi je m’inquiète à ce point. Et je ne peux pas le lui dire... C’est ce que j’essaie de me dire, mais... Comment est-ce que je peux justifier? Je ne vois pas quoi dire sans risquer de trop en révéler sur mon ami. Je ne peux pas lui faire ça, même si j’ai pleinement confiance en Shin. Je ne sais pas comment il pourrait réagir. Bref, je trouve quoi dire, donc je me justifie davantage. D’habitude, il me dit au moins un ça va ou quelque chose. Ce n’est pas son genre, de ne pas me prévenir... Certains de ses Pokémon ne l’ont pas suivi en plus, je les ai ici. Je me rends compte que je me suis mis à parler plus vite à la fin. Mon cœur se débat, je me sens mal... Vraiment, Azy ne ferait plus ça, il n’est plus comme il était avant, quand il a instauré une distance avec moi. Il y a forcément quelque chose... Plus j’y pense et plus je me dis qu’il y a quelque chose. J’espérais tout de même que Shin parviendrait à me calmer, à dire quelque chose, mais il reste silencieux. Peut-être qu’il cherche une façon de me dire que je suis trop parano. Ça ne serait pas la première fois qu’on me le dit... "Ça sonne quand tu les appelles ? Z'ont peut-être pas de réseau..." J’avoue que je n’avais pas envisagé ça, mais ça ne me rassure pas pour autant. J’ai de plus en plus de mal à répondre en n’ayant pas la voix qui tremblote, mais ça ne paraît pas vraiment encore. Non, boîte vocale directement pour les deux... Peut-être qu’ils n’ont pas de réseau, ils aiment les endroits loin de la civilisation... Mais il m’aurait prévenu, pas juste pour moi, mais pour ses Pokémon aussi. Eux aussi sont un peu plus agités. Ils se demandent ce qui se passe, pourquoi leur dresseur n’est pas là, comme c’était convenu.

Et leur agitation se reflète évidemment sur toi, par la même occasion. Si ton interlocuteur te voyait en ce moment, il le comprendrait sans mal.

"C’est peut-être ça, après quand tu vas quelque part tu sais pas forcément si tu vas avoir du réseau, ça expliquerait qu’il t’ai pas prévenu..." J’aimerais le croire, mais je ne suis plus en mesure de le croire. Plus du tout. Moui... J’ai tellement envie de pleurer, c’est risible. Ça n’a sûrement pas passé inaperçu cette fois. "Tu veux que je vienne ?" Voilà, il s’en est rendu compte. Il va sûrement me trouver pitoyable... Même ma respiration est devenue bruyante, la panique gagne du terrain. Si tu peux... Tu ravales un sanglot, ce qui s’entend complètement. Shinara ne tarde donc pas à te répondre. "Ok, j’arrive. Je dépose juste Kane chez Sha', et j’arrive." Merci... Vous ne tardez pas à couper la communication, qui n’a pas eu l’effet désiré au départ. Te voici plus anxieux que tu l’étais, et tu le deviens encore plus en voyant Kad à côté de toi. Calme-moi s’il te plaît... C’est presque comme une drogue dont tu ne peux plus te défaire. Elle régule le flot de tes émotions, t’empêchant de céder à la panique. Ce n’est pas ainsi que tu apprendras à te contrôler... Soufflant, tu te sens mieux. Ton regard s’accroche à celui de la Alakazam. Toi aussi, tu as un mauvais sentiment, non? Le hochement de tête avec lequel elle te répond te serre le cœur. Trouve-le, lui demandes-tu dans un murmure, tandis qu’elle disparaît l’instant suivant.

Toujours un merci à la joueuse de Shin ♥️



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Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Sam 28 Juil 2018 - 22:39
Point de vue de Ferir

Les quelques minutes pendant lesquelles j’ai été seul, après avoir raccroché avec mon copain et que Kad s’est éclipsée ont été affreusement longues. Au moins, tout cela s’est calmé dès son arrivée. Avoir Shin avec moi à la maison m’a fait du bien. Je ne voulais pas le déranger avec mon inquiétude, je voulais juste qu’il puisse me rassurer sans trop en savoir... Je ne peux pas lui parler de la vraie raison de cette anxiété et j’ai craint que dans son état, il prenne mal que je sois si chamboulé à cause d’Azy. Je ne peux pas être sûr de ce que mon petit ami pense de toute cette histoire, mais je crois que ça s’est bien passé. J’ai essayé de vraiment me concentrer sur lui, sur sa présence, sur tous les sentiments que j’ai pour lui. Ça m’a fait du bien. Je suis follement amoureux de Shinara, c’est indéniable. Pour Azy, il reste une personne importante pour moi, mon frère et mon meilleur ami, la seule famille que j’ai encore. Quand la question est tombée pour savoir pourquoi je m’inquiétais à ce point, j’en ai été surpris. Il a fallu que je fasse attention à la réponse donnée. Même face à une personne en qui j’ai entièrement confiance, je ne peux pas trahir mon ami, je ne peux pas parler de son choix de quitter une organisation criminelle qui le pourchasse désormais... dont un membre est déjà parvenu à lui mettre la main dessus. Ça aurait pu lui coûter la vie, s’il n’était pas parvenu à s’en sortir... Je ne peux pas le dire, ce n’est pas moi que ça concerne... Je connais toute la vérité et parfois, ça me pèse sur les épaules. Comme cette fois-là. Ça aurait été si simple de l’expliquer, j’en aurais été déchargé. Mais non, jamais je ne ferai ça. Et si Shin me confie un secret aussi lourd, je n’en parlerai pas à Azy non plus. Tous les deux ont confiance en moi et jamais je ne ferai quelque chose pour la rompre, même si ça m’amène parfois à porter un fardeau que je ne peux pas partager.

Sans être très précis, il est possible de laisser tomber quelques informations.

C’est donc ce que j’ai fait. J’ai dit qu’Azy ne s’était pas blessé tout seul au visage, et que c’était moi qui l’avais sauvé de justesse. Je n’ai rien pu faire pour son œil, mais je lui ai sauvé la vie. Shin n’a pas cherché à savoir dans quoi mon ami s’était embarqué pour être pris pour cible. Il a seulement compris la source de mon inquiétude et cela a semblé le satisfaire. Je me suis accroché à lui, quand il m’a serré dans ses bras. Je ne veux pas revivre ça, je ne veux pas non plus qu’il arrive pire... J’ai beaucoup remercié mon petit ami d’avoir été là, d’être venu chez moi pour m’aider à me calmer. Il a lui aussi ses problèmes, la dose de sa médication n’est pas encore la bonne. J’ignore jusqu’à quel point ça peut l’affecter au quotidien. Je ne connais pas bien sa maladie... Je devrais peut-être me renseigner auprès d’un professionnel pour mieux l’aider, mais j’avoue qu’avec la disparition d’Azy, je ne crois pas que je serais en mesure de mémoriser l’information donnée... Et pourtant, je sais qu’il est possible qu’il ne revienne jamais, que je n’aie pas de ses nouvelles... Qu’il soit mort et que je n’en obtienne jamais la confirmation... Cette pensée suffit à me faire hyperventiler, à ce que je me perde dans ma tête. Kad n’est plus là pour te calmer, Shin est reparti chez lui parce qu’il ne peut pas rester constamment à tes côtés. Tu es seul avec cette crise, seul dans ta panique... Tu étais parvenu à résister jusqu’à maintenant, mais tu cèdes. Tes doigts viennent défaire ton bandage, tes ongles s’enfoncent dans ta peau. Il te faut cette douleur, c’est plus fort que toi. Mais tu t’en veux toujours, quand tu réalises le comportement que tu adoptes face à l’adversité. Toujours tourné contre toi-même, toujours à alimenter le négatif... D’un autre côté, les risques sont bel et bien présents, sans que tu puisses agir pour aider ton ami. Il n’y a plus que l’espoir que la Alakazam puisse le retrouver sain et sauf et qu’elle le ramène. J’ai souvent trop d’espoir. Ça ne m’aide pas de le nourrir...

La chute en est que plus brutale, c’est vrai. Dans ton cas, c’est toujours ça.

Une autre journée passe. Je n’ai plus de concentration. Je regarde beaucoup trop souvent mon portable, m’assurant de ne pas manquer une réponse, s’il y en a une qui arrive. J’ai le cœur qui se démène à chaque notification, bien que je sache qu’il y a de fortes chances que ça soit Shin qui me répond. Pouvoir lui parler, même si c’est juste par SMS, contribue à ce que je ne dérape pas trop souvent. J’ai de la chance qu’il soit là pour moi. Il aurait pu me demander de ne plus lui parler de ça, de passer à autre chose, n’importe quoi comme ça... Je suis content qu’il ne le fasse pas, ça me blesserait horriblement. J’essaie de ne pas trop lui en parler, et je m’intéresse à lui aussi, vraiment. Je veux qu’il aille mieux, que sa maladie n’ait plus le dessus. C’est juste que... je ne sais déjà pas comment l’aider, donc en ce moment, je ne suis pas très disponible pour ça. Et c’est pire à la quatrième journée. Je demande à mon petit ami de m’appeler dès qu’il a du temps. J’ai de moins en moins espoir que Kad arrive à temps, qu’elle sera en mesure de faire une différence. Je ne sais même pas comment elle s’y prend pour chercher son dresseur... Mais je sais qu’elle a des facultés impressionnantes et une intelligence hors norme. Il faut que je me rassure en me le répétant jusqu’à ce que Shin m’appelle. Quand enfin c’est le cas, j’essaie d’être paisible au téléphone. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais entendre sa voix me fait du bien. Je m’excuse beaucoup trop par la suite, ne pouvant faire autrement. Je ne sais pas me gérer moi-même, il aurait toutes les raisons de me trouver lourd. J’ai failli perdre Azy si souvent, je crains vraiment que cette fois, ce soit la fin. Ça ne peut pas être ça, ça ne doit pas l’être... J’aimerais vraiment que Shin puisse venir me voir. Même si... je suis aussi content qu’il ne me voie pas en ce moment.

Assis par terre, recroquevillé sur toi-même. Tes cernes sont de plus en plus évidents, les marques sur ton avant-bras gauche reviennent peu à peu...

Toujours pendant la conversation, je sursaute quand Kad apparaît devant moi. J’entends mon petit ami qui me demande si ça va, mais je suis figé sur place. La tête relevée, les yeux ronds, je ne peux détacher mon regard de ce qu’elle tient entre ses doigts. La ceinture d’Azy, sur laquelle se trouvent les Pokéball de ceux qui l’ont suivi le jour de sa disparition, son pistolet et son portable, qui est cassé. Mon cœur loupe quelques battements. Tu l’as trouvé? Je demande dans un murmure, espérant je ne sais quelle réponse. Il y a Shin qui m’interroge, désireux de comprendre ce qui se passe, mais je manque d’air quand la Alakazam hoche doucement la tête de haut en bas. Il me faut quelques secondes. Kad l’a trouvé, elle... elle a ramené ses affaires. Je m’adresse ensuite au Pokémon, lui posant une question qui me brûle les lèvres. Azy il... il va bien? Elle vient poser sa patte sur moi après avoir tout déposé par terre, tout juste devant moi. Une plainte m’échappe alors qu’elle entre dans ma tête pour me parler. Je n’ai jamais pu tolérer ça. Prépare-toi à le soigner. Et elle ne s’attarde pas, disparaissant. Je me mords la lèvre, essayant de ne pas pleurer. Ma respiration est difficile, mais j’essaie tout de même de dire quelques mots à Shin. Je te rappelle dès que je peux ok? Elle m’a dit... elle m’a dit qu’il a besoin de soin. Respirer calmement ne fonctionne pas vraiment... Je parle vite sur la suite. Je t’aime Shin, merci. Je te rappelle. Je ne réponds pas à ce qu’il me dit. En fait, je ne sais pas trop s’il a répondu quoi que ce soit. J’ai l’esprit ailleurs. Je me lève et je file au refuge, il faut que je ramène le nécessaire dans une des chambres. Je ne sais pas dans combien de temps Kad reviendra...

Tu trembles, combattant toutes ces émotions contradictoires qui déferlent en toi.



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Azamir Mergar

Azamir Mergar
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Région : Kanto | Hoenn
Lun 30 Juil 2018 - 22:19
Suite d'Entre ses griffes

Point de vue de Ferir

En sortant du refuge avec du matériel médical, je tombe face à face avec Leon. Ah oui, il peut sortir de sa Pokéball quand il le veut. D’ailleurs, c’est maintenant lui qui a entre les pattes toutes les affaires de son dresseur. Dans l’empressement, je n’ai même pas pensé à les prendre. Tu peux laisser sortir tout le monde, mais... vous ne pourrez pas voir Azy tout de suite. Kad m’a dit qu’il est blessé. Je tente de lui parler calmement, de ne pas laisser paraître mon anxiété, sauf que je présume que c’est vain. Le dragon hoche doucement la tête, puis il grogne d’une façon que je ne parviens pas à interpréter. Je ne suis pas aussi doué que son dresseur pour le décoder. Par contre, je crois qu’il a compris et je n’aurai pas besoin d’insister. Il est possible qu’il sache dans quel état se trouve mon ami... En tout cas, je n’attends plus avant d’aller porter tout ce que j’ai entre les mains dans ma chambre. C’est mieux, il y a la salle de bain adjacente. Ça sera plus facile pour Azy. Je prendrai une autre des chambres à l’étage le temps de sa guérison, ce n’est pas bien grave. Je m’occupe de rapidement virer les draps, en mettant d’autres qui sont propres. Je fais de mon mieux, au plus rapide, pour nettoyer la pièce et apporter tout ce qui manque. Plusieurs allers et retours. Je m’attendais à ce que la Alakazam revienne bien avant, mais ce n’est pas le cas... Ça fait quand même un moment. Je ne peux pas dire combien de temps avec exactitude, je n’ai pas porté attention, mais ça m’a pris du temps ce que j’ai fait... C’était nécessaire. J’aurais sûrement demandé à Kad de laisser mon ami au refuge sinon, en attendant de finir. Ce n’est pas le mieux pour lui sur le long terme, mais il aurait pu être pris en charge rapidement. J’essaie de penser à tout à la fois, ne laissant rien au hasard. Au moins, après une dernière vérification, il me semble que je ne manque de rien, mais tout dépendra de ses besoins et des blessures qu’il a...

Tu redoutes cet instant que tu le verras, et tu le redoutes de plus en plus au fil des minutes qui s’écoulent.

Je regarde mon portable. Ça doit bien faire plus d’une heure que Kad est repartie... Pourquoi est-ce que c’est si long? Ce n’est pas normal. Peut-être... Non, il ne faut pas que je pense à mal. Il ne faut pas que j’envisage le pire. Il faut que je reste fort et disponible, pour quand elle reviendra. Ça peut être n’importe quand. Mais, il s’est peut-être passé quelque chose, ce qui expliquait ce long moment. L’attente va me rendre dingue! Je ne peux m’empêcher d’envoyer un SMS à Shin pour lui dire que la Akalazam n’est toujours pas revenue. Je me dis après coup que c’est idiot, parce que si je me mets à ne plus lui répondre, il pourrait s’en inquiéter. Je n’aurai pas le temps à l’apparition du Pokémon, avec mon ami, de lui dire que c’est bon. Je commence donc à écrire les mots, je n’aurai plus qu’à appuyer lorsqu’ils seront là. Je ne sais pas non plus dans quelle pièce elle se téléportera... Et si elle m’attend ailleurs? Ou elle a pu commencer les soins dans le refuge! Je sors en courant de la maison, mais les dragons d’Azy sont tous là. Il ne me reste plus qu’à leur demander de surveiller si Kad arrive, si elle s’installe dans le refuge. Avec leurs puissants rugissements, il est impossible que je ne les entende pas. Voilà qui me rassure. Je sais que je peux compter sur eux, c’est dommage qu’ils ne puissent pas faire plus. Eux aussi sont dans l’attente. Ils le sont tous. La bonne nouvelle, c’est que j’ai pu constater qu’aucun d’eux ne semblait blessé. Donc ils peuvent se débrouiller de leur côté, ce qui m’enlève un bon poids de sur les épaules. J’aurai toujours mes pensionnaires aussi, ils comptent sur moi. Les prochains jours seront difficiles, mais je ferai au moins. Puis, je peux m’appuyer sur Kad, elle sait gérer. Heureusement qu’elle est là, j’ai vraiment besoin d’elle. Je ne pourrais pas m’en passer, je l’ai déjà réalisé lors de ses derniers jours pendant lesquels elle n’était plus présente.

Mais tu t’en veux de la garder pour toi alors qu’elle ne t’appartient pas, que ce n’est pas toi qu’elle a accepté de suivre.

Les heures passent. Et je craque. Je pleure comme un idiot. Je n’en peux plus de cette attente, de cette pression sur mes épaules. La sensation de manque d’air me comprime la poitrine. J’aimerais ne pas être seul dans cette pièce, j’aimerais qu’elle apparaisse avec Azy là maintenant. Je voudrais qu’il aille bien qu’il se remette. Il est fort, mais je sais aussi qu’à force de se reconstruire, c’est de moins en moins solide. Cette fois pourrait être celle de trop. J’ai si peur que ça soit le cas, qu’il n’y arrive pas ou qu’il n’ait plus de volonté... Je pense que ça dépendra beaucoup de ce qui a pu se passer avec Gaeriel. Et s’il refuse de m’en parler, je ne pourrai pas savoir. Ça ne m’étonnerait pas de lui, tout ce qui touche ses sentiments, il faut presque le forcer. C’est tellement un tourbillon dans ma tête en ce moment, j’en ai la nausée. Il faut que la Alakazam arrive sous peu. Je fais de mon mieux pour rester disponible, pour ne pas déraper loin de la réalité. Puis, soudainement, il y a l’apparition de Kad qui me fait sursauter. Ayant toujours mon portable entre les mains, j’appuie sur envoyer avant de le lâcher sur le bureau. J’ai la gorge nouée en voyant Azy sur le lit. Il est mal en point et ça me fait tellement mal au cœur. C’est en voyant la Alakazam s’activer sans attendre que je bouge enfin. Mon ami est inconscient, je n’ai pas besoin d’une analyse poussée pour remarquer la déshydratation dont il est victime, et je présume aussi qu’il n’a pas pu manger pendant tout ce temps. Ça, en plus des autres blessures sur le haut de son corps... C’est presque étonnant qu’il ait survécu à la téléportation... La première chose que je fais, après m’être ressaisi, c’est de lui installer un masque d’oxygène. Il faut ensuite le réhydrater en urgence et j’ai heureusement ce qu’il faut. Nettoyant l’intérieur de son coude droit, je viens ensuite le piquer pour installer ce qui servira pour brancher le soluté, que je ne tarde pas à mettre en place aussi. J’ai rarement pris soin d’un humain de cette façon, d’un humain qui se trouve dans un tel état... Ça me met une pression de plus, mais je me dis que je dois m’adapter à une foule d’espèces de Pokémon. Je peux soigner Azy.

Il suffit que tu ne te laisses pas envahir, que tu gardes le contrôle. Tu peux effectivement y arriver.

Le moniteur cardiaque est en place, donc je commence à doucement m’occuper de ses plaies. Je remarque aussi sans mal qu’il a au moins une côte cassée, donc il devra rester tranquille, quand il ira mieux, quand la déshydratation et la famine seront derrière lui. Je vais devoir le faire manger sous peu, mais je surveille tout. Son état ne déclinera pas devant moi! Tiens bon Azy, tu peux t'en sortir, une fois de plus...



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Azamir Mergar

Azamir Mergar
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Dim 5 Aoû 2018 - 0:09
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Stabiliser l’état d’Azy a pris du temps, j’y ai passé une bonne partie de la nuit. J’en suis venu à avoir réellement peur de ne pas y parvenir et que le manque d’eau et de nourriture cause des dommages irréversibles, qu’ils puissent même le conduire au coma... Il a fallu que Kad aille donner les soins de fin de soirée aux pensionnaires du refuge, je ne l’avais pas fait avant son apparition et je ne pouvais pas partir de la chambre. Elle est revenue m’aider immédiatement après. Sans elle, je ne sais pas si tout aurait pu se stabiliser. J’en ai été très soulagé et j’ai envoyé un nouveau SMS, malgré l’heure très tardive, à Shin pour l’informer de la « bonne » nouvelle. S’il s’inquiétait des heures qui défilent sans que je lui fasse le moindre signe de vie, ça devrait le rassurer. Je suis allé dormir par la suite, au salon. Je voulais laver mon ami avant, mais je n’en pouvais plus, mes yeux se fermaient. Les différents moniteurs vont m’aviser si jamais il y a quoi que ce soit. Je compte surtout sur la Alakazam pour me réveiller si je n’y arrive pas, mais j’ai tellement d’anxiété que je sais d’avance que mon sommeil ne sera pas optimal. Et j’ai bien eu raison de le croire... Kad est retournée, au matin, s’occuper des Pokémon pendant que je suis retourné dans ma chambre. Mon ami est toujours endormi, mais il prend du mieux. Dès qu’il se réveillera, je vais l’aider à manger des purées. Mais pour le moment, je m’occupe de ses blessures, puis j’entreprends de le nettoyer avec un gant de toilette. Ça me gêne un peu de le faire, mais je vois bien qu’il n’a pas pu se doucher durant tout ce temps... Ça devient nécessaire de le faire maintenant. Je m’occupe des zones que je peux me débrouiller seul, et j’attends Kad pour la suite. Je sais à quel point Azy est pudique, mais je ne crois pas qu’il m’en veuille pour ça... Je ne peux pas prendre soin de lui à moitié. En plus, je pense qu’il aura des difficultés à se laver seul, les premiers jours. Il a une côte cassée, ça réduit sa mobilité et ses mouvements. Il faudra qu’il soit accompagné... et je le connais assez pour savoir qu’il préférera que ça soit moi plutôt qu’un inconnu.

Ce serait effectivement sa préférence, bien que sans surprise, il tenterait de se débrouiller par lui-même.

J’avais l’espoir que tout cela le tirerait de son sommeil, mais il n’en est rien... Au moins, son cœur bat à un rythme plus régulier, plus normal. C’est vrai qu’avec les médicaments et antidouleurs que je lui ai donnés, ça l’assomme un peu. Peut-être que lorsqu’ils agiront moins, il ouvrira enfin les paupières. Je veux m’assurer qu’il a un bon état d’esprit, qu’il a encore cette volonté infaillible. J’ignore pourquoi, mais j’ai un mauvais sentiment là-dessus... J’essaie de ne pas y accorder d’attention, me concentrant plutôt sur les soins à lui prodiguer pour qu’il se remette de ces événements le plus rapidement possible. J’espère que c’était la dernière fois, j’espère qu’il pourra enfin être tranquille... Je me demande ce qui s’est passé, vraiment. Puisque je n’ai pas eu de réponse non plus de la part de Gaeriel, il faudrait peut-être que je demande à Kad si elle a vu ou si elle sait quelque chose. Si elle peut m’en dire plus pour que je sache comment l’aborder à son réveil, ça pourrait être une bonne chose. Je ne sais pas comment procéder parce que chaque fois qu’elle tente ou qu’elle réussit à établir un lien télépathique avec moi, j’en souffre. Il ne peut pas durer longtemps, que le temps de quelques mots. Ça ne sera pas suffisant pour qu’elle m’explique tout, selon ce qu’elle sait. À l’écrit, ça serait plus simple. Si je me souviens bien, elle sait écrire. Je vais donc faire comme ça. Je préfère sortir de la chambre une fois que je le peux, lui demandant de me suivre. J’ai sur moi un moniteur comme ceux des bébés, pour entendre si jamais Azy se réveille. Je ne voudrais pas avoir trop de réactions à côté de lui et qu’il puisse les comprendre, même sans avoir l’air réveillé. J’apporte un papier et un crayon à Kad, me souvenant ensuite qu’elle aurait pu prendre mon portable... Qu’importe, mes pensées sont un peu confuses et elles manquent de logique, quand ça n’a pas de lien avec les soins à donner. Je me sens fatigué de l’inquiétude que je ressens, même si elle s’est calmée depuis que mon ami est ici et que son état est stable.

Mais tant que tu n’auras pas pu lui parler, ça sera difficile d’être vraiment apaisé.


Kad commence donc par m’écrire que quand elle a trouvé, elle a dû prendre le temps d’évaluer les lieux avant d’agir. Elle m’indique qu’il n’y avait qu’une seule porte, mais qu’elle craignait qu’elle soit surveillée de l’intérieur. Oui, je peux comprendre ça. Je présume qu’à la moindre erreur, ça aurait pu mal tourner... Je n’aurais jamais pu supporter une telle pression sur mes épaules. J’aurais craqué et j’aurais tout fait échouer. Je ne suis pas fait pour ça, c’est évident. Bref, je continue de lire ce qu’elle écrit. J’apprends donc que lorsqu’elle est revenue avec les affaires d’Azy, elle ne l’avait pas encore localisé dans le bâtiment. Ça aurait donc vraiment pu mal finir... Je m’abstiens de passer un commentaire, bien que je me dis qu’elle peut déceler mes émotions et mes pensées sans le moindre mal. Je suis trop expressif en plus... Elle allait poursuivre, mais nous entendons du bruit dans le moniteur, comme une plainte étouffée. Il est réveillé! Après un regard, nous ne nous attardons pas dans la cuisine. Kad laisse tout sur la table, puis nous filons vers la chambre qui est proche. C’était vraiment une bonne idée de ne pas l’installer à l’étage. J’entre en me contrôlant pour ne pas juste balancer la porte dans le mur. J’active l’interrupteur pour la lumière, mais pas celle au plafond. Ma lampe en coin est reliée à un second interrupteur à côté. Mon regard ne quitte pas mon ami couché sur le lit. Il n’en faut pas plus pour que je remarque qu’il ne réagit pas. Il est conscient, il a l’œil ouvert, mais il ne tourne pas la tête vers moi, il a à peine plissé les paupières quand j’ai allumé... Azy? Comment te sens-tu? Je lui pose la question en m’approchant du lit. Mais toujours rien. Son visage n’exprime rien. C’est comme si... comme s’il n’était pas présent d’esprit. A-Azy? Je ne sais pas pourquoi j’ai l'espoir que cet appel ait un résultat différent. Et évidemment, il n’est pas différent. Il ne bouge pas, il n’essaie pas de retirer le masque à oxygène. Son regard est éteint. Ce constat m’effraie.

Toi qui as l’habitude de voir le ranger comme un battant, de le voir lutter contre son passé, contre ses démons avec une telle force d’esprit, ça te fait un choc.

Perdu, je m’avance doucement et je viens lui retirer le masque. Il s’est laissé faire, gardant le corps mou. Il n’a toujours pas porté attention à moi. Désespéré, je cherche des réponses auprès de Kad. Elle a peut-être compris ce qui se passe, pourquoi Azy est comme ça. Elle semble être en train de le jauger, je ne sais pas trop. Elle finit par disparaître, revenant de la même façon avec le papier et le crayon abandonnés dans la cuisine. Rapidement, elle note sa déduction. « Azamir n’est pas juste blessé physiquement. Il l’est aussi psychologiquement. » Je dois me mordre les lèvres pour ne pas céder aux larmes, une fois de plus. Comment est-ce que je suis censé le soigner d’un traumatisme...?



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Azamir Mergar

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Lun 6 Aoû 2018 - 18:36
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Après avoir lu l’écrit de Kad, j’ai dû sortir de la chambre pour prendre quelques minutes au calme, pour reprendre le dessus sur mes émotions. Ça ne sera pas facile, je le sais, mais je compte tout faire pour qu’Azy aille mieux, pour qu’il se remette de ce qu’il a vécu et qu’il puisse continuer sa vie comme si cet événement n’était jamais survenu. Je vais commencer doucement, dès maintenant. Je me rends à la cuisine pour confectionner rapidement une purée de légumes. Il doit recommencer à manger, mais pas avec des aliments trop difficiles à digérer. C’est encore plus le cas en sachant qu’il n’avait pas l’habitude de mal se nourrir. Ça serait une bien mauvaise idée de lui servir de la nourriture trop grasse. Je reviens ensuite dans ma chambre, mon ami avait les paupières fermées, mais il les ouvre. Au moins, il démontre un peu qu’il a conscience de mon retour, ça me rassure. Il ne me regarde toujours pas, sauf que j’ai la preuve qu’il m’a entendu. Ce n’est pas le problème, bien que je compte vérifier tous ses sens aussi. Cependant, c’est moins urgent que de le faire manger. Donc, je viens m’asseoir au bord du lit, tourné vers lui. Tu as faim? Je me sens idiot dès que la question sort de ma bouche. Évidemment qu’il a faim vu son état..., mais j’espérais une réaction, quelque chose. Son regard bouge en peu dans ma direction, et c’est tout. Puis, ce n’est que pour quelques secondes avant qu’il retourne fixer quelque chose devant lui, quelque chose qui ne semble pas exister. C’est vraiment douloureux de le voir comme ça, sauf que je ne dois pas le lui montrer. Il ne faut surtout pas que par mon attitude, j’empire son traumatisme. Ne sachant pas comment il a été causé, il vaut mieux que je reste neutre sur les émotions négatives, que je lui montre que du positif. Je vais t’aider à manger. Tu en as vraiment besoin. Clairement, ce n’est pas quelque chose qu’il aime, de dépendre de quelqu’un d’autre. Et je ne sais pas s’il a réalisé qu’il n’a plus ses vêtements..., mais je ne vais pas en parler tant que ça ne sera pas nécessaire. Une chose à la fois.

Même si Azamir semble avoir régressé, ce n’est pas le cas. Il comprend tout ce que tu lui dis, il voit ce qui se passe autour de lui, mais ce qu’il pense avoir fait, ce qu’il pense être devenu le tétanise.

Avec l’aide de Kad, je le redresse contre le mur derrière le lit et place des oreillers dans son dos, pour qu’il reste droit et pour éviter que sa côte le fasse souffrir. Il y a une légère expression de douleur qui reste une ou deux secondes sur son visage, le moniteur cardiaque me montre une augmentation du rythme de son cœur, mais ça se stabilise vite. Je veille à ce que la couverture continue de lui cacher le bas du corps. Je suis rassuré de le voir se repositionner le bras. Alors il a quelques réactions, des réactions plutôt instinctives ou primaires. C’est un début. J’espère surtout qu’il va être capable de manger et que je n’aurais pas à le gaver. J’approche la cuillère pleine, mais il n’ouvre pas la bouche jusqu’à ce que je lui touche les lèvres avec. Pourtant, il l’a vu arriver... Qu’importe, l’important est qu’il mange. Lorsque le contenu du petit bol est terminé, j’explique qu’une pause s’impose et que je reviendrai pour lui en donner d’autres. Il ne faudrait pas qu’il vomisse parce que son estomac est surchargé... Je lui donne aussi à boire, puis je l’aide à se coucher comme il l’était. Dis-moi si tu as besoin de quoi que ce soit. J’imagine que c’est inutile, il ne va pas se mettre à me parler juste parce que je le lui demande. C’est un peu un espoir futile, bien que je sache qu’un traumatisme ne se règle pas si facilement. En tout cas, je prends le temps de lui dire tout ce que je fais, pourquoi je quitte la chambre quand j’ai à le faire, je lui donne aussi des nouvelles de ses Pokémon. La seule personne dont je n’ai pas parlé c’est Gaeriel. Je lui ai parlé de Hei, de Shin aussi, mais pas de son amie. J’aimerais vraiment savoir ce qui s’est passé, avant. D’ailleurs, maintenant que l’état d’Azy semble réellement stable, qu’il est sur le point de s’endormir, je pense que c’est le bon moment pour que la Alakazam poursuive son récit. Elle n’a pas pu finir de m’écrire ce qu’elle a vu en trouvant mon ami. Ça pourrait me donner des réponses de plus, m’aider à savoir quel discours tenir pour la suite. Je n’ai pas besoin de parler qu’elle semble comprendre ce que j’allais lui dire. Elle me suit hors de la chambre.

Tu préfères que le ranger ne puisse pas lire ce qu’elle te communique, redoutant la réaction qu’il pourrait avoir alors que des souvenirs lui reviennent en tête.

Quand elle pose le crayon, ayant terminé, je ne peux rien faire d’autre que de me laisser tomber sur la chaise qui se trouvait à côté de moi. Le regard dans le vague, il me faut un temps pour tout assimiler, pour tout comprendre. Donc, Azy et Gaeriel ont été séquestrés par un homme, assurément un Rocket... Il se servait d’elle pour obtenir un Pokémon unique avec lequel elle est liée. Ça doit être cette même créature que j’ai pu voir quand elle a affronté la Ligue. Je n’étais pas sur place, mais j’ai pu visionner les combats. Je n’ai jamais parlé avec eux de cette créature, mais il est vrai qu’elle m’a intrigué. En tout cas, je ne lui demanderai pas maintenant. C’est dommage parce qu’avec ce que Kad m’a écrit, je n’ai pas beaucoup d’informations pour mon ami. Tout ce que je sais, c’est qu’il avait été isolé dans une autre cellule, et qu’elle l’a trouvé aussi amorphe qu’il l’est en ce moment. Par contre, la bonne nouvelle, si je peux dire, c’est que j’obtiens ainsi la confirmation que Gaeriel n’est pas son ennemie. Je craignais qu’elle puisse être du côté des criminels, mais la Alakazam semble sûre d’elle : c’est tout le contraire. Au moins, si elle répond aux messages que je lui ai laissés, je n’aurai pas peur de ce que je peux dire. Par contre, je ne sais toujours pas comment Azy réagirait si je lui parle d’elle. Peut-être qu’elle a un lien avec son état, je ne sais pas. Selon Kad, elle a été blessée aussi. Je souhaite tout de même à Azy qu’elle ne l’abandonne pas... Je le connais, il en serait affecté. Ça ne l’aiderait pas à se remettre de ce qu’il a vécu. En tout cas, je vais faire tout en mon pouvoir pour qu’il prenne du mieux. Hei pourra venir d’ici quelques jours, même chose pour Shin. Je ne sais pas si ça fera plaisir à mon ami, mais j’ai besoin d’avoir mon amoureux à mes côtés. Je regrette qu’il ne puisse pas dès aujourd’hui, mais Azy est encore trop faible pour prendre ce risque. Sa sécurité passe avant mes besoins. Il doit être assez solide avant d’être exposé à d’autres personnes. Et même si c’est Gaeriel, elle devra attendre.

Tu es ferme sur ce point. Son système immunitaire est trop faible. Voilà pourquoi même ses Pokémon ne peuvent pas entrer dans la maison pour le voir.

Je leur donne des nouvelles plusieurs fois par jour, mais je les sens impatients. Je sais que c’est normal, mais je commence à être vraiment fatigué de ça. Au moins, ils sont assez responsables pour en comprendre les raisons et ne pas outrepasser mes indications. J’essaie de voir le positif, de relativiser en me disant qu’Azy est conscient et qu’il prend du mieux, physiquement. Ce sont les premiers pas vers sa guérison complète.



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Azamir Mergar

Azamir Mergar
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Mer 8 Aoû 2018 - 1:38
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J’ai préparé d’autres purées, espérant que le goût n’est pas immonde. En tout cas, Azy n’a pas eu de réaction en ce sens en mangeant tout à l’heure. Je retourne ensuite à la chambre pour lui laisser une bouteille d’eau. Je veux voir s’il va se servir par lui-même, bien qu’il soit encore réhydraté par perfusion. Je ne vais pas tarder à la lui retirer, maintenant qu’il semble être mieux. Sa peau est moins collée à ses muscles, elle ne présente plus de taches grisâtres. C’était surtout ce qui pouvait mettre sa vie en danger. Il doit aussi reprendre du mieux en mangeant, il y a aussi un risque d’infection avec les blessures qu’il a. J’ai tout désinfecté, je lui ai administré des vaccins aussi pour m’assurer de son immunité à certaines maladies. Je me suis dit qu’il ne devait pas être à jour sur ce point, le connaissant. Ce n’est certainement pas lui qui irait à la clinique pour ça... C’est une chance que j’aie à peu près tout ce qu’il faut pour des soins ici. Sinon, ce n’est pas difficile pour moi de me procurer ce qui me manque. C’est surtout les coûts le souci, quand il s’agit de produits sur lesquels je n’ai pas de subvention. Mais pour mon ami, je me fous complètement du prix. S’il faut que j’arrête le projet d’agrandissement, je le ferai. Après tout, c’est grâce à lui qu’il est possible, avec cette partie de salaire qu’il me donne, en plus de sa part d’héritage qu’il m’a laissée. Bref, je retourne à la chambre dès que je le peux. Je ne veux pas qu’il se sente seul après ce qu’il a vécu, qu’il soit perdu dans ses pensées. S’il pense... C’est difficile de dire s’il est complètement déconnecté de la réalité ou non. Je souhaite en savoir plus au cours des prochaines heures, selon comment il se comporte, s’il continue d’avoir des réflexes ou des gestes un peu plus conscients que ceux qu’il a pu avoir tout à l’heure. Je dois encore vérifier ses sens, donc je pense que c’est le bon moment pour le faire, et espérer qu’ils sont intacts. Du moins, je pourrai regarder ça s’il ne dort pas. Il semblait fatigué quand je suis sorti.

C’est tout à fait normal qu’Azamir n’ait pas beaucoup d’énergie et qu’il dorme beaucoup lors des prochains jours.

Je frappe doucement contre la porte avant de l’ouvrir. Il a tout de même droit à son intimité, que je le prévienne avant d’entrer. Je me dis que ça va le réveiller si jamais il dort... Même si je ne fais pas beaucoup de bruit, Azy est facile à tirer de son sommeil, à mon contraire. Même s’il est épuisé en ce moment, je crois que sa méfiance avec ce traumatisme va l’empêcher de trouver un sommeil réparateur. J’espère qu’il se sent en sécurité ici. Il sait que ses Pokémon surveillent les environs. Ils ne laisseront personne s’approcher. J’ai même fermé les visites du refuge. Si quelqu’un débarque ici à l’improviste, je vais lui refuser l’accès, quitte à demander de l’aide aux dragons de mon ami si jamais le besoin se fait sentir. De toute façon, dès qu’il y aura une présence dans les parages, ils m’en informeront, surtout s’ils ne reconnaissent pas la personne. Avec eux en protecteurs, je ne m’inquiète pas. Ils sauront quoi faire et comment agir pour être dissuasifs, s’il le faut. Bref, j’entre et je suis étonné de voir mon ami assis sur le bord du lit. Mais... qu’est-ce que tu fais? Une fois de plus, son regard vient vers moi pendant une ou deux secondes avant qu’il se détourne vers un point inexistant. Je le vois alors tirer, avec son peu de force actuelle, la couverture. On dirait qu’il tente de la décrocher de sous le lit pour se couvrir avec. Oh pardon Azy! J’ai lavé tes vêtements que j’avais ici, je vais t’en chercher! Sans attendre, je m’exécute. Par contre, pendant que je rassemble un boxer et un pantalon de pyjama, qui sera plus facile pour lui à retirer. Je me dis que s’il veut se lever, il n’y parviendra pas seul... J’aviserai selon ce qu’il cherche à faire. Je reviens rapidement à la chambre, y trouvant Kad, sans surprise. Déposant les vêtements à côté de mon ami, je lui adresse quelques mots. Qu’est-ce que tu veux faire? En tout cas, il a compris ce que je lui ai dit avant de sortir puisqu’il n’essaie plus de tirer la couverture. Donc il comprend vraiment ce qu’on lui dit, c’est rassurant. Par contre, il ne parle toujours pas. Doucement, je vois ses doigts se saisir de son boxer. S’habiller semble important sur le moment, donc je me propose de l’aider, sans le regarder. Alors qu’il est toujours assis, je peux le lui enfiler jusqu’aux genoux et je détourne la tête.

Tu te dis que c’est inutile, l’ayant lavé à la mitaine. Néanmoins, il n’a pas perdu son côté pudique et tu le respectes.

En me redressant, je passe près de tomber quand je sens son poids contre moi, le rattrapant tant bien que mal. Azy n’a pas attendu avant d’essayer de se lever. Je savais qu’il ne pourrait pas tenir debout seul. Je lui explique qu’avec Kad, on va l’aider. Je lui retire ensuite la perfusion, la réhydratation étant assez avancée pour passer par la voie orale. Puis, je ne crois plus avoir besoin du moniteur cardiaque. Cela fait, il commence à marcher vers la salle de bain adjacente à la chambre, mais seul, il ne peut pas marcher. Il va falloir que je lui trouve quelque chose pour prendre appui, s’il ne veut pas que ça soit moi. Avec tout cela, j’obtiens la confirmation qu’il a conscience de ses besoins de base et qu’il veut y répondre. Ses gestes sont moins coordonnés que d’habitude, c’est vraiment une situation particulière. J’espère qu’il sera capable de reprendre le dessus, mais il doit d’abord se remettre physiquement. Bref, en m’utilisant comme appui, Azy peut se rendre à sa destination. Il semble ensuite attendre que je sorte avant d’y faire quoi que ce soit. Même si je lui demande si ça ira, il ne me répond pas. Même si je lui dis de ne pas hésiter à m’appeler s’il a besoin, il ne me répond pas. Il ne me regarde même pas, cette fois. M’enfin, il ne m’a pas vraiment regardé non plus les fois précédentes, mais il y avait un mouvement dans ma direction au moins. Là, rien du tout. Ça m’inquiète, mais je ne peux rien faire. Pour le moment, mes efforts doivent aller dans sa guérison physique. Donc, j’attends de l’autre côté de la porte, jusqu’à ce que la chasse d’eau se fasse entendre. Demande si je peux entrer, sans réponse. J’attends encore quelques secondes avant de le faire. Il n’avait pas verrouillé et j’espère qu’il ne le fera pas. Ça serait bête après s’il est trop amorphe pour parvenir à la déverrouiller... Je trouve mon ami face au lavabo, s’appuyant sur le meuble. Je l’aide à se laver les mains et je le ramène à la chambre, jusqu’au lit. J’essaie de faire en sorte qu’il garde le dos droit à chacun de ses mouvements, à cause de sa côte. Ça devrait être moins souffrant ainsi.

Sauf que le ranger est extrêmement borné et mal à l’aise, avec une foule d’émotions négatives qui ne le quittent pas... Même s’il continue de vivre et qu’il te laisse le soigner, il y a une part de lui qui croit que cette souffrance est méritée. Ça, tu ne peux pas le savoir, sauf qu’en le voyant grimacer légèrement pendant que tu l’aides à enfiler son pantalon de pyjama, tu te dis qu’il te faudrait quelque chose pour bien l’immobiliser.



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Azamir Mergar

Azamir Mergar
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Jeu 9 Aoû 2018 - 0:00
Point de vue de Ferir

C’est plus compliqué que prévu de prendre soin d’une personne qui ne parle plus et qui ne laisse presque rien paraître sur son visage. Kad ne parvient pas à le décoder non plus, à déceler ce qu’il ressent ou ce qu’il pense. Au moins, Azy se montre de plus en plus réactif au fil des jours, à mesure que son corps prend du mieux. Il peut aussi mieux se débrouiller par lui-même, ce qu’il semble vouloir. J’espère que c’est le signe d’une guérison complète qui sera bientôt d’actualité, bien que je ne me leurre pas pour ce qui est des dommages psychologiques. Ceux-ci prendront plus de temps avant d’être guéris. Mon ami ne parvient pas encore à marcher sans aide, mais je lui ai trouvé une canne qu’il utilise. Par contre, il sort du lit uniquement quand il a faim et qu’il tente de me le faire savoir en restant dans la cuisine, et pour aller à la salle de bain. Il ne prend pas beaucoup d’initiative encore, comme de se servir par lui-même ou de manger sans assistance... Mais il ne faut pas que je me montre impatient, il y a du progrès. Son traumatisme n’est peut-être pas si profond. En tout cas, je le souhaite vraiment. Il a commencé à me regarder quand je lui parle. Pas longtemps, mais ce n’est plus juste un mouvement dans ma direction. Il semble comprendre tout ce que je lui dis, toujours sans répondre, pas même avec un signe de la tête. J’essaie de le distraire aussi, de lui proposer des jeux ou des discussions, mais de ce côté, rien n’y fait. Même avec une console, il ne prend pas la manette. Il ne la regarde même pas, comme s’il n’avait pas du tout envie. J’ai donc arrêté. Je me dis que voir d’autres personnes pourrait aussi l’aider, et je crois qu’il est maintenant assez fort pour que ça ne représente plus un risque. Il a arrêté de perdre du poids, il mange des aliments solides et ses repas normaux, ou presque. Il est complètement réhydraté. L’ecchymose sur sa côte est encore très apparente, avec d’autres blessures dont les plus graves sont celles sur le dessus de ses deux poignets. Il y a quelque chose de tranchant qui lui a coupé la chair à cet endroit... Je ne peux qu’imaginer ce qu’il a enduré et ça me donne tellement mal au cœur.

Tu ne comprends pas comment on peut être si cruel avec un autre être vivant. C’est quelque chose que tu ne pourrais jamais faire.

En tout cas, après tous ces jours isolés ici, j’ai moi aussi besoin de voir d’autres personnes, mais surtout j’ai besoin de voir Shin. Bien qu’on s’envoie des SMS ou qu’on s’appelle, ce n’est pas pareil. Il me manque horriblement. Il ne pouvait pas passer ici, mais maintenant que j’estime que c’est bon, je lui envoie un autre message pour l’en informer. J’espère qu’il peut être disponible aujourd’hui. Je sais que c’est compliqué pour lui avec Kane, mais je ne peux pas me déplacer tant que j’aurai Azy à la maison. Je ne sais pas combien de temps il restera. Le connaissant, il voudra certainement rentrer chez lui dès qu’il estimera que ce sera bon, se foutant de mon avis sur la question. Je me rassure en me disant qu’il y a Hei qui pourra alors prendre soin de lui et l’aider. Bon, je ne suis pas convaincu qu’il est la meilleure personne qui soit pour ça... Mais il est de bons conseils, donc je ne sais pas. M’enfin, je songerai à tout cela quand il sera effectivement temps pour Azy de partir. D’ici là, je continue de faire de mon mieux pour lui, tout en étant désireux de le faire pour Shin aussi. Je tiens à m’assurer qu’il prend du mieux, lui aussi. C’est plus difficile à évaluer par message ou juste en appel. En tout cas, quand je vois à quel point j’étais perturbé par la disparition de mon meilleur ami et que je tentais de ne pas trop le montrer à chaque échange que j’ai pu avoir avec mon petit ami, je me dis qu’il peut en être de même de son côté. Il ne doit pas vouloir m’inquiéter... Je m’en veux de ne pas avoir beaucoup de temps pour lui, mais mon inquiétude étant moindre, je pourrai me concentrer sur lui. Bref, en attendant sa réponse (avec une certaine impatience, je dois l’admettre), je retourne auprès du ranger. J’ai toujours espoir de le faire parler ou qu’il émette au moins un son, quelque chose. Même en souffrant, il ne laissait aucune plainte lui échapper des lèvres... Du moins, en étant conscient. J’ai tout de même pris le temps de vérifier tous ses sens et de m’assurer qu’il n’avait rien qui l’empêchait de parler. C’est donc vraiment dû au traumatisme qu’il a vécu...

Une part de toi se dit qu’un professionnel pourrait l’aider, mais tu sais très bien que jamais, au grand jamais, Azamir n’accepterait d’en consulter un. Donc en dépit du défi que cela représente, tu tiens à le soutenir autant que tu pourras.

Donc, de retour dans la chambre, je demande à Azy s’il a envie de prendre sa douche tout de suite. Je ne serais pas très à l’aise de le faire pendant que Shin sera présent, bien que je ne vais pas non plus laisser mon ami se débrouiller au risque qu’il se blesse si mon amoureux reste plusieurs jours. Il n’est pas capable de se contorsionner pour atteindre son dos. Et il n’est pas encore très solide sur ses jambes. Bref, à cause de l’absence de réaction, je lui précise pourquoi je lui demande maintenant. J’ai envoyé un message à Shin, j’attends qu’il me confirme quand il pourra venir. Il n’y a plus de danger pour toi, et... J’hésite. Azy me regarde, mais là, il me fixe, attendant silencieusement la suite. Ça me rend mal à l’aise, mais je poursuis mon idée. Je ne crois pas que ça soit une bonne chose que je lui cache mon état, que je lui cache mes besoins. Je m’ennuie de lui, j’ai aussi besoin de lui. Doucement, mes doigts se posent sur sa main, puis je continue. Ça ne m’empêchera pas de prendre soin de toi, de te permettre d’aller mieux. J’ai juste besoin de mon amoureux auprès de moi. En ne sachant pas ce qui s’est passé avec Gaeriel, j’espère que je ne vais pas raviver des souvenirs douloureux pour lui... Il détourne le regard, toujours silencieux. Son visage reste neutre, je n’arrive pas à savoir ce qu’il en pense, s’il est en proie à de mauvaises pensées. C’est ok pour toi? Il peut comprendre mes raisons, et j’ai du mal à concevoir qu’il chercherait à m’empêcher de le voir. Puis, je ne compte pas me montrer démonstratif avec mon petit ami devant lui. Je vais bien expliquer à Shin ce que je sais, le doute qui existe autour de Gaeriel qui serait peut-être la raison de son traumatisme. Lui aussi pourra comprendre et agira en conséquence. Bon, j’aurais aimé obtenir une réponse de la part de mon ami, mais rien. C’était prévisible, mais j’aimerais ne pas empirer les choses... J’aviserai le moment venu, mais je vais faire attention dès le départ.

Impossible que tu ne penses pas aux autres avant toi-même. Tu tiens à ce que tes proches aillent bien.


Je reçois une réponse sur mon portable, le son de la notification se fait entendre. Je m’excuse donc auprès d’Azy et après un sourire, je me lève du lit sur lequel je m’étais assis pour lire. C’est un tel soulagement de savoir que Shin sera bientôt avec moi.



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Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

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Jeu 9 Aoû 2018 - 12:51
« T’as l’air d’un putain de zombie. »

Il aurait pu mal prendre la remarque, mais il était trop fatigué pour répliquer. De plus, Alex n’avait pas totalement tort. A force de chercher le meilleur traitement il se sentait exténué, et avec ses hallucinations qui avaient la fâcheuse tendance à le harceler ses derniers temps, il avait perdu le sommeil. La dernière fois qu’il avait vu Ferir, il y avait eu du mieux. Mais là… Là il avait l’impression que le dosage était foireux à souhait et il pensais sincèrement à repasser à l’autre dosage qui n’était pas parfait certes, mais qui lui permettait au moins de fermer l’œil. Il commençait petit à petit à désespérer, mine de rien. Lorsqu’il releva la tête, son visage se marqua d’une expression de surprise : le blondinet semblait plus inquiet que moqueur. Cela ne manqua pas de la faire rire légèrement. Eh bien, il devait vraiment être dans un sale état pour que même lui s’inquiète.

« Ça va, je gère. »


Plus ou moins. Jusqu’à présent toutefois, il trouvait qu’il s’en sortait plutôt bien. Il était toujours capable de s’occuper de son fils, bien qu’il était plus lent que d’habitude. Quelques soirs, Shara était venu lui apporté du soutien, ne serait-ce que pour jouer avec son fils pour le laisser se reposer un peu. Au boulot, il s’était passé tant de choses qu’il n’avait pas eu le temps de souffler réellement. Ce n’était pas le meilleur moment pour lui d’avoir une augmentation et de monter en grade, mais il n’allait certainement pas cracher sur l’opportunité. Mais à avoir cette gueule de déterré, il craignait qu’Alexander vint à regretter son choix. Le sbire lâcha un soupir, passant sa main sur son visage. « Faut juste que je trouve le bon dosage. Mon traitement fait de la merde en ce moment. » Il finissait quand même par le dire, puisque non, jusqu’alors, il n’avait pas dit la vérité à son supérieur – qui ne l’était plus dorénavant, étant donné qu’ils avaient le même grade. Mais pour le schizophrène, le blond serait toujours au-dessus de lui dans la hiérarchie, quoi qu’il fasse. Il obtint un grognement en guise de réponse, sentant toujours le regard de la blondinette sur lui. Il se redressa un peu, venant à poser ses jambes sur le lit.

« Ca va tranquille, tu ne veux pas me rejoindre dans le lit aussi, tant que tu y es ? » Un large sourire dansa sur les lèvres du sbire, alors qu’il basculait sa tête en arrière. « Pas comme ça, connard de pervers. » Un petit rire cette fois. C’était fou comme le blondinet comprenait vite les sous-entendus, bien que c’était tout ce que c’était. « Laisse-moi pioncer un peu. » « C’est ça… Et moi je compte les mouches en attendant ? » … Pas faux. A la base, Shin’ était passé le voir pour lui tenir un peu compagnie, plutôt que de le laisser se morfondre dans cette salle de soin. Il n’avait pas encore pu quitter l’hôpital du QG, mais cela n’allait pas tardé. Ça aurait été plus rapide s’il n’avait pas cassé tous ses points de suture en essayant de se lever trop vite. Bref. Shin’ se contenta de faire un signe de la main, comme pour lui signaler qu’il écoutait s’il voulait parler, mais il avait besoin de fermer aux moins les yeux.

« T’as entendu la nouvelle, à propos de Clark ? Parait qu’il a foiré une grosse mission et que le boss lui en veut à mort. Il a pris une sacrée tannée. » Le blond laissa échapper un rire moqueur. « Je m’attendais presque à avoir un nouveau voisin, du coup. » « T’es triste que c’est pas le cas ? Remarque, c’est mieux de pas l’avoir en voisin, celui-là… Ce serait trop tentant de l’achever. » Il sentit le regard appuyé que lui lança Alex. Autant le blond s’amusait souvent du malheur de ses collègues, autant il n’aimait pas spécialement une telle animosité au sein même de la TR. Néanmoins, il savait que son protégé n’avait jamais porté l’homme dans son cœur, mais il avait pensé que quatre ans après, il aurait fini par tourner la page. Ce qui n’était de toute évidence pas le cas. Il poussa un long soupir, récupérant son portable au passage, se mettant une connerie à regarder. « Évite les sites de cul s’te plait, je n’ai pas très envie de t’entendre gémir comme la dernière fois. » « Ta gueule. » Il lui balança un oreiller au visage, Shin’ ricanant au passage. Il récupéra son gain pour mieux s’installer, le glissant dans son dos, fermant à nouveau les yeux.

Il ne savait pas exactement combien de temps il s’était assoupi. Ce n’était pas un sommeil très réparateur, comme il avait pu y penser. Outre ses problèmes de traitements, il y avait les soucis de Ferir qui lui tournaient en tête. Il était trop à l’ouest pour faire le rapprochement entre l’état d’Azamir et Clark, ni même rapproché l’attaque que le ranger avait subi avec l’organisation. Tout ce qu’il savait, c’était que son petit ami était dans un sale état, lui aussi. Le travail et ses responsabilités envers son fils l’empêchaient de rester auprès de lui aussi longtemps qu’il le voulait. Mais, de toute manière, il ne pensait pas que c’était une bonne idée. Au quotidien, il n’était pas des plus évidents à supporter. Il avait toutefois réussi à aller voir son amant, lorsqu’il avait compris que l’absence de son meilleur ami le mettait dans un état d’anxiété avancé. Il avait fait tout ce qu’il pouvait pour le rassurer, en apprenant davantage sur la raison de ses angoisses. Il se doutait bien, en fait, que c’était la TR qui était responsable des cicatrices du ranger… Ce qui lui faisait dire qu’il avait plutôt intérêt à ne jamais la quitter.

Shin’ pensait avoir réussi, au moins temporairement, à calmer le Kantonien. Néanmoins, il avait été forcé de rentrer à Johto. Et malgré le temps qu’ils passaient tous deux au téléphone, il se rendait compte que ce n’était pas suffisant. Il craignait que son petit ami ait recommencé son comportement d’automutilation et il ne savait pas comment faire pour l’aider à arrêter. Sans doute n’avait-il pas encore son pouvoir. En général, il préférait éviter d’y penser ; ça le faisait dérailler, d’imaginer la scène. Dans ses moment-là, il se sentait inutile et bien pathétique… Ce qui n’aidait personne, au final. Alors il essayait de positiver, pour au moins réussir à tenir une conversation, pour faire ce qu’il pouvait pour aider. Lors de l’un de leurs appels d’ailleurs, il avait entendu parler Ferir à quelqu’un d’autres. Il s’était posé des questions, à ce moment-là, apprenant par la suite que Kad avait trouvé le ranger. Ah. Merde. Si c’était l’Alakazam qui l’avait trouvé, cela voulait dire que les craintes de son partenaire étaient justifiées… Il n’avait pas eu le temps de répondre quoi que ce soit que son petit ami avait enchainé, parlant vite, trop vite. Il avait compris qu’Azamir était blessé, qu’il avait besoin de soin. Il mit du temps à comprendre les mots et lorsqu’il désira répondre qu’il l’aimait en retour, il s’était retrouvé face au bip signalant que la conversation avait été coupée.

Il ne l’avait pas super bien vécu, il fallait l’avouer, d’autant plus que l’Alakazam avait mis du temps à revenir. Toutefois, il comprenait parfaitement la situation, bien qu’il avait eu besoin d’aller squatter chez Sha’ pour calmer ses nerfs. L’entendre le rassurer sur la question lui avait fait du bien, aussi. Bref. Il avait finalement reçu des nouvelles sur l’état d’Azy, comprenant qu’il lui était arrivé quelque chose de vraiment grave, mais Ferir avait réussi à le stabiliser. Il retenu de justesse l’idée de l’emmener dans un vrai hôpital, ne serait-ce que pour libérer son petit ami. Il ne comprenait pas le mal, là-dedans… Mais cela devait être parce que son cerveau refusait de réfléchir convenablement. Alors il disait amen à tout. Il écoutait son petit ami, essayait de le rassurer quand il le pouvait. Il désirait lui rendre visite, pour lui apporter un soutien physique et moral constant. Mais Azamir était bien trop mal au point pour tolérer une autre présence que celle de son meilleur ami… Interdiction d’aller le voir, du coup. Une fois encore, il tâcha de ne pas mal prendre la nouvelle, une fois encore assisté par Sha’ et Chang cette fois-ci qui venaient à lui répéter que c’était normal, qu’il n’y avait rien de mal. S’il avait été capable de réfléchir pleinement par lui-même, il l’aurait compris, évidemment. Il se disait que de paniquer de la sorte, c’était idiot de sa part. Ce n’était pas ainsi qu’il allait aider son petit ami. Il essayait de reprendre le dessus sur ses émotions, toutes ses pensées qui se bousculaient dans son esprit. Le manque de sommeil n’était pas le bienvenu. Pour autant, savoir que l’état d’Azy, même si ce n’était que physiquement, lui enlevait un poids de la poitrine. Même s’ils n’étaient pas de grands amis, il était tout de même affecté par cet état. Et ce serait sans doute pire encore, lorsqu’il le verra. Alors… Alors si lui le vivait comme ça, il n’imaginait pas dans quel état était son petit ami.

Il s’était réveillé en sursaut, lorsqu’il avait entendu son portable émettre une petite sonnerie et en le sentant vibrer dans sa poche. Il avait la bouche pâteuse et il se permit de se servir un verre d’eau, prenant celui d’Alex. Ce dernier lui lança un regard, arquant un sourcil. Il allait sans doute lui dire de faire comme chez lui, mais comme il l’avait déjà dit tout à l’heure… Ce serait con de se répéter.
« Dormi combien ? » Il n’avait pas les idées claires, c’était certain. « Deux bonnes heures. C’était chiant d’ailleurs, tu grognes et tu gémis quand tu dors. » … Merde. Shin’ se frotta les yeux, se sentant quand même mieux qu’auparavant. Son esprit était plus vif, bien que la remarque du blondinet le fit grimacer. Mais au moins il n’avait pas parlé, sinon il aurait eu le droit à une réflexion là-dessus. Il chercha son portable dans sa poche, lisant le message qu’il avait reçu. Il se redressa brusquement en comprenant qu’il était autorisé à se rendre au refuge. Oh. Il avait bien fait de se réveiller. « Ton plan cul ? » « Je suis en couple, je te signale. » Ça aussi, ça faisait partie des informations qu’il n’avait pas dites à Alexander. Ce dernier arqua un sourcil, prêt à répliquer mais son collègue était déjà levé, répondant au message. Il n’avait clairement pas envie d’entendre ce que le blond avait à dire, étant persuadé qu’il allait lui parlé de sa précédente relation… Et il n’avait aucune envie d’en parler.

« Je dois filer. Tu me dis si jamais tu sors d’ici avant l’heure ? »
Alex le regarda, toujours en arquant un sourcil. « Mouais. Abandonne-moi, tiens. » Il y avait une part d’amertume, perturbant un peu Shin’. « Tape-toi toutes les infirmières si jamais tu t’ennuies. Tu me feras un classement de celles qui sucent le mieux. A plus. » L’idée avait au moins le mérite de faire sourire le lieutenant alors que Shin’ était déjà sorti.

Avant de se rendre à Kantô, il avait dû s’occuper de son fils. Sha’ s’occuperait de lui, lorsque son père serait absent. Il ignorait totalement pour combien de temps il en aurait. Il se maudit pour ne pas l’avoir dit à Alexander, avant de réaliser qu’il était libre de prendre les congés qu’il voulait, tant qu’il offrait les résultats. Ça avait du bien, parfois, de monter en grade. Il s’excusa auprès de sa sœur avant d’appeler Lyra auprès de lui. Après son téléport, il arriva aux alentours de la maison de son petit ami, pensant que ce n’était pas vraiment une bonne idée d’arriver directement dans la demeure. Sans surprise, il fut accueilli par les pokemon d’Azamir qui le laissèrent passé. Il ne leur avait pas accordé trop d’attentions. Il fronça néanmoins les sourcils en constatant que sa Gardevoir était toujours auprès de lui et elle ne semblait pas vouloir partir… Bah, pourquoi pas. Il se dirigea vers la porte, toquant trois fois avant de l’ouvrir.


« Ferir ? »

Il s’était plus ou moins permis d’entrer, bien qu’il restait docilement sur le seuil. Comme il ne savait pas où était exactement Azamir, il ne voulait pas créer plus de problèmes que nécessaire. Il avait aussi fait l’effort de ne pas trop ressembler à un zombie, comme disait Alex. Il n’était vraiment pas fan des anticernes mais si ça pouvait au moins ne pas le faire ressembler à un mort-vivant… Il n’était pas contre. En tous les cas, il était impatient de voir se dessiner devant lui la silhouette de son chéri.


[Utilisation de CS Vol]


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
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Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
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Messages : 12375

Région : Kanto | Hoenn
Ven 10 Aoû 2018 - 0:12
Point de vue de Ferir

Dès que j’obtiens la réponse positive de Shin qui me dit qu’il ne tardera pas à être disponible, je m’excuse une fois de plus auprès d’Azy et je file à la salle de bain pour essayer d’avoir l’air présentable. Je n’ai pas beaucoup dormi ces jours-ci, j’ai des cernes que je n’ai pas l’habitude d’avoir. Je n’ai donc rien pour les cacher, mais je me rafraîchis le visage, espérant que ça pourra les atténuer. J’hésite un instant, mais je préfère ne pas porter mes lentilles. C’est un peu le désordre dans mes cheveux qui ont poussé et qui me tombent un peu plus devant les yeux, rien de très grave. Je n’avais pas eu le temps de m’en occuper avant toute cette histoire et depuis, c’est vraiment secondaire. J’ai seulement refait ma teinture pour chasser les repousses. Au moins, je ne semble pas aussi délabré que quand il avait cessé de me répondre... Puis il m’a vu il y a quelques jours, bien que je n’étais pas encore si fatigué. En tout cas, je ne sais pas trop si ça va, mais je ne m’attarde pas plus ici. Je retourne plutôt dans la chambre, essayant de m’assurer que mon ami n’a besoin de rien, qu’il est ok. Évidemment, je n’obtiens pas de réponse... C’est tellement lourd d’agir sans savoir si c’est bon, si ça dérange... Je ne sais pas ce qu’il pense, s’il a besoin d’autre chose, s’il a mal quelque part et que je n’aurais pas remarqué. Au moins, il commence à se montrer plus réactif, donc je parviens à le décoder quand il veut quelque chose qui répond à un besoin de base. Il y a ça de rassurant. Je lui redemande aussi s’il a une objection à voir Shin. Même s’il vient, il n’est pas obligé d’entrer dans la chambre si Azy ne le veut pas. Je ne sais pas pourquoi je continue de lui poser des questions, mais je me dis que si j’arrête ça revient à abandonner. À abandonner mon meilleur ami, alors c’est évident que je ne peux pas, même si c’est difficile. Ça doit l’être aussi pour lui. En tout cas, après ma question, cette fois, il me regarde. Son visage ne reflète toujours rien...

Tu ne veux pas te planter dans l’interprétation de ce qu’il peut tenter de te communiquer.

Je déduis que ça lui convient, ce que j’exprime de vive voix, mais hésitant. Depuis le temps qu’on se connaît, je dois dire que je me sentirais vraiment mal de me planter complètement. Mais je crois que ça va. Du moins, il n’a pas une réaction négative. Il ne détourne pas le regard, il n’arbore pas une expression sévère. Je pense donc que c’est ok. Par contre, je ne peux m’empêcher d’ajouter qu’il doit me faire signe ou me dire si je fais quelque chose et qu’il n’est pas d’accord. Loin de moi l’envie de le forcer a quoi que ce soit parce qu’il ne parle plus, parce qu’il est amorphe et que c’est ardu de savoir ce qu’il pense. Je me rassure en me disant qu’il le sait, qu’il me connaît. Je ne suis pas devenu un étranger pour lui, il ne m’a pas oublié. C’est une chance, parce que je ne suis pas sûr que je serais parvenu à le soigner dans ces conditions... Pourtant, l’amener à l’hôpital est impossible, je ne le pourrais pas. On le questionnerait sur ce qui s’est passé. Et mentir une seconde fois, comme je l’avais fait lorsqu’il a été blessé au visage, ça serait difficile. La police a abandonné les recherches de son présumé agresseur d’il y a un peu plus d’un an. C’est normal qu’ils ne le trouvent pas, il n’existe pas. Du moins, la description que j’ai donnée n’existe pas. En plus, Azy a tué la personne qui s’en était pris à lui... Il y avait cet autre corps par terre quand je suis arrivé. Ça ne m’avait pas dérangé de savoir que mon meilleur ami avait pris une vie, je voulais juste sauver la sienne. Mais ça a été difficile après, quand il m’a avoué la vérité sur ses occupations au sein de la team Rocket. Au moins, il peut se défendre contre eux, bien que certains parviennent à employer des astuces pour l’attendre. Deuxième fois, et cette fois était pire. J’espère qu’il n’y aura jamais de troisième fois... On ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait, mais je pense qu’il a bien assez souffert. La vie peut le laisser tranquille, il mérite le bonheur.

Il doit se remettre de cette mésaventure... Qui sait combien de temps il lui faudra
?

Je reste aux côtés d’Azy, essayant de lui parler et de voir ce qui pourrait le faire réagir, quand j’entends frapper à la porte d’entrée. Je me redresse aussitôt, mon sourire se fait plus grand. J’ai du mal, je l’avoue, à être aussi enthousiaste et souriant que d’habitude face à mon ami... Je sais que ce n’est pas bien, qu’il doit forcément remarquer la différence, mais ça pèse sur mes épaules de le voir comme ça. Shin est là, je reviens avec lui dans une dizaine de minutes. Ça serait cool, un signe de tête au moins. C’est un miminum. Toujours pas. Alors que j’arrive au bord de la porte de la chambre, j’entends la voix de mon petit ami qui m’appelle. J’accélère le pas, sortant dans le corridor. Je peux alors le voir. Shin. Je marche à pas rapides jusqu’à lui, l’enlaçant aussitôt. Je le serre, fermant les yeux, apaisé par sa présence. Merci d’être là. Un murmure tandis que je ne le relâche toujours pas. Il me fait du bien, j’ai besoin de cette proximité avec lui. J’espère que je ne suis pas trop insistant. Après un moment, je me recule un peu, venant déposes mes deux mains sur ses joues, le regardant. Je t’aime, tu m’as vraiment manqué. Je ne parle pas très fort. J’ai omis de fermer la porte de la chambre... mais je ne pense pas qu’Azy puisse entendre de là où il se trouve. Je me penche ensuite, glissant mes mains jusqu’à ses épaules, pour l’embrasser. Un baiser approfondi, mais surtout amoureux, plein de tendresse. Un échange qui dure un moment, je ne peux dire combien. Je sais juste que je me sens très bien, que je ne veux plus qu’il parte, mais s’il devra à un moment ou à un autre... Je préfère ne pas penser à ça, je compte profiter de sa présence. Me reculant, j’attrape sa main, cherchant à garder un contact physique. Il me fait tellement de bien. N’hésite pas à te servir si tu as soif ou faim, tu peux évidemment faire comme chez toi. Un sourire, étant toujours sincère dans mes propos. À mes yeux, c’est tout à fait normal qu’il puisse agir ici comme chez lui. Ça te dirait qu’on s’assoie sur le divan pour discuter un peu? J’ai prévenu Azy qu’on ne reviendrait pas le voir tout de suite. Déjà, parce que je dois prévenir Shin d’à quel point mon ami n’est pas le même, et aussi parce que je veux rester seul avec lui pour le moment.

Et c’est tout à fait normal. Azamir peut le comprendre. Puis, Kad est avec lui, comme toujours.



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Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

C-GEAR
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Région : Johto
Ven 10 Aoû 2018 - 12:43
Même s’il n’avait dormi que deux heures, le sbire se sentait tout de même bien vif d’esprit, ce qui était assez rare tout de même pour le noter. Si son traitement lui faisait encore défaut, il parvenait tout de même à ne pas divaguer, quand il arrivait à se concentrer plus de cinq secondes. Il était plus simple d’ailleurs de fixer son attention après le réveil, ce fut pourquoi il n’eut aucune difficulté à quitter la chambre du blondinet. Il agissait presque normalement, dans ce cas-là. Les voix se contentaient de chuchoter faiblement, assez pour qu’il puisse les ignorer efficacement. Il fut tenté de prendre un calmant, histoire de s’assurer qu’il ne flancherait pas une fois chez Ferir. Il se ravisa toutefois, ne désirant pas être dans le gaz lorsque son petit ami aurait besoin de parler. Et pour sûr, il en aurait besoin, ne serait-ce que pour lui expliquer la situation. Les sms, les appels, c’était bien beau mais ça ne valait pas une discussion en face à face. Et au moins, ainsi, ça lui permettait d’apporter un soutien plus fort. Il n’était pas très doué avec les mots et il s’était souvent trouvé pris de court durant leurs conversations, trouvant néanmoins toujours quoi répondre. Là, il pourrait câliner son chéri et sans doute le rassurer avec plus d’efficacité.

Il avait fumé une cigarette, avant de se rendre chez Ferir. Il avait bien remarqué le regard lourd de sens que Lyra lui avait jeté, mais il avait choisi de l’ignorer. Clairement, ce n’était pas le bon moment pour l’emmerder avec sa dépendance à la nicotine. Il y avait une part d’anxiété et d’impatience en lui. Il avait hâte de retrouver le Kantonien pour le sentir contre lui, mais il avait aussi une part de lui qui craignait de ne pas réussir à lui remonter, ne serait-ce qu’un peu, le moral. Il espérait ne pas faire de gaffe non plus. Le sbire s’était bien rendu compte que son partenaire s’inquiétait aussi pour lui, à cause de ce problème de médication. Il pensait néanmoins que le jeune homme avait assez à penser comme ça sans qu’il n’ait à se soucier de lui. Non désireux d’être un poids ou une source d’inquiétude supplémentaire, il avait la fâcheuse tendance à se mettre une pression hors norme. Pour autant, il essayait de se convaincre que cela se dissiperait une fois qu’il serait en présence de son bel ami.

Et c’était plus ou moins vrai, finalement. La simple vue de la demeure avait fait ralentir les battements de son cœur. Il se sentait déjà apaisé, même s’il savait que ce n’était que le début. Il ignorait totalement comme cette journée allait se dérouler, mais une chose était sûre ; il voulait être présent. Attendre l’autorisation avait été désagréable, tant son envie d’être avec son petit ami avait été présente. Il comprenait néanmoins les raisons de cette attente et il était quelque peu rassuré d’apprendre qu’Azamir se sentait mieux, même si ce n’était que physiquement. Moralement, il verrait bien comment cela se passera... Ou alors il l’apprendrait de la bouche de Ferir. Après un regard à Lyra qui paraissait curieuse, il se dirigea vers la porte d’entrée. Les dragons du ranger ne lui avaient pas fait de misère, sans doute s’attendaient-ils à sa venue. Il ne chercha pas à savoir, il s’en fichait un peu, pour le coup. Il désirait juste voir la silhouette de son amant apparaitre.

Il appela, se permettant de rentrer, la Gardevoir se postant sur sa droite, restant à une distance cordiale. Le schizophrène ne fit pas attention à elle, guettant le couloir. Il lui semblait avoir entendu une voix venant de la chambre et il ne s’était pas trompé. Il sourit en voyant son petit ami approcher rapidement, constatant rapidement qu’il avait l’air aussi fatigué que lui, voire peut-être plus. Bon, le sbire trichait un peu avec son anticerne et le but n’était pas d’évaluer qui était le plus out des deux. Il ne fut pas surpris de le voir se jeter dans ses bras et il l’y accueillit avec joie, le serrant contre lui. Il ferma les yeux, sentant son odeur, sa présence. Il lui caressa doucement le dos, n’ayant pas non plus envie que l’étreinte ne cesse.
« Je suis content d’être là. » Il le laissa se reculer lorsqu’il chercha à le faire, le laissant poser ses mains sur ses joues. La déclaration le fit sourire, constatant néanmoins qu’il parlait à voix plus basse que d’habitude. Il comprenait sans mal qu’Azamir se trouvait au rez-de-chaussée, sans nul doute dans la chambre de son petit ami. Il ne manqua pas de répondre dans le même sens, appréciant de pouvoir le dire autrement que par téléphone. Il fut d’autant plus heureux lorsqu’il vint à l’embrasser, faisant glisser sa main sur la joue du jeune homme, allant se perdre dans ses cheveux tandis que l’autre le cerclait doucement à la taille. Il désirait le sentir aussi proche que possible, sans pour autant l’étouffer. Le baiser fut d’une douceur sans nom et il fut ravi de constater qu’aucune pensée n’envahissait son esprit. Il se sentait vraiment bien, avec lui…

« Ça marche, je commence à avoir mes repères ici. D’ailleurs si tu veux que je cuisine ce soir, y a pas de souci. »

Au moins, ça lui permettrait de prendre un peu de repos. Même si les journées de Shin’ étaient aussi chargées notamment en terme de boulot, elles étaient tout de même moins éprouvantes que celles que son petit ami venait de traverser. Il était certes emmerdé régulièrement par les voix mais c’était un détail. Il voulait se concentrer uniquement sur Ferir, de toute manière. Il glissa sa main dans la sienne, lui apportant un nouveau sourire, ayant envie de le câliner à nouveau.
« D’accord, pas de souci. J’espère que Lyra ne dérange pas, sinon je peux la rappeler dans sa pokeball. Mais c’est grâce à elle que j’ai pu venir aussi vite. » La concernée tourna son regard vers eux, relevant la tête. Elle n’avait pas apprécié l’idée de son dresseur d’être renvoyée dans sa sphère… Elle avait plutôt un sale caractère, le sbire espérant que cela ne poserait pas de tracas. Elle n’avait pas de comportement hostile néanmoins, désireuse sans doute de rester en témoin, mais hors de sa prison de fer. Ensuite, il exerça une légère pression sur la main de son partenaire, se dirigeant vers le fameux sofa.

« Mais d’abord, comment tu te sens ? T’as l’air exténué… »


Il y avait une pointe d’inquiétude, dans sa voix, dans son regard. Il savait que ça n’allait pas aidé, mais il ne pouvait s’empêcher de s’en faire tout de même pour lui, que ce soit pour sa santé physique que mentale. Il ne savait pas encore si de nouvelles marques étaient apparues sur le poignée de son petit ami…


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Azamir Mergar

Azamir Mergar
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Mar 14 Aoû 2018 - 23:07
Point de vue de Ferir

Je me sens apaisé et mieux, depuis que j’ai entendu la voix de Shin dans la maison. Ce n’est pas que la compagnie d’Azy n’est pas bien, mais c’est lourd de m’occuper de lui en plus de m’occuper de mes protégés. Voir son meilleur ami dans un tel état, constater les effets de ce traumatisme sur lui, c’est quelque chose qui m’affecte énormément. Il doit forcément s’en rendre compte et j’aimerais que ça ne soit pas le cas... Avoir mon petit ami à mes côtés m’aidera peut-être en ce sens, même si je suis aussi un peu inquiet pour lui. Je voudrais tant être plus disponible et plus à son écoute. Je compte rattraper cela aujourd’hui, c’est important pour moi. Je commence par aller le rejoindre et le serrer contre moi, ravi de savoir qu’il est content d’être là. Malgré tout ce qui se passe, malgré que je l’ai involontairement délaissé ces derniers jours, bien que je ne cessais de l’appeler ou de lui envoyer des messages textes, il est toujours compréhensif. Pour ça, je ne peux que lui être reconnaissant. Je l’aime encore plus, sans savoir comment ça peut être possible. Et l’entendre me rendre mes paroles, qu’il m’aime aussi et que je lui ai manqué, ça me fait l’effet d’un baume agréable sur le cœur. C’est fou la chance que j’ai de l’avoir. Ses attentions envers moi, tous ces petits gestes me font du bien, beaucoup. Je me répète, je le sais, c’est que je dois être trop fatigué pour trouver comment le décrire autrement. Qu’importe, je préfère lui parler par d’autres gestes, justement. Cette proximité avec lui est devenue un besoin, ses lèvres m’appellent donc je ne résiste pas à fondre dessus, bougeant mes mains qui se trouvaient sur ses joues. J’apprécie toujours quand il me touche les cheveux. C’est vraiment un point sensible chez moi et je ne sais pas s’il l’a compris ou si c’est par hasard. Qu’importe, je lui poserai la question si un jour il arrête de le faire. Je ne résiste pas à me coller un peu plus contre lui quand je sens son bras contre ma taille. C’est un moment si agréable et paisible parmi ce torrent des derniers jours...

Un moment dont tu rêvais, mais tu préférais jouer la prudence. Personne ne peut t’en vouloir pour cela.

Le baiser se termine, mais il y en aura d’autres. Je lui précise de faire comme chez lui, rassuré de l’entendre acquiescer. Sa proposition est vraiment la bienvenue. Tu es mon invité, mais... si ça ne te dérange pas de le faire, ça me ferait vraiment plaisir. Je le trouve toujours si gentil, si avenant à mon égard. Je voulais préparer un truc simple, parce que je n’ai pas de talent et parce qu’Azy ne mange toujours pas par lui-même. D’ailleurs, je me dis que ça ne risque pas de lui plaire, que Shin voit ça. D’un autre côté, il ne pouvait pas s’attendre à ce que je ne l’invite pas du tout. Bref, nos mains s’attrapent, j’ai vraiment besoin de ce contact. Je lui demande ensuite s’il est d’accord pour s’asseoir sur le divan, le temps de discuter. Et c’est seulement quand il parle de sa Gardevoir que je la remarque vraiment. Wow, pourtant elle était là, tout juste à côté, pendant tout ce temps. En fait, je l’avais vue, mais je n’avais pas porté attention. J’avoue que les Pokémon m’épuisent un peu, que je n’ai plus le même enthousiasme. Elle ne me dérange pas non. J’adresse alors un sourire à la créature, rattrapant un peu le coup. Peut-être pas avec Azy par contre, je ne veux pas le stresser en lui présentant un Pokémon. J’ignore la réaction qu’il pourrait avoir, comment il l’interprétera, donc je préfère ne pas prendre de risques sur ce point. Je ne pense pas que ça posera problème, mais il vaut mieux tout mettre au clair tout de suite. Je m’adresse ensuite à la Gardevoir. Si tu t’ennuies à l’intérieur, tu peux aller dehors. Il y a tous les autres Pokémon que tu as sans doute vus en arrivant, ils ne sont pas méchants. Je ne pense pas que ça soit franchement intéressant pour elle de rester à l’intérieur, mais c’est elle qui voit. Nous pouvons donc aller nous installer sur le sofa. Je me laisse presque tomber. Rare sont les instants que je peux m’asseoir et m’adosser en même temps. Je suis souvent installé sur le lit, aux côtés d’Azy, mais assis le dos dans le vide, ce qui demande tout de même un soutien. Il n’y a que quand je me couche à l’étage, la nuit venue, que je peux vraiment me reposer, autant mon esprit que mon corps.

Et ça commence à te peser. Ta fatigue est évidente, ce que ton petit ami ne manque pas de te faire remarquer.

J’affiche un sourire désolé suite à sa question. J’aurais voulu qu’il ne s’en rende pas compte, mais ça relevait du rêve. Je m’en veux aussi de l’inquiéter, il ne faut pas. Il a assez de préoccupations sans m’avoir en plus dans le lot. Au moins, je gère mieux, donc je peux vraiment le rassurer, sans mentir ou quoi. De toute façon, je ne suis pas très bon pour ne pas dire la vérité. Ça se voit tout de suite sur mon visage et dans mon hésitation. Je détourne aussi le regard quand j’essaie, donc c’est un peu con... Tu as raison, je suis fatigué, admis-je sans détour. Mais ça va de mieux en mieux, sincèrement. J’ai moins besoin de vigilance et je dors la nuit dans une chambre à l’étage. Kad dort avec Azy donc s’il y a quoi que ce soit qu’elle ne peut pas gérer, elle vient me réveiller. C’est arrivé juste une fois. Je ne veux pas qu’il s’imagine qu’elle me tire de mon sommeil plusieurs fois par nuit, ce n’est pas le cas. Heureusement qu’elle est là, parce que sans elle, je ne pense pas que je serais parvenu à tout gérer. Elle m’aide énormément. Tu te doutes que je ne dors pas très bien, j’ai beaucoup de choses en tête... Encore une fois, je ne veux pas mentir, même si ce n’était peut-être pas la chose à dire, du moins pas maintenant. Je poursuis. C’est difficile sur le moral. Le fait de ne pas pouvoir te voir m’a pesé, son état... Une chance qu’il s’améliore physiquement. J’ai aussi les Pokémon du refuge, ils comptent sur moi. Je ne peux pas les abandonner... Mais j’ai Kad, elle donne beaucoup aussi. Elle est tellement dévouée envers son dresseur et envers le refuge. Je ne peux qu’avoir de bons mots à son propos. Mes doigts se resserrent sur ceux de mon copain, le fixant alors. Je suis vraiment heureux que tu sois là. Ta présence me fait un bien fou. Un nouveau sourire sincère, puis je viens déposer ma tête contre son épaule. J’ai tellement d’amour pour lui. Je profite d’un moment collé comme ça. Parfois, ça parle plus que des mots.

Mais tu n’oublies pas que tu veux aussi de ses nouvelles, de savoir comment se passe son quotidien.


Me redressant d’abord, je parle après. Et toi, de ton côté? Je suis sincèrement désolé de ne pas être plus disponible pour toi... J’aimerais pouvoir te faire du bien, pouvoir te faire te sentir mieux. Je voudrais pouvoir comprendre entièrement sa maladie, sauf que ça, je m’abstiens de le dire de vive voix. Il ne tient qu’à moi de faire les démarches, et je le ferai dès que je le pourrai.



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Shinara Shikei

Shinara Shikei
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Dim 19 Aoû 2018 - 7:16
Avoir Ferir contre lui avait le don de l’apaiser. Ses derniers jours avaient été particulièrement éprouvants et bien qu’il savait que trouver le bon traitement serait long et fatiguant, il avait parfois des moments où il perdait espoir. La fatigue qui l’habitait lui faisait penser parfois qu’il ferait mieux de ne rien prendre du tout et se laisser partir dans ses délires… Ce qui n’était pas envisageable, quand il y réfléchissait posément. Il ne pouvait se laisser aller à sa folie, au risque de se voir reprendre la garde de Kane. Et ça… Ce n’était pas possible. Il savait aussi que son petit ami était là pour lui, bien que toute cette histoire avec Azamir le rendait moins accessible qu’il aurait souhaité. Il avait fallu un peu d’aide de la part de Sha’ et de Chang pour qu’il comprenne la situation convenablement. Il avait parfois des moments où sa lucidité était mise à rude épreuve… Et il espérait sincèrement que cela n’arriverait pas durant son séjour. Il était plutôt confiant ; il ressentait le changement rien qu’en ayant son amant dans ses bras, frémissant doucement sous le baiser. Il s’était bien rendu compte que les caresses dans les cheveux étaient plus qu’apprécier et il n’hésitait pas à le faire dès qu’il en avait l’occasion.

Il ne savait pas combien de temps leur échange dura, mais il savait que sentir le corps de Ferir contre le sien était extrêmement apaisant. Il aurait presque voulu que cela ne se termine jamais. Toutefois, ils ne pouvaient pas rester collés l’un à l’autre pendant le reste de la soirée. Il proposa son aide pour le repas et, si au début il pensa que son partenaire allait décliner sa proposition, il fut ravi de constater que ce ne fut pas le cas. Il afficha un sourire doux, acquiesçant légèrement.
« Vendu, si ça peut te faire plaisir c’est encore mieux. » Il n’avait pas encore l’idée de ce qu’il allait faire, mais il aviserait surtout avec ce qu’il y avait dans le frigo. Au pire, il demanderait les gouts de son petit ami et d’Azamir. Autant faire à manger pour eux trois directement, même s’il n’allait pas manger des masses non plus, comme d’habitude. Bref. Il enchaina avec Lyra, constatant bien que le Kantonien n’avait pas le même enthousiasme qu’avec ses autres pokemon, comprenant néanmoins que la fatigue jouait beaucoup. La réaction de Ferir ne fut pas des plus vives quand l’attention fut tournée vers la Gardevoir, mais le sbire n’y apporta pas plus d’attention. La créature croisa les bras, écoutant leurs conversations, semblant juger la situation. « Pas de souci, je comprends. » Il n’avait pas l’intention de laisser Lyra se rendre dans la chambre de toute manière. Quand son petit ami s’adressa directement à elle, elle acquiesça doucement, laissant échapper un petit cri ressemblant plus à un léger chant. Avant que son maitre ait pu lui dire quoique ce soit, elle s’était déjà téléportée ailleurs. Où, même son dresseur ne le savait pas. Elle pouvait faire sa vie, après tout, et peut-être s’était-elle simplement contentée d’aller à l’extérieur comme Ferir lui avait proposé. Bah, pour le coup, le schizophrène était plus concentré sur le jeune homme que sur son alliée.

Ils profitèrent de l’instant pour se poser sur le canapé, son petit ami se laissant mollement tomber dessus. Sa fatigue était d’autant plus flagrante, à ce niveau-là et Shin ne put s’empêcher de s’enticher de son état. Il s’assied tranquillement sur le sofa, regardant le jeune homme aux cernes marqués. Il répondit à son petit sourire désolé, rassuré de l’entendre affirmer qu’il avait raison. Si son amant avait cherché à cacher la vérité, il ne l’aurait pas forcément apprécié. Ils en étaient à un stade où le mensonge avait fait assez de dégâts comme ça et où l’honnêteté était de mise –sauf pour le travail de Shin’, mais bon… C’était une information qu’il ne comptait en aucun cas divulguée-. Il écouta attentivement les paroles qui lui étaient adressées, rassuré aussi d’apprendre que l’état d’Azamir était plus ou moins stable et tendait à s’améliorer. Au moins, cela permettait à son petit ami de souffler un peu, bien que le sbire fut un peu alarmé par cette histoire de se réveiller en pleine nuit. Comme si Ferir l’avait vu venir, il s’était empressé de dire que ce n’était arrivé qu’une seule fois. Tant mieux, en un sens.
« Si je peux t’aider en quoi que ce soit, pour le refuge ou quoi, hésite pas à me demander. Je suis là maintenant et je compte bien t’aider le plus possible. Je veux faire en sorte que ça aille mieux pour toi… » Il était sincère et il espérait en être capable. Il pensait que ça pouvait être le cas, si on oubliait le temps qui suivait la prise de ses médicaments. Mais ça, il en parlerait plus tard, étant donné que c’était surtout le matin. « Je suis heureux de pouvoir être là pour toi. » Un autre sourire, il laissa Ferir s’installer sur son épaule, caressant doucement son dos dans une légère étreinte affectueuse. Il déposa plusieurs baisers dans ses cheveux, continuant de caresser son dos, parfois ses joues, le berçant légèrement. Le voir se poser un peu pour se ressourcer était un plus et il comptait bien faire son possible pour permettre à son petit ami de se reposer réellement.

Il le laissa se redresser doucement, se demandant s’il devait s’activer dorénavant pour le repas. Il ne savait pas réellement quelle heure il était, en réalité. Cela faisait partie des « détails » auxquels il n’arrivait plus à porter attention. Un brin de surprise se dessina sur son visage face à la question et il eut tendance à détourner un peu le regard, presque honteux. Il aurait aimé le rassurer, lui faire savoir que tout roulait. Sauf que c’était un mensonge et qu’il ne désirait pas raconter des bobards. Une légère moue et un bref soupir, il opta pour la vérité, cherchant toutefois une bonne façon de la révéler.
« Ça… Va pas vraiment mieux, pour être honnête. La dernière fois, au téléphone, je t’ai dit que le dosage était presque bon… Sauf que là ça recommence à être mauvais. Après je ne délire pas tant, c’est juste que je n’arrive pas à dormir et que les voix m’agacent, à force. » Il haussa les épaules, se disant que trop d’honnêteté, ce n’était pas le plus judicieux, peut-être. Il ne voulait pas l’inquiéter plus que de nécessaire. « Mais après ça va, là tout de suite. J’ai réussi à dormir deux heures avant de venir et je me sens assez bien. Et pour ne pas ressembler trop à un zombie je triche un peu avec de l’anticerne mais sinon ça va. Être avec toi, ça m’aide. » Il sourit, s’approchant un peu pour aller quérir un baiser, simple et doux. Il eut tendance à cercler de ses bras les épaules de Ferir pour l’attirer dans ses bras, enfouissant son visage dans son cou. Il risquait fort de demander régulièrement ce genre de câlins.


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Azamir Mergar

Azamir Mergar
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Lun 20 Aoû 2018 - 23:47
Point de vue de Ferir

C’est fou à quel point la personne que l’on aime peut avoir un effet apaisant sur nous, qu’elle nous fait du bien par sa simple présence, par des gestes de tous les jours. L’amour est vraiment un beau sentiment, et je me rends compte qu’il n’y a que Shin qui parvient à me faire sentir ainsi. Aucun de mes anciens copains n’avait pu. Puis, quand j’aimais Azy, ce n’était pas réciproque, impossible de comparer ou d’en arriver au même résultat... Par contre, son amitié m’apporte beaucoup. Il doit se remettre, il doit se battre. Et pour le motiver, il ne faut pas qu’il me voie flancher. Pour cela, prendre un peu de repos, lorsque je le peux, est nécessaire. Voilà pourquoi, bien que mon petit ami soit mon invité, je ne m’obstine pas avec lui quand il me propose de préparer le repas. Un certain soulagement se manifeste face à ce sourire, suite à sa réponse. Merci. J’ai l’habitude de pouvoir presque me débrouiller par moi-même, mais cette fois, ça ne sert à rien que je tente de jouer au superhéros plus longuement. L’épuisement est bien présent et toute aide sera bonne à prendre. Ensuite, la conversation dévie sur la Gardevoir que j’avais à peine remarquée avant que son dresseur en parle. Ça ne me ressemble pas vraiment, on ne peut pas dire que je manque d’enthousiasme, d’habitude, quand je rencontre un Pokémon. En plus, c’est un Pokémon dont il y a de bonnes chances que je croise de nouveau sa route, puisqu’il appartient à Shin. J’aurais pu faire mieux, mais honnêtement, je me sens réellement fatigué. Au moins, je n’ai pas droit à un commentaire à ce sujet. Il ne semble même pas surpris par ma réaction. Ça m’évite de devoir l’expliquer, il l’a sans doute comprise. J’ai eu beau tenter d’avoir l’air présentable avant qu’il arrive, le manque de sommeil et les derniers jours éprouvants ont laissé leur trace sur moi. Bientôt, ça ira mieux. C’est déjà le cas puisque j’ai mon amoureux à mes côtés. Bref, la présence de la Gardevoir ne me dérange pas, mais j’exprime que je ne pense pas que ça soit une bonne idée qu’elle rencontre Azy, ce qui sera donc respecté. J’adresse quelques mots au Pokémon, me doutant qu’elle aurait fini par trouver le temps long avec nous. Après une réponse que je n’arrive pas à interpréter, elle se téléporte.

Il ne reste plus qu’à espérer qu’elle ne se soit pas téléportée dans la chambre, mais il y aurait déjà eu une réaction de la part de Kad, sinon.

Je propose ensuite de nous asseoir sur le sofa pour prendre le temps de discuter un peu, plus posément qu’au téléphone. Ça me semble essentiel, à faire avant que je retourne dans ma chambre. Il semblerait que mon comportement n’ait pas passé inaperçu, Shin ayant vu que je me suis écrasé sur le meuble. De toute façon, ma fatigue est évidente. Je n’ai pas l’habitude d’avoir des troubles du sommeil alors j’ai l’impression que ça m’affecte plus que ça le devrait. Par contre, il est vrai que j’ai moins d’heures pendant lesquelles je peux souffler, je peux m’asseoir et ne rien faire. Mes temps de loisir sont disparus. Bref, je dis la vérité quant à comment je me sens, quant à cet épuisement que j’essaie de contrôler. Je ne tiens pas à mentir, ça n’aurait aucun sens, même pour tenter de le rassurer. Après avoir terminé, je crois que j’ai encore beaucoup de choses à dire, mais je ne veux pas monopoliser la discussion. La réponse que j’obtiens ne peut que me charmer davantage. Tu es vraiment une bonne personne. Je lui adresse alors un doux sourire, un sourire amoureux. Ça faisait un moment que je ne l’avais pas mentionné, mais je continue de le penser depuis le premier jour. En cette période plus difficile, je crois que ça ne fait pas de tort de le rappeler. Merci de me proposer de l’aide, je verrai ce que je peux déléguer. Tout ce qui est plus technique avec les Pokémon, je ne pourrai pas, mais je peux lui montrer rapidement quelques petits trucs qu’il sera en mesure de faire chaque fois qu’il passera du temps ici, s’il en a envie. Ensuite, je ne peux m’empêcher de rappeler à quel point il me rend heureux et qu’il me fait du bien. Le hasard de notre rencontre a vraiment été le plus beau qui soit. J’ai toujours ce sourire aux lèvres lorsque j’entends sa réponse, ne manquant pas de me blottir contre son épaule. Sentir ses caresses sur mon dos, l’avoir contre moi comme ça, je pourrais presque fermer les yeux et somnoler entre ses bras. M’abandonner contre lui, lâcher prise sur tous les soucis que j’ai... Lorsque je sens des baisers sur ma tête, dans mes cheveux, je ferme effectivement les yeux. Il me détend vraiment. Je parviens à envoyer une de mes mains dans le bas de son dos, faisant toujours attention à l’endroit où je le touche. Vraiment, je pourrais presque m’endormir assis comme ça...

Mais au bout de quelques minutes, tu te redresses doucement. Tu veux aussi prendre de ses nouvelles, voir son état. C’est important pour toi.


Je lui demande donc comment il va, espérant que ça s’améliore avec ses médicaments, mais je me rends bien compte que lui aussi a une certaine fatigue. Shin semble surpris par ma question, avant d’arborer une moue et de soupirer. Je ne voulais pas le rendre inconfortable... Je m’en excuserais bien, sauf que je tiens aussi à m’intéresser sincèrement à lui, à défaut de réellement pouvoir être présent ces derniers temps. Ce n’est pas de notre faute, ce n’est pas celle d’Azy non plus. Il ne devrait pas avoir à subir ça juste parce qu’il a décidé de vivre autrement... Ça me peine chaque fois que j’y songe, alors quand j’entends la voix de Shin, je me concentre aussitôt sur lui, même si je me doute que tout ne sera pas rose. Et effectivement, il m’avoue que le dosage ne convient toujours pas malgré ce qu’il m’avait dit au téléphone. J’admets que j’ai du mal à visualiser ce que ça peut faire d’entendre des voix. C’est sûr que ça doit être agaçant de savoir qu’elles n’existent pas, mais qu’elles persistent en dépit de la raison qui dicte qu’elles sont illusoires. Je m’inquiète aussi de ce manque de sommeil qu’il me révèle. Je ne pensais pas que sa maladie pouvait avoir de l’influence jusqu’à ce point... Je me sens mal pour lui, ne sachant pas vraiment quoi répondre, quoi dire. Ce n’est pas quelque chose qui se chasse avec des paroles, c’est une maladie. Il tente tout de même de me rassurer, mais avoir dormi que deux heures, c’est si peu. Je n’imagine pas la tête que j’aurais s’il fallait que je dorme si peu. Mon sommeil est certes perturbé, mais pas à ce point. En tout cas, je dois admettre que ses derniers mots me font sincèrement plaisir. C’est ce qui me fait réagir, qui me permet de répondre quelque chose d’intelligent. Doucement, une de mes mains se pose sur sa joue. On va surmonter tout ça ensemble, on en est capable. Tu peux aussi compter sur moi comme soutien, je suis là pour toi. Mes doigts lui caressent la peau, tandis que j’ai un léger sourire. C’est tout ce que je peux faire pour lui, être présent et faire au mieux de ce que je peux pour le supporter dans cette période difficile. Je ne suis pas psychologue ni même médecin. Du moins, pour tout ce qui touche au mental, je n’ai pas les connaissances. Et parfois, comme en ce moment, ça me pèse.

Il faut aussi que tu saches reconnaître tes limites et que tu ne cherches pas à tout porter sur tes épaules.

Je le laisse s’approcher pour un baiser, y répondant dans le même ton. Je l’enlace moi aussi par la suite, déposant un baiser dans ses cheveux quand il niche son visage dans mon cou. Je ne me lasse pas de ses attentions, de cette proximité. Ce soir, si tu veux, je peux t’aider à te détendre, lui murmurai-je pour ne pas casser l’ambiance. Je sais faire des massages, ça pourrait te permettre de mieux dormir. Puis, je suis sûr que ça va me détendre aussi par la même occasion. Je crois que dormir en sa compagnie me fera décrocher de mes soucis. Je m’attends à avoir une meilleure nuit que les précédentes. Et franchement, être moins fatigué ne peut que m’être bénéfique. Parce que je ne contrôle pas bien le fil de mes pensées, de mes inquiétudes. Je ne contrôle pas mon émotivité. Je m’en veux de ne pas pouvoir soulager Shin de sa maladie..., de ne pas savoir quoi faire pour qu’Azy surmonte la blessure mentale qu’il a vécue... Et quand tout cela se mélange dans ma tête, je serre un peu plus mon petit ami contre moi. Ça me fait du bien d’être avec quelqu’un qui réagit. Ma voix casse malgré que je ne parlais pas fort. L’émotivité l’emporte, une fois de plus. Excuse-moi, la fatigue me rend plus émotif... Il n’a pas besoin de ça, mais plus je me dis que je suis con de me retenir de lui pleurer dessus, et plus j’ai envie de pleurer. Je ne te dirai jamais assez à quel point je t’aime Shin, et que je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose comme à Azy... Tes phrases commencent à être moins bien construites que d’habitude, signe du trouble qui t’anime. Il faut que tu relâches la pression, puis ça ira mieux ensuite. Je dois te prévenir qu’il est vraiment différent, ça pourrait te faire un choc en le voyant... Ils ne sont pas si proches un de l’autre, pas comme moi je le suis envers chacun d’eux, mais entre celui qu’Azamir était et celui qu’il est en ce moment, il y a tout un monde.

Au moins, il te reste encore un peu d’espoir, de l’espoir que ton ami puisse se remettre, et que ton petit ami retrouve son équilibre psychologique.



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Shinara Shikei

Shinara Shikei
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Mer 22 Aoû 2018 - 12:54
En ce moment, ils avaient terriblement besoin l’un de l’autre. Il n’était pas difficile de constater l’effet bénéfique sur le sbire qu’avait son petit ami sur lui. Il se sentait plus serein, plus maitre de lui-même. Il parvenait mieux à gérer les voix, aussi, qui se retrouvaient totalement isolés dans un coin de son cerveau. Il savait qu’à un moment ou un autre, il ne pourrait plus les ignorer, malgré la présence de Ferir. Mais il avait encore le temps, avant que ça arrive et il n’avait qu’à prendre un cachet, bien que cela n’avait pas totalement les effets désirés, ça faisait tout de même une part du marché. Bref, il restait persuadé qu’en s’occupant l’esprit, tout ceci serait plus simple à contrôler et l’idée de faire à manger lui plaisait vraiment. Il trouvait ça agréable et si en prime cela pouvait soulager son amant, c’était tout bénéf’. Ils pourraient toujours discuter de toute manière pendant la préparation. Il sourit suite aux remerciements, enchainant sur Lyra qui pour une raison qu’il ignorait, était toujours présente. Il avait la désagréable sensation qu’elle gardait un œil sur lui, et si en soit cela pouvait être flatteur qu’elle s’inquiète pour lui, il ne l’entendait pas réellement de cette oreille. Il ne connaissait que trop peu la Gardevoir et il ne parvenait pas à découvrir ce qu’elle pensait vraiment de lui… Et il craignait qu’elle cherche un moyen de le faire sombrer. Paranoïa, quand tu nous tiens.

Cependant, après les paroles de Ferir à son attention, elle finit par se téléporter ailleurs. En un sens, il n’en était pas totalement mécontent, bien qu’il appréciait la présence de la créature, en général. Mais là, il se lançait trop dans des réflexions trop poussées et erronées, préférant alors s’entourer de ses alliés les plus proches. Avec Tsuku par exemple, il n’avait pas de problème. Soit. Après s’être posé tranquillement sur le sofa, le sbire s’enticha de l’état de santé de son amoureux. Il constatait facilement la fatigue qui l’habitait et il était désireux de l’aider, s’il le pouvait. Il ne manqua pas d’exposer sa pensée d’ailleurs, après avoir reçu les explications de tout ceci. Il était rassuré, il devait admettre, que Ferir ne cherche pas à lui cacher la vérité. S’il avait voulu jouer le type fort qui tient le coup face à lui, il l’aurait sans doute mal pris… Etant donné qu’il parvenait à voir le trouble qui l’animait. La surprise et un brin d’écarlate maculèrent ses joues face au compliment. Cela faisait un petit moment maintenant qu’il n’avait pas dû faire face à cette notion de bonne personne et ça le troublait toujours autant.
« C’est… Naturel. » Il ne savait pas quoi dire de plus, bien qu’il souriait à son interlocuteur. Pour lui, c’était évident qu’il allait faire le nécessaire pour aider l’homme dont il était amoureux… Et il ne pouvait pas en être autrement. « Ok, faisons comme ça. » Il faisait confiance à son partenaire pour qu’il lui délègue certaines tâches, même si elles étaient ingrates. Si cela pouvait l’aider à dormir plus et à réellement se reposer, il était partant.

L’étreinte affectueuse qui s’ensuivit lui fit du bien. Il se détendit, lui aussi, bien qu’il concentrait toutes ses attentions sur le Kantonien. Il aimait à le sentir contre lui et il ferma aussi les yeux un instant, ayant un rapide sourire en pensant qu’ils auraient l’air un peu idiot, s’ils parvenaient à s’endormir de la sorte. Les caresses dans le bas de son dos l’aidèrent aussi à se détendre et lorsque Ferir se redressa, il tâcha de contrôler la moue déçue qui menaçait de se dessiner sur ses lèvres. La question le prit de court, bien qu’il devait se douter qu’elle allait être posée, à un moment ou un autre. Il se sentait toujours un peu mal à l’aise, sachant que déjà, son petit ami n’était pas en grande forme… Pour autant, mentir ne lui apporterait rien. Aussi, il avoua la vérité, bien que le fait de parler des voix avait tendance à l’énerver quelque peu. Il ne put s’empêcher de guetter la réaction de son amant, bien qu’il savait qu’il n’allait pas se moquer, ni le considérer comme cinglé. Mais ce genre de réaction, c’était plus fort que lui. En tous les cas, il put terminer sa présentation de son état par une note positive et parfaitement sincère. Il comprenait bien que Ferir ait des difficultés à répondre à ce qui avait été dit ; en même temps, il n’y avait rien à dire en particulier. Sur ce coup, les gestes étaient plus efficaces. Le schizophrène ferma doucement les yeux en sentant la main de Ferir se poser sur sa joue, le rouvrant pour le regarder lorsqu’il prit la parole. Les encouragements qui étaient énoncés lui faisaient du bien et il n’avait aucune envie de les broyer. En général, il se montrait plutôt pessimiste, mais pas cette fois. Cette fois, il ne serait pas tout seul pour affronter ses troubles, tout comme son petit ami n’était pas seul pour affronter les siens. Il caressa doucement la main qui était posée sur sa joue, affichant un sourire à son tour.
« Merci. Ensemble, on peut tout faire. » Il déposa un baiser au creux de la paume, allant ensuite demander un baiser directement sur ses lèvres, tout en l’attirant vers lui pour un câlin.

Il aurait pu rester dans cette position des heures. Il se sentait apaisé, appréciant le baiser dans ses cheveux. Son amant attira son attention avec son idée, alors qu’il attendait la suite. En temps normal, il aurait sans doute interprété cette phrase dans un contexte sexuel. Mais pour l’heure, ce n’était pas réellement le cas. Le sexe ne faisait pas parti de ses envies actuelles, bien qu’il trouvait toujours autant Ferir attrayant. Mais… Ce n’était pas vraiment ce qu’il attendait de lui. L’idée émise le fit tourner doucement la tête alors qu’il restait dans ses bras, déposant un baiser dans son cou et affichant un sourire ravi.
« C’est terriblement tentant. J’adore les massages. » Il eut un moment d’hésitation, avant d’enchainer. « Peut-être… Peut-être que tu pourras me masser le dos ? ‘Fin, si ça te dégoute pas trop. » Il ne put s’empêcher d’avoir un petit rire nerveux. Il n’assumait toujours pas les cicatrices qui marquaient sa peau. Depuis leur rencontre, le Kantonien avait bien retenu aussi que le sbire n’aimait pas qu’on le touche à cette endroit mais… Il lui faisait confiance, pour ça. Et puis il devait avouer que les massages du dos complet étaient un kiff absolu et qu’il aimait beaucoup trop ça. « Et je pourrais te masser aussi, si je m’endors pas avant. » Un petit rire, plus amusé celui-là. Il ne voulait pas plomber le moral non plus avec ses propres craintes.

Il se redressa un peu néanmoins face à la suite des paroles de son amoureux. Les mots lui paraissaient un peu brutaux, bien que compréhensifs. Ils reflétaient clairement une limite que son petit ami avait atteinte. Il glissa l’une de ses mains sur sa joue.
« C’est pas grave. » Il n’en tiendrait pas rigueur, sachant parfaitement que la fatigue nous faisait dire des choses qu’on ne voulait pas forcément dire, surtout quand on se sentait à bout. La suite le troubla un peu plus et il eut tendance à caresser sa main avec celle qui ne se trouvait pas sur sa joue. « Je t’aime aussi, chaton. Et ne t’en fais pas, il m’arrivera rien, il n'y a pas de raison. » Il faisait fi de son travail, non désireux de dévoiler cette vérité qui ferait du tort aux deux hommes. Il préférait ne pas s’attarder là-dessus, cherchant plutôt à rassurer son partenaire. Quant au surnom, ça lui avait échappé, mais il était bien incapable de dire si c’était la première fois qu’il l’utilisait. « D’accord… Je pense pouvoir gérer. Mais tu sais… T’as le droit de craquer. Je peux comprendre que tu veux pas le montrer devant lui, mais t’as pas de honte à avoir devant moi. Je suis là pour toi, je te soutiendrais quoi qu’il arrive. » Il n’avait aucune idée du choc qu’il allait avoir, en découvrant l’état d’Azamir. Mais en avisant le comportement de son partenaire, il comprenait bien que cela risquait aussi de l’affecter, ne serait-ce qu’en regardant le visage de Ferir. Il n’était pas proche d’Azy, mais il connaissait toute l’importance qu’il avait dans le cœur de son petit ami alors… Il savait que ce ne serait pas évident.


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