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» Les oiseaux


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
Inscrit le : 22/03/2017
Messages : 61

Région : Hoenn
Dim 8 Juil - 15:23
C'est le matin.
Devant toi, un soleil tout neuf brille sur une mer paisible à peine agitée par les quelques rides de vagues tranquilles s'écrasant mollement sur le rivage.
Turquoise est la mer sous toi, turquoise est le ciel au-dessus, d'or est le soleil qui se lève.
Blanches sont tes ailes qui te guident dans les vents chauds.
Tu ne penses pas, tu profites juste de cet instant offert, enfin à ta place. L'air glisse entre tes plumes en milles et une caresse, te promettant mils et un instant d'amour.
Lentement, paresseusement, tu décris des cercles dans le ciel du matin, n'ayant pas d'autre objectif que de te maintenir un peu plus longtemps, encore un peu, en vol.
Tu pourrais passer l'éternité ici à regarder le temps défiler, le rouge du matin, l'or de la journée, le rouge du soir, le noir de la nuit, mais à tout temps le bleu de la mer vivant lui aussi, changeant au fil des heures.

Une journée défile, et une seconde,
et encore,
et encore,
Jusqu'à que le temps lui-même te semble être une durée imperceptible et inintéressante.
Après tout, ce n'est qu'un rêve.
Un rêve que tu espères sans fin.

Près de toi, mais si loin, tu entends une voie qui t'appelle, qui te tire lentement loin de ton rêve parfait. Autant que tu peux tu luttes pour garder ce qui t'entoure, mais le rêve ne peut rien contre la réalité.

Dans un soupir tu te redresses, agitant ta tête de toud les côtés pour chasser les vestiges du rêve encore trop présent dans ton esprit. Tandis qu'au-dessus de toi ta mère pépie comme à son habitude. Tant de bruit...
Tes frères et sœurs s'agitent eux aussi dans un brouhaha aussi aigu que désagréable. Réveillé pour réveillé, tu prends ton courage a deux mains et te redresse pour affronter le monde autour de toi. D'un œil torve, tu regardes le monde extérieur au nid.
Rien de nouveau sous le soleil ...
Tu passes lentement ton bec sur tes plumes les lissants tant bien que mal, aile droite en premier, aile gauche ensuite. Elle est toujours aussi raide, toujours aussi laide.

Tiens, une puce.
Sans honte tu l'avales, voilà au moins ton repas du jour.

Non pas que maman ne te nourrisse pas, c'est juste que tu es petit, que tu es frêles et que tu bouges à peine. Les autres ont plus de chance de survivre, c'est normal qu'ils aient plus à manger.
Mais toi tu t'en fous de manger, t'aimerai juste être aimer.
Mais elle n'a pas le temps. Déjà elle repart d'un coup d'aile vers la mer, cherchant le repas suivant.
Que sa vie doit être morne. Pouvoir voler, pouvoir aller si haut et si loin, et s'en servir pour rester sur le rivage, à mendier les restes des plus gros. Tant de gâchis, pour toi qui ne rêve que d'une chose ... pouvoir voler.
Tu la regardes s'éloigner à l'horizon, puis descendre dans un piqué presque majestueux avant de remonter avec grâce. Son bec est vide, nul poisson dans son gosier.

Tu la regardes, et tu rêves...
Rêves-tu du jour où tu pourras voler ?

Espèce : Goélise
Niveau : 5
Talent : Hydratation
Attaques : Rugissement /Pistolet à eau / ? / ?
Inventaire GTs : //


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
Inscrit le : 22/03/2017
Messages : 61

Région : Hoenn
Dim 8 Juil - 16:07
Les jours passent, et les nuits rèvent.
Rien ne change vraiment contre la falaise. La mer est eau, le ciel est air, et le soleil défile immuable.

Ta mère enchaîne les aller-retour pour vous nourrir, falaise, mer, falaise, mer
Tes frères dévorent tout ce qu'elle vous ramèene, ne te laissant que les restes, si reste il y a.
Tu t'affaiblis a vu d'oeil, faim, faim, faim comme seule compagne le jour.
Rêves comme seuls amis la nuit.
Ton aile est toujours aussi raide, toujours aussi laide. Et tu es de plus en plus fatigué.

D'un regard sans vie tu les regardes, agitant leurs ailes au sein du nids, l'envol est pour bientôt. Bientôt pour eux. Ils se battent a coup de bec, te piétinent a coup de pattes et puis un par un ils se jettent dans le vide, et leurs ailes, gracieuses les guident dans les cieux. Les voilà qu'ils volent à grands cris dans les cieux qui te seront à jamais interdit. Leurs cris de joie te nargue. « Voles, voles, vole, vole » qu'ils disent.

Lentement tu te redresses sur une pâte. Puis sur l'autre. Debout, pour la première fois depuis des jours qui te semblent aussi loin que ta naissance, tu les regardes, pour la première fois plein d'un sentiment inconnu. Haine. Ton coeur bat dans ta petite poitrine, soulevant tes cotes faméliques à peine cachées par tes maigres plumes. Tu as compris. Colère. Quand tu sais que c'est trop tard, que jamais tu ne voleras, que ta vie va se finir ici, dans ce nid, abandonné par tous, comme doit l'être le plus faible de la portée.

Fini pour toi les rêves.
Douloureusement, tu étends tes ailes leur découvrant des muscles et des mouvements qui t'etaient encore impossible avant qu'ils ne s'envolent.
Tu ne mourras pas au fond de ce nids.
Tu ne mourras pas sans voler.
Mais le temps est devant toi. Ton cou s'étend, sur la gauche, puis sur la droite. Tes ailes s'agitent lentement, la raideur est toujours là et sa compagne laideur aussi. Mais elles font partie de toi.
Alors maintenant, il ne faut plus que tu te contentes de rêver, il faut que tu vives. Tu remplis ta poitrine d'air, avant de t'élancer dans le vide.

« Voles, voles, vole, vole » qu'ils disent.

Le vide.
L'air tout autour de toi, cet instant de paix magique ou le temps semble suspendu. Ton regard, qui porte, loin, loin au- dessus des autres, au-dessus de ta mère qui chasse, au-dessus de tes frères qui crient, vers un petit éclat, une petite brillance au sein des cieux.
Voilà ou ton chemin doit te mener.
Mais vite, trop vite vint la chute. Ton coeur défaille tandis que tes ailes te portent tant bien que mal à travers les airs, et que ton vol se fait chaotique, te rapprochant de plus en plus des étendues azurs qui se dressent à l'infini sous tes yeux. L'inévitable arrive, et pour ne pas le voir, tu clos tes paupières, te perdant dans l'obscurité.

Et pendant une courte seconde, tu rêves. Rêves de ses nuits où tu voles en cercle sans discontinué. Rêves de ses moments où tu n'es pas le faiblard de la portée.
Mais pour la première fois, l'impact de la réalité ne vient pas te réveiller.
Courant chaud, courant froid, le vent dans tes plumes, tout cela est réel, bien plus réel que tu n'as jamais pu le ressentir par le passé, bien plus vivant.
Et au tour de toi, tu les entends toujours.
« Voles, voles, voles, voles » qu'ils disent.
Tu entrouvres un oeil, ne voulant pas croire ce que tu ressens. Mais tu oses espérer que ce n'est pas ton dernier rêve.

Mais tu voles.

Turquoise est la mer sous toi, turquoise est le ciel au-dessus, d'or est le soleil qui se lève. Mais plus brillant encore cet éclat dans les cieux qui t'appellent. Un cercle, puis un autre, puis encore un. Prendre de l'altitude, lentement, face à tes frères qui se posent sans la moindre délicatesse au sein du nids.
Plus haut, encore et encore. Plus haut que ta mère qui pique encore et encore dans l'eau, dans sa quête insatiable.
Encore plus haut, jusqu'à que tes ailes te fassent souffrir le martyr.
Jusqu'à que ta vue se brouille, ne laissant au fond de ta rétine que cette brillance qui t'appelle tel le chant des sirènes.
Trop haut.
Tu sens trop tard que tu décroches, l'air sous toi cessant de supporter ton poids, débutant une chute vers le sol en contrebas.
Mais Nuage passait par là. Et le destin a voulu que celui-ci amortisse ta chute. Un rebond mou, puis un autre et te voilà à l'arrêt sur Nuage. Et Nuage, en bon cachottier, cachait sur lui une petite ile de terre et de roche. Sans vie, sans intérêt, mis à part la petite brillance, qui t'appelle doucement. Ce n'est pas aussi fort que celle qui est plus haut dans le ciel, mais sa petite voix te suffit pour l'instant.
Clopin clopant, tu te traines vers elle sur tes pattes gourdes. Ta tête se penche d'un côté. Puis de l'autre, observant ce qui semble être une étrange graine.
Elle est belle.
Et elle est à toi.

Espèce : Goélise
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