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Dresseur Alola

C-GEAR
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Dim 8 Juil - 16:48
- 8,50. Ça sera tout ?
- Oui, merci.
Je fais passer ma carte bancaire sur le terminal du comptoir, attendant qu’un signal sonore vienne confirmer la transaction. « Bip », c’est fait. Ma main traîne sur le zinc du comptoir pour récupérer mon paquet de cigarettes que je débarrasse de son emballage en plastique. Vérifiant l’heure à mon poignet, je quitte les lieux sans relever les mots de la buraliste qui me remercie de ma visite. J’arrive à ma voiture cigarette au bec. Je ne l’allumerais cependant qu’une fois arrivé à l’aéroport ; je déteste que ma voiture empeste l’odeur du tabac froid.

Les vitres grandes ouvertes et un filet de clim’ orienté vers mon visage, je m’ennuie à 80 km/h sur la route entre Ekaeka et son aéroport. Si par le passé, j’aurai pu passer mon temps à regarder le paysage défiler, aujourd’hui il n’en est plus rien. Le paysage aux alentours d’Ekaeka ne me fait plus rien, je ne vois que des palmiers et encore des palmiers. Sur le siège passager derrière moi, Bardamu regarde les palmiers sur le côté de la route, une partie de son immense tête bleue à l’extérieur de la voiture. A la radio, de la musique rock vieille de plusieurs décennies peine à se faire entendre entre deux moments de neige, je ne dois ça qu’à mon habitude de ne quasiment jamais prendre mon véhicule, et donc de ne jamais prendre le temps de régler mon autoradio.

Un nouveau coup d’œil à ma montre ; je suis dans les temps. L’avion de Jill arrive vers midi, porte 3. Elle est de passage à Alola pour l’un de ses travails, j’ai oublié lequel. J’avais, lorsque nous étions au bar, essayé de comprendre ce qu’elle faisait vraiment dans la vie, mais c’est impossible. Trop de choses, cette femme fait tout, elle est partout. Trouve-t-elle au moins le temps de dormir ? Je sens Bardamu qui s’agite à l’arrière, lassé à son tour – après tout, c’est ce que font les enfants, non ? Ils se lassent vite ? des palmiers qui s’enchaînent. Un coup d’œil dans mon rétroviseur, il est en train de fouiller dans un sac entre les deux sièges. Cette agitation s’arrête lorsqu’il contemple fièrement son butin, une baie. Le singe tend le fruit à l’attention du rétroviseur, fixant mon reflet de ses deux yeux ronds.
- Oui tu peux. N’en mets pas partout fis-je en fixant de nouveau la route, l’entendant croquer à pleine dent.
Bardamu est le seul pokémon qui me suive partout. Il passe moins de temps dans sa pokéball que les autres – bien qu’ils soient eux aussi à l’air libre le plus clair de leurs temps.

Je me gare à l’arrêt minute, un peu en marge de la sortie de l’aéroport blindée de taxi. J’avais donné rendez-vous à Jill à côté du globe immatriculé « Aéroport d’Alola – Bienvenue à Ekaeka ». Je sors pour pouvoir fumer, m’adossant à la portière de ma voiture. Bardamu, toujours à l’intérieur, s’émerveille en voyant un avion passer au-dessus de nous, n’ayant toujours pas terminé de manger sa baie. Je scrute le flux de personnes passant devant moi, essayant de trouver Jill du regard.


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DC - Omar Ehseb
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Ranger Kalos

C-GEAR
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Lun 9 Juil - 19:52
Le matin, tout est comme à l’accoutumée quand je sors de la grande demeure des Dashwood. Le jardin est nickel, les arbres toujours les mêmes, le gazon impeccablement tondu. Je brise la monotonie en filant à l’aéroport direction Ekaeka. C’est la deuxième fois que j’y fous les pieds mais il n’est pas question d’un speed-dating pénible dans un hôtel tapageur cette fois. Je dois rencontrer plusieurs éleveurs sur une courte période : quatre jours me sont alloués pour mettre à bien nos plans pour le parc. Les amoureux des pokemons ne seront pas mes seuls correspondants : Lily m’a donné l’ordre de passer voir Elvis en pleine préparation de l’article. La rubrique société et sciences humaines sera-t-elle enflammée par son talent ?

Oui, elle a dit ça sur un ton très sérieux, au téléphone, pas plus tard que ce matin. Le temps de prendre un train de Port-Tempères à Illumis et me voilà briefée sur mon séjour ; amener l’écrivain à avoir envie de réitérer l’expérience. J’ai la désagréable sensation d’être utilisée mais je lui pardonne ; la situation est trop critique pour entamer une querelle. Elle a au moins trouvé le temps entre deux conseils de me présenter le sujet ainsi que celui du mois prochain ; j’ai été trop occupée ces derniers temps, entre la mise en place d’un nouvel emploi du temps, la démission et les reprises d’entraînements. J’espère que ce court séjour n’interrompra pas cette suite d’efforts, du moins pas avant que cela ne porte ses fruits.

A midi pile, l’avion atterrit, ce qui me laisse sortir de l’engin une dizaine de minutes plus tard. Le temps de récupérer les bagages et je file au point de rendez-vous ; lorsque je l’ai contacté, Elvis a proposé de se rejoindre près d’un globe assez voyant. J’imagine qu’il a envie de discuter boulot, ce qui m’arrange ; autant plonger dans le bain tout de suite pour ne pas perdre le rythme. Une fois dehors, je laisse le Feunnec sortir de sa pokeball. Il n’est pas le seul à m’accompagner mais je ne peux décemment pas me passer de sa compagnie ; de plus je le sais étrange ces derniers temps, ses humeurs sont de véritables furies et varient de manière impressionnante. J’aime autant l’avoir à l’œil ; il sortirait de sa balle avec ou sans mon avis dans tous les cas.

Alors qu’il s’éloigne, j’aperçois Elvis, adossé contre sa voiture probablement, une cigarette pendue aux lèvres. Je ne me souviens pas de lui sans une cigarette ; réflexion faite, je m’approche et me signale par un salut lorsqu’il relève la tête. Arrivé à sa hauteur je lui tends la main pour serrer la sienne ; pas question de faire une bise alors que je démarche dans un cadre professionnel. Après ces retrouvailles, je lui propose ce qu’il y a de plus courant dans le métier : aller discuter de l’article et du reste dans un restaurant. J’y mets les formes avant tout ; de plus il est vital que je sois celle qui propose un lieu puisque Lily m’a instamment priée de ne pas choisir un endroit trop onéreux. Ce déjeuner serait en effet à la charge du journal qui se doit de courtiser ses participants.


- Tu m’accompagnes pour déjeuner ? J’ai chaud, j’ai faim (les prix de l’avion étaient vachement osés à propos) et je discuterai bien de l’article autour d’un bon repas. C’est pour moi, je te dois bien ça après tes tournées de la dernière fois…

Au bar où nous avions fini un peu éméchés tous les deux en compagnie de Lily.



La blanquette est bonne, merci.
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Dresseur Alola

C-GEAR
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Mer 11 Juil - 22:36
- Allons manger oui. J’ai vu plusieurs restaurants sur la route en venant, lui répondis-je en laissant tomber ma cigarette au sol, l’écrasant ensuite avec ma chaussure.
Je fais le tour de la voiture, embarquant avec moi les bagages de Jill. Le Pokémon sur la banquette arrière me suit du regard jusqu’au coffre du véhicule où j’y range méthodiquement les affaires de la jeune femme. Je viens alors prendre ma place devant le volant alors que qu’elle prend la place à côté de moi, à l’avant. Quand je démarre, je vois dans le reflet du rétroviseur la tête bleue de Bardamu poser son regard inquisiteur sur la femme aux cheveux verts.
- Jill, voici Bardamu. C’est encore un enfant ... dis-je ensuite, comme pour me dédouaner en prévision des diverses bêtises que sera amené à faire le pokémon.
Il ne la quitta pas des yeux pendant tout le trajet, curieux de cette étrangère et de ce qu’elle venait faire ici, dans cette voiture, avec lui et moi.
- Tu as fait bon voyage ? lui dis-je sans quitter la route des yeux.
Notre trajet en voiture rythmé par le grésillement de la radio – que je finis par couper une fois ma patience au plus bas. Nous roulons une vingtaine de minutes, arrivant alors dans une zone d’activités en marge de la ville, le genre d’endroit régulé par le béton et les commerces. C’est le genre d’endroit où se dresse une jungle de restaurants au tarif abordable, celui-ci étant généralement adapté aux portefeuilles des familles venant faire leurs courses dans les environs.
- C’est pas le coin le plus charmant d’Alola, mais ici, on est garantis d’avoir à manger.
L’autre raison qui me poussa à venir ici était la distance qui nous séparait de n’importe quel restaurant en ville. Si Jill voulait un cadre plus agréable, il faudra que nous mettions notre appétit en attente le temps de faire le déplacement. Après m’être garé en plein soleil, parce qu’à Alola, nous sommes toujours en plein soleil, je rappelle Bardamu dans sa pokéball. Je récupère ensuite un sac en bandoulière dans lequel se trouve l’ébauche de l’article que je dois au Flambusard.
- Tu veux manger où ? fis-je Jill en fermant ma voiture à clé.
Elle met quelques instants à choisir notre destination, puis nous nous dirigeons machinalement vers l’endroit indiqué. Carte en main, on passe commande auprès d’un serveur loin d’être débordé par le peu de clients présents. Ecartant mon assiette vide sur le côté, je sors plusieurs feuilles tapées à l’ordinateur de mon sac, annotées dans tous les sens.
- Tu veux y jeter un œil avant qu’on ne nous serve nos plats ?
Jill attire les feuilles vers elle, posant ses yeux verts sur mon travail. En haut de la feuille, entre deux ratures, le titre, « La schizophrénie d’Ekaeka, entre tourisme de masse et quête d’authenticité ». Trop long sûrement, certes, mais il me permettait d’énoncer ce dont j’allais parler. Afin d’accrocher le lecteur, le texte commence par une question reprenant les principaux termes du titre de l’article.
- D'ailleurs, n'y voit pas un pamphlet contre le tourisme ou un article d'investigation, je n'ai pas cette prétention. Je profite "juste" de l'espace médiatique donné par le Flambusard pour donner ma vision sur le système touristique de la ville.
Pendant qu’elle parcourt les feuilles des yeux, je fixe autour de moi en silence, n’ayant en réalité rien d’autre à faire. La voyant tourner la page, j’en déduis qu’elle a lu l’introduction.
- Si tu te demandes. Salvini, c’est l’un des membres du conseil général d’Ekaeka, c’est l’élu du troisième arrondissement de la ville. Sa place ne lui donne aucun pouvoir en particulier sur le tourisme, mais ici, tout le monde sait que c’est lui qui chapote ça.


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Ranger Kalos

C-GEAR
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Ven 13 Juil - 15:09
Une fois mon sac de voyage déposé dans le coffre, Elvis démarre et entame la conversation. Je lui assure que le voyage s’est bien déroulé et que je suis simplement incommodée par les températures environnantes : j’ai quitté Illumis vers dix heures avec environ dix degrés de moins. Je retire très rapidement mon pull avant de finir en fondue.

Alors que j’allais le poser à l’arrière, je découvre que l’on me fixe, et pas qu’un peu. Un petit singe aux couleurs bleues foncées me regarde droit dans les yeux sans même ciller. Il semble intrigué par ma présence ; j’ai bien failli lui balancer mon pull en pleine tête. A la place je dépose le vêtement sur la banquette à côté de lui. Il observe mes mouvements sans bouger et ne quitte pas mon visage. Elvis a du remarquer son regard de braise puisqu’il me le présente.


- Jill, voici Bardamu. C’est encore un enfant...
- Bardamu hein ? Tu es sans doute un lecteur de Céline alors...

Sa petite taille ne reflète pas son jeune âge : les ouisticram ne sont pas bien grands à ce stade de l’évolution. Je le trouve particulièrement mignon et ses couleurs spéciales me rendent admirative : c’est la première fois que j’observe un spécimen shiney de cette espèce. Mon Feunnec, posé en-dessous de mon siège, ne semble pas intéressé par lui : d’habitude il se précipite sur tous. Son comportement n’est définitivement pas normal.

Elvis nous conduit tout droit dans une zone d’activité non loin d’Ekaeka. L’endroit est gris, bétonné et dégueule d’enseignes commerçantes et de restaurants. L’endroit idéal pour trouver le budget adéquat. Certes, comme l’a dit l’écrivain, l’endroit n’est pas des plus charmants mais nous ne sommes pas là pour le tourisme : nous sommes là pour en discuter mais non en faire. On se décide donc rapidement sur une petite brasserie typique et abordable, mon Feunnec sur les talons. Une fois à l’intérieur on commande d’abord des boissons ; je rêve d’une bière fraîche et l’attend impatiemment. Elvis sort un paquet de feuilles après avoir commandé et les pose sur la table.


- Tu veux y jeter un œil avant qu’on ne nous serve nos plats ?
- Rapidement oui.

Il me faudrait revenir plus longuement sur l’article après le repas mais dans un premier temps j’acceptais et lisais aussitôt. « La schizophrénie d’Ekaeka, entre tourisme de masse et quête d’authenticité » L’emploi du terme schizophrénie m’amuse dans un premier temps ; du point de vue de l’écrivain, l’île est donc malade en quelque sorte. La connotation dangereuse du terme promet un article salé. Mes yeux continuent de lire en diagonale, aussi vite que possible : le serveur arrive alors que je termine précipitamment les dernières lignes.

- Des tagliatelles au saumon et un bol d’eau, s’il vous plaît.

Je fais signe au serveur d’amener l’eau pour le feunnec à présent assoupi sous ma chaise et qui ne remue pas d’un pouce (ce qui est de plus en plus perturbant et totalement contraire à ses habitudes). L’établissement tolère les pokemons : de son côté Elvis commande également puis revient sur le sujet de l’article.

- Si tu te demandes. Salvini, c’est l’un des membres du conseil général d’Ekaeka, c’est l’élu du troisième arrondissement de la ville. Sa place ne lui donne aucun pouvoir en particulier sur le tourisme, mais ici, tout le monde sait que c’est lui qui chapote ça.

- Ce nom me rappelle vaguement quelque chose. Me semblait avoir lu un article sur lui y’a pas longtemps disant qu’il a racheté quelques actions de parcs dans le coin. J’ai lu qu’en diagonale, on regardera après le repas. L’intro est pas mal, le titre aussi même si trop long je pense. Par contre, de ce que j’en ai lu après, ça part un peu trop dans tous les sens. Salvini est à peine cité que tu passes tout de suite à un autre sujet.

Je cherche en même temps la page.

- Pourquoi ne pas cibler davantage le sujet ? Celui que tu as choisis n’est pas mal mais c’est trop vaste. Tu pourrais peut-être consacrer tes articles aux différentes personnalités politiques du coin qui ont des affaires dans le tourisme. L'idée de parler de Salvini est très bonne je trouve.

Avant de savoir si je me fais comprendre, le serveur nous ramène nos boissons fraîches. Je propose aussitôt à Elvis de venir en discuter sur la terrasse le temps d’une cigarette ; bien que ça ne soit que très occasionnel pour moi, il m’arrive parfois d’avoir l’envie de m’en griller une et j’ai justement pris un paquet avec moi.
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Dresseur Alola

C-GEAR
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Sam 28 Juil - 23:13
Jill avait fait le choix des tagliatelles au saumon. Moi, j’avais opté pour une blanquette de veau, avec des frites. Depuis que j’avais acheté un appartement à Ekaeka, je m’étais remis à cuisiner, n’allant alors plus que très rarement au restaurant. Mon rythme de repas avait largement changé lui aussi. Je mangeais moins,, si bien que quand je sortais, j'en profitais.
- Pourquoi ne pas cibler davantage le sujet ? Celui que tu as choisis n’est pas mal mais c’est trop vaste. Tu pourrais peut-être consacrer tes articles aux différentes personnalités politiques du coin qui ont des affaires dans le tourisme. L'idée de parler de Salvini est très bonne je trouve.
- Oui, bonne idée.
Je laissa ma veste sur le dossier de ma chaise ; il faisait trop chaud pour s’encombrer d’une couche vestimentaire supplémentaire. En sortant, j’embarqua avec moi le Perrier citron que venait de m’apporter le serveur.
- Le truc, c’est que je ne veux pas me lancer en croisade contre Salvini. C’est de la politique. Les gens l’ont désigné au Conseil Général d’Ekaeka il y a plus de vingt ans parce qu’il promettait aux gens de redorer le blason de la ville en ce qui concerne le tourisme. Et depuis, il n’a fait que ça. Il n’a jamais eu d’autres ambitions, il n’a même pas tenté de se présenter à la mairie ou autre. Il n’a fait et ne veut faire que ça.
J’alluma l’extrémité de ma cigarette en m’appuyant sur l’une des nombreuses tables de la terrasse.
- Et le pire dans tout ça, c’est que ce qu’il fait, c’est bon pour le tourisme de la ville. Pendant vingt-deux ans, le nombre de touristes et le bénéfice liés à cette activité n’ont pas cessé d’augmenter.
Je marque une pause, réfléchissant rapidement. Jill avait sûrement raison, mon article allait être trop vague si je ne réduisais pas mon domaine d’études. Je sors mon téléphone et une application bloc-notes afin de noter les diverses idées qui se dégagent de cette conversation.
- Mais un article trop orienté sur un sujet ne risque pas justement d’exclure un lecteur étranger au sujet ? fis-je alors à mon interlocutrice.
Le serveur s’approcha de nous, discrètement, comme s’il était gêné d’interrompre notre conversation. S’il venait, c’était pour nous annoncer que nos plats étaient prêts à être servis. J’écrasa la fin de ma cigarette contre la paroi du cendrier.

A table, je laissa volontairement de côté la rédaction de l’article, jugeant qu’il était plus judicieux de s’y remettre dans de meilleures conditions, lorsque nous ne serons pas interrompus par le simple fait de manger.
- Et sinon ? Tu fais quoi en ce moment ? fis-je alors à Jill après avoir trempé une fritte dans la sauce de la blanquette. Tu t’occupes d’une réserve si j’ai bien compris ?
Au final, je ne connaissais qu’assez peu Jill. Elle et moi avions parlé au bar, après le Congrès, mais cela date d’il y a plusieurs semaines déjà, et l’alcool n’arrangeant pas les choses, il ne me reste que quelques bribes, éparses, de ce qu’est Jill Calahan.


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Ranger Kalos

C-GEAR
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Mar 31 Juil - 14:14
Une fois sur la terrasse du restaurant, Elvis m’en apprend plus sur le Salvini dont il est question dans son article. Il me faudra travailler ce soir pour en apprendre plus sur le sujet. Aux premiers abords il semble intéressé par la politique, ce qui me semble être une bonne idée de sujet pour le journal et une bonne réflexion pour nos lecteurs. Les îles d’Alola ne pratiquent une politique extérieure que depuis peu de temps, aussi me semble-t-il intéressant de retenir cette idée précise pour orienter le sujet.

- Mais un article trop orienté sur un sujet ne risque pas justement d’exclure un lecteur étranger au sujet ?

- C’est là toute la difficulté. Il faudra penser à vulgariser les informations et proposer un récapitulatif de sa carrière et son parcours jusqu’à présent. Je pense que faire un article complet dédié à son profil ne serait pas une mauvaise idée : parler du tourisme des îles à travers ses principales figures.

Le serveur nous interrompt ; les plats nous attendent.
Nous partons nous installer et le temps de manger, nous laissons tomber les sujets professionnels. Je ne connais que peu l’homme assis en face de moi puisque ce n’est que la deuxième fois que je le croise. Nous avons certes discuté dans un bar lors de sa venue au salon du journalisme mais l’alcool semble avoir effacé quelques traces de nos mémoires respectives.

L’ambiance est détendue, comme lorsque nous nous sommes rencontrés à Illumis. Elvis est un homme calme et posé, qui semble plutôt réfléchi. La compagnie d’un être détendu et calme est toujours agréable à mes yeux, moi qui vit entourée de pokemons et d’une famille plus ou moins hyperactifs. Alors que l’on déguste tranquillement le repas, Elvis brise la glace le premier sur les sujets personnels. Après quelques remarques banales sur les environs et le temps de ma part, il me demande des détails sur la réserve de Port-Tempères.


- Je travaille pour la famille d’une amie depuis deux ans. C’est une vieille famille qui voulait donner un nouveau souffle à l’agriculture de leur domaine ; mon amie a eu l’idée d’intégrer des pokemons à leur parc pour aider aux travaux de la terre. Je marque une courte pause le temps de boire un verre d’eau et réfléchir à comment dire les choses le plus simplement possible pour ne pas ennuyer mon interlocuteur. On a des troupeaux de Bourrinos qui aident les fermiers, des Wattouat pour vendre leur laine et plusieurs pokemons plantes pour entretenir des plantations de baies. En bref, ils ont voulu se moderniser un peu.

Je lui explique ensuite que j’ai prévu d’aller voir quelques éleveurs d’Alola : le but de la famille est notamment de créer une réserve naturelle pour assurer la protection et interdire la chasse des espèces intégrées au parc. Tout ceci n’étant qu’un plan sur la comète je ne fournis pas plus de détails pour l’assommer : je ne tiens pas à l’ennuyer, ce qui serait contraire au plan de base. Lily m’a envoyé ici pour l’attirer dans nos filets, non le noyer d’ennui. Je décide donc de réorienter la conversation ; il sera plus simple de parler de lui plutôt que de mes multiples futurs projets.

- Et toi à part la rédaction de l’article, tu as écris d’autres choses à côté ? Où en est ton projet de fiction et ce fameux tour des îles ? Je connais tellement peu de choses ici. Je serai curieuse de te lire à ce sujet.
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Dresseur Alola

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Mar 14 Aoû - 19:42
Jill était le genre de femme qui menait plusieurs vies à cent kilomètres par heure et qui s’accommodait parfaitement d’enchaîner deux ou trois métiers en même temps. C’était le genre de personne qui, inconsciemment, pouvait vous faire culpabiliser de ne pas faire autant de choses. Même si je ne voyais pas tout le temps à quels pokémons elle faisait référence, il ne m’est pas compliqué de saisir l’idée globale de son projet.
- Ce que vous voulez faire, c’est une sorte de « ferme autonome » mais à l’échelle de tout un domaine ? Et en y mêlant une volonté de préservation des espèces ?
Pendant qu’elle m’apporte davantage de précisions, je termine de manger en venant glisser dans ma bouche les dernières frittes qui baignaient dans le reste de sauce qu’il me restait dans l’assiette.
- Et toi à part la rédaction de l’article, tu as écris d’autres choses à côté ? Où en est ton projet de fiction et ce fameux tour des îles ? Je connais tellement peu de choses ici. Je serai curieuse de te lire à ce sujet.
- J’ai déjà écrit oui, mais c’était il y a un certain temps. A moins de te procurer les journaux dans lesquelles paraissaient mes nouvelles, tu ne pourras rien lire. Mon roman est en pause. Je n’arrive à rien, dès que je me mets devant mon ordianteur, je bloque, ça ne vient pas, répondis-je à Jill en finissant mon verre.
Je m’interromps quand un serveur vient récupérer nos assiettes vides. Il nous tend alors la carte des desserts en prenant soin de nous indiquer ceux qui sont compris dans la formule que nous avons choisie. Sans prendre le temps de réellement regarder ce que contient la carte, je demande une pomme au serveur, que je pourrais donner à Bardamu une fois que nous serons sortis de ce restaurant. Jill, quant à elle, ne demande rien. Nous gagnons donc tous les deux du temps et ça m'évite de de la regarder manger.
- Mon tour des Îles est en suspend lui aussi. J’avais prévu de le faire en même temps que l’écriture du roman mais comme je n’écris plus … Et tous mes pokémons, enfin presque tous, ne sont pas orientés vers le combat, ça n’a pas l’air d’être leur truc.
A vrai dire, seul Capt semble intéressé par le combat et l’aventure, et s’il arrive parfois à intéresser Bardamu, ce dernier est encore trop jeune pour faire autre chose que s’amuser. Tuco passe son temps à dormir et est de toute façon trop lent pour le combat. Boscavo est une énigme. Il a déjà montré qu’il avait de grandes capacités mais il se contente la plupart du temps de fixer les choses.
- Et toi ? tu t’intéresses aux arènes de ta région ?
C’est une manière détournée de savoir si Jill possède d’autres pokémons que celui qui m’a été donné à voir pour le moment, et qui dort toujours aux pieds de sa dresseuse.

Le Flambusard et sa représente règlent ensuite l’addition et c’est tout naturellement qu’en sortant du restaurant, je viens apposer entre mes lèvres une cigarette que je ne tarde pas à allumer. Les cigarettes d’après manger sont parmi les meilleures qui soit. Alors que je m’éloigne de la terrasse du bâtiment, je libère Bardamu de sa pokéball. M’agenouillant devant lui, je lui tends la pomme que j’ai prise au restaurant. En voyant le fruit devant lui, le Ouisticram a les yeux qui pétillent et s’empresse de saisir son bien. Il est particulièrement friand de ce genre de fruit, il le mange à son rythme et cela me permet de le tenir occupé une demi-heure tout au plus.
- Tu souhaites qu’on fasse un détour à ton hôtel pour y déposer tes affaires ? On va dans cette direction de toute façon, dis-je en faisant allusion au centre-ville et aux nombreux hôtels qui s’y trouvent. Ça nous rapprochera du centre, on trouvera plus facilement un endroit pour parler de l’article.


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Ranger Kalos

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Lun 20 Aoû - 16:24
- Ce que vous voulez faire, c’est une sorte de « ferme autonome » mais à l’échelle de tout un domaine ? Et en y mêlant une volonté de préservation des espèces ?

- Exactement, je ne l’aurai pas mieux dit, dis-je avec un sourire, soulagée que mon interlocuteur se retrouve dans mes propos. Enthousiaste à cette idée, je ne résiste pas à apporter plus de précisions. Le but premier de cette famille est avant tout de se moderniser. La plupart de leurs métayers n’avaient jamais travaillé avec des pokemons. Mon job était principalement de veiller à l’intégration des différentes espèces et de les présenter aux éleveurs. Le plus intéressant a été de veiller à une logique d’insertion et d’entente inter-espèces. Nous les avons sélectionnés selon leurs aptitudes naturelles. Plusieurs d’entre elles m’ont conduit ici. Je dois d’ailleurs passer voir un éleveur qui nous a vendu des Bourrinos aujourd’hui.

N’étant pas à l’aise à l’idée de parler davantage de moi, je redirige aussitôt la conversation sur Elvis et ses activités. Ce petit jeu me rappelle celui auquel nous avons joué lui et moi avec le professeur Sandoz lors de notre première rencontre à Illumis : difficile d’avoir une discussion entre deux personnes qui n’aiment pas vraiment se dévoiler. Pourtant Elvis y met du sien également et avoue l’enfer de la page blanche qu’il vit lorsque je lui demande comment se porte son roman sur le tour des îles. Je me sens d’un coup mal à l’aise à l’idée de mener le sujet sur ses difficultés personnelles. J’imagine que c’est là l’un des pires cas de figure qui peut se présenter à un écrivain. J’espère néanmoins que ce nouveau travail pour le Flambusard lui propose une issue de secours : l’écriture journalistique n’a en effet rien à voir avec la fiction, ce qui m’apparaît comme une bouée de sauvetage dans ce cas précis. S’il a du mal à avancer son roman, son article lui ne semble pas être une source tarie.

- Mon tour des Îles est en suspend lui aussi. J’avais prévu de le faire en même temps que l’écriture du roman mais comme je n’écris plus … Et tous mes pokémons, enfin presque tous, ne sont pas orientés vers le combat, ça n’a pas l’air d’être leur truc.

Je rebondis aussitôt sur le sujet des pokemons ; je n’ai aucune solution miracle à lui proposer pour sa panne d’inspiration et ne vois pas l’intérêt de l’indisposer plus longtemps. C’est pourquoi lorsqu’il me demande où j’en suis dans les arènes de Kalos, je réponds, soulagée de pouvoir détourner ainsi la conversation. Non sans un sourire : le talent inné d’Elvis pour détourner la conversation se confirme et m’amuse plus que jamais.

- Oui, ne serait-ce que pour le pécule. Je réponds honnêtement mais apporte davantage de précisions avant de passer pour la pingre que je suis. J’ai du matériel vidéo et quelques logiciels à acheter pour une autre activité professionnelle (c’est pour une boîte de production). Les arènes me servent à deux choses pour l’instant : réunir de l’argent et acquérir les badges pour plus tard. Certains de mes collègues rangers aimeraient me voir à la ligue. Je n’en ai aucune envie, mais je t’avoue qu’en tant que ranger il est parfois plus simple d’avoir ses huit badges pour être pris davantage au sérieux (j'en ai sept).

Je ne m’étale pas davantage sur le sujet : le serveur rapporte la pomme d’Elvis et en profite pour régler l’addition avant de sortir. L’écrivain sort une cigarette de nouveau et me propose de lui suivre jusqu’à sa voiture pour déposer mes affaires à l’hôtel. J’acquiesce et nous nous mettons en route avec le Feunnec et le Ousticram sur nos talons.

*******

Une fois arrivés à l’hôtel j’ai proposé à Elvis de m’accompagner au parc volcanique de l’île. Je dois y voir l’éleveur pour un problème avec ma Tritox. Cette dernière a commencé à développer un eczéma sur son ventre et il se trouve que l’éleveur m’ayant vendu les Bourrinos s’occupe également de plusieurs communautés de lézards. Il m’a promit un onguent un peu particulier de son cru mais m’a également proposé de passer le voir avec le pokemon en question.


- Nous pourrons discuter de l’article après le rendez-vous. Soit dans le parc, soit en terrasse, je te laisserai choisir si tu n’aimes pas marcher.

Un petit clin d’œil taquin accompagne la proposition : je doute qu’Elvis soit un grand sportif. Nous pourrons toujours discuter de l’article après le rendez-vous et mieux vaut gagner un maximum de temps pour cela vu le peu qui m’est alloué pour ce passage.
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Dresseur Alola

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Région : Alola
Dim 26 Aoû - 23:56
- Essayons de profiter du parc pour parler de l’article, fis-je à Jill en montant dans ma voiture, ce n’est pas tous les jours que nous pouvons bénéficier de ce de cadre.
Avoir fait un détour vers l’endroit où loge Jill pendant son séjour nous a permis de ne pas trop attendre le prochain bateau pour Ho’ohale, on a même eu le temps d’acheter quelques provisions pour notre ballade au parc. Nous effectuons le trajet entre les deux îles en quelques dizaines de minutes. Sur le bateau, notre traversée est rythmée par les commentaires d’un guide sur la faune et la flore maritime d’Alola ainsi que par les cris des enfants qui s’enthousiastes dès que notre embarcation vient perforer une vague. A l’arrière du bateau, où je me trouve, les sensations sont largement moins fortes. Derrière lui, le bateau touristique laisse un sillage blanc qui ne dure que quelques instants en mer. Ce spectacle attire Bardamu qui, ses pattes avant posées contre la rambarde, semble hypnotisé par les formes géométriques dessinées par le sillage de notre moyen de transport. La présente du pokémon chromatique attire quant à elle le regard de plusieurs curieux que j’essaie tant bien que mal d’ignorer. J’aperçois même certaines personnes photographier le pokémon.
- A ce rythme-là, Bardamu va devenir une vraie star, ironisé-je en plaçant une cigarette entre mes lèvres, mon regard porté vers ces individus.
Au Parc Volanique, il fait encore plus chaud que n’importe où ailleurs. La chaleur est étouffante, et venir ici en étant trop chaudement habillé est le meilleur moyen pour tomber malade. Pour accompagner la chaleur, le Parc Volcanique peut compter sur une armée de moustiques pour venir embêter touristes et locaux. Rapidement, je loue notre achat de bouteilles d’eaux plus tôt dans la journée, elles seront salvatrices.

L’homme que doit voir Jill est un éleveur ayant basé son activité au parc, c’est un spécialiste dans son domaine. Il nous accueille simplement, et comprend rapidement que sa cliente est davantage Jill plutôt que moi, alors je les laisse converser pour éviter d’interférer dans une conversation dont je ne connais que peu les enjeux. Dans ce qui semple être un cabinet vétérinaire de fortune, l’éleveur et Jill sont tous les deux penchés sur la Tritox de la femme aux cheveux verts. Comme un enfant attendant que sa mère ait terminé de parler avec un inconnu, je porte mon regard sur ce qui constitue le cabinet de l’éleveur, veillant en même temps sur le Feunec et le Ouisticram qui s’occupent eux aussi difficilement. En m’avançant vers la pile de prospectus qui traîne sur l’une des tables, mon regard se pose rapidement sur ce qui semble être une brochure de l’office de tourisme de la région. Sur celle-ci, des photos retouchées numériquement sur lesquelles les paysages d’Alola sont montrés comme de véritables coins de paradis ; c’était ça, la démarche touristique de l’archipel. Vendre du rêve sur carte postale, attirer le touriste et le noyer dans un flux d’activités hors de prix et inépuisables. Certains des prospectus portent sur Ekaeka et l’île de Mele-Mele. Je les embarque tous ; ils peuvent me servir dans la rédaction de mon article.

Après un certain temps, j’aperçois Jill revenir, son pokémon dans les bras. Je ne suis pas un expert, mais il a déjà meilleure tête, et j’espère pour la jeune femme que le traitement de l’éleveur portera ses fruits.
- Alors ? Il va aller mieux ?
Nous finissons par quitter la pension de l’éleveur, et nous nous plantons devant l’un des nombreux panneaux en bois sur lequel on a un jugé bon d’accrocher une carte du parc.
- Il y a un endroit où tu aimerais aller ? je désigne alors la carte et son infini de possibilités.


Avatar ©️Jill Calahan


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Ranger Kalos

C-GEAR
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Région : Kalos
Ven 14 Sep - 16:58
Elvis propose de reporter la discussion boulot après le petit voyage qui nous attend.

J’ai rapidement consulté la géographie de l’endroit pendant le voyage en avion : le parc volcanique se situe sur l’île d’Akala et nous force à prendre un petit ferry pour faire la traversée. Le bateau a évidemment plus de standing que celui de ce cher Caron ; nous nous retrouvons à l’arrière le temps de franchir le peu d’eau qui sépare les îles. La nature ici est tout ce qu’il y a de plus exotique ; Hoenn elle-même ne peut rivaliser avec la couleur de cette eau. Elle est bien plus propre que ce à quoi je m’attendais. La côte est pourtant envahie d’hôtels et de commerces ; pourtant les locaux semblent prendre soin de l’endroit. Sans doute le tourisme de masse n’a-t-il pas encore eu le temps de tout salir. Sortant de mes pensées je laisse sortir l’Aquali, être asociable à souhait, détestant la compagnie des hommes comme celles de ses congénères. Par égard pour cette personnalité bien vive, je lance ce qui lui sert d’abri temporaire dans l’eau et le laisse filer. Le Minidraco ne le suivra pas cette fois, il est resté à Port-Tempères près de Miwa le temps de ce voyage.

Le Ousticram bleu d’Elvis attire les regards.

Les pokemon chromatiques ne passent pas inpaerçus et le jeune signe ne fait pas exception. Seuls quelques clichés l’agressent mais personne ne se montre trop curieux ou envahissant : après quelques regards admiratifs, tout le monde se détourne et laisse le temps au dresseur de se rendre compte de la rareté de ce compagnon. Peu après le ferry accoste l’île d’Akala et nous accueille avec une chaleur encore plus écrasante. La brise de la mer semble déjà loin derrière nous. Dégoulinante, j’avance au ralenti. Le Feunnec en revanche, toujours sur mes talons et trop calme dans le bateau (il n’aime pas tellement être entouré d’eau), se sent d’un coup plein d’énergie. Il commence à vriller sur lui-même pour attraper sa queue ; quand il parvient au but, il se met à japper fort car il a mordu avec trop de vigueur. L’atmosphère étouffante du parc naturel lui convient parfaitement. Bien mieux qu’à nous qui transpirons sous ce soleil abrutissant. Le Ouisticram n’est pas en reste et fait preuve d’une agilité qui témoigne de son aisance.

Le parc volcanique est une superbe réserve naturelle qui se situe au nord-est de l’île d’Akala.

L’éleveur que je connais de réputation (un collègue m’en a parlé) nous accueille le temps de recevoir ma Tritox en consultation. Depuis peu elle a développé une sorte d’eczéma sur sa peau ; bien que je ne la voie pas souvent se gratter, elle semble néanmoins gênée par cette irritation cutanée. Son état n’a rien d’alarmant pour son pronostic vital : l’éleveur le confirme rapidement. Sansa n’est pas rassurée : se faire tripoter par un étranger ne lui plaît pas beaucoup mais l’homme a le savoir faire et dompte rapidement l’animal. Ses grandes mains paraissent brutales mais ses gestes sont doux et calmes, si bien que le lézard finit par se détendre, surtout quand il commence à lui gratouiller le ventre. En fin de compte, il ne s’agit pas d’un eczéma : le vrai problème constitue dans le climat. Sans doute l’humidité de l’air est-elle responsable de cette irritation : il a déjà vu ces traces rouges sur les espèces sauvages du par cet constate chaque fois que l’humidité est en cause. Comme un humain qui transpirerait avec excès, ces marques rouges et sèches témoignent d’une irritation de la peau dûe à une trop grande quantité d’eau. Sans doute le climat Kalosien et plus précisement d’Illumis n’est-il pas le mieux adapté. Il me console rapidement en me proposant un onguent de sa composition pour résoudre le problème : j’achète sans ciller, suivant par là les conseils prodigués par le collègue. En sortant Elvis propose de choisir un endroit qui sied pour discuter de l’article. Je remarque qu’il a quelques magasines avec lui alors que le Feunnec et le Ouisticram gambadent avec joie aux alentours.


- , disais-je en pointant le doigt sur un endroit de la carte. La buvette. Y’aura forcément des parasols et des boissons fraîches.

L’idée de faire du tourisme sous ce soleil ahurissant en plein après-midi ne m’emballait pas. J’aimais autant en revenir à une discussion sérieuse sur l’article après avoir réglé ce problème avec la Tritox.
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