AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  FAQ de MPFAQ de MP  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  





 
» Les aigles et l'Escargaume


avatar
Modo RP & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 12/11/2015
Messages : 2375

Région : Kalos
Mar 3 Juil - 17:22
Au loin, quelque part au-dessus de l’océan, souffle un vent différent de ceux de d’habitude.
Il ne se déplace pas plus vite. Il n’est pas plus violent que tout ce qui a été connu jusqu’ici. Il est différent. Il aurait presque une odeur, indétectable pour le ridicule odorat des humains. Il contient quelque chose, de non identifiable car jamais le monde auparavant n’a pu l’observer. L’entendre, ou le sentir.

Ce vent ne tarde pas à arriver sur les terres : il se déplace très vite et finit par souffler partout ailleurs ; certaines bourrasques s’enfuient vers le nord, d’autres vont au sud et pour le reste, elles s’éparpillent aux quatre coins du monde.

Je sens d’un coup de l’air frais me balayer la nuque ; nous dormons à la belle étoile, je frissonne et me blottit contre mon Ronflex pour me réchauffer. Il ronfle très fort à cause de son apnée du sommeil. J’y suis trop habituée pour ne pas trouver les bras de Morphée en définitive ; le grand air et les entraînements de la journée en vue de l’arène ont raison de moi et me font basculer dans un sommeil lourd.

Mes yeux se rouvrent neuf heures plus tard. Je n’aperçois aucun de mes compagnons à mes côtés mais ne m’en inquiète pas ; ils ont l’habitude de faire leur vie. Nous nous sommes mis d’accord pour nous rejoindre dans l’après-midi pour le défi d’Urup ; sans un regard en arrière, je me relève pour aller chercher de l’eau fraîche à la mare voisine. Une fois debout, quelque chose m’interpelle. Il ne s’agit ni d’un bruit ni d’une voix mais d’une sensation ; jamais je n’ai senti mon corps aussi léger, encore moins dès le réveil. D’habitude, mes os craquent lorsque je m’étire, mes cheveux me caressent la nuque et la pâteuse du matin ne manque pas de me faire saliver. Aujourd’hui est un jour différent. Ma vision elle-même est étrange. Je ne suis certes pas bien grande mais je n’ai jamais vu l’herbe d’aussi près.

Quelque chose cloche.

Je me déplace mais je n’ai pas de jambes. Je n’ai pas de bras non plus ; je me mets à courir vers la mare en contrebas, priant que je ne sois pas devenue un tronc. En route, personne ne répond à mes cris. Ce doit être un rêve.


- BORDEL DE MERDE NON NON NON

L’eau me renvoie mon reflet en pleine face : j’aurai préféré qu’elle le garde. J’ai beau me tourner dans tous les sens, je ne vois aucun autre spécimen, rien à part un Escargaume. Moi, donc. Quand je vais à gauche, il va à gauche, de même pour la droite. La panique afflue à mon cerveau. D’ailleurs, en ai-je encore un ? Je sais bien que les pokemons en ont, mais pourquoi diable me souviens-je donc de ma vie d’humaine et de tout ce qui s’y rattache ?

- MAIS C’EST QUOI CE CASQUE DE MERDE QUI TOMBE PUTAIN

J’ai toujours été très grossière sous le coup de l’émotion. C’est à n’y rien comprendre ; mes pokemons ont disparu, j’en suis devenue un et pire encore, je ressemble désormais à Paris Hilton – ou n’importe quelle autre – en pleine action devant son miroir avec son smartphone. J’ai beau regarder sous tous les angles, je ressemble bel et bien à une ado à la bouche en cul de poule ; mes lèvres sont devenues roses et si proéminentes qu’elles sont en fait, à elles seules, le résumé de mon corps. Un heaumeUN STUPIDE HAUME DE MERDE » criais-je plutôt) semble recouvrir l’intégralité de ma peau désormais visqueuse, rose et verte. L’eau me nargue : j’ai beau la troubler encore et encore, c’est toujours le même reflet qui revient sur sa surface calmée. Dépitée, je n’en finis plus de réfléchir : je suis forcément en train de rêver, auquel cas, pour être incarnée en insecte dans le fruit de mon propre paradis cérébral, c’est qu’il me reste des choses à régler avec moi-même. Peut-être bien une histoire de karma qui a décidé de se foutre de ma gueule ou que sais-je encore.

Cela fait bientôt une heure que je hurle sur cette flaque qui ne m’a pourtant rien fait, toujours Escargaume, sans que rien n’y change.


- Bon au moins le profil de gauche est pas si mal.



Ce topic est libre de participation ; il n'est pas nécessaire d'envoyer un pm ou d'avoir un accord pour y participer. Vous avez probablement tjr rêvé de jouer av un Escargaume ; laissez-vous tenter et viendez.

heart
infos rpg:
 



    stuff:
     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Modo RP & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 12/11/2015
Messages : 2375

Région : Kalos
Sam 7 Juil - 11:41
La colère et la panique ont fini par retomber.

Voilà une heure que mes lamentations ont cessée. Le reflet de l’eau m’indique que tous les angles me renvoient à l’image d’un petit et frêle Escargaume. Ce rêve m’apparaît bien trop réaliste : la panique et le désespoir sont palpables. Le silence s’est installé : la prairie semble déserte et me laisse en paix, me permettant de broyer du noir pendant soixante minutes. Voilà le rêve le plus étrange de ma vie. Il n’est pas rare d’y ressentir parfois un peu d’angoisse mais celui-ci est bien plus intense. J’espère me réveiller au plus vite.

Bien que mes souvenirs soient intacts, ma logique reste hasardeuse. Comme il se doit dans un rêve. J’ignore tout de ce corps. Il semble mou, à priori je n’ai sans doute pas autant d’os que sous ma forme humaine. En ai-je seulement ? Qu’en est-il de ces lèvres proéminentes ? De mes goûts en matière de nourriture ? D’ailleurs, pourquoi donc est-ce que je ressens la faim ? Vais-je pouvoir me déplacer avec cette coque de métal ? Rien dans ce corps n’est compréhensible. J’ignore même comment je me déplace. Je finis par me mettre en route : la prairie dans laquelle je suis semble être la même qu’hier, lorsque je me suis endormie contre le ronflex. Il semblerait ; mes affaires ont disparues elles, tout comme mes compagnons. Il n’y a pas âme qui vive en-dehors de moi. Je décide finalement de me trouver un abri : aussi longtemps que j’ignorerai comment marche cette chose qui m’abrite, je dois me protéger. Je ne m’explique pas le fait de me sentir en danger dans mon propre rêve mais ne renonce pas à l’idée.

En m’éloignant de la mare je constate au loin une longue rangée d’arbres qui constitue l’orée du bois de Fort-Vanitas. La vision trouble m’apprend que la vue n’est clairement pas le point fort des pokemons insectes. En revanche, dès que je me mets en marche, j’avance bien plus vite que je ne l’avais espéré. Ce casque qui recouvre et abrite à la fois mon corps n’est pas si lourd : il semble au contraire être fait pour moi. Plus léger qu’il n’y paraît, il ne me ralentit pas dans mes déplacements. Je n’avais jamais remarqué que les petites excroissances en bas de cette coquille servaient de jambes à l’espèce. Mes souvenirs d’humaine me rappellent également que je croyais leur heaume fait d’acier ; la matière n’a rien à voir, cela fait davantage songer à un coquillage.

Un abri peu solide en d’autres termes. C’est une chance qu’il ne soit pas lourd ; à vrai dire je me sens même microscopique tant ce corps ne me semble pas encombrant. Quel dommage d’être si fragile et si vulnérable dans son propre rêve. J’avance aussi vite que je le peux et constate ainsi que je suis loin d’être rapide ou véloce. Un problème à ne pas prendre à la légère ; plus je me déplace, plus je me rends compte que j’ai tout intérêt à me trouver une planque, en-dehors de ma propre coquille. De tous les pokemons, je dois probablement incarner dans ce rêve l’un des plus vulnérables qui soit à l’état sauvage…





heart
infos rpg:
 



    stuff:
     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Modo RP & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 12/11/2015
Messages : 2375

Région : Kalos
Mar 10 Juil - 15:26
Je crois que je ne suis plus du tout à Kalos.

Ce que je prenais pour le petit bois aux abords de Fort-Vanitas n’est rien d’autre qu’une petite forêt, principalement de pins vu l’odeur, aux feuillages épais. Je n’y vois rien et la visière du heaume ne m’aide pas beaucoup ; il suffit de grimper, de marcher un peu trop vite, de prendre un virage à quatre-vingt dix degrés et je ne vois plus rien devant moi. J’aimerai m’habituer un peu plus à ce corps à chaque pas mais rien n’y fait. La panique en revanche a disparu, tout comme le désespoir. Maintenant que le choc est derrière moi mes émotions ne sont plus à fleur de peau. Tant pis si je suis un minuscule Escargaume qui ne mesure même pas un mètre et qui est suffisamment léger pour se faire balayer par une bourrasque. Je suis en train de rêver après tout. Certes le réalisme de ce songe est étonnant mais il n’en reste pas moins un songe… enfin je crois. La faim commence à me tarauder. Je n’ai pas, au loin, reconnu les fumées caractéristiques qui s’échappent de Fort-Vanitas ; on les voit toujours surplombant le bois. Perdue au milieu de nulle part, je préfère chercher quelques baies là où je me trouve : la lumière du jour ne décline pas encore mais cela ne saurait tarder. Il faut que je trouve un abri avant de croiser des emmerdes musclées.

Tout en cherchant de quoi me sustenter, je fais au mieux pour parvenir à des déductions logiques. Je ressens la faim, la peur et la panique ; cela veut-il donc dire que la douleur peut être ressentie ? Tout comme le bonheur ? Si je suis dans un rêve, il va forcément se passer quelque chose tôt ou tard. Le temps paraît bien long pendant que je m’abrite de buissons en buissons, faisant le maximum pour ne pas rester à découvert trop longtemps. C’est que j’ai peur des piafs et de ce qu’ils pourraient me faire si jamais j’en croise un. Heureusement je ne croise personne. Suis-je donc seule dans cet univers ? Les questions s’évanouissent vite alors que j’aperçois les premières baies de la journée. Certaines poussent dans des buissons à proximité de là où je suis et d’autres sont perchées à des arbres fruitiers. Leur odeur m’a attirée jusqu’à elles : c’est un véritable bonheur d’avoir un odorat plus développé qu’un humain malgré mon absence apparente de cavités nasales. J’ai renoncé à comprendre le fonctionnement de cette enveloppe quelques heures auparavant.

Après un copieux festin, je me relève difficilement. Force est de constater que quelque soit l’espèce, l’estomac apprécie peu les surcharges. J’arrive néanmoins à me hisser sur le tronc d’un arbre ; il m’a fallu prendre pas mal d’élan mais grâce à une course rapide (aussi rapide que possible) et mon corps léger comme une plume je suis parvenue à atteindre un creux non loin du sol. L’arbre quant à lui continue de se prolonger et élance ses branches à environ cinq mètres au-dessus de moi. Ce creux est étroit mais suffisant ; pour la première fois depuis mon réveil je suis ravie d’être un petit pokemon. Le repas m’a rendue somnolente ; je sens des paupières se refermer, ainsi qu’une sensation de fatigue me parcourir le corps. Il fait encore jour ; bien que la nuit ait son lot de prédateurs, j’ai la sensation que je serai moins voyante dans l’obscurité. Si, bien sûr, je ne me suis pas réveillée entre temps : lorsque le sommeil m’emporte, je suis persuadée de me réveiller à nouveau en être humain.




infos rpg:
 



    stuff:
     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Modo RP & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 12/11/2015
Messages : 2375

Région : Kalos
Mer 11 Juil - 18:46
Raté. Toujours un Escargaume. Le réveil n’est pas très agréable.

Impossible de me rappeler ce que disent les études des scientifiques sur cette espèce. Plus qu’à tester les limites de ce corps ; le seul moyen de se rendre compte de ce que je suis capable de faire ou non. L’idée est loin d’être lumineuse mais je n’ai pas d’autre choix qui se présente ; le soleil s’est barré pour de bon, c’est le moment de se déplacer. J’observe prudemment les environs avant de me mettre en route : j’entends quelques hululements au loin mais ne remarque aucune paire d’yeux traînant par là. Patiente, j’attends.

Aucun troupeau de pokemon sauvages à l’horizon. J’agis une vingtaine de minutes plus tard : je saute bien plus loin que je n’espérais, légère, atterrit dans des buissons épais et ne bouge plus. Pas d’oreille à tendre aux aguets : à la place je me fige et attend patiemment qu’un bruit, n’importe lequel, me parvienne. Rien ne vient cependant et je finis par me dépêtrer ; je regrette infiniment de ne pas avoir de bras. Une fois au sol je constate que, pour l’instant, je suis seule dans les environs. J’entame donc ma marche silencieuse, aux aguets. Mes yeux scrutent l’obscurité ; j’aurai tout donné pour être nyctalope. Heureusement, la lune quasi pleine éclaire bien les environs. Des rayons translucides parviennent même à filtrer parmi les branches. La visibilité est bonne et la météo de mon côté : je finis par progresser bien plus vite que je ne l’avais d’abord pensé. Je me sens protégée par les arbres, comme s’ils pouvaient empêcher les rapaces de venir me cueillir entre leurs serres.

Je finis par grimper sur un arbre pour observer les alentours de haut : vu d’en bas j’ai l’impression de tourner en rond depuis des heures. Ce qui est fort possible mais, je l’espère, peu probable. Je suis allée obstinément droit devant moi sans jamais faire demi-tour ou rencontrer un obstacle ; je dois en avoir le cœur net et apercevoir les frontières de l’endroit. Le fait de n’avoir aucun but dans ce rêve est déjà bien assez perturbant ; pas la peine de se promener à l’aveuglette quand on fait à peine un mètre tout en ignorant joyeusement où l’on va.

Bien évidemment, une fois au sommet, je ne vois toujours rien. En partie parce que ce stupide casque me tombe sans arrêt sur les yeux mais également parce que je suis bien trop minuscule pour ne serait-ce qu’apercevoir la ligne d’horizon. Tout cela commence à être crevant. J’observe de nouveau les environs et attend quelques minutes à la recherche d’un bruit. Le silence de l’endroit me convainc et me remet en route rapidement. Je finis par courir, pressée de trouver quelque chose, bien que je ne sache pas quoi. Ce rêve réaliste commence à devenir franchement stressant. En quoi est-ce agréable d’être le jouet des caprices de la nature ? Que suis-je censée faire ? Je ne me souviens pas d’un rêve dans lequel mon rôle est inconnu ; même en spectatrice passive j’y ai toujours eu une place.

Dommage, je n'ai pas d'ailes.

A la place, un corps riquiqui et ridiculement faible dans son environnement. Je finis carrément par courir à toute vitesse et m’étonne de me découvrir une telle endurance. L’humaine que je suis aurait déjà rendu ses poumons dans l’effort. Je fonce et ma visière finit par tomber ; je tente un énième mouvement de tête vers le haut pour le repousser. La manœuvre est un succès mais je me prends les pieds dans des racines grouillantes et finit par m’écraser de plein fouet contre un tronc. Il n’y a que ça ici. Le choc est rude, j’entends un bruit sourd (celui du heaume) et finit au pied de l’arbre un peu sonnée. Consciente que je devrais m’être fracassé le crâne, je me relève dans la surprise avant de comprendre que je n’ai plus une boîte crânienne désormais. Lente d’esprit, je finis par me relever et partir sans m’apercevoir que je suis observée. Mon roulé-boulé a eut tôt fait de réveiller deux innocentes créatures en plein sommeil : plus précisément, deux piafabecs. Leurs cris me rattrapent alors que je file douloureusement à couvert dans les buissons les plus proches. D’un bond, étonnamment agile, j’atterris dedans.

Et de nouveau coincée.
Evidemment, il fallait que je sois également une gourde dans mon propre rêve.

Les piafabec plutôt furieux de ce réveil agité et impromptu tentent de me picorer à travers les feuillages ; mon coquillage leur résiste (mais ça pique quand même). Ce que je prends pour leurs cris finit par s’affiner, par devenir un son plus précis avec des intonations claires et… des paroles. Soudain, je percute. Je suis un pokemon ; je comprends donc leur langage. Pas besoin d’être de la même espèce. J’aurai été émue si je n’avais pas l’arrière-train aussi exposé à leurs becs pointus et si vulnérable à leurs insultes sur mon physique pas facile. Je finis par littéralement exploser de rage et me débat de toutes mes forces ; enfin les taillis me lâchent et me laissent m’écraser au sol. Je me relève et sens, quelque part en moi, un truc gonfler et aussitôt un liquide poisseux jaillit de ma bouche et s’échoue sur mes agresseurs. L’un dit quelque chose comme « dégueulasse ! » puis l’autre « de l’acide ! Sale petite vermine ! » ; leurs ailes sont désormais gluantes et par chance, du poison leur a obstrué la vue dans l’explosion. Je ne demande pas mon reste et file aussitôt ; je les sème sans peine. L’un deux a bien essayé de me suivre et de me faire la fête mais je l’ai vu soudainement s’arrêter sur une branche et me contempler en criant quelque chose que je n’ai pas entendu, avec un rire tonitruant à la suite.

Je n’avais pas entendu que je fonçais droit dans un ravin ; par peur d’être repérée, je ne sautais pas et fonçait tête baissée pour éviter les oiseaux.




infos rpg:
 



    stuff:
     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 15/08/2014
Messages : 868

Région : Sinnoh
Mer 11 Juil - 23:08
Sean, Kalvin et Rose étaient épuisés. Tous les trois avaient tenté de résoudre les divers conflits qui opposaient leurs pokémons, mais cela fut un échec. La seule solution, pour l’instant, fut de rappeler les pokémons dans leurs pokeballs respectives. C’est donc avec du mal, que les jambes du cartomancien l’emmenèrent jusqu’à son lit. Kalvin s’endormit comme une masse, sans prendre la peine de se déshabiller ou se laver les dents au préalable. C’était comme si ce sommeil était magique.

Lorsque le voyant se réveilla, il ne se trouvait plus dans le manoir des Nostradamus, mais dans une forêt. Il ne la connaissait pas. Lorsqu’il se leva, il se demanda ce qu’il faisait ici et comment il s’était retrouvé là. De plus, il ne touchait pas le sol, mais flottait au-dessus. Sa vue s’était amélioré, comme s'il voyait avec trois yeux. Chose impossible. Il devait donc encore rêver. Bien décidé de comprendre ce rêve, il n’était pas oniromancien comme Amandine Hirma, donc c’était difficile pour lui, il décida de parcourir ce bois onirique. Après ce qu’il sembla quelques heures, il trouva une mare et le reflet qui y apparut ne surpris aucunement le voyant. Il était devenu un Cryptéro. Un pokémon antique de type psy mais aussi vol. Après tout c’était un rêve, donc il n’y avait rien d’étonnant. Puis, un bruit se fit entendre de l’autre côté de la mare. Kalvin, sous la forme de Cryptéro, décide de se cacher derrière un arbre.

Un petit pokémon apparut. Il était très petit, à peine plus haut que les herbes sauvages. Il était muni d’une coquille semblable à un casque de chevalier, un heaume. Ainsi, il n’était pas seul, il voulut apparaitre au grand jour, devant le pokémon insecte, jusqu’à ce que ce dernier ouvre sa bouche :

« BORDEL DE MERDE NON NON NON. MAIS C’EST QUOI CE CASQUE DE MERDE QUI TOMBE PUTAIN »

D’après la voix, il s’agissait d’un pokémon femelle, un pokémon bien vulgaire. Que pouvait faire Kalvin avec une telle créature. Non, il préféra l’ignorer et partit en toute discrétion de l’autre côté discrètement. Le fait de ne pas marcher sur le sol, mais de flotter au-dessus, aida grandement à ne pas faire de bruit. Kalvin se laissa vagabonder à ses envies, sans se soucier de savoir où il allait réellement. Il sortit de la forêt. Il se trouvait dans une prairie. Au milieu de celle-ci une énorme porte. Intrigué par cette dernière, le cartomancien s’en approcha. Elle semblait être faite d’une matière inconnue. De drôles de symboles y étaient gravés. Il reconnut le symbole de type psy. Son type, mais il n’y avait pas que ça, d'autres symbole qu’il ignorait la signification et le chiffre 80. Il approcha une de ces ailes de la porte, l’effleura lorsqu’il entendit un bruit venant de la forêt. On aurait dit un combat de pokémons sauvages. Sans se soucier de la porte, Kalvin se précipita d’instinct vers ce vacarme. De nouveau dans les bois, il retrouva l’Escargaume femelle. Elle était poursuivie par deux Piafabecs furieux. Elle réussit à se défendre avec une attaque acide, mais cela ne fit que les ralentir.

Kalvin vit alors une chose que l’Escargaume ne sembla pas voir, mais son dernier adversaire le vit également. Il s’arrêta sur une branche, alors que le femelle insecte se précipiter vers un ravin. Elle a fait le grand plongeon, un plongeon fatal. Ce n’était peut-être qu’un rêve, mais il ne pouvait pas la laisser mourir. Il passa à côté du Piafabec, qui tenta de l’arrêter. À ce moment précis, Kalvin sut ce qu’il devait faire, il se concentra, ses trois yeux bleus s’illuminèrent, et le Piafabec tomba, endormi.

« Hypnose. »

Kalvin était persuadé, il venait d’utiliser l’attaque Hypnose. Alors que l’Escargaume allait chuter, il se précipita pour la réceptionner entre ce qu’il qualifierait d’ailes.

« Bonjour. Moi c’est Kalvin. »

~~~

Bon bah je me tape l’incruste puisque c’est un topic ouvert ^^

+5 Niveaux
Ouverture de la porte : Un pokémon Psy avec une stat Attaque spéciale d'au moins 80

Espèce : Cryptéro
Niveau : 10
Talent : Garde Magik
Attaques : Tornade / Œil Miracle / Hypnose / Vague Psy
Inventaire GTs : ø


Rose : #C4A0BF
Kalvin : #FF00FF
Sean : #800080
Violette : #008080
Client : #0000FF
Angel : #BDB76B
Amandine : #FF8C00
Adam : #FF7F50
Bruce : #A0522D

Autres comptes:
 

Encore plus:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Modo RP & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 12/11/2015
Messages : 2375

Région : Kalos
Jeu 12 Juil - 16:49
Eh bien nous y voilà.

Adulte de vingt-huit ans (presque vingt-neuf tout de même), dresseuse depuis quatre ans, ranger depuis un an, un cerveau qui fonctionne normalement… et je ne suis toujours pas foutue de regarder droit devant moi quand je cours. Je continue donc de me précipiter pour échapper aux deux piafabecs bien qu’ils aient renoncé à la poursuite pour je ne sais quelle mystérieuse raison. Malheureusement les herbes hautes sont plus grandes que moi et ma visibilité est proche de zéro dans cette fuite. Heaume ou pas, je ne vois pas la terre s’arrêter soudainement pour laisser place au vide. Je plonge donc dedans à toute vitesse, sans même avoir eu l’opportunité, pendant une demi-seconde, d’entamer une manœuvre de freinage.

Je ne suis, hélas, pas aussi efficace qu’une automobile et son frein à main : une fois que mon activité cérébrale s’intensifie et me prévient du danger en apercevant la falaise avant moi, il est trop tard pour ralentir. Je le fais tout de même mais il m’est impossible de stopper net ma course ; pire encore, dans l’effort je perds l’équilibre et roule tout droit vers le vide.


- Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih

Ce cri de fillette, c’est moi.

Quelques instants plus tard, je fais face à une peur si écrasante que j’espère de tout cœur me réveiller à ce moment précis. Je ne vois déjà plus le sol sur lequel j’étais quelques instants auparavant ; je tombe bel et bien dans le vide et ne voit rien en contrebas. Je suis évidemment tombée dans un ravin très profond, dans lequel je n’aperçois aucune corniche où me rattraper. Sans ailes et sans membres il m’est difficile de me débattre dans les airs pour me rapprocher des bords. Catastrophe. Tout cela a beau être un songe, je le trouve si réaliste et si prenant que je commence à m’inquiéter réellement : vais-je mourir une fois écrasée sur le sol, ou me réveiller ? Vais-je ressentir la douleur aussi bien que la panique qui agite mes terminaisons nerveuses ?

Dans la chute mon esprit finit par devenir blanc. Je ne cris plus, comme si mon âme avait foutu le camp et que j’étais déjà morte à l’intérieur. Ce fut à ce moment précis que j’eus réellement l’impression d’être dans un rêve ; je finis par rouvrir les yeux alors que je ne me sens plus chuter depuis quelques instants (le vent a finit de balayer ce stupide heaume). Je plane, je lévite, je vole : je ne sais pas comment appeler ça mais je me retrouve soudainement figée dans les airs, sans plus tomber. Je reconnais des ailes jaunes, parées de couleurs vives (rouge et bleu ?) et un corps étrange mais bien plus grand que le mien. Je sens quelque chose tambouriner fort à l’intérieur de moi : j’ai failli succomber à une crise cardiaque mais je suis visiblement sauvée de ma chute mortelle. Je n’ose pas bouger d’un millimètre, de peur de quitter cet équilibre précaire et de retomber.


« Bonjour. Moi c’est Kalvin. »

Soulagement divin. Rien à voir avec les Piafabecs, le Cryptéro qui vient de me sauver la vie ne semble nullement agressif. Le simple fait de se présenter par ce nom me fait tiquer : c’est un prénom d’homme, d’humain. Est-il seulement possible de croiser d’autres personnes dans le même cas que le mien ? Avant que mon imagination ne s’emballe, je finis toutefois par lui répondre.

- Moi c’est Jill. Merci de m’avoir sauvée, je te dois une fière chandelle.

Il remonte et me dépose sur la terre ferme : les piafabecs ne sont plus là, je suis désormais bel et bien en sécurité. La providence a finalement montré le bout de son nez depuis le début de ce rêve. J’en profite pour la solliciter à nouveau avant qu’elle ne me laisse en plan.

- Dis-moi euh… tu as une idée de l’endroit où on se trouve ? demandais-je alors à Kalvin.



Mon sauveur !
C'est une excellente initiative Kalvin, tu as vraiment bien fait merci ! :)
J'en profite pour rappeler que tout le monde peut venir squatter comme bon lui semble, passage éclair ou non. o/

infos rpg:
 



    stuff:
     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

Contenu sponsorisé



C-GEAR
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Sujets similaires
-
» [Compagnie] Les Aigles Rouges
» les aigles
» Les aigles
» Gwaihir, seigneur des Aigles Géant du Nord
» Escargaume / Shelmet

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Master Poké :: Le Pokémonde :: Région Sinnoh - 4E G E N :: Les Îles Légendaires :: Île Pleine Lune :: Rêverie - Évent d'été-