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» Les aigles et l'Escargaume


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Ranger Kalos

C-GEAR
Inscrit le : 12/11/2015
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Région : Kalos
Mar 3 Juil - 17:22
Au loin, quelque part au-dessus de l’océan, souffle un vent différent de ceux de d’habitude.
Il ne se déplace pas plus vite. Il n’est pas plus violent que tout ce qui a été connu jusqu’ici. Il est différent. Il aurait presque une odeur, indétectable pour le ridicule odorat des humains. Il contient quelque chose, de non identifiable car jamais le monde auparavant n’a pu l’observer. L’entendre, ou le sentir.

Ce vent ne tarde pas à arriver sur les terres : il se déplace très vite et finit par souffler partout ailleurs ; certaines bourrasques s’enfuient vers le nord, d’autres vont au sud et pour le reste, elles s’éparpillent aux quatre coins du monde.

Je sens d’un coup de l’air frais me balayer la nuque ; nous dormons à la belle étoile, je frissonne et me blottit contre mon Ronflex pour me réchauffer. Il ronfle très fort à cause de son apnée du sommeil. J’y suis trop habituée pour ne pas trouver les bras de Morphée en définitive ; le grand air et les entraînements de la journée en vue de l’arène ont raison de moi et me font basculer dans un sommeil lourd.

Mes yeux se rouvrent neuf heures plus tard. Je n’aperçois aucun de mes compagnons à mes côtés mais ne m’en inquiète pas ; ils ont l’habitude de faire leur vie. Nous nous sommes mis d’accord pour nous rejoindre dans l’après-midi pour le défi d’Urup ; sans un regard en arrière, je me relève pour aller chercher de l’eau fraîche à la mare voisine. Une fois debout, quelque chose m’interpelle. Il ne s’agit ni d’un bruit ni d’une voix mais d’une sensation ; jamais je n’ai senti mon corps aussi léger, encore moins dès le réveil. D’habitude, mes os craquent lorsque je m’étire, mes cheveux me caressent la nuque et la pâteuse du matin ne manque pas de me faire saliver. Aujourd’hui est un jour différent. Ma vision elle-même est étrange. Je ne suis certes pas bien grande mais je n’ai jamais vu l’herbe d’aussi près.

Quelque chose cloche.

Je me déplace mais je n’ai pas de jambes. Je n’ai pas de bras non plus ; je me mets à courir vers la mare en contrebas, priant que je ne sois pas devenue un tronc. En route, personne ne répond à mes cris. Ce doit être un rêve.


- BORDEL DE MERDE NON NON NON

L’eau me renvoie mon reflet en pleine face : j’aurai préféré qu’elle le garde. J’ai beau me tourner dans tous les sens, je ne vois aucun autre spécimen, rien à part un Escargaume. Moi, donc. Quand je vais à gauche, il va à gauche, de même pour la droite. La panique afflue à mon cerveau. D’ailleurs, en ai-je encore un ? Je sais bien que les pokemons en ont, mais pourquoi diable me souviens-je donc de ma vie d’humaine et de tout ce qui s’y rattache ?

- MAIS C’EST QUOI CE CASQUE DE MERDE QUI TOMBE PUTAIN

J’ai toujours été très grossière sous le coup de l’émotion. C’est à n’y rien comprendre ; mes pokemons ont disparu, j’en suis devenue un et pire encore, je ressemble désormais à Paris Hilton – ou n’importe quelle autre – en pleine action devant son miroir avec son smartphone. J’ai beau regarder sous tous les angles, je ressemble bel et bien à une ado à la bouche en cul de poule ; mes lèvres sont devenues roses et si proéminentes qu’elles sont en fait, à elles seules, le résumé de mon corps. Un heaumeUN STUPIDE HAUME DE MERDE » criais-je plutôt) semble recouvrir l’intégralité de ma peau désormais visqueuse, rose et verte. L’eau me nargue : j’ai beau la troubler encore et encore, c’est toujours le même reflet qui revient sur sa surface calmée. Dépitée, je n’en finis plus de réfléchir : je suis forcément en train de rêver, auquel cas, pour être incarnée en insecte dans le fruit de mon propre paradis cérébral, c’est qu’il me reste des choses à régler avec moi-même. Peut-être bien une histoire de karma qui a décidé de se foutre de ma gueule ou que sais-je encore.

Cela fait bientôt une heure que je hurle sur cette flaque qui ne m’a pourtant rien fait, toujours Escargaume, sans que rien n’y change.


- Bon au moins le profil de gauche est pas si mal.



Ce topic est libre de participation ; il n'est pas nécessaire d'envoyer un pm ou d'avoir un accord pour y participer. Vous avez probablement tjr rêvé de jouer av un Escargaume ; laissez-vous tenter et viendez.

heart
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Ranger Kalos

C-GEAR
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Sam 7 Juil - 11:41
La colère et la panique ont fini par retomber.

Voilà une heure que mes lamentations ont cessée. Le reflet de l’eau m’indique que tous les angles me renvoient à l’image d’un petit et frêle Escargaume. Ce rêve m’apparaît bien trop réaliste : la panique et le désespoir sont palpables. Le silence s’est installé : la prairie semble déserte et me laisse en paix, me permettant de broyer du noir pendant soixante minutes. Voilà le rêve le plus étrange de ma vie. Il n’est pas rare d’y ressentir parfois un peu d’angoisse mais celui-ci est bien plus intense. J’espère me réveiller au plus vite.

Bien que mes souvenirs soient intacts, ma logique reste hasardeuse. Comme il se doit dans un rêve. J’ignore tout de ce corps. Il semble mou, à priori je n’ai sans doute pas autant d’os que sous ma forme humaine. En ai-je seulement ? Qu’en est-il de ces lèvres proéminentes ? De mes goûts en matière de nourriture ? D’ailleurs, pourquoi donc est-ce que je ressens la faim ? Vais-je pouvoir me déplacer avec cette coque de métal ? Rien dans ce corps n’est compréhensible. J’ignore même comment je me déplace. Je finis par me mettre en route : la prairie dans laquelle je suis semble être la même qu’hier, lorsque je me suis endormie contre le ronflex. Il semblerait ; mes affaires ont disparues elles, tout comme mes compagnons. Il n’y a pas âme qui vive en-dehors de moi. Je décide finalement de me trouver un abri : aussi longtemps que j’ignorerai comment marche cette chose qui m’abrite, je dois me protéger. Je ne m’explique pas le fait de me sentir en danger dans mon propre rêve mais ne renonce pas à l’idée.

En m’éloignant de la mare je constate au loin une longue rangée d’arbres qui constitue l’orée du bois de Fort-Vanitas. La vision trouble m’apprend que la vue n’est clairement pas le point fort des pokemons insectes. En revanche, dès que je me mets en marche, j’avance bien plus vite que je ne l’avais espéré. Ce casque qui recouvre et abrite à la fois mon corps n’est pas si lourd : il semble au contraire être fait pour moi. Plus léger qu’il n’y paraît, il ne me ralentit pas dans mes déplacements. Je n’avais jamais remarqué que les petites excroissances en bas de cette coquille servaient de jambes à l’espèce. Mes souvenirs d’humaine me rappellent également que je croyais leur heaume fait d’acier ; la matière n’a rien à voir, cela fait davantage songer à un coquillage.

Un abri peu solide en d’autres termes. C’est une chance qu’il ne soit pas lourd ; à vrai dire je me sens même microscopique tant ce corps ne me semble pas encombrant. Quel dommage d’être si fragile et si vulnérable dans son propre rêve. J’avance aussi vite que je le peux et constate ainsi que je suis loin d’être rapide ou véloce. Un problème à ne pas prendre à la légère ; plus je me déplace, plus je me rends compte que j’ai tout intérêt à me trouver une planque, en-dehors de ma propre coquille. De tous les pokemons, je dois probablement incarner dans ce rêve l’un des plus vulnérables qui soit à l’état sauvage…





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Ranger Kalos

C-GEAR
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Région : Kalos
Mar 10 Juil - 15:26
Je crois que je ne suis plus du tout à Kalos.

Ce que je prenais pour le petit bois aux abords de Fort-Vanitas n’est rien d’autre qu’une petite forêt, principalement de pins vu l’odeur, aux feuillages épais. Je n’y vois rien et la visière du heaume ne m’aide pas beaucoup ; il suffit de grimper, de marcher un peu trop vite, de prendre un virage à quatre-vingt dix degrés et je ne vois plus rien devant moi. J’aimerai m’habituer un peu plus à ce corps à chaque pas mais rien n’y fait. La panique en revanche a disparu, tout comme le désespoir. Maintenant que le choc est derrière moi mes émotions ne sont plus à fleur de peau. Tant pis si je suis un minuscule Escargaume qui ne mesure même pas un mètre et qui est suffisamment léger pour se faire balayer par une bourrasque. Je suis en train de rêver après tout. Certes le réalisme de ce songe est étonnant mais il n’en reste pas moins un songe… enfin je crois. La faim commence à me tarauder. Je n’ai pas, au loin, reconnu les fumées caractéristiques qui s’échappent de Fort-Vanitas ; on les voit toujours surplombant le bois. Perdue au milieu de nulle part, je préfère chercher quelques baies là où je me trouve : la lumière du jour ne décline pas encore mais cela ne saurait tarder. Il faut que je trouve un abri avant de croiser des emmerdes musclées.

Tout en cherchant de quoi me sustenter, je fais au mieux pour parvenir à des déductions logiques. Je ressens la faim, la peur et la panique ; cela veut-il donc dire que la douleur peut être ressentie ? Tout comme le bonheur ? Si je suis dans un rêve, il va forcément se passer quelque chose tôt ou tard. Le temps paraît bien long pendant que je m’abrite de buissons en buissons, faisant le maximum pour ne pas rester à découvert trop longtemps. C’est que j’ai peur des piafs et de ce qu’ils pourraient me faire si jamais j’en croise un. Heureusement je ne croise personne. Suis-je donc seule dans cet univers ? Les questions s’évanouissent vite alors que j’aperçois les premières baies de la journée. Certaines poussent dans des buissons à proximité de là où je suis et d’autres sont perchées à des arbres fruitiers. Leur odeur m’a attirée jusqu’à elles : c’est un véritable bonheur d’avoir un odorat plus développé qu’un humain malgré mon absence apparente de cavités nasales. J’ai renoncé à comprendre le fonctionnement de cette enveloppe quelques heures auparavant.

Après un copieux festin, je me relève difficilement. Force est de constater que quelque soit l’espèce, l’estomac apprécie peu les surcharges. J’arrive néanmoins à me hisser sur le tronc d’un arbre ; il m’a fallu prendre pas mal d’élan mais grâce à une course rapide (aussi rapide que possible) et mon corps léger comme une plume je suis parvenue à atteindre un creux non loin du sol. L’arbre quant à lui continue de se prolonger et élance ses branches à environ cinq mètres au-dessus de moi. Ce creux est étroit mais suffisant ; pour la première fois depuis mon réveil je suis ravie d’être un petit pokemon. Le repas m’a rendue somnolente ; je sens des paupières se refermer, ainsi qu’une sensation de fatigue me parcourir le corps. Il fait encore jour ; bien que la nuit ait son lot de prédateurs, j’ai la sensation que je serai moins voyante dans l’obscurité. Si, bien sûr, je ne me suis pas réveillée entre temps : lorsque le sommeil m’emporte, je suis persuadée de me réveiller à nouveau en être humain.




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Ranger Kalos

C-GEAR
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Région : Kalos
Mer 11 Juil - 18:46
Raté. Toujours un Escargaume. Le réveil n’est pas très agréable.

Impossible de me rappeler ce que disent les études des scientifiques sur cette espèce. Plus qu’à tester les limites de ce corps ; le seul moyen de se rendre compte de ce que je suis capable de faire ou non. L’idée est loin d’être lumineuse mais je n’ai pas d’autre choix qui se présente ; le soleil s’est barré pour de bon, c’est le moment de se déplacer. J’observe prudemment les environs avant de me mettre en route : j’entends quelques hululements au loin mais ne remarque aucune paire d’yeux traînant par là. Patiente, j’attends.

Aucun troupeau de pokemon sauvages à l’horizon. J’agis une vingtaine de minutes plus tard : je saute bien plus loin que je n’espérais, légère, atterrit dans des buissons épais et ne bouge plus. Pas d’oreille à tendre aux aguets : à la place je me fige et attend patiemment qu’un bruit, n’importe lequel, me parvienne. Rien ne vient cependant et je finis par me dépêtrer ; je regrette infiniment de ne pas avoir de bras. Une fois au sol je constate que, pour l’instant, je suis seule dans les environs. J’entame donc ma marche silencieuse, aux aguets. Mes yeux scrutent l’obscurité ; j’aurai tout donné pour être nyctalope. Heureusement, la lune quasi pleine éclaire bien les environs. Des rayons translucides parviennent même à filtrer parmi les branches. La visibilité est bonne et la météo de mon côté : je finis par progresser bien plus vite que je ne l’avais d’abord pensé. Je me sens protégée par les arbres, comme s’ils pouvaient empêcher les rapaces de venir me cueillir entre leurs serres.

Je finis par grimper sur un arbre pour observer les alentours de haut : vu d’en bas j’ai l’impression de tourner en rond depuis des heures. Ce qui est fort possible mais, je l’espère, peu probable. Je suis allée obstinément droit devant moi sans jamais faire demi-tour ou rencontrer un obstacle ; je dois en avoir le cœur net et apercevoir les frontières de l’endroit. Le fait de n’avoir aucun but dans ce rêve est déjà bien assez perturbant ; pas la peine de se promener à l’aveuglette quand on fait à peine un mètre tout en ignorant joyeusement où l’on va.

Bien évidemment, une fois au sommet, je ne vois toujours rien. En partie parce que ce stupide casque me tombe sans arrêt sur les yeux mais également parce que je suis bien trop minuscule pour ne serait-ce qu’apercevoir la ligne d’horizon. Tout cela commence à être crevant. J’observe de nouveau les environs et attend quelques minutes à la recherche d’un bruit. Le silence de l’endroit me convainc et me remet en route rapidement. Je finis par courir, pressée de trouver quelque chose, bien que je ne sache pas quoi. Ce rêve réaliste commence à devenir franchement stressant. En quoi est-ce agréable d’être le jouet des caprices de la nature ? Que suis-je censée faire ? Je ne me souviens pas d’un rêve dans lequel mon rôle est inconnu ; même en spectatrice passive j’y ai toujours eu une place.

Dommage, je n'ai pas d'ailes.

A la place, un corps riquiqui et ridiculement faible dans son environnement. Je finis carrément par courir à toute vitesse et m’étonne de me découvrir une telle endurance. L’humaine que je suis aurait déjà rendu ses poumons dans l’effort. Je fonce et ma visière finit par tomber ; je tente un énième mouvement de tête vers le haut pour le repousser. La manœuvre est un succès mais je me prends les pieds dans des racines grouillantes et finit par m’écraser de plein fouet contre un tronc. Il n’y a que ça ici. Le choc est rude, j’entends un bruit sourd (celui du heaume) et finit au pied de l’arbre un peu sonnée. Consciente que je devrais m’être fracassé le crâne, je me relève dans la surprise avant de comprendre que je n’ai plus une boîte crânienne désormais. Lente d’esprit, je finis par me relever et partir sans m’apercevoir que je suis observée. Mon roulé-boulé a eut tôt fait de réveiller deux innocentes créatures en plein sommeil : plus précisément, deux piafabecs. Leurs cris me rattrapent alors que je file douloureusement à couvert dans les buissons les plus proches. D’un bond, étonnamment agile, j’atterris dedans.

Et de nouveau coincée.
Evidemment, il fallait que je sois également une gourde dans mon propre rêve.

Les piafabec plutôt furieux de ce réveil agité et impromptu tentent de me picorer à travers les feuillages ; mon coquillage leur résiste (mais ça pique quand même). Ce que je prends pour leurs cris finit par s’affiner, par devenir un son plus précis avec des intonations claires et… des paroles. Soudain, je percute. Je suis un pokemon ; je comprends donc leur langage. Pas besoin d’être de la même espèce. J’aurai été émue si je n’avais pas l’arrière-train aussi exposé à leurs becs pointus et si vulnérable à leurs insultes sur mon physique pas facile. Je finis par littéralement exploser de rage et me débat de toutes mes forces ; enfin les taillis me lâchent et me laissent m’écraser au sol. Je me relève et sens, quelque part en moi, un truc gonfler et aussitôt un liquide poisseux jaillit de ma bouche et s’échoue sur mes agresseurs. L’un dit quelque chose comme « dégueulasse ! » puis l’autre « de l’acide ! Sale petite vermine ! » ; leurs ailes sont désormais gluantes et par chance, du poison leur a obstrué la vue dans l’explosion. Je ne demande pas mon reste et file aussitôt ; je les sème sans peine. L’un deux a bien essayé de me suivre et de me faire la fête mais je l’ai vu soudainement s’arrêter sur une branche et me contempler en criant quelque chose que je n’ai pas entendu, avec un rire tonitruant à la suite.

Je n’avais pas entendu que je fonçais droit dans un ravin ; par peur d’être repérée, je ne sautais pas et fonçait tête baissée pour éviter les oiseaux.




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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Mer 11 Juil - 23:08
Sean, Kalvin et Rose étaient épuisés. Tous les trois avaient tenté de résoudre les divers conflits qui opposaient leurs pokémons, mais cela fut un échec. La seule solution, pour l’instant, fut de rappeler les pokémons dans leurs pokeballs respectives. C’est donc avec du mal, que les jambes du cartomancien l’emmenèrent jusqu’à son lit. Kalvin s’endormit comme une masse, sans prendre la peine de se déshabiller ou se laver les dents au préalable. C’était comme si ce sommeil était magique.

Lorsque le voyant se réveilla, il ne se trouvait plus dans le manoir des Nostradamus, mais dans une forêt. Il ne la connaissait pas. Lorsqu’il se leva, il se demanda ce qu’il faisait ici et comment il s’était retrouvé là. De plus, il ne touchait pas le sol, mais flottait au-dessus. Sa vue s’était amélioré, comme s'il voyait avec trois yeux. Chose impossible. Il devait donc encore rêver. Bien décidé de comprendre ce rêve, il n’était pas oniromancien comme Amandine Hirma, donc c’était difficile pour lui, il décida de parcourir ce bois onirique. Après ce qu’il sembla quelques heures, il trouva une mare et le reflet qui y apparut ne surpris aucunement le voyant. Il était devenu un Cryptéro. Un pokémon antique de type psy mais aussi vol. Après tout c’était un rêve, donc il n’y avait rien d’étonnant. Puis, un bruit se fit entendre de l’autre côté de la mare. Kalvin, sous la forme de Cryptéro, décide de se cacher derrière un arbre.

Un petit pokémon apparut. Il était très petit, à peine plus haut que les herbes sauvages. Il était muni d’une coquille semblable à un casque de chevalier, un heaume. Ainsi, il n’était pas seul, il voulut apparaitre au grand jour, devant le pokémon insecte, jusqu’à ce que ce dernier ouvre sa bouche :

« BORDEL DE MERDE NON NON NON. MAIS C’EST QUOI CE CASQUE DE MERDE QUI TOMBE PUTAIN »

D’après la voix, il s’agissait d’un pokémon femelle, un pokémon bien vulgaire. Que pouvait faire Kalvin avec une telle créature. Non, il préféra l’ignorer et partit en toute discrétion de l’autre côté discrètement. Le fait de ne pas marcher sur le sol, mais de flotter au-dessus, aida grandement à ne pas faire de bruit. Kalvin se laissa vagabonder à ses envies, sans se soucier de savoir où il allait réellement. Il sortit de la forêt. Il se trouvait dans une prairie. Au milieu de celle-ci une énorme porte. Intrigué par cette dernière, le cartomancien s’en approcha. Elle semblait être faite d’une matière inconnue. De drôles de symboles y étaient gravés. Il reconnut le symbole de type psy. Son type, mais il n’y avait pas que ça, d'autres symbole qu’il ignorait la signification et le chiffre 80. Il approcha une de ces ailes de la porte, l’effleura lorsqu’il entendit un bruit venant de la forêt. On aurait dit un combat de pokémons sauvages. Sans se soucier de la porte, Kalvin se précipita d’instinct vers ce vacarme. De nouveau dans les bois, il retrouva l’Escargaume femelle. Elle était poursuivie par deux Piafabecs furieux. Elle réussit à se défendre avec une attaque acide, mais cela ne fit que les ralentir.

Kalvin vit alors une chose que l’Escargaume ne sembla pas voir, mais son dernier adversaire le vit également. Il s’arrêta sur une branche, alors que le femelle insecte se précipiter vers un ravin. Elle a fait le grand plongeon, un plongeon fatal. Ce n’était peut-être qu’un rêve, mais il ne pouvait pas la laisser mourir. Il passa à côté du Piafabec, qui tenta de l’arrêter. À ce moment précis, Kalvin sut ce qu’il devait faire, il se concentra, ses trois yeux bleus s’illuminèrent, et le Piafabec tomba, endormi.

« Hypnose. »

Kalvin était persuadé, il venait d’utiliser l’attaque Hypnose. Alors que l’Escargaume allait chuter, il se précipita pour la réceptionner entre ce qu’il qualifierait d’ailes.

« Bonjour. Moi c’est Kalvin. »

~~~

Bon bah je me tape l’incruste puisque c’est un topic ouvert ^^

+5 Niveaux
Ouverture de la porte : Un pokémon Psy avec une stat Attaque spéciale d'au moins 80

Espèce : Cryptéro
Niveau : 10
Talent : Garde Magik
Attaques : Tornade / Œil Miracle / Hypnose / Vague Psy
Inventaire GTs : ø


Rose : #C4A0BF
Kalvin : #FF00FF
Sean : #800080
Violette : #008080
Client : #0000FF
Angel : #BDB76B
Amandine : #FF8C00
Adam : #FF7F50
Bruce : #A0522D

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Ranger Kalos

C-GEAR
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Région : Kalos
Jeu 12 Juil - 16:49
Eh bien nous y voilà.

Adulte de vingt-huit ans (presque vingt-neuf tout de même), dresseuse depuis quatre ans, ranger depuis un an, un cerveau qui fonctionne normalement… et je ne suis toujours pas foutue de regarder droit devant moi quand je cours. Je continue donc de me précipiter pour échapper aux deux piafabecs bien qu’ils aient renoncé à la poursuite pour je ne sais quelle mystérieuse raison. Malheureusement les herbes hautes sont plus grandes que moi et ma visibilité est proche de zéro dans cette fuite. Heaume ou pas, je ne vois pas la terre s’arrêter soudainement pour laisser place au vide. Je plonge donc dedans à toute vitesse, sans même avoir eu l’opportunité, pendant une demi-seconde, d’entamer une manœuvre de freinage.

Je ne suis, hélas, pas aussi efficace qu’une automobile et son frein à main : une fois que mon activité cérébrale s’intensifie et me prévient du danger en apercevant la falaise avant moi, il est trop tard pour ralentir. Je le fais tout de même mais il m’est impossible de stopper net ma course ; pire encore, dans l’effort je perds l’équilibre et roule tout droit vers le vide.


- Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih

Ce cri de fillette, c’est moi.

Quelques instants plus tard, je fais face à une peur si écrasante que j’espère de tout cœur me réveiller à ce moment précis. Je ne vois déjà plus le sol sur lequel j’étais quelques instants auparavant ; je tombe bel et bien dans le vide et ne voit rien en contrebas. Je suis évidemment tombée dans un ravin très profond, dans lequel je n’aperçois aucune corniche où me rattraper. Sans ailes et sans membres il m’est difficile de me débattre dans les airs pour me rapprocher des bords. Catastrophe. Tout cela a beau être un songe, je le trouve si réaliste et si prenant que je commence à m’inquiéter réellement : vais-je mourir une fois écrasée sur le sol, ou me réveiller ? Vais-je ressentir la douleur aussi bien que la panique qui agite mes terminaisons nerveuses ?

Dans la chute mon esprit finit par devenir blanc. Je ne cris plus, comme si mon âme avait foutu le camp et que j’étais déjà morte à l’intérieur. Ce fut à ce moment précis que j’eus réellement l’impression d’être dans un rêve ; je finis par rouvrir les yeux alors que je ne me sens plus chuter depuis quelques instants (le vent a finit de balayer ce stupide heaume). Je plane, je lévite, je vole : je ne sais pas comment appeler ça mais je me retrouve soudainement figée dans les airs, sans plus tomber. Je reconnais des ailes jaunes, parées de couleurs vives (rouge et bleu ?) et un corps étrange mais bien plus grand que le mien. Je sens quelque chose tambouriner fort à l’intérieur de moi : j’ai failli succomber à une crise cardiaque mais je suis visiblement sauvée de ma chute mortelle. Je n’ose pas bouger d’un millimètre, de peur de quitter cet équilibre précaire et de retomber.


« Bonjour. Moi c’est Kalvin. »

Soulagement divin. Rien à voir avec les Piafabecs, le Cryptéro qui vient de me sauver la vie ne semble nullement agressif. Le simple fait de se présenter par ce nom me fait tiquer : c’est un prénom d’homme, d’humain. Est-il seulement possible de croiser d’autres personnes dans le même cas que le mien ? Avant que mon imagination ne s’emballe, je finis toutefois par lui répondre.

- Moi c’est Jill. Merci de m’avoir sauvée, je te dois une fière chandelle.

Il remonte et me dépose sur la terre ferme : les piafabecs ne sont plus là, je suis désormais bel et bien en sécurité. La providence a finalement montré le bout de son nez depuis le début de ce rêve. J’en profite pour la solliciter à nouveau avant qu’elle ne me laisse en plan.

- Dis-moi euh… tu as une idée de l’endroit où on se trouve ? demandais-je alors à Kalvin.



Mon sauveur !
C'est une excellente initiative Kalvin, tu as vraiment bien fait merci ! :)
J'en profite pour rappeler que tout le monde peut venir squatter comme bon lui semble, passage éclair ou non. o/

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Modo RP & Dresseur

C-GEAR
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Région : sinnoh
Dim 22 Juil - 20:09
La musique n’est pas assez forte. Je veux qu’elle m’enivre, je veux qu’elle me transcende. La transe, c’est ce que je recherche ce soir. Nous avons ouvert quelques bières avec James, nous avons continué avec une bonne bouteille de rouge que mémé lui a un jour offert pour je ne sais quelle occasion. Nous avons hurlé, essayé de rejeter toutes ces sales pensées, négatives, noires. Nous avons pleuré, donné une gifle à l’autre et avons repris notre danse frénétique. La musique est très forte mais nous ne l’entendons toujours pas. Les voisins, eux, ont déjà dû prévenir les flics. Nous nous en fichons. Ce soir, nous devons tout oublier.

Je ne sais plus laquelle de nous deux est tombée la première. Peut-être moi. Je crois avoir accompagné mon geste car je me livrais un peu trop. J’ai la sensation d’avoir été trop franche avec James, de lui avoir confié que je ne comprenais pas pourquoi je n’étais pas sur les devants de la scène, moi qui suis si supérieure aux autres et même à elle. Je la chéris, je lui ai répété des milliers de fois mais je vaux mieux qu’elle. Je mérite toutes les attentions et ne pas avoir suffisamment celle de mon père m’agace. Mémé ne compte pas, elle n’a jamais eu sa place dans mon cœur. De toute manière, elle rendra bientôt l’âme. Je vomis tous ces secrets devant ma sœur médusée avant de pleurer après avoir évoqué le spectre de la mort. Je pleure comme une enfant, me sentant si vulnérable, revoyant son visage défiguré à lui, son sourire carnassier à elle quand elle bloque l’oreiller. Je pleure à sanglots maintenant et j’ai l’impression que James me tape, me supplie de me taire, d’arrêter. Je tombe par terre, face contre terre. Il est minuit passé. Ma peau va être si vilaine demain. Je suis réellement un déchet.

La fenêtre est ouverte car nous avions trop chaud à cause de l’alcool. Un petit vent s’engouffre dans notre appartement, caressant mon visage. La voix de James me parait lointaine, mes pleurs ne sont que des souvenirs aussi. Je m’endors ou je le rejoins peut-être. Je ne veux juste pas revoir ses yeux.

Le réveil est difficile. Je manque d’air. À l’aide. Je n’ai pas encore ouvert les yeux que ma tête me lance affreusement. Je n’ai pas l’habitude de perdre le contrôle de la sorte, je paie le prix fort de notre soirée honteuse ce matin. J’ouvre à peine les yeux et essaie de me relever. Je n’ai pas eu l’impression que mes bras m’ont beaucoup soulevé et pourtant mon torse est redressé. La lumière vive m’agresse, j’aimerais que James mette enfin des rideaux dans sa chambre. Je dois probablement être ici pour que le soleil me tue autant. Ma vue s’habitue progressivement et alors que je pensais voir apparaître autour de moi les effets personnels de mon aînée, ce ne sont que des étendues vertes qui m’entourent. Je suis dans une prairie. Genre la petite maison dans la prairie. J’ai envie d’être vulgaire mais ça ne colle pas du tout avec mon image. Je suis plus raffinée que cela bien que je vomisse tout l’alcool ingurgité hier. Mon dos se courbe, ma gorge prend feu et mes cheveux... ne me tombent pas dans les yeux. Je recrache tout, mais ce qui m’alerte est l’absence de mèches blondes. Dès que je reprends mon souffle, je veux détacher ma tignasse. J’envoie mes bras vers le haut, mais je n’ai pas la sensation que ceux-ci se soient levés. Je n’ai même pas l’impression de les sentir. Je ne sens plus mes bras. Je panique et pose enfin le regard sur moi.

La prairie dans un premier temps. Ce tronc jaune-violet sans bras ni jambes dans un second temps. Je sombre.

J’ai dû m’évanouir. Ma tête me lance toujours. Je jure d’arrêter de boire ici et maintenant. Que cette prairie m’en soit témoin car oui, je suis de retour dans ce grand champ. Peut-être suis-je en train de rêver. Il n’y a que cela pour justifier ce lieu et mon physique, la mort ne nous donne pas de nouvelles apparences. J’ai des écailles sur tout le corps, pas de bras, ni de chocolat. Rien n’a changé depuis mon malaise. Mince, d’habitude il en résulte quelques petits services. Là, je constate que s’évanouir seule, sans témoin, n’apporte rien si ce n’est de la pitié. Je suis pathétique ainsi que jaune et violette pour couronner le tout. Ai-je dit que j’étais seule aussi ? Je le répète, ne sait-on jamais. James n’est pas à côté de moi. Je regarde de partout, mais rien. Je dois planer au-dessus des nuages, je ne vois que cela. Restent que j’ai ce mal de tête terrible, ces hauts le cœur épouvantables et une peine immense. Je devrais être euphorique, libérée de toutes mes angoisses et pourtant, je me sens aussi mal voire plus encore. Dans mon délire solo, je décide de découvrir quelle quête m’attend dans mon rêve, quel message est éventuellement caché derrière. Je veux partir, mais cette décision est difficile à exécuter. Je n’ai pas plus de jambes que de bras. Je suis un tronc, visqueux, froid et par conséquent, je dois me traîner à même le sol. Mon corps ondule, je peux avec une certaine facilité le tordre, me redresser comme bon me semble, mais pour avancer, je dois avoir le visage dans la terre. Qu’ai-je fait pour m’hériter cela ? Le contact avec le sol m’a toujours dégouté. Déjà petite, je ne voulais pas aider mon père dans son potager. J’appris plus tard, par James, que c’était mère qui refusait que je seconde papa afin d’éviter d’abîmer mes si jolies petites mains. Je regardais donc James jouer dans la terre, ressortir des insectes absolument dégueulasses et je l’entendais rire. Elle avait un jour dégoté un immense ver de terre et… mince. Je suis un lombric. J’ai envie de hurler de peur, de dégoût, mais à peine ai-je ouvert la bouche que je sens une fine langue s’échapper contre mon gré. Je tire la langue ou plutôt, je siffle. Oui, j’ai sifflé tel un serpent avec sa langue fourchue. Dommage que je ne sois pas un basilic, là, j’aurai été badass. C’est donc officiel : je me sens répugnante, mais bizarrement plus aussi vulnérable. Je prends confiance à chaque sifflement, mon mal de tête s’estompe progressivement ou n'est-ce qu’une simple impression ? Nous verrons. En attendant, je dois aller au-delà de mes a priori. Je dois avancer. Des bruits me parviennent au loin et c’est là que je décide de me rendre. Dans mes mouvements, je trouve un compromis et reproduis les reptiles que dessinait James petite : le torse fier et droit. Je peux voir au loin ce qui m’entoure. Cela implique aussi que quiconque puisse suivre mon avancée.

Je croise plusieurs pokémons qui, à mon passage, s’écartent. Je dois être si laide pour provoquer ce genre de réaction. Ou alors, je dois être un prédateur pour eux. Je ressens ces impulsions, ce désir de me jeter sur la proie et de la mordre. Ce rêve est la continuité de ma discussion avec James. Je n’aime pas assister à ce que j’évoque comme "ma propre folie", celle de ma mère me suffit bien assez.
J’ai tenté de parler avec certains d’entre eux, mais aucun n’a su me répondre autrement que par des rugissements. Je suis la seule humaine coincée dans ce corps de serpent. Dans les yeux d’un rattata, j’ai pu observer quelques secondes mon reflet. J’y ai appris que j’étais bien un pou, mais aussi que ma vision et mes réflexes étaient plus affûtés qu’avant. J’ai pu aussi me rappeler que ces couleurs jaune et violet caractérisaient un pokémon dont j’ai oublié le nom. Je suis une de ses créatures dotées de pouvoir et je prie pour qu’aucun dresseur ne me trouve.

Je devrais donc fuir les voix aux alentours, mais mon instinct ne me met pas en garde. Je ne suis pas en danger, je le sens. Je suis l’éventuel danger avant de tomber sur plus fort que moi. Je reste aux aguets, chacun de mes déplacements est prudent comme si j’attendais l’élément perturbateur du rêve. Petite, je rêvais fréquemment qu’un horrible pokémon venait manger les enfants de mon village. Serait-ce lui mon adversaire et non le dresseur ?

Les voix sont de plus en plus claires. Je constate l’envolée de plusieurs pokémons oiseaux. Je reste bête d’avoir pu les entendre et voir d’aussi loin, mais cela doit être des nouvelles facultés. J’ai presque envie de dire que la vie de serpent est plutôt cool. Je m’arrête et reste cachée afin d’observer les deux humains, mais il n’y a personne si ce n’est deux pokémons : l’un grand et majestueux, l’autre plutôt dans un style moyen-âge. Sa bouche me perturbe assez, il doit souffrir à force de faire des duck face à tout va. Les voix sont les leurs. Je reste surprise par cette découverte : que signifie ce délire?! Je les entends discuter, s'exprimer avec le même langage que le mien et puis je mets toutes mes questions de côté. Je dois saisir ma chance : ils sont probablement les seuls avec qui je peux converser dans ce rêve.

Je me faufile jusqu’à eux, mes sens n'étant toujours pas en alerte. Tout est ok, s’il est possible de parler ainsi sans pleurer toutes les larmes de son corps.

CORI - Bon, quelle est la mission ? quel est le projet ? le monstre à abattre pour sortir d’ici ?

À chaque interrogation, ma langue s’échappe et je siffle. Je ne suis décidément pas dans un bon jour. Je suis un peu irrespectueuse, un peu brusque, mais contrairement à la réalité où je dois tout le temps porter un masque, arrondir tous les angles même les plus pénibles, dans les rêves je peux être cash et ne pas me prendre la tête. La politesse est parfois fatigante, la perfection exténuante. Ils me donneront le prénom qu’ils veulent ou ils ne me nommeront pas. Je veux juste me réveiller et sauver ma peau de ce désastre, de ces cernes à venir ! Promis, l’alcool c’est fini, les couchers après minuit aussi.



Bonjouuur (je tape la grosse incruste).
Désolée pour ce long blabla peu utile (les autres seront plus dynamiques) et pour l'irrespect du personnage. J'espère que cette arrivée vous va o/ !

Je prends donc les cinq niveaux :

Espèce : Abo
Niveau : lvl 10
Talent : Mue
Attaques : ligotage (normal) / groz'yeux (normal) / dard-venin (poison) / morsure (ténèbre)
Inventaire GTs : 0


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C-GEAR
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Région : Sinnoh
Mar 24 Juil - 11:27
« Moi c’est Jill. Merci de m’avoir sauvée, je te dois une fière chandelle. »

Un prénom pas très pokémonesque aux oreilles de Kalvin. Ainsi il n’avait pas sauvé un pokémon mais un autre humain coincé avec lui dans cet univers de songe. Arrivée en haut de la falaise, le voyant coincé dans la peau d’un Cryptéro, remarqua que les Piafabecs étaient partis, sûrement humilié de leur défaite. Il déposa donc l’Escargaume. Aussitôt, Jill demanda à son sauveur s’il savait où il se trouvait.

« Un rêve. Au départ, je pensais que c’était un rêve prémonitoire comme ont les oniromanciens. Je pensais que mes pouvoirs s’étendaient, mais si toi aussi tu es une humaine coincée ici, c’est que je me trompe. Si seulement mon frère était là, il nous aiderait, il est bien plus fort sur ce genre de phénomène par rapport à moi. »

Au final, peut-être que Sean, Rose et lui avaient échoué. Ils ne furent peut-être pas assez rapides pour récupérer tous les pokémons nécessaires, et ainsi le Chaos Démoniaque s’est abattu sur le monde, et ceci est une des conséquences. Au moins, ce n’était pas un monde apocalyptique comme le racontaient les vieux grimoires de ses ancêtres, et ça c’était rassurant, enfin même si restait coincé dans la peau d’un pokémon à vie n’était pas l’idéal non plus.

« Nous devrions pas rester là. Ils pourraient revenir avec des amis à eux. Les Piafabecs sont tenaces et ne pardonnent jamais. »

Le voyant pensa alors à cette étrange porte qu’il avait vue avant de venir secourir l’humaine. Il avait ressenti une drôle de sensation en la voyant, et si c’était la clef ? Et si cette porte était une issue de secours ?

« Je crois avoir trouvé l’issue de secours. Un peu plus loin, dans une immense prairie juste après la forêt. »

Il analysa le pokémon insecte et se dit que si elle marchait, cela les ralentirait. Alors que lui en volant ; est-ce vraiment voler ou c’est simplement planer ; peut-importe, il était plus rapide.

« -Par contre pour faire vite, il faudrait que je te porte également.
- Bon, quelle est la mission ? Quel est le projet ? Le monstre à abattre pour sortir d’ici ? »

Un Abo venait de s’immiscer entre eux. Comme par réflexe, Kalvin se mit entre le nouveau venu et Jill. Il savait que par son type Psy, il serait un redoutable adversaire pour le pokémon poison. Cet Abo, lorsqu’il parlait semblait siffler et le sifflement avait une tonalité assez féminine. C’était donc un pokémon femelle. Puis, le voyant se remémora ce qu’avait dit l’incrusteur, si c’était un pokémon local, elle ne poserait pas ce genre de question. C’était donc, un autre humain coincé ici comme eux deux. Combien étaient-ils en tout ?

« Tu sais que nous ne sommes pas dans un jeu vidéo mais un rêve. Il n’y a pas de monstre, juste des pokémons sauvages plus ou moins amicaux on va dire. Mais bon, je crois avoir découvert la sortie. »

Kalvin ignorait s’il pouvait faire confiance à cet autre humain coincé ici. Après tout, elle était devenue un Abo, et si le pokémon dans lequel on s’est incarné nous représente, c’est que c’est n’est pas un humain très fréquentable. Mais avait-il le droit de juger ainsi un autre humain et dire qui a le droit de revenir dans le monde réel ou pas. S’il fait ça, il ne valait pas mieux que les Hirma, et ça il en était hors de question. Au final, si Jill est d’accord, il lui parlera de la porte mais il le gardera tout de même à l’œil.

*
**
*

Vive l’incruste !

Je récupère 5 niveaux.

Espèce : Cryptéro
Niveau : 15
Talent : Garde Magik
Attaques : Tornade / Vent arrière / Hypnose / Vague Psy
Inventaire GTs : ø


Jill & Cori, j’essaierai de répondre assez vite désormais, mais il peut que je tarde, si c’est le cas, n’hésitez pas à avancer sans moi, je vous rattraperai.


Rose : #C4A0BF
Kalvin : #FF00FF
Sean : #800080
Violette : #008080
Client : #0000FF
Angel : #BDB76B
Amandine : #FF8C00
Adam : #FF7F50
Bruce : #A0522D

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Mar 24 Juil - 15:28
« Un rêve. Au départ, je pensais que c’était un rêve prémonitoire comme ont les oniromanciens. Je pensais que mes pouvoirs s’étendaient, mais si toi aussi tu es une humaine coincée ici, c’est que je me trompe. Si seulement mon frère était là, il nous aiderait, il est bien plus fort sur ce genre de phénomène par rapport à moi. »

La chance a peut-être fini par tourner dirait-on. Alors que je me casse la gueule du corps du Cryptero pour finir au sol, j’embrasse la terre ferme avec mes lèvres proéminentes, heureuse d’avoir réchappé à… quelque chose en tout cas. Kalvin est soit malin, soit devin, soit perché. Une chance sur trois. Il se peut que son frère sache de quoi il parle, tout comme lui : l’explication du rêve est la plus plausible. Le simple fait de l’avoir rencontré me confirme qu’il y a d’autres humains ici qui sont prisonniers de corps de pokemons. Le simple fait d’avoir un nom met la puce à l’oreille. Je ne relève pas, en revanche, le terme oniromancien. Je suis assez cultivée pour comprendre qu’il déblatère sur les mondes oniriques mais ne suis pas à l’aise pour aller plus loin dans la discussion. Je n’ai aucune sorte de croyance et encore moins celle des cartes, des feuilles de thé, des lignes de la main ou que sais-je encore. Il me semble me souvenir que la seule fois où j’ai accepté que l’on me tire les cartes d’un tarot, c’était pour savoir si oui ou non j’allais gagner au pmu. Tentative infructueuse mais je garde tout cela pour moi tandis que Kalvin nous met à l’abri des piafabecs et de leur rancune.

« Je crois avoir trouvé l’issue de secours. Un peu plus loin, dans une immense prairie juste après la forêt. »

Il se met aussitôt en route : je lui confirme que je viens de cette prairie mais que je n’y ai rien vu lors de mon réveil. Cela étant dit je le suis tout de même puisque nous n’avons de toute façon aucune autre issue à exploiter et je refuse désormais d’être séparée de mon sauveur. Qui sait, sa paire d’ailes, aussi étrange soit-elle, pourrait bien être utile une fois de plus. Je doute d’être le garde du corps idéal prisonnière de ce petit Escargaume, néanmoins je refuse d’abandonner celui envers qui j’ai une dette. J’accepte donc aussitôt de le suivre dans cette fameuse prairie, très curieuse de voir s’il y aura bien cette fameuse porte (et oui on ne se débarrasse pas si facilement du scepticisme). Kalvin propose alors de me transporter pour aller plus vite : le boulet que je suis accepte de se transformer temporairement en autre chose qu’une enclume et alors que je prenais place dans un équilibre précaire, nous furent interrompus soudainement par une voix sifflante.

Je me casse aussitôt la gueule pour la énième fois de la journée, mange à nouveau le sol et découvre un Abo en me relevant.


- Bon, quelle est la mission ? Quel est le projet ? Le monstre à abattre pour sortir d’ici ?
- Gné ? répondais-je par réflexe.

Il semblerait que, de nous trois, je sois le cerveau le plus lent ici. Je n’ai pas pensé à chercher la sortie, abattre un boss comme dans un jeu vidéo pour sortir : à part courir sans regarder devant moi et tomber dans le vide, je n’ai jusqu’à présent pas été très utile à la communauté. Une petite communauté certes, mais tout de même. Kalvin se fait de nouveau plus efficace et répond au nouveau venu qui semble très agité.

« Tu sais que nous ne sommes pas dans un jeu vidéo mais un rêve. Il n’y a pas de monstre, juste des pokémons sauvages plus ou moins amicaux on va dire. Mais bon, je crois avoir découvert la sortie. »

Il semble tellement sûr de lui qu’il finit par se remettre en route, tout en proposant à l’Abo de nous accompagner. Je constate que les coups d’œils réguliers qu’il lance dans sa direction témoignent de sa méfiance. Je décide donc de me rendre utile depuis le début de ce rêve étrange.

Jill - T’es qui toi ? Enfin je veux dire, on est visiblement tous des humains coincés dans des pokemons. Vu ta tête ça a pas l’air d’être le kiff, tu dois pas être un Abo d’habitude, je me trompe ?

Et si jamais il ou elle n’est pas pacifiste… eh bien nous serons comme deux abrutis à se balancer du venin tout en ayant des immunités naturelles pour nous en protéger. Si seulement ça pouvait être un allié aussi efficace que le Cryptero…



C'est bien, continuez de vous incruster owo !
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C-GEAR
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Mar 24 Juil - 22:13
J’inspire donc la peur. C’est étonnant, les seules fois où j’ai provoqué de telles réactions, j’étais une grande blonde avec un corps de rêve. Je voyais ces espèces de pin’s sur pattes, se mettre entre leur mec et moi. Comme si j’étais une croqueuse d’hommes. Regardez d’abord la tête de vos copains mes chéries et vous verrez que même pas je m’approcherai d’eux. Ils ne méritent pas de poser leurs mains sur moi. Je snobais bien volontiers ces nénettes, mais là, puis-je ignorer ces pokémons ? Si je veux leur aide, cela risque d’être compliqué. J’observe les grandes ailes de l’un d’entre eux et je me dis qu’il doit être un bon allié. Meilleur que le heaume sur pattes en tout cas qui s’est vautré en me voyant. À la rigueur, lui, il servira de premier sacrifice.

KALVIN - Tu sais que nous ne sommes pas dans un jeu vidéo, mais un rêve. Il n’y a pas de monstre, juste des pokémons sauvages plus ou moins amicaux on va dire. Mais bon, je crois avoir découvert la sortie.

STOP IT NOW. Il parle de quoi, le grand manitou ? Je dois avoir un air con, terriblement con. Il me sort que nous ne sommes pas dans un jeu vidéo et pourtant, il incarne à la perfection le maître des lieux, le gandalf de la bande. Je me surprends à connaître un personnage de cette saga pourrie que James regarde tous les ans. Passons sur ce détail. Il doit avoir raison et confirme ma théorie. Nous sommes donc bien dans un rêve. Vu la position et la tonalité de sa voix, j’en déduis qu’il ne m’aime pas des masses. Vas-y, dis-le que je suis répugnante. J’ai une envie folle de rebrousser chemin, mais ils sont les seuls que je parviens à comprendre. Calme-toi Cori, calme-toi petite Cocotte. A ce terme, mes yeux s'agrandissent. Une poulette. Rien qu'à l'imaginer, j'ai l'impression de saliver et un peu trop. Au-delà même de mon nouveau corps et de mes facultés, je crois réellement vivre, respirer, manger tel un serpent. Je dois faire taire cela. C'est à cet instant que je percute enfin.

CORI - La sortie, vraiment ?! Enfin, le réveil donc ! C’est tout ce que je voulais savoir ! Par où ?!

Ils se mettent en jambes, me proposant de les accompagner à une éventuelle porte. Il faut juste ouvrir une porte ? Hum, au vu de mon rêve assez étrange du moment, je ne sais pas pourquoi, mais je m’imagine une entrée fracassante à la Jack Nicholson : Heeeeere’s Johnny. Je meurs d’angoisse et regarde partout autour de moi. Je capte très rapidement que les deux pokémons de devant me lancent aussi des regards. Ils doivent être suspicieux. Pourtant, ils n’ont rien à craindre. Je n’ai pas de hache et même si j’en avais une… bah, je n’ai toujours pas de bras. Ils s’attendent à quoi ?
Dans notre avancée, je me fais la remarque que je pense comme une wesh. Les serpents sont des racailles. Information très intéressante, merci. Je les suis, remarquant que nous retournons dans la grande prairie. Je n’en peux plus de la campagne, ça me rappelle mes années à pourrir à Frimapic. Où est la ville ? Et surtout, où est ma sœur ? Je me perds dans mes pensées quand le pokémon chevalier m'en sort.

JILL
- T’es qui toi ? Enfin je veux dire, on est visiblement tous des humains coincés dans des pokemons. Vu ta tête ça a pas l’air d’être le kiff, tu dois pas être un Abo d’habitude, je me trompe ?

Ils ont décidé de me tuer ou plutôt j'ai décidé d'en finir. Mon cerveau est assez tordu pour me faire croire que plusieurs humains ont été transformés en pokémon et que le pire du pire, nous sommes tous dans un état second où nous pouvons faire un rêve collectif. J’ai envie de rire, j’ai envie de hurler de rire. Il est vrai que je défends la cause des animaux et pokémons. Je considère ceux-ci comme nos égaux et ils ne devraient donc avoir de dresseurs. Un pokémon devrait être tout bonnement maître de lui-même. Vivre ce qu’ils ressentent est absolument fantastique et me conforte dans mes choix. En tant qu’Abo, si j’en crois les dires du pokémon, je redoute la capture. Je veux être libre et en aucun cas enfermée dans une de ces ball ridicules. Mais malgré mon combat, pourquoi, l’effet de l’alcool me bloque dans un tel rêve ?! Je ne sais pas. Des événements horribles viennent de se passer. J’aurais pu rêver d’autres choses. À moins que rien d’autre ne soit envisageable. Mon cerveau a dû se bloquer. Il me protège peut-être dans un sens. Reste que cette tentative est vaine et que je perds la tête.

CORIHAHAHA mais non. Vous êtes une imagination de mon cerveau. Vous ne pouvez pas être des humains enfermés dans des corps de pokémon. Ce n’est pas possible, ce n’est jamais arrivé. Mon cerveau me joue un vilain tour. Il me punit. Sinon, je ne serai pas un abo. Je serai autre chose de… plus joli, j’pense. Non car sérieusement, comment pouvons-nous rêver ensemble ? Je veux dire, rêver de manière connectée.

J’ai accéléré la cadence sans m’en rendre compte et parle maintenant en étant très proche du petit chevalier qui, au son de sa voix, doit être la Brienne du coin (James, cesse de me hanter !).

CORICar si cela était le cas… comment l’expliquer ? Par quel phénomène sommes-nous ici réunis et qui plus est, en pokémon ?

Je murmure comme si en le disant, la réalité m’est douloureuse. Je me retourne instinctivement vers notre gourou planant. Il semble si sûr de lui, il doit être la représentation de mon père.
J’ignore jusqu’où nous marcherons et si cette tentative n’est pas finalement vaine. Nous sommes encerclés par cette forêt et par conséquent, ses habitants. Je n’ose pas dire à mes camarades que le sol vibre depuis quelque temps. Quelqu’un ou plusieurs personnes, et j’opte pour la seconde hypothèse, nous suivent. Leurs pas sont lourds et doivent expliquer pourquoi j’ai soudainement accéléré. Je vais d’ailleurs de plus en plus vite. Je dirai même que ça p… Non. Je dois me respecter, serpent ou pas.

CORICamarades, je ne veux pas vous mettre la pression, mais il va falloir trouver la sortie très rapidement. Je ressens les vibrations et autant vous dire, que nous risquons de nous faire écraser d'ici quelques instants.

Ça ressemblerait presque à Jumanji et ça me déplait fortement.


Troupeau de Tauros/ Girafig ou autre en vuuuue ! Fuyons !

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Jeu 26 Juil - 14:58
Kalvin reste dans les airs, en quête de cette fameuse porte qu’il a vu plus tôt.

Au sol, l’Abo et moi continuons notre route dans la méfiance. A priori nous n’avons pas de raisons particulières d’avoir peur du nouveau venu ; il semble bien plus paumé qu’agressif. Lorsque je lui demande qui est la personne à l’intérieur de ce corps de pokemons, il ou elle finit par paniquer. J’imagine que si les Abo pouvaient pâlir, alors ce serait le cas. Il répond avec ses sifflements caractéristiques mais parle plus vite encore. Son discours ne fait pas sens. Les questions y sont nombreuses et la créature se parle en partie à elle-même plus qu’à nous autres. Autrement dit, elle panique un peu. Rien d’étonnant à cela. L’Abo accélère le pas et me force à courir pour revenir à sa hauteur.


CORI – Car si cela était le cas… comment l’expliquer ? Par quel phénomène sommes-nous ici réunis et qui plus est, en pokémon ?

- C’est les questions qu’on se pose tous. Il n’y a aucune logique ici. Alors autant aller voir pourquoi il y a des portes au milieu de nulle part non ? Elles pourraient très bien être des issues.

Je déduisais simplement que la logique de ce rêve étant fort discutable, il y avait de bonnes chances pour qu’une porte perdue au milieu de nulle part et rattachée à aucune autre fondation soit une porte de sortie. Evidemment je redoutais davantage l’échec étant donné mon scepticisme mais l’oiseau de psy qui nous accompagnait semblait si sûr de lui que le doute avait été semé dans mon esprit. Il devait bien y avoir une raison pour que nous ne croisions ni humains, ni villes : peut-être devions-nous accomplir quelque chose sous cette forme avant de pouvoir enfin ouvrir les yeux. L’Abo, qui ondulait plus loin devant moi, finit par me tirer de mes pensées.

CORI – Camarades, je ne veux pas vous mettre la pression, mais il va falloir trouver la sortie très rapidement. Je ressens les vibrations et autant vous dire, que nous risquons de nous faire écraser d'ici quelques instants.

Sans doute est-ce le coquillage qui ne me le permet pas mais ces fameuses vibrations, je les ressens à peine. Kalvin est toujours en train de voler au-dessus de nos têtes : il est un peu plus loin, tout occupé à retrouver cette porte dont il parlait. A voir la tête de l’Abo et la panique le gagner, j’en déduis qu’il ne joue pas de tout : quel intérêt y aurait-il à le faire de toute façon ?
Pendant ce temps les tremblements se sont intensifiés, signe que le troupeau qui nous fonce dessus est proche. Il nous est impossible, à l’un comme l’autre, de les voir venir : on ne pouvait rêver meilleure alliance naturelle que deux gnomes qui ne voient pas plus haut que les herbes. Kalvin était visiblement trop loin pour se rendre compte de notre situation, il allait donc falloir se débrouiller.


- Hé l’Abo, amène-toi près de moi et planque-toi dans mon dos !

La manœuvre n’allait pas être évidente puisque le corps du serpent était plus grand que le mien : néanmoins, bien que je ne sache pas comment, je savais que je pouvais nous protéger des monstres qui nous fonçaient dessus. Incapable de comprendre pourquoi, je sens mon petit corps d’Escargaume se galvaniser et d’un coup, un mur translucide apparaît tout autour de nous. La capacité abri. J’ignore comment je l’ai appris et comment j’ai pu m’en servir : les pokemons sont décidément plein de mystères. Des mystères qui nous sauvent la vie, auquel cas nous aurions été piétinés par des Frisons bien plus grands et plus lourds que nous. L’Abo et moi restons recroquevillés jusqu’à ce que le dernier de ces gros lourds ne passe près de nous. Leurs sabots ont ricoché sur ce mur de protection, certains ont d'ailleurs perdu leur équilibre, se sont ramassés un peu plus loin avant de reprendre leur course. Le vacarme est atroce et effrayant quelque part : nous sommes si petits que sans cette attaque, nous aurions été broyés et réduits en bouillie. Heureusement pour nous, l'abri est efficace et dévie les Frison qui nous foncent dessus, jusqu'au dernier.

Les vibrations et les tremblements sont partis, tout comme ces visiteurs surprises.


- On l’a échappé belle sur ce coup-là.

Au loin j’entends la voix de Kalvin, cherchant après nous. Aurait-il trouvé cette porte ?



Les Escargaume sont comestibles avec du beurre à l'ail et sans heaume o/
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C-GEAR
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Lun 30 Juil - 19:04
Les vibrations sont de plus en plus fortes et terrifiantes. Les animaux sont lourds, bien plus que nous le sommes tous les trois. Je suis dans un rêve, mais celui-ci me dérange, m’effraie. Le pokémon chevalier semble me faire croire qu’ils éprouvent les mêmes doutes et angoisses que moi, mais je sais pertinemment que je suis seule face à mon délire et mes envies de piétinement. Je ne comprends pas quel est le sens de ce rêve si ce n’est celui d’être mal. Je dois avoir l’alcool mauvais.

Ces interrogations ne m’aident en rien à faire cesser ou à nous protéger du troupeau que je sens arriver droit sur nous. Sur ce rêve, je n’ai aucun contrôle. Si la horde est lancée, il est impossible de l’arrêter. J’en suis convaincue. Nous devons donc nous battre. Mon instinct de reptile refait surface : je pense à mordre les chevilles, à faire tomber au sol le plus grand nombre de pokémons. Je devrais très bien mener cette mission, car l’envie de voir le monde à mes pieds n’a jamais cessé. Persuadée de mes réflexes et de ma rapidité, je décide d’agir seule afin de me protéger et, s’il dispose d’une certaine vivacité, de venir en aide au pokémon chevalier.

Prévenu de l’attaque que nous allons subir, celui-ci a également pensé à un plan qu’il me suggère et surtout m’impose. J’avoue que je n’ai aucune envie de me cacher. Je me sens prête à agir, à attaquer vicieusement les personnes qui me veulent du mal. Cependant, le petit pokémon ne me laisse guère de choix ou plutôt, ai-je peur d’agir au dernier moment ? Je ne sais plus. Je me retrouve juste derrière, planquée par un escargot avec un heaume. Je crois que nous allons mourir pour de bon. J’ai envie de crier, un peu plus à chaque fois que les vibrations gagnent en intensité. Nous y sommes, ils sont là. Je lance un regard vers le pokémon chevaleresque. Il va nous plomber, il va causer notre perte, punaise ! Je ferme les yeux dès que je perçois les cornes du premier pokémon du troupeau et j’attends comme j’ai pu le faire à l’hôpital. Je revis finalement l’événement du troisième étage.

J’attends, mais rien ne se passe. Les vibrations sont pourtant là, devant, à côté de nous. Nous devrions être piétinés, mais je ne peux pas dire que j’éprouve la moindre douleur. Je me risque à ouvrir les yeux et vois que mon partenaire est parvenu à utiliser ses pouvoirs à temps. Une sphère, nous sommes abrités et protégés par une sphère brillant à certains endroits. Les pokémons du troupeau, similaires à des Tauros encore plus poilus et peu amicaux, nous évitent par enchantement. Je souris puis me mets à rire. Mon cerveau n’est pas encore foutu, c’est déjà cela.

JILL - On l’a échappé belle sur ce coup-là.

CORI – C’était brillant, vraiment ! Merci, tu nous as sauvé la vie ! Je n’en reviens pas : c’était quoi comme capacité ?! Comme quoi, tu es petit et ton style est peut-être à revoir, mais tu es vraiment fort.

Je capte à cet instant que je ne connais pas le nom de ce pokémon et cela me dérange. Rêve ou pas, je n’aime pas les traiter comme des meubles ou vulgaires kamikazes. Cela ne me coûte rien en plus de jouer le jeu. Ce rêve est si glauque avec ces sensations si étranges (je parierai avoir été en tachycardie dans la vraie vie au moment de la rencontre avec les Tauros 2.0) que je ressens le besoin de le rendre plus agréable sur le peu de points dont j’ai la possibilité d’intervenir.

CORI – J’en profite pour me présenter, car je ne t’ai pas répondu tout à l’heure. Je m’appelle Cori et je suis… dans le milieu de la télévision à Sinnoh. Et toi ?

Au loin, le son d'une voix nous parvient. Peut-être, est-ce le deuxième pokémon qui s’est isolé pour rechercher la porte ? Mon sauveur le pense en tout cas. Il paraît prêt à aller dans la direction des bruits entendus. Je me redresse alors pour l'aider dans cette quête quand j’aperçois sur ma droite la fameuse sortie. Je ne rêve pas, enfin si justement, mais je veux dire, une porte est à quelques mètres de nous. Nous ne l’avions pas vue avec nos gueules dans l’herbe et les vibrations perturbant nos sens. Pourtant, elle est là et elle paraît ouverte. Il doit s’agir de celle qui a été évoquée par notre grand gourou. Je ne saurai l’expliquer, mais plus rien n’a d’importance à cet instant. La porte m’appelle et le poison que je contiens dans mon corps semble y être sensible. C’est la sortie, voilà tout. Je me pose, quelques secondes seulement, la question de savoir comment le pokémon ailé a pu passer à côté et s’éloigner autant. Il doit être myope ou aspiré à autre chose que nous indiquer comment rentrer chez nous. Je n’ai plus du tout envie de voir où il est. Cette sortie est sûre, je le ressens, elle est presque familière.

CORI – Je crois que tu peux appeler ton ami. Notre issue de sortie est juste là, regarde.

J’invite mon sauveur et son ami à me suivre. J'ai surtout de la sympathie pour l'escargot depuis que je me suis rendue compte qu'il m'avait sauvé et puis qu'il était mieux de l'avoir auprès de soi. Il cachait bien son jeu, le p'tit. J'essaie de lui sourire mais je dois plutôt l'effrayer ou le dégouter en lui exposant mes grosses canines dégueulasses à la dracula. Puis, ne lui laissant pas le temps de me répondre, je traverse la porte.



Kalvin, j’ai pris le chemin des portes poison afin d’ouvrir celle demandant stockage et avale. Reste plus qu’à écrire maintenant pour gagner des lvl ^^;. Vous me dites si vous voulez tenter une obtention de gts aussi o/ !

Je prends donc les cinq niveaux.
Espèce : Abo
Niveau : lvl 20
Talent : Mue
Attaques : ligotage (normal) / regard médusant (normal) / dard-venin (poison) / morsure (ténèbre)
Inventaire GTs : 0
Je me demande à quel moment je vais essayer de vous manger o/
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Ranger Kalos

C-GEAR
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Mar 31 Juil - 13:54
Kalvin n’a pas remarqué le troupeau de Frisons nous fonçant dessus : je jette un coup d’œil dans sa direction et ne le trouve plus dans les airs. Je ne le vois pas mais il est descendu vers la porte qu’il avait repéré plus tôt : celle-ci s’est ouverte, tout en déclenchant une sorte de transe chez le Cryptero. Pendant quelques minutes, il est resté immobile, un rayon translucide recouvrant la totalité de son corps. Les sons extérieurs ne lui parviennent plus ; il semblerait que ces portes sorties de nulle part ne soient pas aussi banales que leur apparence simpliste.

L’Abo me remercie et ajoute que malgré ma dégaine, j’ai l’air plus fort que j’en ai l’air. Je prends conscience que depuis le début de ce rêve je semble être capable de réaliser de nouvelles prouesses. Aurais-je gagné de l’expérience sans m’en rendre compte ? Je ne relève pas les remarques sur mon physique ingrat, les piafabecs m’ont habituée. De plus je suis dubitative à l’entendre : qui peut bien se soucier du style dans une telle situation ?


CORI – J’en profite pour me présenter, car je ne t’ai pas répondu tout à l’heure. Je m’appelle Cori et je suis… dans le milieu de la télévision à Sinnoh. Et toi ?
- Moi c’est Jill. Je viens de Kalos et d'habitude je suis ranger.

Ceci explique cela.

Une vedette de télévision, ou seulement une de ses nombreuses anonymes ? Peu importe, désormais je peux mettre un nom sur ce visage de serpent. Encore une fois c’est un prénom davantage humain et qui sonne féminin me semble-t-il. Quoiqu’il en soit, le danger semble bel et bien écarté dans l’immédiat : les Frisons sont loin. Kalvin ne revient pas, je pars dans sa direction, Cori sur mes traces lorsque celle-ci s’écarte soudainement du chemin pour s’éloigner dans les hautes herbes. Je l’ai appelée, mais elle semble ne pas m’avoir entendu : j’ai crié la seconde fois mais je suis restée sans réponse. Nos chances de survie étant bien plus hautes en groupe, je la suis pour tenter de la ramener dans le bon chemin. Arrivée à sa hauteur (elle ondule vite !), je me rends compte qu’elle semble être dans une sorte de transe. Ses yeux fixent un point droit devant elle et elle reste sourde à tout ce que je peux lui dire, comme si elle ne m’entendait pas. Elle file, je cours aussi vite que possible pour suivre ses traces et je finis par me cogner contre elle lorsqu’elle s’arrête subitement. Face à une nouvelle porte.


CORI – Je crois que tu peux appeler ton ami. Notre issue de sortie est juste là, regarde.
- Tu m’entendais depuis le début alors ? Je ne vois plus Kalvin et…

Je n’ai pas le temps d’achever ma phrase que l’Abo retrouve ses fines lèvres sur une gueule plutôt effrayante. J’ignore si je dois prendre ça pour de la joie ou pour une prévention avant une attaque : une seconde plus tard, elle disparaît dans l’encadrement de la porte qui s’est ouverte. A émané d’elle une lumière translucide encore une fois, qui a également recouvert le corps de l’Abo avant de la traverser : témoin de cette scène, je réfléchis. Cori est probablement responsable de l’ouverture de cette porte. Elle était bien fermée à notre arrivée : son mécanisme s’est déclenché à l’approche de l’Abo. Je n’ai pas le temps de comprendre ce qu’il se passe que des rugissements résonnent non loin de moi, dans le ciel. Il me semble reconnaître des piafabecs mais le doute me taraude : je regarde tout autour de moi, consciente qu’il va falloir agir vite. L’attaque abri est de moins en moins efficace au fil de ses utilisations.

Je n’aperçois le Cryptéro nulle part : peut-être a-t-il lui aussi traversé la porte qu’il a trouvé, auquel cas il est inutile d’attendre plus longtemps cet inconnu. La présence de rapaces dans les environs se confirme ; j’entends des bruissements d’ailes. J’ignore s’il s’agit de mes agresseurs de la dernière fois mais je ne me laisse plus le temps de douter : c’est un luxe que je ne peux plus me permettre. Partagée entre la peur et l’incompréhension, je saute dans cette porte qui ouvre sur une luminosité sans pareille ; il n’y a aucune visibilité et aucun moyen de savoir où l’on atterrit.




Je suis partante pour trouver des gts, je te suis.
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Mar 31 Juil - 19:39
Rêve ou pas (mais rêve tout de même), je ressens une gratitude immense pour l’escargot. Je ne lui dois pas la vie, pas exactement du moins. Je n’étais pas réellement en danger et qui sait si je ne m’en serais pas tout aussi bien sortie en grignotant les chevilles de ces buffles. Ils seraient tombés et ils auraient parlé : qui ou quoi les a envoyés vers nous ?! Nous aurions trouvé le moyen de les faire causer. Alors certes, je n’ai pas brillé dans cette battle mais j’en sors gagnante. Sa capacité de protection était puissante et m’a permis de jauger sa force. Je l’avais sous-estimé et à présent, je sais que sa force sommeille.

Étrangement, alors que dans les rêves les rapports humains sont plus que simplifiés, la reconnaissance nouvelle pour mon partenaire prend progressivement naissance. Je ressens ces changements, cette sympathie nouvelle. J’ai envie d’échanger avec lui, me fais la réflexion que mon bad trip sera sans doute moins pire avec un allié. Je l’aurai pleinement vécu au moins ! J’engage la conversation, me présente et hésite à mentir quant à mon travail. J’aurais pu prétendre être la star que j’ai toujours voulu être, que je serai un jour, mais j’en suis incapable. Je peux m’adapter aux gens, à tous les profils quasiment (sauf à mémé), mais je mens rarement. Tout n’est qu’omission alors. Mentir sur mon statut aurait été de rendre ma vie encore plus pitoyable et cela, je ne le supporte pas. Peut-être, était-ce la première épreuve de mon rêve, trip et autre nom pouvant qualifier ce que je (ou nous ?) suis en train de vivre. La deuxième épreuve est probablement la froideur de la réponse que je reçois. Peu de mots, peu de renseignements. Tant pis. Le pokémon prétend toujours être un humain, soit. À prendre ou à laisser. Je sais donc que l’escargot est une femme, que je ne suis pas la plus mal lotie donc ! et que son côté chevaleresque ressort aussi bien de son physique que de son caractère au regard de son boulot.

CORI – Enchantée et désolée pour la névrose des premiers échanges. Hélas, il se peut que d’autres suivent.

J’annonce : j’ai envie d’être bavarde.

Cela ne dure qu’un temps toutefois, car toutes mes pensées, toute mon énergie sont happées par une nouvelle force. Je ne l’avais pas ressentie avec l’agitation du troupeau, mais elle s’impose à présent. Je redresse le buste, ignore totalement ce que peut bien faire Jill. Je suis hypnotisée par cette force, cette lumière qui émane d’une porte. Celle-ci n’est pas verrouillée, bien au contraire. La porte s’entrouvre au fur et à mesure que je m’approche. Face à elle, elle est désormais grand ouverte. La lumière qui en émane est agréable, me réchauffe les écailles. Je sens le poison s’agiter au sein de mon corps, mais cette sensation n’est en rien effrayante. Elle m’apaise. Je préviens Jill de mon attention. Je vais la franchir et retourner là d’où je viens.

JILL – Tu m’entendais depuis le début alors ? Je ne vois plus Kalvin et…

Je suis ailleurs, envoûtée. Ses big lèvres de l’escargot se sont agitées, mais je n’ai rien pigé. Je souris à Jill, la remercie silencieusement pour m’avoir un peu tenu compagnie et je traverse.

Une lumière vive me berce, me cajole. Il fait chaud, nous sommes bien loin des températures fraîches s’étant installées sur Sinnoh, bien loin du froid presque mortel imposé par Warren. La chaleur est humide, me colle au corps, m’enivre. Elle m’étouffe à présent. Je ne suis pourtant pas inquiète, je dois me laisser faire et voir ce qu’il en découle. Le réveil, voilà tout.

La chute est brutale, littéralement. Je me vois tomber de quelques mètres avant de finir dans une mare de boue. Je me vois dans ce corps de Abo. Je n’ai pas changé, je n’ai pas regagné la chambre de James. Mais putain de bordel de. Les mots sifflent, je suis énervée au possible. La sensation de chute n’a même pas eu raison de moi. Je reste endormie. Une force surnaturelle est peut-être derrière. Warren peut-il causer cela par exemple ? Rah putain, je n’en sais rien !

Je redresse la tête et constate que je ne suis pas seule. Jill m’a suivie, mais je ne parviens pas encore à apprécier ce geste de fidélité de sa part. Non, ce qui m’occupe l’esprit à cet instant, la surprise prenant le pas sur mon agacement, ce sont ces dizaines de pokémons qui nous entourent. Certains ont d’ailleurs mon apparence, d’autres sont inconnus au bataillon. Je ne reconnais que le petit pokémon totalement sur ma droite : un mystherbe. À première vue, ils sont sur la défensive, craintifs. Ils forment un arc devant nous. Un feu est allumé non loin d’eux et plusieurs graines et baies, telles des offrandes, sont rassemblées dans un coin. Une cérémonie a dû avoir lieu, je ne peux qu’en déduire cela. J’ignore si les pokémons ont de telles traditions, mais cela y ressemble fortement. Et dans ce cas, au vu de leurs yeux pétillants et mines réjouies pour certains, suspicieux pour d’autres, nous devions être attendus.

L’un d’eux tente un premier contact. Ce n’est pas un Abo, manque de bol pour moi. Je ne saisis pas le langage pokémon, même dans mon rêve j’éprouve encore des difficultés à communiquer avec eux. Je me retourne alors vers Jill tandis que d'autres pokémons s'expriment.

CORI – Jill, toi qui est ranger, tu comprends ce qui s’passe ?

Allez mon joker, brille par ton savoir !




Bienvenue dans le monde des pkms de type poison o/ ! Les pré-évolutions vont avoir besoin de nous pour récupérer leur trésor (à déterminer). Nous allons combattre un pkmn (type à déterminer) de stade 2 si cela vous dit et étrangement, outre le trésor à récupérer, une gts peut aussi être dérobée au vilain !

Je prends les cinq niveaux et j’évolue ôwô.

Espèce : Arbok
Niveau : lvl 25
Talent : Mue
Attaques : ligotage (normal) / crocs-éclairs (électrique) / dard-venin (poison) / mâchouille (ténèbre)
Inventaire GTs : 0

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Ranger Kalos

C-GEAR
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Région : Kalos
Mer 1 Aoû - 14:06
Je finis par suivre l’Abo dans la porte translucide. Il me semble plus prudent de rester en compagnie de ces autres pokemons humains, ne serait-ce que pour voir si l’un d’entre eux comprend mieux la situation que je ne le fais.

Il y a une chaleur étourdissante une fois que je passe à travers la porte : la luminosité m’aveugle et m’englobe entièrement. Depuis le début de ce rêve je n’ai fait que paniquer, m’alarmer, hurler. Cette fois c’est sans plus d’appréhension que je franchis le cap vers l’inconnu. J’atterris dans une mare de boue épaisse et odorante. Cori est à mes côtés et toise en silence les pokemons qui nous entourent. Ils sont une dizaine, quelques abos parmi eux ainsi qu’un mystherbe, une vorastérie, un smogo et un tadmorv, et d’autres encore. Le feu derrière eux plonge leurs visages dans la pénombre et ne me laisse pas deviner tout de suite leurs expressions.

Puis je me débarrasse de la boue sur ma visière et mes yeux et constate qu’il y a un énorme tas de baies derrière eux et qu’ils semblent sur la défensive. En levant le nez (ou plutôt les lèvres), je constate que la porte par laquelle nous venons de passer n’est plus translucide. Nous ne voyons pas la prairie de l’autre côté : elle s’est refermée. Je ne ressens aucune panique. Contrairement au début de ce rêve, je suis plus calme et désormais, bien que je trouve ce songe toujours trop réel à mon goût, j’ai enfin fini par dédramatiser la situation. Etre entourées de ces pokemons à l’instant ne m’inquiète pas outre mesure, d’autant plus qu’ils ne paraissent pas agressifs car ils se contentent de nous regarder avec méfiance sans nous agresser.

Finalement le Smogo finit par nous demander d’où nous venons et comment nous avons atterris là. Cori reste perplexe et ne semble pas avoir compris le pokemon puisqu’elle me demande ce qu’il se passe ici.


- Oui enfin, ranger quand je suis humaine hein. Je suis pas traductrice non plus. Mais le Smogo vient de nous demander ce qu’on fout là et comment on y est arrivé je crois. Je tourne la tête vers lui pour lui répondre. Salut. Bah on vient d’une porte qui traînait dans une prairie. On cherche juste à quoi servent ces trucs. On veut pas d’ennuis, on est pas là pour en créer. On sait même pas où on est ni comment cette porte a pu nous amener ici.

Mieux vaut rester sur la défensive vu notre infériorité numérique. J’ignore ce que l’Abo attend de moi, ainsi que tous ces pokemons sauvages. Ils semblent ne rien comprendre à mon charabia, ce qui ne m’étonne nullement. Pour détendre l’atmosphère, je leur propose de continuer notre route sans plus tarder. Alors que je me mets en route pour les contourner, le Mystherbe arrive à ma hauteur pour faire barrage.

- Vous voudriez pas nous aider alors ? Un Migalos nous a volé notre trésor ! Si vous nous aidez à le récupérer, on partagera les baies avec vous.

- Euh ok, merci… Vous auriez pas quelques informations sur les portes à échanger tant qu’on y est ?

- Nous ne savons rien dessus… mais on pourrait aussi vous proposer une graine magique ! Certains d’entre nous sont blessés et ne peuvent pas combattre…

- Je suis pas sûre de pouvoir vraiment vous aider vu ma taille…

Je me tourne ensuite vers Cori pour lui relater la situation.

Cette histoire de trésor m’intrigue et me donne envie de participer à l’aventure. Après tout nous sommes dans un rêve, il ne peut rien nous arriver de grave ; la preuve, nous venons de franchir une porte brillante au milieu de nulle part. Il est donc tout à fait possible de vaincre une Migalos avec une troupe de pokemons sauvages. Je n’ai aucun doute quant à leur origine ; ils ne sont pas humains, ils ne se posent nulle question sur les environs et ne semblent pas désorientés comme nous l’avons été. Je me dis qu’il est grand temps de tester les capacités du pokemon que j’incarne : je n’aurai sans doute pas d’autre occasion de si tôt.


- Je vais les aider. Au pire, ça me fera une réserve de baies à déguster en attendant la fin du rêve. Qu’en penses-tu ? dis-je en m’adressant à Cori.



Nous voici partis pour le trésor ! Par contre dans mes messages au-dessus j'avais intégré le fait que les pokemons se comprennent quelque soit l'espèce, donc voilà pk l'escargaume tchatche.
(migalos a été choisi par random)
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