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» À pas de carapagos


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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô
Lun 2 Juil - 21:11
Une chaleur accablante s’était abattue sur Kantô et, à en croire les infos, sur le reste du monde aussi. La canicule battait son plein dans toutes les régions, forçant humains et pokémons à se réfugier à l’ombre pour se soustraire aux rayons brûlants du soleil. Désireux d’éviter de griller comme un krabby, Sebastian en avait fait de même et s’était mis à l’abri à l’intérieur de la pension, attendant le soir pour terminer de rentrer les bottes de foin qu’on leur avait livrées en début de journée. Mais plus le temps avançait, plus il désespérait de pouvoir terminer son ouvrage avant la tombée de la nuit. Il était dix-sept heures passées et le soleil plombait toujours sur la pension, accompagné d’une chaleur à peine moins étouffante que celle qui sévissait durant la journée. Avec un soupir, le dresseur dû se résoudre à reporter son travail au lendemain tout en espérant que la température serait plus clémente. Sayuri ne lui en voudrait pas, il en était certain.

Même s’il avait congé de corvées, le jeune homme ne comptait tout de même pas demeurer cloîtré à l’intérieur par une si belle journée. Il ne pouvait pas travailler, mais il pouvait au moins se prélasser à l’ombre, loin de l’ambiance étouffante de la pension bondée de pokémons qui avait eux aussi fui la canicule. Il attrapa de quoi grignoter à même les réserves de Sayuri et sortit du chalet. L’humidité et la chaleur l’assaillirent aussitôt et il s’empressa de prendre le chemin de la forêt, saluant au passage Tobias qui, étendu de tout son long sur le perron, était bien le seul à apprécier la caresse du soleil cuisant.

Sebastian n’avait fait que quelques pas, mais il était déjà en sueur lorsqu’il atteignit son coin de détente : un carré d’ombre au pied d’un arbre qui poussait à la lisière de la forêt. Il s’étendit de tout son long dans l’herbe sèche et laissa son regard se perdre sur la mer. De temps à autre, il pouvait voir Kushia et Nemo percer la surface des flots. Ç’aurait été une journée splendide pour une petite escapade en bateau ou à dos de wailord, mais dans l’immédiat, Sebastian était beaucoup trop assommé par la chaleur pour pouvoir songer à faire autre chose que demeurer vautré à l’ombre à boire du jus d’orange.

Une demi-heure passa, durant laquelle le dresseur s’ennuya ferme. Au bout de ces trente minutes d’inertie, il sentit monter du fond de sa gorge un long bâillement sonore. Lentement, ses paupières se mirent à papillonner. Alourdies par la canicule et le manque d’action, elles se fermèrent lentement et, quelques secondes plus tard, Sebastian faisait la sieste, étendu au pied de l’arbre. Un sommeil en apparence banal qui prendrait bien vite une tournure inattendue…

***

Combien de temps avait-il dormi ? Il n’en avait pas la moindre idée. Il n’avait plus aucune notion du temps lorsqu’il rouvrit les yeux sur le feuillage des arbres. La nuit n’était pas encore tombée et le soleil brillait toujours aussi fort dans le ciel sans nuage. Pourtant, il n’avait plus chaud. En fait, une seule sensation supplantait toutes les autres à cet instant précis : il étouffait. Il s’était endormi sur le dos et cette position lui paraissait soudain terriblement inconfortable, comme si un poids lui pesait sur la poitrine. Pris d’une urgente envie de rouler sur le ventre, il tenta de s’exécuter, mais en fut incapable. Affolé, il agita bras et jambes dans tous les sens pour tenter de se retourner. Son champ de vision s’emplit de… nageoires?

Il s’arrêta dans un hoquet de surprise. De longues nageoires recouvertes d’écailles bleues bougeaient là où auraient dû se trouver ses bras. Cette troublante constatation transforma son affolement en panique et il se débattit de plus belle.

– À… à l’aide, quelqu’un!

Un appel lancé dans le vide, car il n’y avait personne alentour.


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Ouverture de la porte « pokémon avec une défense supérieure à 100 »


   
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Dim 8 Juil - 6:26
Ses mouvements de nageoires faisaient balancer le corps raide de Sebastian, comme s’il était couché sur un caillou ou quelque chose de rond. Lorsqu’il s’en rendit compte, il y concentra toute son énergie. Au bout de plusieurs minutes de calvaire et au prix d’une incroyable quantité d’effort, il tanguait suffisamment pour parvenir à agripper une touffe d’herbe entre ses mâchoires et planter le bout de sa nageoire dans le sol. Il tira de toutes ses forces et bascula enfin sur le côté pour s’écraser sur le ventre, hors d’haleine et endolori. L’impression d’étouffer s’envola aussitôt et il posa la tête contre le sol dans un soupir de soulagement.

Il ne releva le museau que plusieurs longues minutes plus tard, lorsqu’il eut retrouvé son souffle et ses esprits. Il constata alors que tout lui semblait beaucoup plus grand qu’à l’habitude. Lui qui culminait généralement à plus d’un mètre quatre-vingt-dix au-dessus du sol ne dépassait désormais qu’à peine la hauteur des racines des arbres. Une petite voix au fond de son crâne lui disait qu’il s’agissait de sa taille réelle et non d’une illusion causée par le fait qu’il était couché à plat ventre. Il avait songé à se redresser, à se mettre debout, mais cela lui semblait tout bonnement impossible. Les nageoires qui avaient remplacé ses bras et ses jambes ne semblaient pas en mesure de le porter. Il lui était évident désormais qu’il avait changé de corps. Comment cela était-ce possible ? Il n’en savait strictement rien.

Il chercha à avancer et découvrit avec désarroi qu’il ne parvenait qu’à ramper dans l’herbe. Son corps était devenu lourd et maladroit et ses nageoires ne parvenaient qu’à le traîner avec une lenteur désarmante. Sebastian laissa échapper un grognement mécontent et entreprit de se hisser tant bien que mal en haut d’une colline qui s’élevait non loin de son coin de repos. Il ne se souvenait pas d’avoir déjà remarqué une telle élévation près de la pension, mais il attribua ce détail au fait qu’il n’avait jamais vraiment rampé aux alentours du chalet. Il préférait la marche, plus rapide et efficace.

Il lui fallut plusieurs minutes pour atteindre le sommet du monticule. Une fois arrivé à destination, il eut la mauvaise surprise de constater que le chalet de bois où il vivait depuis près d’un an n’était plus là.

– … mais qu’est-ce que…?

Voilà qui était embêtant, car il espérait trouver de l’aide auprès de Sayuri ou d’Emiko. Il avait dû s’éloigner plus qu’il ne le pensait. Ou alors il faisait un mauvais rêve où tout ce qu’il connaissait avait disparu. Il chassa cette dernière option de son esprit sans se douter à quel point elle était près de la réalité.

– Sayuri? Tobias? Hé oh, y’a quelqu’un?

Il n’obtint aucune réponse. Ses yeux balayèrent les environs à la recherche d’un signe de vie quelconque. Il se trouvait dans une clairière surélevée qui s’ouvrait vers une plage en contrebas. Personne, hormis quelques roucools qui piaillaient dans les arbres au bord de la pente herbeuse menant à la mer. Au loin, les flots de l’océan scintillaient sous les rayons du soleil. Sebastian baissa le regard sur les nageoires bleues qui le soutenaient tant bien que mal. Un déclic se fit alors au fond de son esprit : il semblait avoir adopté une forme aquatique, il irait sans doute plus vite en nageant. De plus, longer la côte l’aiderait probablement à retrouver la pension.

– Bon, quand faut y aller...

De son point de vue, la plage semblait infiniment loin, surtout vu la vitesse à laquelle il se déplaçait sur la terre ferme. Avec un soupir, il poussa sur ses nageoires et se traîna lourdement en direction de l’océan, quelques centaines de mètres devant lui.


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Dim 8 Juil - 7:02
Il fallut un bon quart d’heure à Sebastian pour atteindre la limite des hautes herbes qui envahissaient la clairière. De là, il put examiner de plus près la plage, qui ressemblait à s’y méprendre à celle qui s’ouvrait devant la pension de Sayuri. La clairière et la forêt éparse qui l’entourait mourraient toutes deux en pente raide vers une longue étendue de sable jonchée de cailloux et de coquillages. Là où un escalier facilitait habituellement la descente, Sebastian ne trouva qu’une colline à la descente prononcée.

– De mieux en mieux, grommela-t-il.

Il s’avança prudemment pour évaluer l’angle de la pente devant laquelle il se trouvait et constata aussitôt qu’il lui serait impossible de la descendre en douceur. Malheureusement, il s’agissait du meilleur chemin qu’il avait pour atteindre l’océan, car la colline se transformait en falaise de chaque côté de la descente. De plus, il était hors de question de faire demi-tour et de partir à la recherche un endroit plus sécuritaire pour atteindre la grève en contrebas. Il lui tardait de rejoindre la mer et, vu la vitesse à laquelle il avançait sur la terre ferme, il lui faudrait des jours pour trouver un autre passage adéquat.

Fidèle à lui-même, son esprit concocta alors l’idée la plus stupide possible : glisser à plat ventre le long de la pente, tête première. Les risques de culbuter et de se retrouver à nouveau sur le dos étaient particulièrement élevés, mais il ne voyait pas d’autre solution. Fier de son ingéniosité – et également excité par la perspective d’une montée d’adrénaline – Sebastian recula de quelques pas. Une fois suffisamment éloigné, il s’élança, rampant aussi vite qu’il le pouvait, jusqu’à ce que le sol se dérobe sous ses nageoires. Son corps bascula vers l’avant et rencontra la pente de sable fin, sur laquelle il se mit à descendre à une vitesse respectable.

– Wooohoooooo! Outch!

Il percuta quelques cailloux, mais mis à part ce détail, la glissade se déroula étonnamment bien. Sebastian atteignit donc en un seul morceau la plage tant espérée. Il se redressa sur ses antérieurs en secouant la tête pour chasser le sable qui s’était s’infiltré dans ses narines, puis se tordit le cou pour admirer le sillage qu’il avait laissé derrière lui. La pente n’était pas bien haute, mais de son point de vue, elle semblait immense, sans compter l’angle prononcé avec lequel elle plongeait vers le sol. Dommage que la remonter aurait pris un temps affreux, sans quoi le dresseur aurait volontiers retenté l’expérience. Déçu, il avança en direction de l’océan.

Le contact de l’eau salée sur ses nageoires lui fit plus de bien qu’il n’aurait pu l’imaginer. Après avoir rampé sous le soleil, dans le sous-bois, les herbes hautes et le sable, il se sentait terriblement sec. En comparaison, l’eau était fraîche, douce et accueillante, lui donnant l’irrépressible envie d’y plonger tête première. Mais il se retint quelques secondes encore, le temps d’admirer son reflet à la surface des flots. Hormis quelques vaguelettes créées par le vent, la mer était calme, ce qui permit au dresseur d’apercevoir enfin son image. Il ne fut qu’à moitié surpris d’y découvrir la tête d’un carapagos. Il savait qu’il n’était plus dans son corps (il n’était pas stupide au point de croire le contraire après toutes ses mésaventures), mais n’aurait jamais imaginé s’être transformé en pokémon. En pokémon fossile, qui plus est.

– … Aiden ne me croira jamais.

La tête bouillonnante de questions, il balaya une dernière fois les alentours à la recherche d’une réponse. C’est alors qu’il aperçu un mystérieux coffre de bois coincé au pied de la falaise à quelques mètres sur sa droite. L'apparition le surprit beaucoup, d'une part parce qu'il n'avait pas le souvenir d'un tel objet à proximité de la pension et d'autre part parce que le coffre était à moitié enfoui au pied de la falaise, à un endroit tout à fait improbable. Curieux, il pataugea hors de l'eau et s'approcha de sa trouvaille en rampant. Cette boîte n’était pas là par hasard et contenait peut-être une réponse à toutes les interrogations qui tournoyaient en boucle dans son crâne de tortue.

Le coffre était coincé dans le sable, sous un rocher de bonne taille en équilibre précaire. Prudemment, le carapagos tendit la nageoire et poussa sur l'objet, qui ne bougea pas d'un millimètre. Le rocher bloquait le couvercle, l'empêchant de s'ouvrir correctement. Déterminé à découvrir ce qu'elle contenait Sebastian attrapa la boîte de ses deux nageoires et tenta de la sortir de la falaise dans lequel elle était encastrée. Ses efforts furent d’abord vains mais, lentement, quelques morceaux de roc se détachèrent de la falaise et la boîte se mit à bouger. Au même moment, un craquement lugubre résonna sur la plage et Sebastian vit avec horreur le rocher sous lequel se trouvait le coffre se détacher de la falaise pour plonger droit sur lui.

– OH MER…

Par instinct, il se replia dans sa carapace. Le choc lui coupa le souffle et l’enfonça de plusieurs centimètres dans le sable. Par une chance inouïe, l’imposant rocher roula sur le côté plutôt que d’arrêter sa course sur le pauvre carapagos, évitant ainsi à Sebastian de se retrouver coincé en dessous. Les yeux fermés, il demeura immobile pendant des longues minutes, persuadé que son heure était venue. Puis, il se rendit compte qu’il respirait toujours et qu’il n’avait même pas mal. Son esprit paralysé par la peur se rappela finalement la résistance phénoménale de sa carapace et il poussa un long soupir de soulagement en sortant la tête de son abri.

Il dû creuser pour se sortir du trou dans lequel le rocher l'avait enfoncé. Une fois extirpé du creux en forme de tortue, il traîna son corps endolori en direction du coffre qu'il convoitait tant. Libéré de sa prison de roc, il n’opposa qu’une faible résistance et s’ouvrit sans problème.

– … quoi? s'étonna Sebastian en apercevant le trésor qui avait bien failli lui coûter un morceau de carapace.

La boîte contenait un petit objet de forme ovale que Sebastian identifia comme étant une graine. C’en était presque décevant, à un point où, pendant une fraction de seconde, il songea à la jeter à la mer. Heureusement, il se retint avant de passer à l'acte. Cette chose ne devait pas se trouver dans un coffre sans raison. Cette graine devait être importante, suffisamment pour qu’il décide de l’emporter avec lui. Le carapagos l’attira à lui du bout de la nageoire et la dissimula dans un recoin de sa carapace, là où il ne risquait pas de la perdre. Puis, il laissa le coffre vide derrière lui et quitta prestement les abords de la falaise pour enfin rejoindre la mer.


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Tentative d'obtention d'un coffre

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Dresseur Kantô

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Dim 8 Juil - 7:25
C’est avec bonheur que le carapagos, lassé de se traîner dans le sable brûlant, se laissa glisser dans l’océan. La différence frappa Sebastian de plein fouet, tout comme la froideur de l’eau après la chaleur infernale du soleil. Ses nageoires qui ne pouvaient que le traîner misérablement sur la terre ferme le propulsaient avec souplesse dans l’eau salée. Leur mouvement lui parut aussitôt naturel, comme induit par un instinct dont il n’avait jamais eu conscience. Le carapagos constata avec satisfaction qu’il avait vu juste : il irait beaucoup plus vite dans la mer. Ses recherches en seraient grandement facilitées. Il plongea brièvement sous les flots afin de tester ses nouvelles capacités et de se rafraîchir la carapace. Il en émergea revigoré et prêt à poursuivre son chemin. Il ignorait dans quelle direction pouvait bien se trouver la pension, alors il en choisit une au hasard et se propulsa d’un puissant coup de nageoire.

Sebastian flotta à la surface de l’océan pendant près d’une heure avant de se rendre à l’évidence : il n’y avait aucune trace de la pension sur les berges. Il s’était peut-être trompé de côté? L’idée de faire demi-tour lui faisait de l’œil, mais une petite voix lui disait que c’était inutile. Il n’y avait rien dans les environs, aucune trace d’activité humaine alors que les côtes de Carmin-sur-Mer étaient réputées pour leur achalandage. Non seulement s’était-il réveillé dans la peau d’un pokémon, mais en plus on l’avait transporté dans un endroit inconnu. On lui avait joué un bien étrange tour… La tête de plus en plus remplie de questions sans réponses, il continua de dériver sans véritable but, incapable de décider ce qu’il devait faire par la suite. Le temps était long sans personne à qui parler et il sentait le découragement le gagner. Il avait bien tenté d’approcher quelques pokémons rencontrés dans l’espoir de trouver d’autres gens dans la même situation que lui, mais sans succès. Tout ceux qu'il croisait s'enfuyaient sur son passage quand ils n'étaient pas occupés à manger des algues.

Manger. À cette pensée, son estomac émit un puissant gargouillis. Sebastian se rendit alors compte qu’il avait faim. Se démener sur la terre ferme, risquer sa vie dans un éboulement, puis nager pendant des heures lui avait ouvert l’appétit. Voilà qui était embêtant, car le dresseur ignorait totalement ce qu’il était censé manger en tant que carapagos. En fait, il ne savait même pas comment se nourrir en haute mer, habitué à trouver tout ce dont il avait besoin sur la terre ferme. Il fit donc surchauffer ses méninges et en conclut que, s'il devait trouver de quoi se nourrir, il lui faudrait explorer les profondeurs qui s'ouvraient sous lui. D’un coup de nageoire, il plongea donc sous la surface mouvante et s’enfonça dans la mer à la recherche de quelque chose qui pourrait ressembler à de la nourriture.

Pour la première fois, il prit le temps d'admirer le monde qui l'entourait. La beauté du paysage qui s'étendait sous l’océan le prit de court. Il avait brièvement exploré les fonds marins lors de son voyage à Hoenn, mais cette fois était complètement différente. Il évoluait sous l’eau sans masque ni palmes, ni même avec l’aide d’un pokémon. Il était seul et, si cette solitude lui pesait atrocement, il ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain bien-être à cette pensée. Seul et libre dans l’immensité de l’océan. Fasciné, il s’arrêta au beau milieu de sa descente. Il demeura suspendu dans le vide aquatique, agitant ses postérieurs pour tourner sur lui-même et admirer les alentours. Le fond de la mer s'élevait en crêtes menaçantes, puis s'enfonçait en d'étroits canyons d'où jaillissaient des gerbes de bulles. Le sol rocheux était parsemé de coraux multicolores et de bancs de pokémons aquatiques qui nageaient à travers la végétation luxuriante. Un paysage d'une grande beauté qui laissa Sebastian sans voix pendant de longues minutes. Il eut alors une pensée pour Sayuri, qui aimait tant la mer et la faune qu'elle refermait. Si elle voyait ça...


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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Dim 8 Juil - 7:44
À un moment, Sebastian se demanda s’il devait remonter pour respirer à la surface. Il n’en ressentait pas le besoin, mais il retenait sa respiration depuis de longues minutes déjà et il ignorait comment se manifesterait le manque d’oxygène. Prudent, il retourna donc percer la surface des flots pour prendre une grande bouffée d’air chaud. Il constata ainsi qu’il s’était grandement éloigné de la côte en explorant les profondeurs. Même s’il se sentait à l’aise dans l’océan, il ne tenait pas spécialement à s’y perdre et plongea donc de nouveau pour se rapprocher de la terre ferme.

Sur son chemin, il aperçut une lueur au fond d’une crevasse. Le reflet, qu’il attribua d’abord à un coquillage, produisait un éclat métallique qui piqua aussitôt sa curiosité tout en lui rappelant un souvenir récent. C’était sans doute un coffre, comme celui qu’il avait ouvert sur la plage. Intrigué, il s’aventura prudemment dans la crevasse, après en avoir inspecté les parois pour s’assurer qu’elles étaient solides, cette fois. Il ne voulait pas prendre le risque de se retrouver dans un second éboulement. Un par jour lui suffisait amplement.

Creusé à même la roche par les courants marins, le petit canyon s’enfonçait terriblement loin sous la surface de l’eau. Par chance, les carapagos étaient en mesure de plonger à des profondeurs très basses, sans quoi Sebastian n’aurait jamais osé s’aventurer aussi loin. Plus il descendait, plus l’obscurité l’avalait et plus la pression de l’eau cherchait à lui compresser le crâne. C’était à se demander comme un rayon de soleil avait pu se rendre jusqu’au fond pour refléter sur l’objet que convoitait Sebastian.

La faille se rétrécissait lentement, jusqu’à ce que la carapace du pokémon aquatique en frôle les aspérités. Il s’arrêta, hésitant à poursuivre. Et s’il restait coincé? Et s’il se retrouvait incapable de remonter et se noyait là, seul au fond de cette crevasse obscure? Il songea à faire demi-tour, estimant qu’il avait suffisamment risqué sa vie pour aujourd’hui. De plus, cette histoire de coffres lui semblait de plus en plus étrange. Comment un tel objet avait pu se retrouver dans un lieu aussi isolé où, visiblement, il n’y avait aucune présence humaine ? C’était louche et le bon sens de Sebastian lui hurlait de faire preuve de prudence. Malheureusement, une autre voix résonnait dans son esprit, plus mielleuse et sournoise : celle de la curiosité, qui lui soufflait qu’il était si près du but, qu’il ne pouvait pas abandonner maintenant…

Encore une fois, la curiosité l’emporta. Après tout, les risques n’étaient pas si élevés… Il poursuivit donc sa descente de plus en plus prudemment, jusqu’à apercevoir le second coffre, coincé tout au fond de la fosse. Les nageoires de Sebastian s’agitèrent d’excitation lorsqu’il se rendit compte qu’il avait vu juste. Dans un élan d’enthousiasme, il oublia l’étroitesse du lieu où il se trouvait et la prudence dont il devait faire preuve. Sa carapace se coinça entre les parois au moment même où il posait sa nageoire sur le couvercle de bois.

– Ohoh…

Il se tortilla, mais l’absence totale de flexibilité de son corps l’empêchait de se libérer de cette façon. Il sentit une vague de panique l’envahir, mais il se força à rester calme. Il ne ressentait pas encore le besoin de respirer, cela devait rester ainsi. Il aurait besoin d’air plus rapidement s’il s’énervait.

Il plia ses antérieurs tremblants pour prendre appui sur les parois et poussa de toutes ses forces en agitant vainement ses nageoires postérieures. Il s’aida de son aqua-jet pour produire une poussée supplémentaire. En récompense de ses efforts, un craquement sourd se fit entendre et un morceau de roche se détacha de la paroi. Libéré, Sebastian recula brusquement sous l’effet de la poussée qu’il s’était donnée et percuta la paroi de la crevasse. Sonné, il serra les mâchoires en ressentant une vive douleur et en apercevant un petit nuage rouge flotter sous ses yeux. En se tordant le cou, il put voir les écailles tendres de son épaule barrées d’une coupure – heureusement superficielle – qui laissait échapper quelques gouttes de sang.

Il se secoua en grommelant et avança avec plus de précautions vers le coffre encastré dans le fond de la fosse. Il étira la nageoire pour en ouvrir le couvercle, qui, tout comme son semblable sur la plage, céda immédiatement sous la pression. Une nouvelle graine s’échappa de la boîte et flotta sous les yeux de Sebastian, qui l’attira à lui pour la dissimuler au même endroit que l’autre, dans le creux qui formait sa carapace à la base de son cou. Puis, il fit marche arrière et ressortit le plus rapidement et prudemment possible de la crevasse, emportant son précieux trésor vers la surface.


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