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» Chronique du passé : La tête sous l'eau


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Modo & Ranger

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Mar 15 Mai - 0:16
Suite directe de ce rp

Ferir et toi êtes restés quelques heures ensemble. Il aurait voulu aller manger en ta compagnie, mais tu t’es éclipsé à ce moment. Tu n’avais pas très faim et pas l’envie d’en parler. Depuis la mort de ta copine, on ne peut pas dire que tu manges beaucoup. Tu as même perdu du poids, ce qui met ta musculature plus en évidence. C’est juste que ton ami ne le sait pas, ça faisait quelques semaines qu’il ne t’avait pas vu. C’est surtout ta musculature qui attire son attention chaque fois qu’il peut poser son regard sur toi... Avec toutes les pensées et les désirs qui vont avec. C’est toujours difficile pour lui de ne pas te les montrer, puisqu’il est si expressif. Il te trouve très beau, c’est un compliment qui se prend bien. Peut-être un peu moins quand il vient d’une personne qu’on considère comme un membre de sa famille. Pour sa part, c’est surtout qu’il redoute ta réaction, il est convaincu que tu es homophobe. Ça pourrait être un excellent prétexte pour couper le contact, même si tu ne l’es pas vraiment. En tout cas, t’es moins ouvert d’esprit à ce moment que lorsque tu le découvriras dans quelques années. Ça aurait sûrement joué dans la balance. Bref, ton presque petit frère a su tenir sa promesse de ne pas te questionner sur ton travail, de ne pas t’en parler. Il était content de se trouver à tes côtés, que tu sois revenu sur ta décision et que vous ayez pu, en dépit des paroles échangées, passer un bon moment. Il a eu si peur de te perdre qu’il veut profiter de chaque instant avec toi. Il craint toujours un retournement de situation, qu’un jour, tu décideras de tout couper en terme de contact avec lui. Il te connaît et il sait que tu peux être impulsif, qu’un rien peut te contrarier et t’amener à poser des choix extrêmes. Ton ami ne t’a pas non plus parlé de ses parents ni d’Isiel. Il a tenté, du mieux qu’il le pouvait, de te changer les idées autrement. Tu aurais eu besoin d’en discuter posément, vraiment. Tes deuils ne sont pas faits, tu les refoules et ce n’est pas sain. Et ça, il en a conscience. Il ne sait juste plus comment te parler pour ne pas que tu te vexes. Il y aura toujours l’angoisse de te voir tourner les talons si ce qu’il te dit ne te plaît pas.

Je n’hésiterai pas, il le sait. S’il dit la moindre chose qui me dérange, c’est terminé.

Tu tiens le gros bout du bâton et ça n’est pas ainsi que votre amitié était, avant. Tu avais raison sur une chose : elle ne pourra plus jamais être la même tant que tu le prives d’être lui-même envers toi... Il marche constamment sur des œufs pour ne pas te faire réagir outre mesure. On ne peut pas dire que cela soit très agréable pour lui. Et toi, tu te voiles la face en croyant que ça te convient ainsi. Le souci est évident. Ton ami n’agit plus d’une façon naturelle avec toi. Tôt ou tard, cela va te peser et t’en viendras à prendre la décision de ne plus le revoir alors qu’il n’a rien à voir avec ça. Il essaie de s’adapter à ce que tu lui demandes, sauf que ça n’a rien de simple. D’ailleurs, si tu verrais l’état dans lequel il est maintenant que vous vous êtes séparés, qu’il est rentré chez lui... Peut-être que tu comprendrais ta connerie. Mais non, t’es borné dans ta petite vision. Tu n’admets même pas que ça t’a aussi fait du bien de le voir et de passer du temps en sa compagnie. Il a bien su te faire oublier ton quotidien dans lequel tu t’enfermes, la peine et la souffrance que tu refoules autant que possible. Tu les avais oubliés, tu te sentais mieux, mais ils reviennent en force. Seul dans cette chambre au quartier général Rocket, le temps est long. Les murs, tu les connais par cœur. Le plafond aussi. T’es allé t’entraîner. D’ailleurs, ton niveau d’énergie est très faible, sauf que tu ne parviens pas à t’endormir. Cela génère de la frustration, qui n’aide pas à trouver le sommeil. Il faudrait peut-être que tu manges un peu plus, tu ne penses pas? Ton corps est malmené par le rythme de vie que tu lui imposes, par le fait que tu refuses de traverser les deuils. En fait, on peut résumer en disant que tu te renies. Il suffit de voir ces cernes sous tes yeux. Tu n’en avais jamais eu. En tout cas, ça a fait mal à Ferir de te voir dans un tel état sans pouvoir se permettre de t’en parler, d’essayer de t’aider et de te soulager d’un poids. La culpabilité de n'avoir pu sauver Isiel est énorme à porter. Elle vient te hanter toutes les nuits dans tes cauchemars et ce n’est pas près de s’arrêter...

Les cauchemars ne m’affectent pas, je suis habitué d’en avoir.

Habitué ou pas, ils te perturbent. Que tu veuilles l’admettre ou non, ça ne sert à rien. Tu te mens. Quand tu te réveilles en sueur, alors que tu es une personne qui ne sue pas pendant les efforts physiques, il s’agit d’un bon indicateur qui ne peut être ignoré. Ton cœur se démène dans ta poitrine, ta respiration est rapide et saccadée. Tes poings se serrent. Parfois, ton arme se trouve entre tes doigts... Il y a des hurlements, mais tu ne les entends pas. C’est ce qui te réveille, tu n’en as donc pas conscience. Tes cauchemars t’accaparent, ils t’empêchent d’avoir un sommeil réparateur. Tu ne parviens pas à t’en réveiller avant qu’ils prennent de l’ampleur, avant que les images soient bien gravées dans ta mémoire. Tu te souviens toujours de tes cauchemars, jamais de tes rêves. C’est là toute la tourmente qui se trouve en toi, tourmente que tu refoules au lieu de régler une bonne fois pour toutes. Dans tes songes, Isiel te blâme toujours d’une façon violente pour ton inaction, pour le fait que tu ne sois pas venu la rassurer alors qu’elle en avait besoin. Tu t’en veux de l’avoir abandonnée, de ne pas avoir su surpasser la douleur à ton épaule pour avancer vers elle. Il est vrai que sans Clark sur ton chemin, ça aurait été plus facile, peut-être même possible. Ta rancune envers lui est grande, aussi. Tu n’es pas près de lui pardonner et tu espères ne pas le croiser prochainement. C’est une chance qu’il soit retourné à Sinnoh. T’es tranquille. Au moins, la colère peut s’apaiser. Ça en est à un point que quand tu te regardes dans le miroir, retenir ton poing de s’abattre dessus est ardu. Ça, c’est un signe, un de plus que tu ignores. Fuir au lieu d’affronter les problèmes, t’es doué dans ton genre. Pourtant, quand t’es couché sur le dos dans ton lit, que tes paupières ne veulent pas rester closes, tu pourrais prendre le temps de faire le point sur ta situation. Tu le pourrais, mais pourquoi le faire? Ça bousillerait tous tes précédents efforts, toutes les convictions que tu crois avoir. Ça ruinerait cette image que tu tentes de te donner. Même si tu te questionnes, tu n’es pas faible. Même si tu choisis de te pardonner de n’avoir pu sauver ta petite amie, tu n’es pas faible. Même si tu décides de changer de chemin pour mener une autre vie, ça ne fait pas de toi quelqu’un de faible...

Au contraire, tu en tirerais une nouvelle force.

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C-GEAR
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Mar 15 Mai - 17:08
Méga-Rayquaza utilise Cascade ! Il gagne un point d'expérience.


Championne Erika accepte ce match revanche ! Elle envoie :

Son Tengalice niv.60 et son Empiflor niv.60 !

Que voulez-vous faire ?



Moi, c'est MISTER J.
Un conseil, viens pas m'chercher. J'suis un mec qui sait jouer des poings, si tu cherches la bagarre, tu l'auras ! Et ça sera sanglant. T'es prévenu.

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Modo & Ranger

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Dim 20 Mai - 4:14
Dans les jours qui ont suivi ta rencontre avec Ferir, des questions se sont manifestées dans ton esprit. Tu doutes de ta décision de rester en contact avec lui, croyant toujours qu’il s’agit d’une mauvaise idée. Il t’envoie des SMS presque tous les jours, mais il est un peu moins harcelant qu’il pouvait l’être avant votre conversation. M’enfin, harcelant de ton point de vue, évidemment. Il y a cette crainte qu’il en dise trop à un moment ou à un autre, mais ça, c’est désormais un risque même si tu t’éloignes de lui. Au moins, tu n’en viens pas à penser qu’il pourrait te faire chanter avec les informations qu’il a sur toi. Il aurait pu aussi s’en servir comme menace pour s’assurer que tu ne changes pas d’avis. Heureusement, ce ne serait pas du tout son genre. Il tient sincèrement à toi, puis il n’est pas une personne malsaine comme celles que tu peux côtoyer dans ce quartier général. Il ne te contrôle pas, il ne te manipule pas. Il souhaite que ton bonheur et de te voir sourire à nouveau comme il t’arrivait parfois de le faire, avant. On ne peut pas en dire autant de certains Rockets, ne penses-tu pas? Tu le désirais, ce contrôle. Maintenant, tu tends à le rejeter, sauf que les questions que ça t’amène te font douter. C’est une période de contradiction pour toi. Voilà pourquoi tout te semble si compliqué et que la fuite est la solution la plus alléchante qui soit. Vivre comme si de rien n’était, comme si ces interrogations n’avaient jamais existé. Pourtant, elles te reviennent souvent, parfois dans tes multiples cauchemars la nuit. Il y a des réponses qui te sont données ainsi, mais tu ne les écoutes pas non plus, tu n’y portes pas attention. Tu fais tout pour oublier, pour terrer ce que tu ressens et ces pensées, croyant qu’elles te détournent de tes objectifs. Mais quels objectifs? Tu avances sans savoir où tu vas, sans avoir de but précis mis à part celui d’être le meilleur dans le cadre de ton travail... On ne peut pas dire que ça soit très valorisant ni que ça soit dans les mœurs que tu chéris vraiment. On dirait que tu ne te connais pas..., mais c’est exactement ça.

Je sais ce qui est le mieux pour moi, je n’ai pas besoin de conseils.

Les semaines défilent, elles se ressemblent toutes. Il n’y a rien de nouveau, toujours des missions sanglantes, des missions qui ajoutent de nouveaux visages dans tes cauchemars. Les pires sont les enfants, dommages collatéraux... Ces personnes reviennent te hanter. Tu n’es pas paisible avec ce que tu fais. Tu as beau tenter de te convaincre qu’il ne s’agit que d’un travail, qu’il faut bien que quelqu’un le fasse, ça n’est pas suffisant. Même si tu as à cœur de ne pas blesser inutilement tes cibles, ça n’enlève pas toute ta culpabilité. Elle est bel et bien présente, qu’importe ce que tu en penses, qu’importe tes efforts pour l’ignorer. Il y en a beaucoup sur tes épaules, de la culpabilité. Celle de ne pas avoir été là à la mort des parents de Ferir, celle de n’avoir pu agir pour empêcher la mort d’Isiel, celle de toutes les victimes qui sont tombées sous le coup de ton sabre... Il y a aussi celle de mettre à mal ton amitié avec Ferir. Tenter d’ignorer tout cela, ça n’apporte rien de bon, rien de positif. Ça ne t’encourage pas à poursuivre comme tu le voudrais. Il y a une colère constante en toi, qui ne part jamais entièrement. Elle n’est pas présente pour rien, il y a une raison derrière et tu ne veux pas la comprendre ni l’analyser. Tu sais que tu peux être plutôt décourageant quand t’es aussi borné? Tu te décourages même par toi-même... Juste pas pour les bonnes raisons. Bref, un soir, après une mission particulièrement éprouvante, Ferir t’appelle. C’est plutôt rare qu’il ne t’écrive pas d’abord pour savoir si tu es disponible. D’ailleurs, tu préfères cette façon de faire, elle est moins intrusive et si tu n’as pas envie de parler, tu peux lui balancer que t’es occupé ou que ce n’est pas le moment. Parfois, tu réponds seulement des heures plus tard, quand tu crois que ton ami dort. Néanmoins, il t’a déjà surpris en répondant directement à trois heures dans la nuit. Donc, de façon prévisible, tu ignores l’appel, l’envoyant dans ta boîte vocale. Si c’est si important, il te laissera un message.

Je ne lui dois rien, je n’ai aucune obligation de lui répondre.

C’est une résistance inutile. Elle t’affecte aussi, bien que tu ne veux pas le montrer ni t’en rendre compte. La preuve est bien que tu gardes ton portable entre les mains jusqu’à ce que tu vois le petit symbole du message vocal apparaître sur ton écran... Ça attire ta curiosité et tu ne résistes pas à l’envie d’écouter tout de suite. Après avoir composé ton code à quatre chiffres, le message se met à jouer. « Coucou Azy, j’espère que tu vas bien! J’avais un peu de temps libre ce soir, donc je me demandais si on pouvait se voir. Je présume que tu n’es pas dispo, donc je ne te dérange pas plus longtemps, ça sera pour une autre fois! Envoie-moi un SMS, ok? Bye! » Puis il raccroche rapidement. C’est presque étrange, tu as une mauvaise impression. Sans attendre, ton pouce ouvre l’application des SMS et tu commences à rédiger une réponse à ton ami. Par contre, quand tu allais envoyer, tu te rends compte de ce que t’allais faire. Tes sourcils se froncent. T’allais lui dire que t’étais disponible. Mais pourquoi? Contrarié, tu effaces tout ce qui avait écrit. Franchement, tu crois ne pas avoir envie de le voir. Tu balances ton portable sur ton lit, sans délicatesse. Tu files ensuite dans la salle de bain adjacente à la chambre, fermant la porte derrière toi. Tes yeux se ferment, un soupir t’échappe. Tu commences à faire n’importe quoi, à suivre des envies que tu ne comprends pas, qui ne semblent pas correspondent à cette réalité dans laquelle tu tentes de t’enfermer. C’est simple, c’est parce qu’elle ne te correspond pas. Elle ne t’a jamais correspondu et tu commences une douce rébellion contre toi-même. Ça ne pouvait pas durer éternellement. La mascarade se terminera un jour ou l’autre, que tu le veuilles ou non. Ça prendra encore des années avant que t’acceptes tes interrogations ainsi que tes remises en question, il te faudra un élément déclencheur, mais il viendra d’une façon à laquelle tu ne t’attendais pas. Te prenant de cours, tu n’auras pas le choix de réaliser tout ce que tu cherches à éviter maintenant.

Je n’aurais pas dû dire à Ferir qu’on pouvait continuer de se voir...

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C-GEAR
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Lun 21 Mai - 4:08

Tengalice lance Bluff sur M-Dracaufeu S !
(-27 PV) Random 4, coup critique !
PV de M-Dracaufeu S : 233/260

Grodrive lance Météores !
(-48 PV) Random 58, pas de critique.
PV de Tengalice : 147/195
(-48 PV) Random 42, pas de critique.
PV d'Empiflor : 102/150

M-Dracaufeu S est apeuré !
(Il n'attaque pas...)
PV de M-Dracaufeu S : 233/260

Empiflor lance Lame-Feuille sur Grodrive !
(-25 PV) Random 42, pas de critique. Ce n'est pas très efficace...
PV de Grodrive : 213/238

Que voulez-vous faire ?


Récap :
Erika :
Tengalice = 147/195
Empiflor = 102/150

Azamir :
M-Dracaufeu S = 233/260
Grodrive = 213/238



Moi, c'est MISTER J.
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Modo & Ranger

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Mer 23 Mai - 5:52
Après une bonne douche froide et rapide, tu crois t’être remis les idées en place. Sans regarder ton portable abandonné sur ton lit, tu files à l’une des salles d’entraînement. T’as toujours ce besoin insatiable de te dépasser, physiquement. Ça ne date pas d’hier. Il s’agit aussi d’un moyen d’évacuer la contrariété que tu vis, de te libérer l’esprit. Quand tu t’actives, quand tu t’entraînes, tu ne penses qu’à ça, il n’y a rien d’autre pour assombrir le portrait. Tu te sens bien dans la dépense d’énergie, dans l’action. C’est du concret, c’est du réel. S’il y a des problèmes, tu les résous d’une façon logique pour en arriver à tes fins. L’activité physique te stimule l’esprit. Elle te permet de rester sain, ou presque. Tout le reste de ta vie ne va pas, alors ça ne peut pas rattraper cet ensemble. Néanmoins, tu y passes un bon deux heures intensif, variant les exercices. Ton imaginaire est plutôt limité, mais dans ce domaine, il sait créer des nouveautés qui te maintiennent en bonne forme. Ton corps est très important pour toi, le considérant comme ton principal outil de travail. Tu ne peux compter que sur tes aptitudes lors des missions qui te sont attribuées. Tu tiens donc à rester en excellente condition physique malgré les années qui passent. Bref, satisfait de ton entraînement, tu retournes à ta chambre. Personne n’est venu te déranger, mais l’heure avançant, c’est plutôt normal. Tu entres une nouvelle fois sous le jet de la douche, t’adossant contre le carrelage froid, fermant les yeux. Ton niveau d’énergie est faible. Avec ça, tu crois être en mesure de passer une bonne nuit. Tu ne te presses pas, te sentant bien sous l’eau. Il s’agit d’une détente essentielle pour tes muscles qui ont été durement sollicités. Cette fois, l’eau est chaude. Il y a presque de la vapeur qui s’élève. Avec des gestes trahissant l’habitude, tu t’appliques des massages musculaires aux endroits qu’il t’est possible d’atteindre. Tu t’attardes beaucoup à chacune de tes épaules, surtout celle qui a été blessée par balle. Il faut que tu y ailles plus doucement avec elle. Sur ce point, on peut dire que tu es responsable, contrairement à bien d’autres. Savoir reconnaître les limites de ton corps et savoir respecter ta vitesse de guérison, dans l’ensemble ça va. Mais il t’arrive tout de même de pousser un peu trop, ce qui n’est pas sans conséquence.

Je sais m’arrêter lorsqu’il le faut. Je me connais, je n’ai pas besoin de l’avis des autres pour savoir comment prendre soin de moi.

De toute façon, obtenir ta confiance est si difficile qu’il est évident que l’avis des spécialistes, tu t’en passes. Ils ne t’atteignent pas, estimant être le mieux placé pour reconnaître tes limites et les soins à apporter. Bref, après un certain temps passé dans la douche, tu remarques que l’eau est de moins en moins chaude, donc c’est le signal qu’il faut que tu en sortes. Tes gestes sont d’une certaine lenteur. Tu as envie de relaxer avant de te mettre au lit. L’esprit vide, tu as même les yeux fermés pendant une partie de ta routine du soir. Seul, tu ne te gênes pas pour seulement enfiler un pantalon ample et confortable pour dormir. Cela fait, ta main vient se saisir de ton portable. La petite lumière qui indique un nouveau message ou un appel manqué ne clignote pas. Tu écriras à Ferir à ton réveil, après ta routine du matin, évidemment. Le posant sur la table de chevet, tu en profites pour éteindre la lampe. Tu te glisses ensuite dans tes draps froids, sans que personne ne vienne se coller contre toi... La solitude le soir est la pire. Bien qu’il t’arrivait de repousser Isiel quand elle se faisait trop insistante et que tu voulais juste dormir, ça te manque cruellement de ne plus l’avoir contre toi. De ne plus l’avoir tout court. Bien que ton esprit était tranquille et libéré de ces tracas, ça te revient souvent au moment du coucher. Voilà pourquoi c’est difficile de t’endormir. De plus, le manque de sommeil t’affecte. À cause de ces multiples cauchemars quand tu sombres dans tes songes, tu n’atteins jamais un sommeil réparateur. Combiné à tous les questionnements qui commencent à te tourner en tête, autant dire que tu sens que le contrôle t’échappe. Ça ne te plaît pas. Tu étais paisible et lentement, cette quiétude disparaît. Il faudrait que tu t’endormes comme une masse une fois la tête sur l’oreiller, c’est ce qui te sauverait ton sommeil. Il est hors de question que tu consultes un spécialiste de la santé pour un tel souci ou que tu prennes des aides-sommeil, qu’importe la force qu’ils ont. C’est pour les faibles, hein? Et te confier à un médecin, jamais de la vie.

Je n’ai pas besoin de ça! Je peux m’en sortir par moi-même.

Sombrer dans le royaume de l’inconscient te prend du temps, mais ça finit par survenir. Si les premières heures sont paisibles et calmes, ce n’est pas long que les cauchemars surgissent. C’est presque toujours la même chose : d’abord de multiples visages de tes victimes. Ils apparaissent dans ton quotidien, ils apparaissent pour te perturber au cours de tes activités. Ils sont tous ensanglantés, tous en colère du sort qui leur a été réservé lorsque ton sabre s’est abattu sur eux. Tu finis toujours par te voir dans ces cauchemars, couvert de sang. C’est toujours à ce moment que tu te réveilles, haletant. Te rendormir est extrêmement difficile. Les images te tournent en tête, elles te hantent. Il t’arrive même, lorsque tu es plus fatigué, de croire voir un regard derrière toi dans le miroir de la salle de bain. Tu sais bien que c’est impossible, mais ça te marque petit à petit. Néanmoins, ce ne sont plus les pires cauchemars. Non, les pires sont ceux mettant en vedette Isiel, depuis sa mort. Il n’y a plus de beaux rêves en sa compagnie. Il n’y a plus rien de joyeux. C’est terminé ce temps-là. Ça tourne à l’horreur. Souvent, ce sont les cauchemars qui viennent plus tard dans la nuit, l’étape suivante. Ils sont la manifestation de toute cette culpabilité et de toute cette rage que tu gardes à l’intérieur sans t’en préoccuper, sans essayer, d’une façon saine, de t’en débarrasser. Si seulement tu réalisais que ces terreurs nocturnes sont le reflet de tout ce que tu terres au fond de ton cœur, tu pourrais enfin avancer. Là, tu restes pris dans le passé, enchaîné à des mœurs qui ne te correspondent pas. Quand tu te réveilles après avoir vu Isiel, tu es en sueur, ayant souvent en main ton arme... Tu te défends, mais tu refuses de voir contre quoi tu le fais. Ton cœur se démène dans ta poitrine, tu prends des heures à t’en remettre, chaque fois. Ça n’a rien d’étonnant que tu sois désormais au bout du rouleau, que tu aies atteint tes limites. Qu’as-tu l’intention de faire, pour te sortir la tête hors de l’eau?

Ce n’est pas ce qui m’arrêtera. Ça passera.

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C-GEAR
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Mer 23 Mai - 19:28

Grodrive lance Météores !
(-48 PV) Random 58, pas de critique.
PV de Tengalice : 99/195
(-48 PV) Random 42, pas de critique.
PV d'Empiflor : 54/150

M-Dracaufeu S lance Canicule !
Random 55, l'attaque passe.
(-301 PV) Random 15, pas de critique. C'est super efficace !
PV de Tengalice : 0/195
Random 20, l'attaque passe.
(-293 PV) Random 17, pas de critique. C'est super efficace !
PV d'Empiflor : 0/150

Tengalice et Empiflor sont K.O. ! Vos pokémons gagnent 2 points d'expérience.
M-Dracaufeu S monte au niveau 80 (0/6) !

Championne Erika envoie ses deux prochains pokémons !

Un Joliflor niv.65 et un Cotovol niv.65 !

Que voulez-vous faire ?


Récap :
Erika :
Tengalice = K.O.
Empiflor = K.O.
Joliflor = Full
Cotovol = Full

Azamir :
M-Dracaufeu S = 233/260
Grodrive = 213/238



Moi, c'est MISTER J.
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C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Aujourd'hui à 1:50
Tu n’as rien fait pour me sauver! Comment as-tu pu m’abandonner? Je sais qu’au fond, tu ne m’aimais pas! Le cœur en miette, tu ne répliques pas. La tête basse, tu souffres de ces mots venant d’Isiel. Elle te blesse tellement quand elle te parle ainsi... C’est parce que contrairement à ce qu’elle dit, tu l’aimes d’un amour sincère. Un amour qu’elle semble avoir oublié. T’es si faible, tellement pitoyable. Tu t’es regardé, Azamir? Franchement, j’suis bien contente de ne plus être avec un nul comme toi! Tu ne parviens pas à lui répliquer, à lui demander de se taire. De toute façon, à quoi bon? Elle a raison, c’est ce que tu te dis, c’est ce que tu crois. Tu n’as pas été à la hauteur, t’es un minable qui n’a pas su la protéger et te montrer digne d’elle et de son courage. Et ton attitude à la con me confirme tout c’que je dis! Tu aurais dû mourir ce jour-là et j’aurais dû vivre! Ça fait si mal que la personne que l’on aime souhaite notre mort, n’est-ce pas? En ce moment, on ne peut pas dire que tu parviennes à terrer ce que tu ressens, le montrant sans être en mesure de cacher un peu. Tu n’es pas détaché comme tu le voudrais, t’es vulnérable et tu souffres. Pardon... Un murmure rempli de culpabilité, mais aussi de tristesse. Voilà comment ta copine te fait sentir. Jamais je ne te pardonnerai! Peu importe ce que tu feras, peu importe ce que tu diras! Je te déteste. La dernière phrase est dite avec toute la haine qu’elle peut y mettre. Tu ne réalises pas que ses paroles sont le reflet de ce que tu ressens envers toi-même. Tu n’es pas prêt à te pardonner, à passer à autre chose. Tant que ton deuil ne sera pas derrière toi, tu resteras prisonnier de ces émotions négatives qui te hantent. Mais pour le moment, tu es dans l’incapacité de songer à tout cela, incapable de te faire une tête sur le pourquoi du comment. Non, tu te sens comme une grosse merde sous le regard de ta petite amie. Elle te juge, elle est pleine de rancœur à ton égard. Elle te haït. Il n’y a pas d’autres façons de le dire.

Et je continue de l’aimer malgré tout... Je ne devrais pas, il faut m’en détacher.

Comme il te faut te détacher de toutes tes autres émotions, n’est-ce pas? C’est plus difficile que tu le crois. Parfois, tu y parviens bien, mais pour d’autres... Ça ne te vient pas naturellement. Disparais de ma vue! Paroles qu’elle te hurle, avant de te frapper au torse avec sa paume ouverte. Ça n’aurait pas dû te projeter comme ça. Tu te sens propulsé en arrière, plongé dans le noir... Tu n’y vois rien, mais il y a plusieurs murmures qui s’élèvent, t’entourant dans ta chute. Des murmures qui prennent de l’ampleur, qui te crachent au visage ces sentiments que tu essaies de terrer dans ton cœur. Mais quand Isiel apparaît soudainement devant toi, le visage défiguré par la haine, par la mort, tu te réveilles enfin en sursaut. Le cœur battant à la chamade, les doigts crispés sur ton arme, des sueurs froides s’écoulant sur ton front et dans ton dos, on peut dire que tu es méconnaissable. Tu as horriblement soif, mais avant de bouger, il faut te calmer, te remettre de ce cauchemar et surtout de cette dernière image. Elle te reste en tête, comme plusieurs autres ces derniers jours. Te calmer prend plusieurs longues minutes. Tu finis par te lever après avoir déposé ton arme sur le bureau. Comment a-t-elle pu se retrouver entre tes mains? C’est un mystère entier, d’autant plus que tu étais toujours couché sur ton lit, les draps te recouvrant à moitié, jusqu’à la taille... Qu’importe. Te rendant dans la petite salle de bain, tes mains ouvrent l’eau. Tu ne tardes pas à placer tes mains en forme de bol pour recueillir l’eau, t’arrosant ensuite le visage avec. Il faut vraiment ça pour pleinement te remettre de ce cauchemar. Et encore, ça n’est pas suffisant. Tu te convaincs juste que ça l’est. Franchement, en te regardant dans le miroir, ce n’est pas ardu de constater que t’es affecté par ce qui vient de se passer. Ta peau est bien plus pâle que d’habitude. À croire que tu as vu un fantôme... et c’est un peu ça. Soufflant, tes paupières se ferment pendant que tu tentes de taire toutes tes pensées. Tes mains agrippent le bord du meuble de l’évier. La question à savoir si toutes les nuits seront ainsi te traverse l’esprit. Et c’est dommage, tu connais la réponse.

Il faut que je trouve un moyen d’arrêter ces cauchemars.

À pas lents, tu retournes dans ton lit, sans t’être essuyé le visage. L’eau qui devient de plus en plus froide te fait du bien. Elle te donne des frissons, elle te fait penser à autre chose. Elle roule sur ta peau, allant finalement s’échouer contre le bord de ton pantalon à tes hanches. Bref, trouver le sommeil prend du temps, énormément de temps. Tu cherches une position confortable pour faciliter le repos, mais ça ne fonctionne pas vraiment non plus... Tu as beaucoup de mal à chasser cette dernière image de la tête. Chaque fois que tu commences à somnoler, elle revient, te faisant presque sursauter. C’est à devenir dingue. Ça te rend d’une humeur exécrable. Hors de question de voir Ferir en te trouvant dans un tel état. Tu feras le mort une journée de plus, t’en foutant éperdument. En tout cas, tu te trouves idiot de te laisser affecter de la sorte par des cauchemars. Isiel est morte et il n’y a rien que tu puisses y faire. C’est passé, c’est derrière toi. C’est le discours qui te tourne en boucle en tête, et il est loin d’être aussi efficace que tu le voudrais, mais aussi loin d’être sain. Ce n’est pas ainsi qu’on traverse un deuil. Ça n’apaise pas ta tristesse ni la culpabilité que tu écrases le plus que tu le peux en ton cœur. Ça peut même contribuer à l’accentuer. Tu dois te pardonner. Ce n’était pas de ta faute, tu as tout tenté. La mission était faite dans cet unique but, elle devait te maintenir en vie tout en ôtant celle de ta petite amie. Depuis, même sans influence ou réelle manipulation, tu aspires à devenir la machine que ton boss attend que tu deviennes. En surface, tu te fais plus froid et distant que jamais. Tu as toujours cette volonté de ne plus souffrir de tes liens. Il reste une part de toi qui se trouve faible de ne pas être parvenu à couper les ponts avec ton meilleur ami. Et cette part, elle finira par prendre de l’ampleur, par avoir le dessus. Sombrer, c’est ce qui t’attend et pire, c’est ce que tu désires. Ce n’est pas demain que tu parviendras à sortir la tête de l’eau.

Vivre dans un monde sans lumière ne m’effraie pas.

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