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Elite 3

C-GEAR
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Lun 30 Avr - 23:15
On va se ré-ga-leeer !
Couuud' !
Oh ! Tu veux nous aider, Pops ? Mais à trois, on va être un peu trop, tu sais ?
Couuud' !
Eh bien ! Si tu es vraiment impatient, pourquoi tu ne mettrais pas la table, tiens, en attendant ? Je levai un bras, réfléchis quelques secondes puis ouvris l'un des placards que j'avais explorés un peu de temps auparavant, alors que je passais toute la cuisine en revue à la recherche d'ustensiles et de poêles d'aspect suffisamment familier et que j'étais tombé sur des éléments de matériel qui avaient tous l'air plus spécialisés les uns que les autres (mais Camille n'était donc pas le seul individu à posséder chez lui une cuillère servant exclusivement à servir les pâtes !) Les récipients trouvés, je constituai à même la tête de mon Coudlangue, qui avait l'habitude de ce type de numéro en spectacles, un petit empilement d'assiettes et de bols. Hop ! Mais je te préviens, ce ne sera pas prêt tout de suite ! ...CALCI ! Tu peux ouvrir à Pops !

Le Félinferno ou un autre de mes Pokémon dut m'entendre, car depuis la cuisine commune d'où je tendais le cou pour observer le couloir, je vis l'une des portes alignées s'ouvrir et le gros ballon rose avec ses récipients sur la tête y entrer de sa démarche un peu pataude avant qu'elle ne se referme derrière lui. J'attendis quelques instants, prêtant l'oreille, afin d'être certain de ne pas entendre un soudain bruit de chute et d'éclats de faïence brisée – j'aurais quand même été embêté de réduire à néant une partie de la vaisselle mise à disposition des champions, bien que mon salaire me permît désormais d'en racheter autant qu'il le fallait – mais apparemment, les talents hésitants d'équilibriste de Pops ne furent pas mis à mal même par le reste de la troupe qui l'attendait dans notre nouvel appartement et je me reconcentrai sur le plan de travail, aux côtés de Taya, ma Sucreine, qui ne s'était pas arrêtée une seconde de consciencieusement découper en lamelles les légumes que je lui avais confiés.

Cela faisait à peine deux semaines que j'étais devenu champion et jusqu'à présent, entre les visites officielles – avec repas – auprès de tous les partenaires de l'Élite pour confirmer ma nomination, mes sorties personnelles – avec repas –, quand je parvenais à me soustraire aux innombrables obligations, pour voir un peu le paysage de cette partie de Sinnoh où je ne m'étais jamais rendu jusqu'à présent, et les petits sauts au restaurant même de l'institution afin de découvrir les menus qu'ils proposaient et de sympathiser un peu avec le personnel du quartier – façon de parler, bien sûr, mais le quartier général de l'Élite abritait tellement de services qu'il paraissait presque une ville miniature – je n'avais pas eu l'occasion de tester la cuisine commune qui se trouvait à l'étage des appartements des champions. Quel n'avait pourtant pas été mon émerveillement la première fois que mon agente m'avait conduit à mon nouveau logement et que je l'avais découverte : c'était une cuisine ultra-moderne ! Avec des équipements des plus sophistiqués, un four à micro-ondes recouvert de boutons, un four traditionnel suffisamment grand pour pouvoir faire chauffer trois fournées de cookies en même temps et un four à vapeur, le genre d'installation dont je ne savais même pas bien à quoi il servait, des plaques vitrocéramiques en lieu et place des anciennes gazinières, un plan de travail qui permettait au moins de rouler quatre pâtes à tartes en même temps et plus d'ustensiles que même Camille n'aurait pu en rêver ! Autant dire que je n'avais à peu près aucune idée de comment tout cela s'utilisait, mais que je brûlais d'envie d'essayer. Et enfin, aujourd'hui, après l'effervescence des deux premières semaines où j'avais eu tout à faire et tout le monde à rencontrer, une véritable journée de repos m'avait été accordée ! Alors, ce matin, j'étais descendu à la petite épicerie de l'Élite (une ville miniature !) avec Calcifer pour acheter toutes les prévisions nécessaires ; et après avoir rempli le petit frigo de notre appartement, je m'étais lancé avec Taya – la plus habile en tâches de précision parmi mes Pokémon suffisamment grands pour atteindre le plan de travail sans avoir besoin de grimper sur une chaise – dans la préparation d'un bon repas, pour moi et pour tous mes amis.

La Sucreine était donc en train de hacher les nombreux légumes que je mettrais ensuite à mijoter pour en faire une poêlée tandis que je préparais une délicieuse sauce à l'échalote qui accompagnerait ma bavette – je ne mangeais pas beaucoup de viande, mais notre inauguration de cette cuisine était une occasion à saluer. J'avais également conservé des légumes crus de côté, et une compote de baies était déjà en train de cuire à très bas feu pour ceux de mes amis qui étaient exclusivement frugivores... À très bas feu, tout du moins je l'espérais. Je n'avais aucune idée de commencer fonctionnait cette vaste plaque noire dépourvue de boutons et, malheureusement, je n'avais croisé personne qui pût m'éclairer. De ce que j'avais compris, Calypso et Béatrice habitaient ici comme moi, mais même si nous avions été présentés – j'avais d'ailleurs rencontré Calypso avant même de devenir champion, lors de mon dernier passage à l'Élite en tant que challengeur – j'avais préféré ne pas les déranger juste pour cela. D'autant plus qu'elles-mêmes n'étaient peut-être pas en repos aujourd'hui ; mais si elles étaient chez elles, depuis tout à l'heure que je parlais à voix haute à mes Pokémon restés dans mon appartement, elles avaient dû m'entendre, non ? En tout cas, c'était plutôt pratique d'être seul devant un si vaste coin cuisine ; et pour ce qui était de la plaque vitrocéramique, j'avais appuyé à plusieurs endroits qui me semblaient logiques, cela s'était éclairé de rouge, j'avais jugé que c'était bon, je n'aurais qu'à surveiller et tout devrait bien se passer. Taya ayant fini de couper les légumes, je les versai dans une casserole que je posai de façon tout aussi hasardeuse sur la plaque, avant de mettre à chauffer la sauce et la poêle destinée à la viande. Les légumes grésillaient, cela commençait à sentir bon... eh bien, ce n'était pas sorcier ! Il y avait même un bel assortiment d'herbes en tous genres pour assaisonner. Satisfait, je restai un moment à remuer les légumes, puis je mis enfin la bavette dans sa poêle et décidai de terminer de mettre la table : je repartis donc à la recherche de verres et de couverts en chargeant Taya de continuer à surveiller la cuisson à ma place.

Quand j'entrai dans mon appartement, les couverts à la main, j'eus la mauvaise surprise de découvrir mon Avaltout en train d'avaler les assiettes une à une. « MOUSTACHE ! » « Aaaaal ? » prononça-t-il de sa voix grave, ce qui signifiait quelque chose comme : « J'ai faim ! » Toby, à côté, suspendu à une étagère, me fit comprendre qu'il n'avait pas réussi à l'en empêcher, tandis que Calcifer semblait pour une raison ou pour une autre en train de se disputer avec Ma'ukele et que Pops et Knock jouaient ensemble dans la chambre, à côté. Évidemment, c'était le bazar. Ils étaient encore trop excités d'habiter dans un nouvel appartement et je devais régulièrement conserver plusieurs d'entre eux dans leurs pokéballs, mais aujourd'hui, comme je pouvais être là, je voulais que nous profitions de la journée tous ensemble. Je forçai Moustache à ouvrir sa bouche en grand et partis à la recherche des assiettes et des bols tombés au fond de son estomac, un tuyau œsophage minimal reliant ce dernier à son gosier de sorte qu'il gobait ses "aliments" tout rond et que ses acides mettaient un peu de temps à faire leur travail, assez pour récupérer les erreurs de parcours. J'allai ensuite me rincer le bras dans ma salle de bain, lavai les récipients avec avant qu'ils ne commencent, quand même, à se décomposer, puis explorai mon frigo à la recherche de quelque chose pour caler la faim de mon Avaltout avant que nous ne nous mettions à table. Ce fut alors que j'entendis Taya m'appeler de la cuisine. « ...uuucr ! Suuuucr ! »

Je bondis hors de l'appartement, pour découvrir... qu'un petit incendie s'était déclenché sur la plaque de cuisson. « Oh... oh. » Des flammes jaunes jaillissaient de la poêlée de légumes, un peu huilés, visiblement brûlés, ma sauce avait débordé et le surplus, toujours grandissant, étant en train de grésiller sur la plaque tandis qu'une manique que j'avais par mégarde laissée posée sur un coin de la plaque se trouvait littéralement en train de prendre feu. En tant que Pokémon Plante, Taya s'était écartée à plusieurs mètres et n'intervenait pas ; et, quant à moi, je n'avais aucune idée de comment éteindre cette installation. « Ma poêlée de légumes ! » déplorai-je en constatant le gâchis, les aliments bien frais visiblement devenus noirs. Ma Motisma surgit alors derrière moi ; je lui jetai un regard... Et je compris immédiatement ce qu'elle s'apprêtait à faire – mais lorsque je criai « Blitz, NON ! », c'était déjà trop tard. Le spectre électrique fondit en un éclair dans la plaque de cuisson qui se mit brusquement à grésiller de tous côtés, avec le feu qui sortait de la poêle et la fumée qui commençait à monter. Deux secondes plus tard, Blitz en ressortait... et les flammes triplèrent soudainement de volume, me faisant reculer d'un bond ainsi que Taya et se propageant aux casseroles adjacentes tandis qu'une fumée noire apparaissait. Alors, une alarme suraiguë nous vrilla subitement les oreilles. et il se mit à pleuvoir. Le détecteur de fumée, juste au-dessus de nos têtes. Mais cette alarme était insupportable !

Quelqu'un sait-il arrêter ça ? À l'aide !


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C-GEAR
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Dim 13 Mai - 13:58
Les songes de Calypso l'emmenaient loin. Elle rêvait de voler au-dessus de Sinnoh, elle voyait le dôme de coordination, les appartements des champions... C'était vraiment beau vu d'en haut, mais elle voulait aller encore plus loin. Elle décolla vers une région plus éloignée. Au vue de la présence maritime, elle devait être en train de survoler Hoenn. C'était assez particulier pour elle qui ne connaissait pas si bien la région que cela, à part son hypercentre. Tiens. Elle se retrouva alors à Illumiis. Cet endroit, elle le reconnaissait parmi tous avec sa grande tour qui surplombait la ville, même si cela ne lui expliquait pas ce qu'elle faisait ici. La jeune femme tourna autour d'elle-même à la recherche de plus d'informations, jusqu'à reconnaître la silhouette de Joshua. Pourquoi était-il là ? Elle n'en savait rien. Probablement encore sur une enquête impossible. Après tout, cela lui arrivait de voyager lorsqu'il était sur une piste intéressante qu'il poursuivait depuis un moment. Enfin, elle ne savait plus ce qu'elle venait faire à Illumis avec tout ça, mais elle n'avait pas le temps d'y penser, elle préférait décoller à nouveau, aventureuse, elle avait envie de savoir jusqu'où elle pouvait aller comme ça. Elle monta dans le ciel, jusqu'à ce que ce dernier s'assombrisse. C'était beau, elle commençait à voir des étoiles, mais aussi à avoir le vertige. Il était vraiment temps de rentrer, elle redescendit vers la terre ferme, avant de se réveiller.
    « Uaaaaaaaah... »
La jeune femme se réveilla lentement, s'étirant dans son lit. Elle se rappelait son rêve avec un petit sourire, c'était appréciable de défier ainsi les lois de la physique. Elle se demanda quand même un instant si Joshua allait bien. C'était quand même bizarre de l'avoir vu à Illumis, même si dans son rêve cela lui paraissait tout à fait banal.
Enfin, elle était au moins satisfaite d'avoir dormi correctement, elle avait besoin de repos. La veille, Calypso était rentrée tard de l'inauguration d'un théâtre à Frimapic, sa ville natale. Cela lui avait fait plaisir de retrouver sa petite sœur et ses parents. D'habitude, tout allait bien quand elle passait chez eux, mais en ce moment, ils étaient pris par une lubie bien pénible : ils voulaient la caser. C'était franchement pénible de les entendre tout au long d'une journée parler de cela, comme si c'était quelque chose d'important. Calypso préférait de loin sa liberté, surtout en ce moment où elle était bien occupée par ses obligations et qu'elle n'avait pas franchement le temps de s'occuper de tout cela.
    « Hmmm... »
Elle s'étira encore, ses jambes jouant avec les draps dans la chambre bien aménagée. Cela se voyait qu'elle était arrivée en catastrophe : ses vêtements de la veille étaient jetés sur une chaise, ses chaussures étaient restées au milieu de la pièce, son téléphone, posé nonchalamment sur une table, n'avait plus de batterie et sa ceinture avec les Pokéball de ses compagnons se retrouvait au chevet de son lit. Elle s'était directement couchée une fois arrivée, sans même se soucier de fermer les rideaux ou de s'assurer de son réveil. Les rayons du soleil avaient alors doucement pénétré la fenêtre pour faire baigner de lumière les cheveux ivoires de la jeune femme.
Le lit était dur à quitter, mais Calypso avait quand même envie de profiter de sa journée. Elle se décida donc à se lever, pour sortir directement son tapis de sol. Elle sentait qu'elle avait encore des courbatures de la veille qu'elle souhaitait estomper au plus vite. Elle fit donc une petite séance de yoga, ce qui était indispensable à sa journée. La jeune femme s'était instaurée des petits rituels depuis quelques temps, cela lui permettait de se sentir bien au réveil et elle appréciait les sensations que cela lui procurait.
Bien réveillée, la jeune femme décida d'aller prendre sa douche, elle commença à chanter, signe d’excellente humeur. Les courbatures commençaient à partir et elle profitait de l'eau chaude pour se réveiller complètement. Ainsi, elle était sûre qu'en arrivant dans les parties communes, elle allait ainsi avoir une apparence plus présentable.
Sortant de la douche, elle voulut envoyer un message à son ex pour lui faire part du rêve qui ne lui était pas encore sorti de la tête, mais découvrit que son téléphone n'avait plus de batterie, mince. Elle le mit à charger puis finit de s'habiller. Aujourd'hui, elle n'avait pas grand chose de prévu donc ce serait simplement le duo jean/T-shirt. La jeune femme s'assit de nouveau sur son lit en allumant son téléphone qui s'exécuta péniblement, faisant visiblement la tête d'avoir à le faire avec si peu de batterie. Allez, une fois le message envoyé, il était temps de sortir d'ici et voir ce qui se passait à l'extérieur.

L'alarme se déclencha alors. Calypso se leva d'un bond, se demandant ce qu'elle avait pu faire de mal, avant de réagir : cette alarme venait de la cuisine pour sûr, elle l'avait déjà déclenchée en laissant du pain à griller trop longtemps, alors autant dire qu'elle la connaissait. Elle prit sa ceinture de Pokéball dans l'idée de sortir son Tentacruel au besoin.
Elle fila donc jusqu'aux cuisines pour découvrir le petit nouveau, Edel, aux prises avec un feu de poêles. Bon, en fait il pleuvait déjà dans la cuisine, donc en terme d'eau, il y avait assez.
    « Salut Edel ! Comment ça va ce matin ? »
La jeune femme prit un torchon pour emprisonner le feu et attrapa une chaise, escaladant jusqu'à pouvoir donner une tape sur le détecteur, le mettant ainsi en pause. Elle alla aérer la pièce en ouvrant une fenêtre et activa la hotte. Tout semblait sous contrôle et la jeune femme n'était pas mécontente de sa réactivité. La fumée commençait enfin à s'en aller, même si la pièce sentait encore bien le brûlé. Au moins, Calypso savait qu'elle allait avoir des choses à faire aujourd'hui, déjà, se moquer d'Edel et ensuite, l'aider à réparer les dégâts.
    « Faudra que tu me préviennes la prochaine fois que tu cuisines, que je te laisse mon Tentacruel. »
Elle rangea la chaise et ventila un peu avec sa main par réflexe, jetant un œil à ce que le coordinateur préparait de bon. Enfin, bon au départ.


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C-GEAR
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Lun 28 Mai - 18:04
C'était la catastrophe. Le cataclysme, la bérézina, l'apocalypse, la fin du monde – tout du moins la fin de mon repas. Les plaques de cuisson et une partie du plan de travail étaient en feu et je craignais que Blitz n'ait encore plus détraqué l'ensemble avec ses éclairs, il pleuvait désormais dans toute la cuisine, l'alarme qui s'était déclenchée était à proprement parler assourdissante et elle devait être en train d'alerter tout l'étage de ma mésaventure... enfin, je comptais bien là-dessus, puisque je n'avais aucune idée de comment arrêter tout ça. J'avais déjà manqué causer un incendie une fois, chez Camille, mais il n'y avait alors pas de détecteur au plafond et mon ami était intervenu tout de suite, quand seule de la fumée s'élevait, si bien que je ne me souvenais plus vraiment de ce qu'il avait fait mais que même cela ne m'aurait sûrement pas aidé dans cette situation-ci. En tout cas, le point positif était qu'avec toute cette pluie, le feu s'était aussitôt mis à diminuer, comme un Pokémon apeuré se ramassant sur lui-même. Ce fut alors qu'un éclair blanc apparut à ma gauche et qu'une salutation, que j'entendis à peine mais dont le ton semblait très naturel, résonna à mon oreille : « Calypso ! Tu me sauves la vie. C'est agité, comme tu peux le voir ! » m'exclamai-je en réponse, ravi de ce surgissement impromptu de ma collègue coordinatrice.

La jeune femme dont les cheveux étaient aussi blancs que les miens, un détail qui m'avait frappé lors de notre première rencontre durant mon propre dernier défi à l'Élite en position de challengeur, paraissait maîtriser la situation. Son Tentacruel flottant à côté d'elle, les gestes calmes et confiants, elle se munit d'un torchon pour étouffer ce qu'il restait du feu puis grimpa sur une chaise afin d'éteindre le détecteur de fumée sous les regards curieux de Pops, Taya, Blitz et moi-même, mais aussi Calcifer qui avait passé une tête prudente par la porte de mon appartement. Alarme comme pluie s'arrêtèrent, nous permettant enfin de nous entendre. « Eh bien, tu sais y faire ! » commentai-je en riant un peu, tandis que la championne ouvrait la fenêtre et allumait la hotte pour aérer la pièce et que Pops s'ébrouait.

« C'est vrai que ça doit être pratique d'avoir un Pokémon Eau, au moins pour éviter les incendies... » opinai-je face à sa remarque, observant sérieusement le Tentacruel en songeant au fait que je ne m'étais jamais fait accompagner d'un Pokémon de ce type depuis mon enfance et le Gobou de Pierre. Mais je réalisai alors que Taya, à ma droite, arborait une expression désapprobatrice, et je me rattrapai vivement : « Mais non, je ne disais pas ça contre toi ! Je sais très bien que tu n'y es pour rien ! Pas comme certains, en revanche... » En prononçant ces mots, je relevai cette fois les yeux vers Blitz qui flottait toujours à hauteur de ma tête : la Motisma, son énigmatique sourire toujours aux lèvres, s'étira alors dans un grésillement semblable à une sorte de « Tzzzzzz ! » puis fila en un éclair vers la chambre, où elle disparut probablement dans sa pokéball – si elle n'avait pas pris possession de l'ordinateur ou de la télévision. Je poussai un soupir volontairement sonore : entre elle et l'Avaltout, parfois, je n'étais pas gâté. « Merci pour le coup de main, Calypso, en tout cas ! » repris-je en souriant à l'adresse de ma collègue.

Constatant que la jeune femme était en train d'examiner les casseroles, je m'approchai d'elle afin d'évaluer ce qu'il restait de mon repas en cours de préparation. Devant l'étendue des dégâts, je poussai un nouveau long soupir de déploration : presque tout ce qui était en train de cuire sur les plaques vitrocéramique avait noirci, les flammes des légumes, de la sauce qui avait débordé ou bien de la manique qui s'était trouvée au mauvais endroit – je n'avais pas très bien compris comment tout cela avait débuté – s'étant propagé même à ce qui aurait dû à l'origine être hors de danger. Il n'y avait que la compote en train de mijoter, un peu à l'écart des autres contenants, qui semblait n'avoir pas trop souffert, mais l'eau l'avait inondée comme le reste, mes cheveux et ma chemise compris – mais je ne me souciais pas particulièrement de cela. Bien que tout semblât éteint, la plaque était fumante et je ne me serais pas avancé sur la nature du traitement que Blitz venait de lui octroyer. « Mes pauvres légumes », commentai-je, attristé, en attrapant la poignée de la poêle où je faisais griller la verdure soigneusement découpée par Taya tout à l'heure, les morceaux désormais transformés en débris noirs poussiéreux. Et s'il n'y avait eu que cela comme dégâts !

« Pff ! Je suis déçu », m'exclamai-je subitement, dépité, avec un grand geste des bras. « Moi qui voulais profiter de ce jour de repos pour tester la cuisine et préparer un bon repas ! J'avais fait des courses pour toute la tribu, en plus », ajoutai-je, pensant à mes compagnons qui m'attendaient dans la chambre. Il devait heureusement rester quelques légumes et autres pâtes et riz des achats que Calcifer et moi avions faits ce matin, mais je ne pourrais faire plaisir à tout le monde et je n'avais pas le courage de me lancer immédiatement dans la préparation de nouveaux plats. « Mais comment ça marche, ces plaques de cuisson, c'est fait pour les extraterrestres ou quoi ? » repris-je dans une exclamation avec un geste vers la plaque vitrocéramique noire dont je n'étais, finalement, pas parvenu à comprendre le bon fonctionnement. Je faisais montre d'un peu d'énervement, mais ce n'était que très passager : c'était surtout une façon d'exprimer mon dépit, cette fois bien réel, mais ce ne serait pas un échec en cuisine qui me plongerait dans une mauvaise humeur véritable.


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C-GEAR
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Jeu 23 Aoû - 13:47
Wow, wow, wow. Edel savait y faire pour mettre le feu dès son arrivée. Calypso avait le sourire, cela manquait d'animation dans le coin et visiblement le petit nouveau était plutôt amusant. Non pas que la situation la satisfaisait mais puisque c'était sans gravité, ce n'était pas très important. Le mieux allait arriver : ils allaient pouvoir faire plus ample connaissance.
    « Je vois ça, tu sais y faire, t'es plus bruyant que mon réveil matin et crois-moi, c'est pas habituel ! »
Elle gardait le sourire, descendant de son perchoir pour répondre correctement à son nouvel ami. Ses oreilles bourdonnaient un peu, mais ce n'était qu'un détail puisqu'elle savait que sa bonne humeur naturelle faisait passer tous les maux. La jeune femme prit donc le dessus sur la situation et décida que son sourire ne la quitterait pas.
    « Oh, oui. J'ai une petite sœur et... j'étais au moins mille fois pire qu'elle ! »
Elle lui fit un clin d’œil en observant les réactions des Pokémon d'Edel. Ils semblaient bien tous dans l'embarras, c'était mignon à voir. La jeune femme retira le torchon pour observer l'étendue des dégâts. Il n'avait pas fait les choses à moitié et la jeune femme s'étonnait de ne pas voir débarquer une tripotée de gouvernantes pour leur demander ce qui se passait. Étant la première arrivée, peut-être que le personnel avait cru à une fausse alerte. Ce n'était pas plus mal – ça leur éviterait d'être dérangés.
    « Ils font des bêtises aussi, je te raconterai comment j'ai transformé une salle de bain en piscine ! Enfin, c'était quand même un calvaire à nettoyer. »
Elle tapa dans une tentacule de Poséidon en signe de coopération. Celui-là était souvent prêt pour semer la pagaille quand il le fallait.

Pendant qu'Edel se faisait remonter les bretelles par ses propres Pokémon – ou peut-être était-ce l'inverse, elle n'avait pas trop suivi – Calypso sentit son téléphone vibrer dans la poche de son jean. Apparemment, leurs anges gardiens se posaient tout de même des questions sur ce qui pouvait se passer dans leurs appartements. Elle répondit un sobre « RAS je gère » pour être tranquille et retourna toute son attention envers Edel. Visiblement, son Motisma avait décidé de partir loin d'eux, tant pis pour lui. En tout cas, Calypso n'était pas sûre de savoir si le jeune homme était soulagé ou agacé par son départ.
    « Pas de quoi, il faut bien s'entraider ! »
La jeune femme lui tapota sur l'épaule avant de reprendre son examen des outils du massacre. Ah ! Cette fois, le soupir que le jeune homme avait poussé était bien clair cette fois : c'était de l'exaspération ! Ou... Quelque chose dans le genre. En tout cas, il n'était pas content et Calypso le comprenait : tant de nourriture gâchée, c'était quand même terrible.

Tout était carbonisé, ou pire, juste fichu, ce qui était encore pire, puisque cela donnait presque envie, mais en analysant bien la situation, même les plats semblant être assez éloignés du feu avaient pris l'eau, ce qui était encore moins encourageant. Calypso partagea le dépit d'Edel un instant, avant d'essayer de reprendre sa poêle des mains, mais le jeune homme était trop concentré dessus pour la lâcher. Dommage, elle aurait bien commencé à nettoyer les dégâts. Dans ces moments-là, il valait mieux recommencer tout de suite, sinon c'était le meilleur moyen de ne plus jamais s'y mettre et cela aurait été trop dommage de ne pas pouvoir partager un repas ensemble. Seulement, dans toute la plainte larmoyante d'Edel, un détail fit tiquer la coordinatrice.
    « … Eh bien. On voit que tu es nouveau ici ! »
Il ne semblait même pas avoir relevé et pourtant, cela se voyait bien qu'il avait beaucoup de choses à apprendre de ce nouveau monde dans lequel il venait de débarquer. Cela serait pourtant ennuyeux qu'il n'en eût pas rapidement toutes les clefs, heureusement, c'était son jour de chance : Calypso était là pour résoudre tous ses problèmes.
    « Allez, arrête de te morfondre, t'as quel âge, 80 ans ? »
Calypso attrapa le poignet du jeune homme pour attirer son attention.
    « Pour les plaques, je t'expliquerai et pour le reste, suis-moi ! »
Elle le sortit de la cuisine, parcourut le couloir avec lui pour arriver sur une porte dérobée, suivie d'un escalier descendant vers...
    « Le garde-manger ! Évidemment, mon endroit préféré et prochainement le tien. Ravitaillement quasiment instantané pour des bons petits repas à n'importe quel moment de la journée. »
L'endroit n'était pas très grand, plutôt exigu mais très bien rangé. Elle le fit remonter, destination la cuisine qui était facile à retrouver simplement à l'odeur. Et en entrant de nouveau dans l'endroit, le tirant toujours derrière elle, Calypso lui montra un tableau affiché dans la cuisine.
    « Tu n'avais pas remarqué ? Bon... C'est vrai que là il n'y a rien, mais en fait, tu écris et ça arrive ! Bon, c'est pas magique, mais bienvenu dans un monde de privilège ! Alors, je suis d'accord, je n'aime pas non plus gâcher la nourriture, mais si tu veux, tous les deux, on s'y remet et on fait un vrai festin pour nos deux troupes réunies et cette fois, je peux t'assurer qu'il n'y aura pas de gâchis ! »
Elle finit par le lâcher, s'excusant au passage de l'avoir entraîné un peu partout. Elle avait l'enthousiasme débordant, il fallait bien l'avouer et elle n'était pas certaine que cela allait lui plaire, même s'il ne semblait pas du genre coincé, elle ne voulait pas l'intimider. Enfin, elle gardait tout de même de bons souvenirs de leur rencontre et de leurs différents échanges, mais visiblement le jeune homme avait besoin d'un véritable guide pour cette nouvelle institution.
    « Mon jeune ami, heureusement que je suis là pour voler à ton secours ! Bon, je vais mettre tout ça dans l'eau. »
Elle joignit les actes à la parole en attrapant les casseroles, poêles et ustensiles pour les déposer dans l'évier, avant d'y faire couler l'eau. Elle s'en occuperait plus tard, il fallait d'abord nettoyer la plaque et s'en occupa rapidement, récupérant éponge et produit dans un placard du bas, observant Edel un instant.
    « Tu vas nous chercher de quoi manger ? Tu sais où se trouve la caverne aux merveilles maintenant ! »
Elle lui lança un sourire avant de se remettre au travail, bien motivée à donner un coup de main.


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Elite 3

C-GEAR
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Dim 30 Sep - 22:04
Devant mon dépit le plus catastrophé, la pluie artificielle avait achevé de gâter ce qui, de mon repas, n'était pas parti en fumée, et je serais probablement demeuré à fixer, impuissant, les dégâts en attendant l'arrivée probable d'un des gardiens de la résidence – aurais-je pu rejeter la faute de l'incendie sur Calcifer, mon Félinferno...? Hm, mais si j'avais fait cela, les légumes n'auraient sans doute pas été les seules brûlés à déplorer... – si Calypso Kanaloa n'était pas apparue telle mon ange gardien pour tout arrêter. Je la suivis des yeux avec admiration tandis qu'elle maîtrisait le feu et éteignait le détecteur, son Tentacruel flottant derrière elle. Elle me raconta au sujet des Pokémon aquatiques une anecdote qui me fit hausser les sourcils : transformé une salle de bain en piscine ? « Haha, j'imagine bien ! On a pourtant un spa en accès libre ici, inutile de vouloir agrandir la salle d'eau ! ...Mais tu ne te doutes pas des dégâts que peut provoquer un Avaltout affamé sans surveillance dans un appartement. » Alors que je remerciais ma collègue pour l'aide précieuse qu'elle m'avait apportée, la jeune femme me tapota l'épaule dans un geste dont la familiarité me surprit, mais qui devait lui être entièrement naturelle puisqu'elle s'avançait déjà pour examiner les casseroles ; eh bien ! Dynamique, tactile, souriante, altruiste : je n'avais pas beaucoup l'habitude des gens comme elle, mais cela me plaisait. Les premières impressions que la championne m'avait faites le jour où nous nous étions rencontrés se confirmaient pour le moment : elle et moi nous entendrions bien, et j'étais très content de l'avoir pour collègue.

Je la rejoignis auprès des plaques de cuisson et comme je m'y attendais, le spectacle que je découvris m'affligea. J'avais pris goût pour la cuisine à partir du moment où j'avais recommencé à vivre en appartement, mais s'il m'était arrivé plus d'une fois (bien plus d'une fois...) de rater l'une de mes préparations, je trouvais qu'il n'y avait pas grand chose de plus triste qu'un repas gâché pour une raison indépendante de mon action directe. Ou si : deux repas. J'écoutai à peine les remarques de Calypso, trop occupé à me plaindre : eh bien oui, j'étais nouveau, c'était vrai, et c'était pour cela que je n'arrivais pas à faire fonctionner ces plaques vitrocéramiques comme je le voulais, mais est-ce que c'était de ma faute, aussi, si elles étaient si sensibles et si compliquées ! « Exactement. Je suis un papy. T'as pas vu mes cheveux blancs ? » répondis-je d'une voix atone au commentaire de ma collègue en tirant sur l'une de mes mèches de cheveux encore mouillés par la fausse pluie – avant de songer soudain que nous étions exactement en l'une des rares occasions où ma remarque ne pouvait s'appliquer : certes, la championne était plus jeune que moi, mais ses cheveux arboraient la même blancheur. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres...

...Mais je ne pus ajouter grand-chose car Calypso m'avait brusquement saisi par le poignet. « Où ça ? » Trop accaparé par l'éloge funéraire de mon repas, je ne m'étais pas attendu à ce brusque revirement dans le comportement de la jeune femme et ce fut dans l'incompréhension la plus complète que je la suivis, mi-marchant, mi-courant, vers où elle voulait me guider en me tirant ainsi par le bras... Jusque dans une pièce de l'étage inférieur dont la découverte me rendit muet pendant un bon moment.

« ...D'accord. Donc, première règle : ne jamais montrer cet endroit à Moustache. » Je pensais à mon Avaltout, mais, tout bien réfléchi, ils étaient plusieurs de mes compagnons à bien savoir s'entendre dès lors qu'il s'agissait de faire des bêtises... Et j'ajoutai d'ailleurs en attrapant le petit curieux qui m'avait discrètement sauté sur l'épaule au moment où j'étais repassé devant la porte entrouverte de ma chambre : « C'est bien compris, Toby ? » Dans le creux de mes bras, le Kecleon quitta son camouflage, puis il se redressa et bondit sur l'une des étagères chargées de victuailles de la petite pièce. Lorsque je le chargeais de responsabilités, Toby se montrait toutefois très sérieux : je lui faisais autant confiance qu'à Pops, qui nous avait aussi accompagné.

« Mais... C'est le paradis, ici ! » Je m'étais désormais avancé dans le frais et étroit cagibi qui débordait de nourriture et j'en parcourais toutes les étagères avec des yeux éblouis, véritablement béat. Une vraie mine d'or ! La caverne d'Ali-Baba ! La pièce n'était pas très grande, mais chacun de ses murs était couvert d'étagères qui regorgeaient de plus de nourriture que je n'en avais jamais vu chez quelqu'un, presque comme un mini-supermarché... mais à notre libre disposition. Fruits, légumes, céréales, laitages, sucreries, boissons, condiments, tout était très bien rangé et il se trouvait des frigos qui recelaient les merveilles à conserver au frais. J'aurais encore pu m'attarder un moment à passer en revue tous les aliments qu'abritait notre fabuleux garde-manger, mais je me retournai vers Calypso et lançai, dans un rire joyeux de cette bonne découverte : « Décidément, j'ai bien fait d'accepter ce poste de champion ! On ne peut pas dire qu'on ait la vie très difficile ! »

Je n'étais cependant pas au bout de mes surprises car déjà, ma collègue me faisait signe de la suivre à nouveau ; et si ce fut avec regrets que je quittai le riche cellier pour retourner vers la cuisine aux odeurs de cramé... mes yeux étincelèrent de nouveau lorsque la jeune femme m'expliqua l'intérêt d'un mystérieux tableau accroché au mur, dont la sobriété au sein de cet aménagement moderne n'avait jusqu'à présent pas attiré mon attention. « Oooh... » Je le touchai même du doigt, intrigué, tandis que Calypso concluait sa présentation par un très juste : « Bienvenue dans un monde de privilèges ! » Et je me retournai vers elle, à nouveau tout ouïe (de ma seule oreille), tandis qu'elle en venait à une fort attrayante proposition. Elle la conclut en me lâchant enfin le bras et en s'excusant de cette visite-éclair, mais, décidément, ce n'était pas son côté tactile qui allait me déranger et par son enthousiasme, elle était en train d'égayer très agréablement cette heure du déjeuner !

« Oh, mais la personne qui vient de me faire découvrir que nos quartiers communs recelaient de telles merveilles n'a aucune raison de s'excuser ! » m'exclamai-je. « Je vous adresse au contraire un grand merci, très chère amie, pour cette visite gastronomique de nos appartements qui se révélera fort enrichissante pour les estomacs et le moral de mes troupes et moi-même... ! ...Et ta proposition de manger tous ensemble quand on aura nettoyé me paraît une excellente idée », ajoutai-je, les yeux brillants. « Tu sais accueillir les nouveaux collègues ! »

Mais avant de nous livrer à ce festin promis, encore fallait-il en passer par l'épreuve la moins agréable de tout repas : nettoyer... d'autant moins agréable lorsqu'un incendie était passé par là. Calypso se retourna vers le plan de travail et je me positionnai à côté d'elle, prêt à participer puisque c'était tout de même moi qui avait causé ces dégâts ; mais les gestes de Calypso se firent immédiatement rapides et expérimentés, plongeant les ustensiles dans l'évier, sortant déjà l'éponge et le produit de nettoyage, quand je demeurai, les bras ballants, à me demander comment aider. Le ménage, ça n'avait jamais trop été ma tasse de thé. Heureusement, ma collègue me tira de cette situation en me proposant d'aller chercher la nourriture : une mission qui me satisfaisait autrement plus que de frotter à l'épuisement une plaque qui finirait de toute façon à nouveau salie dès la prochaine utilisation. « Très bien, cheffe ! J'y cours ! » Et je repartis dans les escaliers avec allant, plein d'enthousiasme : choisir moi-même les produits me permettrait d'ailleurs de me familiariser avec ce qu'abritait le garde-manger.

Une fois au milieu des étagères, je regrettai un peu de ne pas avoir pris le temps de demander à Calypso plus d'informations sur la composition complète de sa "troupe" : comme cela ne faisait qu'une dizaine de jours que j'étais champion, que je ne l'avais affrontée qu'une fois, par le passé, et que je ne suivais pas du tout les médias, je ne connaissais pas encore la totalité de ses compagnons. Je songeais à-moitié que j'aurais peut-être pu me renseigner un peu plus sérieusement sur mes collègues avant d'entrer en poste, quand même. Pour le moment, la question se posait surtout quant à savoir si elle comptait plusieurs carnivores dans son équipe ou d'autres régimes très spécifiques – et, surtout, si elle n'avait pas un Goinfrex, auquel cas mes deux bras n'auraient pas suffit à porter tout le nécessaire (mon Avaltout pesant déjà lourd)... Je décidai de choisir une sélection variée : nous redescendrions si le besoin s'en faisait sentir. Je remontai en sifflotant et déposai avec un grand sourire mon lourd colis sur la zone du plan de travail restée propre.

« Légumes en tous genres, bavette de Tauros comme ce que j'étais en train de cuisiner, crème fraîche, fines herbes, pommes de terre si tu veux qu'on se fasse des pommes de terre sautées, baies, fruits, jus de fruits, et deux tartes au citron meringuées pour le dessert ! Je ne sais pas ce que ta troupe et toi aimez, est-ce que tu veux que je change quelque chose ? »


◊ baisse d'activité pour les mois à venir en raison de mes études, merci de votre compréhension ! ◊

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ava par Elisa ♥️
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