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» Les premiers rayons du soleil


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 19/08/2013
Messages : 4809

Région : Sinnoh
Ven 27 Avr - 20:14
(Utilisation de la CS Vol.
Ce topic se déroule après la Ligue de Kestrel.)


La nouvelle Maîtresse Pokémon sursauta en entendant la sonnerie du réveil et chercha immédiatement, à tâtons, son téléphone pour trouver le bouton et l'éteindre, avant seulement d'ouvrir les yeux. Non : avant d'ouvrir les yeux, elle resta encore immobile plusieurs secondes ; poussa un profond soupir ; s'étira de tout son long, puis changea de côté sur son oreiller. Alors Pingo' cria : « Piiiin ! » Et elle ouvrit les yeux.

Il faisait encore nuit. Elle avait dormi d'une traite depuis qu'elle s'était couchée, sept heures auparavant, et n'avait le souvenir d'aucun rêve ; elle avait programmé son réveil bien trop tôt par rapport à toute la fatigue qu'elle avait accumulée ces derniers jours, mais elle était obligée compte tenu du long trajet qu'elle avait devant elle, et elle s'était au moins reposée. Pour l'heure, elle se sentait encore très molle et endormie : aussi dynamique qu'une compote de baies Mepo dans son petit pot en plastique, aussi bien protégée, également, comme émergeant à peine d'un cocon de duvet, de la douce quiétude du sommeil apaisé... Ou bien, c'était plutôt qu'elle avait dormi compressée entre Obéron le Doudouvet et son petit Zigzaton. Elle le comprit en voyant soudainement la masse blanche cotonneuse du premier surgir dans son champ de vision. Elle se redressa dans son lit, bâilla, posa la main sur chacun des trois Pokémon qui l'entouraient avec un léger sourire pour les saluer, puis essaya d'ouvrir un peu plus ses yeux qui avaient pour seule envie de se refermer ; son regard se posa sur son gros sac à bandoulière, celui qui l'accompagnait depuis le début de son long voyage, posé près de la porte, avec posés par-dessus ses vêtements pour la journée, sa veste, et la trousse de toilette qu'il lui restait à compléter. Heureusement qu'elle avait tout préparé la veille. Allons, il était l'heure de se lever : la navette qui lui permettrait de rallier Unys partait dans une heure et demie, mais elle avait choisi une gare routière plus éloignée que celle de la Ligue pour éviter les journalistes potentiels. Une fois qu'elle aurait petit-déjeuné et se serait lavée, elle n'aurait plus qu'à avertir le guichet intérieur qu'elle libérait la chambre, et elle s'envolerait, du côté le plus secret, à dos de Nostenfer.

Il y avait eu tant à faire depuis qu'elle avait battu la Ligue ! Tant de gens à voir, de formalités administratives à régler, d'interviews à donner ! Elle aurait dû s'en douter, compte tenu du nombre de médias qui diffusaient des reportages plus ou moins longs sur chaque nouveau challengeur venu à bout de la Ligue ou de l'Élite, à commencer par LigueFM, la radio qu'elle affectionnait – mais elle ne s'attendait pas à ce que cela soit aussi éreintant. Depuis sa victoire face à Arthur, et à l'exception de la première soirée qu'elle avait pu consacrer à sa famille, elle n'avait presque pas eu une minute à elle. Elle avait du mal à comprendre cette soudaine célébrité à laquelle elle se trouvait haussée : c'était trop brusque et trop violent pour elle qui commençait à peine à réaliser sa victoire. Mais les challengeurs victorieux servaient de modèle à tous les jeunes qui entamaient leur voyage Pokémon dans le même but qu'elle ; elle-même s'était extasiée devant les matchs de nombre de ses prédécesseurs. Ce qui ajoutait à l'intérêt des journalistes état qu'on l'avait vue en compagnie de Li, lui-même venu suivre son grand défi dans les tribunes du stade, et la presse people relayait donc des jacasseries sur les fréquentations du champion, pourtant toujours le plus discret possible. Cette soudaine attention ne serait heureusement que temporaire : dès la prochaine victoire de Ligue 1, elle se déporterait sur un autre, et Kestrel faisait donc appel à tout son courage pour supporter cette constante agitation autour d'elle – qui, avant cela, avait passé deux ans à voyager avec ses seuls Pokémon pour compagnie véritable – jusqu'à ce que cela passe.

Il y avait aussi la mise à jour de sa carte de dresseuse et son entrée au Panthéon qui requéraient son attention, tâches administratives pour lesquelles Li, resté un peu à la Ligue après sa victoire, l'avait épaulée. Puis, le jeune homme, appelé par l'hôpital où son père Gao était soigné, avait dû partir. Kestrel s'était beaucoup inquiétée en attendant les nouvelles que son ami lui avait promis de lui communiquer. Son père était dans le coma depuis des semaines et, d'après les quelques recherches qu'elle avait effectuées, les réveils après coma de cette durée étaient rares, et plus rares encore ceux dénués de séquelles... Elle craignait que la convocation de Li ne soit pour lui annoncer une mauvaise nouvelle. Mais enfin, le champion l'avait recontactée. Et elle n'en avait presque pas cru ses oreilles en entendant le soulagement de sa voix dans le téléphone, les mots qu'il avait prononcés :

Gao s'était réveillé !

Pendant un moment, elle avait totalement arrêté de penser à sa victoire, à ses obligations, à ses Pokémon, aux problèmes avec lesquels elle était venue à la Ligue. C'était étrange, car Gao n'était pas un membre de sa famille – elle ne l'avait même jamais vu autrement que plongé dans son sommeil, dans cette chambre d'hôpital où elle était allée le visiter avec Li – mais elle ressentait presque autant de soulagement que s'il avait été l'un de ses oncles ou un cousin. Elle était profondément soulagée, parce qu'elle s'était profondément inquiétée pour Li. Et les jours qui avaient suivi lui avaient paru illuminés d'un éclat nouveau : non seulement elle avait battu la Ligue, mais en plus, le père de Li était réveillé... Tout allait bien.

Ou presque bien. Elle n'avait évidemment pas oublié les événements qu'elle avait vécus les derniers mois avant de se présenter à la Ligue, qui avaient même failli, un moment, la faire renoncer à ce grand défi (cela n'avait pas duré longtemps, heureusement), ni sa longue discussion, près du lac, avec le petit être rose du nom de Crefollet. Crefadet était en danger ; pourtant, à en croire l'Être des émotions, ce n'était rien de si urgent qu'elle ne dut pas traverser la Route Victoire et se présenter à la Ligue avant de s'en préoccuper, car elle devait avant tout recouvrir sa volonté. Qui plus est, il lui avait dit qu'elle retrouverait quelqu'un, à Ébènelle, sans qui elle ne pourrait atteindre le deuxième esprit du lac... Et en effet, alors que les demandes des journalistes commençaient à diminuer de fréquence, Twisted Fate était réapparu devant elle.

Twisted Fate. Le sbire Aqua, qu'elle avait rencontré et combattu un jour sur la route de Frimapic, contre qui l'avait défendu Obéron, et qui ne cessait de croiser son chemin depuis, qui l'avait même suivie – ou accompagnée – de Rivamar à la Route Victoire – avant de se volatiliser après les jours terribles du Jugement Dernier. Et voilà qu'il refaisait surface – et enfin près à lui expliquer ce qu'il savait de l'histoire et le rôle qu'il y jouait. Mais l'heure de sauver Crefadet ne semblait pas précisément venue pour autant. Twisted insistait pour ne rien précipiter tant qu'ils manquaient d'informations, ce qui avait paru être le conseil de Crefollet aussi ; Kestrel n'avait encore battu la Ligue que depuis quelques jours ; et puis, elle fut invitée par Li dans sa maison familiale à Unys, dans la ville d'Arabelle. Gao avait donc déjà pu rentrer chez lui ? L'adolescente était très inquiète au sujet de ce qu'il se tramait actuellement à Sinnoh, mais les paroles de Twisted, malgré le reste de méfiance qu'elle continuait à ressentir à son égard, lui avaient paru raisonnables. Alors, le sbire aux cheveux mauves et la jeune fille s'étaient alors mis d'accord : dans trois jours, pas un de plus, ils se retrouveraient à Unionpolis pour faire le point et partir pour le Mont Couronné, là où tout semblait se jouer. D'ici-là, la dresseuse embarquerait dans une Navette Bleue pour honorer l'invitation de Li – et satisfaire son impatience de revoir le jeune homme, dans un cadre plus tranquille et l'esprit, malgré tout, plus serein.

Entre-temps, elle s'était seulement octroyée une dernière nuit de sommeil dans sa chambre de la Ligue, car si son équipe avait pu se reposer depuis leur victoire, elle, constamment sollicitée, en avait bien besoin.

~

L'aube se levait à peine lorsqu'elle s'envola, discrète, sur le dos de Mystic, son sac à son épaule et ses pokéballs à sa ceinture – y compris celle de Pingo' qu'elle ne pouvait, au grand regret du concerné, pas transporter par la voie des airs sans l'y faire rentrer. Se rendre de Johto à Unys aurait été trop épuisant pour son Nostenfer ; en revanche, voler jusqu'à la ville voisine où elle attraperait sa navette permettrait de lui dégourdir les ailes, et cela lui faisait du bien, à ell-aussi, de voler. Sentir le vent froid sur son visage, voir l'immensité du monde s'étendre devant elle alors qu'elle était encore tout engourdie de sa nuit, de ces journées enfermée dans les hauts bâtiments de l'illustre institution... Le ciel était du gris sombre profond du tout début du jour tandis qu'à l'horizon, longeant la crête noire des collines, les premières lueurs rosées, puis orangées, puis dorées, commençaient à embraser la dentelle des nuages. Le voyage ne fut pas long jusqu'à la gare routière où, frissonnant dans l'air froid du matin, Pingoleon toujours rentré car elle ne voulait pas attirer l'attention sur elle – avec sa couleur blanche, il était facilement reconnaissable – elle attendit la navette. Enfin, l'autobus arriva, presque vide ; elle put faire sortir Pingo' pour qui elle avait aussi payé une place ; et le long trajet jusqu'à Unys commença.

Elle garda longtemps sa tête tournée vers la fenêtre, observant le paysage d'Ebenelle, la ville près de laquelle siégeait la Ligue Pokémon et qu'elle quittait désormais, paysagebientôt remplacé par celui des campagnes de Johto, regardant le jour, peu à peu, se lever – l'aube, l'aurore et les premiers vrais rayons du soleil, le ciel rose qui devient bleu, les deux couleurs se mêlant un moment comme dans un conte de fée avant que la seconde ne remplace définitivement la première, enfin la matinée. Elle somnola ensuite un peu ; et puis elle lut, beaucoup, fidèle à ses habitudes, durant presque toute la suite du trajet. N'ayant pas eu l'occasion de passer à la grande bibliothèque de Joliberges entre sa discussion avec Crefollet et sa présentation à la Ligue, elle avait en revanche demandé et obtenu l'autorisation d'emprunter quelques livres à la bibliothèque de l'institution interrégionale, première bibliothèque de Johto et qui comportait des ouvrages introuvables ailleurs, sous promesse de les renvoyer par la Poste dans un délai fixé. C'étaient bien sûr des livres au sujet des mythes et des légendes de Sinnoh et du monde en général, par lesquels elle tentait, comme Twisted l'avait fait, d'y voir un peu plus clair dans cette situation incroyable dans laquelle ils se trouvaient plongés.

Enfin, après un long voyage, elle débarqua à la gare routière d'Arabelle. Elle n'avait jamais mis les pieds à Unys à l'exception d'une fois au cours d'un bref week-end avec son grand-père ; mais Arabelle n'avait rien à voir avec la ville ultra-moderne qu'elle avait découverte alors. Les indications que Li lui avaient données pour trouver la propriété des Chi étaient précises et ce fut sans difficultés qu'elle parvint, Pingoleon à ses côtés, devant un discret portail, un peu en périphérie de la ville. Son cœur battait la chamade à l'idée de découvrir la maison où son ami avait grandi, l'environnement qui avait forgé son caractère, ses rêves et ses souvenirs, le lieu de vie de sa famille, aussi. Elle avait déjà rencontré sa petite sœur, Mina, ainsi que sa mère à l'hôpital, mais ce n'était pas la même chose de se rendre chez eux ; de plus, elle allait rencontrer Gao. C'était un peu étrange de se dire qu'elle allait « rencontrer » pour la première fois quelqu'un en présence de qui elle s'était déjà tenue, en présence de qui elle avait, même, tant parlé à Li, mais qui ne l'avait jamais vue. Toutefois, après quelques inspirations, elle se rasséréna. Elle était très heureuse que Li l'ait invitée chez lui et elle était impatiente de le retrouver comme de découvrir l'endroit où il vivait. Rendre visite à quelqu'un au sein de sa famille semble toujours une sorte de cap à franchir. Mais rien que le cadre en lui-même, si tranquille et proche de la nature, dans cette ville paisible, lui faisait déjà du bien après ces journées si intenses à la Ligue Pokémon...

Pingoleon à ses côtés, elle passa le portail et pénétra dans le jardin. Un petit sentier de galets clairs conduisait à une maison dans le pur style traditionnel de cette région, avec façade blanc cassé, large panneaux de bois et porte coulissante en papier de riz. Autour, un élégant jardin bien entretenu et soigné, qui n'était pas trop grand, mais suffisamment pour communiquer une atmosphère de paix ; tout en courbes et en espaces lumineux, avec quelques arbres, un banc, même des chants d'oiseaux. C'était une belle journée. Elle repéra, un peu à l'écart, un second bâtiment : peut-être était-ce le dojo. Mais elle s'avançait pour signaler son arrivée. Toujours un peu timide, mais heureuse d'être là, elle frappa à la porte.

Bonjour... C'était Mei-Lin, la mère de Li, qui avait ouvert la porte et, comme elle en avait vite pris l'habitude face à Li et à ses proches, et presque automatiquement, devant cette belle femme qui incitait au respect, elle s'inclina légèrement.



ligue - pv Li ♥️
DC Ada Freimann, Edel Aubier & Akichi Sôma
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Ex-Champion

C-GEAR
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Sam 28 Avr - 20:13
Beaucoup d’évènements s’étaient enchainés, ces derniers jours. Tout avait débuté avec la Ligue de Kestrel auquel le jeune maitre avait désiré y assister. Il était inenvisageable pour lui de rester cloitrer à l’Elite et de ne pas pouvoir encourager sa petite amie. S’il avait été partagé au premier combat sur la personne à encourager, ayant son affinité avec les membres de la Ligue aussi minime qu’elle l’était, Li ne pouvait pourtant pas décemment être du côté de la demoiselle. Et quelle joie ! Elle avait offert au public une prestation digne des plus grands. Il était possible que le jeune Chi avait tendance à exagérer, mais il l’avait trouvé parfaite. En même temps, à ses yeux, elle était parfaite. Il n’avait pas manqué d’aller la féliciter à chaque victoire, ressentant même du stress pour elle la veille du match contre Arthur. Et, finalement, il n’avait pas eu de raisons de s’inquiéter ; elle l’avait remporté, devenant dorénavant une Maitresse Pokemon. Pfiou. Il y avait eu tellement d’émotions durant ce week-end, tellement de fierté. Il était complétement ravi pour la jeune femme. Il avait tenu à lui apporté son aide aussi, en terme de gestion administrative. Il savait que ce n’était pas des plus simples, avec toute cette paperasse… Heureusement qu’il avait posé son lundi de congés pour l’épauler.

Et ensuite… Ensuite, il avait eu l’appel qui avait tout changé. Un appel qu’il avait longuement attendu, qu’il avait presque perdu espoir d’entendre. Il avait rapidement filé à l’hôpital, tenant la jeune fille au courant. Son père s’était réveillé, enfin, de son long coma. Toutefois, il y avait une part d’ombre qu’il n’avait pas encore révélé à Kestrel ; les séquelles laissées sur le corps de Gao par ce sommeil et des conséquences que cela avaient sur son petit ami. Une moue se dessina sur le visage du rouquin à sa pensée, se demandant s’il n’aurait pas dû lui en parler plus tôt. Pour sa défense, tout s’était passé très vite. Il avait rapidement compris ce qu’il lui restait à faire, même si cela avait le don de lui serrer le cœur. Il lui faudrait sans doute du temps pour encaisser le tout. Le lendemain même, il avait déposé sa démission à l’Elite, démission qui n’était pas encore annoncée officiellement. Le Comité avait tenté de négocier de prime abords, mais face à la résolution de Li, ils n’avaient pas insisté plus longuement. Il aurait aimé ne pas avoir à faire ça, étant donné qu’il était persuadé qu’il aurait été plus facile pour sa famille et lui de bénéficier de son salaire lorsqu’il était Maitre. Néanmoins, il n’était pas envisageable non plus de laisser à l’abandon l’héritage de sa famille en terme d’éducation et de transmission de valeur. Et comme il ne pouvait pas se dédoubler pour s’occuper et de sa place à l’Elite et du dojo, il avait fait un choix.

Il allait s’y tenir. Il ne tentait pas de s’y soustraire. Seulement… Il ne pouvait s’empêcher d’éprouver une profonde tristesse à l’idée d’abandonner un travail dans lequel il s’épanouissait parfaitement. Il ne savait pas s’il éprouverait le même plaisir à apprendre les arts martiaux à d’autres. D’autant plus qu’il ne se voyait pas bon professeur. Au moins, sa réputation au sein de l’Elite lui permettrait de redorer la notoriété du dojo… Et après ? Lorsque tout le monde aura oublié son passage à l’Elite, est-ce que ce sera encore le cas ? Il se sentait stressé par tout ça. Pour autant, il ne pouvait pas le montrer. Devant ses parents, il se devait d’avoir un comportement exemplaire. Ce n’était pas vraiment dans leur famille que l’on apprenait à exprimer ses sentiments. C’était d’ailleurs pour ça qu’il avait des difficultés à communiquer avec sa sœur. Il poussa un soupir, se dirigeant vers la douche. Il pensait à Kessy et à toutes ses informations qu’il ne lui avait pas communiquées. Pas qu’il lui cachait des choses, il préférait simplement les lui dire en face. Il espérait que tout ceci ne ferait pas trop de vagues, bien qu’il ne se faisait pas d’illusions. Les médias avaient déjà commencé à baver, si on lisait les magazines people. Les journalistes avaient vu la demoiselle en sa présence et des rumeurs sur leur relation avaient déjà filtrées.

Ça avait tendance à l’agacer, sérieusement. Autant lorsque ces rapaces racontaient toutes sortes d’âneries à son sujet ne le dérangeait pas, puisqu’il était le seul concerné. Mais qu’ils mêlent Kessy à tout ça… Alors certes, avec son nouveau statut, il comprenait que la presse s’intéressait à elle et c’était totalement légitime. Mais qu’ils s’intéressent de trop près à sa vie privée, tout ça l’énervait. Il n’avait pas envie d’avoir leurs vies déballées aux yeux de tous. Jusqu’alors, ils avaient réussi à être discrets. Ça aussi, ça le fatiguait. Il n’était pas de ceux qui étaient démonstratifs en public, mais tout de même… Il aurait aimé pouvoir profiter de l’extérieur sans avoir l’impression d’être suivi à chaque coin de rues. Pouvoir manger une glace sur une terrasse, comme à leur rencontre, aller au cinéma sans craindre de finir en première page de Voici pkmn. Maintenant qu’il allait annoncer sa retraite, il ne voulait pas non plus lire dans les magazines des absurdités, comme par exemple qu’il quittait l’Elite à cause d’elle, ou parce qu’il s’était engueulé avec les membres de la Ligue à cause de leurs défaites ou… Ok, il s’emballait trop. Il cherchait trop compliqué, à imaginer le pire. Il poussa un long soupir, profitant de l’eau chaude qui coulait sur son visage. S’il arrivait à chasser les paparazzis de sa tête, il se demandait toujours comment Kestrel allait réagir en apprenant qu’il quittait le banc de l’Elite… Une part de lui pensait qu’elle allait bien le prendre, qu’elle allait l’épauler dans sa décision, l’autre pensait qu’elle ne cesserait pas toutes ses raisons de traditions, ni en quoi laisser le dojo à l’abandon était un problème. Et puis, une toute petite voix fluette lui susurrait la possibilité qu’elle ne le plaque, comme si elle était avec lui seulement de par son statut. Il savait parfaitement que ce n’était pas le genre de la donzelle, mais cette idée avait tendance à tourner dans son esprit, sans doute parce qu’il était bien trop perturbé, ces derniers temps.

Ses sentiments, ses humeurs, tout était en chute libre. Il avait l’impression d’être sur un manège à sensations, éprouvant un bonheur intense pour, en quelques secondes, passer à la plus profondes des déprimes. Il essayait toutefois de se rassurer en se répétant que Kestrel n’allait pas tarder à arriver. A la base, c’était une idée de Mei-Lin. Elle avait émis le désir de revoir la demoiselle, pour que Gao la rencontre par la même occasion. Autant dire que cela avait tout d’abord laissé pantois l’ex-maitre… Il craignait un peu cette rencontre. Son père n’était pas resté longtemps à l’hôpital, étant rentré la veille. C’était peut-être un peu tôt, pour tout le monde. Pour autant, Li avait aussi terriblement envie de la voir pour lui exposer sa décision et il avait pensé que cela leur ferait du bien, de se trouver à l’abri des journalistes et autres parasites. Il espérait juste qu’elle n’aurait pas l’impression de se retrouver dans un traquenard… De toute manière, il avait prévu de s’éclipser en sa compagnie le plus rapidement possible, sans que son père ne prenne ça pour de l’impolitesse. Lorsque la sonnette de l’entrée retentit, il sortait à peine de la douche, n’ayant pas remarqué qu’il avait trop trainé. Il n’avait pas remarqué non plus que la porte de la salle de bain avait été ouverte et que ses habits avaient disparu…



Mei-Lin s’était déplacée pour ouvrir la porte, découvrant avec un sourire la petite amie de son fils. Elle lui offrit un sourire, s’inclinant à son tour après que la demoiselle l’eut fait. Elle trouvait agréable que cette jeune fille se prête à cette forme de salutations. « Bonjour, Kestrel. J’espère que vous avez fait bon voyage. Li Wei est en haut, je vais aller l’ap… » Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase, son doux visage étant déformé par un haussement de sourcil quant aux cris venant de l’étage. « MINA ! Sale petite peste, reviens ici ! » Un brin de surprise et de mécontentement se dessina sur son faciès. Il était plutôt rare que Li utilise ce genre de vocabulaire, très rare même. Elle ne lui avait pas appris à parler ainsi et il y avait de fortes chances pour qu’il essuie des réprimandes à ce sujet. Elle voulut se tourner vers leur invitée pour lui présenter des excuses mais se stoppa lorsque des bruits de pas rapides émanèrent des escaliers - L’entrée de leur maison donnait directement sur les escaliers pour atteindre l’étage à gauche, tandis qu’à droite se tenait le couloir les menant aux différentes pièces du rez-de-chaussée comme la cuisine ou le salon-. Elle vit alors sa fille descendre en trombe, remarquant la présence de Kestrel. Elle afficha un sourire d’autant plus grand encore, pressant ce qui semblait être des vêtements contre elle avant de filer à l’arrière du couloir, rejoignant sans doute l’extérieur via le salon. A sa suite, l’ex membre de l’Elite, équipé en toute simplicité d’une serviette attachée solidement à sa taille, occupé à poursuivre sa cadette. En voyant sa mère en bas, il décida de l’esquiver en sautant par-delà la rambarde, prêt à continuer sa course poursuite avec Mina. De cette façon, il se retrouva dos aux deux femmes, dévoilant le dragon qui marquait son dos entier. Il était prêt à s’élancer, mais il fut rapidement arrêté par la voix retentissante de sa mère.

« Li Wei ! Kestrel est là. »

Cette nouvelle eut l’effet d’une douche froide. Li sentit son corps entier se raidir. Non… Pas ça. Vraiment ? Il se retrouvait à moitié nu devant sa petite amie, une simple serviette comme vêtement ? La honte… Surtout qu'il entendait le ricannement moqueur de Mina derrière la porte. Il se retourna doucement, constatant que sa mère ne mentait pas. La loose. « Euh… Salut. » S’il était possible d’être plus écarlate que lui à ce moment-là, il demandait à voir.



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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Jeu 17 Mai - 23:05
La mère de Li n'avait pas fait attendre Kestrel longtemps devant la porte fermé, ce qui signifiait que l'adolescente n'avait pas eu le temps de se préparer à ce qu'elle allait dire ni – ce qui était positif – de s'en inquiéter encore, et dès que la belle femme aux cheveux noirs eut ouvert, reconnaissant son invitée, elle lui adressa un sourire bienveillant qui permit immédiatement à la jeune fille de se détendre un peu. Tandis qu'elle s'inclinait devant Mei Lin et que Mei Lin, en réponse, s'inclinait devant elle, Kestrel sentait toujours son cœur battre fort, mais elle percevait aussi qu'un peu de sa tension retombait : elle ne savait pas très bien pourquoi elle trouvait cela si intimidant d'être invitée chez Li, pourquoi elle trouvait un peu intimidants, pour le moment, tous les nouveaux lieux où elle se rendait avec lui... Mais la mère du champion, malgré son élégance qui l'impressionnait, avait le don, par ses manières toutes en douceur et en délicatesse, de la faire se sentir bienvenue en ces lieux, comme elle l'avait déjà ressenti la première fois qu'elles s'étaient rencontrée.

« Le voyage s'est bien passé, je vous remercie ! Je suis venue par la Navette Bleue. Voici Pingoleon. Et j'ai amené, euh... Obéron ! » Le Doudouvet lui aurait facilité la tâche s'il s'était tenu devant elle au moment où elle entamait sa phrase, mais elle dut tordre le cou au lieu de la terminer et chercher des yeux le petit Pokémon cotonneux qui s'était mis à voleter au-dessus du toit, le cadeau dans son petit pot sur la tête. Pourquoi était-ce à lui qu'elle avait donné la fleur à porter, déjà ? Ah, oui : parce qu'elle avait peur que Pingo' ne l'abîme par mégarde avec ses larges ailes aux bords métalliques tandis que l'esprit de la forêt, qui ne tenait pas longtemps en place dans sa pokéball, s'était montré très enthousiaste pour le faire. Sauf qu'il n'était peut-être pas le meilleur choix, finalement, puisqu'il avait la fâcheuse tendance à se volatiliser dès qu'on lui tournait un instant le dos pour réapparaître ensuite aux endroits où l'on s'y attendait le moins... Heureusement, l'entendant l'appeler, le léger Doudouvet redescendit vers l'adolescente aux cheveux bleus qui put récupérer la fleur et le tendre à Mei Lin. « ...Excusez-moi. J'ai amené, euh... Voilà. Une orchidée. » En arrivant à Arabelle, Kestrel s'était souvenue au dernier moment que les adultes avaient l'habitude, lorsqu'ils allaient chez des amis, d'apporter quelque chose avec eux, de la nourriture ou bien un bouquet. Comme elle n'avait aucune idée du genre de nourriture que l'on était censé apporter dans ces occasions et qu'elle ne savait plus ce qu'aimait la famille de Li, elle était entrée chez un fleuriste et, ne sachant pas plus le type de fleurs qu'il était bien vu d'offrir, elle s'était tournée vers les orchidées : c'étaient des fleurs qu'elle pensait appréciées parce que sa mère en avait plusieurs dans leur maison de Bonaugure, et elle trouvait que leur finesse et leur élégance s'accordaient bien à la mère de Li. Elle en avait choisi une jaune avec un cœur rouge orangé et un pot rouge lui aussi. Une fois dehors, elle s'était interrogée un instant sur la question de est-ce que les adultes ne s'offraient pas des bouquets de fleurs plutôt que des fleurs en pot, dont on était obligé de s'occuper longtemps et qui pouvaient donc gêner l'hôte s'il s'agissait de fleurs qu'il n'aimait pas, mais elle ne parvenait pas à se faire une idée définitive sur la question car les orchidées étaient de très belles fleurs, on pouvait au moins en profiter longtemps tandis que voir faner les fleurs des bouquets avait quelque chose de triste et puis, si vraiment on en avait assez, on pouvait toujours jeter une fleur en pot, même si cela lui apparaissait comme d'autant plus répréhensible... De toute façon, son achat était fait, et elle espérait simplement que les Chi l'apprécieraient.

Ayant reçu la fleur, la mère de Li lui annonça qu'elle allait appeler son fils... Ou plutôt, s'apprêta à le faire. Car elle fut interrompue au milieu de sa phrase par un cri du jeune homme, effectivement à l'étage, qui traitait sa sœur de « sale petite peste ». Kestrel sursauta et, à en croire la légère altération des traits qui toucha le visage de Mei Lin devant elle, elle ne fut pas la seule surprise. C'était la première fois qu'elle en entendait son ami parler sur ce ton mais il n'y avait pas de doute, c'était bien la voix de Li qui venait de résonner : elle se sentit envahie à la fois par un début d'amusement, dû au fait d'entendre ce jeune maître coordinateur qu'elle trouvait si doux, si délicat, si calme, si gentil, réagir comme n'importe qui embarqué chez lui dans l'une de ces querelles inévitables entre frère et sœur, et par une certaine gêne à l'idée qu'elle assistait à cela alors qu'il ne savait même pas qu'elle était arrivée. Elle n'eut pas le temps de s'en inquiéter plus, cependant, car devant elle déboula brusquement Mina, la petite sœur de Li, qui venait de descendre les escaliers en courant. La rouquine afficha un sourire en voyant Kestrel mais s'enfuit vers la droite sans la saluer ; et l'adolescente n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit car dans les escaliers devant elle, Mina était remplacée par... Li, admirablement revêtu d'une seule serviette attachée à sa taille qui lui laissait le torse, qui courait lui aussi et à qui son amie aux cheveux bleus n'eut pas non plus la possibilité de faire le moindre signe car, sans regarder dans sa direction, il bondit avec l'agilité d'un Ouisticram au-dessus de la rampe des escaliers pour poursuivre sa petite sœur dans le couloir adjacent, dévoilant en se détournant le superbe tatouage qui couvrait son dos et que son amie n'avait encore jamais vu : un dragon. Kestrel écarquilla les yeux à cette vue, trop stupéfaite par la scène qui se déroulait sous ses yeux pour pouvoir articuler quoi que ce soit, mais elle n'en eut pas besoin, car juste avant que Li ne s'échappe à son tour... ce fut la voix de sa mère qui retentit : « Li Wei ! » ...Et le jeune homme se retourna.

« Salut... » Kestrel s'était sentie rosir, mais probablement pas autant que le jeune homme devant elle : elle avait rarement vu Li aussi rouge. Mutuellement gênés, ils se dévisagèrent un instant, tous les deux pris de court après cette scène de course-poursuite qui avait à peine duré quelques instants : Kestrel avait presque l'impression de l'avoir surpris en flagrant délit de "normalité". En réalité, la scène n'avait rien de vraiment surprenant, elle avait déjà pu constater que Li ne s'entendait pas très bien avec sa petite sœur et il arrive à tout le monde de se disputer avec les gens qui vivent sous le même toit que soi, mais... elle ne s'attendait pas à une telle scène à son arrivée. Ni à voir Li torse nu. « ...Je viens d'arriver. » La dresseuse s'efforça de dépasser l'incongruité de la situation en poursuivant les salutations dans l'espoir d'aider Li à surmonter son embarras. « ...Bonjour, Mina ! » Elle entendait les gloussements de la petite sœur quelque part à sa droite et se pencha un peu dans leur direction dans l'espoir de distinguer l'adolescente. Elle commençait à comprendre ce qu'il venait apparemment de se produire : Mina avait volé les affaires du champion pendant que celui-ci, à en croire ses cheveux mouillés et l'odeur de savon qui l'accompagnait, se douchait... Ses longs cheveux roux mouillés. L'odeur de savon. Li se trouvait torse nu devant elle, son torse mince, net, élégamment musclé et le bas uniquement couvert d'une serviette nouée. Li qu'elle avait embrassé pour la première fois quelques semaines plus tôt, aux Cabanes de l'Amour, Li qui lui avait aussi offert un baiser avant ses combats de la Ligue... et après. Li qui l'invitait chez elle. Li qui était devenu, si elle pouvait le dire ainsi... son "petit ami". Et voilà qu'en présence de sa mère et de sa petite sœur, alors qu'elle venait à peine d'arriver, il surgissait plus beau encore qu'elle ne l'imaginait... Ça y est, elle devenait à nouveau rouge vif. Faites que Mina rende ses affaires à Li et qu'il aille s'habiller, faites que Mei Lin me propose de visiter la maison pendant que Li pourra tranquillement retourner se préparer, faites tout ce que vous voulez, mais que la situation se détende !



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Dim 20 Mai - 16:05
Mei Lin affichait un sourire bienveillant, appréciant la venue de la demoiselle. Elle avait facilement compris qu’elle avait une place importance dans le cœur de son fils et elle n’avait pas de mal à deviner pourquoi. Elle n’était pas du genre à se mêler des affaires de son ainé, mais elle était néanmoins soucieuse de ses fréquentations. Elle était ravie, en son for intérieur, qu’il soit accompagné par une jeune fille aussi gentille que mignonne, même si l’apparence ne faisait pas tout. Elle doutait néanmoins que Li Wei soit le genre d’homme qui se basait sur le physique. En tous les cas, elle ne l’avait pas éduqué ainsi. Elle sourit davantage en apprenant que Kestrel avait fait bon voyage, acquiesçant doucement lorsqu’elle lui présenta le Pingoleon. Elle avait cru comprendre, au cours d’une conversation avec son fils, qu’il était la raison de leur rencontre, à tous les deux. Mei Lin n’était pas une adoratrice des pokemon et dans leur demeure, il n’y avait que leurs enfants qui en possédaient mais elle comprenait sans mal l’attachement que l’on pouvait leur porter. Elle n’oubliait pas non plus que c’était son mari et elle qui les avaient encouragés à choisir la voie du dressage / coordination, pensant que cela serait bénéfique à leur éducation et leur épanouissement personnel. Ils ne s’étaient pas vraiment trompés, surtout quand on voyait que Li avait réussi à atteindre le plus haut poste qu’on pouvait espérer, dans cette branche.

Elle fut quelque peu surprise par l’appellation d’un pokemon qui paraissait voleter dans les parages. Il ne tarda pas à se présenter suite à l’appel de sa dresseuse, portant sur sa tête une jolie orchidée en pot. La dame regarda la créature avec intérêt, se rappelant que son fils avait eu une de ses congénères. Tallia, si elle se souvenait bien du surnom, qui avait évolué depuis quelques années, maintenant. Le sourire qui marquait le doux visage de Mei Lin se fit plus doux encore alors qu’elle acceptait le cadeau qui lui était fait. « C’est très gentil à vous, merci. Elle est très belle. » Elle aimait les fleurs et l’image qu’elles reflétaient. Elle s’inclina légèrement pour la remercier, précisant qu’elle allait appeler son fils par la même occasion, tout en se disant qu’elle avait raison de faire confiance à cette demoiselle. Une amie qui accorde autant d’attention à la famille de son petit ami ne pouvait être qu’une bonne personne. Néanmoins, suite à la tirade de Li qu’elles entendirent toutes deux, son sourire se dissipa légèrement, n’aimant guère les mots qui étaient sortis de sa bouche.

La suite, elle ne l’avait pas vu venir et elle trouvait que le comportement de ses enfants était répréhensible. Depuis peu, elle trouvait qu’ils se disputaient souvent, et cela même après que son mari se soit finalement éveillé. Elle avait espéré que cette rivalité entre frère et sœur cesserait, mais il n’en était rien. Elle avait même l’impression que cela empirait. Mina déboula trop rapidement dans les escaliers pour qu’elle ait le temps de la happer au passage, fuyant vers le salon. Elle n’eut pas de mal à comprendre pourquoi son ainé était tant énervé en vue de la tenue qu’il arborait. Sa fille lui avait donc fait un coup de ce genre, sachant pertinemment que ce jour, la petite amie de son frère devait venir à la maison. Si son idée était de le mettre mal à l’aise, ce fut parfaitement réussi. Lorsque Mei Lin rattrapa son fils avant qu’il ne disparaisse à son tour, elle put observer le visage de ce dernier virer au rouge vif, presque aussi voyant que ses cheveux roux.

Pour le coup, Li se sentait vraiment, mais alors vraiment idiot. Il salua Kestrel, n’osant pour autant lever le regard vers elle. Une pointe de honte le traversa et il espérait qu’elle n’avait pas entendu les propos qu’il avait tenus envers sa cadette. Il se souvenait d’une conversation où elle lui révélait qu’il était nécessaire qu’il parle avec sa sœur pour arranger la situation ; nul doute que cette conversation n’avait jamais eu lieu. Il réussit au final à la regarder un peu, toujours aussi gêné. Son regard se posa sur l’orchidée que sa mère avait dans les mains et il voulut faire un commentaire, mais les mots se coincèrent dans sa gorge. Au final, ce fut Kestrel qui tenta de parler, essayant de détendre l’atmosphère. « Bien…Bienvenue chez nous. » Il essayait de chasser le rouge de ses joues, essayant d’oublier la tenue dans laquelle il se trouvait, essayant d’adopter un comportement normal. Mais ce n’était pas évident. Une situation plus cocasse, ce n’était pas possible. Kessy salua par la même occasion Mina qui gloussait derrière la porte. Cela sembla faire venir la donzelle qui sortit de sa cachette, ignorant totalement le regard assassin que lui portait son frère. « Salut ! Ça va ? » Elle affichait un large sourire. Elle était fière d’elle, à n’en pas douter. Cependant, elle avait dorénavant les mains libres de tous habits, ce qui avait tendance à énerver davantage Li. « T’as fait quoi de mes affaires ? » « Va savoir. Ça t’apprendra à ne pas fermer la porte de la salle de bain. » Elle lui tira la langue alors qu’il serrait les poings en retour. Elle l’agaçait, vraiment. Il était prêt à répliquer sèchement alors que Mei Lin allait intervenir. Cependant, tout se déroula différemment.

La porte du salon, en face de Li à ce moment-là, coulissa. Les deux enfants Chi se raidirent, devenant aussi droit que des piquets. Leur dispute n’avait pas manqué d’alerter leur père qui apparut dans l’encadrement, l’air fâché. Il s’aidait de la porte et de sa canne pour tenir debout, mais même avec cette déficience physique, il était toujours aussi imposant. Il était clair que Li et Mina ne faisaient plus les fiers, dorénavant. Une pointe de nervosité était né et ils s’échangèrent des regards noirs, cherchant à mettre la faute sur le dos de l’autre. Gao toisa son fils et la tenue qu’il arborait, lançant un regard vers la porte pour y voir sa femme et Kestrel. Aucun des enfants n’osait dire le moindre mot, sachant qu’ils n’étaient pas à leur place pour se le permettre. « Humfr. Tu peux m’expliquer pourquoi tu oses te présenterdans cette tenue devant notre invitée ? » Un brin d’agacement se dessina sur le visage de l’ex membre de l’Elite, tandis qu’il lançait un regard mauvais à sa sœur. « Je suis désolé, Bà. Mina a cru bon de me piquer mes habits. » Il s’inclina légèrement, faisant suite à ses excuses. Le visage de Gao se fit plus sévère encore et se tourna vers la concernée qui afficha un air surpris. Elle ne s’était pas attendue à ce que son frère la balance, mais pour le coup, elle l’avait cherché. « Tss. Ce n’est pas de ma faute si t’as pas d’humour, c’était qu’une blague. » Elle consentit à bouger, enfin, face au regard autoritaire de son père. Elle étouffa un soupir alors qu’elle s’éclipsait dans le salon, revenant rapidement avec les vêtements de Li qu’elle lui envoya au visage. Il grogna, prêt à répliquer mais se ravisa face à l’expression sérieuse qu’affichait leur père. « Je peux aller m’habiller ? » Il demandait l’autorisation car il savait qu’il ne pouvait se permettre de le faire sans. Un petit sourire moqueur se dessina sur le visage de Gao tandis qu’il s’approchait de son fils, posant une main sur son épaule.

« Certainement pas. Tu vas rester ici un moment, et réfléchir à tes actes. Toi aussi, Mina. »

… Super. La donzelle avait essayé de s’échapper, mais elle s’était fait voir. Li quant à lui se sentait d’autant plus ridicule et il savait que Gao le faisait exprès. Comme s’il n’avait pas déjà assez honte comme ça, il fallait qu’il en rajoute une couche. Surement avait-il entendu le langage qu’il avait usé à l’attention de Mina et cela lui avait fortement déplu. Quelle meilleure punition que de le rendre complétement idiot devant les yeux de sa petite amie, hein ? Finalement, Gao se dirigea vers l’entrée, toisant la fleur que sa femme avait dans les bras, puis Kestrel directement. Son regard était dur et sévère, tout comme le reste de son visage.

« Veuillez excuser le comportement de mon fils, on dirait que la célébrité lui a fait oublier les bonnes manières. » Une moue agacée se dessina sur le visage de Li mais il ne bougea pas de sa place. Il savait que s’il se permettait un commentaire, la situation serait encore plus tendue pour lui. « Bienvenue. Entrez donc. » Il fit volteface, retournant dans le salon avec la lenteur qui était dorénavant la sienne. Il lança un regard sévère à ses enfants qui baissèrent les yeux, en signe de repenti. Les remontrances de leur père les mettaient toujours mal à l’aise, même si elles étaient efficaces. Le jeune homme se sentait d’autant plus idiot maintenant, lui qui pensait que la situation ne pouvait être pire.

« Suivez-moi, jeune demoiselle. J’aurais besoin d’un peu d’aide pour porter le thé. »

En temps normal, elle aurait demandé l’aide de Mina, mais comme elle était elle aussi punie… Il n’y avait aucune raison pour que Mei Lin ne remette en cause la punition de son mari. En réalité, elle affichait plus un sourire amusé par la situation. Elle se dirigea vers la cuisine donc, passant devant ses enfants qui n’avaient pas l’autorisation de bouger et put constater l’air contrarié de son ainé. « Je suis désolé… » « LI ! » Il s’était adressé à Kestrel, mais les mots étaient parvenus aux oreilles de son père. Oui oui, pas le droit de bouger, ni de parler. C’était la règle. Il réprima un soupir, attendant juste de pouvoir enfin s’habiller et se coiffer. Il avait juste envie de prendre la donzelle dans ses bras, même s’il savait qu’il n’aurait pas l’audace de le faire devant ses parents…



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Mer 13 Juin - 22:32
On pouvait dire que la journée ne débutait pas tout à fait comme Kestrel l'avait imaginé. Avant même d'être sur place, elle trouvait déjà légèrement stressant de se rendre chez les Chi : elle ignorait si Li avait appris à sa mère que tous les deux étaient en couple, puisque c'était bien le cas, désormais, mais même s'il avait gardé le silence, elle supposait que Mei-Lin l'avait peut-être deviné ou, tout du moins, aurait des doutes, puisqu'elle avait surpris leur proximité dans la chambre d'hôpital de Gao et que depuis leur petite excursion aux Cabanes de l'Amour, les médias commençaient à jaser. À passer toute la journée chez eux, elle craignait alors d'être l'objet des regards inquisiteurs familiaux, par-delà la bienveillance que la mère avait démontrée lors de leur première rencontre. De plus, même sans s'être encore jamais rendue chez les Chi, elle savait déjà qu'ils étaient très attachés aux anciennes traditions unysiennes, ce que le simple aspect de leur maison ou le maintien d'un dojo familial traduisaient même auprès de ceux qui ne les avaient jamais rencontrés ; il suffisait d'ailleurs de connaître un tant soi peu Li pour deviner combien le respect d'un certain mode de vie importait à sa famille. La dresseuse aux cheveux bleus ne pouvait donc s'empêcher d'appréhender cette première visite de sa part dans l'habitation familiale : n'ayant, de son côté, jamais reçu d'éducation aussi rigoureuse que celle qui semblait avoir eu cours chez les Chi, elle craignait des faux pas, redoutant que cela ne la décrédibilise aux yeux des parents de Li et, plus que tout, à ceux de Li lui-même – Li qui l'avait jusqu'à présent connue lors de sorties en extérieur, où lui aussi pouvait se comporter de façon un peu plus libre, mais qui n'imaginait peut-être pas son ignorance des convention auxquelles il était habitué depuis son enfance. Dans son imagination anxieuse qui lui faisait supposer des traditions bien plus sévères et fermées qu'elles ne l'étaient sans doute dans la réalité, elle songeait que ce ne serait pas ses pâles tentatives pour imiter ses hôtes lorsqu'elle s'inclinerait devant eux afin de les saluer qui la sauverait à leurs yeux.

Bien sûr, elle se doutait qu'elle s'inquiétait sûrement à tort : que si elle faisait preuve d'honnêteté et de bonne volonté, tout se passerait sûrement bien, et qu'elle avait déjà dû faire une bonne impression à Mei-Lin le jour où elle l'avait rencontrée puisque celle-ci avait accepté que Li l'invite aujourd'hui. C'était en se répétant cela qu'elle tentait de se rassurer, et la gentillesse avec laquelle la mère de son ami l'accueillit à son arrivée la conforta dans l'idée qu'elle était la bienvenue en ces lieux. Mais ce fut alors que les événements les plus surprenants s'enchaînèrent... et qu'elle se retrouva à saluer un Li presque nu devant elle, avec sa mère qui avait dû l'attraper par le bras pour l'empêcher de s'enfuir et sa petite sœur qui ricanait à côté. Ce n'était pas du tout ainsi qu'elle s'attendait à ce que débute cette journée qu'elle passerait chez les Chi... et l'on pouvait dire que la gêne dont les deux amoureux étaient frappés n'était pas prête de s'estomper.

Alors que Kestrel s'efforçait de surmonter son embarras pour saluer le frère et la sœur, Mina sortit de l'endroit où elle s'était cachée pour lui rendre sa salutation d'un air faussement innocent – le genre d'espièglerie dont son auteur sait bien qu'elle ne trompera personne, mais que cela n'a aucune importance puisque le mauvais tour est joué et que l'on ne s'inquiète pas encore des représailles tant il est amusant d'ennuyer les autres. La rouquine avait le même âge que Kestrel et pourtant, en cet instant, cette dernière ne se sentait rien en commun avec son comportement ; sûrement le fait qu'elle soit l'amie de Li jouait-il, car c'était alors, d'une certaine manière, de son âge dont elle se sentait la plus proche, plutôt que de rechercher la compagnie de Mina. L'explication de la situation était en tout cas désormais claire : la petite sœur avait volé les vêtements propres de Li pendant que celui-ci prenait sa douche et Kestrel était arrivée au beau milieu du règlement de comptes... découvrant son petit ami uniquement couvert d'une serviette et prêt à se faire réprimander par sa mère. Tous les vœux de l'adolescente aux cheveux bleus et aux joues rougies par la gêne étaient dès lors tournés vers Mei-Lin, dont elle espérait l'intervention pour permettre à Li de retourner tranquillement se préparer pendant qu'elle lui ferait, par exemple, visiter la maison, ou toute autre occupation. Mais alors que la belle femme ouvrait justement la bouche... Un bruit de porte coulissante résonna, faisant se tourner tous les regards dans sa direction ; et une grosse voix masculine résonna.

Gao. C'était Gao, le père de Li, qui venait d'apparaître : à sa vue, Kestrel se figea presque autant que Li et Mina qu'il venait réprimander. La dernière fois qu'elle avait vu l'homme, il était allongé dans un lit d'hôpital, le visage pâle, les joues creusées, les yeux fermés depuis deux mois que son coma durait... mais c'était une toute autre personne qui se tenait à présent dans l'encadrement de la porte. Bien sûr, cela ne faisait que très peu de temps que le père de famille était sorti de l'hôpital et il apparaissait encore maigre et fatigué. Mais à voir son visage, et surtout l'expression sévère qui fronçait en cet instant ses sourcils, il aurait été difficile de croire que c'était lui que Li et Kestrel avaient visité ce premier jour où le jeune champion avait osé se rendre à l'hôpital. Grand, musclé, la carrure assurée, il portait un long vêtement traditionnel qui accentuait encore ce qui était sans plus aucun doute une prestance naturelle, laquelle ne fit pas effet que sur l'invitée du jour puisque Li comme Mina en parurent ébranlés. Il ne jeta d'abord aucun regard sur Kestrel pour directement s'adresser à son ami... en des propos tout sauf compréhensifs. La rougeur avait désormais un peu quitté les joues de Kestrel qui assistait à la scène avec pourtant toujours autant d'embarras et de stupeur : voilà que son petit-ami, après s'être incliné devant son père, se faisait gronder demi-nu sous ses yeux et se voyait refuser le droit de remonter s'habiller pour rendre enfin à la situation un peu de la normalité dont elle manquait tant depuis son arrivée ! Elle ne pouvait qu'imaginer combien il devait se sentir gêné et elle aurait, en cet instant précis, préféré se trouver presque n'importe où ailleurs plutôt qu'en plein cœur de cette querelle de famille. Pourquoi n'était-elle pas arrivée chez les Chi dix minutes plus tard, afin de leur permettre de régler tout cela entre eux sans qu'elle n'inflige à Li la honte de se faire sermonner comme un enfant devant elle ? ...Au moins, Pingo' et Obéron se tenaient discrets à côté d'elle, une chance qui méritait d'être saluée.

Gao se tourna enfin vers la jeune fille et, lorsque ses yeux croisèrent les siens, elle prit immédiatement une brusque inspiration, elle-même paralysée par ce regard sévère. Les propos que l'homme lui adressa ne furent pourtant aucunement dirigés conte elle : il s'excusait... au nom de son fils, augmentant certainement encore l'embarras de Li. « ...Ce n'est rien ! » répondit précipitamment Kestrel, avant de s'incliner hâtivement mais plus raidement qu'elle ne l'avait jamais fait face à ses mots de bienvenue : « Merci de m'accueillir chez vous ! »

Tandis que l'homme se dirigeait vers le salon, elle échangea de brefs regards contrits avec Li. En réalité, elle osait à peine le regarder, craignant que ses yeux ne se posent malencontreusement sur le torse nu du jeune homme comme elle craignait qu'il ne soit trop gêné par ce qu'il venait de se passer pour apprécier encore sa présence ; mais finalement, le fait de partager le même embarras ainsi que, peut-être, leur conscience d'être encore tous les deux – d'une certaine manière pour Li – des enfants et que l'un avait comme l'autre un frère ou une sœur, avec lequel il se disputait donc parfois, les rapprochait sans aucune équivoque. Mei-Lin demanda alors à Kestrel de l'aider pour le thé, ce à quoi elle répondit immédiatement : « Oui ! » Elle était soulagée qu'une occupation se présente enfin à elle pour la tirer de sa position de spectatrice de la gêne de son ami ; mais alors que Li, avec qui elle échangeait toujours des regards, entamait un mot d'excuses à son adresse, il se fit aussitôt rabrouer par son père qui ne tolérait apparemment pour le moment aucune parole de sa part. L'autorité qui perçait dans cette seule syllabe, « LI ! », fit à nouveau sursauter Kestrel qui ravala la réponse qu'elle pensait prononcer et se contenta de jeter, lèvres serrées, un dernier regard très expressif en direction du rouquin avant d'accompagner à petits pas sa mère jusque dans la cuisine, Obéron et Pingoleon derrière elle.

Une fois isolée dans la pièce avec la belle femme en train de disposer sur un plateau une théière et des tasses préalablement préparées, Kestrel put enfin souffler un peu. Elle se sentait plus à l'aise en compagnie de la mère de famille qu'elle connaissait déjà, bien qu'après l'autorité de Gao dont elle venait d'avoir une éclatante démonstration, elle redoutât plus que jamais de faire la moindre gaffe. D'ailleurs, elle n'avait même pas eu le temps de s'enquérir de sa santé, de se présenter convenablement à lui, ni rien de tout ce à quoi elle s'était mentalement préparé... Mais ils auraient largement le temps de parler en prenant le thé. « Tu peux retourner un peu dehors si tu veux, d'accord ? » murmura-t-elle à Obéron en voyant la fenêtre de la cuisine ouverte, ne souhaitant pas trop encombrer le salon avec deux de ses Pokémon – Pingo' ne daignant que rarement entrer dans sa pokéball –, une suggestion que le petit esprit de la forêt ne se fit pas répéter deux fois. Elle prit ensuite la parole à voix haute à l'adresse de la mère de Li, désireuse de détendre l'atmosphère après ce qu'il venait de se passer : « J'ai un petit frère moi aussi, alors les chamailleries à la maison, je connais ! » Tout en s'activant avec le plateau, elle ponctua sa remarque d'une note amusée, avant de songer soudain que Mei-Lin n'avait peut-être pas non plus été satisfaite de la façon dont son fils s'était comporté et qu'une telle observation n'était peut-être pas bienvenue. Elle choisit alors de changer de sujet, pour passer à celui qui lui semblait le plus important compte tenu de l'épreuve qu'avait traversée la famille durant ces dernières semaines : « J'ai été vraiment soulagée d'apprendre que votre époux s'est réveillé... Il a l'air d'aller bien, n'est-ce pas ? » Elle supposait que c'était effectivement le cas puisque Gao avait si vite pu quitter l'hôpital pour rentrer chez lui.

Trouver le sujet qui détendrait l'atmosphère et permettrait enfin d'oublier la drôle de façon dont cette journée avait commencé...



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Mar 3 Juil - 20:01
Si dans sa tête, l’ancien membre de l’Elite s’était imaginé encore et encore cette journée depuis qu’il l’avait proposé, il n’aurait jamais pu penser qu’elle débuterait ainsi. Il était déjà d’une nervosité sans faille, notamment à cause du caractère traditionnelle qui résidait dans sa famille. Il savait parfaitement que Kestrel n’était pas formalisée à ses traditions qui étaient bien plus ancrées chez ses parents et la crainte que cela se déroule mal –avec son père, plus probablement qu’avec sa mère-, il ne s’était pas douté qu’il serait celui qui ferait devenir cette journée… Bizarre. Autant dire qu’il n’assumait pas du tout d’être apparu dans cette tenue devant sa génitrice et sa petite amie et cela se remarquait aux rougissements intensifs de ses joues. Sa colère contre Mina ne fit que grandir dans sa poitrine et il eut grande peine à ne pas la laisser gronder. Il essaya de calmer sa gêne tout en cherchant à se sortir de cette situation pour le moins embarrassante, mais sans ses habits, la tâche lui paraissait périlleuse. Encore plus lorsque que sa cadette vint à saluer la nouvelle arrivée, faisant comme si de rien n’était… Son sang ne fit qu’un tour dans ses veines et sa rancœur fut lisible, l’espace de quelques secondes, sur son visage.

La situation aurait pu s’arranger, si Mei-Lin avait eu l’opportunité de réprimander sa fille. Nul doute qu’elle aurait autorisé son fils à retourner dans sa chambre pour se présenter d’une manière plus… Civilisée. Elle comprenait bien la gêne qu’il ressentait et, en un sens, s’amusait un tant soit peu de la scène, bien qu’elle arrivait parfaitement à dissimuler le sourire qui menaçait le coin de ses lèvres. Mais non… La honte n’avait pas atteint son paroxysme. A la vue de la porte qui glissa avec force, le jeune Chi comprit qu’il se trouvait dorénavant dans la gêne la plus totale. Il n’aurait pu être plus embarrassé et il tenta tant bien que mal à s’extraire de la situation périlleuse. Echec. Cuisant. Bien que son père était sorti de l’hôpital il y avait peu, il avait repris de sa prestance. Li ne pouvait qu’accepter les mots qui lui étaient lancés, se sentant bien incapable d’arguer longuement. Il réussissait néanmoins à expliquer la situation, essayant de mettre tout sur le dos de sa cadette… Ce qui n’était pas totalement faux, de toute évidence. Mais qui n’était pas du tout au gout du paternel. L’ex maitre de l’Elite s’en rendit rapidement compte en observant son visage fermé et sérieux. Au moins, il ne riait pas à la blague de sa fille… Et quand il y réfléchissait, le jeune Chi se rendait compte qu’il n’avait jamais vraiment vu son père sourire, en fait.

L’interdiction formelle de pouvoir s’habiller le fit grincer des dents. Il n’était pas assez fou pour se rebeller contre la punition de son père, mais cela ne l’empêchait pas de trouver ses mots injustes. Il avait toujours cette affreuse sensation de redevenir un enfant, quand il se retrouvait face à lui. Comme s’il n’était pas une personne adulte. C’était un constat qu’il avait du mal à admettre, mais il savait que s’il avait le malheur de l’énumérer à haute voix, le résultat serait bien pire encore. Il se contenta donc de baisser les yeux, tâchant de tout faire pour ne pas montrer sa frustration. Réfléchir à ses actes… Qu’avait-il fait de mal, au juste ? Bon, d’accord. Il avait prononcé des mots qu’il n’assumait pas, en général. Pour sa défense, il devait avouer que Mina l’avait poussé à bout, encore une fois. Elle prenait un malin plaisir à le faire sortir de ses gongs, maintenant qu’elle avait compris comment faire. D’autant plus qu’elle ne paraissait pas dérangée par la punition, étant bien trop fière de sa bêtise. Il se sentait complètement ridicule, blessé aussi dans son égo. S’il était habitué à ce genre de réaction de la part de Gao, il avait tout de même espérer qu’il ferait preuve de plus de clémence en présence d’une personne qui était si chère à son cœur… Mais non, de toute évidence. Ça aurait été trop beau.

Il le regarda discrètement s’approcher de Kestrel, espérant qu’il n’empirerait pas la situation. Il serra imperceptiblement les poings à sa première phrase. Il savait que son père n’avait jamais apprécié son choix de rejoindre l’Elite, ayant un point de vue arrêté et vieux jeu sur le sujet. Pour Gao, la coordination, ce n’était pas pour les « vrais hommes ». Une idée qui déplaisait particulièrement à Li, mais il n’avait jamais eu la folie d’opposer son point de vue. Peut-être… Peut-être était-il trop soumis. Pour autant, il savait aussi que son paternel n’était pas une mauvaise personne. Rustre, sévère, mais il savait avoir un bon cœur. Même si… Même si pour le moment, ce dernier n’était pas tant visible. Peut-être conservait-il une certaine rancœur vis-à-vis de son ainé, notamment parce qu’il n’était pas venu le voir dès le début, à l’hôpital. L’ancien maitre se doutait qu’il était au courant, bien qu’il n’avait pas encore eu à essuyer une critique sur le sujet qui n’avait pas été abordé. Bref. Li put voir la réaction spontanée de sa petite-amie qui s’empressa de s’incliner, remerciant Gao de l’accueillir chez lui. Il vit aussi son père avoir un léger sourire, bien qu’il tournait déjà le dos à son invité. Bon, au moins, cela ne débutait pas tellement mal qu’il aurait pu le penser de premier abord. Il essaya de le démontrer en adressant à Kestrel un petit sourire suivi d’un hochement de tête, mais il se retrouva rapidement contraint à fixer à point face à lui, baisant la tête. La punition l’empêchait de pouvoir communiquer pleinement avec la jeune fille, ce qui l’agaçait d’autant plus que la tenue dans laquelle il se trouvait.

Il essaya, dans un espoir absurde, de présenter ses excuses pour cette première venue chez la famille Chi. Il aurait aimé lui affirmer que ce n’était pas toujours ainsi que cela se déroulait. Pour autant, il se fit rapidement rappeler à l’ordre par son père et il tut le nouveau soupir qui menaçait de passer ses lèvres. De toute évidence, Kestrel était tout aussi gênée que lui et elle avait, à la base, désirée lui répondre. Néanmoins, elle semblait avoir eu peur de l’autorité de Gao, filant droit jusqu’à la cuisine avec sa mère. Il ne put s’empêcher de s’en vouloir, tout en trouvant cela adorable. Elle n’était pas celle qui se faisait enguirlander et pourtant, elle se sentait concernée par l’engueulade… Autant dire que le fait qu’elle partageait son malaise l’aidait à le vivre un peu mieux, tout de même. Il se sentait néanmoins un peu égoïste de se réjouir pour cela, affichant un léger sourire désolé lorsque leurs regards se croisèrent avant qu’elle ne vienne à disparaitre dans la pièce.

Mei-Lin s’était directement diriger vers les meubles, récupérant la vaisselle dont elle avait besoin pour présenter le thé. Elle accompagnerait le plateau avec quelques biscuits que son fils avait en affection, une façon comme une autre de lui remonter le moral quand il aurait la possibilité de bouger à nouveau. La dame savait que les punitions de son mari pouvaient s’étirer sur la durée, mais si c’était le cas cette fois-ci, elle se permettrait de convaincre Gao de cesser de jouer avec lui de la sorte. En soi, elle savait bien qu’il essayait de lui donner une leçon, mais elle doutait sincèrement que le faire devant sa petite-amie soit des plus judicieux. D’ailleurs, elle entendit la demoiselle murmurée, parlant sans doute à l’un de ses compagnons. « Vous pouvez vous détendre, vous savez ? C’est Li Wei et Mina qui sont punis, pas vous. » Elle afficha un petit sourire amusé qui se voulait aussi rassurant. Elle détectait bien la gêne qui se dégageait de la donzelle et elle se doutait bien que la scène à laquelle elles venaient d’assister n’avait pas aidé à la débarrasser de son stress. La remarque sur la fratrie de son invitée la fit sourire davantage alors qu’elle l’aidait à faire tout tenir sur le plateau.

« Et pourtant, quand Li Wei et Mina étaient jeunes, ils s’entendaient très bien. Li Wei sortait rarement sans sa sœur, il l’amenait partout où il allait. Mais en grandissant… » Elle eut une légère moue, se ressaisissant rapidement. « On dirait que grandir ne leur a pas réussi, pour continuer à vivre en harmonie. J’espère tout de même qu’ils finiront par cesser de se chamailler. Ce serait vraiment dommage qu’ils se quittent sur une mauvaise note. »

L’espace d’un instant, un brin de mélancolie dansa dans les iris océans de la belle femme. Elle ne manqua pas de se ressaisir toutefois, récupérant les herbes pour le thé dont ils auraient besoin. Elle prépara le nécessaire, récupérant l’eau bouillante qu’elle versa avec délicatesse dans la théière. Son geste était précis et il n’y avait aucun doute quant à sa maitrise, dans ce domaine. Elle fut un peu plus surprise par la remarque de la demoiselle, affichant néanmoins un sourire. « Oui, ça été un soulagement lorsque mon époux a ouvert les yeux. Cela ne fait que quelques jours qu’il est éveillé, mais il agit déjà comme si rien ne s’était passé. » Difficile à dire comment Mei-Lin le vivait, exactement. Elle était réellement soulagée de voir son mari sur pied aussi vite, mais elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver de l’inquiétude à ce sujet. Elle craignait qu’il en fasse trop et qu’il ne lui arrive à nouveau malheur.

« Je m’excuse d’être curieuse mais… Votre frère et vous, combien d’années avez-vous de différences ? Est-il dresseur, comme vous ? » Elle referma la théière, prête à porter le plateau pour se rendre dans le salon. Pour cela, il faudrait qu’elles repassent devant ses deux enfants qui n’avaient sans doute pas eu l’autorisation de bouger entre temps. Elle pensait néanmoins que continuer à converser avec la demoiselle pourrait lui permettre de se détendre, d’autant plus qu’elle désirait aussi en apprendre davantage sur elle. Elle semblait si importante pour son ainé qu’elle se sentirait mal de la traiter comme une parfaite étrangère.



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C-GEAR
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Jeu 26 Juil - 11:28
Kestrel n'était pas mécontente de la parenthèse qui s'offrait à elle sous la forme de Mei-Lin qui l'invitait à la suivre pour l'aider à préparer le thé. Ce n'était pas qu'elle eût déjà envie de quitter Li, bien au contraire ; mais elle ne s'attendait pas à ce que sa journée chez les Chi commençât par la punition de son petit ami qui se trouvait contraint de rester immobile et silencieux à moitié nu dans le salon sous le regard sévère de son père à peine rescapé, et elle supposait que cette petite interruption pourrait peut-être tous les soulager : le champion roux qui n'aurait plus à se morfondre d'apparaître dans cette situation si infantilisante face à son amie, Gao qui se satisferait peut-être du temps qu'avait duré la punition, Mina qui s'en satisferait aussi pour d'autres raisons et elle-même, enfin, qui trouverait peut-être le moyen de se détendre un peu en s'écartant momentanément.

Mei-Lin devait avoir exactement la même chose en tête lorsqu'elle lui proposa de la suivre jusque dans la cuisine puisqu'alors que Kestrel chuchotait à son Doudouvet de retourner dehors, elle lui rappela que la punition ne concernait que Li et Mina, et non elle. Le premier effet que cette remarque eut sur l'adolescente fut de la faire immédiatement rougir, gênée d'avoir montré qu'elle était gênée : « Oui ! » Elle aurait presque ajouté « excusez-moi », si elle ne s'était rendu compte à temps que cela contredisait très exactement l'invitation de l'élégante mère de famille à se détendre. Heureusement, le second effet de ce gentil rappel à l'ordre fut plus proche de celui visé par Mei-Lin : passé son premier redressement instinctif, Kestrel se répéta la phrase qui lui avait été adressée et se décrispa lentement. C'était vrai, ce n'était pas elle qui était punie, et Li et Mina ne l'avaient même pas été par la femme qu'elle avait en face d'elle mais par leur père. Elle-même n'avait reçu pour le moment que des paroles aimables, voire bienveillantes en ce qui concernait celles de Mei-Lin, et n'avait rien fait de mal, à ce qu'il lui semblait, en tout cas – son petit ami ne lui avait pas présenté tout ce qui relevait de leur tradition et devait sans doute s'acquérir avec la pratique plus qu'avec des explications, mais elle supposait que si elle faisait, aujourd'hui, quelques faux pas à ce propos, la famille l'en excuserait. Finalement, elle regrettait seulement d'être arrivée si tôt et d'avoir vu Li dans cette regrettable position, car elle imaginait aisément combien cela devait être embarrassant pour lui, mais elle-même n'avait pas de véritable raison d'être stressée à ce point. Elle fut reconnaissante envers Mei-Lin pour l'avoir aidée à se détendre et Pingo', à côté d'elle, parut rasséréné de ne plus sentir sa dresseuse inquiète.

Ce fut encouragée par cette mise en confiance qu'elle se décida à prendre la parole pour tenter de dédramatiser les querelles qui avaient lieu entre le champion roux et sa sœur ; mais elle ne s'attendait pas à ce que sa remarque provoque un tel accès de mélancolie chez Mei-Lin. La mère de famille évoqua en effet avec nostalgie un passé dans lequel Li et Mina étaient inséparables, avant de se reprendre en quelques mots, mais pas suffisamment vite pour que les regrets qu'elle avait exprimés n'échappent à Kestrel. L'adolescente aux cheveux bleus resta silencieuse un instant, réfléchissant à ce que son interlocutrice lui avait avoué. Il était certain que lorsque l'on voyait le frère et la sœur aujourd'hui, on imaginait difficilement qu'ils avaient pu aussi bien s'entendre lorsqu'ils étaient enfants. Pourtant, cela n'étonnait pas plus Kestrel que cela : Li lui avait déjà dit que Mina et lui s'étaient peu à peu écartés en grandissant, étant de caractère différents et s'étant affirmés de façons presque diamétralement opposées face au poids des traditions en œuvre dans leur famille. De plus, il lui semblait assez courant que des frères et sœurs, auparavant très soudés, se séparent pendant l'adolescence pour se rapprocher à nouveau une fois devenus adultes... « C'est vrai que c'est dommage s'ils ne s'entendent plus aussi bien que lorsqu'ils étaient enfants. Mais il faut se dire que ce n'est pas parce qu'ils se chamaillent assez souvent qu'ils se détestent », dit-elle alors à Mei-Lin. « Quand on devient adolescent, on cherche à s'affirmer soi-même par-delà l'entourage de nos proches, et ce n'est pas toujours facile de trouver sa place au sein de la famille quand on a des frères et sœurs... Ça doit être d'autant plus difficile pour Mina, qui a un grand frère champion d'Élite », ajouta-t-elle en songeant qu'à la place de la rouquine, elle vivrait mal le fait d'avoir la barre placée si haut car elle aurait l'impression de devoir l'égaler pour se sentir à la hauteur du grand frère. « ...Mais ça me semble déjà positif qu'ils se chamaillent plutôt qu'ils ne se parlent plus du tout, comme on voit parfois dans certaines familles. Je trouve ça vraiment bien qu'ils aient gardé un lien malgré le fait que Li soit très souvent au QG de l'Élite ! Avec mon petit frère, on était aussi très proches quand on était plus jeunes, mais comme je suis partie en voyage, on s'est un peu perdus de vue ces deux dernières années... » Ce fut à son tour de finir sa réplique sur une note un peu mélancolique. Elle aimait énormément Yohann et elle souffrait de l'avoir si peu vu durant ces deux ans et demi qu'avait duré son voyage Pokémon alors qu'il avait tellement grandi et mûri, comme elle s'en était rendu compte à chaque fois qu'elle était rentrée à Bonaugure. Bien sûr, elle essayait autant que possible de lui parler, ainsi qu'au reste de sa famille, par téléphone ou par les écrans des Centres Pokémon, en plus de revenir à Bonaugure à certaines occasions comme elle l'avait fait après le Jugement Dernier et avant sa Ligue ; elle tentait de se tenir au courant des événements marquants de sa vie, de la façon dont il évoluait, mais ce n'était pas pareil que de vivre avec lui au quotidien comme avant. Tous deux se ressemblaient, elle se reconnaissait de plus en plus en lui, et elle espérait qu'ils resteraient proches, les années passants ; mais une rupture s'était malgré tout produite lorsqu'elle avait quitté la maison... une rupture qui ne pourrait être résorbée, quoiqu'ils puissent se rapprocher plus tard.

Elle regardait avec plaisir la mère de Li préparer le thé, manier les instruments et déplacer les bols avec une parfaite maîtrise qu'elle n'aurait jamais pu égaler. Mei-Lin lui avait demandé de la suivre pour lui apporter de l'aide, mais finalement, elle n'avait rien à faire si ce n'était lui tendre de temps en temps un ustensile : c'était bien seulement pour la soustraire à l'atmosphère tendue du salon que la mère de famille l'avait invitée à venir avec elle. Cela ne dérangeait pas Kestrel, cependant, qui aimait observer la préparation du thé. Cela lui rappelait les fois où son propre père le préparait, pour son petit-déjeuner le matin ou lors d'occasions exceptionnelles, quoiqu'il le fît un peu différemment de Mei-Lin et pas avec autant de précision qu'elle. Son grand-père paternel venait d'une ancienne famille de Johto, dont elle tenait d'ailleurs son nom de famille, et même si elle ne l'avait qu'à peine connu car il était mort durant son enfance et que les traditions ne s'étaient pas conservées chez ses parents, elle s'était toujours sentie apaisée lorsqu'elle regardait quelqu'un préparer du thé dans les règles de l'art.

« C'est assez impressionnant », répondit-elle à Mei-Lin qui lui confirmait que, bien que Gao ne se fût réveillé que depuis quelques jours, il agissait déjà presque comme si de rien n'était. Elle garda pour elle le fait qu'après avoir accompagné Li à l'hôpital, elle s'était renseignée sur les sorties de coma et que tout ce qu'elle avait lu l'avait fait largement craindre pour l'avenir du père du champion : elle avait encore du mal à croire qu'il fût sorti de l'hôpital si vite et sans séquelles, quand son état était si incertain quelques jours avant... Mais c'était une preuve de plus qu'il ne fallait pas se fier qu'aux témoignages alarmistes et qu'à toute situation, il y avait des cas de rémission exceptionnels. Il fallait toujours garder espoir. Elle se demandait si Gao, dans son lit d'hôpital, percevait la présence de ses proches autour de lui... La venue de Li avait-elle joué un rôle dans sa sortie du coma ? C'était peut-être une pensée trop idéaliste. Dans tous les cas, lorsqu'un membre d'une famille passait si près de la mort, cela devait changer des choses, dans le cœur de ses proches... « Je suis vraiment contente pour vous », conclut-elle avec sincérité. Ce devait être terrible de perdre son père. Ou son époux.

Mei-Lin avait fini de préparer le thé et elle saisit le plateau, Kestrel, à côté d'elle, lui proposant silencieusement son aide sans trop savoir si elle pourrait avoir quelque utilité ou non. Mais la mère de Li semblait disposée à parler, car elle lui posa alors deux questions sur elle et son frère. C'était visiblement un sujet qui lui tenait à cœur. « On a un peu plus peu plus de trois ans d'écart », répondit Kestrel. « Mon frère n'est pas encore dresseur, mais ces dernières années, il a décidé de le devenir aussi, et il devrait bientôt partir à son tour pour son voyage initiatique. Il a toujours adoré les Pokémon comme moi, mais ma mère voulait attendre que j'aie treize ans pour que j'entame mon voyage. Comme ça s'est bien passé, je crois qu'elle a plus confiance avec Yohann, alors ça ne devrait pas tarder. Je pense rentrer un peu à Bonaugure maintenant que j'ai fini mon voyage, j'espère pouvoir être là lorsque Yohann partira. »

Elle avait encore du mal à dire « maintenant que j'ai battu la Ligue », tant avoir réalisé ce rêve lui paraissait quelque chose d'immense et de difficile à croire. Elle n'était pas encore certaine de ce qu'elle allait faire maintenant que son périple à Sinnoh était terminé, d'autant qu'elle devait encore venir à bout de ce qui se tramait avec les Pokémon esprits, les sbires et Twisted Fate... Mais elle y réfléchissait. Et rentrer un peu à Bonaugure, ça oui, elle le voulait.



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