Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
 
» Ne pas faire de vagues

Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1851

Région : Johto
Lun 22 Oct - 20:00
Le but, en parlant et taquinant son chéri sur son sommeil, n’était clairement pas de le mettre mal à l’aise. Il était sérieux en prime, lorsqu’il disait qu’il l’enviait. Il préférait largement sa situation que la sienne, si on lui demandait son avis. Mais bon, il fallait croire que Morphée ne l’aimait pas assez pour l’attirer rapidement dans ses bras. « Bah, on s’habitue, à force. Plus ou moins. » A la base, il ne souhaitait pas parler à la place d’Azamir. Il avait bien compris que le ranger avait, lui aussi, quelques troubles niveau sommeil. Peut-être pas autant que le schizophrène. Mais en tous les cas, Shin’ avait toujours fonctionné ainsi. Il n’avait jamais été un gros dormeur et son jeune âge lui permettait d’encaisser le coup sur le long terme. Pour autant, il lui arrivait aussi de s’écrouler lorsqu’il était beaucoup trop crevé mais ça… C’était plutôt rare. Sinon, il s’était rendu compte que les trois nuits passées auprès de son chéri avaient été plus douces et réparatrices pour lui. Pour autant, il ne savait pas trop s’il pouvait l’évoquer, n’ayant pas spécialement envie de jeter un froid si cela insistait sur le fait qu’ils ne pouvaient pas –à cause de leurs obligations réciproques – dormir régulièrement ensemble. L’idée de repenser à la distance qui les séparait était mauvaise, aussi il ne tarda pas à la chasser. Il avait encore du temps avant de devoir se séparer de son amoureux, alors autant en profiter autant que possible.

La conversation battait son plein, si on faisait abstraction des commentaires lourds de Hei. Il semblait, d’ailleurs, s’en être rendu compte. Le sbire quant à lui, essayait plutôt de suivre et d’alimenter la discussion, constatant qu’Azamir y participait de bon cœur. Il s’en sentait quelque peu rassuré, notamment en vue de ce qui s’était passé, la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Il ne savait pas réellement dans quelles mesures Ferir lui avaient racontés les retrouvailles qu’ils avaient eues, à son ancienne demeure… Car le sbire était persuadé qu’il l’avait fait. Il n’imaginait pas que son amoureux ait pu passer cette discussion sous silence, surtout en vue des enjeux. Il faudrait peut-être qu’il se renseigne à ce sujet… Mais il avait l’impression que ce serait de la curiosité mal placée. A voir, donc. Il s’amusa des ressemblances qui existaient entre Azy et lui, appréciant la légèreté de la chose, constatant le léger sourire qui se dessinait au coin de ses lèvres, y trouvant un certain réconfort. On était loin de la colère et de la rancœur que le sbire pensait que le ranger éprouvait.

Le moment qu’il redoutait arriva enfin et il se perdit bien trop dans ses réflexions, ne voyant pas le temps passé. Ni le monde évolué autour de lui. Ce fut pourquoi il sursauta, lorsque son chéri lui adressa ses premiers mots. Il fut perturbé pendant un court moment, constatant que les deux colocataires étaient partis. C’était sans doute pour cela que Ferir s’excusait pour le comportement de Hei… Comportement pour lequel il n’y était pour rien, ce que le sbire ne manqua pas de dire à voix haute, lorsqu’il eut fini d’assimiler les informations. Il ne sut réellement comment interpréter la réponse qu’il obtint, sur ce sujet. Il ne voulait pas non plus que son amoureux s’imagine qu’il s’agissait d’un reproche dissimulé. Clairement, ce n’était pas le cas… Même s’il était vrai qu’il s’excusait souvent pour des choses dont il n’avait pas le contrôle. Aux yeux du sbire néanmoins, cela n’avait que peu d’importance. Cela faisait partie de son caractère et il l’acceptait comme il était, sans chercher à le changer.


« Ouais tu m’étonnes… Mais ça ira. »
Il n’était pas réellement surpris d’apprendre que Ferir aussi, n’avait pas forcément apprécié les paroles du coloc’. Il repensa à cette histoire de stress, quant à la rencontre avec son fils, se disant vaguement que ce serait peut-être le moment de lui dire qu’il n’avait pas à s’en faire et chercher à le rassurer sur ce point. Pour autant, il était plutôt obnubilé par son propre problème qui avait été, de toute évidence, repéré par son petit ami. Il était nécessaire, maintenant, de dire la vérité. Ce n’était pas simple. Après tout, les grandes révélations sur lui-même, ce n’était pas lui qui les avait faites, quand on y réfléchissait. Kane et son ex, c’était Shara, sa schizophrénie aussi. Il avait esquivé le malaise… Mais là clairement, il ne pouvait pas appeler sa sœur pour qu’elle dise les choses. Il fallait qu’il se prenne un peu en main, aussi. Et qu’il soit honnête avec Ferir. C’était… Quelque chose qui lui tenait à cœur et plus il se taisait, plus il se sentait honteux. Honteux de ne pas réussir à parler, honteux de ne pas respecter son engagement. Après avoir laissé paraitre des comportements nerveux qui trahissaient tant son embarras, il finit par parler. Ce n’était peut-être pas les meilleurs des mots à dire et il se demanda rapidement s’il avait été assez clair, dans ses propos. Il en doutait un peu, d’où sa nécessité de préciser qu’il n’était pas anorexique. Si, à la base, la phrase avait vocation de rassurer, l’effet était peut-être totalement opposé.

Il n’osait pas regarder le Kantonien, craignant trop de voir des sentiments sur son visage qui lui déplairait. Il avait cette impression de pouvoir lire en lui comme dans un livre ouvert mais son stress apparent pouvait déformer la réalité… Et ça ne donnerait rien de bon. Pour autant, avoir commencé à dire son problème, cela l’aidait à se détendre un peu… Bien qu’il redoutait toujours la réaction de son amoureux. Il se raidit un tantinet en sentant le contact de ses mains contre les siennes, se détendant rapidement en constatant qu’il n’avait pas de mauvaises intentions, il n’allait pas se moquer, non plus. C’était même idiot de penser qu’il l’aurait fait, en vue de sa gentillesse. Le sbire se sentait, dorénavant, plutôt mal d’avoir pu penser une seconde que cela aurait pu être le cas. La nervosité avait vraiment un sale effet sur son mental. Il se mordit la lèvre en entendant la question. Pourquoi il ne lui en avait pas parlé avant ? Eh bien… Parce qu’il était con, c’était une réponse, non ? Il doutait néanmoins que Ferir apprécie les mots. Il avait cru comprendre que son petit ami n’aimait pas spécialement qu’il s’auto-insulte –ce qui était plutôt logique, d’ailleurs-.

Il déglutit avec difficulté, son regard posé sur ses mains. Il avait un tantinet refermé ses doigts sur ceux de son amoureux, laissant échapper un petit rire quant à l’estomac sans fond. L’expression l’aidait un peu à chasser son stress et il n’allait pas le contredire.
« Je suis désolé… » De ne pas avoir dit la vérité plus tôt ou de ne pas parvenir à manger, là était toute la question. Il n’était pas sûr de le savoir lui-même. Il eut tendance à se renfermer un peu sur lui-même, allant s’asseoir sur le bord de la table. Il gardait néanmoins l’une des mains de Ferir dans la sienne, ne parvenant toujours pas à lever les yeux vers lui. « J’t’avoue… Que je comptais un peu là-dessus, justement… » Une grimace se dessina sur ses lèvres. L’avouer était peut-être rude, mais cela restait dans la franchise qu’ils avaient convenue. « C’est… Ce n’est pas contre toi. C’est juste… Que c’est ridicule. J’veux dire, ne pas réussir à manger. C’est absurde. Je le sais. Et je ne l’accepte toujours pas. » Un peu comme sa schizophrénie. Il s’abstient du dernier commentaire, ne pensant pas qu’il apporte quoi que ce soit de bon.

Les questions qui suivirent le fit se perdre un peu plus dans ses réflexions. Il laissa échapper un soupir avant de focaliser son regard sur Tsuku qui continuait de dormir. Maintenant qu’il était lancé, autant
continuer. Il ne pouvait plus faire marche arrière et peut-être… Peut-être que cela lui ferait du bien. « Ça m’arrive de la ressentir, quand j’ai rien avalé depuis deux jours. Mais c’est surtout parce que mon corps ne suit pas… Mais ça fait un moment que j’ai plus été dans cet état. » Il avait essayé de le rassurer, un minimum. Pas persuadé que ça ait vraiment fonctionné. « J’ai… J’ai ce problème depuis que je suis gamin, aussi loin que je m’en souvienne, du moins. Je ne peux pas vraiment dire que je mangeais à ma faim, quand j’étais gosse. C’est plus ou moins resté en grandissant. Y a des périodes où j’arrive presque à avoir une alimentation normale. Presque. Mais en général… J’ai pas d’appétit. Je me force pas mal quand je suis avec Kane, parce que je ne veux pas qu’il s’inquiète pour moi. Il parait que mon traitement aide pas non plus pour ça, je ne sais pas trop. Ça fait partie des trucs que j’essaie d’arranger avec mon psy, même si le résultat n’est pas vraiment là. » Sans doute parce qu’il était difficile d’aborder le sujet, même pour le praticien. Il eut une légère moue, maitrisant un frisson. Il osa lancer un léger regard vers Ferir, avant d’enchainer : « Je ne sais pas si j’ai été très clair… Si t’as d’autres questions… » Il essayerait de lui répondre, même si, pour le coup, ça ne lui faisait pas vraiment du bien. Comme à chaque fois qu’il repensait à son enfance.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Ne pas faire de vagues - Page 7 Ux9DUlJ
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas

Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 12277

Région : Kanto | Hoenn
Dim 28 Oct - 16:53
Point de vue de Ferir

J’aimerais vraiment croire en la réponse de Shin, que tout ira, mais je n’en suis pas sûr. Même si Hei semble avoir compris, de ce qu’Azy me dit de lui, il peut être parfois insistant et particulier. Je suppose qu’on verra cela au cours de la soirée. Peut-être va-t-il choisir de s’effacer. Même chez moi, il tendait parfois à s’isoler. Ici, il est chez lui donc il peut faire ce qu’il veut. Tant que ce n’est pas dans un but de nous rendre mal à l’aise... Mais... je ne pense pas que c’était son objectif, au fond. En tout cas, je hoche doucement la tête après les paroles de mon petit ami, ne poursuivant pas sur ce sujet. Je constate qu’il y a autre chose qui le dérange. Ce n’est pas que ça donc il me faut savoir. C’est le moment pendant que nous sommes que tous les deux. Il pourra s’ouvrir à moi. J’ai confiance en mon meilleur ami pour retenir son colocataire s’il essaie de se montrer curieux et de venir nous rejoindre. Il ne le laissera pas faire et lui ne cherchera pas à le faire non plus. Je peux me concentrer entièrement sur la discussion à venir sans craindre d’être interrompu. Et j’ai eu raison de poser la question. Il y avait bien autre chose, quelque chose de plus grave. J’attends les explications, de savoir de quoi il s’agit. Je n’ai aucune idée de ce que ça peut être, s’il n’y a pas de rapport avec Hei. Peut-être avec Kane, mais il prenait du mieux et je crois que Shin m’en aurait parlé directement s’il y avait quoi que ce soit. Donc j’ai du mal à imaginer le pourquoi mon copain se trouve dans un tel état... Tu es loin d’envisager un trouble alimentaire. Bien que tu saches que cela existe, ton rapport avec la nourriture est si bon que ça ne te vient pas à l’esprit. Tu t’es déjà posé des questions à savoir pourquoi Shinara est maigre, plus que toi. Pourquoi il mange moins, comme ce fut le cas ce midi. Ça ne va jamais plus loin, ne croyant pas qu’il y ait là un problème de cette envergure. Un problème face auquel il sera difficile pour toi de savoir quoi dire ou quoi faire. J’espère qu’il se confiera, bien que jamais je ne le forcerai à quoi que ce soit. Même si c’est pour son bien.

Tu as appris à ne pas lourdement insister comme il t’arrivait de le faire, quand tu étais adolescent.

Son malaise est évident. Il y a tellement de signes, son comportement le trahit entièrement. Il y a une honte que je ne parviens pas à identifier. Je me sens mal aussi de le voir comme ça, désireux de le soulager de tous les maux. Je ne sais pas à quoi m’attendre jusqu’à ce que Shin parvienne à me parler, toujours sans me regarder. Je suis surpris, mais je veux le soutenir du mieux que je le peux. Je veux qu’il puisse compter sur moi, qu’il sache que je ne le jugerai jamais de rien. J’ai pu voir qu’il s’est raidi quand je lui ai saisi les mains, bien que c’est un état qui n’est pas resté. Heureusement. Mon but n’est pas d’empirer son malaise... Pour le moment, je cherche surtout à comprendre. C’est un problème que je ne connais pas vraiment, et en plus j’ai un excellent rapport avec la nourriture. Je me sens coupable de ne pas avoir cherché plus loin pour lui, malgré le fait que j’avais fait quelques observations chez lui, différentes de chez moi. Ça ne doit pas le rendre très à l’aise de discuter de ça dans un environnement qu’il ne connaît pas vraiment non plus. Peut-être que j’aurais pu m’abstenir de demander pourquoi il ne m’en a pas parlé avant. C’est sans doute pour ça que je poursuis. Je me sens légèrement rassuré en entendant son rire suite à mes paroles. Mais c’est de courte durée. J’avoue que je ne comprends pas pourquoi il s’excuse d’abord. C’est peut-être de ne pas m’en avoir parlé avant. Je le suis quand il se recule pour s’asseoir sur le bord de la table, raffermissant ma prise sur sa main. Je ne veux pas qu’il me lâche. Ça nous aide tous les deux d’avoir un contact physique, dans ce genre de situation. Je ne sais pas comment prendre sa première remarque. De savoir qu’il profitait (faute de trouver un meilleur mot sur l’instant) du fait que je suis un gros mangeur pour ne pas me parler du souci... non, je ne sais vraiment pas comment je dois le prendre. Mais j’attends, écoutant la suite. Même avec ces autres explications, je me sens perdu, à ne pas savoir exactement comment réagir. C’est une étrange sensation qui ne m’arrive pas très souvent.

C’est surtout parce que tu ne sais pas comment résoudre des problèmes d’ordre du psychologique. Tu sais écouter, conseiller, mais agir dans le concret, tu crains de proposer quelque chose qui empire la situation.

Ne dis pas que c’est ridicule, tentai-je doucement. Ce n’est pas avec ce genre de pensée que ça t’aidera... Se pousser dans du négatif n’amène jamais rien de bon, ça j’en suis convaincu. Par la suite, j’essaie de comprendre un peu mieux, osant poser des questions. Je sais que ça ne lui plaît pas, Shin esquive toujours mon regard. Son soupir est éloquent aussi. Néanmoins, il y répond. J’essaie de ne pas m’alerter quand j’apprends qu’il ressent la faim après deux jours sans avoir mangé. Deux jours! C’est peut-être mieux qu’il ne me regarde pas en fait, parce que je ne parviens toujours pas à avoir un quelconque contrôle sur mes expressions faciales. Je ne suis pas très étonné de la suite, que son corps ne suive pas dans ce genre de cas. Mais je reste silencieux, le laissant continuer. Il vaut mieux ne pas l’interrompre, il risquerait de ne pas reprendre. Je ne peux empêcher un élan de tristesse en apprenant qu’il ne mangeait pas à sa faim, enfant. C’est vraiment comme Azy... Il portait des pulls amples pour que ça ne se voie pas, mais quand je venais lui faire des câlins, ça devenait tout de suite plus évident... Bref, ce n’est pas facile à entendre et je ne peux qu’imaginer à quel point ce n’est pas facile à dire non plus, surtout face à un grand amateur de bouffe comme moi... J’apprends ensuite qu’il se force en présence de Kane, mais aussi que son traitement coupe l’appétit. Du moins, c’est ainsi que je l’interprète. Ce n’est qu’après tout cela que mon petit ami me regarde enfin, même si ça ne reste pas. Quand il me demande si j’ai d’autres questions, je m’approche doucement pour le serrer contre moi, relâchant sa main par la même occasion. Je parle ensuite d’une voix basse. Je ne te force pas à continuer d’en parler. J’hésite à dire que je constate que ce n’est pas facile, préférant finalement taire ça. Je t’avoue que je ne sais pas comment réagir. Autant être honnête et admettre ensuite mes limites. Si un psychologue a du mal à l’aider, alors qu’est-ce que moi je pourrais faire de plus? Je ne suis pas un professionnel dans ce domaine...

Te l’admettre te peine, croyant ne pas être à la hauteur pour bien soutenir Shinara, pour lui venir en aide. Tu es un expert Pokémon et un expert en biologie. C’est déjà tout un lot de connaissances.

Je ne voudrais pas te dire des bêtises ou des choses qui ne se peuvent pas,
continuai-je ensuite, le resserrant un peu contre moi. C’est tout ce que je peux faire, le soutenir de cette façon. Je reste ainsi quelques instants avant de légèrement me reculer pour le regarder. Je suis tellement désolé pour ce que tu as vécu... Je ramène une main pour lui caresser la joue, espérant qu’il me laissera faire. Je n’ai jamais pas de solution miracle pour le coup, je me sens pris au dépourvu. J’ignore s’il faut que je réagisse à tout ce qu’il m’a dit, il vaut peut-être mieux que je ne le fasse pas, pour l’aider à chasser son mauvais état d’esprit. Mais j’ai tout de même une question. J’hésite un peu, avant d’oser la demander, lui caressant le milieu et bas du dos de mon autre main. Quand tu te forces à manger, ça se passe bien? Je me doute que ça ne doit pas toujours être le cas... Il y a des aliments que tu aimes et qui passent bien? Je veux éviter de le bombarder de questions donc je m’arrête là. Mais pour ce soir, si on peut trouver quelque chose pour qu’il avale au moins quelques bouchées, ça sera un bon début.



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas

Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1851

Région : Johto
Mar 30 Oct - 10:34
S’ils avaient pu continuer à parler du malaise qu’avait instauré Hei, il l’aurait fait volontiers. Certes, la conversation ne serait pas des meilleurs et resterait dans un cadre… Bizarre, mais au moins, le sbire n’aurait pas eu à dévoiler cette part de vérité. Il savait, pourtant, qu’il devait s’exprimer là-dessus. Il se rappelait parfaitement ce moment où ils avaient décidés d’être honnête l’un envers l’autre et mis à part son travail, il s’était convaincu de le faire. Surtout qu’il savait que Ferir ne le jugerait pas bêtement et qu’il ferait de son mieux pour comprendre. Pour autant, il s’agissait d’un problème qu’il avait depuis qu’il était gamin et il n’avait jamais vraiment réussi à s’en débarrasser. Une fois peut-être, quand sa relation avec son ex avait été au sommet… Mais ce laps de temps avait été bien trop court pour qu’il le maintienne. Il n’avait pas, d’ailleurs, envie de parler de ce passage de sa vie. Il préférait largement le terrer dans un coin de son esprit, le laissant pourrir ainsi. Il fallait qu’il fasse table rase du passé, de toute manière. Ce n’était peut-être pas le plus judicieux, néanmoins il ne se voyait pas parler de son ancienne relation à son chéri. Il trouvait ça… Trop étrange.

Son corps le trahissait, c’était certain. Si le Kantonien n’avait que des doutes sur son éventuel trouble actuel, en vue de ses réactions, il ne pouvait que se persuader que quelque chose n’allait pas. Il fallut pourtant du temps au schizophrène pour réussir à mettre des mots sur le mal qui l’habitait. Malgré tout ce temps, il ne l’assumait toujours pas et sans doute ne le ferait-il jamais. Il ne fut pas surpris par les premiers paroles de son amoureux, laissant échapper un rapide rire. C’était bien, qu’il mange ainsi. Pour dire vrai, le sbire l’enviait pour ça… Mais il ne parvenait pas à adopter le même comportement. Allant s’adosser à la table comme s’il craignait que ses jambes ne le lâche en ne supportant plus son faible poids, il fut rassuré par cette emprise sur ses mains, malgré sa raideur lorsque le contact l’avait tout d’abord surpris. Il dut s’y prendre plusieurs fois, pour s’exprimer. Ce n’était pas facile, d’autant plus qu’il admettait avoir abusé de la crédulité de son partenaire. C’était mal, il le savait. Il n’aurait peut-être pas dû le dire, d’ailleurs. Mais l’idée d’être honnête trottait toujours dans sa tête et il cherchait à respecter leur promesse.

Après des excuses qui étaient sans doute, injustifiées, il exprima son mal-être, face à la bêtise de son comportement. Il était convaincu qu’il avait raison, mais la réponse de son chéri le laissa pensif. Une légère moue se dessina sur son visage alors qu’il n’osait pas ancrer son regard dans le sien. Il avait raison, une part de lui l’admettait. Mais l’autre partie avait tendance à continuer à le tirer vers le bas et il ne parvenait pas à l’envoyer balader. Le malaise était trop présent, dans son esprit. Instinctivement, il tourna son intention vers la porte, s’assurant ainsi que ni Azamir ni Hei ne viendraient les déranger dans leur conversation alors qu’il tentait de s’ouvrir. Il resserra son emprise sur les mains de son partenaire, répondant alors à ses interrogations. Heureusement qu’il ne remarquait les mimiques de son visage, au risque de se refermer davantage. Il avait bien compris que Ferir n’avait aucun problème avec la nourriture, bien au contraire. Il savait aussi que pour certain, il était impensable de rester toute une journée sans manger… Et que son propre comportement, de rester deux jours sans rien avaler, était inquiétant.

Shinara chercha la force, au plus profond de lui, pour continuer à parler. Il évoqua son enfance chaotique, alimentairement parlant. Il n’avait pas spécialement envie de rentrer dans le détail, notamment sur le fait que son père, en théorie, ne l’avait jamais privé. C’était juste… Juste qu’il y avait des conditions pour accéder à la nourriture, condition que son manque d’attention et ses difficultés d’apprentissage l’empêchait de remplir. Du coup, il avait toujours eu cette impression que tout était de sa faute. Sans doute que cela n’aidait pas à passer à l’étape suivante. Ferir l’avait laissé parler tout du long, ne souhaitant sans doute pas l’interrompre au risque de le bloquer. Lorsqu’il eut fini, il osa jeter un coup d’œil à son chéri, ne parvenant pas à déterminer néanmoins l’expression peinte sur son visage. Il détourna les yeux, demandant ensuite s’il avait été assez clair. S’il devait réexpliquer, ce serait difficile pour lui, mais il le ferait. Il déglutit avec difficulté, sentant les bras de son partenaire le cercler doucement pour une étreinte. Il s’abandonna dans ses bras, posant sa tête sur son épaule, nichant son visage dans son cou. Ses mains s’accrochèrent à son t-shirt, fermant les yeux un instant. Il se laissait bercer par l’instant, comprenant qu’il n’était pas évident de trouver quoi dire, dans ce genre de situation. Mais la présence de Ferir lui permettait de retrouver un semblant de calme. Aux premiers murmures, il ne sut pas quoi répondre. Il se contenta d’acquiescer, comprenant la difficulté à trouver quoi dire, après tout ce qu’il venait de déballer. Il dissimula une moue lorsqu’il sentit son partenaire se reculer un peu pour lui faire face, essayant de tenir son regard. Pour autant, il détourna les yeux lorsqu’il s’excusa pour ce que le sbire avait vécu… Bien qu’il n’y était pour rien.

Sa main sur sa joue le fit revenir à la réalité, alors que son esprit avait tendance à plonger dans le passé. Il glissa sa main sur celle de son chéri, fermant les yeux pour profiter de la caresse. Il déposa aussi un baiser en son creux, démontrant ainsi qu’il appréciait toutes ses petites attentions. Elles l’aidaient à aller de l’avant, l’empêchant de définitivement craquer. Il n’avait clairement pas envie de fondre en larmes, au risque de se trouver d’autant plus ridicule, malgré les mots d’encouragements. Il se laissa une nouvelle fois bercer par les caresses dans son dos, réagissant un peu plus aux questions qui suivirent. Au moins, il parvenait dorénavant à observer et tenir le regard de son amoureux. Il se pinça les lèvres, cherchant le meilleur moyen de répondre. Être honnête, en plus.
« Ça dépend. Parfois j’ai juste des maux de ventre et ça passe, parfois… Ça me fait vomir et je suis encore plus faible qu’avant alors… » Il haussa les épaules, ne sachant quoi dire de plus. Il fut envahi par la pensée fugace qu’il s’agissait d’une bonne définition de l’anorexie, en réalité. Et il se sentit frissonner à cette idée. « Des takoyakis. » La réponse lui était venue naturellement et il eut un sourire idiot ensuite, avant de passer sa main dans ses cheveux d’un air nerveux. « J’en mangeais souvent quand j’étais gamin, avec Tani… C’était le seul truc que je pouvais manger à ma faim, ou quand j’allais manger chez les Mina… Mais c’était rare, ça, très rare. Après je ne peux pas me nourrir exclusivement de takoyakis non plus, niveau repas équilibré pour Kane, c’est pas le must. » Il savait aussi que c’était particulièrement étrange, comme comportement et que cela n’avait pas de sens.

« Sinon… Les produits de la mer en général. Faut croire que j’ai quand même été marqué par le régime alimentaire de ma ville natale. »
L’idée l’enchantait guère, il devait l’avouer. Mais le plus souvent, ce qu’il vomissait le moins était les crustacés et autres poissons. Il se mordit la lèvre inférieure, ayant tendance à se redresser un peu. « Je sais que Sha a une technique à la con qui fonctionne bien. Un peu… Un peu comme à midi, en fait. Elle prend toujours plus que ce qu’elle peut manger, parce qu’elle sait que je vais piquer dans son assiette. C’est pas très poli mais… Je crois que de savoir que je n’ai pas à finir ce que j’ai dans l’assiette me rassure. Enfin je ne sais pas trop, mais quand je ne m’en rends pas forcément compte ça a l’air de bien fonctionner. » S’il pouvait lui donner une astuce… Bien que maintenant qu’il l’avait évoqué, il se demandait si ce soir elle allait réellement fonctionner. Il lança un nouveau regard vers l’intérieur de la maison, pensif. « Ils… Ils vont trouver ça bizarre, non ? … » C’était peut-être un peu tôt pour s’inquiéter de l’avis d’Azamir et Hei sur la question, mais elle avait germé dans son esprit et il l’avait laissé s’échapper de ses lèvres.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Ne pas faire de vagues - Page 7 Ux9DUlJ
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas

Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 12277

Région : Kanto | Hoenn
Ven 9 Nov - 4:31
Point de vue de Ferir

Ce n’est franchement pas facile pour moi de savoir comment bien réagir face au problème de Shin. J’essaie de le comprendre, mais aussi de ne pas aller vers des phrases toutes faites. J’ignore comment l’aider, concrètement. Ça me fait me sentir mal pour lui, mal de ne pas être le support dont il a besoin. Je me doute que ce n’est pas en lui disant de manger que ça ira. Il y a une source derrière et que je ne veux pas le forcer à me raconter tout pour en arriver à peut-être même pas identifier le souci... Je ne suis pas psychologue. Par contre, je crois que ça doit avoir un lien avec son enfance, de ce qu’il me dit. C’est comme pour Azy, ce qu’ils ont vécu a eu de l’influence sur leur développement. Par contre, s’il voit régulièrement un professionnel, c’est surprenant qu’il ne parvienne pas à déterminer la cause de ce trouble pour ensuite régler la situation... Après ce début d’explication et la question pour savoir s’il a été clair, je ne peux m’empêcher de le serrer contre moi, doucement. S’il n’avait pas voulu, je me serais reculé sans insister. Au contraire, il s’agrippe un peu plus à moi, son souffle dans mon cou me chatouille presque tellement il est proche. Je cherchais quoi dire, mais je ne veux pas me lancer dans des phrases qui n’ont pas de sens, ou des encouragements vains. C’est une situation particulière qui ne se réglera pas avec seulement une attitude positive et des « t’as qu’à manger ». Je ne veux pas non plus le vexer par ce que je pourrais dire avec ma maladresse. Donc il vaut mieux que je mentionne ne pas savoir quoi dire, exactement. Ce à quoi je distingue qu’il acquiesce. Peut-être que je me suis reculé trop vite, pour lui parler en le regardant. Mon malaise me fait souvent agir n’importe comment... Je dois porter une attention pour que ça n’arrive pas. Je ne peux m’empêcher de m’excuser face à ce qu’il m’a dit quant à son enfance. Je n’ose pas approfondir malgré ma curiosité. Ce n’est pas le bon endroit pour ça. Quand nous serons que tous les deux, chez lui ou chez moi, ça sera plus approprié. C’est difficile de ne pas savoir, avec cette impression que tant que je ne saurai pas, je ne pourrai pas lui être vraiment utile.

Il y a encore cette pensée magique qui te vient en tête, celle que tu si tu le pouvais, tu lui retirerais comme par enchantement tout ce négatif dû à son passé...

Ce que je peux faire, c’est d’essayer de lui démontrer que je ne juge en rien, que je veux l’aider et l’apaiser. Grâce à des gestes, grâce à des attentions. Je fais de mon mieux et ça semble avoir un minimum d’effet. Shin réagit bien au touché sur sa joue, il me chatouille presque en déposant un bisou dans le creux de ma main. J’aurais aimé arrêter la conversation à ce moment, mais j’avais besoin d’un peu plus d’informations. Surtout que nous allons justement manger bientôt, si je peux trouver un moyen de rendre ça un peu plus agréable, je le ferai. Mes questions doivent le rendre un peu mal à l'aise, j'imagine. Peut-être plus la seconde que la première. Des maux de ventre ou des vomissements... C’est vraiment ancré profond en lui comme problème. J’avais raison de croire que ça ne s’arrangerait pas qu’avec des paroles gentilles... Et je ne sais pas plus quoi faire pour l’aider, ou alors, l’idée que j’ai pourrait être utile. Je ne sais pas trop et j’hésite, mais je finis par la mentionner d’une voix pas assurée. Tu crois qu’en mangeant de petites portions, mais plus souvent dans la journée, ça t’aiderait à manger sans avoir de conséquence? Il l’a sans doute essayé, c’était idiot à dire. Je me mordille la lèvre, espérant ne pas avoir fait le commentaire de trop. Mais on enchaîne sur la seconde question. La réponse est spontanée, au moins ça démontre qu’il aime réellement ce mets. C’est vrai qu’en y repensant, c’est la seule fois que je l’ai vu manger avec beaucoup d’appétit. Le matin, je me réveille souvent après lui donc je ne sais pas trop... Bref, j’écoute la suite, apprenant qu’il s’agit d’un repas qu’il mangeait souvent en compagnie de son meilleur ami, avant. La réflexion qui suit est pleine de sens et je réalise à quel point ça vient compliquer les choses. Je me disais que pour qu’il regagne l’appétit et habituer l’estomac à avoir de plus en plus de nourriture à digérer, qu’il vaut mieux qu’il avale des aliments qu’il aime vraiment. Après, il me précise que ça va avec les produits de la mer. La phrase suivante me porte à croire que ça ne lui plaît pas beaucoup... Il vaut mieux que tu ne te brimes pas, si tu aimes quelque chose. Si les poissons et fruits de mer te plaisent, peut-être que tenter d’en inclure dans les repas, en petite portion, t’aiderait? Ma question est sortie sur un ton moins assuré. Je ne suis vraiment pas sûr de ce que je dis, en plus j’avais mentionné qu’il valait mieux que je ne parle pas, dans ces conditions. M’enfin, j’ignore si tu as tenté des trucs ou quoi donc tu peux me dire si mes propos sont inutiles...

Toujours ce sentiment d’impuissance qui règne, très désagréable. Tu as tant de plaisir avec la nourriture que tu aimerais que ton amoureux puisse en avoir, lui aussi.

Shin m’explique ensuite la technique de sa sœur, résumant ce qui s’est passé ce midi. Il a volé quelques frites dans mon assiette, mangeant un peu de cette façon. Je trouve que ce n’est pas suffisant, mais c’est mieux que rien. J’ai alors un petit sourire pour tenter de le rassurer. Ça ne me dérange pas si tu veux piger dans mon assiette, tu peux toujours. On pourra tenter ce soir aussi, si tu crois que ça ira. Je ne sais pas si ça fonctionnera alors qu’Azy et Hei seront présents, et aussi qu’on vient d’en parler. D’ailleurs, je ne suis pas le seul à penser à eux à cet instant. Mon petit ami regarde vers la maison et s’inquiète de leur avis sur la question. Ma main vient lui caresser doucement la joue. Azy ne se permettra pas de commentaires, ne t’en fais pas. Bon, c’est tout de suite plus délicat en ce qui concerne le colocataire... Il faut que je trouve comment le dire. Hei, je ne sais pas. Autant être honnête, même si je ne suis pas sûr que c’est une bonne idée. Par contre, je ne le laisserai pas faire des remarques déplaisantes. Ce n’était déjà pas très agréable tout à l’heure, alors je ne veux pas qu’il aggrave le problème en ne sachant pas se retenir. Tu crois que... des pizzas aux fruits de mer ça irait? Ils ont peut-être ce qu’il fait pour en faire, et je peux en manger avec toi. Puis, tu sais, tu n’es jamais obligé de terminer le contenu de ton assiette. Je serai là pour jouer la poubelle, ou alors on garde le reste dans un plat au frigo. J’ai un nouveau sourire, essayant de le déculpabiliser, s’il y a de tels sentiments derrière son trouble. Avec moi, il n’y aura pas de gaspillage, pas de remarques, pas de jugements. Je vais tenter de ne pas m’inquiéter outre mesure pour qu’il ne se sente pas mal. Il y a au moins ça que je peux faire pour l’aider... J’aimerais vraiment pouvoir faire plus. Je t’aime. Doucement, je viens le coller plus, le serrant dans mes bras.

Tu voudrais tant que l’amour soit suffisant pour régler ce genre de trouble...



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas

Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1851

Région : Johto
Sam 10 Nov - 15:42
La présence de son petit ami, malgré sa gêne apparente, lui faisait du bien. L’étreinte lui permit de mettre un peu d’ordre dans ses idées, bien qu’il se retrouvait toujours autant perturbé. Cela faisait si longtemps qu’il trainait son problème alimentaire qu’il avait tendance à baisser les bras, parfois. Il en connaissait plus ou moins la cause, mais ce n’était pas pour autant qu’il parvenait à le résoudre ou tout simplement en parler ouvertement. Il avait beau savoir que son chéri ne le jugerait pas, il n’y arrivait pas. Les mots se perdaient dans sa gorge et révéler toute l’histoire d’un bloc était hors de sa portée. Petit à petit, peut-être en serait-il capable… S’il ne jouait pas trop sur la corde de la patience. Ferir était adorable, mais l’entendre se plaindre continuellement n’était certainement pas une bonne idée, en son sens. Après tout, ils étaient là, surtout, pour passer un agréable moment, pas pour l’entendre raconter sa vie.

Il dissimula sa moue lorsque le câlin se termina, son partenaire cherchant quoi dire pour lui remonter le moral, trouver une solution. Evidemment, il avait déjà essayé de procéder à ses propositions ; pour autant, il n’avait aucune envie de l’envoyer baladé. Non, en réalité, il avait plutôt un petit sourire doux qui vint à peindre son faciès ; il était touché par la volonté affichée de son amoureux à trouver une solution.
« Comme un chat ? » La pensée avait surgit dans sa tête et il s’était permis de l’émettre à voix haute, un peu involontairement. Il repensait à Ahi, le Flamiaou de son fils. Quand ils l’avaient trouvé, abandonné à la Tour Cendrée, il avait fallu un petit temps avant de pouvoir l’envoyer dans sa pokeball. Le félin vivait toujours plus ou moins dans l’appartement. Ce que le sbire avait retenu, c’était qu’il ne mangeait pas énormément, un peu comme lui. Jusqu’à ce qu’il s’aperçoive qu’en réalité, le chat revenait régulièrement à sa gamelle… Alors forcément, la proposition de Ferir lui avait fait penser à ça. Il étouffa un petit rire, y réfléchissant plus sérieusement. « J’ai déjà tenté. Ça marche parfois… Parfois non. J’ai des phases où ça va, d’autres où ça ne va pas. En ce moment… Ça ne va pas vraiment. » Il se mordit la lèvre inférieure. Il avait cette impression de ne pas vraiment répondre à la question, mais son esprit s’était surtout focalisé sur l’aveu. Dire clairement qu’il n’allait pas bien, de ce côté, n’était pas habituel pour lui. Et ça le perturbait énormément.

Ensuite, Ferir poursuit son investigation. Son idée de le faire se focaliser sur les plats qu’il préfère n’était pas mauvaise. Loin de là. Mais ce n’était sans doute pas très sain de manger continuellement des takoyakis… Alors il fit l’effort de poursuivre sa réflexion, parlant des fruits de mer. La pensée d’avoir adhérer au régime alimentaire d’Oliville lui déplaisait, notamment parce que ce n’était pas quand il y vivait qu’il avait le plus mangé. C’était même l’opposé. Pour autant… Il ne mentait pas. Il avait l’impression que son estomac tolérait plus facilement les crevettes et autres aliments de l’océan que de la viande rouge ou blanche. C’était un peu bizarre, mais véridique
. « Peut-être… » C’était plein de sens, comme réflexion. Le faire manger avec des plats qu’il affectionne, ça devrait être bien plus efficace qu’avec des produits alimentaires qu’il déteste. Toutefois, il avait des difficultés à être emballé par l’idée. Au fond, sa crainte, c’était de finir par se dégouter de ses aliments et de ne plus rien réussir à avaler. Et, dans ce cas-là, c’était direction l’hôpital direct. Autant dire que cela ne l’enchantait pas et sans doute allait-il trop dans des réflexions poussées, augmentant son mal-être.

Il releva la tête toutefois, quand Ferir lui annonça qu’il pouvait lui dire, si ses idées étaient inutiles. Shin’ eut un léger sourire désolé, puis doux. Il glissa sa main dans son dos, sous le vêtement. Juste… Pour profiter de sa chaleur.
« C’est pas inutile. C’est… Adorable. Que tu essaies comme ça de m’aider, que tu t’inquiètes pour moi comme ça… Je trouve ça… Adorable. Même si je me trouve égoïste, pour le coup. » Un petit rire, il essayait de prendre le problème avec plus de légèreté, histoire de ne pas inquiéter davantage son petit ami. Pas sûr que ce soit réellement efficace… Alors il opta pour donner la technique de sa sœur. Elle imaginait peut-être que le sbire ne s’était pas rendu compte de son procédé, mais il l’avait grillé dès la première fois qu’elle avait agi ainsi. Et en réalité, il avait plus l’envie de la remercier, pour ça. Çà l’aidait, au final, plus qu’il n’aurait pensé. La présence de Kane aussi, le faisait manger plus régulièrement que lorsqu’il était seul. Mais même avec tout ça, il avait encore ses lacunes qu’il ne parvenait pas à faire disparaitre. Il acquiesça silencieusement, lorsque son amoureux lui proposa de piger dans son assiette pour ce soir. Pour le coup, il avait encore moins faim qu’avant, mais peut-être que l’odeur de la nourriture lui permettrait de raviver un peu son appétit. Ça marchait, parfois.

Un regard vers la maison lui rappela qu’ils n’étaient pas seuls, ce soir. Et que leur conversation s’éternisait peut-être un peu… Mais il ne sentait pas prêt de retrouver les deux colocataires. Il s’inquiéta à voix haute de leur réaction, face à son comportement. Ferir ne tarda pas à le rassurer quant à Azamir, qu’il ne ferait pas de réflexions. Il le croyait sur paroles, pour le coup. En revanche, comme il aurait pu l’imaginer, ce ne serait pas aussi simple avec Hei… Il avait vu une partie de son tempérament ce soir. Si Hei se permettait de lui faire des remarques comme il l’avait fait avec le ranger, cela risquait de mal se passer… Le sbire ayant tendance à être un peu trop virulent dans ce genre de situation. Surtout qu’il n’avait pas toujours sa langue dans sa poche… Mais heureusement, son petit ami lui assura qu’il ne laisserait pas l’homme faire de commentaires déplaisants. Il acquiesça une nouvelle fois, lui faisant confiance pour le coup. Il chassa l’idée lorsque l’idée de manger des fruits de mer ce soir, sur la pizza, pourrait aider.
« On peut essayer… » Il voulait bien faire l’effort, d’au moins, essayer. Si cela n’était pas concluant, tant pis. Mais c’était toujours mieux que de rester bêtement sur sa position.

En revanche, il eut davantage de réactions lorsque le gaspillage de nourriture fut évoqué, sur le fait qu’il n’était pas obligé de finir son assiette, aussi. Il eut tendance à se crisper un peu, détournant le regard. Il remarquait bien pourtant que son partenaire tentait de le faire retrouver un sourire et il s’en voulait réellement de réagir aussi négativement. Il se mordit la lèvre inférieure, finissant dans ses bras, frémissant dans cette étreinte. Les trois mots le firent frissonner et il enfuit son visage dans le t-shirt de son partenaire, ses bras serrant sa taille.
« Si… Je… Je ne sais pas si ça peut t’aider mais… Tu sais, Kamiya, mon... père… » Le prénom était difficile à dire, pour lui. Tout comme l’appellation, lui donnant la désagréable impression de lui écorcher la bouche. « Il… Il ne m’a jamais vraiment… Privé de nourriture. En fait, il s’arrangeait pour me faire croire que je ne l’avais pas mérité… Avant chaque repas, je devais réciter un verset de la Bible et… Comme je n’y arrivais pas ben… je n’avais pas le droit de manger… » L’avouer était difficile. Il eut tendance à enfouir davantage son visage contre le torse de Ferir, n’ayant aucune envie qu’il puisse voir son visage. « Et si, par miracle, j’y arrivais… J’avais intérêt à finir mon repas… Et comme j’avais déjà des troubles alimentaires en étant gamin… ‘Fin voilà… » Il frémit, transpercer par un puissant frisson qui le fit trembler soudainement. Il se tut, continuant à se tenir à son chéri comme s’il était la bouée qui l’empêchait de sombrer dans les abysses. Il se mordit la lèvre inférieure, finissant par se détendre légèrement.

« Je… Je suis désolé. Tu peux… Tu peux oublier ce que je viens de dire, si tu veux… Ce n’est pas important. » Il n’assumait absolument pas d’avoir donné toutes ses informations. Il craignait d’avoir méchamment terni l’humeur de Ferir et il s’en voulait déjà pour ça.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Ne pas faire de vagues - Page 7 Ux9DUlJ
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas

Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 12277

Région : Kanto | Hoenn
Mar 20 Nov - 17:06
Point de vue de Ferir

La question me surprend l’espace d’une seconde. Je n’avais pas vu le rapprochement avec le comportement que peuvent avoir certains Pokémon félins. Mais il est vrai qu’ils font ça parfois. Ils mangent un peu puis font autre chose, et reviennent à leur nourriture, répétant le scénario à plusieurs reprises dans la journée. Ça dépend aussi du dresseur, dans le cas de créatures domestiquées. Par contre, j’évite de mentionner ça, me disant que ça n’apporterait rien à la conversation. Oui, certains le font. J’ai un léger sourire en répondant. J’apprends ensuite que Shin a déjà testé, que parfois ça fonctionne, parfois non. J’ai une moue quand il poursuit, mentionnant qu’en ce moment, ça ne va pas sur ce point. Je trouve ça inquiétant parce que manger... manger c’est la base. C’est ce qui nous permet de fonctionner, d’être en santé. Ou du moins, si nous mangeons de façon saine autant que possible. Je suis désolé... Parce que je ne sais pas quoi faire de plus, sur le coup. Je n’ai pas le sentiment de pouvoir réellement l’aider. Ça me semblait être une bonne idée. Au moins, je ne suis pas à court d’idées, j’essaie de lui proposer une autre piste à exploiter, en fonction de ce qu’il m’a dit plus tôt. Peut-être que je vais trop loin, que j’insiste trop. C’est l’impression que ça me donne, avec cette réponse courte en retour... Je ne sais plus quoi faire et ça me rend triste. Je voudrais tant l’aider, sauf que ça ne semble pas être à ma portée. Lui aussi semble mal à l’aise, j’espère que ce n’est pas trop de ma faute. Ça me pousse à lui exprimer qu’il peut me dire sans détour, si mes conseils sont inutiles. S’il a ce trouble depuis longtemps, c’est évident que des pistes de solutions ont pu être envisagées, de même lors des rencontres avec son psychologue. C’est idiot de ma part de croire que je peux faire une différence quelque part.

Dans ces moments, le négatif à tendance à rapidement prendre le dessus. Tu le sais, alors il faut que tu l’arrêtes, que tu te concentres sur ce qui est réellement à ta portée. Être un soutien est possible.

Je ne m’attendais pas à avoir une réelle réaction, suite à mes paroles. Mais Shin relève la tête et sa main file sous mon haut, dans mon dos. Ça ne me dérange pas, c’est juste que je ne suis pas sûr que c’est le moment... J’écoute ses mots avec attention, ayant ensuite un petit sourire gêné. Je me sens encore plus bête après ça. J’ai envie de dire que ça n’apporte rien de concret d’être adorable. Ça ne serait sûrement pas ce qu’il attend en retour, surtout après avoir eu un petit rire. J’ai peut-être mal compris ce qu’il voulait dire. Je veux t’aider, je voudrais que tout aille bien pour toi, que tu sois bien... Je ne sais pas si c’était une bonne idée de dire ça, mais c’est important pour moi. C’est important qu’il puisse vivre normalement autant que possible. Et si je peux faire un petit quelque chose pour y contribuer, je compte le faire. Et... ne te sens pas égoïste à cause de ça non plus. Ce n’est pas comme ça que je te perçois. Je finis sur un léger sourire, espérant au moins apporter un peu de positif là-dedans. En tout cas, j’apprends ensuite que la méthode de ce midi, soit de le laisser piger dans mon assiette est une bonne façon de faire pour qu’il mange un peu. C’est parfait pour moi, ça ne me dérange pas et je lui propose de tenter tout à l’heure. Avec le regard d’Azy et de Hei, il est possible que ça ne fonctionne pas... D’ailleurs, Shin aussi en vient à penser à eux et je ne tarde pas à le rassurer quant au premier. Qu’importe ce qui se passera, ce n’est pas lui qui interviendra, qui passera le moindre commentaire. Du moins, pas sur ce point. Si on me fait du mal, qu’importe la manière de le faire, là il parlera. Son côté protecteur, toujours. Par contre, je ne vois pas pourquoi il aurait à l’être ce soir. Quant à Hei..., c’est tout de suite moins sûr, pour sa réaction. Je lui assure que je ne compte pas me taire si besoin est. Puis, au fond, je sais que mon meilleur ami ne restera pas les bras croisés s’il se passe quelque chose dans ce genre. Quand c’est lui la cible, il a tendance à se renfermer et à être silencieux, mais quand c’est une autre personne, il hésite rarement.

Même si Shinara et Azamir ne sont pas encore de grands amis, tu ne doutes pas que le ranger comprendrait le malaise et que ce n’est pas un sujet à plaisanteries.

Je ne peux ensuite m’empêcher de proposer une autre solution, pour au moins ce soir. Des pizzas aux fruits de mer, c’est toujours bon! Puis, je serai là pour tout finir au besoin, c’est évident. Ou alors j’en reprendrai plus tard dans la soirée. Si on se couche tard, y a de bonnes chances que j’aie faim passé minuit. Selon nos activités, aussi... Par contre, je ne reçois pas une réponse très enthousiaste. Je ne sais pas si j’ai dit une bêtise et s’il accepte d’essayer juste pour me faire plaisir... Je ne voudrais pas que ça soit le cas. On fait comme tu veux, Shin. Je respecterai ta décision. On la respectera tous. J’enchaîne sur le fait qu’il n’a pas à terminer le contenu de son assiette, que je serai là pour finir à sa place ou on placera les restants dans le frigo. Il y a d’autres façons sans être obligé ou se sentir obligé... Je le serre ensuite contre moi en lui disant que je l’aime, mais il n’a pas tout de suite une réaction. Il me serre aussi contre lui, puis je n’arrive plus à bien voir son visage. Il a de nouveau une attitude de fuite. Il semblerait qu’il adopte souvent un comportement comme ça, sans nécessairement aller aussi loin que quand il avait cessé de me répondre par crainte... Tant qu’il fuit juste comme il le fait en ce moment, ça me va. Je ne m’en inquiéterai pas. Quand mon petit ami amorce ce qu’il a à me dire, je l’écoute avec attention. Ça semble difficile et j’en comprends vite la raison quand il mentionne le prénom de son père, cette personne qui l’a fait souffrir, pendant son enfance... Je déteste cette sensation de haine envers quelqu’un, mais lui, je ne... je ne peux pas l’aimer. Je ne le connais pas et je ne veux pas le connaître non plus. Doucement, pour encourager Shin à poursuivre, je lui caresse le dos, veillant toujours à ne pas monter trop haut. Ça ne serait pas agréable et il pourrait mal y réagir. Je l’encourage ainsi à poursuivre, espérant qu’il ira au bout.

Même si tu redoutes que ça soit quelque chose qui te fera réagir négativement. Tu t’y prépares afin de ne pas tomber dans l’émotivité.

Ce que j’apprends me laisse sans voix un moment. Au moins, je n’ai pas à contrôler ça. Par contre, c’est difficile de ne pas avoir une réaction physique. J’ai arrêté durant une seconde ou deux de lui caresser le dos, mais je le fais de nouveau dès que je le réalise, tâchant de rester aussi doux que possible. Ça me rappelle vraiment ce qu’Azy a pu vivre lui aussi... La seule différence est que mon ami a conscience que ce n’est pas lui le fautif... Ça me rend triste, sauf qu’il ne faut pas que je le montre. J’essaie du moins. Avec la suite, ce n’est pas évident. Ma réaction est spontanée. C’est important. Au contraire, tu ne dois pas t’en excuser. Je prends un deux secondes pour respirer, tâchant d’assembler un peu mes pensées. Je ne dois pas m’exprimer n’importe comment. Il risquerait de se fermer, mais ce que je viens d’apprendre me fait réagir. Peut-être que le lui dire serait une bonne chose. Je suis désolé, ce que tu viens de me dire me fait réagir... Ce n’est pas du tout contre toi, merci de me l’avoir partagé. Une de mes mains migre dans ses cheveux, effectuant un mouvement doux et qui se veut apaisant. Ça m’aide aussi à ne pas laisser mes émotions prendre le dessus. Mon autre main s’occupe de le serrer un peu plus contre moi. Je dois maintenant continuer sur ma lancée, il faut qu’il comprenne que ce n’est pas lui en tort. Un enfant ne devrait jamais avoir de condition pour manger... Il se servait de tes difficultés, je suis persuadé que tout cela était volontaire de sa part. Je serre la mâchoire sous la colère que ça me provoque. Je ne comprendrai jamais comment on peut faire ça à un enfant... Quand je poursuis, ma voix est un peu plus dure qu’elle l’était. Et un enfant ne devrait jamais non plus être forcé de terminer le contenu de son assiette. Les restants, ça se garde toujours pour plus tard. Une courte pause avant d’enfin dire le plus important. Dans les deux cas, c’était une forme de maltraitance. Ce n’était pas de ta faute.

Maintenant, tu crains sa réaction, espérant qu’il ne se braque pas contre toi...



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas

Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1851

Région : Johto
Mar 27 Nov - 19:33
L’idée de se comparer à un félin l’amusait. Ça lui rappelait la prestation de son fils, au concours de coordination où il avait participé, où Ahi avait joué son rôle sur scène. Il n’avait pas pensé qu’il pouvait avoir des ressemblances avec l’animal. En tous les cas, Shin était capable de comprendre la réflexion de son petit ami, appréciant de le voir sourire suite à sa comparaison. Ensuite, il ne manqua pas de rebondir néanmoins sur sa solution. Loin de lui l’envie de casser le moral de Ferir, mais il tâchait d’être aussi honnête que possible. Alors dire que tout allait bien, ce n’était pas à faire. Il préférait révéler la vérité avant qu’elle ne lui éclate à la figure. De toute manière, son amoureux se serait bien rendu compte de la supercherie s’il ne mangeait rien ce soir. Du coup, il affirma se trouver actuellement dans un de ces moments « sans », ce qui rendait les choses plus compliquées qu’elle ne devait l’être. Il eut un sourire désolé lorsqu’il s’excusa, n’ayant pas non plus envie de lui zapper son moral. D’autant plus qu’il ne comprenait pas totalement le pourquoi de ce pardon…

Il se perdit dans ses pensées, analysant les propositions de son petit ami pour l’aider à se nourrir convenablement. Il ne voulait pas lui affirmer qu’il avait déjà tenté la majorité de ses idées, même s’il était touché par cette volonté affichée de l’aider à aller mieux. Il ne se rendit pas immédiatement compte que ses réponses courtes pouvaient être quelque peu blessantes. La remarque le fit revenir à la réalité et il s’empressa de chasser les mauvaises pensées qui pouvaient envahir l’esprit de son chéri, avec plus ou moins de succès
. « Je sais, j’aimerai aussi. Mais… C’est pas aussi simple, malheureusement… » Une nouvelle moue traversa son visage, tandis qu’il se mordait la lèvre inférieure. S’il lui suffisait de se dire « j’arrête les conneries et je mange maintenant ! », cela ferait sans doute un moment qu’il aurait repris du poil de la bête, et un peu de poids aussi, cela ne lui ferait pas défaut. Involontairement, il fit le rapprochement entre son problème et celui de son petit ami, quant à son comportement d’automutilation. Lui aussi souhaitait que Ferir cesse de se faire du mal, mais c’était toujours plus facile à dire qu’à faire. Ils avaient tous deux du travail à faire, côté santé. « Merci. » Il lui rendit naturellement son sourire, continuant à chercher du réconfort dans ses bras. Il se sentait quand même un peu mieux, d’avoir réussi à dire tant de choses qui restaient, généralement, coincées au fond de sa gorge.

De toute évidence, il manqua d’enthousiasme quant à la proposition de manger des pizzas aux fruits de mer. Il s’en rendait bien compte, mais il était difficile pour lui de s’extasier pour de la nourriture –autres que des takoyakis… Et quelques desserts aussi, mais il ne pouvait pas se goinfrer d’éclair à la vanille non plus-. Il réfléchissait, aussi, à l’impact de la présence d’Azamir et de Hei, qui, eux, ignoraient ce problème. Même si le ranger ne chercherait pas à comprendre, le sbire craignait tout de même de devoir s’expliquer ou à faire face à des remarques sur le peu de quantité qu’il pouvait avaler. Après, il devait avouer qu’il avait plutôt l’habitude. Bref.
« D’accord… Je n’ai pas très… Faim pour le moment, mais peut-être… Peut-être que l’odeur l’éveillera… » Il essayait d’être plus positif, ce qui n’était pas vraiment gagné pour lui. Il avait toujours en lui ce malaise dont il ne parvenait pas à se défaire et l’idée de vexer son petit ami restait coincée au fond de son esprit. Il ne désirait toujours par le blesser, loin de là. Mais feindre l’enthousiasme, dans cette situation, aurait été stupide à ses yeux. Pas après avoir tant parlé.

En revanche, Shin réagit à l’idée de ne pas finir son assiette, faisant remonter des souvenirs qu’il aurait préféré terrer au plus profond de lui. Il se surprit lui-même à entamer la conversation, après avoir adopté un comportement de repli. Comme à chaque fois, il tentait de fuir futilement. Il avait tendance à s’accrocher au Kantonien, presque comme s’il allait tomber s’il venait à le lâcher. Il fut encouragé par les caresses dans son dos, appréciant qu’il n’atteigne pas les cicatrices, au risque de le faire partir dans une mauvaise réaction. Parler de Kamiya, c’était toujours pénible pour lui. Mais s’il avait déjà réussi à évoquer ses problèmes de nourritures, il pouvait continuer à s’expliquer, se justifier. Il ignorait comment Ferir pourrait réagir à tout ça. Il se trouvait un peu con, pour le coup, étant donné que la conversation était devenue un peu plus légère. Voilà qu’il la relançait avec des souvenirs maussades… Et la réaction ne tarda pas à poindre. Il remarqua que les attentions de son chéri s’étaient stoppées, l’espace d’une ou deux secondes, face à la révélation. Ce n’était pas réellement surprenant, en y réfléchissant. Il s’empressa, de ce fait, de s’excuser. Se confier ainsi, cela faisait un long moment qu’il ne l’avait pas fait. Il craignait de se remémorer pourquoi. Pourtant, son amoureux ne tarda pas à répliquer, lui faisant doucement relever la tête vers lui, timidement. Il la rebaissa ensuite, ouvrant la bouche pour répondre, mais il finit par la refermer, ne sachant quoi dire. Il ne savait pas comment réagir.

Un frisson lui parcourut l’échine, alors qu’il prenait pleinement conscience de ce qu’il venait de dire, de comment il avait tourné ses phrases. C’était presque comme s’il admettait avoir ses torts, dans cette histoire. Et c’était sans doute ce qui faisait réagir si brusquement son amoureux. Il acquiesça silencieusement à ses remerciements pour lui avoir raconté la vérité. De toute évidence, cela n’avait pas été facile pour lui à dire, sans doute n’était-ce pas plus agréable à entendre. Il restait quelque peu inquiet, vis-à-vis de la réaction de Ferir. Il sentit sa main dans ses cheveux et il vint à se coller davantage contre lui, cherchant à dissimuler une nouvelle fois son visage. Profiter de l’étreinte en attendant, non sans une boule au ventre, les prochaines paroles de son doux et tendre. Il fut quelque peu surpris d’entendre le ton rude qui passa à travers ses lèvres, tout comme les mots qu’il prononça. L’entendre dire du mal de quelqu’un le surprenait quelque peu, il devait l’avouer. Il voyait en Ferir une âme pure qui aimait tout le monde. Sans doute l’idéalisait-il, sur ce point. Mais ce n’était pas un mal en soi ; cela faisait partie de son charme et cela ne faisait qu’augmenter l’amour qu’il éprouvait pour lui. Il garda le silence en premier lieu, laissant le Kantonien dire ce qu’il avait à dire, alors que ses méninges s’activaient péniblement.


« Je… Merci. » Il ne put s’empêcher d’avoir un petit sourire nerveux, venant à nicher son visage dans le cou de son partenaire. « Il le faisait exprès, c’est certain. Il a toujours contrôlé ma vie, jusqu’à ma majorité comme il l’entendait. J’ai ouvert les yeux un peu tard, là-dessus… Malgré toutes ses années, j’arrive pas à croire qu’il a toujours autant d’emprise sur moi… Ça m’énerve. » A lui aussi, sa voix était plus dure. Il finit par se reculer un peu, levant les yeux vers son aimé, caressant du bout des doigts sa joue. « Tu as… Totalement raison. Je ne sais pas pourquoi je lui cherche des excuses, en prime. Kamiya est sans aucun doute le type que je hais le plus au monde. Alors… Voilà... ‘Fin… Je t’aime Ferir, tu sais ? » Il se sentait plus apaisé, désormais. Il vint à quérir un baiser léger, récupérant une respiration plus calme. « J’ai quand même pas mal casé l’ambiance. Désolé. » Il passa une main dans ses cheveux, quelques peu gêné. Il laissa toutefois échapper un petit rire, signe qu’il se détendait un peu.

« On va manger ? »

Pas qu’il avait vraiment faim, une fois encore. Mais peut-être que l’appétit poindrait le bout de son nez, après toutes ses révélations.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Ne pas faire de vagues - Page 7 Ux9DUlJ
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas

Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 12277

Région : Kanto | Hoenn
Jeu 29 Nov - 4:50
Point de vue de Ferir

À la réponse que j’obtiens, je réalise pleinement que c’est vrai que ce n’est pas si simple. C’est un peu comme la conversation que nous avons eu le jour que nous avons franchi le pas pour devenir un couple. La conversation quant à mes comportements d’automutilation. Shin cherchait lui aussi à me rassurer, à voir si d’autres moyens pourraient être pris. J’ai tenté des choses, il en a tenté aussi pour son alimentation... Nous avons chacun nos soucis et c’est ancré en nous. Ce n’est pas juste avec de bonnes intentions que je pourrai changer quoi que ce soit pour lui. Malheureusement, comme il dit... Je sais que ce n’est pas si simple... J’essaie de sourire un peu, de rester positif. Il le faut, c’est important. On finira par trouver des moyens, par laisser derrière nous ces mauvais comportements qui nous pourrissent la vie. Il faut y croire, même si... même si je n’aime pas beaucoup l’espoir. Je précise ensuite que je ne trouve pas qu’il soit un égoïste à cause de ce qu’il a dit. Je parviens à sourire un peu plus en entendant son remerciement après. Mes bras ne le lâchent pas, cherchant le contact. Si je peux au moins le soulager ou le rassurer par mes gestes, même si c’est temporaire, ça vaut la peine d’essayer. Puis, je suis bien aussi à l’avoir contre moi. Ce petit moment entre nous était essentiel. Je suis content qu’il me parle de son souci, bien que j’aurais aimé le savoir avant pour agir en conséquence. Ça risque de m’inquiéter, d’autant plus que je me sens impuissant pour l’aider. Je ferai du mieux que je le peux, en espérant ne pas lui causer plus de problèmes... Les Pokémon sont bien plus faciles à aider que les humains. Je le réalise de plus en plus à mesure que je tente de soumettre des suggestions et des moyens pour que Shin puisse manger. Ça ne semble pas l’emballer et je me dis qu’il faut que j’arrête, que ce que je dis est inutile. Malgré ça, je tente toujours de rester dans un état d’esprit positif parce que le contraire va certainement nuire. Le but est de passer une soirée agréable, d’avoir un moment agréable ensemble. Je ne dois pas flancher.

Ces révélations te perturbent, aussi tous les sentiments qui s’y mêlent. Tes intentions sont bonnes, et elles sont perçues comme telles. Ne t’en inquiète pas.

Donc, les pizzas aux fruits de mer ne semblent pas des plus concluantes, bien que mon petit ami ait affirmé aimer ça. J’espère qu’ils ont ce qu’il faut, sinon c’est inutile d’en discuter davantage. En tout cas, j’assure que dans tous les cas, on respectera ses choix. Ça serait contre-productif de tenter de le persuader et qu’il se sente contraint. C’est bien le contraire de ce que je veux, en plus de n’apporter rien de bon. Ce n’est pas grave si tu n’as pas faim tout de suite ou quand les pizzas seront prêtes. Ça se réchauffe bien et elles seront prêtes pour plus tard. J’utilise ce pont pour préciser ensuite qu’il n’a pas à se forcer, que la nourriture, ça se garde toujours pour plus tard et qu’il n’y aura pas de gaspillage non plus. Pas avec moi dans les parages, du moins. Je dois admettre que je ne m’attendais pas à une telle réaction en retour, pas à en savoir un peu plus sur son passé maintenant. C’est, en quelque sorte, un soulagement de constater qu’il peut s’ouvrir à moi, qu’il le fait de lui-même bien que son attitude suggère qu’il aurait envie de fuir. Il le fait, d’une certaine façon, en esquivant mon regard, en nichant sa tête contre mon torse ou mon cou. Il évite mon regard et pourtant, je ne veux que son bien. Pourtant, il est censé savoir que je ne le jugerai jamais de quoi que ce soit. Je l’aime tellement et ça me fait mal d’en savoir plus sur son passé, de constater toutes les ressemblances que j’avais déjà pu deviner avec l’enfance d’Azy. Je me disais naïvement que c’était un cas isolé, sauf que ce n’est pas le cas. Plusieurs enfants vivent ça et c’est horrible. Quand je constate que j’ai arrêté mes attentions envers Shin, je les reprends. Je veux vraiment le rassurer et qu’il comprenne que ce n’est pas lui le fautif, qu’il n’a rien à se reprocher. Je suis soulagé de le voir relever la tête, même si c’est brièvement. Je fais de mon mieux pour m’expliquer, lui signalant que mes réactions ne sont pas contre lui. Quand je le remercie de m’en avoir parlé, ça me rassure un peu plus de le voir hocher la tête, malgré qu’il continue de se cacher le visage et de me coller un peu plus.

Tu comprends qu’il craint ta réaction, qu’il ait des appréhensions. Par contre, tu dois faire un effort pour ne pas le prendre contre toi. D’ailleurs, tu as raison, ce n’est pas contre toi.

Mes mots l’atteignent, je peux m’en rendre compte. Shin me laisse parler sans m’interrompre, puis il y a un temps après. Quand il me répond, je l’écoute à mon tour jusqu’au bout. Je colle ma joue un peu plus contre ses doigts quand il relève la tête et vient poser sa main sur ma peau. Ce qu’il me dit me fait me rendre compte qu’il doit se sentir mieux, plus serein. Ça m’apaise aussi. Je n’aurais pas voulu qu’il reste avec de mauvais sentiments que je ne serais pas parvenu à chasser... Je lui rends doucement son baiser. Ce n’est pas grave, ne t’excuse pas. Je me répète une fois de plus. Je ne veux pas qu’il s’en tienne rigueur et il n’a pas miné quoi que ce soit de mon côté. Il est vrai que ça m’a fait réagir, sauf que c’était important qu’il m’en parle. Et je t’aime aussi, énormément. J’ai un doux sourire, allant aussi lui caresser la joue. Au fil du temps, tu parviendras à te détacher de cette emprise. Tu réussiras, et je serais toujours là pour t’aider à chaque pas. Je me veux encourageant, souhaitant que mes mots soient interprétés de cette façon. Les mots suivants, je ne suis pas certain que le concerné serait content que je les mentionne. Mais je pense qu’ensemble, ils pourraient se venir en aide. Tu sais... Azy mène le même combat que toi sur ce point. Vous êtes tous les deux forts et vous pouvez tout vaincre. J’en suis persuadé. À en parler, à s’ouvrir sur ce sujet, je sais que les deux avancent à leur rythme. J’ai pu constater les changements chez mon meilleur ami, alors je sais que je pourrai assister à tous ceux chez mon petit ami aussi. J’espère pouvoir lui être utile, pouvoir être un soutien pour lui. Peut-être que je devrais dire tout cela, sauf que je ne veux pas insister. En plus, Shin me demande alors si on va manger, donc je crois qu’il veut clore le sujet. Oui, si tu te sens prêt on peut les rejoindre à l’intérieur. J’ai un sourire qui se veut rassurant, tandis que je lui prends une main dans la mienne. Je pense que ça se passera bien, sauf que je comprends que ça peut être stressant pour lui de se retrouver devant deux personnes qu’il ne connaît pas tant. Surtout Hei.

Tu espères qu’il fera des blagues plus drôles, s’il continue à en faire.

Donc, avec la confirmation de Shin, nous avançons vers la porte de la maison. Si tu veux les aider avec la nourriture, ça leur fera sûrement plaisir. Je vais tenter de leur être utile aussi. Et je dis bien tenter vu mon manque de talent... J’espère que je ne ruinerai rien.



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas

Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1851

Région : Johto
Jeu 6 Déc - 19:20
Les difficultés rencontrées depuis sa plus tendre enfance ne l’aidaient pas à s’emballer, malgré toute la bonne volonté de son petit ami. Il lui en était sincèrement reconnaissant, de voir à quel point il cherchait des solutions, des moyens de contourner son problème. Malheureusement, il n’était pas aussi simple de chasser ses années de mauvaises habitudes, ce qu’il ne manqua pas de dire à haute voix. Il ne fut pas réellement surpris par la réponse, ayant toutefois un petit sourire en réponse à celui de Ferir. Évidemment qu’il savait à quel point il était compliqué de se défaire d’une sale manie… Étant donné qu’il était lui-même sujet à un mal particulier. Tous deux se devaient de faire des efforts, sur les tracas qui les hantaient. Seuls, ils n’y parvenaient pas. Mais peut-être… Peut-être était-ce possible de se défaire de tout ça ensemble. Le sbire avait quelques difficultés à vraiment y croire, mais plus le temps avançait, plus ils se côtoyaient et plus il se disait que, finalement, c’était possible. Envisageable. Ce serait long, ça ne ferait certainement pas du jour au lendemain mais… L’acharnement finirait par payer. Et qui sait, dans quelques années, ses mauvais comportements ne seront plus qu’une histoire résolue.

Difficile de s’emballer pour de la nourriture, bien qu’il devait admettre que l’idée des pizzas aux fruits de mer n’était pas mauvaise. Seulement, il ne parvenait pas à se montrer plus enthousiasme qu’il l’était actuellement. Il avait toujours des craintes plein la tête et il ne désirait absolument pas être malade parce qu’il s’était forcé pour faire plaisir. Il ne pensait pas que cela allait arriver mais… Ça ne l’empêchait pas d’y penser. Il se sentait toutefois rassuré par les mots qui lui étaient adressés, ceux qui lui répétait qu’il n’y avait pas de souci, qu’il n’était pas obligé de se forcer, qu’il pouvait aller à son rythme… Des mots qu’il ne s’était pas encore habitué à entendre. Il ne doutait pas un instant de leur véracité.
« D’accord, alors tentons. » Il sourit timidement, bien qu’il y avait plus d’entrain dans ses mots qu’auparavant. Toutefois, il se surprit à enchainer, à expliquer les véritables raisons de son mal être. Un exploit, pour lui qui avait tant de difficultés à parler de son père. Il savait qu’il pouvait tout dire à son partenaire, qu’il ne serait pas jugé. Mais en parlant, c’était plutôt son propre jugement qu’il s’infligeait, celui de se trouver idiot d’avoir laissé les choses se faire sans se rebeller plus tôt. Celui d’avoir laissé cet homme construire son esprit comme il le voulait, celui de constater qu’il avait ouvert les yeux que bien trop tard, quand tout le mal était déjà fait. Alors… Oui, ce n’était pas facile à dire, mais il parvenait quand même. C’était déjà un exploit en soi.

Il se sentait à nouveau nerveux, après tout ça. Mais Ferir avait ce don de l’apaiser, malgré ses maladresses. Le schizophrène n’était pourtant pas réellement surpris de le voir en colère, bien qu’il constatait que c’était la première fois qu’il le voyait ainsi. Il osa relever la tête un instant avant de continuer à dissimuler son visage dans son torse. C’était plus facile à tenir, ainsi. Il avait beau savoir qu’il ne risquait rien avec son petit ami, cela ne l’empêchait pas de ressentir toute cette honte qui le dévorait à petit feu. Malgré tout, les mots avaient un réel pouvoir libérateur. Il laissa le Kantonien s’exprimer, sauvegardant dans sa mémoire ses paroles. Il avait raison, évidemment. Et lorsqu’il y réfléchissait, Shinara était totalement d’accord avec lui. Il suffisait de voir son propre comportement avec son fils… Et il réalisait toute la portée du pouvoir de Kamiya, malgré cette volonté de se défaire totalement de son emprise. Il se sentait idiot, pour le coup, mais rassuré toutefois. Plus serein et libéré, aussi. Ferir l’avait écouté, conseillé, dorloté. Il était si heureux de l’avoir près de lui, de sentir sa joue sous ses doigts et de pouvoir à nouveau le regarder dans les yeux. Le baiser rendu allégea un peu plus sa peine et il s’excusa pour avoir casser l’ambiance.

Évidemment, cela n’avait pas d’importance. Il rendit le sourire qui lui était offert, souriant d’autant plus lorsque la déclaration lui fut retournée. Il aimait toujours autant entendre ses mots, sentir sa main sur sa joue, aussi. Il fut quelques peu surpris par les encouragements qui suivirent, mais l’étonnement laissa rapidement place à un nouveau doux sourire.
« Merci. » Sincèrement. Il ne voyait pas ce qu’il pouvait rajouter de plus, si ce n’était réaffirmer l’amour qu’il avait pour lui. Il était agréable d’avoir à ses côtés une personne qui l’aiderait à aller vers le meilleur. Et évidemment, il s’engageait à en faire de même avec Ferir, même si le dire à ce moment pourrait être un peu bizarre, aussi s’abstient-il. La suite, quant à savoir qu’Azamir luttait toujours contre le démon que représentait son père, le laissa quelque peu songeur. Son petit ami lui avait déjà parlé de ce connard, à leur deuxième rendez-vous. « Si tu crois en nous… Y a des chances qu’on y arrive vraiment. » Il parlait un peu pour Azy mais il ne pensait pas trop se tromper –du moins il espérait-. En ce qui le concernait, il pensait réellement réussir à se sortir de ses torts avec l’aide de son partenaire et il désirait faire le nécessaire pour y parvenir. Pour une meilleure vie.

En tous les cas, entendre dire qu’il était fort et qu’il pouvait tout vaincre était agréable pour l’égo. Il ne se permit pas de dire qu’il n’y croyait pas vraiment, n’ayant pas envie de tirer le moral vers le bas. De toute manière, il pensait arriver au but ultime, bien que le chemin serait long. Et ce n’était pas avec du négativisme qu’il allait avancer. Bref. Maintenant qu’ils avaient beaucoup discuté, il était temps de manger. Après tout, cela commençait à faire un moment qu’ils discutaient maintenant et il ne souhaitait pas débarquer alors que tout était déjà prêt. De plus, il ne voyait pas quoi rajouter de plus que ce qui avait déjà été dit. Il sentait un peu de stress l’envahir à l’idée de faire face aux deux colocataires, mais il fallait bien y aller à un moment ou un autre alors… Il sentit un brin de courage l’atteindre lorsque la main de Ferir se glissa dans la sienne, lui souriant en retour. En se redressant, il en profita pour déposer un baiser sur la joue de son partenaire avant de lui murmurer un
« je t’aime » au creux de l’oreille, se mettant en mouvement pour rejoindre la cuisine.

« Je veux bien filer un coup de main oui, j’aime bien cuisiner, ça me détend, en général. Et puis si tu veux je peux te montrer quelques trucs et astuces pour la cuisine. »

Ce qui était un peu étrange étant donné qu’il ne mangeait pas des masses, mais passons. En tous les cas, il laissait son petit ami passé en premier, redoutant un peu les remarques qu’ils récolteraient une fois dans la pièce avec Azamir et Hei. Surtout la réaction de Hei, en fait.



So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Ne pas faire de vagues - Page 7 Ux9DUlJ
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas

Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 12277

Région : Kanto | Hoenn
Dim 9 Déc - 16:01
Point de vue de Ferir

Je me suis senti idiot de ne pas m’être posé plus de questions sur l’appétit de Shin. Au moins, cette pensée n’est pas restée longtemps et j’ai tenté de lui proposer des solutions, de lui faire comprendre que je ne le juge pas et que nous allons trouver un moyen pour ce soir. Ça me rassure de voir un petit sourire quand il me dit vouloir tenter le coup avec les pizzas. J’aimerais que ça fonctionne, qu’il arrive au moins à avaler quelques bouchées sans que ça se passe mal... Nous avons beaucoup bougé aujourd’hui. Il en a besoin pour récupérer son énergie, pour rester en santé. Néanmoins, je ne compte pas le forcer, tout comme je ne le forcerai jamais à me parler de ce qu’il a vécu. C’est donc la surprise quand il enchaîne et qu’il m’explique ce que son père faisait, quand il était jeune. Ce n’est pas facile à entendre, je voudrais bien que ça ne soit pas vrai, que ça ne soit pas arrivé. Je souhaiterais avoir le pouvoir de lui transformer son passé pour qu’il n’en souffre plus, sauf que je sais pertinemment que c’est impossible... Je peux juste être le soutien dont il a besoin, et être là pour l’aider à avancer. Son attitude me suggère que ce n’est pas facile pour lui non plus. J’ignore si c’est vraiment ma réaction qu’il redoute, ou si c’est sa tendance naturelle à la fuite. Mais je suis content qu’il m’en parle, qu’il s’ouvre par lui-même. C’est un gros pas en avant, et j’espère que Shin n’hésitera pas à me parler quand il en ressentira le besoin. J’espère aussi que d’avoir mentionné tout cela le soulagera au moins un peu. Je fais de mon mieux pour le rassurer, pour me contrôler, aussi. Je me dois donc de lui mentionner que ce qu’il m’apprend me fait réagir et que ce n’est surtout pas contre lui. Je ne peux m’empêcher d’avoir une certaine colère qui remonte. Je ne comprendrai jamais comment on peut faire du mal volontairement, et plus encore à des êtres plus vulnérables. Je voudrais... je voudrais le serrer contre moi et que tout ça disparaisse.

Toujours cette pensée magique, la même que tu as pu avoir en rencontrant Azamir pour la première fois et face à ce qu’il vivait au quotidien.

Je fais de mon mieux pour lui expliquer mon point de vue, pour lui faire comprendre qu’il n’est pas en faute et que le comportement de son père était de la maltraitance. J’ignore comment Shin va réagir suite à ce que je lui mentionne et ça m’inquiète. J’espère avoir été à la hauteur pour qu’il puisse se sentir un peu mieux, pour que la charge émotionnelle soit moins grande pour au moins ce soir. Il semblerait que j’y sois parvenu, d’une certaine façon. Du moins, c’est ainsi que j’interprète la réponse que j’obtiens. Quand il s’excuse, je réagis immédiatement, en profitant pour continuer de le rassurer et de tenter de l’encourager, lui affirmant aussi que je l’aime. Je redoute qu’il me dise qu’il ne croit pas qu’il pourra se défaire de l’emprise de son père, mais ce n’est pas le cas. Je reçois un merci que je sens sincère, alors je lui souris doucement. J’hésite ensuite quant à la suite, mais je me dis que quand tout ira mieux entre mon petit ami et Azy, ils pourraient s’aider mutuellement. J’ignore s’ils se parleront ensemble de ce qu’ils ont vécu, sauf que je pense sincèrement que ça ne peut pas leur nuire. En tout cas, je crois en eux donc je l’affirme avec conviction. Suite à la réponse, j’ai un sourire un peu plus grand. Vous y arriverez, à votre rythme. Tu peux compter sur moi pour t’aider à aller de l’avant. Je crois que ça a déjà commencé. Il s’est ouvert à moi par lui-même, il m’a parlé d’un souci important. Il ne sera pas seul avec son problème. Donc, après cette conversation il est temps d’entrer. Je lui prends la main en signe de soutien. Je réagirai rapidement s’il y a des commentaires qui sont dits. Par contre, je crois qu’Azy se sera déjà occupé de dire à Hei de ne pas trop se montrer curieux. En tout cas, je le vois bien faire ça. Bon, ou peut-être pas, ça dépend de comment il considère Shin actuellement... Il me semble que c’est de plus en plus positif. Il ne reste plus qu’à espérer que ça continue en ce sens. Je suis persuadé qu’ils peuvent être des amis.

Tu as ce sentiment, mais tu souhaites qu’il ne vienne pas juste de ton désir à toi qu’ils se tolèrent. Seul le temps te donnera la réponse.

Mes yeux se ferment pendant le baiser sur ma joue, profitant de cette petite douceur. Je frémis en sentant le souffle chaud de mon amoureux sur moi, avec cette déclaration d’amour. Je me dépêche de lui donner moi aussi un bisou sur la joue, souriant tendrement ensuite. Je n’aurais pas cru qu’il soit le genre d’homme à dire souvent « je t’aime », mais ça me convient parfaitement ainsi. J’aime l’entendre, ça fait toujours du bien. Je lui retourne ses paroles, l’intonation douce. J’ai tant d’amour pour lui. Je n’aurais pas cru ça possible, après avoir aimé Azy si longtemps... C’est parfait comme c’est maintenant, je ne changerais rien. Alors que nous nous apprêtons à entrer, je demande à Shin s’il veut donner un coup de main pour la préparation des pizzas, mentionnant aussi que je tenterai d’aider. Un sourire timide vient étirer mes lèvres quand il me répond. Je ne suis pas contre des conseils, mais je suis vraiment mauvais en cuisine... Quand Azy habitait chez moi, il a bien essayé de me montrer comment faire, de me montrer des recettes simples. Un soupir m’échappe, avant que je me ressaisisse. Mais c’est chouette si tu aimes cuisiner! Faire des pizzas c’est plutôt drôle! En tout cas, je pense qu’on va pouvoir se détendre en les préparant. Gardant sa main dans la mienne, j’ouvre alors la porte pour que nous puissions entrer. Je passe devant, regardant si nous sommes seuls dans le couloir. Il semblerait que les deux colocataires soient bel et bien dans la cuisine. On entend des bruits et un peu leur voix. Plus celle de Hei cela dit, puisque celle de mon meilleur ami est trop grave pour qu’on la distingue bien à une telle distance. Je retire mes chaussures, les abandonnant sur le tapis d’entrée, invitant Shin à faire de même. J’ai une légère appréhension tandis que nous avançons vers la cuisine pour les rejoindre... J’espère que tout se passera bien.

Rester positif te semble important. Tu ne veux surtout pas que Shinara ressente cette légère crainte que tout aille de travers. Les chances sont minces, tout de même.

Je suis le premier à entrer dans la cuisine. Les deux relèvent la tête en entendant nos pas. Je peux déceler qu’ils sont curieux, tous les deux... Alors, vous voulez de l’aide pour les pizzas? J’estime qu’il vaut mieux ne pas s’attarder sur le fait que nous sommes restés un moment dehors. Ils ont envahi le comptoir avec une foule d’ingrédients à mettre sur les pizzas (sauf ce qui doit rester au froid), et ils sont en train de préparer la pâte. Oh, on aura même droit à une pâte maison? C’est chouette! Je n’ai pu m’empêcher de passer le commentaire avant même que l’un d’eux réponde à ma précédente question. Ouais, une de mes recettes en plus. J’ai dû batailler pour qu’il me laisse gérer ça, dit Hei en pointant Azy avec son pouce. Tch. C’est le son agacé typique de mon meilleur ami, ça. J’ai alors un rire, soulagé aussi de voir qu’ils n’essaient pas de poser de questions. Pour l’un d’eux, je me doutais bien que ça ne serait pas le cas, mais pour l’autre... De l’aide ne serait pas de refus. Tu peux arranger les légumes, me dit Azy. Il m’assigne à la tâche la moins compliquée, je ne suis pas surpris. J’espère que je ne me couperai pas par maladresse, ça ne serait pas une première. Ok! Je vous fais ça! Enthousiaste, j’invite Shin à me suivre pour qu’on s’approche, qu'on se lave les mains d'abord. Et toi, tu as une préférence sur ce que tu veux faire?

Le large sourire sincère qui étire tes lèvres ne fait aucun doute quant à ce que tu ressens face au ranger qui prend le temps de poser cette question à ton petit ami. Ça te fait réellement plaisir. Il ne te reste donc plus qu'à demander s'ils ont de quoi en faire aux fruits de mer, pour éviter que Shinara ait à poser la question.



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas

Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1851

Région : Johto
Mar 11 Déc - 19:46
Clairement, c’était à se demander parfois comment Shinara faisait pour tenir encore debout. En vue du peu de quantité qu’il avalait lors des repas, repas qu’il sautait souvent lorsque son fils n’était pas présent… On pouvait se demander d’où lui venait son énergie. Lui-même l’ignorait, d’autant plus qu’il avait, en prime, des troubles du sommeil. Peut-être que son corps s’était habitué, puisque cela faisait des années qui fonctionnaient ainsi. Ou alors avait-il encore l’avantage de la jeunesse. Il avait eu un moment où il avait su reprendre les choses en main, mais cela n’avait pas duré longtemps. Il prenait, aussi, bien soin de ne pas préciser qu’il fut un temps où il carburait à l’héroïne… Pas sûr réellement que Ferir apprécie. De toute manière, il en avait fini avec les drogues dures. Il lui arrivait, de temps en temps, de fumer un peu de weed parfois, mais c’était vraiment exceptionnel, quand il était seul. Sa dobe, il se contentait de la vendre dorénavant, et ce n’était pas plus mal.

Il était touché par la compassion de son chéri, le trouvant adorable ainsi. Il avait cette tendance à le calmer, à l’aider à se relever lorsque son esprit broyait du noir. Bien qu’il n’était pas spécialement emballé par les idées qu’il proposait, il était tout de même attendri par la volonté qui se trouvait derrière. Il ne manqua pas de l’affirmer, se surprenant à enchainer sur son père. Alors ça, c’était le comportement qu’il ne pensait pas avoir. Pourtant, il trouvait qu’il s’agissait du bon instant pour en parler, ressentant aussi une part d’envie de lui raconter. Pour qu’il sache, pour qu’il n’ait à rien à cacher, pour qu’il comprenne, aussi. Même s’il se demandait s’il était vraiment possible de comprendre son enfance, mais il s’agissait là d’un autre débat. Il fut étonné de voir son amoureux s’énerver quelque peu, n’imaginant pas un instant que cette soudaine fureur était tournée contre lui. Il… Il avait l’impression qu’ainsi, il portait un fardeau que jusqu’ici, il portait seul. Et c’était agréable, ça le soulageait. Toutefois, une part de lui continuait de penser qu’il agissait égoïstement, si ce n’était juste que pour se sentir mieux. Mais ce n’était pas le cas, et il avait la sensation que Ferir appréciait qu’il lui ait parlé. Sinon, pourquoi l’aurait-il remercié, d’abord ?

Avoir un autre point de vue que le sien lui fit réaliser la puissance de l’emprise de ce faux-père. Il ne pensait pas en souffrir autant, ou du moins, il croyait s’en être défait. Que nenni. Mais les paroles du Kantonien avait le don de mettre du baume sur son cœur. Il n’y avait pas d’empressement, ni de jugement, ni rien de négatif dans les mots qui lui étaient adressés. Et il l’appréciait, réellement. Il se sentait un peu mieux, désormais. Il ne pouvait que remercier son amoureux tout en pensant à la chance qu’il avait de l’avoir à ses côtés. La remarque sur Azamir, il ne sut réellement comment l’interpréter, mais il opta pour la première pensée qui lui traversa l’esprit ; avec Ferir à leurs côtés, il n’y avait pas de raison qu’ils ne parviennent pas à tirer définitivement un trait sur leur passé et se tourner entièrement vers l’avenir. De toute évidence, en vue du large sourire qu’il récolta et qui le réchauffa davantage, il avait fait mouche. Le voir rayonner ainsi était si agréable qu’il ne pouvait que sourire davantage à son tour.
« J’en suis convaincu. C’est déjà le cas. » Un doux sourire vint à poindre au coin de ses lèvres. Il remarquait bien qu’il se sentait bien mieux, dorénavant. En parler l’avait soulagé, bien qu’il sentait toujours une légère pointe de stress à l’idée d’affronter le regard d’Azamir et de Hei, maintenant. Mais tant qu’il restait auprès de son petit ami, il se sentait capable de tout affronter.

Il était temps, désormais, de retourner à la cuisine pour apporter leur aide. Il laissa son chéri se saisir doucement de sa main, répondant par une légère étreinte avant de le suivre docilement, non sans lui offrir un baiser innocent et de lui souffler une déclaration. Il sourit davantage quand le baiser lui fut rendu, encore plus lorsque ce fut le tour des trois mots magiques. Cela lui permettait de chasser les mauvaises pensées qui le tourmentaient jusque-là. Il n’était pas contre apporter son soutien pour cuisiner, signalant même qu’il pouvait donner quelques conseils. Il se souvenait que son partenaire lui avait déjà fait remarquer qu’il n’était pas très doué, en cuisine. Si le sbire pouvait lui apprendre quelques trucs, il en serait ravi. Il constatait néanmoins au petit sourire timide de son amoureux qu’il n’était pas contre l’idée, mais qu’il pensait plutôt que ce ne serait pas forcément efficace…
« Peut-être qu’une autre façon d’apprendre fonctionnerait mieux, alors. Après si vraiment ça ne va pas, ce n’est pas grave. L’important c’est d’essayer. » Voilà qu’il ressortait à nouveau ses phrases bateau, comme quoi être père, c’était enregistré et sortir beaucoup de phrases typiques. Il ignorait, en plus, si cela avait un quelconque effet. Bref. Il ressentait le stress repointer doucement le bout de son nez alors qu’ils retournaient à l’intérieur, retirant ses chaussures à la suite de son chéri. Les deux colocataires se trouvaient dans la cuisine, à en juger par le volume de leurs voix. Au moins ils ne criaient pas, cela voulait dire que la tension de tout à l’heure avait dû s’amoindrir.

Shin laissa Ferir rentrer le premier dans la pièce, constatant les deux regards qui se tournèrent naturellement vers eux. Heureusement, l’instant de malaise ne dura pas bien longtemps, son petit ami proposant rapidement de les aider. Au moins, c’était clair ; c’était une façon d’annoncer que non, ils ne raconteraient pas de quoi ils ont parlés sur la terrasse… et ça arrangeait le schizophrène. Son regard parcourut la pièce, s’arrêtant sur cette pâte maison sur laquelle ils travaillaient. L’exclamation de son petit ami le fit sourire doucement, appréciant toujours de voir sa positivité et sa façon de s’enthousiasmer pour tout et rien. Même s’il était vrai qu’une pâte maison était meilleure qu’une pâte déjà faite, il n’y avait pas photo. Ils apprirent que la recette venait de Hei et qu’il avait eu des difficultés à la faire valider par le ranger qui répondit par… Par un bruit que Shin’ comprenait être de l’agacement léger. Impression validée par le rire de son amoureux qui le fit sourire aussi, doucement. Il y avait toujours une pointe de malaise dans tout ça, et il ne savait pas vraiment quoi dire. Ce n’était pourtant pas son genre d’être timide mais après la conversation qu’ils avaient eue, il avait tout de même du mal à chasser cette sensation désagréable. D’autant plus qu’il ignorait totalement s’il serait capable de manger ce soir, malgré la légère faim qu’il ressentait.

Le sbire vint naturellement à se laver les mains, réflexe qu’il avait à chaque fois qu’il se retrouvait dans une cuisine, lorsqu’il s’apprêtait à toucher un quelconque aliment. Ferir fut rapidement affilié aux légumes, tâche qu’il accepta avec joie. Il fut quelque peu surpris d’entendre Azamir s’adresser directement à lui, le sortant un peu de cette stase étrange dans laquelle il s’était plongé depuis qu’ils étaient rentrés dans la cuisine, malgré le fait qu’il concevait un petit sourire.
« Comme tu veux. Je peux m’occuper d’étaler la pâte si vous avez besoin. » D’un côté, il avait hâte que la partie « bouffe » soit terminée. Il avait des difficultés à réagir normalement et sa gêne était beaucoup trop apparente. Il lança un regard du coin de l’œil à son chéri, se demandant s’il devait demander lui-même, pour les fruits de mer… Mais sans doute s’en occuperait-il. Ou alors la question surviendrait plus tard, c’était simplement lui qui cherchait une réponse trop tôt. En tous les cas, il se rendait bien compte qu’il n’avait pas de raison de se sentir autant oppressé, surtout après s’être détendu avant de retourner à l’intérieur. C’était idiot, comme réaction.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Ne pas faire de vagues - Page 7 Ux9DUlJ
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas

Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 12277

Région : Kanto | Hoenn
Dim 23 Déc - 5:35
Point de vue de Ferir
C’est rassurant de voir que Shin peut se confier à moi, qu’il est en mesure de parler de ses soucis. J’ai fait de mon mieux pour lui partager ce que j’en comprends, pour lui exprimer que je vais le soutenir pour qu’il puisse aller mieux. J’aimerais que mes mots puissent le guérir de tous ses maux, mais ça ne fonctionne pas ainsi... Au moins, en l’entendant me dire qu’il est convaincu qu’il saura vaincre l’emprise que son père avait sur lui, aussi que je l’aide déjà, en quelque sorte. Je continue donc de lui sourire, touché par ce moment. Le positif reprend le dessus. Du moins, pour l’instant. Nous partageons d’autres attentions ensemble tout juste avant d’entrer dans la maison. Par contre, je n’avais pas prévu que ça tournerait vers mon manque de talent en cuisine. Je trouve la proposition de mon petit ami mignonne, ce n’est pas le souci. C’est plutôt que je n’ai pas grand espoir de parvenir à réussir un repas entièrement de mes mains un jour. Ce qui est plutôt bizarre, sachant que je cuisine pour mes pensionnaires. Azy m’avait même donné le truc de penser que je fais de la nourriture pour Pokémon quand j’en prépare pour moi, mais ça n’a jamais fonctionné... Bref, je mentionne à Shin que des trucs ont été essayés, que j’ai eu des conseils et que je continue d’être une catastrophe dans une cuisine. Peut-être qu’avec ses conseils ça sera différent, mais je ne crois pas véritablement en mes capacités, dans ce domaine. En tout cas, lui reste plus positif que moi. Ça me donne un sourire sincère. Peut-être, et au moins on saura ce que ça donne. C’est vrai qu’il vaut mieux tout tenter avant de lâcher prise, parfois. Ce n’est pas le cas dans tout, mais pour la cuisine, je présume que ça ne peut pas me faire de tort. Mis à part me décourager davantage de mon manque de talent et de devoir continuer de m’acheter des mets déjà préparés... Ce n’est pas qu’ils ne sont pas bons au goût, c’est surtout que pour en avoir qui sont santé, il faut payer cher.

Et tu as besoin de beaucoup d’argent pour le refuge. C’est difficile quand on ne reçoit pas un revenu stable.

Après la finalité de cette conversation, il est temps d’entrer dans la maison. J’espère que Hei ne nous posera pas de questions, mais j’imagine qu’Azy lui a déjà parlé, aussi. Il sait que ce n’est pas mon genre de m’attarder pour aucune raison quand on m’attend. Donc, nous entrons, moi le premier. Après avoir laissé nos chaussures près de la porte, nous nous dirigeons vers la cuisine. J’espère que Shin n’est pas trop nerveux. Je lui tiens toujours la main, espérant lui apporter ainsi un peu de réconfort. Notre arrivée dans la cuisine ne passe pas inaperçue, et avant qu’ils aient pu dire quoi que ce soit, je prends les devants. Ça évitera sans doute un quelconque commentaire de la part de Hei. Il aurait pu taquiner en se montrant curieux, sauf que je préfère éviter des malaises supplémentaires. En tout cas, je me sens vraiment de bonne humeur en constatant que même la pâte sera faite maison. On aura droit à un vrai bon souper! Je suis surpris d’apprendre qu’il s’agit d’une recette de Hei et qu’il est parvenu à la faire approuver par Azy. D’ailleurs, ce dernier ne tarde pas à manifester un petit agacement suite aux paroles de son colocataire, ce qui me fait rire. Je pense que ce qui le dérange est que nous sachions maintenant qu’il n’était pas friand à l’idée de ne pas tout faire lui-même. Ça ne me surprendrait pas de lui, en tout cas. Bref, il ne tarde pas à me demander de m’occuper des légumes, ce à quoi je réponds avec enthousiasme. Le temps de me laver les mains et je m’y mets! Shin le fait lui aussi, désireux d’aider. Le message semble être compris puisqu’Azy lui demande directement ce qui lui tente de faire. Ça me fait tellement plaisir de le voir l’inclure par lui-même, sans que j’aie à poser la question. C’est signe que ça va mieux, sinon il n’aurait pas hésité à l’ignorer. Il fait des efforts que j’apprécie, s’étant forcément rendu compte que mon amoureux est sincère envers moi.

Il s’agit des premiers pas vers la bonne direction. Tu sais que ça prendra encore un peu de temps avant que toute sa méfiance s’efface, sauf que le fait qu’il ne l’affiche pas te soulage d’un poids.

Shin lui répond donc et mon meilleur ami hoche de la tête en réponse. On peut faire comme ça. Je crois qu’il ne se voit pas le contredire, mais je songe alors aux fruits de mer et ça pourrait être bien que mon copain s’en occupe. M’enfin, s’il en a envie. Déjà que la nourriture n’est pas son fort, je ne tiens pas à le dégoûter et qu’il ne parvienne pas à avaler une bouchée ce soir... Je le laisserai donc choisir, je ne pense pas que les autres chipoteront. Dites, vous avez des fruits de mer? Je demande tout en me dirigeant vers la plaque de bois posée sur le comptoir sur laquelle je couperai les poivrons et autres légumes. Shin et moi on aimerait bien, si vous avez. J’espère sincèrement que c’est le cas. J’échange un bref regard avec le concerné, m’assurant que tout va bien de son côté. Je le trouve silencieux depuis que nous sommes entrés, mais je pense que c’est normal avec la conversation que nous venons d’avoir. Hn, on a. La réponse d’Azy me soulage vraiment. J’ai un nouveau sourire tandis que je regarde de nouveau mon petit ami. Ça te dit de les préparer ou tu préfères la pâte? Dans tous les cas, je ne toucherai à ni un ni l’autre... Ça risquerait de finir en catastrophe et de devoir commander du restaurant. Ça serait dommage alors que ce repas promet d’être délicieux. Une fois la réponse obtenue, Azy poursuit. Je suis plutôt étonné de l’entendre parler souvent et que Hei soit silencieux. Il travaille la pâte, paraissant concentré sur ce qu’il fait. C’est son choix, après tout. On a aussi ce qu’il faut pour la béchamel. Il faudra la préparer, à moins que vous vouliez une autre sorte de sauce avec. Alors ça, je ne sais pas du tout faire. Je vais rester avec la préparation des légumes, mentionnai-je sur un rire. C’est à peu près tout ce qu’il y a dans mes cordes. Et je ne suis pas difficile, tu peux choisir, adressai-je ensuite à Shin, quant au choix de sauce. En tout cas, tout s’organise plutôt bien et ça avancera bientôt. J’ignore ce que nous ferons quand les pizzas cuiront. On pourra sans doute en discuter pendant la préparation.

Pour cela aussi, tu n’es pas difficile. Tu redoutes seulement que ça soit le moment idéal pour eux pour poser des questions quant à ce que vous vous êtes dit à l’extérieur. Ou si Shinara démontre un malaise à un quelconque moment. Si cela survient, tu feras tout pour le chasser, à ne pas en douter.



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas

Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1851

Région : Johto
Dim 23 Déc - 12:14
Shin ne regrettait pas, finalement, d’avoir fini par avouer son problème de nourriture. Il s’était douté que son petit ami se montrerait compatissant et il ne s’était pas trompé. C’était agréable, de pouvoir lui avouer tout ça. Il sentait un poids en moins sur sa poitrine, ne serait-ce que parce qu’il n’avait plus besoin de le cacher. Petit à petit, son amoureux découvrait les tracas qui polluaient son esprit, comme tout à l’heure avec son ochlophobie. Le sbire craignait qu’il se montre récalcitrant, fatigué voire saoulé de constater qu’il n’était pas l’homme fier et fort qu’il feignait d’être. Il y avait bien plus de complexité, lié plus ou moins à sa maladie et à son enfance chaotique. Pourtant, pas une fois le Kantonien s’était montré frustré. Bien au contraire ; il faisait preuve d’une compassion sans nom et lui montrait avec quelle puissance il était désireux de l’aider à aller mieux. Et ça lui faisait un bien fou. Le voir sourire était plus que plaisant et il ne pouvait rester de marbre face à cet enthousiasme. Il voulait aller mieux, et son amoureux aussi. A deux, peut-être parviendrait-il plus facilement à se défaire de ses démons.

La conversation, sur un ton plus léger, dévia sur les capacités de son chéri à cuisiner. Le schizophrène se montra encourageant, malgré que Ferir lui confirme qu’il était une catastrophe en cuisine. Shin tenterait de lui donner des conseils, plutôt confiant. Peut-être était-il un peu trop optimiste, mais si cela ne fonctionnait pas, ça ne le dérangeait pas de s’occuper des repas. Comme dit, il aimait bien cuisiner pour autrui, voire que ce qu’il faisait plaisait. Comme ses takoyakis, à leur deuxième rendez-vous. En revanche cuisiner pour lui… C’était une autre histoire.
« Exactement. » Il aimait à voir son sourire sur ses lèvres, résistant à l’envie soudaine de l’embrasser. Quand il le voyait ainsi, il désirait toujours le câliner, lui offrir quelques douceurs. Et puis si son amant s’obstinait, cela l’encourageait à en faire de même. En tous les cas, c’était sur une note positive qu’ils pénétrèrent dans la maison, abandonnant leurs chaussures à l’entrée. Le court chemin jusqu’à la cuisine, le stress refit son apparition, calmé toutefois par cette main dans la sienne. C’était fou quand même, à quel point la présence d’une personne pouvait apaiser les plus fortes angoisses.

Arrivés dans la cuisine, Ferir ne laissa pas le temps aux deux colocataires de poser la moindre question et il l’en remerciait silencieusement. Au moins ainsi, le message était clair et, de toute évidence, il avait été compris. Ils se concentrèrent plutôt sur la préparation du repas de ce soir, apprenant qu’ils auraient même droit à une pâte maison. Il y aurait peut-être ainsi plus de chance que le sbire se nourrisse, curieux de goûter à cette recette. Malgré son appétit en berne, il avait néanmoins le goût à la nouveauté. Il n’avait pas pensé à le dire tout à l’heure, quand ils cherchaient un moyen de vaincre son problème. Il laissa toutefois les trois autres discutés, écoutant d’une oreille distraite, un léger sourire sur les lèvres. Il sentait encore peser sur sa poitrine tous les sentiments que la venue du repas générait en lui. Il se lava les mains, redressant la tête lorsqu’il comprit qu’Azamir s’adressait à lui. Il mettrait la main à la patte, évidemment. Il proposa une action qui fut validée par le ranger, bien qu’il devait attendre que Hei en ait terminé avec la pâte. Son regard se posa naturellement sur son amoureux, concernant les fruits de mer. Il eut un instant d’hésitation, se demandant si c’était à lui de questionner. Mais la question vint naturellement de son amoureux alors que le sbire pinçait ses lèvres. La gêne qu’il ressentait avec fait un bond dans sa poitrine, se préparant à essuyer quelques questions.

Mais non. En fait, il ne s’était pas attendu à ce que Ferir indique que c’était pour eux deux. Tout de suite, ça paraissait moins suspect. La surprise eut néanmoins le temps d’étirer ses traits alors qu’il tournait son regard vers le Kantonien. Après l’étonnement, un doux sourire vint à étirer ses lèvres C’était malin, mais il avait possiblement fait foirer la discrétion de la chose avec sa réaction bizarre. Il fut tout aussi soulagé de savoir qu’ils avaient de quoi faire, acquiesçant doucement quant à l’idée de s’en occuper.
« Je peux m’occuper des fruits de mer, j’ai l’habitude. » Étant donné qu’il en cuisinait souvent, il n’avait pas de problèmes à gérer. Il attendit simplement qu’on le guide pour récupérer les mets, prenant des ustensiles pour s’en occuper. Il resta plutôt concentré sur ce qu’il faisait, un peu comme Hei qu’on n’entendait pas vraiment. Il espérait qu’il n’y ait pas de problèmes. Manquerait plus qu’ils se soient frittés une nouvelle fois avec Azamir… Hum. Il se faisait des films, sans doute. Il chassa ses impressions, se rendant bien compte qu’il se montrait un peu trop parano. Le ranger évoqua l’idée d’une sauce béchamel, précisant qu’il faudrait la préparer. Le sbire ne put s’empêcher de rire un peu avec son chéri lorsque ce dernier déclina la demande, se retournant brièvement pour le voir le questionner sur la sauce qu’il préférait. « La béchamel, ça me va parfaitement. Ça se marie bien avec les fruits de mer. Je finis ça et je peux la faire, pas de souci. » Il avait appris à faire plusieurs choses, niveau cuisine et la béchamel en faisait partie. Bon, il avouait qu’il n’en faisait pas tant puisque c’était tout de même assez gras, en vue de la quantité de beurre utilisée. En tous les cas, en agissant, il avait tendance à se détendre petit à petit, sentant l’appétit venir petit à petit. Il serait sans doute capable d’avaler quelque chose, bien qu’il ignorait en quelle quantité. Mais ce n’était pas le plus important… Si ?

Il mettait du cœur à l’ouvrage. Il se permit d’agir comme dans sa propre cuisine, prenant les outils dont il avait besoin. Il pourrait faire aussi la vaisselle tout à l’heure, ça ne le dérangeait pas. S’il n’était pas spécialement motivé pour la faire chez lui, il était tout à fait apte à la faire chez les autres. Lorsque sa béchamel fut prête, il y glissa une petite cuillère, la proposant à son amoureux comme goûteur, qu’il donne son avis sur sa préparation. En espérant qu’elle soit à son goût.



So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Ne pas faire de vagues - Page 7 Ux9DUlJ
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas

Azamir Mergar

Azamir Mergar
Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 12277

Région : Kanto | Hoenn
Lun 31 Déc - 18:30
Point de vue de Ferir

Maintenant que nous sommes à l’intérieur, j’essaie de prendre les choses en main, de faire en sorte que les deux colocataires ne posent pas de questions. Même si c’est sur le ton de la rigolade et que ça ne serait pas une interrogation à laquelle ils attendent réellement une réponse, je préfère éviter. Je fais de mon mieux pour que ma présence rassure Shin, pour qu’il ne se sente pas trop anxieux. J’aimerais sincèrement rendre ce moment agréable pour lui. Pour moi, les repas ont toujours été des occasions, des rassemblements en famille. C’était des instants précieux... Azy a pu connaître ça lorsqu’il est venu vivre à la maison. Je présume que mon petit ami peut vivre ça avec Kane. Du moins, je le lui souhaite vraiment. Par contre, s’il angoisse de l’image qu’il projette et qu’il se force à manger en sa présence, ce n’est sans doute pas l’idéal pour changer cette mentalité, pour voir le bon côté des repas à partager, de toutes ces bonnes discussions autour de la nourriture. Bref, je parviens à faire en sorte qu’aucune question ne soit posée, ce qui me rassure aussi. Nous nous divisons plutôt les tâches et je suis ravi de la tournure de la conversation. Il y a eu une petite pique amicale entre les colocataires quant à la pâte qui est une recette de Hei, mais c’était moins étrange et malaisant que les précédentes interventions à l’extérieur. Azy ne l’a pas mal pris, c’est signe que tout va bien. Donc, je suis assigné à couper les légumes, ce qui me va, tandis que mon amoureux se propose pour étendre la pâte, ce qui est approuvé par l’un des deux. Je m’étonne de voir Hei si silencieux, il semble concentré sur les gestes qu’il fait. Ce n’est pas plus mal, ça permet aussi de l’interaction entre mon meilleur ami et mon petit ami, c’est exactement ce que je voulais avec cette journée. Les tensions diminuent, elles seront chose du passé dans très peu de temps, j’en suis persuadé! Ils ont beaucoup en commun et ils peuvent s’entendre. Je ne vois pas de raison pour que ça ne soit pas le cas.

Il faut simplement que les malaises et la méfiance s’estompent, ce qui est déjà commencé.

Je pose finalement la question pour les fruits de mer, espérant qu’il y en aura. Je peux voir la réaction de Shin qui se tourne vers moi, au même instant que je précise que c’est pour nous deux. La surprise qui se peint sur son visage change pour devenir un doux sourire auquel je réponds. Je souhaite surtout que sa réaction n’attire pas la curiosité des deux locataires des lieux, mais Hei est toujours rivé sur ce qu’il fait donc il n’a rien vu. Azy par contre a un haussement de sourcil avant de répondre qu’ils ont. Il a remarqué, mais il a la délicatesse de ne pas chercher à comprendre. Bien que ce ne soit pas son genre d’y revenir plus tard, je préfère enchaîner pour être sûr d’éviter. Donc j’ai un sourire et je hoche la tête quand mon petit ami mentionne qu’il peut s’occuper des fruits de mer. C’est parfait! Je ne peux m’empêcher d’être expressif, le ranger de son côté opte plutôt pour un léger signe de la tête avant de préciser pour la sauce. Dans tous les cas, ce n’est pas moi qui la préparerai. Elle ne sera pas très bonne, soit trop liquide, soit pas assez. Peut-être même collée au chaudron. Non vraiment, il vaut mieux que je reste à m’occuper des légumes. Ils ne seront peut-être pas droits et tout beaux, mais ce n’est pas essentiel qu’ils le soient. Je suis content d’entendre Shin rire avec moi suite à mon affirmation. Je lui laisse le choix pour la sauce et il m’indique donc que ça lui va et qu’il peut la préparer. Merci, ça sera meilleur si c’est toi, à ne pas en douter. J’ai alors un nouveau rire, essayant de rendre l’atmosphère plus détendue, mais aussi d’attirer l’attention plutôt sur moi pour éviter les questions. Ça semble fonctionner et c’est l’important! Vous mangez vos pizzas comment? Questions que j’adresse à Hei et Azy, pour les inclure et par curiosité. Cette fois, c’est l’agent le plus rapide à répondre. Tu te doutes qu’il va s’en préparer une végé. Le découragement est audible dans sa voix et ça me fait sourire. Le concerné ne réagit pas vraiment, continuant ce qu’il fait. Perso, votre idée de fruits de mer me tente.

Il y a une petite crainte quant au fait qu’il poursuive, posant alors la question à savoir pourquoi vous vous êtes concertés sur une sorte en particulier pendant que vous étiez à l’extérieur, mais il ne se lance pas.

Tant mieux si on a pu te donner des idées! La conversation s’estompe un peu par la suite, pendant que nous sommes tous concentrés à chacun sur notre tâche. Je suis vraiment très lent, Shin a le temps de finir d’arranger les fruits de mer et de se mettre sur le cas de la béchamel et je n’ai toujours pas terminé de mon côté... Il y en a beaucoup, mais pour avoir déjà vu Azy couper des légumes, je sais que j’ai une méthode douteuse et que je prends trop mon temps. Je n’ai pas très envie de me couper un doigt, donc c’est mieux que j’y aille doucement. Quand Shin me fait goûter la sauce, je ne peux m’empêcher de m’enthousiasmer, encore. Il est doué en cuisine, c’est vraiment dommage qu’il ait ce rapport ambigu avec la nourriture... Il y en a assez pour couvrir les pizzas, même celle de Hei. Azy n’en veut pas, c’est beaucoup trop gras pour lui. Lorsque tout est préparé, il ne reste plus qu’à assembler les pizzas et à les mettre deux par deux au four. J’ai fait exprès de retarder la nôtre, à Shin et à moi, en l’ayant consulté silencieusement. Je me disais que ça aiderait peut-être son appétit. Mon meilleur ami a trouvé ça bizarre de ma part, sachant que j’ai toujours faim, mais une fois de plus, il n’a rien dit. J’ai juste pu analyser son langage non verbal. Hei n’y portait pas très attention. On dresse la table et on s’installe en attendant que ça soit prêt? Si les conversations restent légères comme elles l’étaient depuis que nous sommes entrés, ça devrait aller. J’en profite aussi pour remercier tout le monde pour leur contribution au repas qui promet d’être excellent! J’ai hâte de goûter. Les deux colocataires approuvent mon idée, puis ils s’occupent de sortir ce qu’il nous faut, de proposer ce qu’ils ont à boire, aussi. Des jus frais, évidemment. Pressés par Azy. Des boissons gazeuses à cause de Hei. Je trouve ça très drôle les différences de goûts entre eux, mais aussi les réactions subtiles qu’ils ont en se regardant pendant qu’ils proposent chacun leur préférence. En tout cas, je préfère les voir comme ça, comme lorsque nous sommes entrés que les propos qu’il y a eu tout à l’heure, dehors.

C’est plus agréable, plus détendu aussi. Si la soirée peut se dérouler ainsi, ça serait parfait, à ton sens.

Quand leurs pizzas sont prêtes, je ne tarde pas à envoyer les suivantes au four. J’ai le ventre qui gargouille. Ça ne sera pas simple de résister à l’envie de leur voler des morceaux. Heureusement, la croûte est mince donc la cuisson est rapide! Si tu veux goûter à la mienne, tu peux. J'échange un regard avec Azy, qui a très bien compris que j'ai hâte que ça soit prêt et que je meure de faim. Merci, j'aimerais! Je me sers donc une petite pointe et pendant ce temps, il me surprend une fois de plus. J'ai cru comprendre que tu n'étais pas friand de légumes, mais si tu veux essayer tu peux aussi. Cette fois, il s'adresse à Shin, ce qui me fait vraiment plaisir. Une proposition de partager c'est un autre pas dans la bonne direction!



clic:
 
Revenir en haut Aller en bas

Shinara Shikei

Shinara Shikei
Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1851

Région : Johto
Dim 6 Jan - 16:07
C’était d’un pas plus serein qu’il se dirigeait vers la cuisine, cherchant toujours le soutien de son petit ami, matérialisé par cette main dans la sienne. Il restait toutefois anxieux sur l’avis que pourrait avoir Hei et Azamir à son sujet. Ils devaient se douter que quelque chose n’allait pas, étant donné le temps qu’ils avaient passés à parler à l’extérieur. Ils ne se montrèrent pas curieux lorsque le couple pénétra dans la cuisine, ce qui permit au sbire de se détendre un peu plus. Néanmoins, les questions pouvaient toujours fusées plus tard, mais si elles pouvaient ne pas être posées tout court… Ça l’arrangerait. En tous les cas, Ferir faisait en sorte qu’elles ne soient pas émises pour le moment, se concentrant sur la préparation du repas. Il était possible que tout ceci éveille l’appétit du schizophrène, même s’il gardait toujours des réserves. Il était, en tout cas, tout à fait disposé à mettre la main à la pâte. Il se demanda un court instant s’il devait questionner pour les fruits de mer mais son amoureux prit les devants. Sa surprise fut telle qu’il ne put la dissimuler et il remarqua bien que son comportement n’était pas passé inaperçu aux yeux du ranger… Qui eut la présence d’esprit de ne pas poser de questions. Tant mieux. Il se sentit soulagé et pouvait concentrer son attention sur l’opportunité de manger.

Il se proposa pour la préparation des fruits de mer, lui permettant ainsi de se concentrer sur autre chose que sur l’idée de se nourrir. Ça marchait, parfois. L’enthousiasme de son chéri continuait à l’encourager et il ne put que sourire en retour. Il se proposa aussi pour préparer la béchamel, sachant parfaitement la faire. Il avait de l’entrainement pour cette sauce, même si ce n’était pas la plus légère. Il aimait bien le gout toutefois et c’était plutôt encourageant, il fallait l’avouer. Il rit sincèrement à la remarque de Ferir, appréciant que les attentions ne soient pas tournées sur lui. Il s’attela à sa tâche, se permettant de chercher les ingrédients nécessaires. Il laissa son amoureux interrogé les deux autres pour savoir ce qu’ils préféraient, non surpris d’entendre qu’Azamir avait choisi une végétarienne. Il ne voyait pas le problème dans ce choix alimentaire, même s’il n’était pas capable de le faire. De toute manière, en vue des difficultés qu’il rencontrait pour manger, ce serait d’autant plus difficile s’il s’interdisait certains aliments. Néanmoins, il avait l’impression qu’il y avait un léger désespoir dans la voix de Hei, lui faisant comprendre qu’il n’était pas franchement en accord avec cette façon de penser. Il s’abstient de commenter toutefois, sachant que le végétarisme pouvait engendrer des conversations enflammées qui le dépassaient.

Concentré sur ses actes, il ne participa pas à la conversation. De toute manière, ils furent tous plus ou moins silencieux, faisant attention à ce qu’ils faisaient. Sachant qu’il y aurait trois pizzas aux fruits de mer, le sbire prépara assez d’aliments pour les trois, rangeant le restant dans le frigo avant de s’atteler à la béchamel. Il estima plutôt bien les quantités et vint à la faire gouter à son chéri lorsqu’elle fut terminée, souriant davantage en l’entendant s’extasier. Il aimait toujours autant entendre des compliments sur ce qu’il préparait. Il déposa un rapide baiser sur ses lèvres –suivant son envie – avant de retourner à la préparation. Ils finirent de dresser les pizzas une fois la pâte étalée, acquiesçant doucement à l’idée silencieuse de mettre leurs pizzas en dernier. Peut-être cela l’aiderait-il à faire grandir l’envie de manger qui n’avait pas tant bougé, quand il y pensait. Une fois chose faite, il ne restait plus qu’à attendre qu’elles cuisent avant d’arriver au moment fatidique… Une certaine angoisse naquit dans sa poitrine alors qu’il s’était placé à côté de son petit ami, le cerclant doucement de ses bras pour l’avoir un peu contre lui. Il acquiesça lorsque l’idée de préparer la table en attendant survint, laissant les deux colocataires sortir ce dont ils auraient besoin. Il opta pour un jus de fruits lorsqu’on lui demanda ce qu’il souhaitait boire. Les boissons gazeuses avaient tendance à lui couper davantage l’appétit alors il préférait éviter.

Il essayait d’adopter un comportement normal, de se joindre aux conversations légères qu’il y avait. Mais plus la cuisson se faisait, plus il se sentait nerveux. Sous la table, une fois qu’ils étaient installés, il se permit de se saisir de la main de son chéri, comme pour se motiver, se calmer aussi. Il essayait de chasser les mauvaises pensées qui le parasitaient lors de l’approche du repas. Il se disait que ce serait aussi agréable que lorsqu’il mangeait avec son fils et que cela n’avait strictement aucun rapport, de près ou de loin, avec les repas de son enfance. Au final, les deux premières pizzas furent prêtes et il se rendit compte qu’en l’absence de son amoureux, il avait eu tendance à se refermer sur lui, nouant ses mains entre elles. Il releva la tête néanmoins alors que l’odeur venait à se glisser sous ses narines. Ses yeux se posèrent sur les deux pizzas, avouant être intrigué par celle d’Azamir. Il crut entendre le ventre de Ferir grogner, ce qui ne manqua pas de le faire sourire rapidement. Apparemment, le ranger s’en est lui aussi rendu compte et il lui proposa de lui piquer un morceau en attendant la leur, proposition qui ne passa pas dans l’oreille d’un sourd. Un certain amusement dansa sur les lèvres du sbire, balayé rapidement quand la proposition lui fut adressée. Il ouvrit la bouche une première fois, mais aucun son ne sorti de ses lèvres. Niveau discrétion, c’était vraiment naze.


« Euh… C’est gentil, merci mais euh… Ce n’est pas vraiment les légumes, mon problème. »
Il eut tendance à se tordre un peu sur sa chaise, tournant naturellement son regard vers Ferir. Il n’avait pas envie de voir le jugement qu’il était persuadé d’avoir en retour, de la part d’Azamir et sans doute de Hei. Il craignait un peu la réponse de leurs parts, d’ailleurs. « Mais je… Je veux bien gouter. » Il voulait faire un effort, en avouant qu’il était aussi intrigué par cette pizza. Les nouveautés alimentaires étaient un moyen de le faire manger, bien qu’il avait oublié de le préciser tout à l’heure. Il releva la tête, amorçant un léger sourire qui se voulait encourageant alors qu’il tendait la main pour prendre un morceau. Pour autant, il ne la porta pas directement à sa bouche, ayant la sale tendance à observer ce qu’il mangeait avant. Et cela même s’il avait pu voir auparavant ce qu’il y avait dedans. L’idée de gâcher le repas avec ses troubles lui traversa l’esprit et il essayait de la chasser.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
Ne pas faire de vagues - Page 7 Ux9DUlJ
Shinara's Theme : Dance With The Devil
"Damn. I didn't take care of myself. Again."
"Drug tests don't lie"

Stamp:
 
Autres comptes:
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



C-GEAR
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
(Page 7 sur 8) Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
Sujets similaires
-
» La dissuader, la faire souffrir [Pv Pomona]
» La democratie ne saurait faire la guerre a la democratie.
» Haïti: Haiti perd 3 places dans les facilités de faire des affaires
» Faire face à soi-même. (Pv Nala' )
» Que faire ? ...? [ pv Minette ]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Master Poké :: Le Pokémonde :: Région Hoenn - 3E G E N :: Nénucrique-