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» Ne pas faire de vagues


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Modo & Ranger

C-GEAR
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Messages : 11270

Région : Kanto | Hoenn
Jeu 24 Mai - 5:48
Point de vue de Ferir

Un hochement de tête, témoignant que mon interlocutrice a raison dans ce qu’elle affirme. J’affiche aussi un petit sourire. J’espère vraiment que tout se passera bien. Même si on essaie de me rassurer à ce propos, je ne le serai pas avant que cette étape soit franchie, avant d’avoir le résultat au visage. Il n’y a rien qui puisse être dit pour changer ça. Je ne veux donc pas insister davantage. Je suis d’une nature trop anxieuse pour que ça se calme d’ici là. Et parfois, je suis tellement nerveux que je peux être maladroit dans ce que je dis. Je peux être trop infantilisant avec un enfant... Mais bon, je chasse ces pensées, n’ayant pas envie de m’y attarder plus longuement. Tu ne vois pas du tout le raisonnement plus positif qu’a Milla. Pour toi, ça s’arrête au fait que la première impression que tu donnes pourrait être moche par ta faute, à cause de toute ton angoisse. Ça te bloque à ça, et à force d’alimenter du négatif ainsi, ça augmente les chances que ta nervosité prenne le dessus sur toi. Apprendre à gérer ton anxiété te serait tout bénéfique. Mais heureusement, la conversation dévie sur des sujets plus positifs qui te font mettre tout cela de côté. Parler de mon travail, ça me rend toujours de bonne humeur et j’aime ça. Même si parfois, ça m’amène à me répéter, même si ce sont souvent les mêmes questions, ça ne me dérange pas. J’aime informer, j’aime faire de la sensibilisation. J’aime aussi qu’on s’intéresse à ce que je fais, ça me confirme qu’il y a d’autres personnes qui pensent comme moi, qui croient que ce n’est pas un travail inutile. J’ai toujours la crainte de devenir trop lourd, de donner trop de détails, de finir par ennuyer mes interlocuteurs, mais je suis rassuré d’entendre que ce n’est pas le cas avec elle. Merci! J’ai beaucoup hésité au moment de choisir mon domaine d’études pour le métier que je voulais exercer, mais je ne regrette pas mon choix! Et je dois admettre que j’ai aussi beaucoup de chance de pouvoir côtoyer ces Pokémon. Ils ont tous quelque chose à m’apprendre. Large sourire, ne pouvant m’empêcher d’être hyper enthousiaste. Ça fait du bien de croiser des gens qui comprennent ce que je fais et pourquoi je le fais. J’ai eu de la chance que ça soit aussi le cas avec Shin. Sans ça...

Oui, ça aurait été difficile d’être en couple avec quelqu’un qui passe son temps à critiquer ton emploi.

En plus d’avoir la distance à gérer... Ça me semble être un problème suffisant, mais on s’en sort bien. Ça demande plus d’efforts, mais ça en vaut la peine. Il me fait me sentir comme aucun autre des petits amis que j’ai pu avoir par le passé. Et... j’espère que je sais le rendre heureux. Si ça n’était pas le cas, ne crois-tu pas qu’il te le ferait savoir au lieu de passer du temps avec toi? Cesse de te tourmenter avec des questionnements qui n’ont aucun sens. Je crois que ça lui fera plaisir quand je lui annoncerai les travaux et mes démarches pour l’embauche d’un ou de deux employés. Ça me permettra un peu plus d’indépendance, après un certain temps. Tout cela prendra quelques mois, ça ne se fera pas demain, mais ça me rend très joyeux. Par contre, j’ai mal compris ce que Milla voulait dire par triste, j’en affiche une moue quand je m’en rends compte. Ah, oui je comprends. En fait oui, les besoins sont réels et ils ne vont pas en s’atténuant. Les places que j’ai sont toujours pleines, je dois souvent refuser de prendre des pensionnaires de plus et donc les diriger vers d’autres établissements... C’est quelque chose qui me peine chaque fois que je dois le faire. Il me faut apprendre à me détacher, à fixer des limites. Actuellement, ça ne serait pas optimal d’accepter quand je suis à pleine capacité. Je le sais, mais... ça n’empêche pas de m’en sentir mal. Oui, je crois que c’est positif. Je pourrai aider plus de Pokémon à retrouver une vie normale. Et merci, j’attends encore que les plans d’agrandissement soient approuvés pour le lui dire, j’ai hâte! Je ne vois pas pourquoi ils ne le seraient pas, sauf que je ne veux pas m’emballer et le lui annoncer pour qu’au final, ça tombe à l’eau pour l’instant. Azy est au courant, mais c’est grâce à lui que je peux faire ces travaux. Il m’a offert la part d’héritage que mes parents lui avaient laissé à leur décès. Il avait toujours refusé de la prendre, mais cette fois, c’était différent. Il ne se trouvait pas dans le même état d’esprit à se dire qu’il ne méritait rien de leur part. Donc, je ne peux être qu’enthousiaste face à ce qui m’attend, face à ce que l’avenir me réserve.

Même si tu as parfois tendance à te laisser retenir par le passé... Et parlant de passé, la conversation dévie en ce sens.


Maintenant qu’on parle de photos, je suis vraiment curieux. Je suis sûr que Shin devait être ultra adorable quand il était enfant. De quoi me rendre gaga comme lorsque j’ai vu des photos de Kane. Je me plais à l’imaginer en tout cas, je risque de lui en parler, m’enfin si j’ose. Je ne crois pas au final, quand Milla m’informe qu’il ne risque pas d’avoir de photos. C’est un peu triste, mais comme je sais ce par quoi il est passé, du moins, j’en ai une idée, ça ne m’étonne pas. Azy non plus n’a pas de photos. Juste celles que Sanea, mes parents ou moi avons prises avec lui. Je peux donc imaginer qu’il s’agit de la même chose pour mon petit ami, bien que je trouve ça très triste. Je ne sais pas quoi lui répondre, je ne veux pas dire quelque chose qu’il ne faudrait pas. Au moins, elle réagit surtout à ce que j’ai dit quant au fait de les rendre mal à l’aise. Elle répond surtout pour elle, pas pour Shin. À la fin, elle s’excuse et je réplique aussitôt. Non, ce n’est pas grave. Je comprends ton point de vue. On peut dire que... j’ai vécu la même chose de mon côté, donc oui... je comprends. Je parle du décès de mes parents, qu’Azy a esquivé. Il a été long à accepter d’en parler avec moi, alors que j’en avais besoin. C’était trop souffrant pour lui et il ne savait pas comment y faire face, en plus d’avoir une énorme culpabilité de ne pas s’être présenté au salon funéraire. Peut-être que ma comparaison est maladroite, donc je ne l’exprime pas de vive voix. L’important c’est que vous vous respectiez l’un et l’autre dans votre façon d’affronter le deuil. Je ne suis pas sûr que c’était une bonne formulation, mais je pense qu’en effet, ils parviennent à se respecter. Ça a été long avant que j’y arrive pour mon meilleur ami. Ce n’est pas que je lui en voulais, mais j’étais déçu. Et je cherchais trop à lui imposer mon besoin d’en discuter. Au moins, il a pu traverser le deuil lui aussi et c’est bien. Avec tout cela, je me demande si ça va bien entre mon petit ami et mon meilleur ami. C’est sûrement le petit malaise qui me ramène cette angoisse. Je ne sais pas si ça fait longtemps qu’ils sont partis, je n’ai pas porté attention avec les conversations. Je ne peux m’empêcher de glisser un regard derrière moi, guettant s’ils reviennent.

Et tu te sens aussitôt mal de te détourner ainsi, ne manquant pas de t’excuser rapidement.

Je suis désolé, je m’inquiète un peu de savoir si ça va bien entre ces deux-là, dis-je en pointant vaguement derrière moi d’un geste de la main. Disons qu’ils ont eu des différents et comme ils sont les deux personnes les plus importantes pour moi, j’ai profité de cette activité pour essayer de faire en sorte qu’ils apprennent à mieux se connaître.


Azamir
Je ne me sens pas très à l’aise de parler avec Shinara de Gaeriel, bien que je n’aie pas nommé son prénom, n’ayant aucune intention de le faire. Je me disais que de toute façon, Ferir devait l’avoir informé, mais il n’en est rien. Ça me rassure qu’il ne divulgue pas ma vie privée n’importe comment. Il m'a taquiné souvent avec cette histoire de sourire, j’en étais presque rendu à me cacher pour écrire les SMS. Un son amusé remonte ma gorge. Il témoigne que je ne suis pas fâché contre lui, mais j’aimerais qu’il me laisse gérer ma vie par moi-même. Je sais ce que je fais. Hn, j’y réfléchis toujours, sauf que je ne sais pas comment elle se sent vis-à-vis de moi. Il faut vraiment que j’arrête de parler. On dirait presque je suis en train de parler avec mon meilleur ami... De toute façon, que Gaeriel m’aime ou non, on ne peut pas être ensemble... Je ne veux pas la mettre plus en danger qu’elle peut déjà l’être. Qu’importe l’avis des autres, c’est ce qui est le plus important. Je ne compte pas y déroger. Au moins, le raisonnement de mon interlocuteur est logique et il faudrait qu’il le dise à Ferir. Il n’aurait pas le choix de l’approuver et de me laisser tranquille.

Heureusement que ton avis changera, que tu t’accorderas enfin le droit de toucher le bonheur. Cette pensée de ne pas le mériter à cause de tes actes passés finira par s’atténuer.

On dirait que Ferir ne lui a pas dit non plus que je ne suis pas du tout à l’aise avec les enfants. Il aurait pu rapidement le constater si son fils était présent, mais comme ce n’est pas le cas, je peux y échapper. Je réagis minimalement à la photo, puis j’apprends que mon ami en a vu. Je l’imagine bien. Tout ce qui est mignon a tendance à le rendre comme ça. Je me souviens quand j’ai ramené Brav au refuge, pendant qu’il n’était qu’un Furaiglon. Ferir s’était extasié devant le côté mignon de ce Pokémon. Au lieu de m'attarder sur cette pensée, je poursuis. Il est lui aussi anxieux, même s’il essaie de ne pas le montrer. Il se met toujours du poids sur les épaules à cause de la crainte de ne pas être à la hauteur ou de faire des erreurs. Mais comme tu dis, c’est difficile d’imaginer que ça pourrait mal se passer. Je m’arrête là quelques instants, vérifiant une dernière fois mon portable, mais toujours rien. Je reviendrai plus tard. Déposant l’appareil dans le casier et refermant derrière, il ne me reste plus qu’à attendre que Shinara ait terminé aussi. Et Ferir a beau être la plus gentille personne que je connaisse, c’est avec toi que ton enfant passe son quotidien. Il n’y a pas de raison pour qu’il t’aime moins. Je sais que Ferir ne chercherait pas à prendre ta place, ce n’est pas ce qu’il veut. Peut-être que cette crainte lui avait aussi traversé l’esprit, mais il n’en est rien. Pour avoir un peu discuté de ce sujet avec le concerné, je peux l’affirmer sans me tromper. Bref, il est temps que nous aillions les rejoindre. On commence donc à marcher et je le trouve anxieux pour rien. À croire que son petit ami l’influence. Je t’ai déjà dit qu'il ne connaît pas le mot rancœur. Je le lui rappelle avec un léger sourire aux lèvres. Je te parie qu’il sera content de voir qu’on se parle. Donc il faut qu’on se trouve quelque chose à dire jusque là. Je tourne un peu la tête dans sa direction, l’observant avec un léger sourire en coin.

Tu dois admettre qu’il n’est pas de mauvaise compagnie, puis tu te souviens avoir bien discuté dans la voiture, quand tu avais conduit après le beach party pour les ramener Ferir et lui chez ton ami.



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Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
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Région : Johto
Jeu 24 Mai - 19:34
Milla se doutait bien qu’il n’était pas facile pour jeune homme de se préparer à la rencontre avec Kane, elle comprenait aussi son stress et son anxiété. Elle tâcha de trouver les mots justes pour le rassurer, sachant toutefois que la seule chose qui pourrait chasser cet état était la rencontre en elle-même. En tous les cas, elle était persuadée que tout allait bien se passer. Il faudrait qu’elle demande à Miky s’il y avait une seule personne sur cette planète que l’enfant n’aimait pas… Il donnait vraiment l’impression d’aimer tout le monde. En même temps, à cet âge-là, il n’y avait pas réellement d’esprit critique. Même s’il fallait avouer que la situation des deux jeunes hommes était assez particulière pour créer des tensions et des questionnements. Mais bref. Elle ne s’attarda pas sur le sujet, préférant se concentrer sur la suite de la conversation. Apprendre le métier de Ferir lui permettait d’exprimer son point de vue. Elle était ravie d’apprendre qu’il y avait encore des gens bien sur cette Terre, des gens qui souhaitaient encore le bien autour d’eux. Elle pensait bien que travailler dans un refuge n’était pas choses aisée ; c’était un bon moyen pour constater la méchanceté du monde… Et de se mettre à le détester par la suite. Elle n’était absolument pas dans ce cas-là, évidemment. Mais, parfois, elle arrivait à comprendre un peu ceux qui tournaient mal… En ignorant totalement que c’était le cas de son presque fils.

Un large sourire se dessina sur ses lèvres. En même temps, il était difficile de ne pas réagir positivement face à l’enthousiasme et à la joie visible du Kantonien. Il avait trouvé sa voie, c’était sûr. Et elle trouvait ça très bien. Ce n’était pas toujours aisé de trouver un travail qui plaisait réellement… En ce qui la concernait, elle était un peu dans un cas contraire. Bosser en tant que secrétaire pour un patron exécrable, pour un salaire de misère… Si elle pouvait, elle claquerait tout. Pour autant, la vie ne lui permettait pas un revirement de la sorte, pas avec le prêt qu’elle devait remboursée tous les mois alors qu’elle ne vivait plus dans la maison. La vie d’adulte, quoi. C’était un peu triste quand même, mais elle préféra chasser ses réflexions. C’était jour de congés aujourd’hui alors aucune raison de penser boulot ! Même si elle aurait aimé en parler avec autant d’engouement que le jeune homme. Elle finit par expliquer son point de vue, quant à sa remarque sur la tristesse de la situation. Elle ne voulait pas miner l’ambiance, mais il lui semblait important de s’expliquer. Et ce qu’elle apprit ne l’aidait pas à positiver complètement, affichant une légère moue.
« Et le plus triste dans tout ça, c’est que ça ne m’étonnes qu’à moitié. Dans quel monde vit-on… » Elle poussa un soupir, essayant tout de même d’instaurer une nouvelle fois de la joie dans les paroles qui suivirent. Plutôt que de se concentrer sur le pourquoi il s’agrandissait, essayer de voir le potentiel que cela représentait pour lui, souriant un peu plus face à ses paroles. « Je pense que ça lui fera plaisir, de voir que tu te sens épanoui dans ton travail mais aussi que vous vous verrez plus souvent ! En fonction du travail de Miky, aussi, évidemment. » Elle n’avait jamais vraiment compris ce qu’il faisait comme boulot, mais elle avait compris que ce dernier le forçait à devoir bouger régulièrement. Elle n’avait pas la moindre idée sur la réelle activité de Shin’, ne pensant pas un instant qu’il pourrait travailler pour une organisation mafieuse. Elle avait plutôt la même version que celle de Ferir, de l’école, de l’administration. Une couverture plus ou moins parfaite qui n’éveillait pas les soupçons, même des personnes proches.

Elle ne put s’empêcher d’évoquer les photos d’enfance de son fils et Miky, ayant une certaine fierté à les avoir. Cela faisait plusieurs jours maintenant qu’elle voulait le revoir d’ailleurs pour lui montrer, plutôt que de les envoyer par mms. Au moins, elle pourrait guetter ses réactions en direct et évaluer son état. Elle pensait sincèrement que cela lui ferait plaisir, même si elle pouvait aussi comprendre que cela le rendait mélancolique… Elle aussi, quand elle les regardait. Pour autant, elle ne se laissait pas abattre. Elle expliqua sa façon de fonctionner, sa façon de raisonner. Elle qui ne voulait pas miner l’ambiance, c’était un peu loupé sur le coup et elle s’excusa. Un brin de surprise se dessina sur son beau visage et elle retint une question qui menaçait de brûler ses lèvres. Est-ce… Est-ce qu’il avait perdu un fils, lui aussi ? Elle ne se voyait pas poser la question de peur de créer plus de gêne encore. Elle avait beau être curieuse, elle savait qu’il y avait des limites à ne pas franchir. D’autant plus qu’il y avait de fortes chances qu’elle ait tout compris de travers. Du coup, elle eut simplement un sourire désolée, posant sa main sur son bras en signe de réconfort. Elle n’avait pas remarqué son malaise vis-à-vis d’elle et de son sexe alors elle pensait bien qu’un simple contact n’était pas méchant, d’autant plus que ce n’était que le bras.
« C’est exactement ça. Ça n’a pas été facile, au début, et je sais que Miky m’en veut et je m’en veux aussi… J’ai l’impression de l’avoir abandonné durant toute son adolescence, sans doute parce que c’est ce que j’ai fait. » Elle eut un rire nerveux, non fière de ce qu’elle avait fait. « Mais maintenant, ça va mieux, entre nous. Je suis contente qu’il m’accepte auprès de lui. » Elle ne savait pas ce que Ferir connaissait du passé de Shin’, ni de l’adolescence qu’il avait eu. Elle-même n’avait pas tous les détails, d’ailleurs, mais elle pensait bien que ça n’avait pas été facile. Toutefois, elle ne pouvait pas remonter le temps donc… Autant se rattraper maintenant, comme elle le pouvait. Et puis… Il lui avait dit qu’il comprenait les raisons de son éloignement, même si ça ne l’excusait en rien. Bref, elle ne savait pas pourquoi elle ressassait autant le passé, ni pourquoi elle avouait tout ça au jeune homme.

« Oh, vraiment ? » Elle n’avait pas mal pris qu’il se retourne pour essayer de voir où étaient les deux hommes. Elle ne prenait pas ça pour une envie de fuir la conversation, même si en un sens elle pouvait le comprendre. Elle parlait beaucoup trop de choses sensibles et émotionnelles. Mais… Elle devait avouer qu’elle n’avait pas grand monde à qui en parler. « Ça se comprend. Mais ça à l’air de bien aller il faut croire, sinon Miky serait déjà revenu, je pense. Ils ont des raisons de ne pas s’apprécier ? » Elle était beaucoup trop curieuse, elle le savait.


A vrai dire, le sbire ne s’était pas attendu à ce que le ranger continue de lui parler. Il avait lâché un petit pic pour le taquiner, rien de méchant et il pensait qu’Azamir allait s’enfermer dans un mutisme. De toute évidence, ce n’était pas le cas et c’était tant mieux. Si Shin’ voulait faire des efforts pour s’entendre avec lui, c’était bien plus facile s’ils parlaient de quelques choses plutôt que de se fixer bêtement dans le blanc des yeux. Il échappa un petit rire à la remarque sur les sms, n’étant pas vraiment surpris, plus en revanche par le son qui s’échappa de la gorge de l’homme. Ce n’était pas un rire, mais ça y ressemblait presque. « Il est terrible quand il s’y met. » Ca ne l’empêchait pas d’être amusé par cette révélation. Il n’irait pas dire à Ferir de laisser son meilleur ami tranquille, se disant qu’il n’avait pas à se sentir obligé d’intervenir. En ce qui le concernait, il était plutôt content d’apprendre que son petit ami encourageait son ami à avoir une relation. Cela voulait dire, d’une certaine façon, qu’il n’éprouvait plus les mêmes sentiments pour lui que lorsqu’ils s’étaient rencontrés. C’était évident, pourtant, mais le sbire avait quelques difficultés à s’y habituer, surtout quand il repensait au baiser qu’ils avaient échangés. « Ça, c’est toujours compliqué à comprendre. » Il était bien placé pour le dire, étant donné qu’il avait lui-même ignorer ses propres sentiments. « Après si vous passez régulièrement du temps ensemble et que le feeling est bon… Tu peux toujours tenter ta chance. Mais pas te forcer non plus. » Il afficha une moue sceptique, avant de pousser un léger soupir. « Par contre je suis une brelle en sentiments amoureux alors… N’écoute peut-être pas mes conseils. » Suivi d’un petit rire gêné. Il avait donné une belle preuve au ranger de son incapacité à gérer des émotions et une relation donc… Il pouvait ignorer tout ce qu’il avait dit, ça ne le dérangeait pas.

Après avoir réceptionné la photo d’un Kane endormi, il ne tarda pas à faire son papa gâteau, montrant la photo. Il avoua que Ferir avait déjà vu des photos de son fils et qu’il n’avait pas manqué de faire son gaga. Ok, donc son petit ami aimait ce qui était mignon, il gardait cette information dans un coin de la tête, à ressortir pour un éventuel cadeau.
« Je m’en suis un peu douté, pour la pression qu’il se met. Pour autant, je pense sincèrement qu’il sera à la hauteur. Je me suis imaginé plusieurs scénarii déjà de leur rencontre et y en a aucune où ça se finissait mal. » A part peut-être sur le fait que Kane prenne l’arrivée de Ferir dans la vie de son père comme un rival ou il ne savait quoi, ou si Ferir se positionnait en père de substitution, ceux que le sbire ne laisserait pas faire de toute façon. De toute manière, il ne voyait pas le jeune homme agir comme ça, impression confirmée par son meilleur ami. Un petit sourire s’anima au coin des lèvres alors qu’il récupérait ses cigarettes, ne tardant pas à fermer son casier à son tour. « Je sais, et c’est ce qui fait que j’aime pas penser ça. J’essaie de m’en convaincre, et merci d’essayer de m’en convaincre. Mais... Je ne peux pas m’empêcher de remettre en doute ma capacité à être père. Je veux dire… J’ai 23 ans, je suis encore un gamin dans ma tête –en plus d’être malade mentalement- et je panique aux moindres bobos. J’ignore même si je m’y prends correctement. Je ne sais pas, je crois que j’aurais bien aimé avoir un exemple sur qui me baser, mais c’est mort je crois. Bref. Je ne sais pas pourquoi je te dis tout ça, désolé, ça doit être chiant. » Il laissa échapper un petit rire, plus ou moins nerveux. Il ne s’était pas attendu à déballer tout ça. Ça aussi, si Azamir voulait faire comme s’il n’avait rien entendu, il le pouvait. Alors plutôt que de continuer ainsi, il enchaîna sur le fait d’avoir laissé son petit ami avec la donzelle.

« C’est vrai, je me suis pas encore totalement habitué. » On ne pouvait pas dire qu’il avait dans son entourage quelqu’un qui ressemblait à Ferir, à ignorer la rancœur, à accorder le pardon facilement. Cet excès de gentillesse lui faisait du bien, même s’il avait parfois tendance à l’oublier. « Ouais, je crois que c’est un peu aussi dans cette optique qu’il nous a demandé de venir, à tous les deux. Et je ne crois pas que ce soit une mauvaise idée donc… » Il essaya de ne pas boguer en voyant le léger sourire qu’il lui adressait, répondant par un autre sourire. Ils se mirent en marche pour rejoindre les deux autres qui devaient sans doute se trouver toujours au même endroit. Sauf… Sauf qu’il ne se souvenait plus d’où il venait. « Donc euh… Tu sais où ils sont ? J’ai… Un très mauvais sens d’orientation, tellement pitoyable que s’en est risible. » Un nouveau petit rire, préférant se tourner au ridicule que de le prendre sérieusement.


So what if I'm crazier than crazy?
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Modo & Ranger

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Lun 28 Mai - 2:28
Point de vue de Ferir

La conversation se déroule bien, pendant que Shin et Azy ne sont plus avec nous. Elle est gentille, Milla. J’aime bien croiser les personnes qui sont importantes pour mon petit ami. Peut-être que ça l’amènera à me parler plus de son passé, je ne sais pas. J’ai encore beaucoup de questions, sauf que je ne veux pas le brusquer et qu’il se referme. En tout cas, pour le moment, on en vient à parler du refuge, sans surprise. Je crois que c’est un sujet incontournable lors des rencontres. Ça fait tellement partie de ma vie, de qui je suis. J’aurais voulu ne pas parler du côté plus triste de mon métier, mais voilà qui est fait. On ne peut pas vraiment passer à côté. Je remarque que ça l’affecte aussi. Il y a aussi du beau, dans ce monde. L’humain a tendance à s’attarder sur le négatif, alors j’essaie de ne pas le faire. Et parfois, tu y parviens si bien que tu joues à l’autruche sur les côtés sombres du monde, sur ce qui heurte tes valeurs. Parler des travaux d’agrandissements, du fait qu’avoir des employés pourra m’aider à avoir plus de temps pour moi, pour mon couple, je trouve ça très positif et je ne peux m’empêcher d’en parler de cette façon. Au moins, elle semble d’accord avec moi. C’est sûr, oui. Je ne veux pas qu’il me trouve envahissant. Je vais toujours respecter ses limites et son emploi du temps. Pour moi, c’était une évidence, mais ça ne fait pas de tort de le préciser. Jamais je ne vais m’imposer à Shin s’il a envie de solitude ou s’il ne peut pas me voir. Ou qu’importe la raison. J’espère juste que ça n’arrivera pas trop souvent... Quand on est amoureux, c’est bizarre de ne pas avoir envie de voir l’autre, ce n’est pas un vrai couple. En tout cas, moi, je m’ennuie très facilement de lui, même si je me retiens de ne pas l’appeler tous les soirs. Comme d’habitude, je me suis lié très vite et je l’aime vraiment. Il n’y a rien qui changera ça.

Attention à rester terre-à-terre. Ton côté rêveur peut te jouer de mauvais tour.

Parler de photos d’enfance, ça me rend aussitôt curieux. Je ne peux pas faire autrement que de le devenir. Je voudrais bien voir Shin quand il était plus jeune. Je ne sais pas si ça l’intéresse aussi pour moi, pour voir aussi ma famille... J’aimerais la lui présenter, mais je ne sais pas comment il va y réagir, sachant que je l’amènerais au cimetière... Je préfère ne pas penser à ça maintenant. En tout cas, je comprends rapidement que c’est aussi un sujet sensible, et je ne veux pas froisser personne. Même pour Milla, je peux déceler que ce n’est pas facile, qu’elle est triste. J’ignore si c’était une bonne idée de mentionner que je ne veux surtout pas les rendre mal à l’aise, tous les deux. Et quand elle s’excuse, j’enchaîne en disant que je comprends. À voir la réaction, je me dis que ce n’était sans doute pas la chose à dire. Ma comparaison devait forcément être maladroite, donc je garde ma réflexion pour moi. Ça vaut mieux. Puis, je sais qu’Azy ne serait pas très content de savoir que c’est le genre de chose que je partage sur lui à une étrangère, ou en tout cas, à une personne qu’il ne risque pas de revoir souvent. C’est toujours délicat d’évoquer des événements qui me sont arrivés sans parler de lui par la même occasion. Il était là. Il est de la famille. Je ne peux pas faire sans. Mais tout ça devient secondaire quand mon interlocutrice m’adresse un sourire désolé, mais surtout quand sa main vient me toucher le bras. Tu te contrôles pour ne pas simplement reculer, mais ton dos se fige, et ton regard ne quitte pas cette main. C’est plus fort que toi, quand un contact survient avec une femme. Du moins, un contact avec lequel tu n’es pas habitué. En entendant sa voix, tu parviens à te calmer un peu. C’est l’important, que ça aille mieux... On ne peut pas changer le passé, on peut juste aller de l’avant vers un avenir meilleur. Un petit sourire, avant d’essayer de vraiment me ressaisir.

Tu te trouves idiot, sachant pertinemment qu’il s’agissait d’un contact innocent, un contact qui se voulait sympathique. Si, après coup, tu parviens à le voir ainsi, sur le coup, c’est toujours une autre histoire.

J’ai hâte que Shin et Azy reviennent. Je m’inquiète aussi, j’espère qu’ils ne sont pas en train de se prendre la tête... Je ne peux m’empêcher de regarder derrière moi pour voir s’ils reviennent, même si après coup, je me trouve impoli. Je m’excuse, expliquant la raison par la même occasion. Et je me dis que je n’aurais peut-être pas dû quand elle me pose des questions. Bravo moi. J’ai fait attention de ne pas parler de ce qui s’est passé avant que Shin et moi ne soyons un couple, et me voilà presque obligé de le faire. J’aurais dû m’abstenir. Malgré moi, un léger soupir m’échappe, avant que je commence à parler. Bah il faut savoir qu’Azy et moi, on est ami depuis très longtemps. Il est devenu comme mon grand frère, et il est protecteur comme un grand frère. Un léger rire, avant que je reprenne. Et quand j’ai dit plus tôt que ça n’a effectivement pas été si facile avec Shin, c’est vers Azy que je me suis tourné pour en parler... C’est presque risible. Il a plutôt subi mon incapacité à décrocher, à laisser tomber ces sentiments qui ont pris une place rapidement dans mon cœur. Il m’a empêché de me blesser, dans la mesure de ses capacités. On peut dire que c’est lui qui nous a réunis, mais il ne s’attendait pas à ce résultat-là. Nouveau rire, un peu plus nerveux. Je n’ai pas envie d’expliquer plus. Je ne sais pas si mon copain le voudrait. J’essaie donc de couper l’instant. Je ne voudrais pas non plus qu’ils arrivent pendant qu’on discute de ça. Mais c’est du passé maintenant et j’espère vraiment qu’ils seront en mesure de s'entendre. Ils s’étaient croisés au beach party et ça avait bien été, donc je pense que ça peut revenir. C’est comme ça que je parviens à rester positif malgré que je sache que mon meilleur ami est la personne la plus rancunière que je connaisse...

Tu ne perds pas espoir, tu sais aussi qu’ils comprennent tes intentions.


Azamir
J’acquiesce doucement aux paroles de Shinara quant au fait que Ferir peut être terrible. Quand il joue au lourd, il l’est. Je m’étonne ensuite à continuer de parler de Gaeriel, faisant attention à ne pas la nommer. Je ne me sens pas prêt à le faire avec lui. Le moins qu’on puisse dire, c’est que sa réponse me surprend. Je le laisse finir avant d’intervenir, mais j’ai aussi la délicatesse de ne pas confirmer ce qu’il dit pour les sentiments amoureux. Il vaut mieux que je n’y repense pas, au risque d’avoir la rancune qui revient au galop. Ce n’est pas lui qui trouvait Ferir en larmes, assis en boule dans le fond de son refuge avec son couteau à la main... De toute façon, ce n’est plus de conseils dont j’ai besoin. Je dois y réfléchir par moi-même et me décider avec mes propres moyens. Je ne vis pas pour faire plaisir aux autres et faire ce qu’ils attendent de moi. Je présume que ma façon d’exprimer ma mentalité peut sonner rude, mais j’ai eu assez de Ferir, de Hei et même de ma mère qui me connaît à peine pour me dire de foncer malgré le danger que ça représente pour elle. Je n’ai pas besoin que quelqu’un d’autre s’en mêle. J’essaie tout de même d’adoucir. Si je suis sûr d’une chose, c’est que je ne veux pas perdre son amitié. J’espère donc que ça va clore le sujet, mais je présume que oui puisqu’il ne tarde pas à écrire un SMS à sa sœur, puis à me montrer la photo qu’il reçoit en retour. Pour m’en sortir, j’en viens à demander si Ferir a vu des photos. Ça fonctionne bien, et je ne suis pas étonné d’apprendre qu’il s’est extasié devant. Ça le caractérise bien. Il est toujours si expressif, à mon contraire. Parfois, il l’est un peu trop pour moi, mais ça ne me dérange pas vraiment. Pas avec lui.

Tu es bien plus tolérant à son égard qu’envers n’importe qui d’autre. La seule autre personne qui pourrait avoir le même traitement de ta part est Gaeriel.

Sans surprise, il continue d’animer la conversation, à croire qu’on ne sait pas parler d’autre chose. Il doit avoir les oreilles qui sifflent à force. Par contre, je sais que ce n’est pas lui que ça dérange. Il serait même content de savoir que j’ai pu filer quelques informations sur lui pendant ce temps. Alors que moi, ça me rendrait plutôt contrarié qu’il fasse ça. Je ne vois pas non plus pourquoi ça se passerait mal. Il est très à l’aise avec les enfants. Il faut juste qu’il oublie sa nervosité. Je me dis que si Shinara est aussi anxieux, ce n’est pas lui qui parviendra à apaiser Ferir... Mais ils font comme ils veulent, je me suis déjà assez mêlé de leur histoire. Je prends tout de même le temps de lui assurer que jamais mon ami ne chercherait à prendre sa place, donc qu’il n’a pas à s’en faire que son enfant l’aime moins à cause de lui. Il sera prêt à prendre le rôle qu’on lui laissera prendre, tout simplement. Bref, je suis surpris par cette longue tirade plus ou moins personnelle que me fait mon interlocuteur, d’autant plus qu’il paraît mal à l’aise à la fin. Je ne suis pas le genre de personne à interrompre pendant, donc je me tais, le laissant parler et finir. Dans un premier temps, je ne sais pas quoi lui répondre. Il se passe quelques secondes pendant lesquelles je suis silencieux. Mais avant qu’il passe à autre chose en croyant que je ne dirai rien, j’essaie quelque chose. Tu sais, l’âge n’a rien à voir. J’ai trente et un ans et tu me mets un enfant dans les bras, je ne sais pas quoi faire avec. Ça va même plus loin que ça, c’est un malaise que je ne contrôle pas, mais je me garde cette réflexion. J’évite aussi de parler de sa maladie. Ça ne me rend pas très à l’aise non plus. Je ne sais pas ce que c’est, ce que ça provoque. Qu’on ait eu un modèle ou pas, on apprend sur le tas. À se dire qu’on ne répétera pas les mêmes erreurs que nos parents, à juste... essayer.

T’es toujours un brin maladroit quand tu tentes de rassurer quelqu’un, mais t’es honnête dans ce que tu dis.

Pendant qu’on se met en marche pour rejoindre les autres, il en vient à s’inquiéter d’avoir laissé Ferir seul. Encore une fois, je me retrouve à rassurer, je ne comprends rien à ce qui se passe. Ça me semble aussi étrange qu’il ne soit pas habitué au tempérament de Ferir. Il est si pur que ça ne s’oublie pas, je trouve. Hn, ce n’est pas une mauvaise idée. Mon ami sait que dans l’action, je me sens mieux. Il a donc profité de cette occasion au lieu d’organiser une soirée pendant laquelle je serais resté silencieux la majorité du temps. Donc, on continue de marcher, mais Shinara me demande si je sais où ils sont, mentionnant au passage avoir un très mauvais sens de l’orientation. Tu t’adresses à un ranger, évidemment que je sais dans quelle direction ils sont. Léger sourire, tandis que je lui adresse un signe de la main pour qu’il marche à côté de moi. Ne va pas en forêt avec Ferir, vous allez vous perdre. C’était toujours moi qui le guidais quand on allait s’amuser dans la Forêt de Jade. Il n’est pas très bon pour s’orienter non plus.

Cette vieille époque, pendant laquelle tu étais encore innocent.



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Lun 28 Mai - 19:19
Ce n’était pas son genre, en général, de broyer du noir. Elle était réputée pour être une femme forte, positive et enthousiaste. Pour autant, apprendre ce que le monde était capable de faire avait tendance à jouer sur cette humeur. Il ne fallait pas qu’elle se mente ; elle avait beaucoup changé, depuis le décès de son cadet. Elle était, pendant un long moment, devenue l’ombre d’elle-même. Elle allait mieux, dorénavant, mais il y avait encore des conversations, des moments qui lui faisait perdre son sourire. Parler de la maltraitance des pokemon en faisait partie. Néanmoins, quand Ferir insista sur le fait qu’il y avait aussi de la beauté, elle sortit de sa torpeur, affichant rapidement un large sourire. « Oui bien sûr, tu as raison ! » Pour le coup, elle se sentait un peu idiote d’avoir surtout vu le négatif dans le travail du jeune homme. Elle n’était pas mécontente qu’il lui rappelle que tout n’était pas noir, bien que tout n’était pas blanc non plus. Elle apprit qu’il agrandissait son établissement, cherché de nouveaux salariés aussi, histoire de pouvoir voir plus régulièrement son petit ami. « Je suis quasiment certaine que Miky te le dira direct, s’il te trouve envahissant. Mais ça m’étonnerait que ce soit le cas. » Elle avait déjà vu son presque-fils amoureux par le passé, et elle savait qu’il pouvait se montrer sangsue à ses heures. Elle n’avait pas trop de doutes qu’il en fasse de même avec le Kantonien, même s’il avait tendance, involontairement, à mettre un peu de barrière pour se protéger. Il n’imaginait pas le pire mais… Il savait ce que ça donnait, d’avoir le cœur brisé et il n’avait aucune envie de retenter l’expérience. Prendre leur temps, ne pas sauter les étapes… Ça lui paraissait important. Bien que c’était souvent plus facile à dire qu’à faire.

Milla ne savait pas trop pourquoi elle avait parlé des photos. Sans doute parce qu’elle était tellement heureuse de les avoir retrouvé, même si elle devait avouée qu’en parler jouait sur son moral. Elle avait l’impression que ses sentiments faisaient yoyo et qu’elle alternait entre joie et tristesse. Nostalgie serait sans doute un mot plus adapté. Pour autant, elle exposa son point de vue, quant à entretenir la conversation envers Tanaka. C’était son fils, pour toujours et à jamais. Elle ne pouvait pas simplement l’oublier, comme son ex-mari l’avait fait. Il lui avait fait comprendre qu’elle s’attardait trop sur le passé, plutôt que de se concentrer sur le présent. Hum. Pas étonnant, au final, qu’ils aient divorcés et autant être franche, elle ne regrettait pas leur séparation. Soit. Penser à lui n’allait pas l’aider à positiver et à aller mieux. Elle fut surprise par la réponse du jeune homme, n’osant pas demander davantage d’informations. Il y avait des chances pour qu’elle questionne Miky, plus tard là-dessus. Elle était trop curieuse, elle le savait. Et ce n’était pas pour rien qu’elle était aussi un vrai moulin à paroles. Elle chercha à le rassurer en posant simplement sa main sur son bras. Elle n’aurait su dire pourquoi, mais elle avait la sensation que le geste n’avait pas réellement l’effet escompté et elle enleva sa main assez vite. Peut-être était-il un peu tôt pour se montrer aussi « proche » avec Ferir, étant donné que ça ne faisait que dix minutes –peut-être quinze ? Elle n’avait pas la notion du temps- qu’ils se connaissaient.
« C’est tout à fait ça. C’est important, de se tourner vers le futur. » Elle lui sourit, pensant ce qu’elle disait. Bien que ce fût la principale idée de son ex, elle se rendait compte qu’il s’agissait d’une vérité nécessaire. Elle avait juste dû faire son deuil, et cela lui avait pris du temps. Mais dorénavant, elle était prête à se tourner vers l’avenir. Après tout, elle était encore jeune mine de rien… Contrairement à ce que disait Miky pour la taquiner.

Elle ne prenait pas mal le fait que le jeune homme cherchait du regard son petit ami et son meilleur ami. Lorsqu’il lui expliqua la raison, elle ne put taire sa curiosité. Elle aimait bien les ragots et si elle pouvait les utiliser contre son presque-fils, c’était encore mieux. Bien sûr, si la situation était trop tendue, elle s’abstiendrait. Elle savait, en général, tenir sa langue quand c’était nécessaire. Elle constata toutefois que sa question paraissait embarrassée Ferir, si elle en croyait son léger soupir. Oups. Elle avait mis les pieds dans le plat ? L’explication suivit et elle afficha un air plus ou moins surpris. Elle assimilait les informations, même si elle ne pensait pas en avoir assez pour tout comprendre. Elle avait bien compris toutefois qu’elle n’avait pas à en demander davantage, surtout en vue de sa dernière phrase.
« Je comprends. J’espère qu’ils vont bien s’entendre alors ! » Elle essayait de positiver, ne sachant pas réellement quoi répondre à ça. Elle ne put s’empêcher d’avoir un léger sourire amusé. « Je trouve ça super, d’avoir un ami qu’on peut considérer comme un frère. Je me rappelle que Tani me répétait régulièrement qu’il voulait adopter Miky. » Elle échappa un petit rire joyeux à ce souvenir. Elle se souvenait parfaitement de cette petite tête blonde qui lui demandait très sérieusement quel était les modalités pour adopter… Et ce n’était pas à elle ou à son père qu’il demandait, c’était pour lui. Comme si un gamin de dix ans pouvait adopter un autre enfant de dix ans. « Je suis désolée, je suis saoulante à ramener toujours la conversation à mon fils. En tout cas je suis très contente pour vous deux. » Un nouveau sourire, avec une petite gêne au départ. Elle ne voulait pas saouler le jeune homme avec Tanaka. Ça pouvait être fatiguant, elle le savait pourtant.


Il aurait dû se rendre compte que ce n’était pas très malin de sa part d’évoquer sa nullité en terme de sentiments amoureux. Après tout, il l’avait bien démontré par le passé, et c’était sans doute pour ça qu’Azamir avait la dent dure contre lui. La réponse qu’il obtient lui sembla plutôt brusque, mais il commençait à s’en accoutumer. A force d’entendre toujours et encore la même chose, il devait en avoir assez. Surtout quand les conseils venaient d’un mec qui le connaissait à peine. Sans doute que lui-même aurait fini par répondre sur ce ton alors… Il était mal placé pour s’en offusquer. « On est d’accord, chacun est son propre chef. » Sauf quand on était un abruti qui jouait les autruches et refusait de voir l’évidence, maiiiis… Il évita de le dire. En fait, plus il parlait, plus il avait l’impression d’aggraver la situation. Du coup, plutôt que de continuer à s’enfoncer et de creuser sa tombe, il se contenta ensuite d’acquiescer doucement.

La réponse de Shara tombait bien d’ailleurs pour changer la discussion. Il ne manqua pas de montrer la bouille adorable de son fils à Azamir, commençant à parler de l’enfant. Il fit part d’ailleurs de l’anxiété que la rencontre générait chez lui, sans doute pour rien. D’un côté, il avait l’impression qu’il sautait des étapes. De l’autre, il craignait d’avoir trop attendu pour les présenter. Il n’y avait aucune raison rationnelle pour qu’il pense sincèrement que la rencontre tourne au vinaigre. Mais quand on était atteint d’une maladie mentale, c’était plus compliqué de chasser les pensées irrationnelles. Il était toujours beaucoup trop protecteur avec Kane et ce n’était pas forcément quelque chose de bien, il le savait. Il y aura bien un jour où il devra lâcher du mou et se rendre compte que son fils pouvait très bien se débrouiller sans lui. Il ne préférait pas penser au jour où cela arriverait, craignant de déprimer sévère ensuite. Bref. Il n’était pas surpris d’apprendre que Ferir était à l’aise avec les enfants, c’était même d’ailleurs une supposition qu’il avait déjà faite lui-même. Pour autant, il ne put s’empêcher de se lancer dans une longue tirade, faisant part de ses craintes, de ses faiblesses. Le ranger ne se permit pas de l’interrompre et il s’aperçut qu’il avait sans doute trop parlé. Il se mordit légèrement la lèvre inférieure, signe de son malaise. D’autant plus qu’il s’attendait à ce que son interlocuteur l’enfonce.

Et pourtant, ce ne fut pas le cas. Il redressa la tête en l’entendant, un léger sourire flottant sur ses lèvres. Il ignorait son problème avec les enfants, mais il pensait que ce n’était pas le plus évident à expliquer. Et même si les mots étaient un peu maladroits, il comprenait que l’homme tentait, à sa manière, de le rassurer, ce qui ne manqua pas de le faire sourire davantage.
« J’étais pareil, au tout début. Et encore, c’était particulier parce que lorsque j’ai rencontré Kane, il avait déjà six ans. » Et maintenant il en avait huit. Pfiou, que le temps passait vite, quand même. « Mais oui, on apprend sur le tas, comme tu dis. J’ai encore des progrès à faire, j’ai envie de m’améliorer. Ça fait que deux ans qu’on se côtoie au quotidien donc j’imagine que ça va aller de mieux en mieux, entre nous. Et je ne vais certainement pas reproduire les conneries de mon père. » Un brin de colère dans la voix, plus qu’il n’aurait aimé y mettre. Il ne savait même pas pourquoi il avait parlé de son père, il ne savait même pas pourquoi il l’avait nommé comme ça, d’ailleurs. Pour lui, ce terme ne voulait rien dire, sauf quand c’était son fils qui le prononçait. Il poussa un léger soupir, passant sa main sur sa nuque.

Après cette conversation néanmoins, il se sentait un peu mieux, s’il oubliait sa dernière tirade. Ils évoquèrent son petit ami, Shin’ se demandant s’il ne risquait pas de leur en vouloir pour l’avoir laissé en plan. Ce n’était pas le genre de Ferir et il s’en voulu l’espace d’une seconde de ne pas l’avoir compris tout de suite. Pour autant, il ne connaissait pas le jeune homme aussi bien que le ranger. En tous les cas, ils savaient tout deux qu’ils étaient nécessaires qu’ils s’entendent bien, s’ils ne voulaient pas blesser involontairement son partenaire. Ils étaient temps de rejoindre Milla et Ferir et face au monde qu’il voyait dorénavant dans la piscine, il ne se sentait pas très à l’aise. D’autant plus qu’il n’avait pas la moindre idée d’où se trouvaient les deux compères, il en vint à demander conseil à Azamir. Un léger froncement de sourcil, suivi d’un petit rire.
« Ça va les chevilles, sinon ? » La réponse faisait vantard aux yeux du sbire, mais il s’amusait plus de la réponse qu’il s’en offusquait. Après le signe de main, il vint à se rapprocher de lui pour le suivre, mais aussi pour esquiver le monde qui s’accumulait autour d’eux. « Je prends note. La forêt de Jade, c’est celle qui se trouve à côté d’Argenta, c’est ça ? » Il essayait de localiser la forêt, n’étant pas originaire de Kantô. « Mais je crois que Ferir se débrouillera toujours mieux que moi. J’ai réussi à me perdre en pleine forêt pendant presque deux heures alors que je cherchais une pension à Ebenelle… Alors qu’elle était indiquée par des panneaux. » Ca, c’était vraiment du haut niveau, question sens d’orientation tout pourri. Sans Ama et Shenzy d’ailleurs, il n’aurait peut-être jamais trouvé le dit bâtiment.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
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Mer 30 Mai - 4:24
Point de vue de Ferir

Je préfère voir le monde d’une façon moins sombre qu’il peut l’être réellement, ce que j’exprime. Me concentrer sur les histoires qui finissent bien, ça m’est essentiel. Je ne veux pas non plus me miner le moral pour cette journée. Au moins, Milla m’approuve quand je cherche à ramener du positif. Ça nous permet d’enchaîner sur autre chose. Je crois aussi qu’il me le dirait, sauf que j’aime mieux que ça n’arrive pas. Le bon côté de la distance c’est que ça nous permet de ne pas mettre nos vies en pause, de ne pas oublier le reste. Je n’ai jamais eu un tel coup de foudre, donc je ne sais pas comment je pourrais me comporter si nous étions proche géographiquement un de l’autre. Pour le moment, je n’ai pas de raison de m’inquiéter d’être trop chiant, mis à part dans les appels et les SMS. J’y tiens à mon sourire, la journée se passe assez bien pour le moment, malgré des petits accrochages. N’empêche, on parle de tout et de n’importe quoi, de sujets plus ou moins personnels. Je suis habitué, il semble que je sois une personne de confiance pour les confidences, même quand on ne me connaît pas beaucoup. Ça ne me dérange pas, sauf que j’étais vraiment dans une optique de m’amuser, aujourd’hui. Ce n’est pas bien grave. On devrait reprendre les activités tout à l’heure. Ça me rend toujours un peu plus émotif de parler des personnes disparues. Je sais que je suis trop sensible, mais je ne peux pas faire autrement. En plus, je suis curieux de voir les photos, sauf que je ne le suis pas au point de les rendre mal à l’aise. Puis, je comprends son besoin d’en parler, aussi le besoin de certains de ne pas en parler. Ça dépend des tempéraments et de la façon d’aborder le deuil. Néanmoins, je pense aussi que sans avoir à oublier, qu’il faut en venir à chérir les souvenirs et à se tourner vers l’avenir. Je n’oublie pas mes parents et ma sœur. C’est juste que je continue d’avancer, c’est aussi ce qu’ils auraient voulu pour moi. C’est ce qu’on veut pour les personnes que l’on aime.

Même si ce n’est pas facile, sur le coup. Pour ta sœur, tu étais trop jeune pour tout comprendre. Mais pour tes parents, ça a été extrêmement difficile. Sans le projet de refuge, peut-être n’aurais-tu pas terminé tes études.

Cette conversation l’amène, quand j’exprime que je comprends et que j’ai vécu quelque chose de similaire, à poser une main sur moi et j’en fige. Au moins, elle ne reste pas là très longtemps, même si je me sens mal d’avoir une telle réaction. Je ne la contrôle pas, même si je sais que c’est idiot. Ça me rend, d’une certaine façon, sexiste et je n’aime pas ça... Il faut que je travaille là-dessus. Avancer sans oublier, c’est ce que je me dis et que je tente d’appliquer. Un sourire, espérant que ma façon de pensée ne sera pas dérangeante pour elle. Je me sens tout de même encore mal et un peu gêné, alors je me retourne parce que je commence à être inquiet du temps qu’ils prennent à revenir. Je ne sais pas trop depuis combien de temps ils sont partis. Je n’ai pas envie qu’Azy décide de partir s’il se passe quelque chose... Évidemment, mon comportement me rend mal à l’aise et j’en viens à m’excuser pour ça, sauf que j’ai des questions en retour. Me voici contraint d’en dire un peu plus sans en avoir vraiment envie. Si je m’étais mieux contrôlé, ça ne serait pas arrivé. J’espère qu’ils ne m’en voudront pas s’ils l’apprennent... Au moins, je ne fais pas face à de nouvelles questions, je n’aurais vraiment pas été à l’aise que ça soit le cas. Oui moi aussi. Je ne voudrais pas devoir me priver d’en inviter un des deux lors d’événements ou quoi. Ça serait vraiment dommage, mais je ne pense pas que nous en arrivions à de tels extrêmes. En tout cas, quand j’apprends que Tanaka voulait adopter Shin, ça me provoque un large sourire. Je peux parfaitement comprendre. Oh mais non, ne t’excuse pas. C’est une anecdote adorable. Et en plus, je m’y reconnais parce que mes parents ont entamé les démarches pour adopter Azy. Ça a été une déception pour nous tous quand ces démarches ont dû être avortées. Par contre, ça a aussi démontré à mon ami qu’il était réellement un membre de la famille. Il a pu en avoir la certitude. Pour nous, il était un des nôtres même si Sanea n’était plus là. Après coup, je me dis que ça aussi, je n’aurais pas dû en parler. Je n’ai pas envie de devoir expliquer à quel point Thorkil était un mauvais père qui a tout fait pour ne pas être déchu de son autorité parentale, même si c’est tout ce qu’il méritait...

Il a su jouer de son influence et de ses relations chez les Rockets pour obtenir gain de cause.


Azamir
J’acquiesce à sa réponse, content qu’il n’essaie pas d’approfondir. Il a dû se rendre compte que je n’avais pas envie de poursuivre cette conversation. Ça finit toujours par me rendre de mauvaise humeur, d’autant plus qu’avec Shinara, je ne peux pas évoquer les vraies raisons de mon hésitation. Je n’irai certainement pas révéler cette vérité et j’espère que Ferir ne le fera pas non plus. Je ne doute pas de lui, mais je sais que son visage parle beaucoup si on lui pose des questions. Bref, je ne pense plus à ça, puisqu’il me parle de son fils. Ça me fait toujours une sensation étrange de me dire qu’il est assez responsable pour avoir la garde d’un enfant, en vue de la façon dont il a agi envers Ferir... ce que je m’abstiens aussi de dire. Il lui fait confiance afin qu’une telle situation ne se reproduise plus, alors je vais tenter d’en faire de même. Au lieu de rester borné sur ma première impression, sur la contrariété que j’ai vécue, mais aussi la peur de voir mon ami se blesser sérieusement, je vais passer à autre chose. Puis, Shinara en vient à se confier à moi, à avoir un discours assez personnel. Ça me surprend, et je tente de le rassurer sur le rôle que son petit ami compte prendre auprès de son enfant. Au moins, il a conscience que ça n’a pas de sens et que tout ira sûrement bien. Ensuite, j’essaie aussi de le rassurer sur ses propres capacités. Ce n’est pas facile, ce bout-là. Autant pour affirmer les qualités de mon meilleur ami, je peux gérer. Là, c’est tout de suite plus délicat et je me sais un peu maladroit même si j’essaie de ne pas l’être. Je n’ai pas d’aisance avec les mots. Je ne suis pas non plus comme Ferir, socialement parlant. Lui aurait su dire exactement ce qu’il fallait. Le bon côté, c’est que mes paroles ne semblent pas l’avoir vexé, si j’en juge par ce fin sourire, donc ça ne doit pas être si mal. À la réponse que j’obtiens, je pense que je ne suis pas en train de détériorer notre entente. Il y en a un qui sera content.

Il est vrai que tu n’as pas un tempérament facile. Il faut être patient pour apprendre à te connaître, pour savoir décoder ce que tu penses et ce que tu ressens. Tu parais souvent froid ou neutre, tu peux même paraître contrarié sans vraiment l’être. Il y a une rudesse naturelle en toi, que tu essaies au possible d’atténuer.

J’imagine que ça doit être particulier. À ta place, je ne pense pas que j’aurais pu... Rencontrer quelqu’un qui aurait déjà un enfant, je sais que ça me mettrait un frein. Il y aura toujours des progrès à faire. On ne cesse d’évoluer, à tous les niveaux. C’est bien, en tout cas, d’avoir envie de les faire. Je réponds sur ces points d’abord, étant surpris sur la fin, avec cette colère non dite. Alors lui aussi, il a un bagage avec son père? En plus d’aspirer, comme moi, à ne pas suivre cet exemple? N’ayant pas très envie de me lancer dans une conversation qui sera nébuleuse, je m’en abstiens, ne mentionnant rien à ce sujet. Ferir me dit que ça peut être agaçant pour mes interlocuteurs quand j’ignore volontairement ce qui m’est dit, sauf que je pense qu’ici, c’est le mieux à faire. Je peux perdre mon calme très rapidement, lorsqu’il est question de Thorkil... On se met en marche, ça m’évite sans doute d’avoir à répliquer sur cette partie. Une chose est sûre, Ferir n’est pas rancunier et je suis persuadé qu’il aura pu tenir la conversation sans problème. Puis, il sera content de voir que je surpasse peu à peu la méfiance et la rancœur que Shinara m’inspirait. C’est important pour lui, alors je peux faire un effort. J’apprends ensuite que mon interlocuteur n’a pas un bon sens de l’orientation, et il semblerait que ma réponse ait sonné prétentieuse pour lui. J’échappe un petit son amusé. Hn, elles vont très bien. Pourtant, je ne cherchais pas à être vantard. C’est la vérité. Je ferais un bien piètre ranger si je n’étais pas capable de m’orienter. Il est vrai que je peux compter sur mes Pokémon, mais j’ai tendance à me débrouiller par mes propres capacités. C’est ce que j’ai toujours fait. C’est celle-là. Elle se trouve au nord de Jadielle, nous y habitions pendant notre adolescence. On ne s’aventurait pas si loin, parce qu’il fallait déjà marcher un moment pour nous y rendre, mais on pouvait y passer des journées entières pendant les fins de semaine. Jusqu’à ce que mon ami se casse le bras en tombant d’un arbre. On a cessé d’y aller.

Puis, tu changeais peu à peu, ayant un réseau d’amis pas très recommandables.

S’il y a des indications, c’est vrai qu’il parvient à se repérer. Je n’aurais pas cru que ça pouvait être à ce point mauvais, ça me semble improbable. T’es trop distrait pour te repérer? Je n’arrive pas à comprendre comment ça peut être possible. J’ai des difficultés avec mon attention, mais pas au point que ça en affecte mon sens de l’orientation. J’écoute la réponse qu’il me fait, puis je remarque une des précédentes attractions. Ils ne doivent plus être très loin, s’ils n’ont pas bougé.



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Région : Johto
Lun 4 Juin - 12:24
Ça lui arrivait, parfois, de se laisser envahir par des sentiments négatifs. La mort de son fils avait eu un impact certain sur sa façon de voir le monde. Ce n’était pas tant la façon dont les évènements s’étaient déroulés qui avait marqué son esprit, plus ce qui avait suivi… Et son incapacité à pardonner. Elle s’en voulait encore, pour toute la peine qu’elle avait fait subir. A l’époque, elle avait eu besoin de déverser son agressivité sur quelqu’un. Désigner un coupable, en soi, tout en ignorant ses arguments pour se défendre. Miky n’était qu’un gamin et il était évident qu’il ne désirait pas que cela se passe ainsi… Même si elle n’avait pas encore eu le cran de demander comment ce soir-là, tout c’était déroulé. Elle ne pensait pas que cela lui ferait du bien de découvrir toute la vérité… Tout comme cela déprimerait à coup sûr le sbire. Mais bref, positiver ! C’était le mot d’ordre pour le coup et Ferir ne manqua pas de le dire à voix haute, la jeune femme retrouvant le sourire. Elle réfléchissait trop parfois, oubliant presque qu’ils se trouvaient dans un parc aquatique et que l’amusement devait être le terme conducteur. Elle sourit à la réponse, acquiesçant doucement. Effectivement, il était préférable que son petit ami n’ait pas besoin de lui faire de réflexion sur son comportement éventuellement envahissant, bien que Milla en doutait. Avoir envie d’être avec l’être aimé en toute circonstance, c’était complétement naturelle et elle doutait sincèrement que Miky lui en veuille pour le vouloir. Après tout, il devait sans doute être dans le même cas, à partager la même envie.

Elle ne savait pas trop pourquoi elle avait parlé des photos, pensant que ce serait un sujet plutôt joyeux. Elle était désireuse de parler de Tanaka sans que cela devienne déprimant. De toute évidence, elle avait encore des progrès à faire là-dessus. Malgré les années, elle sentait toujours cette boule au ventre, cette nostalgie lui envahir le cerveau. Pour autant, elle ne regrettait pas de l’avoir fait et elle ne trouvait pas que c’était une mauvaise idée. Le petit ami de son presque fils paraissait intéressé par l’idée et elle trouvait important d’appuyer sur les bons côtés de l’enfance de Miky. Elle savait parfaitement qu’il n’avait pas énormément de souvenirs joyeux de cette période… Et elle espérait lui rappeler, par la même occasion, que tout n’était pas noir.
« C’est parfaitement dit. » Elle eut un petit sourire. Elle avait l’impression qu’il trouvait toujours les mots justes et elle appréciait sa façon de voir les choses. Clairement, il n’était pas aussi pessimiste que Shin’ pouvait l’être… Cela lui ferait sans doute du bien d’avoir à ces côtés une personne aussi… Positive ? Elle ignorait toujours ce dont il parlait, en disant qu’il comprenait son ressenti. Pour autant, elle se rendait aussi compte que Ferir tâchait de rester positif malgré tout et il s’agissait d’une philosophie de vie qu’elle partageait grandement.

Milla apprit qu’il y avait quelques tensions, entre les deux hommes. Elle ne chercha pas à en apprendre davantage, notamment sur les raisons, ne désirant pas s’attarder sur ce détail. De toute évidence, cela mettait le jeune homme mal à l’aise. Elle préféra largement positiver, espérant qu’ils finiraient par s’entendre.
« Tu m’étonnes. » Mettre ses différents de cotés pour une personne qu’on aime, ce n’était pas évident, mais quand on aimait réellement, cela était l’évidence même. On finissait toujours par y parvenir, si on y mettait du sien. Elle ne doutait pas que Miky en était capable, malgré son comportement antisocial. Elle glissa un mot sur l’envie de son fils d’adopter son meilleur ami, lorsqu’ils étaient enfants, un peu surprise de voir un large sourire se dessiner sur le visage de Ferir. Elle s’excusa de toujours parlé de Tani, ses craintes rapidement chassées par les paroles de son interlocuteur. Elle afficha à son tour un sourire, bien que sa curiosité se montrait à nouveau piquée par ce que le jeune homme lui dévoilait. « Vraiment ? Il… Il a perdu ses parents ? » Sa voix était un peu timide, comme si elle regrettait de demander plus de détails. Mais cette fois-ci, c’était plus fort qu’elle. Elle ne pensait pas qu’il pouvait y avoir une similitude aussi forte qu’un mauvais père entre Shin’ et le ranger…


Shin’ se rendait bien compte qu’il était mal placé pour donner le moindre conseil en termes d’amour à Azamir, il prit donc soin de ne pas continuer sur sa lancée. Après la galère qu’il avait lui-même eue pour admettre ses propres sentiments et la douleur que ses actions avaient générée, il était préférable qu’il se taise. Il était vraiment nul, là-dessus, à ne pas voir l’évidence même. Il se doutait aussi que le ranger nourrissait de la rancœur à son égard en vue de l’état dans lequel Ferir s’était retrouvé, par sa faute. Pour autant, on ne pouvait pas vraiment dire qu’il avait été dans un meilleur jour, d’autant plus qu’il n’avait pas encore vu les dégâts sur le poignet de son petit ami… Sans doute la culpabilité l’envahirait davantage lorsqu’il s’en rendra compte. Bref, il esquiva le sujet, enchainant sur son fils. La longue tirade qui suivit le laissa quelques peu pantois, ne sachant pas réellement pourquoi il avait dit tout ça. Cela risquait de donner des raisons de plus à l’homme de ne pas l’aimer… Ce ne fut pas le cas, toutefois. Et cela le rassurait, d’une certaine façon. Un petit sourire lui échappa quant à la remarque d’Azamir, se rappelant qu’il avait, à l’époque, pensé ainsi.

« Je t’avoue que je ne pensais pas en être capable, déjà que ça faisait pas longtemps qu’on était ensemble avec Jasper, quand Kane est arrivé. Mais je n’ai pas arrêté de me dire que le petit n’avait jamais demandé à avoir cette vie-là. Si sa mère n’était pas morte, je crois qu’on n’aurait jamais appris son existence, d’ailleurs. »
L’idée lui déplaisait assez, maintenant qu’il y pensait. Il trouvait ça triste, même s’il pensait être capable de comprendre pourquoi Chika avait caché l’existence de l’enfant à Jasper… « Mais bon, c’est comme ça. Je ne regrette pas d’y être parvenu et chaque jour je me dis que j’ai pris la bonne décision, quand je vois son sourire radieux. J’sais pas, je me sens… Fier. » Un petit rire, suivi d’un doux sourire. Sans l’enfant dans sa vie, il ne savait pas quel genre d’homme il serait… Sans doute pas celui qu’il était aujourd’hui. Il n’en était pas mécontent. Il ne put s’empêcher de lâcher un petit mot de mépris envers Kamiya, un peu perturbé d’avoir usé du mot « père » pour le désigner. Ce n’était pas son père, c’était un véritable connard. Néanmoins, le ranger n’enchérit pas sur ce sujet, optant plutôt pour des mots qui lui firent vraiment plaisir. Un large sourire ravi se dessina sur ses lèvres, alors qu’ils se mettaient en marche pour retrouver Milla et Ferir.

Il ne manqua pas de parler de son sens de l’orientation minable, demandant si le ranger connaissait le chemin. Sa réponse le fit sourire, lui demandant par la suite si ses chevilles se portaient bien. Il n’y avait pas forcément de prétention derrière ses mots, mais son interlocuteur émit tout de même un son amusé. C’était un peu bizarre comme façon de réagir, mais il commençait à s’y accommoder. Au moins, il ne ressentait pas d’agressivité de la part de l’homme.
« Ah oui, Ferir m’a dit qu’il venait de là-bas. Je vois à peu près où c’est, du coup. » Il acquiesçait doucement alors qu’il imaginait l’endroit. C’était pratique d’avoir une forêt près de chez soi, surtout quand on était enfant. Gamins, ils y allaient souvent avec Tanaka, à celle qui se trouvait aux abords de la plage. Pour étayer son sens de l’orientation pourri, il en vint à parler de sa galère à trouver une pension pokemon. Au moins, son petit ami était capable de trouver le chemin quand il était indiqué, ce qui était déjà une bonne chose. « Je… Je ne sais pas trop. Sans doute, ça doit jouer. J’ai essayé d’y pallier mais y a toujours un moment où je perds le fil, malgré mes efforts. » Il haussa les épaules, laissant échapper un léger soupir. Il pensait aussi qu’il y avait un lien avec sa schizophrénie, mais il n’avait pas envie d’en parler. Déjà parce qu’il n’était même sûr que ce soit le cas, mais aussi parce qu’il n’avait jamais vraiment réfléchi au pourquoi il avait un mauvais sens de l’orientation. « Après j’ai toujours eu de gros troubles de l’attention, surtout quand j’étais gosse. Ça va mieux maintenant mais… Je suis toujours incapable de m’orienter correctement. » Il ne savait même pas pourquoi il se donnait autant de mal pour répondre convenablement. Mais il essayait, au moins.

« Ok. » Il suivait le ranger, ne s’apercevant pas qu’à chaque pas, il avait la fâcheuse tendance à se rapprocher de lui. Le brouhaha environnant et le monde qui s’agitait autour de lui le mettait mal à l’aise. Inconsciemment, dans ce genre de cas, il restait toujours proche des gens qu’il connaissait. Il dû faire face à une premier bousculade qui le fit grimacer alors qu’il s’était agrippé d’une main au bras d’Azamir, par réflexe. « Pardon. » Lorsqu’il s’en était rendu compte, il n’avait pas manqué de s’éloigner tout en le lâchant immédiatement. Il commençait à ressentir un peu plus sa nervosité, à cause des gens, à cause du manque de nicotine, aussi. Il voulait aller fumer. « Ils sont là. » Il avait fini par les repérer dans la foule, se trouvant en retrait par rapport à cette dernière. Tant mieux, d’ailleurs. Il accéléra le pas, retrouvant rapidement les deux compères. Il se plaça dans le dos de Ferir, venant à cercler sa taille de ses bras, posant sa tête contre son épaule. Il ferma les yeux un instant, le temps que la rapide angoisse qui s’était emparée de lui se dissipe un peu. Son petit ami avait le don de le calmer naturellement. Lui qui ne voulait pas agir plus bizarrement qu’il ne l’avait fait jusque-là… C’était râpé.


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Mar 5 Juin - 4:02
Point de vue de Ferir

J’essaie de garder ma bonne humeur, bien que ça ne soit pas si simple à cause des sujets qui sont abordés. Ça me donne l’impression que Milla a besoin de parler de son fils, et que ce n’est pas un sujet facile pour Shin. Dans d’autres circonstances, ça serait mieux qu’au bon milieu d’un parc aquatique. Un endroit calme et sans toute cette effervescence autour. C’est à méditer, je crois. Bref, j’ai l’impression que ça fait déjà trente minutes qu’ils sont partis, ça passe plutôt vite. Je ne peux pas savoir depuis combien de temps réellement, n’ayant pas mon téléphone avec moi pour regarder. En tout cas, je suis assez fier de moi d’être en mesure de ne pas me laisser envahir. Je deviens souvent trop émotif... Puis, Milla semble approuver ce que je dis, qu’il faut avancer sans oublier. J’espère tout de même que je ne parais pas être quelqu’un de fort ou de positif en toute circonstance... Il suffit de voir dans quel état je me suis mis et ce que je me suis fait quand Shin faisait le mort. J’essaie vraiment de rester positif, sauf que ce n’est pas toujours facile. Je tombe plus souvent quand je suis seul. Avec une personne autour de moi, je me sens mieux, je me sens en contrôle et avec plus de force. Mais c’est toujours selon avec qui je me trouve. Je ne sais pas pourquoi. C’est simple, quelqu’un qui ne fait qu’essayer de t’écraser ou te rabaisser ne contribuera pas à te rendre plus solide et plus positif. De l’autre côté, une personne qui est bien avec toi et qui te respecte te rendra plus positif. Tu absorbes le regard que les autres ont sur toi. Malgré mon envie de ne pas m’inquiéter à outrance, le fait que le temps semble passer vite me rend anxieux à savoir si ça se passe bien entre mon petit ami et mon meilleur ami. Sans surprise, mon comportement et mes explications attirent la curiosité. Je ne veux pas les placer dans une situation délicate, ne sachant pas trop de quoi je peux parler ou non. Rester évasif, ne pas évoquer trop cette journée que je voulais à tout prix esquiver... Je ne peux pas compter le nombre de fois que j’ai supplié Azy de rentrer, au lieu de continuer jusqu’à enfin me trouver face à Shin. Finalement, il aura eu raison d’insister, de se montrer borné pour que ça se règle. C’est parfait, maintenant.

Ou presque. Tu voudrais que les deux hommes soient capables de se côtoyer. Au moins, tu te dis que ça semble être sur la bonne voie.

Devoir choisir entre eux lors d’invitation, je trouverais ça vraiment pénible. Ça ne serait pas sain du tout, même si c’est ce que je ferais. Je ne peux pas choisir entre les deux dans ma vie. Ils ne peuvent pas me demander ça. Et ne t’inquiète pas, ça ne semble pas être dans leur intention non plus. Ça te ferait du mal inutilement. Au final, mes explications semblent correctes et j’apprends ensuite que Tanaka voulait adopter Shin, ce que je trouve vraiment adorable. Je n’hésite pas à le mentionner, lui disant de ne pas s’excuser, mais je donne aussi l’exemple avec Azy. Avec la question, je me dis que je n’aurais pas dû. Comment est-ce que je peux tourner ma réponse? J’y réfléchis vite, ne voulant pas parler de ça à leur retour. Mon ami le prendrait mal, sûrement même très mal... Non. En fait..., commençai-je mal à l’aise, avant de continuer sur autre chose. Il faut que j’avoue qu’il serait très contrarié s’il apprend que je parle de lui pendant qu’il n’est pas là. Un rire nerveux, me tournant une nouvelle fois pour m’assurer qu’ils ne sont pas tout près. Je ne les vois pas, alors je reviens vers Milla. Il vient tout juste de retrouver sa mère. Et son père... Je ne peux empêcher une intonation plus rude en le mentionnant, même si c’est loin de l’être autant que quand le concerné s’y met. Il aurait mérité d’être déchu de son autorité parentale, ce que mes parents ont tenté de faire. Maintenant, j’espère ne pas avoir à en dire plus. J’espère ne pas avoir le temps d’en dire plus. Ils doivent bien être sur le point de revenir, non? Je pourrai m’assurer que ça va entre eux, puis aussi de parler d’autre chose.

Tu te demandes comment se déroulera le reste de la journée, si elle reste avec vous.


Azamir
Parler d’enfants ne me rend jamais très à l’aise. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi je reçois des confiances, pourquoi Shinara me partage ses craintes et ses doutes. Il ferait mieux d’en discuter avec Ferir plutôt qu’avec moi. Peut-être que j’aurais dû l’encourager en ce sens, mais je ne voulais pas non plus sembler fermé à toute discussion. Ce n’est pas le cas, c’est plutôt que j’estime ne pas être la personne à laquelle il doit parler. Je suis assez maladroit dans mes formulations, aussi pour exprimer ce que je pense. Quand on ne me connaît pas beaucoup, c’est souvent un frein. Cette fois, ça ne semble pas le déranger. Il doit avoir compris que je n’ai pas de mauvaises intentions. Et si ce n’est pas le cas, tant pis. Tu es prêt à fournir des efforts, mais pas à démontrer à tout prix que tu en fais. Je lui parle de ressenti personnel pour tenter de lui souligner qu’il n’est pas le seul à ne pas avoir une aisance naturelle avec les enfants, sans pour autant aller dans le détail. Ça semble fonctionner, dans une certaine mesure. À nouveau, je laisse passer un petit blanc, cherchant mes mots. J’ai beaucoup de mal à comprendre comment on peut s’investir autant auprès d’un enfant qui n’est pas le nôtre... Pour moi, c’est évident, je ne pourrais pas. Il serait mieux ailleurs, avec des personnes aptes à en prendre soin. Parce qu’en effet, l’enfant n’a rien demandé. C’est l’essentiel de ne pas regretter ta décision. Ça vous aurait amenés à être malheureux tous les deux. Je sais ce que c’est, de vivre dans le regret... Voilà pourquoi j’ai pris les actions qu’il fallait pour que je cesse de me trouver dans cet état. Bref, je ne sais pas quoi apporter de plus à la conversation, donc je me tais sur ce point. En plus, il me parle de son père avec une intonation qui me surprend, sur le coup. J’ignore si la déduction qui me vient à l’esprit est la bonne, mais je peux constater sans mal qu’il a lui aussi son lot de cicatrices... Il vaut mieux ne pas s’attarder là-dessus, parlant plutôt du côté positif de vouloir progresser et s’améliorer. Puis de bouger, de rejoindre Ferir, en espérant qu’il ne soit pas retrouvé seul entre temps.

Il pourrait bien s’être mis à votre recherche et prendre un détour involontaire, ne vous croisant donc pas.

Justement, il semblerait que Shinara n’ait pas un bon sens de l’orientation. Pourtant, il vient de faire le chemin inverse. Ce n’est pas grave, je sais où passer pour les rejoindre. Je l’exprime, ce qui m’attire une remarque que je ne prends pas mal. Je lui mentionne ensuite de ne pas se rendre en forêt avec Ferir au risque de se perdre, parlant aussi de la Forêt de Jade. Il y a vécu un moment, de leur arrivée à Kanto jusqu’à ce qu’il achète sa maison. Quand j’y pense, nos escapades en forêt sont sans doute ce qui m’a donné le goût de me rapprocher de la nature. J’aimais beaucoup, à l’époque, passer des journées entières dans les bois. J’avais perdu cela en cours de route, mais ça m’est revenu. J’apprends ensuite que mon interlocuteur est capable de se perdre malgré des indications, ce qui me surprend. J’en viens donc à lui demander si c’est parce qu’il est trop distrait. Quand il parle de trouble de l’attention, je me dis qu’il y a quelque chose. C’est comme si nous avions plus de similitudes qu’il ne semble, au premier abord. Je comprends, j’ai aussi de la difficulté avec mon attention et ma concentration. Maintenant que j’y pense, c’est assez étonnant que je parvienne à m’orienter sans aucun mal. J’arrive à repérer des détails qui me permettent de bien me diriger. Au moins, tes Pokémon peuvent t’aider. On ne peut pas tout faire soi-même. J’en ai conscience même si je préfère toujours me débrouiller par moi-même. Bref, je repère justement une des attractions à côté de laquelle je suis passé pour retourner aux casiers. Je le signale donc. Il y a de plus en plus de monde dans ce parc... C’est une chance que nous soyons arrivés tôt pour profiter d’un maximum d’attractions. Il y a plein d’enfants qui courent dans tous les sens... Ils ne font pas attention, ça m’agace. Concentré là-dessus et sur le malaise que ça génère, je ne remarque pas que Shinara s’approche de moi. Par contre, je le sens m’attraper le bras.

L’étonnement se peint sur ton visage, mais ton dos se raidit. Tu n’aimes pas qu’on te touche par surprise.

Il me relâche rapidement, s’excusant par la même occasion. En tout cas, il n’a pas l’air à l’aise. Il y a un problème? Je présume qu’il n’a pas agi de la sorte sans raison. Il semble avoir trouvé Ferir et son amie, m’en informant et accélérant le pas pour les rejoindre...


Ferir
J’entends des pas s’approcher derrière moi, alors je ne suis pas surpris lorsque des bras m’enlacent à la taille, lorsqu’une tête se dépose sur mon épaule. J’arbore alors un doux sourire. Une main vient lui caresser doucement la joue tandis que l’autre se pose sur une des siennes. Je t’aime toi. Un murmure, soufflant des paroles sincères. Par contre, j’ai l’impression qu’il y a un problème. Azy s’arrête à côté de moi et je le sens tendu. Shin l’est aussi. Oh non, il doit s’être passé quelque chose entre eux... Ça va? Je demande d’une faible voix, mêlant un peu plus mes doigts aux siens. On dirait que mon petit ami a besoin d’être rassuré, alors j’essaie.



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Mar 5 Juin - 19:41
Il fallait croire que Milla avait trouvé oreille attentive auprès de Ferir. Ce n’était pas son genre, en général, de déblatérer autant sur Tanaka. Bien sûr, quand la situation s’y prêtait, elle parlait de lui, mais pas que. Elle se rendait compte qu’elle ne parlait quasiment pas de Shuïchi, qui pourtant, était tout autant son fils… Mais avec la friction tenace qui existait entre lui et Miky, elle préférait éviter le sujet. Elle n’avait pas fait plus attention à lui, se doutant qu’il avait dû rejoindre des amis pour continuer à s’amuser, gardant toutefois autant que possible un œil sur elle. Il avait cette fâcheuse tendance à la surprotéger, à vouloir à tout prix se mêler de ses affaires, s’assurer qu’elle allait bien. D’un certain point de vue, c’était adorable. Au quotidien… C’était un peu fatiguant, surtout qu’elle savait qu’il allait lui faire toute une histoire pour cette rencontre fortuite avec le sbire. Elle ne comprenait vraiment pas pourquoi les deux hommes se détestaient, ayant une image plutôt positive de son ainé. Avec elle, c’était un petit ange. Elle ignorait juste à quel point il pouvait se montrer cruel, tout comme c’était le cas d’ailleurs, pour le schizophrène. Il y avait bien des choses qu’elle ignorait, sur ces deux-là…

Elle espérait toutefois ne pas importuner le jeune homme. S’il avait voulu rejoindre ses amis, il l’aurait pu mais il semblait préféré attendre le retour de ces derniers. D’un côté, elle l’en remerciait, cela lui permettait d’en apprendre davantage sur lui, mais aussi de lui apprendre des détails sur Shin’. Elle pensait bien que son presque-fils ne disait pas tout sur lui et c’était encore plus vrai lorsque Tanaka était évoqué. Et puis, malgré les sujets plus ou moins sérieux qu’ils arboraient, le courant paraissait bien passer entre eux et elle en était ravie. Elle aimait bien sa façon de voir les choses. Il est gentil, comme garçon. Sa curiosité fut piquée à vif et elle se permit d’en demander davantage quant à sa dernière remarque, celle qui concernait son meilleur ami. De toute évidence, elle le mettait dans une situation délicate et une moue désolée passa sur son visage. Elle avait compris que la « dispute » entre lui et Miky était relativement tabou et elle n’avait pas l’intention d’insister là-dessus, mais elle ne pensait pas que parler d’Azamir créerait davantage de malaise. Bon en fait si, si elle réfléchissait un peu. Mais ça avait été plus fort qu’elle.
« Pardon, je suis trop curieuse. Tu peux m’envoyer bouler, tu sais ? Si je suis trop indiscrète. » Elle n’était pas du genre à se vexer pour ça. Shin’ lui faisait souvent la remarque quand elle allait trop loin, manquant drastiquement de tact à son égard. Et pourtant, elle ne lui en avait jamais voulu. Ce qu’elle apprend ensuite fait fatalement écho dans son esprit avec la propre histoire de Shinara et elle ne put qu’afficher un visage plus dur. « Je vois… » Elle resta pensive. Les parents de Ferir avaient tenté de faire ce qu’elle n’avait eu le courage de faire pour Miky, ayant eu trop peur à l’époque, des répercutions qu’une telle demande aurait pu avoir sur sa vie, sur sa sécurité. Déchoir Kamiya de son autorité parentale, dans ce quartier d’Oliville, c’était faire affront à toute une communauté aveuglée par une soi-disant parole divine, sous les traits d’un démon… Et pourtant, pour elle, clairement, ce n’était pas l’enfant, le démon.


Décidemment, s’il avait su qu’un jour, il parlerait trop, il n’aurait jamais pensé que son interlocuteur serait Azamir. En soi, il ne détestait pas le ranger, loin de là-même. Mais de là à lui confier des pensées aussi profondes… Il se demandait ce qui clochait, pour le coup. Enfin, il savait bien où était le problème mais il devait faire des efforts pour maitriser un peu plus son esprit. Il n’avait pas spécialement envie de reprendre une dose de médicaments maintenant. Il préférait penser qu’il s’agissait de la fatigue qui lui faisait quelque peu baissé ses barrières. Ouais, c’était plus crédible, sur le coup. En tous les cas, il fut rassuré de constater que le ranger tâchait de répondre à ses interrogations, essayant même de calmer ses craintes. Certes, ce n’était pas de la meilleure façon qu’il était, cependant ce n’était pas les mots qui comptaient mais bien l’intention derrière. Et il ne pensait pas se tromper quand il pensait qu’Azy cherchait à l’encourager, d’une certaine façon.

Il acquiesça doucement à la réplique du ranger, arborant un large sourire. Il était vraiment heureux d’avoir l’enfant à ses côtés. Sans lui, il ne serait pas l’homme qu’il était, c’était certain. Il n’était même pas sûr, pour être honnête, qu’il serait encore en vie si Kane n’avait pas été là. Le départ soudain et sans explication de Jasper l’avait anéanti ; pour autant, il avait tenu à garder la tête de l’eau, pour le petit. Ca n’avait pas été facile, en premier lieu, mais la présence du garçon avait fait toute la différence. S’il avait toujours des doutes sur ses capacités parentales, il pensait avoir pris la bonne décision quand même, aimant leur vie au quotidien. Bref. Il était peut-être temps d’arrêter de le saouler avec son fils, non ?

La discussion dévia sur son sens de l’orientation déplorable, faisant remonter des souvenirs chez Azamir. Le sbire apprit ainsi que les deux Kantonien jouaient durant leur enfance dans la forêt de Jade, faisant écho avec la conversation qu’il avait eu avec Ferir chez lui. Toutefois, les paroles de son interlocuteur eurent le don d’éveiller une pointe de curiosité.
« Quand ils sont arrivés à Kantô ? Ferir m’a dit qu’il a grandi à Jadielle, j’ai supposé que c’était sa ville natale… Ce n’est pas le cas ? » Il commençait à se demander s’il avait mal compris leur conversation. Pourtant, quand ils avaient parlé de leurs origines, ils n’avaient pas commencé à boire d’alcool alors… Il resta pensif un instant, avant de faire un autre lien dans sa tête. « C’est dans la forêt de Jade du coup que Ferir s’est cassé le bras ? Il m’a raconté cette anecdote. » Dit comme ça, c’était un peu étrange. Ce n’était pas foncièrement joyeux. Mais le sbire se souvenait de ce détail et il avait cru bon d’en parler, même si au final ça n’apportait sans doute rien à la conversation. Ensuite, il fut temps de trouver une raison à son incapacité à se diriger convenablement dans un espace et il chercha réellement à trouver une réponse. Aussi loin qu’il se souvienne, il avait toujours été nul pour se repérer, même dans sa propre ville, dans son propre quartier alors… Il décida de tout mettre sur le dos de son problème de concentration. Et apparemment, son trouble de l’attention était partagé avec le ranger, ce qui ne manqua pas de le faire rire légèrement. « C’est fou. Plus j’en apprends sur toi et plus j’ai l’impression qu’on se ressemble pas mal, au final. » Allez savoir, maintenant, si c’était plus un compliment qu’une insulte.

Les pokemon étaient vraiment utile pour s’orienter, à n’en pas douter. Il avait pris l’habitude d’ailleurs, de faire appel à Ama ou Shen –voire les deux- pour qu’elles le guident. Jusqu’à présent, ça avait été plutôt efficace. Pour autant, dans ce parc bondé, il ne pouvait pas faire appel aux deux hyènes… Il n’y avait pas de pokemon, ici, sans doute n’étaient-ils pas tolérés. Il remarqua qu’il y avait de plus en plus de monde. Entre les enfants qui courent, qui crient, les adolescents qui agissent comme des idiots et qui ne font pas attention où ils vont… C’était l’un d’entre eux, d’ailleurs, qui percuta le sbire. Sans se retourner pour s’excuser, évidemment. Le sbire sentit un brin de colère naitre en lui, rapidement chassé par de la gêne lorsqu’il s’aperçut qu’il s’était agrippé à Azy par réflexe. Il avait tout juste senti la contraction de ses muscles quand il vint à le lâcher rapidement. De toute évidence, il avait pris le ranger par surprise et il s’excusa. Une moue se dessina sur son visage lors de la question, se renfrognant quelque peu, murmurant quelque chose qui ressemblait à un "trop d'monde"... Son attention fut davantage attirée par la chevelure bleutée qu’il reconnaissait entre mille et il ne tarda pas à fondre sur son petit ami, en quête de réconfort.

Il n’avait pas porté attention à l’air grave qu’affichait Milla, perdue dans ses pensées. De toute manière, elle ne tarda pas à sourire à nouveau en les voyant revenir. Il préféra calmer ses nerfs avec une étreinte, appréciant les mots qui lui étaient dit, tentant de sourire en réponse –mais en ayant le visage enfouie sur son épaule, ce n’était pas très visible-. Il laissa Ferir lui caresser la joue, fermant les yeux face au contact. Avec un peu de chance, son comportement passerait inaperçu… Que tu crois. La question de son petit ami lui fit afficher une grimace, rapidement suivi d’un soupir. Cette fois-ci, il tenta de répondre avec des mots, mais ce fut plus un grommèlement, une suite de syllabes inintelligibles qui s’échappèrent de ses lèvres. Ça allait être compliqué.


« C’est vrai qu’il commence à avoir pas mal de monde… » Shin’ acquiesça, doucement. Il se concentrait surtout sur la main de Ferir, mêlant ses doigts au sien. Il ne voyait pas particulièrement les visages sceptiques d’Azamir et de son ami, contrairement à Milla. Elle chercha vaguement à avoir un accord visuel, mais son presque-fils était trop occupé à fermer les yeux pour retrouver un semblant de calme. « Miky est agoraphobe, si jamais il ne vous l’a pas dit. Et ça m’étonnerait qu’il l’ait fait, en fait. » Une petite pique de reproche, même si les paroles sont dites avec un petit sourire. Le sbire poussa un soupir, redressant la tête mais gardant son amoureux dans ses bras. Ca prenait un peu de temps mais il parvenait à se calmer, peu à peu. « C’est pas vraiment le truc dont j’ai envie de me vanter, non plus. J’espérais que ça passerait… Epic fail. » Il se détendait, un peu. Son regard se porta sur l’environnement autour d’eux. Au moins ici, il y avait moins de passage car cela ne menait pas directement à une attraction. « Dites… Ça vous dit qu’on sorte un peu ? Je crois que la bouffe c’est dehors, en plus… » Et comme ça ça lui permettrait de prendre l’air et d’éviter le monde autour.


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Jeu 7 Juin - 3:48
Point de vue de Ferir

J’aime rencontrer de nouvelles personnes, surtout quand elles ont un lien avec quelqu’un qui a de l’importance pour moi. C’est assez intéressant de discuter avec Milla, au point que je n’ai pas senti le besoin de rejoindre Shin et Azy. De toute façon, ça aurait été impoli de la laisser en plan, sans que mon petit ami puisse lui dire au revoir... Ça ne me dérange pas, elle connaît mieux que moi une partie de son passé et ça me permet d’en apprendre un peu plus, en espérant que ça ne gêne pas trop le concerné. Je ne le crois pas, ça gênerait plus mon meilleur ami, s’il apprend que je parle de lui. Il déteste ça, et je peux le comprendre avec ce qu’il a vécu. Je ne m’attendais pas du tout à parler du fait que mes parents ont entamé des démarches pour l’adoption, pour que son père soit déchu de son autorité parentale. Ça aurait pu très mal tourner, quand on sait que cet homme était quelqu’un d’influent dans la Team Rocket... Tout le monde du quartier connaissait son tempérament violent. Au début, ma mère n’était pas à l’aise en présence d’Azy à cause de lui, redoutant des représailles de la part de Thorkil. Finalement, il n’a rien fait, il s’est seulement défendu pour continuer de toucher les allocations pour parent célibataire. Il n’a pas voulu reprendre son fils chez lui, mais c’était une bonne chose. Mes parents ne l’ont obstiné, ils ne l’ont pas dénoncé à la Cour. Azy ne devait surtout pas retourner là-bas... J’étais trop jeune pour me rendre compte de tout ce que ça impliquait, sauf que j’étais content qu’il puisse rester, même si j’étais aussi triste qu’il ne soit pas devenu mon frère. Je n’ai pas l’habitude de rembarrer les gens, tu sais... Puis, c’est difficile de parler de moi sans évoquer Azy. Je le connais depuis que j’ai dix ans, il a habité chez nous pendant trois ans... Forcément, les événements que j’ai vécu depuis, il y était. Ou presque, si on oublie l’éloignement qu’il a forcé entre nous pendant deux ans. Mais ça aussi, je n’ai pas envie d’en parler. En tout cas, s’il n’avait pas eu un mauvais père, il n’aurait pas habité chez moi, mes parents n’auraient pas cherché à l’adopter. Tout se serait passé différemment, mais on ne peut pas savoir comment.

C’est donc inutile de t’y attarder. Le passé ne peut pas être changé.

J’explique grossièrement la situation avec le père d’Azy. J’ai le temps de remarquer l’expression faciale de mon interlocutrice qui change et j’avoue ne pas en comprendre les raisons. Ça me surprend, j’en viens à me demander si j’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas. Pourtant, je n’ai rien dit pour qu’elle soit fâchée contre moi... Je ne comprends pas ce qui se passe.


Azamir
Ça ne me dérangeait pas de parler de l’enfant de Shinara, mais je ne suis pas mécontent de changer de sujet. Ce n’est clairement pas moi qui suis le mieux placé pour en discuter avec lui. J’espère tout de même avoir pu apaiser ses inquiétudes, surtout celles concernant Ferir. Je ne peux que leur souhaiter que ça se passe bien lors de cette rencontre. D’ailleurs, ça serait sûrement mieux sans que je sois dans les parages. Ce n’est peut-être pas une mauvaise chose qu’elle n’ait pu s’actualiser aujourd’hui... Néanmoins, je me garde cette réflexion. Parler de sens de l’orientation m’amène à évoquer ces moments passés dans la forêt de Jade en compagnie de mon meilleur ami, quand nous étions adolescents. Par contre, je ne m’attendais pas à la question, je reste pensif un instant avant d’essayer de répondre. Attends, je dois fouiller dans ma mémoire. J’en ai discuté une seule fois avec sa sœur, donc ça remonte... Une courte pause, me souvenant vaguement. Du moins, je crois, mais je constate que je suis incapable de me remémorer la sonorité de la voix de Sanea... Ils sont nés à Johto, je ne sais pas la ville. Ils sont arrivés à Kanto Ferir avait deux ou trois ans, mais pas à Jadielle au début. J’avais onze ans quand j’ai rencontré Sanea à l’école, à son arrivée. Donc Ferir en avait huit. Je parle toujours d’une façon assez lente, n’aimant pas défiler des paroles comme mon ami peut le faire. Lui, je l’ai rencontré plus tard. Je passe alors près de foncer dans un gamin qui ne regarde pas où il va, parce que moi non plus je ne regarde pas. Ça me ramène à la réalité, il faut que je me concentre pour garder notre chemin. Au moins, nous sommes toujours dans la bonne direction. Il dit toujours qu’il a grandi à Jadielle, je crois qu’il ne se souvient pas vraiment du avant. Il verra s’il a envie d’en discuter avec lui ou non. Je ne crois pas que ce que j’ai dit soit gênant. En tout cas, je ne m’attendais pas à la question suivante. Ça m’amène un léger sourire nostalgique, en y repensant. Hn, c’est ça. C’est après qu’il n’a plus voulu aller en hauteur. Il me semble que je l’avais évoqué dans la voiture, en discutant de mes Pokémon qui me transportent.

Tu te dis qu’à ce moment, il avait sûrement moins de raison de retenir tout ce qui concerne Ferir, n’ayant pas prévu de s’engager avec lui.

La conversation revient vers Shinara, et je lui demande si c’est parce qu’il est trop distrait pour bien se repérer. J’apprends que nous avons une ressemblance de plus, bien que nous avons aussi beaucoup de différences. Et heureusement. D’ailleurs, ça n’échappe pas à mon interlocuteur qui le mentionne. J’ai l’impression aussi. Je peux deviner l’origine de ses cicatrices, deviner qu’il a vécu une enfance pas très agréable. Je ne peux pas en être sûr, mais c’est le sentiment que j’ai. En tout cas, je me garde cette réflexion, parlant des Pokémon qui peuvent aider pour s’orienter, en cas de besoin. Ils ont, pour la plupart, un talent pour ça, ainsi que des aptitudes pour. Je n’obtiens pas de réponse, mais nous sommes dans une zone du parc un peu plus bondée. Ça requiert mon attention, je ne me sens pas à l’aise avec tous ces enfants autour. Voilà pourquoi je suis surpris qu’on m’attrape le bras sans que je l’aie vu venir. Au moins, je n’ai pas eu le réflexe de le repousser. Il s’excuse rapidement et me relâche avant même que j’aie pu dire quelque chose. Constatant son malaise, j’essaie de comprendre, au lieu de me braquer. J’entends qu’il me parle, mais je ne saisis pas les mots. C’est presque un murmure et avec l’effervescence autour, il n’y avait pas moyen que je comprenne quoi que ce soit. En tout cas, il a repéré Ferir et son amie, donc il ne s’attarde pas. Je le suis sans accélérer le pas, essayant de comprendre ce qui vient de se passer. Et sans plus d’explications, je pense que je n’y arriverai pas. Ferir va sûrement comprendre, lui.

Donc tu restes silencieux, tâchant de ne pas sauter aux conclusions.


Ferir
J’oublie ce qui me tracassait lorsque j’entends des pas et qu’on m’enlace, me sentant bien. Mes mains ne tardent pas à le toucher en retour. Par contre, je me rends rapidement compte qu’il y a quelque chose qui cloche. Déjà, Shin ne me répond pas quand je lui dis que je l’aime... Bon, j’ai tendance à le dire plus souvent, mais tout de même. Puis, il est bizarre, et Azy est tendu. Je demande donc si ça va, mais j’obtiens une réponse que je ne comprends pas du tout. Et pourtant, sa bouche n’est pas très loin de mon oreille. J’affiche mon incompréhension, même s’il ne peut pas vraiment la voir. Le temps que j’hésite à demander de répéter, Milla prend la parole. Et Shin acquiesce aux mots. Trop de monde? Elle explique ensuite que mon petit ami serait agoraphobe, mais je tique un peu. Il relève la tête de mon épaule, parlant pour qu’on saisisse ce qu’il dit. Doucement, sans le forcer, je me tourne pour le serrer contre moi. Il fallait le dire si les endroits publics t’angoissent. Tout va bien, je suis là avec toi. En plus, il manifeste l’envie de sortir, ce que je peux comprendre. Il vaut mieux éviter une panique. On peut, ça me va. Je regarde ensuite Azy, il hoche la tête pour donner son accord. Si tu préfères qu’on arrête la journée maintenant, on rentre.

Un doux sourire rassurant. Tu veux faire passer son bien-être avant tes propres envies. Tu ne veux pas partir, désireux de profiter des attractions jusqu’à la fermeture, mais pour l’homme que tu aimes, tu peux laisser de côté cette envie.



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Jeu 7 Juin - 19:51
Connaissant Miky, Milla se doutait que Ferir ne devait pas être au courant de toute son histoire. Il y avait eu tellement de rebondissements et de drames dans la vie du sbire qu’il était sans doute difficile de tout déballer au premier rendez-vous. Mais au compte-goutte, elle pensait que ça pouvait le faire, surtout s’ils étaient amenés à se fréquenter pendant les années à venir. Après, ce n’était pas à elle de déterminer ce que son presque-fils avouait sur son passé et ce qu’il désirait garder pour lui. En tous les cas, les histoires qu’elle connaissait, où elle y était personnellement mêlée, elle ne voyait pas de raison de se taire. Elle avait tout autant le droit de parler de ce passé que son protégé. Et elle avait la fâcheuse tendance d’en dire trop, de quoi fâcher brièvement Shin. Pour autant, il ne lui avait jamais fait une remarque là-dessus. Un regard noir, une remarque pour qu’elle s’arrête sur sa lancée comme tout à l’heure, mais jamais une remontrance après coup. De toute manière, elle lui déconseillait de le faire. Il n’était pas assez fou pour risquer de se prendre une déculottée par elle. Et puis de toute façon, s’il n’avait pas voulu qu’elle apprenne au Kantonien des choses sur lui, il n’avait qu’à pas l’abandonner seule avec lui, d’abord.

En vue du sujet grave qu’ils abordaient et de la gêne apparente que Ferir éprouvait à l’idée de dévoiler une partie du passé de son ami, elle se permit de lui signaler qu’il pouvait aisément l’envoyer sur les roses, ou simplement lui dire qu’il ne souhaitait pas lui répondre. Elle n’était pas du genre à s’en offusquer.
« Je comprends, t’es trop gentil pour ça, c’est ça ? » Elle émit un petit rire. Elle ne pensait pas se tromper, réagissant à la première partie de sa phrase. « Ça parait logique. » Elle acquiesça ensuite, se mordant la lèvre pour ne pas dire ce qui lui était passé par la tête ensuite. Ainsi, il avait rencontré son meilleur ami à ses dix ans, alors que Miky perdait le sien à cet âge… A croire qu’il s’agissait d’un âge important, dix ans. Toutefois, ce n’était pas vraiment la remarque à faire, estimait-elle. Si elle voulait plomber davantage l’ambiance, elle l’aurait pu, mais ce n’était pas le cas. Pour autant, elle resta silencieuse quant à la remarque sur le père d’Azamir. Elle comprenait que trop bien le problème et elle se retrouvait paralysé par sa propre inaptitude à réagir. La situation avait été différente, délicate même mais… Mais elle se disait qu’elle aurait dû faire quelque chose. Pour Miky, pour Tani. Si elle avait agi, peut-être que ce jour noir ne serait jamais arrivé…. Et si Miky savait qu’elle recommençait à avoir ce genre de pensée, il serait sans aucun doute mécontent. Ce n’était pas comme si elle lui avait déjà présenter des excuses pour ça, après tout.


Ses craintes avaient été quelque peu calmées. Si Azamir ne lui avait rien appris de plus que ce qu’il savait déjà, l’entendre dire était comme une forme de calmant, et il n’en était pas mécontent. Il fallait qu’il cesse de se stresser avec la rencontre entre son fils et Ferir, ne voyant décidemment pas de raisons pour s’inquiéter autant. Ils se mirent en route pour rejoindre les deux autres, discutant en chemin. C’était plus agréable ainsi que de rester silencieux tout du long, et cela lui permettait aussi d’en apprendre un peu plus sur son petit ami. Apparemment, sa question était particulière au point de forcer le ranger à se souvenir. Il apprit ce qu’il savait déjà, qu’Azy connaissait la sœur de Ferir, qu’ils avaient le même âge, mais il apprit aussi qu’ils avaient alors trois ans d’écart. Ok alors c’était peut-être basique et il aurait très bien pu se faire cette remarque lorsque le ranger lui avait dit avoir trente-et-un ans, mais il fallait croire que son cerveau était particulièrement lent, pour faire des suites logiques. Bref. « Alors il est Johtonien, à la base. J’apprends un truc. » Et il espérait réussir à s’en souvenir, se disant qu’il devrait peut-être poser la question au principal concerné, curieux d’apprendre la ville où il était né. Ce serait quand même un hasard de dingue s’il était né à Oliville comme le sbire, bien que la différence d’âge faisait qu’il n’y avait aucun risque qu’il ait pu se croiser à un moment quelconque. « Quand il avait dix ans. Je lui ai demandé depuis combien de temps vous connaissiez. » Ça, il s’en souvenait. C’était durant la longue conversation plus ou moins houleuse qu’ils avaient eu lors du repas, chez lui. Le dire à voix haute lui permettait de faire une suite logique dans son esprit, essayant de mettre toutes ses informations dans une fresque chronologique. Et quant à préciser pourquoi il le savait, il préférait préciser que c’était lui qui s’était montré curieux et pas Ferir qui lui avait dit de lui-même –même si c’était le cas-. Il avait bien retenu le fait qu’Azy n’aimait pas que son meilleur ami parle de lui dans son dos…

« Tu m’étonnes, je n’ai pas trop de souvenirs de mes trois ans non plus. »


Et ce n’était peut-être pas si mal. Quoi que… Aussi loin que remontait ses souvenirs, son père l’avait toujours maltraité. Mais est-ce que c’était déjà le cas lorsqu’il était encore bébé ? C’était une bonne question qui n’aurait sans doute jamais de réponse. D’un côté, ça n’était pas plus mal. Il ne pensait pas que savoir que Kamiya pouvait être « gentil » avec lui lui apporterait quoi que ce soit. Plutôt que de penser à son père néanmoins, il préféra se concentrer sur son petit ami et cette histoire de bras cassé, le faisant sourire légèrement, tout comme le ranger, d’ailleurs. Il ne se souvenait plus de tout ce qu’ils avaient parlé, dans la voiture, le premier soir. Il se souvenait juste qu’il avait apprécié la conversation, qu’ils avaient parlé beaucoup de Ferir mais… Pas toutes les informations. Peut-être parce qu’à l’époque, il ne pensait pas s’attacher autant au Kantonien, ou aussi parce qu’il avait quelques soucis de mémoire et qu’il devait régulièrement se répéter les choses pour les retenir.

Savoir pourquoi son sens de l’orientation était si pourrie, c’était pas une mauvaise chose. Il était probable de réussir à pallier à ce souci, s’il parvenait à en découvrir l’origine. Ou pas, en fait. Si c’était dû réellement à son trouble de l’attention, il ne voyait pas ce qu’il pouvait faire de plus. Il prenait déjà des médicaments pour l’aider à ne pas se dissiper donc… Si la médication était inefficace, il devait se faire à l’idée qu’il se perdrait toujours en forêt. Bah, ce n’était pas si dramatique. En apprenant que le ranger était sujet au même trouble que lui, il ne put que s’en amuser, constatant à voix haute les ressemblances qu’ils avaient. Et apparemment, Azamir avait la même impression, ce qui le fit sourire davantage. Au moins, il n’était pas dégouté de l’apprendre ou de le constater. Bon ok, c’était un peu violent comme réflexion, mais cela lui arrivait parfois, surtout quand son cerveau localisait un problème qu’il n’avait pas encore parfaitement identifié. C’était-à-dire ; la foule. Il aurait bien répondu à la remarque sur les pokemon, mais son attention se retrouva happée par le monde qui les entourait. Il était compliqué dorénavant d’avoir une conversation sans hausser le ton, sans regarder où aller pour ne pas foncer dans quelqu’un. Comme cet adolescent qui le fit réagir au quart de tour. Sa main empoigna le bras du ranger, le relâchant aussitôt. Après coup. Il se rendait bien compte que l’homme était troublé par son comportement et en termes de justificatif, il ne trouva rien de mieux que de marmonner dans sa barbe. Il savait pourtant, que dans son état bien que ce n’était qu’un début de crise, il était difficile de le comprendre. Articuler, c’était compliqué.

Il ne s’attarda pas une fois qu’il eut localisé Milla et Ferir. Il fonça dans leur direction, allant chercher le réconfort de son petit ami. Sa présence, ses mots, ses gestes avaient un effet bénéfique sur sa personne, sur cette légère panique qui commençait à grandir dans sa poitrine. Il ne se sentait pas capable de répondre aux mots d’affection, espérant qu’il ne se vexerait pas. Après une première tentative –qui fut un échec- de répondre à son inquiétude, Milla se permit de répondre à sa place. Bon, ce n’était pas de l’agoraphobie, en fait, mais de l’ochlophobie. C’était jouer sur les mots et la donzelle ne connaissait pas le terme et, en réalité, Shin’ non plus. Le principe était compris, de toute évidence. Il sentit Ferir se retourner pour le prendre dans ses bras, une légère grimace se dessinant sur son visage alors qu’il venait à nicher sa tête dans son cou.
« Je sais. » Il déglutit, se sentant soudainement idiot. « Mais… Je dois être un peu maso sur les bords. » Un peu d’humour et il laissa échapper un petit rire, restant pour autant docilement dans ses bras. Il ne manqua pas de demander à sortir, ne serait-ce que pour prendre l’air, rassurant d’apprendre qu’il n’y avait pas de problème. Pour autant, la dernière remarque le fait redresser la tête, regardant le jeune homme dans les yeux, interdit. Il ne s’était pas vraiment attendu à ça et, au final, il afficha un sourire, venant à caresser sa joue.

« T’es adorable. » Ce n’était pas vraiment la réponse attendue, sans doute, mais il se devait de le souligner. « Mais ça va aller, t’inquiètes. J’ai juste besoin de… Souffler, dehors. Je me sens déjà un peu mieux. » Il essaya de sourire. Il n’avait pas envie de partir, non désireux de gâcher la journée du jeune homme. Il savait qu’il avait envie de s’amuser, de profiter du parc et il trouvait ça bête de tout arrêter juste parce qu’il avait été pris d’une légère panique. Et c’était vrai, il retrouvait un semblant de calme en présence du jeune homme. Pour autant, il fronça les sourcils quand il vit Milla essayer de se faire voir, voulant sans doute dire quelque chose à son tour. « Désolée de vous déranger, mais c’est là que je vous abandonne, les garçons. Je ne vais pas vous importuner davantage. » « Et puis Shuïchi te saoule pour que tu ailles le rejoindre, c’est ça ? » Elle eut une petite moue, se retournant pour faire signe à son fils qui était revenu dans les parages qu’elle arrivait. « En tous les cas, j’ai été super ravie de vous rencontrer tous les deux ! On sera amené à se revoir, de toute manière. Prend bien soin de Miky d’ici là. » La dernière phrase était évidemment tournée vers Ferir, accompagné d’un large sourire. « J’ai plus huit ans, hein. » « Tu seras toujours un enfant pour moi. Je t’appelle ? Il serait temps que je vienne prendre un petit café chez toi. » « Ok. » Ça pouvait paraitre froid, comme réponse. Mais l’angoisse était toujours là, mine de rien. D’autant qu’elle ne se laissait pas atteindre pour autant, souriant en retour. En temps normal, elle se serait approchée pour déposer un baiser sur la joue du sbire, mais en vue du regard que lui lançait son ainé, elle estima qu’il était temps de tirer sa révérence. « Bonne journée ! » Un signe de la main et elle fit demi-tour, Shuï lui adressant déjà des mots, de reproche sans doute. Shin’ quant à lui détourna le regard, serrant la main de Ferir dans la sienne. « On y va ? »


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
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Dim 10 Juin - 4:51
Point de vue de Ferir

Je me rends compte en parlant avec Milla que d’être trop curieux, ça peut embarrasser les autres. Il va falloir que je me calme là-dessus, moi aussi. Je peux parfois poser des questions sans savoir qu’il s’agit d’un sujet délicat. Ça crée des malaises ou des froids sans que je comprenne vraiment le problème. Mais maintenant que la situation inverse survient, je saisis et je compte faire attention, à l’avenir. Parfois, je parle par moi-même d’Azy bien que je sache qu’il n’aime pas. Ici, j’aurais vraiment voulu éviter cela. En plus, vu comment il est parti, c’est qu’il n’était vraiment pas à l’aise en sa compagnie, et me voici à devoir évoquer son passé à une personne qu’il considérera sûrement comme une étrangère très longtemps. De toute façon, j’ai conscience que je ne peux pas lui demander d’être ami avec tout l’entourage de Shin. Ça n’aurait aucun sens. En tout cas, me voici surpris de la réponse que j’obtiens, quand je mentionne que je n’ai pas l’habitude de rembarrer les gens. Et cet étonnement doit forcément se voir sur mon visage. Ce n’est pas comme si j’arrivais à contrôler mes réactions. Je n’ai jamais pu, n’importe qui peut lire mes pensées simplement en me regardant. Je suppose que c’est ça... Ce n’est pas moi, d’être brusque ou méchant avec quelqu’un d’autre. Quand je le suis, c’est que j’ai perdu le contrôle, que je suis dans mes idées fixes, comme ça a été le cas avec Azy quand il essayait de comprendre ce qui m’arrivait... Je l’accusais de vouloir m’abandonner, je lui criais dessus de me laisser tranquille. Ça n’était pas vraiment moi. En tout cas, je tente de faire en sorte que ça ne se reproduise plus. Puis, je parle finalement un peu de mon meilleur ami, mais j’obtiens des réactions qui me laissent perplexe et qui m’amènent des interrogations. Je pourrais peut-être demander, je ne sais pas... Au final, je n’ose pas, me disant que ma curiosité est sans doute mal placée et qu’elle va blesser plus qu’autre chose. Vaut mieux me taire.

Avec toi, c’est toujours tout blanc ou tout noir... Apprends à nuancer un peu.


Azamir
Je ne suis pas surpris que le sujet de conversation finisse par dévier sur Ferir. Je présume que c’est normal que Shinara se montre curieux. Je sais pas mal de choses sur son petit ami. Depuis le temps que je le côtoie, le contraire serait... dommage. Ça ne serait pas une vraie amitié. J’ignore ce qu’il a bien pu lui dire, de ce dont ils ont déjà discuté ensemble. Connaissant mon ami, ça ne le dérange pas du tout qu’on lui pose des questions sur lui, sur sa vie, sur tout. Ça le dérange encore moins de la part d’une personne qu’il aime. Il se plaît à découvrir les autres, donc il estime qu’il doit faire de même. De mon côté, je me dis qu’il y a des secrets qu’il vaut mieux garder pour soi... Ce n’est pas tout le monde qui peut tout comprendre, qui peut accepter un passé même s’il est vraiment derrière soi. Donc, il n’y a rien de mal à ne pas parler d’absolument tout. C’est la personne à l’instant présent et la projection au futur qui importe. Son père était originaire de Johto et sa mère de Kalos. Je ne sais pas tout, mais son père était un homme d’affaires important pour une grosse entreprise de développement informatique. Donc il devait bouger pour son travail, jusqu’à ce qu’il obtienne son poste à Kanto. Je me souviens que parfois, il ne rentrait pas le soir. Il devait dormir à l’hôtel. Parfois, il revenait très tard le soir. Il n’était pas non plus l’homme le plus démonstratif, il a aussi commis des erreurs, mais il était bien mieux que Thorkil. Hn, notre amitié est majeure maintenant. J’ai un sourire suite à mes paroles. Le temps passe si vite. Ne sachant pas ce qu’il sait ou non, je ne continue pas. Je n’ai pas envie de répéter ce qu’il saurait déjà, je n’ai pas non plus envie de devoir parler de moi par la même occasion. Ça me dérange moins maintenant que mon interlocuteur fait vraiment partie de la vie de mon ami, mais dans un tel contexte, je préfère éviter. Je ne suis pas étonné que Ferir lui ait un peu parlé de moi, tant qu’il a tenu morts les sujets les plus délicats...

Si tu apprends qu’il a parlé de ton père, ça ne te plairait pas du tout.

Bref, je précise que mon ami mentionne toujours avoir grandi à Jadielle, comme s’il ne se souvenait pas d’avant. Face à la réponse de Shinara, je peux seulement acquiescer, constatant que moi non plus, je ne me souviens plus. Je n’ai aucun souvenir de ma mère avant nos récentes rencontres, et elle est partie pendant ma troisième année de vie... En tout cas, je ne m’attarde pas sur des pensées de ce genre. Discuter d’un sens de l’orientation douteux est mieux. Ça nous amène même à nous découvrir un autre point en commun. Si tu savais à quel point il y en a d’autres... Lui en sait plus que toi. Tu n’as aucune idée pour son père, bien que tu le devines un peu. Tu n’as aucune idée qu’il s’agit d’un sbire Rocket, alors que lui sait que tu es un déserteur... Ce n’est pas moi qui vais chercher à savoir s’il y en a d’autres, n’ayant aucune envie de me lancer dans des sujets personnels. De toute façon, nous ne sommes plus très loin. Nous aurions pu continuer de parler, mais je suis surpris d’être saisi au bras et je ne comprends pas quel est le problème. Il n’articule pas assez sa réponse. Je présume que Ferir va savoir quoi faire et déduire quel est le souci, puisqu’il l’a repéré. C’est vrai qu’une chevelure bleue, il n’y en a pas tant. Je me presse moins pour les rejoindre.

C’est étonnant que tu ne te vexes pas, comme plus tôt. Ça témoigne de tes efforts pour calmer cette partie de toi.


Ferir
Je ne me lasse pas de la proximité avec Shin, appréciant chacun des contacts que nous avons ensemble. Par contre, je remarque rapidement que celui-là, il est pour se rassurer lui-même. Même sans le voir, je ressens les émotions. C’est pour ça que je suis toujours si affecté quand on est triste en ma présence, mais aussi le contraire quand on est joyeux. En tout cas, j’apprends alors que mon petit ami souffre d’une autre phobie, dont il ne m’avait pas parlé. Je me retourne doucement pour le serrer contre moi, tâchant de le calmer et de le rassurer du mieux que je le puisse. Je laisse aussi entendre un petit rire à sa réponse. On dirait bien. Mais pas trop, ok? Je ne voudrais pas qu’il se place dans des situations qui le rendent vraiment trop anxieux et qui le feraient paniquer. J’imagine qu’il connaît bien ses limites, sauf que j’ai moi aussi besoin de savoir qu’il ne va pas faire n’importe quoi. Quand il exprime l’envie de sortir du parc pour le moment, je ne tarde pas à donner mon accord, m’assurant d’avoir aussi celui d’Azy, ce qui est le cas. Par contre, sans avoir consulté mon meilleur ami, je mentionne qu’on peut arrêter la journée, s’il le faut. Je ne veux pas que Shin se rende malade à rester ici. Il est le plus important pour moi. Je ne m’attendais pas à ce qu’il redresse la tête, mais je lui souris, témoignant de ma sincérité. Il me surprend par ses mots et cette caresse sur ma joue, me faisant rougir. Je suis content de savoir que tu te sens déjà un peu mieux. Je le serre un peu plus contre moi, caressant doucement le bas de son dos de mes doigts. C’est toi qui décides, n’hésite pas à me dire si tu as besoin de partir. Avec tout cela, j’en oublie que nous ne sommes pas seuls. Toute mon attention était vraiment concentrée sur Shin.

Lorsque tu t’inquiètes pour une personne importante pour toi, il n’y a plus qu’elle qui compte.

D’ailleurs, Milla nous dit alors qu’elle nous quitte. C’est vrai qu’elle n’est pas seule, et comme ça ne semble pas aller entre mon copain et son fils... je ne peux pas lui proposer de rester avec nous. En plus, je pense que ça ferait en sorte qu’Azy disparaisse, donc il vaut mieux que je me taise. Je me décale un peu, ne trouvant pas ça poli de faire des au revoir en restant collé contre Shin. Ça a été un plaisir de te rencontrer aussi! Et j’y veillerai à prendre soin de lui. Je tire la langue au concerné, le taquinant aussi. De son côté, mon ami est plutôt silencieux, se contentant d’adresser un signe de la tête en guise d’au revoir. Je crois qu’il n’est pas très à l’aise en sa présence et qu’il le cache avec brio. En tout cas, les deux planifient de se revoir puis elle part vraiment. Bonne journée aussi! Nous voici maintenant les trois. Shin m’attrape la main, désireux de sortir maintenant. Oui! Il va juste falloir que je passe aux casiers, pour prendre mon porte-feuille... Un petit rire embarrassé, me disant que c’est un peu stupide puisqu’ils reviennent de là tous les deux. Pas le choix si je veux payer ma nourriture. Donc, nous y rendant, j’essaie d’entamer la conversation. Elle est gentille Milla. C’était chouette de lui parler. Et vous, de votre côté, ça a été? Je me dis qu’Azy était sûrement tendu parce qu’il ne comprenait pas le malaise de Shin. Maintenant que c’est clair, je le sens détendu. Hn, ça a été. Ça m’étonne qu’il réponde le premier, mais ça m’attire un large sourire. J’ai pu lui dire plein de choses intéressantes sur toi. Surpris, je regarde mon ami qui a ce petit sourire en coin. Comme quoi? Mais évidemment, il ne me répond pas. Azyyyy! Il s’amuse de la situation, complètement. Donc je regarde Shin. Il t’a dit quoi?

Tu ne vois pas du tout qu’il te fait marcher.



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Lun 11 Juin - 19:50
Il y avait toujours des sujets que l’on préférait taire, qu’on préférait ne pas aborder, oublier même. De toute évidence, Milla en avait abordé un, faisant suite à une certaine curiosité qu’elle ne parvenait pas à contrôler. Elle conseilla au jeune homme de la remballer s’il le désirait, histoire de lui mettre des limites. Elle ne voyait pas le mal là-dedans, surtout qu’il avait tout à fait le droit de le faire. On ne pouvait pas parler de tout avec n’importe qui, après tout, et ils venaient seulement de se rencontrer. Même s’ils avaient en point commun leur amour pour Miky, elle n’avait pas non plus s’immiscer dans sa vie. Lorsqu’elle demanda s’il ne le faisait pas parce qu’il était trop gentil, elle vit l’étonnement naitre dans ses yeux, se répandant à son expression faciale. De toute évidence, elle avait fait mouche. Elle eut un petit rire, assez fière finalement d’avoir vu juste, pour le coup. « C’est pas forcément méchant de refuser de garder sa vie privée pour soi. C’est plutôt moi qui suis impolie à te poser ce genre de questions. » Un petit rire, gêné cette fois-ci. Elle en avait conscience, mais cela ne l’empêchait pas d’attendre la suite. Peut-être aurait-elle mieux fait de ne pas chercher à comprendre, faisant renaitre en elle des pensées qu’elle espérait oublier. Toute sa culpabilité était remontée d’un coup et elle resta pensive, oubliant de répondre au jeune homme. Ce n’était pas très malin de sa part…



Le sbire avait appris beaucoup d’éléments à propos de son petit ami, mais il pensait bien qu’il avait encore des choses à apprendre. Il avait aussi quelques difficultés à se souvenir de tout et à tout mettre dans le bon ordre. De ce fait, parler avec Azamir lui permettait d’apprendre de nouvelles choses tout en validant ce qu’il savait déjà. Il tâchait d’être attentif et se répétait plusieurs fois les informations dans sa tête histoire de bien s’en souvenir. Il doutait un peu de cette capacité, ayant l’esprit trop volage pour garder tant d’informations mais… Il faisait un effort. Il se questionna sur les origines de son partenaire, pensant tout d’abord qu’il venait de Jadielle. Il se permettait donc de poser des questions, cela ne semblant pas déranger le ranger. Alors le père de Ferir était un homme d’affaires. Il tentait de s’en souvenir, essayant de ne pas penser que c’était une couverture parfaite pour un sbire. Hum, déformation professionnelle. Lorsqu’il avait cherché son alibi, s’il pouvait dire, pour justifier ses absences et ses voyages à travers le monde, il y avait pensé, mais il l’avait rapidement éliminé. Il n’avait clairement pas la gueule de l’emploi et il était hors de questions qu’il ait à mettre régulièrement des costumes… Jamais de la vie.

« D’accord, je vois » Il acquiesçait doucement, enregistrant les données, se permettant de faire quelques commentaires. A la réponse d’Azamir, il releva la tête, n’ayant pas tout de suite compris ce que le ranger voulait dire. Majeur, oui. Forcément. Si Ferir avait vingt-huit ans et qu’il avait rencontré son meilleur ami à dix ans, leur amitié avait effectivement dix-huit ans. Logique. « Ça en fait des années. A cinq ans près, c’est aussi vieux que moi. » Il rit en retour, cachant sa perturbation quant à l’expression du visage de son interlocuteur. Lui qui gardait toujours un visage si fermé… Le sbire ne put s’empêcher de penser qu’il était bien plus séduisant avec un sourire aux lèvres, mais s’abstient de faire le commentaire à voix haute. Une question lui vint en tête, mais après réflexion il préféra la taire pour l’instant. Il se demandait, depuis qu’il avait su pour la disparition des parents de Ferir, comment ils étaient morts. C’était peut-être un peu trop morbide, comme question à poser. D’autant plus que cela, au final, n’apportait pas grand-chose, mais s’il pouvait éviter de faire du mal à son petit ami involontairement avec une blague de mauvais goût… Pour autant, il se souvenait aussi que ces derniers avaient voulu adopté le ranger lors de son adolescence, ce qui démontrait bien qu’il devait, lui aussi, tenir à eux. Et en vue du sourire qu’il arborait à ce moment précis, il pensait maladroit de venir avec un sujet aussi… Déprimant.

De toute manière, la conversation dévia sur son sens de l’orientation, le faisant se focaliser un peu sur le chemin qu’ils prenaient. Il réalisa alors le monde qui l’entourait et le malaise qu’il ressentait au fond de lui commença à s’étendre. Il n’aimait pas réagir comme ça. Il avait beau se dire qu’il n’y avait pas de raison de souffrir à ce point d’une telle foule, cela ne l’empêchait pas d’angoisser à chaque pas. Il se sentait mal et incapable de parler, heureusement, il n’avait pas laissé de conversation en suspens. Pas qu’il se souvienne, en tous les cas. Il essayait de suivre doucement, se rapprochant involontairement du ranger, chose qu’il ne parut pas remarquer. Heureusement, d’ailleurs, car le sbire ne savait pas comment il aurait pu réagir si Azamir lui avait fait la remarque à ce moment-là. Suite à la première bousculade, il ne put s’empêcher de l’agripper au passage, le relâchant aussitôt. Une pointe de honte et de gêne se mêlèrent à l’angoisse, l’empêchant de répondre convenablement à la question qui lui était posée. Il ne chercha pas à savoir s’il avait été compris, soulagé de voir son petit ami au loin, ne tardant pas à fondre sur lui pour rechercher du réconfort.

Le sentir contre lui avait tendance à calmer un peu les battements de son cœur. Lorsque la vérité fut dite, il se sentit quelque peu étourdi, n’aimant guère avouer ce genre de choses. Il avait l’impression d’être crétin, avec ses peurs à la con. Mais sans surprise, Ferir vint à lui apporter le soutien dont il avait besoin. Il se laissa bercer dans ses bras, expliquant tant bien que mal pourquoi il n’avait rien dit auparavant. Sa remarque, marquée d’un brin d’humour, ne manqua pas de faire rire le jeune homme, lui faisant avoir un petit sourire à son tour.
« Non c’est juste que… Je ne pensais pas que ça serait aussi bondé. » C’était idiot de sa part, il fallait l’avouer. Aujourd’hui, il faisait beau et chaud donc… C’était sûr que les gens et les enfants se rueraient dans ce parc. Toutefois, il avait pensé que les jeux d’eau lui permettrait d’être moins serrés aux autres, que pour éviter les accidents, il n’y aurait pas grand monde qui courait dans tous les sens… Bon ok, il avait une très mauvaise vision de ce genre d’endroit, ne l’ayant jamais vraiment côtoyé par le passé. C’était un peu une première et il n’avait pas eu envie de laisser sa phobie l’empêcher de venir.

Il émit la possibilité de sortir, rapidement accordée par son petit ami et son ami. En revanche, il n’attendait pas la suite et il ne put s’empêcher d’être attendri par la proposition. Pour autant, il n’avait pas envie de mettre un terme à cette journée qui avait si bien commencé. Ils s’amusaient bien et il n’avait pas envie de l’arrêter, surement pas à cause de lui. Il sourit un peu plus lorsqu’il vit les joues du jeune homme rougir, le rassurant comme il le pouvait. Il ne mentait pas, après tout, se rendant bien compte qu’il avait évité la vraie crise.
« On fait comme ça, alors. Mais ça devrait aller, je crois. » Il le disait pour rassurer son partenaire, mais aussi pour se rassurer lui-même. Il resta dans ses bras un peu, appréciant les caresses dans le bas du dos. Il ferma les yeux un instant, les rouvrant toutefois assez vite pour voir les signes de main de sa maman de cœur. Elle ne tarda pas à annoncer son départ, le sbire ne manquant pas de répondre à son tour. Ferir lui répondit à son tour avec entrain. Apparemment, tout c’était bien passé entre eux et le schizophrène en était soulagé, bien qu’il boude un peu face à leurs paroles. Il savait prendre soin de lui, mais il ne put s’empêcher de rire un peu en voyant Ferir lui tirer la langue. La jeune femme se défila alors, Shin’ évitant de faire tarder son regard sur elle. Il n’avait pas envie de croiser celui de Shuïchi et de sentir à nouveau le malaise revenir, alimenter par la colère, cette fois-ci.

« Ah merde… J’étais sûr que j’oubliais un truc. »
Une grimace se dessina sur son visage, un brin frustré d’avoir été idiot au point d’oublier l’argent. Il avait pourtant pensé à ses cigarettes… Et on voyait ainsi son ordre de priorité. Bref. Il serra un peu plus la main de Ferir dans la sienne, ayant tendance à le coller un peu au fur et à mesure. Il avait quelques difficultés à ne pas fixer son attention sur le monde qui l’entourait, mais la présence de son petit ami l’aidait à tenir. L’entendre parler aussi. Il écoutait ce qui se disait, ravi d’apprendre qu’il aimait bien Milla. Quant à la question suivante, son esprit était un peu trop indiscipliné pour qu’il réponde de suite. De toute manière le ranger ne manqua pas de dire qu’il n’y avait pas eu de problème. Donc, le fait que le sbire l’attrape par le bras ne l’avait pas trop perturbé, ce qui le rassurait quelques peu. Son regard se posa sur un groupe de personnes qui avait tendance à se rapprocher d’eux et il fronça les sourcils. Pour autant, il détourna rapidement le regard à la réponse d’Azamir, ayant un petit sourire aux lèvres. Sans surprise, Ferir tomba dans le panneau, demandant à avoir les détails. Le sourire du sbire se fit plus grand encore quand son petit ami se tourna vers lui pour obtenir sa réponse. « Aah ça. Ça reste entre lui et moi. Mais c’était instructif. » Il lui tira la langue, venant à déposer un baiser rapide sur son nez. « Et toi, ça a été avec Milla ? » Autant continuer à alimenter la conversation, cela lui permettait d’éviter de faire courir son regard un peu partout, se concentrant sur le visage du Kantonien.


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Mer 13 Juin - 0:33
Azamir
Il n’y a pas si longtemps, j’aurais été incapable de parler des parents de Ferir comme je le fais en ce moment. Même avec lui, j’esquivais. Je n’avais pas fait mon deuil et maintenant, je vais de l’avant. Je donne quelques informations, même si mon ami le peut aussi. Il a toujours un état nostalgique lors d’une telle discussion, mais il ne tient pas à les oublier et à ne plus jamais les évoquer. Il avait plus de résilience que moi... Et une force que je n’avais pas à l’époque : celle de savoir affronter ses sentiments. Bref, Shinara semble intéressé par ce que je mentionne, mais je ne compte pas me mettre à lui faire un récit entier de la vie de son copain. Il m’informe ensuite qu’il a demandé à savoir depuis combien de temps Ferir et moi nous connaissons, j’échappe une petite phrase qui résume bien, m’attirant un sourire. Je sais avoir un humour pourri, j’espère que ce que je m’apprête à dire ne le dérangera pas. Le temps passe si vite. Mais tu resteras toujours plus vieux que mon amitié avec Ferir. En y repensant, c’est fou. Sans lui, je ne serais plus là pour en parler. Il m’a sauvé la vie, il m’a permis d’obtenir cette seconde chance. J’ignore comment il a pu garder son calme, la scène ne devait pas être belle à voir. J’ai cru que c’était la fin. Ça ne me semblait pas dérangeant de mourir, jusqu’à ce que je réalise que ça allait réellement survenir... Qu’importe, c’est derrière moi. La suite s’enchaîne jusqu’à ce comportement surprenant de la part de Shinara, me tirant de mes réflexions et de ce malaise à cause de la présence de beaucoup d’enfants. J’essaie de comprendre, mais la réponse que j’obtiens n’est pas très claire. De toute façon, nous rejoignons les deux autres. Me voici donc plus silencieux, mais aussi désireux de comprendre ce qui s’est passé.

Même si, en y réfléchissant bien, ça t’a plus surpris que dérangé.


Ferir
C’est une façon de voir les choses, en effet. Je ne peux pas donner tort à Milla, j’ai tendance à trop parler, à ne pas me garder de réserve, même si c’est délicat. Tant qu’on ne me pose pas des questions qui mettraient en danger, même si je peux en être mal à l’aise, je ne vois pas de raisons de refuser d’en discuter. Comme si on me demande ce que faisait Azy avant, je vais clairement changer de sujet... Bref, évoquer que mes parents ont voulu adopter mon meilleur ami, ce n’est pas moi que ça dérange vraiment. C’est juste que j’obtiens une réponse qui me laisse perplexe, mais avant que j’aie eu le temps de chercher à vraiment comprendre, on m’enlace et je devine sans mal de qui il s’agit, m’attirant un sourire. J’apprends ensuite une nouvelle information sur Shin, je ne m’attendais pas à cela. Je ne sais pas si ce genre de peur peut être lié à sa maladie. Dans tous les cas, ça ne doit pas être très plaisant à vivre, comme notre claustrophobie. C’est vrai qu’il y aurait pu y avoir moins de monde, mais il y a une animation spéciale en plus avec les Magicarpe, qu’on a de nouveau oubliés. Peut-être que je n’ai pas été assez précis en l’invitant... J’essaie de le rassurer autant que je le peux en acceptant de sortir pour le moment, lui indiquant aussi qu’on peut arrêter maintenant s’il le désire. Le but n’est pas non plus qu’il soit en malaise toute la journée sur le site. Par contre, j’en viens à me demander si sa peur est vraiment les lieux publics et non pas les foules. Je n’ose pas approfondir, je fouillerai un peu plus dans mes livres chez moi. Les Pokémon ont aussi des peurs, alors j’ai dû les étudier. En tout cas, je l’ai surpris et il me surprend en retour par cette réaction mignonne qui me fait un peu rougir. Je m’assure qu’il me préviendra en cas de besoin, qu’il n’hésitera pas à me dire s’il veut partir, et il semble d’accord. Je sais à quel point c’est difficile de contrôler une phobie, donc j’évite de répondre une phrase bateau. Je me contente de hocher la tête et de sourire, continuant aussi mes attentions. Je peux voir qu’elles lui font du bien.

En plus de te faire plaisir à toi aussi, te sentant toujours bien contre lui, sentant le besoin de le toucher. Le problème, c’est que vous n’êtes pas seuls, ce qui te ramène à la réalité.

Il y a un petit malaise de nous être isolés dans une bulle, mais mon enthousiasme revient rapidement tandis que je réponds à l’au revoir, et que je ne manque pas l’occasion d’enchérir sur le fait de prendre soin de Shin. Au moins, ça l’a amusé et non dérangé. Donc Milla nous quitte, et nous nous mettons aussitôt en marche vers les casiers, ayant besoin de mon argent pour payer le restaurant. Ah mais c’est pas grave, on devait faire une autre attraction avant d’aller manger. Je suis étonné de sa réaction, on n’aurait pas pu avoir nos porte-feuilles avec nous. Je suis convaincu qu’Azy n’a pas pris le sien non plus. Je me montre rassurant quand je sens ma main être un peu plus serrée, quand il se rapproche. Lui changer les idées en parlant normalement, je crois que ça peut fonctionner. Du moins, c’était ce que je me disais avant que ça soit mon meilleur ami qui réponde le premier à ma question. Ce n’est pas bien grave, surtout qu’il affirme que tout s’est bien passé. C’est vrai qu’il semble plus détendu. Je présume qu’il ne comprenait pas le soudain comportement de Shin, et que ça le rendait plus tendu. Si ça peut continuer d’aller entre eux maintenant, j’en serais vraiment ravi! Et ça semble être le cas puisqu’Azy me taquine d’abord, affirmant avoir dit des choses intéressantes sur moi. Il ne veut pas me donner plus de détails, amusé par mon comportement. Et voilà que mon petit ami fait comme lui, sourire aux lèvres, lui aussi amusé. Après sa réponse, il me tire la langue, mais me donne un baiser sur le nez. Ces courts bisous m’étonnent toujours, n’étant pas habitué à de tels comportements. En tout cas, ils ne me dérangent pas du tout. Au contraire, j’aime bien quand Shin agit comme ça. Vous êtes pas marrants. N’empêche, je boude pour la forme. Je sais bien que mon ami n’aurait rien dit de compromettant, il n’est pas comme ça. Et puis, j’ai beau y songer rapidement, il n’y a pas grand-chose de compromettant sur moi. Peut-être des petits tics ou quoi, je ne sais pas. En tout cas, les voir les deux me taquiner sans avoir l’air de s’être concerté d’abord me donne l’espoir qu’ils pourront en effet se côtoyer. Et ça me soulage beaucoup.

C’était à prévoir. Ils ne veulent pas te blesser avec une querelle qui n’a plus lieu d’être.

Ça a bien été oui. Et tu sauras qu’elle aussi a pu me dire des choses intéressantes sur toi, nah! Je lui tire la langue à mon tour, content de pouvoir le taquiner aussi. Tout en discutant, nous revenons aux casiers et je peux prendre mon porte-feuille. Azy en profite pour jeter un œil à son portable, ce qui m’attire un large sourire. Il a encore cette expression trop adorable au visage. Et puis, elle t’a répondu Gaeriel? Un soupir me répond d’abord, avant qu’il me regarde. Non, elle est en mission comme je t’ai dit. Il le prend mieux que j’aurais cru. C’est plutôt sympa. Je savais que tu étais venu pour lui écrire! Oui, parce qu’il a seulement mentionné qu’il retournait aux casiers sans plus de détails. Bon, on sort pour aller manger? Il essaie de couper le moment, de me faire changer de sujet. Je ne suis pas très étonné. Tu as faim? Question que j’adresse à Shin. Avec la panique causée par sa peur, il n’a peut-être pu faim...



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Mer 13 Juin - 20:09
Le sbire aurait aimé en apprendre plus sur les parents de Ferir, mais il pensait qu’il serait plus intelligent de poser directement les questions au principal intéressé. Il avait juste… Un peu peur que son petit ami se braque ou s’enferme dans une mauvaise nostalgie, de celle qui vous fait déprimer pendant des heures entières, juste à l’évocation d’un souvenir. Il savait ce que c’était, notamment lorsqu’il pensait à Tani. Pour autant, il aimait l’idée d’en apprendre plus sur lui, tâchant de garder en mémoire toutes ses informations. Il n’était pas réputé pour avoir une excellente mémoire, loin de là d’ailleurs. La médication avait tendance à jouer sur sa matière grise, dépendamment de la dose qu’il avait prise. Mais dans l’ensemble, il vivait plutôt bien. Bien mieux que lorsqu’il s’était enfui d’Oliville. Les crises, elles étaient plutôt rares dorénavant et il s’en voulait presque de ne pas avoir consulté plus tôt. Peut-être… Peut-être que les évènements se seraient déroulés autrement, si ça avait été le cas. Mais soit. Avec des « et si », on refaisait le monde, de toute manière. L’évocation de l’amitié entre Azamir et Ferir le fit sourire doucement et il ne manqua pas de rire à la réponse qu’il obtient. « C’est bien la première fois qu’on me dit que je suis vieux. Ça fait bizarre, dis comme ça. » D’habitude, on lui disait l’inverse, notamment à cause de Kane. Il était de toute évidence –d’après les dires des gens, en tous les cas- beaucoup trop jeune pour être père et c’était souvent une réplique qu’il avait du mal à encaisser. Il le savait, il n’y avait pas besoin de lui répéter sans cesse. Après, cela dépendait aussi de la personne qui le lui disait et de l’intonation, l’intention derrière les mots. Généralement, elles n’étaient pas favorables à sa situation...

Milla avait beau savoir qu’il était impoli de chercher à connaitre la vie privée des autres, elle ne pouvait vraiment taire sa curiosité. Ferir admettait que sa façon de voir était valable et elle afficha un léger sourire, plutôt contente qu’il comprenne son point de vue. Toutefois, elle se demandait si elle n’aurait pas mieux fait de se taire. Entendre parler de la vie d’Azamir lui faisait faire une comparaison avec celle de Miky… Et lui rappelait qu’elle avait failli. Elle n’avait pas été assez forte, à l’époque, pour faire ce que les parents du Kantonien avaient tentés de faire. Et elle s’en voulait encore pour ça. Si elle l’avait fait, leur vie aurait été complétement différente… Mais eh. Avec des si, on ne refaisait pas le monde, n’est-ce pas ? Il lui semblait qu’il s’agissait d’une phrase favorite de son ex-mari, l’une de ses phrases que Tanaka répétait sans cesse, ne comprenant pas toujours les paroles de son père. Ce souvenir la fit sourire doucement. Elle sortit de ses songes néanmoins lorsqu’elle vit son presque-fils revenir, quémandant une étreinte à celui qui faisait battre son cœur.


« C’pas faux… Désolé, j’y ai pas pensé, sur le coup. Je voulais juste… Je voulais juste passer un bon moment… » Avec Ferir, mais aussi avec Kane qui devait être avec eux. Il était partagé entre le soulagement que son fils n’ait pas à le voir dans cet état et la culpabilité d’être quand même venu malgré sa fièvre. Soit. C’était un peu brouillon dans son esprit. Il voulait continuer de s’amuser, à la base, plutôt que de se laisser distraire par sa phobie. Mais évidemment, c’était plus facile à dire qu’à faire. Heureusement, les mots de son petit ami et son inquiétude avaient le don de l’aider à trouver le calme. Il esquissa un sourire, laissant échapper un compliment. Il s’amusa brièvement de le voir rougir doucement, se moquant bien de savoir qu’ils s’enfermaient un peu dans leur bulle, mettant de côté Milla et Azamir. A ce moment-là, il avait surtout besoin de concentrer son attention sur le Kantonien, ce qui lui permettait de reprendre contenance.

Après s’être mis d’accord sur la suite des évènements et sur le comportement à adopter, en cas de récidive, la donzelle vint à annoncer son départ. Le sbire ne s’en trouvait pas spécialement étonné, se contentant de la taquiner légèrement avant de la laisser s’en aller. Il ne voulait pas s’attarder sur la présence de Shuïchi, ne cherchant pas plus d’ennuis qu’il n’en avait déjà. Gérer sa peur était déjà assez fatiguant comme ça. Le fait d’avoir oublié l’argent dans le casier le fit pester, se sentant idiot rapidement. Il aurait dû penser que ce serait la suite logique. La réponse de Ferir lui fit retrouver un semblant de sourire, bien qu’une moue désolée continuait de paraitre sur son visage.
« Aussi oui, c’est vrai. » Il n’était pas totalement convaincu, pensant qu’il aurait été aisé de deviner qu’ils iraient manger ensuite. Mais plutôt que de s’attarder sur ce détail, il était préférable de continuer à marcher. Avec de la chance, ils ne seraient pas gêné par le monde environnant et il tâcha de concentrer son attention sur son petit ami. Il sentait bien sa main répondre à la sienne, lui apportant un peu de courage. Quitte à aller aux casiers, il serait sans doute utile qu’il prenne un petit calmant au passage. Il avait l’esprit trop agité et un relaxant ne serait pas de refus, ne serait-ce que pour éviter à son cerveau malade de déraper davantage.

La conversation normale qui s’installa lui permettait aussi de faire abstraction de l’environnement. L’opportunité de taquiner son petit ami était trop alléchante pour qu’il la laisse lui filer entre les doigts. Pour l’embêter, il n’avait pas besoin de se concerter avec le ranger. Apparemment, c’était un jeu qu’il aimait lui aussi mettre en pratique. Pour autant, le schizophrène excusa ses paroles par un léger baiser sur son nez, continuant de sourire. La réponse de Ferir et son air boudeur le fit rire davantage, déposant un autre baiser sur sa joue cette fois-ci.
« J’aime bien te taquiner. » Il enchaina ensuite en retournant la question, ne se rendant pas compte qu’il se trouvait bien plus détendu que quelques minutes plus tôt. Il ne faisait plus attention aux gens, aux gamins, aux cris et autres agitations. Il écoutait son petit ami lui répondre, amusé par le fait qu’il lui tirait la langue, lui renvoyant la boutade. Ce n’était qu’un juste retour des choses, après tout. « Ça m’étonnes pas d’elle, c’est une vraie pipelette. Par contre si elle t’a dit que je suçais mon pouce jusqu’à mes huit ans je tiens à te prévenir que c’est une grosse connerie. » Il préférait le prendre sur le ton de la rigolade, plutôt que de penser sérieusement à toutes les informations qu’elle aurait pu lâcher sur lui. Et évidemment, le sbire n’avait pas sucé son pouce jusqu’à ses huit ans… Kamiya ne l’aurait jamais toléré. Il ne se souvenait même pas l’avoir fait, d’ailleurs.

Ils arrivèrent plus rapidement qu’il s’attendait au casier et il donna la clé à son amant pour ouvrir son casier. Il le laissa récupérer son portefeuille, intrigué par le large sourire que Ferir affichait dorénavant. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que son regard était posé sur Azamir, occupé à vérifier son portable. Il apprit, donc, que la donzelle qui faisait chavirer le cœur du ranger se nommait Gaeriel. C’était… Sympa, comme prénom, original –il ignorait qu’il connaissait en réalité la demoiselle, connue à l’époque sous le nom de Kyoko-. En tous les cas, il comprenait un peu mieux ce qu’Azy lui expliquait plus tôt, avec cette fâcheuse tendance à le taquiner sur la jeune fille. Et encore, il le trouvait relativement soft, sur le coup. Pas trop lourd, en tout cas. Les laissant discuter, il vint à récupérer sa poche à pharmacie, recherchant de quoi calmer ses angoisses. S’il se sentait plutôt bien, sur le coup, il craignait que ces dernières ne reviennent sans crier gare. Il ne fallut pas longtemps au ranger pour couper court à la conversation, demandant à aller manger. Hum… Le sbire espérait échapper à la question, mais son petit ami ne manqua pas de la lui poser directement.
« Euh… » Là, il avait deux possibilités ; mentir ou dire la vérité. « Pas vraiment, non… Désolé. Mais si vous avez faim je vous suis. » Dire la vérité, donc. Mais s’il devait se justifier, sans doute nuancerait-il sa réponse. Sa crise était une raison valable de son absence de faim, mais ce n’était pas le seul problème auquel il était confronté. Pour autant, il avait l’impression qu’il avait déjà assez jouée au chieur pour la journée.


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Ven 15 Juin - 0:42
Azamir
Tu deviens de plus en plus à l’aise, sans te l’admettre vraiment. Pour le constater, il suffit de voir que ton visage est plus détendu, que tu en viens même à sourire, mais surtout, que tu lances ce qui s’apparente à des blagues. Tu ne fais pas ça avec tout le monde, loin de là. Ça serait inutile de continuer de te borner. Ce n’est pas difficile de comprendre que Ferir et Shinara sont passés à la suite, qu’ils sont bien ensemble. Il est temps de calmer tes ardeurs de grand frère, tout en n’oubliant pas de rester disponible pour ton ami s’il a besoin de se confier. L’astuce, c’est de ne pas avoir des réactions trop extrêmes, mais tu t’améliores sur ce point. C’est bien dans le seul contexte qu’on peut te le dire. Je voudrais ravoir vingt ans, moi aussi. J’ai toujours du mal à accepter d’avoir franchi la trentaine... Je me fais doucement à l’idée, n’ayant pas le choix. On a aucun contrôle là-dessus. Ce changement de dizaine dont je n’ai pas eu conscience... Avoir perdu dix mois de ma vie... On ne peut pas dire que ça ait été si simple à accepter. Au moins, c’est du passé et je ne tiens pas à en parler maintenant. Si lui semble avoir eu de la facilité à s’ouvrir sur des sujets plus délicats, je n’en suis pas encore à ce stade avec lui.

Peut-être un jour. Vous pourriez devenir de bons amis bien que pour le moment, ça te semble très lointain.


Ferir
Je parviens à rassurer Shin peu à peu, je pense. C’est l’essentiel, je ne veux pas qu’il reste avec le malaise généré par sa phobie. Ça ne serait pas du tout agréable pour lui... Et on passera un bon moment quoi qu’il arrive. Il ne faut pas qu’il se sente mal pour ce qui arrive, je suis bien placé pour savoir que ce n’est pas si simple à gérer une fois que la panique commence à se manifester. Elle peut prendre complètement le dessus sur la raison. En tout cas, mes paroles semblent doucement fonctionner. Quelques minutes ont passé comme ça, pendant lesquelles je me suis concentré exclusivement sur mon petit ami. Ce n’est pas bien grave, surtout si ça lui permet de reprendre le dessus. Néanmoins, Milla ne tarde pas à se manifester pour signaler qu’elle nous quitte. Après les aux revoirs, on ne s’attarde pas ici. Il faut d’abord retourner aux casiers afin de prendre mon porte-feuille et ensuite sortir pour trouver les restaurants. On devait faire une autre attraction avant, ce que je précise quand Shin semble déçu d’avoir oublié de prendre l’argent, mais ça attendra à après. On a discuté pendant un certain temps, j’ai encore plus faim maintenant. Mais ça ne m’empêche pas de parler sur le chemin. Je me dis que c’est aussi une excellente façon de distraire mon copain pour qu’il se sente mieux et que tout cela soit oublié. Je me retrouve rapidement à être la cible de leurs taquineries. Au fond, je ne boude pas vraiment. Je suis surtout content d’apprendre qu’ils ont pu discuter normalement. En tout cas, je ne ressens plus de tensions. Azy a été plus vite que ce qu’il m’avait annoncé lorsque j’ai fait cette attraction juste avec lui. C’est parfait! Bref, après un bisou sur le nez, j’ai le droit d’en avoir un autre sur la joue. Je ne boude pas plus longuement, retrouvant un grand sourire. J’ai bien remarqué. Ça ne me dérange pas, tant que je comprends que ce n’est pas méchant ce qu’il me dit. Quand c’est ambigu, je n’aime pas vraiment... On ne sait jamais s’il y a un fond de vérité dans ce qui est dit. J’imagine toujours que c’est le cas et qu’on essaie de me passer un message comme ça... J’aime mieux savoir à quoi m’en tenir.

Et comme tu as tendance à prendre tout contre toi, les blagues un peu trop crues te rendent vraiment mal à l’aise.

Shin me retourne la question avec Milla, j’en profite donc pour le taquiner aussi. Par contre, s’il me demande sérieusement, je ne sais pas comment réagir. Elle m’a confié des choses un peu plus personnelles et je n’ai pas envie que son moral soit affecté si je lui parle de son ami décédé... Ce n’est pas un bon contexte, dans un tel lieu. En tout cas, ce qu’il me dit me fait afficher une expression de surprise. Même Azy, il a un sourcil haussé. Elle ne m’a pas dit ça. C’est quoi cette histoire de sucer son pouce jusqu’à huit ans? Un nouveau rire, la curiosité l’emportant sur le reste. En plus de mon imagination fertile qui me fait avoir des images d’un petit Shin qui suce son pouce. C’est beaucoup trop adorable. En tout cas, en discutant, nous arrivons vite aux casiers. Je me dépêche de prendre mon porte-feuille, et je ne peux m’empêcher d’embêter un peu mon meilleur ami quand je le vois avec cette expression trop chou au visage. Depuis qu’il est déménagé, je ne l’avais pas vu comme ça. Je lui souhaite tellement de changer d’avis et de foncer. Mais bon, c’est lui qui décide. C’est juste que je crois qu’il le mérite vraiment. Pendant ce temps, je ne porte pas trop attention à ce que Shin fait, jusqu’à ce qu’Azy change de sujet pour proposer d’aller manger. Sans surprise, mon petit ami n’a pas très faim. Je n’en suis pas étonné. Ne t’excuse pas, c’est normal. Je commence par le rassurer avant de mentionner que pour ma part, j’ai faim et mon ami dit la même chose. On se dirige donc vers la section des restaurants, extérieure au reste du parc. Il y a sûrement des zones fumeurs pour Shin. Pas que j’encourage cette dépendance, mais ce n’est pas mieux s’il ne peut pas bien profiter de la journée parce qu’il a envie de fumer sans le faire... En tout cas, Azy et moi cherchons un restaurant intéressant. Je n’ai pas trop d’idée de quoi manger, donc quand il attire mon attention sur un, je décide de le suivre. Lui se prend deux végé pitas et j’en prends un, avec des frites maison qui semblent très bien. Après avoir trouvé une table de pique-nique pour nous installer, nous pouvons commencer à manger. N’hésite pas à me dire si tu veux goûter, ou à te servir si t’as envie de frites! Je me dis que ça pourrait lui ramener l’appétit de piger dans ma nourriture.

Tu entames donc ton repas, enthousiaste. T’évites ensuite de trop parler, sachant qu’Azamir n’aime pas pendant qu’il mange. C’est vraiment une grosse différence entre vous. Pour toi, les repas sont des instants en famille, des moments pour discuter de tout et de rien. Néanmoins, tu comprends que pour lui, ça ne représente pas cela du tout, toujours à cause de son père. En tout cas, tu ne peux te retenir de souligner que la bouffe est excellente, ce que le ranger approuve de façon silencieuse. Puis, sans surprise, tu bavardes tout de même un peu avec Shinara, te disant aussi que ça pourrait encourager ton ami à participer s’il a vraiment quelque chose à dire.

Je me dis une fois de plus que je mange trop vite quand je termine avant Azy. Mais bon, on ne l’attend pas très longtemps. On se pose un peu et on y retourne? Après tout, on ne va pas courir tout de suite dans les attractions alors qu’on vient de manger, mais j’ai hâte d’essayer d’autres attractions, en plus d’en refaire certaines!



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